Jeu - 23 avril 2020 - Remettre de l'ordre...
---------------------------------------------------------------------------------------
Jeu - 23 avril 2020 - Remettre de l'ordre...
Que le temps passe vite. Je dois dire que je commence à bénir le Coronavirus, parce que c'est la paix et les vacances. Enfin oui, c'est les vacances quant on est pas tout seul j'imagine. Quoique, pour moi qui aime être seule, même si je n'avais pas été avec quelqu'un, j'aurai adoré toutes ces semaines de tranquillité totale.
Si j'osais, je dirais; vive le Coronavirus! Bon, je ne le dirais pas à haute voix, on pourrait me lancer des pierres.
A regarder Pascal et Caro se taquiner, se chamailler, rigoler ensemble, j'ai remarqué qu'ils étaient sur la réserve. Sans doute l'appréhension de me voir piquer une de mes fameuses crises. Je me suis demandée ce qui se passerait si par hasard, les rôles avaient été inversés... et que c'était Caro qui avait autorisé Pascal à entrer dans ma vie!
Je crois que j'ai compris qu'il était normal qu'elle tente tout pour garder sa place, et même me pousser...
Normal, si j'avais été à sa place, et qu'elle m'ait attaquée comme je l'avais fait, plus d'une fois, je crois que je ferais bien pire. Je ferais tout pour que Pascal s'attache plus à moi. Et même, je ferai bien pire que de jouer les victimes. Et je n'arrêterai pas jusqu'à ce que Pascal n'en puisse plus et lui demande d'arrêter ou de partir.
Et je m'arrangerai pour qu'il la quitte! Est-ce qu'encore une fois, je me ramolli? Je n'en suis pas sûre.
Je sentais que Pascal voulait bosser un peu, mais comme il savait que Caro était dépendante, et qu'elle avait toujours besoin d'attention, il ne pouvait rien faire. Et j'avais besoin de parler avec Caroline.
Il faisait beau, alors je lui ai proposé d'aller marcher un peu avec moi pour discuter. Je me suis aussi rendue compte que, si je voulais garder Pascal ici en Suisse,, j'avais besoin de l'aide de Caro; elle est futée, plus audacieuse que moi, et j'avais besoin de ses idées. A deux, on était plus forte que seule dans son coin.
Hum, j'ai presque failli rire de l'expression sur leurs visages. Ils pensaient sûrement que ça allait péter encore.
Mais non, je voulais m'excuser auprès de Caro, je n'avais pas été très gentille. J'ai mis ça sur le dos de mon anxiété ces temps, du décès de mon oncle, qui m'angoisse, parce que j'avais peur de perdre mon père. J'avais encore tellement de questions à lui poser, et je ne savais pas par où commencer, ni comment le faire.
Du coin de l’œil, Pascal nous observait... J'imagine qu'il devait penser qu'on finirait par se disputer.
J'ai dis à Caro de ne pas trop prendre les choses à cœur, qu'elle me connaissait depuis bien des années, et que j'espère qu'elle pourrait supporter mes crises ou mes sautes d'humeur. Il fallait que je dise ça à Pascal aussi tiens! Caro a paru surprise au début, puis elle enfilé son bras sous le mien.
On a marché, parlé. Effectivement, elle avait senti mon malaise, ce qui l'avait atrocement affectée. Elle avait cru que j'essayais de me débarrasser d'elle. C'était vrai, mais je ne voulais pas lui faire peur en l'avouant.
Je lui ai un peu parlé de toutes mes peurs, de tout ce qui me venait en tête; mon papily est âgé, et j'ai tellement peur qu'il s'en aille. Aussi peur que ça arrive et que je me retrouve avec des questions sans réponses. Questions que je ne peux pas lui poser, parce que ça concerne ma mom, et que Marlène est toujours collée à ses basques.
Peur qu'il tombe gravement malade, encore mal de la perte de ma petite Dobbily. Je vois encore souvent sa petite truffette quant elle me fixait quant elle veut sortir.
Ou ces moments qui me sont si chers où elle venait squatter le canapé, ou mon lit, juste pour être sur moi. Ce qui bien sûr me ramène à mon cousin, petit Pierre, mon frère, ma grand-mère, ma mom... Ça me donne souvent envie de ruer dans les brancards, de taper, de piquer quelqu'un...
Et il n'y a qu'eux sur qui je puisse me défouler. J'espère qu'ils me supporteront et qu'ils ne me détesteront pas.
Je lui ai dis qu'hier soir, je n'ai pas voulu qu'elle vienne dans notre chambre. C'est un peu bizarre par moment de dormir les 3 dans le même lit. J'avais eu tord. En plus, pendant la nuit, je me suis réveillée en sursaut, trempée, terrifiée, comme si j'étouffais, je n'avais pas osé me ruer dehors, ou aller faire un tour. Si elle avait été là, j'aurai pu.
Caro m'a dit de ne pas me faire de soucis, elle comprenait mieux. Je lui ai dis que je savais qu'ils faisaient tous les 2 attention de ne pas me braquer, qu'il ne fallait pas.
Ils me privaient de la possibilité de me défouler sur eux. Ils devaient se comporter normalement, et pas marcher sur des œufs pour moi.
J'étais sérieuse, peut-être un peu trop. On a pouffé de rire. On est arrivé à la maison comme ça; bras dessus, bras dessous en riant.
On a été accueilli avec un sourire. Je pense que Pascal devait se sentir soulagé de nous voir comme ça. Ça faisait longtemps. J'ai été prendre un douche. Je voulais la laisser raconter notre discussion à Pascal.
La soirée a vraiment été plus détendue et dans la bonne humeur. J'ai même poussé Caro une fois, pour voler le bisou de Pascal qui lui était destiné. Ça ne l'a pas vexée, elle en a rigolé.
Des fois, je suis vraiment bizarre... Je me suis forcée à ne pas me sentir jalouse de voir Pascal et Caro se balader main dans la main, alors que je restais sur la terrasse à lire. Ni même quant elle se mettait sur ses genoux et lui faisait des tonnes de bisous. Ni de le voir se pencher par dessus le bar de la cuisine pour lui faire un bisou.
Pascal était comme ça; câlin et tendre... Et j'avais depuis longtemps accepté que Caro fasse partie de notre quotidien... Alors, je n'allais pas jouer les prudes vexées ou jalouse, non! Le soir, comme il faisait bon, on a mangé avec Thomas et Bekky, chez Thomas, sur la terrasse. Pizza partie. Caro a fait la salade. Moi, rien du tout.
---------------------------------------------------------------------------------------
La seule chose qui me préoccupait, était de savoir si
Après tout, grâce au confinement, Pascal ne travaille pas, alors comment
Je n'en saurais rien, parce que j'ai tout fait pour éviter le sujet. Je n'ai même pas fait de remarque du genre; "Caro est partie?". J'ai fait l'aveugle,
Là aussi, je suis en contact avec Pascal par téléphone et message. Je n'ai pas demandé s'il était avec Caro, parce que je sais qu'ils sont ensemble.
Comme je m'y attendais, j'ai senti Pascal hésiter. Après avoir essayé de savoir comment ça se faisait (que je voulais venir chez lui), puis, il m'a dit qu'
Wahhh, vraiment stupide, mais j'ai même peur de
Brian est rentré pour finaliser la
Lun - 20 avril 2020
J'ai été à l'
Vénère moi. Inutile de dire quoi que ce soit. J'ai enfilé ma robe de chambre, pris mes affaires, et je suis allée au salon m'habiller. Dès que je me suis levée, Pascal m'a demandé ce que je faisais. Il a essayé de me retenir par le bras. Je voyais rouge, tu penses bien que j'étais
Ce n'est qu'à ce moment que j'ai repris
Hahhh là là... Depuis quant j'agis sans réfléchir moi? Carrément ridicule.
Pascal est venu me chercher, mais j'étais dans les nuages, je voulais dormir... Ils ont déjeuner sans moi.
Dire que je ne peux pas rester chez moi la conscience tranquille, parce que je savais que Caro m'aurait remplacée direct. Hahhh, je commence à saturer, j'ai besoin
J'étais contente d'avoir fait l'idiote, au lieu de me mettre à table. Alors, je lui ai expliqué qu'on s'était pris la tête.
Je me suis calée dans les bras de Pascal pour dormir. Dormir... ouais, Pascal n'avait pas envi de dormir. Et j'ai eu pitié pour Caro.
La voir assise toute seule au bout de la table, alors que nous 4, on roucoulait dans notre coin. Alors, je lui ai fait signe d'approcher. On était en train de faire la playlist pour la musique. Pascal s'est retrouvé
A peine ai-je tourné les talons que Caro se rappliquait la gueule enfarinée. Je suis pas folle, je sais bien que ces jours où elle n'avait pas pu venir chez Pascal, parce que j'y étais, elle n'avait pas arrêté de le bombarder de messages. Je sais aussi qu'elle avait dû passer au bout du jardin
Caro voulait qu'on discute. Alors, on a convenu que je passerais chez elle, avant d'aller chez Pascal. Heureusement qu'on avait plannifié ça comme ça, et ne pas se disputer
Je n'ai pas du tout apprécié qu'ils aient décidé ça
Même si j'essaie de ne pas y penser, et surtout de ne pas avoir trop peur, je pense non-stop à Jess. Je ne peux m'empêcher de craquer de peur et en même temps, ciel,
M'en voudra-t-il plus tard si je m'accroche à lui? Probablement. Paumée, j'avais le cœur lourd.