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074/11 - Passion = Torture

Publié le par JaneDo

Passion = Torture

Mardi 15 mars 2011 (074/11)

Mardi, on a flâné toute la matinée à se bronzer sur le balcon. Sur le coup de midi, j’ai préparé une grosse salade, ensuite Nicole devait se préparer à partir. Il fallait être à l’aéroport à 18h, mais avant ça, on avait rendez-vous chez le coiffeur. A 18h45, Nicole embarquait sur son vol pour Bruxelles.

Super sensible, elle avait les larmes aux yeux, et se donnait beaucoup de mal pour que je ne m’en aperçoive pas. Ces 5 jours avaient passé si vite et c’était déjà le moment de se séparer. A 18h45, elle a embarqué sur son vol pour Bruxelles. J’avais aussi les larmes aux yeux, mais bon, quant une pleure, vaut mieux qu’il y en ait une qui joue la forte.

A 19h15, j’étais de retour à la maison. J’étais crevée.

Evidemment, dès que je me suis retrouvée seule, au lieu de profiter du plaisir d’un peu de repos et de solitude, les pensées de Pascal sont venus me torturer. La passion amoureuse est une véritable torture, elle me poursuit partout, tout le temps, toute la journée; une odeur, une silhouette ressemblante, une voiture comme la sienne, les endroits où on a passé, et même si c’est impossible, quant on arrive à éviter tout ça, les images qui traversent l’esprit se charge du massacre. Dire qu’il paraît que sans passion on vit plus longtemps, donc, c’est fichu pour moi!

Pascal... God ce que j’avais envie de lui, de le voir, de l’entendre...

J’essaie de me convaincre de ne pas l’appeler ou sauter dans ma voiture ou dans le 1er train et filer en Allemagne illico presto. Pour ne pas avoir à m’humilier à être celle qui cède, je priais aussi pour qu’il m’appelle, le rêve serait qu’il ait envi de me voir, qu’il me demande d’aller en Allemagne... Arf, mon rêve était un peu trop grand!

Fatiguée d’avoir ce gros trou dans le coeur et au creux du ventre, j’ai couru me réfugier dans les bras acceuillant de Thomas. C’est lamentable, mais je ne voyais pas d’autres issues. Il m’a acceuilli avec tendresse, sans rien dire, sans me poser de questions, sans me faire de reproches, comme si rien ne s’était passé. Parce qu'à ce moment là, il était comme il est, je l’ai aimé très fort.

Je me demande ce qu’il pouvait bien me trouver, pourquoi est-ce qu’il était toujours aussi gentil avec moi?

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073/11 - Mon Verbier

Publié le par JaneDo

Mon Verbier
Lundi - 14.mars.2011 - (073/11)

Après avoir déjeuner vers midi, on a glander jusqu’aux env. de 16h à bavarder. Il faisait moche et la pluie était annoncée en plaine, avec de la neige en montagne, alors on avait pas vraiment envi de se bouger. J’avais proposé à Nicole d’aller visiter ma station préférée; Verbier.

On est donc parti, habillé de pieds en cape pour affronter la neige, mais à Verbier, dans la station même, il n’y avait pas de neige, juste quelques monticules par-ci, par-là. Ouf.

On a donc été prendre un verre dans mon pub préféré; Le Nelson. Pas de chance, il y avait un match de rugby et le pub était rempli d’Irlandais et d’Anglais. C’était sympa quand même. Elle a adoré et trouvé la station vraiment très chouette. Donc la prochaine fois, si elle vient pendant la saison d’hiver, je louerais quelque chose à Verbier, à l’Hôtel de la Poste, à l’Hermitage, ou au Farinet. La prochaine fois, elle viendra soit mi-décembre ou en janvier 2012.

Après avoir fait un tour à pieds dans les ruelles, on a encore été prendre un verre au Farinet. Super ambiance. Vers les 20h, on est reparti sur Lausanne et je l’ai invitée à manger au Churrasco avant de rentrer.

J’suis contente, elle a passé une super bonne journée.

Lundi, on a traîné toute la journée à la maison. Il faisait beau et comme d’hab., Nicole a passé la journée sur la balcon à bronzer. Le soir, on était invité à manger chez ma frangine en famille. Nicole était claquée, elle voulait rester à la maison. Il y avait aussi Gillou et Pascale, sa copine. Normalement, on ne fait jamais tard, mais là, c’était passé 22h quant on est rentré.

Mort de rire... ma frangine ne savait pas ce qu’était un “phallus”  est une bite et non le trou du cul ! Je ne sais même pas comment on en est arrivé à parler de ça... Ha! oui, Speedy la tortue!... On avait des crampes à force de rire. Hahaha, j’en ri encore!


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071/11 - Il fait moche!

Publié le par JaneDo

Il fait moche aujourd'hui!
Sam.12.mars.11 - (071/11)

Aujourd’hui, il fait moche, il pleut aussi par moment, afff, c’est le genre de journée à passer au lit quoi! Nicole était déjà debout quant je me suis levée vers midi. Après un déjeuné royal, on a été faire quelques courses pour le week-end.

J’ai voulu lui offrir des fringues, des trucs qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir, mais elle n’osait pas accepter. J’ai dû essayé de deviner ce qui lui ferait plaisir et je lui ai quelque peu forcé la main. On crevait la dalle après les courses, alors on a été manger dans un pub au bord du lac.

Ma sœur m’a appelée quant on a eu fini de manger, elle insistait pour jouer aux cartes chez Carmine. Arf, pourquoi est-ce qu’ils n’arrivent pas à comprendre que j’ai de la visite et que je ne peux pas!!! Ils voulaient que je plante ma copine toute seule à la maison! Frankly! Et voilà pourquoi j’évite ma famille durant le week-end ou suivant ce que je fais, ça ne m’apporte que du casse-tête. Comme je ne sais pas dire non, j’ai heureusement fini par les convaincre de venir jouer chez moi.

On a eu fini de jouer vers minuit. Pas trop tard. Tant mieux. J’ai proposé à Nicole une petite sortie pour prendre un verre, puis danser. On aime danser toutes les 2, mais elle était fatiguée. Elle rêvait de dormir. Pour elle, les vacances, c’est dormir.

Waouh, si seulement j’arrivais, comme elle, à dormir 10 à 12 heures!

Hhhh! Pascal a essayé de me joindre. Ça m’a fait rougir. Je ne voulais pas lui parler devant quelqu’un, ça me gêne, alors je n’ai pas répondu. Pourquoi m’appelait-il? J’ai failli rappeler, mais j’avais peur que ça me flingue le moral.

Thomas avait déjà passé la journée à me bombarder de messages, il savait pourtant que ma cops était là et que j’étais occupée, mais j’imagine qu’il voulait la rencontrer, comme il aimerait rencontrer mon entourage. Glups! Veux pas!


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070/11 - Séance de beauté pour ma copine

Publié le par JaneDo

Séance beauté pour ma copine
Vendredi - 11.mars.2011 - (070/11)

J’ai offert à ma copine, Nicole, une séance massage-hydrothérapie de 3h. Elle avait rendez-vous à 15h.

Je voulais lui offrir ça, parce qu’elle avait besoin de se détendre, je savais que ça lui ferait du bien. Elle travaille trop, ne gagne pas assez pour profiter de la vie et elle est trop stressée, ça allait lui faire une bonne coupure. Mon cadeau lui a fait très plaisir et lui a beaucoup plu. Elle n’a pas l’habitude de ne pas s’inquiéter, de se détendre et ça lui a fait beaucoup de bien.

En rentrant, elle est tombée comme une souche et a dormi d’une traite jusqu’au lendemain.

Après l’avoir déposée à la maison, je suis retournée en ville pour aller chercher mes 2 nièces et les ramener à la maison. Ma sœur... Des fois, je me demande vraiment à quoi elle pense! Elle aurait pu attendre ses filles? 1/2h, c’est quand même pas la mer à boire! Bah, je voulais être sûre que mes 2 puces étaient bien rentrée en toute sécurité. Ça me rassure moi!

Thomas voulait rencontrer ma copine, il m'avait proposé de l'emmener au chalet, mais je n'ai pas voulu. Il a l'âge de son fils, alors ça me gêne. J'avais peur aussi qu'elle se sente mal à l'aise, et si d'aventure ils avaient la mauvaise idée de lancer un de nos jeux débiles, glups, je crois que j'aurai été encore plus gênée.


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069/11 - Je ne mérite ni l'un, ni l'autre..

Publié le par JaneDo

Je ne mérite ni l’un, ni l’autre
..
Mercredi - 9.mars.2011 - (068/11)

Contrairement à mes habitudes, me voilà en train de courir derrière Thomas, pour qu’on se voit. Je voulais lui parler et il semblait préférer garder ses distances!!! J’en ai donc profité pour passer une soirée tranquille à bosser, peindre, m’occuper de mes paperasseries.

Vers les 23h, Thomas a fini par m’appeler, je lui manquais.

Il voulait me voir et ne savait pas comment me le demander, persuadé que je refuserais s’il me proposait de passer chez lui. J’avais besoin de lui parler, alors, c’est moi qui ait proposé et il a accepté avec enthousiasme. J’avais dans l’idée d’en profiter pour lui parler, s’il savait, son enthousiasme tomberait aussitôt.

Une fois chez lui, j’ai voulu me lancer sur le sujet en commençant par les explications, j’avais tout bien répété dans ma tête, mais Thomas ne voulait pas parler. Il était toujours fâché, mais ce soir, il ne voulait que des câlins. Comment lui dire non? Il n’avait toujours été qu’adorable avec moi.


Visite de Nicole
Jeudi - 10.mars.2011 - (069/11)

Passé la journée à regretter d’avoir flanché hier soir. Entre 2, je trouvais le temps de travailler un peu pour oublier ma faiblesse. J’étais sûre que Thomas ne se gênerait pas de le dire à Pascal et ça, ça me bouffait le moral. Afff, c'était un peu trop tard pour avoir des regrets, j’étais trop nulle.

La visite de ma copine allait me permettait de mettre un peu d’espace entre moi et mes hommes!

22h pile, j’étais à l’aéroport pour aller chercher Nicole. De retour à lausanne, on a été manger à Ouchy, puis prendre un verre. On est rentré vers les 1h du matin. On avait encore tellement de trucs à se raconter, qu’on a bavardé jusqu’à 6h30 du matin avant de se décider à aller se coucher.


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067/11 - Thomas m'évite! Fâché?

Publié le par JaneDo

Thomas m’évite... Fâché?

Mardi - 8.mars.2011 - (067/11)

Journée de la femme, hein? Hum! Je ne m’attendais pas à recevoir des fleurs de Pascal... Il est le seul sur la planète à réussir encore à me surprendre! Ça m’a touchée. Pourtant, ce n'était pas un jour spécial pour moi, c’était bien la 1ère fois que quelqu’un m’offrait des fleurs ce jour là!

Ma copine de Belgique arrive jeudi pour passer quelques jours chez moi, j’étais crevée, et je voulais aussi profiter d’un peu de tranquillité avant d’avoir du monde à la maison. Avant jeudi, je devais voir Thomas et avoir le courage de lui dire la vérité... ou une version approchante.

J’ai essayé de faire ça ce soir, mais j’avais oublié qu’il avait le basket. Je pense que Thomas se doute de quelque chose, parce qu’il ne pouvait pas ce soir, j’ai l’impression qu’il essaie de m’éviter. Pour en avoir le cœur net, j’ai été voir chez lui vers les 23h, et contrairement à son habitude, il était à la maison et tout seul... Lui qui déteste être seul... Étrange.

J'ai eu l'impression que c'était à cause de moi, que c'était de ma faute, à cause de la manière que je le traite, ça m'a fait mal au cœur.

Ce qui me fait très peur, c’est qu’en coupant Thomas de ma vie, je me coupais aussi d’une certaine façon de Pascal.

Qui insisterait pour que je les retrouve au chalet? Pour m’inviter dans leurs sorties?? Qui me tiendrait au courant de leurs projets??? Je ne suis pas Caro, je n’aurai jamais le courage de me pointer dans les endroits où ils sortent pour m’incruster dans le groupe.

Malgré tout, en repensant à ce week-end, j’avais réussi à m’incruster dans le couple Pascal-Caroline. C’était un petit pas, mais je l’avais fait, et je crois que Pascal tient toujours à moi. Grâce à ce petit espoir, je pouvais déplacer les montagnes.

Fini les hésitations, j’aimais Pascal et je veux refaire partie de sa vie. J’ai décidé de tenter le tout pour le tout. J’avais envie d’être avec lui, envers et contre tous, tant pis si sa famille me met des bâtons dans les roues, tant pis si j’allais souffrir, je prends le risque. Et tant pis si je dois faire souffrir Thomas. Je dis ça, mais, hiiiiiih, ça va être dur de lui faire délibérément du mal parce que, je l’adore!

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066/11 - Nina fait toujours partie de l'équation!

Publié le par JaneDo

Nina fait toujours partie de l'équation!

Lundi - 7.mars.2011 - (066/11)

J’ai dû me résourdre à respecter le souhait de Thomas, et je n’ai pas pu revoir Pascal avant son départ, ça me rendait triste. Triste aussi de savoir que Caro et lui rentrait ensemble. Il allait sûrement passer la nuit chez elle en plus. Normal, je devinais que Thomas essayait d’éviter qu’on se retrouve en contact et j’étais persuadée qu’il devait avoir Pascal à l’oeil.

Pascal pensait partir vers les 15h pour Munich. J’aurai voulu le retrouver sur la route pour lui faire un bisou, mais je n’ai rien proposé, j’étais naze et pas sûre d’avoir le courage de sortir. En plus, je serais triste de regarder sa voiture s’éloigner, avec la chanceuse Caro à ses côtés, alors autant m’imposer un chagrin que je pouvais éviter.

Le soir, je suis rentrée vers 21h, après avoir été manger chez ma soeur, comme tous les lundis.

J’ai pensé appeler Pascal, mais si je me rendais compte qu’il était chez Caro, j’allais flipper, alors niet encore 1 fois, je ne l’ai pas fait. Après tout, Pascal avait le droit de faire ce qu’il voulait, on était plus ensemble., même s'il était adorable avec moi. Est-ce qu’il avait accepté que je sois sa maîtresse? J’sais pas, même en tant que telle, je n’avais pas le droit de lui imposer quoi que ce soit.

Même si Thomas m’en voulait, qu’il était fâché contre moi, il m’a proposé de passer dormir chez lui, mais je n’ai pas répondu. Il devait surement penser que je me rabattrais vers lui, maintenant que Pascal était parti.

Contrairement à ce que j’avais imaginé, Pascal n’avait pas passé la nuit chez Caro en rentrant à Munich. Encore plus alarmant, il avait prétendu devoir rentrer, mais Caro savait que Jess n’était pas là. Elle l’a suivi. Il n’était rentré que pour se changer, ensuite il avait été rejoindre sa Nina. Crap!

Dire qu’on croyait l’avoir éradiquée elle!


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065/11 - Bien d'être tenace

Publié le par JaneDo

Bien fait d’être tenace (1)
Dimanche - 6.mars.2011 - (065/11)

2h du matin... Il était avec l’autre... Afff, j’ai pleuré de tout mon saoul, la douleur au fond de la poitrine était insupportable. Désespérée, j’ai envoyé un message à Pascal pour lui dire que j’étais chez lui, que j’avais été l’attendre et que j’étais désolée qu’il ait mieux à faire, mais que je m’excusais de lui avoir raccroché au nez. Je voulais rester encore un peu et filer avant que Thomas ne s’avise de rentrer sinon, je serais coincée dans l’appartement à Pascal.

J’ai à peine entendu les clés dans la serrure, est-ce que c'était... Pascal?
Non, c'était pas possible?

Cela ne faisait à peine 5mn que je lui avais envoyé mon dernier message, il ne pouvait pas avoir volé jusque là? C’était... quelqu’un d’autre? Thomas? Paniquée, je n’ai pas su quoi faire, et j’avoue que j’avais la tête vide, incapable de réagir. Je me suis juste dis que j’aurai dû fermer la porte de la chambre!

Je l’ai entendu jeter ses clés sur le meuble près de la porte, tirer les rideaux, enlever sa veste avant de se diriger vers sa chambre.

C’était bien Pascal... Heureusement! Il est resté appuyé à l’embrasure de la porte à m’observer en souriant. Ciel, je devais avoir une de ces têtes moi!!!

J’ai voulu me lever, mais il a été plus rapide que moi, il est venu s’asseoir sur le bord du lit, et il m’a pris la main pour que je reste où j’étais. J'ai voulu me lever, mais il m’a repoussé contre le coussin et s’est mis à califourchon sur de moi et je me suis retrouvée en position d’infériorité, pas très fière non plus, parce que ça se voyait que j’avais pleuré de toute mon âme.

  • Qu’est-ce que je vais faire de toi, hein? T’es complètement folle d’avoir pris le risque de venir ici...

Qu’est-ce que j’aurai bien pu répondre. Je n’étais pas très à l’aise, mais j’étais drôlement contente qu’il soit là, soulagée qu’il ne soit pas resté avec l’autre, qu’il soit rentré. On ne pouvait pas rester chez lui, c’était risqué d’aller chez moi, et il faisait trop froid pour rester dehors, alors on n’avait plus qu’à faire attention c’est tout. J'ai osé me jeter à son cou et l'embrasser, j'étais contente qu'il ait choisi de rentrer.

3h du matin, j’ai voulu partir, mais Pascal m’a retenue. Il avait envie qu’on reste encore collé au chaud, il m’emprisonnait dans ses bras, ce qui m’empêchait de me lever. Thomas n’était pas encore rentré et je pensais qu’il était préférable que je file. Il voulait que je reste dormir chez lui, mais c’était pas faisable. Après avoir envisagé toutes les solutions, en dernier recours,  j’ai finalement proposé qu’on aille chez Caro.

  • Non. Elle m’a suivi hier soir et elle a même eu le culot de venir sonner chez...

Oups! Il s’est arrêté au milieu de sa phrase, il avait failli se compromettre. Pas besoin de le dire, je le savais déjà, mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir.

  • Non. J’ai pas envi de la voir. Ça m’a énervé.
  • Ça m’arrive aussi de te suivre, tu ne m’a jamais engueulée!

Amusé, Pascal a rigolé en me traitant de folle-dingue, que c'était pas nouveau. Folle dingue, hein? Pas Caro? Je lui ai dit que j’avais aussi envie de dormir avec lui, mais je pouvais pas rester là. Je commençais à être gagnée par l’anxiété, j’avais peur que Thomas arrive d’un instant à l’autre et je devais vraiment partir, si je ne voulais pas me retrouver nez à nez avec lui.

  • Ce serait l’occasion de mettre les choses au clair avec lui, tu pense pas?
  • Au clair? Je ne sais même pas où je vais...
  • Mouais... Encore tes excuses bidons...

On n'avait pas le temps de discuter de ça de toute manière. J’ai réussi à le convaincre que d’une certaine manière, en allant chez Caro, ce serait d’une certaine manière, une façon de me racheté pour vendredi soir. J’avais tout de même gâcher sa soirée avec lui. Pour moi, c’était une façon de rentrer dans ses bonnes grâces, et de rester son amie et sa confidente. Comme il était fâché contre elle, et vu son humeur, je savais qu’il ne se passerait rien, donc raison de plus d’y aller, alors j’ai insisté.

  • T’as toujours de ces idées bizarres toi!!! Mais, je pense que c’est pour ça que je t’aime autant!
  • Si j’avais mon mot à dire... Je ne veux plus que tu vois Caro... Pas autrement qu’en simple cops. Alors? Tu m’aime?

Pascal m’a attrapée à bras le corps en rigolant; Tu en douterais?. J’ai eu un coup de fard, oui j'en doutais, alors il m’aime? Ah ben, ça faisait du bien de l’entendre. Mon cœur battait à nouveau à plein régime, je planais presque sur mon petit nuage d’illusions.

Mais, je n’oubliais pas qu’il me fallait décamper au plus vite, alors je suis revenue à l’attaque et il a fini par capituler. J’ai décidé qu’il était préférable que j’aille en 1er chez Caro, d’ailleurs je l’ai vite appelée, elle ne dormait toujours pas. Je lui laisserais le temps de me raconter ce qui c’était passé quant Pascal l’a surprise devant chez la miss et ensuite, je l’appellerais pour qu’il vienne nous rejoindre. On ne fera que dormir, comme ça, je pourrais rester encore un peu dans ses bras. Ça me rassurait. Je ne pouvais pas encore couper les liens entre eux, elle, elle était en Allemagne, moi non. Elle pouvait continuer à garder un oeil sur lui.

Waouh, pauvre Caroline, elle avait les yeux tous rouges, et le nez rouge aussi. Ben, je crois qu’on avait toutes les 2 les yeux rouges, heureusement, moi pas le nez. Merci mère nature! Caro a remarqué que j’avais dû pleurer aussi. Mais j’avais meilleur mine que tout à l'heure!!!

Caro m’a raconté qu’on était encore au téléphone quant Pascal est sorti et l’a surprise devant l’entrée du bâtiment chez l’autre pouffe. Il n’était pas très content. Elle avait aussitôt raccroché, dire que je ne m’en suis même pas rendue compte! Pascal lui a demandé d’arrêter de le suivre partout, ça l’agaçait sérieusement. Elle a voulu se justifier en lui disant qu’elle avait seulement voulu le voir, mais ça n’a rien changé. Elle a voulu s’accrocher à lui, mais il l’a rabrouée. Il lui a dit qu’il rentrait et qu’elle n’avait pas intérêt à le suivre ou venir sonner chez lui. Glups. Elle avait l’impression que cette fois, elle était allée trop loin.

Je lui ai dit qu’après l’avoir appelée, j’avais appelé Pascal et lui ait proposé de passer chez elle. Caro pensait qu’il ne viendrait pas, qu’il ne voudra pas la voir.

  • Il me l’aurait dit. Hé, je sais être persuasive aussi tu sais!

Je lui ai dis qu’il prenait une douche et qu’il passera après et je lui ai conseillé d’aller sécher ses larmes et se refaire une tête, alors elle a foncé. Pendant qu’elle se rinçait la figure d’eau froide pour se dégonfler les yeux, j’étais assise sur les toilettes à l’encourager et lui remonter le moral. Quelque part, dans un coin de ma tête, je me demandais si j’avais eu raison de les remettre en contact, si je n’allais pas le regretter!!

Pascal est arrivé  5mn plus tard. Caro avait toujours les yeux un peu gonflent, mais ça allait mieux. J’ai cru voir que Pascal regrettait de l’avoir maltraitée, alors il s’est montré gentil avec elle. On a évité le sujet. Je voyais bien qu’il m’observait du coin de l’oeil, je pense qu' il se demandait si elle m'avait raconté où elle l'avait trouvé. Quant il avait sonné, Caro m’a vite demandé de ne pas lui dire que je savais où il était, elle pensait que ça le mettrait hors de lui. Ça m’arrangeait aussi de ne rien dire!

Après avoir papoté un moment, comme il était tard, on a été se coucher. Jeeez, c’était tard, mais mon natel s’est mis à vibrer et biper. 1x, 2x, 3x, 4x et 5x. C’était Thomas et je ne me sentais pas d’humeur à lui répondre, surtout, lui mentir à l’écoute de 2 paires d’oreilles!

  • Ton homme te cherche??? Tu devrais répondre!

Puis, c’est son natel à lui qui s’est mis à sonner.

  • Ha! Je pense qu’il cherche à savoir si on est ensemble? Je fais quoi? Je le lui dis?

L’oeil taquin, Pascal me lançait un défi, et je ne savais pas quoi répondre. Caro, et là, elle me sauvait la mise, a décidé de répondre à sa place pour montrer qu’il était avec elle.

Toujours les yeux rivés sur mon visage, Pascal lui a tendu son natel. Ça n’a pas duré longtemps; Caro lui a repassé son natel après avoir demandé à Thomas d’attendre une seconde, Thomas lui a balancé un; "Ha! Je vois, t’es avec elle! Je te laisse, on se verra demain”. C’était bon, on était sauvé. Thomas m’a envoyé un message pour me dire qu’il était passé chez moi et que je devais sans doute dormir, alors il me faisait des tas de bisous. Que je devais l’appeler demain quant je me réveille, que je lui manquais. Ça m’a fait rougir et j’ai éteint mon natel.

Demain, enfin, aujourd’hui, on allait être crevé, alors on a décidé d’aller se coucher. Il ne s’est rien passé, on a juste dormi agglutiné ensemble.


Bien fait d’être tenace  (2/2)
Dimanche - 6.mars.2011 - (065/11)

Vers midi, on a commencé à emmerger. Afff, j’avais pensé filer discrètement dès le lever du jour, mais je m’étais endormie comme une souche en m'agglutinant à Pascal. Il a dû avoir chaud toute la nuit, enfin, ce qu’il en restait, parce que je ne bouge pas beaucoup quant je dors, lui non plus, donc on s’est retrouvé presque dans la même position. Pascal était pris en sandwich entre Caroline et moi. Le pauvre.

Pascal a ouvert un oeil, il n’avait pas envi de se lever. Entre vendredi soir où il n’avait pas beaucoup dormi avec la prise de tête avec moi, et hier soir avec le concert et le chassé-croisé ensuite, il était crevé. Il a demandé à Caro si elle ne voudrait pas aller acheter des trucs pour le déjeuner, elle a dit qu’elle avait tout ce qu’il fallait, mais il a insisté. Boudeuse, elle a fini par y aller. Hum :) il voulait juste l’éloigner pour qu’on soit seul un moment ;)

J’ai compris...

Quant elle est revenue, Pascal sortait de la douche, miam, il était à croquer. Trop chou à torse nu avec ses cheveux mouillés qui lui mangeaient le front. J’ai proposé d’aller préparer le déjeuner pour les laisser seuls, ce qui a amené un grand sourire sur le visage de Caro. En passant, elle m’a fait un bisou. Mouais, j’étais une bonne fille quand même! J’avais fermé la porte derrière moi, mais je pouvais les entendre. J’ai allumé la télé. Pour calmer mon anxiété, je me suis rappelée que je l’avais eu à moi pendant plus d’une 1/2h.

C’était mieux comme ça, enfin, je crois? La situation me rappelait un peu les vacances en Sardaigne, ça nous arrivait souvent de céder la place l’une à l’autre. Apparemment, Pascal devait préférer ça comme ça! Ça peut sembler bizarre, mais ça ne me dérangeait pas d’être dans la chambre, je trouvais même plus supportable, que de ne pas y être. Ça ne me dérangeait pas de les regarder. Peut-être parce que je voulais être sûr qu’il n’était pas autrement avec elle?

Je n’avais pas à me plaindre et je pouvais bien me montrer généreuse, façon de parler, parce que vendredi, j’avais fondu en larmes avant qu’il ne s’approche de Caroline, et encore hier soir, je l’ai eu à moi toute seule. Et aussi quant elle était sortie avant le déjeuner, il n’avait été qu’à moi, glups, c’était moi qui l’avait supplier pour redevenir sa maîtresse, Caroline, elle, l’était déjà.

Je crois que s’il m’avait expédiée, sous prétexte d’aller chercher le déjeuner, j’aurai sûrement tiquer et je ne serais probablement pas revenue. Pourtant, on était chez elle, c’est ce qu’il aurait dû faire? En tous cas, à sa place, c’est ce que j’aurai fait, parce que c’était son appartement et ils étaient ensemble. Ensemble? Est-ce qu’ils se connaissaient si bien qu’il savait qu’elle comprendrait? Qu’il pouvait lui faire confiance de ne pas se froisser pour si peu? Rhhah! Il fallait que je fasse comme elle, qu’il puisse aussi me faire confiance de ne pas péter un câble pour rien.

J’en étais là de mes réflexions quant Caro est venue m’aider à préparer la table pour le déjeuner. Elle resplendissait. Est-ce que moi aussi j’avais cet air resplendissante et comblée? On était tous les 3 assez joyeux. Caro et moi avions tendance à parler en même temps et de rire des mêmes choses, Pascal nous écoutait en souriant. J’avais préparé les œufs aux bacons, mais je n’avais pas très faim, le café me suffisait.

On essayait de planifier quelque chose pour la soirée, c’était dimanche et comme Pascal restait en Suisse, on cherchait toutes les 2 un moyen de pouvoir passer la soirée avec lui. Il ne savait pas encore, alors on a commencé à échafauder des projets, on a même pensé aller au chalet pour éviter notre cercle habituel. Puis Pascal a osé aborder le sujet que j’essayais d’éviter à tous prix; Thomas!

Comment est-ce que je pensais me débrouiller pour disparaître un soir de plus, alors que lui aussi disparaissait dans la nature? Est-ce que je ne pensais pas que Thomas finirait par se douter de quelque chose? Est-ce que je ne pensais pas que je lui devais une explication? Il était peut-être temps que j’arrête de fuir et que je l’affronte? Si j’étais sûre de moi, il pouvait lui parler? Est-ce que je voulais qu’il se charge de lui parler? Non, je n’étais pas prête.

Pascal avait l’intention d’aller faire du jogging avec lui, puis ils retrouvaient des copains pour jouer au basket en salle. Ils ne s’étaient pas beaucoup vu du week-end, et il pensait qu’il devrait peut-être passer la soirée avec Thomas et ses potes, alors il nous a demandé de ne pas trop compter sur lui pour une soirée en huis-clos.

Il était temps de se quitter, en tous cas, pour moi. Je rechignais à partir la 1ère, alors j’ai attendu que Pascal s’en aille.

Caro m’a remercié d’avoir osé appeler Pascal hier soir, que c’était grâce à moi s’il n’était plus fâché contre elle, que j’étais une réél amie, qu’elle était contente qu’on s’entende si bien, contente qu’on se soit rencontrée et eu le temps de se connaître.
Alors que je partais, Pascal a appelé Caroline pour lui proposer d'aller faire du jogging avec lui et Thomas. Elle a refusé parce qu’elle entendait Thomas râler derrière, et comme moi, elle avait du sommeil à rattraper.

En rentrant, je me suis étalée sur mon lit, j’étais HS, mais en même temps, super soulagée que Pascal n’ait pas passé la soirée avec l’autre pouffe. Ouf de chez ouf! J’étais contente d’avoir pu empêcher ça, j’espère aussi lui avoir fait oublier notre prise de tête de vendredi.

J’ai dormi comme un bébé. Le soir, Thomas m’invitait à manger chez lui, il avait invité quelques copains. Pascal m’avait envoyé 2 messages rempli de bisous, dans le 1er, il disait être heureux de m’avoir un peu retrouvée et que je lui manquais déjà.

Pourtant, il ne m’a rien proposé pour l’après-midi, ni pour la soirée. Hum! Déçue? Je sais pas! Perplexe plutôt! J’ai voulu appelé Pascal pour savoir, mais il ne pouvait pas parler. J’ai reconnu les voix de Thomas et Paul. Drôle, Thomas ne m’avait pas proposé de l’accompagner!

J’ai donc accepté l’invit de Thomas, probablement parce que je savais que Pascal y serait. Est-ce que c’était honnête ça?

Après avoir bu quelques verres et manger chez Thomas, on avait prévu d’aller continuer la soirée dans un bar.

Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais avant de partir de chez lui, je me suis lancée, et j’ai dit à Thomas que je ne pouvais pas être sa petite amie. Il est devenu tout rouge. Il a voulu savoir pourquoi? Si j’avais rencontré quelqu’un d’autre? Ou si c’était à cause de mes sentiments pour Pascal?

Ce n’était pas le bon moment pour parler de ça, il préférait qu’on parle de ça plus tranquillement une autre fois. Du coup, il m’a dit franchement, qu’il préférait que je ne vienne pas. Thomas préférait ne pas me voir pour l’instant. Pigé, il ne voulait pas que je sois là de la soirée. Glups! Je ne m’attendais pas à une réaction aussi radicale de la part de Thomas.

Je suis donc rentrée chez moi et j'ai essayé de joindre Pascal. Hélas, il ne répondait pas, alors je lui ai envoyé un message. Je savais que Thomas ne lui dira pas pourquoi je ne suis pas là.

Pascal m’a envoyé un message vers les 4h du matin, il venait seulement de voir mon message, il avait oublié son natel chez Thomas. Thomas avait vu mon message et mes appels en absence. La honte. Heureusement, que je n’avais pas été trop explicite et que j’avais simplement dit que; je ne serais pas là, parce que Thomas l’avait voulu ainsi, on avait eu une petite mise au point. Mais je lui demandais de me rappeler en rentrant quelque soit l’heure, aoutch, ça, ça me faisait rougir, il avait dû le noter et allait sûrement me demander des explications.

Pascal a fini la soirée chez Caro et quant il est rentré vers les 4h du matin, Thomas l’attendait et lui a tendu son natel.

Thomas savait qu’on était pas ensemble à cause de mon message. Il savait que Pascal était chez Caro, il l’avait suivi. Il avait aussi vérifier que j’étais chez moi. C’était donc lui qui avait appelé mon fixe à plusieurs reprises, dès que j'ai répondu, il a raccroché.

C’était impossible pour Pascal de ressortir pour passer chez moi et impossible d’aller chez lui. On ne pouvait pas se voir. J’étais dégoûtée, il n’y avait pas moyen de se voir et il rentrait dans la journée du lundi. Ça me torturait de le savoir si près et de ne pas pouvoir le voir. Mais je devais me tenir tranquille... Je dois parler à Thomas.


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064/11 - Ca fait mal... (2/2)

Publié le par JaneDo

Ça fait mal... (2/2)
Samedi - 5.mars.2011 - (064/11)

J’avais le cœur tellement lourd, je me sentais si mal, l’envie de pleurer me collait à la peau et je devais faire tous les efforts du monde pour ne pas le montrer. Je ne sais pas comment je faisais pour tenir le coup... La peur de le perdre sans doute!

Glups, alors il fallait que j’attaque mon sourire pepsodent et que je trouve le courage d’y retourner, prouver à Caroline que ça n’avait rien à voir avec elle, même si c’était tout le contraire. Je ne voulais pas qu’elle me tienne à l’écart. Surtout pas que la prochaine fois, elle invite encore Marilou ou une autre! C’était une question de survie.

Mince, j’en avais pas envie... Mais je ne voulais pas le laisser seul avec elle non plus...

Pascal et Caro sont sortis par l’entrée, au lieu du jardin, il voulait prendre quelque chose dans sa voiture. Je n’avais pas le temps d’hésiter, je suis sortie aussitôt par le jardin en rasant les mûrs, pour éviter que Thomas ne puisse m’apercevoir au cas où et j’ai foncé chez Caro. Comme si j’avais passé mon temps à les attendre, je me suis assise sur les marches de l’entrée. Repliée sur moi-même, j’ai essayé de me calmer, mais je tremblais de partout. Ce n’était pas le moment de craquer.

Pascal n’était pas surpris de me voir, je pense qu’il était sorti par l’entrée exprès. Je crois qu’en me voyant là, Caro a  été convaincue par la fable que Pascal lui avait raconté. Ouf, les apparences étaient sauf. La scène que je lui avais fait restait entre Pascal et moi, et j’avoue que j’étais contente que ce soit notre petit secret.

Caro m’a dit qu’on pouvait remettre notre soirée, Pascal n’était pas d’humeur, Thomas lui avait pompé son énergie et son humeur coquin. Piouhhh, une fois de plus, il me sauvait la mise. Ou... est-ce qu’il préférait être seul avec... elle? Glups! Je crois qu’ils ont dû remarquer la question peinte en grand sur mon visage. Pascal est intervenu pour me demander de rester, tout en confirmant avec une petite grimace adorable, ce qu’avait dit Caro.

Mais c’était sans compter la ténacité de Caroline et l’attirance incontestable qu’elle exerçait sur lui. J’ai dû ravaler ma fierté et me battre pour ne pas la laisser prendre le dessus. Difficile de résister, même pour lui, mais au prix d’un gros effort, il a réussi à se défiler... Ça m’a soulagée, je n’étais pas d’humeur pour les galipettes non plus.

  • Toi, il faut que je te parle...

Non, Pascal ne s’attendait pas à me voir là, il avait pensé que je l’attendrais à la maison. Il a voulu m’embarquer par la main pour me ramener chez lui, sous les protestations de Caroline. Mais on ne pouvait pas retourner chez lui, Thomas était là. On a fait quelques pas, Caro était toujours debout dans l’entrée. C’était visible qu’elle regrettait de m’avoir invitée ce soir, parce que tout allait de travers et qu’elle ne fera plus jamais une telle erreur. Je devais arranger ça. Elle pouvait nous entendre, alors je lui ai chuchoté en vitesse que Caro ne me le pardonnerait pas, qu’on ne pouvait pas filer. Pascal a compris immédiatement.

On est retourné vers Caroline et on a remarqué qu’elle avait les larmes aux yeux. Alors, en chuchotant, Pascal a fait une proposition;

  • Et si on partait au chalet? Comme ça, on sera tranquille, et (en s’adressant à moi) toi et moi, on pourra discuter. (Et en prenant Caro dans ses bras pour la serrer contre lui) Comme ça, mon petit cœur (glups, ça m’a frapper; il l'a appelé son petit cœur!!!) ne se fera pas trop de mauvais sang, hein? En fait, on pourra discuter tous les 3, et aussi dormir un peu, j’suis raide?

Mais non, je n’avais aucune envie d’aller au chalet, pas tous les 3, faire 1h de route pour aller discuter, et avoir Caro à 2 pas, non merci. Puis son téléphone a sonné, c’était Thomas. Pascal devait rentrer...

Quant on était en train de partir juste avant et que je lui avais dit que Caro allait sûrement m’en vouloir et qu’on ne pouvait pas filer, j’avais vu Pascal sortir son natel et envoyer un sms. En fait, il avait envoyé un message à Thomas, lui disant; “Sors moi de là, appelle moi dans 2mn pr me dire de venir. Illico.” Thomas l’a fait, et cette fois, je n’étais pas responsable d’avoir gâché la soirée.

  • Ha! Je savais que j’en avais pas fini avec lui... Zut! Je m’excuse les filles, on remet ça à une autre fois?
  • Ouais... Je l’ai aussi pensé de la manière qu’il nous a engueulé!! Il veut t’avoir à l’oeil!

Pascal m’a fait la bise et Caro l’a accompagné quelques mêtres, il lui a fait aussi la bise et il a disparu dans la nuit.

Il ne l’a pas embrassée, il faisait toujours attention de ne pas dévoiler la nature de ses relations avec une fille en publique ou partout où l’on pouvait le surprendre. Petit malin! Il s’était excusé de ne pas pouvoir me raccompagner. Question de faire bonne figure, j’avais dans l’idée de rester un peu avec Caro. Peut-être pour m’assurer qu’il ne faisait pas juste semblant de partir pour revenir dès que je serais partie.

Je ne sais pas ce qu’ils s’étaient dit, mais Caro semblait toute joyeuse. Alors, je l’ai cuisinée jusqu’à ce qu’elle me raconte. Ben oui, je voulais savoir, je voulais rester sa confidente. Elle m’a avoué que Pascal lui avait dit qu’elle avait eu une bonne idée de m’inviter à la place de Marilou, qu’il préférait que ce soit moi, et pas quelqu’un d’autre. Ouf! Elle croyait qu’il était désolé d’avoir dû partir, et elle croyait vraiment que c’était à cause de Thomas que j’avais fondu en larmes.

Elle a voulu en parler, alors j’ai joué le jeu et je lui ai raconté ce que j’avais vu. Je crois que ça m’a fait du bien de me confier à elle. Je lui ai dis à quel point ça m’avait surprise et choquée, il n’avait pas l’air du genre à faire une chose pareille. Mais bon, c’était vrai aussi qu’il avait une copine avant qu’on sorte ensemble, et personne, à part ses amis proches ne le savait.

Gentiment, Caro m’a encouragée à ne pas baisser les bras, que ce n’était pas si grave, que tant qu’il restait aussi discret, je ne devais pas lui en vouloir. Elle pensait qu’il était préférable que je fasse semblant de ne rien savoir, et encouragée à rester avec Thomas. Je n’étais pas née de la dernière pluie, je savais que c’était dans son intérêt.

Quant on dit que la 1ère intéressée est toujours la dernière à savoir, c’est vrai, Caro en savait plus long que moi sur la vie secrète de Thomas. D’ailleurs, elle était au courant de tellement de choses que, ça me fascinait. Elle savait qu’il voyait toujours son ex et que ça lui était arrivé de passé la nuit avec d’autres filles. Elle était seulement surprise qu’il n’ait pas arrêté de fricoter à droite et à gauche depuis qu’on était ensemble. J’étais curieuse de savoir comment elle savait tout ça? Ça l’a fait rigoler, et avec son petit air coquin, elle a levé son petit doigt en me faisant un clin d’oeil; “Tu devrais le savoir depuis le temps, je laisse toujours traîner mes oreilles partout!”.

Rassurée de la voir si joyeuse et après qu’elle m’ait proposé de venir le soir même si elle réussissait à faire venir Pascal, je suis rentrée.

C’était déjà presque 8h du matin, j’étais complètement lessivée! Ma tête bouillonnait avec toutes les briques que j’avais pris dans les dents ce soir, alors je voulais dormir sinon, j’allais y penser et finir par pleurer encore. Après les messages de Thom, Pascal avait été lui aussi, directement se coucher, il était raide mort. Il avait tout de même pensé que je passerais peut-être dormir chez lui et il m’avait envoyé un message, mais je ne l’ai vu qu’à mon réveil. J’suis trop bête, dire que j’aurai pu dormir avec lui!

J’ai dormi jusqu’à l’appel de Caro, vers les 15h30. Pour une fois, j’avais dormi d’un sommeil paisible. Ça ne m’était pas arrivée depuis des lustres. C’était foutu pour ce soir, Caro m’a appris que Pascal avait un concert avec son pote Varios. D’après ce qu’elle savait, Pascal allait sûrement prendre un verre avec le groupe après, donc il finirait probablement la soirée avec eux. Il n’avait pas pu lui dire s’il pourrait ou non passer chez elle. Caro voulait savoir si je voulais l’accompagner au concert, elle avait l’intention de se coller aux basques de Pascal après le concert.

Aïe, je ne me sentais pas à l’aise d’aller m’imposer comme ça, je le lui ai dis. Je n’avais pas autant d’aplomb qu’elle.

Caro avait peur que Pascal termine la soirée avec la chanteuse. C’était pour éviter ça qu’elle voulait absolument être là-bas. Je lui ai dis que je l’accompagnais volontiers si c’était pour surveiller de loin, mais aller dans la salle de concert et avoir l’air de groupies débiles lui collant aux fesses, me dérangeait. Mais Caro est tenace, après beaucoup d’insistance, j’ai fini par accepter de l’accompagner, même si ça ne me disait rien.

Rhahhh, je n’avais pas envie de faire ça, ça ne me disait rien du tout.

A Pascal, j’ai envoyé un petit message pour lui dire que j’étais sérieuse quant je lui ai dis que j’aimerai être une de ses maîtresses. Aoutch. Je m’attendais à ce qu’il me réponde dans la minute, mais rien. Je commençais à désespérer quant il m’a enfin répondu. Il disait ne pas savoir quoi répondre à ça, mais il se doutait que s’il ne m’envoyait pas un mot, je ne lui écrirait plus. Il voulait que je sache que ça lui faisait plaisir d’avoir reçu un message de ma part, n’importe quel message en fait, qu’il était content qu’on ne reste pas timidement distant.

Encouragée, je lui ai demandé ce qu’il faisait ce soir, et il a appelé au lieu de répondre par sms. Il a toujours préféré le contact vocal aux messages.

Il m’a raconté qu’il avait le concert avec Varios, puis qu’ils iraient sûrement fêter ça après. Dans le cours de la discussion, il m’a dit qu’il ne rentrait pas en Allemagne dimanche soir, il reste, donc qu’il serait là lundi. En me taquinant, il m’a dit qu’on avait pas pu finir notre “discussion-engueulade”, et que si je voulais remettre ça, il était à ma dispo dimanche ou lundi.

Trop chou!

Heu... Attend voir... Il disait bien dimanche ou lundi, et on était samedi??? Donc, il ne pensait et ne proposait pas qu’on se voit ce soir??? Arf, non en fait, pas chou du tout! J’avais failli me faire avoir par son ton badin, et il s’en ai fallu d’un cheveux que je me mette à planer sans raison. Donc, il avait prévu autre chose ce soir? Je ne lui ai pas dit que je le savais déjà pour le concert, mais j’ai compris que lui et Caro s’étaient déjà parlé. Sinon comment le saurait-elle?

Et voilà, encore en larmes, je me demandais ce qu’il faisait ce soir? Avec qui? Me lamentant parce qu’il ne m’avait pas proposé qu’on se voit... Pourquoi ça me faisait ça? Il avait autre chose de plus amusant que de me voir, ça ne lui avait même pas traversé l’esprit l’idée de me proposer quelque chose... Je me sentais trop triste, si je pouvais, je retournerais dormir!

Après son coup de fils, Pascal m’a envoyé un message pour me dire que, je ne devais pas me faire de soucis ce soir, s’il ne répondait pas tout de suite, si d’aventure je l’appelais ou lui envoyais un message. Je crois que c’était une manière de m’inciter à continuer à lui envoyer des messages si j’en avais envie et de ne pas me gêner de l’appeler. En tous cas, je l’ai compris comme ça.

C’était mon tour de ne pas savoir quoi répondre, et avant que je ne trouve une idée lumineuse, il m’a envoyé un autre message pour me dire qu’il me faisait des tonnes de bisous. C’était vraiment trop mignon, God ce que je l’adore! Je lui ai simplement répondu que je l’adorais. A la réception de son 2ème message, j’avais complètement oublié mes doutes et ma tristesse. La néant.

Je crois que c’est à ce moment là que j’avais décidé que je voulais le voir ce soir, coûte que coûte.

Il était prévu que je sorte avec Thomas ce soir. On avait prévu d’aller jouer au bowling avec ses copains, manger tous ensemble, puis prendre un verre au Lézard. J’avais l’intention de filer après le bowling pour retrouver Caro et l’accompagner au concert. Après le concert, j’avais pensé la laisser traîner avec le groupe, pour ne pas avoir l’air de m’incruster. En fait, je la laissais faire le sale boulot, ça m’arrangeait bien.

Je me préparais à sortir traîner avec Thomas quant j’ai lu le message d’Akemi-sama. Elle avait raison, je devais mettre de la distance avec Thomas et Pascal, prendre le temps de réfléchir avant d’agir. Du coup, j’ai changé d’avis et j’ai averti Thomas que je ne sortais pas, et j’ai prétendu avoir un truc avec ma famille. Même s’il était déçu, il a accepté mes excuses sans trop insister. Pour finir, je lui ai avoué que j’essayais aussi de l’éviter, parce que ça me ramenait sans arrêt à Pascal. Il m’a dit que Pascal n’était pas avec eux en début de soirée, donc j’avais peu de risque de le croiser.

J’ai insisté, en demandant s’il n’avait pas quelque chose d’autre à me dire à propos de vendredi soir? Embarrassé, il m’a dit que non. Je l’ai entendu marmonner que c’était donc pour ça que j’étais si distante.

A Caro, j’ai prétendu que je devais sortir avec Thomas, au moins la 1ère partie de la soirée et que je pourrais peut-être la rejoindre plus tard. Caro aussi était déçue, mais je savais qu’elle n’avait pas vraiment besoin de moi. Elle irait de toute manière au concert, avec ou sans moi.

J’ai tout fait pour me distraire, pour éviter de penser à Pascal. Je devais tenir le coup. J’ai regardé un thriller, qui était sensé être assez prenant pour que je ne remarque pas les heures passer. Mais rien à faire!!! Je voulais le voir!!! J’ai appelé Caro pour savoir ce qui se passait, et où elle en était.

Elle avait bien été au concert. Après le concert, le groupe avait décidé d’aller manger ensemble, et elle a très vite compris qu’elle n’était pas invitée. Pascal lui a fait comprendre qu’il ne pouvait pas l’imposer au groupe et promis de la rappeler plus tard. Ce n'était pas son groupe, il n'était que remplaçant.

Elle les avait suivi. Ils étaient dans la villa de l’un des membres du groupe qui habitait dans les hauts de Morges. Caro avait fait une tentative d’approche pour regarder à l’intérieur, mais la peur de se faire prendre, ou pris en chasse par le chien de la maison, s’est réfugiée dans sa voiture pour attendre de voir Pascal partir. Ca lui faisait du bien de me parler dans sa longue attente. Elle avait l’intention de le suivre, et dès qu’il rentrerait, elle pensait lui proposer de passer chez elle. Elle m’appèlerait à ce moment là.

1h du matin, Caro a vu Pascal partir avec cette fille, la chanteuse. Encore elle??? Et que les 2!!!

Elle les a vu se tenir la main quelques secondes avant de se séparer et prendre chacun leur voiture. Elle m’a assuré que ce n’était pas anodin, leurs manières indiquaient qu’ils faisaient tout pour se cacher, cacher leurs relations. Pour elle, il était évident qu’il se passait quelque chose. Ils étaient les 1ers à quitter la soirée, et ensemble. La voix de Caro tremblait. Elle avait cru que Pascal rentrerait chez lui, comme elle l’avait perdu dans la circulation à la sortie de l’autoroute, elle a foncé chez lui. Mais il n’y était pas. Elle a essayé de le joindre, mais il ne répondait pas à son natel.

Ça m’a achevé... J’avais les palpitations, c’était l’angoisse. Non, non non, ça ne pouvait pas se passer comme ça!

Caro a foncé chez la chanteuse. Rien. Pas de lumières. Elle avait les boules, moi aussi. Caro voulait que j’essaie aussi de l’appeler, mais on a décidé qu’elle resterait chez la chanteuse au cas où ils arriveraient entre temps, et moi, je devais filer chez Pascal.

Caro venait de voir Pascal arriver chez la fille, qui l’attendait à l’entrée de son bâtiment, alors elle avait essayé de joindre Pascal qui ne lui a pas répondu. L’angoisse et la rage faisait trembler sa voix. Je l’ai mise en attente pour appeler Pascal. Ma voix aussi tremblait légèrement et j’ai essayé de le cacher en tournant autour de ma voiture pour lui faire croire que les tremblements étaient dû au fait que je marchais.

Je savais qu’il s’apprêtait à aller rejoindre la chanteuse, alors je ne m’attendais pas à ce qu’il prenne mon appel après avoir ignoré ceux de Caro.

  • Tu fais quoi?
  • Oh! Heu... Je... Rien de spécial... Pourquoi?
  • J’ai pensé que vous aviez fini de jouer, et... J’avais envie de te voir, et je me disais que tu aurais pu passer à la maison, on pourrait se voir un moment?

Je voulais pas lui laisser le temps de chercher des excuses, ni de trop réfléchir. Inutile de tourner autour du pot.

  • Ha! ... Oui, mais ça va pas être possible là! Je suis avec le groupe et...
  • Et tu n’as pas envi de me voir...
  • Pas du tout, j’ai pas dis ça, c’est chou que tu ai appelé, c’est juste que... Ben, c’est que j’avais déjà accepté de prendre un verre...
  • Avec l’équipe...?
  • Oui, avec l’équipe, alors je peux pas là. Mais écoute, on s’appelle demain d’accord?

J’ai raccroché sans lui dire bonne nuit. Menteur. Menteur. Menteur. J’en avais marre d’entendre ses excuses vaseuses. Caro m’a dit qu’il regardait autour de lui pendant qu’il parlait au téléphone, elle ne savait pas que c’était avec moi. Demain, quant il m’appelle, s’il appelle, je lui dirais que je sais où il a passé la nuit et qu’il n’avait qu’à l’appeler elle. Pfff, j’étais sonnée. Il avait préféré... Afff, pourquoi est-ce que ça m’étonne encore et pourquoi je me jetais toujours au devant de ce qui va me crever le cœur moi? Je dois aimer souffrir, ou je suis si stupide que je me fais encore des illusions.

Merde, j’avais trop trop mal, je n’arrivais plus à respirer et je me battais contre l’envie de demander l’adresse à Caro et d’aller frapper à la porte pour qu’il sorte de là. Hhhhh! Trop mal.

Au moins, je n’étais pas toute seule à me ronger de l’intérieur, Caro aussi. Après notre coup de fils, Pascal a rejoint la fille qui l’attendait dans l’entrée, et ils sont montés tous les 2 à son appartement.

Elle voulait aller sonner, mais c’était fermé en bas, alors elle attendait que quelqu’un entre dans le bâtiment. Elle a sonné à l’interphone, mais personne ne lui a répondu. Elle était en train de péter un câble. Je ne sais pas pourquoi, mais entendre quelqu’un crier de douleurs à l’autre bout du fils m’a calmée et je lui ai dis que ça ne servait à rien qu’elle reste là-bas. Si d’aventure Pascal s’en rendait compte, ou sortait pour lui demander d’arrêter de sonner comme une hystérique, non seulement il sera en colère, mais il risque d’arrêter de la fréquenter.

Caro m’a demandé si elle pouvait venir chez moi, mais je lui ai dit que c’était pas possible, j’avais décidé d’aller rejoindre Thomas. C’était archi faux, je suis restée chez Pascal, au moins, ça me donnait l’impression d’être un peu avec lui. Je me torturais inutilement, mais c’était mieux que rien.

Quant j’ai raccroché, j’ai pleuré comme une madeleine.

Tout un tas de choses me passaient par la tête... J’aurai peut-être dû aller au concert et on aurait fini la soirée ensemble? Peut-être que j’aurai dû l’appeler plus tôt, alors qu’il était seulement en train de prendre un verre avec le groupe? Pourquoi avoir attendu, c’était de ma faute si ça finissait si mal? Peut-être que j’aurai dû insister plus quant je l’avais en ligne? Je n’aurai peut-être pas dû raccroché comme ça? Etc, etc...

Rhhha! Je ne voulais pas vivre ça, je ne voulais pas le perdre, je ne voulais même pas imaginer des lendemains sans lui. Ne plus entendre sa voix, ne plus le toucher, le respirer... Torture... Rhhh, si seulement je pouvais remonter le temps, tout essayer...

Et voilà... Encore un soir de larmes, jetée comme un vieux chiffon inutile, usé... Il ne me restait plus que les yeux pour pleurer... J’avais perdu.


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064/11 - On se dit tout, on vide notre sac (1/2)

Publié le par JaneDo

On se dit tout... Je vide mon sac...
Samedi - 5.mars.2011 - (064/11)

Les bisous ne m’ont calmés qu’un moment, je n’avais pas dit tout ce que j’avais à dire, pourtant je me retrouvais dans l’incapacité de prononcer un mot de plus, sans finir par pleurer comme une madeleine.

Je me sentais au bord de la nausée, j’ai voulu partir. De toute façon, il ne parlait pas, il se contentait de me regarder, et je ne voulais pas me ridiculiser encore plus. Et j’avais l’impression qu’il attendait que j’en ai terminé pour aller la rejoindre. J’ai tourné les talons, Pascal m’a rattrapé par le bras et dans un murmure à peine audible, il m’a demandé de rester.

Rester? Pour qu'il fasse comme à Munich, me planter là et courir chez sa Caroline?

  • Pourquoi tu es comme ça? Pourquoi tu agi comme tu le fais? Est-ce que tu cherches à me faire du mal?
  • Peut-être... Je ne sais pas. Je veux juste qu’on me foute la paix. J’en ai ras le bol que tout le monde essaie de contrôler ma vie.

Aoutch! Moi y compris, super!

  • Pourquoi tu.. Oh puis non, laisse tomber, c’était une très mauvaise idée de venir chez Caro ce soir!
  • Ça je te l’accorde!

Aoutch! Sa réponse a sonné comme une baffe! Je ne m’y attendais pas. Je me suis levée pour partir et une fois de plus, il m’a attrapé par la main.

  • Ne pars pas, reste encore un peu...
  • Pourquoi? Tu n’as rien à me dire. Et de toute façon, qu’est-ce que t’en a à foutre de ce que je pense ou de ce que je ressens!
  • Peut-être que j’en ai à foutre...

Ses soudaines franchises avaient toujours le don de me couper les pattes. Je me suis rassise. Pascal s’est mordu la lèvre et à secouer la tête! Il avait été sur le point de dire quelque chose, mais il s’est abstenu...

  • Tu m’a plaquée pour Caro, n’est-ce pas?
  • Oh pas du tout... Pas du tout!
  • Pourtant, je sais que vous vous voyez tout le temps, que...
  • Pourquoi? Toi et moi, on n’essayerait pas d’être amis? Et tu es avec quelqu’un!

Puis zut, je ne pouvais pas me contenir, je voulais tout savoir, j'avais besoin de vider mon sac. J'avais trop longtemps garder tout ça à l'intérieur pour ne pas faire d'histoires, et aussi, parce qu'on avait jamais eu vraiment le temps de parler.

  • Est-ce que c’est sérieux vous 2? Ou est-ce que c’est Marilou, ou peut-être encore une autre?
  • Jane, je t’en prie, arrête...
  • Vous vous voyez souvent avec Caro? Je pensais que tu étais avec Nina, maintenant je sais plus trop, et puis...
  • Assez. Arrête!
  • Dis, je dois te tirer les vers du nez, ou est-ce que c’est un jeu et je dois deviner et poser les bonnes questions pour avoir une réponse franche?
  • Pas du tout...
  • Vous... vous... Raconte moi... Dis moi la vérité, simplement la vérité. Qu’est-ce que vous faites? Est-ce qu’il y a des choses que tu pense que je devrais savoir? Est-ce qu’il se passe quelque chose avec Marilou, Nina, et qui d’autre?
  • Trop de questions... Je t’ai déjà dis que je suis avec Nina, mais c’est vrai, je continu à voir Caro. Caroline est la seule avec qui je sais toujours où j’en suis. Je me sens bien avec elle, je ne vais pas dire le contraire. Mais Jane, je ne vois pas en quoi ça te regarde?

J’ai eu un petit rire amer, c’est vrai, peut-être que ça ne me regardait pas, mais ça me regardait quand même. Je voulais le faire parler, je voulais qu’il me donne des raisons de lui poser des tonnes de questions.

  • J’ai entendu des histoires qui m’ont fait assez mal, j’aimerai mieux entendre ta version, de ta bouche. Je voulais savoir si c’est vrai ou non? Et aussi quant on était au chalet, je t’ai entendu dire à Nina que tu n’étais plus amoureux de moi, que c’était fini. C’est vrai? Je sais aussi ce qui s’est passé chez Caro avec Marilou... Pourquoi? Ça fait depuis combien de temps? Est-ce qu’il se passe quelque chose? Qu’est-ce que tu ne me dis pas?

Il m’a dévisagé longuement, comme s’il cherchait à savoir ce que je savais, Il m’a posé des questions pour savoir ce que je savais, mais je ne pouvais pas lui dire comment je savais, ni que j’étais aux 1ères loges j’avais promis à Caro. Merde, je me rendais compte que j’étais complètement à la masse, mais impossible de stopper la machine. Et pour la 2ème fois, en moins de 5mn, il m’a répété que ça ne me regardait pas!!!

  • Déjà que je ne vois pas de quoi tu veux parler, je n’ai pas de compte à te rendre, tu le sais ça?
  • Je le sais, je ne le sais que trop bien... Mais tu prétendais m’aimer, alors juste pour mon info personnel, ça m’aidera à te voir tel que tu es pour une fois! Qu’est-ce que tu as dit ou fait avec Caro que tu n’as pas fait avec moi, ou que tu as fais aussi avec moi, sachant que tu dis ne pas tenir à elle autant que ça?
  • Whoooh... Dis moi carrément ce que tu veux savoir?
  • Non! Dis moi toi.

Il est resté un moment dubitatif à me regarder sans répondre. Je savais qu’il réfléchissait à ce qu’il devait ou non me dire!!!

Bien sûr j’avais peur de tout foiré, de le perdre aussi, mais je devais une bonne fois pour toute sortir tout ce que j’avais sur le cœur, tout ce qui me hantait depuis si longtemps. Tant qu’à faire, puisque j’avais déjà commencé à être une peste, autant vider mon sac.

  • Tu me raconterais toi tout ce que tu fais quant je ne suis pas là, ou que t’as fait depuis que, enfin depuis qu’on a rompu? Parce que c’est ça, non? Tu veux savoir tout ce que j’ai fait depuis qu’on est plus ensemble, je me trompe?
  • Est-ce qu’il y en a eu d’autres de soirées avec Caro et Marilou? Et le week-end du petit Nouvel An, je t’ai vu partir avec une fille? Une blondinette genre pouffiasse, tu as été chez elle?
  • Je ne me rappelle pas...
  • Arrête de me prendre pour une idiote! Je vous ai vu partir ensemble, vous avez pris un taxi?
  • Oh ça! Pas que ça te regarde, mais dis moi... Tu me raconterais toi, tout ce que tu as fait si je te le demande? Ou est-ce que tu as des choses dont tu n’es peut-être pas très fière et que tu préférerais ne pas parler? Tu me raconterais vraiment tout?

Glups, il avait raison. Il y a des choses que je préférerais ne pas mentionner, même sous la torture. J’ai décidé que ça n’avait rien à voir, que j’avais le droit et le besoin de savoir, alors j’ai menti et j’ai dit que je dirais tout. Ça l’a fait réfléchir et se gratter la tête.

  • Alors? Tu es rentré avec elle? Tu as été chez elle? Je vous ai vu vous rouler des baskets dans le taxi! Est-ce que tu as dormi là-bas? Est-ce que vous avez...

Est-ce que c’est elle ou lui qui a proposé? Est-ce qu’il en avait envi, envi d’elle, ça lui a plu? C’était comment, est-ce qu’elle était “bonne”? Est-ce qu’ils se sont revus? Est-ce qu’ils s’appellent, l’appelle-t-il plus qu’il ne m’appelait tout le temps qu’on était sorti ensemble? Est-ce qu’elle l’attirait? Elle faisait ça bien? Rhhhoh, j'avais tout un bataillon de question du genre. Je voulais tout savoir dans les moindre détails, par le menu. J’étais complètement hystérique, il était réticent et mes questions l’embêtait.

  • Je te reconnais pas, tu me prend la tête Jane!
  • Je veux quand même savoir...
  • Ok, oui j’ai été chez elle. Elle m’a proposé d’aller chez elle, je n’avais pas de raisons de refuser. Et oui, j’ai dormi là-bas, et oui encore, elle me plaisait bien et c’était pas mal. Voilà, t’es contente?

Non, je n'étais pas contente. Il avait sauté les détails comme il l'avait sautée, elle! 1 million de fourmis rouges me mangeaient le cœur. Le rat, il aurait pu mentir au moins? Un beau gros mensonge m’aurait plu, il n’avait pas besoin de me dire tout ça, je n’aurai eu aucun moyen de le savoir. Je me suis courbée sous la douleur. Merde, je ne voulais pas pleurer, surtout pas ça!

  • Et toi Jane? Tu as couché avec Thomas? Combien de fois avant qu’on se sépare? Et combien de temps et de fois après? Ou pendant? Est-ce que tu m’as trompé avec quelqu’un d’autre? Layne? Je sais que... Non, moi aussi, je veux l'entendre de ta bouche? Alors?

Iaaak, je ne voulais pas lui répondre! J'ai ravalé mes larmes, je pourrais pleurer plus tard quant je serais seule et chez moi. Je lui ai rétorqué qu’il cherchait à noyer le poisson parce qu’il ne voulait pas me répondre. Puis après tout, c’est moi qui avait posé la question en 1er. J’ai fait la vexée.

  • Comment oses-tu me demander ça! Bien sûr que non!
  • Jane tu vois, tu me raconte des salades!

J’avais encore tellement de choses à lui demander, mais je n’en ai pas eu le temps. On a entendu la voiture à Thomas et on avait pas tiré les rideaux, alors j’ai été me cacher dans sa chambre. Comme on s’y attendait, en voyant la lumière, Thomas est passé.

Pour tout compliqué, Caro l’a appelé pratiquement au même moment. Pascal a fait entrer Thomas et a pris l’appel pour lui dire qu’il allait arriver. J’ai d’abord pensé tout faire pour l’en empêcher, puis j’ai pensé que si on n’y retournait pas, Caro serait vraiment fâchée, elle ne m’invitera plus et ne me dira plus rien sur ce qui se passe avec Pascal. Je devais faire le point dans ma poche et voguer avec le courant, il me suffisait de faire un petit effort.

Caro avait dû entendre la voix de Thomas, elle devait se douter qu’il était coincé.

Thomas s’attendait, je crois, à nous trouver ensemble. En tous cas, c’est ce qu’il a dit à Pascal. Ils ont commencés à discuter et moi, je cherchais le moyen de pouvoir sortir de là sans qu’ils me voient. J’aurai pu filer chez Caro et attendre Pascal là-bas. J’essayais de ne pas faire de bruit, je ne voulais pas que Thomas découvre que j’étais chez Pascal.

Je ne faisais par très attention à leurs discussions jusqu’à ce que Pascal lui demande de me plaquer! Alors j’ai tendu l’oreille...

Pascal lui a dit que je me doutais sûrement qu'il me trompait,  mais Thomas semblait penser être discret, qu'il y avait peu de chance que je le découvre, et même si, il ne pensait pas que ça me poserait de problèmes. Thomas lui a même fait remarquer que je le laissais bien, lui Pascal, me tromper, que ça ne semblait pas avoir de l’importance pour moi, parce qu’il ne s’agissait pas d’amour. Puis Pascal lui a carrément fait du chantage; s’il voulait qu’il se tienne tranquille pour Jess, alors, il devait me laisser tomber. Après un long moment de réflexion, Thomas a refusé.

Caro impatiente et ne voyant pas Pascal revenir, elle s’est pointée à son tour, alors Thomas a décidé de s’en aller.

  • Allez faire ça ailleurs, ici c’est chez ma sœur aussi...

Thomas est parti en claquant la porte. Glups. Apparemment, ça ne lui faisait pas plaisir de voir Caroline s’inviter sans complexe chez Pascal. Caroline a demandé à Pascal quelle mouche l’avait piqué, ce qui s’était passé et où j’avais passé. Et aussi surprenant, Pascal lui a fait croire que je n’étais pas là, j’avais filé par l’autre porte quant Thomas est arrivé, que j’avais eu un coup de blues, que contrairement à ce qu’il avait pensé tout d’abord, ça n’avait rien à voir avec elle ou avec lui.

Caroline n’a pas semblé le croire. Elle lui a parlé de ce qu’on avait discuté, et qu’elle m’avait demandé de ne pas faire d’esclandre, qu’elle aurait dû s’y attendre.

  • Écoute... Je t’assure, ça n’avait rien à voir. Ça ira mieux la prochaine fois. En fait... Je pense qu’elle cherchait à se venger en quelque sorte...

Il a hésité un moment avant de lui balancer que j’avais appris que Thomas me trompait. Caro a pensé que c’était concernant Marilou au chalet.

  • Alors elle sait pour Marilou?
  • Marilou? Qu’est-ce que tu veux dire?

Caro lui a expliqué qu’à la dernière soirée au chalet, Marilou et Thomas avaient couchés ensemble. Marilou le lui avait raconté. Pascal le savait déjà, mais il avait pensé qu’elle parlait d’après ça. Il lui a alors dit qu’il ne s’agissait pas de Marilou, mais de ce qui se passait avec Thomas et son ex.

Ha??? Son ex??? Ben, j’apprenais quelque chose! Je suis sûre que la fille que j’avais vu n’était pas son ex, je l’aurai reconnue. Donc, Thomas voyait toujours son ex??? C’était une 1ère!

Comme ce soir, Pascal me montrait qu’il me connaissait mieux que je ne le pensais. Il avait deviné que, même si je pensais qu’il fallait qu’on retourne chez Caro, il savait que je n’en avais pas envi. Il lui a donc fait croire que je les rejoindrais peut-être plus tard dès je me serais calmée. Je lui avais gâchée sa soirée et lui avait enlevé Pascal quelques heures, alors Caroline, elle, espérait que non! Bref, Caro m’en voulait!

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