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063/11 - Je veux aussi être ta maîtresse

Publié le par JaneDo

Je veux aussi être ta maitresse
Vendredi - 4.mars.2011 - (063/11)

J’étais presque sûre que vendredi soir, Pascal passerait la soirée et même la nuit avec sa chère Caroline, donc je me suis arrangée pour qu’elle m’invite à la place de Marilou. D’une certaine façon, j’ai été contente d’apprendre que Pascal n’avait pas voulu de Marilou, et qu’il était parti en laissant à Caro le soin de se débarrasser d’elle.

Donc, hier soir, je me suis fait un sang d’encre en les imaginant tous les 3, en fait, il n’y avait que Caro. C’est moche à dire, mais je suis contente que son plan ait foiré. D’un autre côté, c’était dérangeant de penser qu’il avait préféré être seul avec elle.

J’ai beaucoup insisté et Caroline a fini par accepter a contre-cœur. Elle pensait que ça ne ferait pas très plaisir à Pascal après hier soir. Elle pensait qu’il préférerait qu’ils restent en tête à tête. Ça m’a un poil énervé qu’elle décide à sa place. Non mais! De toute façon, je ne lui laissais pas le choix, ou elle m'invite, ou je m'invite!

Avant de raccrocher, elle m’a fait promettre de ne pas faire de scène et de ne pas m’incruster si Pascal voulait que je m’en aille. Aïe, ça fait mal d’entendre une “outsider” parler comme si elle était l’élue!

Je suis sortie prendre un verre avec Rozanna, puis j’ai été rejoindre Thomas au Tiger. Pascal n’était pas avec eux. Ni Caro d’ailleurs. Dire que j’avais piaffé d’impatience pour arriver au plus tôt, parce que j’avais pensé le trouver là, mais niet. J’avais pensé que ce serait lui qui se demanderait où je pouvais être! Je me demande où il était et ce qu’il faisait? Je me suis ennuyée comme un rat mort, jusqu’à ce que je le vois pointer le bout de son nez.

Pascal avait sûrement avalé un verre de trop, parce que le sourire scotché d’un bout à l’autre de son visage. Ses yeux étaient rieurs, il avait l’air de passer une bonne soirée.

Ça m’a un peu foutu sur les rotules de le voir se pointer avec Marilou. Caro était bien sûr avec lui. Bon, après ce qu’elle m’avait raconté, je ne pense pas avoir de soucis à me faire la concernant, mais pour Caro, c’était de plus en plus évident qu’ils étaient ensemble!!! Mince, est-ce qu’ils s’étaient tous les 2 foutu de ma gueule?

Dès qu’ils sont arrivés, on est parti en boîte. Thomas restait distant, il tirait un peu la gueule... Ce matin juste avant de partir, j'ai fait semblant de renifler sa chemise, quant j'étais sûre qu'il avait remarqué, je le lui ai lancé à la figure. Je lui ai dit que ce n'était pas mon parfum, ni le sien non plus. Il n'a rien osé répondre et n'avait pas eu le temps de chercher à s'expliquer. Je suis partie comme une fusée. C'était lamentable d'être aussi lâche, de chercher tous les prétextes pour rompre et de ne même pas avoir le courage de le faire comme une adulte. Mais je voulais que ça vienne de lui, pas de moi!

C’était peut-être normal, mais je me sentais bien seule sans sa “protection!

Je ne pense même pas que Pascal se soit rendu compte du léger froid qu’il y avait entre Thomas et moi, il s’amusait bien trop et était bien trop occupé à danser avec Caro. Ils dansaient les yeux plongés dans les yeux l’un de l’autre, ses bras l'entouraient et ils lui faisait de petits bisous au coin des lèvres, sous l'oreille, j'étais verte, ça aurait dû être moi! Puis comme ça devenait chaud, ils ont décidés de partir.

Pour que ce ne soit pas trop évident, ils ne sont pas partis ensemble. Caro a été la 1ère à lever le camp.

Quant elle a voulu me faire la bise, j’ai tenu à partir avec elle. Et oui, je savais aussi être collante comme une limace géante!

Je ne voulais pas prendre le risque qu’elle ne m’appelle pas, pour me dire ensuite que Pascal ne voulait pas. Elle n’avait pas à prendre le taxi comme ça. Ça l’a un peu déstabilisée, parce que, je crois qu’elle allait seulement attendre Pascal vers sa voiture, mais elle n’a pas osé me le dire. Devinant qu’elle allait envoyer un message à Pascal, je ne voulais pas qu’elle puisse le prévenir, alors, dès qu’on a quitté la boîte, j'ai prétendu avoir changé d’avis pour son plan à 3. Rusée, je lui ai demandé de ne pas être fâchée et de ne pas m’en vouloir.

Au contraire, ça a paru la soulager et lui faire très plaisir. J’ai fait semblant d’ignorer m’en être aperçu. Dès qu’on est arrivé dans ma voiture, elle lui a envoyé un message pour lui dire qu’elle partait déjà et qu’elle l’attendrait à la maison (chez elle). Après son message, je suis revenue sur le sujet, en prétendant avoir peur qu’il me renvoi comme il l'avait fait avec Marilou, pour la forcer à me dire le contraire. Ça n’a pas manqué. J’ai fait semblant d’y réfléchir, j’ai changé de sujet, puis quant on est arrivé chez elle, je lui
ai dit qu’on verra bien, je voulais bien tenter le coup. J’ai réussi à la faire accepter que je reste en retrait pour faire la surprise à Pascal. Intérieurement, je fulminais de rage.

En arrivant chez elle, la 1ère chose qu’a fait Caro, était de tirer tous les rideaux, de fermer les fenêtres de sa chambre, puis de foncer prendre une douche. 1/2h après, Pascal est arrivé. Nerveuse, j’ai sursauté en entendant sa voiture, et j’ai essayé de rester en retrait en restant vers la cuisine. Pascal ne pouvait pas deviner que j’étais là. J'avais parqué plus haut, sous prétexte que si jamais Thomas pensait à me chercher chez elle, il ne fallait pas qu'il trouve ma voiture!!!

Dès qu’il a passé la porte, elle s’est jetée à son cou et ils se sont embrassés langoureusement. De les voir comme ça, le voir lui si... c'était comme des tonnes de coups de matraque dans la gueule et des tonnes de coups de poignards dans le cœur. C'est fou ce que ça peut faire mal. Presque aussitôt, Pascal l’a soulevée pour l’emporter dans la chambre. Je me suis avancée timidement dans le salon. Dès qu’il m’a vu, son sourire a disparu.

J’ai eu peur... Peur qu’il veuille que je m’en aille. Je ne sais pas pourquoi j’ai ressenti ça.

Ciel, dire qu’il faisait la même chose avec moi! Il fût un temps où c'était moi qu'il embrassait de cette manière, impatient et passionné!! Et moi qui croyait qu’il n’y avait que moi qui créait cette impatience chez lui. Je m’étais lourdement trompée. Il n'y avait pas si longtemps, c'était moi qu'il l'offrait à lui et pas le contraire, comment les choses avaient pu changer si rapidement? Je pouvais voir ce qu’il pensait refléter sur son visage; surprise, perplexité, interrogation avec son petit froncement de sourcils, puis il a dû décidé de jouer le jeu.

Mince, qu’est-ce que je pouvais être coincée parfois...

Caro a proposé à boire et Pascal s’est assis à côté de moi. Ses doigts ont emprisonnés les miens quelques instants, alors que Caro naviguait entre la cuisine et le salon, puis Pascal a passé son bras autour de ma taille pour me tirer près de lui. J’ai failli prendre la fuite.

Comment est-ce qu'il pouvait prendre tout ça tellement à la légère? Il ne devinait pas ce que ça pouvait me faire?

Il a senti mon petit mouvement de recul et ça l’a fait sourire. Il s’est mis à me faire des petits bisous dans le cou tout en me chuchotant des trucs à l’oreille. Je restais raide comme un bout de bois. Ça le faisait sourire encore plus. Caro est venu s’asseoir sur ses genoux sans aucune gêne. Ça se voyait qu’elle avait pris confiance au cours des mois passés et qu’elle avait l’habitude d’être sur ses genoux, d’être dans ses bras.

Ciel, je n’arrivais pas à me détendre. La pensée de tout le temps qu’ils devaient passer ensemble me torturait de jalousie et je luttais pour ne pas fondre en larmes. Je souffrais le martyre et je crois que Pascal le sentait et il a essayé de me mettre à l’aise. Il m’a accordé beaucoup d’attentions et je ne savais pas s’il le voulait vraiment ou si c’était juste pour me détendre.

Il se passait pleins de choses dans ma tête, je me posais pleins de questions. Ils étaient ensemble? Depuis quant? Ils s'étaient foutu de ma gueule depuis le début? Est-ce qu'il tenait plus à elle qu'à moi? C'était la folie, ça n'allait pas!

Puis, au moment le plus inapproprié, j’ai craqué et j’ai fondu en larmes comme une idiote... Arf! J’ai repoussé Pascal sans le vouloir, je n’arrivais pas à stopper le flot et pourtant j’ai essayé. C’était comme si j’avais fait exprès de fondre en larmes parce que je ne voulais pas qu’il ne se tourne pas vers Caro. Je me sentais mal, mais rien à faire pour récupérer, impossible de m’arrêter.

  • Jane? Qu’est-ce que tu as? Parle moi...

Pascal s’est levé presque aussitôt et s’est habillé. J’ai pensé qu’il allait nous planter là ou me demander de rentrer...

  • Je crois qu’il faut qu’on parle. Allé, viens... On va chez moi, d’accord?
  • Non. Non, non, restez. Je vous laisse, je vais aller au salon et dès que vous aurez fini de discuter...
  • Non. On va aller chez moi.

Pascal m’a aidé à m’habiller avant de me prendre par la main pour qu’on s’en aille. Je ne sais pas si Caro regrettait  ou non que je sois là ou si elle était fâchée, je n’entendais rien. Elle a tout essayé pour qu’on ne parte pas, et ça coulait, ça coulait sans que je puisse rien faire. J’essayais de me cacher le visage et d’étouffer mes pleurs, mais niet. J’avais honte de pleurer comme une madeleine, et je voulais que ça cesse, mais rien à faire. J’ai pleuré pendant presque tout le chemin à pieds jusqu’à son appartement. Je suis sûre que Caro doit être très très fâchée contre moi et je la comprenais.

Pascal m’a donné à boire, mais je n’avais pas soif. Je voulais juste qu’il me laisse tranquille un moment, ce qu’il a fait. Je ne voulais pas qu’on me touche, juste rester dans mon coin, pas qu’on me regarde, juste me laisser. Il m’a préparé un café, puis quant il a senti que je me calmais, il m’a tendu une cigarette et un mouchoir. Ça m’a calmé de le sentir si calme et la cigarette. Il s’était assis sur la table basse du salon et essayait de capter mon regard. Pfff, j’avais les yeux rouges, le nez qui coulait, non, je n’avais pas envie de croiser son regard. Après un long moment de silence, d’une voix tendre qui a fait chavirer mon pauvre cœur meurtri, il m’a demandé si ça allait mieux, en séchant mes yeux du doigt. Ça m’a fait du bien.

  • Tu veux me raconter ce qui t’arrive?

Gentiment Pascal me caressait la joue, tout en continuant à essayer de sécher mes larmes. C’était inutile, mes nerfs avaient lâché et je n’avais aucun contrôle sur le trop plein qui sortait. J’avais honte de pleurer comme une gamine. Honte de pleurer devant lui. Je ne pleurais jamais devant personne.

  • Je ne sais pas ce que j’ai fait qui t’a fait pleurer, je le regrette, je m’en excuse, pardonne moi.

Ses yeux tous tristes, et sa voix chaude et tendre quant il dit “viens là” en me prenant dans ses bras, afff je fonds, ce qu’il était chou. Il m’a serré contre lui et c’est sorti tout seul, j’ai même été surprise de m’entendre le dire à haute voix!!!

  • Est-ce que je peux aussi être une de tes maîtresses? Je veux être une de tes maîtresse, si tu le veux bien!
  • T’es folle ou quoi? T’es sûre que c’est bien ce que tu veux?
  • Certaine.
  • Et tu fais quoi de Thomas? Alors arrête de raconter des bêtises... Tu ne sais pas ce que tu dis!

Pascal a froncé les sourcils, il ne comprenait pas. Moi si. C’était pas des bêtises, je voulais une petite place, une toute petite, et même celle-là me convenait. Je ferais n’importe quoi et tout pour faire partie de son univers.

  • On devrait peut-être retourner chez Caro, sinon elle sera fâchée contre moi. Je ne veux pas qu’elle m’en veuille!
  • Ça ira. T’en fais pas.
  • Pourquoi? Pourquoi Caro? Est-ce que vous êtes ensemble? Depuis tout ce temps, vous avez toujours été ensemble, n’est-ce pas?
  • Qu’est-ce que tu va imaginer? Qu’est-ce qui te fait dire un truc pareil?
  • Tu la vois tout le temps! Je croyais que tu retournais auprès de ta femme, et c’était pas vrai. Je pensais que tu étais avec Nina, et je me rends compte qu’il y a Caro, qu’il y a toujours eu Caro, tout le temps! Vous n’avez jamais rompu, n’est-ce pas?
  • N’importe quoi. Même si je suis avec Nina, je vois toujours Caro. Tu sais, Caroline est la seule chose constante dans ma vie! Puis soyons sérieux, d’ici fin mars, ce sera fini avec Nina!

Glups! Inutile de lui demander s’il aimait Caro après ça, l’entendre le dire à haute voix me ferait trop de mal.

  • J’aurai voulu que ce soit vers moi que tu te tournes... J’espérais être la personne avec qui tu te sentais le mieux. Mais ce n’est jamais moi..

Pascal a eu un grand soupir. Pendant quelques instants, il a réfléchi avant de me répondre.

  • Mais Jane, tu es avec Thomas... Je ne peux pas me tourner vers toi même si j’en avais envi.
  • Tu en as eu envi?
  • J’en ai eu envi.

On s’est retrouvé assis comme 2 idiots sur le canapé, séparé par des kilomètres. C’était fini les caresses sur la joue pour que j’arrête de pleurer, il ne m’approchait plus. Je me suis mise à rêver qu’il m’attrape encore par le bras pour me demander de rester... Désopilant!

  • Merde Jane, tu devrais rentrer... Si Thomas te trouve ici, ça va mailler!
  • Ha? Tu veux juste que je m’en aille pour que tu puisse courir chez Caro, c’est ça?

Puis, je me suis transformée en emmerdeuse de 1ère, toujours à ressasser les mêmes choses, je voulais tout savoir, je voulais savoir quant il avait commencé à voir cette Nina, ce qui se passait avec Caro, s’ils étaient ensemble et depuis combien de temps, pourquoi il avait prétendu vouloir redonner une chance à son mariage, etc etc. Pffff, la vraie pouffiasse casse-pieds!

Il n’y a que ses bisous qui ont réussi à me faire taire. J’adore trop être dans ses bras. Je lui ai dis à nouveau que je voulais être une de ses maîtresses, je me foutais du reste, je voulais juste être avec lui. Ça l’a fait sourire. Je crois qu’il pensait que je racontais encore des conneries, mais j’étais sérieuse.


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062/11 - Ils n'ont jamais rompu!

Publié le par JaneDo

Ils n'ont jamais rompu
Jeudi - 3.mars.2011 - (062/11)

Arf, j'en ai marre de souffrir, j'ai l'impression que je ne fais que ça, l'impression de toujours prendre les mauvaises décisions, et pourtant, malgré tout, Pascal était ma seule préoccupation. Une préoccupation à plein temps. Je n'arrivais pas à être heureuse loin de lui. J'ai donc choisi de mettre un peu d'ordre dans ma vie.

Pleine de bonnes résolutions, j’ai invité Thomas à diner ce soir dans l’idée de lui dire que je ne pouvais pas sortir avec lui. Et je n’ai pas osé. Je n’ai pas pu lui dire.

On a parlé de tout et rien et à plusieurs reprises, j’ai essayé de l’amener sur le sujet, mais astucieusement, Thomas a réussi à dévier du sujet. Malicieusement, il a même mis le pied dans le vif du sujet, en rendant impossible toute déclaration faramineuse de ma part. Il m’a dit que ça lui ferait mal que je le plaque pour courir après un Pascal qui ne voulait plus s’engager dans une relation sérieuse avec qui que ce soit, même pas avec sa femme.

Après, bien après, j’ai réalisé que j’aurai dû au contraire en profiter pour lui dire que, moi non plus, je ne voulais pas m’engager dans une relation sérieuse.

Thomas trouvait étrange que Pascal et Caroline continuent à se voir autant, que chaque fois qu’il rentrait sur Lausanne, Caroline l’accompagnait, elle semblait toujours faire partie intégrante de sa vie. Thomas était persuadé qu'ils n’avaient jamais rompu, et se demandait même si son installation à Munich n’était pas planifiée d’avance.

Glups, ça m’a fait pensé au commentaire d’une amie Kazéo, elle aussi pensait que ça devait avoir été prévu depuis le début, ce qui me donnait la mauvaise impression qu’ils étaient bel et bien en couple, qu’ils ne s’étaient jamais séparés et que je n’avais jamais été que l’autre! Ça m’a retourné l’estomac. Alors, sans le savoir, ils jouaient tous les 2 avec moi comme si j’étais une marionnette? Ça m’a déplu et rendue quelque peu furax. Mais je ne devais pas me laisser emporter par la colère, ce n’était peut-être que mon imagination, je n’avais aucune preuve.

Après avoir mangé, Thomas m’a proposé d’aller prendre un verre avec ses potes. J’ai décidé de le rejoindre, je ne voulais pas faire tard, alors je tenais à prendre ma voiture.

En arrivant dans le bar, j’ai immédiatement senti sa présence, avant de voir sa silhouette athlétique. J’ai immédiatement repéré Thomas en entrant, puis mes yeux ont été attiré vers la silhouette à côté de lui; Pascal. J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter de battre. J’ai eu la folle impulsion de battre en retraite, m’enfuir. Je ne m’y attendais pas, je n’avais pas prévu cette situation et je ne savais pas quoi faire, j’étais prise de court.

J’aurai voulu que la prochaine fois que Pascal me croise, qu’il ne me voit pas comme la petite amie de Thomas. C’était raté. Ils m’avaient tous vus arriver, alors je ne pouvais pas fuir.

J’ai fait la bise à tout le monde, et immédiatement Thomas m’a entouré la taille d’un geste possessif. Je ne pouvais rien faire. Caroline était comme d’habitude à ses côtés, elle agrippait possessive son bras et ça ne semblait pas le gêner. Thomas avait peut-être raison, ils étaient ensemble et depuis des lustres, il n’y avait que moi qui ne le savait pas. Malgré tout, le vague bisou sur la joue de Pascal m’a fichu des palpitations, et j’ai eu de la peine au début à sourire comme si de rien n’était.

Discrètement, je les observais du coin de l’oeil, je voulais me rassurer en espérant que ce que je craignais n’était que le fruit de mon imagination et celle de Thomas. S’ils étaient ensemble, alors Jess avait attaqué depuis le début la mauvaise cible!!!

  • Toujours fâchée?

En me voyant seule dans mon coin, Pascal m’avait embarquée dehors pour fumer. Ciel, il était toujours aussi... mignon. J’adore les expressions de son visage, la profondeur de son regard et ses petits sourires.

  • Fâchée? Pourquoi j’aurai été fâchée?
  • Alors pourquoi tu ne répondais pas quant je t’appelais?
  • Batterie plate.
  • Pfff (il a rigolé)... Elle est bonne celle-là! Pas pour m’envoyer des messages bidons, hein?

Des soupçons pleins la tête, je n’avais pas grand chose à perdre de lui dire la vérité. Après tout, s’il était avec Caro, il devait savoir la plupart de ce que j’aurai voulu lui cacher, alors!

  • T’as raison. Je n’étais pas fâchée, mais je n’avais pas envie de te parler. Tu avais préféré passer ta soirée avec Nina malgré les kilomètres que j’avais fait pour te voir, alors je ne savais pas ce qu’on aurait pu se dire! J’étais déjà partie de toute façon.
  • Je sais. Mais tu aurai tout de même pu répondre. On aurait pu faire la route ensemble, tu n’aurai pas eu à prendre le train et ça nous aurait permis de parler.
  • Avec Caroline dans la voiture? Sûrement!
  • Ben, elle aurait pu prendre le train pour changer.
  • Hum! J’en sais rien. Je crois que je n’aurai pas voulu non plus. Après tout, tu avais dit que t’avais un truc que tu ne pouvais pas annuler, en fait, ce n’était que pour passer la soirée avec ta Nina.
  • Thomas sait où tu étais?
  • Pourquoi tu change de sujet? On t’a vu, tu étais avec Nina.
  • Alors tu m’a suivi?
  • On t’a suivi. On voulait savoir si tu nous disais la vérité.
  • Ha! Donc, Caro était avec toi?

Ça remarque m’a fait comme une petite décharge électrique. Ça le faisait rigoler. Dès qu’il a remarqué que nous nous étions un peu écarté du groupe pour discuter, Thomas a voulu venir nous interrompre. Mais cette fois, je n’allais pas le laisser nous interrompre, je crois que Pascal non plus. On est resté assez stoïque et attendu qu’il s’éloigne pour continuer. Dès qu’il a fait mine de partir, Caro s’est pointée pour le remplacer.

  • Laisse nous.

Aoutch, son ton avait été sec et tranchant. Surprise, elle a aussitôt battu en retraite. Hum, ça m’a fait plaisir. Au moins, il avait envi de me parler!

  • Alors? C’était cette sortie que tu ne pouvais pas annuler?

Après un gros soupir, il m’a enfin répondu sans chercher à changer de sujet. Je me demande s’il était pensif parce qu’il regrettait d’avoir parlé aussi sèchement à Caro.

  • Ce n’était pas des collègues de bureau, c’était des amis à Nina. Je ne pouvais pas lui faire ça tout de même, ça avait été prévu depuis la semaine passée, et je ne pouvais pas la planter comme ça à la dernière minute. Ça lui aurait fait honte face à ses amis, et ils auraient pensé que je me foutais de sa gueule.
  • Oh! Je vois! L’empêche que j’avais fait plus de 600 km moi!
  • Oui, mais tu aurais dû m’avertir, j’aurai pu essayer de repousser au lendemain soir, où je t’aurai dis de venir le lendemain, je sais pas moi, on aurait pu trouver une solution.

Je ne savais pas ce que je devais en penser. Je comprenais, mais ça n’atténuait pas la peine que ça m’avait fait.

  • Alors comme ça vous vous présentez déjà vos amis?
  • C’est pas comme certaines qui ne veut même pas que je rencontre sa famille...

Pascal avait eu comme un rire amer. Glups, il avait frappé juste; je ne voulais pas le présenter à ma famille. Après ça, d’un petit air ironique, il m’a demandé comment ça allait avec Thomas, si j’étais toujours aussi heureuse, etc. J’ai changé de sujet, je ne voulais pas débattre de Thomas avec lui. Il l’a senti et m’en a fait la remarque et m’a demandé ce que je ressenti s’il avait voulu faire la même chose quant on en venait à Nina? Oups, encore touché!

  • Afff, j’avais l’intention de rompre avec Thomas... Ce soir en fait! Mais je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout.
  • Hein? Pourquoi? T’es pas bien avec lui? C’est pas l’impression que vous donnez!
  • Tu savais qu’il... Enfin, faut pas croire tout ce qu’on voit!
  • Mouais... Puis, épargne moi les; Je ne peux pas lui faire ça, il est adorable, etc... Je les ai déjà entendu avec Layne!

Je n’avais pas eu le courage de lui dire que Thomas me trompait et que je le savais. Puis, je savais qu’ils étaient proches, en général les mecs savent ce genre de choses, ils n’ont pas de peine à se confier ce genre de secrets.

  • Thomas me trompe.

Pascal a rougi jusqu’aux cheveux. Donc, j’avais raison, il le savait. Il n’a rien répondu et ne s’est même pas donné la peine de faire le surpris.

  • Bien sûr, tu le savais. Hum, ça ne m’étonne pas!
  • Je préfère ne pas parler de ça. Ne me demande rien, ça ne me regarde pas.

Il voulait retourner dedans, mais j’avais envie de rester encore un peu avec lui, rien que les deux. J’avais envie de profiter encore un peu de son aura, de sa proximité, même si je n’osais pas allongé la main pour le toucher. Je me demande bien pourquoi? Pourquoi est-ce que je me sentais toujours aussi coincée quant j’étais avec lui? C’est carrément débile.

Paul est venu le chercher, et peu après je les ai vu partir avec Caro. Ça m’a déprimée. Déjà que je ne parle pas beaucoup quant on était en société, là, c’était carrément le mutisme. Je voulais partir aussi, mais pas si vite après Pascal, j’aurai l’air de lui courir après. Alors j’ai attendu une bonne 1/2h avant de filer à mon tour en prétendant être fatiguée. De toute façon, Thomas savait que je voulais rentrer tôt.

Une sorte d’angoisse mélangé de palpitations d’anticipations me faisait trembler intérieurement de savoir que Pascal était dans les parages. Il aurait pu me dire qu’il venait passer le week-end en Suisse et surtout, qu’il serait là le jeudi, on aurait pu faire le voyage ensemble? Arf, oui, c'était de ma faute aussi, je n’ai pas lu tous ses messages et je n’avais pas voulu lui parler! Encore une fois, je m’étais laissée emporter. Mais, peut-être que, lui et Caro ne voulaient pas que je fasse la route avec eux? Je me suis souvenue que Caro m’avait encouragée à ne pas lui répondre? Est-ce qu’elle l’avait fait pour moi ou pour elle?

Rhhoooh là! Je recommençais à débloquer. Pas penser. C’était trop tard pour y changer quoi que ce soit, alors vaut mieux ne pas trop y penser.

Après le départ de Pascal, Thomas m’a pris les mains en me faisant un grand sourire pour me dire qu’il avait toujours quelques petits doutes quant il s’agissait de Pascal et que le fait que je l’invite à sortir, alors que Pascal était là, et que je ne disparaisse pas dans la nature l’avait rassuré, qu’il avait remarqué que je ne m’attendais pas à le voir.

Glups, mouais, c’est parce que je ne le savais pas!!!

Au lieu de rentrer, évidemment j’ai été faire un tour du côté de chez Pascal... Forcément! Bien évidemment, il n’était pas là, il était parti avec Paul, Alexia et Caro. Je me demande encore où il pouvait bien traîner. Avant de partir, j’ai été voir du côté de chez Caro; ils n’y étaient pas non plus. Arf, j’avais tellement envie de le voir, mais comment faire sans passer pour une pauvre idiote!

Ça me rendait malade de savoir qu’il passait la soirée à 4, en tête à tête, ailleurs, je ne savais où, ni ce qu’ils faisaient. Est-ce qu’il s’amusait, est-ce qu’il était bien, plus heureux qu’avec moi? Mince, je me torturais encore. Stupidement, comme à mon habitude, j'ai attendu. Attendu désespérément de le voir rentrer, et seul.

Pascal me manquait atrocement et même si ça ne servait à rien, je me suis retrouvée dans son jardin, cachée derrière un arbre à regarder en direction de son appartement. J’avais envie de le voir, ça me faisait du bien et calmait mon angoisse. Même si c’était de loin et que ce n’était que pour le voir aller se coucher. Si seulement je pouvais l’approcher, me rapprocher de lui, juste encore une dernière fois...

Je faisais les aller-retour entre chez lui et chez Caro. J'en ai fait des kilomètres! Finalement, j'ai décidé de me fixer chez Caro. Elle était partie en voiture avec lui, donc, ils reviendront forcément d'abord chez elle.

C'était env. 1h du matin quant ils sont enfin rentrés. J'ai été désagréablement surprise de voir la Marilou avec eux. Ils avaient donc l'intention de s'amuser un peu. En tous cas, Caro ne perdait pas de temps pour s'attirer ses faveurs. J'étais verte. Et à 2 doigts d'aller sonner chez elle. La honte et l'orgueil m'en ont empêché. J'ai été regonflée d'espoir en constatant que Pascal ne restait pas. Après leur avoir fait la bise, malgré leurs insistances, il est reparti. Hihihi, j'étais soulagée, plus que je ne pourrais le dire. J'avais été au bord de la crise d'apoplexie.

Hyper heureuse, j'ai foncé chez lui pour le voir rentrer et l'apercevoir un peu encore avant qu'il n'aille se coucher. Au moins, j'aurai eu droit à mon spectacle favori.

J’ai pu en profiter 10 bonnes minutes, je m’attendais à le voir aller se coucher quant il s’est dirigé vers sa chambre, mais il ne semblait pas pressé. Il avait laissé les lumières au salon... Étrange! En fait, il avait été prendre une douche, s’était mis en training, puis il a tout éteint.

La tension m’avait quitté, et l’angoisse avait disparu, j’avais un petit sourire heureux, j’ai poussé un gros “ouf” de soulagement. J’étais contente de savoir où il était et de le savoir seul. Mais j’allais vite déchanté...

Pourquoi est-ce que je m'infligeais ça? C'était la bonne recette pour se faire du mal en tous cas! Est-ce que j'avais vraiment besoin de ça? Je ne pense pas. J'en avais assez d'avoir toujours le cœur au bout des lèvres, d'être au bord de la crise cardiaque, de me sentir couler. La douleur était insoutenable, alors pourquoi est-ce que je continuais à m'infliger des tortures pareilles!!!! Je n'en sais rien, mais, une fois de plus, j'étais là, en train de me geler les miches à attendre dans le froid, pour le voir juste 5mn! Pfff! N'importe quoi!

Je m’apprêtais à déguerpir après avoir remercié le ciel et les étoiles, la magie de la création, parce que je me sentais bien quant j’ai vu Pascal se glisser hors de la maison, prendre sa voiture et filer.

Hhha! Où allait-il comme ça? Je ne pouvais pas le suivre, ma voiture était parquée trop loin. J’ai donc attendu, en espérant qu’il allait juste acheter des clopes. Mais bien sûr, j’inventais des excuses pour ne pas paniquer. Après 1h d’attente à me les geler, j’ai décidé de rentrer le cœur dans les baskets. J’ai fait un détour par le lac, c’était plus prudent, mais j’ai eu la surprise de tomber sur sa voiture, cachée au fond d’un chemin, non loin de chez lui, et de chez Caro!!!!!!!

Huh? Il était chez Caro, je n’avais aucun doute là-dessus. Alors, il n’avait fait que semblant de rentrer?  Ils avaient donc planifié qu’il reviendrait la rejoindre, elle et Marilou? Non! Non et non, il ne devait pas me faire ça!

Alors, pendant que je me gelais les fesses, il était juste à côté. Les oreilles chaudes et en feu, j’ai fait demi-tour en courant et j’ai foncé chez Caro. Les rideaux étaient tirés, on ne voyait rien. Impossible de savoir à coup sûr s’il était là, mais sa voiture n’était pas loin et il avait pris le soin de la dissimuler, et je ne connaissais personne d’autre qui habite là. Frénétique, j’ai appelé son numéro, il n’a pas répondu. Son natel devait être sur silencieux, et ils étaient occupés. J’étais accroupie sous les fenêtres de la chambre, la fenêtre était fermée mais d’après les bruits qui provenaient de la pièce, il n’y avait pas de doute sur ce qu’ils faisaient.

Pourquoi est-ce qu’il ne m’avait pas appelée, moi? Pourquoi elle? Et pourquoi ce chacal?

Folle de chagrin, tremblante de douleur, en larmes, je suis rentrée.

Ça ne servait à rien que je reste là-bas, pour attendre quoi? Qu’est-ce que je pouvais espérer; qu’ils se disputent et le voir partir de chez elle? C’était vraiment trop espérer. Pourquoi? Pourquoi courait-il toujours vers elle? Qu’est-ce que je faisais faux? Qu’est-ce que je devais faire pour qu’il court vers moi, et seulement moi? J’étais super triste, il n’a pas eu envi ou pas pensé à me voir moi, mais elle, Caro! C’était dingue, pourquoi? Est-ce qu’il aimait plus être avec elle qu’avec moi? Il n’arrivait pas à se passer d’elle?

J’allais devoir les garder à l’oeil tous les 2 pendant ce week-end... Il fallait que je fasse quelque chose sinon j’allais le perdre définitivement, mais quoi?

Je savais que je n’arriverais pas à trouver le sommeil et que je risquais bien d’aller sonner chez elle comme une hystérique, alors je me suis enfilée un somnifère. Mais même ça, ça avait de la peine à faire effet... Merde, ce que je pouvais être mal! Qu’est-ce qu’il avait qui me faisait tellement d’effet, qui m’attirait toujours inlassablement vers lui? Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas l’oublier? Tirer un trait tout simplement? Ça me rendait dingue, malade, mais pourquoi? Pourquoi est-ce que je me mettais dans des états pareils pour un mec??? Débile!

Ça y est, je n’arrivais plus à respirer... De la savoir dans ses bras me rendait dingue...

Pour soulager un peu ma peine, j'ai sorti le cadeau qu'il m'avait offert pour Noël. C'était toujours emballé, je n'osais toujours pas regarder dedans, j'avais peur que ça me fasse encore plus mal si c'était quelque chose de quelconque ou de ne pas savoir lire la signification. Tant que c'était emballé, je pouvais toujours me dire qu'il l'avait choisi avec amour rien que pour moi! J'ai pressé le paquet contre mon cœur... Mais je ne me sentais pas soulagée pour autant, je souffrais le martyre!

Puis l'esprit de vengeance m'a pris, à moitié stone, j'ai foncé chez Thomas. Mais hélas, il n'était pas encore rentré. Pas rentré? 3h du matin? Où est-ce... Oh! Avec une autre nana? Non?

Je l'ai appelé...

Comme si de rien, je lui ai demandé si ça lui ferait plaisir si je venais dormir chez lui. Ha! Où qu'il soit, j'ai nettement senti que ma proposition le surprenait. Il n'en croyait pas ses oreilles, il m'a dit de venir. Il ne savait juste pas que j'étais déjà là!!! Je ne me suis pas planquée, au contraire, je l'ai attendu bien sagement assise sur sa terrasse. Des fois que Pascal rentrerait entre temps, je ne manquerais pas de lui montrer que je l'avais vu lui aussi. Et aussi, c'était une carte dans ma manche avec Thomas, j'avais l'intention de m'en servir au moment de rompre!!

Thomas a mis un peu moins d'1/4h pour arriver à la maison.

Ça l'a gêné de me voir déjà sur place. Je pense qu'il avait eu l'intention de me faire croire qu'il était à la maison. Sans lui laisser le temps de se lancer dans une de ses explications vaseuses, je me suis jetée dans ses bras. Il voulait aller prendre un douche... Forcément, il sentait le parfum d'une autre! Mais ce soir, j'en avais rien à cirer, je voulais qu'il me fasse oublier Pascal. Je l'ai simplement noté dans un coin de ma tête.

Ils allaient me le payer! Ils allaient me le payer tous les 2... Enfin, c'est ce que j'ai pensé entouré de ses bras.


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061/11 - Homme froid et sans coeur

Publié le par JaneDo

Homme froid et sans coeur
Mercredi - 2.mars.2011 - (061/11)

Je n’arrivais pas à imaginer que Pascal puisse dormir, comme si de rien, sachant que j’étais à quelques pas! Dans le cas inverse, même si on avait pas été ensemble, je n’aurai pas pu, j’aurai trouver le moyen de le voir, au moins passer un moment avec lui, même si ce n’était que pour parler!!!

Ciel, cet homme froid et sans coeur, est-ce l’homme de qui j’étais tombée raide amoureuse? J’étais vraiment trop déçue, déchirée de chagrin, mais il fallait donner le change devant Caroline. Mais elle s’est mise à pleurer, alors j’ai fondu moi aussi en larmes. Puis on a rigolé, parce qu’on se trouvait vraiment pitoyable.

Vers 0h30, j’ai remarqué un appel en absence, c’était de Pascal. Caroline l’a vu aussi. J’avais laissé mon natel sur silencieux pendant toute notre aventure, alors je ne l’avais pas entendu sonner. Caroline était d’avis que je ne devais pas répondre, ça lui ferait les pieds. Il avait préféré passer la soirée avec sa Nina, alors qu’il aurait pu annuler, alors tant pis pour lui.

Il a encore essayé, puis il a envoyé un message. Je l’ai effacé sans le lire. Si je l’avais laissé en me disant que je le lirais plus tard, je n’aurai pas tenu, puis j’aurai sans doute couru le retrouver. Caro trouvait aussi que c’était mieux comme ça.

Prise d’une rage soudaine, j’ai décidé que le lendemain, je rentrerais. Tant pis si j’étais venue pour rien. Après tout, il avait eu l’occasion de me voir, de me parler, il avait préféré Nina? Alors ainsi soit-il! Si je restais ou acceptais de le voir après ça, il recommencerait. La prochaine fois, il n’avait qu’à réfléchir. Puis, c’était peut-être ce qu’il espérait? Ben, ok. Après tout, il savait que j’étais venue pour le voir, s’il n’avait pas le temps, ou pas envi, ben voilà.

On a papoté des heures jusqu’à s’écrouler de sommeil. Le lendemain, Caro et moi avons traîné en ville, fait les magasins, manger ensemble à midi dans une auberge typique de la région.

Pascal a tenté de m’appeler tôt ce matin, mais je n’ai pas répondu. Il m’a envoyé plusieurs messages, j’ai fini par en lire un; "il me proposait de manger avec lui à midi, de le rappeler, d’arrêter de jouer à ce jeu et s’excusait de n’avoir pas pu être disponible hier soir". Pfff, va te faire cuire un oeuf. Je l’aimais, mais je m’aimais encore plus.

Dans un de ses messages que je n’ai lu que dans le train, il m’apprenait qu’il était passé chez Caro à ma recherche et m’avait laissé un message sur la porte, il me demandait de l’appeler. Je ne voulais pas l’entendre, sinon, je me connais, j’aurai sûrement fait demi tour. Je lui ai simplement envoyé un message très court; On était probablement en ville quant tu es passé, sorry. Trop tard, j’suis à la gare, je rentre. “

C’était pas vrai, j’étais déjà dans le train et en route depuis plus d’1h quant je lui ai répondu. Immédiatement après mon message, il a essayé de m’appeler, mais encore une fois, je n’ai pas répondu. Alors, il m’a envoyé un message; “Reste. Je viens te chercher.”

Puis ça a été des; "Je suis à la gare t'es où?", puis des; "Mais zut Jane, réponds à ton foutu natel!"

Hum, trop tard Pascal. Inutile de lui répondre, il n’avait qu’à aller chercher sa Nina. J’ai aussitôt appelé Caro pour la mettre au courant, pas qu’elle me trahisse. Elle avait effectivement trouvé le petit mot de Pascal qui me demandait de l’appeler dès que je verrai son message. Caro était un peu vexée. Je l’ai rassurée, elle le voyait souvent, moi non.

Hahh! Home sweet home! Comme j’aime retrouver ma maison. J’aime la tranquillité de mon espace. Je me suis refusée à penser à Pascal et à la peine qu’il venait de me faire. Je ne voulais pas non plus penser à ce qu’il pouvait penser, ni penser que mon départ lui avait peut-être fait de la peine. Non, je ne voulais pas penser à lui.

Ma nièce voulait venir dormir chez moi, alors je suis vite passé la chercher. On s’est fait un McDo. On avait prévu du riz au curry pour le lendemain midi, elle voulait apprendre à le préparer. Mais on en aura pas le temps, le temps passe trop vite, on a trop de trucs qu’on veut faire et trop peu de temps. Elle aimerait passer 1 semaine chez moi lors de ses prochaines vacances, comme ça, on aura plus de temps.

J’ai discuté un moment avec Thomas avant d’aller moi aussi me coucher.

Il me faudrait un peu de temps, mais il me fallait mettre les choses au clair avec Thomas. Grrrrh, encore une fois, j’avais l’impression de ne faire que ça!!! Je n’avais peut-être aucune chance de retrouver Pascal, mais je ne pouvais pas continuer à profiter de lui comme je le faisais. Il méritait mieux que ça. Quoique!

Ces changements me faisaient peur, et je n’ai jamais aimé les changements, ni les séparations. Ceux que j’ai croisé sur ma route me sont devenu chère, ils font toujours parti de moi à jamais.

Arf, j'aurai peut-être dû répondre à Pascal! J'agis toujours de manière impulsive, puis je le regrette après. On aurait peut-être pu se parler, il avait peut-être une bonne explication, peut-être qu'il avait plus de temps, peut-être, et peut-être... Rhhhh, je me torturais la tête, mais c'était trop tard, j'étais rentrée maintenant, ça ne servait plus à rien, je n'avais pas réussi à le voir. Peut-être que j'étais partie trop vite?

Après le coup de la gare, il avait arrêté les messages et les coups de fils. Me voilà bien, j'aurai voulu qu'il continue, maintenant je lui aurais répondu. Pfff!


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060/11 - L'autre femme, ma rivale et moi

Publié le par JaneDo

L’autre femme, la rivale et moi
Mardi - 1er.mars.2011 - (060/11)

J’avais passé toute la journée du lundi à me morfondre, finalement, je ne tenais plus, l’absence de Pascal me torturait. J’avais besoin de le voir. Avant de prendre la route, je lui ai parlé, sans lui parler de mes intentions, je voulais juste m’assurer qu’il était bien sur place, pas en voyage d’affaires ou un truc du genre.

Ce n’était peut-être pas une brillante idée juste après la tentative de suicide de sa femme, c’était presque le harceler. Il avait peut-être eu peur et avait peut-être aussi pris de nouvelles résolutions, mais tant pis, je n’en pouvais plus d’attendre qu’il me fasse un signe. J’allais le faire moi!

Ni 1, ni 2, j’ai téléphoné pour réserver l’appart dans le même hôtel que Pascal et zut, c’était déjà loué. Mince, quelle poisse! Tant pis, au pire, j’irai chez Caro.

Caro n’avait plus de boulot, mais elle restait à Munich pour continuer à voir Pascal, pourtant de son propre aveux,  ils ne se voyaient plus beaucoup depuis qu’il avait rencontré Nina. De plus, la plupart du temps quant ils se voyaient, ce n’était que pour aller prendre un verre, sans plus.

Donc, elle s’était mise à le suivre, le surveiller pour voir ce qu’il faisait.

Un soir, après qu’il soit rentré, sachant que Jess était absente, elle avait été sonner chez lui. Elle n’avait pas eu de réponses. Le lendemain, depuis la fenêtre du corridor, à l’angle de son appart, elle l’avait bien vu rentrer dans le bâtiment et avait attendu presqu’1h, mais il n’est jamais arrivé à son étage.

Elle avait fini par l’appeler. Pascal lui a menti en prétendant qu’il venait de rentrer pour se changer, qu’il ne pouvait pas la voir parce qu’il avait un truc avec le boulot et qu’il ressortait aussitôt. Il y avait un bug! Il ne se doutait pas qu’elle était devant sa porte depuis presque 1h!

Triste, elle est ressortie se poster dans la rue, elle n’avait pas pu se résoudre à partir, elle voulait le voir. Elle avait surveillé son appartement. Tout était éteint. Elle l’avait pourtant vu entrer dans le bâtiment, mais pas ressortir. Puis, elle a compris; il avait rendez-vous avec Nina. Alors qu’elle surveillait l’entrée, elle a vu Nina s’engouffrer dans l’immeuble, mais chose surprenant, toujours pas de lumières dans l’appartement. Elle est remontée sonner à sa porte. Rien, personne, pas de réponses!

Elle a été voir au bar de l’hôtel; rien. Elle a pensé qu’ils étaient peut-être ressorti alors qu’elle faisait le tour du restaurant et du bar. Dépitée, elle a été voir dans le garage souterrain, la voiture n’avait pas bougé, elle était bien là. Gelée, tremblante, elle a quand même attendu 1 bonne heure, les yeux accrochés à ses fenêtres. Son appartement semblait désert. Avant de rentrer chez elle, elle l’a rappelé.

Cette fois, Pascal a prétendu avoir du monde à la maison, qu’il ne pouvait pas parler, il lui a promis de passer le lendemain chez elle. Mais, il ne l’a pas fait, il l’a simplement invitée à prendre un verre. Elle avait fait semblant de le croire, elle était déjà contente qu’il ait répondu sans l’envoyer chier. Pour quelqu’un qui était sensé avoir des gens à la maison, tout était éteint.

Tenace, Caro avait fait le pieds de grue, et ce n’est que vers les 1h du matin qu’elle avait vu de la lumière chez lui, et peu après, elle a vu Nina quitter le bâtiment. C’est clair pour ce qu’ils avaient envi de faire, ils n’avaient pas besoin de lumière, mais quand même!

Caro est venue me chercher à la gare, et on a été déposer mes affaires, puis on a bavardé. Sujet; Pascal, bien évidemment. Elle m’a racontée sa vie à Munich depuis qu’elle ne travaillait plus, en fait, ce n’était qu’une longue attente quant elle ne voyait pas l’homme de sa vie. Elle n’avait pas d’amies, se sentait seule et s’ennuyait. Elle avait même pensé rentrer en Suisse, parce que depuis qu’il était avec cette Nina (elle aussi elle disait “cette” Nina), elle le voyait très peu.

J’ai été franche avec elle, ça me faisait toujours quelque chose quant elle me parlait de Pascal, je n’avais pas encore tourné la page, Pascal comptait toujours pour moi et je n’arrivais pas à me décider à laisser tomber.


Si j’étais venue en Allemagne, elle se doutait bien que j’allais tout faire pour le voir. Seul petit problème; Jess! Je n’avais pas averti Pascal de ma venue, j’avais peur qu’il essaie de m’éviter. Difficile de savoir comment m’y prendre pour le voir, je me doutais bien qu’il apprécierait moyennement que je me pointe à son appart, mais que faire d’autre? L’appeler? L’attendre devant la porte?

On connaissait le chemin qu’il prenait pour aller et venir du boulot, donc c’était facile de se poster sur son passage. Il risquait de me dire qu’il devait rentrer, que sa femme l’attendait. Pourtant, je n’avais pas trop le choix.

Pascal a été surpris de me voir et de voir Caro. C’était difficile de savoir si ça lui faisait plaisir ou si ça l’ennuyait, mais, comme je m’y attendais, il ne pouvait pas passer du temps avec nous, il devait rentrer. Il avait l’air triste de devoir me faire faux-bond, mais ça pouvait aussi être du cinoche. Il a voulu savoir si Thomas était au courant de ma présence, mais, évidemment que non.

Je lui ai demandé s’il ne pouvait pas se débrouiller pour passer plus tard, mais il avait un truc avec le boulot vers les 20h et il a prétendu ne pas pouvoir annuler. Du coup, il a décidé de rester un peu. J’aurai voulu le voir seul à seul et j’ai regretté que Caro m’ait accompagnée, on ne pouvait pas vraiment se parler.

Pour être polie, j’ai voulu savoir si Jess allait bien. Toutefois, j’ai senti que tout la situation le mettait hors de lui, alors j’ai abrégé. Pour lui, ce n’était qu’une manière de le rappeler à l’ordre, avec la menace de mettre ses parents au courant. Toutefois, il s’était un peu calmé, mais il ne voulait pas la laisser le mener par le bout du nez. Ça l’avait un peu énervé de voir Thomas débarquer pour lui faire la morale. Puis, on a appris que Jess avait décidé d’aller passer quelques jours à New York avec ses parents. Je pense que c’était pour le culpabiliser un max.

Je lui ai fait croire que, le lendemain, je retournais en Suisse, pour essayer de lui forcer la main à me voir ce soir, mais ça n’a pas marché. Il n’est resté qu’1h avec nous et il est rentré.

  • Toi alors!!! Tu aurais dû me dire que tu pensais venir, j’aurai probablement pu m’arranger, mais là, à la dernière minute, c’est pas possible.

J’étais hyper super déçue, mais j’ai prétendu que ce n’était pas grave, après tout, j’étais aussi venu pour rendre visite à Caro. Pouahh, rien de plus faux. Caro tout comme moi n’avions pas pu nous résoudre à partir, on voulait voir s’il avait vraiment un truc ou s’il voulait tout simplement nous zapper. On s’est dit au revoir devant le bistrot et on a fait semblant de partir, pour revenir aussi sec s’asseoir et attendre.

1h à peine plus tard, on l’a vu partir en voiture. On s’est jeté dans le 1er taxi et on a essayer de le suivre, mais on l’a très vite perdu dans la circulation. Et merde! Ça nous a un peu sapé le moral, mais on a pas baissé les bras pour autant. Pfiouh, heureusement que Caro était là, seule, j’aurai sûrement déprimé.

On a donc fait le tour des endroits où il était susceptible d’aller avec ses collègues de boulot. Caro savait mieux que moi où chercher. On partait parfois dans des fous rires incontrôlables, on était ridicule et on le savait. C'était chouette que Caroline soit là.

Bingo! On a fini par retrouver sa voiture. Pascal était dans un pub où elle avait déjà été prendre un verre avec lui.

Caroline me proposait d’aller prendre un verre là-bas aussi, en faisant semblant qu’on ne savait pas qu’il était là. Moi, ça me gênait, je ne voulais pas. Je préférais attendre dehors, près de sa voiture. Caro a tenu à aller voir dedans, pour être sûr qu’il était là.

Si elle tombait sur lui, elle sera peut-être obligée de rester un peu. Glups, il se demanderait sûrement où j’avais passé. On a mis une stratégie au point; si elle lui tombait dessus, elle ferait semblant de m’attendre, et fera sonner mon natel. Si Pascal lui posait la question, elle lui dirait que j’étais au téléphone, alors elle était entrée.

Pascal avait probablement été chercher Nina, avant d'aller rejoindre l'équipe du boulot. Enfin, je crois. Donc, il n’avait pas menti!

Quand même, si c’était juste pour prendre un verre, franchement, Pascal aurait pu annuler s’il avait envi de me voir. Déprimée, je devais me rendre à l’évidence qu’il n’en avait pas eu envi. Déception.

Peu avant 23h, on a vu Pascal et Nina sortir du pub et s’engouffrer dans sa voiture. On a pas réussi à avoir un taxi assez rapidement et on n’a pas réussi à le suivre cette fois non plus. Perdue dans les rues de Munich, on a fini par battre en retraite pour aller attendre chez lui. Évidemment, on a discuté de savoir ce qu’on ferait si Pascal passait la nuit chez Nina. On ne savait pas où elle habitait et on a décidé d’attendre maximum 2h.

On a eu de la chance, un peu après 23h30, on l’a vu entrer dans le garage souterrain de son hôtel.

Pendant quelques minutes, j’ai espéré qu’il m’appelle pour me dire qu’il en avait terminé avec le boulot et éventuellement me proposer de prendre un verre, mais niet. Il est rentré sagement chez lui. Quant je dis sagement, hum, c’est pas tout à fait exact...

Je voulais aller sonner chez lui, mais pour ça, il me fallait me débarrasser de Caro. Je voulais voir Pascal toute seule et il m’a fallu beaucoup de persuasion pour convaincre Caroline de me lâcher la grappe et rentrer chez elle. On pouvait voir les fenêtres de l’appart à Pascal, il était chez lui, mais avant qu’elle ne se décide à foutre le camp, l’appartement a été plongé dans le noir. Caro voulait m’accompagner, mais c’était hors de question. Je commençais à m’impatienter, je ne voulais pas qu’il soit endormi, ça risquait de l’énerver.

Glups... Puis, on a vu la Nina se faufiler dans l’immeuble... Ha? Ils avaient rendez-vous? Donc Pascal préférait la voir elle, plutôt que moi, malgré tout le chemin que j’avais fait? Je me suis mise à trembler. Je ne sais pas si c’était la rage ou l’angoisse, ou de le savoir avec elle, celle qui semblait compter maintenant beaucoup plus pour lui que moi.

Le code de l’entrée de l’immeuble avait changé depuis ma dernière visite, impossible d’entrer. Poisse. J’ai essayé d’appeler pour une réservation tardive. Je dois dire que, du coup, j’étais contente que Caro soit là, j’étais vraiment trop nerveuse, tendue comme une arbalète et je tremblais de tout mon long. Merde, pas de chambre pour 1 personne de disponible et je n’avais pas assez sur ma carte de crédit pour une chambre double de luxe. Poisse.

Caroline, toujours très futée, m’a suggéré d’attendre près des garages et de profiter du passage d’une voiture. L’impatience me tordait le ventre et je voyais les minutes s’écouler avec angoisse. Et ouf, une voiture! Je me suis engouffrée derrière et Caro m’a laissé pour attendre à l’extérieur. Tant mieux. Je ne voulais pas qu’elle assiste à ma déchéance, ni à la rebuffade que je m’apprêtais à prendre dans les dents. Si je fondais en larmes, je ne voulais pas de témoins, surtout pas elle. Elle qui avait la chance de le voir de temps à autre, en tous cas, plus souvent que moi. J’avais tellement serré les poings que j’avais le dessins de mes ongles dans la paume.

J’ai sonné, et sonné encore, pas de réponses... Ça m’a foutu les larmes aux yeux. Je craquais. Je suis sûre qu’il se doutait de la personne qui venait l’emmerder à cette heure-ci et c’est pour ça qu’il ne répondait, ni à son natel, ni à la porte. Je me sentais au bord de la folie.

Anéantie, au bord des larmes, j’ai appelé Caro pour lui dire que ça ne répondait pas. Depuis l’extérieur, Caro m’a dit qu’il n’y avait toujours pas de lumières chez lui. Angoisse extrême. Ils s’étaient déjà couché? God, pourvu qu’il m’ouvre? Mais, pourquoi le ferait-il? Pour que je lui fasse une scène? Et de quel droit exactement? Est-ce que ce n’était pas moi qui sortait avec Thomas, alors qu’est-ce que je lui voulais? Arf, j’anticipais déjà tout ce qu’il pouvait me dire, mais je n’avais pas grand chose à répondre, mais impossible de ne pas sonner encore.

Rien. Toujours pas de réponses. Bizarre! Il ne pouvait pas ne pas entendre?

S’il ne voulait pas m’ouvrir, je trouvais ridicule de l’appeler, il ne répondrait pas non plus. Il n’y avait rien d’autre à faire, que de rentrer. On était toutes les 2 très déçues. On arrivait pas à imaginer que Pascal ne se donne même pas la peine de répondre à la porte, même si ce n’était que pour nous envoyer balader.

Il n’y avait toujours pas un voile de lumière aux fenêtres, on n’avait plus qu’à rentrer...


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059/11 - Trouver mon chemin...

Publié le par JaneDo

Lundi - 28.Fév.2011 - (059/11)
Trouver mon chemin

C’était l’anniversaire de Roméo aujourd’hui, 9ans. J’ai envoyé un petit message sur le natel de sa maman pour qu’elle lui fasse un bisou pour moi. Après, j’ai coupé mon natel, je ne voulais rien entendre, rien voir, rien dire. Voilà. Rien foutu de la journée. J’étais raide, j’aspirais à un peu de tranquillité.

Le soir, j’avais le souper en famille comme d’hab. Après j’ai l’intention de rentrer et de m’enfermer chez moi à double tour. Je voulais profiter d’un peu de solitude avant l’arrivée de ma cops de Belgique le 10, et aussi, me sonder, réfléchir, décider de ce que j’allais faire, de ce que j’avais envie, ce que je voulais... Trouver mon chemin.

Les souvenirs physiques de ma liaison avec Pascal me tailladait le cœur. J’avais besoin de lui, je le voulais si fort. Je n’étais pas sûre que c’était vraiment fini, j’avais le sentiment au plus profond de mon cœur qu’il tenait toujours à moi.

Et si c’était le cas, je fais quoi? Est-ce que j’avais envie de me noyer dans son amour ou au contraire, sauver ma peau et me réfugier auprès de Thomas que je saisissais mieux et avec qui j’étais bien?

J’étais toujours désespérément amoureuse de Pascal, quoique je fasse, son souvenir venait me hanter. Il fallait que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas continuer à me balader avec ce poids dans la poitrine, c’était trop lourd. J’avais tout le temps l’impression de manquer d’air, d’étouffer. Je n’en pouvais plus.

Ça tombait drôlement mal après la tentative ratée de sa femme, c’était pas vraiment le bon moment pour essayer de lui parler ou de tenter quelque chose.

Je me suis renseignée auprès de Caro, et elle voyait toujours Pascal, et oui, ils couchaient toujours ensemble. Mince, je l’enviais d’avoir la chance de le voir. C’était rassurant de penser que s’il la voyait toujours, avec Nina c’était pas encore ça. Peut-être cherchait-il juste quelqu’un avec qui il est bien? Peut-être n’était-il pas encore sûr que c’était Nina? Zut, ça me faisait mal de savoir qu’il voyait encore Caro quand même, qu’il puisse apprécier d’autres filles...

J’avais envie de lui parler, d’entendre sa voix, mais je ne savais pas quoi lui dire. Pourtant, il m’avait bien dit que je pouvais l’appeler quant je voulais, mais ça m’embarrassait. L’envie de l’entendre a été la plus forte. J’ai pris l’excuse de savoir comment il allait et comment allait Jess. Sa voix était une douce musique à mon oreille et faisait battre mon cœur dans un délire total. Mais, ma chance était de courte durée, 5mn, je suis mal tombée, il avait une réunion. Il a promis de me rappeler.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’attendre son appel, à regarder ce fichu téléphone comme s’il était vivant. Même si je ne voulais pas le reconnaître, il était évident que je le harcelais. Boh, après tout, pourquoi pas, c’est la seule chose qui marche avec les mecs, si on ne les harcèle pas, il ne se passe jamais rien.

Pascal parlait d’une voix douce et calme, toutefois, je sentais une certaine rage qui grondait et ne demandait qu’à exploser.

J’ai demandé comment allait Nina, ironique Pascal m’a demandé si ça m'intéressait vraiment, je lui ai avoué que non, en fait, je voulais juste savoir s’il rentrait le week-end prochain. Il a demandé pourquoi je voulais le savoir, je lui ai tout simplement dit que je voulais le voir, qu’il me manquait. Toujours avec une certaine ironique dans la voix, il m’a demandé si j’étais toujours avec Thomas.

J’aurai voulu mentir, il aurait fallu mentir, parce que j’avais l’impression qu’il mettait Thomas entre nous pour garder ses distances. Ça me rendait folle.

Avec tout ça, je n’étais bonne à rien, je n’avançais pas dans mon boulot, je manquais d’idées, j’étais tout le temps en train de penser qu’à une seule chose; Pascal. Carrément débile!


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058/11 - Jess a voulu en finir

Publié le par JaneDo

Dim - 27.Fév.2011 - (058/11)
Jess a voulu en finir

Dimanche matin, aux premières lueurs du jour, Layne s’est éclipsé discrètement pour retourner dans sa chambre. A la tête que faisait Alexia, elle avait dû le chercher ou l’attendre. Glups! Après tout, c'était pas mon problème.

Vers les 9h, les garçons sont sortis faire du patin et d'autres pour faire quelques descentes, je suis restée à lire au coin du feu. J’étais cassée et même les dizaines de cafés que je me suis enfilé n’ont pas réussi à me sortir de ma torpeur. Par contre, j’évitais soigneusement Alexia qui, vu l'absence de Caro et Layne, semblait rechercher de la compagnie.

Au retour des garçons en milieu d’après-midi, Layne manquait à l’appel. Le rat, il n’allait pas me laisser  fermer toute seule le chalet quand même? Puis non, il est rentré 1h plus tard. Il était resté avec 2 copains à boire des verres et à draguer la serveuse du bar en départ des télécabines. Layne! Il ne changera jamais celui-là. Mort de rire. En tous cas, il était comme d'habitude, personne ne pouvait soupçonner qu’on avait passé la nuit ensemble.

Hm! Ça ne me dérangerait pas qu’on se retrouve de temps à autres pour une partie de jambes en l’air. Après tout, il savait être discret quant il le voulait. Non, non, trop proche de Thomas et de Pascal. Pour bien faire, il faudrait qu’il ne fréquente pas la même sphère que moi et qu’il ait une copine fixe, et pas Alexia que je connaissais.

Dingue, encore un beau menteur! Bah, je n’étais pas mieux!

18h, enfin des nouvelles de Thomas. Apparemment, Jess s’était enfilée presque une boîte entière de somnifères et avait eu un lavage d’estomac. Heureusement qu’elle avait changé d’avis et avait appelé une ambulance. Avant ça, elle avait laissé plusieurs messages à Pascal pour lui demander de rentrer. Il avait ignoré ses appels, alors, au plus profond de sa déprime, elle avait décidé d’en finir. Qu’est-ce que c’était stupide. Bon, d’un autre côté, je pense que ce n’était que pour attirer l’attention de son mari sur sa détresse. Ça fait un peu mal au cœur quand même, même si on est à couteaux tirés toutes les 2!

Thomas était sur le point de rentrer, apparemment, Pascal n’avait vu ses messages que très tard, et seulement après le concert, alors il était rentré aussitôt à Munich. Comme toujours, ça me faisait toujours quelque chose quant j’entendais parler de Pascal.

Thomas est arrivé après minuit, j’avais été l’attendre à la maison. Ça lui a fait plaisir de me voir, je crois qu’il n’avait pas trop envi de se retrouver tout seul. Il était raide, en l’espace de 24h, il avait plus de 1’200km dans les jambes. Comme un gros bébé, il avait besoin de câlins et d’être rassuré.

Thomas avait réussi à voir Pascal, et ils ont discuté. Il pense que désormais, Pascal va se calmer ou fera en sorte d'être plus discret. Il tenait à sa sœur et ne voulait pas qu'il lui arrive malheur. Apparemment, Pascal et Nina se fréquentait toujours, malgré tout, Pascal ne voulait pas être enchaîné à qui que ce soit. Tout de même, le geste de sa femme l'avait secoué. Ça m'a secouée aussi de savoir qu'il continuait à voir Nina, il me fallait savoir s'il voyait aussi Caro, je lui poserai la question à elle.

Zut, je crois que j'étais jalouse, je les enviais tellement... Pourquoi la vie était si compliquée?


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057/11 - Pas de raisons de jouer la vierge effarouchée!!

Publié le par JaneDo

Samedi 26.fév.2011 - (057/11)
Pas de raisons de jouer à la vierge effarouchée

Thomas était discret, apparemment personne ne savait rien à propos de sa petite aventure. En tous cas, il était plus discret que Pascal ne savait l’être! De plus, aucune de ses petites aventures ne traînaient autour de nous sans arrêt comme avec Pascal. Je trouvais ça vraiment très bien. 

A la limite, je dois dire que ça ne me dérange pas des masses qu’il boutique ailleurs, tant que ça ne se voyait pas, tant que personne ne le savait et que je ne sentais pas de changement dans son attitude.

Bon, j'étais contente de le savoir sans que ça ne vienne surtout pas de lui...

Jeeez, est-ce que c’était normal de penser comme ça?

L’empêche quant on faisait l’amour, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si son regard avait la même intensité, s’il l’embrassait de la même manière, j’ai même failli le lui demander. C’était dur de résister, difficile aussi de ne pas le repousser.
Par contre, ça n’avait pas été dur de lui faire accepter qu’on ne partage pas la même chambre.

On pouvait se retrouver tous les soirs, chez l'un ou l'autre, sans pour autant s’installer automatiquement dans la même chambre.

Je n’ai pas cesser de l’observer toute la soirée. Jeeez, j’étais amoureuse de Thomas? Ou était-ce la peur de le perdre comme j'avais perdu Pascal, qui me faisait croire que j'étais amoureuse? Bizarrement, sa petite aventure ne me gênait pas tant que ça pour l’instant. Je lui saluais sa façon de savoir aussi bien le cacher! Il était toujours aussi tendre, passionné, adorable. Chapeau!

Samedi, dans la journée, malgré le temps mezzo, Thomas s’est lancé à l’asseaut des pistes avec ses potes. Pour ma part, j’ai passé une grande partie de la journée au téléphone avec Caro. Elle voulait que j’aille la rejoindre pour passer la journée à pister Pascal. Ca ne me tentait pas. Je n’avais pas trop envie de me faire du mal pour rien. Hier soir, elle s’était agrippée à Pascal et n’a pas voulu le laisser rentrer, elle craingnait qu’il en profite pour retourner chez la chanteuse du groupe. Le pire, pour ma part, c’est qu’il soit resté tout de même avec Caro, j’aurai préféré qu’il rentre dormir chez lui. Elle voulait aller à son concert, et Pascal a refusé en prétendant qu’il n’aurait pas le temps. Il ne voulait pas qu’elle le suive. Alors qu’il dormait, elle a même fouillé dans ses affaires.

Glups, courageuse petite Caroline!!

Complètement déprimée, Caro m’a rappelée en début d’après-midi pour m’annoncer que Pascal lui a dit qu’il allait se changer et repasser la prendre pour partir à Berne, mais il n’est pas revenu. Quant elle l’a appelé, il était déjà en route et lui a dit qu’il n’avait pas le temps. Elle me demandait si je pensais qu’elle devrait aller à Berne, elle savait approx où il serait? Hm! Me demander à moi? Je ne pouvais pas l’aider là-dessus. Même si j’avais pu, je ne sais pas si je l’aurais fait!

L’idée d’aller la rejoindre m’a torturée toute la journée... Je ne savais pas quoi faire... Planter Thomas pour aller pourchasser un autre mec qui ne semblait pas vouloir me voir? Ridicule! Je n’en avais aucune envie.

Finalement, malgré la torture grandissante avec les heures, j’ai décidé de rester avec Thomas. J’avais plus de plaisir à être avec lui plutôt que me geler les fesses et me ronger les ongles dans une bagnole à travers Berne. Quoique Pascal voulait faire, je ne pouvais pas l’en empêcher, et je ne savais pas si j’en avais envie.

On est sorti manger, Pascal n’était pas là pour faire la cuisine et il n’y avait pas non plus d’employés de maison pour ça, donc, resto. Ensuite, on a été dans, ce qui devenait, notre bar habituel pour prendre un verre avant d’aller en boîte. Depuis sa tromperie, Thomas portait une aura différente, je ne sais pas pourquoi, il m’intriguait plus qu’avant. J’avais beaucoup plus de facilité à me laisser aller, à déterminer aussi ce que j’aimais chez lui et profiter des moments qu’on passait ensemble. Je me réjouissais de me retrouver dans ses bras, de danser avec lui, emballée d’attentions. S’il m’avait déjà trompée, ou s’il n’avait jamais cessé, je ne voulais pas le savoir. Et je voulais oublier Pascal.

Pourtant, alors qu’on faisait la fête et qu’on passait une chouette soirée, Thomas a reçu un appel qu’il a été prendre à l’extérieur, il est revenu blême et m’a annoncé qu’il devait partir... Hhhha! Il n’a pas le temps de m’expliquer et a promis de le faire plus tard, mais je l’ai suivi au chalet et là, j’ai appris que ça concernait sa frangine. Jess était à l’hôpital et il devait partir pour l’Allemagne sur le champ. Il ne m’a pas proposé de l’accompagner.

Pendant qu'il jetait en vitesse ses affaires dans un sac, Thomas a essayé de joindre Pascal à plusieurs reprises ,sans succès. Il lui a d’ailleurs laissé plusieurs messages, lui demandant de le rappeler aussitôt qu’il entendrait son message.

Après son départ, j’ai réussi à joindre Caro. Elle avait réussi à trouver Pascal et était d’ailleurs au concert. Je n’ai pas jugé utile de lui dire qu’il se passait quelque chose avec Jess, elle ne semblait pas être au courant, et Pascal non plus. Caro m’a supplié de la rejoindre après tout, ce n’était qu’à 1h30 au plus. Non, ça ne me disait rien, pas envie de me payer la honte. Le poursuivre avec des plaques vaudoises à travers Berne, c’était comme avoir un spot au-dessus de la voiture!!! Mais maligne, après que Pascal lui ait posé un lapin, elle s’était précipitée à Berne et avait loué une voiture sur place!

Jeeez, Caro était drôlement accro! Est-ce que je l’étais autant que ça, quitte à me rendre ridicule à ce point?

De plus, Thomas comptait sur moi et Layne pour fermer le chalet, alors je ne pouvais pas vraiment partir... Je voulais aussi montrer à toute l’équipe que j’étais une grande fille, je n’avais besoin, ni de l’un, ni de l’autre pour passer un bon week-end. Mais c’était faux, je me sentais seule, plus seule que si j’étais restée chez moi!!!

Ce soir là, sachant que Thomas et Pascal n’étaient pas dans les parages, Layne a débarqué dans ma chambre en rentrant de boîte...

  • Si tu veux que je m’en aille, dis le, je le comprendrais...

Il souriait de son petit sourire coquin, il n’a pas cherché midi à quatorze heure, et je n’avais aucune raison de le repousser. Layne avait toujours été plutôt pas mal au lit, un peu brutal peut-être, mais ça avait toujours été génial. Et puis, Thomas et Pascal s’amusaient bien de leur côté, je n’avais pas de raisons de jouer à la vierge effarouchée!


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056/11 - Pas de chance avec mes hommes!!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 25.fév.2011 - (056/11)
Pas de chance avec mes hommes!

En découvrant l'infidélité de Thomas, j’ai été quelque peu secouée tout d'abord, pourtant après mûres réflexions, j’ai décidé de ne rien faire dans l’immédiat. Il me fallait le prendre en flag. En attendant, j’avais décidé de lui faire passé un bon week-end avant de mettre les points sur les “i”.

Je suis naze, sur les rotules, lessivée, raide... J’ai passé une semaine à courir dans tous les sens, j’arrive au bout là! Sans compter que depuis des semaines je traîne un coeur lourd de chagrin, et maintenant je découvre que Thomas me trompe! Je suis juste fatiguée.

Hier soir, ma nièce a voulu venir dormir chez moi. On est parti de L4U pour aller s’acheter des mangas, on a croisé Jean-Pascal, après j’avais promis à Roméo d’aller à son audition au conservatoire. Donc, j’ai été avec ma nièce, après son passage, Kachouka et moi, on s’est éclipsé, on voulait vite encore passé voir dans un autre magasin si on trouvait les 2 mangas qu’on n’avait pas trouvé dans le 1er magasin.

En réalité, elle ne pouvait pas dormir à la maison, parce que demain matin, je ne pouvais pas la déposer à l’école comme prévu, parce que je ne pouvais pas être en même temps à l’aéroport avec Marco. Puis, on est passé chez elle préparer ses affaires d’écoles, on a décidé de ne rien dire à maman sinon, elle aurait dû rentrer et se coucher à 20h30. On a commandé chinois et on est allé chez moi. Vers 21h, elle a eu une attaque de paupières, elle a voulu dormir sur le canapé et que je la ramène vers 22h30.

Ce matin, 6h, hop en voiture, passer prendre Marco pour l’emmener à l’aéroport. Croisé Gillou; c’est son anniversaire et j’ai oublié de lui dire “bonne fête”. Alors pti sms. 9h30, retour maison et dodo pendant 2h.

Midi, passé chez Marie pour faire le gâteau d’anniversaire pour Roméo. Entre temps, Aurora m’a laissé un message pour me demander de passer chez elle, parce qu’elle avait pleins de trucs à me raconter sur son voyage au Chili et le nouvel élu. Donc, midi, préparation du gâteau avec ma recette, me changer, redescendre pour un café et attendre que Roméo souffle ses bougies, courir chez Aurora, pour enfin, retour maison vers 20h!

J'étais raide, j'aurai bien aimé dormir un peu...

Mes semaines sont presque toutes aussi rythmées, je me demande comment je faisais quant je ne travaillais pas à la maison!!! Le vendredi, je suis toujours sur les rotules, c’est pour ça que j’aime que mon mec me fiche la paix jusqu’au jeudi, voir vendredi soir, je n’ai que le week-end à lui offrir, et encore. Pendant la semaine, je n’ai que quelques heures par-ci, par-là, pour passer du temps avec lui, rien de plus. C’est pour ça que j’ai toujours pensé que ce serait plus pratique d’avoir un amant ou marié ou pris, je ne le verrais que quelques heures pendant la semaine, et le week-end, il me ficherait la paix et je pourrais voir mes amis, me reposer et faire ce qui me chante. La seule chose est que, je ne m’attendais pas à tomber raide amoureuse... Jeez!

Thomas est resté silencieux quant je lui ai annoncé mon planning. On ne pouvait pas monter à Gstaad ensemble, je pouvais le rejoindre dans la soirée, ou sinon demain. Zut, ça me faisait quelque chose d’entendre autant de déception dans sa voix, mais aussi vite, l’image de lui et cette fille m’a traversé l’esprit; alors, tant pis s’il était déçu, je l'étais tout autant.

J’avais promis à Caroline de l’accompagner pour suivre Pascal, mais je n’en avais pas envie. Le suivre? A quoi ça aurait servi? Quoiqu’il arrive, je ne ferai rien, alors pourquoi voir? Ca allait juste me briser? Donc, j’ai décidé de rejoindre Thomas à Gstaad. J’étais curieuse de voir comment il réagissait après sa petite tromperie, voir si j’aurai soupçonné quelque chose, voir comment il agirait vis-à-vis de moi. Surtout voir s’il se sentait coupable ou même pas. Involontairement, sa facile infidélité me rendait légèrement distante.

Pourtant, Thomas était toujours aussi adorable...

Ciel, je n’aurai jamais rien deviné! Rien ne transpirait dans sa manière d’être; son sourire, son regard chaleureux, son attitude, tout était pareil. Je me demande du coup s’il ne m’avait pas déjà trompée? Il assumait tout ça vraiment trop bien! Je dois vraiment être barge, mais je trouvais Thomas beaucoup plus... sexy, mystérieux, intéressant! Même si la blessure de savoir qu’il m’avait trahie sans scrupules était présente, je crois que je remarquais pour la 1ère fois peut-être, son charme, ce fameux charme qui devait fonctionner sur les filles. Ouais, je suis super waffe! A tous moments, je pouvais aller vers lui s'il discutait en tête à tête avec une fille, je ne remarquais rien. Il me prenait dans ses bras, me présentait en tant que sa copine, les conversations ne cessaient pas brutalement, la fille ne me jettait jamais des regards douteux, rien!

Waouh! Thomas savait nettement mieux gérer ces choses là, que Pascal!!!

J’ai surpris une conversation entre Thomas et un de ses potes du basket. Si j’étais malheureuse, c’était entièrement de ma faute? Est-ce que c’était aussi de ma faute s’il me trompait? A l’entendre, on dirait!

  • Elle ne fait que ça, penser à lui tout le temps! Elle l’aime toujours, je suis juste le bouche-trou de service, celui qui l’occupe en attendant qu’il lui fasse éventuellement un signe!
  • Qu’est-ce que vous avez avec cette nana, c’est une salope au lit ou quoi? Y en a d’autres de nanas et des plus jolies, qu’est-ce..
  • Ne parle pas d’elle comme ça...
  • Excuse... mais sérieux mec, y a d’autres filles qui ne demandent pas mieux que de sortir avec toi, regarde autour de toi! Ou merde, fonce dans le tas et demande lui de faire un choix, point.

Glups, alors Thomas savait, il se doutait de ce qui se passait dans ma tête, il savait que j’étais toujours mortellement accro à Pascal. Ca m’a rendue triste, je savais comme ça pouvait faire mal. Je n’ai même pas eu le courage de me montrer, de les interrompre et prétendre que c’était faux, ç’aurait été un mensonge.

J’étais lamentable et, super lâche.

Caroline, elle, a passé la soirée à suivre Pascal, de bar en bar, jusque chez la chanteuse du groupe. Elle avait essayé de l’appeler pour le voir, he turned her down, ça n’a pas marché. Il n’avait même pas voulu passer chez elle après. un dernier verre chez la miss Elle était drôlement déçue.

Caro me parlait en toute franchise, comme à une copine, persuadée que j’avais tourné la page et que j’étais entièrement avec Thomas. Hum, si elle savait.

Après le départ du groupe, Pascal était resté chez la chanteuse. Caro ne tenait pas en place, après 15mn, elle a été sonner. Elle était dans tous ses états, au bord de la crise de nerfs, alors Pascal l’a suivi à l’extérieur et quant il a voulu retourné chez cette fille, Caro a paniqué et a fondu en larmes. Pour finir, Pascal est rentré avec elle. Il n’a pas dû supporter de la voir pleurer.

Sur le chemin, elle m’a vite appelée pour me mettre au courant. Elle semblait heureuse. Moi, ça m’a fait penser que finalement, avec la Nina, ce ne devait pas être trop sérieux. J’imagine que Pascal allait sûrement dormir chez Caro.

Pfff, j’avais pas de chance avec mes hommes moi!

A vrai dire, je ne me sentais pas vraiment le droit de faire de scènes, ni à Pascal, ni à Thomas, je n’étais pas si fidèle que ça non plus! Je pars du principe que tant que mon mec est adorable avec moi, discret sur ses petits écarts, tant qu’il ne me fait pas souffrir au profit d’une autre, je n’avais pas à me plaindre. La seule chose qui me fait peur, c’est qu’il tombe amoureux, ou se croit amoureux d’une autre!!


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055/11 - Pas si sérieux que ça le Thom!!

Publié le par JaneDo

Mauvaise surprise... Pas si sérieux que ça le Thom!
Jeudi - 24.fév.2011 - (055/11)

Rester avec Thomas était la meilleure chose à faire; il me plaît beaucoup, j’aime faire l’amour avec lui, j’aime ses grands yeux tendres, son sourire heureux et même son sourire triste. J’aime ce que je ressens quant je suis avec lui; je me sens bien dans ma peau et il est adorable avec moi. Glups! Pourtant ses derniers mots résonnaient encore dans ma tête:

  • Me faire la tête pour te défiler Jane, c’est vraiment pas cool. Et maintenant, toutes ces excuses bidons... Va falloir qu’on parle sérieusement... Je crois que je commence en avoir assez d’être la 5ème roue du char!

Après tout, Pascal avait besoin de vivre d’autres choses, je ne ferais que l’encombrer. Même en pensant à ça, j’avais un petit pincement au cœur, la peur viscérale de le perdre au bout du compte. Ou peut-être ça aussi c’était déjà trop tard, c’était déjà fait????

Je pense que si je pouvais changer les chose et revenir en arrière, je le ferais, mais c’est impossible. Cette fois, j'aurai choisi Thomas,  serais tombée  amoureuse de lui en 1er, comme ça, je n’aurai jamais rien éprouvé pour Pascal, et je n’aurai pas à me battre pour l’ôter de ma tête.

Inconsciemment, on reproduit tous les clichés des histoires d’amour, en fait, c’est quand on y croit vraiment qu’une relation commence à se détériorer, et c’est celui qui aime le plus qui souffre le plus. Malgré tout, on continue à rechercher auprès de l’autre sa tendresse et sa chaleur, on en a besoin, c’est tellement rassurant. Mais comment faire pour saisir ce que l’autre a réellement au fond du cœur?

Ha! non non non... Et puis, oui j’aime Thomas, alors je reste avec lui, c’est la meilleure chose à faire! Ahhhh, je n’avais pas envie de mettre le nez dehors ce soir... La poisse! Comment l’expliquer à Thomas?

Pascal ne rentrait pas en Suisse ce week-end, ça a eu un gros impact sur moi, ce devait être plus sérieux que je ne le pensais avec cette Nina. Ca m’a fichu un coup. Je me suis sentie soulagée, puis perturbée à me demander ce qu’il faisait, s’il pensait à moi un peu, puis triste... Hahhhh, qu’est-ce que je me déteste en ce moment!

Il n’y avait rien à faire, j’adorais Thomas mais mes sentiments pour Pascal continueront à tout court-circuiter. Je crois qu’il fallait que je me décide à être franche avec Thomas quitte à le perdre, il fallait que je sache ce qu’il en était avec Pascal, s’il y avait une minuscule chance ou pas, quoi qu’il arrive, je ne pouvais pas continuer comme ça. Il fallait qu’une fois pour toute j’aille jusqu’au bout de la douleur, jusqu’à être complètement écrabouillée, jetée encore et encore sans filet de sauvetage, c’est-à-dire sans Thomas pour me ramasser, et je verrais bien.

Mais comment oser regarder Thomas dans les yeux et lui dire tout ça... Arf! Je sentais le courage me manquer...

En attendant, complètement à la masse, j’ai appelé Pascal pour lui dire que, je pensais aller en Allemagne vendredi, et il m’a demandé de ne pas faire ça. de toute manière, il serait en Suisse probablement vendredi dans la soirée, parce qu’il remplaçait toujours le bassiste du groupe de son pote, Varios. Ils avaient un concert samedi soir. Il n’avait rien dit à Thomas et espérait que j’en ferais autant. Il savait qu’on allait au chalet.

J’ai insisté, je voulais le voir... Etait-ce de l’agacement dans sa voix? Ou est-ce que je me faisais des idées?

Pascal ne voulait pas, il pensait qu’il était préférable de mettre un peu de distance entre nous. Dire que c’était ce que j’avais décidé et qu’il fallait que ce soit lui qui me le balance à la figure, que ce soit lui, une fois de plus, qui doit me mettre les points sur les i!! Après le concert, il avait l’intention de rentrer tout de suite en Allemagne.

Bête comme chou, je lui ai demandé si c’était pour aller retrouver sa Nina? Il n’a rien répondu.

Qu’importe ce qu’il me disait, j’avais l’intention de le voir ce week-end.

Je me suis organisée avec Caro, qui profitait de faire le trajet avec Pascal, donc on avait sa trace, et je saurais à quelle heure il arriverait. Caro m’avait décidée à le suivre pour savoir ce qu’il fera vendredi soir. D’après ce qu’on savait déjà, il allait répéter au local du groupe, ensuite, quant il rentrera chez lui, là, je pensais en profiter pour essayer de lui parler!

Thomas voulait m’inviter au resto ce soir, mais j’ai annulé, j’avais autre chose... Je ne pouvais pas sortir, ni le voir, ma nièce venait dormir à la maison. Mon programme de la soirée a été chamboulé, finalement, ma nièce ne pouvait pas rester, je pouvais donc voir Thomas un petit moment. J’avais la flegme d’aller rejoindre Thomas au bar, et aussi, je préfèrais lui faire la surprise. Il avait eu l’air tellement déçu, de cette manière, je pouvais me rattraper un peu.

Alors comme hier soir, sans l’avertir, j’ai été l’attendre, au chaud, chez Pascal.

Quelle ne fût ma surprise de le voir rentrer vers minuit avec la même fille qu’hier soir!!! J’ai eu comme un petit doute, un petit pressentiment... Est-ce qu’il ne se passait pas quelque chose entre lui et cette nana? Elle était partie drôlement vite hier soir! Je devais être aveugle ou quoi?

J’ai attendu... Je voulais voir combien de temps elle resterait. Je crois que j’avais été bien inspirée de ne pas parquer devant la maison. 1h, toujours chez lui, hum, demain il travaille, bizarre. Je suis sortie par le jardin et j’ai été jusqu’au bord du lac pour voir ses fenêtres... Je ne me suis pas trompée... Il se passait quelque chose... L’air de rien, ça m’a fait un mal de chien de le voir l’embrasser... Puis, les lumières se sont éteintent... J’ai encore attendu... Apparemment, elle passait la nuit chez lui???

Les hommes sont si stupides! L’amener chez lui quant je pouvais débarquer à n’importe quel moment!!! Ah mais non, il pensait que j’avais ma nièce à la maison, donc, aucune chance que je passe chez lui!!! Le rat des bois!

Je n’aurai jamais imaginé que Thomas me ferait un truc pareil. J’étais quelque peu choquée. Sans que je puisse le prévenir, des larmes sont venus voiler mes yeux. J’aurai dû en profiter pour faire irruption et le prendre en flag, mais j’avoue que j’étais sous le choc... Ca ne suffirait pas de lui dire que je l’avais surpris, que je savais, il pourra toujours prétendre qu’ils n’ont fait que discuter, qu’elle s’est endormie chez lui ou que sais-je. Il fallait que je le prenne en flag, mais voilà que je faisais marche arrière? Alors là, je ne me comprenais plus.

De toute façon, je ne pouvais pas rester, je devais me lever dans à peine 4h pour conduire mon neveu à l’aéroport! Je suis donc rentrée, la queue entre les jambes. J’étais sonnée, et j’ai eu de la peine à trouver le sommeil. Merde, je ne m’attendais pas à ça de la part de Thomas! Mince, et ça faisait drôlement mal... Est-ce qu’il m’aimait toujours? Est-ce qu’il avait décidé de tourner la page parce qu’il sentait que j’étais toujours accro à Pascal? Jeeez, ça fait mal...


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054/11 - Thomas traîne quant je ne suis pas là!!

Publié le par JaneDo

Thomas traîne dehors quant je ne suis pas là
Mer - 23.fév.2011 - (054/11)

En rentrant de l’aéroport après avoir déposé Dani, j’ai filé faire les magasins pour chercher un cadeau pour Roméo, puis passé chez Marie, puis le soir, j’avais du monde à la maison. Je ne pouvais pas voir Thomas. Enfin, c’est ce que j’avais pensé, mais comme mes visiteurs sont parti vers 21h, le temps de me préparer, j’ai été chez Thomas. C’était la 1ère fois que je débarquais chez lui sans l’avoir averti avant. Thomas n’était pas à la maison.

Comme d’hab, il ne supportait d’être seul. J’imagine que Pascal doit lui manquer aussi. Heureusement, que j’avais toujours la clé de chez Pascal, alors j’ai été l’attendre au chaud. Si je n’avais pas rendu sa clé à Thomas, j’aurai pu l’attendre chez lui. Thomas est rentré après minuit, je l’attendais depuis presque 3h et j’avais failli m’endormir.

Ca me fait toujours bizarre de ressentir autant l’absence de Pascal... Son appartement donnait une impression de... gros vide!

Il était avec une nana que je ne connaissais pas, mais que j’avais déjà vue dans son entourage. J’ai attendu qu’il soit rentré, je ne voulais pas qu’il me voit sortir de chez Pascal et je suis montée. Je crois qu’il ne s’y attendait pas, mais je pense que ça lui a fait plaisir. Je crois que ça lui fait plaisir de voir que je lui manquais. La fille est partie aussitôt après mon arrivée. C’était tard, alors on a pas trop traîné avant d’aller se coucher.

Zut, Thomas voulait encore passé le week-end au chalet, ça ne me disait rien... je crois que... je n’arrêterais pas de penser à celui qui n’était pas là... Pascal. Sa présence me manquerait! J’ai essayé de le faire changer d’avis, mais comme il n’avait pas de match,  lui et ses copains avaient envi de profiter pour pratiquer des sports d’hiver; skier, snowboard, patiner, etc. Bref, j’avais pas envie d’y aller, mais j’ai dit le contraire à Thomas. Je ne voulais pas le déprimer déjà avant le week-end.

Arf, j’avais discuter avec Dani, et elle pense que pour Pascal, je n’étais qu’un clinex; une fois utilisé, on jette!

Elle pense que je devrais avoir le courage d'en parler honnêtement avec Thomas, lui dire franchement que je l’aime, mais j’aimais toujours Pascal. Elle a raison de penser que si je voulais oublier Pascal, je devrais couper les ponts avec Thomas, parce qu’il est trop proche de Pascal. Elle pense que je devrais être cash avec Thomas et lui dire que je ne pouvais plus continuer à le voir et lui expliquer clairement tout ça.

Je sais bien qu’elle a raison, Sminette m’avait déjà dit la même chose, encore faut-il avoir le courage de le faire!!!

Ce serait la chose la plus raisonnable et intelligente à faire. Mais l’idée de ne plus jamais voir Pascal, ou de m’éloigner et de ne plus savoir comment revenir dans la course me rend folle... Et perdre Thomas dans la course en même temps!!! Quant je pense aux autres mecs que je croise, beurk, avec leurs têtes de naze... pfffouh!


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