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338 - On devrait temporiser?

Publié le par JaneDo

Samedi..... 04 décembre 2010

A peine 1/2h après que Thomas soit arrivé au bar rejoindre ses copains, Pascal a décidé de rentrer. Pour ne pas le perdre de vue, Thomas avait réussi à attirer toute la bande chez lui. Fatigué, Pascal a voulu se coucher un moment. A l’abri des oreilles et des regards, Pascal m’avait appelé en vitesse. Il pensait dormir un moment et ensuite redescendre chez lui, attendre que Thomas se couche et filer en douce.

On essayait de trouver un petit moment pour se voir, mais ça semblait difficile. Pascal voulait me voir et je savais que si on ne trouvait pas le moyen, il se mettrait à faire des bêtises, du genre à venir quand même chez moi, alors je lui ai proposé de le retrouver chez lui.

On avait un plan, il détournerait l’attention de Thomas vers les 1h du matin pendant que je me glisse chez lui, et le lendemain matin, il monterait prendre le déjeuner avec lui, pendant que je me glisse hors de la maison. De cette manière, Thomas ne serait pas derrière une fenêtre et ne risque pas de me voir. On ne pensait pas que Thomas oserait se pointer chez lui, donc on était tranquille. Pour éviter que Thomas passe chez moi à l’improviste, j’ai demandé à Vania d’être mon alibi; si jamais, on était ensemble, et qui sait, je passe la nuit chez elle, ou la journée selon.

A 1h15, Pascal était chez lui... 10mn plus tard, Thomas descendait, sous prétexte de lui piquer de la Vodka...

On s’attendait à un truc du genre et j’ai eu le temps de sortir, au cas où il ferait le tour de l’appart. Pascal lui a joué la scène du mec crevé qui s’était endormi tout habillé et a fait semblant de ne pas remarquer que Thomas regardait furtivement un peu partout. Pendant que Thomas faisait sa petite ronde, Pascal s’est déshabillé, sans enlever son t-shirt à cause des marques que je lui avais malencontreusement fait, et s’est jeté sur son lit et faisait celui qui avait de la peine à suivre la conversation.

Quant il est retourné chez lui, on savait qu’on aurait enfin la paix. Pascal n’était pas si fatigué que ça.... Petit coquin! On a pas fermé l’oeil de la nuit. Des heures de mamours dans le noir... Je ne me rendais pas compte à quel point ça m’avait manqué. Je regrettais de ne pas voir ses yeux ou son sourire. Mes doigts sont devenus mes yeux, j’ai dessiner de mes doigts le contour de ses lèvres, son menton et de tout le reste... J'aime le toucher, sentir sa peau sous mes doigts, je ne m'en lasse jamais. On a fait très attention de ne pas faire le moindre bruit. God que je l’aime!

A midi, j’ai mangé avec Thomas.

J’ai demandé ce que faisait Pascal et Thomas a prétendu n’en avoir aucune idée. Je pensais ainsi lancer la discussion concernant mon voyage en Allemagne, mais Thomas n’a pas mordu à l’hameçon. Il a ingénieusement évité le sujet. Je sais qu’il savait, mais il ne semblait pas vouloir en parler. J’ai donc éviter de parler de Pascal. J'ai rappelé à Thomas, le sujet délicat de sa copine. C’était aussi un sujet qu’il ne voulait pas aborder, moi non plus, mais je voulais juste qu’il sache que je préférais garder une certaine distance et ne pas être prise pour responsable de ce qui se passait entre eux.

Hum, j’ai prétendu ne pas me sentir bien, donc le soir, je ne sortais pas. En fait, Pascal sortait avec ses copains, et on avait prévu de se retrouver comme hier soir. C’était un peu risqué, on ne savait pas à quoi s’attendre; est-ce que Thomas passerait chez moi? chez Pascal?

Caro est passé me chercher au resto pour qu’on aille traîner dans les magasins pour les cadeaux de Noël. Avant de se lancer à l’assaut des magasins, on a été prendre un verre, et Caro n’a pas arrêté de se plaindre qu’hier soir, elle n’avait pas beaucoup vu Pascal. Thomas, Pascal et les autres copains ont subitement disparu. Elle avait bien sûr essayé de joindre Pascal, mais son natel devait être sur silence, parce qu’il n’avait pas répondu. Puis elle était passé espionner les garçons et les a vus chez Thomas.

J’ai un peu flippé parce qu’elle aurait pu me surprendre en train d’aller chez Pascal. Si ça avait été le cas, elle me l’aurait dit, alors je me suis détendue.

Puis, innocemment, Caro m’a appris que Pascal l’avait appelée dans la matinée et que ce soir, elle le retrouverait avec le reste de la bande. Il lui avait même proposé soit; de passer la chercher ou qu’elle passe chez lui. J’ai encaissé sans broncher. Caro a essayé de me questionner sur mon séjour en Allemagne, elle avait l’air de croire que les choses ne s’étaient pas bien passé et je n’ai pas voulu la détromper.

Pour finir, après x messages de Thomas, j’ai décidé d’aller les rejoindre. Même de loin, j'avais envie de voir Pascal, et bizarrement, aussi Thomas. Va comprendre!!!

Merde, après tout ce temps, après avoir aussi passé la nuit avec lui, Pascal me fascinait toujours, le voir me coupait le souffle et me fichait toujours des palpitations.

Je crois qu’une grande part de l'attirance, ou disons la dépendance qu’il m’inspire, doit être à cause du sexe. C’est tellement fort, tellement bon que, je crois que c’est ça qui me rend tellement raide dingue de lui. L’autre partie doit être son immense tendresse, son romantisme et ses câlins. Glups, j’avais chaud. De là à penser que mon attirance pour lui n'était que physique, non, pas seulement.

Thomas et moi, on ne sortait pas ensemble, enfin, je croyais que c'était clair. Immanquablement, parce que je me sens plus à l’aise avec lui, je restais prêt de Thomas. Je n’esquivais pas comme je le devrais ses marques d’affections, ni non plus les petits bisous qu’il me faisait parfois dans le cou.

Pascal agissait normalement avec moi, me traitait comme une très bonne amie, mais il a passé plus de temps en compagnie de Caro. Plus qu’avec Marilou. C’était même à se demander ce qu’elle faisait là. Elle était avec une bande de copine à elle, et Pascal avait discuté un petit moment avec elle, mais très vite, il était revenu vers ses copains. Par contre, en boîte, elle s’est installée à la table avec ses 2 copines.

Peut-être qu'on poussait un peu le bouchon en se voyant tout le temps. On devrait peut-être temporiser un peu, éviter de se faire prendre, attendre pour se voir le week-end prochain, mais avec la nature passionnée de mon petit homme, se serait peine perdue. Miam, j’étais impatiente de me retrouver dans ses bras.

Vers 2h du matin, j’ai été attendre Pascal chez lui... ;)

------ On devrait temporiser?! -- (338) -- Sam.04.Déc.10 ------

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337 - Lui tracer sa route...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 03 décembre 2010;

C’était, Chalet ce week-end. Thomas m’avait laissé une tonne et demi de messages, et j’avais un peu honte de ne l’avoir pas rappelé, ni répondu à ses messages.

Jess voulait venir aussi en Suisse et passer le week-end au chalet avec leurs amis. Ça allait être... chiant. Je ne pouvais pas rester comme Pascal me l’avait demandé, j’imaginais mal notre petit trio prendre l’avion ensemble. On a pratiquement passé la journée au téléphone avec Pascal. Pour finir, j’ai décidé de prendre le train avec Caro et on le retrouverait au chalet.

Dans le train, Pascal m’a appelé pour me dire que Jess ne venait pas, et qu’il y avait un changement de programme; pas de chalet ce week-end. Thomas avait tout annulé parce qu’il ne savait pas si je l’accompagnais, je ne lui avais pas donné de réponses. Il voulait me parler et je devinais bien pourquoi.

Pascal voulait aussi qu’on en parle, il voulait aussi être celui qui parlerait à Thomas, mais on ne savait pas encore très bien ce qu’on allait faire. On voulait éviter qu’on nous force la main et se retrouver pris sur un chemin qu’on avait pas choisi. Je pouvais le comprendre, Pascal le pauvre, avait l’habitude qu’on trace sa route, et je comprenais parfaitement qu’il puisse en avoir marre.

Je ne pouvais quand même pas éviter Thomas...

On avait décidé que ce serait mieux de faire comme ça; Pascal sortirait avec ses copains et il dormirait chez lui, à son propre appart, moi j’invitais Thomas à manger et je ne sortais pas avec eux. Même si on en avait envi, on avait décidé de ne pas se voir ce soir. Pour éviter que Thomas ne me torture de questions trop indiscrètes ou auxquelles je n’avais pas encore de réponses, j’ai invité aussi Caro à manger.

Pascal et moi avions envi de nous voir, mais on avait des tas de choses à régler avant. On avait aucune idée de ce qui allait se passer, et je dois dire qu’on était un peu tendu. Je savais que si Thomas ne pouvait pas me cuisiner, il allait se rabattre sur Pascal et le cuisiner à fond.

Je pouvais toujours... me glisser en douce chez Pascal???  L’idée était assez tentante! On se doutait bien que Thomas l’aurait à l’oeil et Pascal m’avait dit que s’il le sentait vraiment soupçonneux, il dormirait même chez Thomas. C'était le seul moyen de le rassurer. Donc, ce ne serait pas une bonne idée d’aller chez lui ce soir.

J’étais prête à faire n’importe quoi pour que les choses marchent. De toute façon, j’étais tellement heureuse parce que je savais que même si on se voyait pas, quelque part en ville, il y avait quelqu'un qui m'aimait, ce garçon aux yeux verts et au sourire ravageur, alors je pouvais tout supporter.

Le souper chez moi s’est très bien passé, c’était sympa. Thomas n’a pas pu me parler, mais je pense que quant il a su que je ne sortais pas, il s’est précipité coller à Pascal pour être sûr qu’on avait pas prévu de se voir en douce. Pascal avait donc eu raison de prévoir la chose. Après avoir essayé de me faire changer d’avis, Caro est finalement repartie avec Thomas. Je me demande de quoi ils avaient parlé en voiture??

Pascal et quelques copains ont finis la soirée chez Thomas, et il s’est endormi sur place.

Pascal m’a avoué qu’il était crevé, et quant il avait voulu rentrer, Thomas s’est arrangé pour convaincre les autres à les suivre. et poursuivre la soirée chez lui. Chez Thomas, Pascal lui a dit qu’il allait juste reposer ses yeux 10mn dans la chambre d’amis, mais il ne s’est pas réveillé.

Au moins comme ça, Thomas était rassuré!

------ Lui tracer sa route -- (337) -- Ven.03.Déc.10 ------

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336 - Jamais cessé de t'aimer - (2/2)

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 2 décembre 2010

Après le café avec Pascal, je me suis recouchée. Je rechignais à quitter ma chambre pour me retrouver face à Jess. Je l’entendais traficoter dans l’appart, parler au téléphone et tout. J'imaginais très bien qu'elle attendait de me voir sortir de ma retraite. Vers les 13h, je me suis enfin décidée à sortir de ma cachette et affronter Jess. On a bavardé en prenant le café ensemble au salon.

Je sais bien que Jess se contenait, mais de femme à femme, on a parlé de Pascal. Franchement, sans détours. Je m’y attendais, et c’est pour ça que je ne voulais pas occuper la chambre d’amis, ni en sortir d'ailleurs.

J’ai reconnu que j’avais toujours des sentiments pour Pascal. Jess se demandait alors ce que je foutais avec Thomas, elle s'inquiétait pour son frère et ne voulait pas que je m’amuse avec lui. Parce que si j’aimais encore Pascal, je n’avais pas de sentiments pour Thomas. Je l’ai détrompée; je tenais à Thomas, je l’aimais aussi. Jess a semblé plus que sceptique. Puis, Jess a été claire et assez directe, elle n’avait pas l’intention de me laisser faire sans réagir, elle aimait son mari. Elle se doutait bien que je devais savoir qu'il ne la touchait plus, mais pour elle, il était juste fâché et ça lui passera.

Glups! Donc Pascal ne mentait pas... Ohhh, que je l'aime lui!

Oui, elle a précisé; mari. Jess tenait à lui, et mon intrusion dans leur vie l’énervait profondément. Elle voulait que je prenne le temps de réfléchir, pour elle, étant donné que Pascal m’avait plaquée dès qu’il avait cru qu’elle était enceinte démontrait bien qu’il ne m’aimait pas. Jess avait dit cela de manière calme, sans avoir l’air méchante, mais je sentais que ce n’était pas innocemment et qu’elle avait voulu me planter un couteau dans le cœur. Tout de même, c’était bizarre de parler de ça avec elle, sa femme.

Jess a voulu savoir de quoi on avait parlé hier soir, savoir tout ce qui c’était passé en Suisse, au chalet et tout. Elle a voulu savoir si on avait couché ensemble, si on s’était embrassé, parlé de se revoir, de se remettre ensemble... Bien sûr qu’elle ne croyait pas ce que je lui disais. Bon, à sa place, moi non plus!

LE SOIR, Pascal devait manger avec Marilou et des collègues de boulot. Glups, je trouvais que ce serait un peu ridicule de se retrouver, Jess, Caro et moi, avec lui et Marilou après. Ça faisait petit harem. De mon côté, j’allais sortir avec Caro, on irait manger un truc et on retrouverait Pascal et Jess plus tard. Caro ne voulait pas se coltiner Jess. Elle ne voulait pas faire pote-pote, moi non plus, mais c’était pour Pascal et pour sauver la face aussi.

Mais pendant le dîner, Pascal m’a appelé pour qu’on se retrouve à l’appart. Il n’avait pas envi de sortir trainer dans un pub avec Jess et Caro. Par contre, il me proposait de sortir, rien que les 2, prendre un verre. Je pense que l’idée d’avoir Jess sur le dos à nous surveiller ne lui disait rien. Tant mieux, moi non plus. J’étais contente que ça vienne de lui, je n’aurai pas osé le proposer. Pascal est venu me chercher au pub et on a été déposer Caro chez elle.

Maintenant, j’ai une idée où elle vit. J’ai un très bon sens de l’orientation, et je suis sure que je saurais retrouver l’endroit. J’ai tout de même noté l’adresse.

J’ai bien fait plus de 600km pour aller retrouver des gens en Belgique, en ayant été qu’1x, sans adresse, sans les noms de famille, sans prendre les numéros de téléphones et je suis tombée pile poil devant la maison. Mon cerveau fonctionne d’une manière que je ne connais pas, mais c’est top, j’ai beaucoup de chance. Même 20ans après, même si tout a changé, je suis capable de retrouver un lieu où je n’ai mis les pieds qu’une fois.

Malgré l’insistance de Caro, Pascal a refusé qu'elle nous colle aux pattes. Coooool ;)

On a été prendre un verre dans un petit bar tranquille. Le bar d’un hôtel en plein centre ville. C’était un endroit où on pouvait être tranquille, la foule envahi plutôt les bars de rue, pas ceux des hôtels.

J’avoue que je n’arrivais pas à résister à l’envie de l’embrasser. Au pire, il me repousserait, je n’avais rien à perdre. Mais Pascal ne m’a pas repoussée. Il a paru hésitant, je sentais même une certaine résistance, mais ça n'a duré que quelques secondes, puis on arrivait plus à se dire 2 mots sans s’embrasser, et on a plus arrêté. Impossible de ne pas avoir envi de plus. J’ai senti que ses baisers devenaient plus insistant, plus pressant.

Hiii! Je n’avais pas perdu la main, je savais encore ce qui le faisait tiquer, alors malicieusement, je lui ai murmuré à l’oreille que j’avais envie de lui et ça n’a pas loupé. Je savais aussi qu’il était en manque, alors c’était facile. Je suis une petite vache, hihihi!

Un léger détail que je ne perdais pas de vue... Il allait certainement tout regretter le lendemain!

Sans un mot, Pascal m’a attrapé par la main et à la réception, il a demandé une chambre illico presto, qu’il a payé cash, et on est monté. Pas de traces de cartes de crédit.

C’est fou les frissons que je ressens avec lui. C’est tellement bon que j’ai toujours l’impression d’être sur le point de perdre la raison, d’être au bord de la folie. Dieu que je l’aime. Je suis marquée au fer rouge, je lui appartient. Il m’avait manqué à la folie. Ses baisers, ses caresses, son toucher, sa voix, son odeur, tout de lui m’avait manqué. Tellement et trop manqué.

On ne pouvait pas traîner sans finir par éveiller les soupçons de sa femme. C’était presque minuit, et après avoir pris une douche rapide, qui a failli se terminer en douche crapuleuse, on est rentré en prenant un air innocent.

Malgré la douche, je tremblais encore au souvenir des instants que je venais de passer dans ses bras. Miam, miam, miam! Je portais son empreinte, j'étais heureuse plus que les mots ne pourraient l'exprimer. Je devais faire attention pour que Jess ne s’aperçoive de rien. Je redoutais que le bonheur intense que j'éprouvais ne se voit sur mon visage. Pascal avait essayé d’éviter que je ne m’accroche trop à lui et le griffe dans tous les sens, mais très vite, la passion a tout balayé.

Et Pascal était heureux, ça se voyait trop. Il était détendu, le langage du corps ne ment pas. Et ses yeux étincelaient, la couleur de ses yeux avaient viré à un vert profond.

Après un rapide bisou à Jess, Pascal nous a préparé un chocolat chaud pendant que je me changeais. Jess l’attendait pour aller se coucher, et il a été se changer en vitesse pendant que Jess rangeait la cuisine. C'était seulement pour nous surveiller du coin de l'œil.

Puis comme hier soir, Pascal est venu s’étaler sur mon lit pour bavarder, en laissant la porte grande ouverte.

Jess est passé me dire bonne nuit en allant se coucher, elle a laissé la porte de sa chambre ouverte. Discrètement, on se tenait par la main, Pascal me serrait les doigts et me murmurait qu'il avait encore envi de me faire l'amour. Aoutch, moi aussi. C'était si bon à entendre...

On a encore bavarder 1/2h et Pascal a été se coucher.

Je pensais rentrer le lendemain par le train, mais Pascal me proposait de rester et rentrer ensemble. Il devait récupérer sa voiture à l’aéroport.

J’étais plutôt réticente, d’habitude, il faisait la route avec Caro, et j’étais presque sure que Jess avait dans l’idée de venir aussi. L’idée de se retrouver tous les 4 à faire le voyage ensemble me fichait l’urticaire! Impossible de résister à l’envie de passer encore quelques heures avec lui.

Avec un sourire béat, j’ai repassé le film de la soirée dans ma tête, c’est sûr qu’il m’aimait toujours... J'étais follement heureuse. Cette fois, j’ai dormi comme un bébé.

------ Jamais cessé de t'aimer  (2/2) -- (336) -- Jeu.2.dec.10 ------

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336 - Jamais cessé de t'aimer - (1/2)

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 2 décembre 2010

Petite Jess, maligne petite Jess... Effectivement, elle nous avait tous les 2 à l’œil. Le truc de m’obliger à partager la chambre d’amis était bien vu!!! Peut-être que ça arrangeait Pascal aussi? Il était super mal à l’aise, et moi aussi. Se retrouver entre 4 mûrs tous les 3, en vase clos, c’était... pas génial.

Purée, j’étais rouge; les oreilles, les joues, les mains moites, tout. J’avais juste un sac, je n’avais pas l’intention de le vider, mais gênée, je n’avais pas envie de sortir de la chambre non plus, alors je boutiquais, ne sachant pas quoi faire d’autre.

Pascal a été se changer, je les entendais discuter mais je ne pouvais pas entendre ce qu’ils se disaient, mais je pense que ça me concernait. Glups. Pascal a mis un training et il est venu dans ma chambre. Il avait laissé la porte grande ouverte et s’est allongé sur mon lit. Graouhh, il était à croquer, j'avais envie de lui sauter dessus... Miam.

Ce n’était pas difficile de comprendre qu’il ne voulait pas que Jess se fasse des idées. Toutes ces précautions qu’il prenait pour ne pas faire souffrir madame m’agaçait.

Jess naviguait dans l’appart et s’est finalement installée au salon. Elle a mis la télé et s’était assise de manière à voir ce qui se passait dans la chambre. Et pour voir, elle voyait tout. Elle a allumé la télé et comme la télé était contre le mur de la chambre, ce qui était au moins pratique, c’est qu’elle ne pouvait pas nous entendre. Pour ça, elle aurait dû l’éteindre ou carrément venir s’installer sur le lit. Tout de même, sans le faire exprès, on s’est mis à chuchoter.

  • Écoute Jane, je ne suis pas bête, je sais que tu tiens à Thomas, et lui aussi tient à toi.
  • Et toi? Est-ce que tu tiens à moi?
  • Ben dis... si ça c’est pas évident?

Pascal m’a rappelé que quant je sortais avec Layne, j’avais été incapable de le quitter, fallait que ça vienne de lui. Je ne voulais pas lui faire faux-bond, le décevoir ou lui faire de la peine, donc je suis restée avec lui, même quant j'ai su qu’il me trompait. Pascal avait raison, c’est tout moi ça. C’est un de mes gros défauts, je ne quitte jamais. Si je m’engage avec quelqu’un, je reste quoi qu’il arrive, ou je m’arrange pour qu’il me quitte. A ma décharge, je crois que ça, c’est assez féminin.

Pour Pascal, tant que Thomas restera accroché à mes basques, même si pour moi, on ne sortait pas ensemble, je n’arriverais pas à m'en défaire. De toute façon, même s’il n’y avait pas Thomas, je serais obligée de vivre dans l’ombre, et il n’était pas sûr que je puisses le supporter. Il avait le droit de s’amuser, de sortir avec la terre entière, qu’il ait l’air volage, c’était une chose tout à fait acceptable dans notre société bizarre. C’est connu, les hommes ne sont pas fidèles, mais ne fréquenter qu’une seule fille, c’était une liaison et une liaison sérieuse de surcroit. Ça il n’avait pas le droit.

Invariablement, je répondais que ça m’était égal à tout ce qu’il disait pour essayer de me faire entendre raison. Oui, je m’en foutais, tout ce que je voulais, c’était lui, mais ça je ne pouvais pas le lui dire.

On a discuté comme ça allongé sur le lit, à quelques centimètres l’un de l’autre, sans se toucher, sans s’embrasser, sous
l’œil de Moscou. Finalement après plus d’1h, Jess a décidé d’aller se coucher. Elle est venu me dire un petit bonsoir tout en caressant le bras de Pascal. Son geste m’a paru possessif et assez éloquent, pour bien me montrer qu’il lui appartenait. Ça m’a défrisé!!

Pascal a décidé lui aussi d’aller se coucher. Il m’a fait comprendre qu’il ne pouvait pas rester, mais ça, je l’avais déjà compris, ou du moins deviné à la manière que Jess a eu de lui dire qu’elle l’attendait. Je pense que c’était de ça qu’ils discutaient un peu plus tôt. Pascal a eu un gros soupir en marmonnant que c’était drôlement compliqué.

  • Si Jess ne savait pas que tu étais à Munich, je serais probablement resté... Mais là, si je reste, Thomas le saura.

De toute façon, dès que Jess est sortie de la chambre, Pascal s’était levé pour se tenir sur le pas de la porte, d’où Jess pouvait le voir. De cette manière, elle voyait bien qu’il n’y avait pas de bisous-bisous, pas de câlins, rien. Je suis restée sur ma faim, en manque.

L’empêche que la garce dans l’histoire, c’était moi! Je n’avais pas à m’insinuer dans la vie de Pascal comme ça, Si j’étais à sa place, je ne supporterai pas, c’était un affront. Je ne me reconnaissais pas.

Cette fois, il n’y avait pas la télé et la porte de leur chambre était grande ouverte et je pouvais voir Jess assise dans leur lit un bouquin à la main. On discutait en chuchotant. Pascal retournait auprès de sa femme, c'était normal, je ne pouvais même pas lui en vouloir.

Alors qu’il partait, je l’ai attrapé par la manche pour lui poser une question qui me travaillait depuis des semaines;

  • Est-ce que... tu m’aimes?

Après avoir jeté un coup d’œil en direction de leur chambre, il m’a pris la main discrètement.

  • Tu ne devrais pas avoir à me poser la question, tu ne crois pas?
  • Ben, tu sais, avec tous ce que tu m’as dis ces derniers temps, comment savoir! Tu as dit que tu voulais qu’on te foute la paix, que tu ne voulais pas d’une nana qui te colle, tu n’avais de compte à rendre...
  • Stop, je sais, t’as raison, j’étais vache, jaloux, enragé et je t’en voulais. J’avais l’impression que tu m’avais zappé, que tu ne m’aimais plus, alors je voulais te montrer que j’en avais fait autant, mais tu devrais le savoir... Je t’aime. Je n’ai jamais cessé de t’aimer.

Pascal a immédiatement regretté d’avoir dit ça, il s’est passé l’autre main dans les cheveux, et ça, c’était un geste nerveux chez lui.

  • Oublie ce que je viens de dire. Je n’ai pas le droit de..
  • Siiii! Je voulais savoir.

Il s’est tourné vers moi, tournant le dos à leur chambre, et il a parlé encore plus doucement qu’avant:

  • Et qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce qu’on fait maintenant? Hein? Tu oublie Thomas?

On s’est regardé un petit moment en silence, il y avait des tonnes de choses que je voulais lui dire, toutes commençaient ou finissaient par des “je t’aime”, mais c’est vrai que je ne pensais pas à Thomas. Arf. Je suis sure que si Jess n’était pas là, il m’aurait prise dans ses bras et m’aurait embrassée.

  • Bon, je vais me coucher avant de dire plus de conneries...

J’ai eu du mal à dormir, sans le vouloir, j’écoutais tous les bruits de l’appart. J’avais pourtant peur d’entendre des bruits suspects de sport matelas! N'importe qui à ma place en aurait fait autant. Je ne sais pas pourquoi, mais j’espérais qu’il se glisserait dans ma chambre, dès que Jess serait endormie. Mais, c’était du délire!

Le lendemain matin, Pascal est venu voir si j’étais réveillée. Jess dormait toujours. On a pris le café ensemble, comme on le faisait souvent par le passé. C’était agréable. Ce qui l’était moins, c’était de passer la journée avec Jess!!! Avant de partir, Pascal m’a demandé de ne pas filer en douce, comme je l’avais fait la dernière fois, quoi qu’il arrive. Il m’a demandé de le lui promettre. Pascal m’a aussi demandé de peut-être, avertir Thomas que j’étais en Allemagne, chez lui.

Le soir, on irait manger ensemble, avec Jess. Pascal savait que l’idée ne me plairait pas, que ce serait pénible, mais m’a demandé de le supporter pour lui. Hahhh, comment refuser? Pour lui, je ferais n'importe quoi. Je voulais lui prouver que je pouvais tout supporter, tout faire pour lui faire plaisir. J’arborerais même mon plus beau sourire.

Je n’allais rien dire à Thomas, impossible, je ne pouvais pas. Par contre, dès qu’il est parti, j’ai envoyé un message à Caro. Je voulais profiter de la voir puisque j’étais là. Par elle, j’apprendrais peut-être plus de choses qu’à travers Pascal ou Jess. Et surtout, l’idée de passer la journée avec Jess m’était insupportable.

------ Jamais cessé de t'aimer (1/2) - (336) - Jeu.2.Déc.10 ------

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335 - s'il m'aime encore... (2/2)

Publié le par JaneDo

Mercredi... 1er déc 2010  ...(2/2)

Voir son petit sourire amusé et mes jambes jouaient aux claquettes, pfff... Il est tellement mignon, je n’arrive pas à croire qu’il puisse m’aimer moi, avec mes tonnes et demi de défauts!

  • Incroyable! J’y crois pas, t’es vraiment là! Tu sais que tu es quand même un peu dingue, hein?

Tout à coup, glups, je me suis sentie vraiment conne! Que pouvait-il bien penser? J’utilisais Thomas comme bouche-trou et derrière son dos, je lui courrais après? Ça cassait mon image et ça me rendait vulnérable... Il m’a fait un petit bisou dans le cou et il est entré, mais il est resté adossé à la porte, les bras croisés devant lui. Gros rempart contre une éventuelle attaque???

  • J’ai eu Jess en ligne entre 2. Elle a deviné que je viendrais ici et que je ne rentrerais pas. Elle veut que tu prennes la chambre d’amis, j’ai dit non, mais elle insiste.
  • Non, je veux pas.
  • J’ai bien pensé. Ça me fait super plaisir de te voir, mais tu n’aurais pas dû venir, ou au moins, tu aurai dû me prévenir, tu ne pense pas? A quoi tu joues?
  • Désolée si j’ai dérangé tes plans pour la soirée. Laisse tomber et retournes-y, si tu as un moment demain?
  • Sois pas idiote.

Pascal m’a serré dans ses bras sans m’embrasser. Graouhh!

  • Tu me devines, ou tu me connais bien, 1 des 2. On dirait que tu as senti que j’étais en manque sur le point de rupture ou quoi. C’est pas cool.
  • Alors, tu es en manques?
  • Comme si tu ne le savais pas! La dernière fois que j’ai touché une femme, c’était toi. Le 5 octobre pour être précis, ça va faire 2 mois! Après ça, tu es partie sans un mot... Pas même un petit mot. Rien.
  • Je ne te crois pas. Je sais que tu as passé plusieurs nuits chez Caro.
  • Hum... Si j’avais fait une bêtise pareille, tu ne me l’aurai jamais pardonné. Je n’étais pas sûr de ce qui se passait entre nous... alors non, je ne l’ai pas touchée. C’est clair avec Caro, amis ou rien! En tous cas, pour l’instant...

Glups, je n’ai pas voulu relever sa remarque concernant mon départ précipité. En tous cas pour l’instant?; à croire qu’il cherchait à me provoquer ou à me rendre jalouse. Le rat. Mal à l’aise parce que je n’ai pas l’habitude de faire le 1er pas, je me suis approchée. Pascal restait sur la réserve.

  • C’est gentil d’être venu malgré le fait que je te bousillais ta soirée! T’étais avec Caro?
  • Non, je mangeais avec des collègues de boulot et Marilou. T’es quand même un petit monstre hein! Tu savais que Marilou était en Allemagne pour le boulot, c’est pour ça que tu es venue, hein? Un peu jalouse?
  • Je savais pas qu’elle était là.
  • Elle l’a dit quant on a mangé ensemble samedi.
  • Je ne me rappelais pas.
  • C’est ça!

C’est vrai, je n’avais pas entendu, sinon forcément, je m’en serais souvenue. Ha, et comment! Du coup, j’étais super ravie d’avoir bousillé son souper avec cette petite yenne! Pour une fois, super bon timing, hihihi.

  • Même si tu prétends le contraire, je sais que tu es avec Thomas, il me l’a dit.
  • Non, je ne suis pas avec Thomas. Enfin, c’est pas ça. C’est j’avais commencé à voir Thomas souvent, après tout Pascal, ta femme était enceinte et tu m’avais fait comprendre que c’était fini, que tu te rangeais dans le but de te transformer en bon petit papa. Tu voulais que je fasse quoi? J’étais complètement désespérée et Thomas était là. Il m’a aidée à ne pas m’effondrer complètement.
  • Mais enfin Jane, tu as bien dû te rendre compte que j’avais un gros petit faible pour toi, et que même si c’était ce que je voulais, je n’y arrivais pas avec toi dans les parages, non?
  • Oui, mais voilà, j’étais pas dans les parages, tu étais en Allemagne, et tu ne rentrais même pas les week-ends. Et en plus, je t’ai vu embrasser la... Marilou l’autre fois.

Pascal a éclaté de rire, puis son visage est redevenu tout sérieux.

  • Je ne l’ai pas embrassée, j’ai fait semblant. Je sais pas pourquoi, mais j’ai voulu te provoquer, et j’étais jaloux. J’étais jaloux de Thomas. Ça m’a fait plaisir de te voir réagir, au moins tu avais aussi mal que moi.
  • Les choses sont claires avec Thomas, je suis célibataire et j’ai le droit de faire ce que je veux, avec qui je veux.

Pascal me regardait d’un air sceptique. Oui, il était carrément sceptique, il ne me croyait pas. Dieu sait ce que Thomas lui avait dit. Il avait bien dû se rendre compte que rien n’allait plus avec Thomas, et il savait ce qui s’était passé à propos de sa copine, alors il me faisait quoi là?

  • Malgré ce que tu dis, tu es avec lui, alors je ne peux pas te toucher... Je ne peux pas lui faire ça.

Et il pouvait le faire à Jess sans problème? Il se foutait de ma gueule là?

  • Et à moi, tu peux me faire ça? Tu peux? Est-ce que tu m’aimes... un peu...

J’avais tapé juste, après quelques secondes d’hésitations, Pascal s’est approché enfin pour m'embrasser, il a pris mon visage entre ses mains. Ses lèvres chaudes et sensuelles ont ont dessinés lentement le contour des miennes avec douceur. Je retrouvais les vibrations de son corps contre le mien. Je nageais de bonheur.

Mauvais, mauvais timing la Jess! Pascal était sur le poing de craquer, zut, il allait craquer, j'en suis sûre! Elle est venu frapper à la porte. On a voulu ignorer son tambourinage, on pensait qu’il s’agissait de la réception ou un truc du genre. Pascal m’a averti qu’il avait demandé à la réception de mettre la chambre sur son compte. Je vois qu’il se préoccupait de la grosse dépense que ça allait me faire. Trop trop chou-xx. Mais ça insistait, alors j’ai dû aller ouvrir pour me retrouver nez à nez avec Jess. J’aurai pu m’en passer.

Ironique, elle a demandé si elle interrompait quelque chose, puis a insisté pour que je prenne la chambre d’amis. J’ai encore une fois refusé, soutenue par Pascal.

Jess ne voulait pas que l’hôtel ait des traces de mon passage ou que Pascal prenne une autre chambre, ici ou ailleurs, elle préférait que je passe pour une invitée, inattendue peut-être, qui n’avait pas prévenu de sa visite, mais j'étais leurs invitées. Ils avaient une chambre d’amis, alors elle insistait. C'était sans appel.

Je me demande pourquoi elle insistait tant, c'était ridicule de vouloir que je sois entre les mêmes mûrs, vraiment trop bizarre. Pascal aussi trouvait ça louche! Pourquoi tant d'insistance, pour avoir sa rivale sous la main?

  • Je ne suis pas née de la dernière pluie, j’imagine que Pascal voudra passer la nuit... Heu, on en discutera, mais tu ne peux pas rester ici.

Malgré nos protestations, elle a pris le téléphone et appelé la réception.

Je ne sais pas pourquoi, c’est seulement à ce moment là que j’ai réalisé que je n’aurai jamais, mais alors jamais, dû aller frapper chez eux, Jess n’aurait pas dû savoir que j’étais là. Maintenant, forcément Thomas le saura. C’était la poisse, je ne pensais pas lui en parler. Je crois que j’avais fait une connerie. Une bêtise de plus. Quant il s’agit de Pascal, je n’arrive pas à fonctionner logiquement, je ne fais que des conneries, les unes sur les autres. Merde, merde et merde!

------ Mode-Débile, mais... Est-ce qu''il m'aime encore! (2/2) - (335) - mer.1er.dec.10 ------

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335 - Je veux savoir s'il m'aime... (1/2)

Publié le par JaneDo

Mercredi... 1er déc 2010  (1/2)

Le voyage en train était interminable... La fluctuation de mon angoisse s’accentuait à mesure que je m’approchais de l’Allemange... Sans compter les petits tremblements que je n’arrivais pas à contrôler. J’étais impatiente et terrifiée, n’aurais-je pas l’air de le harceler là?

Je savais pourquoi je ne l’avais pas prévenu de mon arrivée; au cas où je n’avais pas le courage de l’appeler, je ferais demi-tour et personne n’en saura rien! A l’arrivée, j’étais épuisée, au bord de la crise de nerf. Je n’avais qu’une envie; dormir et vomir!

J’avais réservé la même chambre que la dernière fois... A mon nom! Glups, ça coûtait une fortune, la vache! Et le trajet en taxi, pfff!

Tremblante, j’ai trouvé le courage d’appeler Pascal. Bon, bien sûr, j’ai d’abord raccroché plusieurs fois avant de composer le dernier numéro, fumer au moins 5 clopes... Panique totale. Puis, après avoir fait un petit jogging dans la suite, pris une douche, terrifiée, j’ai appelé.

Je crois que je n’ai vraiment pas de chance, et si je n’avais pas si peur, j’aurai été sonner! C’est Jess qui a répondu et dans la panique, j’ai immédiatement raccroché. Après, j’ai réalisé que de toute façon, on voyait mon nom, donc elle savait que c’était moi. J’ai donc dû rappeler avec une excuse bidon au bout des lèvres, et encore une fois, Jess a décroché à la place de Pascal.

Est-ce qu’il lui avait laissé décrocher, parce qu’il ne voulait pas me parler? Ca y est, je tournais en mode-débile, je me laissais emporter par le doute! Sans me laisser le temps de débiter mon excuse bidon, Jess m’a aboyé de ne plus appeler, de laisser son mari tranquille, qu’il ne voulait pas me parler, et elle m’a bouclé au nez. Glups!

Zut, je ne pouvais pas passer la soirée à 2 pas, sans lui parler? S’il ne voulait pas me parler, qu’il me le dise en face!

J’ai rappelé... mon appel a été rejeté! Aïe, c’était horrible. Je ne savais pas quoi faire, il fallait pourtant que j’insiste. J’ai rappelé, mais cette fois, le natel était coupé! Hum? Pascal ne savait peut-être pas que j’avais appelé? Jess avait simplement répondu alors qu’il était occupé ailleurs? Au pire, j’irai sonner et voilà!

J’ai donc essayé son numéro encore 2 fois. Je savais que s’il rallumait son natel, il verrait mes appels en absence. Donc, si Jess faisait le garde chiourme, pas de chance, il saurait quant même que j’avais essayé de le joindre plus d’1 fois. Oui mais, qu’est-ce qui me garanti qu’il essayera de me rappeler? Alors, je lui ai envoyé quelques messages, lui demandant de me rappeler dès qu’il lirait mon message.

J’ai bien fait; Pascal était sous la douche, alors sa femme en a profité pour m’envoyer sur les roses!

Ca lui a pris plus d’1h avant de se rendre compte que son natel était coupé. C’est seulement en quittant l’appartement pour aller dîner qu’il s’en était aperçu. Pascal a attendu d’être au restaurant avant de m’appeler. Il avait même pensé attendre d’être de retour à l’appart et peut-être même que Jess se soit couchée. Heureusement qu’il ne l’a pas fait.

Quant il m’a appelée, je me suis rappelée qu’il avait dit qu’il ne voulait plus se lancer dans une histoire tant qu’il serait marié. Aoutch! Du coup, je n’ai pas osé lui dire que j’étais là. Quant j’ai raccroché, je me suis traitée d’imbécile, d’idiote, bref, de tous les noms du code.

C’était ridicule d’être venue jusqu’ici pour ne pas le voir, c’était trop bête. Je n’osais pas le rappeler droit derrière. Pascal avait eu l'air surpris par mon appel, mais content aussi, donc je me suis décidée à aller sonner... Après tout, ce serait une surprise, et je pourrais voir la tête de Jess se décomposer. Mais c’était la mienne qui allait se décomposer!

Pascal n’était pas chez lui et Jess avait été ravie de me le balancer à la gueule!

Alors, où était-il? Mon plan était lamentable, tout allait de travers, si j’étais à Lausanne, j’aurai abandonné. Ca m’a déboussolée, je ne savais plus quoi faire. Le rappeler? J’aurai l’air d’une idiote finie! Est-ce qu’il était avec Caroline? Je n’avais aucune idée où elle habitait, et Munich, c’est grand! Mince, j’étais anéantie, c’était la panade, les heures passaient, j’étais à 2 pas de lui, et rien! Je ne pouvais pas abandonner si près du but?

Je revoyais encore le visage amusé de Jess me regardant de la tête au pied, comme si j’avais été une bactérie! J’entendais encore son rire quant elle m’a dit qu’il n’était pas là, et aussi ses moqueries en me jetant à la figure que je lui courrais après, jusqu’en Allemagne. J’avais le coeur dans les pompes. Je me suis laissé aller à pleurer pendant bien 1h, avant de me ressaisir et décider de lui laisser encore un message (la honte!!!), ensuite de l’appeler.

J’avais peur qu’il coupe son natel pour la nuit et du coup, je ne le verrais pas. Ca, ça me déprimerait à mort. Après ça, je me suis postée derrière la fenêtre qui donnait dans la rue, pour surveiller son retour. S’il rentrait en voiture, ce serait foutu, je ne verrais rien. Puis je me suis rappelée qu’il avait laissé son 4x4 à l’aéroport, mais arf, s’il utilisait une autre voiture, ce serait encore plus foutu.

Enfin, 10mn plus tard, Pascal m’a rappelée... J’avais bombardé mon message d’urgence!!!!

Pascal ne se doutait absolument pas que je me trouvais à Munich. Il m’a fait remarquer en plaisantant que je ne l’appelais jamais, puis tout à coup, le même jour, plusieurs fois? Il était curieux, que se passait-il? Là, inutile de perdre plus de temps, je lui ai dit que j’étais là, dans la même suite que la dernière fois. Hihihi, pour une surprise, c’en était une, Pascal est resté sans voix. Quant il a reprit ses esprits, il m’a dit qu’il serait là dans les 10min.

Angoisse, palpitations, nervosité extrême, sueur... En 10mn, je me suis changée 4x... Training? Pour avoir l’air détendue? Habillée? Mais pourquoi faire? Retour dans mon sac, enfilé une jupe en 4ème vitesse; ça n’allait pas, ça faisait trop formel. Re-training, et il a sonné... J’étais en sueur!

------ Mode-Débile... Je veux savoir s'il m'aime encore! (1/2) -- (335) -- mer.1er.dec.10 ------

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334 - Après une rupture...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 30 novembre 2010

Me retrouver coincée parce que mon ex veut une autre chance et que le nouveau petit copain ne mérite pas que je le laisse tomber pour un ex qui a pourtant voulu tout casser, c’est une des raison pour laquelle, je ne me lance jamais dans une nouvelle relation aussi rapidement après une rupture...

Je ne voulais pas faire de la peine à Thomas, parce que je l’adore, mais je ne voulais pas perdre Pascal, parce que je l’aime...

J’ai mal dormi... J’ai donc pris une décision, que je trouvais même débile au moment où je l’ai prise... J’ai décidé d’aller à Munich. Il me fallait parler à Pascal... Comme il m’avait annoncé qu’il ne viendrait pas le week-end prochain, j’avais besoin de le voir. Je dois savoir où j’en suis avant de réussir à tout gâcher avec Thomas!

Après notre discussion d’hier, Thomas ne m’a pas appelée aujourd’hui. Depuis qu’on était, en quelque sorte ensemble, il m’appelait tous les jours, même 2 ou 3 fois par jour!!! Effectivement, de lui avoir rappelé que je ne sortais pas vraiment avec lui a dû le refroidir!

A mesure que l’heure de mon train approchait, je paniquais... Et après avoir fait tous ces kilomètres, et si Pascal ne voulait pas me voir? Pourtant, je ne voulais pas l’avertir de mon arrivée. Après coup, je me demande bien pourquoi? J’ai failli remettre au lendemain mon petit voyage de mise au clair, mais je voulais aussi être de retour jeudi, alors je n’avais pas tellement le choix.

Puis non, je ne pouvais pas y aller, c’était la soirée d’anniversaire de ma nièce et de mon frère, impossible de m’absenter! J’ai donc reporté mon départ au lendemain... Après tout, ça me laissait plus de temps.

Demain, quoi qu’il arrive, je serais à Munich!

------ Après une rupture - (334) - mar.30.nov.10 ------

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333 - Equilibrium

Publié le par JaneDo

Lundi.... 29 nov 2010

Le soir, malgré le temps atroce et neigeux, j’ai pris le risque d’aller chez ma frangine, ensuite de passer chez Brian. Il rentrait au États-Unis pour passer Noël avec sa famille, alors je voulais profiter au maximum de son temps ici. Sur le chemin pour me rendre chez Brian, j’ai remarqué que Thomas me suivait. Je me demande bien depuis combien de temps?? Difficile de ne pas remarquer son 4x4, il n’y avait pas grand monde sur les routes.

J’ai fait demi-tour et je suis rentrée après avoir averti Brian. 5mn après être arrivée chez moi, Brian est venu sonner. Hum, pas possible de discuter devant JD. C’est nul de ne pas pouvoir être seule et tranquille chez moi, pfff. J’ai donc accepté d’aller chez lui et j’ai dû laisser ma voiture à la maison.

Ce n’était pas ce soir que je pourrais voir Brian, ni demain d’ailleurs, j’avais l’anniversaire de ma nièce!

Thomas m’a cuisiné dans tous les sens, je lui ai répété encore, et encore qu’il ne s’était rien passé. Pour finir, j’ai un tout petit peu pété les plombs et je lui ai dit que j’étais célibataire après tout, que j’avais le droit de voir qui je voulais, et que s’il s’était passé quelque chose, ça me regardait et je ne vois pas pourquoi je ne lui le dirait pas, parce qu’il est un ami! Glups, je lui ai fais de la peine, mais j’étais contente d’avoir mis les choses au clair.

J’étais triste  parce que je l’adore Thomas, je suis super bien avec lui, c'était vraiment un mec super chouette... mais j’étais contente d’avoir mis les choses au clair. J’avais le droit de faire ce qui me chante, de voir qui je voulais.

Thomas était furax. Je crois que je ne l’avais jamais vu si en colère. Ce n’était pas juste la colère, la déception aussi faisait partie du mix. Il a pesté, essayé de me faire changer d’avis, me faire adopter son poing de vue, et m’a même traitée d’idiote d’être aussi accrochée à un type qui ne voulait plus de moi. Puis, il s’est effondré, s’est radouci, et m’a suppliée de rester avec lui, de passer la nuit chez lui. Il voulait que rien ne change entre nous.

Encore un fois, et il m’a promis que c’était la dernière fois, il m’a redemandé et a voulu que je lui jure que je n’avais pas couché avec Pascal. Je n’ai eu aucun scrupule à le jurer, c’était vrai.

Thomas m’a prise dans ses bras. Je crois qu’il était épuisé par toute la tension qu’il s’était infligé tout le week-end et je crois qu’il avait besoin d’être rassuré et cajolé. Il n’y a pas à dire, mais faire l’amour sera toujours le plus vieux truc de monde pour consoler un homme!!! Waouh, et j’aime faire l’amour avec lui! Rassuré, il s’est enfin endormi comme un bébé. J’étais emprisonnée dans ses bras, impossible de me libérer, mais ce n’était pas grave, sa présence me rassurait. Oui, je me sentais en sécurité, protégée par son amour et sa présence.

Il y avait une chose qui me perturbait quand même... Pascal... Qu’est-ce que j’allais faire?

------ Equilibrium - (333) - lun.29.nov.10 ------
 

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332 - Chaud.. Chaud..

Publié le par JaneDo

Dimanche - 28 nov. 2010...

Ciel, c’était dur de dormir ensemble! Difficile pour moi de ne pas le toucher ou d'avoir envie de plus... Mais je n’étais pas la seule, c’était dur pour Pascal aussi. Et tant mieux!

On a beaucoup discuté. Pour une fois, Pascal m’a raconté ce qu’il avait ressenti quant il a su que Jess lui avait menti pendant tous ces mois. Ça l’avait déboussolé de n’avoir rien remarqué, d’avoir avalé son mensonge sans sourcillé.

Pascal a reconnu lui en avoir beaucoup voulu, parce qu’il imaginait ce qu’il m’avait fait subir. Il ne voulait plus que ça arrive, pour ça, il ne voulait plus s’engager dans quoi que ce soit, avant d’en avoir fini avec ce mariage, qui commençait sérieusement à lui peser.

J’ai voulu protester, mais j’ai préféré me taire.

J’ai osé lui demander ce qu'il avait voulu dire avec le message; Munich Love’s U. Pascal a souri en plongeant ses beaux yeux verts dans les miens.

Ok! Il n’avait pas besoin de me répondre, c’était bien ce que je pensais. Pascal avait pris ma main et jouait avec mes doigts. Ce que j’avais envie de passer les mains dans ses cheveux, de l’embrasser, me noyer dans ses bras... Arf. Je me suis retenue. Un geste de trop et Pascal passera son temps à m’éviter par la suite!

J'ai aussi appris qu'il n'avait pas touchée Jess depuis qu'il avait commis l'irréparable. Caro ne s'était pas gênée pour lui dire que Jess espérait probablement tomber enceinte par la suite, et que c'était pour ça qu'elle avait prétendue être enceinte aussi longtemps. Pascal m'a demandé si je le pensais aussi, et je lui ai dit que oui. Mais, peut-être que ce n'était pas à moi de le lui dire? Bah, et pourquoi pas! C'est clair que je le pensais sincèrement!

C’est lui qui m’a embrassé en 1er. Je blablatais gaiement, lui racontant mes frasques avec mes copines et familiales, et tout à coup, il m’a embrassée. Afff... encore... Son baiser m’a coupé le souffle et regonflé tous mes espoirs. Je ne l’avais pas complètement perdu? J’adore quant il me prend au dépourvu. Après je ne savais même plus de quoi je parlais. Afff, j’ai cru que mon cœur s’arrêtait net. Man... je l’aime!

Pascal s’est précipitamment excusé et s’est levé pour me proposer quelque chose à boire. Glups. J’avais peur que ce soit trop, qu’il ait envi que je m’en aille. C’était un peu plus de 3h du matin, alors je me suis décidée à partir.

A la porte, il m’a pris la main et m’a fait la bise. Arf, la bise quant on aime, c’est vraiment pas assez... Pascal ne me lâchait pas la main. Après une petite hésitation, il m’a encore serrée dans ses bras. Il me tenait toujours la main et je ne voulais pas la retirer. Je ne voulais pas qu’il pense que son baiser m’avait fait fuir, ou me donnait envie de le fuir.

  • Reste... STP...

Pas besoin de me le demander 2 fois!!! Pascal avait demander ça dans un souffle sans me regarder, ses yeux étaient rivés sur nos mains. Puis il a levé ses yeux que j’aime tant, et je n’ai pas su quoi répondre. Je savais que ça avait dû lui couter de me demander de rester. Dangereux aussi. On a pas eu à se dire qu’il ne se passera rien, on se comprenait sans avoir besoin de parler.

J’avais le cœur en fête, je crois qu’il m’aime toujours...

Un T-shirt, ce n’était pas assez pour m’empêcher ma main de se promener sur lui, de le toucher. J’aime trop son odeur, j’aime poser ma joue contre sa peau. Pascal a fini par attraper ma main baladeuse pour arrêter la promenade de mes doigts sur son torse. Son bisou sur la main m’a fait frisonner de la tête aux pieds. Il a dit à plusieurs reprises qu’il était peut-être préférable que je rentre chez moi, mais en même temps, il n’avait pas envi de me laisser partir, alors je suis restée.

C’était l'enfer d’éviter d’aller trop loin ou de s’embrasser. Pascal m’embrassait partout; la tête, les épaules, les bras, les mains, mais pas mes lèvres qui ne demandaient que ça. J’étais contente que ce soit difficile pour lui, comme ça l’était pour moi. Il avait chaud. J’avais chaud.

On s’arrêtait avant que ça ne dérape. Pour finir, on a dormi tout habillé, trop risqué de dormir autrement. Et même, je ne sais pas si on peut appeler ça dormir! Je souris encore en me rappelant les douches froides qu'il a pris...!

Pour éviter que ces pires craintes ne s’avèrent exactes, il ne fallait pas que Thomas nous retrouve ensemble. On avait un peu peur que Thomas trouve le moyen de rentrer plus tôt, et alors là, on serait tous les 2 vraiment mal On a convenu qu’il était préférable que Thomas ne sache pas qu’on s’était vu, avant de réaliser que Marilou le savait. On a donc décidé de dire la vérité, sans pour autant dire qu’on avait passé la nuit ensemble. Thomas lui demanderait sans aucun doute si on avait couché ensemble, et comme après tout, il ne s’était rien passé, on avait pas à mentir.

Il neigeait déjà à mort quant je suis partie en début d’après-midi. L’idée que Pascal prenne la route sous cette tempête ne me plaisait pas, alors il m’a rassurée en me disant qu’il prendrait l’avion. Il récupèrera sa voiture le week-end prochain.

Chouette... Donc Pascal sera là le week-end prochain!

En rentrant, j’étais crevée mortelle, alors je me suis couchée. Je dormais à peine depuis 2h quant Thomas a sonné chez moi. Comme j’ai été heureuse d’être rentrée, d’être chez moi!!!

Je restais sur la réserve, je n’oubliais pas ce qui s’était passé la semaine passée. Thomas a insisté pour que j’accepte d’aller manger avec lui, d’aller chez lui et il a fini par me dire que Pascal était là, il voulait le voir avant son départ. Alors comme convenu avec Pascal, je lui ai dit qu’on s’était vu. Son expression a changé, son visage ravagé d'inquiétude m'a fait accepter pour le rassurer.

Je savais que si je continuais à refuser, il penserait que je ne voulais pas que Pascal nous voit ensemble. Ce qui était d’ailleurs vrai!

Pascal était coincé, pas d’avions, impossible de prendre la route. Il était obligé de retarder son départ à lundi.

On a donc commencé la soirée tous les 3, puis Paul et un autre de leur pote sont venu se joindre à nous pour manger. Je gardais la tête froide malgré la présence de Pascal et me suis faite un devoir de lui parler normalement, détachée et détendue, même si à l’intérieur, c’était comme le temps; la tempête. Pascal aussi se donnait la peine de paraître détendu.

De temps en temps, en rigolant, Pascal me passait le bras autour des épaules et je voyais Thomas flipper. On savait qu’il surveillait nos moindre faits et gestes du coin de l'œil. C’était angoissant. Je pense quand même qu’on a bien joué le jeu.

A 1 ou 2 reprises, nos regards se sont accrochés, mais très vite on détournait les yeux... Pascal se mordillait la lèvre et jetait un regard rapide en direction de Thomas en baissant la tête... Je suis presque sure qu’il m’aime encore. Presque!

La neige tombait fort, de plus, j’avais laissé la chienne à la maison, je voulais rentrer, les routes commençaient à devenir impraticables. Pascal a proposé de me raccompagner, mais c’est Thomas qui l’a fait. Inutile d'espérer qu’il allait laisser Pascal me ramener!!

Mince... J’étais drôlement paumée!

------ Chaud, Chaud... - (332) - dim.28.nov.10 ------

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331 - Tentations

Publié le par JaneDo

Samedi.... 27 nov 2010

Sous le choc de me rendre compte que Thomas avait déjà quelqu’un dans sa vie, j’avais lâchement pris la fuite et je m’étais réfugiée chez Brian. J’avais juste oublié que Thomas savait où habitait Brian. La situation m’embarrassait beaucoup. Je me demandais si les parents à Pascal savait pour sa copine? Et ce qu’ils avaient pensé quant je l’avais accompagné chez eux? Pensaient-ils que j’essayais de m’incruster à tout prix? Coller à Pascal, et pour cela, je profitais de l’amitié de Thomas? Pfff!

Est-ce que le petit cadeau de Pascal signifiait qu’il tenait toujours à moi??? Je pourrais aussi en profiter pour rompre avec Thomas? Rhhh, je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue et désespérée!

Brian m’a proposé d’aller à Cran avec lui pour le week-end. J'hésitais, puis j'ai fini par refuser. En fait, je sais que j’avais refusé parce que Pascal ne saurait pas où me trouver. Si je reste ici, j’avais une chance de le voir, mais s’il ne tente rien, j’aurai gâcher tout mon week-end!!!

Comme d’habitude, Thomas avait organisé et lancé les invitations pour le week-end, donc, il était obligé d'aller au chalet. A contre cœur, il a dû se résoudre de partir sans moi. Toutefois, il ne cessait de m’appeler pour me demander de monter, qu’il me laisserait tranquille, qu’il jurait ses grands dieux qu’il ne penserait pas que tout était réglé, il me laisserait le temps dont j’avais besoin.

En début de soirée, ses messages et appels sont devenus de plus en plus frénétiques et j’ai compris que Pascal avait quitté le chalet. Je l’ai su aussi que
Caro était restée en Allemagne.

Pascal lui avait dit qu’il ne viendrait pas en Suisse, donc elle non plus, puisqu’elle avait pris l’habitude de faire la route avec lui, mais Pascal avait changé d’avis au dernier moment et ne lui en avait rien dit. Il avait appris par Paul ce qui c’était passé avec Thomas.

Caro cherchait à savoir si on était ensemble. Elle avait même hésité à prendre un vol pour rentrer en fin de matinée et elle avait voulu savoir si je pouvais aller la chercher à l’aéroport et tout.

Arf, je crevais d’envie d’appeler Pascal, mais je n’osais pas!

Est-ce qu’il était chez lui? Ou était-il retourné en Allemagne? J’avais décidé que si je n’avais pas de nouvelles, j’irai voir chez lui en début de soirée. J’avais une grosse crainte, c’est qu’il soit descendu pour passer du temps avec le chacal. Si c’était le cas, ça me ferait mal... Est-ce que j’oserais alors l’appeler? Désespoir total, en début de soirée, toujours pas de nouvelles de Pascal. Merde! On savait bien que Thomas était coincé au chalet, alors pourquoi ne cherchait-il pas à me voir? S'il tenait à moi, c'est la 1ère chose qu'il aurait fait en revenant sur Lausanne?!

Temps de merde, il neigeotait et il faisait froid, mais rien n’aurait pu m’empêcher d’essayer de le voir...

Pascal était bien chez lui et jouotait de la guitare devant la cheminée, mais il n’était pas seul, Marilou était avec lui. Je me demande s’il n’avait pas fermé les rideaux ou les stores exprès? Arfff, mes craintes étaient fondées. De plus, elle se baladait dans l’appart comme si elle était chez elle. Le cœur dans les basquettes, anxieuse à mort, des frissons désagréables me parcouraient de la tête au pieds. J’étais tellement déçue.

Voilà donc a raison pour laquelle il n’avait pas cherché à me joindre! Baf, j’ai fait demi tour, le cœur lourd, proche du suicide.

La crainte qu’ils finissent par sortir, ou encore que Pascal disparaisse pour aller dormir chez elle m’a fait revenir sur mes pas. Cette fois, j’ai voulu l’appeler, mais j’ai raccroché quant il s’est levé pour prendre son natel.

En fait, j’ai eu un peu peur de le voir ne pas répondre en voyant que c’était moi. Oups, mais il a essayé de me rappeler droit derrière. Il a laissé Marilou au salon pour aller dans sa chambre pour me parler. C’était au moins ça... Je n’aurai pas apprécié qu’il me parle devant elle!

Pascal avait passé l'après-midi à hésiter à m’appeler, il ne voulait pas avoir l’air de profiter de la situation entre Thomas et moi. Thomas ne lui en avait pas parlé, ça aussi, ça l’avait étonné, d’habitude, ils se confiaient l’un à l’autre. Il avait envi de me voir, mais en même temps, il savait que ce n’était pas une bonne idée, Thomas risquait de le prendre très mal. Il voulu savoir ce que je faisais... J’ai pensé qu’il me baratinait.

  • Hum... Je suis chez toi, dehors... J’ai vu que tu n’étais pas seul et que l’autre là est avec toi.
  • Viens? Ne reste pas dehors, viens.

Si je ne savais pas que Marilou étai là, j’aurai pensé que Pascal était content de me voir. Sans hésitation, il m’a tendu la main pour m’inviter à rentrer. Un truc qu’il faisait si bien et qui me faisait perdre mes moyens. Le contact de sa main... afff... frissons partout!

Comme à son habitude, cette pouffe me regardait de haut, avec son petit air de “qu’est-ce que tu fou là toi?”. Quant je l’ai vue, j’ai fait comme si ça me coupait la chique, mais en fait, je ne savais pas quoi dire, je n’avais pas préparé mon entrée. Mais quoi qu’il en soit, j’étais au 7ème ciel qu’il m’ait proposé de passer chez lui, que Marilou soit là ou pas.

J’avais raison, si je n’étais pas retournée en arrière, je l’aurai raté. Marilou lui a rappelé qu’ils avaient réservé au resto, alors, ils devaient peut-être se mettre en route. Pascal a regardé sa montre et lui a dit qu’ils avaient largement le temps et m’a demandé si je voulais me joindre à eux pour manger? J’ai d’abord refusé, mais il a balayé mon refus de la main.

Grrr... Je me voyais mal avec les 2 au resto. Fait chier! Ce n’était pas très drôle.

Marilou monopolisait la conversation choisissant exprès des sujets concernant le boulot où je ne pouvais pas participer! Je restais silencieuse. De temps en temps mon regard croisait furtivement celui de Pascal, il me faisait un petit sourire, mais je n’arrivais pas à décrypter son expression. On dirait que la situation l'amusait! Puis, j'ai senti sa main sur mes genoux. Juste une demi minute, c’était furtif, mais bizarrement, ça m’a drôlement calmée et rassurée.

Marilou avait aussi laissé sa voiture chez Pascal, alors on est rentré ensemble. Pour venir au resto, elle avait voulu se mettre devant, mais j’avais réussi à lui barrer la route et m’asseoir à l’avant, pour le retour, elle a réussi à me battre au poteau. A l’arrière, tête baissée, je suis restée silencieuse pendant presque tout le trajet. Pascal a essayé de m’intégrer à leurs discussions, mais niet, j’étais non communicado. Parfois, nos regards se croisaient dans le rétroviseur.

Et on s’est retrouvé les 3 chez lui. Marilou a proposé qu’on regarde un film, mais Pascal pensait qu’il était tard et qu’on devrait rentrer. Il nous fichait à la porte. Il était évident que l’une comme l’autre attendait le départ de l’autre, alors on traînait. Aucune de nous ne semblait prête à laisser la place à l'autre.

  • Bon les filles, il est tard...

Tu parles, il était à peine 23h! On est partie en pratiquement en même temps. Ma voiture était parquée dans la ruelle, et j’ai bien sûr attendu pour être sûre qu’elle s’en allait. Je n’arrivais pas à me décider à partir, j’avais envie de retourner chez lui. Et il m’a appelée... Youpi!

  • J’espérais que tu restes sans que j’ai à te le demander. J’ai l’air idiot, hein?

Je souriais à l’autre bout du fils, j’étais vraiment vraiment contente qu’il ait osé me rappeler. Ce n’était pas trop son genre, lui étant si réservé, il avait horreur de se dévoiler autant, surtout maintenant que je ne faisais plus partie de sa vie.

  • Reviens, stp? Il ne se passera rien, j’ai juste envie qu’on passe... Oh! Excuse moi, je te rappelle tout de suite...

Mais il n’avait pas besoin de me rappeler, j’étais déjà à sa porte et je n’étais pas la seule. Pascal avait toujours son natel à l’oreille quant il a ouvert à Marilou. Il m’a vue à quelques mètres derrière elle, je m’étais arrêtée net. Il s’est décomposé sur place, tétanisé. Je ne pouvais pas disparaître, trop tard, Marilou a suivi son regard et m’a vue, le natel aussi dans la main, le sourire givré. Glups!  Trop tard pour faire demi tour et disparaître et attendre qu’il me rappelle. Je suis passée à côté de Marilou pour entrer sans un regard pour elle. Après tout, il m’avait demandé de venir, moi, pas elle.

Je suis restée debout dans l’entrée, trop contente de l’entendre chercher ses mots pour lui demander de partir, mais surtout, pour la voir déchanter parce que j’entendais tout.

Enfin on se retrouvait tous les 2... Ça faisait longtemps... Mon cœur battait la chamade alors que je le regardais mettre quelques buches dans le feu de la cheminée. Cette fois, Pascal a tiré les rideaux. Il a essayé d’instaurer une sorte de climat amical. Hum, il rêvait, lui et moi ami? De manière détournée, il a cherché à connaître mes relations avec Thomas, je n’ai pas sincèrement répondu, mais je n’ai pas nié être avec Thomas (merci les copines). Heureusement, parce qu’il s’en doutait. Il m’a laissé entendre que je pouvais en parler si je le voulais, qu’on était ami.

Très bien... Je me suis donc lancée dans une interminable appréciation de toutes les qualités que j’adorais chez Thomas, m’étalant exprès sur son adorable gentillesse, sa tendresse, comme je me sentais bien avec lui, comme jamais avec personne d’autre. Hihihi, Pascal ne l’a pas supporté. Il m’a demandé d’arrêter, il ne supportait pas de m’entendre parler d’un autre, et encore moins s’il s’agit de Thomas.

Après un petit battement de malaise, Pascal m’a dit qu’il était rentré du chalet le samedi matin. Il avait eu envi de m’appeler, mais il n’osait pas et avait passé la journée à chercher des prétextes divers et compliqués, et que si je ne l’avais pas appelé, il m’aurait sûrement appelée. Il ne voulait pas repartir sans qu’on se soit vu. Pascal avait l’impression de planter un couteau dans le dos de son ami, alors il m’a dit que, ce n’était que par amitié, parce qu’on s’entendait bien et qu’on était proche.

On s’était installé sur le canapé et après un petit moment, je me suis appuyée à lui. Pascal ne m’a pas repoussée. Je le sentais tendu. Mais tant pis. Je n’ai rien fait pour le provoquer, parce que j’avais envie de lui demander si je pouvais dormir chez lui.

On a discuté gentiment de tout et rien, en évitant soigneusement de parler de Thomas. Il m’a parlé de son boulot. Puis, Pascal est revenu sur nos dernières conversations, il s’est confondu en excuses et m’a dit qu’il ne pensait pas un mot des choses qu’il m’avait dites. Il savait que je voyais Thomas, mais regrettait pourtant d’avoir été si dur, si horrible. Pourtant, il cherchait à ce que je le déteste assez pour ne pas tenter quoi que ce soit, et lui aussi.

A chaque mot, chaque sourire, chaque petit geste de tendresse, j’avais envie de l’embrasser, de me jeter sur lui... Glups, mais je pensais aussi à Thomas... Je l’aime aussi, mais c’est Pascal que j’aime à la folie... Je l’aime à en perdre la raison. Quant je suis prêt de lui, je perds même tout contact avec la réalité, exit aussi mes principes, exit tout orgueil!

2h du matin... Il se faisait tard, et Pascal ne me demandait toujours pas de partir...

------ Tentations - (331) - sam.27.nov.10 ------

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