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079/11 - Règlement de compte (1)

Publié le par JaneDo

Règlement de compte  (1)

Dim-20.mars.11 - (079/11)

Oublié, zappée!!! Pascal avait l’air de passer une bonne soirée, il ne pensait pas à moi du tout. J’ai eu envie de voir la tête qu’il ferait si je l’appelais. Surprenant, mais il a pris mon appel, mais comme je n’avais pas prévu ça et que je ne savais pas quoi lui dire, j’ai raccroché. N’ayant personne au bout, il a essayé aussitôt de me rappeler, alors j’ai éteins mon natel. Ça a dû passer directement sur ma boîte vocale.

Curieuse, j’ai été immédiatement écouter son message; "Afff Jane dommage, je n’ai pas été assez rapide pour répondre! J’espère que tu es bien arrivée. Tu sais, j’aurai peut-être dû te demander de rester encore un peu, mais bon, c’est trop tard. je te fais pleins de bisous Jane, appelle moi dès que t’as un moment demain ok?". Miammmm, que j’aime le timbre de sa voix, qu’il était adorable au téléphone!! Si je ne voyais pas ce qu’il faisait, j’aurai même cru que je lui manquais!!

Hum! Donc, avec le recul il pensait me demander de rester? Pfff, il croyait que j’étais en Suisse, alors il pouvait dire n’importe quoi, ça ne portait pas à conséquence, hein? Que je reste hein? Le rat des bois, il va en avoir une belle surprise! En attendant, je prenais plaisir à l’observer.

Pour répondre au téléphone, il s’était éloigné du groupe, de retour, il a repris le cours de sa soirée comme de rien. Comme j’étais idiote, il arrivait à me berner si facilement. Je me faisais certainement encore des illusions, mais je voulais y croire. Ou était-ce un léger regret que j’avais cru remarqué dans sa manière d’être? Nina lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille et il avait secoué la tête.

Chaque fois qu’il discutait avec une fille, de petites piqûres d’envies me parcourait tout le corps et il y en avait une qui n’arrêtait pas de le toucher en lui parlant. En plus, elle était pas mal du tout; c’était une pulpeuse blonde germanique, qui me faisait assez penser à Barbie. Nina aussi avait remarqué le cirque et les observait sans rien dire. Elles étaient 2 à monopoliser son attention, l’autre avait les cheveux courts et était noiraude, mais c’était la blonde la plus offensive avec ses mimiques et à lui effleurer le bras de sa poitrine. Elles le draguaient, c’était assez évident. Pouffiasses. Non, ce n’était peut-être pas des pouffiasses, mais j’étais un peu jalouse.

Nina restait à l’écart, elle et Pascal se comportaient comme s’il ne s’était jamais rien passé entre eux. Ils jouaient bien le jeu tous les 2! Le spectacle s’est interrompu pour Caro et moi quant ils sont retournés à l’intérieur. On aurait probablement pu les voir à travers les grandes vitres du pub, mais il aurait fallu approcher, mais c’était trop risqué.

Caroline insistait pour qu’on aille aussi prendre un verre dans le pub, alors j’ai dû lui rappeler que j’étais sensée être à Lausanne et pas en train de l’espionner en plein Munich!!!

L’empêche que je me demande ce que j’aurai fait sans elle! Caroline, malgré son côté colle-aux-fesses, m’était indispensable, je n’aurai pas pu me débrouiller à travers la ville et je n’aurai jamais retrouver Pascal sans elle. Et aussi, malgré le fait qu’elle savait que je cherchais à le voir, elle m’avait accompagnée et aidée. Elle aurait pu tout aussi bien prétendre ne pas savoir où le trouver? Mais non!

Puis peu après minuit, on a vu une partie du groupe quitter le pub. Pascal était parmi eux. Il est parti de son côté, comme pour rentrer, et Nina est partie avec un autre groupe de la bande. Fol espoir, on a pensé qu’il allait rentrer. Il a pris un taxi avec la petite noiraude qui était avec eux plus tôt.

Glups, mon moral est tombé direct au fond de mes pompes.

On a essayé tant bien que mal de suivre ce foutu taxi, mais on les a perdu. On était complètement dépitée. Je crois bien que Caro était aussi nerveuse que moi à voir le tremblements de ses mains autour du volant. Après avoir tourné en rond dans le coin où le taxi avait disparu, on a décidé d’aller attendre chez Pascal. Merde, on l’avait perdu. 1/2h après, toujours pas de Pascal.

  • Alors, qu’est-ce qu’on fait? On attend encore un peu ou on retourne voir au pub? Peut-être le reste de l’équipe nous conduira où ils vont? Je pense qu’ils vont aller en boîte.
  • Pfffffouh, je sais pas... Tu crois? Ils seront sûrement déjà parti, tu crois pas? Ca fait bien 1h que Pascal a quitté le pub, non?
  • Oui, mais qu’est-ce que tu proposes? On peut pas rester ici sans savoir s’il va rentrer? Et s’il est rentré avec l’autre là, alors c’est foutu!! Il était pas en voiture, alors on a aucune chance de retrouver sa trace! Ou peut-être si on demande au taxi?
  • Au Taxi? Mais ils ne vont pas nous dire, de plus, comment savoir quel taxi?
  • 642...
  • T’es dingue! Et dire que je me croyais dingue! (rire, malgré que je me sentais down) Ils ne vont jamais vouloir nous renseigner ça j’en suis sûre!
  • Qu’elle merde... Alors on fait quoi?
  • Il est peut-être rentré, on l’a juste raté!
  • Peut-être... Pfff!

Puis Caroline a pensé qu’on pouvait toujours aller voir chez Nina. Ça me faisait royalement chier de l’avoir raté. On ne savait pas du coup s’il était chez lui, chez Nina ou chez l’autre pouffe. Horrible de se sentir si impuissants. On aurait dû savoir que ce n’était pas aussi simple de tracer quelqu’un dans une ville aussi énorme et tentaculaire.

Chez Nina, on a déposé la voiture dans un coin à l’écart de l’immeuble et on est revenu sur nos pas. On allait sortir de l’ombre pour se diriger vers l’immeuble quant on a vu Pascal dans l’entrée, sortir une main jeter sa cigarette. Rhhho! Heureusement que la lumière s’était allumée quant il a bougé, sinon on se serait retrouvé nez à nez avec lui. Mince, on aurait eu l’air malin!!!! Piiiiouh! on s’est accroupie derrière une voiture et on a failli partir dans un fou rire nerveux.
Rhhhohhh! On avait eu vraiment du bol de ne pas se faire prendre! Heureusement aussi qu’on ne soit pas resté trop longtemps à poireauter chez Pascal et qu’on soit venu ici, sinon, on l’aurait raté! Quel bol de chez bol.!!!

2 à 3 min après, Nina est arrivée à son tour en taxi. Pascal lui a ouvert la porte et a passé son bras autour de ses épaules et elle le bras autour de sa taille et ils se sont dirigés vers l'ascenseur. Ça se voyait qu'il se sentait chez lui, qu'il avait l'habitude de venir là!

Mince, impossible de décrire l’état, le coup de chaleur, la tension, jalousie et le reste qui m’est tombé dessus. J’avais le souffle coupé, tremblante je manquais d’air. Avec Caro on s’est regardé. Je crois qu’on avait toutes les 2 le regard hagard. Je crois que, tout comme moi, elle avait des palpitations nerveuses, je crois bien qu’elle tremblait aussi.

Si je ne voulais rien faire, malgré l’avertissement que Pascal lui avait fait, Caroline voulait foncer sonner chez Nina. Il fallait que j’intervienne, moi non plus, je ne pouvais pas rester là sans réagir. Je tremblais si fort que j’avais de la peine à mettre un pied devant l’autre, mais je devais. Je ne pouvais pas attendre qu’ils soient bien trop occupé pour ouvrir, j’avais des fourmis dans les jambes tellement j’avais envie de courir jusqu’à la porte de Nina.

Il n’y avait pas encore de la lumière aux fenêtres de son appartement au 7è, quant je suis entrée dans l’immeuble. Hyper nerveuse et folle d'angoisse, j’avais dû m’y reprendre à 2 fois pour faire le code de l’entrée tellement mes mains tremblaient.

J’étais dans le brouillard, ma tête était en feu, mais j’ai quand même entendu Caro me dire qu’elle allait attendre jusqu’à ce que je sorte de là. Elle ne partirait pas sans moi. Il était évident qu’elle savait, comme moi, que j'allais me faire expédier plus vite qu’un DHL!

Le cœur dans la gorge, encore dans un état de transe, j’étais devant la porte, le doigt sur la sonnette sans même avoir repris mon souffle. J’ai essayé de calmer les tremblements qui me secouaient de la tête aux pieds avant que la porte ne s’ouvre. Sans succès. C’est elle, Nina, qui a ouvert. Elle m’a détaillée de la tête aux pieds d’un air narquois. Je me sentais minable, mais tant pis. Mes oreilles étaient en feu, je pense que j’avais toute la tête rouge!

  • Pascal? ... Je crois que c’est pour toi!

Nina restait à la porte et me regardait très sûre d’elle, je crois bien qu’il y avait une lueur d’amusement dans son regard et aussi un peu de mépris. Elle avait l’air de savoir que Pascal lui appartenait désormais et que personne ne pouvais rien y faire. Ça a accéléré mon malaise et mes tremblements.

Je crois que j’étais au bord de l’évanouissement. Ma tension était au maximum, j’avais le cœur qui battait si fort dans mes oreilles et un si gros nœud à l’estomac que j’entendais à travers un brouillard épais. Je crois que j’avais le cerveau noyé ou creux.

En tous cas, je n’oublierais jamais ce regard là, il fait mal. Pas besoin d’insultes, de taper, il fait encore plus mal que ça. J’avais envie de le lui faire avaler à sec.

Je n’avais même pas réussi à articuler un mot, ni demander Pascal. Rien. Les sourcils froncés, il est venu vers la porte et je l’ai vu changer de couleur. Je pense qu’il s’attendait peut-être à voir Caro, mais surement pas moi. Interloqué, je crois que c’est l’expression de son visage, ou halluciné!

  • Je croyais que t’étais rentrée? Qu’est-ce que...?

Nina qui tenait toujours devant la porte a jeté un regard interrogateur à Pascal, puis elle a froncé les sourcils à son tour.

  • Rentrée? Tu savais qu’elle était ici? Attend, tu ne veux pas me dire qu’hier soir??? Pascal, tu m'expliques?

En tous cas, déstabilisée, son fort accent allemand s’accentuait quant elle parlait anglais, c’était pas joli.  Méchamment, ça m’a fait plaisir de la voir perdre la face. Pascal me dévisageait toujours sans comprendre. Puis, je pense qu’il a dû réaliser qu’il avait trop parlé ou laisser échapper une info de trop. Il s’est passé nerveusement les mains sur la figure et dans les cheveux avant de se tourner vers celle qui venait de lui poser une question. C’était facile de lire sur sa figure que la réponse à sa question était évidente.

Nina a pâlit et un pli amer s’est dessiné au coin de sa bouche, et son visage s’est transformé en masque de cire.

Pascal a poussé un soupir et il lui a répondu qu’effectivement, il savait que j’étais là. Mais c’était inutile, elle l’avait déjà compris. Mes tremblements par contre semblaient se calmer, je n’avais plus l’impression que mes genoux jouaient aux claquettes, mais je ne pouvais toujours pas articuler un mot. Pascal a voulu m’embarquer par le bras pour sortir discuter sur le pas de la porte, mais Nina ne voulait pas que les voisins puissent nous voir ou nous entendre. Elle préférait qu’on reste à l’intérieur. Pascal m’a donc fait entrer, Nina semblait prête à exploser ou à pleurer.

En chuchotant, Pascal m’a demandé comment j’étais entrée dans l’immeuble, pourquoi j’étais venue, que je le mettais dans une situation embarrassante, et qu’est-ce que je lui voulais?

Je ne voulais pas parler devant elle, je sentais que d’1minute à l’autre, il allait me demander de partir et je ne voulais pas. Aucune larmes, je ne pleurais pas, mais je n’arrivais toujours pas à parler, alors je me suis agrippée à lui pour qu’on s’en aille. J’étais trop sous le choc d’avoir osé venir jusque là. J’étais au bord de la nausée, pourtant je paraissais calme. Enfin, je crois.

Pascal m’a regardée au moment, puis enfin, ciel enfin, (merci à tous les anges du monde), il a décidé de me suivre, de partir avec moi. Il a dit à Nina qu’il l’appellerait plus tard ou demain et a pris sa veste, mais Nina s’est interposée. Elle n’était pas d’accord qu’il parte avec moi. Pascal lui a promis qu’il ne se passerait rien, qu’on allait juste discuter.

Nina ne voulait rien savoir, elle voulait qu’il me demande de m’en aller, de partir, de quitter son appart.

Heureusement, Pascal n’en a rien fait, il semblait ne pas savoir comment s’y prendre, ni quoi faire. Il restait là à me dévisager. Je ne pourrais pas dire s’il était énervé ou non, ni si ma présence l’agaçait, il ne montrait rien. Il semblait juste atterré et encore sous le coup de la surprise.

Puis Nina a explosé! Elle lui a reproché ce qui c’était passé à Gstaad, d’avoir osé dire devant sa face qu’elle n’était qu’une aventure, que c’était assez dégueulasse qu’il lui ait menti pour hier soir, qu’elle devinait maintenant qu’il devait être à l’appart avec moi quant il l’avait appelée pour lui dire de s’en aller, d’avoir osé prétendre qu’il était chez lui avec sa femme et qu’il ne pouvait pas se libérer, que ce n’était que des bobards. Elle avait les larmes dans la voix quant elle lui a dit qu’elle ne supportait pas l’idée qu’il ait osé l’envoyer balader devant moi, et à cause de moi.

Nina m’a ensuite pris à parti pour me dire que j’avais un sacré culot d’oser venir le relancer jusque chez elle, alors qu’il ne voulait plus de moi, que je n’avais aucune fierté d’avoir eu l’audace de venir sonner à sa porte (ce qui m’a fait penser à son regard dédaigneux). Que c’était seulement par pitié que Pascal n’osait pas m’envoyer promener, en souvenir du passé, mais que si j’avais une once de dignité, j’arrêterais de lui pourrir la vie et de lui courir après comme une pauvre débile. Elle ne tolérait pas que je vienne à Munich pour l’humilier.

Et elle m’a demandé de déguerpir.

Pendant qu’elle déversait son venin sur moi, devenu la pauvre victime, Pascal avait essayé de la faire taire, mais elle était lancée, rien ne semblait pouvoir lui fermer le clapet. Les froncements de sourcils de Pascal n’auguraient rien de bon, j’avais peur qu’il ne fasse équipe avec elle contre moi, et qu’il me demande aussi de partir. D’un côté, ç’aurait été normal, mais ça, je n’arriverais pas à le lui pardonner.

Puis le silence est tombé, un silence lourd comme du plomb, pesant et épais.

Je me suis demandée si tout ce qu’elle avait dit avait été des choses qu’il lui avait raconté sous le scaux de la confidence, si elle ne faisait que l’écho de ce qu’il pensait. Glups, je n’avais rien osé dire, je n’avais pas encore ouvert la bouche. Puis, de toute façon, pour dire quoi? Je n’étais pas à ma place, j’avais fait quelque chose que je n’aurais pas dû, je le savais bien, mais c’était trop tard pour m’enfuir. Je restais plantée là comme une cruche, le regard accroché au visage de Pascal. Je cherchais désespérément d’accrocher son regard pour qu’il puisse lire ma détresse.

Quant Nina s’était énervée, il avait tenté d’aller vers elle, mais je suis restée accrochée à sa chemise. Impossible de desserrer mes doigts. Je crois que j’aurai fondu en larmes si je l’avais lâché.

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078/11 - Ma rivale me sauve de la déprime

Publié le par JaneDo

Ma rivale me sauve de la déprime

Sam-19.mars.11 - (078/11)

On a dû se dire au revoir, Pascal devait rentrer. Il était persuadé que j’allais rentrer sagement chez moi après avoir dormi un peu, mais il se trompait. Vers les 8h du matin, il est quand même revenu. Il m’a avoué qu’il n’avait pas réussi à trouver le sommeil, et que Jess pensait qu’il était sorti faire du sport ou du jogging ou un truc du genre. L’empêche, ça m’a fait drôlement plaisir de le voir pointer le bout de son nez ;)

Quant il était parti quelques heures plus tôt, j’avais vu les nombreux appels et messages de Caro alors je l’avais rappelée. D’après le peu qu’on avait eu le temps de discuter, Pascal m’avait fait comprendre, personne ne devait savoir qu’on s’était vu ou revu, ni que j’étais là ou en Allemagne. Donc, j’ai fait croire à Caro que ça c’était mal passé avec Pascal et que j’étais sur le chemin du retour.

Caroline était déçue, elle aurait voulu que je reste au moins pour le week-end. Je crois qu’elle se sentait seule. Je lui ai dis que je craignais que Thomas ne me cherche et je ne voulais pas qu’il sache que j’étais venue en Allemagne, que Pascal préférait aussi qu’il ne le sache pas.

Pascal est resté avec moi jusque vers midi, puis il est rentré. Je ne voulais pas partir, mais je ne savais pas comment le lui dire. Dans l’après-midi, il est repassé par l’appartement. Je crois qu’il espérait m’y trouver, mais en même temps, j’imagine qu’il espérait aussi que je sois partie.

On a peut-être passé 1h ensemble, puis il m’a dit qu’il était temps que je parte, qu’il ne voulait pas me savoir sur les routes trop tard. Je pense que pour m’encourager et m’obliger à partir, il m’a dit qu’il ne repasserait pas à l'appart, qu’il était occupé, et pour la 1ère fois, il a mentionné Thomas. Thomas finirait par se demander où j’avais passé, et il se pourrait bien qu’il ait des doutes sur ma présence à Munich, et là, on aura des ennuis.

Je lui ai dit que j’étais crevée que j’allais dormir un peu encore et que j’aimais être là, dans cet appartement, alors je voulais en profiter un peu. Et aussi, j’aimais avoir l’impression d’être proche de lui.  Mais Pascal voulait s’assurer de mon départ, il a tenu à ce que je quitte l’appartement. Je n’avais pas d’autre solution que d’aller me réfugier chez Caro.

C’était dur de le laisser partir, de le regarder s’éloigner...

inconsciente du temps qui passe, j’ai été scouater le bistrot près de chez lui, d’où j’aurai une vue sur ses allées et venues pour prendre un café, je n’arrivais pas à me décider à partir. Approx 1h plus tard, je l’ai vu sortir de l’immeuble avec sa femme, à pieds, bras dessus, bras dessous. Ils avaient l’air d’un couple tout ce qu’il y avait de normal, heureux, comme si je n’existais pas, comme si on ne venait pas de passer des heures ensemble. Ils déambulait nonchalamment en direction du centre.

Je n’ai pas osé les suivre, j’aurai été facilement repérée. La queue entre les jambes, je suis partie chez Caro.

De voir Pascal et Jess m’avait perturbée, ils avaient l’air si en phase, si complice, ils souriaient, riaient, j’enviais terriblement Jess. Mince, ils allaient drôlement bien ensemble. En fait, Pascal avait l’air heureux d’être avec elle, je n’ai pas vu une seule trace de tristesse de savoir que j’étais partie. Rien.

La morsure des souvenirs de la nuit dernière et des quelques heures encore aujourd’hui me torturaient l’estomac. Comment après ça pouvait-il avoir l’air si bien dans sa peau, si à l’aise, si heureux, si détendu? Comment pouvait-il la tenir par la taille avec cet air possessif? Pourquoi souriait-il avec autant de joie dans le visage? Merde, je crois que j’avais envie de l’avoir à moi tout le temps! Peut-être que je ne voulais plus le partager? Non, non, ça ne pouvait pas être ça, je descendais d’une longue lignée de polygames, ces choses là ne me touchent pas. Alors pourquoi cette envie, ces piqûres de jalousies?

Ou c’était peut-être de réaliser qu’il avait toute une vie en dehors de moi? Que la vie continuait?

En voyant ma tête, Caroline n’a eu aucun mal à imaginer que ça c’était mal passé avec Pascal, ni que j’étais en route pour la Suisse quant je l’ai appelée. Elle a voulu me poser des questions, mais à ma grimace, elle a compris que je préférais ne pas en parler. Je lui ai dis que j’étais crevée et elle m’a laissé dormir le reste de la journée.

Je me suis sentie légèrement coupable en me réveillant, je n’étais pas la copine idéale avec qui on pouvait faire des trucs! J’aime larver et pas tellement sillonner la ville à faire les boutiques. Pire, j’aime faire les boutiques toute seule, à mon rythme, j’aime pouvoir m’arrêter quant je veux et prendre un petit café toute seule, sans avoir besoin à ouvrir la bouche, sauf pour commander. J’avais aussi le cœur lourd en pensant que Pascal voulait que je m’en aille, c’était évident, il n’avait à aucun moment tenté de me demander de rester, bien au contraire.

Retour au petit bistrot près de chez lui avec Caro.

Caroline a essayé de l’appeler, mais il lui a envoyé en réponse un message pour dire qu’il était occupé. Ça commençait mal! On ne savait pas s’il était chez lui ou dehors. Caro n’avait aucun problème à le harceler par téléphone, elle en avait l’habitude, et Pascal aussi. Pour ma part, je préférais m’en abstenir. L’empêche, j’aurai bien voulu savoir où il était! N’ayant pas froid aux yeux, Caro a été voir si sa voiture était au garage, et elle y était. Mais je l’avais vu sortir à pieds avec Jess plus tôt, donc, il pouvait aussi bien être en ville, sans voiture.

Par ma faute, on était sorti probablement trop tard pour le choper, on avait pas mieux à faire que d’attendre. De toute façon, on avait bien trop peur de partir et le raté parce qu’on avait bougé.

Vers 22h, Jess a été déposée devant la maison par des amis. Ils ont discuté un moment et elle est rentrée. Zut, ça ne nous avançait pas pour savoir si Pascal était là ou non. L’anxiété me tapait dans les tympans, j’avais la frousse de le louper une fois de plus et de passer toute la soirée à le chercher ou à l’attendre pour rien.

Avant que Jess n’arrive à leur appart, Caro a appelé sur la ligne fixe; pas de réponse. Et pourtant, elle avait insisté jusqu’à ce que ça coupe automatiquement. Je me suis rendue compte que je ne connaissais pas son numéro privé, seulement le natel. Caro était vraiment incroyable!!!

  • Arrête de te faire du mouron et de te ronger les ongles, tu verra Pascal, je te le promets.

Elle essayait d’être rassurante, mais j’avoue que je commençais à perdre espoir. Une fois sûre que Jess était à la maison, elle a fait appelé encore une fois le numéro privé par un type dans la rue, et cette fois, c’était sûr, Pascal n’était pas à la maison.

Jess a dû croire qu’il s’agissait d’un copain de boulot, alors elle n'a eu aucun problème pour le renseigner. Comme elle ne parle pas bien l’allemand, elle n’a pas pu le bombarder de questions, elle lui a dit quelque chose comme; "Nicht zu hause! et Pub mit friends"!

Ça a suffit. On s’est mis à sa recherche, Caroline connaissait approx. les endroits qu’il fréquentait avec ses collègues. Après 1h de recherche infructueuse, je commençais sérieusement à déprimer et j’avais presque les larmes aux yeux. Désabusée, j’étais sûre qu’on ne le trouverait pas. Il était peut-être en boîte, ou chez des gens? On avait aucune chance de le retrouver dans une ville aussi énorme que Munich. Je regrettais presque de ne pas être rentrée comme il me l’avait demandé!

Puis... miracle!

Dans les pubs ou bars que Caro savait qu’il fréquentaient, seule, elle y entrait sans complexe, pour le chercher. Déjà que je ne connaissais pas ces endroits, mais en plus, j’aurai été trop visible, alors je restais sagement à l’extérieur. J’étais prête à jeter l’éponge, déçue, fatiguée, quant en arrivant devant un des pub le plus couru de Munich, Caro me l’a montré du doigt; Pascal et quelques autres, étaient dehors, devant le pub à fumer en bavardant gaiement. Et malheur, Nina était avec lui.

Ils ne se tripotaient pas, ni bisous bisous, ni rien, mais de les voir ensemble m’a donné une grosse décharge électrique dans tout le corps; alors voilà la raison pour laquelle il avait voulu me voir décamper!!


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077/11 - Ça passe ou ça casse!

Publié le par JaneDo

Ça passe ou ça casse!

Ven-18.mars.11 - (077/11)

Je n’aime pas qu’un mec me parle de sa nana, mais là, j’avoue que pour une fois, j’aurai bien voulu savoir comment les choses se passaient là-bas avec Nina; elle lui avait reprocher de passer presque tous ses week-end en Suisse. Alors qu’ils auraient pu passer plus de temps ensemble. les seuls moments qu’ils pouvaient passer le plus de temps ensemble, voilà qu’il rentre dépanner un copain, pour jouoter dans un groupe.

Avoir passé la nuit de mardi, après le départ de ma copine à me ronger les sangs, déjà que je n’avais pas vu Pascal le week-end passé, j’ai décidé d’aller en Allemagne. J’avais besoin de certitude. Bref, je ne voulais pas passer encore un week-end à me morfondre, à me demander ce qu’il faisait, ni être loin de lui, et tant pis pour tout le reste. Je ne voulais pas continuer à me torturer la tête, autant aller sur place, même si c’était pour me torturer en Live! Je ne rêvais que d’un chose; le voir.

Une fois là-bas, pour ne pas passer la soirée à le chercher, j’ai préféré l’avertir. Mais Pascal n’avait pas l’air de sauter de joie!

  • Et si je venais te rendre visite à Munich?
  • (Il a rigolé) Tu sais bien que tu es toujours la bienvenue. Tu viens quant tu veux, seulement, averti moi à l’avance, ce serait mieux! Aussi, je préfère que personne ne sache quant tu viens ici, c’est mieux pour tous les 2 je crois!!!
  • Et si je venais ce soir? Ou demain?
  • Ah Jane, pas ce week-end, j’ai déjà des trucs. Mais de toute façon, tu sais que je rentre bientôt, alors, on se verra dans quelques jours!
  • Rhhhah, quelques jours? Dans un siècle et demi oui! C’est loin, c’est trop long... Est-ce que tu rentres le week-end prochain?
  • Heuh, je crois pas. Tu sais, j’ai pleins de trucs à mettre en ordre et tout avant de quitter l’Allemagne, alors, je crois pas que j’ai envi de me taper plus de 1200km pendant le week-end tu sais. Ah, et j’ai décidé de prendre quelques jours de vacances début avril aussi, alors, c’est un peu le stress.
  • Tu prends des vacances? Oh! Et tu va où?
  • Je sais pas encore. Écoute, faut que je te laisse, j’suis un peu à la bourre... C’est chou d’avoir appelé, on s’appelle dans la semaine ok. Je dois te laisser là. Bisous!
  • Attends... J'ai pensé venir à Munich ce soir...
  • Non Jane fais pas ça, viens pas. Je t’ai dis, j’ai déjà des trucs, je peux pas ce week-end, et...
  • Avec Nina?

Petit silence embarrassé...

  • Oui, avec Nina. Désolé Jane, mais je dois te laisser.

Il avait un truc ce soir, hein? Et il ne pouvait pas se libérer? Avec Nina, hein? Pfff, s’il pensait que ça m’empêcherait d’aller à Munich, ben, c’est ce qu’on verra! Ça m’a déçu et fait péter un câble. Un petit bavardage avec Caro, et avec l’adresse de la miss en poche, je suis partie pour Munich. Pour une fois, je serais aussi collante que Caroline, tenace et "pousse toi que je m'y mette"!!

Je suis arrivée en début d’après-midi, Caro m’attendait.

On a mangé chez elle, puis elle a été me montrer où habitait Nina. Elle habitait une maison avec code et tout, difficile d’entrer sans y être invité. Hihihi, on a fait le guet, et chaque fois que quelqu’un entrait, il a fallu passer et repasser, filmer avec le natel et tout, et on a obtenu les 4 chiffres de la porte; 2783.

J’ai pensé que Pascal devait rentrer après le travail pour se changer. J’avais raison. On l’a regardé rentrer  et j’ai laissé Caro l’appeler en 1er pour savoir ce qu’il faisait, ou si elle réussissait à le faire sortir en douce.

Pascal était super pressé, sa femme et lui avaient un dîner avec la boîte. Il n’avait pas le temps de lui parler, en arrivant devant la porte de son appart, il a dû raccrocher. Comme il pensait en avoir jusqu’aux environs de 22h, Caro lui avait demandé s’ils pourraient l’appeler après le dîner ou s’ils pourraient se voir plus tard? Elle avait insisté, mais il lui a dit qu’il ne pourrait pas, il n’avait aucune idée s’ils rentraient tout de suite, alors, il ne voulait rien lui promettre.

Pendant qu’elle était en ligne avec lui, je lui ai envoyé un message pour lui dire que je serais à Munich vers les 22h et si on pouvait se voir? Pascal m’a appelé pour me dire qu’il ne pourrait pas me voir, que si j’étais en route, je devais faire demi tour avant de faire trop de kilomètres. D’ailleurs, qu’il était sur le point de sortir et qu’il ne rentrerait probablement pas tôt en plus. Il ne voulait pas que je fasse tout ce chemin pour rien.

Je n’ai pas osé lui dire que j’étais déjà là. J’avoue que je me sentais un peu perdue, je commençais à penser que j’avais eu une très mauvaise idée de venir jusque là!! Rhaaah, mais je ne pouvais pas partir sans le voir? Mais, qu’est-ce que j’allais faire maintenant? Caro m’a proposé de dormir chez elle, mais je ne voulais pas déjà baisser les bras, zut!

On a vu Pascal et Jess partir à leur dîner, courageuses, Caro et moi les avons suivi. On les un peu perdu dans la circule, mais on a très vite repéré la voiture à Pascal, alors on a regardé dans les fenêtres des restos vitrés et on a eu de la chance. Ils auraient pu être dans un resto à étages ou fermés, mais sa boîte a eu la bonne idée de réserver dans un resto sélect, mais vitrés avec le parking en face. On avait plus qu’à s’installer et attendre!

Pascal se comportait en mari attentif. God, ce qu'il était chou-xxx, afff! J'aurai voulu être Jess pour avoir son bras autour de ma taille, les petits bisous sur la tempe, entendre ses rires... Hhhah la la! Si on ne savait pas pour lui et Nina, personne ne pouvait se douter de l’arnaque. Nina et lui restait discret, ne s’adressaient que rarement la parole et elle semblait être avec quelqu'un. Ils faisaient mine de s’ignorer, discutant chacun de leur côté, sans même se lancer un regard. Peut-être qu’ils avaient rompu? L’idée me faisait plaisir. Après tout, sa femme était rentrée, elle l’accompagnait à ses dîners de boîte, Thomas lui avait fait la moral, il avait accepté de se calmer, alors oui, sans doute que c’était terminé.

Mais ma joie a été de courte durée!

Vers les 20h30, le groupe s’est dirigé vers le bar du resto et vers 21h30, Pascal est parti dans les 1ers. Apparemment, Jess a voulu rester. On a suivi Pascal chez lui, et sachant que Jess n’était pas encore là, je suis montée aussitôt pour sonner chez lui. Avant de rentrer, Caroline était restée à l’extérieur pour faire le guet au cas où.

Glups??? Pas de réponses???

Caroline m’a dit que quant je montais, la lumière s’était éteinte chez Pascal. Ce n’était pas le 1/4h que j’avais passé à essayer de convaincre Caro de me laisser, qui suffisait pour qu’il soit déjà endormi quand même? Il était à peine 22h20? J’ai insisté, pas de réponses. J’étais dépitée et perplexe!

Puis, j’ai repensé à ma dernière visite, aux conversations que j’avais eu avec Caro, à son apparemment plongé dans le noir alors qu’il devait y être... J’ai eu une idée, un éclair de génie... Et s’il était à l’étage en-dessous??? Je devais en avoir le cœur net. Après quelques coups de fils, les battements dans les tympans, ayant la sensation que je ne pouvais pas me tromper, j’ai été sonner. Je tremblais de la tête aux pieds, j’étais nerveuse... Et si quelqu’un d’autre répondait?

Non... J’avais vu juste... Pascal était bien là, à l’étage en-dessous... J’avais deviné juste!

  • Jane? J’y crois pas, mais qu’est-ce que tu fais ici? Je t’avais demander de ne pas venir voyons? Rhhh Jane, mais pourquoi? C’est pas vrai!

Pascal n’était pas furieux, mais plutôt stressé par ma présence. Après avoir jeté un coup d’oeil dans le couloir, il m’a fait rentrer. Pour être surpris, il était surpris. Il a voulu savoir pourquoi j’étais venue aussi loin, je ne lui ai pas caché qu’il me manquait, que je ne supportais pas de ne pas le voir et que j’ai tenté ma chance, après tout, il m’avait dit que je pouvais venir quant je voulais??

Pascal était nerveux. Il avait un appel à faire, alors j’ai tout de suite compris qu’il attendait de la visite...

Il m’a laissé au salon pour aller téléphoner, mais à peine avait-il quitté la pièce que ça sonnait à la porte. J’aurai aimé qu’il réponde à la porte, mais au lieu de ça, il a recomposé le numéro et m’a fait mine de garder le silence.

C’était sûrement Nina...

Alors qu’il était dans l’autre pièce, j’ai rappelé Caro pour lui dire de ne pas m’attendre et elle m’a confirmé que Nina s’était pointé peu avant dans l’immeuble. J’avais raccroché quant Pascal est sorti de la pièce voisine. Il avait aussi terminé son appel. Je ne sais pas ce qu’il lui avait dit, mais elle est partie, Caro m’a envoyé un message pour me le dire, mais je l’avais deviné.

Pascal a secoué la tête en regardant ma mine coupable. Je crois qu’il a eu un demi sourire.

  • Tu es complètement dingue toi! Franchement... Et comment tu as fait pour deviner que tu me trouverais ici, hein? Tu te rend compte que tu aurais pu déranger quelqu’un?

Je lui ai raconté que j’avais appelé la réception et que j’ai prétendu qu’on devait porter la livraison pour Mme Schwartz, que quelqu’un était passé plus tôt et qu’on avait dû se tromper d’appartement et j’ai donné le numéro de son appart, on m’avait dit que je m’étais effectivement trompé d’étage, et donné le bon numéro. Le reste avait été facile. Pascal était surpris que je connaisse le nom de famille de la miss, mais héhé, j’avais un atout dans la manche; Caro, mais ça, je ne lui l’ai pas dit.

Je n’ai pas voulu savoir si Pascal avait bel et bien rendez-vous avec Nina, ça semblait évident. D’autant plus qu’il m’avait dit qu’il avait un truc avec elle ce soir. Pascal m’a dit que je pouvais rester là ce soir, mais il a voulu s’assurer que je rentrerais le lendemain, il a même insisté, je pouvais rester là ce soir, mais je devrais rentrer. Pour le tranquilliser, je l’ai laissé croire. Il s'inquiétait qu’on puisse se faire attraper, il a voulu savoir si quelqu’un savait que j’étais là, alors j’ai préféré ne rien lui dire pour Caro. Je lui ai dit que non, personne ne savait où j’étais. Il ne m’a rien demandé à propos de Thomas et c’était tant mieux.

Pascal a précisé qu’il ne pourrait pas rester toute la nuit, il devait rentrer dormir chez lui. Comme on avait peu de temps, je n’avais pas fait tout ce chemin pour discuter, alors, je me suis glissée dans ses bras. Pascal a eu comme une petite hésitation, puis il m’a enlacé. Enfiiin, hahhh, j’avais attendu longtemps, si longtemps pour avoir la chance de me lover contre lui.

Pour moi, c’était le bonheur. Encore plus quelques heures plus tard de sentir qu’il n’avait pas vraiment envi de partir. S’il faisait semblant, alors il le faisait bien. Je revenais de loin, pihhhhouh, j'étais vraiment follement heureuse.

J’avais l’impression d’avoir vécu dans une confusion totale jusque là, dans un épais brouillard dont je n’arrivais pas à m’extirper. Je n’avais pas oublié sa chaleur, l’empreinte de son corps, ni sa tendresse, sa force, ni le goût de ses baisers, j’avais seulement oublié que je pouvais frissonner autant et que mon cœur pouvait battre aussi vite.


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076/11 - Diamant? Amour Eternel?

Publié le par JaneDo

Diamant? Amour éternel?
Jeudi 17 mars 2011 (076/11)

Jeudi, je voulais passer une journée seule, ne pas être dérangée, ni par les téléphones, ni par des visites. Je n’ai réussi qu’à le faire à moitié. Je voulais peindre, et j’avais du boulot à terminer, surtout si j’avais envie de m’envoler vers l’Allemagne. C’est affreux, mais le temps qui passe me rend de plus en plus anxieuse, j’ai l’impression qu'il fallait que je me dépêche d'aller à Munich.

Jess était effectivement de retour, je me suis renseignée auprès de Caro. Apparemment, Pascal rentrait sagement tous les soirs. Pourtant, bizarrement, à 1 ou 2 reprises, Caro avait vu Nina s’engouffrer dans l’immeuble, peu après Pascal. La 1ère fois, elle avait vu Jess sortir pour aller voir chez Nina. Il lui avait sembler que Jess cherchait son mari.

Caroline ne comprenait pas, puisqu’elle l’avait vu rentrer, alors pourquoi Jess aurait-elle été voir chez Nina??? Le plus surprenant est qu’elle avait vu Nina aussi entrer aussi dans l’hôtel particulier où habitait Pascal et Jess??? Il n’y avait pas de lumière chez eux quant Jess était sortie le chercher, Jess avait aussi fait un tour chez elle (Caroline) et avait même été sonner à sa porte. Caro était alors rentrée, interloquée par la présence de Jess chez elle, et elle avait appris que Jess recherchait bien et bien Pascal, ne l’ayant pas trouvé chez Nina, elle avait pensé qu’il était alors chez Caro.

Caro se demandait si Pascal était peut-être ressorti et elle ne l’avait pas vu, elle l’avait peut-être raté? Pourtant, après le départ de Jess, elle avait foncé chez eux, et cette fois, il y avait de la lumière; Pascal était à la maison, et sa voiture au garage.

La 2ème fois, sa voiture était au garage, mais pas de lumière à la maison, Jess était sortie. Alors elle a pensé que Pascal était peut-être parti en cachette avec Nina, sans prendre sa voiture?

Caroline avait essayé d’interroger Pascal, et elle avait dû lui avouer qu’elle l’avait suivi. Elle a prétendu que c’était après la visite de sa femme chez elle. Ça avait énervé Pascal qui lui a demandé d’arrêter de le suivre, sinon, il arrêterait de la voir. Je lui ai dit que c’était vraiment une grosse bêtise de lui avoir dit qu’elle le suivait, maintenant, il ferait beaucoup plus attention pour ne pas se faire attraper. De plus, s’il la surprenait, il ne voudra plus la voir.

Mon anxiété est monté d’un cran supplémentaire après cette conversation avec Caro!!!

Thomas m’a invitée à manger... J’ai longuement hésité, puis j’avais envie de le voir, l’envie de sortir aussi pour m’amuser un peu. J’avais essayé finalement de joindre Pascal, même si je ne savais pas quoi lui dire, mais je n’ai pas eu de réponses. Dépitée, j’ai accepté l’invitation de Thomas.

Afff, je passe toujours de bons moments avec Thomas. Et j’aime sa compagnie, j’aime être avec lui! Et j’aime sa bouche et ses baisers. Quelle galère!

J’ai voulu lui parler, mais il m’a devancé en me disant que si je voulais lui parler de Pascal, il ne voulait rien entendre. Une fois de plus, il m’a dit qu’il acceptait d’être 2ème sur ma liste, qu’il voulait qu’on reste ensemble.

Thomas prétendait pouvoir être encore patient et qu’il savait que j’avais besoin d’aller jusqu’au bout de mon histoire avec Pascal. Il m’a avoué avoir vu d’autres filles, parce qu’il savait que je craquais toujours pour Pascal, qu’il espérait réussir à se détacher. Glups, ça m’a coupé l’herbe sous les pieds, du coup, je ne pouvais pas vraiment utiliser ça contre lui, il savait que j’avais revu Pascal et que j’avais passé la St-Valentin avec lui. La honte, j’ai rougi jusqu’aux cheveux!

Une fois encore, Pascal ne rentrait pas ce week-end. Comment faire pour le voir, lui parler, savoir si je faisais toujours partie de sa vie??? Le supplier de venir ce week-end? Glups, pas le courage, j’suis trop lâche! Et si finalement, Pascal m’envoyait sur les roses?

Si Pascal ne rentrait pas, je n’avais pas le choix, il me fallait aller en Allemagne!

Avant ça, j’ai trouvé le courage d’ouvrir son cadeau de Noël... Un cœur en diamant serti de rubis... Hahhh! Trop  joli, trop beau pour moi, j’avais les larmes aux yeux. Je n’avais rien à mettre avec ça? C’était un bijoux beaucoup trop précieux pour que je puisse le porter. Son petit mot a achevé le travail et je me suis retrouvée en larmes; Quoiqu’il arrive, n’oubli jamais que je t’aime Jane. Pascal (No matter what, don’t ever forget that I Love You Jane. Pascal).

Peut-être qu’il n’avait pas changé, peut-être qu’il le pensait encore?


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075/11 - Stress sentimental

Publié le par JaneDo

Stress sentimental
Mercredi - 16.mars.2011 - (074/11)

Mercredi, comme elle avait congé l’après-midi, je ramassais ma nièce vers midi au travail de sa maman. On a décidé d’aller voir la petite chienne de son grand frère, un labrador; Dobby. Comme elle est chou. Elle est couleur chocolat et elle a une tête à becs. On a été faire une petite balade avec la petite demoiselle, puis on est rentrée et on a dû aller chez Marie un petit moment avant de regagner nos pénates. Ma nièce avait ses leçons à faire. On a même pas eu le temps de peindre comme on l’avait prévu. Je l’ai ramenée vers 20h.

Comme elle m’a vue en train de mettre mon journal à jour, Kachouka m’a fait promettre de faire de lui léguer mon journal!!! Glups, j’ai promis! Mais je lui ai dit que ce ne serait que quant je ne serais plus de ce monde.

Parce qu’enfin, mon journal c’est moi, c’est ma vie privée, secrète, je ne veux pas qu’on puisse être dans ma tête, c’est ma manière de voir les choses, de penser, mes faiblesses, mes blessures... Je ne veux pas qu’on puisse connaître mes faiblesses, mes hésitations, mes chagrins... Personne ne me connaît, et c’est aussi bien comme ça.

De retour chez moi, en écrivant ces quelques lignes, j’ai décidé d’aller en Allemagne ce week-end, parce que Pascal, une fois de plus, ne rentrait pas ce week-end.

Cela fera presque 2 semaines que je n’avais pas vu Pascal, il me manquait très fort. De plus, j’avais peur que ces absences répétées signifiaient qu’il se rapprochait toujours plus de sa Nina, que peut-être aussi, qu’ils voulaient profiter au maximum de tous les moments qu’ils pouvaient passer ensemble. Ça me perturbait et me rendait hyper anxieuse. D’ailleurs, chaque fois que je croise une voiture qui ressemble à celle de Pascal, mon cœur détalle.

Quant je suis rentrée, j’ai eu envie de téléphoner à Pascal, mais c’était un peu tard. Je crois que Jess était rentrée, mais je n’en étais pas sûre. Depuis que j’avais mis les distances avec Thomas, j’avais peu d’info sur Pascal, parce que quant je le voyais, comme hier, il évitait soigneusement de me parler de Pascal.

Ces 5 jours lors de la visite de ma copine, j’ai essayé d’éviter tout contact avec Pascal et Thomas. C’est horrible, mais si le reste de ma vie devait ressembler à ça, sans passion, sans amour, sans palpitations, je crois que je choisi de prendre le risque de souffrir. Ce vide sentimental est mortel. Je n’avais pas revu mes potes depuis des lustres, donc pas le culot de faire irruption tout à coup dans mon ancien cercle.


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074/11 - Passion = Torture

Publié le par JaneDo

Passion = Torture

Mardi 15 mars 2011 (074/11)

Mardi, on a flâné toute la matinée à se bronzer sur le balcon. Sur le coup de midi, j’ai préparé une grosse salade, ensuite Nicole devait se préparer à partir. Il fallait être à l’aéroport à 18h, mais avant ça, on avait rendez-vous chez le coiffeur. A 18h45, Nicole embarquait sur son vol pour Bruxelles.

Super sensible, elle avait les larmes aux yeux, et se donnait beaucoup de mal pour que je ne m’en aperçoive pas. Ces 5 jours avaient passé si vite et c’était déjà le moment de se séparer. A 18h45, elle a embarqué sur son vol pour Bruxelles. J’avais aussi les larmes aux yeux, mais bon, quant une pleure, vaut mieux qu’il y en ait une qui joue la forte.

A 19h15, j’étais de retour à la maison. J’étais crevée.

Evidemment, dès que je me suis retrouvée seule, au lieu de profiter du plaisir d’un peu de repos et de solitude, les pensées de Pascal sont venus me torturer. La passion amoureuse est une véritable torture, elle me poursuit partout, tout le temps, toute la journée; une odeur, une silhouette ressemblante, une voiture comme la sienne, les endroits où on a passé, et même si c’est impossible, quant on arrive à éviter tout ça, les images qui traversent l’esprit se charge du massacre. Dire qu’il paraît que sans passion on vit plus longtemps, donc, c’est fichu pour moi!

Pascal... God ce que j’avais envie de lui, de le voir, de l’entendre...

J’essaie de me convaincre de ne pas l’appeler ou sauter dans ma voiture ou dans le 1er train et filer en Allemagne illico presto. Pour ne pas avoir à m’humilier à être celle qui cède, je priais aussi pour qu’il m’appelle, le rêve serait qu’il ait envi de me voir, qu’il me demande d’aller en Allemagne... Arf, mon rêve était un peu trop grand!

Fatiguée d’avoir ce gros trou dans le coeur et au creux du ventre, j’ai couru me réfugier dans les bras acceuillant de Thomas. C’est lamentable, mais je ne voyais pas d’autres issues. Il m’a acceuilli avec tendresse, sans rien dire, sans me poser de questions, sans me faire de reproches, comme si rien ne s’était passé. Parce qu'à ce moment là, il était comme il est, je l’ai aimé très fort.

Je me demande ce qu’il pouvait bien me trouver, pourquoi est-ce qu’il était toujours aussi gentil avec moi?

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073/11 - Mon Verbier

Publié le par JaneDo

Mon Verbier
Lundi - 14.mars.2011 - (073/11)

Après avoir déjeuner vers midi, on a glander jusqu’aux env. de 16h à bavarder. Il faisait moche et la pluie était annoncée en plaine, avec de la neige en montagne, alors on avait pas vraiment envi de se bouger. J’avais proposé à Nicole d’aller visiter ma station préférée; Verbier.

On est donc parti, habillé de pieds en cape pour affronter la neige, mais à Verbier, dans la station même, il n’y avait pas de neige, juste quelques monticules par-ci, par-là. Ouf.

On a donc été prendre un verre dans mon pub préféré; Le Nelson. Pas de chance, il y avait un match de rugby et le pub était rempli d’Irlandais et d’Anglais. C’était sympa quand même. Elle a adoré et trouvé la station vraiment très chouette. Donc la prochaine fois, si elle vient pendant la saison d’hiver, je louerais quelque chose à Verbier, à l’Hôtel de la Poste, à l’Hermitage, ou au Farinet. La prochaine fois, elle viendra soit mi-décembre ou en janvier 2012.

Après avoir fait un tour à pieds dans les ruelles, on a encore été prendre un verre au Farinet. Super ambiance. Vers les 20h, on est reparti sur Lausanne et je l’ai invitée à manger au Churrasco avant de rentrer.

J’suis contente, elle a passé une super bonne journée.

Lundi, on a traîné toute la journée à la maison. Il faisait beau et comme d’hab., Nicole a passé la journée sur la balcon à bronzer. Le soir, on était invité à manger chez ma frangine en famille. Nicole était claquée, elle voulait rester à la maison. Il y avait aussi Gillou et Pascale, sa copine. Normalement, on ne fait jamais tard, mais là, c’était passé 22h quant on est rentré.

Mort de rire... ma frangine ne savait pas ce qu’était un “phallus”  est une bite et non le trou du cul ! Je ne sais même pas comment on en est arrivé à parler de ça... Ha! oui, Speedy la tortue!... On avait des crampes à force de rire. Hahaha, j’en ri encore!


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071/11 - Il fait moche!

Publié le par JaneDo

Il fait moche aujourd'hui!
Sam.12.mars.11 - (071/11)

Aujourd’hui, il fait moche, il pleut aussi par moment, afff, c’est le genre de journée à passer au lit quoi! Nicole était déjà debout quant je me suis levée vers midi. Après un déjeuné royal, on a été faire quelques courses pour le week-end.

J’ai voulu lui offrir des fringues, des trucs qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir, mais elle n’osait pas accepter. J’ai dû essayé de deviner ce qui lui ferait plaisir et je lui ai quelque peu forcé la main. On crevait la dalle après les courses, alors on a été manger dans un pub au bord du lac.

Ma sœur m’a appelée quant on a eu fini de manger, elle insistait pour jouer aux cartes chez Carmine. Arf, pourquoi est-ce qu’ils n’arrivent pas à comprendre que j’ai de la visite et que je ne peux pas!!! Ils voulaient que je plante ma copine toute seule à la maison! Frankly! Et voilà pourquoi j’évite ma famille durant le week-end ou suivant ce que je fais, ça ne m’apporte que du casse-tête. Comme je ne sais pas dire non, j’ai heureusement fini par les convaincre de venir jouer chez moi.

On a eu fini de jouer vers minuit. Pas trop tard. Tant mieux. J’ai proposé à Nicole une petite sortie pour prendre un verre, puis danser. On aime danser toutes les 2, mais elle était fatiguée. Elle rêvait de dormir. Pour elle, les vacances, c’est dormir.

Waouh, si seulement j’arrivais, comme elle, à dormir 10 à 12 heures!

Hhhh! Pascal a essayé de me joindre. Ça m’a fait rougir. Je ne voulais pas lui parler devant quelqu’un, ça me gêne, alors je n’ai pas répondu. Pourquoi m’appelait-il? J’ai failli rappeler, mais j’avais peur que ça me flingue le moral.

Thomas avait déjà passé la journée à me bombarder de messages, il savait pourtant que ma cops était là et que j’étais occupée, mais j’imagine qu’il voulait la rencontrer, comme il aimerait rencontrer mon entourage. Glups! Veux pas!


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070/11 - Séance de beauté pour ma copine

Publié le par JaneDo

Séance beauté pour ma copine
Vendredi - 11.mars.2011 - (070/11)

J’ai offert à ma copine, Nicole, une séance massage-hydrothérapie de 3h. Elle avait rendez-vous à 15h.

Je voulais lui offrir ça, parce qu’elle avait besoin de se détendre, je savais que ça lui ferait du bien. Elle travaille trop, ne gagne pas assez pour profiter de la vie et elle est trop stressée, ça allait lui faire une bonne coupure. Mon cadeau lui a fait très plaisir et lui a beaucoup plu. Elle n’a pas l’habitude de ne pas s’inquiéter, de se détendre et ça lui a fait beaucoup de bien.

En rentrant, elle est tombée comme une souche et a dormi d’une traite jusqu’au lendemain.

Après l’avoir déposée à la maison, je suis retournée en ville pour aller chercher mes 2 nièces et les ramener à la maison. Ma sœur... Des fois, je me demande vraiment à quoi elle pense! Elle aurait pu attendre ses filles? 1/2h, c’est quand même pas la mer à boire! Bah, je voulais être sûre que mes 2 puces étaient bien rentrée en toute sécurité. Ça me rassure moi!

Thomas voulait rencontrer ma copine, il m'avait proposé de l'emmener au chalet, mais je n'ai pas voulu. Il a l'âge de son fils, alors ça me gêne. J'avais peur aussi qu'elle se sente mal à l'aise, et si d'aventure ils avaient la mauvaise idée de lancer un de nos jeux débiles, glups, je crois que j'aurai été encore plus gênée.


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069/11 - Je ne mérite ni l'un, ni l'autre..

Publié le par JaneDo

Je ne mérite ni l’un, ni l’autre
..
Mercredi - 9.mars.2011 - (068/11)

Contrairement à mes habitudes, me voilà en train de courir derrière Thomas, pour qu’on se voit. Je voulais lui parler et il semblait préférer garder ses distances!!! J’en ai donc profité pour passer une soirée tranquille à bosser, peindre, m’occuper de mes paperasseries.

Vers les 23h, Thomas a fini par m’appeler, je lui manquais.

Il voulait me voir et ne savait pas comment me le demander, persuadé que je refuserais s’il me proposait de passer chez lui. J’avais besoin de lui parler, alors, c’est moi qui ait proposé et il a accepté avec enthousiasme. J’avais dans l’idée d’en profiter pour lui parler, s’il savait, son enthousiasme tomberait aussitôt.

Une fois chez lui, j’ai voulu me lancer sur le sujet en commençant par les explications, j’avais tout bien répété dans ma tête, mais Thomas ne voulait pas parler. Il était toujours fâché, mais ce soir, il ne voulait que des câlins. Comment lui dire non? Il n’avait toujours été qu’adorable avec moi.


Visite de Nicole
Jeudi - 10.mars.2011 - (069/11)

Passé la journée à regretter d’avoir flanché hier soir. Entre 2, je trouvais le temps de travailler un peu pour oublier ma faiblesse. J’étais sûre que Thomas ne se gênerait pas de le dire à Pascal et ça, ça me bouffait le moral. Afff, c'était un peu trop tard pour avoir des regrets, j’étais trop nulle.

La visite de ma copine allait me permettait de mettre un peu d’espace entre moi et mes hommes!

22h pile, j’étais à l’aéroport pour aller chercher Nicole. De retour à lausanne, on a été manger à Ouchy, puis prendre un verre. On est rentré vers les 1h du matin. On avait encore tellement de trucs à se raconter, qu’on a bavardé jusqu’à 6h30 du matin avant de se décider à aller se coucher.


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