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022/11 - Contente de retrouver des bouts de moi...

Publié le par JaneDo

Samedi, 22 janvier 2011 - (022/11) - Contente de retrouver des bouts de moi...

Le lendemain matin, samedi, peu avant 11h, je suis passée prendre Caro pour monter à Gstaad. J’avais fait un saut chez Thomas qui était rentré dans la matinée, mais il n’était pas là. Dès qu’il est rentré, Thomas a filé à Gstaad où il pensait me trouver. Il avait dû penser que je m’étais précipitée là haut en espérant voir Pascal. Mais, ce n’était pas le cas, j’espérais qu’il soit surpris en bien.

On est arrivé après midi, et effectivement, j’ai pu voir sur le visage de Thomas qu’il était heureux de me voir, heureux que je ne sois pas montée sans lui. Il m’a dit plus tard dans la soirée qu’il avait s’était précipité au chalet, parce qu’il avait effectivement pensé que j’étais avec Pascal. Après notre arrivée, Thomas est parti rejoindre les autres pour faire du snowboard.

Hier soir, alors que Caro se faisait plein de films (moi aussi), Pascal avait été jouer au tennis avec Paul, puis ils ont été prendre un verre avec quelques copains avant de monter au chalet. Ils avaient l’intention d’aller skier le lendemain matin. Ils sont sortis avec l’équipe prendre un verre au clochard. Pascal, Paul et un autre copain sont ensuite partis avec Yumi et des copines à elle. Caroline n’avait pas réussi à savoir quant et si ils étaient rentrés.

On s’est installé et j’en ai profité pour faire une sieste. J’étais levée quant ils sont rentrés au chalet. God, je frémis toujours quant Pascal était dans les parages! L’enfer.

Comme toujours quant tout le monde était au chalet, il y a ceux qui se changent, ceux qui profitent de se détendre à la piscine, les petits groupes qui se forment ça et là, ceux qui se lancent dans des parties de billards ou autres jeux de sociétés, quelques garçons qui tripotent les guitares ou le piano de la maison. On traîne dans les salons du chalet, on discute activement du programme de la soirée, on essaie de décider si on mange au chalet ou au resto, bref, c’est une vrai petite fourmilière.

J’ai toujours un bouquin qui traîne vers la cheminée. J’aime lire dans mon coin, mais ce soir, je préférais rester scotchée à Thomas. God, ce qu’il était adorable avec moi... Dès que je m’approchais, il me prenait par la main, m’entourait de ses bras, ou si je m’asseyais sur le bras de son fauteuil, il plaçait son bras derrière, ou autour de moi.

Yumi et ses copines sont arrivés avant qu’on ait décidé si on sortait manger ou pas. Finalement, on a décidé de rester au chalet et manger sur place. Avec la troupe qu’on était, c’était un peu difficile d’improviser un repas, alors on s’est décidé pour du chinois, des pizzas, etc. Une équipe a été chargé d’aller chercher tout ce qu’on a commandé par téléphone, et Thomas en faisait partie.

Dès qu’il est sorti, je me suis retrouvée face à Pascal. Pour me donner une contenance, je m’étais installée vers la cheminée pour lire et Pascal est venu s’asseoir là. Je ne l’avais pas vu arriver et ça m’a fait un peu sursauter quant il m’a pris le livre des mains pour voir ce que je lisais. Mince, j’ai commencé à trembloter d’être si près de lui et j’avais les joues en feu, heureusement ça ne se voyait pas trop. Les palpitations avaient recommencés et j’allais perdre pieds quant les images de lui et des 2 filles; Caro et Marilou sont venus me remettre les idées en place.

J’ai retrouvé mon calme presque immédiatement; je n’avais pas envie de lui parler et je n’avais pas envie de le laisser me troubler, mais je ne voulais pas non plus prendre la fuite et lui montrer que j’étais encore sous sa coupe. On a discuté tranquillement jusqu’à ce que Thomas rentre au chalet. Chaque fois que quelqu’un tentait de nous interrompre, Pascal les ignorait et continuait à s’adresser à moi, comme s’ils n’étaient pas là. Idem pour Caro qui a voulu venir s’asseoir vers nous, sauf qu’il lui a demandé de nous laisser. Pas cool. Par moment, lorsqu’on discutait, les regards qu’il me lançaient me faisait vaciller quand même un peu.

Certains de ses regards étaient pleins de sous-entendus, appuyés, taquins par moments... Je me demande pourquoi il avait voulu me parler, ce qu’il avait essayé de me faire comprendre... J'adore ses yeux verts, je sais que je l'aime toujours, alors c'était difficile de jouer les bonnes copines!

Sentir son bras effleurer la mienne, ses doigts tripoter mon livre, miam son odeur, sa voix, l'entendre rire, sa façon de me regarder, voir ses lèvres formuler les mots, arfff, tout me rappelait à lui. Je suis dingue, mon coeur s'affolait encore!

Dès que Thomas est rentré, j’ai couru l’aider avec la bouffe. Piouhhh, c’était pour fuir l’emprise de Pascal.

On a traîné au chalet jusque vers les 23h... Une partie de la troupe voulait sortir se bourrer la tête et faire la fête, l’autre partie préférait rester au chalet. Ils avaient l’intention d’aller faire du snowboard le lendemain, tôt dans la matinée, alors ils n’avaient pas envi de traîner dans les bars et les boîtes jusqu’au matin.

Je n’avais pas l’intention de sortir et regarder Pascal faire le con toute la soirée. Même si je pensais avoir le contrôle de mes émotions, je n’étais pas tentée de me mettre à l’épreuve, Je suis restée au chalet avec le petit groupe qui jouait au billards.

J’avais décidé de lire tranquillement au coin du feu, c’est mon passe temps favori en vacances. J’étais assez fière de moi. J’avais réussi à ne pas me faire entraîner à faire ce que je ne voulais pas. Et rester au chalet était pour moi un petit pas dans la bonne direction. Thomas a longuement insisté pour que je les accompagne, hésité à rester au chalet, mais ç’aurait été inutile, je n’ai besoin de personne pour tenir mon livre!!!

Dès qu’ils sont partis, j’ai été me baigner à la piscine, me suis offerte un moment de relaxation dans la sauna, en évitant de me rappeler les souvenirs qui s’y rattachait, avant de m’installer confortablement au coin du feu. Je ne sentais hyper bien et détendue. Je me suffit à moi-même, je n’ai besoin de personne pour me sentir bien, et j’étais contente de retrouver un bout de moi-même... De me retrouver... Retrouver des bouts de moi tout simplement!


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021/11 - Quelques larmes, pas la tempête

Publié le par JaneDo

Vendredi, 21 janvier 2011 - (021/11) - Quelques larmes, puis le calme

Je devais retrouver Thomas au chalet samedi, et je devais monter ce soir, mais l’idée que Thomas ne soit pas là et me retrouver face à Pascal m’a fait rester. J’avais décidé de monter seulement demain au chalet. Toutefois, j’ai passé la journée à me ronger les ongles, à me trouver toute sorte d’excuses bidons pour monter quand même, dans l’espoir que peut-être Pascal tenterait quelque chose.

Le soir, j’avais trouvé tout un paquet d’excuses pour monter au chalet, puis la peur de passer la soirée à regarder Pascal s’amuser avec d’autres filles m’a clouée chez moi.

C’était l’enfer, je n’étais pas au chalet, mais mon imagination oui. Avec horreur, j’imaginais la joie et le plaisir de Caro d’avoir Pascal pour elle toute seule et je l’enviais, sans compter la garce de Marilou. Puis, pour me remonter le moral, je me suis dit qu’après tout, je n’étais pas là-bas pour ne pas me faire du mal, ici, il ne pouvait pas m’atteindre.

J’ai essayé de me plonger dans une série que j’adore; Criminal Minds, mais c’était pas la peine, ma tête suivait la route de Pascal, vers les 22h, je savais qu’il devait se trouver au chalet, 22h30 il devait sûrement se préparer à sortir avec toute l’équipe, j’imaginais la petite fossette sur sa joue quant il souri, caressant de ses yeux verts les courbes voluptueuses de Caro, bref, je me torturais.

Puis j’ai perdu les pédales quant Caro m’a appelée peu avant 23h. J’ai très vite compris que Pascal n’était pas avec elle, ou n’était pas au chalet, qu’il devait être rentré chez lui et qu’elle cherchait à savoir si on avait prévu de se voir. Quant j’ai raccroché, je tremblais. Alors il était ici, tout prêt... J’avais des palpitations.

Est-ce qu’il allait passer? Que faisait-il? Avait-il rendez-vous quelqu’un d’autre? Pas Marilou quand même?

Je suis restée toute la soirée clouée à la maison à attendre, à espérer que Pascal ait l’idée de passer chez moi! Je n’osais pas m’absenter pour aller voir chez lui ou chez Caro, de peur qu’il passe entre 2 et s’en aille parce que je n’étais pas là.

Minuit toujours rien... Je commençais à me sentir triste, puis j’ai fini encore une fois en larmes. Je ne devais pas lui manquer, il devait s’amuser ailleurs, avait sûrement rendez-vous avec une nana. Pascal n’est pas passé, ça m’a rendue triste... Triste qu’il ne pense pas à moi.

Vers minuit donc, Caroline m’a rappelée pour me dire que Pascal était parti, elle me suppliait de lui dire si on avait rendez-vous. Je lui ai juré que non. Caro m’a alors demandé si elle pouvait passer, j’ai cherché à refuser, mais j’ai très vite compris qu’elle s’imaginerait que Pascal était là, alors je l’ai laissé venir.

On a passé tout le reste de la soirée à nous lamenter, à rire de nos conneries. Elle s’est rendue compte que Pascal n’était pas là. Si Pascal était seul à Munich, ils se voyaient souvent mais pas autant que je l’aurai cru. Vers les 2h30 du matin, elle a décidé d’aller voir chez Marilou, et m’a promis de me tenir au courant. J’ai prétendu que ça ne m’intéressait pas, mais Caro m’a rappelé qu’elle n’avait personne d’autre à enquiquiner à propos de Pascal. La vérité, c’est que je voulais savoir, mais que je ne voulais pas quitter mon appart au cas où Pascal passerait.

Caro m’a tenu au courant. Elle avait passé des heures planquées dans sa voiture, à faire les allers retours entre les 2 adresses. Elle a même été écouter derrière la porte de Marilou. Après quelques recherches, elle a appris que le chacal était au chalet, Pascal non. Donc, Caro est retournée faire le pieds de grue chez lui, dans le froid. 5h du matin, toujours pas de Pascal. Elle a fini par se résoudre à rentrer en laissant un petit mot sur sa porte.

Depuis la visite de Caro, je n’avais plus pleuré, ni été aussi triste. Peut-être que de voir quelqu’un encore plus mal que moi m’a remonté le moral? Peut-être aussi que ses coups de fils pour me raconter ses investigations m’ont distraitent, bizarrement, j’ai arrêté de me faire des films. En tous cas, j’étais sereine.


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020/11 - Je voudrais être Elle!

Publié le par JaneDo

Je voudrais être... Elle!
Mercredi 19 janvier 2011 - (019/11)

Mercredi, j’ai fait pareil. Je n’ai pas mis le nez dehors de la journée. Trop déprimée. Le seul appel auquel j’ai répondu était celui de Caroline. J’étais curieuse et je voulais l’entendre me parler de Pascal.

Pour mes autres amis, j’ai prétendu être partie quelques jours! Et oui, je ne voulais voir personne. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, que j’avais beaucoup pleuré, et je n’avais pas envie d’avoir à raconter pourquoi!

Pourtant le soir, je devais mettre mon masque de carnaval et sortir de mon trou, Thomas partait à Londres quelques jours. Il rentrerait samedi, et peut-être avec Jess.

C’est comme ça que j’ai appris que Jess était à Londres depuis quelques temps. Je comprenais un peu mieux le comportement de Pascal et pourquoi il venait le week-end sans elle. Le cauchemar a été de me rendre compte que, du coup, il était seul en Allemagne, donc, Caro et Pascal devaient surement se voir tout le temps, tous les soirs. Ils passaient sûrement leurs nuits ensemble?

La douleur de le savoir avec une autre a failli m’achever! Tout me donnait envie de vomir, je me sentais malade...

Pourtant, le soir, j’ai fait un effort et j’ai été manger avec Thomas. J’ai pu un peu oublier Pascal pendant les précieuses heures qu’on a passé ensemble. C’était toujours ça de gagner. Thomas m’a beaucoup dévisagée, il trouvait que j’avais l’air d’un bébé, que mon regard avait changé, il ne savait pas pourquoi. Puis, il a réalisé que j’avais maigri, ça l’a surpris. Il a pensé que j’avais dû avoir beaucoup à faire, il n’a pas osé ou pas voulu faire le rapprochement avec ma séparation d’avec Pascal.

J’aurai pu lui dire que j’avais aussi passé des heures avec des lavettes froides et chaudes pour dégonfler mes yeux et mon visage bouffi!!!

J’étais contente de retrouver la sécurité de son amour et de ses bras. Y a pas à dire, rien ne vaut la tendresse de quelqu’un qui nous aime quant on est mal.

Je suis toujours un peu troublée quant je passe la nuit avec Thomas, il est... Il me trouble, j’ai souvent des coups de cœur pour lui. Sa présence est dévorante. J’observais de petits changements chez lui, je sens bien qu’il essaie d’avoir le contrôle sur moi ou sur la situation. Baf, je l’adore. J’aime ses éclats de rire ou les petits regards qu’il me lance parfois. Il aime être avec moi, il m’aime et raffole de nos petites soirées de vieux couples, ça me touche beaucoup.


Jeudi, 20 janvier 2011 - (020/11)

Comme Thomas n’était pas là, j’ai pu m’adonner sans restriction à mon nouveau sport; déprimer! Pas d’énergie, envie de rien, même pas la force de répondre au téléphone, pas faim non plus. Pourtant, j’ai répondu à Thomas, ça me faisait plaisir d’entendre sa voie. Il était chou, ça m’a remonté le moral d’entendre sa voix.

Mais ce n’était que temporaire, j’ai replongé presque aussitôt après. Du coup, Thomas me manquait, j’aurai voulu dormir dans ses bras!

J’suis nulle, quant il est là, je ne le fais pas, et il suffit qu’il s’éloigne pour que j’en ai envie, va comprendre! Me manquait-il vraiment ou est-ce que je ne cherchais pas seulement à me réfugier dans ses bras parce que c’était rassurant?

Je ne réussissais pas à trouver le sommeil, comme un lion en cage, je tournais en rond dans mon appart, commençant tout, ne finissant rien... Arf, Pascal était sûrement avec Caro... J’aurai voulu être à sa place... J’avais mal, tellement mal. Je n’arrivais pas à reprendre le dessus, pfff. Je n’arrive pas à l’oublier, c’est infernal.

------ Je veux être elle! -- Jeudi.20.jan.11 - (020/11) ------

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018/11 - Mais où vont les coeurs brisés?

Publié le par JaneDo

Lundi, 17 janvier 2011

J’étais trop triste... Pascal n’avait pas chercher à me voir, ni même par téléphone, n’était pas passé chez moi comme il avait l’habitude de le faire quant on ne se comprenait pas et qu’il y avait un malentendu. Je me sentais frustrée. Comment est-ce qu’on peut effacer quelqu’un qu’on a, soit-disant aimé? J’aimerai comme lui savoir tirer un trait aussi épais!

J’ai passé la journée à pleurer quant je ne dormais pas, alors j’ai essayé de dormir le plus possible. J’avais perdu  env. 6kg depuis notre rupture, et bêtement, j’ai pensé que je ferais mieux de reprendre du poids rapidement, sinon j’allais ne plus lui plaire à la longue si je commence à ressembler à un spaghetti!

Thomas savait que j’avais mon souper en famille le soir et pendant mon absence, il m’a laissé une rose derrière la porte avec un petit mot qui disant simplement; I’m missing you already... Love, Thomas (Tu me manque déjà... T’aime). C’était trop chou. Je l’ai remercié par sms en lui envoyant des paniers de bisous.

Qu’est-ce que j’attendais??? Il était adorable, alors pourquoi Pascal continuait à me hanter? Je savais pourtant que je ne pourrais pas lui pardonner ce qui s’était passé avec Caro et Marilou ce week-end! Rien que d’y faire allusion, l’idée qu’il me touche m’horripilait! Et pourtant, tout aussi fort, je ne voulais que ça!

Je voulais que Pascal me harcèle, qu’il s’excuse, invente même des tonnes d’excuses, de raisons... Afff, c’était horrible, mais je l’avais dans la peau jusqu’à l’os! J’étais en manque de lui...


Mardi, 18 janvier 2011

Je suis déprimée... Les images de Pascal et des filles me hantaient sans relâche. J’avais de petits moment de répits, mais la plupart du temps, j’étais en larmes. J’avais mal à la tête d’avoir tellement pleuré, j’ai milles fois voulu prendre mon natel et appeler Pascal, et milles fois j’ai puisé dans mon orgueil pour ne pas le faire.

Quant je ne pleurais pas, c’était parce que je dormais d’avoir tellement pleuré. Je n’ai pas mis les pieds dehors aujourd’hui, je suis complètement épuisée...

Ses yeux verts me poursuivaient partout, son sourire aussi, et j’avais mal, tellement mal que je voulais mourir pour ne plus souffrir. Pascal me manquait. J’étais lamentable et j’offrais un spectacle encore plus lamentable.

En rendant mon numéro invisible, j’ai appelé sans relâche sa boîte vocale pour entendre sa voie. C’est désespérant, je me détestais d’être aussi faible. Je déteste la faiblesse.

J’ai même évité tous les appels de Thomas, ne lui répondant que par sms. Il aurait immédiatement entendu ma détresse et les larmes dans ma voix.

------ Mais où vont les coeurs brisés? -- Mardi.18.jan.11 - (018/11) ------


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016/11 - Blessure ouverte

Publié le par JaneDo

Dimanche, 16 janvier 2011 ;

Arf, je le déteste, je le déteste, je le déteste... Je n’arrivais pas à supporter ma peine, je manquais d’air, difficile de contrôler ma respiration et les larmes continuaient à couler malgré le fait que je ne pleurais plus. J’avais un gros bloc au fond de la poitrine et la souffrance semblait vouloir stagner.

Je le haïssais et je l’aimais en même temps et j’avais beaucoup de peine à faire de l’ordre dans ma tête.

C’était un peu plus d’1h du matin quant je suis arrivée au bar où se trouvait toute l’équipe et j’avais un peu les boules. Je me sentais patraque, il me fallait reprendre le contrôle sur moi-même, je ne voulais pas m’effondrer en larmes, ce serait la honte. J’ai immédiatement aperçu Thomas debout au bar, alors j’ai été directement vers lui. Je n’ai pas fait très attention à ceux qui étaient autour parce que je ne voulais pas voir Pascal. Mon cœur aurait sûrement lâché, alors autant éviter.

Je voulais sortir pour montrer à Caro que j’avais repris le dessus, pour faire plaisir à Thomas, et aussi pour montrer à Pascal que j’allais aussi bien que lui. Je voulais aussi voir la tête qu’il faisait après “sa petite partie de jambes en l’air”. Pour l’instant, je n’étais pas capable de le regarder. Même en lui faisant la bise, je souriais à Caro comme si j’avais un truc à lui dire, d’ailleurs après Pascal, c’est elle que j’ai salué.

J’avais aussi un peu la trouille, parce qu’à force de repousser Thomas, il s'était fait une raison, compris que c’était chacun pour soit, il pouvait faire ce qu’il voulait, sortir avec qui il voulait, même si de temps à autre on se voyait. J'allais finir par le perdre à force. Je crois que j’avais fait une erreur, alors, je voulais me rattraper un peu.

En fait, j’étais paumée, je ne savais pas très bien où j’en étais, tout allait trop vite, me poussait dans des directions opposés, ou que je n’étais pas encore sûr de vouloir prendre. Je nageais dans de la vase, alors je me suis décidée à me laisser porter par les événements... On verra bien quoi!

Pascal discutait dans son coin, c’était encore trop prêt. J’entendais sa voix et ses rires, et de temps à autre ça me faisait de petits pincements assez désagréables. J’ai immédiatement vu Marilou qui se tenait à côté de lui et qu’ils se parlaient comme si de rien. Si je les avais pas vu plus tôt, je n’aurai jamais imaginé ce qui c’était passé!!!

Tout de même, j’ai eu un petit sourire intérieur en me rappelant de Marilou dans sa position chien, en train de se taper elle-même sur les fesses!! Ridicule!

Je sais que Pascal n’avait pas trop aimé, ça se voyait à l’expression de son visage. Je n’avais pas pu les regarder tout le temps, c’était trop pénible, mais c’était une des scènes qui m’avait marquée et surprise. Elle avait été quelque peu vulgaire, un peu trop excitée, un peu trop à lui sauter dessus tout le temps, à faire des trucs incroyables, probablement pour impressionner Pascal, mais je savais que ça ne lui plaisait pas. Elle avait l’air d’une p.. Je les avais entendu, lui et Caro en parler et en rire. Pascal avait trouvé ça horrible. Ou peut-être que je ne suis pas objective parce que je la déteste?

Caroline est venue enfiler sa main dans la mienne et est restée collée à moi. C’était quand même adorable. On s’est mis à se chuchoter dans l’oreille.

  • J’suis désolée que tu ai dû assister à ça... Je regrette un peu de t’avoir dit de rester. Tu l’aime toujours n’est-ce pas?
  • T’es chou, mais non, c’était au contraire gentil, et disons, nécessaire hein! Je crois que j’avais besoin de ça pour me détacher de lui.
  • Je suis contente de voir que tu va mieux, ça m’a fait de la peine de te voir pleurer comme ça.
  • C’est rien, c’est passé.
  • Juste pour que tu saches, c’était mieux avec toi!

Ça m’a fait rire. C’était du semblant, parce qu’à l’intérieur, j’avais toujours une petite main de fer qui me serrait le cœur. C'était chou l'empêche, malgré qu'elle soit ma rivale, Caro essayait de me consoler comme elle pouvait. Thomas s’est tourné pour nous donner le signal du départ en me passant un bras autour de la taille. Malgré tout ce que je lui avais fait, Thomas restait adorable avec moi.

J’avais remarqué que Pascal m'observait, il avait aussi observé mes chuchotages avec Caro, de mon côté, j’évitais soigneusement de me retrouver seule avec lui ou de devoir lui parler. Je dois dire que Caro a été adorable avec moi toute la soirée.

En boîte, on s’est retrouvé par hasard côte à côte autour de la table. Comédienne, quant il m’a demandé comment j’allais, j’ai répondu bien et je me suis immédiatement penché de l’autre côté pour chuchoter quelque chose à l’oreille de Thomas.

J’ai choisi la 1ère chose qui m’est venu en tête; je lui ai demandé si je pouvais boire et si je pouvais compter sur lui pour me ramener. Banal, mais c’est la seule chose qui m’est venu en tête. Ensuite, après avoir pris une gorgée de mon verre de vodka, je me suis précipitée sur la piste pour danser vers Caro.

Caro dansait avec Marilou, qui lançait des œillades débiles en direction de Pascal.

(...mouais, je ne suis pas très objective, mon ressentiment pour elle transparaît à chaque phrase, zut...)

Caro et Marilou riaient en se racontant des trucs à l’oreille, dès que je me suis pointée, Marilou m’a regardée de haut et s’est détournée. Quelle PéTasse. J’avais du plomb dans les pieds, mais rien qu’1 ou 2 verres de plus n’arrangeraient pas. Très vite, j’ai oublié tout le reste, c’est pour ça que j’aime la musique!

Thomas est venu danser avec nous, il s’est collé derrière moi en passant un bras autour de ma taille. C’était chou. Je me suis tournée vers lui pour danser. J’aime comme il danse, il est trop sexe. J’aime le voir danser et j’adore danser avec lui.

Avec le recul, je vois maintenant que quant il se passe, ou s’est passé quelque chose avec Caroline, elle est rayonnant et reste en retrait. Pascal aussi était calme, comme je le connaissais au début. Il restait à la table, discutait avec ses copains, ne naviguait pas à discuter à droite et à gauche. Je saurais reconnaître les signes. (mais pourquoi? Je n’en avais plus besoin, rhhh!) Je ne voyais pas celui que m’avait décrite Caro, celui qui allait se planquer dans un coin pour discuter avec une fille!!! Avant de quitter la piste, Thomas m’a embrassée et je n’ai pas fait mine de le repousser.

Je me demande si inconsciemment je l’utilisais, ou si j’avais peur de le perdre et de me retrouver toute seule???

  • Qu’est-ce qui se passe? Ou qu’est-ce qui s’est passé? Tu as parlé à Pascal ou quoi?
  • Non! Rien! Pourquoi tu me demande ça?
  • Je sais pas... D’habitude quant j’essaie de t’embrasser quant Pascal est dans les parages, tu te bloques! Je sens toujours une certaine réticence, là rien. Alors, je me demande ce qui t’arrive, ce qui s’est passé?
  • Je t’assure que tu te fais des films. Il ne se passe absolument rien.

Thomas m’avait tiré un peu à l’écart. Il avait remarqué notre attitude, à Pascal et moi l’un envers l’autre, remarqué que j’étais venue directement vers lui et senti ma réticence à saluer Pascal. Aussi, il trouvait étrange ce copinage avec Caro, il avait remarqué qu’elle m’avait pris la main quant on était au bar. Je l’ai rassuré en lui disant qu’il ne se passait rien, que c’était pas une nouveauté qu’on s’aimait bien Caro et moi même si on se prenait la tête parfois.

De retour à la table, j’ai tout de même fait attention de ne pas m’asseoir près de Pascal, qui lui n’avait pas bougé depuis tout à l’heure. Thomas discutait avec ses copains et de temps en temps, il lançait un petit coup d’oeil dans ma direction, nos regards se croisaient, alors on se souriait avant de détourner la tête. Ben oui, si j’avais l’intention de sortir avec lui, il fallait que je l’observe pour voir s’il y avait plus de choses que j’aimais que de choses que je n’aimais pas, alors oui, je passais mon temps à le regarder.

Peut-être que c’était pour faire enrager Pascal? Je n’en sais rien. Je m'efforçais d’oublier sa présence et surtout de le regarder. D’ailleurs quant il a été rejoindre Thomas, j’ai regardé ailleurs. Je ne voulais pas me mettre à les comparer.

( Je le déteste, je le déteste, je le déteste, c’est la seule chose qui me traversait la tête le concernant... )

J’étais tellement occupée à éviter de regarder dans les coins où se trouvait Pascal, que je ne l’avais pas vu revenir à la table, ni qu’on était pratiquement seuls. L’angoisse. Si j’avais remarqué qu’il revenait à la table, j’aurai pris mes jambes à mon cou et j’aurai détalé en flamme! D’entendre sa voix avec sa joue presque collée à la mienne m’a fait sursauter.

  • Tu m’évites ou quoi?
  • (Jeeez, comment t’a deviné ça?) Non, pas du tout!
  • Tant mieux, ç’aurait été triste. Tu sais tu peux toujours venir vers moi, ou me parler et j’ai toujours le même numéro de téléphone...
  • (Vraiment? Ben, c’est dans les 2 sens mon vieux, t’aurait aussi pu m’appeler quant tu voulais... avant! Va te faire voir!) Oh! Ok!
  • Tu es distante... Qu’est-ce que tu as? Tu va bien?
  • Tu me veux quoi? Tu veux avoir la conscience tranquille et savoir que tout va bien? Alors, tu m’as plaquée, mais ça va bien. Je vais bien.

J’ai souriais quant intérieurement, je lui faisais un bras d’honneur. Il avait l'air si innocent que ça me faisait encore plus mal et m'énervait au plus haut point. Je me suis levée pour retourner sur la piste. Je ne voulais pas lui parler. Je n’ai pas eu de chance, parce qu’ils ont mis des slows et Pascal s'est permis de passer son bras autour de ma taille pour me m'inviter à danser... Ça, ça... Je pouvais pas. Oh! Non! Je ne pouvais pas, je ne voulais pas.

Avec un grand sourire, que j’ai eu toutes les peines du monde à rendre crédible, je lui ai dis que j’avais promis de danser avec Thomas, alors désolée et je me suis enfuie.

Pourtant, Pascal était tout calme ce soir, restant sur la réserve, entouré de ses potes, gardant ses distances avec Marilou et même Caro... C'était bien joué, en d'autres circonstances, je n'aurai rien deviné, rien remarqué... Iak, je le déteste!

Mais... je savais pourquoi... On pourrait croire qu’il était fatigué, mais je savais bien que non. Ma tête était encombrée de pensées; toutes les fois où il avait cet air là, était-ce parce qu’il avait...? Et cette manière d’éviter de se faire harponner par les filles, c’était juste pour que je m’imagine qu’il n’était pas intéressé? Ou qu’il tenait à moi? Ou pour ne pas me faire flipper? Arf, j’avais le cerveau en bouilli... Toutes mes certitudes avaient pris l’eau!

J’ai couru enfiler ma main dans celle de Thomas et lui ai demandé de danser.

Glups, je n’avais pas remarqué que Thomas discutait avec son ex et que ce n’était peut-être pas le bon moment. J’ai failli tomber à la renverse quant je m’en suis rendue compte. C’était un peu trop tard, elle avait vu mon geste, le regard qu’elle m’a lancé aurait suffi à me mettre sur la voie sinon. Si ses yeux aurait pu fusiller, Thomas aurait été raide, parce que après m’avoir regardée de la tête au pied, elle lui ai lancé le regard qui tue.

Prise de court, je me suis excusée de les déranger, Thomas a essayé de me dire que ça ne faisait rien, que je ne dérangeais pas. Il m’a attrapé par la main pour que je reste, mais je me sentais mal à l’aise, alors je lui ai dit que je rentrais, qu’il fallait pas faire attention à moi. Thomas m’a suivi et je lui ai dit que je ne voulais pas lui causer de problèmes, j’avais juste pas vu avec qui il parlait et je l’ai dépêché de retourner discuter avec sa copine avant qu’elle ne fasse une scène ou ne lui donne encore une tarte.

J’ai filé comme une hélice. Je ne voulais pas que Pascal ou qui que ce soit remarque mon malaise.

Thomas m’a appelée 1h plus tard, pour me demander où j’étais. J’étais rentrée et je n’étais pas en état de voir qui que ce soit, alors j’ai baragouiné une excuse et qu’on se verrait le lendemain.

Des rivières de larmes avaient refait surface, et le top, cette fois, j’avais les yeux enflés comme des ballons de foot! Je ne pleurais non pas à cause de Thomas, je m’en suis vite rendue compte, c’était encore et toujours Pascal. J’avais fait de gros effort ce soir pour montrer une figure sereine, mais dès que j’ai quitté la boîte, j’ai sombré. Je l’aimais toujours, et TOUT me faisait mal; ma peau, ma tête, le cœur... tout.

Il fallait que je dorme, c’était la seule façon d’arrêter de penser. Donc, je me suis enfilé un 1/2 somnifère et encore un verre et une 1/2h à peine plus tard, je planais. J’étais raide. Dès que j’ai posé ma tête sur l’oreiller, je me suis envolée dans les bras de Morphée. Fabuleux.

Je me suis réveillée un peu dans les vapes, mais pour l’heure, tout allait bien. Je me suis plongée dans un bain avec des petites bulles partout et j’ai lu. Après, j’avais prévu de peindre. J’ai dû sortir du bain précipitamment à cause de la porte. Une visite???

C’était mon chevalier servant, Thomas. Il était trop chou avec ses cheveux bouclés qui lui mangeaient les yeux et son débardeur bordeaux. Les mains dans les poches, il faisait la tête de celui qui sait qu’il dérange, ben, il ne me dérangeait pas du tout. Thomas était passé hier soir après notre coup de fils, comme je ne répondais pas, il a eu l’impression que je lui en voulais à cause d’hier soir avec son ex. Mah Non! Je devais déjà être profondément endormie et je n’ai pas entendu la porte!

J’ai vu l’étincelle dans ses yeux en regardant mes épaules nus, ça m’a fait sourire. Titillée par son regard rempli de convoitise et son air de mauvais garçon, je l’ai attrapé par la ceinture de son pantalon pour le tirer à l’intérieur... J’étais contente de voir sa tête en ouvrant la porte. Je lui ai fait sa fête en long et en large, il est reparti sur les rotules avec un sourire béat, non sans avoir insisté comme un malade pour qu’on sorte ensemble le soir. On verra... En tous cas, Thomas ne regrettait pas d’être passé à la maison!!

Est-ce qu’une fois de plus, j’avais utilisé Thomas pour me venger?

J’avais refusé d’aller manger avec lui et toute la bande, parce que je savais que Pascal serait là. Je n’étais pas encore en état de lui faire encore face, hier soir j’avais donné mon max. J’avais besoin d’un peu d’espace. Je le détestais encore trop fort, les images n’avaient pas encore disparu de ma tête et je savais que ça prendrait sûrement du temps. Mais je n’avais pas à m’imposer son regard innocent, ça m’agaçait.

Thomas pensait passer plus tard en rentrant, mais j’ai prétendu avoir quelque chose en début de soirée, par contre, j’irai le retrouver plus tard. En fait, une fois que je serais sûre que Pascal aura pris la route. Je voulais profiter d'une petite soirée tranquille, et quant j’aurai envie de dormir, j’irai le retrouver, pas avant.

------ Blessure ouverte -- Dim.16.jan.11 - (016/11) ------

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015/11 - 9 semaines 1/2 en live (3)

Publié le par JaneDo

Samedi, 15 janvier 2011

A la vue de Marilou, il a jeté un regard interrogatoire à Caro, une petite flamme coquin s’est glissé dans ses yeux. Flûte, il avait l’air amusé! Pascal savait que Marilou était là, il avait vu sa voiture. Il a dit que ses potes l’attendait, qu’il était juste passé la chercher (Caro), mais elle a baissé la lumière, le massacre allait commencer.

Inutile d’aller dans les détails, je n’arriverais pas à tout raconter. J’ai morflé, j’ai pleuré en silence, tremblé de partout. jusqu'à ne plus avoir de force. C’était horrible. Caroline et Marilou lui avait préparé une soirée 9 semaines 1/2.

Je comprenais pourquoi Caro avait vérifié ses courses à maintes reprises... Qu’est-ce que je raconte moi!! J’ai encore mal au ventre en y pensant, j’ai envie d’oublier, qu'est-ce que je parle des courses!!! Par moments, je ne pouvais même pas regarder tellement que ça faisait mal. Pascal a eu l’air d’apprécier la soirée, même si j’ai eu un tout bref espoir qu’il parte en courant.

Caro l’a tiré à l‘intérieur, j’ai remarqué sa manière de l’entourer de son bras et le petit bisou qu’il lui a fait. C’était intime, un geste bien tendre. De prime abord, il avait l’air mal à l’aise par la présence de Marilou, hésitant même, mais ça n’a pas duré trop longtemps.

Caro l’a installé sur le canapé avec un bisou, puis elle a couru chercher ce qu’elle avait préparé pour l’occasion. Marilou a immédiatement commencé à attaquer. Elle a voulu lui mettre la main entre les jambes, mais il a attrapé sa main pour l’en empêcher. Ça m’a fait plaisir, et j’ai cru qu’après ça, il allait prendre la fuite. Mais non.

Marilou a immédiatement augmenté le volume de la musique et s’était lancée dans une danse-strip. Ça devait lui plaire, parce qu’il souriait. C’était autant de coups de couteau dans mon cœur déjà au bord de la crise. Ma respiration était difficile, j’avais mal à l’épiderme, les nerfs à fleurs de peau, j’ai même à un moment voulu quitter ma cachette pour partir. J’aurai dû passer devant eux... C’aurait été la honte et plus jamais je n’aurai pu accepter de me remettre avec lui, alors je suis restée où j’étais.

Caro a été rejoindre Marilou pour danser. Elles ont commencé à se déshabiller (arf dur dur) en se caressant et en s’embrassant. Puis Caro est passée derrière Pascal pour lui bander les yeux et lui attacher les mains. Il ne voulait pas au début, mais à 2 elles ont réussi. Je ne voulais pas regarder, mais je n’ai pas pu faire autrement.

Caro a couru chercher ce qu’elle avait préparé et elles ont commencés à le nourrir de fraises, etc. de bouche à bouche, en bisous.

Marilou, profitant que Caro avait été chercher les plats, elle s’était installée à califourchon sur Pascal et a commencé à défaire sa chemise en le caressant et l’embrassant. Ça me foutait la nausée. Puis, elle s’est mise à enlever sa ceinture. J’ai remarqué que Caro a marqué un temps d’arrêt en revenant vers le canapé, je pense qu’elle voulait être la 1ère, mais Marilou l’avait devancée.

Déçue, j’ai pu constater que Pascal était tout excité. Prêt. Je ne pensais pas qu’il ferait ça, en plus pas si quelqu’un d’autre  initialisait l’idée.

Marilou s’est plantée sur lui, tandis que Caro s’était glissée derrière lui et ils s’embrassaient. J’étais mortellement jalouse. Jalouse qu’il y prenne du plaisir, jalouse d’entendre les bruits de leurs murmures, de leurs râles, leurs cris. Déçue de le voir accepter qu’une autre glisse sa tête entre ses cuisses et tout le reste. C’était une torture que les mots ne peuvent pas décrire. Marilou a laissé la place à Caro qui s’était badigeonné les seins de chocolat et caressait les lèvres d’un Pascal. Moins de 3mn après, il était de nouveau prêt à fonctionner...

Je crois à un moment avoir entendu Pascal dire qu’il n’avait jamais expérimenté ça, et ça m’a fait mal qu’il ne le fasse pas en 1er avec moi. Je crois que je le détestais, je lui en voulais aussi. Mon visage était noyé de larmes, je n’ai pas pu regarder jusqu’au bout, mais de toute manière, c’est ce qu’ils se disaient... quoique... Les images de cette soirée me font encore trop mal, dès que j’y pense ça me donne la nausée et je suis au bord des larmes. Je lui en voulais beaucoup.

Après minuit, ils se sont un peu calmés. Après une douche, comme convenu, Marilou est partie en 1er. Pendant qu’elle était sous la douche, j’ai entendu Pascal demander à Caroline de la faire partir, et elle lui a dit que c’était déjà convenu. Dès qu’elle est partie, Pascal a ramassé Caro dans ses bras pour l’emmener dans la chambre et, après tout ça, ils ont encore fait l’amour. Cette fois, c'était vraiment faire l'amour, ils se murmuraient des mots doux, qui étaient autant de fléchettes direct dans le cœur. Il était tendre et câlins comme je ne l'avais jamais vu l'être avec elle.

Je n’ai pas bougé d’où j’étais, je n’étais pas en état de faire un seul mouvement.

Je pouvais les voir, mais je ne regardais pas, j’essayais de calmer les battements irréguliers de mon pauvre cœur, qui tapait sous la peau déjà douloureux. J’entendais tout ce qu’ils se disaient, c’était ce qui comptait. Caroline a voulu savoir si sa surprise lui avait plu et il lui a répondu un truc, comme quoi, la prochaine fois, qu’il lui dise qui était l’autre invitée. Caro a alors voulu savoir s’il espérait que ce soit moi, et coup de poignard supplémentaire, il a dit que... non.

La prochaine fois??? J’espère que ce n’était que, façon de parler? Il ne voulait pas que ce soit moi et il a dit que non. C’est tout ce que j’ai retenu. Le salaud. Pourquoi me faire encore du mal! Il ne m’aime plus.

Puis, et pour ça, je pourrais la remercier, parce que je voulais aussi savoir; Caro lui a demandé s’il pensait encore à moi et s’il tenait encore à moi. Mais Pascal n’a pas voulu répondre. Il lui a demandé de ne pas parler de moi, qu’elle n’aimerait sûrement pas sa réponse. Qu’est-ce que ça voulait dire? Dire qu’il ne voulait pas parler de moi! Ça fait mal ça, trop trop mal.

Ils sont enfin parti... Ils s’étaient dépêché de prendre une douche, j’entendais Pascal lui dire de se dépêcher de sortir de la douche sinon, elle risquait de passer à la casserole. Je le déteste.

Enfin seule, je suis sortie de ma cachette comme une morte vivante et je me suis effondrée sur le bord du canapé où ils s’amusaient quelques instants plus tôt et j’ai pleuré comme une madeleine. Elle s’était agenouillée à côté de moi et j’ai sursauté quant elle m’a passé les bras autour, je n’avais pas entendu Caroline revenir sur ses pas. Je n’aurai pas voulu qu’elle me retrouve comme ça, c’était humiliant. Bon, ça a un peu coupé les flots, et quelque part, son geste m’a réconforté.

Après son départ, je suis restée encore un moment prostrée à me rappeler... Chaque instant de cette soirée était gravé à jamais dans ma mémoire... Puis, j’ai enfin réussi à me remettre sur mes jambes. C’était inutile que je reste cachée, à distance, je ne lui manquais pas du tout... Après avoir couru me changer chez moi, j’étais décidée à aller rejoindre Thomas et les copains pour faire la fête. J’avais surtout besoin de danser pour évacuer...

C’était presque 2h du matin quant je me suis pointée dans la boîte... C’était déjà dimanche... Dans quelques heures, Pascal retournerait en Allemagne, mais je n’oublierai pas, jamais, cette soirée!

------ 9 semaines 1/2 en live (3) -- Sam.15.jan.11 - (015/11) ------

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015/11 - Soirée à 3, sans moi... (2)

Publié le par JaneDo

Samedi - 15 jan 2011

Je dois être complètement mazo et aimer souffrir... J’ai passé la nuit à essayer de ne pas penser à la soirée prévu par Caro et Marilou, de ne pas voir les images défiler dans ma tête, de ne pas les imaginer, d’essayer de trouver comment l’empêcher! Pas réussi. Finalement, la honte, j’ai appelé Caro!

Caro m’avait dit, qu’elle et Pascal se voyaient plus souvent depuis qu’on avait rompu, mais le fait qu’elle organise une soirée à 3 avec Marilou, je crois que c’est qui m’avait fait vomir.

Après une nuit sans sommeil, la tête prête à imploser, je me suis traînée au salon avec l’idée de peindre. C’est la seule drogue efficace qui me fait tout oublié. J’ai aussi opté pour l’humeur enragée, au moins comme ça, je ne continuerai pas à pleurer sur mon sort.

La journée, j’avais prévu des tonnes de choses à faire, mais en fin de compte, je n’ai rien fichu. J’étais trop naze, trop tendu, trop tout. Les somnifères faisaient sûrement encore effet. Je devais pourtant aller chercher du petit bois pour la cheminée, mais je n’ai pas eu la force de mettre le nez dehors. Sans vraiment pleurer, j’avais pourtant les larmes qui coulaient toute seule très souvent. Pas très faim non plus.

J’ai passé plus d’1h dans un bain relaxant qui m’a ressuscité, mais je savais que c’était temporaire. La journée, je suis toujours plus calme, mais à la tombée de la nuit, ma tête se met à fabriquer des scènes où Pascal joue toujours le 1er rôle, et c’est jamais moi sa partenaire, ni même la doublure!

Je crois que j’espérais que Pascal ne toucherait ni Caro, ni Marilou, mais je savais aussi que je me faisais des illusions, parce que si j’étais un mec, je ne louperais pas une occasion pareille!!

Dans l’après-midi, j’ai fait semblant que j’étais dans les parages et j’ai honteusement été supplier Caro de me laisser venir aussi chez elle, je voulais être là. Etonnamment, je n’ai pas eu trop à insister, elle a accepté. Je ne le lui ai pas dit, mais j’espérais qu’il ne se passerait rien. Je lui ai aussi fait me jurer qu’elle ne dira jamais à Pascal que j’étais là. Elle était d’accord. Caro savait que si Pascal l'apprenait, il ne le lui pardonnerait jamais et ça risquait même de tout casser entre eux. Du coup, ça l’a fait hésité, mais j’ai tellement insisté qu’elle a fini par plier. Je ne voulais pas non plus que le chacal sache que j’étais là.

De toute façon, c’était ça, ou je m’arrangeais pour que Pascal ne vienne pas! Elle m’a cru... hum, je n’aurais pas su comment l’en empêcher, mais l’essentiel, c’est qu’elle ait marché. Puis, on a cherché où je pouvais me cacher, on s’est arrangé pour la clé et tout et je suis rentrée les jambes en coton, tendue comme une arbalète.

J’hésitais encore à essayer de joindre Pascal pour l’empêcher d’y aller, mais j’avais peur qu’il ne réponde pas à mes appels. Je n’étais pas en top forme, je tremblais de tout mon être et une petite douleur insidieuse me serrait la poitrine. Pourquoi est-ce que je voulais me faire du mal, c’était idiot? Je n’avais pas besoin d’être là-bas pour savoir ce qui allait se passer? Oui mais, je ne saurai pas exactement ce qui s’était passé, je ne saurai pas les mots exacts prononcés, je ne saurai que ce que Caro voudra bien me raconter!

Pascal avait rendez-vous à 22h30 avec Caro. Il était sensé passer la chercher pour sortir. Marilou devait aller chez Caro vers 21h30, elles avaient l’intention de boire quelques verres question de se mettre en forme.

Avant d’aller chez Caro, j’ai passé par chez Pascal. J’avais dans l’idée de débarquer et essayer de le retenir. Il était en train de jouer de la guitare assis dans le fauteuil près de la cheminée. Arf, trop chouky. Mais, il n’était pas seul, Thomas, qui était sur le point de sortir, était là aussi et ils discutaient tous les 2, alors que Pascal jouait. J’ai donc filé chez Caro.

Derrière les rideaux tirés, on a papoté un peu. Elle était toute excitée et avait de la peine à rester en place. Elle vérifiait tout le temps que tout était prêt, vérifiait qu’Alexia ne ferait pas un retour inattendu. J’aurai dû lui dire que j’avais aussi appelé Layne pour lui demander de garder Alexia avec lui quoi qui lui en coûte. Il a voulu savoir pourquoi, mais je n’ai rien dit. Je lui ai promis de le récompenser en nature et c’était bon.

Ca fait mal, mais bon, je me doutais bien que Pascal et Caroline avaient recommencé à coucher ensemble. Fallait pas être devin. Ils passaient beaucoup de temps ensemble et se voyaient souvent, alors forcément. Je me rappelle avoir pensé que je ne pourrais jamais lui faire confiance tant qu’il était en Allemagne, Caro et lui continueraient à se voir, même si je lui demandais de ne pas. C’était tôt, mais je me sentais hyper fatiguée.

C’était peut-être la tension et aussi parce que je ne savais pas si j’avais raison de faire ce que je faisais. Je ne savais pas si j’aurai dû être là, si je voulais vraiment subir ce qui allait certainement me détruire. J’avais peur de ne pas pouvoir le supporter.

Caro me racontait qu’ils avaient été au ciné, qu’ils allaient souvent manger ensemble le soir, qu’il lui parlait parfois de sa femme, mais jamais de moi. Caroline me parlait en toute franchise sachant que c’était terminé même si j’avais toujours des sentiments pour lui. Elle m’a raconté que Pascal avait voulu qu’elle sache que, lui et elle, ne sortaient pas ensemble, qu’ils se voyaient c’était tout. Il ne voulait pas qu’elle lui fasse des scènes parce qu’il voyait d’autres femmes. Elle m’a avoué que c’était difficile à supporter, mais qu’elle avait l’impression que c’était surtout pour la galerie, parce qu’il était tout tendre quant ils étaient tous les 2, loin du regard des autres, qu’il lui disait souvent qu’elle était adorable.

Ciel, elle ne devinait pas qu’elle me torturait avec tout ça? Mais bon, je préférais qu’elle me le raconte plutôt que de ne rien savoir!

Marilou est arrivée avec 10mn de retard, j’ai donc été me planquer. La longue attente commençait...

J’ai eu une petite joie de courte durée, quant Pascal a appelé pour lui dire qu’il ne pouvait pas venir, parce qu’il avait rendez-vous avec ses copains. Caro a insisté pour qu’il passe, qu’elle lui réservait une surprise, sans lui dire de quoi il s’agissait. Je sais qu’il a voulu qu’elle le retrouve au Bar, mais têtue, elle a insisté et pour finir, il lui a promis d’être là dans la 1/2h. Il avait déjà été rejoindre ses potes, alors il ferait un saut pour venir la chercher, puis ils rejoindraient les autres en boîte. L’empêche j’étais contente (je me demande pourquoi?) qu’il ait essayé de lui faire faux bond.

Mince, j’avais presque rongé tous mes ongles, je me demande ce que j’allais pouvoir encore ronger!

Caro savait que j’étais là, mais Marilou non, alors quant elles ont commencés à parler de moi, j’ai retenu mon souffle.

Bon, je savais que Caro ne dirait rien de mal de moi, et je n’ai pas été surprise d’apprendre que Marilou ne m’aimait pas beaucoup. Elle se doutait qu’il y avait eu quelque chose entre Pascal et moi, et en avait eu confirmation par Thomas. Marilou avait entendu dire par une copine que Thomas n’était pas mal au lit. En riant, Marilou lui a dit qu’à côté de Thomas, tous les mecs avec qui elle avait couché avaient tous des rikikis, celle de Thomas était grosse, comme elle les aime, qu’il l’utilisait aussi plutôt pas mal.

Elle était impatiente pour leur petite soirée, elle a montré à Caro les dessous sexy qu’elle avait mis pour l’occasion. Ensuite, elles ont commencés à parler de Pascal et elle a voulu savoir comment c’était sexuellement avec lui, parce qu’elle se doutait que Caro avait déjà couché avec lui. Coquine, elle voulait connaître la taille et tout.

Je crois que je devais être cyanosée... Non mais celle-là? Caro avait rougi, mais elle lui a quand même dit que Pascal aussi était plutôt bien monté, qu’elle était aussi grosse et longue, pour le reste, elle verra bien. Là, j’étais au bord de l’évanouissement. J’allais souffrir, aïe aïe aïe, peut-être que mon coeur allait lâché. Je crois que c’est seulement là que Caro s’est rendu compte que Marilou avait couché avec Thomas, alors elle a voulu savoir comment c’était, etc. Une discussion entre filles quoi!

Je me sentais mal, j’aurai dû en vouloir plus à Thomas que ça, j’avais été trop cool. Dire qu'il avait couché avec cette yenne! Et c’était qui cette autre fille?

Puis on a entendu la voiture à Pascal et j’ai commencé à trembler. J’avais un gros noeud à l’estomac. Est-ce que j’allais réussir à rester cachée ou est-ce que j’allais sortir de ma cachette??? Ciel... Ce qu’il était mignon... Je ne supportais pas de le voir l’air si bien... Je n’avais pas l’air de lui manquer et ça m’a fait mal. La vie continuait et il avait l’air de la mordre à pleine dents!

Mon calvaire allait commencé, j’allais souffrir le martyre, je le savais d’avance... J’allais morfler!

------ Soirée à 3, sans moi...  (2) -- Sam.15.jan.11 - (015/11) ------

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015/11 - Au bord de la folie... (1)

Publié le par JaneDo

Samedi 15 jan 2011

Étonnamment, Caro a essayé de m’appeler à plusieurs reprises, je ne l’ai remarqué qu’en arrivant chez moi. J’ai essayé de la rappeler, mais apparemment, elle n’entendait pas son natel. Ou est-ce qu’elle était maintenant avec Pascal? Ou alors elle ne voulait pas répondre? Mais, je me faisais des idées, elle m’a rappelée 10mn plus tard.

Thomas m’avait laissé des messages me proposant d’aller le rejoindre ou encore de passer dormir chez lui. Au lieu de perdre mon temps à répondre, je lui ai juste envoyé des bisous par message.

  • Pourquoi tu ne viens pas? (Caro)
  • Pas envie... J’avais prévu autre chose, alors... (moi)
  • On pourrait aller chez Pascal lui faire une de nos petite surprise et passer une soirée tous les 3? (Caro)
  • Hmmm, qu’est-ce qui se passe? Tu ne me proposerais pas ça s’il ne se passait pas quelque chose qui te fait flipper? (moi)

Caro a hésité, puis elle m’a appris qu’il y avait la blonde avec qui Pascal était parti le week-end passé. Faisant l’idiote, j’ai fait la surprise; “Mais? Je pensais que vous étiez parti ensemble”, évidemment que je savais que c’était faux, puisque je l’avais suivi comme une désespérée. Caro m’a expliqué qu’ils avaient discuté un très long moment, quant elle s’était approchée, ils s’étaient tu, comme de vieux complices, elle a même eu l’impression de les déranger. Puis, il s’était caché dans un coin du bar de la boîte avec une autre fille, elle n’avait pas pu tout voir, Caro trouvait qu’ils passaient bien trop de temps ensemble. Puis lui et cette autre fille ont dansé, Caro avait voulu aller danser avec lui, mais il lui avait dit qu’il avait déjà promis de danser avec quelqu’un d’autre. Caro avait des larmes dans la voix.

  • Je crois qu’il m’a dit ça pour m’envoyer paitre! Il ne voulait pas dansé avec moi, tu crois pas?

Jeeez, et elle me demande de la rassurer? Elle est dingue ou alors, carrément désespérée! Pourtant, je n’étais pas assez mauvaise, je l’ai rassurée. Pascal avait probablement cherché à se débarrasser d’elle, mais il avait peut-être effectivement promis à quelqu’un d’autre. J’étais étonnée qu’elle n’insiste pas plus. En oubliant que j’avais aussi des sentiments pour lui, j’ai conseillé à Caro de lui demander de la ramener, qu’elle ne se sentait pas très bien ou un truc du genre. Caro était prête à tout, elle m’a dit qu’elle allait essayer de s’allier à Marilou, elle verra bien. Avant de raccrocher, elle m’a remercié d’être une si bonne amie. Au moins, j’avais réussi à rester calme pendant l’appel de Caro!

J’étais... arrrhhh... Merde!

Je ne pense pas qu’elle réussira à devenir pote-pote avec Marilou, parce que celle-ci n’avait jusque là, n’avait fait que la regarder de haut d’un air méprisant. Marilou avait toujours un petit air de “Madame je-sais-tout”, elle avait toujours aussi tendance à avoir sur sa face une expression qui laissait croire qu’elle était la meilleure amie de Pascal, sa tête m’énervait.

Mortifiée, j’ai failli à plusieurs reprises courir vérifier si Pascal rentrerait avec Caro ou non...

J’avais mal au bide... Pourquoi moi je n’avais plus de contacts avec Pascal, alors qu’il entretenait toujours une relation avec Caro? Pourquoi? Est-ce qu’il l’aimait plus que moi? Ou préférait être avec elle? Est-ce que leurs relations étaient plus solide que la nôtre ne l’avait jamais été? J’étais dégoûtée. Pourquoi est-ce qu’ils arrivaient toujours à se voir alors que moi, je n’avais aucune nouvelle? Et Pascal n’avait pas l’air d’être perturbé par mon absence!

Layne m’avait appelée en fin, fin de soirée, il avait remarqué mon absence en passant par la discothèque et avait pensé que je pouvais être disponible... Il m’a proposé d’aller chez lui, mais comme toujours j’espérais, contre toute attente, que Pascal passerait à la maison... Alors j’avais refusé.

3h du matin, rien... 4h, toujours rien... 5h, c’est pas possible, il ne pense même pas à moi? Il aurait pu essayé de m’appeler tout de même? Est-ce que je ne lui manquais pas? On allait passer tout le week-end sans se voir? Pouahh, et même si on se voyait? Et après? Qu’est-ce que je pourrais bien trouver à dire? Est-ce qu’il essayera de me parler? Même pas! Les hommes sont des nullos.

Après avoir avalé quelques somnifères pour éviter de sauter dans ma voiture et de courir chez lui, j’ai composé son numéro... puis raccroché avant qu’il ne réponde... Si jamais il répondait, ce qui m’étonnerait, qu’est-ce que j’aurai pu lui dire? Je n’avais pas envie de savoir s’il répondrait ou pas. Puis zut... Je n’avais pas envie de savoir ce qu’il faisait, Pascal n’avait qu’à baiser la terre entière, je m'en fou!

Ce devait être l’effet des somnifères, mais j’étais calme et un peu stone, alors j’ai décidé d’aller me coucher et d’arrêter d’attendre. Mon natel a sonné et j’ai vu que c’était Pascal. Il allait sûrement me demander pourquoi j’avais appelé, et je n’avais rien à dire, alors je n’ai pas répondu. Bah, s’il me pose la question à l’occas, je lui dirais que c’était sûrement une erreur. Ce devait être 6h du matin, j’ai sombré comme une masse.

La sonnette de la porte m’a réveillée. Tout de suite, l’espoir m’a fait vibrer; c’était peut-être Pascal, enfin ? Courir vérifier ma mine et vérifier que je n’avais pas les yeux enflés, que je n’étais pas débraillée et j’ai plané jusqu’à la porte. Rhhh, grosse déception, ce n’était que Caro!

Caro avait la mine défaite, au bord des larmes et elle tremblait un peu. J’étais un peu dans les vapeurs du somnifères, mais quand même... Caro m’a raconté un peu la soirée, la distance entre elle et lui toute la soirée, puis Pascal était parti avec une une grande brune, une fille qu’elle avait déjà croisé quant elle travaillait dans la même boîte que lui, donc c’était une ancienne collègues. D’après Caro, elle était du même style que Gloria. J’étais mortifiée, il n’y avait pas de petits pincements au cœur, mais sur tout le corps, je me sentais mal, au bord du vomissement.

Comment Caroline pouvait avoir le culot de venir me raconter tout ça? Et puis, non, heureusement!

Elle avait voulu invité Pascal à dîner chez elle avant de sortir, comme ça, elle pensait créer une sorte de lien, un rapprochement avant de sortir pour qu’il ne la plante pas dans un coin après, mais il a refusé. Elle a donc insisté pour qu’il passe la chercher et lui avait promis une grosse surprise en rentrant. Pascal avait voulu lui tirer les vers du nez, mais elle n’a rien dit, juste qu’il ne regretterait pas sa fin de soirée.

Puis, elle m’a tout raconté; elle et Marilou avaient concocté un plan diabolique, elles avaient prévus une petite partie de jambes en l’air à 3. Caroline pensait retenir Pascal comme ça, elle ne supportait pas de le voir naviguer d’une fille à l’autre tous les soirs. Qu’est-ce que je devrais dire moi??????

Après son départ, j’ai été vomir. Je suis restée accrochée au chiotte au moins 20mn, je ne me sentais pas très bien. Je me suis retenue pendant toute notre discussion, j’avais l’air calme et tout, mais c’était le branle bas de combat intérieurement. Cette fois, c’était moi qui tremblait. Quoi faire? Avertir Pascal de leur plan? Lui dire que Marilou avait couché avec Thomas? Même si c’était dans le cadre du jeu, je doute qu’il la touche après ça?

Je n’ai pas réussi à fermer les yeux, ma tête formatait plan après plan; aller le voir, l’appeler, demander à le voir, débarquer chez lui avant qu’il ne sorte, lui envoyer un sms, sortir aussi... Chaque millimètre de mon corps souffrait... Je ne voulais pas le perdre, mais ce qui me faisait trembler, c’est que je l’avais déjà perdu.

Horrible, je n’ai pas dormi!

------ Au bord de la folie (1) -- Sam.15.jan.11 - (015/11) ------

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014/11 - Je me torture

Publié le par JaneDo

Vendredi 14 janvier 2011

Rien foutu de la journée à part aider Marie, à lui montrer comment transférer ses films DV sur son ordi pour en faire des DVDs. Ce n’était pas ce que j’avais prévu pour mon vendredi après-midi! Une fois chez elle, impossible de me défiler. J’avais pensé passer assez tôt, que ça ne me prendrait qu’1h, et je pouvais rentrer chez moi, mais ça ne s’est pas passé comme ça! Ma tête était prête à exploser.

C’était prévu de passer le week-end au chalet, tout le monde avait envi de skier. Adorable, Thomas m’avait appelée pour savoir si je montais avec lui, comme ça, je n’avais pas besoin de prendre ma voiture, mais je ne savais pas encore ce que je voulais faire.

L’idée de croiser Pascal ne me tentait pas des masses, ça n’allait que me faire souffrir encore, par contre, ne pas savoir ce qu’il serait en train de faire me torturerait aussi. Afff... Non, finalement, j’ai décidé de ne pas monter, je ferais peut-être un petit saut demain, mais c’est tout. Du coup, Thomas a hésité à inviter tout le monde au chalet, préférant rester par ici.

Si Thomas ne me tenait pas au courant de leurs déplacements, en tous cas, ce n’est pas Pascal qui le ferait!

Nerveuse, le soir, je n’arrivais pas à me décider à sortir et encore moins à rejoindre Thomas et les copains. J’ai préféré rester chez moi, je ne voulais pas prendre de risques, mon cœur et mes yeux avaient besoin de repos. Pourtant, par moment, j’hésitais à sauter dans ma voiture et filer les rejoindre, pour ça, je me trouvais pleins d’excuses; après tout, je n’avais pas à rester enfermée chez moi à me faire chier si j’avais envie de sortir, puis ce serait l’occasion de lui faire face, lui donner l’occasion de me parler, etc, etc.

J’espèrais au fond de moi, ne me voyant pas, que Pascal se décide à venir chez moi. Je l’espérais si fort que je croyais que ça allait arriver. Je me suis mise à l’attendre. Rien.

Les heures s’égrainaient avec la lenteur d’une limace, puis plus vite que les battements de mon cœur. Toujours rien. Puis, petit à petit, la frayeur s’est emparée de moi; il ne viendra pas. Pire, il rentrerait avec Caro ou encore plus perturbant, avec Marilou et je ne saurais rien, personne n’en parlera, personne ne me dira rien.

Pascal était sans doute rentré pour le week-end, d’imaginer ce qu’il pouvait être en train de faire me bouffait, alors autant sortir et le voir de mes propres yeux. L’imagination, lui, a tendance à déborder.

En arrivant au bar, j’ai encore hésité... Est-ce que c’était vraiment une bonne idée d’être venue? N’aurais-je pas l’air de lui courir après? Arf, je ne savais pas quoi faire!

Puis, je l’ai vu... Afff, mon cœur a fait un bond, il battait si fort... Le voir me faisait toujours perdre la tête. Grand, une chemise pêche par dessus un t-shirt blanc, il était appuyé contre un des piliers vers l’entrée et riait en discutant avec ses copains. Impossible de le quitter des yeux. Ma tête cherchait activement ce que j’aurai pu lui dire au cas où j’oserais l’approcher. Thomas, en col roulé gris clair, était à côté de lui. Ils avaient l’air de s’amuser et je ne pense pas que je leur manquais. Thomas discutait avec une petite blonde, et je me suis demandée si c’était la même avec qui Pascal était parti la dernière fois. Une petite main pleine de griffes m’a serré le cœur. Caro était aussi avec eux, automatiquement, j’ai cherché Marilou, je ne l’a voyais pas.

Je savais que je ne devrais pas rester là, si quelqu’un me voyait, ce serait la honte! Et pourtant, je n’arrivais pas à partir!!!

Pascal s’est éloigné du groupe pour aller au bar, probablement chercher à boire, là, il s’est mis à bavarder avec une autre nana et sa copine. Impossible. Qu’est-ce qu’ils pouvaient bien se dire? Les connaissait-il? Je n’étais pas la seule à le suivre des yeux, Caro, elle aussi, ne le quittait pas des yeux. Mon cœur coincé dans mes pompes, je le regardais rire et se laisser toucher le bras par ces filles. Mince, ce qu’il pouvait être mignon!!! Comme il semblait tarder, Caro a été lui coller au cul.

J’ai décidé de partir, je ne voulais pas me torturer à le regarder s’amuser comme si je n’avais jamais existé. Dire que j’avais refusé l’invitation de Layne de filer tous les 2 pour le week-end! Et pourquoi? Dans l’espoir que Pascal passe chez moi? Pour le regarder s’amuser sans moi?

Après quelques kilomètres, j’ai fait demi tour, je n’arrivais pas à me décidé à partir. A quelques mètres du bar, re-changement d’avis; partir était la meilleure chose à faire, et encore changement d’avis... Pfff, je faisais la navette; incapable de partir, incapable de retourner là-bas!

Pourtant, à la fin, ayant peur qu’ils quittent le bar et que je ne sache pas où et avec qui, je suis revenue. J’ai fait attention de ne pas mettre ma voiture près de celle de Pascal ou celle de Thomas, mais je n’étais pas tranquille.

Marilou était là cette fois. Peut-être qu’elle y était déjà et que je ne l’avais pas vue. Ce qui était sûr, c’est que Jess n’était pas là. J’ai été mortifiée de la voir discuter joyeusement avec Pascal, qui semblait la couver des yeux. (Je le déteste!). De temps à autre, elle lui passait les mains dans les cheveux ou derrière la nuque pour qu’il baisse la tête vers elle. J’ai eu de petits pincements de jalousie; ils roucoulaient. Grrrrrrh!

Je me suis demandée ce que faisait Caro, d’habitude, je pouvais compter sur sa ténacité, alors qu’est-ce qu’elle foutait? Ben, autour de la table du groupe, Caro se rongeait les ongles en lorgnant sur Pascal. Elle ne parlait avec personne. Elle avait l'air aussi désespérée que moi!

Assez, je rentre. Je ne veux plus voir ça.

Peut-être que je lui manquerais assez pour qu’il passe chez moi? Mouais... L’espoir fait vivre! Je me rend compte que je suis en train de me flinguer le moral, mais je ne peux m’en empêcher. J’ai toujours l’espoir désespéré qu’un jour ou l’autre, très bientôt, Pascal reviendra vers moi...

------ Emprisonnée dans mon désespoir -- Ven.14.jan.11 - (014/11) ------

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013/11 - Raisonnable

Publié le par JaneDo

Jeudi 13 jan 2011

Retour à la casbah avec tout ce que ça implique; courir les magasins avec Marie, l'aider à faire une lettre, corriger celle de ma soeur, passer à mon agence pour leur apporter mes dessins. A peine de retour après quelques jours de repos, rhhhh, j’étais déjà naze.

Le soir, j’ai été rejoindre Thomas dans le bar où on avait l’habitude d’aller. J’aurai aimé lui parler, mais ça n’a pas été possible. Tout ce que je pouvais faire, c’était d’essayer de lui faire prendre de nouvelles habitudes; fini les petits bisous sur la bouche, fini les débordements de câlins en public, et plus question de dormir chez l’un ou l’autre, chaque fois qu’on sortait ensemble.

C’était dommage, parce que j’aime faire des câlins à ceux que j’aime, ça les rassure et c’était ma manière de dire “je t’aime” sans mots. J’aime qu’ils se sentent entouré et aimé. Je sais que Thomas aimait mes petits câlins, on ne passe pas notre temps à se lécher la gueule en publique, alors se toucher la main, entourer l’autre ou le serrer dans ses bras de temps à autre, était notre manière de montrer notre affection mutuelle.

Ayant envie de discuter avec Thomas, j’aurai pu accepter d’aller chez lui, mais c’était mieux de rentrer à une heure raisonnable et seule. Je devais prendre de nouvelles et bonnes habitudes et arrêter de toujours chercher à faire plaisir aux autres, et éviter de faire des conneries monstres.

------ Raisonnable -- Jeu.13.jan.11 - (013/11) ------

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