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347 - Je re-déprime!

Publié le par JaneDo

Lundi, 13 décembre 2010 - Déprimée plus que de raison, j’avais la furieuse envie de courir me réfugier dans les bras de Brian, mais comme il n’était pas encore rentré, j’ai alors eu l’idée de courir vers Thomas. Mais c’était choisir la solution de facilité. Si c’était Pascal que je voulais, je n’avais pas le droit de me servir de Thomas comme bouche trou consolateur en attendant, même s’il ne demandait que ça. J’ai eu bien du mal à trouver le courage de refuser de le voir.

Comme une âme en peine, j’ai hanté mon appartement toute la sainte journée. Avec l’énergie d’un grain de sable, je n’ai rien foutu de la journée. J’étais juste déprimée. Les fêtes approchaient, ça allait être dur, parce que je savais que je ne verrais probablement pas Pascal pensant ces longs congés.

Je me demande si je ne commençais pas à détester les fêtes depuis que j’étais avec Pascal???

Sur le chemin du retour, aux environs de Fribourg, Pascal m’a appelée pour me demander si je ne voulais pas l’accompagner en Allemagne? Il aurait fait demi tour pour venir me chercher. Déjà que je n’aime pas trop les trucs à l’improviste, mais je n’avais pas le coeur de lui rajouter 2 à 3h de plus à son trajet. Au pire, j’aurai pris ma voiture.

Déjà, Pascal n’aurait pas dû m’appeler devant Caro, ça c’était une erreur. Je lui ai quand même promis d’y aller mercredi ou jeudi. C’était mieux qu’il rentre chez lui et pas faire comme le week-end passé, sinon Jess va finir par s’énerver grave. Quoique?! Elle penserait peut-être qu’il était avec Caroline? Jess savait sûrement où habitait Caro, il lui était facile de vérifier.

J’étais vraiment déprimée, je me demandais bien ce que j’allais faire... Thomas était trop chou pour que je sois vache, et pareil pour Pascal, la seule différence était que l’un était libre, l’autre pas. Mais comme je n’ai pas l’intention de me marier, ni de vivre avec quelqu’un, c'était un détail qui n’avait pas grande importance.

Aussi inattendu qu’imprévu, Layne m’a sauvée de ma déprime... Cela faisait un moment qu’on ne s’était pas vu, alors il est passé à la maison. Il avait croisé Thomas et en ne me voyant pas, il a pensé qu’il avait 1 chance de me trouver à la maison, alors il est venu m’enlever. On a été mangé et on a beaucoup discuté.

A cause des ragots, il avait une idée de ce qui se passait dans ma vie et voulait tout savoir. Il y avait quand même des choses que je ne pouvais pas lui raconter, même s’il avait l’air d’être au courant.

Vers minuit, Layne m’a raccompagnée... et Thomas m’attendait en piaffant! Afff, il n’était pas content. J’avais refusé de le voir après avoir passé tout le week-end avec Brian, donc on ne s’était pas beaucoup vu, et en rentrant, je préfèrais sortir avec Layne. Il était aussi énervé contre Layne qui a profité de la situation.

Jeeez... Heureusement que je n’ai pas été en Allemagne, heureusement que je n’ai pas été chez Brian et heureusement que je n’ai accepté de dormir chez Layne... Aussi, heureusement que je n’avais pas fait trop tard non plus!!!

----- Je re-déprime! -- (347) -- Lun.13.Déc.10 ------

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346 - Il me manque trop fort déjà

Publié le par JaneDo

Dimanche, 12 déc. 2010 - Vers minuit, on a été rejoindre Paul et ses copines en boîtes, et là on essayait, tant bien que mal, de se comporter en “friends”. Je devais sans arrêt rappeler à Pascal que nous devions rester sur nos gardes et de faire attention à notre comportement en public, mais il m’arrivait aussi d’oublier, alors c’était lui qui me le rappelait. Après l’amour, je suis plutôt silencieuse et collante, ce qui me donnait toujours envie de le toucher, de me coller à lui, d’enfiler ma main dans la sienne. Mouais, j’étais juste énamourée! C’est vraiment difficile de faire semblant d’être des amis quant on aime quelqu’un à mort!

Mes petites mains pleines de doigts ne pouvaient s’empêcher de se faufiler jusqu’à sa nuque pour jouer dans ses cheveux, comme une chatte en chaleur, je n’arrêtais pas de frotter mon visage contre son bras, ou encore de lui faire des séries de bisous incontrôlés sur le bras, le dos. Arfff, j’avais de la peine à retenir mes envies de contacts. Je me demande pourquoi j’avais insisté pour qu’on retourne rejoindre les autres!!!

Une des copines à la nana de Paul a fini par demander à Paul si on était ensemble, il a répondu qu’on était juste des amis très proche, mais quand Pascal m’a fait un bisou dans la paume de la main, la fille lui aurait dit qu’on avait l’air d’être plus que des amis. Pour elle, ce n’était pas le geste d’un simple ami, ou des amis avec “avantages”!

Elles avaient remarqué son alliance, et savait que je n’étais pas sa femme et Paul a dû expliqué qu’on était sorti ensemble par le passé et qu’on était resté très proche, même après son mariage. Encore une fois, Paul a essayé de nous ramener à la réalité et inciter à la prudence.

Glups! Il fallait vraiment que je me contienne et que je fasse de gros efforts pour ne pas faire tout foirer!

J’ai donc fait l’effort de me détacher un peu de Pascal et de rester un peu en retrait, mais c’est lui qui est venu me rechercher.

Je discutais avec un type qui a osé m’approcher en voyant que je restais dans mon coin, Pascal ne l’a pas supporté. Il est immédiatement venu me chercher pour me ramener vers notre petit groupe. Après ça, je me suis calmée. Après tout, je n’avais pas besoin de parler avec qui que ce soit, j’aimais bien rester dans mon coin à observer les gens autour de moi, et surtout Pascal.

Il avait l’air heureux, différent; plus détendu et plus bavard. Il riait et discutait joyeusement avec tout le monde. J’aimais bien le voir comme ça. De temps en temps, il me faisait un petit clin d’oeil, ou des trucs qu’il ne devrait pas, comme me faire un petit bisou dans le cou. On se prenait souvent la main et Pascal s’amusait souvent à jouer avec mes doigts sans faire attention aux regards des autres. Paul secouait la tête avec un de ses petits airs de “paternel”! A raison, il pensait que Pascal ne devait pas faire des trucs qu’il ne ferait pas avec une autre bonne copine!!!

Pascal connaissait bien Paris et le coin où habitait la copine à Paul (Chantal je crois), et ils discutaient en riant à propos de la petit boulangerie du coin, de la ruelle du caveau, etc. J’adore le regarder rire, parler, sa voix me faisait toujours chavirer. J’aimais entendre les différentes intonations, ou voir les petits fossettes qui se creusent au coin de sa bouche quant il riait. Pascal a dansé avec Paul et ses copines, moi je suis restée à la table. Je n’ai dansé qu’une fois avec lui.

De retour à l’appart, je ne suis pas restée longtemps pour les cafés/croissants, j’ai préféré monter me coucher. Etendue dans le noir dans son lit, je les entendais rigoler. Miam, ses draps portaient encore son odeur, heureusement qu’il ne pouvait pas me voir me rouler dedans à frotter ma joue ou à serrer son coussin dans mes bras comme une midinette idiote. J’attendais avec impatience l’arrivée de mon petit coeur.

J’ai fini par m’endormir et Pascal m’a réveillé en venant se coucher avec des tonnes de bisous. Aïe, le contact de sa peau me fait toujours frissonner de plaisir jusqu’à la pointe des cheveux! Après, au lieu de dormir, j’étais prise de frénésie et lui faisait des bisous mitraillettes partout. On ne peut pas dire qu’il ne devine pas que je suis folle de lui!

Dimanche matin, j’ai eu de la peine à me résoudre à regagner ma chambre, j’aurai voulu passer la journée entière au lit, au chaud dans ses bras. C’aurait été chouette de déjeuner au lit et flâner toute la journée à regarder la télé.

J’étais morte. De retour dans ma chambre, après une petite douche, je me suis flanquée en training et je suis descendue déjeuner avec tout le monde. On a traîné longtemps autour de la table du déjeuner avant de se décider à quitter les lieux. Bah, moi y a pas avoir envie de partir :( Moi vouloir rester là!

Ils ont décidé de se retrouver plus tard pour manger tous ensemble, et là malheureusement, comme j’étais sensée être avec Brian, je ne pouvais pas me joindre à eux.

De ne pas pouvoir passer les dernières heures avec Pascal avant son retour en Allemagne me déprimait carrément. Caroline, elle, allait faire tout le trajet de retour avec lui et en plus, elle allait manger avec eux puisqu’ils prenaient la route direct après. Snif. La pauvre, elle avait passé tout le week-end à le chercher partout, à le bombarder de coups de fils. Il l’avait rappelée 1x, de ce que je sais! Je me demande pourquoi elle persiste à rentrer avec lui???

Sur tout le chemin du retour, Pascal me serrait les doigts entre ses mains, il essayait de me remonter le moral, mais rien n’y faisait. Il est resté chez moi 1h, avant de filer. Mince, j’étais hyper déprimée. C’est vraiment dur de le voir partir encore et encore. Le week-end passait trop vite.

Pascal devait encore passer chez lui pour préparer ses affaires, et là non plus, je ne pouvais pas aller avec lui. Lui qui voulait discuter avec Thomas, c’était plutôt foutu. Il pensait le voir un moment, avant de partir, mais il ne pouvait pas lui proposer de l’accompagner manger avec Paul et ses copines!!!!

Je crois... Je crois que je n’en pouvais plus... Non, non, non, pas déjà... Je devais m’habituer et tenir le coup, Pascal sera bientôt de retour...

Je ne savais pas encore combien j’avais tord!

----- Il me manque trop fort -- (346) -- Dim.12.Déc.10 ------

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345 - Impression de Liberté!

Publié le par JaneDo

Samedi, 11 décembre 2010 - Impossible de vraiment dormir, alors après que Thomas se soit endormi, je me suis éclipsée en lui laissant un petit mot et je suis partie en direction de Munich. Avec Pascal, on a passé notre temps à changer d’avis. Pascal ne voulait pas me savoir sur les routes, il a donc décidé de venir quand même, malgré Thomas. Par contre, il était préférable que personne ne sache qu’il était là... à part Paul.

Paul pensait qu’on faisait des conneries et qu’on finirait par se faire prendre, il pensait aussi qu’on devrait en parler à Thomas avant que celui-ci ne l’apprenne autrement.. Mais bon, comme j’étais sensée être avec Brian, ça ne posait pas de problème. Au moins, il pourrait voir ses amis, et je me foutais pas mal de passer mon temps à l’attendre.

Pascal est donc arrivé samedi, dans la matinée. Manifestement, son arrivée a beaucoup déplu à Thomas. Persuadé que je n’étais pas là, il a fini par se calmer. Pascal voulait profité de ce week-end pour lui parler...

J’avais quand même été rejoindre Brian et ses amis et on a passé la journée ensemble. Ça tombait bien, parce que quant Thomas m’a appelée, j’ai pu lui passer Brian et même si ça ne lui plaisait pas, apparemment, il préférait ça, que de me savoir sur Lausanne.

Après avoir mangé avec Brian et son équipe, je me suis dépêchée de rentrer... Comme d’habitude, en parcourant les quelques kilomètres qui me séparait de Pascal, je commençais à être gagnée d’impatiente, avec palpitations et tout le reste. Je suis rentrée prendre un bain pour me calmer les nerfs.

J’étais en avance... grrr... trop impatiente je pense!

Je savais bien sûr où Pascal se trouvait avec le reste de la troupe. J’aurai pu aller jeter un petit coup d'œil, mais je ne pouvais pas prendre le risque qu’on m’aperçoive!! Caro avait essayé de me tirer les vers du nez, essayé de m’inviter chez elle, de proposer de passer le week-end chez elle et tout, mais comme à tout le monde, je lui ai dit que je n’étais pas là et que je passais le week-end avec un copain.

Je suis contente, parce que Pascal avait l’air impatient qu’on se retrouve aussi.... ;)

Pour donner le change, tôt dans la soirée, après avoir pris un verre, avec Thomas et quelques copains, Pascal a laissé Caro l’inviter à manger chez elle. Paul et Pascal étaient parti ensemble, et Caro a été obligée de supporter la présence de Paul, donc de ne pas se jeter sans cesse sur Pascal. Hihihi. Pourtant, ça m’a rendue légèrement jalouse, mais là encore, je ne pouvais pas me permettre d’aller les espionner.

Vers les 20h30, enfin... Mon petit cœur était là ;) Qu’est-ce que je l’aime lui!

Petit changement de programme, Paul nous invitait dans sa maison au-dessus de Montreux. Sa petite copine du moment, une Parisienne, venait passer le week-end avec lui. Elle était venue avec 2 copines, vraiment très sympa. On a passé une bonne petite soirée tous les 6. C'était bon de pouvoir glisser ma main dans la sienne, posé ma tête contre ses épaules, de le laisser me faire des tonnes de bisous. C'était bon tout court de n'avoir pas besoin de faire attention, de ne pas avoir à se cacher. Pascal est souvent comme un gros nounours; tendre et câlins, et j'adore ça.

Après avoir pris un verre avec eux dans un des pub près du Casino, on s’est éclipsé pour retourner à l’appart. Là, je l’avais pour moi toute seule ;)

----- L’impression d’être libre! -- (345) -- Sam.11.Déc.10 ------

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344 - Thomas bougon!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 10 décembre 2010 - Ce matin, en quittant Brian, on a convenu qu’il me couvrirait, au cas où. Il partait, je ne sais où avec ses copains, donc ce soir, il ne sera pas dans les environs de Lausanne. En attendant, j’avais du boulot à terminer pour mon agence. Je ne pouvais pas me permettre de ne pas délivrer mes models à temps, je venais à peine de commencer à travailler avec eux.

Thomas avait demandé à Pascal de ne pas venir ce week-end, alors j’avais la petite idée d’aller à Munich. En attendant, j’avais l’intention de passer la soirée avec Thomas, ensuite je ne le reverrai pas du week-end, le laissant entendre que je partais avec Brian.

Thomas est arrivé tard dans la soirée, il était de mauvais poil, bougon et tout. Je me suis demandée si je ne pourrais pas en profiter pour l'utiliser contre lui? Sans avoir besoin d’utiliser Brian, je m’éclipse et je prétendrais plus tard que vu son humeur, je n’avais pas eu envie de le voir?! Arf, c'est un peu vache! Puis même s’il était de mauvais poil, il accueil toujours les câlins avec un réel soulagement. Son air bougon me donnait plus envie de lui faire des câlins, comme pour le consoler, que de le fuir.!!!

J’étais au White avec mes potes et il est venu me rejoindre, mais il a failli se taper sur la gueule avec un de mes potes qu’il trouvait trop collant. Il a eu envi de lui faire goûter de ses poings! Ce soir, son agressivité était perceptible. Je ne savais pas pourquoi il était de si mauvaise humeur, mais j’ai accepté avec soulagement, quant il m’a proposé de rentrer passer une soirée tranquille à la maison. Ça ne lui ressemblait pas tellement.

C’était peut-être un peu paranoïaque, mais je ne voulais pas que ses copains m’accusent de le tenir à l’écart!!!

Thomas ne m’a pas dit pourquoi il était si tendu et de mauvais poil, et je n’ai pas voulu le lui demander. non plus!!!

Je n’ai pas osé non plus lui demander de quel droit il avait demandé à Pascal de rester à Munich et que ses visites du week-end me perturbait. Ça me perturbait encore plus quant Pascal ne rentrait pas! Je me posais alors tout un tas de questions? A savoir s’il passait son temps dans les bras de sa femme? De Caro? Ou Dieu sait de qui encore?

Ce qui est atroce, c’est que je l’adore ce bonhomme, alors pourquoi je n’arrive pas à me retenir de courir vers Pascal?

J’ai dû me résoudre à utiliser Brian comme excuse. Malgré son insistance pour me faire changer mes projets, et malgré mon gros sentiment de culpabilité, je suis partie de chez lui pour, soit-disant, aller rejoindre Brian. Thomas était tellement déçu que ça me transperce encore le cœur en repensant au regard de chien battu qu’il m’a lancé!

Mais, j’avais déjà préparé mes affaires, il ne me restait plus qu’à les jeter dans la voiture et partir pour la Bavière!

Merde et merde! Je me sentais vraiment trop coupable et mauvaise, je ne me sentais pas le cœur d’abandonner Thomas comme ça. Je n’ai pas pu me résoudre à partir comme prévu, je me trouvais vraiment trop dègue. Alors m’être changée pour me mettre en training, j’ai fait demi-tour pour repartir chez Thomas.

J’avais encore un petit espoir, je connais assez Thomas pour savoir qu’il détestait être seul, au pire, il serait ressorti, donc après lui avoir laissé un mot, je pourrais partir la conscience tranquille. Mais Thomas était chez lui. Par contre, je suis arrivée un peu trop tôt! 1/2h plus tard, j’aurai trouvé ses copains chez lui et j’en aurai profité aussi pour partir, mais là, il les a appelé pour se décommandé! Impossible de le planter après ça!

Difficile de trouver le sommeil, je pensais sans arrêt que, si j’avais pris la route comme je l’avais prévu, quelques heures plus tard, j’aurai pu être dans les bras de Pascal!

Mais au moins, j’avais fait un heureux!
Thomas avait été tellement content de me voir, content de penser que j’avais préféré rester quelques heures de plus avec lui au lieu de suivre Brian, que sa mauvaise humeur avait disparu. Il n’a pas osé trop insister pour que je reste avec lui après ça...

Je me sens si bien auprès de lui et Thomas est tellement adorable avec moi que je me dis que je ne le mérite pas... Comment est-ce possible de ressentir des sentiments aussi forts pour 2 hommes différents!!!

----- Thomas Bougon! -- (344) -- Ven.10.Déc.10 ------

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350 - Lâcheté

Publié le par JaneDo

Jeudi, 16 décembre 2010 - La fin de l'année approche et je me sens gagnée par le stress! Stress pour Noël, avec les cadeaux à faire, et stress pour Nouvel An, que j'aimerai passer avec Pascal...

Tôt ce matin, vers les 7h du matin, Pascal est passé.

D'ordinaire, 7h du mat, c'est l'aurore pour moi, je déteste en plus qu'on me réveille... mais je l'attendais déjà depuis 6h du matin! C'est dingue ce qu'on peut faire par amour, et c'est dingue ce qu'on peut être bête aussi. Dans ma nuque, il se plaingnait de devoir aller bosser, il aurait voulu rester là, passer toute la journée au lit. Ca me chatouillait. Pascal voulait prendre congé l'après-midi, mais je ne voulais pas qu'il fasse ça, c'était encore une fois recommencer à faire des bêtises. J'avais l'intention de venir souvent à Munich, alors s'il prenait congé à chaque fois, il allait finir par avoir des problèmes, et ce serait fichu. De plus, on avait une plus grande chance de se faire prendre.

12h05, il était à nouveau de retour. J'avais commandé à manger, je ne voulais pas qu'il reparte travailler le ventre vide. Ca lui a fait plaisir, mais il n'avait pas très faim. Il préférait se taper un sandwich au boulot, il ne voulait pas perdre 1mn à manger quant on pouvait faire autre chose. Les hommes!!! C'est à l'horizontale qu'ils nous aiment le plus, et je crois bien qu'ils ne pensent qu'à ça.

Quant il est parti au boulot, j'ai foncé sur le dîner que j'avais commandé, je crevais la dalle!

Pascal m'a dit que Thomas n'avait aucun moyen de savoir où j'étais par mon natel, alors j'ai finalement eu le courage de répondre à son appel. Gaffe! Je n'aurai pas dû, il était triste et cherchait à me voir et moi, je cherchais à mettre un peu de distance. Je l'adore quand même, alors d'entendre de la tristesse dans sa voix me faisait mal. Quoi que je puisse ressentir pour lui, je n'arrivais pas à réfreiner l'envie de rester près de Pascal.

J'avais pensé repartir dans l'après-midi, mais Pascal m'avait convaincue de rester. Il aurait voulu qu'on rentre ensemble vendredi, mais j'étais venue en voiture, alors c'était foutu.

  • Mais, est-ce qu'on peut se voir un petit moment? Aller prendre un verre en tête à tête si tu ne veux pas voir les autres?
  • Je peux pas. J'avais déjà prévu autre chose Thomas, je suis désolée.
  • Tu me fui c'est ça? Tu aimerais que je te fiche la paix? Jane, j'aimerai te voir, juste un petit moment, je sais pas, même 5mn, s'il-te-plaît...
  • Je peux pas, c'est un peu le stress ces temps avec les fêtes qui approchent!

J'aurai finalement pas dû répondre, je me sentais coincée par ses questions, son insistance. Je ne savais plus quelle excuse utiliser, je voulais surtout éviter de lui faire de la peine. Son visage rongé par la tristesse hantait mes pensées, alors d'une voix enjouée, j'ai essayé de changer de sujet en lui posant des questions sur le week-end... Mauvaise idée! Il a voulu savoir si on se verrait le week-end, quant, puis il a continué à essayer de me faire changer d'avis pour ce soir.

Malgré mes sentiments pour Pascal, j'aimais aussi Thomas et lui faire de la peine, ça, je ne pouvais pas. Quelle galère! J'ai donc décidé de rentrer après avoir vu Pascal ce soir, et de passer chez Thomas. Ce sera une petite surprise à laquelle il ne s'attendait pas, ça lui ferait plaisir. Ca calmera son angoisse. Je n'arrivais pas à lui faire de la peine. En fait, je n'arrivais pas à faire de la peine, ni à l'un, ni à l'autre, c'était une grosse faiblesse.

J'avais bien peur de passer à la casserole avec Thomas! Juste après Pascal, c'était... iak!

Pascal a quitté le boulot 1h plus tôt, c'est fou, il avait peur que je m'ennuie à mort. J'avais beau lui répéter, encore et encore, que je ne m'ennuyais jamais, on dirait qu'il avait de la peine à le croire. Je lui avais dit que j'avais eu envie d'appeler Caro hier soir, mais Pascal pensait que ce n'était pas une bonne idée qu'elle sache chaque fois que je venais en Allemagne. Pour une fois, si on pouvait éviter de mettre toute la planète au courant, ce serait pas plus mal.

Pascal a encore tenté de me faire rester. Il a pensé que j'aurai pu laisser ma voiture à Munich, et dimanche soir, on aurait pu rentrer ensemble et j'aurai pu repartir lundi ou mardi soir. C'était une bonne idée, mais ce serait pour la prochaine fois. Je devais rentrer.

En plus connaissant Caro, elle pensait surement voyager avec lui vendredi, si ça ne se fait pas, je suis sùr qu'alors, elle aura pris qu'un billet aller et rentrera avec lui dimanche soir. Si je rentrais avec lui dimanche, je ne vois pas comment on ferait pour éviter Caroline!

Pascal est rentré chez lui vers les 22h. Couverte de bisous-bisous, j'ai pris la route pour rentrer. Mon coeur était rempli d'amour, de tendresses, de bonheur et à mi-chemin, j'ai décidé que je ne passerai pas chez Thomas comme je l'avais pensé. Je ne pouvais pas prendre le risque de laisser un autre homme me poser la main dessus.

A l'approche de la sortie que je prenais habituellement, j'ai encore changé d'avis... Nul, c'était déjà presque 4h du matin, je ne pouvais quand même pas me pointer chez Thomas, ce serait carrément une incitation... Thomas penserait que je voulais... Non, non, je ne pouvais pas... Finalement, je suis rentrée sagement chez moi.

Thomas était passé chez moi. Il avait laissé un petit mot avec un bouquet de fleurs derrière ma porte. C'était touchant et ça m'a rendue triste aussi. Il fallait vraiment que j'ai le courage de dire à Thomas que j'aimais Pascal et que je n'avais pas l'intention de le rayer de ma vie. Tant que j'avais de l'espoir, je m'accrocherais, même si c'était pour le voir ne serait-ce que 5mn, c'était comme ça! Et quant je dis courage, il allait m'en falloir beaucoup, parce que rien qu'à l'idée d'affronter son regard, ah la la, je ne pouvais pas. Je crois que lâchement, je laisserai Pascal s'en charger!

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343 - Boys & Girls Mind Games

Publié le par JaneDo

Jeudi, 9 décembre 2010; Ha! Ben ce n’était pas de ma faute si on ne se voyait pas ce soir! Thomas devait être en Allemagne demain matin pour le boulot, donc il partait dans la soirée. J’étais juste un petit peu inquiète du sujet de discussion entre Pascal et Thomas, si c’était à mon sujet.

J’avais donc pensé passer la soirée avec Brian et lui coller aux pattes comme une sangsue, mais hélas, il avait quelque chose en début de soirée. Certainement une histoire de nana ;) Il faisait un froid de canard et je n’avais pas envie de sortir autrement. J’ai passé plus d’1h au téléphone avec Vania, à lui raconter mes frasques et elle, les siennes. Ensuite, après un bon petit bain chaud et parfumé, j’ai passé la soirée à peindre.

Brian avait bien une histoire de nana en cours...

Vers les 22h30, après son coup de fils, j’ai filé chez Brian. La porte fermée de l’intérieur, étendu sur son lit à regarder la télé et à bavarder de nos trucs, on a pas entendu la sonnette de la porte d’entrée. Aaron est venu chercher Brian. Heureusement, mais heureusement que je suis restée dans la chambre par pure flegme! Comme il ne lui avait pas proposé de passer et n’avait pas cherché à se faire inviter chez elle, la petite nana qu’il coursait, était venue lui faire une petite surprise.

Evidemment, la place était déjà prise, donc sa surprise tombait un peu comme un cheveux sur la soupe!

Brian est sorti discuter avec elle, puis il est revenu tout content. Il m’a dit que c’était pas mal de la faire courir un peu. Toute la soirée, elle avait agit comme une vierge effarouchée, alors il n’avait rien tenté. Le fait qu’elle soit venue jusque chez lui prouve qu’elle aurait voulu qu’il lui force la main, mais maintenant, c’est lui qui jouera les vierges effarouchées, et la laissera faire les travaux d’approche et même le rappeler.

Oh! Le Mind-Game! Apparemment, la fille avait commis un impair!!

Si elle n’avait pas montré son jeu, c’est lui qui l’aurait rappelée, et continué à la draguer, tandis que là, ben maintenant, c’était elle qui devra tout faire, parce qu’il sait qu’elle s’intéresse à lui. Brian était ravi que je sois là, sinon il l’aurait fait entrer, ils auraient couché ensemble et ce serait fini. Il allait la laissé faire, puis après l’avoir eu, se serait de toute façon fini. Elle ne l’intéressait pas plus que ça!

Je me suis demandée si c’était parce qu’elle s’était pointée chez lui? Tant qu’il ne savait pas s’il réussirait à la coucher, elle l’intéressait? Et maintenant plus? Le rat! Pfff, les hommes ne sont que des bites sur pattes!

Je lui ai dit que c’était pas cool, parce que tout le temps que ça durera, pendant qu’elle fera des projets pour le voir et tout, elle tombera chaque jour plus amoureuse de lui et... et c’est là que les garçons et les filles sont si différents... quant ils coucheront ensemble, elle pensera que leur histoire débute, hors pour lui, ce sera la fin! Glups!

Fallait que je classe l’info et les détails qui vont avec, quelque part dans ma tête pour y penser et qui sait, ça me servira un jour!!!

Thomas m’envoyait de petits messages adorables pendant tout son trajet, touchée par autant d’adorables attentions, je lui répondais espérant qu’il soit prudent comme il avait tendance à rouler comme un fou. Quant Pascal m’a appelée, j’étais déjà avec Brian, on a quand même discuté plus d’une 1/2h. J’étais un peu embarrassée, parce que je fonds toujours comme un marshmallow et je ne voulais pas que Brian me voit comme ça, mais comme il n’avait pas fait mine de sortir pour me laisser téléphoner, ben voilà quoi.

Après, il m’a demandé ce que j’allais faire avec ces 2... Ben ça justement, je n’en savais rien!

----- Boys & Girls Mind Games -- (343) -- Jeu.09.Déc.10 ------

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342 - La Face Cachée!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 8 déc 2010 ; Hier, j’avais pensé dire à Thomas que j’étais toujours amoureuse de Pascal et que je n’avais pas perdu espoir et que j’avais envie de continuer à l’attendre, mais devant ses yeux de calliméro, je n’en ai pas eu le courage!!! Puis, de toute façon, il le savait en gros.

Aujourd’hui, j’avais besoin d’être seule et me reposer. J’avais l’intention de sortir demain soir avec Thom, parce que le week-end, j’espérais voir Pascal. S’il rentrait, je voulais éviter de me retrouver entre les 2. On a longuement discuté au téléphone à chercher une solution pour se voir. Pascal avait envi que les choses soient comme avant, qu’on puisse sortir, ensemble, sans avoir besoin de se cacher. Evidemment, ce n’était pas tellement possible, on le savait tous les 2.
Secrètement, Pascal espérait que Jess se remette à fréquenter quelqu'un d'autre.

Après avoir lu les messages sur mon blog, j’ai réalisé qu’il fallait que je me décide à faire quelque chose; parler à Thomas ou m’éloigner de Pascal. Je crois que je n'avais pas tellement le choix et ça me foutait en boule. Sminette avait milles fois raison, impossible de cacher ça à Thomas, sans aucun doute, il découvrira le pot aux roses, tôt ou tard, et cette fois, ça passera pas!

Mais afff, et si je profitais encore un peu? Juste un peu...

Pascal m’avait fait remarqué qu’on n’avait jamais eu l’occasion de vraiment passer un Nouvel An ensemble, il espérait que cette année... Je l’ai immédiatement ramené à la réalité... Pas possible! Ce serait la pire erreur qu’on pourrait faire, après ça, on sera la cible de sa famille, de Jess, et de Dieu sait qui encore! Mais au fond de moi, j'en avais vachement envie!!!

Je me mettais même à rêver... Une petite île déserte, plantée au milieu de nul part, avec juste lui et moi, quelques bouquins, des vivres et que la terre entière nous fiche la paix! C'était juste un rêve délirant!

Pascal était aussi un rêveur et il allait falloir qu’on discute sérieusement, et je n’en avais aucune envie. La réalité brise nos rêves, et je crois que ni l’un, ni l’autre n’avions vraiment envi d’étaller ces choses là, on préférait les ignorer. J’adore son côté rêveur et démesuré, je trouve ça tellement sexy. C’est vrai que ça lui fait faire parfois des folies, mais ce sont ces folies qui me font craquer. Pourtant...

Hum, pour être très honnête, j’aimerai savoir comment faire accepter l’idée de les garder, les 2... Je savais bien que quelque part au fond de moi, je cherchais comment parvenir à ce résultat!!! Ma lâcheté m’empêchait d'être cassante avec Thomas. Ce que je ressentais pour Thomas, me faisait comprendre que Pascal tenait à Jess et que parfois ses actions devaient le culpabiliser à mort.

J’avais du mal à revenir à mes tactiques habituelles... J’avais pourtant essayé, en profitant de ce qui s'était passé avec Maeva, la copine à Thomas. Hélas, je ne m'y attendais tellement pas, que je ne m'étais pas préparée et aussi,  sa gentillesse me coupait les pattes, m’empêchait d’être sévère et de couper les ponts. Même chose avec Pascal. Quoique Pascal, c’était un peu différent, je perds mes moyens et je sais que je n’ai pas envie de louper une seule chance de passer même 2mn avec lui. C’était lamentable!

Mais c’est là où, égoïste quand même, je n’ai pas envie d’être sur la touche alors que lui, Pascal, se faisait dorloter en Allemagne! Je voulais aussi être dorlotée, m’amuser, et quant il était là, me consacrer à lui. Contrairement à Caro, ce n’était pas dans ma nature de me privé si mon partenaire n’en faisait pas autant. Même si je restais discrète, pour moi, c’est donnant, donnant. Pas question que je donne plus que je ne reçois, déjà que j’avais tendance à donner peu!

Et ça, c’est le moi profond, le côté que je ne discute pas et ne montre pas!

Ca ne veut pas dire que je ne suis pas câline et tendre, je le suis. Tant que la passion couve, je n’ai pas de limites, mais une fois qu’on a fait le tour de la question et qu’on se connaît mieux, alors basta, que chacun reprenne ses activités, revenir à une certaine normalité me convient. J’aime qu’on me foute la paix, j’ai des tonnes de trucs à faire, et je n’aime pas être dérangée sans arrêt, d’où le fait que je n’ai aucune envie d’avoir des enfants. Une fois que les choses se sont stabilisés, que mon coeur ne part plus en vrille chaque fois que je suis avec mon amoureux, je n’ai pas envie qu’on me saute dessus tout le temps!

Mais avec Pascal, les palpitations ne se sont pas calmées, c’était même de pire en pire!!!  J’ai toujours les papillons qui s’affolent au creux de mon ventre, la peau en ébulition, les fourmis partout, et je suis toujours en haleine si j’ai rendez-vous avec lui ou si je dois le voir. C’est déprimant!

D’habitude, si je n’ai pas le contrôle, si les choses ne se tassent pas, j’ai plutôt tendance à partir en courant. Dans ma vie privée et perso, je n’aime pas les montagnes russes!!

Wafff, le décryptage que je viens de faire de moi, est déprimant. Je comprends pourquoi on me trouve généralement froide et distante! Hum, pas terrible. Je sais que je suis comme ça généralement; je me livre peu, j’observe beaucoup, ou peut-être qu’aujourd’hui ce sentiment est un peu exagéré parce que je réfléchi trop! La situation est tellement compliquée que j’ai envie d’aller planter ma tente sur le Mont Fidji et attendre que les choses se tassent! (je ne sais même pas si le Mont Fidji existe, ça doit être une métaphore)

Zut... Je suis paumée!

Pascal essayait de me convaincre de filer avec lui quelque part, tous les 2, ce week-end, loin des autres, mais je ne pouvais pas me tirer tout le week-end, et comme par hasard lui aussi, sans qu’on se doute qu’on était ensemble!!! Je ne pouvais pas faire ça, et pourtant j’en avais envie. Je cherchais même des excuses pour le faire!

Mais, soyons sérieux..... Si j’étais à la place de Thomas? Non mieux, si j’attendais le week-end avec impatience pour le passer avec Pascal et qu’il était amoureux d’une autre fille et qu’il disparaissait tout le week-end et comme par hasard, elle aussi? Rhooooh, j’aurai mal comme jamais! Non, je ne pouvais pas agir aussi égoïstement.... Hélas!

Pour être encore plus honnête, j’espérais que Thomas me donne une bonne raison de lui mettre toute la faute dessus et me tirer, le fuir, qu’il soit responsable de notre “séparation”, le seul coupable, ou du moins qu’il en ait l’impression, pour que je puisse m’adonner à ma passion; courir après Pascal! Jeeez... Mis comme ça noir sur blanc, ça semble dégueulasse!!!

Mince... Je vais me coucher, parce que je commence à déconner sec!!!

----- La Face Cachée! (Mon côté sombre) -- (342) -- Mer.08.Déc.10 ------

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341 - Petit pincement au coeur

Publié le par JaneDo

Mardi, 7 décembre 2010 - Le matin, on a pris le café ensemble, après quoi Pascal m’a encore traînée au lit, puis il est parti au boulot... Afff! Ensuite, on a passé des heures au téléphone pendant mon retour en train jusqu’à ce que je n’ai plus de batterie.

En arrivant à Lausanne, je me suis rappelée de mon dernier voyage en train, de retour de l’Allemagne, j’étais complètement down... Et Thomas était là, il m’attendait... J’ai eu un petit pincement au coeur. Pauvre chou, j’étais monstrueuse!

Il m’avait laissé 2 douzaines de messages et autant d’appels en absences. Je voulais l’appeler, mais j’ai remis ça à demain. Si je l’appelais, s’il était passé chez moi et ne m’avait pas trouvée, il devinerait que je m’étais absentée et se poserait des questions. Brian me couvrait pour la majorité de mes absences.

J’étais presque certaine que Thomas m’espionnerait, donc je voulais qu’il me trouve. Je pouvais toujours dire que je n’avais pas regarder mon natel. Il savait que je pouvais passer plusieurs jours à peindre, sans faire attention à autre chose. Et zut, pourquoi me justifier?!

J’avais raison, en début de soirée, 1h après le boulot, Thomas tournait dans les parages. J’étais au rez à jouer au Monopoly avec le petit Roméo, j’avais laissé mon natel en haut. Je pouvais prétendre n’avoir pas vu ses messages. Je l’ai entendu monter chez moi, je suis sortie de chez Marie alors qu’il quittait l’immeuble. On s’est croisé dans les escaliers.

Je l’ai donc invité à remonter. Il a tout de suite remarqué que je n’avais pas mon natel. Je lui ai dit que je l’avais oublié chez Brian et que depuis, ben, je n’avais pas remarqué non plus, que ma batterie était plate. J’ai donc mis mon natel à charger et hop, ça a commencé à biper à mort. Thomas m’a cru sans broncher. Il avait l’air amusé de voir à quel point je pouvais être tête en l’air. Hum! Je lui ai dit que j’avais été chercher mon natel chez Brian et en rentrant, ben, le petit du rez m’a demandé de jouer avec lui pendant que sa maman faisait sa visite à l’hôpital pour sa main.

Thomas a été soulagé et tous ses doutes se sont envolés!

Je pense que c’est sans penser à mal, ou peut.-être pour avoir une certaine emprise, je ne sais pas, mais Thomas m’entourait de ses bras, me faisait de petits bisous par-ci, par-là, cherchait le contact, et j'avoue que je me sentais légèrement coupable. Il m’a embrassée. Je pense que je me suis un peu raidie, mais il n’a pas eu l’air de s’en rendre compte. J’ai réussi à m’éclipser de ses câlins, je sentais que si je ne le faisais pas, j’allais me retrouver les 4 fers en l’air et je n’en avais pas vraiment envie. C’était... un peu trop tôt... Je venais à peine de quitter les bras de Pascal, et afff, j’étais râpée. Thomas aurait remarqué les marques de doigts, afff, non, je pouvais pas.

Le mensonge, c’est bien! Ca permet de ne pas faire souffrir inutilement quelqu’un qu’on aime. Pourquoi torturer ceux qu’on aime avec des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre, et qui causent souvent des dégâts irréversibles, sous prétexte d’être honnête? Ce qu’on ignore ne fait pas souffrir!

Trop mignon, Pascal m’avait envoyé des tonnes de messages. Il disait qu’il m’aimait à la folie, parce que c’était bien de la folie, qu’il attendait le week-end avec impatience, qu’il n’arrêtait pas de penser à moi, qu’il portait encore mes traces partout, mais qu’il n’avait pas besoin de ça pour penser à moi, que d’ailleurs si je savais à quoi il pensait, je rougirais, même rouge pivoine. Dans un de ces messages, Pascal disait qu’il aurait aimé que je sois en Allemagne avec lui... Owhhh, trop chou!

Thomas m’a invité à manger, j’ai refusé parce que j’étais naze de chez naze-land. J’avais besoin de dormir, et dormir encore. Puis tard dans la soirée, après une bonne sieste, j’avais prévu de passer la nuit à peindre...

Et aussi tiens, je dois me débarrasser de JD! J’en avais marre de l’avoir tout le temps dans les pattes!

J’en ai marre de voir son linge de bain mouillé traîner sur la corbeille à linge au lieu d’être pendu, marre de trouver ses pompes en vrac dans l’entrée, ras le cul de le voir traîner sur mon canapé à moitié à poil avec ses poils qui débordent dans tous les sens, ras le cul de trouver la cuvette WC ouverte, ras le cul du tube de dentifrice sans son bouchon, le rideau de douche pas tiré, ne pas pouvoir sortir de ma chambre sans m’habiller, etc, etc. Assez!

JD me sortait par les trous de nez... Arfff, je dois être fatiguée? Je vais dormir dessus, et on verra demain!

Pourquoi est-ce que Thomas m'aimait? Déjà Pascal, je ne comprenais pas? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien me trouver? Je me posais tout le temps la question, et je ne pigeais toujours pas? Quelque chose que je ne vois pas? Thomas m'avait dit une fois que, j'étais câline et qu'il aimait ça, mais les filles câlines, il y en a à la pelle, alors pourquoi? J'étais plutôt du genre "loup solitaire" et je ne voyais pas ce qu'un mec pouvait trouver de chouette à ça!!

------ Petit pincement au coeur -- (341) -- Mar.07.Déc.10 ------

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340 - Voyage au paradis ;)

Publié le par JaneDo

Lundi.... 6 décembre 2010;

On avait prévu de dormir à Zurich et le lendemain, je rentrerais alors que Pascal partirait pour Munich. Mais, j’avais envie de rester avec lui, encore un peu. Pourtant, j’avais pris la décision de le tempérer et de ne plus le laisser m'entraîner, enfin, de ne plus s'entraîner mutuellement à faire des bêtises, comme ça, je pourrais le garder le plus longtemps possible dans ma vie.

Mais afff, juste 1 petite dernière... Je rentrerais demain...

On a dormi à l’hôtel près face de son boulot. J’aurai préféré au même que lui. Pascal a dit à Jess qu’il était si fatigué, qu’il avait donc préféré s’arrêter pour dormir en route. Thomas a confirmé que Pascal avait été naze tout le week-end, donc ça ne l’étonnait pas tellement.

J’ai dormi dans les bras chaud et doux de mon amour, après avoir passé une bonne partie de la nuit à faire l’amour. Pascal n’est jamais fatigué, je ne peux pas en dire autant pour moi, j’étais naze. Le matin, après avoir pris le café ensemble, il est parti au boulot, crevée, je me suis effondrée et j’ai dormi jusque vers 11h. Pascal venait manger avec moi à midi.

Ce n'était pas prévu, mais on est resté ensemble jusque vers 16h, puis il est reparti au boulot. Au boulot, il avait prétendu avoir le médecin en début d’après-midi. Hihihi, c’était moi le médecin!

A 18h, après avoir fait un petit saut pour me faire un bisou. On se retrouvait plus tard pour manger ensemble. J’avais espoir et je me me doutais bien que Pascal voudrait passer la nuit avec moi. Pascal est donc rentré chez lui pour se changer, puis il a prétexté avoir une sortie avec des potes de boulot.

Jess ne l’avait pas vu du week-end et le dimanche soir, il n’avait pas dormi à la maison, et voilà qu’il sortait encore le lundi? Jess était furieuse et lui a fait une scène colossale. Sa rage était justifiée et compréhensible. Elle ne pouvait pas deviner que ça tombait à pique! Pascal a téléphoné à Caro devant elle, pour lui demander s’il pouvait dormir chez elle, qu’il avait un truc avant. Il a ramassé des affaires et il a filé.

Il n’avait rien avec ceux du boulot, et n’avait pas l’intention d’aller dormir chez Caro... La pauvre, elle avait dû l’attendre toute la soirée! Du moment que Jess pensait qu’il était chez Caro, on était tranquille. Caro n’irait jamais jusqu’à téléphoner chez lui pour savoir où il était.

C’était chouette de passer ces quelques heures avec lui, c’était même plus que je n’avais eu de tout le week-end. Naaaah, je blague! C’est seulement l’impression que j’en avais. On se sentait juste libre, et ça c’était agréable.

Sur le moment, j’avais oublié la discussion entre Thomas et Pascal. Bizarrement, je ne savais pas que les mecs pouvaient avoir ce genre de jalousie. Je n’ai pas non plus songé que, peut-être, quelque part, Pascal regrettait d’avoir abandonné sa femme, ou fait faux-bond à Caro. Ce n’était pas son genre, alors était-ce la combinaison de nous 2 qui le faisait changer comme ça?

On a mangé en amoureux au coin d’un feu de cheminée dans la chambre, avec la géniale impression d’être seuls au monde, protégé entre nos 4 mûrs de toute la planète. On essayait de ne pas trop s’inquiéter, on savait aussi que probablement on ne tiendrait pas longtemps comme ça, mais pour l’heure, on était juste heureux de se retrouver.

  • Je me demande ce qu’on va faire, tu crois qu’on tiendra longtemps comme ça? Tu sais, Thomas n’avait pas tout tord!
  • Afff, j’ai pas envi d’y penser chou... Prends moi juste dans tes bras... On verra bien ce que l’avenir nous réserve. Faut juste qu’on arrête de faire des bêtises et qu’on se fasse prendre, c’est tout!
  • De faire des bêtises, hein? Tais toi et viens par ici, toi...

Pascal souriait, et God, que j’aime le voir sourire, tout son visage s’éclaire. J’aime son sourire et j’adore ses yeux et son regard vert. Et j’aime sa peau, elle est douce. J’aime sentir ses muscles fermes sous mes doigts, j’aime promener ma joue sur son torse. Je l’adore. J’avais envie de le serrer tout fort, longtemps, j’aurai voulu ne plus me décoller de lui. On a passé presque tout notre temps à l’horizontal. Quant il disait être en manque, Pascal ne mentait pas. Rire. Je n’étais pas en manque, mais j’aime tellement sentir sa peau contre la mienne, comment résister! Afff, je l’adore et je sais qu’il m’aime, et même si je ne le suis pas officiellement, je suis “sa petite femme”.

Tard dans la soirée, j’ai réussi à le traîner dehors pour faire un tour en ville. J’avais envie de retrouver l’atmosphère féerique de Munich encore une fois avec lui.

Serré l'un contre l'autre, on a déambulé dans les ruelles, main dans la main, à se faire des bisous pour un oui, pour un non. J’aime, j’aime, j’aime. Ses bras autour de ma taille, des épaules, ses mains qui se balade sur mes reins, j’adore. J’avais un sourire scotché d'une oreille à l'autre et je n’arrêtais pas de parler. Une vrai petite pipelette. J’étais bien. Ça le faisait sourire. Pascal n'avait pas souvent l'occasion de m'entendre parler autant. Il faisait froid, qu’importe. Après notre balade, on est rentré se réchauffer jusqu’au matin.

Probablement dû à son entraînement de sportif, Pascal est infatigable, je n’ai pas son énergie! Malgré des kilomètres en voiture, peu d’heures de sommeil, une journée de boulot dans les dents, et le lendemain où il devait rempiler, comme je rentrais le lendemain, Pascal ne voulait pas dormir, ses mains baladeuses me tenaient en haleine. J’ai essayé de tenir, mais... voilà quoi!

----- Voyage au Paradis -- (340) -- Lun.06.Déc.10 ------

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339 - ...seuls contre tous...

Publié le par JaneDo

Dimanche.... 05 déc 2010

2h du matin..... Pascal aurait voulu se tirer juste après moi, mais que ce soit l’un ou l’autre, Thomas allait quand même flipper. Pascal devait passer la soirée avec eux. Ça le bouffait de me savoir à la maison et de ne pas pouvoir être là aussi. Il devait rentrer en même temps que Thomas, c’était le seul moyen, mais Thomas ne semblait pas pressé de rentrer. Pascal enrageait et piaffait d’impatience.

On savait qu’on aurait à faire face aux conséquences tôt ou tard, mais pour l’heure, je crois bien que j’étais la plus heureuse de la planète!!!

J’étais horrible avec Thomas, même si je m’en voulais, il n’y avait pas moyen de m’empêcher de courir vers Pascal. Thomas a bien essayé de me convaincre de rester avec lui, de passer chez moi ou que je passe chez lui, de me suggérer qu’on discute et régler le problème, mais rien ne pouvait marcher. Malgré le crève cœur devant sa déception et sa mine boudeuse, j’avais envie d’être avec Pascal.

3h du matin..... Caro leur a proposé de prendre un dernier café chez elle avant de rentrer, mais Thomas les a tous trainer chez lui. Entre 2, il m’appelait ou me laissait des messages. Pour finir, j’ai décidé de lui répondre avec une voix d’endormie. Ça a marché, il s’est excusé de m’avoir réveiller, mais il a quand même essayé de savoir s’il pouvait passer chez moi,  comme par erreur vu que j’étais à moitié endormie, je lui ai balancé, que je dormais chez Brian. Ça a coupé net son insistance.

Dans le noir complet, par la fenêtre, je les ai vu arriver chez Thomas. Thomas a lancé un coup d’oeil en direction des fenêtres, ce qui m’a fait sursauter. Il ne pouvait pas me voir. Pascal voulait aller se changer et Caro l’a suivi, alors je me suis planquée. Pascal sachant que j’étais là, ils sont restés au salon à discuter.

Puis Pascal l’a embrassée, longuement, passionnément.... Hhhha? Ça m’a fichu un choc, parce qu’il savait que j’étais là! J’ai plongé dans les affres du doute et il m’a fallu tout mon orgueil pour ne pas débouler au salon et lui demander à quoi il jouait, s’il se foutait de ma gueule! Puis Thomas est entré  pour leur demander s’ils pensaient monter et pour lui piquer des glaçons. Et ils sont montés avec lui. Et là je dois dire que, si je n’avais pas eu peur qu’on m’aperçoit quittant son appart, je serais partie aussi.

2mn après être monté, Pascal m’a envoyé un message me disant; Ne bouge pas... J’arrive”!

4h du matin... Par petits groupes, les gens ont commencé enfin à rentrer et Pascal en a profité pour partir aussi. Caro, collante comme à son habitude à suivi Pascal jusqu’à sa porte. J’imagine qu’elle pensait que le baiser de tout à l’heure signifiait qu’elle pourrait passer la nuit avec lui... S’il osait là, je lui en colle une!

Je les entendais discuter, Caro insistait pour qu’il la suive chez elle, comme il ne semblait pas vouloir la laisser entrer chez lui. Ils se sont encore embrassés et mes cheveux se sont dressés sur la tête, puis Thomas est venu les séparer et dire à Pascal, qu’il devait être un peu saoul, qu’il ferait mieux d’aller se coucher. Bravo Thomas, bravo, bravo, bravo! Je crois que Thomas devait aussi être pompette, ironique, il a proposé à Caro de remonter, qu’elle trouvera surement quelqu’un qui la raccompagnera pour prendre... "un dernier café"!

Ça m’aurait froissé, pas Caro! Elle a refusé et a voulu s’accrocher à Pascal et Marilou est arrivée pour en faire autant, alors Thomas a poussé Pascal en direction de son appart et a renvoyé les filles sans ménagement. Enfin...!!!

Pascal n’était pas si saoul que ça. Enfin, juste un peu, sans plus. De toute façon, il est carrément chou quant il est pompette, il sourit tout le temps et il est tout amoureux et encore plus câlinoux que d’habitude. Bon, un peu moins quant je le vois planter ses lévres sur la bouche d'une autre!

Pascal m’a expliqué qu'il avait vu Thomas arriver, c'est pour ça qu'il a embrassé Caro. Ils étaient dans son appart, qui aurait pu penser après ça que je me cachais chez lui??? Il m’a fallu un moment pour décolérer. Je ne voulais pas qu’il me touche ce qui l’a follement amusé. Bon, j’ai abandonné toute résistance à peine 10mn plus tard. Je pensais tenir plus longtemps!

Les heures suivantes se passent de commentaires...
J’ai encore des palpitations rien que d’y penser...

Pascal n’a pas voulu me laisser partir, il rêvait qu’on puisse passer collé-collé, les quelques heures qui lui restait, avant de repartir pour l’Allemagne. Bien sûr que j’ai refusé, je ne savais pas comment je réussirais à filer d’ici sinon.

Vers midi, Thomas est venu tapoter à sa porte pour le réveiller. Séance; petit déjeuner. Pascal n’en avait aucune envie et a voulu faire celui qui dormait, mais Thomas a insisté. En fait, il voulait parler...

  • Au fait, merci pour hier soir avec Caro...
  • Mouais... Y a pas de quoi. Je sais que t’es crevé, mais tu sais de quoi j’aimerai parler? On fait ça maintenant ou tu préf..
  • Maintenant, comme ça c’est fait.

Glups! Thomas avait évité le sujet tout le week-end, et il fallait qu’il fasse ça maintenant... Pas de chance! J’étais même embarrassée d’être là et devoir les entendre se prendre la tête.

  • Pourquoi de toutes les filles, il a fallu que tu jettes ton dévolu sur Jane?
  • Je l’ai vu en 1er je te le rappelle
  • Elle a quant même son mot à dire!
  • Tu n’as rien à lui offrir. Laisse la partir. Elle m’aime et..
  • Elle m’aime aussi!
  • Mais toi tu n’es pas libre!
  • Et si elle veut être avec moi quand même?
  • Au risque de me répéter, tu n'es PAS LIBRE! Si tu l’aime tu dois la laisser partir, tu ne peux que lui faire du mal, et certainement pas la rendre heureuse. Tu ne pense qu’à toi, et tu fais le malheur de tous ceux qui t’entoure; Jess, Jane, moi, tout ça pour ton petit bonheur personnel. C’est égoïste, même égocentrique.

Pascal s’est assis accablé par les mots de Thomas. Ça me faisait mal, le pauvre, il ne méritait pas que Thomas soit aussi dur avec lui, et il ne me rendait pas malheureuse, au contraire. Et j’avais envie d’être avec lui, envers et contre tous. Je m'en tape de ce que la terre entière et les autres avaient à dire à ça. En tous cas, ça n'allait pas être facile!

  • Tu n’es pas libre de faire ce que tu veux! Tu dois la laisser tranquille, fiche lui la paix, et surtout arrête de l’encourager...
  • Et si elle veut quand même être avec moi?
  • Si tu prétends tenir à elle, tu dois l’en dissuader!
  • Pour toi?
  • Pas pour moi, pour elle. Si ce n’est pas moi, pas grave, je serais là pour elle quand même. Franchement, tu as toutes les filles que tu veux, tu t’encouble même dessus... Et tu as Caroline, prête à tout, sans compter Marilou qui ne demande pas mieux, et encore la petite Yumi qui attend toujours un petit signe, sans compter la secrétaire du département à ton nouveau boulot, Patricia, Isabella? Je crois, je me rappelle plus! Et Jess, qui malgré tous ses défauts, t’as toujours aimé... Moi, je suis timide quant il s’agit des filles, elles ne se bousculent pas au portillon non plus... Probablement ton air innocent ou romantique... Moi, je dois aller vers elle et les draguer, toi tu n’as qu’à les ramasser, alors laisse la. Tu n’as pas besoin d’elle en plus!

Pascal était devenu livide... Mon pauvre chou. Thomas était trop dur. Et c'était qui cette... Isabella? Patricia? Aïe, petite morsure de jalousie!!!

  • Arrête ça... J’ai compris, c’est bon... (gros soupir)
  • Non, j’arrêterai pas. Tu veux quoi, qu’elle passe les 3 prochaines années assise dans son coin à attendre que tu daigne lui accorder quelques heures? C’est ce que tu veux? Tu ne pense pas qu’elle a le droit de vivre un peu et avoir une chance d’être heureuse? Tu ne penserais pas comme ça si tu l’aimais vraiment. Laisser la partir Pace! Comme tout à l’heure, t’aurai dû embrasser Caro quant elle était là, et pas après... Quant elle est là, tu reste sage comme une image! Ça, c’est ce que j’appelle l’encourager!
  • Assez, c’est bon...
  • Très bien! Tu sais ce qu’il te reste à faire...

Sur la pointe des pieds, j’ai fermé la porte à clé après le départ de Thomas et j’ai été l’entourer de mes bras. Je l’aime si fort et le voir effondré, la tête cachée entre ses mains, ça me rendait triste.

  • Tu as l’air si seul...
  • J’ai pas seulement l’air... Je me sens seul.
  • Je suis là moi?

Il a levé la tête et un petit sourire s’est profilé sur son visage. Voilà, c’était mieux. Il m’a caressé la joue avant de me serrer dans ses bras.

  • Je...
  • Pascal, je t’aime et je me fiche de tout le reste. Même si tu n’as que 5mn tous les x, je m’en tape, je les veux ces 5mn.
  • Arrête de dire des bêtises.

Je sais qu’il pensait que Thomas avait raison, mais il avait tord, j’avais mon mot à dire dans l’histoire, non? En gros Thomas lui disait que s’il tenait à leur amitié, à Jess, bref, il devait penser à tout le monde sauf à lui-même, donc, il devait arrêter de m’encourager et tout faire pour que je comprenne qu’il n’y avait pas d’avenir avec lui. Sympa!

Pascal était troublé, ça se voyait. Je savais qu’il allait penser à tout ça, dès qu’il serait seul, donc je ne devais pas le laisser seul. Je devais tout faire pour lui prouver que c'était ce que je voulais, qu’il comprenne que personne n’avait le droit de décider à ma place de ce qui était le mieux pour moi. J’espérais seulement
qu’il ne baisse pas les bras et m’abandonne pour faire plaisir à Thomas.

C’était difficile de se séparer comme d’habitude. En fin d’après-midi, comme prévu, Pascal allait avec Thomas chez Michael, le temps de prendre un verre, avant de rentrer en Allemagne. Mais Pascal est un peu fou-fou et je crois c’est ce qui fait aussi, que je l’aime autant.

Il devait normalement faire la route en voiture avec Caro, mais Pascal n’avait pas envi de rentrer, il voulait passer un bout de la soirée avec moi, et prendrait la route vers les 1h du matin. Il est vraiment dingo!

Caro n’avait plus qu’à prendre le train. Elle n’a pas cessé de l’appeler, il ne répondait plus à son natel. On imagine que pour finir, Caro a dû appeler Thomas et ça n’a pas manqué. Pascal n’a pas répondu non plus. Au lieu qu’on reste chez moi et de l’imaginer crevé, sur les routes à 1h du matin, j’ai décidé d’aller avec lui, jusqu'à la frontière, ou même jusqu’en Allemagne. Je rentrerai en train. Franchement, rien à foutre, je voulais passer le max de temps avec lui, même si ce n’était qu’en voiture.

Hihihi, j’ai finalement été jusqu’à Munich!

----- Seuls contre Tous! -- (339) -- Dim.05.Déc.10 ------

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