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012/11 - Réflexions et Résolutions

Publié le par JaneDo

Lundi, mardi, mercredi... 12 janvier 2010

J’avais souffert le martyre tout le week-end, j’avais besoin d’être seule. Je savais que si je restais chez moi, je n’aurais jamais la paix. Après avoir jeté quelques affaires dans un sac, je me suis tirée pour aller m’enterrer à Verbier. Dès mon arrivée, j’ai planté mon natel sur silencieux, et j’ai dormi.

Dans ces moments là, la compagnie de mes chiens me manque cruellement, j’aime faire de longues balades sans but, mais sans chiens, niet, je n’en ai pas envie. La douleur au fond de ma poitrine semblait trop immense, même loin de chez moi, loin de Pascal, j’avais de la peine à respirer. J’aurai pu me damner pour être à nouveau dans ses bras.

Je suis restée enfermée dans ma chambre, ne sortant qu’épisodiquement pour aller prendre un café dans un des café de la station. Petit à petit, je me suis sentie revivre. Le poids de la tristesse était toujours présente, mais j’arrivais bien à me lever chaque jour? J’aime me sentir libre, indépendante, faire ce que je veux. Qu’importe le regard curieux des touristes sur cette nana métisse qui vient prendre son café, ou dîner, le nez plongé dans un bouquin. J’ai beaucoup dormi et je me suis retapée une santé.

Pour l’instant, j’avais cloîtré mes sentiments pour Pascal dans un coin de mon coeur. Je savais que probablement que je ne pourrais pas m’empêcher d’essayer encore d’aller vers lui, d’essayer de l’approcher ou de lui courir après, mais chaque fois que je réussirai à me retenir serait une petite victoire perso.

Je ne voulais plus ressentir cette lourde tristesse et autant de désarroi, il fallait que j’essaie de me tenir sur mes gardes et si possible, à distance. Je ne voulais pas que qui que ce soit puisse deviner que j’avais encore des sentiments pour lui, et surtout pas lui. A la longue, ça deviendra comme une vieille habitude. Je l’espère... Je dois juste essayer de ne pas trop m’approcher, de l’éviter le plus possible.

Aussi, j’ai réalisé que j’avais peur de perdre Thomas, parce que s’il n’y avait plus aucune chance avec Pascal, mes hésitations risquent de finir par l’exaspérer, lui aussi risque de me laisser tomber, et j’aurai tout perdu.

J’imagine d’ici les soirées; Pascal avec sa femme ou s’amusant ailleurs, Thomas aussi. A part ça, comme il n’y a pas un seul mec qui me plaîsait ou m’intéressait ne serait-ce qu’un peu, je me retrouverais là au milieu, toute seule, le coeur sous respiration artificielle, avec un sourire forcé, à faire semblant que tout baigne. Il ne me restera plus que les yeux pour pleurer.

J’ai beaucoup pleuré, aussi beaucoup réfléchi et sondé mon coeur; j’aimais toujours Pascal, mais j’aimais encore mieux ne plus souffrir et ne plus passer mes nuits à pleurer jusqu’à ce que je m’endorme. Ca allait être très dur, mon coeur avait choisi Pascal, maintenant, ma tête allait devoir se battre contre ce foutu coeur et reprendre le contrôle.

------ Réflexions et Résolutions -- mer.12.jan.11 - (012/11) ------

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009/11 - L'amour est mort, mon coeur aussi

Publié le par JaneDo

Dimanche... 9 jan 2011

Désastre... Un feu rouge et j’ai été obligée de m’arrêter. J’ai essayé de suivre le taxi des yeux, mais il a tourné. Hahhh, le feu s’éternisait, je devenais folle. Merde, rien à foutre, j'aurai dû passer au rouge. A cette heure ci, il n’y avait pas grand monde sur les routes. Quand le feu est passé au vert, j’ai démarré aussitôt, et j’ai vu les flics planqués dans un coin. Si j’avais eu la bêtise de passer au rouge, ils m’auraient arrêtés, et j’aurai perdu encore plus de temps.

J’ai commencé à tourner dans le sens où j’avais vu le taxi disparaître, dans l’espoir de voir la voiture arrêtée pour décharger ses passagers. Rien.

J’ai continué et tout à coup, j’ai vu un taxi venir en sens inverse. J’ai hésité à l’arrêter pour me renseigner et voir si c’était le même taxi, il aurait pu me donner l’adresse où il les avait déposé? Pourquoi je n’avais pas pensé noter le numéro de la voiture? J’suis trop nulle. J’ai hésité 1 seconde de trop et le taxi est passé. J’ai tourné presque qu’1h dans tous les coins que je pouvais imaginer. Rien.

Cette fois, les larmes sont sortis et sans honte, j’ai pleuré comme une madeleine.

Cette fois, il fallait que je me rende à l’évidence, je n’étais pas encore prête à me lancer dans une relation avec Thomas ou qui que ce soit d’autre, j’étais encore accro à Pascal... Et je l’avais perdu.

Mon coeur saignait de douleur. Je ne voulais pas l’avoir perdu, je voulais reculer le temps, changer les choses, je voulais un retour en arriète. Peut-être que si je fermais les yeux très fort et que je me concentrais, que je me répètais une centaine de fois que ce n’était pas arrivé? Peut-être que... Je l’ai fait...

Quant j’ai ouvert les yeux, rien n’avait changé.

Ca me rendait trop triste. J’aurai voulu avoir une tonne de drogue à m’enfiler illico presto, vider toutes les bouteilles de vodka que j’avais à la maison; un coma hytylique pourrait peut-être me faire oublier comme j’avais le coeur lourd, me faire perdre la mémoire... me donner quelques instants de répis? Mais je savais pertinemment que ça ne résoudrait rien, n'effacerait rien!

J’avais les clés de chez lui, je pouvais peut-être aller l’attendre? Oui, mais combien de temps? Et si Jess rentrait plus tôt que prévu pour me trouver chez elle? Non, non et non, je ne pouvais pas me laisser couler comme ça, je ne voulais plus souffrir, j’en avais assez des larmes, assez d’avoir le coeur à moitié dead. Ca faisait trop mal. Je voulais une lobotomie, tout de suite. Ma tête ne me laissait pas en paix, avec mon imagination fertile, c’était horrible.

Je l’imaginais en train d’embrasser cette fille, ses mains carressant son corps chaud, je pouvais imaginer chacun de ses gestes, ses cheveux carressant son visage au passage en se penchant sur elle, quant ce n’était pas ses lèvres qui carressaient son corps, l’imaginer engagé dans un corps à corps éperdu, je pouvais deviner ses soupirs de plaisir...

Je serrais les poings jusqu’au sang, et même ça, ça ne me soulageait pas. Il pouvait aussi tomber amoureux d’elle?

Hahh, ça me faisait mal jusqu’à l’os, je devenais folle! Je n’en pouvais plus et je pleurais sans même prendre la peine de le faire en silence. Je ne voulais pas y penser, mais c’était impossible, les images défilaient devant mes yeux et dans ma tête.

J’ai pensé courir me noyer dans les bras de Thomas, juste pour sentir la présence chaude d’un autre être humain, juste sentir les bras de quelqu’un me serrer, juste pour ne pas être seule avec mes cauchemars. Mais, l’idée de faire l’amour me rebutait, je ne penserais qu’à ce que Pascal était en train de faire, ça me foutait la nausée, et je savais que Thomas ne me laissera pas tranquille.

Désespérée, je suis rentrée chez moi. J’avais envie de mourir pour arrêter la douleur...

Arfff, Thomas m’attendait dans les escaliers. Quelle poisse! J’avais une tête à chier. Les yeux rouges et enflés, haguard, impossible de ne pas deviner que j’avais pleuré la moitié des larmes de mon corps. J’aurai tellement aimé que ce soit Pascal pourtant... J’en aurai été heureuse, je lui aurai promis tout ce qu’il voulait... Mais aucune chance, il devait être bien trop occupé avec sa nouvelle conquête, qu’il n’avait pas dû avoir 1 seule pensée pour moi.

Thomas a été bien inspiré de ne rien dire, il m’a seulement prise dans ses bras. Je me suis retenue de pleurer pour rester un moment serrée contre lui. C’était rassurant, ça me consolait. Quant j’ai réussi à parler, j’ai demandé à aller chez lui, je n’avais pas envie d’être chez moi.

Désormais, je devais faire bonne figure, ne pas montrer à Pascal qu’il m’avait fait mal et me détruisait. Quoique je puisse ressentir, c’était perso et privé, je devais faire l’effort de ne pas montrer mon désespoir et montrer au contraire, que j’allais de l’avant. Je n’avais qu’à le décider pour que ça devienne ma nouvelle réalité.

Je savais bien que je n’arriverais pas à faire aussi facilement l’impasse sur Pascal, mais personne n’avait besoin de le savoir.

Ciel, ce que je souffrais, c’était une douleur de tous les instants, pas une seconde de répis, c’était comme le sang qui coule dans mes veines, non-stop, jusqu’à avoir de la peine à respirer... Et pourtant, il allait falloir sourire, rire, parler, faire les petits gestes de tous les jours, se lever, se coucher, et... mourir chaque jour un peu plus.

D’avoir tant pleurer avait libéré la pression, j’étais épuisée, alors je me suis endormie presque immédiatement.

Au réveil, Thomas était déjà debout et m’avait préparé du café. On a déjeuner en bavardant tranquillement. Quant Thomas a senti qu’il pouvait se permettre d’être indiscret, il m’a demandé où j’étais passé hier soir? J’ai menti. Je lui ai dit qu’une de mes copines était malade, que je lui avais promis de passer la soirée avec elle, on avait rendez-vous et je l’avais complètement oubliée. En partant de la boîte, j’ai foncé chez elle, des excuses pleins les poches, mais on s’était disputé. Elle était vraiment très fâchée, ce que je pouvais comprendre.

Je ne sais pas s’il m’a cru, mais on a laissé ça de côté. Je sais qu’il cherchait à savoir pourquoi j’avais pleuré. J’allais pas lui dire que j’avais suivi Pascal tout de même!

Vers midi, Jess a appelé pour dire qu’ils étaient en route et j’ai préféré qu’il me ramène chez moi. Thomas a essayé de me convaincre de rester, mais je ne voulais pas. Pas question de croiser Pascal, ses parents ou même Jess. Non merci.

Je ne sais pas si Pascal était ou non rentré, je n’ai pas regardé en direction de son appart. J’étais assez contente de moi.

Chez moi, tous les mauvais souvenirs sont revenus me hanter, je me sentais paumée. J’ai tourné un moment en rond, puis certainement le choc, je me sentais fatiguée alors je me suis couchée. Je n’ai pas mis long à m’endormir devant la télé. Je me suis réveillée vers les 20h30, j’avais toujours le coeur lourd, mais je me sentais mieux, probablement parce que je savais que Pascal était en route pour l’Allemagne. Je n’avais pas à supporter de le voir boutiquer avec une autre ou avec sa femme.

Après avoir discuté avec Thomas pendant une petite 1/2h, je me suis enroulé dans mon fauteuil et je me suis larvée devant la télé pour m’effondrer 2h plus tard. J’étais épuisée, raide, ce week-end m’avait achevée.

------ La Mort de l’amour  -- dim.09.jan.11 - (009/11) ------

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008/11 - Coeur brûlé..

Publié le par JaneDo

 

Samedi... 8 janvier 2011

Pour finir, Jess avait convaincu les parents à Pascal de rester au chalet... Donc, inutile de dire, qu’il était hors de question que je fasse même un saut. Ca ne ferait qu’agraver les choses. Après l'avoir expliqué à Thomas, il a décidé de descendre pour le week-end.

Comme Thomas revenait au bord du Léman, on a décidé de se retrouver en ville pour manger. Pas besoin de stresser, je n’avais pas à inventer d’excuses pour ne pas aller à Gstaad. C’était cool, j’étais rassurée de savoir Pascal et Jess en montagne.

En début de soirée, j’avais rendez-vous avec des copines pour aller manger, ensuite j’ai été rejoindre Thomas au bar où on avait l’habitude d’aller. J’étais surprise de voir Caro en arrivant, je ne pensais pas qu’elle viendrait en Suisse, sachant que Pascal était avec sa femme à la montagne. Elle m’a litéralement sauté dessus. Elle venait d’arriver aussi. Je pense qu’elle devait s’ennuyer, Alexia n’était pas là.

Thomas était au bar avec ses copains, alors après avoir salué mes potes, Caro et moi avons été le rejoindre au bar. Thomas m’a acceuillie avec un bisous sur la bouche comme si, c’était un fait établi, j’étais sa copine.
Arf, il fallait que je me rappelle de lui dire de ne plus faire ça! Après les remarques que m’avaient fait Pascal, il ne fallait pas que je fasse la bêtise, en plus, de l’humilier devant ses copains!! C’est à ce moment là que je l’ai vu... Mon coeur a failli cesser de battre sur le champ!

Presqu’en face de nous, de l’autre côté, Pascal était appuyé au bar et discutait avec Marilou. Marilou... Non mais, pfff, pas elle quoi... D’après son regard et l’arc que décrivait son sourcil, il avait vu le geste de Thomas, Cuite. Sans un sourire, il m’a juste fait un signe de tête avant de détourner les yeux.

Caroline l’a aussi vu, et sans hésiter, elle a été vers lui. Avec un sourire à damner tous les saints, il lui a fait un petit bisou au creux de l’oreille en lui passant le bras autour de la taille. Aïe, je peux dire ce que je veux, mais ça m’a fait mal. Caro lui a chuchoté quelque chose à l’oreille et il lui a souri encore.

Comme toujours, je n’ai aucune peine à m’approcher de Thomas, mais Pascal? Ca, je n’y arrive pas. Je n’ai même pas trouvé le courage d’aller lui dire bonjour. Lamentable. Pfff, j’ai détourné les yeux aussi et j’ai évité de regarder dans sa direction. J’étais quand même un peu tétanisée, je ne m’attendais pas à voir Pascal ici, je pensais qu’il était au chalet. Et où était sa femme? Je ne la voyais pas?

Après ça, même si je suis restée vers Thomas, je faisais attention d’éviter ses débordements d’affection. A quoi ça servait? Pascal m’ignorait complètement. Il a passé presque toute la soirée avec Marilou. Je faisais tout pour ne pas montrer à quel point j’étais au bord du gouffre du désespoir. Il me fallait beaucoup de courage pour continuer à sourire, rire et discuter comme si de rien n’était. Mais j’étais mal.

Quant je riais, les larmes coulaient. Tout le monde devait penser que j’étais morte de rire, mais c’était des larmes de tristesse et d’immense chagrin, que je masquais de mes éclats de rire.

A les regarder, je voyais bien que Pascal et Marilou se cherchaient, par les petits gestes, les regards qu'ils se lançaient. Ca me faisait trembler de douleur. C'était dur d'être dans le même endroit que lui!!! Caro était revenu s’asseoir et elle aussi ne les quittaient pas des yeux. Thomas m’a demandé à plusieurs reprises si ça allait, je lui ai dit que oui, mais je mentais. Curieuse, j’ai voulu savoir ce que Caro lui avait murmuré à l’oreille quant elle avait été vers lui dans le bar.

  • Je lui ai demandé si Jess allait arriver ou s’il était seul.
  • Et? Il a dit quoi?
  • Ben, elle est restée au chalet. Mais bon, dimanche, elle rentre avec ses parents. Je ne pourrais pas rentrer avec lui, Jess ne veut pas voir ma gueule. Elle a interdit que je mette les pieds dans sa voiture quant elle est là. Quelle peau de vache.
  • Faut la comprendre aussi, après tout, tu essaies de lui voler son mari!
  • Vous avez vraiment... cassé? Tu sors avec Thomas maintenant, non?

Thomas qui était juste à côté de moi, me fixait. Glups, je pense qu’il était curieux de connaître ma réponse. J’ai rigolé. Dans ma tête, branle bas de combat, je cherchais une parade pour ne pas avoir besoin de répondre. Je n’ai rien trouvé, alors je lui ai dit qu’on se voyait beaucoup, mais je ne pense pas si on pouvait appeler ça, sortir ensemble. Je pense que je m’en suis bien sortie.

Un moment donné, par hasard, je me suis retrouvée assise à côté de Pascal. Sans faire attention à ma présence, il a continué à discuter avec ses copains. Du coin de l’oeil, je le voyais lancer des sourires à Marilou qui lui faisait de l’oeil depuis la piste. Elle s’était lancée dans une rumba du bassin, avec tout un tas de gesticulations ridicule, comme le doigt dans la bouche, etc. Pfff, j’imagine qu’elle pensait le séduire. Je la trouvais ridicule.

Pascal ne m’a pas adressé la parole, moi, je cherchais comment lui dire que; si jamais, Marilou avait couché avec Thomas, mais je n’ai pas pu, je n’ai pas su comment et je n’osais pas lui parler. Pourtant, il était juste à côté, je n’avais qu’à tendre la main... juste quelques centimètres... tendre la main... Je ne savais pas non plus quoi lui dire. C’est horrible ce que je peux être coincée.

Le coeur dans les baskets, je les ai regardé danser, rire, se serrer l'un contre l'autre... Les seuls moments où je me sentais moins à cran, c’est quant il était avec Caro; ils ont aussi dansé ensemble. Puis il y a eu les slows. Thomas m’a invitée à danser, avec un sourire crispé, je lui ai dit que je préfèrais rester assise. Clair, je n’aurai pas pu tenir sur mes jambes.

Pascal dansait avec Marilou, et je n’arrivais pas à détacher mes yeux de leurs rondes infernales. C’était un cauchemar. Je n’arrive pas à zapper mes sentiments pour ce type. C’était horrible de le voir sourire à une autre, horrible de voir ses doigts se glisser derrière sa nuque dans une caresse, le voir se pencher pour lui faire un bisou au coin de l’oreille, voir ses lèvres glisser vers les siennes. Pourtant, il ne l’a pas embrassée. J’ai cru que j’allais bondir de mon siège. J’étais au bord de la crise d’apoplexie.

Nos regards se sont croisés un court instant. Peut-être qu’il faisait exprès? Je savais parfaitement que j’aurai dû partir en courant, vite, tout de suite, parce qu’il allait surement finir par le faire, par l’embrasser et je ne voulais pas voir ça. Mon coeur tapait si fort que ça couvrait le bruit de la musique, j’avais les joues en feu. J’aurai dû partir. courir...

Thomas m’observait, il devinait mon état. Il est venu vers moi, je crois, mais j’étais... Je n’arrivais pas à bouger, toute ma concentration était centré sur le fait de ne pas pleurer, de ne pas me ridiculiser à faire une esclandre. Et je savais que j’aurai dû partir, je ne pensais qu’à ça!

Après ça, Pascal et Marilou ont quitté la piste pour s’isoler au bar. Ravie, je l’ai vu commencer à discuter avec une petite blondinette et faire moins attention à Marilou. Froisée, elle est retournée se dandiner sur la piste croyant que Pascal allait la suivre. Mais non, il a continué à discuter avec la blonde et peu après, ils sont allés danser. Marilou, vexée est venue s’asseoir à la table. J’ai évité de la regarder, parce que je n’aurai pas pu m’empêcher de sourire de sa défaite. Puis, je me suis sentie un peu soulagée de voir Caroline débouler sur la piste et de voir Pascal lâcher la blondinette pour prendre Caro dans ses bras. C’était légèrement plus... intime, plus tendre, et ça n’a fait qu’augmenter la colère qui avait commencé à bouillonner en moi. Il était un peu cuit, ça se voyait à son sourire. Ciel, ce sourire que j’aimais tant, j’aurai voulu qu’il n’existe que pour moi, c’était inssuportable de le voir le dispenser à une autre.

Puis, Pascal s’est tourné vers moi et m’a lancé le même sourire, ça m’a électrifié. Ca doit faire la même chose qu’un électrochoc je pense, parce que ça m’a un peu secouée, en me faisant passer de désespérée à furax.

Il est revenu à la table 2 secondes, puis sous prétexte d’aller chercher un verre au bar, il est retourné vers la blondinette qui semblait l’attendre.

Je tremblais. Lui et la blonde sont retournés sur la piste pour danser et il a continué son cirque avec elle. Mais cette fois, ses lèvres n’ont pas qu’effleurés les siennes, il l’a embrassée. Afff, j’avais envie de mourir. C’est lui que je veux, je n’y peux rien, et j’avais mal de le voir entourer cette pouffiasse inconnue de tendresses, de le voir l’embrasser me blessait au plus profond de mon être.

Et, je crois que... j’avais envie de lui rendre la pareille, de lui faire mal...

Cette fois, mes jambes ont répondu à mon appel et j’ai enfin pu m’extirper de mon siège. Avec le sourire, j’ai salué à la ronde, Thomas en dernier, parce que je savais que je devrais batailler un peu, pour pouvoir partir et trouver les mots pour refuser d’aller chez lui.

Parce qu’enfin... Je voulais savoir si Pascal rentrerait sagement dormir chez lui ou pas. Si j’étais chez Thomas, je ne pourrais pas le vérifier.

Avant que je ne quitte la boîte, Pascal s’était arrêté de danser et il était de retour à la table. Marilou l’avait presqu’aussitôt harponné dans ses griffes, mais il avait ramené la blonde dans son sillage. J’étais bouillante et tremblotante, il fallait que je me casse vite fait avant de m’effondrer. J’ai fait comme si je ne l’avais pas vu. Je ne voulais pas lui faire la bise, ça m’aurait exterminé, alors je suis partie en vitesse.

J’étais en train de sauter dans ma voiture quant je l’ai vu quitter la boîte avec cette nana. Ils ont pris un taxi. Je pense qu’il n’était pas en état de conduite. Je les ai suivi. Je priais pour qu’il ne soit pas en état pour autre chose, j’espère qu’il était raide, naze et qu’il rentrerait chez lui.

Pully, Paudex... J’étais toujours là. Le taxi ne réussirait pas à me semer. Un gros noeud à l’estomac, je me suis rendue compte qu’ils étaient trop occupés à s’embrasser pour se douter que je les suivais. Mes mains tremblaient sur le volant. Je n’avais même pas réalisé que c’était les larmes qui me brouillaient la vue. Je lui en voulais trop fort, j’avais envie de le frapper de toutes mes forces, de l’empêcher d’aller plus loin. Merde, je vivais des trucs pas terrible ces derniers temps, j'en ai marre!

Peut-être que je sortirais de la voiture pour qu’il sache que je l’avais pris sur le fait?

------ Coeur brûlé -- Sam.08.jan.11 - (008/11) ------


Si j'étais toi j'éviterai sa famille le plus possible , non seulement parce-qu'ils ont les moyens de t'en faire baver en risquant de reperde ton boulot , mais aussi parce-que , d'après ce que tu dits , Pascal tiens beaucoup a son père et vis-versa . 
OK , il t'a quitté, il t'a brisé le coeur, il t'a fait pleuré des nuits entières, il t'a laissé pour partir dormir avec une autre, Mais , est-ce-que ça te donne le droit de le rabaisser devant ses parents ? Je ne crois pas ...

Tu aimes thomas , mais tu te rends compte que là , tu ne fais que l'utiliser pour arriver a Pascal ? 
Petit conseil , pose ton ordi et dircetion la salle de bain pou un bain relaxant ! tu ne sais pas ce que tu veux , il faut que tu prennes une décision crutiale pour une fois : Pascal ou Thomas ? 
Mais attention ! une fois que tu auras fais ton choix , dits toi que tu ne pourras plus revenir en arrière . 

Si tu veux mon avis , thomas est bien plus dragueur et manipulateur que Layne , puisqu'il a réussit a garder une relation secrète d'un an en trompant sa copine sans que celle-ci ne se révolte , et l'air de rien , il obtient toujours ce qu'il veut , des petits yeux doux et tu dits oui à tout .
Posté par smiinette | Jeudi 13 Janvier 2011 à 15:15

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A Sminette;

Hiiiiih!  Je le sais, je dois éviter sa famille pour éviter d’avoir à nouveau des ennuis. Ca m’énerverait de perdre mon boulot encore une fois. Je ne sais pas à quoi je pensais, peut-être un peu trop à faire plaisir. Le hic, c’était pour faire plaisir à Thomas et pas qu’il se retrouve tout seul, mais du coup, oui, j’aurai dû voir la situation en gros, parce que je ridiculisais Pascal devait toute sa famille et Jess. C’était pas très malin de ma part, j’aurai vraiment dû utiliser ma tête!!! Son père et lui s’adore, malgré ça, il lui avait tenu tête et voilà que je le fais passer pour un con! Comme je le regrette! Je n’avais pas pensé à tout ça, ni à quoi ça aurait l’air, je n’aurai vraiment pas dû y aller, et encore moins partager la chambre de Thomas. Affff, trop tard pour effacer ça!!! Le rabaisser devant ses parents? Ce n’était pas du tout, du tout mon intention, je n’étais même pas consciente que ça allait donner ce résultat!!!!

Oui, je ne sais pas ce que je veux c’est vrai! Thomas oui je l’aime beaucoup. Disons que c’est le seul mec, après Pascal, que je trouve mignon et avec qui j’aime être. Tous les mecs sur lesquels j’ai posé les yeux, je les trouve trop moche, trop con, nul, pas intéressant, pas de charme, pas de classe... Le seul qui me plaît c’est Thomas! Si Pascal disparaît de mon horizon, c’est le seul qui m’intéresse! Sinon, je resterais célibataire, parce qu’aucun ne me plaît...

Brian, je l’adore et c’est mon âme soeur, mais apparemment, on est pas prêt, c’est pas dans nos cartes, on est jamais libre en même temps, et je crois que même, c’est trop tôt... Layne? Bah, je ne ressortirais pas avec lui. Déjà parce que je ne crois pas qu’il me le demanderait, il aime trop son indépendance, et moi la mienne, et on peut très bien se voir de temps à autre, on a pas besoin d’être en couple pour ça. En plus, il aussi infidèle que moi, ça ne marcherait jamais à long terme... Je crois.

Ciel! Je crois bien que t’as raison pour Thomas, c’est vrai aussi que suivant la tête qu’il fait, je fonds et je dis oui amen à tout! Maintenant, je ne crois pas avoir tellement le choix; Pascal m’en veut, je le vois dans son regard, dans sa façon d’être, c’est foutu... Même si ça fait mal de m’en rendre compte, même si c’est entièrement de ma faute, je le vois bien; c’est cuit! Lui courir après ne servirait à rien, il m’enverrait valser!!!!!! Quoi faire? Abandonner le seul mec qui me plaît quant je sais que c’est raide avec Pascal?

Je crois que je vais essayé de ne pas trop m’avancer avec Thomas, parce que, oui, il est un tantinet manipulateur! Il n’est pas directeur du département marketing pour rien!!


 

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007/11 - Rester en arrière

Publié le par JaneDo

Vendredi, 7 janvier 2011

Finalement, j’avais décidé de ne pas aller à Gstaad pour le week-end. J’avais assez accumulé de conneries ces derniers temps, pour toute une vie. Pas la peine d’en rajouter.

Toutefois, je ferai un saut samedi et rentrerai, au plus tard, en début de soirée. Juste question de faire une apparition, pour donner l’impression que tout allait bien, et surtout pour Thomas.

Après avoir bossé comme une damnée, je me suis préparée à passer une soirée tranquille devant la télé et mon ordi. J’avais tout prévu; petits cafés,  crackers, clopes, etc... Mais, impossible de me détendre. Toutes mes pensées étaient dirigées vers le chalet et ce que j’imaginais qui se passait. C’était pas top!

J’ai même failli jeter mes résolutions à la poubelle et monter à Gstaad en 2 temps 3 mouvements. Heureusement, je ne l’ai pas fait!

Petit rayon de soleil de ma soirée; j’ai discuté sur skype avec Brian, et après toutes ces années avec sa soeur, Michelle. Mince, elle avait changé! Ses beaux et longs cheveux blonds ne sont plus qu’un vague souvenir, mais elle avait toujours le même sourire, le même que Brian d’ailleurs!

------ Rester en arrière -- Ven.07.jan.11 - (007/11) ------

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006/11 - Faux Pas...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 6 jan 11 -- J’avais commis une grave erreur en allant au chalet avec Thomas, sous le nez de Pascal et de toute sa famille. En fait, j’avais commis erreurs sur erreurs ces derniers temps. Le plus drôle, c’est que si une copine m’aurait demandé conseil, je lui aurai vivement déconseillé de faire un truc pareil! Comme d’habitude, quant on est soi-même dans la situation, on ne voit rien, on se retrouve coincé et vlan!

Ma présence ne dérangeait pas seulement Pascal, ça l’avait carrément énervé. Je l’avais humilié, fait passé pour un gogo et ça, il ne me le pardonnerait sans doute jamais.

Ce matin, je me suis levée tôt, je n’arrivais pas à dormir. Je ne devais pas avoir la conscience tranquille. Pascal était lui aussi déjà sur pieds, il lisait le journal en buvant son café. Ses parents étaient déjà debout et prenait le petit déjeuner à côté, dans la salle à manger, mais on a quand même pu échanger quelques mots.

C’est là que Pascal m’a dit ce qu’il pensait. Le fait qu’il me rappelle, qu’il n’y avait pas si longtemps, il tenait tête à son père pour qu’on puisse continuer à se voir, parce qu’on s’aimait semblait aujourd’hui ridicule. Avec tristesse, je me suis rappelée qu’effectivement l’avoir entendu dire à son père que, même s’il était avec Jess, il me considérait plus comme sa femme, pas Jess. Finalement, ça donnait raison à son père; ce n’était pas si sérieux que ça!

Que dire? Pascal avait raison. En me mettant à sa place, je me rendais compte que je l’avais fait passer pour un con! C’était une pure perte de temps de lui rappeler qu’il m’avait brisé le cœur à répétition; quant il avait appris que sa femme était enceinte, avant ça à la St-Valentin, et la dernière fois juste avant Noël, etc, etc... Pure perte de temps!

  • J’avais toujours dit à mon père que j’avais enfin trouvé la personne avec qui j’avais envi de passer le reste de ma vie... Quel beau spectacle de te voir arrivé avec Thomas! Tu m’as humilié devant toute ma famille. Ça ne signifiait donc rien pour toi ce qui s’est passé ce week-end?
  • Signi... ? herrrhhh, t’es drôle toi! Comment veux tu que je sache ce qui se passe dans ta tête? Rien n’avait changé, tu ne m’as rien dit qui puisse me faire penser le contraire, tu ne peux pas me reprocher d’essayer de chercher le bonheur ailleurs.
  • Laisse tomber. Ça ne sert à rien d’en parler, ça ne nous mènera nul part.

On a pas pu terminer la discussion, Thomas et Jess sont arrivés pour déjeuner aussi. Zut et pas zut. On est resté tous les 4 à la cuisine. Malgré ce qu’on s’était dit, Pascal faisait bonne figure, il souriait et plaisantait comme d’habitude. Toutefois, il évitait de me regarder, s’il le faisait, il regardait sans vraiment me regarder, mais plutôt à travers moi. Thomas et Jess n’ont probablement pas remarqué que j’avais l’air constipée!

Dans l’après-midi, je devais rentrer, j’avais encore du boulot à finir avant le week-end.

Les parents à Pascal quittaient le chalet vendredi, donc il était prévu qu’on passe le week-end du Petit Nouvel An à Gstaad. Après la discussion que j’avais eu avec Pascal, ce ne serait pas une bonne idée que je revienne pour le week-end. Pascal serait là, alors comment me retenir? Et si je viens, à quoi cela me servirait-il? C’était vrai, je n’avais pas réfléchi, je ne m’étais pas mise à sa place, je m’étais conduite comme une idiote et je l’avais humilié, il n’avait surement pas envi de me voir.

D’un autre côté, je n’étais plus avec lui, mais avec Thomas! Est-ce que j’avais le droit de laisser tomber Thomas, parce que Pascal était là? Arf, j’étais perturbée et réfléchir me donnait la migraine. Je ne savais pas quoi faire. Pourtant, tout au fond de moi, je savais que la meilleure chose à faire serait de ne pas me montrer du week-end!

Bah, j’avais 24h pour me décider!

------ Faux Pas! -- Jeu.06.jan.11 - (006/11) ------

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005/11 - En couple au chalet... Malaise!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 4 jan 2011 -- J’avais du boulot. Je n’avais pas beaucoup travaillé ces derniers temps parce que j’étais perdu dans les méandres de ma vie privée. Et la grande question; est-ce que je devrais ou non de sortir avec Thomas?

Fatiguée de réfléchir, j’ai décidé que j’avais meilleur temps de mettre tout à plat et de tout expliquer à Thomas. Je ne vais rien lui cacher et après on verra. J’hésitais encore à monter à Gstaad. En même temps, je n’avais pas envie de le décevoir et aussi, je devais être franche avec moi-même; j’aurai l’occasion de voir Pascal! Mis comme ça noir sur blanc, je me trouve lamentable, indécise et ridicule. Je suis complètement ibnobulé par Pascal et je n’arrivais pas à me décider à me détacher de lui... Si je l’étais, je n’hésiterais pas à sortir avec Thomas!

Le soir, je n’avais toujours pas réussi à m’encourager à aller à Gstaad, mais Thomas est resté inflexible, il venait me chercher si je ne montais pas. Je n’avais pas le choix, alors j’ai pris la route. Mince, j’avais le coeur dans la gorge; c’était le trac. Un monstre trac. Je me sentais mal dans mes pompes de me retrouver plantée au milieu de leur famille, ce n’était pas ma place. En fait, je n’avais pas vraiment de place!!

Tremblante, donc nerveuse, je me suis présentée à la porte les jambes en chicklets. Heuresement, c’est Thomas qui est venu ouvrir. Les regards incrédules de toute la clique se sont tournés sur moi. Même Pascal. Iak. Le salon, je le connaissais pourtant, mais j’avais l’impression que tout avait rétréci. Je suis sure qu’ils se demandaient tous ce que je foutais là, ben moi aussi. J’espère que Thomas les avait prévenu? Après un rapide bonjour de loin, on s’est retiré pour porter mon sac... dans ma chambre! Thomas avait décidé sans me consulter que je dormais avec lui. Aïe, j’avais les oreilles en feu; je ne pouvais pas... je ne voulais pas dormir dans sa chambre! C’était déplacé et mal venu.

Arf, ce n’était pas le bon moment pour discuter et je me suis sentie piégée! Bordel, j’aurai dû le prévoir, qu’est-ce qui m’avait pris finalement de venir! Pire, je n’avais aucune envie de redescendre, ses parents allaient me scruter dans tous les sens. Merde. Après quelques encouragements de Thomas, des milliers de fourmis dans les jambes, je l’ai suivi au salon.

C’était évident, Pascal était mal à l’aise, en fait, je crois que ma présence l’agaçait! Et je crois qu’il avait raison. La situation était ridicule à mort. Pendant l’interminable dîner, les questions ont fusés dans tous les sens; est-ce qu’on sortait ensemble? depuis quand? etc, etc. D’une petite voix, j’ai corrigé l’affirmation de Thomas, en spécifiant qu’on était pas vraiment ensemble. C’était difficile de répondre. Avec un semblant de rire, j’ai dit que Thomas m’avait cassé les pieds pour que je vienne, alors j’étais là, voilà. Pascal restait silencieux, sans me regarder. Je n’osais pas non plus regarder dans sa direction. C’était gênant. Puis, après ce qui m’a paru une éternité, ses parents sont montés se coucher. Oufff, je me suis détendue.

Jess et Pascal n’ont pas dit grand chose, Jess était juste amusée. Puis zut, qu’il aille se faire voir (Pascal), après tout, je n’avais pas de compte à lui rendre! Thomas m’entourait tendrement de ses bras, ou se collait dans le même fauteuil et je ne vois pas pourquoi je devais le rabrouer. Pascal nous observait du coin de l’oeil sans rien dire. Sans qu’il ait besoin de le dire, je sentais que ma présence agaçait vraiment Pascal! Je n’aurai pas dû venir, je le savais!!!

Puis l’atmosphère s’est détendu quant on s’est lancé dans une partie de billard. Vers les 1h du matin, Pascal et sa femme sont montés se coucher. Je pouvais enfin parler à Thomas.

Thomas était d’accord avec tout, acceptait tout... Ce qui se passsait ou pas entre nous ne regardait personne. Je n’ai pas voulu lui mentir; j’aimais Pascal et j’espèrais toujours que les choses s’arrangeraient. Et j’ai finalement osé dire à Thomas que je ne pouvais pas ouvertement sortir avec lui, même si je tenais beaucoup à lui. Je ne savais pas si j’avais une chance ou non avec Pascal, mais c’était un peu trop vite pour que je commence quelque chose avec quelqu’un d’autre, et surtout avec son meilleur ami, son cousin qui était comme un frère pour lui! Et toute cette situation au chalet là, c’était pas top! J’étais mal à l’aise!

Comment faire en sorte de dormir ailleurs? Comment ne pas froisser Thomas? J’allais imprimer une sorte de dégoût chez Pascal! Zut, c’était un piège dans lequel j’avais sauté les yeux grands ouverts! J’aurai voulu disparaître. J’ai essayé de trouver un moyen pour filer, mais Thomas n’a pas marché!

------ En couple au chalet... Malaise! -- Mer.05.jan.11 - (005) ------

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004/11 - Je t'adore mais non!

Publié le par JaneDo

Mardi, 4 jan 2011 --  J’ai passé toute la matinée à courir avec Marie, qui a toujours sa main dans le plâtre. J’avais un RV, mais diable si je me rappelais avec qui. Vers 12h30, enfin, lumière; c’était Aurore à 14h. Après quelques échanges d’sms, on a repoussé à 15h. Ça m'arrangeait. Après une petite sieste, j’ai rappelé Thomas et Layne, puis j’ai filé chez Aurore. J’ai enfin retrouvé mes pénates en fin de journée, j’étais sur les rotules.

Je me demandais encore pourquoi je n’avais pas déménagé sur une île déserte avec un chien, et pourquoi je n’étais pas fille unique sans amis, et pourquoi est-ce qu’il a fallu que je me laisse piéger à tomber amoureuse raide dingue? Et pourquoi je n’allais pas m’enfermer dans un couvent en faisant vœux de silence pendant quelques semaines?

J’ai encore chat-té sur skype avec Brian une petite heure. Son conseil; ne sors pas avec Thomas! Si tu as l’intention de continuer à courir après Pascal, ou si tu as l’espoir de te remettre avec lui!!! Hhhah! Je suis maudite!

Je me suis changée et j’ai filé à mon rendez-vous avec Layne.

Lui aussi pense que ce serait désastreux de sortir avec Thomas si j’espérais encore quelque chose avec Pascal. On peut coucher ensemble, être tout le temps ensemble, mais sortir ouvertement ensemble; non. Même s’ils ont été longtemps et sont encore sans doute des ennemis jurés, il m’a dit que sortir avec le meilleur pote était sans doute la meilleure manière d'exterminer toutes mes chances! Whaouh, ben, ça m’avance pas des masses! Probablement que j’espérais trouver quelqu'un pour aller dans mon sens et me dire de foncer avec Thomas!

C’était chouette. Après avoir mangé, on a fini la soirée au White avant de rentrer chacun chez soi. Ce n’était pas tout à fait de la manière que Layne avait prévu notre fin de soirée, mais c’était chouette. Il m’a un peu taquinée sur mes grandes théories de liberté; des mots, rien que des mots!

Après 1h à tourner en rond, j’ai eu envie d'accepter son invitation, alors j’ai filé chez lui. Mais ce rat m’avait déjà trouvé une remplaçante. Heureusement que je ne l’avais pas appelé pour lui dire que j’avais changé d’avis et que je venais. Puis, parce que ça m’amusait et que j’étais curieuse de savoir ce qu’il allait faire, je l’ai appelé. Comme je m’y attendais, il a inventé être tombé sur des copains et n’était finalement pas encore rentré.

Avant de raccrocher, je lui ai dis que ce n’était pas grave. Je riais. Je lui ai dit que j’étais passée chez lui et que de la fenêtre, j’ai vu qu’il était occupé. C’est ce que j'aime chez lui, il sait prendre les choses à la rigolade quant il le faut; il a simplement éclaté de rire en me traitant de mini peste.

------ Je t’adore mais non! -- Mar.04.jan.11 - (004/11) ------

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003 - Thomas s'accroche.. et ça me plaît!

Publié le par JaneDo

Lundi, 03 jan 11 -- Thomas était dans ses petits souliers et pensait que je lui en voulais peut-être à cause de ce qui c’était passé avec Marilou. Il a essayé de se justifier en me reprochant, sans en avoir l’air, de passer mon temps à le repousser, de l’ignorer complètement dès que Pascal était dans les parages.

Que ce soit moi ou Pascal, on lui avait dit qu’on ne se voyait plus, il était certain que ce n’était pas vrai, alors il avait voulu en avoir la preuve. Au chalet, dès que j’ai été en couple avec Pascal, je l’ai zappé, d’ailleurs, je ne faisais plus attention à personne, ni au mal que je pouvait faire à Jess, ni à lui. Ca l’avait un peu blessé de voir comment j’étais, et il s’est consolé dans les bras de Marilou. Il se défendait en disant que c’était elle qui s’était jetée sur lui et lui a fait des avances.

Il ne pouvait pas se douter que je ne lui en voulais pas du tout, bien au contraire, sans le savoir, il m’avait rendu un fier service.

J’ai essayé de lui expliquer que malgré que je l’aimais beaucoup et même plus que beaucoup, j’étais toujours amoureuse de Pascal, et que franchement, je trouvais trop bizarre de sortir avec lui. On pouvait continuer à se voir, mais je n’avais pas l’intention de me remettre dans un relation exclusive tout de suite, j’avais envie de garder mon indépendance et voir qui je voulais. Je n’avais pas envie de commencer déjà à me culpabiliser si je passais la soirée avec quelqu’un d’autre, et surtout, je n’avais aucune envie d’avoir à me justifier.

Je ne me rendais pas vraiment compte que mes paroles pouvaient sembler dures, ou même lui faire du mal. Ce n’est que quant il m’a demandé de me mettre à sa place, et entendre ce que je lui disais, que j’ai réalisé que j’étais peut-être horrible. Mais chiotte à la fin, quant est-ce que je pourrais faire ce que je veux, pour moi, que pour moi. Bon je manquais peut-être un peu de compassion, mais je ne voulais pas en avoir, sinon, ce serait à mes depends.

Il m’a rappelée qu’il m’avait dit qu’il savait ce que je ressentais pour Pascal, qu’il acceptait ça, alors je n’avais pas à lui raconter de bobards. Thomas m’a demandé si on pouvait faire un essai... C’était peut-être confus, mais je ne voulais pas le perdre, et si je continuais comme ça, c’était bien ce qui risquait d’arriver, alors j’ai accepté!

J’aurai peut-être dû attendre pour accepter par sms, parce qu’après, il a voulu faire l’amour et je ne pouvais pas vraiment le repousser encore. Bizarre, mais je ressentais une désagréable impression, comme si Thomas effacait les traces de Pascal.

Avant de partir pour retourner rejoindre sa famille à Gstaad, Thomas m’a fait promettre de monter le retrouver au chalet, mercredi soir. J’ai accepté pour éviter les discussions, mais je trouverais une excuse pour ne pas y aller. Je n’avais pas l’intention de me retrouver entre Pascal, sa femme et les parents. Non merci.

En rentrant... J’étais vannée, raide, j’ai dormi comme une planche. Rien foutu de la journée, je n’avais pas d’énergie. Et malgré ce que j’essayais de me faire croire, je souffrais de ne plus faire partie de la vie à Pascal, j’étais désespéremment en manque de lui, j’avais envie d’être avec lui. Je me suis accordée la journée pour me morfondre et le soir, stop.

J’ai été jouer aux cartes chez ma soeur jusque vers les 2h du matin, puis je suis rentrée. Thomas m’avait appelée et me demandait de le rappeler quelque soit l’heure. Grrr, vachement déçue que Pascal n’ait même pas essayé lui. Je n’ai pas rappelé Thomas. Pourtant, il s'accroche et je dois avouer que ça me touche! Est-ce que 2011 sera son année?

------ Thomas s’accroche.. et ça me plaît! -- Lun.03.jan.11 - (003) ------

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002 - Viva Love & Viva 2011 !

Publié le par JaneDo

Dimanche, 2 janvier 2011 -- Passer du temps avec quelqu'un qu'on aime de tout son cœur, c'est vraiment le top! Rien ne peut faire plus de bien que ça. Je ne crois pas qu'il existe au monde une drogue plus puissante! La soirée et cette journée 2011, sont parmi les plus belles de ma vie, je ne voudrais jamais les oublier.

Petit retour en arrière sur samedi...

Ça m’avait pris du temps, mais j’avais fini par remarquer que Thomas semblait malheureux comme les pierres, alors je me suis donnée de la peine pour passer plus de temps avec lui. J’avais bêtement imaginé qu’il n’était pas très content que je sois couplé avec Pascal.

Mais... Ce n’était pas à cause de moi qu’il était dans cet état, et ça le travaillait; il avait couché avec Marilou. Et ça, je l’ai appris beaucoup plus tard, après que Thomas m’ait posé dans les mains un dossier sur mes rapports avec Pascal, il s’est confondu en excuses pour me dire qu’il avait fait une monstre connerie... Thomas avait couché avec Marilou.

Là dessus, j’avais quitté sa chambre sans un mot... Je ne voulais pas en parler tout de suite, il me fallait du temps pour réfléchir; lui faire la tête? ne plus lui adresser la parole? me montrer fâchée? l’envoyer balader?

Rhooooh! Alors là... C’était une chance terrible, du coup je me sentais libre comme l’air!!!! C’est moche de profiter des faiblesses humaines pour se dédouaner, mais là...

Y avait pas à dire, il avait vraiment manqué le coche! Non seulement ça me faisait plaisir à mort, parce que Marilou avait signé son arrêt de mort envers Pascal, et l’idée que Pascal l’apprenne aussi, me faisait gigoter de joie! Et tout ça, avec un visage placide, quant à l’intérieur, je dansais déjà un tango endiablé. Hihihi, elle s’était sciée toute seule! Elle pouvait bien prétendre avoir trop bu, que même si on n’en pipait pas le mot, on devinait bien ce qui se passait dans les échanges de partenaires, etc.

Hihihi, je savais qu’elle ne passera jamais le stade de la simple amie. J’applaudissais intérieurement. J’étais tranquille, et viva 2011!

Pour l’heure, dès qu’on quittait le chalet, je pouvais me coller à Pascal comme une sangsue et je ne m’en suis pas privée. Dès qu’on était hors de vue de ses parents et du chalet, je glissais ma main dans la sienne. Du coin de l’oeil, je le voyais sourire. Au bar, on est resté collé l’un à l’autre comme un petit couple normal. En boîte aussi, on est resté toujours l’un près de l’autre, main dans la main. J’ai passé la soirée à danser avec lui. Si je restais sur la piste, au retour à la table, s’il discutait avec un copain ou autre, je me précipitais vers lui, et prenait son bras pour me le passer autour des épaules. Les petites pressions de sa main de temps à autre me faisait savoir que ça lui faisait plaisir. Il me le chuchotait aussi de temps en temps à l’oreille; “encore”, ou discrètement en me faisant un bisou dans le cou, il me chuchotait des “je t’aime” à n’en plus finir.

Mince, c’était vraiment chouette. Je crois que c’était une des plus chouette soirée que j’ai passé avec lui. Je me sentais libre, heureuse, comblée. Puis, à mesure que la nuit avançait, je commençais à me demander ce qui allait se passer quant on sera de retour au chalet à cause de la présence de ses parents. Comment est-ce qu’on allait s’organiser? Comment faire? J’aurai peut-être dû lui en parler, mais je ne voulais pas déjà mettre une ombre sur notre soirée.

Avant de quitté le Clochard pour aller en boîte, je lui ai fait sa fête dans les WCs. Ha! si les mûrs pouvaient parler!!! Je savais qu’une fois la machine en marche, il aurait encore envi de plus. Bon, j’avoue, moi aussi. Pascal a voulu me retenir, mais j’ai glissé entre ses doigts pour aller rejoindre les autres, puis on est parti en boîte.

Pascal était tout chou, tout chaud, câlins à mort et voulait rentrer. Il oubliait juste qu’il y avait ses parents au chalet! C’était toujours aussi difficile de lui résister une fois qu’il avait une idée en tête. Discrètement, on a faussé compagnie au groupe et on est retourné au chalet. Sans attiré l’attention, on s’est glissé à l’intérieur et on a filé dans ma chambre et Pascal a verrouillé la porte.

J’avais pensé qu’on resterait au chalet, mais Pascal ne voulait pas de la foule, il voulait qu’on aille chez lui... 1h de route? Glups, je trouvais ça un peu excessif, mais j’ai basté, et on a quitté le chalet.

Je me faisais du soucis, parce qu’on remarquerait son absence, et par la même occasion la mienne. Ce n’était pas, à mon avis une très bonne idée. On remarquerait aussi que j’avais embarqué mes affaires, mais par contre, on avait pas à se forcer, ni à devoir supporter la présence de tout le monde. Et c’était génial...

Je n’arrive pas à croire que Pascal veuille vraiment rompre, il ne se comporte pas comme quelqu’un qui veut mettre un terme à une relation. A des moments où je m’y attendais le moins, il m’a dit qu’il m’aimait, pourquoi le dire si c’était terminé? Non, je ne le crois pas, il me cache quelque chose. On a passé toute la journée ensemble, manger ensemble, on s’est larvé devant la cheminée.

C’était géniale de n’avoir aucune contrainte. J’ai passé presque toute la journée à l’horizontale, mais qui a besoin d’utiliser ses jambes quant il y a l’amour!

En début d’après-midi, j’avais eu Thomas en ligne et j’ai prétendu m’être disputé avec Pascal et que j’étais partie avec Layne. Je l’avais eu en ligne et il a accepté d’être mon alibi. De toute manière, il avait rencontré une petite minette, et à cause d’Alexia, il n’était pas retourné au chalet et était resté avec elle et ses amis à son chalet. Il l’avait raccompagnée à Zurich et rentrerait dans la nuit sur Lausanne, alors aucune chance qu’il retourne au chalet. Layne a accepté de ne rien dire à Thomas. En milieu d’après-midi, Pascal a répondu à ses appels en prétendant ne pas être en état, qu’il était probablement chez des copains, qu’il avait envi de dormir encore un peu et qu’il rentrerait après.

Il a fallu quand même se séparer...  Pascal devait rentrer au chalet retrouver sa famille. J’avais un peu la nostalgie!

A 18h, j’étais de retour chez moi. Thomas est passé comme je m’y attendais, pourtant, il aurait dû rester au chalet avec sa famille pour la semaine, comme Pascal et Jess. Il a essayé de me convaincre de retourner à Gstaad avec lui, mais j’avais du boulot, je ne pouvais pas.

------ Et viva 2011 & Viva Love -- Dim.02.jan.11 - (002) ------


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001 - Ok, j'ai compris, c'est fini! (3)

Publié le par JaneDo

Samedi, 1er jan 2011; (la journée et le soir)

Je me suis réveillée en nage. Pascal m’avait emprisonnée dans ses bras toute la nuit, et comme je bouge peu, j’avais dormi comme ça, mais, j’avais eu chaud. On a traîné au lit jusqu'à ce que Caroline s'en aille. On était en manque de câlins!

C’était passé midi quant on s’est levé pour descendre déjeuner. Pascal est sorti peu après avec quelques copains. Ses parents étaient de retour, alors après le déjeuner, j’ai été me recoucher. J’étais raide et je n’avais pas envie de rester dans les pattes de ses parents!

Pendant la journée, j’ai pu passer pas mal de temps en compagnie de Pascal et c’était vraiment chouette. Je ne me suis pas gênée pour aller vers lui chaque fois que j'en avais envie.
On s’est amusé à la piscine, pour une fois, je me suis baignée. Nos chaises longues étaient côte à côte, mais quant Thomas se trouvait là, Pascal se mettait de l’autre côté, laissant Thomas entre nous.

Les seuls moments où je gardais mes distances, étaient quant sa femme était à ses côtés. Ses parents ne se doutaient pas de nos arrangements secrets pour le week-end.

Toutefois, j’avais pensé que la situation ne gênait pas Jess, mais c’était faux, elle m’a fait une petite remarque à propos de Pascal. Elle lui accordait un peu de lest ce week-end, mais elle était au courant qu’on avait rompu. Je n’ai pas jugé nécessaire de me prendre la tête avec elle ou de lui répondre. Apparemment, elle n’était pas au courant du pacte entre Pascal et Thomas.

  • Je t’avoue que je ne te comprends plus, je ne comprends rien, tu as voulu rompre et te voilà agissant comme si rien ne s’était passé, je comprends pas?
  • Tu préfèrerais que je te fiche la paix?
  • C’est pas ce que je veux dire, j’essaie juste de comprendre... Qu’est-ce que tu veux vraiment?

Mon dieu, pourquoi je posais une question pareille! Comme si j’avais envie de le savoir!!!!!!!

  • J’aimerai bien, je voudrais que ce ne soit pas ce que tu veux, j’espère que tu me dise que tu ne le veux pas vraiment, ça, ça me ferait vraiment vraiment plaisir, et j’aimerai alors que tu m’explique pourquoi tu l’as fait, pourquoi tu m’as fait ça? Ça m’a brisé le cœur et j’ai cru mourir.

On était assis au coin du feu, ses parents traînait dans le jardin d’hiver, mais on chuchotait. J’étais contente qu’on puisse parler ensemble, et j’avais commencé mon nouveau “moi”. Pascal était assis là quant je suis descendue et discutait avec 1 de ces copains, sans scrupule, je suis venu m’asseoir à côté, dès que son copain est parti, on s’est retrouvé que les 2 et Pascal m’a fait un grand sourire, en me disant que ça lui faisait plaisir pour une fois de n’avoir pas à me courir après comme un dératé et que j’ai pris l’initiative de venir vers lui. Ça m’a donné du courage pour continuer.

Pascal m’a proposé d’aller marcher un peu, prendre l’air. D’habitude, je serais restée au chaud au chalet, prendre l’air quant il fait si froid, c’était pas vraiment mon truc, mais là, j’ai accepté.

  • Écoute (gros soupir)... Je ne le veux pas vraiment, mais il faut avouer que Thomas n’a pas tord, qu’est-ce que j’ai à offrir? Rien. Des heures d’attente, des rendez.vous manqués, de longues semaines sans nouvelles, parce qu’il fait avouer que je suis pas un maniaque des sms! De longues semaines seule, et quant je suis là le week-end, je ne peux même pas te toucher, tout ce que je peux t’offrir, c’est quelques heures en cachette ça et là, dormir ensemble une fois de temps à autre... C’est pas ce que je peux appeler, te rendre heureuse?
  • C’est un peu à moi de voir, tu ne pense pas? Et si ça me convient? Pourquoi me briser le cœur? Parce qu’à t’entendre, tu me brise le cœur pour mon bien? C’est ça?
  • C’est clair quant tu le dis comme ça... Y a des moments où je ne me pose pas la question, je suis juste heureux qu’on se retrouve enfin, puis quant je suis seul, j’y pense et je trouve ça horrible. Je me dis que si je t’aime, je dois te rendre ta liberté.
  • Pas comme ça! C’est quoi cette liberté qui veut que je sois libre, mais malheureuse sans toi?
  • Peut-être au début...
  • Oh, ne me sort pas le couplet; “Peut-être au début, ensuite tu me remerciera”... Ce serait le summum!
  • Sans moi? Tu veux vraiment de ce genre de relation?
  • Je le veux!

Ça l’a fait sourire d’entendre autant de conviction dans ma voix, puis il a foncé les sourcils pour regarder au loin. Grahhhou, je me suis dis qu’il allait encore me sortir des raisons bidons, mais pas du tout!

  • J’ai envi de t’embrasser là! Si on était ailleurs, seuls, si mes parents n’avaient pas les yeux rivés sur nous, je t’embrasserai, petit miss “Je le veux”.

Il a ri. God, que j’adore son petit rire. Bref, j’aimais tout chez lui et c’était ça mon gros problème.

Mais, je crois que j’ai saisi qu’il ne voulait pas continuer comme ça, et que si j’insistais, il baisserait sa garde, mais très vite, on sera de nouveau au point de départ; il voudra à nouveau rompre. Alors, après avoir pris une grosse inspiration et cherché tout le courage dont je pouvais faire preuve, j’ai pris les devants; “Je lui ai dit que je comprenais que ce n’était pas facile, que je l’adorais pourtant, mais j’avais compris qu’on était plus ensemble, mais que j’étais contente de passer ce week-end avec lui.”.

Ce que je ne disais pas, c’est que j’avais surpris une conversation entre lui et sa femme, et elle lui rappelait sa promesse et qu’il devait faire attention que je ne me mette pas à imaginer des choses, juste parce qu’il passait du temps avec moi. Sa promesse? Je ne sais pas ce qu’elle avait voulu dire, mais je sentais que je ne savais rien des relations entre eux. Du coup, je me suis même demandée si Pascal ne profitait pas un peu de mon amour aveugle envers lui, pour s’amuser avec moi!?!?

Oui, oui... Je sais, Pascal ne devait plus rien piger! La minute d’avant, je lui faisais comprendre que j’acceptais la situation, tout ce que je voulais, c’était être avec lui. La minute d’après, alors qu’il semblait rassurer et peut-être pensé qu’on pouvait encore essayer, je lui coupais les pattes en disant que j’acceptais notre rupture! Ouais, même moi, je ne me comprend pas des fois!!!

Par contre, je n’avais pas passé beaucoup de temps avec Thomas. Il restait en retrait. J'avoue que, comme toujours quant Pascal est dans le coin, je le zappe, je l’oublie, je ne fais pas attention à lui. L’après-midi, il avait été faire du snowboard et je ne m’en étais même pas rendue compte. A son retour justement, il nous avait retrouvé à la piscine.

Après la piscine, Thomas m’avait fait monter dans sa chambre, j’avais pensé que c’était seulement pour parler, mais il avait des trucs à me montrer.

D’abord, il m’a posé des questions pour savoir si je continuais à voir Pascal, et pourtant, je suis sûre qu’il savait qu’on avait rompu, et à plusieurs reprises. Il m’avait ramassé à la cuillère plus d’1x. J’ai hésité à lui mentir, parce que Thomas savait probablement plus de choses que je n’imaginais. Et comme j’ai eu raison! J’ai été évasive, répondant à ses questions par des questions. Quant je me suis presque retrouvée coincée, j’ai voulu prendre la fuite en prétextant ne pas vouloir en parler, alors Thomas m’a tendu un dossier.

Ha! Un dossier rempli de rapports et de photos sur mes visites en Allemagne et de mes rencontres avec Pascal les week-ends quant il était là. De mauvaises photos où l’on nous voyait enlacé dans tous les coins possibles. Même si les photos n’étaient pas très bonnes qualités, on pouvait aisément nous reconnaître.

Donc, il savait, il avait toujours su...?

J’étais bouche bée, presque choquée. Je n’ai pas osé le regarder, ni lui demander si son père était au courant aussi, ni s’il m’avait fait suivre de sa propre initiative.

Quelques unes de ces photos m’ont fait particulièrement mal; celles où l’on me voyait perdue dans Munich à la recherche de Pascal. On pouvait deviner ma peine et comme je me sentais anéantie. Celles aussi où l’on me voyait assise parterre devant sa porte, arf, c’était... et aussi celle où, les yeux exorbités, je fixais quelque chose à travers la vitre d’un bistrot, ensuite on voyait la voiture à Pascal avec Caroline qui en sortait. Je savais très bien quant elles avaient été prises et ça m’a fait revivre ces horribles et douloureux moments.

J’ai quitté sa chambre sans un mot, sans même un regard. De retour dans ma chambre, Caro se préparait pour descendre dîner. Je me suis réfugiée sous la douche jusqu’à son départ. Je lui avais demandé de m’excuser auprès des parents à Pascal pour le dîner. J’en ai profité pour faire une sieste.

Pascal est passé voir ce que je faisais. A travers mes sourcils, je l’ai vu passer la tête par la porte, mais je ne voulais voir personne, juste dormir. Je ne voulais pas que Thomas pense que je faisais la tête, alors je lui ai envoyé un message, comme à Pascal d’ailleurs, pour leur demander de me tenir au courant de leurs déplacements et, que j’irai les rejoindre plus tard, j’avais besoin de dormir un peu.

Ce n’est que vers 23h que je les ai retrouvé au Clochard.

J’étais d’attaque, et j’avais l’intention de profiter de tous les derniers petits moments que je pouvais passer avec Pascal et j’avais l’intention de les rendre inoubliables... J’avais laissé ma timidité dans un tiroir!

Je n’ai pas tourné autour du pot, j’ai été directement vers Pascal et j’ai glissé ma main dans la sienne. Il m’avait vu arriver de toute manière. 10mn plus tard, je le tirai dans un coin pour l’embrasser, parce que j’en avais envie. S’il se posait des questions, tant pis, je ne voulais penser qu’à moi pour le reste du week-end. Après l’avoir allumé, je suis retournée au bar, le laissant chaud comme la braise. J’avais le sourire et je me sentais bien, surtout de le voir me poursuivre du regard et chercher toutes les occasions pour me tirer à lui ou qu'on soit collé ensemble.

J’ai été me plutôt me coller à Thomas, je voulais aussi lui montrer que je ne lui en voulais pas pour tout à l’heure. Ça, j’y tenais. Je ne savais pas pourquoi il avait fait ce qu’il avait fait, et je ne voulais pas le savoir. Ça faisait sûrement partie de son petit côté “dictateur”.

Puis, j’ai compris!!!

Thomas avait voulu m’avouer ce qui c’était passé avec Marilou, alors il a voulu s’assurer qu’il ne soit pas le seul à avoir quelque chose à se reprocher. Hum, c’était mal me connaître! J’en ai profité pour lui dire qu’il n’avait pas de compte à me rendre, on ne sortait pas ensemble, il avait le droit de faire ce qu’il voulait, que je n’avais pas à lui en vouloir. Pour adoucir la pilule, j’ai rajouté que je l’adorais tel qu’il était, qu’il n’avait pas à se torturer pour ça.

Mon regard s’est reporté sur Marilou, madame la grande copine à Pascal en ce moment. Différemment de Caroline, qui elle, était l’amoureuse, Marilou jouait à la grande copine et la confidente. Elle lui tournait autour en jouant à la pote, amusée, je me demandais si elle en parlerait à Pascal ou si ce serait Thomas?! Ou peut-être moi, si aucun des 2 ne le faisait!

J’avais l’amusante impression d’avoir repris le couteau par le manche, d’avoir repris un peu le contrôle de ma vie. Je n’étais pas aussi triste que je l’avais été ces derniers temps, je ne souffrais pas. En tous cas, pas en ce moment. Quelque part au fond de mon cœur, je crois que je ressentais que, Pascal m’aimait toujours, mais je ne voulais plus me laisser mener par le bout du nez. Si Pascal avait envi qu’on soit ensemble, il avait intérêt à me le faire savoir, il allait devoir me le dire clairement.

En attendant, j’allais peut-être le torturer un peu jusqu’à ce qu’il craque!

------ Ok, j’ai compris, c’est fini! (3) -- Sam.01.jan.11 - (001) ------

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