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001 - Nlle Année! 1ère heures... (2)

Publié le par JaneDo

Samedi, 1er jan 2011; (les 1ères heures du matin)

Peut-être à cause de tous les chocs subi ces derniers temps, j’étais crevée, lessivée, alors j’ai été dans les 1er à monter me coucher. Thomas a voulu m’accompagner, le sentiment de culpabilité aidant, j’ai eu bien du mal à trouver les mots pour gentiment décliner son offre. J’ai bien fait, parce que quelques minutes plus tard, Pascal est monté à son tour..

Il m’avait laissé sa chambre dans l’attique et j’avais accepté de la partager avec Caro... Ca, c’était une connerie!

Je n’avais pas pensé sur le moment que c’était peut-être pour me surveiller, du coup quant Pascal est passé pour me dire souhaiter bonne nuit, j’ai réalisé qu’il aurait peut-être pu rester si j’avais été seule. Mais bon, on avait rompu, alors j’étais à mille lieux d’imaginer qu’il y avait une petite chance.

Quant elle me l’avait proposé, je m’étais juste dit que je ne serais au moins pas toute seule, et aussi, Pascal ne pourrait pas se glisser dans sa chambre, je l’aurai à l’oeil. Ben, c’était pas de chance! Je n’aurais jamais dû accepter qu’on partage la même chambre!!!

A peine, 1/2h plus tard, Caro a essayé d’entrer...

Heureusement, Pascal avait eu la présence d’esprit de fermer à clé, sinon elle nous aurait pris sur le fait. Trop occupé, on ne l’avait pas tout de suite entendue. Quant j’ai été ouvrir, Pascal s’était étendu en travers du lit comme si on était simplement en train de discuter. Vu le regard qu’elle nous a lancé, je ne pense pas qu’elle ait été dupe.

Afff, dire que j’aurai pu dormir avec lui en fin de compte, quelle malchance. J’étais vraiment déçue. C'aurait été merveilleux de passer la 1ère nuit de l'année avec lui.

L’année commençait vraiment mal... Et tant pis si c’était vache, mais demain, je la vire de ma chambre!

Pascal s’est levé pour partir et je l’ai suivi jusqu’à la porte, on s’est mis à parler en chuchotant. Je lui ai demandé de rester. Il était un peu pompette et il ne fallait pas grand chose pour qu’il accepte.

  • Ah, j’aurai bien voulu, mais je peux pas, et il y a Caro...
  • Tu sais, je crois qu’elle sait, alors qu’est-ce que ça peut faire? Puis, c’est pas comme si on n’avait jamais dormi les 3 ensemble.
  • Non. Je pense qu’elle a des doutes, mais pas de certitudes.
  • Quant j’étais en Allemagne, tu sais, quant j’ai été sonner chez elle et que tu es revenu à ton appart, tu crois qu’elle pense qu’on a fait quoi?

Ce souvenir m’a ramené un petit pincement au coeur et une foule de doutes.

  • Dis, au fait... Tu es quand même parti dormir chez elle ce soir là? C’était pour faire quoi? Dis, est-ce que tu ne veux pas rester parce qu’il se passe quelque chose, ou parce qu’elle est présente, tu ne veux pas la blesser en restant avec moi ce soir?

Pascal a foncé les sourcils en faisant une petite grimace.

  • Qu’est-ce que tu va encore chercher? Pas du tout, rien à voir.
  • Tu n’as quand même pas répondu?
  • Parce que tu dis des bêtises! Très bien...

Thomas a alors pointé le bout de son nez au bout des escaliers. Il ne pouvait pas être là par hasard, ce n’est pas un passage, c’est un cul de sac, on ne monte ces escaliers que pour venir à l’attique et rien d’autre. Marilou était avec lui, ça m’a fait grimacer à mon tour.  Très bien quoi? Rhhha, Thomas aurait pu arriver juste 1mn plus tard, mais non, il a fallu qu’il arrive avant que Pascal ait pu me donner une réponse claire! Zut et re-zut!

  • Je te cherchais! C’est le bordel en bas, Paul est rond comme un ballon, il dit faire partie d’un groupe de nudiste et se ballade à poil à la piscine. Il veut transformer le chalet en camp de nudiste. Tu peux venir me donner un coup de main? Et ta femme, c’est pas mieux... Elle est en train de composer son petit harem... La aussi, j’ai besoin de ton aide!
  • Waouh! D'accord, je te suis...

En partant, il m’a fait signe de descendre aussi. Avec le remus ménage causé par Thomas, Caroline s’est collée à nos basques.

On les a suivi en essayant de ne pas se retrouver dans leurs pattes. Rhoooh! Demain, Paul aura la honte de sa vie en tous cas, il était carrément cuit. Et Thomas avait raison, Jess c’était pas mieux! Ethan faisant de son mieux pour la convaincre de monter se coucher, mais il n’y avait pas grand chose à faire.

On dit; “In Vino Veritas”; l’homme est plus expansif sous le coup de l’ivresse, la vérité qu’il ne dirait pas à jeun lui échape alors, donc je n’ai pas tenté d’aider pour éviter qu’elle se mette à m’insulter.

Caroline avait tenté d’aider Ethan, mais Jess l’a traitée de chienne en chaleur qui poursuivait son mari partout. Hahaha, pas faux!

Hum! Ethan en prenait aussi pour son grade; on a appris qu’Ethan l’avait trompée avec une nana de son boulot et aussi avec la fille des propriétaires de son immeuble... Hum, rouge, Ethan tentait quand même de l’amener à quitter le salon, mais sans succès. J’ai préféré rester en retrait.

Bouche bée, on a vu Pascal et Thomas traîner Paul hors de la piscine, l’un des 2 essayait tant bien que mal de tenir un linge autour de ses outils, mais lui, tout en leur tenant des théories sur le naturel du nudisme, l’arrachait dès qu’il le pouvait. C’était en fait un spectacle assez amusant. Après avoir réduit Paul, Pascal est redescendu s'occuper de sa femme. Il l’a balancée sur son épaule comme un sac et départ. Elle continuait à s’en prendre à Ethan, puis quant elle s’est rendu compte qu’il était toujours devant ses yeux, elle a commencé à se débattre sur l’épaule à Pascal et à lui crier dessus. Elle l’a traîté de salaud, que les mecs étaient tous pareils, qu’ils avaient tous le cerveau dans le pantalon.

Mort de rire; avant qu’elle ne disparaisse en haut des escaliers, d’un ton souillon, elle a commencé à lui dire que s’il pensait profiter de l’occasion, il pouvait toujours aller se gratter. Son ton était hilarant. Du fond de sa bouteille, elle avait de l’imagination.

Un semblant de calme revenu, Pascal et Thomas sont redescendu, épuisés. Trop occupée à observer le spectable, je n’avais pas fait attention que Marilou leur avait prêté main forte lors de tous ces va-et-vient. Ils riaient tous les 3 de ce qui s’était passé, loin de nos yeux et de nos oreilles. Apparemment, une fois que Pascal l’avait posée dans la chambre, Jess avait essayé de se sauver. On est resté encore un peu avec les derniers couche-tards pour prendre un dernier verre et bavarder au coin du feu.

Pascal était venu s’asseoir à côté de moi, ça m’a fait plaisir, un peu moins quant Caro s’est installée sur ses genoux. Un peu plus, quant Pascal a prétexté aller se chercher un verre et s’est débarrassé d’elle. Je crois qu’elle s’était mise là parce que Marilou occupait déjà le bras de son fauteuil, peut-être aussi un peu par jalousie et pour faire barrage. Pourtant, à observer la facilité avec laquelle les autres filles approchait Pascal, de manière naturelle et à l’aise, mentalement, j’ai décidé d’être un peu moins coincée et d’aller plus vers lui à l’avenir.

Ciel, je me rends compte après coup, que comme d’hab, j’oublie toujours Thomas, tellement je suis obnubilée par Pascal! Je ne sais pas ce qu’il pensait, je n’ai pas regardé dans sa direction, je ne sais pas la tête qu’il faisait, ni s’il avait remarqué mes yeux scotchés sur Pascal. C’est lamentable d’agir comme ça avec quelqu’un qui n’est qu’adorable avec moi.

Quant Pascal est revenu avec son verre, je lui ai fait signe qu’il pouvait partager mon fauteuil et je me suis carrée entre ses jambes. Je lui avais laissé mon fauteuil pour m’asseoir sur un des coussins parterre et apuyé ma tête contre sa jambe. Dès que j’en ai eu l’occasion, je lui ai proposé en douce de venir dormir, amusé, il m’a dit qu’il m’avait déjà dit oui, ne serait-ce que pour me prouver qu’il n’avait pas refuser pour les raisons que j’avais imaginé dans ma tête rempli de suppositions abracadabrantes.

On était en petit comité en bas, il n’y avait que quelques copains à Thom et Pace que je connaissais assez bien. Enhardie par l’atmosphère, pour faire suite à ce que Jess avait déjà commencé, j’ai proposé qu’on échange les couples. Ce week-end, Pascal m’appartenait, j'ai prétendu qu’il avait perdu un pari. Probablement, personne ne savait de quoi je parlais, moi non plus, mais, j’avais ce que je voulais.

Là, j’ai remarqué que Thomas était pâle comme un linge. Ca m’a un peu fait mal au coeur. Jess, qui avait réussi à échapper à la surveillance d’Ethan s’était raboulée dans le salon pour se jeter dans les bras de son mari. Elle avait entendu ma proposition, après m’avoir lancé un regard plein d’animosité, elle a quitté les bras de son mari pour celles d’Ethan.

A ma surprise, Thomas et Marilou ont formés un duo. Caro par contre s’est retrouvée avec Michael, parce qu’elle n’avait pas su qui choisir, et Michael non plus. Elle avait la mine boudeuse et essayait de capter le regard de Pascal, probablement à la recherche de sa compasion. Je suis contente qu’il ait fait mine de l’ignorer. Paul avait espéré être avec Alexia, qui elle a choisi Dominique, parce que ce chien de Layne avait disparu depuis longtemps (où? on en savait rien).  Paul a donc choisi la fille qui faisait le service un peu plus tôt dans la soirée et que Pascal avait invitée à se joindre à nous.

Ravie, j’étais du coup débarrassée de Caroline pour la nuit et j’avais mon petit coeur à moi toute seule. On a pas traîné pour courir se mettre au dodo...

Enfin, je croyais mettre débarassée de Caroline, mais j’oubliais son obstination! Plus tard, à moitié dans les choux, je l’ai vu revenir dans la chambre et se glisser dans le lit. Plus tard dans un demi sommeil, j’ai senti Pascal m’enlacer et ses mains se faufiller sous mon t-shirt. Glups, j’avais des frissons partout. Doucement, il m’a fait quelques bisous sur l’épaule, je sentais aussi les changements physiologique de son corps et j’avoue que ça me faisait plaisir. Plus tard encore, j’ai senti un des bras de Caro qui s’était collée au dos de mon petit homme, j’ai senti le bras ou la main de Caro tomber sur mon ventre. Après, je crois que je m’étais profondemment endormie.

Je me souviens avoir pensé, juste avant de sombrer dans un sommeil comateux, de dire à Caroline de ne pas espérer que les choses se passent comme par le passé, je n’avais pas l’intention de la laisser trop approcher Pascal à l’avenir.

------ Les 1ères heures de 2011 -- Sam.01.jan.11 - (001) ------

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001 - Nlle Année! Le combat reprend! (1)

Publié le par JaneDo

Samedi, 1er janvier 2011 --  La gorge serrée, l’angoisse au paroxysme, je regardais les minutes s’égrainer, j’hésitais encore à courir en bas ou à rester là et attendre que minuit soit passé. C’était décidé, je descendrais rejoindre mes amis après minuit. De toute façon, je suis sûre que je n’arriverais pas à fermer l’oeil, si j’allais me coucher! Mince, j’avais tellement envie d’être avec Pascal...

Non, je ne veux pas et je ne peux pas en vouloir à Pascal d’être auprès de sa femme à Nouvel An...

Je ne tenais plus! Je ne pouvais pas rester caché, alors que la fête battait son plein en bas, mais mes jambes refusaient de me soutenir, alors je suis restée prostrée devant la cheminée. Je ne pouvais pas non plus redescendre maintenant, et au moins, je n’avais pas à voir Pascal et sa femme.

Peu avant minuit, j’ai entrouvert la porte et je les ai écouter faire le compte à rebours de minuit, puis les cris de joie, les larmes sont sortis tout seul, ils coulaient et coulaient, impossible de les retenir. J’avais manqué le passage à la nouvelle année. C’était de ma faute, mais je rendais la terre entière responsable de ma bavure, et surtout Pascal...

Je pleurais sur mon sort, aussi parce qu’il me semblait que personne n’avait remarqué ma disparition, personne n’avait pensé à moi et ça me faisait mal. J’ai refermé la porte et je me suis laissé aller. Je m’accordais quelques minutes, ensuite, je planterais un masque souriant et je descendrais me mêler à la foule. Je n’ai pas entendu la porte et mon cœur a failli lâcher de me retrouver dans les bras de Pascal...

  • Ça c’est mon 1er baiser de l’année 2011...

Afff, je pensais qu’il mentait mais ça me faisait plaisir quand même! Gentiment, il m’a dit que j’étais une idiote d’être partie comme ça, mais en même temps, au moins on pouvait être seul un moment, sinon il n’aurait jamais pu m’embrasser comme il l’aurait voulu, avec tout ce monde autour.

Je me suis laissée couler dans ses bras, je fondais comme une glace... Orhhh, je l'aime quoi!

Après, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire que je ne le comprenais plus; il avait voulu rompre et pourtant il était là? Je ne comprenais plus rien. Pascal ne voulait pas parler de ça maintenant, on en parlerait plus tard, pour le moment, on devait se dépêcher de descendre rejoindre les autres. Il est descendu en 1er. Pascal était à nouveau auprès de Jess, on aurait dit que rien ne s’était passé, à tel point que je me suis demandée si je n’avais pas rêvé ou fantasmé. Thomas est presque immédiatement venu me prendre dans ses bras pour m’embrasser. Pascal lorgnait dans notre direction.

Je n’aurai pas dû laisser Thomas m’embrasser, mais je ne savais pas que Pascal s’était contenté de faire un bisou sur la joue de sa femme et lui faire un “hug” au lieu du big “baiser”. Je ne savais pas qu’il avait réservé le baiser du Nouvel An pour moi. Si je l’avais su, j’en aurais fait autant avec Thomas.

On a fait la fête jusqu’au 1ère lueur du matin... Pascal s’était comporté en parfait pote. J’avoue que je sentais que je faisais du mal à Thomas, malgré tout, il continuait à sourire, à agir comme si tout allait bien, pourtant quant nos regards s’accrochaient, je pouvais lire sa tristesse. Il m’a demandé si Pascal m’avait retrouvée, alors j’ai compris que c’était lui qui avait dû lui dire où j'étais, ou un truc du genre. Donc, Thomas m’avait vu m’éclipser. Pourquoi n’était-il pas venu me rejoindre?

J’avoue que je me posais tout un tas de questions...

Il m’a fallu un moment pour me détendre et commencer à réellement faire la fête. Comme Pascal, je devais être capable de faire comme si rien ne s’était passé, et ça, je pouvais faire. Quant on se retrouvait ensemble, on rigolait, papotait ensemble comme des amis. J’essayais de ne pas me montrer jalouse de le voir discuter avec Marilou, Caro ou même avoir des gestes de tendresses envers sa femme. On a même dansé ensemble.

Affff... Me retrouver dans ses bras, si près de lui, sentir la chaleur de ses mains, sa peau, pfff, j’ai regagné mon siège les jambes flageolantes et le cœur en bataille. C’était difficile de faire les quelques mètres qui me séparaient de mon siège. Malgré tous les verres que j’avais ingurgité, danser avec lui m’avait malheureusement dégivrée. J’étais à nouveau complètement déstabilisée, nettement moins bavarde et complètement amoureuse. Quelle poisse!

Pendant qu’on dansait, vers la fin, juste avant qu’on regagne chacun notre camp, Pascal m’avait demandé de ne pas dormir avec Thomas. J’ai voulu savoir pourquoi il me demandait ça et il m’a juste répondu;
Ne le fais pas, c’est tout. STP.

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365 - Je finis l'année le moral à zéro!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 31 déc.2010  --  Layne a décidé de monter à Gstaad aussi. Il trouvait les week-ends au chalet amusantes et beaucoup plus intéressantes que les soirées avec ses potes. De plus, il emmenait Alexia avec lui. Alexia ne m’a pratiquement pas adressé la parole pendant tout le trajet, alors j’étais soulagée d’arriver à Gstaad. Je crois qu’elle se doutait que j’avais passé les 2 dernières soirées avec Layne, ou l’avait appris par Caro, mais on en avait pas parlé. Je m’étais préparée à l’éventualité, je lui aurai répondu que Layne était aussi libre que moi de passer ses soirées avec qui il voulait.

On est arrivé en début de soirée et j’ai été surprise de voir que les parents à Pascal était là! Glups, ça n’allait pas être aussi amusant que d’habitude alors! En arrivant, j’ai réalisé que si j’espérais passer du temps avec Pascal et c’était râpé, avec ses parents sur place, c’était tout simplement inimaginable!

Bien avant que Pascal ne décide de rompre, il m’avait dit une fois en passant, qu’il espérait s’arranger pour qu’Ethan soit là pour le Nouvel An, et Ethan était là. Comme ses parents restaient là, dans nos pattes pour le week-end du Nouvel An, je ne voyais pas pourquoi Pascal avait insisté pour que je vienne, ni comment il imaginait la suite. Il ne pourrait pas quitté les côtés de sa femme, ça c’était sûr.

Mes rêves venaient de s’effondrer.

Thomas est sorti nous accueillir, il semblait content de me voir.  Je m’inquiétais de n’avoir pas pris ma voiture, ça me rend dépendante des autres, j’ai horreur de ça. Si je n’en pouvais plus et que l’envie de partir me prenait, je ne pourrais pas prendre la fuite, je serais coincée là.

On avait l’intention de faire la fête au chalet et de sortir plus tard. Si les parents n’avaient pas été là, on aurait sûrement passé toute la soirée au chalet et, peut-être éventuellement, fait un petit saut en boîte vers les 2 ou 3h du matin, et encore... mais après minuit, ou pas.

Puis, renversement de situation, les parents à Pascal étaient invité à passer la soirée chez les parents de Yumi. Donc, Yumi était là, et les parents de Pascal partaient. Cool, c’était déjà ça. Je crois qu’ils avaient compris que les jeunes voulaient passer la soirée sans les avoir dans les pattes, donc, d’après ce que j’avais entendu, ils ne rentraient pas avant demain après-midi. Par contre, ils étaient là le reste du week-end. Ils avaient emmenés avec eux, le personnel pour s’occuper du service. C’est bien d’avoir du personnel quand même!!!

Un des garçon avait invité une des jeunes femmes au service de ses parents, à se joindre à nous. Je ne sais pas si c’est Pascal ou Thomas, mais j’avais remarqué Pascal en train de discuter avec elle.

Pour la nuit, comme l’année passée, l’organisation était la même je crois; pour ceux qui le voulaient ou ne seraient pas en état de rentrer, le couchage était prévu autour de la piscine et dans la salle de jeux. Moi, je partageais une chambre avec Caroline, on s’était mise d’accord. Thomas aurait bien sûr préféré que je partage la sienne, mais non, pas si je voulais qu’il comprenne qu’on ne sortait pas ensemble ou que j’étais célibataire et libre de faire ce que je voulais.

Partager ma chambre avec Caro, c’était peut-être une connerie, si j’espérais voir Pascal...

Je faisais tout pour ne pas montrer que je suivais Pascal du coin de l'œil, mais je ne faisais que ça. Ciel, que c’était dur d’accepter de ne plus faire partie de ses priorités, dur de ne plus faire partie de sa vie. Je languissais dans l’espoir qu’il me parle, qu’il me regarde, qu’il m’accorde 1mn, c’était comme je l’avais imaginé, un véritable enfer!

Ça m’arrivait d’oublier parfois à quel point Thomas et Pascal étaient proches, que malgré tout ce qui pouvait se passer, ils restaient proches. Une fois de plus, en les regardant parler ensemble, je le constatais encore, je devais me rendre à l'évidence; rien ne pouvait les séparer.

C’était fou, mais même si Thomas et Jess ont été adoptés par l’oncle, donc le frère du père à Pascal, je trouvais que ces 2 là, Thomas et Pascal se ressemblaient drôlement. Ils avaient souvent les mêmes mimiques, étaient tous les 2 grands et se tenaient souvent de la même façon.

Bon, c’est clair que même dans un brouillard à couper au couteau ou dans une pénombre profonde, je reconnaîtrais Pascal à coup sûr, et il n’aurait pas besoin de dire un mot pour ça. Je connais le dessin de sa silhouette, la largeur de ses épaules, de son cou, sa manière de bouger, je le connais par cœur.

Après avoir échangés quelques mots, Thomas m’a demandé de le suivre dans la bibliothèque... Comme, il tardait à parler, Pascal a pris la parole;

  • Tu le lui dit ou je le fais? (Pascal)

Après quelques hésitations, ils m’ont appris qu’ils avaient fait un pacte, pourtant les choses ne s’étaient pas passé comme Thomas l’avait espéré; au lieu de nous rapprocher, je l’avais fui et continuer à poursuivre Pascal. Ben oui!

  • Pascal a accepté de te foutre la paix, d’arrêter de t’encourager dans une relat... (Thomas)
  • Viens en au fait. (Pascal)

Gros soupir...

  • Pascal a accepté de te fiche paix, pour autant que vous puissiez passer le week-end de Nouvel An ensemble. (Thomas)
  • Vous êtes cons! (moi)

Ha! Les salopard! J’ai fait demi tour pour partir, ils m’énervaient tous les 2. Alors j’étais quoi? Un pion? Un jouet qu’on se balance de l’un à l’autre? Je n’ai pas voix au chapitre? Non mais oh! Pascal m’a rattrapée pour me demander de rester. Thomas a essayé de m’expliquer que ce n’était que pour mon bien. Non mais franchement les mecs sont parfois lamentable, pour qui se prennent-ils donc? Nos chefs? Qui lui donne le droit de décider à ma place? Furax, je leur ai dit que j’étais libre de faire ce que je voulais, ce n’était pas leur choix, mais le mien.

Après avoir fulminé un moment, je me suis calmée. Pascal a dit, devant Thomas, qu’il ne supportait pas de nous voir ensemble. Thomas lui a rappelé que de toute façon, même s’il prétendait vouloir passer le week-end avec moi, il devra rester auprès de Jess, qu’il n’aura en fait que peu de temps à m’accorder, et que, la situation avait peu de chance de s'améliorer.

  • L’empêche si Pascal se retrouve dans cette situation, c’est pour vous; toi et Jess, non? Il va passer les 5 plus belles années de sa vie dans un piège, faut croire qu’il vous aime beaucoup,  pas vous?

Pascal m’a regardée avec surprise, jusqu’à présent, je n’avais jamais rien dit. Hum, je remerciais secrètement Sminette de me l’avoir rappelé. Thomas a baissé la tête en enfonçant ses mains dans les poches.

  • Alors, qu’est-ce que tu veux faire? (Thomas)
  • Je n’en sais rien, vous m’énervez! Vous êtes des abrutis tous les 2. (moi)

Sur ce, j’ai tourné les talons. C’était vrai, je ne savais pas ce que je voulais faire. Si je me laissais aller à faire ce que mon cœur voulait, je retombais dans les griffes de Pascal et je causais de la peine à Thomas. Si je résistais, je serais malheureuse. De toute façon, Thomas avait raison, en public, Pascal resterait près de sa femme, je n’aurai que les miettes, comme d’habitude!!!

Comme je m’y attendais, c’était une soirée pénible. Je ne m’amusais pas beaucoup et j’avais plutôt l’impression d’être là en spectatrice. Je faisais semblant de sourire, de faire la fête, je discutais avec tout le monde, mais intérieurement, je souffrais terriblement.

J’étais désespérée à regarder Pascal et sa femme se faire des tonnes de bisous, danser comme s’ils étaient seuls au monde. Arfff, j’enviais Jess à fond.

Pourtant, Pascal discutait souvent à droite et à gauche, avec tout plein de monde, mais il ne m’approchait pas et ne me parlait pas. J’ai dansé, fait semblant de m’amuser, j’ai même avalé plusieurs verres en espérant noyer ma tête et mes espoirs brisés, mais ça ne marchait pas des masses.

Vers les 23h15, prise de panique, parce que je savais que je ne supporterais pas de voir Pascal continuer à m’ignorer, ni de devoir le voir enlacer et embrasser sa femme à minuit, je suis sortie du chalet comme une furie. Je me demande à quoi je pensais, il faisait un froid de canard! Je ne voulais pas être là pour voir ça, je savais que ça me ferait mal.

Je dramatisais un peu, j’avais tout de même surpris Pascal en train de me suivre du regard, il m’avait glissé quelques sourires, mais j’avais détourné la tête comme si je n’avais pas remarqué. Il a aussi essayé de venir me parler à 1 ou 2 reprises, mais j’ai pris la fuite. Je ne sais pas ce que j’espérais, peut-être qu’il laisse tomber sa femme pour passer la soirée avec moi? Ce n’était pas très logique, mais bon, difficile d’être logique dans mon état!

Frissonnante, je suis rentrée au chalet, mais j'ai filé dans l'attique. Heureusement que le feu dans la cheminée brûlait toujours. Je n’avais même pas pris la peine d’allumer, tendue, je me suis assise devant et j’ai regardé les minutes passer. Peut-être que j’y retournerai après minuit. Peut-être... J’étais au bord de la dépression nerveuse, mais je me battais pour ne pas pleurer comme une madeleine. J’attendais que les minutes passent en imaginant tout ce qui se passait en bas. Je ne pensais qu’à lui.

Je regrettais aussi d’être partie, parce que franchement, c’était encore plus terrible d’imaginer. J’étais juste pas bien, l’angoisse me bouffait l’estomac, j’étais trop mal. Mais pourquoi diable être venue à Gstaad? Est-ce que j’aimais tellement souffrir?

Petit à petit, la raison se faufilant un petit passage parmi les débris de mon cerveau engourdi, je me suis demandée pourquoi c’était si dur pour moi de rester en retrait et d’accepter que Pascal ait des priorités autres que les miennes? Je lui avais dis à plusieurs reprises, que je pouvais tout accepter, alors c’était à moi de le prouver, non? Je devais lui montrer que ce n’était pas que des paroles en l’air.

Oui, je pouvais tout accepter, tout ce que je voulais c’est faire partie de sa vie, l’avoir de temps à temps à moi. C’était normal qu’il soit auprès de sa femme à minuit, c’était normal que ce soit avec elle qu’il passe les 1ères secondes de la nouvelle année, et à elle qu’il donne le 1er baiser. Ça n’allait pas me tuer, mais de ne plus pouvoir être avec lui, ça oui!

Afff, je regrettais vraiment d’être partie, ça lui démontrait que je n’étais pas capable de le comprendre et de le soutenir, c’était nul!

Depuis le début, et surtout depuis l’été, je savais qu’il nous fallait être discret, j’avais pourtant eu assez d’ennuis avec son père, et je continuais à ruer dans les brancards. Carrément nul.

Je regrettais vraiment d’avoir filé comme ça. Du coup, après sa femme, ce serait sûrement Caro qui aura la chance de recevoir ses vœux et son bisou pour la nouvelle année, et moi, j'étais là à regarder le feu de cheminée!!! Frankly!

------ Je termine l’année comme elle avait commencé; le moral à zéro! -- Ven.31.Déc.10 - (365) ------

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364 - Espoir, espoir quant tu nous tiens!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 30 déc.2010  --  Ha! Nouvel An approche à grand pas, et même si j’avais décidé de ne pas aller au chalet à Gstaad, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Pascal et d’avoir envie de le voir. De le savoir si près me perturbait. Pour tromper ma mélancolie et ne pas sauter sur le téléphone pour dire à Thomas que j’avais changé d’avis; je me rappelais juste que je ne serais pas celle qui serait dans ses bras à minuit, mais Jess. Ce serait Jess qui recevrait son 1er baiser de l’année, ça me serrait le cœur et réussissait à me faire résister.

Est-ce que je lui manquais? Est-ce que je lui manquerais le soir du Réveillon? Est-ce qu’il pensera un peu à moi? Ou se jetterait-il ensuite dans les bras de Caroline? Ou Marilou? Grrrr. Stop ma fille, tu te fais du mal pour rien.

J’avais eu Caro en ligne aussi, et je lui ai dit que je ne montais pas. Elle a paru surprise, même si je devinais qu'elle était au courant de ce qui c'était passé avec Pascal. Hum, heureusement que je l’ai dit à Caro, enfin... oui et non! Oui, parce que ça m’a donné le plaisir d’avoir un coup de fils de Pascal, et non parce que ça me perturbait... Thomas ne lui avait rien dit, mais Caro, pensant pouvoir profiter de l’occasion, s'est précipitée pour le dire à Pascal. Dire que ce genre de bêtises arrivaient encore à me faire monter la température!

J’étais dans tous mes états en entendant sa voix à l'autre bout du fils. Hé oui, encore... C’est vraiment lamentable qu’il me fasse encore autant d’effet après m’avoir brisée en milles morceaux, pfff.

Pascal a insisté, supplié, m’a demandé pour lui faire plaisir, qu'il ne fallait pas que ce qui s'était passé entre nous m'empêche de m'amuser ou d'être avec mes amis. Avant de raccrocher, il a encore dit qu'il aimerait vraiment que je monte, qu'il ne pouvait pas envisager de passer le soir du Nouvel An sans moi... Non mais, il abuse là, non? Me demander de monter pour qu’il m’écrabouille encore plus? Pour que je tienne la chandelle pour lui et sa femme? Rhhha, quant j’ai raccroché, j’étais tremblante et mal. Pourquoi tenait-il tant à ce que j’aille au chalet? Pourquoi?

Pascal ne me laissait pas le choix, si je ne montais pas, il viendrait me chercher...

Layne pensait que si Pascal avait tellement insisté, c’est qu’il avait une idée derrière la tête. Ça m’a remplie d’espoir, pourtant j’ai essayé de ne pas commencer à construire toute une chaîne de châteaux en Espagne. Mais, c’est difficile de contrôler l’espoir. Me voilà en train d’échafauder tout un tas de théories, d’espérer, d’imaginer tout un tas de scénarios romantiques et je serais sûrement déçue en fin de compte. Parce que, pour être logique, il a voulu rompre, donc s’il avait insisté, c’était probablement pour Thomas et certainement pas dans l’idée de passer une soirée de Réveillon romantique avec moi!!! Rhhha!

Bon... Puis, il y avait les jeux débiles auxquels on prenait tous plaisir à jouer, les changements de partenaires, et qui sait, j’aurai peut-être l’occasion d’être avec Pascal? Rhhh, il y avait rien à faire, je continuais à me bercer d'illusions! Mais, et Thomas? J’oubliais Thomas!

------ Espoir, espoir quant tu nous tiens! -- Jeu.30.Déc.10 - (364) ------

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363 - Layne est un Casanova!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 29 déc. 2010 -- Hier soir, j'avais passé une super chouette soirée avec Layne. On avait été se chercher de la bouffe chinoise, des films DVDs, puis on s’était installé dans le sofa devant la télé. On a un peu flirté, bisous-bisous, etc, c’était agréable, ça me remontait le moral en éloignant la déprime. Exactement ce dont j’avais besoin.

Layne continuait de fréquenter Alexia, la copine à Caro, et aussi de temps à autre Miss Tennis, mais, il ne sort avec aucune des deux sérieusement. D’ailleurs, il fréquentait tout un éventail d’autres filles. Layne est un Casanova, un Don Juan charmant, mais sans scrupules. Il est amusant et agréable, et il a raison. Flûte, si j’étais un mec et que j’avais une belle gueule comme lui, j’en ferai autant!

J’avais eu Thomas en ligne et je ne lui avais pas caché que j’étais chez Layne. Layne m’avait proposé de passer la soirée du Réveillon avec lui et ses potes, alors prise d’un soudain courage, ou peut-être l’envie de mettre un peu de distance entre moi et Pascal et sa bande, j’ai averti Thomas que je n'irais pas au chalet pour le Nouvel An, que j’avais autre chose. Je m’attendais à ce qu’il insiste, à devoir chercher des excuses, mais même pas. Etrange! Je m’attendais à ce qu’il me demande de lui passer Layne, parce que je savais que Layne était aussi invité et ne l’avait pas encore prévenu.

L’idée de passer la soirée du Nouvel An à mourir à petit feu en regardant Pascal et sa femme, sachant parfaitement qu’il n’y aura pas de “rapprochement” possible, était à éviter. Pourtant, comme une mouche attirée par la lumière, même si on doit en souffrir, c’est difficile de résister à vouloir être là, sur place, de voir de ses propres yeux. Je n’avais pas envie de souffrir encore plus, donc je pense que j’avais pris la meilleure décision de l’année, en décidant de rester à l’écart. Euh... même si je changeais d’avis au dernier moment...

Le souvenir de la soirée avec Layne me reboustait, me redonnait du courage, j’ai passé ma journée à peindre. Le soir, j’ai joué aux cartes chez ma soeur, puis la fin de soirée, jusque vers les 3h du matin, je l’ai passé avec Vania et sa copine. Je n’ai, heureusement, pas eu le temps de trop penser à Pascal, donc à ma déprime. Ffffouh! C’était 1 jour de gagné!

------ Casanova -- Mer.29.Déc.10 - (363) ------

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361 - Noël.. Noël, le coeur lourd

Publié le par JaneDo

Samedi, 25 décembre 2010 -- Noël... Aujourd’hui, je fêtais Noël avec ma famille. Thomas, Jess et Pascal sont à Gstaad avec les parents, ils fêtent Noël en famille, en petit comité. Hier, c’était avec les amis proches et la famille. On était tous réunis pour l’occasion, mon papa était là aussi avec Marlène. Le papa à Carole aussi. C’était vraiment sympa. On a fini vers les 2h du matin!

Thomas avait voulu que je l’accompagne, mais je ne pouvais pas abandonner ma famille. Aussi, ses parents adoptifs me détestent, je me voyais mal m’incruster 2 jours de suite!!! J’ai filé avant son réveil et je lui ai laissé un petit mot rempli de bisouxxxx. Je ne voulais surtout pas croiser Pascal.


Dimanche, 26 décembre 2010 -- Enfin un peu de repos! Je suis contente que le stress occasionné par ces fêtes soient terminées. Over. Plus besoin de courir dans les magasins à la recherche de cadeaux. J'ai offert une peinture aussi à Pascal pour Noël. J'espère que ça lui plaira! Je ne sais pas si Jess le laissera le suspendre dans son appart!!!

(Mon cadeau pour Pascal ->)

Je n’ai toujours pas ouvert le cadeau de Pascal...

Enfin seule, je pouvais enfin me reposer, mais aussi, tout le chagrin emmagasiner pouvait sortir librement. Et j’ai fondu, je me suis laissé aller, tout laisser sortir. Ça m’a fait un bien fou. J’avais les yeux aussi gros que des pastèques, mais personne pour le voir, ouf! Au moins, je gardais un tout petit bout de ma dignité.



Lundi, 27 décembre 2010 -- Oh, je suis vraiment naze! Ce doit être le contre choc parce que, je suis complètement ra-pla-pla. Layne était rentré pour Noël aux États-Unis pour passer les fêtes avec sa famille, il rentrait demain et j’allais le chercher à l’aéroport. Étant déjà en pièces, et je pense étant un peu mazot par moment, j’ai accepté de passer la soirée avec lui.

Brian était aussi rentré aux States pour Noël avec Michelle et les enfants, sinon je crois que le pauvre m’aurait eu sur les épaules à pleurnicher comme une madeleine! Mais ce soir, repos total.

Je dis ça, mais à l’appel de Vania, j’ai couru passer la soirée chez elle. Ça m’évitait de penser!

Thomas passait son temps à insister pour que je monte le rejoindre à Gstaad, mais niet. Je n’étais pas pressée de revoir Pascal. Même après tout ce qui c’était passé, j’avais encore le cœur qui frissonnait en pensant à lui. Je me demande comment je m’en sortirais à Nouvel An... L’idée que ce soit fini m’est toujours insupportable. Je n’arrive pas à l’accepter.

D’autant plus que je sais, enfin je crois qu’il m’aime toujours... Moi aussi!


------ Noël.. Noël, le cœur lourd - Lun.27.Déc.10 - (361) ------
 

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358 - Don't want to cry... anymore

Publié le par JaneDo

Vendredi 24 décembre 2010 -- Quant on a trop pleuré, on est raide, la plupart du temps, on sombre dans le sommeil et c’est un réel soulagement, mais là, j’avais trop mal et je n’arrivais pas à m’endormir. A vrai dire, ça faisait tellement mal que j’avais envie de mourir. Je n’arrivais pas à croire qu’il m’ait laissée toute seule après que j’ai fait tant de kilomètres pour le voir. Ce qui faisait mal aussi, c’était de le savoir si près, à quelques ruelles... et ne pas être avec lui.

Pourquoi m’avoir demandé de rester, pour ensuite m’abandonner? Je trouvais ça trop méchant, trop vache.

Et aussi, de l’imaginer dans les bras d’une autre, à lui chuchoter des mots d’amour, la faisant frisonner dans les bras, la couvrant de baisers brulants, lui faisant l’amour... Alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps, roulée en boule sur son canapé blanc...

Au milieu de mes pleurs, je n’avais pas entendu la porte... Pascal était revenu... Il n’avait pas réussi à s’endormir. Il avait tenté de résister à l’envie de revenir, il savait qu’il n’aurait pas dû revenir et aurait dû laisser les choses comme ça. Mais heureusement pour moi, il n'avait pas pu.

Tout en me serrant contre lui, il a dit que je rendais les choses difficiles, que bien sûr qu’il m’aimait toujours, mais que l’amour ne suffisait pas toujours et que, d’avance, c’était voué à l’échec. Il ne comprenait pas pourquoi je m’accrochais, qu’il n’en valait pas la peine. Pouuuh, ça c’était à moi de décider, pas à lui. Pascal pensait qu’il ne faisait que mon malheur, ne réussissait qu’à me faire pleurer, qu’il ne voulait pas m’empêcher de vivre ma vie, et tout un tas de foutaises dans le style. Que Thomas était mieux pour moi, que lui au moins pouvait me rendre heureuse, qu’il n’avait pas le droit de se mettre entre nous, etc.

  • Bien sûr que j’ai envi, je veux que tu reste. Quant je te vois, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envi d’être près de toi. Je t’ai dans la peau, je n’y peux rien.

Il m'avait dans la peau hein? L'empêche, ça ne le gênait pas de me briser le cœur à répétition! Et encore pire, il avait foncé chez Caro en me laissant pleurer sans scrupule.

  • Tu m’as fait mal... Tu ne m’aime pas pour me faire si mal...
  • Comment peux-tu imaginer que je ne t’aime plus? Je t’aime c’est évident, je le ressens jusqu’au plus profond de mon âme. Et tout ce que j’ai envi, c’est toi. Ne plus t’aimer, quelle blague! J’essaie juste de faire ce qui est juste. Comment ne pas t’aimer quant on sait les wagons de tendresses qui se cachent derrière ses yeux marrons? Enfin... Ce soir, ils sont un peu rouges...

Moi je fondais de bonheur; au moins, il m’aime toujours...

  • Mais Jane, comment résister à toutes les influences extérieures à nous, hein? Comment? Ça ne marche pas, ça ne peut pas marcher! Il faut qu’on arrête ses bêtises, ok. On ne réussira jamais à être ensemble...

Afff, ses lèvres sont si douces, elles sont faites pour les miennes. Elles se connaissent par cœur...

Je tremblotais, mais cette fois ce n’était pas de trouille, j’avais envie de me perdre dans ses bras. J’avais envie de lui tout simplement. Pascal a plongé son regard vert dans le mien, sa voix tremblait et j’ai cru voir des larmes au coin de ses yeux. Il m’a demandé de tirer un trait et de faire ma vie, qu’il n’avait rien à m’offrir, que c’était mieux comme ça.

Même si ça faisait hyper mal, je savais que ça ne servait à rien de discuter; il était sérieux.


Pascal m’a fait promettre de rentrer, je savais que ça ne servait à rien d’essayer de m’accrocher, ce n’était pas la 1ère fois qu’il essayait de rompre. Il fallait que je me fasse une raison, il voulait qu’on en reste là. Il m’a laissé dormir chez lui, mais ça ne changeait strictement rien à la finalité! Il a même enfoncé le clou en disant que, Thomas m’attendait sûrement. Par contre, il pensait qu’il était préférable de garder ma visite en Allemagne entre nous, qu’il réussirait à convaincre Caro de n’en parler à personne.

Bien sûr, ça me faisait un mal de chien, mais le peu d’orgueil qui me restait m’a empêchée de me jeter à ses pieds et le supplier de ne pas me jeter comme un chiffon usé. Quelque part au fin fond de ma tête, je savais que ça n’aurait servi à rien, que la boucle était bouclée et que je devais l’accepté et ne pas me couvrir encore plus de ridicule. Je devais me montrer forte.

Pascal m’a raconté ce qui s’était passé en rentrant dimanche soir avec sa femme. Il l’avait blessée et ils ont passés la nuit à discuter, s’engueuler, puis ils se sont consolés dans les bras l’un de l’autre. Honteux, il m’a avoué qu’il avait ressenti de la tendresse pour elle, et il avait craqué. Il avait pourtant essayé de ne pas en se rappelant de son caractère à chier, de ses crises, de ses trahisons, mais voilà, il éprouve quelque chose pour elle, une certaine forme d’amour ou de tendresses, il ne savait pas très bien comment le définir.

Pascal m’a avoué que c’était tellement difficile de continuer à nous voir, qu’il était obligé parfois d’oublier ses principes, la peine qu’il pouvait faire à ses proches, de braver la tempête en quelque sorte. Que j’avais raison, il avait parlé avec Thomas, qu’il avait beaucoup réfléchi et n’avait trouvé aucune solution. Il avait alors décidé de rompre, de ne s’attacher qu’à quelqu’un comme Caroline, parce qu’il ne l’aimait pas vraiment, en tous cas, pas autant qu’il m’aimait, que ce serait plus simple. En tous cas, jamais Caro ne lui ferait faire les sottises qu’il est capable de faire dans l’espoir de me voir.

Quant il a dit que, s’il était avec une fille comme Caro et pas moi, et qu’elle était restée en Suisse, jamais il n’aurait tous ces trajets pour la voir les week-ends, jamais, ça m'a réchauffé le cœur. Pascal avait vraiment l’art de me faire fondre comme une glace. Mais, je ne devais pas trop faire attention à ce qu’il disait, parce que ça ne changeait rien, il avait quand même décidé de me briser le cœur et de rompre quoi qu’il me raconte.

Ok, il avait couché avec Jess, ils recouchaient ensemble, mais c’était sa femme, je peux l’accepter et le comprendre. Je n’avais pas besoin de le lui dire, mais après tout, c’était ça ou rien, et je préférais ça, à rien du tout.

Collé l’un contre l’autre, c’était impossible de ne pas se toucher, impossible de dormir si près sans se chercher. De la manière qu’il m’a fait l’amour, je ne pouvais pas croire qu’il veuille vraiment qu’on se sépare. Et je ne lui le rappellerais pas, mais il m’a dit encore qu’il m’aimait, alors je ne le crois pas quant il dit qu’il veut rompre.

Puisque c’est ce qu’il voulait, je devais accepter sa décision, mais ce soir, je profitais encore de ses bras, de son amour et de sa tendresse. Je n’allais pas continuer à me battre toute seule pour qu’on reste ensemble, il ne le voulait pas. Le temps de se consoler un peu, quelques paroles d’explications, je me suis endormie le cœur gros, enfermée dans ses bras. Il ne m’a pas lâchée de la nuit.

Je ne voulais pas qu’il puisse regretter d’avoir craquer, de s’être montré tendre, d’avoir osé dire qu’il m’aimait, qu’il m’aimerait toujours. Je ne voulais pas non plus qu’il regrette de m’avoir laissé dormir chez lui, avec lui, de m’avoir fait l’amour, ni de me montrer un semblant de souffrance. Je voulais qu’il sache qu’avec moi, il pouvait toujours être lui-même dans n’importe quelle circonstance, à tous moments. Qu’il pouvait toujours me dire ce qu’il pensait, ce qui lui traversait l’esprit, ce qu’il ressentait, cash, sans détours. Que jamais je n’en profiterais pour m’accrocher comme une anguille.

Je voulais qu’il puisse, n’importe quant, et quoi qu’il arrive, me dire s’il veut qu’on soit ensemble.... De revenir vers lui... Et je crois qu’il l’a compris.

Cette nuit là, Je savais que j’allais m’effondrer plus tard, que j’allais souffrir à mort. Je savais aussi que je ne supporterait jamais de le voir avec une autre, sa femme à la limite, mais j’envierai toutes les filles qui croiseront sa route. Les imaginer dans ses bras allait me faire souffrir comme jamais. Je devais donc chercher au fond de moi, la force de tourner la page. C’était son choix, je m’y ferais... Enfin, j’essayais de m’en convaincre.

Rien à dire... Pascal m’avait fait un super cadeau de Noël... Je n’en demandais pas tant...

Je suis donc rentrée la queue entre les jambes. J’ai passé de longs moments dans les toilettes gelées du train à pleurer toutes les larmes de mon corps. Même si on s’était dit que c’était mieux de cacher ma visite en Allemagne à Thomas, j’ai décidé d’être une grande fille et de le lui dire.

  • Est-ce que je peux venir te chercher à la gare, ou tu penses que je passerais pour une larve trop collante?

Il est chou! Malgré ma confession entre 2 reniflements, il réussissait à me donner envie de rire. Mouais, je crois que je l’adore. Non, je ne voulais pas qu’il passe me chercher, je ne voulais pas qu’il constate que j’avais les yeux rouges pour avoir trop pleurer.

J’ai prétexté devoir passer à mon agence, donc, il n’avait pas besoin de passer. Après avoir insisté lourdement pour me fixer rendez-vous le soir, on a raccroché. J’ai pris le 1er taxi pour filer chez moi et dodo. Dormir pour oublier, c’est une devise absolu chez moi. Le soir, je serais en forme pour le réveillon de Noël chez les parents.

En me réveillant en fin d’après-midi, j’ai vu que Layne m’avait laissé au moins 3 messages, alors je l’ai rappelé. Il voulait qu’on se voit. Je dois dire que j’étais tentée, mais j’avais déjà dit oui à Thomas. C’était vendredi, donc voir Thomas voulait dire, tomber sur Pascal, et après mon périple en Allemagne, je préférais mettre un peu les distances!! On verra bien si je lui manque un peu!

J’ai essayé d’annuler avec Thomas, mais il n’étais pas du genre à accepter aussi facilement, donc, je n’ai pas réussi. En plus, j’ai appris que les parents avaient organisé la veillée de Noël dans leur maison à Coppet, et Thomas tenait à ce que je l’accompagne. Rhooo, la poisse! Ça, c’était vraiment la dernière chose que j’avais envie de faire de ma soirée, ses parents me détestent, pfff.

Etonnament, j’étais hyper calme. Je savais que les parents me détestaient, c’était un fait acquis, alors pourquoi me traumatiser? Rien à foutre. J’allais juste attendre que la soirée se termine et retourner à mes moutons. Point.

J’ai été bien accueilli, par Jess aussi. Elle était déjà sur place. Par contre, j’ai failli perdre de ma superbe en me retrouvant face à Pascal. Apparemment, comme c’était la veille de Noël, ils ont fini plus tôt et il a immédiatement pris la route pour assister au dîner de ses parents. Zut, je ne m’attendais pas à le trouver là-bas. Je pensais qu’il arriverait tard dans la soirée et que je serais déjà rentrée.

Je sais que les parents ont fait des réflexions à Thomas me concernant. C’était reparti mon kiki. Je n’ai pas cherché à savoir ce qu’ils avaient à dire, ni ce qu’ils pensaient. M’en fou. Tant que Thomas voulait que je sois là, j’étais là, point barre. Qu’ils aillent se faire cuire un œufs sur Neptune.

Comédienne, j’ai souri, discuté avec Pascal comme si je n’avais pas fait rehausser le niveau de la mer dans la matinée avec mes larmes. Ouais, j’étais calme comme si rien ne me perturbait.

Thomas me tenait souvent par la main et intervenait quant j’étais un peu trop avec Pascal. Jess s’accrochait à son bras la plupart du temps jouant les femmes amoureuses. Thomas me faisait de temps à autre un petit bisous au creux de l’oreille, ce qui me chatouillait, mais c’était adorable. Par contre, je faisais très attention de me tenir à carreau, je ne voulais pas encourager la haine de ses parents.

En tous cas, j’étais plus à l’aise que Pascal ne semblait l’être... J’avais surpris quelques regards, il me lançait quelques sourires auxquels je répondais gentiment.

J’avais assez souffert, assez pleuré, rien ne pouvait me toucher ce soir. J’étais vannée. Je n’avais plus de larmes à verser et mon chargeur de chagrin était à plat. Tout de même, je remarquais que Pascal recherchait ma compagnie. Je n’ai fait aucune tentative de mon côté pour rechercher le rapprochement, je restais dans mon coin à attendre la fin de cette soirée interminable.

J’avais juste oublié un détail... La veillée de Noël se prolonge jusqu’à minuit, au plus tôt!!!

Peu avant minuit, on s’était tous réunis autour du sapin, les garçons ont épaulés leurs guitares, Thomas s’est installés au piano et on a chanté des chansons de Noël. C’était absolument charmant et m’a replongé des années en arrière quant ma mère était encore de ce monde et que j’étais encore une petite fille. De doux souvenirs heureux m’ont replongé dans une tendre impression de retour en arrière, de chaleur, à mon enfance. C’était bien.

Pascal me suivait souvent du regard, cherchant à me parler, à s’asseoir à côté de moi, à capter mon attention, mais je restais prudente; je ne voulais pas me bruler les ailles. C’était bon, j’avais donné.

Parfois, je m’étonne de ma facilité à zapper,  à couper de ce qui risque de me faire souffrir. Donc pour l’heure, je ne faisais pas attention à Pascal, évitant même de le regarder, ou si possible de me retrouver près de lui. Pourtant, chaque fois qu’il réussissait à me coincer dans un coin, on se parlait tout à fait normalement, à rire comme si de rien n’était.

D’après ce que je sais, il y avait pas mal de membre de la famille et beaucoup d’amis proches, de ses parents. Je ne les connaissais pas et je n’ai pas cherché à les connaître. Ça aussi c’est une de mes défauts/qualités. Je n’avais pas prévu de cadeaux pour tout ce monde, alors je suis restée à l’écart lors de la cérémonie d’ouverture des cadeaux. Je donnerais à Thomas et Pascal leurs cadeaux plus tard.

(<-- Cadeau à Thomas) -- Enfin, finito... On pouvait rentrer... J'ai dormi chez Thomas.

C’était bizarre de savoir Pascal à l’étage inférieur, mais c’était fini, alors j’ai essayé de ne pas trop me focaliser là dessus. En arrivant à la maison, j’ai donné à Thomas son cadeau, et je suis vite descendue poser celui de Pascal devant sa porte. Peut-être que je n’aurais pas dû? Thomas m’a offert une montre sertie de diamant. Il est cinglé, jamais je n’oserai porter ça tous les jours, en plus, je ne porte presque jamais de montre et j'en ai déjà 7!

Pendant la soirée, peu avant minuit, Pascal m’avait glissé une petite boîte dans mon sac, j'imagine qu'il s'agit d'un bijou, mais je n'osai pas l'ouvrir. J’avoue que je n’étais pas pressée, j’avais peur que ça me fasse pleurer. Je crois que je vais attendre... Attendre d’être plus forte, d’être prête.

J’aurai préféré que Thomas ne me touche pas, mais je n’ai rien dit, ç’aurait été horrible de lui balancer ça. Et puis, Pascal en faisait sûrement autant en-dessous alors... C’était dur de ne pas se mordre la lèvre alors que ses mains se baladaient sur moi, dur de ne pas vouloir que ce soit ceux de Pascal, affreux de ressentir du plaisir malgré tout.

------ I dont want to cry.. anymore -- Ven.24.Déc.10 - (358) ------

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357 - Désespoir Géant (2)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 23 décembre 2010 -- En arrivant chez Caroline, j’ai immédiatement su que Pascal était chez elle, chez Caro... Je n'y croyais pas; sa voiture était parquée dans sa rue, devant son immeuble! Si on m’avait fichu une petite décharge électrique de 220V, ç’aurait été pareil. Cette impression d’avoir des cafards qui se baladent sur tout le corps, d’avoir les idées brouillés, de ne plus savoir comment on s’appelle ou d’avoir loupé un chapitre? Ben, c’était tout ça à la fois et même pire.

Il était donc là? Chez elle? Horrible! Les tremblements ont repris de plus belle. Alors que je l’attendais chez lui, il était là? Peut-être qu’après avoir déposé Caro, quant je l’ai vu s’éloigner et pensé qu’il rentrait, en fait, il n’avait fait que chercher une place de parc? Non, j’étais restée encore bien 15min dans le café d’en face, ça ne se pouvait pas, ça ne lui aurait jamais pris plus de 15min pour trouver une place devant la maison? Et je l’aurai remarqué entrant dans l’immeuble!

Cette fois, même si les tremblements avaient repris, que j’avais de la peine à aligner 2 mots ou 2 pas, même si j’avais le cœur dans les tongues, quitte à me taper la honte du siècle, même si je me doutais bien que Pascal allait me renvoyer sans ménagement, j’ai avalé ma salive avec peine, rempli mes poumons d’air et j’ai été sonner chez Caroline...

La vue de ma tronche dans son oeil de bœuf avait dû provoquer la panique de l’autre côté de la porte. Caro a mis un temps fou avant d’ouvrir. Elle avait les yeux ronds de surprises, je pouvais aussi lire du dépit dans son regard, mon arrivée impromptu ne lui faisait pas plaisir, c’est sûr.

Aucun son n’arrivait à sortir de ma bouche, puis j’ai vu Pascal... Enfin, non, seulement ses yeux!

Le reste est flou, je devais nager dans le brouillard de l’anxiété, du trac, de la tension, que sais-je... Je ne me rappelle que de quelques images; Pascal faisant la bise à Caro, les sourcils froncés, me demandant ce que je foutais là, me prenant par la main, vaguement du trajet en voiture jusque chez lui, même pas de la montée en ascenseur, bref, le néant. Après, je me rappelle seulement être assise dans le canapé les poings serrés. C’était comme si je venais de me réveiller.

Pascal semblait ennuyé. Je me suis demandée s’il était énervé parce que j’avais gâché sa soirée avec Caro? Du coup, je me suis rappelée que Caroline lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille et il avait fait oui de la tête. Les battements de mon cœur se sont accélérés. Et s’il cherchait un moyen pour m’expédier vite fait pour retourner vers elle? L’intérieur de ma tête fumait, c’était le Vésuve en irruption.

Les tremblements avaient cessés, mais les battements de mon cœur s’étaient accélérés dangereusement, peut-être parce que j’étais à 2 doigts de m’évanouir. J’avais peur.

Je lui ai dit que; je ne comprenais pas son téléphone, que je ne comprenais pas pourquoi il m’avait dit qu’on devait en rester là? Qu’après ça, Thomas était venu chez moi, donc je pensais qu’il avait dû lui raconter notre conversation. Pourquoi? Est-ce qu’il cherchait à se débarrasser de moi, pour me jeter dans les bras de Thomas? Est-ce que c’était vrai qu’il restait encore en Allemagne et qu’il ne rentrait pas comme prévu à fin décembre?

Pascal restait froid, muet et ça me donnait envie de pleurer. Dans ma tête, je lui criais; “Dis quelque chose? N’importe quoi? Parle, gueule?”. Pourquoi est-ce qu’il ne pouvait pas me répondre, ou au moins m’expliquer? Il avait les sourcils froncés et me regardait comment si j’avais contrarié ses plans. Je trouvais son regard aussi froid que son attitude. J’en avais gros sur la patate. Il restait debout face à la fenêtre, poussait de gros soupirs et secouait la tête par moment, mais il ne parlait toujours pas.

Même si j’avais peur à en mourir, même si mes guiboles tremblaient comme des feuilles et que je ne tenais pas dessus, j’ai fais l’effort de me lever pour m’approcher de lui. Il a dû m’entendre, parce qu’il s’est retourné vers moi, pour s’éloigner aussitôt. Il serrait la mâchoire l’air furieux ou sur le point de me balancer une vacherie, et de me dire de m’en aller. D’ailleurs, c’est ce qu’il a fait; il m’a dit que je n’aurai jamais dû venir à Munich, qu’on s’était tout dit au téléphone, qu’il était préférable que je m’en aille. Mêlant le geste à la parole, Pascal s’était dirigé vers la porte et l’avait ouverte.

Waouh! Ça voulait dire; exit! dégage!

Morte de chagrin, les larmes ont dévalés la pente. Pour ne pas me voir pleurer, il s’est détourné pour appuyer sa tête contre le montant de la porte.

  • Ce n’est pas la 1ère fois que tu es aussi dur avec moi. Ça fait mal. J’ai fait tout ce chemin, par ce temps horrible pour...
  • Tu n’aurai pas dû.

Aïe, la vache! Son ton était dur, sec, sans appel. Il n’y allait pas avec le dos de la cuillère en tous cas!

  • Il faut arrêter ces jeux stupides à se courir après à travers le globe!
  • Je suis sure que tu n’as jamais été aussi dur avec Jess ou même Caro. C’est toujours pour moi. T’as raison, je ne veux pas t’ennuyer plus longtemps, je m’en vais...

J’avais trop mal, Pascal ne me regardait même pas. Il réussissait toujours à me faire du mal. Ce n’était pas la 1ère fois qu’il cherchait à rompre. Tout ce qu’il voulait apparemment, puisque Jess n’était pas là, c’était retourner voir Caro, et pour ça, il devait se débarrasser de moi.

J’ai voulu le toucher une toute dernière fois, me serrer contre lui, comme il me tournait toujours le dos, je l’ai entouré de mes bras. Dans un souffle, timidement, j’en ai profité pour lui demander, s’il ne m’aimait plus? Je connaissais déjà sa réponse, mais je pense que j’avais besoin d’un dernier coup de poignard.

  • Je ne sais pas où aller, mais je ne vais pas te coller aux pattes, j’imagine que Caro t’attend...
  • Arrête ça! Et oui, elle m’attend.

Aïe! Encore un coup de poignard dans les dents! Je n’arrivais pas à me décoller de lui, je voulais profiter encore un peu de le sentir contre moi, juste encore quelques secondes. Puis, miracle, sa main s’est posée sur mon bras. Gros frissons de la tête aux pieds. Mais c’était un tout petit miracle, parce qu’il ne disait toujours rien. Alors, même si ça m’arrachait le cœur, je me suis détachée. Il était temps que je m’en aille. Que j’aille verser mes rivières de larmes ailleurs. Après tout, si je pleurais dans les rues de Munich, je m’en foutais, personne ne me connaissait ici...

Au moment où j’ai passé la porte, Pascal m’a attrapé par la main; Reste.... J’ai cru avoir mal entendu ou pris mes désirs pour la réalité. Ca m’a cloué sur place, mais je n’osais pas me retourner vers lui.  Ne t’en va pas... Reste. Cette fois, j’avais bien entendu, il me demandait de rester. Par pitié? Par amour? Parce que je ne savais pas où aller? Oh puis zut, qu’importe.

Lentement, il m’a tirée à lui et m’a serré dans ses bras.

  • Tu ne peux pas rester ici Jane, tu n’aurais pas dû venir. Je croyais qu’on avait discuter de tout ça! Pourquoi tu nous fais ça?

Je n’ai rien répondu, je n’aurai pas pu sans fondre en larmes. Je pense que je m’étais assez ridiculisée comme ça, mais comme il a continué à me poser des questions pour savoir ce que j’avais voulu dire par; “je ne savais pas où aller” et j’ai dû répondre entre 2 sanglots, pour lui expliquer que je n’avais pas prévu de dormir à l’hôtel, donc.

Mouais... ça l’emmerdait!

Il a voulu me réserver une chambre quelque part, je ne voulais pas. Ciel, ce que ça faisait mal, il n’en avait aucune idée. Je me sentais complètement dévastée, je ne sais pas comment je faisais pour ne pas tomber raide. Je ne voulais pas aller où que ce soit où il n’était pas, je voulais rester avec lui. Il ne le voulait pas. Pour finir, Pascal m’a dit que je pouvais rester chez lui. Après 1 demi seconde de joie, j’ai compris qu’il me plantait là pour aller chez Caro. C’était affreux, horrible et tous les mots qui vont avec du dico ou pas. Il m’a laissé là, toute seule et il a filé.

Dès qu’il a fermé la porte derrière lui, j’ai senti mon cœur se déchirer et les flammes de larmes me monter aux yeux. J’avais quand même l’espoir qu’il fasse marche arrière, je ne pouvais pas croire, qu’il me laissait là comme ça. J’ai couru à la fenêtre en tassant dans un coin de mon cerveau le flot des larmes qui menaçaient de me noyer. Je ne croirais rien tant que je ne verrais pas sa voiture quitter l'hôtel.

Pas possible, il me plantait vraiment là!!! Je venais de voir son 4x4 quitter le garage souterrain, je n’arrivais pas à le croire! Cette fois, les larmes en attente sont sorti tout seul. Et j’ai pleuré, pleuré... Je n’avais même pas assez de larmes dans tout le corps pour apaiser mon chagrin.

------ Désespoir Géant! Je n'arrive pas à croire ce qui nous arrive! (2) -- Jeu.23.Déc.10 - (357) ------

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357 - Seule à Munich, je ne le trouve pas (1)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 23 décembre 2010 -- J’ai bien fait d’aller chez Thomas dans un sens; j’ai pu savoir que Jess était en Suisse, sans Pascal, donc Pascal était seul en Allemagne. De l’autre côté, elle allait sûrement raconter à Pascal que j’avais dormi chez son frère, et il pensera qu’il avait bien fait de couper les ponts. Ça, c’était pas possible.

Il neigeait à fond la caisse, mais j’ai décidé d’aller à Munich! Je devais voir Pascal, lui parler, je voulais comprendre. Avec ce temps, impossible de prendre la voiture. Thomas m’a raccompagnée chez moi avant d’aller au boulot, et j’ai pris le 1er train pour Munich sans penser à ce que je ferais une fois sur place.

Je suis arrivée en fin d’après-midi, alors j’ai été poireauter devant la porte de son appart.

Le ridicule ça ne tue pas, mais ciel, ça ébranle quelque peu la confiance!!! 17h30, Pascal devait rentrer d’1 minute à l’autre, 18h; toujours pas, 18h30; toujours rien. Je commençais à baliser. 19h, 19h30; rien. J’ai fini par m’asseoir parterre. Ceux qui passaient me regardait avec curiosité et même un peu de mépris. Qu’importe.

Prenant mon courage à 2 mains, j’ai finalement décidé d’avoir le courage de l’appeler. Pascal a dû voir que c’était moi, pourtant il ne répondait pas. 20h, toujours pas de Pascal. J’étais complètement à cran, tremblante. Où est-ce qu’il pouvait bien être? Puis j’ai pensé qu’il devait peut-être se trouver avec Caro? Alors, j’ai foncé là-bas. Personne!

Heureusement, il y a un bistrot presqu'en face de chez Caro. Au moins de là, je pouvais voir son entrée, alors je me suis plantée là et j’ai attendu. Si je voyais Caro rentrer seule, je retournerais chez Pascal, il sera rentré, ou j’essayerais de l’appeler avant d’y aller.

Purée, j’avais raison, ils étaient ensemble... Ça faisait déjà plus de 4h que je l’attendais!!!!

Vers les 21h10, mon cœur a fait boum-boum, je venais d'apercevoir la voiture à Pascal s’arrêter devant l’immeuble où habite Caroline. Ils sont restés un bon 1/4h dans la voiture avant qu’elle ne sorte pour s’enfiler dans son immeuble. Ouf, toute seule. Mais, j’étais verte. Je me demande pourquoi je n’avais pas été frapper contre la vitre de sa voiture? Mouais, je crois que c’était à cause de la grosse brique qui stagnait dans ma poitrine et mes pieds étaient comme scellés dans du béton armé.

Je pouvais les voir, tourné l’un vers l’autre à discuter, voir Pascal lui remettre une mèche derrière l’oreille et je pouvais même voir d’où j’étais, que Pascal souriait. J’étais mortifiée. Pascal n’avait pas l’air de souffrir du tout. Il m’avait crevé le cœur et il riait tranquillement! Heureux. Putain, j’avais mal.

Leurs têtes se sont rapprochés... Je ne sais pas s’ils s’étaient embrassés ou s’il ne lui avait fait qu’une bise, mais une main de fer m’a serré le cœur. Puis Pascal est parti.

Pendant quelques secondes, je me suis demandée si je n’allais pas monter chez Caro? Puis, non, ce serait ridicule. Je ne voulais pas qu’elle se moque de moi. Je tremblais comme une feuille, tellement que je n’ai pas pu me lever de mon siège. J’ai dû rester là encore un bon 1/4h espérant que ça s’arrête. Pourtant, je tremblais encore en entrant dans le taxi qui m’a conduite chez Pascal.

L’anticipation de le voir, mais aussi le trac ont accentué mes tremblements alors que l'ascenseur montait à son étage. Hélas Pascal n’était pas chez lui. Là, les larmes me sont montés aux yeux, ou est-ce qu’il traînait encore? Pourquoi n’était-il pas encore rentré? J’ai attendu, il ne devait plus tarder.

21h50, Pascal n’était toujours pas rentré. Panique à bord!

Ou était-il? L’hôtel allait probablement bientôt boucler ses portes et j’allais me retrouver dehors dans la rue? Si je restais là et qu’il ne rentrait pas, je risquais de passer la nuit derrière sa porte à dormir sur le palier? Il fallait que je le retrouve. Ma tension nerveuse augmentait avec les secondes s’écoulaient, à mesure, je pensais à tout ce qui pouvait clocher... Et s’il était parti pour la Suisse? Et s’il coupait son natel pour la nuit? Je risquais de passer la nuit à errer dans les rues de Munich, dans le froid, sous la neige et sans mon sac qui était dans un des casiers de la gare. Je commençais à débloquer de trouille.

Puis, j’ai retrouvé un semblant de calme... Au pire, j’irai sonner chez Caro! Ouf, je ne dormirais pas sous les ponts! Mais tout de suite après, c’était reparti... Je recommençais à baliser, à me faire des films. Toutes les images qui me traversaient la tête étaient détestables et me donnaient envie de pleurer ou de vomir. C'était de ma faute, c'était moi qui leur avait permis de se rapprocher, maintenant ils semblaient inséparables!

A cran parce que je ne trouvais pas Pascal, parce que j’avais commencé à l’imaginer dans des situations que ma tête ne voulait pas envisager et que mon cœur ne supportait pas, j’ai fait un dernier saut chez Caro, en décidant de lui envoyer, de chez elle, en dernier ressort, si je n'avais pas de nouvelles, je lui dirais que j’étais à Munich.

En fin de course, s’il ne me répondait pas et qu’il ne répondait pas à son natel,  je demanderais l’asile à Caro!

Je n’avais pas voulu lui dire avant que j’étais à Munich, parce que je voulais le désarçonner, parce que je ne voulais pas qu’il se prépare à la confrontation, qu’il réfléchisse à ce qu’il allait me dire. Maintenant, je le regrettais un peu. J’avais peur d’être plantée dans ses rues froides, toute seule, toute la nuit, ni dormir chez Caro, je voulais le voir. Merde, je n’avais pas fait tout ce chemin pour dormir chez Caro quand même!

Choc total en arrivant chez Caro! Sa voiture était parquée devant l’immeuble... Il était donc là? Tout ce temps?

C’est clair, j’aurai pu résumer tout ce que je viens d’écrire et simplement dit; que je suis arrivée à Munich en fin d’après-midi et que je n’ai pas trouvé Pascal. Qu’apparemment, il ne semblait ne pas vouloir me parler, donc il ne répondait pas à mes appels. Que j’avais passé des heures à errer dans les rues de Munich, sous une tempête de neige, à faire des aller-retour entre son appart et celui de Caroline. Que finalement, je l'ai retrouvé vers 22h chez Caro... Mais, dans 1an, en me relisant, je ne me rappellerais plus de ce que je ressentais à ce moment là, ce jour là, ni peut-être comment j’avais vécu ces heures à le chercher et à l’attendre! Je ne me souviendrais pas de mon désarroi, de l’anxiété qui me tenaillait l’estomac... Ni qu’il était avec elle! Avec Caroline.

------ Seule à travers Munich.. Il m’a plaquée pour Caro? (1) -- Jeu.23.Déc.10 - (357) ------

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356 - Pascal me jette.. encore..

Publié le par JaneDo

Mercredi, 22 décembre 2010 -- Couru les magasins pour les derniers achats avec Marie. Voilà, c’est fait, j’ai tous mes cadeaux. J’ai prévu quelque chose de chouette pour Pascal et Thomas. Je suis épuisée. Maintenant, vivement Noël qu’on puisse tourner la page, que Pascal soit en vacances... J’espère pouvoir le voir très souvent... Enfin, c’est ce que j’espèrais.

Mais le soir, j’allais déchanter...

Dès que j’ai eu Pascal au bout du fils, j’ai senti à nouveau le même malaise que l’autre jour. Tout au long de la conversation, j’ai senti qu’il tournait autour du pot, puis les mots sont tombés comme un couperet; Pascal préfèrait qu’on en reste là!?! Encore aujourd’hui, j'entends encore ses paroles flotter dans ma tête; “Je préfère qu’on en reste là”...

Pourtant, Pascal avait admi que s’il venait le week-end, c’était parce qu’il avait envi de me voir, que chaque fois qu’on se voyait, il en voulait encore plus... Alors que s’était-il passé? Pourquoi vouloir tout casser? Pourquoi les hommes sont-ils si compliqués? Et on dit que les femmes le sont!!!

J’ai tout tenté pour qu’il me parle, mais rien à faire, Pascal n’a rien dit qui puisse me faire comprendre les raisons. J’étais trop choquée pour pleurer, je ne comprenais pas. Alors Nouvel An? On ne le passe pas ensemble? Mais pourquoi? J’ai fini par lui demander si Jess était encore enceinte ou quoi, parce que la dernière fois, il a préféré couper me plaquer plutôt que m’avouer pour Jess?

On a eu cette conversation en début de soirée, et 1h plus tard, je trouvais Thomas devant ma porte. Thomas y était probablement pour quelque chose, j’ai tout de suite su que Pascal lui avait raconté notre discussion, et Thomas venait ramasser les morçeaux. Et j’étais en morçeaux. Par fierté, je ne voulais pas m’effondrer dans les bras de Thomas. Il est resté là toute la soirée à me tenir compagnie, à essayer de me remonter le moral. A vrai dire, dès qu’il serait parti, j’aurai couru chez Brian.

Au moins, j’ai pu dire à Thomas que c’était Pascal que j’aimais, que je me fichais de devoir poireauter à attendre pour profiter des miettes de son temps, j’avais envie d’être avec lui. Thomas a essayé de comprendre ce que j’espérais exactement, de Pascal, je le lui ai dit; rien, juste être avec lui, faire partie de sa vie. En dehors de ça, rien ne m’empêchait de vivre ma vie, mais dès qu’il apparaît, rien d’autre n’avait d’importance.

Thomas me regardait, écoutait... Je pense que, ce que je voyais dans ses yeux, était un peu de pitié, mais je m’en fichais pour l’heure. Après un moment, Thomas m’a demandé d’arrêter, il ne voulait plus m’entendre parler de mes sentiments pour Pascal. Il ne voulait rien savoir. Une fois de plus, il m’a dit qu’il se fichait d’être le 2ème sur ma liste, qu’il serait là pour moi chaque fois que j’en avais besoin. Je lui ai rappelé qu’il avait déjà dit ça et pourtant, il n’avait pas arrêter d’essayer de me séparer de Pascal. Il a reconnu qu’il ne supportait pas de me voir souffrir.

Je crois que cette fois, il avait compris; c’était Pascal d’abord malgré que je l’aimais beaucoup aussi...

Thomas m’a serré dans ses bras et petit à petit, je sentais ses mains chercher à se faufiller un peu partout, alors je l’ai arrêté. Etant donné que Pascal et Thomas sont proches, je le soupconnais de penser que je tomberais dans les bras de Thomas, et si c’était le cas, il penserait qu’il avait eu raison de rompre. Me laisser consoler par Thomas aurait été si facile, mais je n’étais pas d’humeur, j’avais le coeur lourd et j’étais bien trop triste pour avoir envie de m’envoyer en l’air.

JD était rentré entre-temps et Thomas m’a proposé d’aller chez lui et j’ai accepté. Il était clair qu’il ne se passerait rien, mais j’avais envie de dormir dans les bras de quelqu’un qui m’aime, quelqu’un qui me protégerait, qui réussirait peut-être à soulager ma peine par sa présence.

------ Pascal décide de rompre -- Mer.22.Déc.10 - (356) ------

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