Qui est cette Nina? L'aime-t-il?
Dim - 13.fév.2011 - (044/11)
Je flottais dans un rêve, je devais être au paradis. Je n’osais pas y croire; j’étais avec Pascal, dans les bras de Pascal, afff, trop bien. Si ce n’était qu’un rêve, alors je ne voulais pas me réveiller. Je n’aurai jamais cru pouvoir avoir cette à nouveau cette chance. C’était merveilleux de le retrouver, merveilleux de subir son amour, de répondre à ses attentes.
Pourtant, insidieusement l’angoisse de le perdre à nouveau me tailladait l’estomac. Et c’était dommage de tout gâcher à parler de choses qui allaient certainement brisé ce beau rêve... Après tout, Pascal voulait aussi qu’on parle de tout ça, et avant la St-Valentin pour qu’on puisse laisser tout ça derrière nous.
Alors, j’ai sorti ma liste de questions...
Je voulais tout savoir, savoir depuis combien de temps il voyait cette Nina, savoir si c’était avant ou après qu’il me plante comme un choux? Si je pouvais croire ce qu’il me disait. Je voulais aussi savoir qui c’était, ce qu’elle faisait, ou il l’avait rencontrée, et comment ça c’était passé?
Non, ils n’avaient commencé à se fréquenter que bien après. Enfin, c'est ce qu'il dit, et je crois que j'étais prête à croire n'importe quoi, du moment que ça me faisait du bien à l'oreille!
C’est la fille du Directeur Général de Munich. Elle travaillait au département Marketing comme lui, ils s’étaient rencontré au boulot. Il était sorti à plusieurs reprises avec des collègues de bureau, elle faisait partie du groupe, puis un soir, ils s’étaient retrouvé seulement tous les 2. Ce soir là, Pascal pensait voir toute l’équipe, mais apparemment, Nina s’était arrangée pour qu’ils soient seuls. Après ça, ils ont commencés à se fréquenter; sortir manger en tête à tête, etc.
Thomas m’avait dit qu’ils s’étaient “déclarés”, je voulais savoir ce que ça voulait dire?
Pascal était surpris par le terme, il ne comprenait pas bien, mais si ça voulait dire qu’ils s’étaient fait des déclarations, alors non, ça ne s’était pas passé du tout comme ça. Un soir, alors qu’ils étaient au resto, Nina lui a dit, qu’il lui plaisait, et il lui a dit qu’elle lui plaisait aussi, c’est tout. C’est comme ça qu’ils ont commencés à, officiellement, sortir ensemble.
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Depuis quant est-ce que tu couche avec elle? Quant est-ce que ça a commencé? C'était quant la 1ère fois?
Pascal a rougi jusqu’aux cheveux.
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Le soir où on s’est dit qu’on se plaisait, elle m’a invité chez elle, et...
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C’était quant ça?
Pascal ne se rappelait pas très bien, mais ce devait être avant le week-end où ils avaient voulu passer le week-end au chalet. Glups, le souvenir de ce week-end là me faisait encore mal au bide. J’avais envie de lui jeter tout ce que j’avais sous la main. Je ne sais pas pourquoi je réagissais comme ça, mais ça me faisait mal et le seul moyen de me libérer était de m’énerver, de provoquer la bagarre. Mais, si je faisais ça, on ne parlerait plus, alors je me suis calmée.
J’ai voulu savoir si elle lui plaisait? Qu'est-ce qui lui plaisait chez elle? Je trouvais qu’elle n’avait rien en commun avec Jess, Caro ou moi, je le lui ai dit franchement. Il a reconnu qu’elle n’était pas son genre, mais qu’il avait voulu trancher, être avec quelqu’un qui, justement, ne lui rappelle ni Caro, ni moi. Pourtant, de son propre aveux, contrairement à ce qu’il avait espéré, il pensait souvent à moi et passait son temps à comparer.
Aïe! Comparer? Mauvaise blague! Ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête, et qu’est-ce qu’il comparait donc? Pascal a eu un semblant de rire.
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Des choses comme; Jane avait un sourire plus timide, ou Jane est plus réservée, moins gonflée... Des trucs comme ça. Qu’est-ce que tu as encore été imaginer?
J’avais rougi jusqu’aux cheveux. Oui, j’avais imaginé qu’il avait comparé des choses plus intimes, ce qui m’a rappelé qu’elle était plus vocale, plus expressive que moi! Je n’ai pas pu me retenir de lui poser une question qui l’a fait pouffer de rire. Grrrrrrh.
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Est-ce qu’elle est bonne?
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Aoutch... T’es pas sérieuse?
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Si... Je veux savoir si c’était bien avec elle, si c’était mieux... Et jure le sur la tête de tes parents que tu ne ment pas!
Pascal m’a fait bouillir un petit moment, avec son petit sourire en coin, parce qu’il ne répondait pas tout en faisant semblant de réfléchir. Je le hais! Mais, il n’y avait rien de drôle à parler de ça. Il a dû le réaliser à mon expression tendu et concentré.
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Comment t’expliquer... Tu sais bien que nous les mecs, on a pas besoin d’être amoureux pour coucher avec une fille, quelle qu’elle soit. Aussi, que bien souvent, on se croit amoureux quant c’est juste une histoire de fesses!
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Mais, elle n’avait pas de fesses? Et tu n’as pas répondu à ma question!
Pascal a éclaté de rire. Non, pas seulement éclaté, il était mort de rire!!!! Je fulminais.
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Alors, disons que c’était mieux avec elle, qu’une branlette. Rien à voir avec ce que je ressens avec toi, et ça, c’est pas pour te faire plaisir, je te le jure sur la tête de ma mère, de mon père et de la mienne. Eurk, c’est eurk de parler de branlette et de mes parents au milieu de tout ça.
Pascal faisait la grimace. Était-ce possible de trouver quelqu’un mignon même quant il fait la grimace? Il était trop chou! Ou était-ce parce qu’il m’avait dit quelque chose de rassurant? Est-ce que je devais être rassurée? Non, en fait, je ne me sentais pas rassurée. Je n’arrivais pas à le croire, parce qu’il avait eu l’air de prendre son pied samedi passé!!! J’ai fait la grimace à mon tour. Il a voulu me tirer vers lui et j’ai eu un mouvement de recul.
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Écoute, mon cœur n’a jamais été en danger, je ne suis pas amoureux. Peut-être que j’aurai dit le contraire les 1ers jours, mais, je ne suis pas amoureux d’elle. Je ne perds pas la tête quant je pense à elle ou quant je suis avec elle.
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Menteur, menteur, menteur...
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Je ne mens pas.
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Ah bon? Sauf que tu disais la même chose à propos de Caro, puis ensuite, tu as reconnu être amoureux d’elle. Alors, comment savoir si tu ne ment pas?
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Génial... Et c’est parti pour la prise de tête... Pfffouh! Tu ne devine pas? J’avais envi de te faire souffrir, ça sonne horrible de le dire à haute voix, mais je voulais te faire mal, c’est aussi simple que ça!
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Tu as laissé tomber Caro, renié ta femme, et hop, une fille venue de nulle part, elle?
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J’étais sûr que tu l’apprendrais. Je voulais quelque chose qui me prenne assez le chou pour ne plus rentrer le week-end, j’espérais bien que ça te fasse quelque chose. Je voulais que ça te fasse souffrir, et j’espérais aussi que tu finirai par m’appeler, que tu me fasse une scène, quelque chose, ou que tu reviendrai peut-être à Munich!
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Oh!.... Mais pourquoi elle? Pourquoi être sorti avec elle? Pourquoi coucher avec elle? Pourquoi être rentré à toute vitesse samedi quant tu pensais que je n’étais pas au chalet? Et crois moi, tu n’avais pas l’air de détester ce que tu faisais!
Pascal m’a observée un moment, puis il est venu s’asseoir sur la table du salon et m’a fixé droit dans les yeux.
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Je te retourne la question... Comment c’est avec Thomas? Tu n’as pas l’air de détester ça? En plus, à la différence des filles, on n’est pas obligé de ressentir quoi que ce soit pour tirer une fille, mais dis moi Jane? Tu ne ressens rien pour Thomas? Est--ce que tu aime faire l’amour avec lui? C’est mieux? N’oublie pas que je vous ai vu ensemble... Combien de fois vous êtes rentré à toute vitesse pour vous grimper dessus, hein? Et “j’aimerai te manger tout cru”? Oui, oui, je sais, tout fier, il m’a montré certains de tes messages, et celle-là était une des plus blessante. Ce qui m’amène à me demander, si c’était juste une tirade que tu utilise avec tous tes mecs? J’avais pensé que tu ne disais ça qu’à moi, mais suis-je bête! Et dis moi, après le Nouvel An, et avant de sortir avec lui, avez-vous couché ensemble? As-tu toujours été fidèle? Et pourquoi tu n’as jamais répondu à ma lettre? Et j’ai tout un wagon de remarques et questions que je pourrais te sortir, est-ce que tu veux me répondre en toute franchise en le jurant sur la tête de ta famille?
Glups, glups et re-glups! Il avait raison... Je ne pouvais répondre à aucune de ses questions en toute franchise, et certainement pas jurer mes mensonges sur la tête de ceux qui me sont chères!
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Est-ce que tu l’aimes? Est-ce que tu aimes faire l’amour avec lui? Est-ce que tu aimes qu’il te touche?
Pascal était tout rouge et me fixait toujours du regard. Les réponses auraient été; oui, oui et encore oui. Glups, je n’aurai pas supporté que pour lui, ce le soit aussi avec Nina. Alors une fois de plus, je ne pouvais pas lui répondre. Je crois que j’avais rougi aussi. Avec une autre grimace, Pascal m’a demandé de ne pas répondre, il ne voulait pas savoir. J’étais soulagée.
Traumatisée, je restais sans voix. J’ai compris qu’aussi curieuse que je puisse être de connaître la vraie nature de sa relation avec Nina, je n’avais pas le droit de lui poser des questions auxquels je n’aurai pas pu répondre de mon côté. Après un long de silence, Pascal m’a tendu les mains et j’ai posé des mains tremblantes dans les siennes. Il a joué un moment avec mes doigts, puis il m’a demandé si j’avais aimé son cadeau de Noël, je n’en avais jamais rien dit. Oups!
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Je ne l’ai pas encore ouvert, enfin, déballé...
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Pourquoi?
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Je sais pas... Je pense que j’avais peur...
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Peur? Tu pensais que c’était une bombe ou quoi?
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Non... J’avais peur que ça me touche, que ça me fasse de la peine...
En plaisantant, il m’a dit que c’était dommage que je ne puisse pas l’ouvrir au moins à la St-Valentin. Après ça, on a un peu perdu la notion du temps. Je crois que j’étais soulagée de savoir qu’il tenait toujours à moi, soulagée de sentir qu’il m’aimait encore énormément. Je me suis rendue compte que c’était vraiment bien de pouvoir penser, sans l’ombre d’un doute, qu’il m’aimait. Je me le suis répété à plusieurs reprises pour bien le ressentir, et oui, c’était vraiment un sentiment agréable.
J’ai passé un week-end de rêve dans ses bras. Mémorable. Jamais je ne pourrais oublier ces moments là, ni les mots d’amour qu’il me chuchotait à l’oreille, ni ses tendres murmurent quant on faisait l’amour. Jamais. J’avais eu si peur de ne jamais pouvoir sentir la douceur de ses lèvres, les caresses de ses doigts sur ma peau, ses baisers au coin de l’oreille... J’en rêve encore...
J’étais tellement en manque de lui que j’ai passé toute la journée, surtout après notre discussion, à le noyer de bisous, à lui dire encore et encore que je l’aimais. Ses mots faisaient échos aux miens. Je nageais dans le bonheur total. C’était peut-être éphémère, mais je profitais de chaque seconde. Je n’avais jamais assez d’être collée à lui comme une ventouse. J’avais besoin de le toucher, le manger, le sentir et graver tout dans ma mémoire.
En début de soirée, il a pris son natel pour appeler, et par dessus son épaule, j’ai vu les 37 appels et messages en absences de Nina. J’ai pensé qu’il tentait de l’appeler, ça m’a un peu froissé, et je me suis éloignée en boudant.
Lui qui ne voulait pas que j’appelle qui que ce soit, lui se permettait d’appeler l’autre pouffe! Mais je me suis trompée.
Pascal a immédiatement remarqué que je faisais la tête, alors, il a insisté jusqu’à ce que je lui dise ce que j’avais sur le cœur et il a ri. Intérieurement, ça m’a un poil énervée, en même temps, j’adore trop le voir et l'entendre rire. Je crois que c’est ce qui m’énervait; il se moquait de moi, et, j’adorais l’entendre rire. Crap, ce que je pouvais être nunuche de ce type.
S’il cela le faisait autant rire, c’est parce que je me trompais si fort, qu’il trouvait la situation amusante. Ça l’amusait aussi que je lui fasse une de mes petites crises. Il a dit qu’il trouvait ça rafraichissant!!! Rafraichissant? Non mais! D’ailleurs, de temps en temps pendant la soirée, il éclatait de rire à cause de paroles que j’avais prononcé quelques heures plus tôt, et il riait comme un malade. Grrr, il se moquait de moi!
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Est-ce qu’elle est bonne? (encore mort de rire) Je n’aurai jamais cru entendre des paroles pareilles dans ta bouche. T’es vraiment trop mignonne, qu’est-ce t’es drôle! “Est-ce qu’elle est bonne”... (et c’était reparti)! “Mais elle n’avait pas de fesses...” (plié en deux, il continuait à rire). Ah non! (et Hahaha...)
J’étais devenue la blague de la soirée! On pouvait être en train de discuter tout sérieusement et paf, il éclatait de rire! J’avais beau le frapper avec les coussins qui me tombaient sous la main, rien à faire, il avait le fou rire.
Pourtant, il n’y avait rien de drôle, en me rappelant ce que j’avais entendu, ça ne me faisait pas rire.
Malgré tout, avec sa façon de le prendre les choses en plaisanterie, il a réussi à minimiser les choses, et petit à petit, ça me semblait moins lourd, moins dramatique. Je l’aimais pour ça aussi; il est drôle et vraiment adorable, et il est si chou-xx quant il rigole.
Parce qu’il avait décidé de rester pour la St-Valentin, comme son boulot n’était pas au courant qu’il prenait congé, Pascal a appelé un collègue pour lui demander de transmettre le message. C’était pour ça qu’il avait rallumé son natel et pas pour appeler Nina. Il n’a toutefois pas précisé qu’il restait en Suisse, il ne voulait pas que Thomas puisse nous traquer.
Rassurée, j’ai essayé de lui faire oublier mon manque de confiance en le bombardant de bisous, de câlins et de Je T'Aime...