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053/11 - 24h avec ma meilleure amie

Publié le par JaneDo

24h avec ma meilleure amie
Mar - 22.fév.2011 - (053/11)

J’ai été cherché ma meilleure amie à l’aéroport ce matin. Elle ne restait que 24h en Suisse, le temps de voir sa famille et rentrer avec le bagage qu’elle avait laissé chez moi lors de sa dernière visite.

Après avoir mangé avec sa frangine à midi et fait un saut vers sa maman, on a été faire quelques courses, pour notre petit déjeuner préféré de demain; des œufs au bacon. Dani est venue sans mari, ni enfant, mais elle avait un timing de ministre, elle n’est rentrée que vers les 21h30 approx. On a papoté un moment puis elle a été se coucher.

Arf, Thomas m’a fait des pieds et des mains pour rencontrer ma copine, mais je ne pouvais pas accepter, je n’avais jamais permis à Pascal de la rencontrer. J'ai dit à Thomas que j’aimais garder ma sphère privée, privé! C’est la même chose pour la guitare... J’adore et j’aimerai apprendre à jouer, mais je ne pouvais pas laisser Thomas m’enseigner alors que je n’avais jamais penser le demander à Pascal. Halala, ce que c’est compliqué dans ma tête!!!

Mercredi matin, on s’est fait notre petit déjeuner et on a papoté. J’adore cette nana, elle est non seulement super belle, mais en plus, elle a un cœur gros comme une maison.

Dès qu'on s'est rencontré, ça a fait “tilt” et on est devenue les meilleures amies du monde. C’est un peu dommage qu’elle vive en Angleterre maintenant, mais elle est heureuse et je crois que c’est ce qui compte. Puis, après tout, ça me donne l’occasion d’aller à Cambridge plusieurs fois par année, c’est cool.

En début d’après-midi, direction Genève, elle avait son avion à 15h15... Snif. Ça me rendait un peu triste de la voir partir.


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052/11 - L'argent et l'argent du beurre!

Publié le par JaneDo

L’argent et l’argent du beurre!
Lun - 21.fév.2011 - (052/11)

Je ressentais une certaine tension, mais j’ai réussi à quelque peu l'étouffer en travaillant. J’étais malheureuse! Malheureuse de rendre Thomas malheureux, malheureuse de ressentir un énorme manque quant je pense à Pascal. Et malheureuse d’être si partagée, je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait en moi.  Je croyais qu’il me suffisait de savoir qui j’aimais le plus, mais ce n’était pas aussi simple!

Mon cœur, mon corps et même mon âme sont attirés vers Pascal comme un aimant. Dès que je le vois, j’entre dans une sorte de transe et je perds le contrôle, ça me donne envie de courir vers lui et tant pis pour tout le reste, tant pis pour ceux que je ferais souffrir dans ma course. J’aime sa solide tranquillité, son sourire ravageur, ses yeux perçant et son regard inquisiteur et sérieux, j’aime sa façon de m’aimer, sa passion... Mais j’aime la tranquille assurance de Thomas, sa capacité à faire en sorte que je me sente heureuse, tranquille, rassurée, bien dans ma peau. J’aime ses sourires, sa tendresse... Pfffff...

J’avais envie de foncer tête baissée vers Pascal, mais je n’arrivais pas à me résoudre à faire du mal à Thomas! Je me sentais coincée, super coincée, et c’était de ma faute. Je ne sais même pas comment j’avais fait pour me retrouver dans un tel casse-tête chinois!!!

Dans ma tête se formatait même l’idée d’aller à Munich pour voir Pascal, en tête à tête, prendre le temps de discuter...

Peut-être, si je voulais être tout à fait honnête avec moi-même, j’avais peur de perdre Thomas si ça ne marchait pas avec Pascal... mouais... J’avais peur que si c’était foutu avec Pascal, que je ne rencontre jamais quelqu’un qui me fasse me sentir aussi bien que Thomas!!!

Mouais, mouais, je suis lâche, égoïste et aussi indécise... Je voulais mettre l’un en attente pour voir si ça marche avec l’autre! Pitoyable. Je déteste cette partie de moi. Pourquoi a-t-il fallu que je les rencontre au même moment? Mauvais timing. Il aurait fallu que je rencontre Pascal, aller jusqu’au bout de notre histoire, et ensuite rencontrer Thomas! Si seulement la vie pouvait être aussi simple, ce serait merveilleux!


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051/11 - Lessivée!

Publié le par JaneDo

Lessivée!
Dim - 20.fév.2011 - (051/11)

Je n’étais pas très en forme, j’ai souri quant il le fallait, lancé des “ha!” ou “oh!” quant c’était nécessaire, pour le reste, j’ai lu dans mon coin. Je n’ai participé à aucune activité et attendu avec impatience le moment de rentrer. Pascal n’était pas là, snif, alors je m’ennuyais ferme!

Thomas est resté silencieux pendant tout le trajet du retour. Arf, c’était pesant. Devant chez moi, juste avant que je quitte la voiture, il m’a dit qu’il avait peur que j’essaie de profiter de l’incident comme excuse pour le plaquer!

Glups, j’étais prise la main dans le sac, c’était bien mon intention. Après j’ai regretté mon attitude, regretté d’avoir été si froide et distante avec lui, parce que je l’adore. Je n’aimais pas le voir si tendu, le front barré, si préoccupé, j’aime le voir souriant et bout en train. Il était tellement chou avec moi que j’avais honte de moi. Si je n’avais pas été si fatiguée, j’aurai été dormir chez lui pour me racheter et pour qu’il sache que je l’aime.

En rentrant, je me suis faite alpaguée par ma voisine pour l’aider avec ses transferts de films sur PC et sur DVD. Ciel, je ne pensais pas rester longtemps, mais j’ai réintégré la tranquillité de mon antre à 2h du matin.

La barbe, j’étais naze. La bonne nouvelle, c’est que du coup, je n’ai pas trouvé le temps pour pleurer ou pour me lamenter. Même pas quant j’ai vite raconté mon week-end dans mon journal avant d’aller me coucher.

J’ai dormi comme une souche! J’étais lessivée!


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050/11 - Ok! D'accord! C'était prévisible!

Publié le par JaneDo

Ok! D'accord! C'était prévisible!
Sam - 19.fév.2011 - (050/11)

Samedi, vers midi, raide morte, parce que j’avais mis des plombes avant de trouver le sommeil, je suis descendue avaler quelques cafés pour pouvoir tenir debout. Je ne pouvais quant même pas passer tout le samedi à dormir, et aussi, je voulais trouver le moyen de parler à Pascal.

Mais grosse déprime; impossible de le trouver. Il semble qu’il soit parti. Il était probablement en route pour l'Allemagne. Enfin... c’était ce que je pouvais espérer de mieux!

Vania était arrivée après mon départ à la discothèque, après, de retour au chalet, elle ne m’avait pas trouvée. Elle m’avait bien laissé quelques messages pour me dire qu’elle était là, mais je n’avais rien vu.

Je n’ai pas fliplé quant je n’ai pas vu Pascal au déjeuner, parce que j’ai pensé qu’il était sorti skier avec toute la bande. Thomas, la mine bougon était resté en arrière pour me parler, et j’avoue que je n’étais pas d’humeur. En plus, j’étais encore dans les vapes. Il s’est confondu en excuses dans tous les sens pour son comportement d’hier soir, mais il a bien vu que je ne l’écoutais pas vraiment, et que ça ne passait pas.

Il a prétendu que c’était parce qu’il m’aimait qu’il lui arrivait parfois de perdre son sang froid... Puis quoi encore! Comme excuse, y avait mieux!

Je lui ai dit qu’on aurait un vrai problème s’il était toujours dans cet état après avoir bu quelques verres. Je ne supportais pas de le voir agressif et fou-furieux. Je n’aimais pas non plus les crises de jalousies à tout va, ça avait le don de me taper sur le système. Il ne pouvait pas s’amuser à cogner tous les mecs que je croise, ce n’était pas la 1ère fois, ça n’avait aucun sens et ça m’énervait grave. Il a promis que ça n’arriverait plus, mais je ne l’ai pas cru. Ce genre de choses avait plutôt tendance à se reproduire en empirant, jusqu’au jour où il aura le malheur de s’en prendre à moi, et là, ce serait la fin de notre amitié.

  • Amitié?

J’avais été un peu dur avec lui, mais, je pensais tout ce que je lui ai dit. De toute manière, il n’aurait pas dû me forcer à ouvrir la bouche tant que je n’étais pas complètement réveillée!

  • Je vois... Tu cherches un moyen de te débarrasser de moi, je me trompe? Y a du Pascal là-dessous, non?
  • Ne rejette pas la faute sur moi, je ne suis pas celle qui était agressive hier soir...
  • Yo! Vous allez arrêter vous 2 ou quoi???

C’était Vania qui était venue se mettre entre nous pour arrêter la dispute,Thomas n’a pas eu d’autre choix que de nous laisser. Il tirait la gueule. J’ai failli le rattraper pour le consoler. Je n’aimais pas être aussi vache, d’autant plus qu’il n’avait pas tout tord.

Caro qui avait suivi de loin notre prise de becs est venu s’asseoir au bar de la cuisine, dès que Thomas a quitté la pièce. Le coup d’oeil que lui a lancé Vania n’était pas des plus sympathiques, mais je crois qu’elle en avait l’habitude. J’avais beau dire à Vania qu’elle était sympa, ça ne passait pas. Vania ne comprenait pas comment je pouvais la supporter ou être amie avec. Quant elle a su que j’avais dormi chez Caro, elle a levé les yeux au ciel.

En parlant de la soirée en boîte, Vania a remarqué que Pascal semblait s’intéresser à la chanteuse du groupe de son pote. Pour moi, elle imaginait des choses, elle voyait le mal partout.

Caroline avait pris un verre avec Pascal cette semaine, et j’ai été plutôt contente d’apprendre, qu’il y avait de l’eau dans le gaz avec son allemande. La Nina était fâchée avec lui à cause de choses qu’il aurait dites ou faites lors de leur fameux week-end.  Elle lui faisait la tête.

Ouaip, j’étais contente. Il fallait que je lui parle!

Mais j’ai très vite déchantée en apprenant que Pascal n’était pas au chalet et qu’hier soir, après avoir quitté la boîte, il était parti avec la chanteuse et le batteur du groupe, pour rentrer en direction de Lausanne. Apparemment, il avait été raccompagner les 2 membres du groupe qui était resté à Gstaad pour la soirée, et avait prétendu rentrer ensuite en Allemagne. Je ne voyais pas très bien pourquoi il aurait fait autant de kilomètres pour venir jouer avec le groupe, venir prendre un verre avec ses amis jusqu’à Gstaad, puis reprendre la route pour rentrer en Allemagne??? Je ne comprenais pas le truc!

Ça m’a complètement sapé le moral! Le reste de la journée, je n’étais que l’ombre de moi-même. Plus goût à rien et je m’ennuyais comme plâtre!

Après notre conversation, je me suis précipitée appeler Pascal. J’aurai dû le faire plus tôt, si j’avais su, je serais probablement partie hier soir aussi. Il était rentré à son appart où il a passé la nuit et il avait l’intention de rentrer dans l’après-midi en Allemagne. J’avais beau insisté et le supplier de revenir au chalet, il ne voulait pas. C’était triste. J’ai voulu aller vers lui, mais il a refusé, en disant qu’il serait certainement déjà en route, qu’il ne fallait pas.

En fait, j’ai eu l’impression qu’il ne voulait pas me voir. Ça m’a fait de la peine, alors j’ai laissé tombé.

Qu’il ne soit pas là, au chalet, m’a coupé le moral. Je suis retournée me coucher, j’avais besoin de dormir pour noyer ma  tristesse. Je n’avais plus envie de rien. Je n’ai pas eu envie de sortir le soir avec les autres, alors je suis restée au chalet et j’ai lu. Je désespérais, et j’avoue que j’attendais avec impatience que le week-end se termine!

Je ne pouvais le dire à personne, que Pascal m’avait bien fait comprendre que c’était terminé, que je pouvais faire ce que je voulais, ça ne le concernait pas, qu’il ne fallait pas que je me précipite chez lui, que j’étais avec Thomas, qu’il ne voulait pas qu’on se fasse des idées à cause de ce qui c’était passé. Pascal avait préféré ne pas rester au chalet et avait décidé qu’il était préférable de rentrer pour ne pas causer de problèmes.

Thomas a bien sûr remarqué mon humeur, mais il ne pouvait rien faire pour me faire sortir de cet état de léthargie. Je me sentais vide et triste à mourir.

Même si j’étais à des années lumières d’avoir abandonné l’idée d’être à nouveau avec Pascal, je commençais à saisir, petit à petit, qu’il ne voulait pas retourner en arrière. Il restait gentil et tout, mais ça semblait clair, il ne voulait rien avoir à faire avec moi... A part peut-être, s’amuser de temps à autres!

Oui je sais... On me l'avait dit!


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049/11 - Je flippe... je nage!!!

Publié le par JaneDo

Je flipe, je nage !!!
Ven - 18.fév.2011 - (049/11)

Nerveuse, agitée, je suis montée à Gstaad pour le week-end avec tout le monde. Je ne savais pas si Pascal venait ce week-end et, je n’avais pas osé l’appeler pour lui poser la question. J’suis vraiment nulle.  S’il ne venait pas, j’allais me morfondre tout le week-end, et s’il venait, ben... Je n’avais pas su quoi faire avec Thomas! Lui dire? Non? Si Pascal était là, il aurait fallu que je prenne mes distances avec Thomas pour bien faire, mais comment? J’avais bien essayé de provoquer des disputes, mais Thomas n’avait pas marché dans mon jeu.

Je ne m’attendais pas à voir Pascal du week-end, une fois au chalet, Thomas m'avait dit qu'il ne viendrait pas, alors le voir arriver vendredi soir, peu après minuit, a été une surprise et m’a rendu folle de joie :)

Mais voilà,
je ne savais pas où on en était! A part le petit regard appuyé qu’il m’a lancé en arrivant, j’étais un peu dépitée de le voir agir comme s’il ne s’était rien passé!!!

A un moment, je me suis retrouvée seule avec lui, et je lui ai dis que j’étais contente de le voir, que je ne m’y attendais pas. Bon, je le trouvais un peu raide, presque distant. Ça l’a surprit, il a dit que j’aurai pu l’appeler, il ne voyait pas ce qui m’en empêchait.


Glups... Ouais, j’aurai peut-être dû, mais trop timide, je n’ai pas osé. On s’était pourtant parlé mercredi, c’est lui qui avait appelé, mais je n’avais rien demandé. En plus, tellement surprise, j’étais bloquée au téléphone. Pffff. Je me rends compte que la plupart des problèmes qu’on avait, Pascal et moi, l’incompréhension, etc, venait de moi; je suis beaucoup trop coincée! Comme par exemple, je n’ai pas osé lui demander ce qu’il avait fait de Nina, ni s’il la voyait toujours!

Pascal était arrivé avec son pote de musique, Varios et son groupe. Pascal avait encore une fois joué avec eux ce soir, vers Montreux, ensuite il leur avait proposé de passer au chalet. Après le pub, la plupart sont rentrés, seule la chanteuse, Magalie je crois, est restée avec celui qui joue à la batterie. Pascal a passé presque toute la soirée avec eux, avec Caro sur les talons. Pascal n’avait pas l’air de faire spécialement attention à elle, mais elle restait là, fidèle au poste.

Dire que je ne savais même pas, sinon j’aurai aimé aller le voir joué... Peut-être qu’il m’avait appelé pour ça?

De mon côté, je ne pouvais approcher Pascal, Thomas restait au aguets et ne me laissait pas m’éloigner. Je ne parlais pas beaucoup, et cherchais désespérément un moyen de me distancer de Thomas, de ne pas avoir à partager sa chambre, dans l’espoir que peut-être, Pascal chercherait à me rejoindre...

Le seul moment où j’ai réussi à m’éloigner de Thomas, c’était pour aller mettre de la musique dans le jukebox. En se croisant, Pascal m’a attrapée par les doigts, et l’espace de quelques instants, mes espoirs sont revenus au grand galop.

  • Tu as parlé à Thomas? Tu lui as dit où tu étais lundi?
  • Non!
  • Alors j’ai bien fait de ne rien dire non plus. C’est peut-être mieux comme ça.

Je restais dans mon coin, à l’écart, je n’avais pas vraiment envie de parler avec les autres. Pascal n’avait pas l’air de s’ennuyer, au contraire, il s’amusait, riait beaucoup et s’entend bien avec le batteur et la chanteuse, qu’il a tiré sur la piste pour danser. Elle ne voulait pas, et je comprends pourquoi, elle danse comme un pied. Pascal a continué en dansant avec Caro. Je regardais tout ça sans avoir l’air d’y prêter grand intérêt, j’étais sûre que Thomas m’observait.

Comme Pascal avait l’air de s’amuser, j’ai commencé à naviguer, à parler avec tout le monde et à faire semblant que je m’amusais aussi. Pour finir, Thomas m’a fourni l’occasion que je cherchais...
Agressif, il s’est énervé avec un des types avec qui je discutais et s’est mis à chercher la bagarre. Ce devait être vers les 1h30 du matin. Ni une, ni deux, j’ai ramassé mes affaires et je suis rentrée au chalet.

Je me suis installée dans la même chambre que Caro. Elle était d’accord. Au moins comme ça, Thomas n’oserait pas me faire de scènes ou me harceler. Ils sont presque tous rentrés 2h plus tard. Je n’ai pas bougé de la chambre. Je ne voulais pas laisser à Thomas la possibilité d’essayer de s’excuser. Caroline est montée se coucher vers les 4h du matin. On a discuté encore pendant presque 1h avant de nous endormir. Je crois qu’on espérait toutes les 2 que Pascal nous chercherait!!!!!!! Ben, pas du tout!

Snif... Aucune tentative de Pascal... J’ai dormi toute seule... Il n’a rien tenté... Snif. Au moins, tout petit soulagement, il n’avait pas cherché à voir Caro non plus.


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048/11 - Je déteste les bagarreurs

Publié le par JaneDo

J’aime pas les bagarreurs!
Jeu - 17.fév.2011 - (048/11)

Jeudi, après une bonne journée de boulot, je sortais prendre un verre avec Thomas. C’était difficile de le garder à distance sans qu’il ne se pose de questions sur mon attitude. Tout c’est bien passé pendant le dîner, les choses ne se sont gâtés qu'après.

Jess lui avait appris que Pascal n’était rentré que lundi soir, et comme Thomas ne m’avait pas vu de la même journée, il en a déduit que nous étions forcément ensemble. J’ai continué à prétendre que non, et je priai pour que Pascal en fasse autant. Je ne voulais pas que Thomas apprenne que je lui avais menti.

Il m’a fait une énorme crise de jalousie. Il ne me croyait pas et je lui ai dit que je ne savais pas comment lui prouver que je ne lui mentais pas, que tout ça était dans sa tête, et que si j’avais pu prévoir que Pascal décide de fuir sa femme pour passer la journée avec sa maitresse, je me serais certainement montrée pour éviter cette prise de tête. Ma dernière remarque a semblé le calmer. Ouf, j’avais évité le pire.

Toutefois, peut-être que j’aurai dû en profiter pour rompre? Non, non, je ne veux pas être la méchante!

J’aurai dû savoir que Thomas était à cran et ne pas le laisser boire, ou ne pas sortir et proposer de rester à la maison, mais je n’y ai pas pensé sur le moment. Ce n’est que quant il a pété un plomb et a cogné sur un pauvre gars qui essayait seulement de faire connaissance. Le type savait bien que j’avais un copain, je le lui ai dit d’entrée, et on ne faisait que parler, Thomas s’est énervé, l’a accusé sans raison de draguer sa copine et l’a sorti du bar pour le cogner. Pfff, je déteste ça!

Super, maintenant, plus personne là-bas n’osera m’adresser la parole!

Je savais que Thomas était plutôt bagarreur, d’ailleurs c’était une des choses que je n’aimais pas chez lui. C’est comme quant il boit un peu trop, il a tendance à être assez désagréable avec un peu tout le monde, heureusement, pour le moment, pas avec moi. Je ne crois pas que je le prendrais aussi bien que ses potes!!!


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047/11 - Une parmi les autres??

Publié le par JaneDo

L’Oublié de la St-Valentin
Mardi - 15.fév.2011 - (046/11)

Hahhhh, il fait moche aujourd’hui, tout gris et j’adore. Une journée à passer au lit, sous la couette, au chaud, avec la télé et mon ordi sur les genoux. Miam, miam. Mince... Tout à mon bonheur, j’avais oublié... oublié Thomas, oublié qu’il avait, lui aussi, fait des plans hier soir pour la St-Valentin! Je ne suis pas sans coeur, pourtant, je ne pourrais pas l’expliquer, mais je l’avais complètement zappé. Forcément, il avait dû s’attendre à ce qu’on fête la St-Valentin ensemble. Ha la la, je n’avait même pas pensé à ce qu’il pouvait ressentir.

Comment est-ce que j’avais pu oublier la réalité à ce point là?

Lundi soir, en lisant ses messages, je me suis sentie vraiment mal. Impossible de lui dire que je n’avais pas vraiment pensé à lui. Pascal me connaît bien, je pense que c’était la raison pour laquelle il avait coupé mon natel. Je me sentais coupable comme jamais. Le pauvre, il disait m’avoir attendu toute la soirée. Après le boulot, il s’était dépêché de rentrer et s’était donné la peine de cuisiner pour l’occasion, il voulait me surprendre, lui si nul en cuisine. Il avait même prévu des plats de secours, au cas où.

Franchement, j’étais la pire des petites amies!

Pour m’excuser, j’ai inventé le plus gros mensonge de la planète; la mine triste, je lui ai dis que, la plupart de mes copains ont toujours foutu en l’air la St-Valentin, alors pour ne pas être déçue encore une fois, j’avais pris la fuite et coupé mon natel. J’avais préféré me cloîtrer, de cette manière, je n’aurai pas de chagrin, parce que ce serait de ma faute si je n’avais pas été disponible.

Je ne sais pas s’il m’a cru ou s’il a fait semblant...

Pour me faire mieux pardonner, je l’ai couvert de câlins et de bisous, il a tenu à transformer cette soirée en petite St-Valentin. Il a été trop chou, ce qui n’a fait augmenter mon sentiment de culpabilité. Suspicieux, à un moment où je m’y attendais le moins, Thomas m’a posé la question fatidique; Dis moi juste que tu n’étais pas avec Pascal?. Pas d’autre choix que de lui mentir.


Un numéro sur sa liste?
Mer - 16.fév.2011 - (047/11)

Mercredi était une journée fructueuse côté boulot, mais côté vie sociale, le néant. Je ne voulais voir, ni entendre personne, répondre au téléphone, ni même mettre le nez dehors. J’ai passé la journée à bosser. Entre 2, quant je ne chantais pas à tue tête comme un disque rayé, ma tête vagabondait du côté de Munich et Pascal.

On n’avait pas parlé de se revoir, donc, je ne savais pas où on en était. Est-ce qu’on était de nouveau ensemble ou pas? Aucune idée. Après tous mes j’sais pas à ses questions, on a évité la question. Je crois que j’attendais que ce soit lui qui prenne les décisions, qui décide pour nous 2. Il n’en a rien fait. Donc, j’étais un peu paumée. Je ne savais même pas s’il rentrerait le week-end, s’il continuerait ou non à voir cette Nina!

J’ai voulu milles fois l’appeler et milles fois, je n’ai pas osé!

Est-ce que j’étais devenue seulement une de ces filles avec qui il couchait de temps à autre? Un numéro de sa liste? Ou est-ce que je comptais un peu plus que ça? Je me voyais mal poser la question à Pascal de toute façon. En attendant, je pensais que c’était préférable que j’évite un peu Thomas, et aussi surprenant que ça puisse paraître, c’était difficile. Il me manquait tout de même beaucoup.


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045/11 - Merveilleuse St-Valentin

Publié le par JaneDo

La plus merveilleuse St-Valentin de ma vie
Lun - 14.fév.2011 - (045/11)

Lundi, réveil en douceur bombardée de câlins, Pascal me faisait de petits bisous dans la nuque et les frissons m'ont réveillés.  Au programme; câlins toute la journée.

Pascal a passé sa journée à me faire plaisir de milles et une façon. Ahhh! Je l'AdOre! Dans la matinée, alors que je dormais encore, il avait dévalisé les magasins de fleurs du village pour me couvrir de roses blanches et rouges sang. Pour le dîner, à midi, il s’était transformé en chef cuistot. J’aurai voulu lui donner un coup de main, mais il voulait tout faire tout seul.

C’était la 1ère fois qu’on passait la St-Valentin ensemble et il a dit que son cadeau c’était moi.  Iaaah, trop chou. Il avait presque surchauffé le chalet parce qu’il aimait me voir déambuler dans ses shorts et t-shirts trop grand. J’avais pris l’habitude de porter ses affaires, j’aimais avoir son odeur sur moi. C’est tout ce qu’il voulait pour la St-Valentin.

Il n’a pas voulu me laisser quitter la maison, sûr que j’aurai voulu lui offrir quelque chose, et il avait déjà acheté tous les chocolats en forme de cœur de la station. Il a été adorable... Tellement adorable que j’ai fini par oublier qu’il repartait en Allemagne en fin d’après-midi.

Petite crise de doutes... Je me suis demandée si c’était pour avoir le temps de fêter aussi la St-Valentin avec cette Nina??

L’autre problème était Thomas... Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui raconter? Comment expliquer mon absence et mon manque de communication? Et surtout de n’avoir même pas pensé à lui...


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044/11 - Qui est cette nina?? L'aime-t-il?

Publié le par JaneDo

Qui est cette Nina? L'aime-t-il?
Dim - 13.fév.2011 - (044/11)

Je flottais dans un rêve, je devais être au paradis. Je n’osais pas y croire; j’étais avec Pascal, dans les bras de Pascal, afff, trop bien. Si ce n’était qu’un rêve, alors je ne voulais pas me réveiller. Je n’aurai jamais cru pouvoir avoir cette à nouveau cette chance. C’était merveilleux de le retrouver, merveilleux de subir son amour, de répondre à ses attentes.

Pourtant, insidieusement l’angoisse de le perdre à nouveau me tailladait l’estomac. Et c’était dommage de tout gâcher à parler de choses qui allaient certainement brisé ce beau rêve... Après tout, Pascal voulait aussi qu’on parle de tout ça, et avant la St-Valentin pour qu’on puisse laisser tout ça derrière nous.

Alors, j’ai sorti ma liste de questions...

Je voulais tout savoir, savoir depuis combien de temps il voyait cette Nina, savoir si c’était avant ou après qu’il me plante comme un choux? Si je pouvais croire ce qu’il me disait. Je voulais aussi savoir qui c’était, ce qu’elle faisait, ou il l’avait rencontrée, et comment ça c’était passé?

Non, ils n’avaient commencé à se fréquenter que bien après. Enfin, c'est ce qu'il dit, et je crois que j'étais prête à croire n'importe quoi, du moment que ça me faisait du bien à l'oreille!

C’est la fille du Directeur Général de Munich. Elle travaillait au département Marketing comme lui, ils s’étaient rencontré au boulot. Il était sorti à plusieurs reprises avec des collègues de bureau, elle faisait partie du groupe, puis un soir, ils s’étaient retrouvé seulement tous les 2. Ce soir là, Pascal pensait voir toute l’équipe, mais apparemment, Nina s’était arrangée pour qu’ils soient seuls. Après ça, ils ont commencés à se fréquenter; sortir manger en tête à tête, etc.

Thomas m’avait dit qu’ils s’étaient “déclarés, je voulais savoir ce que ça voulait dire?

Pascal était surpris par le terme, il ne comprenait pas bien, mais si ça voulait dire qu’ils s’étaient fait des déclarations, alors non, ça ne s’était pas passé du tout comme ça. Un soir, alors qu’ils étaient au resto, Nina lui a dit, qu’il lui plaisait, et il lui a dit qu’elle lui plaisait aussi, c’est tout. C’est comme ça qu’ils ont commencés à, officiellement, sortir ensemble.

  • Depuis quant est-ce que tu couche avec elle? Quant est-ce que ça a commencé? C'était quant la 1ère fois?

Pascal a rougi jusqu’aux cheveux.

  • Le soir où on s’est dit qu’on se plaisait, elle m’a invité chez elle, et...
  • C’était quant ça?

Pascal ne se rappelait pas très bien, mais ce devait être avant le week-end où ils avaient voulu passer le week-end au chalet. Glups, le souvenir de ce week-end là me faisait encore mal au bide. J’avais envie de lui jeter tout ce que j’avais sous la main. Je ne sais pas pourquoi je réagissais comme ça, mais ça me faisait mal et le seul moyen de me libérer était de m’énerver, de provoquer la bagarre. Mais, si je faisais ça, on ne parlerait plus, alors je me suis calmée.

J’ai voulu savoir si elle lui plaisait? Qu'est-ce qui lui plaisait chez elle? Je trouvais qu’elle n’avait rien en commun avec Jess, Caro ou moi, je le lui ai dit franchement. Il a reconnu qu’elle n’était pas son genre, mais qu’il avait voulu trancher, être avec quelqu’un qui, justement, ne lui rappelle ni Caro, ni moi. Pourtant, de son propre aveux, contrairement à ce qu’il avait espéré, il pensait souvent à moi et passait son temps à comparer.

Aïe! Comparer? Mauvaise blague! Ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête, et qu’est-ce qu’il comparait donc? Pascal a eu un semblant de rire.

  • Des choses comme; Jane avait un sourire plus timide, ou Jane est plus réservée, moins gonflée... Des trucs comme ça. Qu’est-ce que tu as encore été imaginer?

J’avais rougi jusqu’aux cheveux. Oui, j’avais imaginé qu’il avait comparé des choses plus intimes, ce qui m’a rappelé qu’elle était plus vocale, plus expressive que moi! Je n’ai pas pu me retenir de lui poser une question qui l’a fait pouffer de rire. Grrrrrrh.

  • Est-ce qu’elle est bonne?
  • Aoutch... T’es pas sérieuse?
  • Si... Je veux savoir si c’était bien avec elle, si c’était mieux... Et jure le sur la tête de tes parents que tu ne ment pas!

Pascal m’a fait bouillir un petit moment, avec son petit sourire en coin, parce qu’il ne répondait pas tout en faisant semblant de réfléchir. Je le hais! Mais, il n’y avait rien de drôle à parler de ça. Il a dû le réaliser à mon expression tendu et concentré.

  • Comment t’expliquer... Tu sais bien que nous les mecs, on a pas besoin d’être amoureux pour coucher avec une fille, quelle qu’elle soit. Aussi, que bien souvent, on se croit amoureux quant c’est juste une histoire de fesses!
  • Mais, elle n’avait pas de fesses? Et tu n’as pas répondu à ma question!

Pascal a éclaté de rire. Non, pas seulement éclaté, il était mort de rire!!!! Je fulminais.

  • Alors, disons que c’était mieux avec elle, qu’une branlette. Rien à voir avec ce que je ressens avec toi, et ça, c’est pas pour te faire plaisir, je te le jure sur la tête de ma mère, de mon père et de la mienne. Eurk, c’est eurk de parler de branlette et de mes parents au milieu de tout ça.

Pascal faisait la grimace. Était-ce possible de trouver quelqu’un mignon même quant il fait la grimace? Il était trop chou! Ou était-ce parce qu’il m’avait dit quelque chose de rassurant? Est-ce que je devais être rassurée? Non, en fait, je ne me sentais pas rassurée. Je n’arrivais pas à le croire, parce qu’il avait eu l’air de prendre son pied samedi passé!!! J’ai fait la grimace à mon tour. Il a voulu me tirer vers lui et j’ai eu un mouvement de recul.

  • Écoute, mon cœur n’a jamais été en danger, je ne suis pas amoureux. Peut-être que j’aurai dit le contraire les 1ers jours, mais, je ne suis pas amoureux d’elle. Je ne perds pas la tête quant je pense à elle ou quant je suis avec elle.
  • Menteur, menteur, menteur...
  • Je ne mens pas.
  • Ah bon? Sauf que tu disais la même chose à propos de Caro, puis ensuite, tu as reconnu être amoureux d’elle. Alors, comment savoir si tu ne ment pas?
  • Génial... Et c’est parti pour la prise de tête... Pfffouh! Tu ne devine pas? J’avais envi de te faire souffrir, ça sonne horrible de le dire à haute voix, mais je voulais te faire mal, c’est aussi simple que ça!
  • Tu as laissé tomber Caro, renié ta femme, et hop, une fille venue de nulle part, elle?
  • J’étais sûr que tu l’apprendrais. Je voulais quelque chose qui me prenne assez le chou pour ne plus rentrer le week-end, j’espérais bien que ça te fasse quelque chose. Je voulais que ça te fasse souffrir, et j’espérais aussi que tu finirai par m’appeler, que tu me fasse une scène, quelque chose, ou que tu reviendrai peut-être à Munich!
  • Oh!.... Mais pourquoi elle? Pourquoi être sorti avec elle? Pourquoi coucher avec elle? Pourquoi être rentré à toute vitesse samedi quant tu pensais que je n’étais pas au chalet? Et crois moi, tu n’avais pas l’air de détester ce que tu faisais!

Pascal m’a observée un moment, puis il est venu s’asseoir sur la table du salon et m’a fixé droit dans les yeux.

  • Je te retourne la question... Comment c’est avec Thomas? Tu n’as pas l’air de détester ça? En plus, à la différence des filles, on n’est pas obligé de ressentir quoi que ce soit pour tirer une fille, mais dis moi Jane? Tu ne ressens rien pour Thomas? Est--ce que tu aime faire l’amour avec lui? C’est mieux? N’oublie pas que je vous ai vu ensemble... Combien de fois vous êtes rentré à toute vitesse pour vous grimper dessus, hein? Et “j’aimerai te manger tout cru”? Oui, oui, je sais, tout fier, il m’a montré certains de tes messages, et celle-là était une des plus blessante. Ce qui m’amène à me demander, si c’était juste une tirade que tu utilise avec tous tes mecs? J’avais pensé que tu ne disais ça qu’à moi, mais suis-je bête! Et dis moi, après le Nouvel An, et avant de sortir avec lui, avez-vous couché ensemble? As-tu toujours été fidèle? Et pourquoi tu n’as jamais répondu à ma lettre? Et j’ai tout un wagon de remarques et questions que je pourrais te sortir, est-ce que tu veux me répondre en toute franchise en le jurant sur la tête de ta famille?

Glups, glups et re-glups! Il avait raison... Je ne pouvais répondre à aucune de ses questions en toute franchise, et certainement pas jurer mes mensonges sur la tête de ceux qui me sont chères!

  • Est-ce que tu l’aimes? Est-ce que tu aimes faire l’amour avec lui? Est-ce que tu aimes qu’il te touche?

Pascal était tout rouge et me fixait toujours du regard. Les réponses auraient été; oui, oui et encore oui. Glups, je n’aurai pas supporté que pour lui, ce le soit aussi avec Nina. Alors une fois de plus, je ne pouvais pas lui répondre. Je crois que j’avais rougi aussi. Avec une autre grimace, Pascal m’a demandé de ne pas répondre, il ne voulait pas savoir. J’étais soulagée.

Traumatisée, je restais sans voix. J’ai compris qu’aussi curieuse que je puisse être de connaître la vraie nature de sa relation avec Nina, je n’avais pas le droit de lui poser des questions auxquels je n’aurai pas pu répondre de mon côté. Après un long de silence, Pascal m’a tendu les mains et j’ai posé des mains tremblantes dans les siennes. Il a joué un moment avec mes doigts, puis il m’a demandé si j’avais aimé son cadeau de Noël, je n’en avais jamais rien dit. Oups!

  • Je ne l’ai pas encore ouvert, enfin, déballé...
  • Pourquoi?
  • Je sais pas... Je pense que j’avais peur...
  • Peur? Tu pensais que c’était une bombe ou quoi?
  • Non... J’avais peur que ça me touche, que ça me fasse de la peine...

En plaisantant, il m’a dit que c’était dommage que je ne puisse pas l’ouvrir au moins à la St-Valentin. Après ça, on a un peu perdu la notion du temps. Je crois que j’étais soulagée de savoir qu’il tenait toujours à moi, soulagée de sentir qu’il m’aimait encore énormément. Je me suis rendue compte que c’était vraiment bien de pouvoir penser, sans l’ombre d’un doute, qu’il m’aimait. Je me le suis répété à plusieurs reprises pour bien le ressentir, et oui, c’était vraiment un sentiment agréable.

J’ai passé un week-end de rêve dans ses bras. Mémorable. Jamais je ne pourrais oublier ces moments là, ni les mots d’amour qu’il me chuchotait à l’oreille, ni ses tendres murmurent quant on faisait l’amour. Jamais. J’avais eu si peur de ne jamais pouvoir sentir la douceur de ses lèvres, les caresses de ses doigts sur ma peau, ses baisers au coin de l’oreille... J’en rêve encore...

J’étais tellement en manque de lui que j’ai passé toute la journée, surtout après notre discussion, à le noyer de bisous, à lui dire encore et encore que je l’aimais. Ses mots faisaient échos aux miens. Je nageais dans le bonheur total. C’était peut-être éphémère, mais je profitais de chaque seconde. Je n’avais jamais assez d’être collée à lui comme une ventouse. J’avais besoin de le toucher, le manger, le sentir et graver tout dans ma mémoire.

En début de soirée, il a pris son natel pour appeler, et par dessus son épaule, j’ai vu les 37 appels et messages en absences de Nina. J’ai pensé qu’il tentait de l’appeler, ça m’a un peu froissé, et je me suis éloignée en boudant.

Lui qui ne voulait pas que j’appelle qui que ce soit, lui se permettait d’appeler l’autre pouffe! Mais je me suis trompée.

Pascal a immédiatement remarqué que je faisais la tête, alors, il a insisté jusqu’à ce que je lui dise ce que j’avais sur le cœur et il a ri. Intérieurement, ça m’a un poil énervée, en même temps, j’adore trop le voir et l'entendre rire. Je crois que c’est ce qui m’énervait; il se moquait de moi, et, j’adorais l’entendre rire. Crap, ce que je pouvais être nunuche de ce type.

S’il cela le faisait autant rire, c’est parce que je me trompais si fort, qu’il trouvait la situation amusante. Ça l’amusait aussi que je lui fasse une de mes petites crises. Il a dit qu’il trouvait ça rafraichissant!!! Rafraichissant? Non mais! D’ailleurs, de temps en temps pendant la soirée, il éclatait de rire à cause de paroles que j’avais prononcé quelques heures plus tôt, et il riait comme un malade. Grrr, il se moquait de moi!

  • Est-ce qu’elle est bonne? (encore mort de rire) Je n’aurai jamais cru entendre des paroles pareilles dans ta bouche. T’es vraiment trop mignonne, qu’est-ce t’es drôle! “Est-ce qu’elle est bonne”... (et c’était reparti)! “Mais elle n’avait pas de fesses...” (plié en deux, il continuait à rire). Ah non! (et Hahaha...)

J’étais devenue la blague de la soirée! On pouvait être en train de discuter tout sérieusement et paf, il éclatait de rire! J’avais beau le frapper avec les coussins qui me tombaient sous la main, rien à faire, il avait le fou rire.

Pourtant, il n’y avait rien de drôle, en me rappelant ce que j’avais entendu, ça ne me faisait pas rire.

Malgré tout, avec sa façon de le prendre les choses en plaisanterie, il a réussi à minimiser les choses, et petit à petit, ça me semblait moins lourd, moins dramatique. Je l’aimais pour ça aussi; il est drôle et vraiment adorable, et il est si chou-xx quant il rigole.

Parce qu’il avait décidé de rester pour la St-Valentin, comme son boulot n’était pas au courant qu’il prenait congé, Pascal a appelé un collègue pour lui demander de transmettre le message. C’était pour ça qu’il avait rallumé son natel et pas pour appeler Nina. Il n’a toutefois pas précisé qu’il restait en Suisse, il ne voulait pas que Thomas puisse nous traquer.

Rassurée, j’ai essayé de lui faire oublier mon manque de confiance en le bombardant de bisous, de câlins et de Je T'Aime...


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043/11 - Et... Maintenant???

Publié le par JaneDo

Et... Maintenant ???
Sam.12.fév.11 - (043/11)

On a pas beaucoup dormi, et pourtant, je me suis réveillée vers les 10h. Probablement la culpabilité. Le cœur fébrile, je l’ai regardé dormir. Je l’aimais à la folie. C’était complètement déraisonnable, mais je ne pouvais pas imaginer la vie sans lui. Mes yeux parcouraient avec amour ses traits, le contour de son visage endormi. Je n’avais pas besoin de te toucher pour sentir la douceur de sa peau.

Il avait dû sentir mon regard, parce qu’il s’est tourné vers moi en ouvrant qu’un oeil avec un de ses petits sourires, dont il avait le secret. Il m’a emprisonné dans ses bras, afff, j’étais au paradis.

Puis, comme à notre habitude, on s’est précipité dans la salle de bain pour se laver les dents. J’ai eu un petit moment d’hésitation, est-ce que c’était bien ma brosse à dent ou est-ce que quelqu’un d’autre l’avait utilisé? Il a remarqué mon geste et a secoué la tête en souriant, amusé. Ça voulait dire que personne d’autre n’y avait touché. Tant mieux, iak. Ensuite, on a été se jeter au lit. Pascal voulait dormir encore, il était crevé.

J’hésitais à filer en douce pendant qu’il dormait... Déjà parce que Thomas m’attendait, et je n’avais qu’à consulter mon natel pour savoir qu’il m’avait laissé des messages. Et aussi, pour éviter de me rappeler ma lamentable performance d’hier soir, et éviter la confrontation. Je voulais lui parler, mais je ne savais pas par où commencer.

Quant il s’est levé en début d’après-midi, il n’y avait qu’à voir nos regards fuyants pour comprendre qu’on pensait avoir commis une erreur. J’avais l’impression que j’aurai dû filer, comme je l’avais pensé, pendant qu’il dormait et que peut-être, lui aussi l’avait espéré. On ne savait pas quoi se dire.

Mon natel s’est mis à sonner, c’était Thomas et j’ai voulu répondre. Pascal m’en a empêché.

  • Qu’est-ce que tu va lui dire?
  • Je sais pas...

J’ai tout de suite pensé qu’il voulait dire, qu’il ne voulait pas que Thomas sache qu’il était là. Je ne suis pas si idiote, je n’allais pas en parler. Mais, ce n’était pas tout à fait ce que Pascal entendait par là; il voulait savoir si j’avais l’intention de parler de ce qui c’était passé à Thomas.

  • Qu’est-ce qu’on fait maintenant?
  • Je sais pas...

Pascal m’a pris mon natel des mains et il l’a éteint. Implicitement, on a décidé de ne pas répondre à nos natels respectifs, tant qu’on ne savait pas ce qu’on allait dire ou faire. Je voulais parler, mais Pascal n’en avait toujours pas envi. Il y avait d’autres problèmes plus immédiats à régler; on ne pouvait pas rester à son appart, pour le coup que sa femme ait la sublime idée de rentrer, puisqu’elle ne le voyait pas retourner à Gstaad. Thomas pouvait aussi nous surprendre, en décidant de rentrer.

La peur au ventre, on a quand même traîné au lit jusqu’en début de soirée, puis, on a pris la fuite pour se réfugier dans un des plus beaux hôtels de Gstaad. Qui penserait nous chercher si prêt? On avait pas à quitter la suite, on était servi et dorloter sans avoir besoin de bouger le petit doigt.

Dimanche soir, Pascal pensait qu’on pouvait se replier au chalet, personne ne penserait, non plus, à venir nous y chercher. Et lundi, c’était la St-Valentin, pour une fois, on pouvait le fêter ensemble.


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