283 - Le goût de ma propre mixture... Yaaak!
C’était tard, mais j’ai réussi à mettre Pascal à la porte après l’avoir dévoré. Malgré ça, je me sentais en plein forme, pas fatiguée du tout. Il me fallait du temps pour me préparer et prévoir quelques affaires si je passais le week-end chez lui, toute excitée à l’idée d’aller le rejoindre...
J’avais juste oublié pendant quelques instants, quant j'étais encore boustée d'adrénaline que j’étais timide. C’est seulement sur le chemin que je me suis demandée comment le retrouver dans une boîte aussi pleine? Est-ce qu’il y serait déjà? Et si les autres avaient changés les plans de la soirée? Non, il m’aurait avertie. Alors pas de frousse inutile, je savais dans quel coin je trouverais la bande, je n’avais pas à trembler d’avance. En arrivant, j’avais retrouvé mon calme et mon assurance.
Même ma timidité qui d’habitude me bloque la vue n’arrivait pas à m’empêcher de repérer immédiatement sa silhouette athlétique et tellement sexy. De loin, j’arrivais même à voir son sourire adorable. Petit moment d’hésitation et de panique tout de même en le voyant danser avec Caro et ses potes. Ciel, ça me coupait toujours le souffle tellement je le trouvais beau. J’aime sa manière de bouger ou de se mordre la lèvre inférieure en souriant. Je pouvais le regarder des heures...
Je me suis dirigée vers le reste de la bande et je l’ai attendu en discutant à droite et à gauche avec tout le monde. Je me sentais bien et à l’aise. Mais je l’étais encore plus quant il est arrivé par derrière et m’a entouré de ses bras en murmurant “enfin” à mon oreille. Humm, son odeur, sa joue... Comme il avait plutôt envi de rentrer, il m’a collé toute la soirée. Ça ne me dérangeait pas du tout. Les hommes n’y comprennent rien en général, mais c’est ce que nous, les femmes, estimons faire partie des préliminaires... Les meilleurs préliminaires...
Je me sentais heureuse, épanouie. Tout au long de la soirée, Pascal a discuté avec ses potes, de même qu’avec Caro et Gloria, mais ça ne m’a pas gênée une seule seconde. Pascal m’entourait d’attention, tenait ma main ou me serrait contre lui. Quant j’ai senti qu’il ne tenait plus, j’ai accepté de rentrer. On a pas réussi à attendre d’être chez lui, on s’est arrêté en route...
On devait se lever tôt samedi matin pour aller chez Paul au-dessus de Montreux. Dimanche, je devais redescendre pour aller fêter l’anniversaire à Kachouka chez ma soeur... Afff, un week-end entrecoupé... et je devais faire le gâteau d’anniversaire. Ah la la, ça allait être le stress.
En me réveillant, je suis sortie sur la terrasse de la chambre pour respirer l’air légèrement brumeuse. Ça me rappelait un sentiment de bien être, je ne pourrais pas expliquer exactement lequel, c’était bizarre, mais si on oubliait qu’on était en octobre, on pouvait croire que c’était le 1er jour du printemps. C’était bon. Pascal est venu me rejoindre et on est resté comme ça un moment. J’essayais d’enregistrer dans une partie de mon cerveau, son odeur, la chaleur de son corps, la douceur de ses bisous dans mon cou, la tendresse de ses gestes.
On a été prendre le café avec un Michael qui avait la tête dans le c... Pascal me déposait ensuite chez moi et sortait le chien pendant que je préparais mes affaires. On est arrivé avant midi et on a tous mangé ensemble. Jess allait mieux, est était parmi nous. J’imaginais comme ça devait être difficile pour elle de nous voir ensemble. Malgré ça, elle a fait bonne figure.
Avant de faire une petite sieste l’après-midi, on s’est réfugiée toutes les 2 dans sa chambre et on a papauté. Comme si de rien n’était, on a discuté des histoires de filles de Thomas, d’elle et d’Ethan. Jess a essayé d'aiguiller la conversation sur mes relations avec Pascal, mais ça me gênait trop et me faisait rougir. Je ne pouvais pas parler de ça, pas avec elle. Vania est venue se joindre à nous après avoir frappé à la porte entrouverte.
Pascal est venu me chercher en remontant de la piscine et on a été faire une sieste. Une sieste crapuleuse peut-être, mais une sieste quand même. J’étais crevée. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours besoin de dormir après un trajet / voyage en voiture, en train ou avion.
A mon réveil, Pascal était déjà descendu et était assis sur une des chaise du bar, Paul préparait les drinks derrière le bar. Pascal taquinait Gloria, alors que Caroline faisait la gueule à côté, en se rongeant les ongles. Il avait dû sentir mon approche, ou était-ce plutôt le petit silence et attitudes des autres, comme s’ils avaient quelque chose à se reprocher? Pascal m’a lancé un de ses sourire dont il avait le secret et pour une fois, oubliant ma réserve, je n'ai pas hésité à aller vers lui et l'entourer de mes bras. Pascal a vraiment beaucoup de force dans les bras, parce qu’il m’a attrapé, je ne sais comment, et je me suis retrouvée assise sur un coin de sa chaise, entre ses jambes. Hummm, je me réjouissais de passer tout le week-end à me faire chouchouter sans arrêt. C’était une chose à laquelle on s’habitue facilement et vite.
Mais, j’allais déchanté dans la soirée... J’allais goûter, non sans mal, au poison que Jess avait dû goûter elle-même à plusieurs occasions... J'avoue, ce n'était pas génial :( Comment elle avait fait pour supporter ça?
Le soir, vers la fin du dîner, on s’est lancé dans le jeu de la vérité; les questions étaient posées sur des billets et désignait la personne à qui la question était destinée. On devait lire la question à haute voix et y répondre. Si on préférait ne pas répondre et choisir un gage, alors l’auteur du billet se faisait connaître et annonçait son gage, qui était pour la plupart du temps, la punition pour n’avoir pas voulu répondre.
Évidemment, Lucas, avec sa gueule d’ange et Pascal ont eu le plus de questions. Mais l’horrible sorcière, la pétasse vache de Caroline m’a enlevé Pascal pour le reste de la soirée.
Comme c’était elle qui avait lancé le jeu, elle a été la 1ère fille à poser sa question, et c’était pour Pascal. Il a rougi et n’a pas même osé la lire à haute voix. Sans surprise, il a accepté le gage... Et son était d’être sa partenaire pour le week-end. Comme toujours, seule la petite amie ou le petit ami n’avait pas le droit à ce type de gage; il ou elle l’avait déjà tout le reste du temps. J’étais verte! On aurait mieux fait d’éviter les week-end avec la troupe!
Essayant d'être une grande fille, j’ai glissé à Pascal qu’il était libre de faire ce qu’il voulait. Je sous-entendais bien tout! Par ces mots, je m’engageais à ne pas me fâcher ou à me sentir mal quoi qu’il arrive. Pascal n’a eu que le temps de froncer les sourcils et on nous a séparé, question d’éviter que je ne lui face une scène ou que j’essaie de lui mettre la pression.
Question de me rassurer, je me répétais qu’il était à moi, que jusqu’à maintenant, quelque soit le mec avec qui j’étais, je n’ai jamais eu de problème de les laisser libre. Tout de même avec Pascal, ça me faisait de petits picotements plutôt désagréables. Est-ce que j'étais jalouse? Probablement. J’avais une petite boule à l’estomac. C’était clair, je n’avais pas envie de le partager... ;( Pour être honnête, j'avais peur qu'il ne tombe amoureux d'elle... si ce n'était pas déjà fait!
J’ai fait semblant de ne pas remarquer Caro me remplacer dans les bras de Pascal. Il n’avait pas l’air très content, ou faisait-il semblant pour me faire plaisir?
J’avais eu aussi une question assez embarrassante, et j’avais préféré le gage. Le mien n’avait pas été trop dur, j’avais dû embrasser Paul, Pascal avait préféré détourner les yeux et regarder ailleurs.
- C’est dur hein?
- Assez...
Jess était venue s’asseoir à côté de moi et observait le manège de Caroline.
- Ça encore c’est rien... C’est ce soir quant tu te couchera toute seule sachant qu’il dort avec une autre qui sera le plus dur. Enfin... Si tu arrives à fermer l’oeil, tu aura bien de la chance...
Super, elle n’avait pas besoin de me le dire, je le savais. Si elle essayait de me remonter le moral, c’était râpé. On avait tous prévu d’aller en boîte, mais Caroline avait décidé de rester dans la maison, donc Pascal aussi. J’avais déjà fait semblant d’être emballée, je ne pouvais plus changer d’avis et rester. Et pourquoi faire, me ronger les ongles à attendre que le jour se lève. Ridicule. Je sortirais, et je danserais, et je m’amuserais! Le temps passera plus vite.
Je me suis saouler. Pascal me manquait et j’essayais de ne pas l’imaginer au chalet avec cette, cette... Non, je chantais, discutais avec tout le monde, ce qui était assez facile quant j’avais un verre dans le nez; toutes mes barrières tombent et mon côté coincé disparaît comme par enchantement. Mouais, je n’étais plus pressée de rentrer et passer le reste de la nuit à compter les heures jusqu’au matin.
J’étais tellement imbibée que je ne me rappelle pas exactement quant, ni comment on était rentré. Je me souviens vaguement de Thomas qui m’aidait à marcher droit... le reste? Pfffft... Le néant total. Je me suis réveillée dans les bras de Thomas. Rassurant, il ne s’était rien passé.
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------ Le goût de ma propre mixture... Yaaak! - (283-sam-10.oct.09) ------



Comme elle ne savait pratiquement rien, Patricia ne lui avait pas dit grand chose.
Je n’avais aucune idée comment réagir face à Jess. J’avais peur qu’elle me pose trop de questions et que je ne puisse faire autrement que de lui répondre. Je ne savais pas si j’allais lui mentir ou pas. Ouais, il allait falloir que je demande à Pascal ce qu’il lui a dit exactement pour être sûr de 


Jess a serré les dents en nous voyant. Elle est quand même venue saluer Pascal, les lèvres serrés, elle m’a fait un petit signe de la tête. Pas de bises ce soir? 
Pascal était ravi? Oui et non. Jess qui se réfugie dans la maison de ses parents signifiait, des reproches et disputes avec ses parents. Il en avait assez de passer son temps à se quereller avec son père. Exactement ce qu'il me fallait entendre pour me sentir responsable. Super! 