218 - Je lui manque? 1 peu, beaucoup, pas du tout?
Mon natel n’a pas arrêté son petit jeu de sonneries aujourd’hui non plus. Pas répondu. Aucune envie d’être dérangée, ou de voir du monde. J’avais juste envi de dessiner, peindre et rester tranquille avec mon chien.
Un peu mal au coeur d’avoir évité les appels de Thomas, Brian et peut-être même Pascal, mais si je répondais à l’un, je devrais répondre aussi aux autres! J’ai même annulé le badminton avec ma copine Carmen et demandé à Patricia de ne pas rentrer jusqu’à lundi. Grâce à ça, j’ai passé une super journée. Je prenais de l’avance sur le week-end en le commençant déjà depuis hier.
Ce soir, l’envie de voir Pascal, de simplement le croiser, d’apercevoir son sourire ou sentir sa présence me tiraillait l’estomac... arfff... mais je devais être plus forte que mes envies. Peut-être que je lui manquerais. D’un côté, je détestais ce que je lui faisais subir, du coup à moi aussi. Pour finir, j’allais gâché tout le mois d’août, comme j’avais déjà gâché juillet et juin avant ça. Merde, qu’est-ce que je faisais?
J’avais l’impression malgré tout, de me chercher des excuses pour aller rejoindre mes potes et... voir Pascal. Non. Je ne sortirais pas, je ne répondrais pas à ma porte, ni au téléphone. Puis je suis trop faible, je ne pouvais pas m’en empêcher... Je me flagellais mentalement pour ma faiblesse.
Thomas est passé me chercher après l’entraînement...
La plupart de mes potes étaient de sortie. Je me suis sentie un peu mal d’arriver avec Thomas, un de l’autre bande. Mais bon, fille fait ce qu’elle peut! Ce n’était plus ma tête qui commandait!!!
Caroline et ses copines, y compris chère Alexia étaient déjà là, agglutinées autour d’une table à quelques mètres de nous. Pas de Layne en vue. Elles me jetaient parfois des petits regards entendu en se chuchotant vigoureusement à l’oreille. Pestes. Caroline ou Alexia devait sûrement être en train de les mettre au parfum de ma mésaventure avec Pascal. Ça ne m’énervait même pas. Pas de Pascal ou Jess à l’horizon non plus. J’étais plutôt tendue quand même à l’idée de voir Pascal.
J’avais pratiquement jeté l’éponge, me préparant à filer à l’anglaise quant il a enfin-finalement-heureusement passé la porte avec quelques uns de ses copains. Pascal était toujours aussi spectaculaire, et je n’ai toujours aucun contrôle sur les battements de mon pauvre coeur. Je deviens nerveuse, moite et je manque d’air.
Pas de Jess. Cool. Pascal m’a fait un petit sourire de loin avant de passer en 1er saluer Caroline et sa troupe. Il a encore salué quelques copains et copines à lui en passant avant d’arriver jusqu’à moi pour me faire la bise et se joindre à nous. Pas de; me prendre sur ses genoux, pas d’épaule contre épaule, niet. Il est resté à discuter avec ses copains, pourtant nos regards se croisaient de temps à autre l’espace d’une seconde. Pascal me donnait des palpitations.
J’avais eu ce que je voulais; je l’avais vu. Je pouvais rentrer même si ma raison et ma tête était resté accroché dans un coin du bar.
Thomas devait me raccompagner parce que je n’avais pas pris ma voiture, il était trop bien élevé pour me laisser prendre un taxi. Finalement, Thomas m’a embarquée chez lui. On a encore bavardé une bonne heure puis j’ai fini par rester dormir chez lui.
Je ne sais pas si j’avais accepté pour, d’une certaine manière, me sentir près de Pascal, ou le besoin de tendresse d’une personne qui tient à vous, ou savoir quant Pascal rentrerait. Tout en est-il qu'il est rentré peu après nous. Ça m’a drôlement rassurée qu’il n’ait pas traîné. Je l’aurai imaginé avec Caroline. Pourtant Jess n’était pas là ou pas encore rentrée.
Je me demande si je lui manquais...
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Je lui manque? 1 peu, beaucoup, pas du tout? - (218-jeu-06.août.09)














