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355 - Pesante déprime

Publié le par JaneDo

Lundi, 20 décembre 2010

Je n’ai rien foutu de la journée, j’étais juste déprimée... Je devais encore sillonner les magasins pour finir mes achats de Noël, mais je n’avais pas la frite!

Je me suis enfermée à double tour chez moi, et j’ai passé la journée à me lamenter sur mon sort. Quant JD était là, je m’enfermais dans ma chambre! Heureusement pendant les fêtes, je crois qu’il a un truc à la montagne avec sa famille ou ses potes, aucune idée je m’en fiche, pourvu qu’il soit loin, c’est tout!

Mardi, 21 décembre 2010

Rhhh, je déprime... J’avais senti quelque chose dans la voix de Pascal ou peut-être le ton? Il y avait un problème... Oui, il y avait quelque chose, aujourd'hui, Thomas ne m’a ni appelée, ni laissé de messages et ça c’est trop bizarre.

------ Pesante déprime -- Mar.21.Déc.10 - (355) ------
 

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362 - Au jour le jour...

Publié le par JaneDo

Mardi, 28 décembre 2010 -- Ha la la, pas eu 1 mn aujourd'hui! A peine levée, j'avais des tonnes d'appels en retour à faire. Naze. Ensuite passer prendre le café avec ma voisine, et la famille...

16h05 - Rendez-vous à 16h30 en ville avec Layne. Pour une fois, je ne veux pas être en retard, mais je dois passer chez ma voisine en vitesse, je voulais prendre une douche, me changer... Je crois que c'est râté! Je pense qu'1x de plus, je serais fichetrement en retard!

Pascal est rentré pour les vacances de fin d'année, donc dans les parages... Il est au chalet avec sa famille et sa femme! Avec ces fêtes de fin d'année, ma famille et tout le reste... C'est le stress!

Bon faut que j'y aille moi... Pas eu le temps de me changer, ni de mettre mon journal à jour!

Quant je suis au chalet, chez Thomas ou Pascal, ou même chez moi, je me branche sur mon journal et je commence; faut chercher les images, corriger le max de fautes, parce qu'il faut reconnaître que dans mes brouillons, je ne fais pas toujours attention. Souvent, c'est seulement une fois posté que je tombe sur des fautes. Nul. Souvent, je suis obligée d'abandonner la mise à jour en cours, bloquer mon ordi et revenir terminer plus tard. Pénible.

Retour à la maison vers les 2h du matin!! Le temps de prendre quelques affaires, j'ai été dormir chez Layne. J'appréciais d'être avec quelqu'un qui ne se prend pas la tête, qui ne me demande rien, quelqu'un de libre.

J'ai décidé que j'étais célibataire; je fais ce que je veux! Je n'ai de compte à rendre à personne. Je ne veux pas me retrouver tout de suite dans une relation avec qui que ce soit. Voilà! J'ai envie de goûter à un peu de liberté!

------ Goûter à la liberté - Mar.28.Déc.10 - (362) ------

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353 - Agir ouvertement !? (2)

Publié le par JaneDo

Dimanche, 19 déc 2010 -- On sentait tous les 2 que Thomas ne trouvait pas le sommeil, avec l’impression de l’entendre faire les 100pas au-dessus de nos têtes. Je suis sûre qu’il avait l’oreille collé au mur. Il devait épier tous les bruits provenant d’en bas. On avait raison, parce qu’1h plus tard, il est venu taper à la porte, il n’a pas sonné, mais taper à la porte.

On était étendu sur le canapé à discuter sans oser se toucher. On est vraiment ridicule, non? Pourquoi être autant bourré de scrupules?

Thomas s’est donc joint à nous, et Pascal a automatiquement changé de sujet et a commencé à parler de son boulot, les projets sur lesquels il travaillait et comment il vivait ce déplacement à Munich. Thomas m’a jeté un petit coup d’oeil. Je suis sure qu’il se demandait si Pascal m’avait parlé du prolongement de sa mission en Allemagne?

Il ne l’avait pas fait et j’en avais pas parlé, mais le petit regard de côté de Thomas me l’avait rappelé. Je lui en parlerais plus tard, quant on ne sera que tous les 2. J’espérais secrètement que ce soit faux. J’ai aussi parlé de mon boulot, sans trop me vanter d’avoir été sélectionnée sur plus de 1000 candidats!

1h plus tard, je luttais contre le sommeil et Thomas ne faisait toujours pas mine de vouloir partir. Inconsciemment, ou peut-être consciemment, je me suis rapprochée de Pascal et j’ai fini par m’endormir sur lui. Je sais qu’il m’a portée dans sa chambre, ensuite que lui et Thomas ont continué à discuter, mais Pascal n’a pas voulu mentionner la conversation pendant la journée.

Dimanche matin, petit réveil câlins. Afff, palpitations de la tête aux pieds. Mais on a été interrompu par l’arrivée de Thomas. Arfff, je lui aurai bien taillé les cheveux en 4 moi, mais ma mauvaise humeur est vite tombée, il était clair que Thomas n’avait pas fermé l’oeil de la nuit.

J’avais prévu de passer la journée avec Pascal, collée à ses basques, mais Thomas avait apparemment l’intention d’en faire autant. C’était une situation bizarre, en plus je n’osais même pas regarder Thomas en face, ni même dans sa direction. Des copains invités par Thomas ont commencés à arriver, et Thomas les a tous invité chez Pascal. On s’est retrouvé envahi. Je savais que Thomas l’avait fait exprès, je crois que Pascal aussi. Je me suis retrouvée toute seule comme nana. C’était embarrassant au possible, il était évident que je devais m’en aller, mais j’avais envie de m’incruster. Je commençais à friser le ridicule, d’autant que certains avaient remarqué que je portais les même vêtements que le soir précédent.

Pascal était aussi très mal à l’aise, il ne savait pas très bien quoi faire. Il tentait de me faire participer à leur discussion, mais je ne trouvais rien à dire. Chaque fois que je me retrouvais un peu à l’écart, il me tirait près de lui, mais dès qu’on se mettait à chuchoter ou à discuter tous les 2, Thomas nous interrompait.

Pascal prenait la route vers les 16h, et plus les heures passaient, plus je flippais, je me rendais compte que je ne réussirais pas à rester 5mn avec lui. Intérieurement, je commençais à déprimer sérieusement.

Lassée par la présence de toute cette foule, je réalisais qu’il fallait que je m’en aille, j'étais de trop. La mort dans l’âme, j’ai fait la bise à tout le monde, puis Pascal et Thomas ont commencés à se chamailler pour me raccompagner. Fait chier. Thomas pensait qu’il devait me raccompagner puisque Pascal avait du monde chez lui. Hum! On se demande pourquoi? Pascal a insisté, il allait me déposer avant de prendre la route, ses affaires étaient prêt. Les copains nous regardaient bizarrement, comme s’il pensait que c’était à moi d’intervenir. Mais pour dire quoi? J’étais si surprise que je ne savais pas quoi faire.

J’ai décidé de prendre un taxi, Pascal ne pouvait pas franchement se tirer en laissant toute cette bande chez lui!

J’avoue que je suis partie la larme à l’oeil. Arf, j’avais la honte d’être restée scotchée chez Pascal, au milieu de tous ces garçons qui me regardaient curieusement. Rhhh, ils devaient sûrement penser que j’étais la pire salope de la planète, se rendre compte que je courais après Pascal, arrrh, la honte. Pour ma défense, j’avais tellement espéré passer l’après-midi avec lui!

Pascal est un fou furieux, et parfois il me scotche avec les folies qu’il fait. C’est une de ses grosses qualités que j’aime chez lui. Je l’adore! Il a poursuivi le taxi, lui a fait signe de s’arrêter, payé et m’a tout simplement arraché de mon siège. Ridicule mais, avant j’avais juste la larme à l’oeil, là, j’ai fondu en larmes comme une mauviette.

Après mon départ, il n’a pas perdu du temps pour ramasser ses affaires, laissé le soin à Thomas de fermer et a filé sans prendre le temps de correctement saluer ses potes pour essayer de me rattraper. Mince, je l’adore, Pascal est mon prince charmant en armure flamboyant. Il avait vraiment l’art de m’étonner, de me faire perdre pied.

On avait qu’1h devant nous, ça s’était transformé en 2h puis presque 3h... Je l’adore ce bonhomme, il est vraiment trop trop chou, trop adorable, trop romantique. Quant il est parti, mon cœur était gonflé d’amour. Ça n’a duré qu’une petite 1/2h, après j’étais denouveau triste à mourir... Il me manquait!

Même les heures suivantes qu’on a passé au téléphone n’ont pas suffit à effacer ma peine. J’ai été lamentable en plus; pleurnicheuse et tout! Carrément à jeter!

Pascal a essayé de me remonter le moral, de me dire qu’il serait là le week-end prochain, qu’il aurait 2 semaines de congé, qu’on pourrait se voir plus, mais rien n’y faisait. J’ai pensé lui demander si sa mission en Allemagne serait terminée et s’il rentrait définitivement, mais j’étais déjà assez triste. Le fait qu’il ne parle que de congé, sans dire qu’on ne sera plus séparé me faisait me douter de sa réponse!

Bouuuuh, quelle sale journée, horrible dimanche... enfin... sauf la partie où l’on était ensemble... Pour le reste, c’était la dèche!

------ Agir ouvertement? (2) -- Dim.19.Déc.10 - (353) ------

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353 - Agir ouvertement !? (1)

Publié le par JaneDo

Dans la  nuit de samedi 18 à Dimanche 19 décembre 2010 -- Malgré mes prières, Pascal n’est pas revenu, mais Thomas oui. Après m’avoir quitté, il a eu sa sœur au téléphone, et Thomas est revenu pour s’assurer que Pascal n’était pas chez moi. Ciel! Heureusement que Pascal était parti entre temps!! Cette fois, Thomas a fait le tour de l’appartement d’un air soupçonneux, ensuite il m’a parlé de son coup de fils avec Jess.

En voyant mes yeux rougis, Thomas a deviné que j’avais pleuré, mais il a dû penser que c’était à cause de notre discussion. Je n’ai pas voulu le détromper. Sans conviction, Thomas s’est excusé et je l’ai gentiment fichu à la porte.

De retour chez lui, il a trouvé Pascal. Il a aussitôt appelé Jess pour lui dire qu’en fait, Pascal devait être sur la route quant elle le cherchait partout. Thomas a quand même tenu à dire à Pascal qu’il aurait dû avertir Jess, ou au moins la tenir au courant pour éviter qu’elle ne s’inquiète. Pascal avait eu Caroline au téléphone aussi, donc il savait ce que sa femme avait fait. Caroline était triste d’être plantée à Munich, déçue aussi qu’il ne l’ait pas embarquée avec lui.

Pascal s’est montré surpris que Thomas ne soit pas sorti un samedi soir, mais Thomas lui a dit qu’il avait eu des choses à régler.... Hum mouais!

4h du matin, Pascal ne réussissait pas à trouver le sommeil et il m’a téléphoné. Ça c’était... Ouf! D’habitude, il n’aurait pas osé et je l’aurai appris après coup. Je lui manquais. Il se réjouissait toujours de rentrer le week-end en espérant qu’on se verrait et il était triste que ça finissait souvent en queue de boudin.

  • Alors viens... J’aimerai tellement que tu viennes...
  • Je peux pas Jane... Je le voudrais, mais je peux pas!
  • Mais pourquoi? Tu me manques aussi. On se voit tellement peu et je ne peux pas accepter le “je veux mais je peux pas”, sinon dis moi pourquoi?
  • Tu viendrais ici toi?

Glups, heu, non!

  • Tu vois! Je voulais lui parler tout à l’heure, mais je n’ai pas pu. Tu sais, il y a tout un tas de raisons; la mort de ses parents, il doit partager les miens, et il se donne tellement de mal pour se faire sa place. Il a toujours été mon meilleur ami, le meilleur des grands frères pour moi, mais il a souvent l’impression de passer après, ou que j’obtiens toujours ce que je veux et lui doit se battre comme un fou... Ha! Je sais pas, tout ça etc, et j’ai pas pu. J’ai vraiment pas pu.

Gros gros soupir à l’autre bout du fils. Mince, je comprenais très bien ce qu’il me disait, mais j’avais tellement envie de le voir, de pouvoir dormir près de lui et tout ça sans ressentir de culpabilité. J’imaginais sa mine boudeuse et ses sourcils froncés, il parlait en chuchotant, pourtant il était seul.

Même s’il chuchotait, j’adorais les intonations chaudes de sa voix, j’étais déchirée par le manque, mais tout comme lui, je ne pouvais pas faire souffrir Thomas. Pourtant au fin fond de mon esprit tordu, je formatais déjà un petit plan pour obtenir ce que je voulais; que ce soit Thomas qui brise nos liens! J’étais bien trop lâche pour avoir le courage de le faire moi-même.

Samedi dans la journée, Thomas et Pascal ont été jouer au tennis avec 2 copains. Je sais qu’ils ont aussi été nager avec leurs potes du club de natation. Pascal était heureux, ça le détendait. Il aimait vraiment la natation en tous cas.

C’est drôle mais, Thomas ne m’a pas proposé de les accompagner, ni mentionné la présence de Pascal. Le soir, avant de sortir, j’avais papoté avec Pascal pendant presqu’1h, avant de raccrocher, plus serein qu’hier soir, il m’a dit qu’il allait parler à Thomas parce qu’il le lui devait. Il s’attendait à ce que Thomas lui rappelle, une fois encore, qu’il n’était pas libre et qu’il n’avait pas le droit de me faire vivre ça; être toujours la 2ème priorité sur sa liste. Il a voulu juste se rassurer et être sûr que je le voulais aussi, avant de se lancer. J’étais à 100% d’accord, c’est ce que je voulais.

Je soupçonne Thomas d’essayer de mettre une autre nana dans les pattes à Pascal, parce qu’il a invité Marilou, et moi non. Le rat! Comme il se préparait à parler à Thomas, Pascal préférait que je ne sois pas dans les parages.

Ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête quant Pascal m’a dit que Marilou était avec eux. Puis, j’avais eu le temps de réfléchir après son coup de fils de tout à l’heure, je lui ai demandé de ne pas parler à Thomas, j’allais lui faire comprendre que je ne sortais pas avec lui, donc j’avais le droit de voir qui je voulais.

De toute façon, Thomas savait que j’étais amoureuse de Pascal depuis le début, et avait quand même voulu s’engager dans une relation qu’il savait perdu d’avance. Ce n’était au fond pas de ma faute, et je n’avais pas à marcher sur des œufs!

Wahhh! On dirait que je me cherchais des excuses!!!

De savoir Marilou dans le sillage de mon petit homme, je ne tenais plus en place, j’avais envie de sortir et d’être là-bas, mais voilà, je n’avais appelé personne, ni rien prévu. J’étais coincée chez moi. La rage. Si je n’y allais pas, je ne verrais pas Pascal et je ne pouvais pas franchement aller chez lui? Et merde... J’étais bien trop timide pour avoir les "corrones” pour sortir seule! Et je savais d’avance que Pascal serait sous surveillance, donc il ne viendra pas chez moi! J’étais dégoûtée. Et demain, en fin d’après-midi, Pascal repartait...

Marilou les a invité chez elle en fin de soirée, avec ses copines. Alors qu’il m’avait appelé juste pour que je sache ce qu’il fabriquait, mais aussi sûrement parce qu’il avait envi de m’entendre, Pascal a eu une idée; il m’a dit qu’il raccrochait et qu’il m’appellerait dans la minute avec Thomas à côté. En fait, comme Thomas ne m’avait pas proposé de sortir avec eux, il pensait m’appeler pour me demander ce que je faisais et se proposait de passer me prendre.

Thomas n’a rien pu faire et s’est retrouvé bête! J’ai bien sûr accepté et j’ai pu voir où habitait Marilou ;)

Hihihi, elle a ravalé sa rage en me voyant pointer le bout de mon nez. Bien fait! J’étais drôlement contente que Pascal ait pensé m’emmener, sans avoir peur des réactions des autres, et aussi qu'il fasse comme s’il ne se doutait pas de ce qui se passait avec Thomas. Ce dernier pouvait très bien imaginer  comme je devais être déçue qu’il ne me propose pas de l’accompagner!! Maintenant, j’imagine très bien comment il se comportait avec sa copine, voilà pourquoi on ne l’avait pratiquement jamais vue.

J’étais consciente que je n’étais pas la bienvenue, et je ne montrais pas de signe même quant elle tirait Pascal à l’autre bout pour discuter, même si je restais souvent seule dans mon coin. De toute façon, Thomas ne me laissait pas seule, il s’était presque immédiatement collé à mes basques. Il restait à côté, comme si on était ensemble.

Je suis sûre qu’on avait tous une idée différente pour la fin de soirée... Dans le vague, chacun attendait que les autres se décident à, ou partir, ou proposer autre chose. Approximativement, 1h après notre arrivée, Pascal a décidé de rentrer. Évidemment, comme on était venu ensemble, on repartait ensemble. Marilou lui a proposé de rester encore un peu, et comme Thomas a lui aussi décidé de rentrer, elle a suggéré qu’il me ramène. Thomas a sauté sur l’occasion pour appuyé sa proposition. J’ai refusé, je rentrais avec Pascal.

Je sentais bien que Thomas était à cran...

En désespoir de cause, Thomas a proposé qu’on aille prendre un verre chez lui et sans se laisser démolir, il m’a proposé de dormir chez lui. Pascal n’a pas osé intervenir, mais il a refusé pour le verre. Il lui a fait comprendre qu’il me raccompagnait et on est parti.

On ne pouvait pas aller chez moi, ni chez lui, Thomas risquait de se pointer pour faire capoter nos projets. Parqué face au lac, on est resté dans la voiture à discuter. Comme il n’avait pas l’air de faire un geste pour se rapprocher, j’en ai eu marre et je l’ai embrassé. A partir de là, ça a dégénéré pour ma plus grande joie. Rhhha... Je l’ai laissé me convaincre d’aller chez lui... Je n’ai pas pu résister! J’étais contente, parce que je ne crois pas que j’aurai supporté de passer le week-end sans le voir.

Pascal pensait qu’en agissant ouvertement, il pousserait Thomas à la discussion...

------ Agir ouvertement !? -- (353) -- Dim.19.Déc.10 ------

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352 - Cul de sac avec 3 mois de plus?!?

Publié le par JaneDo

Samedi, 18 déc 10 - Malheureusement, je crois que mon histoire avec Pascal était vouée à l’échec quoi qu’on fasse. On se retrouve toujours dans des situations abominables et on se fait toujours avoir! On n’arrive vraiment pas à se retenir d’exagérer et pour finir, on se retrouve très vite acculé dans le plus petit carré du coin!

En quelque sorte, Thomas était déçu de me trouver à la maison, même un peu vexé de me trouver seule, parce que ça voulait dire que je préférais rester à la maison, plutôt que de passer la soirée avec lui.

Glups! J’étais à 2 doigts de lui dire que je continuais à voir Pascal, donc, je ne pouvais franchement plus continuer à le fréquenter lui. Enfin, en tous cas, pas en tant que petite copine, mais on pouvait être amis? Re-Glups! Impossible! Je me voyais mal lui dire un truc pareil. En même temps, Pascal avait surement l’oreille collé au mur, je savais ce qu’il m’avait dit, et il serait certainement très déçu si je n’étais pas claire avec Thomas.

Ohhhhh, j’étais maaaal...

La sonnerie insistante à ma porte nous avait quelque peu plongé dans un stress pas possible. J’habite au 2è, et il n’y a pas moyen de s’éclipser par la fenêtre, il n’y a que la porte d’entrée!!! Purée, on s’était regardé un peu paniqué. Je me suis vite flanquée en training, et après avoir enlever les traces de Pascal au salon; sa veste, sa montre, les verres, les tasses, la couverture dans laquelle on s’était enroulé devant la cheminée... Oh la la, et tout ça en silence et le plus vite possible, ensuite j’ai poussé un Pascal récalcitrant dans la chambre pour aller ouvrir.

J’étais prise au piège et aussi paniquée par la présence de Pascal dans la pièce d’à côté. Il entendait et pouvait deviner tout ce qui se passait, le moindre mot de travers et il pouvait sortir de la boîte de pandore sans y être invité.

...(enlever les résumés des choses qu’on s’est dit et résumer encore plus, ou p-e laisser seulement ce que Pascal m’a dit après, afff, on verra)...

Thomas avait sa tête de caliméro; déception, déprime, un air paumé (ravie de constater que je n’étais pas la seule). Si Pascal n’avait pas été là, je l’aurai surement pris dans mes bras pour le rassurer. Zut, le rassurer? J’suis dingue ou quoi, ça ne ferait que lui faire encore plus de mal après!

Les mains dans les poches, il a hésité à entrer et a tenté de m’inciter à aller chez lui, mais j’ai refusé. Je n’avais pas envie de me retrouver coincée chez lui sans ma voiture. Afff, puis il a voulu m’embrasser, alors je me suis dérobée en lui demandant ce qui n’allait pas.

  • Plus de visites nocturnes surprises, plus de “Je t’Aime”, plus de “J’aimerai te manger tout cru”, plus de “Tu me manque”... Depuis que Pascal a commencé à rentrer les week-ends, je t’ai senti t’éloigner... Jane me manque, la tendre Jane qui venait au milieu de la nuit se réchauffer dans mes bras, celle qui m’entouraient de ses bras sous n’importe quel prétexte, qui me faisait des milliers de bisous tout le temps... Tu me manques! Écoute Jane...

Glups! De l’entendre commencer ses phrases comme Pascal m’a fait sursauté. On a discuté longuement, et je n’ai pas osé lui dire pour Pascal. J’étais trop lâche.

  • Je sais parfaitement que tu en pince encore pour Pascal, je sais que ça ne sert à rien que je te demande de ne plus penser à lui ou d’abandonner... Je voudrais juste que puisqu’il n’est pas là, que rien ne change entre nous. J’imagine que je n’ai pas besoin... De toute façon, il en a encore pour 3 mois de plus en Allemagne tu sais! Je veux pas que tu prenne ça comme un ordre ou une tentative de te diriger, mais tu fais ce que tu veux, mais je voudrais que les choses restent comme elles sont, enfin comme elles étaient avant que Pascal ne revienne ici presque tous les week-end. On était heureux, non? En tous cas, moi je l’étais. Je n’ai jamais été aussi bien avec quelqu’un... Je voudrais retrouver tout ça... Est-ce que c’est trop demander?

En pincer? Il disait ça comme si c'était une honte! Je ne savais pas quoi dire, alors je suis restée silencieuse sans oser même le regarder. J’avais chaud.

  • On a pas besoin de revenir sur ton malaise quant il est là, je sais bien que tu n’aimerais pas que je sois trop... câlin, c’est trop frais, je le comprends. Je t’aime et je serais patient d’accord?
  • Thomas...

Il m’a embrassée, c’était pour me faire taire, je le savais.

  • J’ai compris ce que tu essaies de dire, ou plutôt ce que tu essaie de me faire comprendre... Je ne sais pas où tu en ai avec ta copine et je ne veux pas le savoir, ça ne me reg...
  • Est-ce que tu m’aimes?

Ohhhhh là! Ciel... Quoi répondre? Si je lui dis que je l’aime, Pascal va péter un câble, et il va me presser comme un citron. Si je ne le dis pas, il va être déçu et se sentir trahi... Saperlipopette, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire?

  • Tu ne m’aime plus. Ok, j’ai compris.
  • Thomas, je t’adore, j’aime qui tu es... Tu es adorable avec moi, gentil et tout, comment ne pas t’aimer? C’est impossible! Mais...
  • Pas de mais! Ça me va, ça me suffit. Je ne veux pas entendre de; “mais”.
  • Il faut quand même...

Thomas ne m’a pas laissé en placer une. Je crois qu’il ne voulait pas entendre ce que j’avais à dire.

Quant il m’a embrassée, je n’ai pas eu le cœur de le repousser, mais plus, je pouvais pas. J’ai eu toutes les peines du monde à le faire partir. Heureusement, il avait du monde qui l’attendait.

Je sais que j’avais été à la place de Pascal, dans l’autre pièce, j’aurai souffert. J’aurai sûrement aussi pété un plomb, peut-être même que je serais sortie de la pièce pour foutre le camp. Je me suis promise d’être plus conciliante désormais, parce qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser les évènements. On ne pouvait pas non plus intentionnellement faire du mal à quelqu’un pour qui on a de l’affection. Je comprenais mieux les sentiments contradictoires que Pascal avait parfois dû endurer.

Quant il est parti, Pascal est venu s’asseoir au salon. On est resté assis, l’un à côté de l’autre, silencieux sans se regarder. Pascal avait l’air abattu. Je n’avais vraiment pas envie de parler, ou plutôt, je voulais le laisser commencer.  J’ai glissé ma main dans les siennes.

Après un silence qui a duré une éternité, il a eu une sorte de petit rire triste. Il pensait qu’il était préférable qu’il rentre chez lui. Il savait que je n’oserais rien dire à Thomas, pire, lui non plus. On se retrouvait dans un cul de sac.

  • Plus de “je t’aime ou je te mangerai tout cru” hein? Tu lui as dit que tu l’aimais... Drôle, j’ai l’impression de me retrouver 1an en arrière, quant tu sortais avec Layne... Tu es avec lui comme tu l'es avec moi? Non! Ne réponds pas à ça!

On était foutu. Pascal ne pouvait pas accepter que je vois quelqu’un d’autre, et il ne pouvait pas non plus parler à Thomas. On ne pouvait pas continuer à se voir comme ça. On a retourné la question dans tous les sens, et on revenait toujours au même résultat. On était coincé. Je ne vouais pas qu’il parte, je voulais qu’il reste là, j’avais tant rêvé de cette soirée, mais Pascal avait l’impression d’étouffer, il avait besoin de bouger, de réfléchir, bref, de prendre l’air. Et pourtant, il m’a avoué qu’il n’avait pas envi de partir, mais il ne pouvait pas rester non plus!

En partant, Pascal a décidé qu’il parlerait quand même à Thomas et que c’était mieux que je ne sois pas dans les parages. Il avait autant envi que moi qu’on puisse passer le Nouvel An ensemble. Pour ça, il avait déjà demandé à Ethan de venir passer les fêtes ici...

J’étais inquiète qu’il soit tellement abattu. Pour finir, ce n’était qu’avec moi qu’il se retrouvait dans des états pareils. Il allait réaliser qu’avec Caro, il avait beaucoup moins de problèmes et il allait me quitter. Avec Caro, les choses étaient tellement plus simple, elle ne lui compliquait pas l’existence. Cette idée m’a poursuivie toute la soirée, jusqu’à me rendre malade. J’avais peur.

On était sensé passer la soirée et la nuit ensemble, c’était foutu. Je me suis endormie en larmes. Ça valait la peine d’avoir espéré passer une soirée tranquille, zut, je déteste les fêtes. J’étais mal et j’aurai bien filé chez Brian malgré la neige et tout, mais je n’osais pas bouger au cas où Pascal aurait la merveilleuse idée de revenir. Ce serait le pire de ne pas me trouver à la maison. Le pire aussi, c’est que je ne savais pas où ça nous laissait avec tout ça. Ciel, ce que ça pouvait faire mal, ce que ça pouvait me ronger. J'avais le cœur en miettes et j'ai même oublié de demander à Pascal si ce que Thomas avait dit était vrai; 3 mois de plus en Allemagne? Non, non, non, ça ne se pouvait pas! Il avait dit ça pour me faire flipper!

J’ai vidé mon sac au téléphone à Brian, il ne m’a pas dit; “je te l’avais bien dit”, mais il le pensait si fort que les ondes me percutait à l’autre bout du téléphone. Et je voulais, je priais, j’espérais que Pascal revienne...

------ Cul de sac avec 3 mois de plus?!? -- (352) -- Sam.18.Déc.10 ------

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351 - Youpi et pas youpi!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 17 déc 2010 -- Youpi ;) Mon 1er projet pour la nouvelle agence avec laquelle je travaille, a été acceptée aujourd’hui. Haut la main en plus! Trop cool. Je l’ai reçu dans le courrier, un de mes dessins représentant le logo de la boîte a été utilisé pour envoyer les cartes de vœux de fin d’année. Youpi, youpi!

Sur les 1000 projets, j’avais été sélectionné parmi les 20 meilleurs, ça je le savais déjà après la 1ère semaine chez eux. En plus, parmi les 6 projets de cartes que j’avais soumis, 1 de mes compositions avait été choisie. Nous étions une vingtaine au final, et là, ils m’avaient envoyé les vœux de l’agence, avec un petit mot pour me montrer l’impression finale, et ce qui avait été envoyé à tous leurs clients. C’était une bonne nouvelle et un très bon début. Cooool.

En début d’après-midi, j’ai couru les magasins à la recherche d’idées pour les cadeaux de Noël. La seule chose que j’avais pris avec moi était ma petite liste de noms, je ne voulais oublier personne. Bon, comme d’hab, pour mes neveux, j’ai multiplié les petits cadeaux. Je me rappelle encore ce que c’était d’être un enfant :)

Vers 16h, Pascal m’a avertie qu’il serait là 20h30. Je voulais aller le prendre à l’aéroport, mais un week-end sans voiture pour lui c’était le néant, alors il préférait en louer une. Donc, après avoir trotter dans les magasins, je me suis précipitée à la maison pour l’attendre. J’ai viré JD en lui payant l’ hôtel, je ne voulais pas l’avoir dans les pattes. Je voulais être seule avec mon petit cœur. Hum, Pascal se demandait quant j’allais me débarrasser de lui?! Ben ça!

Pascal était en déplacement aujourd’hui à Hambourg. Jess s’attendait à le voir rentrer, et elle voulait venir avec lui ce week-end. Pour éviter les explications, et éviter de devoir se la coltiner, il a filé directement ici depuis Hambourg. Cool. Et exit Jess, et aussi Caro ;)

Pascal avait laissé un message assez vague à sa femme lui disant, qu’il finirait tard, qu’il avait prévu d’aller manger avec une équipe de Hambourg, qu’il dormirait sur place. Super, donc personne ne savait qu’il était ici ce soir, il était tout à moi. J’allais pouvoir le coller comme une limace, le vampiriser, le... ok stop!

D’ailleurs dès qu’il est arrivé, j’ai sauté dans ses bras. Clap. Après son coup de fils, j’avais déjà fantasmé sur la soirée; toute une soirée entière avec lui, dormir collée dans ses bras. Miam. Pour éviter de passer mon temps dans la cuisine, j’avais déjà préparé à manger et j’avais même loué un film en rentrant. Pendant une petite heure avant de me larver dans un bain, je m’étais transformée en fée du logis express et j’ai fait le ménage en 4ème vitesse. Le bois attendait près de la cheminée, et j’avais même eu le temps de faire une petite sieste... Tout était prêt pour qu’on ait pas à bouger le petit doigt.

Je n’avais pas l’intention de louper une seule seconde de cette soirée et de cette nuit dans ses bras, ni l’intention de le laisser respirer une seule seconde :)

Comme d’hab, on avait tellement peu souvent l’occasion de passer des heures ensembles, que dès qu’on était face à face, on avait toujours autre chose en tête, la discussion c’était pour plus tard... Et on avait des tas de choses à discuter!

Pascal voulait savoir ce que je pensais faire pour Thomas, il voulait être sûr avant de lui parler. Il voulait être sûr que les choses étaient claires entre Thomas et moi, avant de mettre les pieds dans le plat. Une chose était sûr, on avait envi de passer le Nouvel An ensemble. Absolument.

  • Écoute, parlons franchement, mettons tout sur la table... Je crois qu’on ne peut plus continuer à se voiler la face et éviter les sujets qui nous dérange, ok? Soyons cash et on se dit tout... même si on en a pas envi, même si c’est des trucs qu’on préfère cacher ou ne pas mentionner, ou qu’on devine sans avoir besoin de le dire, d’accord?
  • D’accord... Seulement Pace... Le problème, c’est que tu es en Allemagne, tu es avec ta femme, je sais aussi que tu vois souvent Caro, même que tu as dormi chez elle plus d’1 fois. Je ne veux pas savoir ce que tu fais avec elles, mais je... Écoute! Est-ce que tu ne te sens jamais coupable vis-à-vis de Jess?
  • Oui... (gros soupir) Bien sûr que je me sens coupable. Je ne devrais pas agir comme ça, je lui fais de la peine et je m’en veux, c’est normal. J'ai envi de te voir, alors je lui mens, je la blesse et ça me fait mal de lui faire ça, mais... comment faire autrement?
  • Exactement... Et quant tu rentres, difficile de la repousser si elle vient vers toi? Tu te sens trop coupable alors tu essaies d’être gentil? Je le comprends. Inutile de se le cacher, elle ne s’est pas retrouvée enceinte par hasard.
  • Ce n’était pas le mien!
  • Oh, mais quant tu l’as appris, tu n’en étais pas sûr... Ça m’a fait mal, mais là j’ai su que vous couchiez encore ensemble.

Il a voulu dire quelque chose, mais on avait dit qu’on parlerait franchement, alors il s’est tu... Inutile de mentir...

  • Tu peux imaginer les images qui me traversaient la tête, surtout que Jess avait déjà eu la gentillesse de me fournir une cassette vidéo de vos exploits, donc le reste, heu, facile à imaginer!
  • Aïe, oh Jane!

Pascal a fermé les yeux en serrant la mâchoire. Je pense qu’il n’était pas fier de l’épisode et ne voulait pas que je le lui rappelle. Ha! La discussion allait être... vache!

  • Je t’imagine en train de t’amuser aussi t’amusant, ta femme qui dort au chaud dans tes bras tous les soirs, tes soirées avec Caro... Je t’imagine toujours en train de prendre du bon temps... Et aussi comme tu te sens coupable, comme après ce week-end par exemple, je ne pense pas que tu te sens le cœur de repousser Jess... Je comprends mieux parce que, moi aussi je me sens coupable vis-à-vis de Thomas, et moi non plus, je n’ai pas le coeur de le repousser quant il me prend dans ses bras...
  • Arrête! Je ne veux pas entendre ça, je ne veux pas...
  • Tu voulais qu’on parle... Qu’on mette tout sur la table... Alors...

Pascal a poussé un gros soupir et s’est levé pour faire les 100pas autour du canapé. C’est un Lion, et là, il avait l’air d’un petit lion en cage. Intérieurement, ça me faisait sourire, mais c’était pas le moment de me mettre à rire. Arf, même quant il a l’air préoccupé, je le trouve chou. Apparemment, je tenais mieux le choc que lui? Peut-être parce que presque depuis le début, je savais qu’il n’étais pas célibataire?

  • D’accord... Je comprends, mais Jane... Je ne veux plus. Je ne veux plus t’imaginer en train de chuchoter des mots d’amour à un autre homme! C’est égoïste, je l’avoue, mais je préfère t’imaginer seule à la maison en train de peindre, ou de boutiquer sur ton ordi, mais pas avec un autre. Voilà, c’est dit. Alors, qu’est-ce qu’on fait? Est-ce que tu es prête à ne plus le voir ou que comme copain? Et le moins souvent possible, je préfère. Si oui, alors c’est à moi de lui parler, c’est mieux, sinon, vaut mieux que je ne dise rien. Alors?
  • Est-ce que tu es prêt à ne plus voir Caroline? Ne plus toucher ta femme?

Pascal m’a dévisagé un petit moment, avant de me dire que, pas de problème pour Caro, mais sa femme, ça c’était pas tellement possible. D'accord, il y avait toujours quelque chose entre eux; ils couchaient toujours ensemble! Mes poils se sont mis au garde à vous; pendant 1 petite seconde, j’ai pensé que je ne voulais plus qu’il me touche tant qu’il la touchait toujours. Hun! Mais je savais que je ne tiendrais pas. Alors, motus et bouche cousu.

  • Ouais...

Pascal a eu un gros soupir, il a réfléchi un moment sans rien dire, puis il est venu s’asseoir à côté de moi. Il était clair que ce n’était pas équitable.

  • T’as raison! Mais tant pis, tu ne peux pas nous avoir tous les 2, c’est Thomas ou moi, il n’y a pas d’alternative. Je sais, je ne vais même pas protester, c’est égoïste, c’est vrai, mais c’est comme ça! Mais je ne veux pas t’imaginer en train de... enfin... dans ses bras ou en train de l’embrasser ou... Non, c’est lui ou moi, voilà, pas de compromis! Ça, c’est le marché.

Ha! les hommes... De grands enfants pourris gâtés, égoïstes, qui font de petits caprices! Ils veulent toujours que tout tourne autour de leur nombril. Ils sont carrément incapable de supporter le 1/100ème de ce que nous les femmes supportons! Mais, c’est de notre faute aussi, je le trouvais trop mignon avec son petit air buté! Mais une question? Est-ce que j’allais répondre à son caprice? Avoir le cran de mettre ma vie de côté pour lui?

Méchante petite pétasse de Jane avait bien envie de lui tenir tête, de le titiller, lui faire croire que niet, que dalle, ça ne marcherait pas comme il le voulait. Pascal me fixait avec son petit air frondeur, puis tout à coup, il a pâli, son regard a soudainement changé;

  • Je sais pas comment on va faire. Si on veut passer Nouvel An ensemble, ce ne sera pas sans blesser quelqu’un... On peut pas vraiment faire ça, hein?
  • Tu veux dire, carrément blesser les 2 personnes qui te sont le plus cher; Thomas et Jess?

Glups! C’était un retour sur terre ça! On s’est regardé en silence. Mouais, on pouvait pas faire ça... Je crois qu’on réalisait que nos rêves étaient impossibles! Comment faire? Je ne voulais pas que ce soit de ma faute, il m’en voudrait probablement un jour, et je ne pense pas qu’il voulait non plus être responsable de la peine qu’on allait causer. Arf, l’histoire du chat qui se mord la queue quoi!

Afff, c’était tellement compliqué que ça commençait à me donner un mal de tête géant. Intérieurement, je me rebiffais, mais Pascal m’a tendu la main pour m’attirer à lui, et hop, j’ai fondu. Après m’avoir embrassée, avant d’aller plus loin, il a tenu à savoir si j’avais accepté son ultimatum, s’il devait parler à Thomas ou pas? Ben... Mon cerveau avait déménagé, ou l’appel de la chair était la plus forte?

Qu’est-ce qu’il est gonflé, mais c’était aussi trop craquant!

J’avais pourtant bien commencé, j’avais commencé à tout mettre à plat, puis j’ai fini par capituler. Une fois de plus, on avait peut-être pas été au fond des choses. C’était entièrement de ma faute, je suis trop à sa botte quoi! Mais entourée de ses bras, je ne me rappelais de plus rien, ma tête était vide. Tout ce que je voulais c’était ne faire qu’un avec lui, sentir la chaleur de sa peau, gouter ses lèvres, qu’il m’embrasse encore et encore. Le reste, je m’en fou, j’aurai bien le temps d’y penser plus tard.

Collé l’un contre l’autre, on roucoulait tranquillement au chaud, heureux. Ses lèvres se promenaient lentement le long de ma colonne vertébrale. Entre 2 bisous, Pascal riait
(trop chou son petit rire coquin) en me dévoilant les pensées inavouables qu’il avait parfois eu en pensant à moi en pleine réunion de travail. Ça me faisait rougir. Il était trop mignon, je riais en le couvrant de bisous. Plus introvertie que lui, moi, je préférais lui cacher mes pensées dans le style. J’aurai été violette si j’avais dû lui les raconter. Le feu de cheminée crépitait doucement, on était si bien, mais le charme a été rompu par la sonnette de la porte.

C’était Thomas... La vache! Il tombait drôlement mal.!

Normalement, c’était décidé, c’était à Pascal de lui parler en 1er, mais là, on dirait que j’étais légèrement au pied du mur. Pascal était resté dans la chambre, il n’était pas sensé être là. Par contre, il entendait tout. Pour ça, les maisons en bois, c’est pas top! Je priais juste pour que Pascal n’ait pas la mauvaise idée de sortir de la chambre, Thomas se serait senti humilié. Ce serait moche! Ze poisse!

Mais c’était pas la seule galère! Jess a su que Pascal n’était plus à Hambourg, elle a pensé qu’il était chez Caro. Alors furax, elle  a débarqué chez Caro... Pascal n’y était pas non plus!

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350 - Lâcheté...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 16 décembre 2010 - La fin de l'année approche et je me sens gagnée par le stress! Stress pour Noël avec les cadeaux à faire, et stress pour Nouvel An que j'aimerai passer avec Pascal...

Tôt ce matin, vers les 7h du matin, Pascal est passé. D'ordinaire, 7h du mat, c'est l'aurore pour moi, je déteste en plus qu'on me réveille... mais je l'attendais déjà depuis 6h du matin! C'est dingue ce qu'on peut faire par amour, et c'est dingue ce qu'on peut être bête aussi.

Dans ma nuque, il se plaignait de devoir aller bosser, il aurait voulu rester là, passer toute la journée au lit. Les mouvements de sa bouche et ses cheveux me chatouillaient, ce qui me faisait rire comme une idiote alors qu'il était tout sérieux.

Pascal aurait voulu prendre congé l'après-midi, mais je ne voulais pas qu'il fasse ça, c'était encore une fois recommencer à faire des bêtises.

J'avais l'intention de revenir souvent à Munich, alors s'il prenait congé à chaque fois, il allait finir par avoir des problèmes, et ce serait fichu. De plus, on avait une plus grande chance de se faire prendre.

Dans des moments comme ça, quant il me couve de tendresses, où l'on est que les 2, j'oublie complètement Thomas...

C'est seulement après, ou quant je reçois ses messages que je me rappelle tout à coup que je n'aimerai pas qu'on me fasse la même chose. Mais... Mais... Je préfèrerais qu'il me le cache, tant qu'il est pareil qu'avant avec moi. Mouais, je ne voudrais pas le savoir!!

12h05, il était à nouveau de retour. J'avais commandé à manger, je ne voulais pas qu'il reparte travailler le ventre vide. Ça lui a fait plaisir, mais il n'avait pas très faim. Il préférait se taper un sandwich au boulot, il ne voulait pas perdre 1mn à manger quant on pouvait faire autre chose. Les hommes! C'est à l'horizontale qu'ils nous aiment le plus, et je crois bien qu'ils ne pensent qu'à ça.

Quant il est parti au boulot, j'ai foncé sur le dîner que j'avais commandé, je crevais la dalle!

Pascal m'a dit que Thomas n'avait aucun moyen de savoir où j'étais par mon natel, alors j'ai finalement eu le courage de répondre à son appel. Gaffe! Je n'aurai pas dû, il était triste et cherchait à me voir et moi, je cherchais à mettre un peu de distance. Je l'adore quand même, alors d'entendre de la tristesse dans sa voix me faisait mal. Quoi que je puisse ressentir pour lui, je n'arrivais pas à réfreiner l'envie de rester près de Pascal. C'est horrible à dire, mais j'agissais comme une sale pétasse, et il ne méritait pas ça.

J'avais pensé repartir dans l'après-midi, mais Pascal m'avait convaincue de rester. Il aurait voulu qu'on rentre ensemble vendredi, mais j'étais venue en voiture, alors c'était foutu.

  • Mais, est-ce qu'on peut se voir un petit moment? Aller prendre un verre en tête à tête si tu ne veux pas voir les autres?
  • Je peux pas. J'avais déjà prévu autre chose Thomas, je suis désolée.
  • Tu me fui c'est ça? Tu aimerais que je te fiche la paix? Jane, j'aimerai te voir, juste un petit moment, je sais pas, même 5mn, s'il-te-plaît...
  • Je peux pas, c'est un peu le stress ces temps avec les fêtes qui approchent!

J'aurai finalement pas dû répondre, je me sentais coincée par ses questions, son insistance. Je ne savais plus quelle excuse utiliser, je voulais surtout éviter de lui faire de la peine. Le souvenir de son visage rongé par la tristesse hantait mes pensées, alors d'une voix enjouée, j'ai essayé de changer de sujet en lui posant des questions sur le week-end... Mauvaise idée! Il a voulu savoir si on se verrait le week-end, quant, puis il a continué à essayer de me faire changer d'avis pour ce soir.

Malgré mes sentiments pour Pascal, j'aimais aussi Thomas et lui faire de la peine, ça, je ne pouvais pas. Quelle galère! J'ai donc décidé de rentrer après avoir vu Pascal ce soir, et de passer chez Thomas. Ce sera une petite surprise à laquelle il ne s'attendait pas, ça lui ferait plaisir. Ça calmera son angoisse. Je n'arrivais pas et je ne voulais pas  lui faire de  peine. En fait, je n'arrivais pas à faire de la peine, ni à l'un, ni à l'autre, c'était une grosse faiblesse.

J'avais bien peur de passer à la casserole avec Thomas! Juste après Pascal, c'était... iak!

Pascal a quitté le boulot 1h plus tôt, c'est fou, il avait peur que je m'ennuie à mort. J'avais beau lui répéter, encore et encore, que je ne m'ennuyais jamais, on dirait qu'il avait de la peine à le croire.

Je lui avais dit que j'avais eu envie d'appeler Caro hier soir, mais Pascal pensait que ce n'était pas une bonne idée que Caroline soit au courant de chacune de mes visites en Allemagne. Pour une fois, si on pouvait éviter de mettre toute la planète au courant, ce serait pas plus mal.

Pascal a encore tenté de me faire rester. Il a pensé que j'aurai pu laisser ma voiture à Munich, et dimanche soir, on aurait pu rentrer ensemble et j'aurai pu repartir lundi ou mardi soir. C'était une bonne idée, mais ce serait pour la prochaine fois. Je devais rentrer.

En plus, connaissant Caro, elle pensait surement faire la route avec lui vendredi, si ça ne se fait pas, je suis sûr qu'alors, elle n'aura pris qu'un billet aller, pour rentrer avec lui dimanche soir. Donc, si je rentrais avec lui dimanche, je ne vois pas comment on ferait pour éviter que Caroline le sache!

Pascal est rentré chez lui vers les 22h. Couverte de bisous-bisous, j'ai pris la route pour rentrer. Mon cœur était rempli d'amour, de tendresses, de bonheur et à mi-chemin, j'ai décidé que je ne passerai pas chez Thomas comme je l'avais pensé. Je ne pouvais pas prendre le risque de laisser un autre homme me poser la main dessus.

A l'approche de la sortie que je prenais habituellement, j'ai encore changé d'avis... Nul, c'était déjà presque 4h du matin, je ne pouvais quand même pas me pointer chez Thomas, ce serait carrément une incitation... Thomas penserait que je voulais... Non, non, je ne pouvais pas... Finalement, je suis rentrée sagement chez moi.

Thomas était passé chez moi. Il avait laissé un petit mot avec un bouquet de fleurs derrière ma porte. C'était touchant et ça m'a rendue triste aussi. Il fallait vraiment que j'ai le courage de dire à Thomas que j'aimais Pascal et que je n'avais pas l'intention de le rayer de ma vie. Tant que j'avais de l'espoir, je m'accrocherais, même si c'était pour le voir ne serait-ce que 5mn, c'était comme ça! Et quant je dis courage, il allait m'en falloir beaucoup, parce que rien qu'à l'idée d'affronter son regard, ah la la, je ne pouvais pas. Je crois que lâchement, je laisserai Pascal s'en charger!

------ Ma lâcheté... -- (350) -- Jeu.16.Déc.10 ------

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23 décembre 2010

Publié le par JaneDo

Ciel, j'aimerai tellement voir Pascal... J'ai envie de lui, c'est la folie. Il me manque. Ca me désespère qu'il soit obligé de rester encore 3 mois en Allemagne.

C'est Thomas qui me l'a appris. J'ai donc dû poser la question à Pascal et il me l'a confirmé. Il voulait attendre que j'ai choisi entre lui et Thomas avant de me le dire. Ca c'est lamentable. Mais est-ce que je l'aime moins? Si seulement, mais même pas!

J'aurai voulu le savoir, mais ça ne changeait strictement rien ni à mes sentiments, ni à ma décision. Tout de même, comme je n'osai pas affronter Thomas, ni même rompre avec Pascal, j'en ai profiter. C'est dommage, parce que Pascal a dû penser qu'il avait eu raison de me le cacher.

Gros soupir! Il me manque tellement, c'est l'enfer!

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349 - Mon coeur s'affole...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 15 déc. 2010 - Trop impatiente de voir Pascal que bien avant midi, j’étais déjà en route. Je suis arrivée à Munich vers les 16h15. Je suis un petit génie, hihihi, j’ai trouvé l’hôtel en un clin d’oeil. Je voulais prendre une douche, m’installer, me changer, mais je n’en ai pas eu le temps, Pascal est arrivé à peine 1/2h après.

Le voilà enfin! Voir son doux visage en ouvrant la porte, afff, et mon cœur s’affole aussitôt. J’adore ses yeux verts! Chaque fois qu’on se voit, on a qu’une idée en tête, et on discute après...

Là, on n’a rien discuter, juste folâtrer en se racontant nos petites histoires, sans plus. De toute façon, on avait pas le temps de sérieusement discuter, Pascal devait rentrer, il ne pouvait pas se permettre de rester.

Jess l’attendait pour manger, ne le voyant pas arriver, elle a essayé de le joindre. Il n’a pas répondu. Au lieu de rentrer pour 18h, 19 au plus tard, c’était passé 21h30 quant on s’est quitté. Et il n’avait pas envi de rentrer. La longue attente allait commencer... Je n’allais pas le voir avant le lendemain. C’était Jess qui dormirait dans ses bras, pas moi. Mais qu’importe, je l’avais vu. Les meilleurs moments de la journée, il les avait passé avec moi ;)

J’avais pris mon ordi et tout, donc, je n’allais certainement pas m’ennuyer.

J’ai eu envi d’appeler Caro et passer la voir; on aurait pu aller prendre un verre et discuter, mais, elle n’avait pas à savoir que j’étais là. Quel dommage! Je me demande ce que Pascal avait inventé pour sa femme?

J’ai passé la soirée à boutiquer sur mon ordi, à bavarder au téléphone avec mes copines. Thomas m’avait laissé des dizaines de messages et a même tenté de me joindre à plusieurs reprises. Je n’ai pas répondu non plus. J’avais peur de lui répondre, peur qu’il sache que je n’étais pas en Suisse, mais en Allemagne. Je me suis couchée tôt, Pascal passait demain matin avant d’aller au boulot.

Penser à lui me faisait frissonner et me donnait envie de faire l’amour avec lui encore. Afff, je l’aime à en mourir. Mais est-ce que je l’aime vraiment ou c’était juste... physique? Non, j’adore les petites fossettes qui se creusent sur sa joue quant il sourit, j’aime  le son de sa voix, voir ses yeux étinceler quant il est heureux, rien que le fait de sentir sa présence ou quant sa main cherche la mienne, je fonds comme une limace. J’adore sa manière d’embrasser, ses câlins, etc. Ça ne pouvait pas être que physique!

Pour l’instant, ça ne me gênait pas de passer mon temps à l’attendre... Et j’étais impatiente de le voir demain!

------ Mon cœur s’affole... -- (349) -- Mer.15.Déc.10 ------

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348 - Tornade dans ma tête

Publié le par JaneDo

Mardi 14 décembre 2010 - Pascal est rentré sagement chez lui dimanche soir. Il me manquait. Après ma soirée avec Layne, j’avais pris une décision qui me faisait un peu peur; je voulais être avec Pascal, même si ça voulait dire, passer mon temps à l’attendre. Même si ça me coûtait aussi, je devais m’éloigner de Thomas.

J’avais un programme chargé ce mardi; le tribunal avec mon beau-frère, celui qui m’a volé plus de Frs.150’000.-, accompagner Marie pour sa visite à l’hôpital, traîner dans les magasins avec Marie pour les cadeaux de Noël, bref, j'étais sur les rotules.

Ma journée avait été tellement stressante que je n’avais pas pris la peine de répondre aux messages, ni même au téléphone.

J’étais crevée, et quant enfin je suis rentrée chez moi, je n’avais aucune envie de ressortir, ni de voir qui que ce soit. Et aussi, j’étais toujours déprimée. Dans ma tête, c’était la tornade; je ne savais pas quoi faire, tout tournait en vrac et j’avais de la peine à mettre de l’ordre dans mes idées. J’étais paumée, je ne savais vraiment pas où j’en étais et ce que j’allais faire, ni comment.

Toutes les 5mn, je changeais d’avis. Une fois c’était, je dois couper le cordon avec Pascal et me concentrer sur ma nouvelle vie avec Thomas, la minute d’après, non, je ne pouvais pas le faire... Lamentaaaaable! Je n'étais même pas sûre que j'avais fait le bon choix. Je laissais peut-être ma libido prendre le dessus?

Pascal était-il sérieux? Voulait-il sincèrement qu’on soit ensemble ou jouait-il seulement avec moi pour occuper son temps? A ce moment là, je ferais mieux de l’oublier.

Et Thomas? Est-ce qu’il me courait après, juste parce qu’il voulait gagner face à Pascal? Est-ce que c’était une bonne idée d’avoir commencer une histoire avec quelqu’un d’aussi proche de Pascal? Et ses parents me détestent, je n’aurai jamais de paix avec eux! M'éloigner de Pascal était plus logique, préférable, mais tellement inconcevable. L’idée de ne plus jamais le voir me faisait déprimer encore plus.

----- Tornade dans ma tête -- (348) -- Mar.14.Déc.10 ------

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