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126/11 - Le piège infernal

Publié le par JaneDo

Thomas dans mon piège infernal
Vendredi.06.mai.2011 (126/11)

Thomas a eu envi de parler à quelqu’un, et qui mieux que Maeva? Il est passé chez elle, et comme elle n’était pas là, il l’a appelée. Elle a décidé de passer chez lui et elle m’a laissé un message pour que je me tienne prête. Quelques minutes plus tard, elle m’a appelée pour me dire qu’ils se retrouvaient en boîte. Ha! Les hommes sont des proies si facile, ils sont tellement prévisibles!

Désoeuvrée, j’ai été attendre chez Thomas. Comme j’avais la clé, j’ai décidé d’aller déjà chez lui. Je n'ai pas osé me glisser à l'intérieur, alors j'ai attendu dehors. Heureusement, Maeva a eu l'idée de laisser son natel ouvert pour que je puisse les entendre.

Thomas était vraiment perturbé par mon attitude, perturbé aussi par le retour de Pascal même si il lui semblait qu’il ne se passait rien entre nous. Notre attitude à tous les 2 le laissait quelque peu perplexe; on agissait en amis, mais il savait pertinemment que j’avais toujours des sentiments pour Pascal et il était persuadé que je n’avais pas l’intention d’abandonner aussi facilement. Puis, il lui semblait qu’il se passait quand même quelque chose, il nous trouvait trop sage! Il savait que j’avais été en Allemagne à plusieurs reprises, donc il savait que quelque part, Pascal tenait un minimum encore à moi.

De plus, il savait qu’il avait rompu avec sa copine allemande; Nina, et ce n’était pas pour sa femme. Après ça, il avait commencé à voir la chanteuse du groupe dans lequel il jouait, mais là aussi, les choses ont tourné court. Pour lui, tout ça était trop louche pour qu’il ne se passe rien. Quoique, il savait que Pascal continuait de voir Caroline, elle était peut-être à l’origine des ruptures avec les autres filles.

Maeva lui a demandé pourquoi il continuait à s’accrocher, puisqu’il savait que j’en aimais un autre?

Thomas n’a pas su quoi répondre. Maeva se demandait, tout comme moi d’ailleurs, si ce n’était pas par rivalité masculine? S’il ne s’intéressait à moi que parce que Pascal s’intéressait à moi? Pour finir, elle lui a demandé s’il ne se rendait pas compte à quel point ça pouvait lui faire du mal, qu’il ne la voit que pour parler d’une autre? Ou s’il se fichait du mal que ça pouvait lui faire? Si elle n’était en fait qu’un bouche-trou, tout comme lui l’était pour moi?

Aoutch! Maeva n’y allait pas avec le dos de la cuillière!

Mais son petit éclat a marché. Ils se sont rapprochés, puis je les ai entendus s’embrasser. Thomas a tenu a lui rappeler qu’il n’était pas amoureux d’elle, Maeva pensait qu’il n’était pas amoureux de moi non plus, alors qu’est-ce que ça pouvait faire, ils se faisaient du bien, se consolaient, personne n’en saurait rien.

C’était le moment de faire mon apparition... peut-être attendre encore un peu... attendre qu’ils soient dans la chambre, sinon ce serait raté. J’avoue que je tremblais de la tête aux pieds, j’étais tendue... Je n’étais pas vraiment prête, les choses avaient été plus rapide que je ne l’aurai cru. Ca tombait peut-être mal, un peu trop tôt, je n’étais plus si sûre de moi. Est-ce que je voulais vraiment rompre avec Thomas?

Pascal et Jess s’étaient déjà couchés, tant mieux, je ne voulais pas qu’ils soient témoins de tout ça. Je crois que dès qu’ils ont commencés à progresser en direction de la chambre, Maeva a coupé la communication sur nos natels. Discrètement, je suis allée au bout du jardin pour regarder chez Thomas, et je crois qu’ils étaient dans la chambre.

Thomas n’a pas eu le temps de s’habiller, la culpabilité se lisait sur son visage. Le pauvre, c’était quand même atroce le coup que je lui faisais là.

J’avais sonné et ouvert aussitôt. Je voulais laisser le temps à Maeva de se couvrir. Je me suis précipitée vers sa chambre. Je n’ai pas allumé, il y avait la lumière diffuse de la lampe qui éclairait juste ce qui fallait pour ne pas être dans le noir. Je ne voyais pas Maeva. Elle s’était peut-être cachée dans la salle de bain, ou sous le duvet, je n’en savais rien, mais je savais qu’elle était là. Thomas tremblait de nervosité.

Je me suis jetée dans ses bras en lui disant que j’avais finalement décidé de venir le retrouver, qu’il me manquait. Très nerveux, il a essayé de nous faire sortir de la chambre en me proposant quelque chose à boire. Ne voulant pas que notre plan rate, j’ai voulu aller me changer dans la salle de bain, du coin de l’oeil j’avais remarqué des vêtements de femme qu’ils avaient tenté d’enfouir sous le lit. C’était le geste du pied de Thomas qui avait attiré mon regard.

Thomas avait enfilé son jean à toute vitesse, sans caleçon, torse nu et il m’a prise par la main pour m’emmener au salon. Je l’ai suivi. Sa voix tremblait, il avait le regard haggard et n’osait pas me regarder en face, il a proposé qu’on aille plutôt chez moi. Dès qu’il a lâché ma main pour me préparer un café, j’ai fais demi-tour pour retourner à la chambre, sous prétexte de me changer.

Thomas a écarquillé les yeux, j’ai fait semblant de ne pas le remarquer, j’ai vu la fatalité le gagner, il n’a pas pu faire un pas pour tenter encore de m’empêcher d’entrer dans sa chambre. Toujours souriante, je suis entrée et je suis tombée sur Maeva.

Elle avait récupéré quelques uns de ses vêtements et s’habillait. Je suis restée quelques secondes prostrée à la porte de la chambre. J’avais juste entendu un juron de Thomas. Puis, sans un mot, je me suis retournée pour me diriger vers la porte d’entrée après avoir ramassé mon sac au passage, renfilé mes pompes, sans un regard en direction de Thomas. Il a essayé de m’attraper par le bras, mais je le lui ai arraché et j’ai fichu le camp.

S’il avait été malin, il aurait deviné pourquoi je n’avais pas parqué devant la maison...

Thomas a essayé de me suivre, mais je me suis cachée. Je ne voulais pas le laisser essayer de m’embobiner. Je suis sûre qu’il y aurait réussi, alors je voulais éviter de me retrouver face à face. Thomas avait l’air mal, je crois qu’il avait les larmes aux yeux, en tous cas, sa voix tremblait en m’appelant dans la nuit. Ca m’a fait mal au coeur. Il était sorti torse nu et pieds nus pour essayer de me rattraper. Il est retourné chez lui et j’ai cru que je pouvais sortir de ma cachette, mais même pas. Il avait été simplement chercher des clés et avait filé à toute vitesse au volant de sa lamborghini pour essayer de me rattraper.

Le bruit des pots d’échapements était infernal en pleine nuit. Je suis sûre que Pascal et sa femme avaient dû l’entendre partir. C’était délicat de retourner sur mes pas, mais je devais au moins dire 2 mots à Maeva. Je pouvais toujours prétendre que j’avais oublié quelque chose ou que je devais déposer la clé.

J’avais les larmes aux yeux, mais Maeva aussi. Je l'ai remerciée pour son aide, on était d’accord, Thomas ne devait jamais savoir ce qu’on avait fait, jamais. On a, une fois de plus, cellé notre pacte. Il ne nous le pardonnerait pas. Maeva pensait partir, mais je pensais que c’était mieux qu’elle reste. A son retour, il aura peut-être besoin de parler à quelqu’un et il n’y avait qu’elle qui pouvait remplir ce rôle.

C’était inutile que je rentre chez moi, Thomas allait sûrement m’y attendre. Il essayait de me joindre sur mon natel, mais je ne répondais pas. Le pauvre, c’était vraiment affreux ce qu’on lui avait fait. Je n’avais aucune idée des implications futures, mais je voulais me libérer de lui, je voulais être libre pour Pascal. Est-ce que je ne venais pas de faire une très grosse connerie?

Perdue, ne sachant pas où aller, j’ai pensé aller sonner chez Caro, puis j’ai changé d’avis. Finalement, j’ai décidé de rouler en attendant que Maeva me fasse signe que Thomas était rentré.

Thomas a continué à essayer de me contacter toute la journée depuis le boulot. J’étais sûre que le soir, il passerait chez moi en quittant son travail, alors je me suis arrangée pour ne pas être là. Je passais la soirée chez Vania. Pascal m’a envoyé un message pour me dire que Thomas lui avait raconté ce qui s’était passé hier soir, et voulait savoir si je voulais en parler. Non, je ne voulais pas. Je me sentais anxieuse, effrayée d’avoir foutu en l’air ma relation avec Thomas.

Thomas avait prévu comme souvent, le début de soirée chez lui, évidemment, je ne pouvais pas y aller.

Rhhh, je n’avais pas pensé à la suite des opérations... Comment j’allais refaire mon entrée dans l’équipe, ou comment me comporter en revoyant Thomas? Je ne pouvais pas me repointer dans les endroits qu’on fréquentait sans me retrouver face à lui, et là, je fais quoi? Je le salue? Je l’ignore? je lui fais la tête? Pfff!

En tous cas, ce soir, c’était trop tôt pour sortir et prendre le risque de tomber sur Thomas. Mais j’avais envie de voir Pascal! J’aurai l’air sans coeur si je me jetais à sa tête non? Pascal n’a pas osé non plus chercher à me voir, il avait l’impression que Thomas se méfiait, alors il s’était donné la peine de sortir avec lui et ses potes après le concert avec le groupe de son ami Varios, et de rester sous ses yeux toute la soirée. Je comprenais.

Pascal et sa femme sont rentré assez tôt, et il est resté à la maison. Je pense qu’il n’avait pas osé ressortir pour ne pas éveiller les soupçons de Thomas. Enfin, c’est ce que j’imagine.

L’empêche sans Thomas, c’était difficile de naviguer dans le sillage de Pascal...


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125/11 - On se tient à carreau

Publié le par JaneDo

On se tient à carreau
Jeudi.05.mai.2011 (125/11)

Ah la la, bientôt le week-end, et quant je pense week-end, je pense Pascal et mon cœur s’emballe. Je ne veux pas y penser, sinon je suis gagnée d’impatience, et ma tête se lance dans des phantasmes plus ou moins délirantes et je commence à formater des projets pour le voir. Débile. Je ne dois pas penser à ça.

Ce matin, 8h debout. Je me suis dépêchée de prendre ma douche avant de réveiller la petite. D’habitude, elle se lève vers les 6h du matin, horrible, donc, je voulais la laisser dormir le plus possible. Elle était tellement impatiente d’enlever son plâtre, qu’on a été prête en un temps record. Je lui avais fait une tartine au miel, et pendant qu’elle finissait de s’habiller, j’ai sorti Dobby.

Malgré la foule qui remplissait le hall d’entrée de l’hôpital et une ambulance, on a eu terminé en moins de 30mn. Ouf, plus de plâtre. Kachouka se réjouissait aussi de prendre une bonne douche de la tête aux pieds. On est donc parti chez ma sœur, pour qu’elle puisse prendre ses affaires d’école et se changer. Comme ma sœur était déjà debout, pendant que la petite prenait une longue douche, on a pris un café. Enfin, quant je dis un café, c’est une blague, je bois ça comme du sirop, donc j’ai dû avaler au moins 6 cafés. Ma sœur voulait déposer la petite à l’école en allant au boulot, mais je la connais. Comme je l’avais pensé, j’ai dû aller déposer la petite à l’école parce que ma sœur était à la bourre, parce que comme d’habitude, elle n’était pas prête.

Hahhhhhh, enfin maison! Enfin, seule, plus besoin d’ouvrir la bouche pour le reste de la journée!

Thomas avait un match, et je pense que Pascal voudrait certainement recommencer à jouer avec son ancienne équipe, alors il irait sûrement voir le match et ensuite, discuter avec l’entraîneur. De nous voir assis côte à côte, j’imagine que Thomas aurait été perturbé pendant tout le match, alors je n’ai pas été le voir jouer.

J’avais pensé aller le rejoindre plus tard, chez lui. Pascal, ayant pensé presque la même chose, n’avait pas été voir le match non plus, et il n’avait pas envi d’aller sillonner les bars, donc il ne sortait pas. Dommage, si j’avais su ça avant...

Entre temps, un peu avant 20h, ma sœur m’a appelée pour aller jouer aux cartes. A minuit, ce serait son anniversaire, elle est du 6, je pensais bien qu’on jouerait jusque vers minuit, et comme ça, je pourrais lui souhaiter bon anniversaire avant de rentrer.

J’ai appelé Thomas en partant de là-bas, mais il traînait dehors, alors je suis rentrée chez moi. J’ai aussitôt averti Maeva. Mais, elle ne l’a pas trouvé.

J’ai appris le lendemain que Thomas ne m’avait pas vraiment cru quant il avait reçu mon message, comme quoi j’allais chez ma frangine pour jouer aux cartes, alors après son match, il était venu vérifier. De plus, je sais qu’il avait appelé sa sœur et avait été surpris d’apprendre que Pascal avait passé la soirée chez lui. Après s’être assuré que je ne traînais pas ailleurs, il était resté en planque pour être sûr que je rentrais chez moi et seule.

Petit coquin! Je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas avoir confiance en moi!

Pascal et moi, nous nous tenions à carreau, on en avait discuté de long en large, l'empêche qu'il me manquait. Finalement, je ne le voyais pas plus que quant il était en Allemagne, ça me perturbait un peu. Mais bon, c'était la meilleure chose à faire. Toutefois, je n'aimais pas ce que je faisais à Thomas, la semaine prochaine, je lui parle. Hiiiih, je ne savais pas encore comment, ni ce que j'allais lui dire exactement, mais il fallait que je le fasse, ou il fallait que Maeva se dépêche! On ne pouvait pas continuer comme ça.


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124/11 - L'aprême dans la voiture!

Publié le par JaneDo

L'après-midi dans la voiture!
Mercredi.04.mai.2011 (124/11)

Comme prévu, je suis passée chercher ma nièce vers 13h, je devais ensuite passer chercher la petite Dobby, la petite Labrador de 3 mois de David. On avait imaginé avoir toute l’après-midi pour faire de la peinture, promener Dobby, lire nos mangas... mais, c’était sans compter avec les imprévus et ma soeur!

Marco était rentré des USA avec Ella, donc, ma soeur n’a rien trouvé de mieux que de nous envoyer en expédition avec une liste de courses, parce que le soir, elle faisait à manger pour fêter le retour de son fils, Marco. On devait déposer les courses chez elle. Puis, on devait le raccompagner pour ramener la voiture à Gillou, puis rechercher sa voiture chez son frangin. Ca tombait bien, je devais de toute façon aller chercher la chienne là-bas. Bref, on a fini par passer presque toute l’après-midi dans la voiture à rouler d’un point à un autre. Ze Poisse! Je n’aurai jamais dû aller chercher la petite à l’institut, j’aurai dû lui dire de me retrouver à ma voiture... Ca m’aurait évité tout ce cirque!

Enfin, j’avais eu des nouvelles de Pascal peu avant midi; “Si je n’apelle pas, tu n’aurait pas l'idée de m'appeler? Tu n'apellerais même pas, hein?” Donc, j’étais aussi de bonne humeur et beaucoup plus patiente. Sinon, j’aurai pété un câble? Non, je ne pense pas, ma famille arrive toujours à me faire n’importe quoi, je ferai à peu près n’importe quoi pour faire plaisir à mes neveux.

Pascal était gêné d’avoir dû m’appeler, il pensait que j’allais le faire, mais comme il ne se passait rien, il a fini par se dévouer. Hihihi.

Il se sentais toujours un peu gêné de faire le 1er pas étant donné que c’était lui qui était marié, pas moi. Il avait le sentiment que, dans sa position, il avait l’air de chercher à avoir une aventure, il aurait préféré que ce soit moi qui prenne les devants. Rire... ça se discute. Dans la mienne, j’aurai bien l’air de courir après un homme marié, alors c’était aussi embarrassant. J’espère qu’un jour on arrivera à dépasser ça, sinon, on ira nul part.

Il aurait aimé qu’on se voit, mais je ne pouvais pas. Après que je lui ai raconté mon programme chargé, avec la petite qui dormait chez moi et tout, il n’a pas osé le demandé.

Thomas avait aussi essayé de me corrompre. Sachant que ma soeur invitait les enfants à manger chez elle, il a essayé de me convaincre d’aller le retrouver, puis de passer ensuite rechercher ma nièce. Que dalle, j’avais aussi envi de voir les enfants et, pour les enfants, un dîner sans tati Banana, ce n’était pas des retrouvailles en famille! Banana, c’est moi... hihihi... Les enfants m’appellent tous comme ça. Mon frère était là aussi. Il manquait l’autre soeur et ses enfants, mais bon.

Il était presque 22h quant on est rentré, donc la petite devait aller se coucher, il était tard...

Son frère lui avait beaucoup manqué. Elle m’a dit que même s’il n’habitait plus à la maison, qu’il ait été absent 4 mois, c’était long. Elle était drôlement contente qu’il soit rentré. Je lui avais proposé de rester dormir chez elle si elle en avait envie, et le lendemain, je passais la prendre pour aller enlever son plâtre, mais elle voulait dormir chez tati. C’est drôle que les enfants aiment tellement être chez moi? Moi, quant j’avais leur âge, c’était la mort quant une de mes tante voulait m’embarquer chez elle, je pleurais tout le voyage. Je ne voulais jamais être séparé de mes parents. Je détestais être séparé de ma famille, et du coup, j’aimais pas trop ceux qui y contribuaient.

Après avoir passé encore 1h sur Skype avec Brig, envoyé un petit message à Thomas et Pascal, et avoir sorti le chien, je me suis couchée vers minuit. J’étais sur les rotules.


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123/11 - Insécurité... Stress...

Publié le par JaneDo

Insécurité... Stress...
Mardi.03.mai.2011 (123/11)

Oh oui, on était surveillé! Si Thomas ne m’a pas appelée 20 fois aujourd’hui, alors, il ne m’a pas appelée 1 seule! J’ai essayé d’être patiente, mais pour finir, j’ai éclaté. Je lui demandé d’arrêter, ça commençait à me porter sur les nerfs; je n’arrivais à rien faire, il arrivait toujours à m’interrompre dans mon boulot.

Pour finir, il s’est effondré et ça m’a fait mal au cœur, il a avoué qu’il avait peur, il pensait que peut-être que j’étais en ligne avec Pascal, que je sois en train de le rayer de ma vie, parce que Pascal était de retour. Je lui ai dit que si j’avais envie de le voir, je ne voyais pas ce que le fait de m’appeler dix milles fois allait y changer quoique ce soit! Je n'ai pas osé lui dire d'avoir confiance en moi, parce qu'il ne pouvait pas et qu'il avait de quoi s'inquiéter.

  • Ben... Si tu ne répondais pas, je me serais dit que tu essayais de m’éviter, parce que tu... vous auriez prévu quelque chose, et... Ahhh, je sais, je suis bête, je suis désolé.
  • Si je d’aventure j’aurai pas répondu, c’aurait été simplement parce que tu m’énerve! Alors arrête ça tout de suite!

Il voulait me voir, voulait que je passe la soirée avec lui, etc, mais je ne pouvais pas, j’avais mon souper en famille. Alors ce soir, ce n’était pas possible. Dès que j'ai raccroché, j’ai eu pitié d’avoir été sans coeur, de ne pas comprendre ses états d’âmes, alors je lui ai envoyé un messages remplis de bisous, pour lui dire que je passerais après mon dîner. Après, je me suis énervée contre moi-même, parce que je pense que j’encourageais ce genre de comportement et ce n’était pas ce que je voulais. Bah tant pis, je voulais le rassurer, mais aussi lui faire plaisir.

Le dîner était explosif comme d’hab. Beaucoup de rire, beaucoup de choses à se raconter, c’était chouette comme d’hab.

Ouais, Thomas était tendu. J’ai tout de suite deviné qu’il cherchait à discuter, mais moi non. Je me suis montrée excessivement gentille, de bonne humeur et tendre, ce qui nous a évité une longue soirée de prise de tête. J’étais sûre qu’il aurait essayé de me faire lui promettre des choses, comme de ne plus avoir de sentiments pour Pascal, de ne plus le voir ou des trucs du genre.

J’ai dormi chez lui, non sans penser à celui qui habitait à l’étage en-dessous...

Mardi matin, en partant, je l’ai averti que s’il s’amusait à m’appeler 36 milles fois, je ne lui répondrais pas. Le soir, il avait l’entraînement, et je sentais déjà sa crainte de ne pas savoir ce que j’allais faire de la journée, et surtout le soir.

Thomas n’a pas osé me demander si Pascal m’avait contactée ou vice-versa. Ce soir, moi, je voulais avoir la paix, rien faire, juste me la couler douce. J’avais des tonnes de mangas à lire, des mangas que je devais rendre à ma nièce demain. Demain après-midi, je devais aller la chercher, elle passait la nuit chez moi et jeudi matin, je l’emmenais à l’hôpital de l’enfance pour faire enlever son plâtre. Donc, demain, vu le stress, je voulais au moins avoir une soirée entière à moi.

Après son entrainement, Thomas a voulu passer à la maison, mais j’avais de la visite. J’ai tout de suite senti qu’il s’était senti menacé. Il a voulu passer juste me faire un bisou, puis il a voulu savoir qui était là... Bref, une petite tentative d’intrusion et de surveillance. Je ne me suis pas laissé embobiner. L'empêche, quant il était comme ça, il était drôlement chiant.

J’ai à nouveau passé plus d’1h au téléphone avec Brig. Puis, vers 20h, Dol m’a appelé, elle s’était engueulée avec son copain, elle ne savait pas où aller et voulait me voir. Ciel, elle était cuite. Je me demande ce qu’elle avait pu faire pour être déjà saoul aussi tôt et un mardi soir! Elle est repartie vers minuit. Iak, j’étais sur les rotules. Et voilà, foutu pour ma soirée tranquille!

J’attends des nouvelles de Pascal, je n’ose pas l’appeler, je veux que ce soit lui qui fasse le 1er pas. J’attends.


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121/11 - De retour près de mon coeur

Publié le par JaneDo

Pascal est de retour près de mon coeur
Dimanche.1er.mai.2011 (121/11)

Depuis 3h du matin, j’étais au téléphone avec ma cops des US, Brig... J'ai passé plus de 4h30 au téléphone... Mes oreilles chauffaient, dingue! Thomas s’était endormi depuis longtemps, il s’est levé pour voir ce que je faisais, mais il n’a pas tenu... Dans 3h il se lève, et je ne me suis pas encore couchée...Je suis verte! Il est 6h38!

J’avais décidé de me faire discrète maintenant que Pascal était rentré. Dimanche matin, Thomas s’est levé tôt, on a déjeuner et il m’a proposé de l’accompagner voir un match. Ça ne me disait rien du tout. Le dimanche, c’est sacré, le farniente est un must et j’aime passé ma journée à traîner, pas de programme, j’aime prendre mon temps. Aussi, je savais que Thomas rentrerait se changer chez lui et Pascal l’accompagnerait certainement pour voir le match, peut-être même Jess et je ne voulais pas me tordre de jalousie à les voir ensemble. Aussi, c’était bien que je ne sois pas toujours collé aux pattes quant Pascal était dans les parages.

Dimanche matin, Pascal a été faire son jogging avec Caroline... Les anciennes habitudes avaient repris ses droits!!!

Thomas, Pascal et Jess ont été prendre un verre au bord du lac avec des copains après. L’après-midi, j’avais discuté au téléphone un moment avec Caro, puis j’avais rendez-vous chez Carmine pour jouer aux cartes. Normalement, j’aurai dû aller manger avec Thomas, Stéphane, Pascal et Jess, mais on a arrêté de jouer vers 23h, et je suis rentrée. Comme Pascal et Jess sont resté tout du long avec Thomas, il s’est rendu compte que, je n’avais pas encore vu Pascal. Je pense que Thomas devait se sentir rassuré.

Thomas m’a demandé d’aller dormir chez lui, alors en partant de chez Carmine, je suis rentrée prendre une douche, me changer et j’ai filé chez lui.

Pascal et Jess étaient chez Thomas quant je suis arrivée, de même que Stéphane. Un autre copain s’était joint à eux et je me suis sentie mal à l’aise en training, mais bon. J’ai fait comme si je voyais Pascal pour la 1ère fois depuis son retour. On a bavardé ensemble, en tout bien tout honneur, pourtant parfois, il me faisait un petit clin d’oeil ou un petit sourire rien qu’à moi. Il m'avait fait un petit signe de la tête pour me dire de sortir fumer. On est allé sur la terrasse pour fumer, et quant personne ne regardait, Pascal m’a volé un petit baiser. Waouh, j’ai rougi jusqu’aux cheveux.

De retour au salon, Pascal a voulu rentrer, il recommençait à son ancien boulot, mais il ne voulait pas être crevé pour autant. Ils sont donc rentré. Les copains à Thomas sont restés scotchés chez lui encore 1h, et il a dû les foutre dehors pour qu’on puisse enfin se coucher. Enfin, surtout avoir un petit bout de soirée avant de dormir. Aucun bruit ne provenait de l’étage inférieur, je pense qu’ils devaient déjà dormir.

Afff, j’étais vraiment hyper super heureuse que Pascal soit rentré... Hahhh, il était enfin de retour!


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120/11 - Enfin... Je recommence à re-vivre

Publié le par JaneDo

Je recommence à vivre...
Samedi.30.avril.2011 (120/11)

Hier soir, il était rentré de Genève légèrement cuit, enfin, plus que légèrement, mais pas assez pour ne pas se rappeler de mon numéro. J’avais pensé qu’il serait tombé dans le piège de son ex-copine, mais même pas, puis, j’avais envie de le voir, alors dès que Thomas m’a appelée, j’ai foncé.

  • Tu te rend compte, je suis encore tombé sur mon ex! J’ai l’impression de la croiser partout, c’est dingue. Je ne peux pas faire un pas sans lui tomber dessus... C'est bizarre
  • Elle te cours après?
  • Non, non, je ne pense pas. Elle était plutôt remontée contre moi.

Glups, il s’en était rendu compte hein? Pas si facile de le faire tomber dans le panneau.  Hum, et aussi un petit mensonge, je savais qu'il la voyait régulièrement. Je me demande si Pascal serait tombé plus vite? Je pense que oui. Il a ce côté trop gentil qui en fait une proie idéale, mais c’est aussi ce que j’aime chez lui... Rhha, ce que la vie peut-être compliquée.

  • Content que tu sois venue, j’avais peur encore une fois, de ne pas te voir du week-end!!!

J’avais oublié que quant Thomas boit, soit il est agressif ou alors, c’est un gros nounours amoureux. C’était ma fête. Bon, je pense aussi qu’il était juste content que je sois là. Je pense que le retour de Pascal le déstabilisait beaucoup; il avait la trouille, ce qui le rendait plus présent, impatient mais aussi plus tendre. Je sais bien qu’il me surveillait un peu plus que d’habitude.

Thomas avait un match en début d’après-midi, et j’ai été le regarder jouer.

Ensuite, on a été prendre un verre avec son équipe. Mon sang circulait plus vite, j’éprouvais une sorte d’impatience mêlée d’angoisse; Pascal était peut-être déjà en Suisse, peut-être même qu’il viendrait nous rejoindre? Donc, j’avais pris soin de ne pas aller traîner au match en training, et je m’étais maquillée, ce qui ne m’arrivait que rarement la journée. Il n’est pas venu.

Je crois que j’avais envie de le voir, mais j’étais aussi consciente qu’il fallait qu’on la mette en veilleuse, au moins les 1ères semaines de son retour. Vers 16h, j’ai reçu un petit message où Pascal m’annonçait qu’il était rentré, qu’il était chez lui. Quelques minutes plus tard, j’ai entendu le natel de Thomas biper; Pascal & Jess l’avertissaient aussi de leur arrivée. Jess proposait qu’on mange ensemble tous les 4, mais j’ai dit que j’avais déjà prévu de voir une copine, parce que Pascal m’avait proposé qu’on se retrouve vers les 18h30.

A 17h, je suis rentrée. Je voulais avoir le temps de prendre une douche et ranger avant l’arrivée de Pascal. Mon cœur battait à rompre plus les minutes de son arrivée approchait, je tremblais même. Pince moi, je rêve, il était bien là et le fait de savoir qu’il n’allait plus s’évanouir dans la nature après le week-end me rendait follement heureuse. Et son petit sourire... afff, j'adore!

J’ai fondu dans ses bras... Mince, comment est-ce possible que rien que de le voir, de le toucher, me fasse frissonner autant? Mon cœur battait encore à la folie après son départ, j’étais hors d’haleine.

20h30... Je devais me dépêcher d’aller retrouver Thomas, on devait manger avec des potes à lui. Pascal sortait plus tard avec sa femme, probablement pour les rejoindre en boîte un tout petit moment. Il n’avait pas vraiment envi de sortir, mais il savait que s’il décidait de rester chez lui, Jess ou Thomas allait se poser tout un tas de questions. Moi, je serais rentrée alors. On avait décidé d’éviter de se croiser ce soir. Je sortais avec Thomas, on ira comme d’hab prendre un verre dans un bar, ensuite, quant ils proposeront de sortir en boîte, je rentrerais. Pascal de son côté ira manger avec sa femme, en tête à tête, ensuite, ils iront les rejoindre en boîte une petite heure, et ils rentreront.

Le fait de rentrer chez lui, de passer le début de soirée avec sa femme, puis de sortir et de rentrer ensemble, n’éveillera pas les soupçons de Thomas, ni de sa femme. Ça montrerait bien qu’on n’était pas ensemble. Il avait dit à Jess qu’il allait regarder un match pour lui laisser le temps de s’installer, de se reposer, faire ses trucs, puis il passait la chercher pour sortir manger... C’était un plan parfait.

Ça se voyait sur mon visage que j’étais bien, heureuse même. Peut-être un poil de culpabilité, ce qui me rendait encore plus tendre avec Thomas. Je suis restée collée à lui pendant tout le temps qu’on était ensemble, et vers minuit, j’ai décidé de rentrer l’attendre.

Évidemment, j’ai changé les draps du lit et fait un peu de lessive, et je me suis mise à peindre en attendant.

Pascal et Jess sont rentré vers les 2h du matin et tout de suite après, Thomas s’est pointé à la maison. Comme je le pensais, c’était d’une part pour s’assurer que j’étais bien là, pas avec Pascal, puisque Pascal avait été avec lui et sa femme toute la soirée, enfin, quant je n'étais pas là... Je pense que son cauchemar s’était estompé en s’apercevant que j’étais contente de le voir.
Je suis sûre qu'il pensait qu'on n'aurait pas pu s'empêcher de se voir dès son retour, alors il était paumé, il ne comprenait plus rien.

Il n’était pas le seul... Je ne savais plus ou j’en étais, ni ce que je devais faire, je me sentais encore plus paumée que Thomas pouvait l’être. Qu’est-ce que Pascal avait prévu? Comment voyait-il la suite? Dans ma tête c’était Hiroshima! Le plus affolant, c’est que j’avais vu Pascal il y a quelques heures... et j’avais encore envie de le voir... L’impatience, les palpitations, avoir le cœur au bord des lèvres, la peau en érosion... C’était justement le schéma dans lequel je ne voulais pas tomber!


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119/11 - Rhhh, Pascal m'avait menti...

Publié le par JaneDo

Pascal m’avait menti
Ven.29.avril.2011 (119/11)

Soirée chez Aurore, au lieu d’aller à mon rendez-vous avec Thomas. Maeva avait prévu de retrouver Thomas, et de l’inviter à manger, alors j’ai averti Thomas que j’avais un truc avec mes copines, et que plus tard, on s’appelle pour savoir comment on fait. Au pire, je sortais de mon côté et je le retrouverai après en boîte. Ils allaient sur Genève, et ça m’embêtait de sortir si loin et sans ma voiture. 20mn après mon coup de fils, je l’ai rappelé, quant j’ai su par Maeva, qu’ils étaient ensemble pour lui dire que je ne voulais pas aller à Genève, qu’on se verrait demain.

Maeva ne se mettait jamais à la même table que Thomas, elle ne connaissait ses copains que de vue. Elle était restée une outsider. Thomas l’avait saluée et ils avaient parlé un moment, puis ils ont dansé ensemble, mais elle restait dans son coin avec ses copines. Il avait refusé son invitation à manger arguant qu’il avait déjà prévu autre chose avec ses potes. Ses copains passaient toujours avant elle, et ça l’avait toujours énervée.

Caroline avait quitté l’Allemagne et était rentrée, elle m’a laissé un message, alors en partant de chez ma cops vers les 1h du matin, je suis passée vers elle. Caro m’a bien sûr demandé si j’avais des nouvelles de Pascal, après m’avoir raconté qu’il avait pris congé mercredi après-midi, alors je lui ai dit que j’étais à Munich, c’était mon anniversaire, alors elle a avoué nous avoir vu.

Elle voulu savoir si on avait recommencé ensemble, je n’en savais rien, je savais seulement qu’il ne refusait pas l’idée qu’on se voit. Caro pensait qu’il ne quitterait jamais sa femme, parce que même s’il avait l’air de dire qu’il n’y avait plus rien de physique entre eux, ils avaient pourtant l’air de bien s’entendre et de s’apprécier énormément. Elle pensait qu’il y avait une sorte de complicité incassable entre eux. Je le pensais aussi.

Curieuse, et peut-être parce que ça me tracassait depuis longtemps, j’ai voulu savoir si son installation n’avait pas été planifiée à l’avance entre elle et Pascal, de même que son travail au sein de la même entreprise, si son licenciement n’était pas aussi en fonction de son déplacement en Allemagne. J’ai demandé ça comme si je savais quelque chose, prêcher le faux pour savoir le vrai.

Et là, j’ai failli tomber à la renverse...

En effet, c’est Pascal qui lui avait trouvé l’appart près de chez lui, et même le boulot de réceptionniste. J’ai dû faire un gros effort pour ne pas lui montrer ma surprise. Je ne savais rien de tout ça. Elle m’a dit que la 1ère semaine, elle n’avait pas vu Pascal, mais après ça, ils se sont vu assez fréquemment, qu’ils passaient presque toutes leurs soirées ensemble. Ils formaient un couple, secret, mais ça fonctionnait bien. Elle était super heureuse pendant cette période.

Puis, quant il a commencé par revenir le week-end en Suisse, les choses ont changé, puis il y a eu Nina. Et elle avait su que Pascal avait toujours des rapports avec sa femme puisqu’elle était tombée enceinte et qu’il avait pensé que ça aurait pu être le sien. Ça l’avait fait souffrir, parce qu’elle étaient persuadée à l’époque, qu’il ne touchait plus sa femme.

Je n’étais plus à un choc près, alors je lui ai carrément demandé s’ils s’étaient parfois arrêté en chemin quant ils faisaient la route ensemble pour venir en Suisse. Je me rappelle que mon cœur battait douloureusement en attendant sa réponse, j’espérais un démenti, mais je crois que je me doutais de ce qu’elle allait me dire; effectivement, ils avaient souvent fait de petits arrêts coquins.

Caroline souriait gaiement aux souvenirs de ces moments là, elle ne se rendait pas compte qu’elle venait de briser mes illusions! Je n’étais plus aussi pressée de rompre avec Thomas. En fait, juste là, j’avais envie de courir me réfugier dans ses bras.

J’étais venue voir Caro, parce que je voulais me retrouver sur place, près de chez Thomas, j’attendais un message de Maeva pour aller faire mon cinoche. Finalement, je n’en avais plus envie. Je suis rentrée avec un bloc dans la poitrine.

Dire que j'avais envoyé une tentatrice pour séduire mon petit chéri, alors que je ne savais pas où ça allait finir avec Pascal! Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais???

Ma voisine avait reçu les fleurs que Pascal m’avait fait livrer pour mon anniversaire, en partant de chez Caro, je suis passée chez Pascal pour aller chercher mon cadeau d’anniversaire. Oh Pascal, je t’adore! Une montre. Elle était fine, élégante et elle m’allait super bien.
C'est fou ce que j'oublie vite ce que Caro venait de me raconter!!! Ce qui me plaisait surtout, c’est qu’elle ressemblait à la sienne, je crois bien que c’était la même marque, la version féminine. Trop chouette, ça me faisait super plaisir. Je jouais souvent avec la sienne, j’aimais l’allure que ça avait sur son poignet, miam, j’aimais son poignet, j’aimais son bras (glups, je débloque).

En même temps, je me suis dit qu’il allait falloir que je sois inventive, à la limite, j’aurai préféré ne rien recevoir pour ne pas avoir à me creuser les méninges pour son anniversaire.

Rouler me permet de réfléchir, alors quant je suis arrivée chez moi, j’avais retrouvé un peu de courage, après tout, je voulais faire partie de la vie de Pascal. Je m’étais battue pour ça, j’avais assez souffert de son absence. Est-ce que le fait de savoir tout ça changeait quelque chose? Non. Est-ce que le fait qu’il m’ait menti changeait quelque chose? Non. Alors tant pis, s’il m’avait menti. Après tout, franchement, je préfère qu’il m’ait menti plutôt que de me dire tout ça en face. Ça voulait dire qu’il ne voulait pas me faire souffrir, et ça, ça me suffit.

Thomas m’a appelée en rentrant de Genève vers les 5h du matin, il voulait savoir si je voulais venir dormir chez lui. Ben v-ouiii, j’ai accepté. Le connaissant, je pense qu’il se renseignait pour savoir s’il rentrait ou continuait la soirée avec ses potes, ou peut-être aussi, s’il rentrerait avec Maeva... Quant bien même, j’avais envie d’être avec lui.


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118/11 - J'aime le regarder dormir

Publié le par JaneDo

J’aime le regarder dormir
Jeudi.28.avril.2011 (118/11)

Hier, j’avais passé une journée magnifique, heureuse comme j’avais rarement l’occasion de l’être. J’aime être avec Pascal, j’adore être près de lui, qu’il s’occupe de moi ou pas. Juste le regarder me rend heureuse.  Je sais que je dis souvent que je me sens mieux avec Thomas, mais je sais que c’est parce que près de Pascal mon cœur bat trop vite, mes émotions sont décuplés tout le temps et c’est épuisant.

On avait passé aussi une soirée adorable, à tel point que je n’avais pas envie de partir. On a presque pas dormi, essayant de grappiller tout le temps qu’on pouvait passer ensemble. J’adore le regarder dormir, et même là, je dois me pincer pour être sûr que je ne rêve pas. Mon cœur se gonfle d’amour quant, même plongé en plein sommeil, il me cherche de la main pour me serrer contre lui.

Glups, est-ce qu’il fait la même chose avec qui que ce soit qui dort près de lui? Bah, j’ai le droit de penser ce que je veux, donc, je veux croire que c’est qu’avec moi!

Le matin est arrivé trop vite... Après avoir bu notre café ensemble, Pascal m’a raccompagnée à la gare pour aller chercher ma voiture. C’était dur de m’arracher à ses bras et me décider à partir. Mais j’étais trop heureuse d’avoir pu passer ces 24h et un peu plus avec lui. La route ne m’a pas semblé si longue, j’avais un petit sourire accroché à mon visage pendant tout le trajet en me remémorant les instants de ces 2 nuits et de cette journée.

Une fois à la maison, je suis tombée comme une souche... oups, avant j’avais quelques téléphones à faire. J’étais crevée de n’avoir pas assez dormi et j’aime dormir! Le soir, je n’avais rien prévu, je ne voulais pas sortir, je voulais rester tranquille, seule avec mes souvenirs pour les imprimer, en quelque sorte, les mettre en bouteilles dans un coin de ma mémoire. Dès que je suis arrivée, j’avais envoyé un message à Pascal pour lui dire que j’étais bien arrivée, et en début d’après-midi, on a parlé un moment. Je n’ai pas eu le courage de rappeler Thomas. Afff, pardon Thomas.

Pascal est impatient de rentrer en Suisse... Samedi, il sera définitivement rentré... Je me réjouis... Enfin!


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117/11 - Best anniversaire de ma vie

Publié le par JaneDo

Le meilleur anniversaire de ma vie
Mercredi.27.avr.2011 (117/11)

Ce matin, Pascal a dû passer chez lui se changer avant de partir au boulot et Jess l’attendait de pieds ferme. Je les ai entendu s’engueuler. On entendait la voix de Jess, difficile de comprendre ce qu’elle disait, mais ça criait. Ils auraient dû fermer la fenêtre. Puis, ça c’est calmé et 30mn plus tard, j’ai vu Pascal partir au boulot.

S’il le pouvait, il pensait prendre congé l’après-midi, et soit, je rentre ce soir ou alors demain matin quant il part au boulot.

Je dormais encore quant Pascal est rentré, je ne l’ai pas entendu se déshabiller, ni se glisser dans le lit, mais j’ai senti la chaleur de ses mains caresser mon bras, la douceur de sa joue, de ses bisous parcourir mes épaules,
ses câlins. J’aime passer mes bras autour de ses épaules, j’aime la chaleur de ses lèvres sur ma peau. God que je l’aime, je l’aime, je l’aime... J’aime les expressions sur son visage, ses grimaces, sa manière de froncer son nez, j’aime regarder la trace de sa montre sur son bras... Jeeez!

Faim? J’avais oublié d’avoir faim! Tout ce que je voulais, c’était rester dans ses bras pour l’éternité.

Au travail, Caroline le couvrait au cas où sa femme appelle; il était en rendez.vous à l’extérieur. Jess n’avait pas fermé l’oeil de la nuit, elle n’avait plus l’habitude de ses absences, et oui, elle était furieuse et s’était énervée ce matin. En fin de journée, après avoir appelé Caro, Pascal est rentré chez lui. Je ne l’attendais pas avant 20h.

J’avais du temps à moi, j’ai pris une douche, et je l’ai attendu en lisant.

Pascal est arrivé un peu plus tôt que prévu et on a été manger chinois, ma cuisine préférée. Il était tendre, adorable, et c’était bon d’être avec lui. J’aime l’écouter parler, rire, j’aime ses sourires, et la malice qui traverse parfois son beau regard vert.

Je crois que j’ai senti qu’il était content et impatient de rentrer en Suisse. Il a parlé de tout, mais il évitait soigneusement de parler de sa femme, ou même de Caro, j’ai dû lui demandé pour qu’il me raconte ce qui s’était passé avec Jess ce matin. Il avait l’intention de passer encore la nuit avec moi, c’était mon anniversaire... Ensuite, on a traîné main dans la main, dans les rues de Munich, à regarder les vitrines, été prendre un verre dans un pub de la vieille ville, puis on est rentré.

Je savais qu’après l’avoir couvert, je savais que Caro nous suivrait, et du coin de l’oeil je l’ai aperçue, mais j’ai fait semblant de rien et je n’ai rien dit à Pascal non plus. Si elle me posait la question, au moins je savais que c’était préférable de lui dire la vérité, que j’étais bien à Munich avec Pascal. C’était une question d’installer la confiance.

Pour tous les autres, je leur dirai que j’étais avec Thomas. Personne d’autre ne devait savoir...

Le jour de mon anniversaire, il m’arrive toujours des crasses, pour ne pas changer de l’habitude, j’ai réussi à me bruler le bras contre le réchaud en milieu de table! Franchement! Pour faire passer la douleur (que je ne ressentais pas), Pascal m'a fait des bisous sur la blessure. Miaaaaam.

C’était le meilleur anniversaire de toute ma vie. Je n’oublierai jamais, que c’est Pascal qui m’a fait ce cadeau là. J’étais avec l’homme de mes rêves, il est mon rayon de soleil, mes yeux sont remplis de ses sourires, ses mimiques, de ses bisous.

Il m’a fait des tonnes de bisous sur la main au resto et aussi pendant qu’on se baladait, et j’ai même pensé ne plus jamais me laver la main pour garder à jamais ses bisous dessus.

Je l’ai même dit, ce qui l’a fait exploser de rire. Il a dit que si ce n’était que ça, je pouvais les laver, il m’en donnerait encore des tonnes et des tonnes. Hihihi.


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116/11 - Aïe! Il fait marche arrière? Ah non alors!

Publié le par JaneDo

Aïe! Il fait marche arrière? Ah non alors!
Mardi.26.avril.2011 (116/11)

Je flottais sur mon petit nuage, puis mauvaise nouvelle; Pascal avait des remords , il pensait qu’on s’était laissé emballé, que la situation était carrément impossible, c’était impossible à vivre, bref, il faisait marche arrière. Ca m’a coupé le moral.

Mais pourquoi? Les choses s’étaient bien passé? Il m’avait dit qu’il n’irait nulle part, qu’il serait là? Qu’il m’attendrait? Alors je ne comprenais pas. D’heureuse, je suis passée à déprime total. Forcément, pleins de questions sont venus s’ajouter à ma déprime; il avait changé d’avis? Est-ce que c’était parce qu’il s'intéressait à quelqu’un d’autre? Il avait trouvé quelqu’un d’autre de moins compliqué? Caro? La chanteuse? Nina? Qui? C’était l’horreur, et en plus, le jour avant mon anniversaire? C’était pas cool.

En début d’après-midi, je l’ai appelé, j’en pouvais plus, j’avais les yeux comme des pastèques, et pas seulement à cause du rhume des foins.

Alors oui, il m’aime, oui, il aimerait qu’on soit à nouveau ensemble, mais c’est impossible, tout lui semble trop compliqué, par moment il esst impatient, il aimerait que les choses ne soient pas comme c’était. Je lui ai rappelé ce qu’il m’avait dit, je voulais savoir s’il était sincère ou si ce n’était que des mots en l’air. Thomas ne connaissait pas ma date d’anniversaire, alors j’avais pensé aller à Munich, je voulais passer mon anniversaire avec lui, et là, il m’avait cassé.

Mon appel n’avait servi à rien, ça ne nous avançait pas des masses. J’ai raccroché avec l’impression d’un vide énorme.

5mn après, Pascal me rappelait pour me dire de venir, qu’il avait aussi envi de me voir, qu’on pourra parler... peut-être. Il m’a dit d’oublier ce qu’il avait dit, c’était juste que par moment, il ne se sentait pas très fier d’agir comme il le faisait, vis à vis de Thomas ça le rendait malade, mais qu’il tenait à moi, qu’il ne voulait pas avoir à choisir, bref qu’il tenait vraiment à moi. Parfois, il avait même l’impression de me gâcher la vie et qu’il ne le voulait pas.

Après son coup de fils, j’ai sauté dans ma voiture pour courir à Munich...

Dès que je suis arrivée aux abords de Munich, je l’ai appelé. Pour éviter que ma voiture traîne près de chez lui, je l’ai laissée à la gare et j’ai voulu prendre le taxi, mais Pascal avait décidé de venir me chercher. Arf, pourquoi mon bat aussi fort? Nerveuse, je suis sortie devant la gare et il était là. Dieu que je l’aime!

On est rentré à l’appart, pendant tout le trajet, il m’a fait des tonnes de bisous, il tenait ma main serré dans la sienne, si fort que j'avais l'impression que mes doigts allaient être plates. On s’est enfermé dans l’appart où j’avais déjà séjourné. On avait pas eu besoin de parler, pas tout de suite. Ensuite, on est sorti se balader dans les ruelles de la ville à la recherche d’un coin sympa pour manger. C'était si si bon d'être avec lui, serrée contre lui, de sentir le mouvement de ses pas, ses bras autouir de mes épaules, si j'avais été chat, j'aurai pu ronronner en me frontant contre lui, enfin, contre ses jambes!!! Et là, on a discuté un peu, mais on avait juste envi de se faire des bisous, de se toucher, de se dévorer des yeux, alors on a mangé vite fait et on est retourné à l’appart.

Pascal était sensé rentrer dormir chez lui à l’étage, mais... Il n’a pas pu.

Jess a commencé à le harceler au téléphone quant elle ne le voyait pas rentrer. Il n’a pas répondu pour ne pas avoir à trouver des excuses bidons. Il verra bien demain. A minuit, il m’a souhaité bon anniversaire. Il m’a fait rire, parce qu’il ne s’attendait pas à me voir pour mon anniversaire, alors pendant les fêtes de Pâques quant il était en Suisse, il avait commandé la livraison de fleurs le matin de mon anniversaire, il voulait m'offrir un petit truc qu’il avait caché à son appart en Suisse, et sur la carte avec les fleurs, il me proposait d’aller le récupérer, et voilà que j’étais en Allemagne!

Trop choui. Je lui ai dit qu’après avoir fait tout ça, il me téléphone et il fait marche arrière? Il avait failli encore me briser le coeur? Mais, je lui avais déjà tout pardonné, oublié le chagrin... Je suis au paradis quant je suis dans ses bras, je revis!


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