Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

082/11 - 1 mois de plus à Munich? J'hallucine?

Publié le par JaneDo

1 mois de plus à Munich? J’hallucine?

Mer-23.mars.11 - (082/11)

J’avais l’art de me compliquer l’existence ou quoi!!! Mouais, les choses se compliquaient, je pouvais certainement sortir avec qui je voulais, mais pas avec Thomas. Ils étaient trop proches. Mais après tout, je pouvais faire semblant d’ignorer ce fait? Après tout, Pascal n’avait pas l’intention de se consacrer uniquement à moi, sans compter qu'il avait déjà sa femme, et Caroline, non?

  • Oui, sans aucun doute, Thomas savait. Il m’a appelé pour savoir ce qui se passait... Heureusement, j’avais reçu ton message. Je lui ai dit que je ne savais même pas que tu étais à Munich, que j’avais été le 1er surpris. Je lui ai dit que tu étais venue sonner chez Nina et que je t’avais raccompagnée chez Caro. Parce qu’au pire, on nous a peut-être vu quitter l’immeuble, mais je suis sûr qu’on a pas pu être suivi après.
  • Tu crois que Nina ne dira rien?
  • Je ne sais pas, vraiment je sais pas... C’est déjà mal barré depuis le départ! Qu’est-ce que tu veux faire?
  • Oups! Je sais pas... S’il n’en parle pas, j’en ferai autant...
  • Afff, je sais que j’ai été horriblement égoïste, je suis désolé... (silence) Non, en fait, je ne suis pas si désolé, je suis égoïste et possessif, tu devrais le savoir depuis le temps.
  • Mouais, je le sais bien. Mais bon, je le suis aussi...
  • Tu monte au chalet vendredi soir, ou...?
  • Je sais pas, pourquoi?
  • On pourrait se voir vendredi quant j’arrive? Il faut que je te dise quelque chose...

On a un peu bataillé parce qu’il ne voulait pas me le dire par téléphone, mais il aurait mieux fait de ne rien mentionner, je ne pouvais pas attendre jusqu’à vendredi.

A vrai dire, j’avais peur que ce soit mauvais, et si c’était le cas, il n’oserait pas par téléphone, donc il inventerait autre chose. Je préférais continuer à me faire des illusions, je ne voulais pas qu’il casse mon rêve.

Pascal a fini par me dire qu’il devait rester encore un peu en Allemagne....

Rhhhhrh, veut pas! Ça m’a fait comme un coup de poing dans le ventre. Gros coup de déprime. Mais pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? J’étais anéantie. Je suis pas d'accord, je n’en pouvais plus d’attendre son retour.

La personne qui devait le remplacer ne pouvait pas commencer tout de suite, et il devait le former. Petit encouragement; il sera souvent en Suisse. J’ai voulu savoir s’il était au courant quant j’étais là-bas, parce que je voulais savoir s’il me l’avait délibérément caché. Pascal l’avais appris lundi, et il n’était pas ravi non plus (heureusement). Ou est-ce qu'il faisait seulement semblant? Rhhh, et voilà que je devenais soupçonneuse en plus!!!

Pascal avait immédiatement soupçonné que ce changement venait de la Suisse et après renseignement, il s’avère que Thomas était derrière ce coup du sort. Thomas!!! Thomas faisait tout pour le bloquer en Allemagne? J’étais légèrement furax. De toute manière, je ne pouvais rien dire, il saurait que j’ai parlé à Pascal, et Pascal ne pouvait pas non plus lui dire, sinon la personne qui avait vendu la mèche serait en mauvaise posture.

Une autre chose m’a causé un choc et alimenté mon anxiété; Pascal avait embauché Caro pour lui servir de secrétaire. Je n’ai rien osé dire, mais m’a déboussolée. Pourquoi avait-il fait un truc aussi... débile? J’aurai peut-être dû lui dire que je ne trouvais pas ça normal, que je ne comprenais pas pourquoi il avait fait ça, ni comment il avait en plus le culot de me le dire.

Après son coup de fils, j’ai balancé tout ce qui me tombait sous la main, folle de rage. Et j’ai pleuré aussi.

Pourquoi est-ce que je me priverais de voir Thomas après tout, Pascal voyait bien Caroline tout le temps? Ils n’étaient pas ensemble, mais il faisait tout pour être près d’elle, non? Je fulminais. Pourtant, je ne dirais rien, ne montrerait pas que ça me mettait hors de moi, je l’accueillerais avec le sourire vendredi, c’est tout.

J’ai appelé Thomas. Hum, lui au moins ça lui faisait toujours plaisir de me voir. On a donc décidé de se retrouver après son match. Il aurait aimé que j’aille le voir jouer, mais j’ai prétendu avoir du boulot, alors il m’a laissé une clé pour que j’aille l’attendre à la maison. Il est rentré en flèche après son match.

Je lui avais préparé un petit dîner avec bougies et tout... C’était ma manière de le remercier d’être si adorable. J’espère seulement qu’il ne pense pas que j’étais aussi gentille parce que ça c’était mal passé en Allemagne avec Pascal! En tous cas, il n'a rien montré, il était tout chouky et câlin, comme d'habitude.

Sur le moment, j'avais oublié que c'était de sa faute si Pascal devait rester en Allemagne!!!


Partager cet article
Repost0

Publicité

081/11 - Tu aurais pu m'appeler!

Publié le par JaneDo

Tu aurais pu m’appeler
Mardi-22.mars.11 - (081/11)

Mardi, je me l’a suis coulée douce, je nageais sur mon petit nuage, impatiente que le week-end arrive enfin, pour revoir Pascal. Petite angoisse tout de même, je ne savais pas quoi faire en attendant, ni comment prévoir quoi que ce soit, je devais m’en remettre à Pascal.

J’avais passé les 2 derniers jours à lui envoyer pleins de messages remplis de; Je T’aime, câlins, bisouxxx, etc., il m’appelait dès qu’il en avait l’occasion et d’entendre sa voix chaude et rauque me faisait toujours frissonner de plaisir.

D’après ce qu’il savait, Thomas avait prévu de passer le week-end au chalet pour profiter des dernières neiges, et si c’était le cas, ça allait être difficile de trouver un moment pour être en tête à tête. Je sentais bien que Pascal pensait que d’ici là, j’aurai mis les choses au clair avec Thomas. Toutefois, même si on aurait été libre de pouvoir à nouveau se voir, ç’aurait été salaud direct après la séparation, Thomas serait blessé. En plus, sa femme l’accompagnerait, donc elle sera là elle aussi.

Poisse! Ça s’annonçait mal et l’angoisse me bouffait à nouveau l’estomac. Passer un week-end entier sans pouvoir l’approcher, c’était insupportable. J’étais consciente qu’il fallait rester sur nos gardes, on ne pouvait pas se permettre que qui que ce soit se doute de quelque chose.

De toute façon, je savais que Pascal ne voulait rien changer à sa nouvelle façon de vivre. Il avait découvert les plaisirs d’une vie dissolue, butiner où il voulait, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit, sauf peut-être à sa femme, et il y avait pris goût. Bref, le paradis sur terre pour un homme! Mes pires craintes se sont réalisées et ça me fichait la trouille, mais je voulais quand même être sa maîtresse.

  • Hmmm, c’est pas mal.
  • Oh, c’est pas encore fini. Les couleurs ne m’inspirent pas beaucoup...

Après le boulot, Thomas était arrivé chez moi à l’improviste. J’étais en train de peindre un truc pour l’appart de ma frangine, les couleurs dominantes devaient être le brun, beige et blanc.

  • Tu aurais quand même pu m’appeler ce week-end, au moins pour me dire que tu n’avais pas envie de me voir, ou au moins une petite réponse à mes messages, ou mieux, répondre à ton natel?
  • Oh! Mon na...tel... Heuh... Je crois que je l’ai oublié dans ma chambre...
  • Tu ne veux pas me faire croire que tu ne l’as pas regarder depuis 3 jours?

Il faisait semblant de s’intéresser à mes toiles en cours et les scrutaient tout en parlant d’un air détaché. Glups. je suis sûre qu’il savait plus de choses qu’il ne voulait bien le dire. Après m’avoir fait un bisou en entrant, il évitait de me regarder.

  • J’étais en Allemagne.
  • j’aime bien celui-ci, et celui-ci aussi, tu ne devrais rien y changer.
  • Mais il n’est pas fini?
  • Comme pour nous? Et alors, tu l’as vu?
  • Pas vraiment...

Oups! C’était bien ce que je pensais, il savait que j’étais en Allemagne, il ne s’attendait pas à ce que je l’avoue aussi facilement. Il ne me regardait toujours pas, il se concentrait sur ma peinture.

  • Tu aurais quand même pu m’appeler... Même si c’était pour me parler de la pluie et du beau temps!

Je restais bloquée, pas paniquée, mais je ne savais pas très bien quelle tête faire, ni quoi dire. J’avais toujours mes pinceaux à la main, dans les poches et tout, même un tube de peinture dans l’autre main. Thomas s’est enfin tourné vers moi, un sourire aux lèvres.

  • Tu me l’offrirais celui là?

Comme si on avait parlé de rien de spécial, il m’a prise dans ses bras. Glups, je sentais qu’il avait envi de faire l’amour et même si je n’en avais pas trop envie, je n’osais pas le repousser. Ses lèvres se faisaient pressantes, ses mains caressaient mon visage et les parties de ma peau qu’il arrivait à atteindre en se faufilant sous mon t-shirt. Chaque fois que j’essayais de dire quelque chose, il me faisait taire en emprisonnant ma bouche sous une profusion de baisers.

J’aurai pu le repousser, mais je n’ai pas su le faire.

Thomas avait l’entraînement, alors après, il est parti en coup de vent sans qu’on puisse parler. 1/2h après, je pense qu’il était à son club quant il m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il m’aimait. Comment pouvait-il encore m’aimer après les vacheries que je lui faisais les unes après les autres??? Il était trop gentil avec moi. Je sais bien que je l’avais déçu, mais il n’avait rien montré. Je ne sais pas s’il en était conscient, mais son attitude me faisait me sentir encore plus coupable que s’il s’était énervé.

J’ai répondu à son message en lui disant que je l’adorais aussi... Qu’aurais-je pu dire d’autre!


Partager cet article
Repost0

080/11 - Hors des griffes de l'enfer et des doutes

Publié le par JaneDo

Hors des griffes de l’enfer

Lundi-21.mars.11 - (080/11)

Ciel, après tous ces mois de souffrances, j’avais l’impression de voir le bout du tunnel. J’avais l’impression d’être sortie de l’enfer dans lequel j’avais été plongée jusqu’à présent. Mon coeur était à nouveau rempli de bonheur. Je me sentais inimaginablement heureuse sans raison et j’acceuillais chaque nouvelle journée avec le sourire. Pascal me manquait, mais j’étais heureuse, j’allais le revoir bientôt.

Dimanche, Caroline nous avait évidemment vu partir ensemble de chez Nina. D’ailleurs, elle m’avait envoyé plusieurs messages, essayé de m’appeler aussi. Elle avait aussi vu Nina se ramener chez Pascal, et là aussi, elle avait essayé de nous prévenir. N’ayant aucune réponse, elle a fini par rentrer chez elle. Elle dormait quant elle a reçu mon message, mais pas assez pour ne pas entendre son natel.

Je l’ai sentie triste et j’ai regretté de l’avoir appelée finalement, surtout pour lui raconter autant de bobards. J’aurai bien voulu lui dire la vérité, mais je ne pouvais pas sans lui faire de la peine, ou la rendre jalouse. Je préfèrais qu’elle pense que ça ne s’était pas si bien passé, ou que ça se passait mieux entre eux, qu’entre Pascal et moi.

Je n’ai pas mentionné le 2ème appart, ni parler de sa dispute avec Nina. Je lui ai raconté qu’on s’était planqué dans sa voiture pour discuter, puis il avait dû rentrer. Comme Pascal ne savait pas que je l’avais vue, après avoir été chercher mes affaires, j’ai prétendu qu’il m’avait fait entrer en douce chez lui alors que Jess dormait.

Je l’ai sentie triste et j’ai regretté de l’avoir appelée finalement, surtout pour lui raconter autant de bobards.

Dimanche, vers 8h du matin, j’avais enfin sombré dans une sorte de demi sommeil quant Pascal est redescendu, tout frais, tout câlin. Il a tout de suite vu que je n’avais pas beaucoup dormi en me trouvant couchée, en travers du lit, toute habillée. Après une tonne et demi de câlins-câlins, on s’était endormi rompu. On avait dormi jusqu’à passé midi, puis il avait commandé le déjeuner, qu’on a pris au lit.

J'étais câline et collante, ça l’amusait, je ne le lâchais pas d’une semelle. Puis, j’avais pleuré aussi, c'était la tension de ces derniers mois, la peur de le perdre à jamais, le manque, tout m’est tombé dessus sans prévenir. Pascal m’a rassurée avec beaucoup de tendresses et de gentillesse, je crois qu’il me comprenait.

Pascal a fini par me demander de rester quelques jours, ou au moins jusqu’au lundi soir. J’en avais envie, mais je pensais avoir assez causé de dérangements comme ça, même s’il m’assurait du contraire. Il avait fini par baisser sa garde, tout câlinou, il m’a dit que je lui avais atrocement manqué, qu’il avait eu du mal à digérer notre rupture, et aussi que je me sois si vite tournée vers Thomas. Sans avoir besoin de me le demander clairement, il voulait que j’y mette un terme.

On avait passé un bout de l’après-midi ensemble. Vers 16h, il était rentré chez lui et je suis partie le coeur plus léger qu’à mon arrivée. Quoiqu’il arrive, on avait décidé de se revoir le week-end prochain.

Dimanche soir, vers 20h, Pascal avait un dîner avec sa femme et des amis...

Ca avait été dur de me décider à partir, alors qu’il me demandait de rester encore quelques jours. J’ai eu envie d’accepter, mais je me suis ravisée. C’était mieux de partir en lui laissant une bonne impression et un waggon de souvenirs de bonheur. Malgré le peu, j’avais passé une adorable journée.

Je ne pouvais pas partir sans passer vers Caroline. J’avais décidé de lui raconter, toutefois, en omettant de parler du 2ème appart, et aussi, de tout ce qui me faisait croire qu’il m’aimait toujours.

J’avais préféré ignorer mon natel pour ne pas voir les appels ou messages de Thomas, de même que ceux de Caro. Je me sentais quelque peu coupable de l’avoir abandonnée aussi lâchement après l’aide précieuse qu’elle m’avait apporté pour retrouver Pascal. Je lui devais au moins une explication, ou au moins lui raconter.

Donc, j’ai prétendu avoir dormi cachée dans la chambre d’amis, que Jess ne visitait jamais, et dès qu’on avait pu, on avait filé faire un tour en voiture et on s’était réfugié dans un bistrot.

Bien sûr, Caro a voulu savoir comment ça se passait entre eux, Jess et Pascal, s’il était tendre avec sa femme, si j’avais eu l’impression qu’ils s’aimaient, si je les avais entendu parler, de quoi ils discutaient, s’ils avaient fait l’amour, etc. Je lui ai dit que j’étais bien trop tendue pour oser aller coller mon oreille à la porte.

Vers 20h, j’avais pris la route et je suis arrivée à la maison vers les 1h du matin.
 
La route avait été longue, surtout les derniers bouts. Il pleuvait sur certains tronchons, et plus j’approchais de la maison, plus j’avais envie... d’aller vers Thomas, de me retrouver enroulée dans ses bras solides et rassurants! Bordel, je ne me comprenais pas! Malgré ma délirante obsession, j’étais rentrée sagement chez moi.

Après avoir été à 1 cheveux de perdre Pascal, ç’aurait été la dernière idiotie à ne pas faire...!


Partager cet article
Repost0

079/11 - Règlement de compte (3)

Publié le par JaneDo

Enfin un bout de Paradis (3)
Dim-20.mars.11 - (079/11)

Comme j’étais heureuse d’être seule avec Pascal, de l’avoir à moi toute seule. On a discuté serrer l’un contre l’autre comme des sardines sur le canapé. A sa manière de me coller à lui ou la pression de ses doigts, j’avais l’impression qu’il voulait me garder comme ça à jamais. Et j’ai osé! Oui, j’ai osé lui dire que je ne supportais pas qu’il continue à fréquenter Nina, et j’ai osé lui demander de ne plus la revoir.

Pascal m’a rappelé qu’elle bossait avec lui, qu’il la reverrait certainement dans le cadre du travail, mais il a promis. Il m’a torturée en me taquinant à cause de ma jalousie et de mes petites paniques d’insécurité, tout en étant tendrement adorable.

J’ai fini par lui avouer que Caroline savait que j’étais là. Ça ne lui a pas fait très plaisir. Il m’avait pourtant dit de ne pas parler à qui que ce soit de nos relations, que personne ne sache quant je venais en Allemagne, que ça risquait seulement de nous causer des ennuis. Pascal ne tenait pas à ce que Jess apprenne qu’on avait recommencé à se voir. Puis, plaisantin, il m’a dit qu’il fallait que j’apprenne à être plus discrète si je voulais vraiment endosser le rôle de la maîtresse. J’ai fait la grimace et il a rigolé.

Le temps a passé trop vite et il a dû rentrer, snif, il ne pouvait pas rester.

Après son départ, je me sentais si désespérément seule, impossible de fermer l'œil. C’était la 1ère fois qu’on ne faisait pas l’amour quant on en avait l’occasion, ce qui m’a torturée de doutes. Je me suis posée pleins de questions; à me demander s’il n’en avait pas envie, si c’était parce qu’il l’avait promis à Nina, si c’était en fait elle qu’il voulait, s’il l’aimait déjà ou plus qu’il ne le montrait?

1h plus tard, Pascal m’a appelé. On a discuté env. 5mn, puis il a dû raccrocher. Il n’arrivait pas non plus à dormir! Entendre sa voix m’a rassurée, au moins, il pensait à moi, de savoir que j’étais juste en dessous le perturbait et il aurait aimé pouvoir revenir, qu’on puisse dormir ensemble. J’aurai bien voulu aussi!

Rompu, fatiguée, mais toujours dans l’incapacité de trouver le sommeil, j’ai envoyé un message à Caro. J’avais besoin de parler avec quelqu’un. J’aurai bien voulu pouvoir passer chez elle, et on aurait passé le reste de la nuit à papoter, et j’aurai peut-être réussi à dormir. Mais je ne pouvais pas me résoudre à partir à l’idée que, peut-être Pascal finirait par repasser.

La journée, je n’ai vu Pascal que quelques heures.

J’aurai bien passé la journée entière dans le creux de ses bras, à lui faire des tonnes de câlins, il m’avait tant manqué, mais ces quelques heures ont suffit à mon bonheur. Je n’avais pas l’impression qu’il voulait partir, encore moins me laisser rentrer. Miam. Je ne pouvais pas rester non plus éternellement à Munich, Jess finirait par se rendre compte de quelque chose, Thomas probablement aussi, je devais rentrer, mais, j’en suis sûre, mon petit cœur m’aime toujours, c’est tout ce qui compte... ;-)


Partager cet article
Repost0

Publicité

079/11 - Règlement de compte (2)

Publié le par JaneDo

Règlement de compte  (2)
Dim-20.mars.11 - (079/11)

Pascal a essayé de lui faire comprendre que j’avais fait tous ces kilomètres pour lui parler, il pouvait au moins m’accorder un peu de temps, qu’il reviendrait plus tard, ou l’appellerait. Il lui a promis qu’il n’y avait rien d’autre, qu’il ne se passerait rien, qu’elle n’avait pas à s’inquiéter.

Mais Nina refusait de le laisser partir, refusait qu’on passe la nuit à, soit-disant, discuter. Elle lui a dit, en me jetant un regard équivoque, qu’elle trouvait bizarre que je sois venue si loin, alors que c’était soit-disant fini entre nous depuis longtemps, et sans Thomas, uniquement pour lui parler! Et de quoi donc?

Elle ne croyait pas que je sois venue pour ça, elle ne me faisait pas confiance. Elle voulait qu’il soit plus tranchant avec moi, qu’il me fasse comprendre clairement, une fois pour toute, que je devais arrêter mon cirque, que je ne pouvais pas continuer à lui courir après comme ça, à passer mon temps à lui tomber dessus pour un oui ou un non.

Pascal comprenait, mais il préférait tout de même qu’on aille discuter chez lui. Alors Nina, lui a donné un ultimatum, c’était elle ou moi. S’il passait la porte, c’était fini. Elle n’accepterait aucune excuse, elle trouvait que ça avait assez duré, cette fois, j’avais exagéré et il ne pouvait pas laisser ça passer.

Pascal avait posé sa main chaude et ferme sur la mienne. Pendant une seconde, j’ai cru qu’il allait me faire lâcher prise, mais non. Comme obsédée, je ne pensais plus qu’à ça; d’1mn à l’autre, il allait arracher ma main, alors je m’accrochais encore plus. En même temps, je savais que ce serait ridicule, mais je ne savais pas quoi faire d’autre. La tête en pleine effervescence, je cherchais une parade avant que l’irréparable ne se produise.

Lui restait calme, peut-être trop calme. Il semblait perdu dans ses réflexions, puis il m’a scruté du regard un temps qui m’a semblé interminable, alors j’ai essayé de faire passer mon sentiment de désespoir dans mon regard.

Je priais aussi pour qu’il ne me demande pas de partir. Je pense qu’il devait mesurer les dégâts. Nina lui a dit qu’elle ne plaisantait pas, cette fois, il n’allait pas s’en tirer avec des excuses et croire qu’elle passerait dessus, qu’elle était sérieuse.

  • Sorry Nina...

Pascal a pris sa veste, m’a attrapé par le bras pour me pousser vers la porte, mais Nina l’a attrapé par la chemise à son tour pour lui demander de rester, de ne pas lui faire ça. Puis, elle a dû se rappeler ma présence, de mes yeux qui la dévisageaient. Elle m’a lancé encore un de ses regards méprisant avant de demander à Pascal ce qu’il voulait dire par sorry?

Gentiment, il lui a dit qu’il n’y avait pas grand chose à rajouter. Elle a encore tenté de le retenir, mais il a détaché sa main pour enfiler son pull et mettre sa veste.

Nina s’était recroquevillée sur elle-même, elle avait perdu de sa superbe. Elle lui a dit qu’elle pouvait comprendre qu’il ne veuille pas être méchant avec moi, qu’il veuille prendre le temps de me parler, qu’elle attendrait son retour. Mais Pascal lui a dit qu’il ne reviendrait pas. Nina a accepté et a sans doute pensé qu’il voulait simplement dire, qu’il ne reviendrait pas ce soir, mais Pascal a précisé qu’il ne reviendrait pas, point. Que s’il partait avec moi, ce n’était pas parce qu’il voulait être gentil, c’est parce qu’il le voulait. Il lui a dit qu’il ne lui pardonnait pas d’avoir osé me parler comme elle l’avait fait, de quel droit, elle ne savait rien de nos relations ou de ce qu’il pensait.

Discrètement, j’avais détourné la tête pour fixer mes pieds. J’avais les joues en feu. Je n’avais toujours pas desserré les dents depuis que je m’étais pointée à la porte.

Nina s’est excusée en s’accrochant encore à lui. Elle ne voulait pas qu’ils se quittent sur un malentendu, elle avait juste cru comprendre qu’on était plus ensemble, que je sortais avec Thomas. Elle lui a dit qu'effectivement, elle ne savait rien de nos relations, elle comprenait qu’on soit toujours proche, et s’excusait encore d’avoir présumé qu’il en avait assez de mon harcèlement.

Je flippais. Normalement, j’aurai été attendre au rez, ou dehors, mais je n’osais pas le laisser de peur qu’il finisse par rester avec elle et ne me plante tout bonnement. C’était stupide. C’était humiliant pour elle, et probablement aussi pour Pascal, pour moi aussi d’ailleurs. Je me sentais déplacée, mais je n’arrivais pas à faire les quelques pas qui me conduirait derrière cette fichue porte. J’essayais de ne pas entendre leur conversation, j’essayais aussi de calmer les battements de mon cœur, de décrypter les paroles de Pascal, de me persuader qu’il y avait un sens caché derrière ses mots.

En même temps, il lui avait rappelé qu’il n’y avait
rien de sérieux avec entre eux ou qui que ce soit, qu’il ne voulait pas s’engager, mais qu’il ne pouvait pas accepter qu’elle dénigre quelqu’un qui comptait à ses yeux, même pas Caroline.

D’entendre le nom de Caro, ça m’a rappelé qu’elle était sans doute encore dehors à m’attendre? Je me demande ce que je devais faire, ou ce qu’elle va penser en me voyant partir avec Pascal? Est-ce qu’elle nous suivra? Elle va peut-être penser qu’on va à son appart, sachant que Jess était là, elle allait se poser des questions? Complications, complications, bah, je ne voulais pas penser...

Discrètement, je me suis rapprochée de la porte, je n’osais pas l’ouvrir. Je continuais à fixer mes pieds, mais je les voyais du coin de l’oeil. Nina l’a entrainer à l’écart. Tout contre lui, elle avait posé sa tête sur son torse. Intérieurement, j’ai viré au rouge, mais je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais pas risquer de gâcher le petit avantage que j’avais.

Nina le suppliait de ne pas être aussi dur, aussi froid et tranchant, qu’elle ne méritait pas ça. Le peu que je voyais, Pascal essayait de la repousser et la faire lâcher prise, il voulait s’en aller. Elle pleurait doucement, les larmes coulaient sur son visage et Pascal a hésité, puis il l’a serrée contre lui tout en s’excusant. Les flammes de l’enfer me brûlait de le voir faire ce geste.

Je ne suis pas sûre d’avoir bien entendu, parce qu’ils chuchotaient, mais je crois qu’il lui a dit qu’il avait fait un choix, puis que de toute façon, c’était mieux comme ça.

Je crois que ça avait à voir avec le fait qu’il allait bientôt quitter l'Allemagne. J’ai entendu Nina parler des vacances et j’ai compris que c’était avec elle qu’il avait planifié des vacances après la fin de son contrat en Allemagne, pas avec Jess. Ça m’a un peu secouée, dire qu’il nous avait fallu 2 ans pour partir en vacances ensemble, et elle, juste quelques semaines???

Quant on est parti, je me sentais comme une chiffe molle, mes jambes ne me portait plus, mais je n’osais pas m’appuyer contre lui, ni lui prendre la main, j’avais causé assez de dégâts comme ça. Je ne savais pas ce qu’il pensait, ni ce qu’il allait faire, ni s’il bouillonnait silencieusement de rage.

Pascal était dangereusement silencieux, ça m'inquiétait.

Dans l'ascenseur, il m’a prise la main. Piouhhh, je me suis sentie soulagée; il ne devait pas être si fâché après tout. Je devais avoir les mains moites, il a sûrement dû ressentir mes tremblements. Puis l’ascenseur s’est immobilisé et il a lâché ma main.

Avant qu’on ne pose le pied dehors, Nina l’a rappelé sur son natel. Ils ont parlé tout le temps qu’on a attendu le taxi. Moi, je restais muette comme une carpe. Je n’osais pas vraiment le regarder, j’avais peur de son regard ou de lire sur son visage qu’il regrettait d’avoir dû la laisser. Je ne voulais pas y lire non plus, que je ne lui causais que des emmerdes. A la fin, Pascal lui a dit que le taxi attendait, qu’il devait y aller. On s’y est engouffré et discrètement, j’ai cherché Caro des yeux, je n’ai rien vu, mais j’étais certaine qu’elle était là quelque part.

On ne s’est pas adressé la parole pendant tout le trajet. Pascal était plongé dans ses pensées, il semblait tout à coup fatigué. Timidement, j’ai enfilé ma main dans la sienne et il a serré mes doigts. Chez lui, à l’autre appart, il n’était pas plus bavard. Je suis restée dans l’entrée attendant que ce soit lui qui prononce les premiers reproches. Rien. Il a calmement enlevé sa veste, jeté ses clés sur le meuble de l’entrée, m’a jeté un coup d’oeil, puis s’est dirigé vers la chambre pour se changer et enfiler un training. Glups, de le voir si calme me faisait plus peur que s’il m’avait engueulée.

  • Tu ne va pas resté dans l’entrée, non? Tu veux boire quelque chose?

Re-glups, comme s’il ne s’était rien passé!!! Alors, je me suis excusée et il m’a demandé pourquoi.

  • Pour tout ce qui est arrivé. Pour tous les ennuis que je te cause, pour avoir gâché ta soirée...
  • Vraiment?

Non, il avait raison, je ne le regrettais pas vraiment! Il aurait fallu m’attacher à un arbre au fin fond de la Polynésie pour m’empêcher de l’empêcher de passer la soirée avec Nina, mais j’ai prétendu regretter, que je savais que je n’aurai jamais dû faire ce que j’avais fait, que ça, je regrettais.

  • Mouais, ça c’était pas top! Je ne comprends pas très bien Jane... Tu agis plus comme une copine, que comme une maîtresse, je ne pense pas que ça va marcher! Puis, il y a Thomas... Qu’est-ce que tu veux Jane, hein? A quoi on joue?
  • J’suis désolée... Je regrette.

D’après sa tête, je ne pense pas qu’il me croyait. Il n’a rien dit et m’a juste tendu un verre de lait tiède.

  • Je ne supportais pas de te savoir avec elle. Tu as dit que tu aurai voulu que je reste, mais tu m’as demandé de partir, c’était pour aller la retrouver, hein? Ça m’a brisé le cœur. Je ne comprends pas ce que tu me dis ou essaie de me faire comprendre? Reste, pars? C’est quoi à la fin?

J’en ai profité pour l’entourer de mes bras, me serrer contre lui. Je n’ai même pas pu en profiter, la sonnette de la porte à hurler dans nos oreilles et Pascal m’a repoussé pour aller voir. Donc, je ne savais pas si c’était ce qu’il avait l’intention de faire, ou si c’était pour répondre à la porte!

Bahhh, c’était Nina!?!

Mince, encore elle! Elle avait pleuré, ça se voyait. J’avais un peu peur que Pascal soit attendri par ses larmes et la douloureuse tristesse qui se lisait sur son visage, mais voilà, je ne pouvais strictement rien faire. Ou peut-être me mettre à pleurer aussi s’il s’avisait de partir avec elle?

Nina ne voulait pas le laisser seul avec moi. En voyant Pascal froncé des sourcils, elle lui a dit qu’elle pensait avoir le droit de nous interrompre à son tour, comme je les avais interrompu ce soir, ou comme je l’avais fait à Gstaad. Nina voulait savoir s’il pensait retourner chez elle ou chez lui après notre discussion? Comme il avait prévu de rentrer chez lui, Nina pensait qu’ils pouvaient encore retourner chez elle. Comme j’avais un endroit où dormir, il pouvait me laisser, qu’on aurait tout le temps de discuter demain.

Mes tremblements ont recommencé. Glups! Nina n’avait pas tord, si ce n’était que pour discuter, Nina avait raison et j’avais peur que
Pascal ne se rende à l’évidence et qu’il décide de partir avec elle. J’ai compris que si c’était le cas, je me jetterais sur lui s’il le fallait, le supplierais, pleurerais, mais je ne le laisserais pas partir.

Ouf pour mon orgueil perso, Pascal lui a demandé de rentrer, qu’il voulait rester. Nina a continué à insister, justifiant ses dires, le poussant dans ses retranchements. Ça paraissait évident qu’il n’avait aucune raison de rester là avec moi, qu’on pouvait tout bonnement attendre la journée pour discuter, rien ne pressait!!

Mon cœur a chaviré de bonheur et d’amour quant Pascal, buté, a dit qu’il restait là.

Alors Nina a décidé qu’elle resterait aussi. Elle lui proposait de l’attendre dans la chambre, de mettre la télé assez fort pour ne pas entendre notre conversation, qu’elle nous laisserait tout le temps nécessaire, mais qu’elle ne partirait pas de là sans lui, ou sans être sûr qu’il rentrait chez lui. Pascal était médusé, il ne savait plus quoi dire ou quoi faire, et moi, je le regardais les yeux remplis de suppliques.

Mais, elle a dû réaliser qu’il pouvait redescendre après son départ, c’est alors qu’elle a commis une erreur fatale, une très grosse erreur; elle s’est faite menaçante... Elle voulait appeler sa femme le lendemain pour savoir s’il était bien rentré et irait jusqu’à la voir, face à face.

C’est parti en vrille...

Pascal n’aimait pas qu’on lui force la main, il lui a dit, qu’il ne rentrerait pas avec elle, que d’ailleurs, il avait décidé que c’était terminé entre eux, il n’aimait pas qu’on le menace. Qu’il n’y avait absolument plus rien entre lui et moi, mais qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait, téléphoner à sa femme si ça lui chantait, que malgré tout, il n’avait pas l’intention de bouger d’ici. Il restait.

Pascal lui a demandé de partir et elle a fondu en larmes.

Ciel, je me sentais mal d’être le témoin de leur dispute, peut-être parce que je savais que j’étais en partie responsable. Mais franchement, je ne pouvais rien dire, rien faire, juste me faire toute petite et rester dans mon coin sans bouger.

Nina s’était jeté dans ses bras en s’excusant d’être si soupçonneuse, de se montrer si jalouse et insécure, mais il l’a repoussée gentiment. Après m’avoir jeté un regard dans ma direction, Pascal s’est excusé à son tour et lui a dit que ses soupçons étaient justifiés, qu’il y avait bien quelque chose entre nous; on était plus que de simples amis.

Blessée, médusée, Nina nous a dévisagé, et elle lui a posé des tonnes de questions. Pascal a répondu sans détours. Et elle est enfin partie. J’avoue que je n’éprouvais aucune pitié pour elle, méchante, j’étais contente de la voir souffrir autant que j’avais souffert à Gstaad quant je les avais surpris.

Oups, Pascal était énervé, il était plus prudent de me taire, m’asseoir et attendre. Après avoir marché de long en large un moment, comme un lion en cage, il est venu s’asseoir en face de moi pour me fixer. Glups! J'ai fixé mes pieds. Je n’arrivais pas à soutenir son regard, et je ne savais pas quoi dire. Tout ce à quoi je pensais était, que je l’avais enfin à moi toute seule. J’attendais aussi qu’il fasse le 1er geste, je n’osais pas bouger.

Pascal m’a tirée vers lui, enfin, je n’attendais que ça. Je me suis serrée contre lui de toutes mes forces.


Partager cet article
Repost0

079/11 - Règlement de compte (1)

Publié le par JaneDo

Règlement de compte  (1)

Dim-20.mars.11 - (079/11)

Oublié, zappée!!! Pascal avait l’air de passer une bonne soirée, il ne pensait pas à moi du tout. J’ai eu envie de voir la tête qu’il ferait si je l’appelais. Surprenant, mais il a pris mon appel, mais comme je n’avais pas prévu ça et que je ne savais pas quoi lui dire, j’ai raccroché. N’ayant personne au bout, il a essayé aussitôt de me rappeler, alors j’ai éteins mon natel. Ça a dû passer directement sur ma boîte vocale.

Curieuse, j’ai été immédiatement écouter son message; "Afff Jane dommage, je n’ai pas été assez rapide pour répondre! J’espère que tu es bien arrivée. Tu sais, j’aurai peut-être dû te demander de rester encore un peu, mais bon, c’est trop tard. je te fais pleins de bisous Jane, appelle moi dès que t’as un moment demain ok?". Miammmm, que j’aime le timbre de sa voix, qu’il était adorable au téléphone!! Si je ne voyais pas ce qu’il faisait, j’aurai même cru que je lui manquais!!

Hum! Donc, avec le recul il pensait me demander de rester? Pfff, il croyait que j’étais en Suisse, alors il pouvait dire n’importe quoi, ça ne portait pas à conséquence, hein? Que je reste hein? Le rat des bois, il va en avoir une belle surprise! En attendant, je prenais plaisir à l’observer.

Pour répondre au téléphone, il s’était éloigné du groupe, de retour, il a repris le cours de sa soirée comme de rien. Comme j’étais idiote, il arrivait à me berner si facilement. Je me faisais certainement encore des illusions, mais je voulais y croire. Ou était-ce un léger regret que j’avais cru remarqué dans sa manière d’être? Nina lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille et il avait secoué la tête.

Chaque fois qu’il discutait avec une fille, de petites piqûres d’envies me parcourait tout le corps et il y en avait une qui n’arrêtait pas de le toucher en lui parlant. En plus, elle était pas mal du tout; c’était une pulpeuse blonde germanique, qui me faisait assez penser à Barbie. Nina aussi avait remarqué le cirque et les observait sans rien dire. Elles étaient 2 à monopoliser son attention, l’autre avait les cheveux courts et était noiraude, mais c’était la blonde la plus offensive avec ses mimiques et à lui effleurer le bras de sa poitrine. Elles le draguaient, c’était assez évident. Pouffiasses. Non, ce n’était peut-être pas des pouffiasses, mais j’étais un peu jalouse.

Nina restait à l’écart, elle et Pascal se comportaient comme s’il ne s’était jamais rien passé entre eux. Ils jouaient bien le jeu tous les 2! Le spectacle s’est interrompu pour Caro et moi quant ils sont retournés à l’intérieur. On aurait probablement pu les voir à travers les grandes vitres du pub, mais il aurait fallu approcher, mais c’était trop risqué.

Caroline insistait pour qu’on aille aussi prendre un verre dans le pub, alors j’ai dû lui rappeler que j’étais sensée être à Lausanne et pas en train de l’espionner en plein Munich!!!

L’empêche que je me demande ce que j’aurai fait sans elle! Caroline, malgré son côté colle-aux-fesses, m’était indispensable, je n’aurai pas pu me débrouiller à travers la ville et je n’aurai jamais retrouver Pascal sans elle. Et aussi, malgré le fait qu’elle savait que je cherchais à le voir, elle m’avait accompagnée et aidée. Elle aurait pu tout aussi bien prétendre ne pas savoir où le trouver? Mais non!

Puis peu après minuit, on a vu une partie du groupe quitter le pub. Pascal était parmi eux. Il est parti de son côté, comme pour rentrer, et Nina est partie avec un autre groupe de la bande. Fol espoir, on a pensé qu’il allait rentrer. Il a pris un taxi avec la petite noiraude qui était avec eux plus tôt.

Glups, mon moral est tombé direct au fond de mes pompes.

On a essayé tant bien que mal de suivre ce foutu taxi, mais on les a perdu. On était complètement dépitée. Je crois bien que Caro était aussi nerveuse que moi à voir le tremblements de ses mains autour du volant. Après avoir tourné en rond dans le coin où le taxi avait disparu, on a décidé d’aller attendre chez Pascal. Merde, on l’avait perdu. 1/2h après, toujours pas de Pascal.

  • Alors, qu’est-ce qu’on fait? On attend encore un peu ou on retourne voir au pub? Peut-être le reste de l’équipe nous conduira où ils vont? Je pense qu’ils vont aller en boîte.
  • Pfffffouh, je sais pas... Tu crois? Ils seront sûrement déjà parti, tu crois pas? Ca fait bien 1h que Pascal a quitté le pub, non?
  • Oui, mais qu’est-ce que tu proposes? On peut pas rester ici sans savoir s’il va rentrer? Et s’il est rentré avec l’autre là, alors c’est foutu!! Il était pas en voiture, alors on a aucune chance de retrouver sa trace! Ou peut-être si on demande au taxi?
  • Au Taxi? Mais ils ne vont pas nous dire, de plus, comment savoir quel taxi?
  • 642...
  • T’es dingue! Et dire que je me croyais dingue! (rire, malgré que je me sentais down) Ils ne vont jamais vouloir nous renseigner ça j’en suis sûre!
  • Qu’elle merde... Alors on fait quoi?
  • Il est peut-être rentré, on l’a juste raté!
  • Peut-être... Pfff!

Puis Caroline a pensé qu’on pouvait toujours aller voir chez Nina. Ça me faisait royalement chier de l’avoir raté. On ne savait pas du coup s’il était chez lui, chez Nina ou chez l’autre pouffe. Horrible de se sentir si impuissants. On aurait dû savoir que ce n’était pas aussi simple de tracer quelqu’un dans une ville aussi énorme et tentaculaire.

Chez Nina, on a déposé la voiture dans un coin à l’écart de l’immeuble et on est revenu sur nos pas. On allait sortir de l’ombre pour se diriger vers l’immeuble quant on a vu Pascal dans l’entrée, sortir une main jeter sa cigarette. Rhhho! Heureusement que la lumière s’était allumée quant il a bougé, sinon on se serait retrouvé nez à nez avec lui. Mince, on aurait eu l’air malin!!!! Piiiiouh! on s’est accroupie derrière une voiture et on a failli partir dans un fou rire nerveux.
Rhhhohhh! On avait eu vraiment du bol de ne pas se faire prendre! Heureusement aussi qu’on ne soit pas resté trop longtemps à poireauter chez Pascal et qu’on soit venu ici, sinon, on l’aurait raté! Quel bol de chez bol.!!!

2 à 3 min après, Nina est arrivée à son tour en taxi. Pascal lui a ouvert la porte et a passé son bras autour de ses épaules et elle le bras autour de sa taille et ils se sont dirigés vers l'ascenseur. Ça se voyait qu'il se sentait chez lui, qu'il avait l'habitude de venir là!

Mince, impossible de décrire l’état, le coup de chaleur, la tension, jalousie et le reste qui m’est tombé dessus. J’avais le souffle coupé, tremblante je manquais d’air. Avec Caro on s’est regardé. Je crois qu’on avait toutes les 2 le regard hagard. Je crois que, tout comme moi, elle avait des palpitations nerveuses, je crois bien qu’elle tremblait aussi.

Si je ne voulais rien faire, malgré l’avertissement que Pascal lui avait fait, Caroline voulait foncer sonner chez Nina. Il fallait que j’intervienne, moi non plus, je ne pouvais pas rester là sans réagir. Je tremblais si fort que j’avais de la peine à mettre un pied devant l’autre, mais je devais. Je ne pouvais pas attendre qu’ils soient bien trop occupé pour ouvrir, j’avais des fourmis dans les jambes tellement j’avais envie de courir jusqu’à la porte de Nina.

Il n’y avait pas encore de la lumière aux fenêtres de son appartement au 7è, quant je suis entrée dans l’immeuble. Hyper nerveuse et folle d'angoisse, j’avais dû m’y reprendre à 2 fois pour faire le code de l’entrée tellement mes mains tremblaient.

J’étais dans le brouillard, ma tête était en feu, mais j’ai quand même entendu Caro me dire qu’elle allait attendre jusqu’à ce que je sorte de là. Elle ne partirait pas sans moi. Il était évident qu’elle savait, comme moi, que j'allais me faire expédier plus vite qu’un DHL!

Le cœur dans la gorge, encore dans un état de transe, j’étais devant la porte, le doigt sur la sonnette sans même avoir repris mon souffle. J’ai essayé de calmer les tremblements qui me secouaient de la tête aux pieds avant que la porte ne s’ouvre. Sans succès. C’est elle, Nina, qui a ouvert. Elle m’a détaillée de la tête aux pieds d’un air narquois. Je me sentais minable, mais tant pis. Mes oreilles étaient en feu, je pense que j’avais toute la tête rouge!

  • Pascal? ... Je crois que c’est pour toi!

Nina restait à la porte et me regardait très sûre d’elle, je crois bien qu’il y avait une lueur d’amusement dans son regard et aussi un peu de mépris. Elle avait l’air de savoir que Pascal lui appartenait désormais et que personne ne pouvais rien y faire. Ça a accéléré mon malaise et mes tremblements.

Je crois que j’étais au bord de l’évanouissement. Ma tension était au maximum, j’avais le cœur qui battait si fort dans mes oreilles et un si gros nœud à l’estomac que j’entendais à travers un brouillard épais. Je crois que j’avais le cerveau noyé ou creux.

En tous cas, je n’oublierais jamais ce regard là, il fait mal. Pas besoin d’insultes, de taper, il fait encore plus mal que ça. J’avais envie de le lui faire avaler à sec.

Je n’avais même pas réussi à articuler un mot, ni demander Pascal. Rien. Les sourcils froncés, il est venu vers la porte et je l’ai vu changer de couleur. Je pense qu’il s’attendait peut-être à voir Caro, mais surement pas moi. Interloqué, je crois que c’est l’expression de son visage, ou halluciné!

  • Je croyais que t’étais rentrée? Qu’est-ce que...?

Nina qui tenait toujours devant la porte a jeté un regard interrogateur à Pascal, puis elle a froncé les sourcils à son tour.

  • Rentrée? Tu savais qu’elle était ici? Attend, tu ne veux pas me dire qu’hier soir??? Pascal, tu m'expliques?

En tous cas, déstabilisée, son fort accent allemand s’accentuait quant elle parlait anglais, c’était pas joli.  Méchamment, ça m’a fait plaisir de la voir perdre la face. Pascal me dévisageait toujours sans comprendre. Puis, je pense qu’il a dû réaliser qu’il avait trop parlé ou laisser échapper une info de trop. Il s’est passé nerveusement les mains sur la figure et dans les cheveux avant de se tourner vers celle qui venait de lui poser une question. C’était facile de lire sur sa figure que la réponse à sa question était évidente.

Nina a pâlit et un pli amer s’est dessiné au coin de sa bouche, et son visage s’est transformé en masque de cire.

Pascal a poussé un soupir et il lui a répondu qu’effectivement, il savait que j’étais là. Mais c’était inutile, elle l’avait déjà compris. Mes tremblements par contre semblaient se calmer, je n’avais plus l’impression que mes genoux jouaient aux claquettes, mais je ne pouvais toujours pas articuler un mot. Pascal a voulu m’embarquer par le bras pour sortir discuter sur le pas de la porte, mais Nina ne voulait pas que les voisins puissent nous voir ou nous entendre. Elle préférait qu’on reste à l’intérieur. Pascal m’a donc fait entrer, Nina semblait prête à exploser ou à pleurer.

En chuchotant, Pascal m’a demandé comment j’étais entrée dans l’immeuble, pourquoi j’étais venue, que je le mettais dans une situation embarrassante, et qu’est-ce que je lui voulais?

Je ne voulais pas parler devant elle, je sentais que d’1minute à l’autre, il allait me demander de partir et je ne voulais pas. Aucune larmes, je ne pleurais pas, mais je n’arrivais toujours pas à parler, alors je me suis agrippée à lui pour qu’on s’en aille. J’étais trop sous le choc d’avoir osé venir jusque là. J’étais au bord de la nausée, pourtant je paraissais calme. Enfin, je crois.

Pascal m’a regardée au moment, puis enfin, ciel enfin, (merci à tous les anges du monde), il a décidé de me suivre, de partir avec moi. Il a dit à Nina qu’il l’appellerait plus tard ou demain et a pris sa veste, mais Nina s’est interposée. Elle n’était pas d’accord qu’il parte avec moi. Pascal lui a promis qu’il ne se passerait rien, qu’on allait juste discuter.

Nina ne voulait rien savoir, elle voulait qu’il me demande de m’en aller, de partir, de quitter son appart.

Heureusement, Pascal n’en a rien fait, il semblait ne pas savoir comment s’y prendre, ni quoi faire. Il restait là à me dévisager. Je ne pourrais pas dire s’il était énervé ou non, ni si ma présence l’agaçait, il ne montrait rien. Il semblait juste atterré et encore sous le coup de la surprise.

Puis Nina a explosé! Elle lui a reproché ce qui c’était passé à Gstaad, d’avoir osé dire devant sa face qu’elle n’était qu’une aventure, que c’était assez dégueulasse qu’il lui ait menti pour hier soir, qu’elle devinait maintenant qu’il devait être à l’appart avec moi quant il l’avait appelée pour lui dire de s’en aller, d’avoir osé prétendre qu’il était chez lui avec sa femme et qu’il ne pouvait pas se libérer, que ce n’était que des bobards. Elle avait les larmes dans la voix quant elle lui a dit qu’elle ne supportait pas l’idée qu’il ait osé l’envoyer balader devant moi, et à cause de moi.

Nina m’a ensuite pris à parti pour me dire que j’avais un sacré culot d’oser venir le relancer jusque chez elle, alors qu’il ne voulait plus de moi, que je n’avais aucune fierté d’avoir eu l’audace de venir sonner à sa porte (ce qui m’a fait penser à son regard dédaigneux). Que c’était seulement par pitié que Pascal n’osait pas m’envoyer promener, en souvenir du passé, mais que si j’avais une once de dignité, j’arrêterais de lui pourrir la vie et de lui courir après comme une pauvre débile. Elle ne tolérait pas que je vienne à Munich pour l’humilier.

Et elle m’a demandé de déguerpir.

Pendant qu’elle déversait son venin sur moi, devenu la pauvre victime, Pascal avait essayé de la faire taire, mais elle était lancée, rien ne semblait pouvoir lui fermer le clapet. Les froncements de sourcils de Pascal n’auguraient rien de bon, j’avais peur qu’il ne fasse équipe avec elle contre moi, et qu’il me demande aussi de partir. D’un côté, ç’aurait été normal, mais ça, je n’arriverais pas à le lui pardonner.

Puis le silence est tombé, un silence lourd comme du plomb, pesant et épais.

Je me suis demandée si tout ce qu’elle avait dit avait été des choses qu’il lui avait raconté sous le scaux de la confidence, si elle ne faisait que l’écho de ce qu’il pensait. Glups, je n’avais rien osé dire, je n’avais pas encore ouvert la bouche. Puis, de toute façon, pour dire quoi? Je n’étais pas à ma place, j’avais fait quelque chose que je n’aurais pas dû, je le savais bien, mais c’était trop tard pour m’enfuir. Je restais plantée là comme une cruche, le regard accroché au visage de Pascal. Je cherchais désespérément d’accrocher son regard pour qu’il puisse lire ma détresse.

Quant Nina s’était énervée, il avait tenté d’aller vers elle, mais je suis restée accrochée à sa chemise. Impossible de desserrer mes doigts. Je crois que j’aurai fondu en larmes si je l’avais lâché.

-------- ( 1 ) --------

Partager cet article
Repost0

078/11 - Ma rivale me sauve de la déprime

Publié le par JaneDo

Ma rivale me sauve de la déprime

Sam-19.mars.11 - (078/11)

On a dû se dire au revoir, Pascal devait rentrer. Il était persuadé que j’allais rentrer sagement chez moi après avoir dormi un peu, mais il se trompait. Vers les 8h du matin, il est quand même revenu. Il m’a avoué qu’il n’avait pas réussi à trouver le sommeil, et que Jess pensait qu’il était sorti faire du sport ou du jogging ou un truc du genre. L’empêche, ça m’a fait drôlement plaisir de le voir pointer le bout de son nez ;)

Quant il était parti quelques heures plus tôt, j’avais vu les nombreux appels et messages de Caro alors je l’avais rappelée. D’après le peu qu’on avait eu le temps de discuter, Pascal m’avait fait comprendre, personne ne devait savoir qu’on s’était vu ou revu, ni que j’étais là ou en Allemagne. Donc, j’ai fait croire à Caro que ça c’était mal passé avec Pascal et que j’étais sur le chemin du retour.

Caroline était déçue, elle aurait voulu que je reste au moins pour le week-end. Je crois qu’elle se sentait seule. Je lui ai dis que je craignais que Thomas ne me cherche et je ne voulais pas qu’il sache que j’étais venue en Allemagne, que Pascal préférait aussi qu’il ne le sache pas.

Pascal est resté avec moi jusque vers midi, puis il est rentré. Je ne voulais pas partir, mais je ne savais pas comment le lui dire. Dans l’après-midi, il est repassé par l’appartement. Je crois qu’il espérait m’y trouver, mais en même temps, j’imagine qu’il espérait aussi que je sois partie.

On a peut-être passé 1h ensemble, puis il m’a dit qu’il était temps que je parte, qu’il ne voulait pas me savoir sur les routes trop tard. Je pense que pour m’encourager et m’obliger à partir, il m’a dit qu’il ne repasserait pas à l'appart, qu’il était occupé, et pour la 1ère fois, il a mentionné Thomas. Thomas finirait par se demander où j’avais passé, et il se pourrait bien qu’il ait des doutes sur ma présence à Munich, et là, on aura des ennuis.

Je lui ai dit que j’étais crevée que j’allais dormir un peu encore et que j’aimais être là, dans cet appartement, alors je voulais en profiter un peu. Et aussi, j’aimais avoir l’impression d’être proche de lui.  Mais Pascal voulait s’assurer de mon départ, il a tenu à ce que je quitte l’appartement. Je n’avais pas d’autre solution que d’aller me réfugier chez Caro.

C’était dur de le laisser partir, de le regarder s’éloigner...

inconsciente du temps qui passe, j’ai été scouater le bistrot près de chez lui, d’où j’aurai une vue sur ses allées et venues pour prendre un café, je n’arrivais pas à me décider à partir. Approx 1h plus tard, je l’ai vu sortir de l’immeuble avec sa femme, à pieds, bras dessus, bras dessous. Ils avaient l’air d’un couple tout ce qu’il y avait de normal, heureux, comme si je n’existais pas, comme si on ne venait pas de passer des heures ensemble. Ils déambulait nonchalamment en direction du centre.

Je n’ai pas osé les suivre, j’aurai été facilement repérée. La queue entre les jambes, je suis partie chez Caro.

De voir Pascal et Jess m’avait perturbée, ils avaient l’air si en phase, si complice, ils souriaient, riaient, j’enviais terriblement Jess. Mince, ils allaient drôlement bien ensemble. En fait, Pascal avait l’air heureux d’être avec elle, je n’ai pas vu une seule trace de tristesse de savoir que j’étais partie. Rien.

La morsure des souvenirs de la nuit dernière et des quelques heures encore aujourd’hui me torturaient l’estomac. Comment après ça pouvait-il avoir l’air si bien dans sa peau, si à l’aise, si heureux, si détendu? Comment pouvait-il la tenir par la taille avec cet air possessif? Pourquoi souriait-il avec autant de joie dans le visage? Merde, je crois que j’avais envie de l’avoir à moi tout le temps! Peut-être que je ne voulais plus le partager? Non, non, ça ne pouvait pas être ça, je descendais d’une longue lignée de polygames, ces choses là ne me touchent pas. Alors pourquoi cette envie, ces piqûres de jalousies?

Ou c’était peut-être de réaliser qu’il avait toute une vie en dehors de moi? Que la vie continuait?

En voyant ma tête, Caroline n’a eu aucun mal à imaginer que ça c’était mal passé avec Pascal, ni que j’étais en route pour la Suisse quant je l’ai appelée. Elle a voulu me poser des questions, mais à ma grimace, elle a compris que je préférais ne pas en parler. Je lui ai dis que j’étais crevée et elle m’a laissé dormir le reste de la journée.

Je me suis sentie légèrement coupable en me réveillant, je n’étais pas la copine idéale avec qui on pouvait faire des trucs! J’aime larver et pas tellement sillonner la ville à faire les boutiques. Pire, j’aime faire les boutiques toute seule, à mon rythme, j’aime pouvoir m’arrêter quant je veux et prendre un petit café toute seule, sans avoir besoin à ouvrir la bouche, sauf pour commander. J’avais aussi le cœur lourd en pensant que Pascal voulait que je m’en aille, c’était évident, il n’avait à aucun moment tenté de me demander de rester, bien au contraire.

Retour au petit bistrot près de chez lui avec Caro.

Caroline a essayé de l’appeler, mais il lui a envoyé en réponse un message pour dire qu’il était occupé. Ça commençait mal! On ne savait pas s’il était chez lui ou dehors. Caro n’avait aucun problème à le harceler par téléphone, elle en avait l’habitude, et Pascal aussi. Pour ma part, je préférais m’en abstenir. L’empêche, j’aurai bien voulu savoir où il était! N’ayant pas froid aux yeux, Caro a été voir si sa voiture était au garage, et elle y était. Mais je l’avais vu sortir à pieds avec Jess plus tôt, donc, il pouvait aussi bien être en ville, sans voiture.

Par ma faute, on était sorti probablement trop tard pour le choper, on avait pas mieux à faire que d’attendre. De toute façon, on avait bien trop peur de partir et le raté parce qu’on avait bougé.

Vers 22h, Jess a été déposée devant la maison par des amis. Ils ont discuté un moment et elle est rentrée. Zut, ça ne nous avançait pas pour savoir si Pascal était là ou non. L’anxiété me tapait dans les tympans, j’avais la frousse de le louper une fois de plus et de passer toute la soirée à le chercher ou à l’attendre pour rien.

Avant que Jess n’arrive à leur appart, Caro a appelé sur la ligne fixe; pas de réponse. Et pourtant, elle avait insisté jusqu’à ce que ça coupe automatiquement. Je me suis rendue compte que je ne connaissais pas son numéro privé, seulement le natel. Caro était vraiment incroyable!!!

  • Arrête de te faire du mouron et de te ronger les ongles, tu verra Pascal, je te le promets.

Elle essayait d’être rassurante, mais j’avoue que je commençais à perdre espoir. Une fois sûre que Jess était à la maison, elle a fait appelé encore une fois le numéro privé par un type dans la rue, et cette fois, c’était sûr, Pascal n’était pas à la maison.

Jess a dû croire qu’il s’agissait d’un copain de boulot, alors elle n'a eu aucun problème pour le renseigner. Comme elle ne parle pas bien l’allemand, elle n’a pas pu le bombarder de questions, elle lui a dit quelque chose comme; "Nicht zu hause! et Pub mit friends"!

Ça a suffit. On s’est mis à sa recherche, Caroline connaissait approx. les endroits qu’il fréquentait avec ses collègues. Après 1h de recherche infructueuse, je commençais sérieusement à déprimer et j’avais presque les larmes aux yeux. Désabusée, j’étais sûre qu’on ne le trouverait pas. Il était peut-être en boîte, ou chez des gens? On avait aucune chance de le retrouver dans une ville aussi énorme que Munich. Je regrettais presque de ne pas être rentrée comme il me l’avait demandé!

Puis... miracle!

Dans les pubs ou bars que Caro savait qu’il fréquentaient, seule, elle y entrait sans complexe, pour le chercher. Déjà que je ne connaissais pas ces endroits, mais en plus, j’aurai été trop visible, alors je restais sagement à l’extérieur. J’étais prête à jeter l’éponge, déçue, fatiguée, quant en arrivant devant un des pub le plus couru de Munich, Caro me l’a montré du doigt; Pascal et quelques autres, étaient dehors, devant le pub à fumer en bavardant gaiement. Et malheur, Nina était avec lui.

Ils ne se tripotaient pas, ni bisous bisous, ni rien, mais de les voir ensemble m’a donné une grosse décharge électrique dans tout le corps; alors voilà la raison pour laquelle il avait voulu me voir décamper!!


Partager cet article
Repost0

077/11 - Ça passe ou ça casse!

Publié le par JaneDo

Ça passe ou ça casse!

Ven-18.mars.11 - (077/11)

Je n’aime pas qu’un mec me parle de sa nana, mais là, j’avoue que pour une fois, j’aurai bien voulu savoir comment les choses se passaient là-bas avec Nina; elle lui avait reprocher de passer presque tous ses week-end en Suisse. Alors qu’ils auraient pu passer plus de temps ensemble. les seuls moments qu’ils pouvaient passer le plus de temps ensemble, voilà qu’il rentre dépanner un copain, pour jouoter dans un groupe.

Avoir passé la nuit de mardi, après le départ de ma copine à me ronger les sangs, déjà que je n’avais pas vu Pascal le week-end passé, j’ai décidé d’aller en Allemagne. J’avais besoin de certitude. Bref, je ne voulais pas passer encore un week-end à me morfondre, à me demander ce qu’il faisait, ni être loin de lui, et tant pis pour tout le reste. Je ne voulais pas continuer à me torturer la tête, autant aller sur place, même si c’était pour me torturer en Live! Je ne rêvais que d’un chose; le voir.

Une fois là-bas, pour ne pas passer la soirée à le chercher, j’ai préféré l’avertir. Mais Pascal n’avait pas l’air de sauter de joie!

  • Et si je venais te rendre visite à Munich?
  • (Il a rigolé) Tu sais bien que tu es toujours la bienvenue. Tu viens quant tu veux, seulement, averti moi à l’avance, ce serait mieux! Aussi, je préfère que personne ne sache quant tu viens ici, c’est mieux pour tous les 2 je crois!!!
  • Et si je venais ce soir? Ou demain?
  • Ah Jane, pas ce week-end, j’ai déjà des trucs. Mais de toute façon, tu sais que je rentre bientôt, alors, on se verra dans quelques jours!
  • Rhhhah, quelques jours? Dans un siècle et demi oui! C’est loin, c’est trop long... Est-ce que tu rentres le week-end prochain?
  • Heuh, je crois pas. Tu sais, j’ai pleins de trucs à mettre en ordre et tout avant de quitter l’Allemagne, alors, je crois pas que j’ai envi de me taper plus de 1200km pendant le week-end tu sais. Ah, et j’ai décidé de prendre quelques jours de vacances début avril aussi, alors, c’est un peu le stress.
  • Tu prends des vacances? Oh! Et tu va où?
  • Je sais pas encore. Écoute, faut que je te laisse, j’suis un peu à la bourre... C’est chou d’avoir appelé, on s’appelle dans la semaine ok. Je dois te laisser là. Bisous!
  • Attends... J'ai pensé venir à Munich ce soir...
  • Non Jane fais pas ça, viens pas. Je t’ai dis, j’ai déjà des trucs, je peux pas ce week-end, et...
  • Avec Nina?

Petit silence embarrassé...

  • Oui, avec Nina. Désolé Jane, mais je dois te laisser.

Il avait un truc ce soir, hein? Et il ne pouvait pas se libérer? Avec Nina, hein? Pfff, s’il pensait que ça m’empêcherait d’aller à Munich, ben, c’est ce qu’on verra! Ça m’a déçu et fait péter un câble. Un petit bavardage avec Caro, et avec l’adresse de la miss en poche, je suis partie pour Munich. Pour une fois, je serais aussi collante que Caroline, tenace et "pousse toi que je m'y mette"!!

Je suis arrivée en début d’après-midi, Caro m’attendait.

On a mangé chez elle, puis elle a été me montrer où habitait Nina. Elle habitait une maison avec code et tout, difficile d’entrer sans y être invité. Hihihi, on a fait le guet, et chaque fois que quelqu’un entrait, il a fallu passer et repasser, filmer avec le natel et tout, et on a obtenu les 4 chiffres de la porte; 2783.

J’ai pensé que Pascal devait rentrer après le travail pour se changer. J’avais raison. On l’a regardé rentrer  et j’ai laissé Caro l’appeler en 1er pour savoir ce qu’il faisait, ou si elle réussissait à le faire sortir en douce.

Pascal était super pressé, sa femme et lui avaient un dîner avec la boîte. Il n’avait pas le temps de lui parler, en arrivant devant la porte de son appart, il a dû raccrocher. Comme il pensait en avoir jusqu’aux environs de 22h, Caro lui avait demandé s’ils pourraient l’appeler après le dîner ou s’ils pourraient se voir plus tard? Elle avait insisté, mais il lui a dit qu’il ne pourrait pas, il n’avait aucune idée s’ils rentraient tout de suite, alors, il ne voulait rien lui promettre.

Pendant qu’elle était en ligne avec lui, je lui ai envoyé un message pour lui dire que je serais à Munich vers les 22h et si on pouvait se voir? Pascal m’a appelé pour me dire qu’il ne pourrait pas me voir, que si j’étais en route, je devais faire demi tour avant de faire trop de kilomètres. D’ailleurs, qu’il était sur le point de sortir et qu’il ne rentrerait probablement pas tôt en plus. Il ne voulait pas que je fasse tout ce chemin pour rien.

Je n’ai pas osé lui dire que j’étais déjà là. J’avoue que je me sentais un peu perdue, je commençais à penser que j’avais eu une très mauvaise idée de venir jusque là!! Rhaaah, mais je ne pouvais pas partir sans le voir? Mais, qu’est-ce que j’allais faire maintenant? Caro m’a proposé de dormir chez elle, mais je ne voulais pas déjà baisser les bras, zut!

On a vu Pascal et Jess partir à leur dîner, courageuses, Caro et moi les avons suivi. On les un peu perdu dans la circule, mais on a très vite repéré la voiture à Pascal, alors on a regardé dans les fenêtres des restos vitrés et on a eu de la chance. Ils auraient pu être dans un resto à étages ou fermés, mais sa boîte a eu la bonne idée de réserver dans un resto sélect, mais vitrés avec le parking en face. On avait plus qu’à s’installer et attendre!

Pascal se comportait en mari attentif. God, ce qu'il était chou-xxx, afff! J'aurai voulu être Jess pour avoir son bras autour de ma taille, les petits bisous sur la tempe, entendre ses rires... Hhhah la la! Si on ne savait pas pour lui et Nina, personne ne pouvait se douter de l’arnaque. Nina et lui restait discret, ne s’adressaient que rarement la parole et elle semblait être avec quelqu'un. Ils faisaient mine de s’ignorer, discutant chacun de leur côté, sans même se lancer un regard. Peut-être qu’ils avaient rompu? L’idée me faisait plaisir. Après tout, sa femme était rentrée, elle l’accompagnait à ses dîners de boîte, Thomas lui avait fait la moral, il avait accepté de se calmer, alors oui, sans doute que c’était terminé.

Mais ma joie a été de courte durée!

Vers les 20h30, le groupe s’est dirigé vers le bar du resto et vers 21h30, Pascal est parti dans les 1ers. Apparemment, Jess a voulu rester. On a suivi Pascal chez lui, et sachant que Jess n’était pas encore là, je suis montée aussitôt pour sonner chez lui. Avant de rentrer, Caroline était restée à l’extérieur pour faire le guet au cas où.

Glups??? Pas de réponses???

Caroline m’a dit que quant je montais, la lumière s’était éteinte chez Pascal. Ce n’était pas le 1/4h que j’avais passé à essayer de convaincre Caro de me laisser, qui suffisait pour qu’il soit déjà endormi quand même? Il était à peine 22h20? J’ai insisté, pas de réponses. J’étais dépitée et perplexe!

Puis, j’ai repensé à ma dernière visite, aux conversations que j’avais eu avec Caro, à son apparemment plongé dans le noir alors qu’il devait y être... J’ai eu une idée, un éclair de génie... Et s’il était à l’étage en-dessous??? Je devais en avoir le cœur net. Après quelques coups de fils, les battements dans les tympans, ayant la sensation que je ne pouvais pas me tromper, j’ai été sonner. Je tremblais de la tête aux pieds, j’étais nerveuse... Et si quelqu’un d’autre répondait?

Non... J’avais vu juste... Pascal était bien là, à l’étage en-dessous... J’avais deviné juste!

  • Jane? J’y crois pas, mais qu’est-ce que tu fais ici? Je t’avais demander de ne pas venir voyons? Rhhh Jane, mais pourquoi? C’est pas vrai!

Pascal n’était pas furieux, mais plutôt stressé par ma présence. Après avoir jeté un coup d’oeil dans le couloir, il m’a fait rentrer. Pour être surpris, il était surpris. Il a voulu savoir pourquoi j’étais venue aussi loin, je ne lui ai pas caché qu’il me manquait, que je ne supportais pas de ne pas le voir et que j’ai tenté ma chance, après tout, il m’avait dit que je pouvais venir quant je voulais??

Pascal était nerveux. Il avait un appel à faire, alors j’ai tout de suite compris qu’il attendait de la visite...

Il m’a laissé au salon pour aller téléphoner, mais à peine avait-il quitté la pièce que ça sonnait à la porte. J’aurai aimé qu’il réponde à la porte, mais au lieu de ça, il a recomposé le numéro et m’a fait mine de garder le silence.

C’était sûrement Nina...

Alors qu’il était dans l’autre pièce, j’ai rappelé Caro pour lui dire de ne pas m’attendre et elle m’a confirmé que Nina s’était pointé peu avant dans l’immeuble. J’avais raccroché quant Pascal est sorti de la pièce voisine. Il avait aussi terminé son appel. Je ne sais pas ce qu’il lui avait dit, mais elle est partie, Caro m’a envoyé un message pour me le dire, mais je l’avais deviné.

Pascal a secoué la tête en regardant ma mine coupable. Je crois qu’il a eu un demi sourire.

  • Tu es complètement dingue toi! Franchement... Et comment tu as fait pour deviner que tu me trouverais ici, hein? Tu te rend compte que tu aurais pu déranger quelqu’un?

Je lui ai raconté que j’avais appelé la réception et que j’ai prétendu qu’on devait porter la livraison pour Mme Schwartz, que quelqu’un était passé plus tôt et qu’on avait dû se tromper d’appartement et j’ai donné le numéro de son appart, on m’avait dit que je m’étais effectivement trompé d’étage, et donné le bon numéro. Le reste avait été facile. Pascal était surpris que je connaisse le nom de famille de la miss, mais héhé, j’avais un atout dans la manche; Caro, mais ça, je ne lui l’ai pas dit.

Je n’ai pas voulu savoir si Pascal avait bel et bien rendez-vous avec Nina, ça semblait évident. D’autant plus qu’il m’avait dit qu’il avait un truc avec elle ce soir. Pascal m’a dit que je pouvais rester là ce soir, mais il a voulu s’assurer que je rentrerais le lendemain, il a même insisté, je pouvais rester là ce soir, mais je devrais rentrer. Pour le tranquilliser, je l’ai laissé croire. Il s'inquiétait qu’on puisse se faire attraper, il a voulu savoir si quelqu’un savait que j’étais là, alors j’ai préféré ne rien lui dire pour Caro. Je lui ai dit que non, personne ne savait où j’étais. Il ne m’a rien demandé à propos de Thomas et c’était tant mieux.

Pascal a précisé qu’il ne pourrait pas rester toute la nuit, il devait rentrer dormir chez lui. Comme on avait peu de temps, je n’avais pas fait tout ce chemin pour discuter, alors, je me suis glissée dans ses bras. Pascal a eu comme une petite hésitation, puis il m’a enlacé. Enfiiin, hahhh, j’avais attendu longtemps, si longtemps pour avoir la chance de me lover contre lui.

Pour moi, c’était le bonheur. Encore plus quelques heures plus tard de sentir qu’il n’avait pas vraiment envi de partir. S’il faisait semblant, alors il le faisait bien. Je revenais de loin, pihhhhouh, j'étais vraiment follement heureuse.

J’avais l’impression d’avoir vécu dans une confusion totale jusque là, dans un épais brouillard dont je n’arrivais pas à m’extirper. Je n’avais pas oublié sa chaleur, l’empreinte de son corps, ni sa tendresse, sa force, ni le goût de ses baisers, j’avais seulement oublié que je pouvais frissonner autant et que mon cœur pouvait battre aussi vite.


Partager cet article
Repost0

Publicité

076/11 - Diamant? Amour Eternel?

Publié le par JaneDo

Diamant? Amour éternel?
Jeudi 17 mars 2011 (076/11)

Jeudi, je voulais passer une journée seule, ne pas être dérangée, ni par les téléphones, ni par des visites. Je n’ai réussi qu’à le faire à moitié. Je voulais peindre, et j’avais du boulot à terminer, surtout si j’avais envie de m’envoler vers l’Allemagne. C’est affreux, mais le temps qui passe me rend de plus en plus anxieuse, j’ai l’impression qu'il fallait que je me dépêche d'aller à Munich.

Jess était effectivement de retour, je me suis renseignée auprès de Caro. Apparemment, Pascal rentrait sagement tous les soirs. Pourtant, bizarrement, à 1 ou 2 reprises, Caro avait vu Nina s’engouffrer dans l’immeuble, peu après Pascal. La 1ère fois, elle avait vu Jess sortir pour aller voir chez Nina. Il lui avait sembler que Jess cherchait son mari.

Caroline ne comprenait pas, puisqu’elle l’avait vu rentrer, alors pourquoi Jess aurait-elle été voir chez Nina??? Le plus surprenant est qu’elle avait vu Nina aussi entrer aussi dans l’hôtel particulier où habitait Pascal et Jess??? Il n’y avait pas de lumière chez eux quant Jess était sortie le chercher, Jess avait aussi fait un tour chez elle (Caroline) et avait même été sonner à sa porte. Caro était alors rentrée, interloquée par la présence de Jess chez elle, et elle avait appris que Jess recherchait bien et bien Pascal, ne l’ayant pas trouvé chez Nina, elle avait pensé qu’il était alors chez Caro.

Caro se demandait si Pascal était peut-être ressorti et elle ne l’avait pas vu, elle l’avait peut-être raté? Pourtant, après le départ de Jess, elle avait foncé chez eux, et cette fois, il y avait de la lumière; Pascal était à la maison, et sa voiture au garage.

La 2ème fois, sa voiture était au garage, mais pas de lumière à la maison, Jess était sortie. Alors elle a pensé que Pascal était peut-être parti en cachette avec Nina, sans prendre sa voiture?

Caroline avait essayé d’interroger Pascal, et elle avait dû lui avouer qu’elle l’avait suivi. Elle a prétendu que c’était après la visite de sa femme chez elle. Ça avait énervé Pascal qui lui a demandé d’arrêter de le suivre, sinon, il arrêterait de la voir. Je lui ai dit que c’était vraiment une grosse bêtise de lui avoir dit qu’elle le suivait, maintenant, il ferait beaucoup plus attention pour ne pas se faire attraper. De plus, s’il la surprenait, il ne voudra plus la voir.

Mon anxiété est monté d’un cran supplémentaire après cette conversation avec Caro!!!

Thomas m’a invitée à manger... J’ai longuement hésité, puis j’avais envie de le voir, l’envie de sortir aussi pour m’amuser un peu. J’avais essayé finalement de joindre Pascal, même si je ne savais pas quoi lui dire, mais je n’ai pas eu de réponses. Dépitée, j’ai accepté l’invitation de Thomas.

Afff, je passe toujours de bons moments avec Thomas. Et j’aime sa compagnie, j’aime être avec lui! Et j’aime sa bouche et ses baisers. Quelle galère!

J’ai voulu lui parler, mais il m’a devancé en me disant que si je voulais lui parler de Pascal, il ne voulait rien entendre. Une fois de plus, il m’a dit qu’il acceptait d’être 2ème sur ma liste, qu’il voulait qu’on reste ensemble.

Thomas prétendait pouvoir être encore patient et qu’il savait que j’avais besoin d’aller jusqu’au bout de mon histoire avec Pascal. Il m’a avoué avoir vu d’autres filles, parce qu’il savait que je craquais toujours pour Pascal, qu’il espérait réussir à se détacher. Glups, ça m’a coupé l’herbe sous les pieds, du coup, je ne pouvais pas vraiment utiliser ça contre lui, il savait que j’avais revu Pascal et que j’avais passé la St-Valentin avec lui. La honte, j’ai rougi jusqu’aux cheveux!

Une fois encore, Pascal ne rentrait pas ce week-end. Comment faire pour le voir, lui parler, savoir si je faisais toujours partie de sa vie??? Le supplier de venir ce week-end? Glups, pas le courage, j’suis trop lâche! Et si finalement, Pascal m’envoyait sur les roses?

Si Pascal ne rentrait pas, je n’avais pas le choix, il me fallait aller en Allemagne!

Avant ça, j’ai trouvé le courage d’ouvrir son cadeau de Noël... Un cœur en diamant serti de rubis... Hahhh! Trop  joli, trop beau pour moi, j’avais les larmes aux yeux. Je n’avais rien à mettre avec ça? C’était un bijoux beaucoup trop précieux pour que je puisse le porter. Son petit mot a achevé le travail et je me suis retrouvée en larmes; Quoiqu’il arrive, n’oubli jamais que je t’aime Jane. Pascal (No matter what, don’t ever forget that I Love You Jane. Pascal).

Peut-être qu’il n’avait pas changé, peut-être qu’il le pensait encore?


Partager cet article
Repost0

075/11 - Stress sentimental

Publié le par JaneDo

Stress sentimental
Mercredi - 16.mars.2011 - (074/11)

Mercredi, comme elle avait congé l’après-midi, je ramassais ma nièce vers midi au travail de sa maman. On a décidé d’aller voir la petite chienne de son grand frère, un labrador; Dobby. Comme elle est chou. Elle est couleur chocolat et elle a une tête à becs. On a été faire une petite balade avec la petite demoiselle, puis on est rentrée et on a dû aller chez Marie un petit moment avant de regagner nos pénates. Ma nièce avait ses leçons à faire. On a même pas eu le temps de peindre comme on l’avait prévu. Je l’ai ramenée vers 20h.

Comme elle m’a vue en train de mettre mon journal à jour, Kachouka m’a fait promettre de faire de lui léguer mon journal!!! Glups, j’ai promis! Mais je lui ai dit que ce ne serait que quant je ne serais plus de ce monde.

Parce qu’enfin, mon journal c’est moi, c’est ma vie privée, secrète, je ne veux pas qu’on puisse être dans ma tête, c’est ma manière de voir les choses, de penser, mes faiblesses, mes blessures... Je ne veux pas qu’on puisse connaître mes faiblesses, mes hésitations, mes chagrins... Personne ne me connaît, et c’est aussi bien comme ça.

De retour chez moi, en écrivant ces quelques lignes, j’ai décidé d’aller en Allemagne ce week-end, parce que Pascal, une fois de plus, ne rentrait pas ce week-end.

Cela fera presque 2 semaines que je n’avais pas vu Pascal, il me manquait très fort. De plus, j’avais peur que ces absences répétées signifiaient qu’il se rapprochait toujours plus de sa Nina, que peut-être aussi, qu’ils voulaient profiter au maximum de tous les moments qu’ils pouvaient passer ensemble. Ça me perturbait et me rendait hyper anxieuse. D’ailleurs, chaque fois que je croise une voiture qui ressemble à celle de Pascal, mon cœur détalle.

Quant je suis rentrée, j’ai eu envie de téléphoner à Pascal, mais c’était un peu tard. Je crois que Jess était rentrée, mais je n’en étais pas sûre. Depuis que j’avais mis les distances avec Thomas, j’avais peu d’info sur Pascal, parce que quant je le voyais, comme hier, il évitait soigneusement de me parler de Pascal.

Ces 5 jours lors de la visite de ma copine, j’ai essayé d’éviter tout contact avec Pascal et Thomas. C’est horrible, mais si le reste de ma vie devait ressembler à ça, sans passion, sans amour, sans palpitations, je crois que je choisi de prendre le risque de souffrir. Ce vide sentimental est mortel. Je n’avais pas revu mes potes depuis des lustres, donc pas le culot de faire irruption tout à coup dans mon ancien cercle.


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité