186 - Je l'ai embrassé...
VENDREDI SOIR SUR GENEVE
Evidemment, je passe mon temps à penser à Pascal. Matin, midi et soir... et entre 2 aussi! A analyser chacun de ses mots et chacun de ses gestes d'hier soir. Encore heureux que ma tête n'explose pas!
Après la discussion d'hier soir, Pascal m'a envoyé des textos aujourd'hui. Plaisir "aigre-doux". Avec son playdoyer pour une relation amicale, difficile de trouver le ton juste dans mes réponses; après un "me réjouis de te voir demain soir"
quoi dire!!! Moi aussi? Cool? ou Ce serait sympha? Bah... j'ai opté pour "cool... moi aussi"...
Prévenu mes scouateurs que j'avais envie d'avoir la paix ce week-end, que je ne voulais pas les voir, ni les entendre. Que je voulais un week-end à moi. Un peu difficile pour Mai qui n'a pas manqué de m'appeler pour se pointer, soit-disant, chercher des affaires. Elle cherchait à tâter le terrain si elle pouvait éventuellement scouater la chambre à Tchoy... Niet. Inflexible, je lui ai fait comprendre et sentir que ça ne marcherait pas. Elle est partie à l'hotel. J'ai essayé de ne pas me sentir coupable. Un peu moins facile.
Puis je me suis arrangée pour que mon ex, Mathieu, vienne chercher Maxou samedi. Ensuite, accepter l'invit de Brian, lui, je l'adore. Il est chou, agréable et mignon. Avec lui pas de prise de tête. Il n'est pas du "matériel de petit ami" mais il est de bonne compagnie. Et ma tête avait sérieusement besoin de vacances. Comme ça s'est fait. J'aurai plus ou moins un week-end entier à moi.
Après le départ de Mai. Je me suis laissée engloutir dans un bain de bulle de rêve. 1h plus tard, j'en sortais pour me préparer à passer une soirée sympha et aller danser un peu sur Genève, loin de Pascal. Cool, je ne penserais pas trop à lui comme ça.
Pas de chance... je suis maudite ou quoi !!!!
On venait à peine de s'installer avec quelques amis à Brian dans la boîte la plus branchée de Genève que j'ai cru aperçevoir Barbie. Bahhh, je devais avoir "la berlue". Je me suis "virtuellement" donné une gifle et effacé Barbie de ma tête.
Brian est un super danseur et j'adore danser avec lui. Il est vraiment super mignon, ce qui ne gâche rien. On lui donnerait le bon dieu sans confession... mais c'est un salaud avec les filles. J'ai la chance de n'être pas tombée dans ses filets. Je ne pourrais jamais tomber amoureuse de lui parce que je le connais trop bien. Il aime changer de nanas aussi souvent que de chemises. Malheur à celles qui tomberaient sous son charme. Avec lui, c'est peine perdu pour une relation autre que "crac-boum". Brian et moi sommes sur la même longueur d'ondes. Même s'il nous arrivent de passer la nuit ensemble, il n'y avait jamais de prises de têtes. Ni de longues attentes derrière le téléphone. Par contre, quant on sortait ensemble en soirée, on était ensemble, sans pour autant se lécher la façade. Non. Cela restait tendre, de petits bisous par-ci, par-là, dans le cou, la joue, mais jamais de bouche-à-bouche, sauf au tout début de notre rencontre. Grâce à notre entente parfaite, on passe de supers moments ensemble, mais on a nos vies, chacun de son côté. Et c'est parfait.
On était en train de danser quant je me suis fait légèrement bousculée. J'ai changé de place sans même jeter un regard, parce que, cela peut arriver. A nouveau ce coude dans le dos! Quelqu'un semblait faire exprès de se coller ou me brosser les côtes avec son coude. Ca commençait à m'énerver, en quittant la piste, je me retournée tout de même pour voir qui me bousculait sans arrêt... Miss Barbie et... Pascal ! Ploufff ???
Coeur dans les tongues! Envie de pleurer sur place, sauter à la gorge de la lumineuse Barbie, de me griffer pour sentir une douleur autre que mon coeur qui se déchire. IL M'AVAIT MENTI? Hier soir, il était bien en train de me repousser. Le rat !
La garce! Elle a joué la surprise. Moi, je venais d'avaler ma langue, Pascal et Brian se sont dévisagés et Brian s'est présenté et les a salués. En entendant "Pascal", il m'a regardé, le sourire en coin, en levant un sourcil. Evidemment, je lui avais parlé de Pascal, en long, large et en travers.
Barbie a insisté pour venir s'incruster à notre table "Ce serait sympa, qu'elle a dit". Grafajfhahfa. Thomas et 2 autres de leur potes se sont aussi installés. 2 filles, 2 garçons? Si c'était pas une sortie en couple alors, je sais pas ce que c'est. Bah bah bah... ma tête doit arrêter de me jouer des tours. J'avais pas besoin de ça pour me sentir mal. Le serveur nous a arrangé la place et nous nous sommes tous retrouvés là. Pas très à l'aise, si j'avais été assise sur un sac de braises c'aurait été pareil. Dès l'installation à la même table Barbie m'a ignorée tout en tripotant et palpant Pascal à tout va. Garce.
En proie à une crise de châleur, je me suis précipitée dehors aussi discrètement que j'ai pu. Comme je l'espèrais, Pascal m'a suivi. Et là, j'ai oublié toutes mes bonnes résolutions...
Je lui ai demandé s'il sortait avec Barbie... hé oui, carrément nulle ! Pouquoi avoir demandé un truc pareil? Il n'avait pas de compte à me rendre. Je n'étais personne pour lui. On était pas encore vraiment ami et j'étais certainement pas sa "nana". Je l'avais seulement rêvé. Il a ri et m'a répondu "QUE NON". Que non??? J'avais bien entendu; non? Non, il ne sortait pas avec Barbie! Ciel, il n'y a rien entre nous pour oser lui faire une scène pareille. Honte à moi. A peine les mots ont sautés de ma bouche que j'avais envi de creuser un faussé et m'enterrer dedans. Il essayait de me calmer, j'étais trop agîtée. Mais c'était ça, l'agresser ou fondre en larmes comme une vrai pouf. Il m'a juste prise dans ses bras et je l'ai embrassé... Oh merveille... J'étais cuite! Je l'ai embrassé, aïe-aïe. En une seconde j'avais déjà tout oublié et je n'étais même plus fâchée. Faiblasse.
Quant on a entendu la porte, on s'est séparé en vitesse. C'était Brian. Pascal a marmoné qu'on prenait juste l'air. Je pense que Pascal savait que j'étais sans voie. Brian nous a observé un moment, fronçé les sourcils, puis est retourné à l'intérieur. Pascal m'a dit qu'il fallait qu'on retourne dedans avant que les autres se posent trop de questions. J'ai juste fait "oui" de la tête mais je pensais; "Tout ce que tu veux". J'étais vraiment cuite.
Le reste de la soirée, je suis restée plutôt silencieuse. Je flottais sur un de mes nuages roses. Je n'osais pas vraiment le regarder. J'avais le coeur qui scandait les secondes, jusque dans mes oreilles. Barbie nous observait tour à tour. Thomas m'a fait danser mais Brian a vite repris les choses en main. Merci Brian O'Neil, t'adore. Pascal discutait tranquillement dans son coin, comme si de rien. Je me suis même demandée si je n'avais pas rêvé! Mais non, je n'avais pas rêvé. Je m'en suis vite rendue compte quant Pascal a osé m'invité à danser un slow.
Même si on se regardait pas, je sentais le sang circuler dans chacune de mes veines. J'étais à fleur de peau. Je sentais ses bras me serrer contre lui. Comme ça peut être grisant ce genre de minuscule petite chose comme danser!!! Dingue. Puis Brian est venue me sauver de l'évanouissement. Les yeux verts orages de Pascal ne nous quittaient pas. Je jubilais quand même un peu à l'intérieur. J'avais osé l'embrasser, ciel, il est plus grand que moi d'au moins 20cm, s'il n'avait pas voulu, il lui aurait suffit de relever la tête. Aoutch, là je me serais sentie hyper mal!!! Je voyais son regard nous suivre sur la piste dans les miroirs de la salle. Je nageais carrément dans un bonheur retrouvé. Thomas semblait bouder un peu, mais tant pis. J'étais dans ma merveilleuse petite bulle.
Brian a insisté pour partir. Je n'en avais aucune envie, mais je n'avais pas tellement le choix. C'était ça, ou rentrer plus tard avec Pascal ET Thomas sans compter Barbie dans la même voiture...
Plutôt explosif ! Alors je suis rentrée avec Brian.



, il s'est lancé;
j’allais pas répondre à ça quand même!


) me 
l

. Tandis que là... 3h plus tard... 


Rien de rien. Le seul qui m'envoyait des messages, était encore et toujours 






AOUTCH

