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208.1 - samedi

Publié le par JaneDo

Pascal avait passé la soirée d'hier à m'éviter . Ce qu'un coeur brisé peut faire mal quand même. Difficile de dormir sans imaginer Pascal dans des scènes délirantes avec d'autres filles.  A travers mes cauchemars, j'avais espéré que peut-être, peut-être, il reviendrait chez moi ou qu'il tenterait quelque chose...

Il n'est pas venu

J’avais passé la journée chez mon papa à l’aider à peindre des lamelles de bois pour le plafond de sa maison. Pascal n’a pas quitté mes pensées. Je pense à lui quasi tout le temps. Je me dis que si les choses allaient mieux, au moins, je ne penserais pas à lui tout le temps comme ça. Là, c’est avec le coeur un peu lourd. Pascal me manque. Il me manque à en crever.

De retour à la maison, j’ai jeté un coup d’oeil à mon natel, des tas d’appels en absence, mais aucun de Pascal, alors sans intérêts. Je n’avais pas envi de répondre à mes potes, parce que je ne voulais pas sortir. Hors de question de vivre le calvaire d’hier soir.

Et puis, zut... j’avais trop envie au moins de l’apercevoir, un petit moment au moins? Alors j’ai pris une douche, j’avais de la peinture partout et j’ai fait mes petits téléphones. Pas de stress, j’suis tout le temps en retard, sauf quant on vient me chercher, ce qui est rare. Je préfère prendre ma voiture, comme ça je rentre quant ça me chante. Il fallait que je sorte Maxou avant de sortir.

En rentrant de la ballade avec le chien, appuyé contre sa voiture, que j’ai immédiatement reconnu, le coeur battant, Pascal. Je n’en croyais pas mes yeux. Toutes les peines du monde que je ressentais encore avant cette minute, envolées. De le trouver là, m’a carrément fait fondre sur place. Je ne pensais jamais le revoir ici, en tous cas, pas de si tôt. Et je me suis rendu compte que c’était pour toutes ces petites choses qu’il fait qui font que je l’adore tellement.

  • Je ne devrais pas être ici. Je m’en veux de te faire ça et je m’en veux d’être ici... mais j’avais envi de te voir... juste être avec toi... en ami... pas se toucher rien, juste te voir...  si tu veux bien?

J’ai rien dit, trop heureuse, mais j’étais aussi au bord des larmes... Alors il a continué;

  • Je ne veux pas monter et on peut quand même pas rester planter ici devant chez toi... alors heum... marcher un peu au bord du lac? Ça te dit?

Si ça me dit? A ton avis? Je devais monter le chien et je n’avais pas l’allure des grands jours. J’étais en training, baskets. Je voulais aller me changer, mais il trouvait que j’étais très bien comme ça... Harhhh ça m’embêtais un peu, mais bon!

Je l’ai suivi en voiture. J’avais le coeur en fête, j’étais heureuse. Une petite voix me disait que s’il a bravé tous ses interdits pour venir chez moi, c’était qu’il tenait à moi. Illusion quant tu nous tiens!!!

Après avoir parqué les voitures, on s’est retrouvé.  Je voyais qu’il essayait de sourire, mais apparemment, il n’y arrivait pas. Pas grave. J’avais un peu les boules, mais j’étais trop heureuse. Je ne voulais pas rompre le charme en parlant alors, je n’ai rien dit. Pourtant, aucun malaise. Alors on a marché en silence, et il m’a pris la main. J’aurai pu faire une petite danse du ventre pour l’occas, mais c’était peut-être pas le moment. Quant il a réalisé son geste, il m’a lâché doucement la main en marmonnant avec une petite mou que j’adore carrément ; “En ami... hun... ça commence mal...”.

J’aime quant il me prend la main. J’ai rien dit. Mince, je suis muette ou quoi? Je me rend compte que je ne parle pas beaucoup. Bizarrement, je me suis demandée depuis quand j’avais réduit mon temps de parole... 16ans? 20? je ne me souvenais plus. Mais c’est vrai que la plupart du temps, je préfère garder mes réflexions pour moi. Alors j’ai voulu faire un effort. Je lui ai demandé comment on a fait pour en arriver là? Il a grimacer;

  • C’est peut-être mieux comme ça. C’est ce qui pouvait m’arriver de mieux. Ce n’était pas très correct ni pour toi, ni pour Jess, ni pour moi d’ailleurs. Je me suis rendu compte à quel point ça aurait pu être difficile pour toi. Je ne peux pas te demander ça. Tu as le droit de... dormir avec qui tu veux. La seule différence peut-être, est, que je le connais.

What? Qu'est-ce qu'il raconte?

  • Je n’ai aucune idée de quoi tu parles... Tu le connais? Qu’est-ce que tu veux dire? Tu parles de quoi?
  • Thomas. Thomas? De toute façon, c’est vrai que ça ne me regarde pas.
  • Thomas??? Je comprends pas.
  • Toi et Thomas.
  • Mais moi et Thomas, rien du tout !

C’est vrai, je ne comprenais rien. Qu’est-ce qu’il me raconte? Bien sûr, qu’il connaît Thomas, moi aussi depuis peu, mais je ne voyais vraiment pas ce que ça venait faire là ou encore avec ce qui se passait entre lui et moi!?!? Qu’est-ce que Thomas venait faire là dedans. J’avais rien dit à Thomas moi!

  • Si tu pouvais m’expliquer? Parce que moi là, je nage. Je ne sais pas de quoi tu parles.

Il a détourné les yeux. Ca se voyait, il n'avait pas envi de parler!

  • Tu sais... J’ai pas très envi d’en parler...

Oh non, non, non, pas question, je voulais savoir pourquoi tout à coup, il a essayé de couper les ponts. S’il croyait que j’en ai parlé à Thomas sûrement pas. C’était le plus sûr moyen de le perdre, et ça, je le savais. J’allais sûrement pas en parler à Thomas. D’ailleurs, j’en ai parlé à personne.... heum... sauf à mon blog!

Pascal était un peu ennuyé, je le voyais bien. Mais non, on avait l’occasion de se parler enfin, pas question que je loupe cette chance. Elle ne se représentera peut-être plus alors... Je pense qu’il devait regretté d’être venu me chercher du coup. Petit pincement. Mais bon, tellement de jours à me noyer dans mes larmes. Fallait que je sache. J’ai pris un ton qui ne faisait pas grande inquisition, et j’ai insisté. On était assez loin de la voiture pour qu’il ne prenne pas la fuite, en tous cas pas avant d’avoir vider son sac.

  • -Écoute...

Il est drôle, il commence souvent ses phrases par; “écoute”.

  • -Thomas m’a dit pour l’autre soir. Je sais que tu as... passé la nuit chez lui...

Il serrait les dents, les mots avaient de la peine à sortir de sa bouche. Une fois que c’était fait, il a haussé les épaules et m’a “fourni” une sorte de sourire gêné. Pffffff... Thomas le lui avait dit, quelle poisse. Bon...

  • -Oui, je me suis endormi chez lui... c'était nul, je sais. J’étais pas en état de conduire. Il m’avait..
  • -Écoute, je ne veux pas le savoir. Je ne veux juste pas en parler.

Non, non, je ne vais pas le laisser s’en tirer comme ça.

  • -STP, ce n’était vraiment rien. On avait bu des cocktails...
  • -Jane je t’en prie, je ne veux vraiment pas en parler. STP?
  • C’est vrai. Il ne s’est rien passé d’autre. Bon oui, à part, qu’il a essayé de m’embrasser, c’est tout. Je l’ai repoussé et j’ai voulu partir. C’est là que tu nous as vu. Il savait que je n’étais pas en état de conduire...

Là, je savais que j’allais un peu loin. Je commençais à voir des signes d’envi de fuite, je crois. Alors je l’ai bouclé, mais c’était déjà un peu tard...

  • -On devrait peut-être... rentrer.

Je ne voulais pas rentrer, pas encore, alors je me suis assise au bord de l’eau. Il est venu me rejoindre. On est resté comme ça, longtemps. J’ai pas osé lui prendre la main, lui non plus. Peut-être qu’il n’en avait pas envi? SNIF.

J’avais envie de lui dire que je savais que ça allait être dur quant Jess sera là, et que tant pis. Mieux vaut un petit bout de lui que pas de bout du tout. Que même si ça allait faire mal, je préférais ça, que rien du tout. Alors je l’ai dit.

Il m’a regardé en fronçant les sourcils, mais il n’a rien répondu. On est resté assis l’un contre l’autre un long moment. C’était chouette et Pascal a brisé le charme.

  • On devrait peut-être...
  • Je n’ai pas envie de rentrer...
  • Vaut mieux faire des petit pas à la fois., tu ne crois pas?

Non, non... moi les grands pas, j’aime bien. Au lieu de ça, j’ai dit; "T'as raison". Évidemment, je n’en pensais pas un mot !

Vers les voitures, j'ai eu l'impression qu'il n’avait peut-être pas envi de rentrer non plus? Et il m’a pris les mains. Peut-être comme barrière? Il a dû deviner que j’avais envie de l’embrasser?

  • Tu sais, quelque part, tu as raison, je suis encore un peu fâché. Je sais pas exactement ce que je ressens... mais c’est vrai, je suis toujours un peu en colère par moment. Ça passera j’en suis sûr et on pourra à nouveau être ami?

Bahhhh... ami... je voulais un peu plus qu’être une pote pour lui. Je ne voulais pas être sa "pote". J'aimais trop ses élans de tendresse, j'aimais faire l'amour avec lui, j'aimais ses baisers, j'aimais... non, je ne voulais certainement pas être sa "pote".

  • Est-ce que je dois te demander la permission pour voir mes amis, ou Thomas?

C’était un peu ironique et plaisantin. C'était pour détendre l'atmosphère quoi. Il m’a regardé avec un drôle d’air.

  • Non. Non, bien sûr... Je... Non.

J’’adorais aussi quant il se mettait à s’embrouiller.. hihihi.

J’ai juste souri et j’ai passé par dessus nos mains pour lui faire une bise rempli de tendresses. Je l’ai senti frémir un peu, j’espérais que ce soit par plaisir et non pas autre chose! Il m’a prise par la taille et m’a tirée contre lui et serrée très fort, et c’est moi qui ai frissonné cette fois. C’est clair, je l’adore. Je suis carrément amoureuse de lui.

Après, il a filé vite. Je l’ai regardé partir. Je me sentais un peu vide. Heureuse, mais vide.
 

Publié dans diary, journal

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207.2 - vendredi

Publié le par JaneDo

Ils sont arrivés avec Barbie et 3 autres filles, dont une petite brunette toute pétillante avec de longs cheveux bouclés qui s'agrippait au bras de Pascal. Elle était très jolie. Une petite pointe de jalousie m'a fichu un grand coup de chaleur.

Il était là, sous mes yeux. Il fallait que je lui parle, je ne pouvais pas laisser la soirée se passer comme ça. Ce serait trop moche. Alors j'ai mis un gros bémol à mes sourires et rires. Exprès, je me suis mise un peu en retrait en essayant d’éviter un peu trop de contact avec Thomas. Dans ma tête c'était la folie. Si les choses continuaient comme ça, je serais obligée de rentrer.

La soirée était une lente et longue torture. Efficace torture...

C’était un réel calvaire de le regarder sourire, discuter et s’amuser à 2 pas avec d’autres filles. Chaque fois que Barbie, ou une des autre filles le touchait, ça faisait mal. S’il m’épiait en début de soirée, maintenant, il avait l’air d’avoir même oublié que j’étais là. Torture quant tu nous tiens! La petite brunette a entraîner Pascal sur la piste pour danser les slows. Je voyais ses mains, ces mains que j’adore, posé sur elle. Elle était collée à lui (l’horreur), et elle souriait tout en lui parlant. Pascal lui souriait aussi. La minute d’après, elle posait sa tête sur son torse en se collant encore plus. Désespoir, j’ai failli pleurer sur place. Je n’arrivais plus à respirer, ni à parler. Thomas me demandait si j’allais bien... Non, je ne me sentais pas très bien.

Ça fait donc mal comme ça les ruptures...

C’était assez, j’en pouvais plus, je jetais l’éponge. Mais avant de déposer les armes, il me restait une chose à faire, lui parler avant de partir, quitte à me ridiculiser.

Pascal, à quelques mètres, était debout appuyé à un des pilonnes comme à son habitude et souriait à la brunette qui lui parlait à l’oreille. Avant de partir, j’ai salué tout le monde, sauf un. Je tremblais de partout en allant en direction de Pascal et de sa brunette. Mes jambes étaient toutes molles et une énorme boule dans la gorge et à l’estomac grossissait. S’il ne m’avait pas vue, je crois que j’aurai fait demi tour et couru. Je remerciais le ciel de ne jamais rougir, quoique mes oreilles étaient en feu et moi aussi.

A ma vue, Pascal s’est redressé et son sourire a disparu. Je ne crois pas que je souriais non plus. Il s’est penché, probablement pour me faire la bise et je lui ai demandé si on pouvait parler. Pourquoi est-ce que la musique fait toujours une pose quant on se met dans une situation ridicule? La brunette m’a regardé de haut et haussé ses sourcils en dévisageant Pascal l'air de dire "qu'est-ce qu'elle te veut celle-là?". J’aurai voulu lui faire avaler son regard à coup de poing.

Pascal me regardait un peu perplexe. J’ai eu l’impression que ça durait une éternité. J’ai cru qu’il allait m’envoyer balader. Ciel, je me serais évanouie. La brunette me regardait d’un petit air amusée... poufiasse! Paul m’a fait un petit signe de la tête et un demi sourire avant de jeter un regard bizarre à Pascal. J’avais hyper chaud. Pascal ne disait rien. La brunette s’est penché pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, il a fait oui de la tête et lui a souri. Pascal s’est alors tourné vers moi et m’a dit à l’oreille de lui donner une petite minute, qu’il me rejoindrait. Je suis sortie l’attendre toujours tremblante de partout.

On a traversé la rue pour aller vers les bancs en face de la boîte.

Maintenant qu’il était devant moi, je ne savais pas par quoi commencer, ni quoi dire. Pascal ne me regardait pas. Il avait l’air... tendu? Furieux? Je ne savais pas... Je souffrais en silence. Je lui ai demandé s’il aurait accepté de me parler si je le lui avait demandé par texto? Il aurait refusé.. GLUPS. Alors je lui ai demandé pourquoi il avait accepté là? Alors il m’a regardée, enfin, et répondu qu’il ne m‘aurait jamais fichu la honte devant les autres qui ne savaient rien de nos histoires. Ça, ça c’était adorablement gentil.

Difficile de lancer la conversation, les mots ne venaient pas. J’essayais de savoir s’il était fâché contre moi? Que je ne comprenais pas ce qui se passait. Que je trouvais qu’il m’avait facilement rayée de sa vie, sans explications. Qu’il aurait au moins pu me le dire en face ou même par texto?

Puis, ce que j’adore terriblement chez lui, c’est sa manière d’être franc, de parfois s’ouvrir quant on s’y attend le moins ou de ne pas cacher ce qu’il pense sous une tonne d’orgueil ou de fierté masculine mal placée. C'était terriblement sexy.

  • Si tu crois que c’est facile pour moi, tu te trompes. Tu avais peut-être raison, on pourrait essayer d’être rien qu’ami?
    C’est peut-être mieux comme ça, mais j’ai besoin de temps. C’est assez pénible de te voir... et de ne pas te voir...

J’ai voulu le toucher et il m’a demandé de ne pas. Je voulais savoir si c’était à cause de ce qu’il croyait avoir vu l’autre jour chez Thomas?

  • Je ne veux pas en parler.

Aoutch... ça c'était un peu sec... Il fronçait les sourcils et évitait de me regarder.

  • Écoute, Thomas m’a raconté ce qui c’est passé. Je sais que vous vous êtes embrassé et tout le reste. Je n’ai pas envi d’entendre les détails. Je ne veux pas en parler. De toute façon, ça ne me regarde pas.

J’avais mal au bide. Je lui ai dit que c’était Thomas qui m’a embrassé... Il m' a coupé dans mes explications et répété qu’il ne voulait pas en parler et que si je le voulais bien, il y avait du monde qui l’attendait. Je restais là, sur le trottoir d’en face à le regarder s’éloigner les mains dans les poches. Je me sentais malade de tristesse.

Il est parti. J’suis restée la bouche ouverte... mais alors? Pourquoi?

Mais il était parti. Je ne pouvais quand même pas lui courir après en retournant en boîte pour lui parler. Pour dire quoi de plus, il ne voulait rien savoir. J’en avais pas le courage. Je me suis assise sur le banc, j’étais fatiguée et déprimée. Je me torturais la tête pour savoir quoi faire, et je ne l’ai pas vu s’approcher; “Viens je te raccompagne chez toi”. La queue entre les jambes, je l’ai suivi sans rien dire.

Silence de plomb dans la voiture. Je ne trouvais rien à dire pour détendre l’atmosphère, cherchant comment le garder près de moi pour le reste de la soirée. J’étais crevée, mais heureuse de chaque seconde passé avec lui. Il était revenu... il est revenu, c’est tout ce qui comptait. Mais il avait toujours l’air contrarié.

Chez moi, on est resté un long moment assis sans rien dire non plus. Pascal avait l'air impatient de repartir, sûrement rejoindre miss brunette.

Je lui ai demandé presqu'en chuchotant; "Tu veux.. monter?". BAHHHH pourquoi est-ce que j'ai dit ça moi.... Non, non, non, idiote. Et la réponse que je ne voulais pas entendre ne s'est pas faite attendre. Il m'a regardée d'un dr'ôle d'air; "Je ne crois pas, non!". Une gifle aurait donné le même résultat. Il a secoué la tête, là, je me suis sentie plus bas que terre.

Je savais qu'il voulait filer vite fait, mais drôlement, il restait là.

  • Tu sais Jane, c'est dur de se voir et de faire comme si de rien n’était. Ce soir, je n’avait pas envi de sortir, mais j'avais... j'espèrais te voir autant que j'espérais ne pas te voir. C'est très difficile... et ça fait mal. J'ai eu envi de t'appeler des centaines de fois, mais pour dire quoi? D'être là avec toi, ça aussi, c'est assez pénible. Ne pas te voir c'est dur, mais te voir c'est dur aussi... C'est même inssuportable...

Ma tête était en ébullition. Est-ce que j'avais bien décripter? c'était dur pour lui aussi, pas seulement pour moi? Comme c'est chou... ou attend... peut--être qu'il essaie de me dire gentiment que c'était OVER ? Ou est-ce qu’il attendait un geste de ma part? Mais il a dit, qu’il devait y aller.

Mon cerveau était réduit à la taille d’une noisette. Je ne trouvais rien à dire, et pourtant, j’avais des tas de choses à dire, des tas de questions, mais rien ne sortait de ma bouche. Stupide bouche. J’ai seulement réussir à marmonner; “Reste...?”. Il a fermé les yeux, en disant que "ce ne serait pas une très bonne idée". Puis encore une fois, qu’il devait y aller. Alors avant qu’il ne me jette hors de la voiture ou me demande de descendre méchamment, je suis sortie de la voiture et il a filé aussi sec.

Pleine d’espoir après tout ce qu’il m’avait dit, j’espérais idiotement qu’il ferait demi-tour et reviendrait vers moi. Puis, les images de lui et de la petite brunette sont revenus me hanter.

Je n’ai presque pas fermé l’oeil.

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207.1 - vendredi

Publié le par JaneDo

Toujours pas de nouvelles de Pascal

Ma journée du vendredi n'a été qu'une suite de choses à faire pour ne pas penser. Je me traînais.

Tout m'excédait, m'ennuyait. Je ne voulais que me retrouver seule chez moi, mais chez moi, il y avait ma copine et ses problèmes. Et je n'avais pas envie de faire l'effort de sourire, pas envie de parler non plus. Mes muscles faciaux étaient crevés.. Mais seule voulait aussi dire penser, et penser, je voulais pas.

Des tonnes d'images défilaient dans ma tête depuis hier soir. Toutes des coups de poignards en plein cœur ou le muscle qui servait à ça. Il fallait que je stop la machine et pour ça, j'ai été me défouler dans un jogging infernal. Même en courant, les images me poursuivaient. Crevée, j'avais de la peine à reprendre mon souffle. Une grosse boule occupait la place des poumons. L'enfer. Et ce n'était que le début. Ça n’allait être que pire quant elle, Jess, sera là. J'en avais conscience et pourtant...

Envie de le voir mais en même temps, peur atroce et viscéral de voir quelque chose que je ne voulais pas voir, ou d'être carrément ignorée.

Il fallait que je lui parle et je n'avais pas osé lui envoyé de messages. Il n'avait pas répondu à mon message d'il y a 3 jours. Alors lui envoyer un autre message auquel il ne répondra pas... no way. Et pourtant, IL FAUT que je lui parle. Pourquoi n'avait-il pas répondu? Il m'avait rayé de la carte? Dire que ça prend juste une fraction de seconde. Mince, j'étais super mal. j'avais un œuf dans la gorge.

Ciel, je perds les pédales !

Par Thomas, je savais ce que faisait son groupe. J'étais toujours sans nouvelles de Pascal. J'avais peur du rejet. Mais zut. Je ne devrais pas sortir. Le laisser faire ce qu'il avait à faire. Si ça devait se terminer comme ça, autant que ce soit fait. Si, non, alors il se débrouillera pour trouver le moyen de me contacter. Mais faiblasse, je crois que tout au fond de moi, j'avais trop envie de le voir, ne serait-ce que l’apercevoir... J'ai décidé de sortir.

J'avais de la peine à me mettre dans l'ambiance. Il le fallait, sinon les autres allaient forcément se rendre compte de quelque chose et j'en prendrais pour mon grade. Sur le qui-vive, comme un animal aux abois, je scrutais les horizons dans l'espoir d'apercevoir la silhouette athlétique de tous mes désirs (ridicule dit comme ça). En même temps, j'espérais ne pas le voir. Mais bon, retour au "mode-débile", si je ne le voyais pas, j'allais commencer à imaginer x-milles scénarios des plus romantiques où je ne serais hélas pas l'héroïne. Donc malgré mon angoisse, pourvu que je le croise. Tout à coup, grosse décharge électrique dans tout le corps. J'ai aperçu sa silhouette. Ils étaient là, surtout, IL était là............ Pascal était là.

Le souffle coupé, J'étais électrocutée, complètement ankylosée. Évidemment, mon cœur sans contrôle, était en train de batifoler et cogner contre les parois de ma poitrine et dans ma tête. Les jambes en coton, j'étais adossée au bar, heureusement, donc à part moi, j’espérais que personne ne pouvait s'en rende compte. J’ai fait semblant de ne pas les avoir vu. Dans les vitres autour du bar, je pouvais suivre discrètement l'évolution du groupe qui me mettait dans tous mes états. Pascal m'avait vue presqu'immédiatement. Je l'ai vu m'observer puis baisser la tête. Pourquoi? Ravi de me voir? Soulagé? Ou pas content? ARFFF STO-OOO-P.

Je n'arrivais pas à contrôler les battements de mon cœur, mais j’étais électrisée, heureuse, terrifiée, excitée, etc etc... Dans la vitre, j’ai vu Thomas arriver derrière moi. Il m’a prise par la taille. Pascal a  froncé les sourcils et serré les dents. Normalement, j’aurais passé le bras autour de son cou pour dire bonjour à Thomas, mais là, je me sentais un peu coincée, avec les mitraillettes vertes de Pascal sur nous. Donc, j’ai seulement tendu la joue en lui décrochant mon sourire Hollywood. Du coin de l'oeil, je voyais Pascal saluer quelques personnes, et enfin, il est venu me dire bonjour. Il était froid, distant, mais il était là en chair et en os.

Électrocutée par son contact, il n'a pourtant dit qu'un bonjour des plus banal; "Hey" en me faisant la bise sans vraiment me regarder, comme si on ne se connaissait pas plus que ça. Et il s’est éloigné presqu'aussitôt.

...Ça commençait mal...

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206.2 - jeudi

Publié le par JaneDo

Paul et Pascal ont pris le café sur la terrasse. J’ai eu un petit pincement quant Paul lui a demandé à plusieurs reprises si ça allait, qu’il n’avait pas l’air bien, ni d’avoir dormi. Pascal a reconnu n’avoir pas dormi du tout. Tristesse. Je me sentais malade.

Quant Pascal et Paul sont parti, triste à mourir, je me suis habillée vitesse grand V et j'ai filé.

En rentrant, j’ai bien sûr, vérifié mon natel, mais évidemment, je n’avais pas reçu de messages de Pascal. 2 jours sans nouvelles. L'enfer. Et au train ou allaient les choses, j’avais bien l’impression que je n’allais sûrement pas recevoir de messages de si tôt. J’étais super down. Il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi? Lui écrire moi, encore? en 1er? Non, je n’osais pas. Lui téléphoner? Non plus. J’avais peur qu’il me raccroche au nez ou qu’en voyant mon numéro, il ne me réponde pas. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire?

Super anxieuse, j’avais des trucs à faire et je me suis occupée. Tout pour ne pas penser. Je n’arrivais pas à trouver comment expliquer à Pascal ce qui s’était passé. Il me semblait avoir oublié quelque chose. J’étais super à cran.

En milieu d'après-midi, je me suis recouchée, j’étais crevée. Dormir pour oublier, ça c'était un de mes trucs favoris. J’ai mal dormi. Une fois debout à nouveau, je suis sortie déposer mes dessins. Discuté un moment avec mon commanditaire sur la suite et des projets sur lesquels je travaillais pour sa boîte, voir comment les modèles sont sortis, etc.

Sur le chemin du retour, il était 19h30, quant je me suis rendue compte que ce que j’avais complètement oublié... c'était de passer chez mon papa!! Hohhh, la vache, hoooh mince. Va falloir que je téléphone à mon papa pour m’excuser. Mon paps a dû être déçu. Pour me racheter, j’ai convenu avec papa que je passerais samedi pour la peinture.

Encore un week-end compromis! Lice, ma nièce m’a appelé pour me demander si je pouvais les emmener, elle et son copain, dimanche matin à l’aéroport. Vraiment un week-end foutu encore. Je ne pouvais pas dire non, je l’avais fait pour son frère Marco lundi matin alors! Elle ne voulait pas raté son avion alors elle n’as pas demandé à ma sœur, sa maman. Mouais... samedi toute la journée peinture, dimanche matin aéroport. Ouais... j’étais maudite. C'était dingue, je n’arrivais pas à avoir la paix. 2 jours, c’était trop demandé? J’aurai aimé être fille unique du coup et ne pas aimer autant ma famille.

Toujours pas de nouvelles de Pascal, je devenais folle.

C’était jeudi soir, j’hésitais à sortir. Je croiserais Pascal peut-être... Comment est-ce que ça se passera? Est-ce qu’il me dira même bonjour? Etait-il fâché? Je devrais faire quelque chose, mais pour l’appeler, il fallait un peu de courage, et j’en manquais. Si j'envoyais un message à Pascal et qu’il ne me répondait pas, j’en serais malade. Je n’oserais plus rien tenté de raisonnable. J’étais mortifiée.

Sortir? Ne pas sortir? ARFFF, je ne savais pas quoi faire. Mes potes avaient appelé, ils seront à l’endroit habituel. J’avais dit que je les rejoindrais plus tard, juste au cas où je me décidais. Mais, je me sentais mal. Je pouvais difficilement sortir et tomber sur Pascal si je n’avais pas pu discuter avec lui avant.

Thomas m’avait envoyé des tas de messages comme à son habitude. J’y répondais. Il était le cordon qui me liait encore à Pascal, alors je ne pouvais pas le couper!!! Je n’ai pas osé lui demander s’il avait des nouvelles de Pascal ou ce que Pascal faisait.

Ayant Thomas au bout du fils, il m’a semblé entendre la voix de Pascal. Gros Gros pincements au coeur. Ils étaient tous apparemment chez Thomas à boire des verres avant de sortir. Thomas insistait pour venir me chercher, que je lui manquais, qu’une soirée sans ma présence était une soirée gâchée... des tas de gentillesses, mais je préférais ne pas me retrouver pris entre 2 feux. Accompagné Thomas... ben voyons, autant me jeter en bas d'un pont! Fallait que ce soit Pascal qui me demande de sortir pour que je change d’avis. Je me sentais abandonnée et seule. En plus, c’était totalement de ma faute.

Je tournais en rond comme un lion en cage.

Finalement, je décidais de ne pas sortir. Je voulais laisser une chance à Pascal de me contacter avant. Pascal ne m’a ni appelé, ni envoyé de messages. Silence radio.

Il ne m’a pas appelée, ni essayé de passer... Je me rongeais les sangs, alors les ongles y ont passés.

Je connais les tons et variations de sa voix, la passion de ses baisers. ARF. Et s'il était en train d’embrasser une autre? De lui sourire en plongeant ses magnifiques yeux verts dans les siens? Je l’imaginais, elle, super jolie, avec un regard de louve. Je l’imaginais dansant avec elle, lui passant son bras autour de la taille, lui chuchotant à l'oreille, se mordillant la lèvre troublé,  la couvant du regard. J'e savais ce qu’elle devait ressentir quant il lui prend le visage entre ses mains... Dès qu’il l’a aperçue, il en était tombé raide dingue... Je crève, hohhh, trop dur.

Envie de vomir. Je suis dégoutée. Super mal. Ma tête part en vrille. Peut-être que je n'avais été qu'un jeu pour lui. Il s'’était amusé et maintenant, hop, case poubelle, dégage... a-aaa-ou-tchhhh. Horrible. Les yeux ouvert ou fermés, les images défillaient. Insupportable.

Difficile de trouver le sommeil. J’ai fini par m’endormir après avoir pleuré un bon coup. Ça soulage!

Publié dans diary, journal

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206.1 - jeudi

Publié le par JaneDo

Un peu naze le lendemain matin, un mal de crâne à faire péter la baraque, je me suis réveillée dans la chambre de Thomas!?! J’étais catastrophée. Qu’est-ce que je fichais là? Oh mon Dieu, et Pascal qui habite en dessous! Non, non et non. Ne jamais lui le dire, voilà. Mais, c'était impossible de cacher ça!

Génial !!!! Ma tête me faisait un mal de chien. J’entendais Thomas bouger dans la pièce d’à côté. Tétanisée, je suis restée quelques secondes paumée, ne sachant pas si je devais m’évanouir de suite ou creuser un trou et m’enterrer dedans. J’étais mal. Impossible d’aller prendre ma voiture sans que Pascal s’en aperçoive. Il était près de 8h30, alors, ma voiture... Pascal avait dû se rendre compte qu’elle était restée là, donc probablement deviné que j’avais passé la nuit chez Thomas. GLUPS. Il était hors de question que je sorte d'ici tant que Pascal était chez lui. Je remerciait le ciel de travailler à la maison, ça m’évitait de devoir quitter mon abri tant que je n’avais pas trouvé une solution et surtout tant que Pascal était là.

J’avais le moral en miettes dans les chaussettes.

Thomas souriant est entré dans la chambre après avoir frappé pour savoir comment je me portais ce matin; Super Mal... mais j’ai dit; bien. Je n’arrivais pas à penser à autre chose qu'à ma voiture parquée là dehors, et son image grossissait dans ma tête. Catastrophe.

Super embarrassée, j’ai demandé à Thomas de mentir pour moi. S’il pouvait ne dire à personne que j’avais dormi là et que si on lui posait la question, j’étais rentrée en taxi. Il m’a taquiné un peu en me disant que personne ne le savait à part Pascal. J’ai dit que justement, une personne de trop, quant je voulais dire, la seule personne à qui j’aurai voulu justement le cacher. Thomas ne comprenait pas ce besoin de garder ça secret. Il m’avait un peu déshabillée pour me mettre au lit, mais qu’il ne s’était rien passé. Typique fille, je me suis félicitée de n'avoir pas opté pour mon Slibar-Grand-Mère hier soir, hum... Paraît qu'à peine ma tête a rencontrer le coussin que je me suis endormie.

OUFFF c’était déjà ça. J’étais soulagée. J’avais eu peur qu’il se soit passé quelque chose et que je ne m’en souvienne pas.

Comme il était hors de question que Pascal me voit sortir de chez Thomas, j’ai prétendue ne pas être trop bien et je me suis laissée tombée dans le lit. Thomas est parti. Je me suis relevée, dès que j'ai entendu la porte claquer, pour courir à la fenêtre. En bas, j'ai vu Thomas parler avec Pascal. Et adorable Thomas lui a dit que j’avais dû abandonner ma voiture là parce que je n’étais pas trop bien hier soir, que j’allais passer la prendre dans la journée.

Cachée derrière la fenêtre, je regardais Pascal, les mains dans les poches, faire le tour de ma voiture la mine sceptique. Il était à bout de bras, j’aurai voulu le toucher, lui effacer la mémoire, trouver les mots pour lui expliquer... ARF. Peut-être si je trouve les mots justes, je descendrais lui expliquer ce qui s’était vraiment passé. Paul est arrivé alors que Thomas partait. Ah ben, ça, si c'est pas la poisse? J’avais l’impression que j’allais être coincée chez Thomas encore un moment.

Impossible de descendre défendre ma cause avec Paul dans les parages.

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205.2 - mercredi

Publié le par JaneDo

Pascal semblait absent quant on est arrivé, alors je me suis sentie un peu rassurée. Si je pouvais me sauver avant qu’il ne rentre alors tout irait bien. Ça faisait peut-être 15mn qu’on était chez Thomas quant j’ai entendu la voiture à Pascal. J’avais une furieuse envie courir voir à la fenêtre mais je n’osais pas. Petit malaise en me rendant compte qu’il saurait que je suis chez Thomas à cause de ma voiture. J’avais mal au ventre.

Sans le vouloir, j’anticipais le passage de Pascal chez Thomas. Il avait vu ma voiture, ça c’était sûr. Mais le temps passait et Pascal ne se montrait toujours pas. Pascal n’avait pas répondu à mon message du matin et ne m’envoyait pas de messages non plus. Mon natel restait absolument silencieux.

Malgré la tempête dans ma tête, Thomas était de bonne compagnie. Il n’y pouvait rien que mon coeur avait fondu pour son meilleur ami et que depuis je ne pouvais fonctionner sans penser sans arrêt à Pascal. Et puis catastrophe...
Thomas m’a préparé un cocktail. Stupide, j’aurai dû refuser.

C’était censé me détendre, mais n’ayant rien mangé encore, j’aurai dû faire attention de ne pas en abuser. Trop préoccupée du pourquoi du manque de nouvelles de Pascal et du pourquoi il ne montait pas chez Thomas, j’avais perdu toute méfiance. Le  cocktail était délicieux, et je n’ai plus fait attention.

Thomas est venu sur le sujet de ma visite chez Pascal. C’est là qu’il ma appris la meilleure nouvelle du siècle. Pascal et sa soeur Jess, n’était pas marié. Jess, allait venir pour planifier son mariage avec Pascal. Je me suis rendue compte que j’avais mal compris ce que Pascal m'avait dit. Que je suis bête, quelle tâche! Du coup, carrément euphorique, j’avais la tête qui tournait un peu et tout ce que Thomas racontait était drôle. Peut-être l’euphorie, l’alcool, je ne sais pas, j’avais oublié ma méfiance et Thomas m’a embrassée. Coup de chaleur. Ça m’a dégivrée d’un coup. J’avais chaud de chez chaud.

Je n’aurai jamais dû venir... mais c’était un peu trop tard pour ça. Fallait que je parte tout de suite. J’ai dû me débattre un peu pour qu’il me laisse partir. Je me sentais super mal. Pourvu que Pascal n’apprenne jamais que je me suis laissée embrasser par son meilleur pote.

Thomas m’a accompagnée à ma voiture. Il a essayé de me prendre dans ses bras, mais j’ai réussi à me défiler. Ciel, j’avais chaud. Et par dessus l’épaule de Thomas, je l’ai vu. Pascal nous observait, debout immobile à sa fenêtre. Ça n’a duré qu’un instant, puis il s’est détourné et a fermé ses rideaux. J’ai cru que j’allais m’évanouir.

Il s’était détourné.... D’où il se tenait, Pascal aurait pu mal interpréter ce qui se passait près de ma voiture. J’avais peur et j’étais désespérée.

Il s’était détourné! Il n’est pas sorti dire bonjour, il n’était pas monté chez Thomas et maintenant Dieu sait ce qu’il allait imaginer. Qu’est-ce que j’aurai bien pu faire... Lui crier qu’il ne se passait rien. Et ben, ça, ça n’aurait pas eu l’air bizarre!!! CRAP.

Je n’étais pas très à l’aise et quand même un peu paff. Je n’étais pas vraiment en état pour conduire. Thomas m’a suggéré le taxi, alors on est remonté chez lui. J’avais mal au coeur et le moral dans les tongues. J’étais épuisée et sans énergie. Et pour clôturer le tout, stupidité et malheur suprême, je me suis endormie chez Thomas.

Je crois que je n’aurai pas pu faire pire. Tout en une soirée, j’ai été de super contente à super malheureuse. Et côté action, de nul à pire désastre.

Parfait !
 

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205.1 - mercredi

Publié le par JaneDo

Presque midi et toujours pas de nouvelles de Pascal. Je me sentais un peu mal de le contacter en 1er. Je devrais... pourquoi ne pas lui envoyer au moins un petit bonjour... j’avais un noeud dans l’estomac. Pourquoi est-ce que je n’ai toujours pas de nouvelles?

Par contre, des nouvelles de Thomas; “Désolé pour mon humeur hier soir, j’avais eu une longue et fatigante journée. Et si on se faisait un ciné ce soir?”

Après hier soir, je ne pouvais que dire oui. Fallait que j’avertisse Pascal, mais je ne pouvais pas le faire si je n’avais pas de nouvelles... ARFFF, j’étais un peu coincée. Je me voyais mal lui envoyé un message pour lui dire “Vais au ciné avec Thomas” ça aurait l’air de quoi! Je ne suis pas vraiment... sa quoi au fait? Petite amie? Même pas. Ce serait comme si j’avais des comptes à lui rendre!!!

Je me rassurais en me disant que d’ici ce soir, je recevrais sûrement des nouvelles, alors je lui dirais.

Ne recevant pas de nouvelles et n’en pouvant plus, j’ai fini par envoyer un message à Pascal; “Coucou... pense à toi”. Message qui m’a pris des lustres à composer. De l’avoir fait, m’a retourné l’estomac. Je ne me sentais pas très bien. J’avais l’impression de le poursuivre à nouveau. C’était désagréable au possible. J’ai pas osé mettre, qu’il me manquait, ni que ça me stressait de n’avoir pas reçu de nouvelles. J’étais retour à la case départ avec toutes les angoisses et les anxiétés qui vont avec. J’avais un gros gros noeud dans le ventre. Comme Pascal ne me répondais pas, le noeud grossissait.

Thomas a soigneusement évité le sujet du soir précédant. C’était rassurant mais aussi stressant, je me rappelais trop bien l’expression sur son visage pour croire qu’il avait oublié. Pendant le film, il a passé son bras autour de mes épaules. Du coup, j’étais sur le qui-vive, de peur qu’il essaie de m’embrasser ou un truc du genre. Tendue et en alerte, j’ai pas suivi le film du tout et ne me rappelle de rien. Super soulagée quant les lumières se sont allumées et qu’on a pu quitter le cinéma.

Thomas m’a proposé d’aller prendre le café chez lui. J’ai essayé de trouver des excuses pour ne pas. Surtout, sans nouvelles de Pascal. Je me sentais un peu mal de me pointer là-bas. Il aura peut-être l’impression que j’essaie de lui forcer la main en essayant de me rapprocher par tous les moyens. Bon, il n’aurait pas tout à fait tord. Thomas a insisté en me demandant pourquoi j’acceptais quant c’était Pascal et pas lui...

Alors  j'ai dit okay.

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204.2 - mardi

Publié le par JaneDo

Pascal avait envi qu'on se voit. Sachant que Thomas n’était pas en ville, mais à des kilomètres, pour le boulot, à l’autre bout du pays, on ne risquait pas grand chose. Et j'avais trop envie de le voir.

Alors, j’ai flanché...

Chou comme un coeur, il m’a fait à manger, et ce qui n’enlevait rien, il était à l’aise dans sa cuisine. C’était vraiment adorable. Mince, il savait cuisiner! Waouh.

Après avoir mangé, on a été se ballader en amoureux au bord du lac, c’était super chouette. Encore, encore... .On a essayé de ne pas parler pendant toute la soirée des peurs et problèmes qui allaient nous tomber sur le coin de la figure pour juste profiter avec insouciance du temps qu’on avait la chance de passer ensemble. Parfois, je voyais un petit voile traverser ses yeux verts. Je me demandais s’il voyait les mêmes dans les miens? J’espère que non.

Ciel qu’il embrasse bien. J’aime quant il me prend le visage entre ses mains, j’aime son regard, la douceur de ses lèvres, sa gourmandise... HHHH. J’aime sa manière de m’entourer de ses bras, sa manière de me regarder, sa manière de me prendre la main... Arrrr... J’aime tout chez lui en fait.

De retour chez Pascal, même si on en mourrait d’envie, on a décidé de ne pas se précipiter dans la chambre, après tout on avait toute la soirée devant nous. Les rideaux et les portes fermées, on a même pas allumé la télé. J’étais confortablement installée entre ses jambes, dans ses bras. Heureuse, je flottais sur mon petit nuage, berçée par la musique de sa voix. Tout en parlant, il me faisait de petits bisous en jouant avec mes cheveux. J'adorais chaque seconde que je gravais précieusement dans ma mémoire. Et on a frappé à sa porte...

On s’est regardé, surpris, un peu pris au piège. A vrai dire, il a blêmi. C’était Thomas. J’aurai pu proposer de me tirer par la fenêtre mais ce n’était pas très glamour. De toute façon, ma voiture était devant la maison, alors il n’y avait pas d'échappatoire. Zut, c’était ridicule, on est ami, donc, j’avais le droit d’être là.

Thomas était censé dormir sur Zurich!!! En voyant l’expression sur son visage, il était facile de voir qu’il n’était pas ravi de me voir chez Pascal. Les sourcils froncés, il évitait mon regard. Je devinais pourquoi. Pascal était toujours un peu blême et quelque peu mal à l’aise. On ne sait pas dit grand chose et un silence plutôt embarrassant commençait à alourdir l’atmosphère. Je n’étais venue qu’une fois chez Thomas, depuis j’avais refusé toutes ses invites et dès qu’il avait le dos tourné, me voilà chez Pascal? Fallait pas être devin!

Je me sentais légèrement de trop, mieux valait partir et laisser les garçons régler ça entre eux. Hélas, je n’ai pas pu entendre leur conversation. Je n’ai pas reçu de nouvelles de Pascal après. Rien. Je n’ai pas osé lui envoyé de messages non plus.

Super inquiète, tendue, je rongeais mon frein en attendant et j’ai mal dormi.
 

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204.1 - mardi

Publié le par JaneDo

Même si j’ai dormi avec Brian, Pascal m’avait manqué atroce. Je me rendais compte de ce que ce serait quant elle sera là. Ça allait être l’enfer.Comment j’allais faire pour me couper l’envie de le voir!!! C'est sûr, j’allais morfler!

Pourtant, ce ne serait pas la 1 ère fois que je sors avec un type déjà pris ou marié. Ça ne m’a jamais posé de problèmes, bien au contraire!!!

C’était vachement plus chouette. Je faisais ce que je voulais et j’étais tranquille parce que le type ne pouvait pas m’ennuyer ni les week-ends, ni les soirs, et surtout pas passer la nuit chez moi. Je les voyais de temps à autres, quant ils arrivaient à avoir une soirée. C’était super, parce qu’on ne passait que de bons moments ensemble. Je n'étais pas leur petite servante gratuite.

Les mauvaises humeurs, les fins de mois difficiles, les ronflements, les soucis, les jours mal rasés, les mauvaises habitudes, les tics, les jours sans, les lessives, les corvées, etc. etc... tout ça, c’était pour leur tendre moitié. Moi, je n’avais que le meilleur. Et ça, c’était le pied. Moche à dire, mais la réalité.

A vrai dire, je préfère sortir avec un mec pris qu’avec des célibataires. Les week-ends, je fais ce que je veux. Je sors avec mes potes, je fais la fête, je dors où je veux, je n’ai de comptes à rendre à personne. J’ai mon appart pour moi toute seule. J’organise mon temps comme ça me chante. Ils me font de petits cadeaux et de temps en temps j’accepte de petits week-end d’escapades. Je n’aimais  pas tellement tout un week-end à les supporter de toute façon. C’est souvent pendant ces week-ends que soit, c’est la fin de la relation, parce que je me rend compte de leurs petites manies insupportables et je n’ai plus envie de les revoir. Chez d’autres, je sais que jamais jamais, je ne serais sortie avec s’ils avaient été célibataires! Alors vivre avec ou qu’ils quittent leurs femmes ou petites copines, sûrement pas! En tous cas, pas pour moi. No way.

Comme convenu, la semaine passée, mon frère et moi sommes passés chez paps avec Daryl. Ils sont en plein travaux comme d’hab. Notre papa ne peut pas rester inactif, il lui faut toujours faire quelque chose. Daryl avait une furieuse envie de creuser!?! Je pense que le pti chou s’est dit que puisqu’il y avait des trous partout, pourquoi ne pas en faire un à lui. Mais mon frère ne voulait pas qu’il aille sous les échafaudages ou jouer avec des outils qui pouvait le blesser. Alors, niet, pas de trou pour Daryl. Pas content, il faisait la tête. Ça, c’est un travers qu’il a prit de sa tati, moi! Suis une spécialiste pour faire la tête. C’était même mon sport favori étant enfant, hi hi hi.

Son amie, Marlène, nous a fait tout plein de gâteaux. Elle a fait des biscuits aussi avec des graines de pavots dedans. Beurk, je déteste. Mais, je l’ai complimentée sur ses biscuits et j’en ai mangé. Mon frère et son fils n’en ont pas mangés beaucoup, j’ai dû faire honneur, alors je les ai fini. Et malheur, elle a été en rechercher. Poisse. J’en frisonne encore, ierk. Je déteste les graines de pavots sur les ballons, dans les biscuits, thé etc. Je n’aime pas les graines de pavots tout court. Papa avait des travaux de peintures à faire, alors je lui ai promis de revenir jeudi pour faire de la peinture.

Comme ça, je passerai un moment avec mon petit papa adoré.

 

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203 - Il est venu quand même

Publié le par JaneDo

Heum... Ma tête me joue des tours...

Je suis passée en "mode-débile", et je n'arrive pas à arrêter la machine! Je me demandais ce qu'il faisait, l'imaginais déjà en train de conter fleurette à une autre fille... J'imaginais son sourire, mais il souriait à quelqu'un d'autre sûrement... alors je ne voulais plus imaginer son sourire! Peut-être que je n'étais pas la seule à qui il faisait le coup du charmeur... BAHHHH - fallait que j'arrête ça... trop débile!

Pascal, comme s'il devinait mon besoin d'être rassurée, a commencé à m'envoyer de petits messages. Qu'est-ce que j'suis nulle quand même... pourquoi être partie!!! (soupir).

  • Je sais que tu étais là il y a à peine 1h, mais j'ai envi de te voir!  (Pascal)
  • Ben :( ...moi aussi... trop envie de te voir encore...  (moi)
  • Aimerait tellement que tu sois encore là...  (Pascal)
  • Tu peux passer après si tu veux, suis seule à la maison... plutôt rare!  (moi)
  • ;/ Peut-être mieux pas Jane!!!  (Pascal)

Lui ai carrément dit que j'avais envie de le voir et d'entendre sa voix et aussi qu'on se serait sûrement vu un petit moment, s'il n'avait pas peur que ça finisse au lit! Il a répondu "Gagné". SNIF. Donc, ce sont les autres qui profitaient de sa présence. RE-SNIF. Je n'avais qu'à pas partir après tout. TOC.

J'avais super envie de le voir. Mais on s'était vu 3 jours d'affilés, j'étais à 2 doigts de lui proposer d'y retourner, mais finalement, je me suis dit, qu'autant laisser le petit manque que de l'écoeurer à force de se voir.

Oui. On ne pouvait pas se voir de toute façon. Il y avait encore du monde chez eux, et ils partiront tard. Ensuite, un peu difficile pour lui de filer à l'anglaise sans que Thomas s'en aperçoive. Il ne manquerait pas de lui demander où il avait bien pu aller cette nuit. Difficile aussi pour moi de me glisser chez lui, et à quelle heure, sans que Thomas m'entende, ensuite repartir sans être vue... Mouais... donc inutile de rêver. On ne pouvait pas se voir ce soir de toute façon.

Je ne sais pas comment il s'est débrouillé mais il m'a appelé parce qu'il savait que j'avais envie d'entendre sa voix. J'ado-oooo-re. C'était vraiment chou. Il m'a répété qu'il avait envi de me voir à la folie. Il avait le don de parler à mon coeur. C'est sûr, je suis dingue de lui.

Quant on a raccroché, j'entendais encore le ton de sa voix et je souriais de plaisir. Oui, raide dingue. Une demi heure après il me rappelais. Il allait passé mais un tout petit moment pas longtemps, pas question de... juste être ensemble un petit moment tout seul. Je l'adore carrément.

Tornade Jane a passé à travers mon appart question de ranger un peu. Vite vérifié de quoi j'avais l'air. Je m'étais démaquillée, ZUT, et je n'avais pas le temps de me remaquiller. Le training? ça c'était pas trop top. Il fallait que je me change vite fait... Trop dur., il me faut des heures!!! Alors j'ai juste changé de training pour en mettre un, plus glamour. Et voilà.

 

10mn après son appel, il était déjà là. C'était vraiment trop chouette. Je l'ai attrapé par le collet et l'ai tiré à l'intérieur comme ils le font dans les films, hi hi hi...

  • Jane? On avait dit..
  • Oui, je sais!

J'étais tout sourire. Heureuse jusqu'à la pointe de mes cheveux. Même si je l'ai traîné dans ma chambre, il était clair que je n'allais rien faire qui puisse lui faire regretter d'être venu. Pascal risquait de ne plus se laisser aller à être aussi spontanément chou et à tomber parterre.

Tout en me prenant dans ses bras, il regrettait de ne pouvoir rester jusqu'à ce que je m'endorme. Mais, ça m'était égal, je l'avais pour moi toute seule un petit moment, alors j'étais aux anges!

Je souriais. J'en avais tout plein de sourires en stock. J'avais fait le plein ce week-end. J'étais vraiment trop heureuse. Il me serrais très fort, ça m'éttouffais un peu mais comme c'était bon. L'entendre chuchoter à mes oreilles, c'était plus que magique. Puis ça a commencé un peu à dérâper. Croix de bois et de fer, pas moi qui ait commencé. Il m'a embrassé, c'était chaud. Un peu trop risqué de faire des bêtises. Si je craque et je le laisse faire, il se sentira de toute façon coupable après et il ne refera plus un geste aussi romantiqueARFFF dur dur, mais, je devais le repousser. Fallait bien qu'un des 2 ait la tête dans la place!

Pascal n'avait pas envi d'être raisonnable. J'ai insister un peu. Je veux qu'il puisse passer à la maison chaque fois qu'il en avait envi sans qu'on finisse toujours par faire des bêtises. Je ne voulais pas qu'il se dise après qu'il n'aurait pas dû venir. Avec un gros soupir, Pascal a fini par se raisonner. Il aurait bien aimé rester encore, mais il fallait qu'il y aille. Ca faisait déjà un heure qu'il avait filé de la grillade!!! Il n'avait vraiment pas envi de partir, ça m'a fait chaud au coeur.

Je le voyais hésité alors, je l'ai attiré à nouveau dans mon lit encore un petit moment. On était joue contre joue, serré-serré comme 2 sardines et c'était super. Puis il fallait qu'il parte. On s'est embrassé quand même encore. C'était bon d'avoir pu passer un moment ensemble.

J'ai dormi comme un bébé.

Le lundi, bien sûr, mes visites familiales terminées. J'ai été faire mon jogging sous un soleil de plomb, et je suis enfin rentrée. Evidemment, mon frère est passé avec mon pti chou. Mai aussi. Mais tant pis, j'étais de bonne humeur. Je leur ai fait quelque chose à manger. Après le café, j'ai enfin retrouvé mon paradis pour moi toute seule. J'ai passé le reste de l'âpre chez une de mes soeurs.l Les enfants pouvaient jouer ensemble pendant que nous, les filles, on papautait tranquillement.

Ensuite, je suis rentrée enfin travailler un peu.

Pascal occupait toutes mes pensées. Il ne m'avait envoyé qu'1 message , chou mais 1 seul. Thomas m'a bombardé, lui. J'ai ensuite été manger avec Brian et Martin (un copain à Brian, qui est devenu le mien aussi depuis).

Dans la soirée, Pascal m'a appelée. Il en avait eu envi toute la journée, mais s'était retenu. Le rat . Il ne savait pas quoi dire; "Envi de t'entendre..." Il trouvait ça un peu nul, alors il l'a pas fait. Je l'ai bien sûr rassuré en lui disant qu'il pouvait m'appeler 20xpar jour s'il voulait, ça me ferait toujours plaisir, même s'il n'avait rien à dire. Il s'est moqué de moi en me demandant pourquoi je l'ai pas fait alors?...

  BEUHHH  ... Il avait raison... J'ai pas osé non plus!


"Ok d'accord, j'ai envi de t'entendre, te voir...
Tu crois qu'on peut se voir? Tu fais quoi à midi?
On mange ensemble?

Je l'adore... C'est moi ou son message est adorable? C'est adorable. Mais, je ne peux pas à midi.. CRAP. Et je ne crois pas que ce soit une bonne idée de le voir ce soir non plus.!!!

D'abord parce que j'ai promis de voir Mathieu, pas mon ex, celui-ci est blond, drôlement chou. Son seul défaut... s'appeler Mathieu! Le pire est que je l'ai rencontré juste après ma rupture avec l'ex-Mathieu!!! Il est mignon, pas mal du tout comme mec, mais, il a été rayé de la liste avant même d'avoir postulé. Je peux pas annuler pour la énième fois... Cela faisait un moment que je n’avais pas eu le temps de le voir.

On ne pouvait pas se voir à midi et on ne pourra pas se voir ce soir. SNIF. Pascal avait des entraînements et moi ma ménagerie! Suis vraiment maudite.

On dirait vraiment qu’ils se sont donnés le mot pour m’emmerd.... J’en peux plus. Mais toujours aussi idiote, je n’arrive pas à dire non!!! Je sens que je vais avoir les nerfs à fleur de peau à nouveau... D’ailleurs, j’ai déjà les crocs! Fallait vraiment que je trouve le moyen d'éviter d'avoir tout le temps du monde qui scouate chez moi. C'était insupportable pour moi, et à la longue pour eux, parce que je n'arrivais plus à contrôler mes nerfs, tellement j'en avais ras le bol.

Pascal me manquait... je ressentais un peu le vide. Plusieurs jours d’affilés à se voir... mauvais. On prend l’habitude, et... après... ça manque.

J’étais un peu surchargée, j’avais envie de le voir à tel point que je finissais par ne penser qu’à ça. Tout tournait qu’autour de le voir. J’avais envie d’aller chez lui. Je devenais cinglée. Après son entraînement, il a essayé de me joindre en me laissant des messages. Fallait que je me change les idées pour ne pas craquer.

Et j’ai rien trouvé de mieux que d’atterrir chez Brian. Je ne supportais pas d’être chez moi, parce que je n’y étais pas seule. Ça me mettait hors de moi. Avec Brian, on se raconte toutes nos histoires. Brian ne comprenait pas pourquoi je me mettais autant de barrières. Ça pouvait arriver d’être avec quelqu’un et malheureusement de rencontrer quelqu’un d’autre.

On ne vit qu’une fois après tout... Brian m’encourageait à vivre l’instant présent. Ok, ça fera peut-être mal après, mais c’est après. Oui, mais ça fera mal...

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