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248 - Bannie du cercle :(

Publié le par JaneDo

Garder Mes Distances
(4 sept 08 - jeudi)

Il pleut, il pleut... J'aime la pluie. J'ai été balader mon chien, Maxou, sous des trombes d'eau. Je suis trempée et je suis déjà de sacré mauvais poil. Dès le matin, on me casse les pieds, ma famille me casse les pieds. Ça y est, l'autre veut passer prendre un café, l'autre veut juste venir utiliser ma ligne internet, l'autre veut que je lui fasse ceci, la copine que je lui... ARFFF... Ça me met d'une humeur massacrante. Ils ne peuvent pas apprécier ce temps magnifique et rester chez eux, bien au chaud. Patricia n'est pas là, alors j'ai vraiment envie de profiter de mon temps et de mon appart.

FOUTEZ MOI LA PAIX...

Je vais éteindre mon natel et retourner me coucher tiens! J'aime entendre la pluie, alors je vais écouter la pluie tomber emmitouflée dans mon lit, au chaud.

Peut-être que je suis de si mauvais poil parce que Pascal me manquait terrible? Que je n'avais pas encore trouver le temps de me poser pour réfléchir à ce que j'allais faire maintenant. Pour ça, il me faut du calme et du silence. Juste le temps de faire ma liste des "Pour et Contre". Comme j'avais besoin de faire le point, depuis qu'on était descendu du chalet, j'avais pris soins de garder mes distances avec Pascal.

Je me rendais compte à quel point, on avait blessé Thomas. Ça aussi, ça me perturbait beaucoup.

J'avais envie que Pascal se rende compte que ce n'était vraiment pas une bonne idée d'avoir tout balancé à Thomas. Comme ça, il y réfléchira à 2 fois avant d'avoir la mauvaise idée de parler à Jess. On n'avait plus à se casser la tête pour Ducky, mais je voulais qu'il réalise les avantages qu'on avait quant Thomas ne savait rien, qu'il regrette de lui avoir parlé. Ciel, tant que Jess n'était pas là, c'était quand même plus facile pour nous. Depuis que Jess est arrivée, c'était plus difficile de se voir, et il se sentait toujours coupable, je le voyais bien, même s'il ne le disait pas.

Pour Thomas, j'étais devenue celle à éviter, celle qu'on invite plus aux barbecues, grillades ou garden party. Fini de partager la même table sûrement en boîte ou autres... Je ne pouvais plus me pointer à ses rencontres sportives sans que ça paraisse un peu trop bizarre, en plus, je me sentirais bien seule... ARFFF, Pascal, pourquoi avoir parlé à Thomas? C'était vraiment pas une brillante idée. Pffffou... c'était la poisse! J'étais bannie du cercle à Pascal.

Pour ça, j'avais décidé que même s'il me manquait à mort, et que j'avais envie de le voir, j'éviterai. En tous cas, (aïe... ça me stress déjà) Pascal ne me verra pas de la semaine, ni du week-end. Et même si j'étais curieuse aussi de savoir comment ça allait se passer désormais, le mieux pour l'instant était de rester à l'écart et de lui manquer à mort. Je suis trop peste!!

Je savais que Pascal espérait me croiser ce soir, mais je ne sortirais pas.

Il aurait aimé qu'on aille prendre un verre ensemble ou se balader pour passer un moment ensemble avant d'aller rejoindre nos troupes. Mais, ça non plus je ne le ferai pas. Je me demande si je ne vais pas pousser le vice à lui proposer d'être seulement amis??? Fallait vraiment que je fasse ma liste des pour et des contres avant!!!

Finalement, j'avais décidé que si je finissais par craquer et le voir malgré tout... Je lui sortirai la litanie de "l'amitié".

Publié dans diary, journal

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247 - Adieu Mme Ogay

Publié le par JaneDo

Bon voyage Mme Lina Hélène Ogay
(3 sept 08 - mercredi)

Le 31 août 2008, Mme Ogay s'est endormie paisiblement, à l'âge de 96ans et aujourd'hui, c'était son enterrement.

Mon papa était heureux et super fier d'être accompagné de ses filles.

Notre arrivée a fait sensation dans la vieille église du village. Mme Ogay aurait été ravie. C'était presque embarrassant. Pleins de chuchotements à notre entrée. A part la famille à Mme Ogay, personne n'écoutait le pasteur, trop occupé à nous dévisager ou à nous faire de petits signes. Wohhhh... on était pas au théâtre! A la sortie, c'était pire qu'à une 1ère de cinéma. Que ce soit les camarades de classes, leurs parents, anciens profs ou autres habitants du village, ils étaient tous à faire la queue pour venir nous dire bonjour et nous rappeler qui était qui! Ouais, gênant. Mais aussi,  pour Mme Ogay. Personne ne s'attendait à revoir ces trois petits métis qui avaient vécus chez Mme Ogay. C'était une marque de respect!! Je l'aimais vraiment beaucoup.

C'était une grande dame, qui avait un grand coeur.

C'était une de mes grand-tante. Une de mes soeurs et moi, avions vécu chez elle pendant au moins 3ans. Elle avait une allure sévère, elle ne l'était pas. Stricte, oui, mais pas sévère. Nos camarades d'écoles pensait que c'était une sorcière méchante. Mais, sous un air sévère, c'était la plus adorable des femmes et j'ai passé les meilleures années de mon adolescence chez elle. Elle me manquera. J'avais de la peine, parce qu'elle ne fait plus partie de mon monde. C'est vrai qu'elle était âgée, mais elle était encore toute vivace, en pleine forme et avait toute sa tête. Je suis contente qu'elle se soit endormie paisiblement.

Je me souviens avec beaucoup de tendresse des années passées chez elle. Je me souviens des bons petits plats qu'elle nous préparait. Je me souviens aussi de Mirelle Mathieu, et une autre chanteuse francophone, d'origine grecque, qu'elle aimait voir à la télé. Une chanteuse aux cheveux noires avec une coupe atroce des années 70, qui portait de grosse lunette qui lui mangeait toute la figure. Ha oui; Nana Mouskouri... Nous ben, on aurait préféré voir le film qui passait sur une autre chaîne. C'était marrant de l'entendre chanter avec Mirelle ou Nana. Elle était organiste, et j'adorais positivement l'accompagner dans les églises où elle jouait. Elle faisait aussi de magnifiques et délicieuses bûches de Noël, miam! Plus que chez ma grand-mère, où j'ai aussi habité, chez Madame Ogay, c'était "la maison".

Et le grenier de la maison? L'endroit où je passais le plus clair de mon temps. J'étais déjà une solitaire, et je fuyais ma petite soeur qui me collait aux pattes pour pouvoir lire ou rêver... J'étais déjà une grande rêveuse!

J'avais été la voir avec mon frère au printemps. Voir la maison de mon enfance, la voir, c'était vraiment chouette. Elle avait peut-être 96ans, mais à part les cheveux plus blancs, elle n'avait pas changé. Pour moi, c'était la maison des souvenirs. Les odeurs n'avaient pas changé et m'ont rappelé un vieux sentiment de bien être. J'aurai dû la serrer plus fort en partant...

C'est en habitant chez Madame Ogay que j'ai reçu mon 3ème, 1er baiser. Celui-là de baiser, était baveux et a failli me faire éviter les bouche-à-bouches à vie!!!! Il s'appelait Denis P... rire... Il faisait des aller-retour devant la maison pour me faire sortir de la maison pour aller le retrouver. Ciel.

Une rupture un peu bizarre après "le baiser". Le pauvre, il m'a dit en avoir souffert. On était dans la même classe, mais je réussissais à l'éviter quand même. Impossible qu'il puisse me voir seule après son baiser baveux à hélices. Non seulement, c'était tout baveux, mais l'exercice tournante de sa langue... biark.

Après ça, j'étais toujours flanquée de ma meilleure amie. Il pouvait toujours tourner autour de la maison avec son vélomoteur ou son vélo. Je ne sortais plus. De temps à autre, je lui parlais, vite fait, depuis la fenêtre pour lui dire que j'avais mes leçons à faire ou que Madame Ogay ne m'avait pas permise de sortir. Il a tourné comme ça autour de la maison pendant presque 6mois.... pour rien. Il était hors de question qu'il me pose encore un baveux sur la figure... Ierk!

Puis tard dans la soirée, Brig, ma cops des US m'a appelée et on a passé plus de 4h au téléphone. Mes oreilles vont finir par être aussi plat que l'écouteur de mon natel... AFFF. Toujours les problèmes avec le looser avec qui elle croyait sortir. Pfff. Mais elle ne sait rien de Pascal... Quant elle appelle, c'est pour parler d'elle... d'elle... d'elle... Les autres, elle s'en fiche. D'ailleurs depuis 3 semaines qu'elle m'appelle tous les soirs de la semaine, elle ne sait strictement rien de moi! Waouh, ça c'est une amie n'est-ce pas? Et on en a toutes des tonnes d'amies comme ça!

Publié dans diary, journal

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246 - Hello Dani... Mme Ogay?

Publié le par JaneDo

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Hello  Dani... Mme Ogay?
2 sept 08 - (mardi)

Pascal me manquait à mort. Je n'avais reçu qu'un petit message dans la journée d'hier. Pas de quoi grimper aux rideaux, mais allez, c'était déjà ça.

Au moins aujourd'hui, je ne risquais pas de penser à lui beaucoup, j'avais une journée hyper chargée. Entre les courses, bosser un peu pour rattraper mon retard, etc.. C'était bon. Grâce à son petit message, j'avais réussi à me sortir un peu de ma léthargie et me bouger un peu.

Et ma "best friend" était de passage en Suisse. Ma meilleure amie, Dani. Celle
que je préfère de toutes mes amies, la plus chouette petite nana de toutes. Aujourd'hui, elle vit en Angleterre, mais à chacune de ses visites, on essaie de rattraper le temps. C'est vraiment la plus TOP des filles.

J'ai été la chercher à Bellerive vers 15h. Ouais, j'étais un peu en retard, on avait rendez-vous à 14h30! On a, ensuite, passé la fin de l'après-midi ensemble, chez moi, à se raconter nos trucs... rire. Je lui ai même montré mon blog!!! Je n'aurais montré mon blog à personne d'autres, même sous la torture! Et ça, c'est une marque de confiance. De toute façon, je lui avais déjà raconté la plupart des trucs dans mon blog... sauf Pascal... Hahh Pascal...  En fait, c'est celle qui me connaît le mieux et le plus de toute la planète... et c'est pas peu dire!

On m'a déjà suggéré d'en faire un bouquin de ce que je raconte de ma petite vie... mais... c'est gênant de se mettre à poil! Parce que dans mon blog, je me raconte, je raconte mes pensées les plus secrètes... C'est 100% moi, sans fard, sans faux semblants, contrairement à la vie de tous les jours! Et un bouquin voudrait dire, que tout le monde, saurait qui je suis sous mon petit masque... mmmm... non... pas envie!

Ses parents m'avaient invitée à manger chez eux; du jambon madère. Trop bon. J'adore aussi ses parents. Dani, fait parfois une imitation assez comique du petit accent allemand
de sa maman, trop drôle. J'aime beaucoup sa maman, toute pleine de vie, marrante et tout aussi charmante. Son papa est plus réservé. Elle a une sœur, tout aussi sympa. D'ailleurs, à son mariage, on était les 2 seules fumeuses de toute la bande d'invités... Quoique...

Chaque fois qu'on sortait fumer, et c'était souvent, on voyait des mégots, mais on ne voyait personne d'autre fumer, à part peut-être le cousin à Dom, Anthony. Mais c'était aussi un suisse, et lui, j'ai l'impression qu'il fumait pour approcher Sophe, la sœur à Dani. HIHIHI. Il l'a trouvait hyper à son goût. Et s'il y avait d'autres fumeurs, ben... ils devaient fumer à l'anglaise! On ne les a jamais vu!!!

Je ne suis pas rentrée trop tard. Demain Dani repart pour l'Angleterre... snif... Faut vraiment que j'aille lui rendre visite en Angleterre bientôt!

J'avais oublié mon natel à la maison. Idiote. Quant je suis rentrée, j'ai vu que mon papa, en plus des autres, m'avait appelé. Pour que mon paps appelle sur le natel, ça devait être important. Alors je l'ai rappelé et appris avec tristesse, la mort de Madame Ogay, et son enterrement était pour demain. Je DÉTESTE les enterrements, mais celui-là, je ne pouvais pas, ne pas y aller. Pour une fois, payé mon respect à une grande dame, prenait tout son sens.

Je ne voulais pas être triste, elle est partie, comme elle a vécu... paisiblement ! Elle s'est juste endormie... Le temps de me prendre une douche, me laver les cheveux, balader le chien, me changer, je me suis repliée chez Brian. J'avais peur que mon manque de Pascal ne vienne hanter ma soirée.

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Publié dans diary, journal

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245 - Et Voilà...La Cata...

Publié le par JaneDo

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Et voilà... la cata !
(lundi 1er septembre)

Le week-end avait été un total désastre. Pascal avait passé le vendredi soir avec sa Jess, donc, je ne l'avais pas vu. On avait prévu de passer la soirée du samedi ensemble, Thomas nous a battu au poteau en organisant un week-end en troupeau au chalet. Ce qui fait que notre soirée en tête-à-tête... foutu! Et là-dessus, Pascal n'a rien trouvé de mieux que de tout lui balancer, en lui avouant qu'on était ensemble! Géant... Le reste du week-end, on l'a passé comme des crabes dans un bassin, on se croisait de travers, poliment! Pfffff. Poisse!

 
Je ne sais pas comment Pascal avait imaginé les choses, mais clairement, ça ne semblaient pas en prendre le chemin!!! S'il avait pensé qu'on pourrait se voir plus librement, c'était raté. Ça, je l'avais deviné et pourquoi je ne voulais pas qu'il parle à Thomas... soupir! Ou qui sait ? Peut-être que c'était pour lui le meilleur moyen de se débarrasser de moi? Clairement, je ne pouvais plus le voir! ARRRR, les mecs et leurs gros bons principes!

Je devinais qu'après un week-end pareil, je n'allais pas recevoir de nouvelles de Thomas. Si j'avais eu à parier là-dessus, j'aurai gagné! Et de Pascal? Ben, je ne pensais pas non plus. J'ai traîné ma carcasse à faire ce que j'avais à faire, et fais selon mes petites habitudes; café, jogging, café... Je n'arrivais même pas à bosser, et pourtant, ha! j'avais largement le temps!

Malgré que je sache parfaitement que je ne recevrais pas de nouvelles de Pascal, j'ai passé ma journée à soupirer à languir d'avoir de ses nouvelles. Je me demandais aussi ce qui se passait pour lui? Si je lui manquais? Un peu? Beaucoup? Pas du tout??? Je me demandais aussi si, sachant maintenant avec qui Pascal bricolait, Thomas avait viré Ducky?

Ah-la-la, une grosse liste de questions, et aucun moyen d'y répondre...

J'avais déjà vidé la moitié d'un gros machin de glace et je regardais vaguement de qui je recevais des messages. Ça ne m'intéressait même pas de les lire, parce que je savais qu'aucun ne serait de l'homme de tous mes fantasmes! Écoeurée par le nombre incalculable de café que j'avais réussi à avaler, écœurée aussi par la glace caramel que je venais d'ingurgiter, je décidais de me suis noyer dans un bain. ARRRR, j'étais écœurée. J'étais triste, mince... Pascal me manquait à mort, j'essayais d'estimer le temps qu'il me faudrait pour commencer à l'oublier et passer à autre chose... ARF, longtemps!

C'est clair que, ça pouvait être plus rapide... Je pouvais sortir et ramené un julot quelconque à la maison... ouais mais... en trouver un qui me plaise, qui arrive à éviter de me montrer tous ses travers pendant quelques heures? ou même, s'il pouvait se la coincer pour éviter de me donner envie de le fiche dehors? Et peut-être pendant une soirée entière, j'arriverai à ne pas penser à Pascal... ARFFF, non pas possible, faudrait que je sois stone!

Et s'il se re-pointait dans ma vie... super... je l'aurai trompé ! Mouais... pas terrible!

Complètement désenchantée, désœuvrée, je me suis mise à lire mes messages et paf... tarte, idiote, stupide nana, espèce de larve sans cervelle... Pourquoi est-ce que je n'avais pas lu mes messages plus vite? Pascal m'avait envoyé un petit message par internet "I miss u like crazy". J'avais envie de lui sauter au cou, de le couvrir de bisous partout, miam, de le manger tout cru! Donc, il n'essayait pas de se débarrasser de moi. Je pouvais éteindre mon "mode-débile". Je l'adore, miam-miam!

Ahhhh, j'étais à nouveau au pays de Candy...

* * *

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Publié dans amour, amoureuse, diary, intime, journal, love

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243/244..2 - WEEK-END DES AVEUX

Publié le par JaneDo

Thomas n’était pas dupe, il devinait que sur la cassette se trouvait, probablement, la réponse à ses questions, à savoir qui était la mystérieuse fille que Pascal voyait. Il voulait voir la vidéo. Mais Pascal lui a conseillé de ne pas la regarder.

  Je voulais m’enfuir du jardin d’hiver. Mais Thomas, aussi têtu que Pascal, a insisté pour que je reste... ARFFF. Si j’avais pu devenir invisible ou me réduire à la taille d’une épingle et me glisser sous quelque chose, je l’aurai fait. J’avais une énorme boule dans la gorge, je ne voulais pas être là.

Et Pascal a tout balancé. Il lui a dit qu’on était ensemble. Le regard que Thomas m’a lancé était éloquent. Il ne savait pas quoi dire, et nous dévisageait tous les 2... Il se sentait assez blessé.

Paul en a profité pour s’éclipser.

C’était atrocement embarrassant. GLUPS. Je ne sais pas pour Pascal, mais moi j’avais envie d’être transparente, de disparaître, envie de vomir. Thomas marmonnait qu’il aurait dû le deviner. Qu’il aurait dû se rappeler la soirée cinéma en plein air quant Pascal m’avait ramenée. Mais il a pensé que ça allait rester de l’amitié parce qu’il m’avait dit pour Pascal et Jess. J’ai rougi, enfin, mes oreilles ont pris un coup de fard. Oui, Pascal n’était pas plus à l’aise que moi. Thomas se répétait, qu’il aurait dû réagir plus tôt, il était dégoûté de n’y avoir pas repensé.

Pascal ou moi, n’osions pas nous regarder. On n’osait rien dire non plus. Je n’osais pas plus regarder Thomas. Thomas répétait sans arrêt que c’était évident. Il se targuait de n’être qu’un idiot de n’y avoir pas pensé; après le cinéma plein air, m’avoir retrouvée chez Pascal, nos disparitions communes en soirée, et les réactions de Pascal...

Thomas ne voulait pas que Jess le sache, jamais. Il a demandé à Pascal de ne rien dire à sa soeur.

Pascal et Jess devaient se marier et le rester au moins 5ans!!! Une histoire de contrat moral et d’héritage, passé entre le père de Pascal et celui de Thom & Jess. Le père de Thom et Jess et celui de Pascal étaient associés, ils avaient fait fortune. Aussi une histoire de fisc... J’avais la tête dans le brouillard. Bref,  depuis la mort de leurs parents, le père de Pascal s’étaient occupé des 2 enfants de son meilleur ami, comme s’ils avaient été les siens. Il n’y avait apparemment aucune échappatoire possible. J’ai le coeur qui se serre un peu en y pensant. C’était un mariage forcé peut-être, mais Pascal ne pourrait pas, ne pas se marier avec Jess, même s’il le voulait, c’était évident. Pascal s’est un peu effondré.

Thomas se sentait humilié de m’avoir confié tant de choses. Il estimait que j’aurai dû lui en parler, lui dire que je voyais secrètement Pascal. (Lui dire? Heum... non...!!!). Pascal a essayé de lui expliquer que c’était difficile, plus le temps passait plus ça devenait difficile de lui en parler.

Thomas a traité Pascal de menteur, parce qu’il lui avait posé la question après le cinéma en plein air, et Pascal lui avait assuré qu’il n’y avait rien. Qu’on était juste ami et qu’il m’aimait bien, c’est tout. Pascal lui a dit qu’il ne lui avait pas menti, que c’était bien le cas ce soir là.

Thomas a demandé à Pascal de lui promette de ne plus me voir, que s’il tenait à moi, il me laisserait vivre ma vie. Il n’y avait pas de place pour moi dans la sienne. Super... il lui parlait comme si je n’étais pas là... Serais-je vraiment devenue invisible tout à coup?

Ce que je redoutais était arrivé, maintenant Thomas savait, ça allait être impossible de se voir! Thomas était blessé à mort. Il m’en voulait, non, il nous en voulait à tous les 2. Il ne supportait pas de nous regarder, il voulait rester seul. Pascal est resté quand même. J’ai quitté le jardin d’hiver pour aller me réfugier dans ma chambre.

Après ça, Thomas m’a soigneusement évitée, bien évidemment. C’était assez discret pour ne pas que cela se remarque trop. Pascal ne pouvait plus m’approcher, ni me passer, amicalement, le bras autour des épaules. On ne pouvait plus, non plus, passer du temps ensemble à discuter...

Le coeur dans les tongues, j’essayais de me comporter normalement. C’était pas évident. Je me sentais mal, mal à l’aise, de trop.

Jess avait remarqué le changement d’attitude entre Thomas et moi. Elle a essayé de me parler ou de questionner son frère, mais on est resté tous les 2 assez vague.

Jess sentait que quelque chose n’allait pas. Elle me faisait la conversation en insistant sur toutes les qualités de Thomas. J’avais les oreilles écarlates en permanence. Je ne pipais pas le mot. Je ne voulais pas être amie avec elle, je ne pouvais pas être amie avec elle, c’était pas possible et c’était gênant.

Le reste du week-end a été un véritable cauchemar.

Depuis pas de nouvelles. Thomas était sûrement très fâché, et il y avait de quoi, je ne pouvais pas lui en vouloir. Maintenant ce qui était chiant, est, que je n’avait plus de tuyaux sur ce que son groupe faisait, ni ce que Pascal faisait quant je ne le voyais pas.

Pascal était soulagé d’avoir enfin pu mettre cartes sur table, moi c’était complètement l’inverse. S’il pensait qu’avant c’était insupportable de ne pas pouvoir se voir comme on le voulait, ou de devoir grappiller des petits moments par-ci, par-là, il allait vite réaliser que ça pouvait être pire!

Maintenant on allait pas pouvoir se voir aussi souvent, ou même, pas du tout!

Publié dans diary, journal

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243/244..1 - WEEK-END DES AVEUX

Publié le par JaneDo

LE WEEK-END DES AVEUX
samedi 30, dimanche 31 août 2008  - (243 /244)

On s’est retrouvé embarqué à passer le week-end avec une partie de la clique au chalet. On avait rêvé et prévu de se voir samedi, mais Thomas avait organisé au dernier moment ce week-end au chalet. Je me demande, si ce n’était pas pour avoir Pascal à l’oeil. Thomas n’avait pas envi que Pascal s’éclipse à la dernière minute avec le prétexte de les rejoindre sans le faire!! Mouais, notre soirée était fichue...

Thomas ne quittait pas Pascal d’une semelle.

Pascal n’avait pas pu m’appeler pour m’avertir des changements, mais Thomas, ne sachant toujours rien, m’a invitée, grâce au ciel. Pascal l’aidait à organiser le week-end. Thomas a prétexté une panne de voiture, pour que Pascal lui serve de chauffeur! Malin! C’était un week-end en petit comité, je pensais que ça allait être plus reposant, mais j’avais tord.

Le week-end allait être une véritable catastrophe!

Il y a eu plusieurs petits incidents qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille. J’aurai dû aussi faire attention à mes faits et gestes et je n’aurais pas dû pousser Pascal à bout... ouais... C’est toujours ce qu’on se dit après, mais personne n’a jamais pu remonter le temps...

En arrivant au chalet, Thomas m’a proposé, en insistant lourdement de partager la même chambre.  A l’oreille, il me jurait qu’il ne se passerait rien. Pascal a essayé de se contenir en attendant ma réaction. Je le voyais bouillir sur place, ça l’énervait. Hum... j’ai failli accepter juste pour l’embêter... Je savais que ça allait lui faire péter une durit... mais j’ai dit non.

Jess s’ennuyait. L’idée de passer le week-end avec des têtes connues ne l’emballait pas des masses. Elle avait envie de sortir, aller faire la fête et aurait nettement préféré rester sur Lausanne. Jess pestait et était de très mauvais poil.

Je me demandais encore pourquoi j’étais venue, c’était un peu idiot. Si c’était pour Thomas? C’était le mener en bateau, pas très cool. Pour Pascal? Il était avec Jess, donc inutile.

Au moins j’avais mon ordi et mes bouquins.

Hahhh, ce sourire, ce regard vert tendre... J’ai le coeur, carrément affolé, qui me tape dans les tympans dès qu’il m’approche. Je rêve du jour où je pourrais être près de lui sans que tout mon corps se mette en émoi. C’était un peu de la folie, mais oui... je savais pourquoi j’étais venue !

Jess ne voulait pas jouer à des jeux de société, ni rester plantée au chalet. Pour elle, le samedi soir, c’était pour faire la fête. Jess et Barbie, ont décidés d’aller en boîte flanquée de Denis,  Mickael et Anthony.

Nous, on a joué aux cartes et raconté nos pires souvenirs. Pendant une petite pause WC, quant tout le monde s’éparpillait dans tous les sens, Pascal m’a attrapée au passage et attirée dans la bibliothèque. J’avais un peu les flopettes qu’on se fasse prendre. C’était tout ce qu’il pouvait y avoir pendant ce week-end, de petits bisous en cachette. De petits moments volés ça et là. Pascal en avait ras la casquette!

Ethan était un peu pompette, et il me baratinait gentiment. Il avait un peu les mains baladeuses, mais, je le laissait faire pour enrager Pascal. C’était pas très cool de ma part, même un peu enfantin. J’avais oublié que ça pouvait aussi enrager Thomas, mais Thomas semblait bien le prendre. Ethan me touchait sans arrêt, ou me passait son bras autour des épaules en me collant contre lui ou me racontait des foutaises à l’oreille, ce qui me faisait rire. Pascal a pété un câble, il a attrapé le bras d’Ethan assez brutalement et lui a demandé d’arrêter de me tripoter. Thomas a assisté à la scène et se posait des colles, il a froncé les sourcils en regardant Pascal bizarrement. La réaction à Pascal avait été un peu excessive et il s’en ai rendu compte. Il a demandé à me parler avant de quitter la pièce.

Après sa petite prise de tête avec Pascal, Ethan est parti rejoindre les autres à la piscine en espérant qu’ils étaient moins mortels que nous!

Pascal était énervé, c’était sûr. Là, j’aurai dû me méfier, j’aurai dû lui faire du chantage, que s’il balançait tout, on ne pourrait plus se voir et que je refuserais de le revoir autrement qu’en copain.

Pascal ne voulait sérieusement plus avoir à se cacher tout le temps ou passer de week-ends sans se voir. Il  ne voulait plus de cette situation débile, se voir pendant le week-end 'en passant', passer un moment ensemble 'en passant'...!!! J’ai tenté de le raisonner, mais il n’a rien voulu savoir. Il ne voulait plus jouer à ça, il en avait assez. Il voulait mettre cartes sur table avec Thomas et Jess. Glups, ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête. Là, va falloir que je lui parle avant qu’il ne bousille sa vie pour rien!  Je ne savais pas que je n’en aurais même pas le temps!!! Pascal voulait parler à Thomas dès la fin du week-end, et je n’arrivais pas à le faire changer d’avis.

Puis, il y a eu la cassette vidéo... Ça, c’était pas de chance. Aïe.

Je lisais tranquillement dans mon coin dans le jardin d’hiver. Pascal et Paul discutait près des portes-fenêtres, quant Thomas s’est ramené avec une des cassette vidéo de surveillance du chalet du 1er week-end qu’on avait passé ensemble. On a pas vraiment fait attention à lui. Puis, j’ai sorti mon nez de mon bouquin quant j’ai vu Pascal traverser la pièce en trombe et arracher la cassette de l’appareil vidéo.

Le visage tout pâle, Pascal a dit à Thomas qu’ils avaient des choses à se dire. OUPS... Pas bon. Paul et moi avons voulu quitter la pièce, mais Thomas nous a demandé de rester. Pascal lui a dit que ce serait mieux s’ils étaient seuls... Je crois que là, j’ai les poils qui se sont mis au garde à vous! Je crois qu’il y a des moments comme ça où on devine ce qui va se passer...

C’était pas bon.

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242.1 -- (vendredi) - Qu'est-ce qui m'arrive?

Publié le par JaneDo

Mais Qu'est-ce Qui M'arrive ?
(29 août 08 - vendredi)

Brig, ma cops des USA m’a appelée...

En fait, elle est franco-suisse. Elle s'était mariée avec un américain, puis avait divorcé, s'était remariée avec un frenchy et était sur le point de divorcer encore! Elle est tombée raide dingue d’un type qu’elle a rencontré au boulot. Il est aussi marié. En 2 temps 3 mouvements, Brig s’est séparée de son mari, l’a fait quitter la maison, et hop... niet! Le type vit encore avec sa femme et il n’a pas l’air pressé de tout mettre sens dessus-dessous pour elle!

Bon... c’est bien fait pour sa gueule.

Je lui avait dit de ne pas précipiter les choses. Qu’elle ne connaissait pas assez le type pour savoir si elle le supporterait, si elle accepterait toutes ses petites manies. Mais madame est une impatiente!

Brig pleurait au téléphone, Arfff, ça m'a fait trop mal au coeur.

C’était en début de soirée, et j’étais vraiment crevée. Je rêvais d’un peu de tranquillité et de calme avant de me lancer dans la vie nocturne...

Et bla-bla-bla... ARF. Le pourri l’avait plantée, parce que son futur, ex-mari, est passé manger avec elle à la maison à midi. Il a piqué une crise, et depuis 2 jours, elle est sans nouvelles. Pourtant, lui habite avec sa femme!!! Non mais! Elle lui a envoyé, messages sur messages... Rien. Il ne s’est même pas donné la peine de lui répondre. Ils avaient organisé un dîner chez elle, avec des amis à elle, et elle pensait que peut-être, il se pointerait sans autre.

Je lui avait conseillé de ne pas lui envoyé de messages, de ne pas l'appelé non plus. Elle n’a pas voulu m'écouter, et maintenant, elle se sentait rejetée et blessée. Je lui ai conseillé d’annuler le dîner, parce qu’il ne se pointera sûrement pas. Et là, elle m’appelle en larmes. Il n’a pas appelé. Elle espérait qu’il viendrait quand même, la bouche en coeur, mais il n’est pas venu.

J’ai dû prendre mon bain avec le natel à l’oreille. Lui rappeler que moi, je l’aimais. Que même si on était séparé par des milliers de kilomètres, je serais toujours là pour elle. Elle pleurait qu’elle se sentait abandonnée et seule. Sa peine me brisait le coeur.

Ce soir, j’avais prévu de sortir avec mes potes et ensuite finir la soirée chez Brian qui était sensé nous rejoindre.

Ça a sonné à ma porte... J’avais encore le natel collé à l’oreille. J’ai pensé que c’était malheureusement Patricia. Fini la tranquillité, fini la paix, fini les soirées sans avoir besoin de parler, fini...

Mais c’était Laurent... Mince, pensant que c’était Pat, j’avais ouvert sans regarder dans l’oeil de boeuf. Poisse.

ARF, Laurent!!! Laurent est un gentil ga, mais pas mon genre du tout, et dans tous les sens du terme. Il n’avait aucune des qualités qui attire mon oeil. Il manquait de charme, était emprunté dans ses tentatives de drague, manquait de subtilité... En plus, c’est le genre à attendre que la fille fasse le 1er pas... Mec, ça n’arrivera jamais!

La porte d’entrée était ouverte, alors il est monté. Mince, cette fois, je vais devoir être une vache, ARF, il ne le méritait pas trop. Mais je voulais qu’il me lâche.

Je savais que Thomas allait nous rejoindre dans notre quartier général. Je m’attendais, bien évidemment, à ce que Pascal soit avec lui. Mais Pascal n’était pas là. Je crevais littéralement d’envie de demander à Thomas où il était, mais ça ne se fait pas. Malgré tout, j’espèrais qu’il apparaisse un peu plus tard, mais il n’arrivait pas. Passé minuit... toujours pas de Pascal. Pour finir, j’ai fini par demander à Paul.

Je devais sembler désespérée...

Pascal passait la soirée avec Jess. Ils avaient prévu de dîner en tête à tête. Paul ne savait pas s’ils allaient venir plus tard, ou les rejoindre directement en boîte. Paul a bien voulu appeler Pascal. Jess n’avait pas envie de sortir ce soir. Pascal passait la soirée avec sa chérie. Ça m’a rendue triste à mourir, mais je savais que ça allait être souvent le cas, alors autant que je m’y habitue!

Alors, je savais que je ne verrais pas Pascal ce soir.

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242.2 -- (vendredi) - Qu'est-ce qui m'arrive?

Publié le par JaneDo

Après sa soirée avec Jess, Pascal a essayé de me joindre sur mon natel. Il n’a pas arrêté d’essayer... Je n’ai pas répondu. C’était exprès, je savais que ça allait le rendre fou. NA! C’est peut-être ce qui a causé la débâcle du week-end... Ma faute!

Je crois que, je lui en voulais...

Je lui en voulais parce que ça me faisait souffrir de le savoir avec Jess. Pourtant, il n’y avait pas de quoi. C’était complètement débile de ma part. Je crois que j’avais envie qu’il ait mal aussi. Pourtant, je ne voulais pas qu’il casse avec elle pour ou à cause de moi. Arfff, moi et ma tête étions encore en mode-débile.

Malgré tout le temps passé à y réfléchir, à essayer de me convaincre, à me persuader de lui répondre, qu’il n’y avait pas de quoi en faire un caca nerveux. Rien à faire. Malgré toutes mes bonnes résolutions, j’avais quand même mal. C’était enfantin et débile, mais bon, je l’ai fait quand même, je ne lui répondais pas. Ça le rendait dingue, et il continuait à essayer.

Je savais que ça le perturberait et il ne pourra pas sauter sur Jess. En fait, méchante moi, je voulait lui gâcher sa soirée. C’était vraiment un peu vache.

J’étais curieuse de savoir ce qu’il allait faire... J’étais vraiment une peste!

S’il tenait à moi, après n’avoir pas réussi à me joindre, s’il disait vrai, ne pas supporter de ne pas me voir du week-end, il essayerait de me trouver. Si par contre, il voulait l’argent et l’argent du beurre, c’est-à-dire, nous garder toutes les 2, Jess et moi. Il passera un week-end tranquille avec sa chérie et m’appellera seulement le week-end terminé, question de ne pas mettre en péril sa relation avec Jess. Si c’était ça, le rat, alors il n’était pas sorti de l’auberge. A ce jeu là, je suis plus forte que lui!

Pascal n’avait pas l’air de vouloir abandonner. Mon natel continuait à sonner et je voyais son numéro s’afficher. Bon point pour lui. Mais un test est un test, et il faut aller jusqu’au bout, même si je commençais à avoir un peu mal au coeur de lui faire ça.

Quitte à avoir des ennuis, quitte à s’attirer les foudres de Thomas et de Jess, Pascal s’est pointé chez moi. Un autre bon point pour lui. Je l’adore carrément.

Du coup, je m’en voulais d’être une telle vache et de le tester sans arrêt. Ça, je ne lui le dirais jamais. Pascal réussissait tous mes petits tests à la con. Le revers de la médaille, est que je m’attachais, de plus en plus, à lui.

Comme je trouvais son geste trop chou, je n’allais pas abusé. Alors après de petits câlin bisous, j’ai voulu le renvoyer chez lui.  Mais c’était sans compter avec l’entêtement de mon petit chou.

Maintenant qu’il était là, qu’il ait pris le temps de semer Ducky, il n’avait pas l’intention de repartir. Avec son sourire à million, il m’a charrié en me disant que je n’avais qu’à répondre à ses appels, et il ne serait pas venu. Et comment résister à ses câlins et à ses bras?? Impossible...

Il y a des moments où, il est un peu frappa-dingue! Quel fou furieux. J’adorais carrément ça.

* * *
 

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241 -- DANS LA M... !

Publié le par JaneDo

DANS LA M...
(28 août 08 - jeudi)

ARF... Je crois que j'ai l'art de me fiche dans la M... Thomas a dormi chez moi, dans mon lit en me tenant dans ses bras. Il ne s'est rien passé.

Bon, c'est clair, si Pascal passait la nuit avec Caroline, dans le même lit et qu'il me racontait ça... Je ne le croirais pas. Big tâche, idiote, sotte... pffff. Je n'aurais pas dû laisser Thomas dormir chez moi. Maintenant c'est trop tard, c'est fait. Il aurait fallu que je puisse le dire à Pascal avant qu'il l'apprenne par Thomas. Mais voilà, je ne peux pas le joindre sans risquer que Ducky le sache. Quelle poisse....

Je n'ai plus qu'à attendre ce soir !

Quand même, j'ai un peu peur de la réaction à Pascal. La dernière fois que j'ai fais une toute toute petite sottise, de ce genre, il m'avait évitée pendant des jours et des jours. C'était infernal. Je ne pouvais pas, non plus, demander à Thomas de mentir pour moi, cette fois-ci, sans qu'il se doute de quelque chose. Pourtant, j'étais impatiente de voir Pascal ce soir. Juste un peu peur qu'il ne vienne pas à cause de ça. S'il ne vient pas, je lui tord le cou.

Pascal le savait déjà... Je l'ai vu à sa tête. Son visage était fermé, sans que ce soit vraiment évident, il essayait de garder ses distances. J'ai fait semblant de rien et je me suis quand même jetée dans ses bras. On s'est embrassé, mais je l'ai senti tendu comme une arbalète. Il n'avait pas envi d'aborder le sujet en 1er et attendait que je le fasse . Mais je ne savais pas comment en parler alors c'est sorti brouillon et en vrac.

Pascal se demandait si je jouais avec ses sentiments, et il était un peu inquiet. Il se demandait si, peut-être, j'avais des sentiments pour Thomas? Il se demandait si c'était cette raison que je l'empêchais de tout avouer à Thomas? Si c'était juste une aventure pour moi?

Il n'avait pas réussi à fermer l'oeil de la nuit, et a attendu le retour de Thomas, qui n'est rentré que le matin, pour se changer. Donc, il a deviné où Thomas avait passé la nuit et avec qui.

Au milieu de tout son speech, il m'a dit qu'il avait mal et qu'il savait que c'était idiot, parce qu'on ne pouvait plus rien y changer. Ca me faisait de la peine de le voir down comme ça. J'aimais le voir sourire et heureux, pas triste.

Pascal ne voulait pas imaginer qu'il ait pu se passer quelque chose. En fait, il ne se savait pas aussi jaloux et avait peur que je puisse si facilement le blesser. Il avait passé une nuit atroce, malade de jalousie. Alors il m'a demandé d'imaginer le reste, les visions qui ont pu lui passer par la tête. Il m'a demandé comment je réagirais à l'inverse?

La meilleure défense, c'est l'attaque, c'est bien connu! Alors j'ai attaqué. Je lui ai dit que c'était facile... Jess. J'avais visé juste, ça l'a blessé. Et je me suis sentie coupable tout de suite après.

Non, non, non et non, je ne veux pas qu'on passe la soirée à se prendre la tête. On a déjà si peu de temps, ce serait trop nul.

Il était assis au coin de la table et évitait de me regarder. Il avait vraiment l'air malheureux et ça m'a touchée. Je l'ai pris dans mes bras en espérant pouvoir lui faire oublier toute sa tristesse. Pascal m'a serré contre lui. Je voulais le voir détendu, léger et souriant. Peut-être que j'en demandais trop!

Pascal s'est un peu détendu, mais il se sentait toujours vert de jalousie. Il ne voulait plus attendre pour parler à Thomas et lui dire qu'on était ensemble. Là, gros gros trou sous mes pieds... JE NE VEUX PAS.

Je l'ai supplié de nous laisser au moins une semaine sans chaud/froid. Une semaine après on verra.

J'imaginais le pire et je n'avais pas envie d'aller trop vite. J'avais besoin de temps. D'habitude, il me faut minimum 6 mois avant de commencer à voir quelqu'un au grand jour, parfois plus. Pendant cette période là, je garde mon histoire pour moi. Il me faut du temps pour m'ouvrir.

Pascal essayerait, mais ne pouvait pas me garantir tenir une semaine. Je ne voulais pas qu'il parle à Jess. Hors de question. Il n'avait pas envi de passer encore un week-end sans qu'on puisse se voir, ou à voler quelques heures par-ci, par-là. Pour Pascal, si Thomas lui reposait la question, il ne lui mentirait pas. Ca avait assez duré, et le plus on attendrait, plus Thomas pourrait se sentir humilié qu'on lui ait menti.

Ciel, il allait falloir que je parle à Pascal avant qu'il ne gâche sa vie... Au moins, avant qu'il ne parle à Thomas. Comment lui dire que je n'ai rien à lui offrir; que je ne veux pas me marier, je ne veux pas avoir d'enfants, et même vivre ensemble sous le même toit, c'est pas vraiment ma tasse de thé!

On avait décidé de se voir juste un petit moment avant d'aller rejoindre nos potes. Mais comme d'habitude, Pascal ne voulait pas partir. Ca devenait de plus en plus difficile de se séparer. Je n'avais pas non plus envie qu'il parte!

On a fait le plein de tendresse encore une bonne petite heure, en laissant de côté tous nos petits tracas. Et il fallait se séparer... dur dur!

incroyablement, il me fait toujours le même effet. Pourtant, on venait de se quitter, mais de le voir pénétrer dans le bar, mon coeur tremblottait quand même.

Je ne pouvais pas m'empêcher de l'observer discrètement; sa main sur la taille à Jess, son petit sourire extra en coin, sa manière de pencher la tête. C'est vrai que j'étais follement amoureuse de ce mec. ARF. Et ça me donnait des palpitations. Thomas a essayé de me kidnapper pour la soirée, essayant de me convaincre de me joindre à eux. J'ai refusé. Pascal nous regardait parler en serrant des dents. Les contacts physiques avec Thomas, ce rapprochement complice... c'était peut-être un peu tôt pour Pascal. Pascal avait encore le regard un peu triste et semblait encore un peu sur la défensive. Il est quand même venu s'assoir à côté de nous et écoutait notre conversation. Jess était posée sur ses genoux et insistait avec son frère. Pascal, lui, était muet comme une carpe!

Ils ne sont pas restés longtemps. J'étais un peu soulagée de les voir partir... sauf Pascal. J'aurai voulu qu'il reste!

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240 -- ENORME CONNERIE !

Publié le par JaneDo

ENORME CONNERIE !
(27août08 - mer)

C'est mercredi, c'est le jour des enfants. Le jour où je passe chercher mes petits zouzous, les emmène au parc où on peut jouer au ballon. Ou je prends les cousins pour les emmener jouer chez l'un des autres cousins. Comme il fait encore beau et que c'est l'été, on en profite. Maï avait aussi ses enfants, alors on s'est tous retrouvé chez Didine. C'est en général, chez Didine qu'on se retrouve, sinon chez moi. Pendant que les gamins profitent de dépenser leurs énergies sur le trampoline à Dylan, nous, on boit un petit café et on se raconte nos histoires.

Une 10zaine d'enfants, ça fait du bruit, et ça court partout... Ca épuise!

Quant je suis rentrée, j'étais légèrement sur les rotules. Patricia n'était pas là. Grosse veine pour moi. Elle a recommencer à discuter réconciliation avec son ex, un sacré débile profond. Il a le QI d'un asticot, essayant de compenser sa stupidité par un machisme de Neandertal. Le pauvre idiot. Si au moins il avait un peu de cerveau, il comprendrait que c'est pas la meilleure technique! Mais bon, si Pat accepte ça... De toute façon, ils n'ont aucune chance. Ça va bientôt re-pété.

J'ai présenté un de mes cops, un type super cool à Pat, et je crois qu'elle lui plaît. Si tout se passe bien, elle va planté cet abruti incessamment sous peu. Bon débarras! Elle réapprendra à avoir du plaisir dans la vie, et l'autre pourra aller prendre des cours accéléré de savoir vivre. Oups... ça n'existe pas? Mince, alors il est cuit. Il n'aura plus qu'à se chercher une copie de sa mère, ou une pauvre fille désespérée tiens!

Le plouk m'aime bien, huh... pas réciproque! Il pensait probablement qu'en disant cela, j'allais subitement me bander les yeux et ignorer sa connerie. Pauv'tâche! Si au moins, il savait se débrouiller au lit, mais même pas. Ohhh que suis méchante aujourd'hui... L'épuisement peut-être...

Thomas m'a supplié de prendre un verre avec lui, à court d'arguments de retraite, j'ai fini par accepter. Je l'ai averti que j'étais raide et que j'étais d'humeur massacrante... il s'en fiche. Bon! Mais, je sais bien que je ferais un effort pour pas lui faire subir mon humeur. Le hic, c'est qu'étant seule à la maison, je voulais profiter de mon terrier, me prélasser sur mon canapé, dans un bain, regarder un DVD ou 2... Je ferais pas tard.

Ça devient de pire en pire avec Thomas. C'est vrai qu'il aurait fallu lui dire la vérité à propos de Pascal. Plus les jours passent plus ça devient atroce de le lui dire, et plus il nous détestera. Malgré tout, je n'arrive pas à m'y résoudre malgré tous les arguments raisonnable de Pascal... ARF.

On a été prendre un verre à Ouchy. Comme par hasard, on a croisé des potes à lui. Certains étaient à la soirée cinéma plein air à laquelle Pascal m'avait emmené tout au début, Thomas y était aussi. Thomas a plaisanté qu'il pensait au début que j'avais craqué pour Pascal... Cette fois, j'ai pris mon courage à 4 mains et je lui ai dis que c'était le cas. Thomas a changé de sujet après ma révélation, mais hé, tant mieux, même si je m'étais préparée à 1 ou 2 questions à ce sujet. Mon natel a sonné 1 ou 2 fois, je ne connaissais pas le numéro, alors j'ai pas répondu.

Je n'avais vraiment pas envie de traîner dehors, alors j'ai proposé à Thomas de venir à la maison. Ça le tentait de regarder des DVDs. Je me sentais d'humeur "castagne", alors on a regardé "Ghost of Mars". Après, j'avais envie qu'il s'en aille, et je ne savais pas comment lui dire de partir. Du coup, je regrettais de lui avoir proposé de venir chez moi. Quelle nouille. Voilà une des raisons pour lesquelles, je n'aime pas que les mecs viennent chez moi. Je préfère aller chez eux, ensuite je me casse. GRAOUHHH...

Mon natel a sonné encore, toujours ce fichu numéro que je ne connaissais pas. Pour finir, j'ai envoyé un sms "C ki?", la réponse a été "A ton avis... P".

Morte de rire. J'ai répondu que Thomas était dans les parages alors je ne pouvais pas vraiment répondre. Immédiatement après, j'ai regretté. J'avais envie d'entendre sa voix, ARF. Je suis nulle, j'aurai pu juste changer de pièce!!!! Alors j'ai renvoyé un message pour lui dire que s'il pouvait m'appeler dans 1/2h, je m'arrange. J'ai profité de l'appel de ma cops, Brig, et j’ai dit, devant Thomas, que j'avais un copain à la maison, mais que si elle m'appelait 10mn plus tard, le temps que je puisse lui dire au revoir. Je suis pas très fière de moi. Thomas a été un peu blessé par mon geste. J'ai pas eu le coeur de le faire décamper... Quant Pascal a rappelé, j'ai changé de pièce.

Tout comme moi, Pascal avait juste envi de m'entendre. Il avait une carte avec un autre numéro, en espérant que Ducky ne soit pas en train de surveiller ma ligne. Il avait envi de me voir, et serait passé à la maison si Thom n'était pas là, mais bon...

J'ai ensuite fait une énorme, mais alors, une ÉNORME connerie...

Thomas n'avait pas envi de rentrer, et comme je ne savais pas comment dire gentiment "Casse toi"... Et pourtant, j'ai tourné ça, dans tous les sens, mais tout semblait méchant;

-Tu devrais peut-être rentré...
-Tu pense pas que tu devrais y aller...
-J'ai envie d'être seule...
-Fou le camp...
-Dégage...
-Ta présence m'indispose...
-Tu peux pas rester ici...


Bref, je ne savais vraiment pas comment lui dire gentiment de partir... et il se faisait tard.

Avec un air de chien battu, Thomas m'a demandé s'il pouvait rester? Je lui ai dit que non, et il a insisté en me disant qu'il ne tenterait rien de rien. Il avait juste envi d'être... juste envi de dormir à côté de moi. Il m'a encore juré qu'il ne passerait rien et j'ai stupidement accepté de guerre lasse. Peut-on être plus bête?
S'il y avait un cours pour savoir dire non à ceux qu'on aime... je serais dernière de la classe!

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