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225 -- (mardi)

Publié le par JaneDo

Pas entendu Brian partir au boulot, il m’a laissé dormir. Il m’a réveillée  à midi et on a mangé ensemble. J’avais un peu surmonté ma mélancolie, j’étais en meilleur état. Pas encore la top forme, mais mieux. Ensuite, il m’a déposée chez moi.

Je savais que Pat ne serait pas là avant 19h, donc je pouvais profiter de ma tranquillité encore quelques heures.

J’ai finalement réussi à trouver le courage de rallumer mon natel.

De petits bip-bips m’annonçaient que j’avais reçu des messages, mais j’étais sûre que je n’en avais aucune de Pascal. C’était bien le cas. Pourtant, il avait essayé de m’appeler. Ça m’a fait frissonner. GRRR, rien que ça me fait monter au rideau? Il m’avait laissé 2 messages vocaux que j’ai écouté encore et encore, juste pour entendre le son de sa voix.

  • *Pense à toi tout le temps. Je t’embrasse de tout mon coeur. Je sais que je n’ai même pas le droit de dire ça.*
  • *Même si tu ne me croira pas... tu me manques terriblement. xoxoxo*

Évidemment, j’ai analysé chaque intonation, chaque mot, chaque bruit de fond... complètement débile!

Quant Patricia est rentrée, elle m’a racontée son week-end, le type super qu’elle avait rencontré, etc... Bon, à mon avis, elle se fait des idées. Elle l’avait collé un peu vite. Il a dû trouver une excuse pour se débarrasser d’elle, et elle ne semblait pas s’en rendre compte. S’il ne l’avait pas pratiquement fichue dehors, elle serait encore restée chez lui. Ciel, quel scotch. Il lui avait promis de la rappeler. Mais moi, je pense qu’il ne la rappellera pas!

Ciel, comme on voit mieux, quant on est pas concerné!!!

J’ai essayé de le lui expliquer qu’il ne fallait pas collé quelqu’un comme ça dès le départ, ça fiche la trouille. Mais elle se trouvait toutes les raisons du monde pour se conforter dans sa connerie. Tomber sur des loosers, ou choisir le pire mec était devenu un art chez Patricia. Je ne sais pas pourquoi, elle tombe dingue, toujours du même genre de mecs qui la font tourner en bourrique.

A peine à la maison, elle lui envoyait un sms pour lui dire qu’elle attendait son appel. J’ai appris qu’elle lui en avait déjà envoyé un déjà avant midi. Toujours aucune réponse. J’avais déjà mal au coeur pour elle, parce que je devinais déjà la suite.

Dans quelques jours, s’il continuait à ne pas lui répondre, ni répondre à ses appels, elle irait chez lui, lui demander des explications. Patricia, fonctionnait comme ça. A chaque fois, elle allait pour se prendre des vestes, et rien à faire, elle continuait à fonctionner sur le même mode. J’avais beau essayer de la convaincre de ne pas aller se faire jeter, mais rien n’y faisait.

J’ai chaque fois essayé de la faire sortir et lui faire rencontrer quelqu’un d’autre, mais rien à faire non plus. Quant elle croche sur quelqu’un, elle croche!

Grimace... moi aussi, on dirait !!! Beurk...

Elle voulait que je lui présente officiellement Brian... Elle le trouvait mignon. Ouai, il était mignon tout plein... Mais, Brian est un salaud fini avec les filles. Il les jette comme des cleenex. Elles ne duraient pas plus de 2 semaines! Lui présenter Brian??? Oh, pas une bonne idée!

  • 1) Elle est mon amie et je voudrais pas qu'il la fasse souffrir.
  • 2) Je ne veux pas me retrouver entre 2  quant  il faudrait lui expliquer ou  l'empêcher  d'aller ennuyer Brian.
  • 3) Je perdrais mon tendre-spécial-pote, parce que je pourrais plus débarquer quant je voulais, ni dormir chez lui, au cas où ça dure plus de 2 semaines!
  • 4) L'idée de  coucher avec le même mec que ma copine... iakkk. Plus question, au cas où, qu'il me touche après ça!
  • 5) .... Oh-la-la, pas question que je lui présente Brian !

BAHHH, no way. Pas question que je lui organise un truc avec Brian.

Donc, comme c'est mon amie, je lui ai expliqué mes raisons. Patricia a dit qu'elle comprenait, mais bon, je voyais bien que ça volait au-dessus de sa tête! Elle ferait de toute façon comme ça lui chante!

Je n'arrêtais pas de penser à Pascal. Il fallait que je trouve un moment et le courage de vraiment me poser et réfléchir à ce que j'allais faire. Digérer que ce soit fini et que je risquais bien de le croiser, mais ce serait de loin, comme un étranger. Eviter à mon coeur de me jouer des tours en me faisant tourner la tête... ARF... Trop dur. Quand même écouté ses messages un petit coup... pour la route!

Le reste de la soirée, on s'est empiffrée de glace, parlé mec dans tous les sens et on a ri a mort en regardant "About A Boy". Un de mes film préféré.

Publié dans diary, journal

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224 -- (lundi)

Publié le par JaneDo

J’étais tellement fatiguée, je me suis endormie comme une souche.

J’avais plein de truc à faire ce lundi, mais j’ai tourné en rond dans mon appart. J’étais absolument incapable de faire quoi que ce soit. J’étais contente d’être seule. Pat avait rencontré un petit mec, avait dormi chez lui, et était partie directement au boulot sans passer par la maison. Tant mieux.

Je traînais d’un coin à l’autre. Je ne me suis même pas donnée la peine de me changer. Il ne manquait plus que le nounours à traîner parterre derrière moi et le tableau aurait été complet. Pascal me manquait déjà PFFFFF....

Natel coupé, porte fermée, j’avais décidé de ne pas mettre le nez dehors... je me dis ça et je tourne la tête pour voir mon pauvre chien qui, lui, a envi de sortir... Poisse! Si c’était l’hiver, j’aurai enfilé un manteau par-dessus tout ça, et, je serais sortie le balader, tel quel. Mais c’était l’été... il a fallu me changer!

J’espérais un petit signe de Pascal, mais je savais qu’il n’y avait aucune chance. Jess, sa chérie, était là maintenant. Alors inutile d’allumer mon natel. Je savais que c’était fini. Que je ne le reverrais plus. Que si je le revois, ce ne sera qu’un étranger et plus mon Pascal. Ca, ça me faisait trop mal.

Je me suis plantée devant la télé... merveilleuse invention que la télé! Je n’ai aucune idée de ce que je regardais, et j’ai passé mon temps à zapper. Ma tête essayait de tourner en "mode-débile", mais avec la télé ou la musique à fond, elle avait de la peine à démarrer. Tant mieux.

J’ai fait de longues balades avec mon nounours, et j’admirais les merveilles de la nature. Quelle chance quand même d’être ici plutôt qu’ailleurs.

Vers le milieu de l’après-midi, j’ai commencé à m’agiter à l’idée d’être bientôt envahie par ma scouateuse3. Poisse, aucune envie. Brian... j’avais envie de voir Brian... Non... envie de voir Pascal... Mais Pascal, c’était pas possible. Dans mon état de mélancolie, j’avais un peu peur de faire une bêtise en allant voir Brian, mais... j’avais envie de le voir.

J’adore Brian. Avec lui, je suis moi, je peux être moi. Je ne sais pas pourquoi, mais il me comprend, me complète.

Il n’était même pas nécessaire de parler, si je n’en avais pas envie. Je n’avais pas besoin de faire semblant que ça allait ou pas. Je pouvais juste être moi et c’est pour ça que je l’adore.

Brian ne m’a pas posé de questions.

On a regardé la télé, aucune idée quoi, mais j’étais au chaud et en sécurité dans ses bras.

Il m’a un peu raconté ses dernières aventures, les potins amusantes. On a commandé des pizzas, qu'on a grignoté en regardant Pearl Harbor. J’ai pleuré quant Ben Affleck a été porté disparu et que Josh Harttnet est venu annoncé la nouvelle à sa fiancée, et quant il est mort à la fin... SNIF. C’était la xème fois que je regardais le même film, mais c’est tellement bien fait, que je ne m’en lasse jamais.

Je tombais de sommeil.

 

Publié dans diary, journal

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223 -- Jess, la Fiancée, ma Rivale

Publié le par JaneDo

Jess, La Fiancée, Ma Rivale
(10 août 08 - Dimanche)

Ben voilà... Ça devait arriver un jour ou l’autre... Jess était arrivée!

Je le savais, mais j’avais voulu l’ignorer. Faire semblant, que ça n’allait jamais arriver. Ouais, je coulais, et c’était de ma faute! J’avais moi-même attaché une grosse pierre à mon cou et j’avais sauté à l’eau. Bien fait pour ma gueule!

Torturée par ce qui se passait dans la chambre d’à côté... celle de Pascal! Presque pas fermé l'oeil. ARHHH. Horreur, malheur... y a pas une chanson qui.. bref! Le coeur dans les tongues, pas faim, de mauvais poil, envie de voir personne, les yeux éclatés... Bref, la top forme. Je me suis pas reconnue dans la glace. Parfois, faudrait éliminer ça des chambre tiens! J’avais les yeux tout bouffi, 1h d’eau froide et chaude n’ont servit à rien. Après une nuit de folie, à me torturer la tête, j’avais décidé d’arrêter les lamentations!

J’avais bien failli aller me faire consoler par Thomas, mais bon, c’est un peu trop mec ça! Et je n’avais pas envie de me retrouver les 4 fers en l’air! J’avais juste envie d’être dans des bras amis, retrouver la position foetal, se laisser bercer et dodo. Il me fallait Brian, mais Brian n’était pas là.

Pascal était bien sûr déjà en bas. Pas de Jess à l’horizon? Baah, elle devait encore dormir. Coup de crosse à l’estomac, en croisant le regard de Paul, qui bien évidemment, savait pourquoi j’avais une tête à faire peur.

Mon estomac et ma bouche était en grève. Pas faim. J’ai encore servi le réchauffé de mon rhume des foins et éternué avec application pour étayer mon histoire. Le pire, c’est  qu'au fils des heures quant ça dégonfle... ça n’est pas régulier!!! Carrément mortifiant! Evidemment, avec mon nez qui virait au rouge, je ne pouvais pas gagner le concours du sex-appeal aujourd’hui!

La queue entre les jambes, j’ai subi le déjeuné. Heureusement, Thomas rentrait dans les 1ers et m’a proposé de redescendre avec lui. Mais en attendant, je devais défilé avec cette tête là.  J’évitais autant que possible la compagnie. Dans mon coin, Je faisais semblant de lire.

Pascal est venu s’asseoir près de moi, GRRR, je n’avais pas envie de le voir. PFFFF, il me demande si ça allait? Quelle question idiote! Si ça allait? Ouais, c’est la fête! Ça baigne, ça se voit pas, non? Je le voyais se pencher en avant, grrrrr. J’ai continué à fixer mon livre. Il m’a pris le livre des mains, et il a hoché la tête; “La mécanique hein!”. AGRHHH, j’avais pris le 1er livre qui m’ait tombé sous la main pour me donner une contenance. Contenance, qu’il venait de jeter au chiottes. POISSE. Il a posé mon bouquin, m’a attrapé par la main pour me tirer dehors.

Pascal... Ahhh Pascal... Il fait des fois, des trucs absolument énervants, et malgré ça, j’arrive encore à trouver ça chou. Je dois être tarée! Pourquoi est-ce qu’il fait des trucs pareils, ça me fait fondre, et fondre... béh, j’avais déjà la tête d’Elephant Man, ça pouvait pas être pire!!! Mais je l’ai suivi sans résistance. En sortant, il a lancé, comme quoi “on allait acheter des croissants”.

Dans la voiture, on pouvait entendre les mouches voler sur le dos. ARFFF. Pascal m’a tendu ses lunettes de soleil qui traînaient dans la voiture, sans un mot. Je crois que même down, je l’adorais quand même, pourtant, je voulais le détester. Il a effectivement acheté des croissants, du pain, etc. Je suis restée dans la voiture. Pascal m’a ensuite proposé d’aller acheter ce qu’il faut pour mon “supposé” rhume du foin et des gouttes pour les yeux. On s’est arrêté au retour. Pascal a jeté 2 des pipettes, question de donner le change au retour au chalet. Malin, j’y aurais pas pensé.

Au retour, on s’est arrêté et Pascal m’a fait descendre de la voiture. Je n’avais pas desserré les dents depuis le chalet. Il a enlevé les lunettes, GRRRR, je ne voulais pas qu’il me regarde, mais il m’a quand même forcée à lever la tête. Il ne manquait plus qu’il me sorte un truc du genre; “T’as vu ta tête” et suis finie. Mais il a juste dit; “Bravo” avant de me serrer tendrement dans ses bras.  Pascal savait bien pourquoi j’avais les yeux bouffis. Étonnamment, il semblait peiné. BAHHH peut-être mon imagination!

En rentrant, Pascal a posé tout ça sur la table, y compris les affaires de la boulangerie. Paul a eu un petit sourire en coin, mais Thomas a marché. Tout attentionné s’occupait de moi comme si je m’étais pété une jambe. C’était chou et je l’ai laissé faire. Je me sentais bébé. Pascal s’est effacé. La plupart de ceux qui doutaient de mon état semblait avoir gobé mon histoire finalement, sauf Paul et bien sûr Pascal. Mais mon honneur était sauf.

Une Jess rayonnante est descendue prendre son petit déjeuner quant tout était prêt. Elle est venue s'assoir à côté de moi et semblait concernée par l'état de mes yeux... iiiiiaïe. Elle a posé ses mains sur les miennes en me disant que ça avait l'air mieux. Pascal nous a jeté un coup d'oeil grimaçant, Paul avec qui il discutait était carrément amusé. Moi non!

Mes yeux dégonflaient et ça piquait, alors je ne me suis pas gênée pour me frotter les yeux. Ça jouait parfaitement avec mon histoire. Tout le monde me conseillait d’arrêter sinon, ça allait empirer, mais ça piquait trop.

Après le déjeuner, Thomas voulait prendre la route. j’étais soulagée, je voulais rentrer chez moi. Il m’avait semblé que ce week-end avait duré une éternité. Thomas voulait m’inviter à manger, mais j’étais épuisée.

Je rêvais seulement de rentrer m’enfermer dans mon dôme.


 

Publié dans diary, journal

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222 -- L'ARRIVEE DE JESS ! -- (samedi)

Publié le par JaneDo

Jess... Jesssss...

Pascal aurait dû se glisser hors de ma chambre avant le matin, mais il s’était endormi. Quelle poisse! Comme la chambre à Pascal était à côté de la mienne, on a entendu Ethan frapper vigoureusement à sa porte. C’est ce qui nous a réveillé. Les garçons avaient prévu d’aller faire de la grimpe entre mecs avant le déjeuner. Trop tard, Pascal ne pouvait pas sortir dans le couloir, n’est-ce pas! La plupart de ses potes étaient déjà parti quant il est descendu.

En attendant le retour des autres pour déjeuner, j’ai lu un peu, en restant scrupuleusement à l’écart de Pascal. En rentrant, détendu par le sport, Thomas est venu me cocooner et me raconter leurs sorties. Fini la mauvaise humeur d’hier soir. Tout le monde semblait détendu... fatigué, mais de bonne humeur.

Pascal m’a attrapé dans un petit coin, un peu avant le déjeuner, pour me faire des bisous. Je l’adore trop. Collé comme des siamois, on s’embrassait et un raclement de gorge nous a fait sursauter. Paul nous avait surpris. Embarrassée, je me suis éclipsée laissant les garçons. On avait perdu l’habitude de rester sur nos gardes, c’était pas de chance. 2mn d’inattention et voilà; pris la main dans le sac. Ciel, ça aurait pu être Thomas, et s’aurait été la cata!!! J’ai juste entendu Pascal demander à Paul de garder ça pour lui. Ils sont restés un sacré moment à discuter. Après, un peu gêné, j'ai évité comme je pouvais de me retrouver face à Paul.
 
En fin d’après-midi, la plupart d’entre nous avons été faire une sieste question de se retaper pour la longue soirée à venir. Thomas jamais fatigué d’essayer, m’a proposé de faire la sieste avec lui, en tout bien tout honneur, promettant de ne rien tenter. Je ne pouvais pas faire ça. Comme je n’ai pas capitulé, il est parti avec une équipe faire une partie de bowling.

Discrètement, Pascal et moi, avons filé dans l’aile inhabitée. Chaque moment qu’on pouvait passer ensemble, que tous les 2, était précieux, alors on s'en privait pas. On somnolait quant on a entendu une voiture et du bruit dans la cour. On ne savait pas que quelqu’un était venu frappé chez Pascal. Après nous avoir surpris ensemble, Paul se doutant que Pascal pouvait être avec moi avait aussi frappé à ma chambre. Mais ça, je l’ai su plus tard.

Pascal a été jeté un coup d’oeil par la fenêtre, quant il s’est retourné, il était devenu tout pâle. Il a seulement dit "Oh Boy!", et son "Oh boy" ne prévoyait rien de bon. Pascal s’est habillé à toute vitesse. J’ai été voir à la fenêtre, il n’y avait pas grand chose à voir. Pourtant Pascal était blême, sa mâchoire se contractait nerveusement; “Il... Il faut que j’y aille... C’est Jess... ”. Et il a filé. C’était... bizarre! Et Jess? Quoi Jess? Pascal est revenu et m’a serré très fort. Il m’embrassait tout en s’excusant, et il est parti.

AHGHHH... Quoi??? Jess était là???!!!

Un gros gros trou s’était creusé sous mes pieds. Je pourrais même pas dire combien de temps, je suis restée les yeux écarquillés, assise sur le lit à regarder la porte. J’avais l’estomac tout retourné, des fourmis dans la mâchoire. Je me sentais comme quant on a un exam et qu’on a pas étudié et qu’on se sent malade à l’idée d’aller en classe... Je n’arrivais même pas à me mettre debout sur mes pieds, parce que j’avais aussi des fourmis dans les jambes.

Jess... je connaissais son nom, mais... j’avais fini par l’oublier. Elle était devenue abstraite, un peu comme si elle n’existait pas. Comme si elle n’allait jamais apparaître. J’étais un peu perdue. Et je ne voulais pas rencontrer Jess. La rencontrer la ferait exister, et je ne voulais pas qu’elle existe. J’avais une grosse boule dans la gorge et l’estomac. Je ne me sentais pas très à l’aise.

Dans le salon, ils étaient tous assis dans les canapés près de la cheminée... Et JESS était là!

Et elle était là... Assise sur les genoux de son Pascal, les bras autour de ses épaules. Thomas m’a aperçue et m’a appelée pour me présenter à sa soeur. Pascal a baissé la tête, il n’osait pas me regarder. Barbie était joyeuse et discutait avec sa copine. Paul m’observait, mais j’en avais rien à cirer, c’était un cauchemar. Thomas m’a pris la main, et j’ai dû saluer Jess. Elle m’a prise dans se bras pour me faire la bise.

C’était surréaliste! J’avais l’impression de regarder la scène, pas de la vivre. Et je ne voulais pas la connaître, ni la trouver sympathique, ni l’apprécier. Malheureusement, elle avait l’air sympathique...

Jess est une vrai bombe nucléaire, toute pétillante, de longs cheveux noires tombant en cascades dans son dos. Elle était vraiment très belle. Rien à voir avec moi, vraiment super jolie. Quel coup de poignard! Je venais d'être réduite à la taille d'une punaise. Je me demandait ce que Pascal avait bien pu me trouver? Elle était absolument parfaite... et pire que tout, ils allaient vachement bien ensemble. Si ça avait été possible, je me serais suicidée dans le verre, de je-ne-sais-quoi, qui tremblait dans mes mains.

Je n’entendais rien de la discussion, j’avais les oreilles bouchées et la cervelle en vrac. Les morceaux se baladaient un peu partout sous mon crâne. De temps en temps, quant je pensais que personne ne pouvait me voir, j’observais Pascal qui souriait en écoutant Jess parler. Elle avait un sourire Pepsodent, tout en parlant se serrait contre lui, ou ils se faisaient de petits bisous. IARK.

Chaque bisou étaient comme des milliers de petites flèches brûlantes qui me piquaient.


Pascal avait l’air heureux, et ça me rendait malade.

ARFFF. Je devrais être heureuse pour lui? C'est qui, qui a inventé une idée aussi stupide... Etre heureuse pour lui, OUI, si c'était avec moi... huh!  Ils avaient l’air complice et si complémentaire. J’enviais Jess à la folie. J’aurai aimé être à sa place et avoir les bras de Pascal autour de ma taille. Etre celle, vers qui, il se penche pour pêcher des baisers. C’était atroce. J'avais le coeur dans les tongue et lui, il était heureux!!!.

Si j’avais pensé qu’hier soir, le regarder embrasser les autres filles étaient insupportable, alors là, j’avais pas de mots pour exprimer ce que je ressentais à les regarder. Du coup, j’ai regardé un peu autour de moi. Caroline avait l’air aussi dépitée que moi, ça réchauffe! Elle restait à bonne distance. De toute façon, Pascal avait l'air inaccessible!

J’ai pu m’éclipser dans ma chambre, pour aller m'effondrer en miettes et pourtant, je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas avoir les yeux tout bouffi. Et, je ne pouvais pas redescendre comme ça, et il le fallait pourtant avant de me couvrir de ridicule. Ciel. Thomas est venu frappé à ma porte. AGRRR. J’avais les yeux éclatés. Ça faisait plus d’un 1/4h que je me pressais de l’eau froide sur les yeux. Comme j’avais peur de redescendre seule...

 AOUTCH, en voyant mes yeux, il m’a demandé ce que j’avais. Assez maladroitement, il m’a demandé direct, si c’était à cause de Pascal et Jess? HEUHHH... j’allais pas lui dire la vérité, il est fou ou quoi! J’ai inventé une attaque de mon rhume des foins. Je lui ai dit que, j’avais dû renifler ou toucher quelque chose qui a titillé mon allergie. Et que je passais une mauvaise journée d’attaque et que j’avais rien pris avec moi. Thomas a rigolé et il a paru super soulagé.

Je savais que j’allais devoir me taper les réflexions et les regards en coin des autres aussi. POISSE. Ça n’a pas raté! “Qu’est-ce que t’as? T’as pleuré ou quoi?” RRRHHHH.

C’était assez pénible d’être dans les parages et de devoir voir Pascal et Jess. Il était évident qu’ils étaient en couple. Ils avaient l’air heureux ensemble. Pascal avait l’air de m’avoir oublié, il semblait détendu et... heureux. Ça faisait mal à voir. Il n’avait d’yeux que pour sa Jess et écoutait avec intérêt tout ce qui sortait de sa bouche. Je n’existais plus.

Je me suis tirée sur la terrasse, d’où je pouvais les observer et grimacer à ma guise. Heureusement que personne ne pouvait me voir! La plupart d’entre eux se connaissaient bien, à part Caroline et Alexia. La complicité et tendresse entre Pascal et Jess me faisait un peu beaucoup mal. Puis, Pascal s’est levé pour se diriger vers moi sur la terrasse. Ça m’a donné chaud et l’impression d’avoir les joues brûlantes. Je n’avais pas envie de lui parler.

Pascal s’est confondu en excuses. Qu’il était désolé. Mais désolé de quoi? Pourquoi les gens disent qu’ils sont désolés quant, ils ne sont pas responsable d’une chose. Qu’est-ce que ça veut dire; désolé? Quant tu te pète une jambe, on te dit; “Oh, suis désolé”... Pourquoi? Ils t’ont pas poussé? Ils étaient même pas là! Il était désolé, il ne savait pas qu’elle venait, ni qu’elle était rentrée. Qu’il regrettait de m’imposer ça. Qu’il ne savait pas quoi dire, à part qu’il était désolé. J’ai finalement osé le regarder. Ciel, il me faisait fondre, du coup, je me suis sentie super down triste. Pascal avait les yeux aussi un peu triste, il avait l’air mal. On est resté debout silencieux, côte à côte. Et pour la 1ère fois, c’était pénible d’être là, ne sachant pas quoi se dire. On est resté comme ça, jusqu’à ce que Thomas vienne me chercher pour la projection DVD.

J’avais le vague à l’âme, j’avais besoin de câlins, d’être rassurée et consolée. Très naturellement, j’ai laissé Thomas me prendre dans ses bras et je me suis collée à lui. Bizarrement, j’ai pensé à Brian. J’avais envie de voir Brian. Si j’avais été à Lausanne, je me serais enfuie chez Brian. Par moment, Pascal nous jetait des regards en coin. Je n’arrivais pas à savoir s’il était soulagé ou ennuyé...

Impossible de supporter plus longtemps de les voir ensemble, je me suis réduite dans ma chambre et j’ai pleuré. Une vraie madeleine. J’ai même compté les heures qui restaient jusqu’au départ. Je voulais rentrer. Si j’avais eu ma voiture, je serais sûrement partie pendant la nuit.

Je souffrais le martyre. De toute façon, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Je savais qu’il était pris et j’ai foncé quand même. ARFFF. Pascal avait essayé de m’avertir, de gentiment de me tenir à l’écart, je n’ai rien voulu savoir. J’ai persévéré jusqu’à ce qu’il capitule, sachant qu’il avait un faible pour moi. Bon, je ne pensais pas que Jess ressemblerait à une Top Model, mais j’aurai dû m’en douter. Mais alors, qu’est-ce qu’il pouvait bien lui avoir plu chez moi? Il se rappelait plus à quoi ressemblait Jess? Il avait des troubles de la vue ou quoi?

J’ai entendu gratter à ma porte, j’ai pensé que c’était Thomas, alors je n’ai pas réagi. Mais, c’était Pascal. Qu’est-ce qu’il faisait là? Comment avait-il pu s’échapper? Bahhh, je crois que je me fichais du comment. Je l’ai laissé me serrer dans ses bras, c’était désespérément bon  et en même temps ça faisait hyper mal.

Il me serrait très fort, me caressait la tête en murmurant qu’il était tellement désolé. Oui, parfois, le mot “désolé” peut faire du bien... Ciel que j’aimais le son de sa voix. Puis il est reparti la rejoindre. Si j’avais eu des somnifères, j’aurai avalé une dose pour dormir de suite. Parce que ma tête, elle, était complètement en folie, les imaginants ensemble dans tous les sens. Comme sa chambre était à côté de la mienne, j’avais peur d’entendre des bruits que je ne voulais pas entendre, alors je me suis bouchée les oreilles.

C’était douloureux et aussi la pire nuit de ma vie!


 

Publié dans diary, journal

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221 - WEEK-END AU CHALET

Publié le par JaneDo

WEEK-END AU CHALET
(8 août 08 - vendr)

Le jeu de la bouteille (jeu des baisers) tourne mal...

Dormi comme un bébé dans les bras de l’homme que j’aime. Et je l’aime à la folie. Terrible. J’espère que ce sera toujours pareil, mais hélas, je sais bien qu’avec le temps, on oublie pourquoi on aimait tellement quelqu’un. Le train-train quotidien reprend du service, et paf, un jour on éprouve juste de l’affection ou on y pense juste pas, on a juste l’habitude de la présence de l’autre. BEURK, je commence à flipper ou quoi ?

Je me suis réveillée la 1ère, et je le regardais dormir. Quant je me suis levée pour aller à la salle de bain, j’ai vu ses mains me chercher. C’est toutes ces petites choses que j’adore chez lui. Quant je suis venue me recoucher, il a posé sa main sur mon bras.

Quant j’ai caressé sa joue, il a ouvert un oeil en grimaçant. ARFFF je n’aurai pas dû le toucher, j’aurai dû le laisser dormir. J’aurai été folle de rage, si on m’avait fait pareil, tiens! J’adore son sourire ensommeillé... ARFFF, je vais arrêter de dire, j’adore, j’adore, parce que pour l’instant, j’adore tout chez lui alors...

Je sais bien que, j’essaie de lui trouver des défauts. J’aimerai en trouver un petit paquet, que je stockerais quelque part sur mon disque dur (mon cerveau), pour pouvoir tempéré un peu mes sentiments. Parce que là, franchement, je tombe direct dans le bébête show. Même son; “Hey Babe” j’adore. Pourtant, c’est juste un petit bonjour-coucou de rien du tout. Ha oui, il faut vraiment que je récupère mes capacités moteurs bientôt, sinon, je suis perdue.

On a traîné le reste de la matinée au lit, pas trop envi de se lever. Le temps était mezzo-mezzo.

  • Qu’est-ce que t’as pensé, la 1ère fois que je suis venue chez toi, comme ça en pleine nuit? (moi)
    Il a eu un petit rire.
  • Que t’étais gonflée... (Pascal)
    Il riait. En fait il se fichait de moi.
  • Sérieusement? Quelle est la 1ère chose qui t’a traversé l’esprit? (moi)
    Il m’a attrapée et m’a recouchée et me regardait un peu moqueur. GRRR. Peut-être que je n’aurais pas dû demander. J’avais l’impression qu’il allait rire encore, mais non. Mais il souriait toujours.
  • La 1ère chose huh? (Pascal)
    J’ai hoché la tête comme je pouvais.
  • Shit! Je me suis dit ”Shit” (Merde). (Pascal)
  • Merde? Tu t’es dit... merde ? Alors... (moi)
  • Je me suis dit que tu avais dû lire dans mes pensées... J’étais... Ouais, t’avais lu dans mes pensées. J’avais envi de te voir, mais pour éviter toutes tentations, j’étais rentré plus tôt. Thomas et toi ça avait l’air de fonctionner... (Pascal)
  • Pourquoi tu ne m’as pas demandé de partir? (moi)
    Il a souri de plus belle avec un petit gloussement amusé.
  • A ton avis? (Pascal)
    Il a ébouriffé mes cheveux... comme si je l’étais pas déjà assez!!!!
  • Et tu le sais bien. J’avais trop envi de te voir et... tu étais là... Impossible de te dire de partir. Il y avait pas grand chose à dire. J’étais... foutu. (Pascal)
    Il riait toujours...
  • Allez.... vient là miss questions! (Pascal)

L’après-midi, on a été mangé dehors puis se balader. Comme c’était chouette d’être libre, d’être ensemble, de pouvoir se serrer l’un contre l’autre sans avoir besoin de vérifier si personne n’était dans les parages, de se toucher, se faire des bisous, d’avoir son bras autour de mes épaules, se tenir par la main. Traîner dans les boutiques, faire les courses. C’était vraiment super chouette.

Pascal m’a offert un bracelet et moi, un pendentif avec une petite médaille en forme de coeur. La vendeuse a demandé si on voulait y graver quelque chose. Alors, on a graver la 1ère lettre de nos 2ème prénom, un A&J, pour Josh. Perso, je trouvais que ce n’était pas une très bonne idée, mais Pascal y tenait.

En fin d’après-midi, il a fallu rentré. Pascal était un peu triste, et n’avait pas vraiment envi de rentrer. Il a commencé à proposer tout un tas d’idées farfelues, comme dormir à l’hôtel ou rentrer à Lausanne puisque tout le monde était là pour le week-end... C’était trop chou, je l’adore. Mais c’était pas possible.

Le temps avait passé trop vite. J’avais l’impression qu’on venait juste d’arriver. Flûte. Retour en arrière, retour à la raison. Il fallait de nouveau faire attention à tout un tas de petits riens. Plus de petits bisous tout le temps, faire attention à chacun de nos mouvements, de nos paroles. AFFFF, j’étais aussi triste que Pascal sinon plus. Il ne me lâchait plus la main et la serrait fort, ou me collait contre lui sans arrêt. Rien que ces petits gestes d’affections réussiraient à faire craquer n’importe quel glaçon!

A la maison, on a profité encore un peu de notre tranquillité et solitude à 2. Là encore le temps à passé trop vite. On était quand même un peu stressé, on savait que les 1ers arrivants allaient arriver d’un moment à l’autre. On était encore dans les bras l’un de l’autre quant on a entendu un bruit de voiture.

C’était Paul, il n’était pas tout seul. Il était monté avec Caroline et Alexia. Il était un peu surpris de me trouver là, je le voyais au regard-question qu’il adressait à Pascal, mais il n’a rien dit. En moins de 2h, tout le monde était là. Je me sentais légèrement seule avec tout ce monde que je ne connaissais pas vraiment et j’étais, quelque part, vraiment soulagée par l’arrivée de Thomas.

Parfois, on fait des trucs pas vraiment cool et on ne peut pas vraiment s’en empêcher. C’était presque automatique que je me sois rapprochée de Thomas. Il semblait qu’ils se connaissaient tous et depuis un moment. Me sentant un peu à part, je me suis réfugiée auprès de Thomas. Il en était très content, et ce n’était pas vraiment terrible de ma part.

De temps en temps, je croisais le regard de Pascal qui se tenait à une distance respectable. Bien sûr, la question de comment j’étais arrivée là avant tout le monde a été posée et j’ai servi le bobard prévu.

On était 14;
Antony - Rafael - Lucas - Ethan - Paul - Mickael -Thomas et Pascal
Sophie (Barbie) - Cassandra - Emma - Alexia - Caroline et Moi...


Pascal s’est proposé pour préparer à manger. Caroline et sa copine, Alexia et Paul l’ont secondés. Je suis restée avec Thomas. Ils s’amusaient bien dans la cuisine d’après les rires qui transpiraient jusqu’au salon.

Une fois qu’on a mangé, une autre équipe; Thomas, Lucas, Cassandra, une nana que je ne connais pas et moi avons débarrassés et tout fichu dans le lave-vaisselle.

Quant on est revenu au salon, les choses étaient bien partis... Caroline était assise entre les jambes de Pascal, à ma place grrrrrrrr. Elle a proposé de jouer à un jeu débile, le jeu de la bouteille qui tourne;

Le jeu des baisers. AOUTCH...


On était tous un peu casquette, tout le monde à trouver l’idée du jeu de la bouteille géniale et une super idée pour commencer un week-end d’enfer. Je  n’avais pas envie de jouer, Pascal n’était pas chaud non plus. Je n’avais pas envie d’embrasser qui que ce soit à part Pascal...

Le couple désigné par la bouteille devait se lever et s’embrasser pendant 30secondes. BRRRR, ça peut être long 30secondes! Si une fille tombait sur une autre fille, c’est le garçon à sa droite qui s’y colle, idem dans l'autre sens. S’il s’arrêtait entre deux, ils devaient recommencer. On s’est mis en cercle, Pascal s’est assis en face.

A 2 contre 12, on avait pas le droit de refuser de participer. On a dû se plier à la majorité. J’avais un peu les papillons, je n’avais pas envi de voir Pascal embrasser une autre fille! J’en avais mal au ventre.

Comme c’était son idée, Caroline a lancé le jeu. J’avais la frousse qu’elle tombe sur Pascal, je n’arrivais pratiquement pas à respirer parce que je ne voulais absolument pas le voir embrasser une autre fille, encore moins Caroline. La bouteille de Mickael a pointé sur moi... oups... je n’avais pas pensé à moi... Je devais aussi embrasser les autres garçons... AOUTCH... j’avais oublié de penser à ça.

La 1ère à tomber sur Pascal était Cassandra.

J’avais des palpitations. Pascal s’est plié de bonne grâce au jeu. J’avais une grosse grosse boule dans la gorge, je ne voulais pas regarder, mais je n’ai pas pu détourner le regard. J’avais le coeur qui flottait au fond de mes baskets. C’était une torture de voir ses lèvres se poser sur celles de Cassandra, de voir la main de Pascal dans son dos. Pour moi, c’était carrément horrible à regarder. 30secondes c’est infernalement long!

Après, c’était à Pascal de faire tourner la bouteille et il est tombé sur Caroline. L’enfer ne faisait que commencer, Pascal devait embrasser Caroline pendant 30 longues secondes. ARFFFFFF. Je suis contente de ne pas rougir, mais j’avais les oreilles cramoisis.  J’étais à cent lieu en-dessous de zéro. Torture suprême, et je n’ai pas pu m’empêcher de regarder. Peut-être la curiosité, voir s’il l’embrassait de la même manière qu’il m’embrassait moi.

Elle a balancé ses bras autour de ses épaules. Milles coups de poignards dans le coeur et coup de massue en voyant Pascal la prendre par la taille. Pascal souriait. Je scrutais tous les petits détails. Grâce au ciel, il n’a pas pris son visage entre ses mains, il ne l’a pas serrée plus fort non plus.  La torture de ces 30secondes étaient atroce. Elle lui passait les mains dans les cheveux, s’était collée à lui, posé ses mains sur sa nuque... sa nuque à moi, GRRR. C’était carrément indécent. Après il a ri. Je faisais semblant de rire aussi. J’espère seulement que mon rire jaune ne s’est pas remarqué.

Pascal a lancé la bouteille et il est à nouveau tombé sur elle. Il a jeté un coup d’oeil dans ma direction. De mauvaise foi, je me suis dit qu’il avait fait exprès. ARRHHH. Et re-torture de 30secondes. L'enfer.

J’ai nagé dans le flou après, souriant parce qu’il le fallait, riant en entendant les autres rires, bref, je faisais semblant de participer. Pascal essayait de capter mon regard au passage, mais je ne pouvais pas le regarder. Je nageais entre tristesse et colère. J’avais chaud et je coeur qui battait irrégulièrement... J’étais pas au top.

En faisant tourner la bouteille, Caroline est tombée, cette fois sur Thomas. Il y a eu moins de manifestations. Elle ne lui a pas labouré le torse, ni passé les mains dans les cheveux.

Paul. On était plutôt gêné mais bon c’était le jeu, n’est-ce pas! Puis en tournant la bouteille, je suis tombée sur Thomas. Zut, j'aurai dû viser!

Je suis un peu sortie de ma léthargie quant j’ai dû embrasser Thomas. Thomas est tombé sur moi du 1er coup. Pascal a serré les dents, et a pris une grosse inspiration, mais je n’arrivais à pas voir s’il souffrait un peu quand même, puisque je n’osais pas le regarder. Après tout, ce n’était qu’un jeu! Je dois avouer que Thomas embrasse bien. Ça ne vaut pas Pascal, mais c’était pas aussi désagréable que je l’aurais pensé.


Puis c’était mon tour de faire tourner la bouteille. Quant il s’agit de viser, je dois avouer que je ne suis pas si mal. Comme si mon cerveau mesure de suite la vitesse, la matière et le poids etc. Ça n’a pas raté... J’ai visé Pascal et j’ai eu Pascal. J’ai senti la tension de Thomas assis à côté de moi. C’était un peu gênant de s’embrasser devant les autres, mais en même temps, difficile de résister au plaisir de l’embrasser.

Son petit sourire sérieux était trop irrésistible et ça me faisait fondre. Quant il m’a pris dans ses bras, il a dû se rendre compte que j’étais un peu tendue. Sa main s’est posé sur mon visage et il m’a caressé la lèvre du doigt et j’adore quant il fait ça. J’ai carrément fondu et oublié les autres. Avec lui, on avait l’impression d’être seule au monde... et 30 secondes, c’était court!

Tout juste entendu les autres qui criaient que le temps était écoulé. Ses yeux me couvraient d’un long manteau vert, j’avais les jambes tout flagada. J’ai avalé ma salive avec peine, glups et le coeur qui cognait encore dans les oreilles.

Thomas a poussé la bouteille avec énervement et a quitté le cercle brusquement. Thomas a jeté un regard furieux à Pascal en tournant les talons. Dans ma bulle insonorisée, j’ai vu  Pascal froncer les sourcils et faire la grimace avant de se décider à suivre Thomas en se grattant la tête.

Le jeu était terminé, ça, c’était sûr!

On les entendait se prendre la tête. Thomas accusait Pascal de faire exprès de l’agacer. Pascal lui demandait pourquoi au nom du ciel, il voudrait faire une chose pareille et lui a rappelé que ce n’était qu’un jeu. Puis Thomas lui a balancer que ça n’avait pas l’air d’être la 1ère fois qu’on s’embrassait... OUPS! Je me suis éclipsée hors du salon, j’avais la figure en feu.

Je ne pouvais pas rester éternellement dans ma chambre sans que ça fasse bizarre. Il fallait que je redescende. J’avais un noeud à l’estomac. Thomas est venu frapper à ma porte en s’excusant.

Quant on est redescendu, Pascal s’était assis et discutait avec Paul et Mickael. On ne s’est pas regardé, en fait, Pascal semblait m’éviter. Tant pis, c’était peut-être mieux comme ça. Thomas restait collé à moi, ça ne me gênait pas trop en fait parce que, j’étais assez mal à l’aise en croisant certains regards.

Petit à petit, l’atmosphère s’est détendu. Un petit groupe s’est mis à jouer aux cartes dans un coin du salon, on les entendait s’exciter pendant la partie et rire. Près de la terrasse, Pascal discutait avec ses potes. Barbie était à côté de lui comme par le passé, ce qui empêchait un peu Caroline de l’approcher mais elle était vers lui. Paul, Alexia, la copine à Caroline, Ethan, Thomas et moi discutions près de la cheminée.

Caroline, jamais à court d’idée a proposé une baignade nocturne dans la piscine. Alors on s’est fait une partie de piscine. Seul Pascal n’a pas voulu se baigner. Je savais pourquoi, hum! Les garçons l’ont jetés à l’eau et il a été se changer, mais il ne s’est pas baigné avec nous. Il est retourné au salon.

Très tard, j’avais les yeux qui tombaient parterre, alors j’ai été me coucher. Il y avait encore du monde au salon. Thomas m’a accompagnée à ma chambre, et a essayé de se faire inviter à l’intérieur. Même si j’étais un peu casquette, je ne l’étais pas assez pour le laisser entrer.

Tard dans la nuit, Pascal est venu me rejoindre. Je l’adore...


 

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220 - Au chatel à 2

Publié le par JaneDo

Très excitée du week-end à venir.

Tout un week-end ou je pourrais voir Pascal. Bon, aussi avec tout un tas d’autres personnes, mais Pascal serait là. Aïe, javais oublié de penser que je ne connaissais pas la moitié du quart des gens... Mince, je pensais à ça seulement maintenant que je me préparais. AOUTCH. Si j’y avais pensé avant, je ne sais pas si j’aurai dit oui... heum... si, si, j’aurai dit oui. L’idée d’être près de Pascal y aurait contribué. J’aurai dit oui, alors STOP à la boule à l’estomac.

Parlé avec Pascal et Thomas au téléphone. Thomas voulait m’inviter à passer chez lui et ensuite sortir avec eux en boîte. Peux pas. Je lui ai dit que je ne pouvais pas parce que comme j’allais avec eux au chalet, il fallait quand même que je sorte aussi avec mes potes un peu. Et que, je devais au moins un soir, tenir compagnie à la cops qui scouate chez moi! Il a compris.

Mais c’était pas vrai du tout...

J’en ai marre des scouateurs. J’aime vivre seule  et ça me gonfle d’être le refuge des amis en détresse. Ciel, faut qu’ils se trouvent un autre refuge. Moi plus supporter.

S’il croisait mes cops, il verrait bien que je n’étais pas avec eux... Bahhh... je trouverais une explication le moment venu.

En fait, Pascal m’a proposé de monter un jour avant les autres. Que les 2. J’ai accepté tout de suite. Paul lui avait donc laissé la clef. Il ne devait en parler à personne. Thomas se poserait sûrement des questions, et se demanderait où Pascal avait disparu ce soir. Mais bon. Il avait dit à Thomas qu’il le rejoindrait en boîte sans intention de le faire. Juste pour ne pas l’avoir sur le dos ce soir. J’étais impatiente. Après moulte hésitation, on a décidé de ne prendre qu'une voiture. Si on me pose la question, j’ai pris le train et Pascal est venu me chercher. Question de ne pas me planter, on a pris les horaires.

Le chalet, ou plutôt la baraque des vieux de Paul est absolument superbe. Grandiose, dirais-je. Des tonnes de chambres. Avec une aile légèrement séparée. On aurait bien voulu prendre nos chambres là, l’une à côté de l’autre, mais c’était pas possible. Il y avait assez de chambres dans l’aile principale pour tout le monde.

Il y avait un énorme salon avec une énorme cheminée en plein milieu. C’était vraiment très beau. De superbes canapés de chaque côté et encore un salon dans le salon sous le balcon des escaliers qui donnaient dans les chambres.

Il y avait 2 grandes chambres en bas avec cheminées, une bibliothèque où j’aurai pu m’installer pour lire tous ces livres. Ils étaient beaux, brochés avec soins. Bref, une vrai bibliothèque avec de beaux canapés en cuirs qui invitent à la lecture. De petites pièces un peu partout, pour poser les chaussures, les skis, les chaussures de montagnes. Une sorte de pièce froide ou on trouvait tout un tas de stock de nourritures de 1ère nécessité, un jardin d’hiver toute vitrée, une splendide, magnifique piscine intérieur... C’était vraiment très beau. Je ne savais pas que les parents de Paul étaient fortunés!

En tous cas, on peut dire ce qu’on veut, mais l’argent, c’est bien!

Ceux qui disent le contraire sont de sacrés idiots. Aucun n’a encore versé son trop plein sur mon compte en banque. C’est toujours seulement du bla-bla, des grenouilles à grandes bouches, quoi!

Avant de visiter, à peine entré, j’ai jeté mes affaires au hasard pour lui sauter dessus. Hahhh, ce soir, il était à moi toute seule. Pas de sursaut, personne à l’horizon, on était tout seul.

On a essayé presque tous les canapés, ils sont super confort. Le temps était à l’orage et il pleuvait très fort. Super romantique. Pascal a fait un feu pendant une pause, et m’a fait un grand chocolat chaud. Je l’adoooore.

Même si je souri souvent, parce que c’est dans ma nature, j’ai jamais autant souri je crois. Je dois sûrement avoir les marques sur la figure.

Pascal m’a fait le tour du propriétaire, ce n’est pas la 1ère fois qu’il y vient. On a choisi nos chambres à l’étage, côte à côte. Pascal a tenu à me faire à manger, je voulais l’aider mais il n’a pas voulu. Il est vraiment trop mignon à cuisiner torse nu avec son jean sans ceinture. Je lui avais emprunté sa chemise. Il est tellement bien foutu que, ça me foutrait presque des complexes. Je n’avais jamais trouvé aussi sexy de regarder un homme cuisiner à torse nu. Il a beaucoup de force dans ses bras super musclés. Le sport a quand même du bon... Je pouvais lui faire des tonnes de bisous et dévorer ses sourires. Et il souriait. Ses yeux verts étincelaient. Je ne savais pas que les yeux pouvaient étincelaient avant.

J’ai été prendre une douche dans une salle de bain qui fait la taille de mon salon. Il y avait de tout. Un vrai musée. Toutes sortes de produits de douche, tout bien rangé et les linges pliés et rangés sur des rangées de porte linges. Pascal est venu me rejoindre dans la douche. Lui aussi a son sourire scotché sur la figure. On a pas fait l’amour sous la douche mais presque. Il y a rien de plus inconfortable que des douches, pas de prise, glissant, les carrelages reste froids même sous l’eau chaude. C’est un mythe débile inventé par je ne sais qui, mais il n’a jamais dû tester sinon il l’aurait su.

Encore mouillés, on s’est rabattu dans sa chambre. Il fallait quand même penser à vider la voiture et ramener les bagages. Ce que Pascal a fait après le repas pendant que je débarrassais nos assiettes de devant la cheminée ou on a mangé à même le sol. J’ai rapidement donné un coup dans la cuisine. Aïe, mon côté maniaque qui ressort. Hélas, ça arrive de temps à autre!

Je finissais quand Pascal tout trempé est venu me faire un câlin mouillé. Mon petit coeur était tout trempé, alors je l’ai aidé à s’essuyer. J’avais envie de le manger tout cru. Heum... Si ça avait été un de mes ex, j’aurai sûrement râlé, mais là... pas râlé du tout. Au contraire, ça m’a réchauffé. C’était bon de pouvoir lui passer les bras autour du cou, de me coller à lui comme une limace.

Thomas, et quelques uns de ses copains, Barbie et Caroline ont essayés de joindre Pascal sur son natel. Il n’a répondu à aucun appel. Caroline lui a envoyé un message pour lui demander si elle pouvait monter avec lui demain... Hum, non! Il ne lui a pas répondu non plus. Ce soir, il n’était là pour personne, il était tout à moi. Je voulais que ce soir soit mémorable, pour qu’il ne l’oublie jamais et profiter de chaque seconde près de lui. Et j’étais contente qu’il semble éprouver la même chose.

Thomas a aussi essayé de me joindre, mais j’ai pas répondu non plus. Je n’étais là pour personne aussi. J’ai même pas pris la peine de lire ses messages. Comme Pascal, je ne voulais laisser entrer personne dans notre bulle.

Je suis cuite, raide dingue de lui. On venait de faire l’amour et on était étendu à papoter devant la cheminée, Pascal me caressait les cheveux en me racontant un de ces camps de vacances, celui où il s’était pété le genoux. Et Pascal a volé mon coeur, l’a enchaîné au sien, l’a emprisonné dans une tour, l’a accroché sur son tableau de chasse avec 6 mots;  “Je n’ai jamais été aussi heureux”. Il a sorti ça au milieu de sa phrase. Ça m’a touchée en plein coeur. J'étais une victime consentente.

Il est un amoureux de amoureux-land. Pascal est super câlin, super attentif, chaleureux, aussi protecteur. Je l’adore. Même quant il fait autre chose, il ne manque jamais de donner un petit bisous au passage.

On a passé la soirée papoter, beaucoup ri. Il me faisait de petits bisous sur l’épaule, les mains, un peu partout tout en parlant. Ca me faisait frisonner de partout. Il m’a parlé de lui de son enfance avec Thomas. On a évité soigneusement le sujet Jess, évité les sujets déprimants et évité de parler de ce qui nous pendait au nez. C’était comme un pacte secret.

On s’est endormi très tard, épuisé. Je crois que, ni l’un, ni l’autre n’avait envi de dormir parce que le lendemain, les autres arrivaient.

On avait envi que le temps s’arrête.

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219 -- Allez au cinéma!

Publié le par JaneDo

Après le basket, Pascal est passé me chercher. Je n’étais pas prête bien sûr.

Brian m'a réveillée avant de partir au boulot. Ouf, sinon je serais arrivée en retard chez papa. Avec Paps, on a enfin  fini de peindre les bois aujourd’hui... HEFFF... j’étais super raide. Lex, un copain qui travaille dans les télévisions est venu installer un décodeur chez mon paps. Dire qu’il y a encore des régions où on ne reçoit pas les chaînes françaises en Suisse!!! Et ça nous casse les pieds avec l’union européenne... J'hallucine!

Pascal m’a emmené voir “Bangkok Dangerous” avec Nicolas Cage, que les francophones prononcent “SCAge”. Pourquoi une telle erreur dans la prononciation, aucune idée. Le pire, à la télé, en plus. Finalement, le mec au lieu d’être, Nicolas Cage, et devenu en francophonie; SCAGE!!!! Trop bizarre.

Avec Pascal, je crois que j’adore aller au ciné à nouveau... hum.

Depuis l’invention des DVDs, je ne mets plus les pieds au cinéma. Je n’aime pas trop la foule, et les bruits quant on essaie de regarder un film. En plus, avec mon bol, je me chope toujours la seule grosse tête ou géant de la salle bondée, surtout quant je ne peux pas changer de place. De plus, hum, j’aime regarder les films toute seule. Confortablement étalée sur mon canapé, avec mon pop corn, mon cendrier et mon petit café ou coca sous la main, Je peux mettre sur pause quant je veux ou pas du tout.

Comme j’aime les films d’horreurs, mais qu’après, parfois, j’ai le trouillomètre à zéro, je prévois toujours un 2ème film, soit comique ou romantique, question de me détendre.

“Bangkok Dangerous”, ha-ha! Je ne me rappelle de rien du film. Pascal m’a pris la main quant on s’est assis. Dingue comme j’ai le coeur qui se met à gigoter pour une petite chose comme ça. A peine, les lumière éteintes, on s’est embrassé, et encore, et encore... Jamais assez. Il embrasse comme un Dieu... heum oui, si Dieu a jamais su embrasser!!! Je lui décernerais la Palme d’Or et la médaille de Diamant, pas la médaille d’or, mais de diamant.

Le seul autre à qui j’aurai décerné la Palme d’Or avant Pascal était Sam Alderson, un mannequin que j’avais rencontré aux Barbades. Avec Mick Jagger qui couinait ses chansons dans la chambre à côté. Et pour la bagatelle, là aussi Sam était un dieu ;))... C’était mieux que génial. Là aussi, Sam battait tous les autres que j’ai accroché à mon tableau de chasse. Mais Pascal, lui, c’est encore mieux que génial. C’est... le top du top. C’est un artiste...

Presque tous les autres ont eu besoin de leçons! Du 1er petit copain qui pensait qu’embrasser voulait dire tourner sa langue dans ta bouche comme les hélices d’un hélicoptères (j’ai failli être dégoûtée à vie), ou celui qui te fait une nettoyage rectale des amygdales, ou celui qui te coupe l’envi de boire pendant un moment après t’avoir bavé dessus!! Hah oui, beurk, certains garçons auraient bien besoin de leçons, ou les filles devraient au moins le leur dire, au lieu de les laisser croire que c’était bien!


Les fauteuils de cinéma ne sont pas très confortable, alors on a décidé de filer avant la pause. On est resté un long moment dans la voiture avant d’aller se balader main dans la main, au bord du lac à Préverenges.  Là, on était tranquille que personne ne nous tomberait dessus. On était quand même pas tout à fait tranquille, mais on avait envi de se sentir libre pour une fois.

Pascal m’a avoué se sentir coupable d’avoir tout le temps envi de me voir, de m’appeler, de me parler, d’avoir tout le temps envi de me faire l’amour, comme en ce moment, qu’il avait de la peine à résister à l’envie de m’emmener chez lui et qu’on ne quitterait plus la chambre jusqu’à saturation...

Ça m’a fait sourire, c’était trop chou-x. Il est trop désarmant quant il s’ouvre comme ça... bon j’avais envie de lui sauter dessus le couvrir de bisous et de lui dire que moi aussi, tout le temps... mais bon... je ne suis pas aussi expressive, sauf dans ma tête.

La plupart du temps, il se disait qu’il fallait qu’on arrête de se voir, tant qu’il n’avait pas parler à Jess. Qu’il était un salaud, que ce qu’il faisait était dégueulasse. Mais en même temps, comment se connaître si on ne se voyait pas? Comment savoir si on tenait vraiment l’un à l’autre? Que ce n’était pas qu’un feu de pailles? Ou encore, l’attrait de la nouveauté?

Là aussi j’avais envie de lui sauter dans les bras. Je l’aurai sûrement fait si j’étais une petite chose facile à porter.

Aussi, qu’il avait un peu peur de ce qui allait se passer. Leurs familles étaient un gros soucis. Qu’avec tous les problèmes qui risquent de nous tomber dessus, il voulait profiter de chaque moment...

Là, là j’avais envie de l’embrasser et lui dire que je l’aime.

Il m’a avoué que dimanche soir, il avait essayé de parler à Thomas. Mais il en a pas eu le courage, il devait d’abord parler à Jess avant de parler à Thomas.

J’ai sursauté. Je lui ai demandé de ne pas en parler à Thomas. Je ne veux pas qu’il le dise à Thomas ou pas encore. Pascal était un peu surpris. Je lui ai expliqué que s’il en parlait avec Thomas, je serais “persona-non-grata” et on ne pourrait plus se voir! Qu’il risque de non seulement briser son amitié avec Thomas, mais avec tous ses amis, qui seront forcé de prendre parti. Et Thomas saurait qui éviter, c’est-à-dire; moi.

Pascal me dit que le plus on attendra pour lui le dire, pire ce sera. Si on se faisait surprendre, ce serait terrible. Thomas ne le lui le pardonnera pas. Que c’était gênant de l’entendre lui parler de ses sentiments, et de faire comme de rien. Que ce serait peut-être terrible au début, mais qu’il faudrait mettre cartes sur tables et advienne que pourra! J’étais pas d’accord avec lui.

Si Thomas savait, je ne pourrais plus le voir aussi souvent. Thomas s’arrangerait pour qu’on m’évite. Je ne serais plus la copine qu’on invite comme ça. Je serais celle qu’on ne doit pas inviter. Que finalement, il se trouvera entre 2 chaises, devoir choisir entre son ami d’enfance, sa famille pour une nana!

ARFFF... on est resté un moment silencieux, perdu dans nos listes des pours et les contres. J’en avais mal à la tête. Je ne voulais plus y penser. Je préférais rester dans l’ombre alors je le lui ai dit. Je préférais que Thomas ne sache rien, que personne ne sache rien, qu’il ne lui dise rien pour moi. Je lui ai fait promettre.

Pascal a poussé un gros soupir; “Ouais... on est pas sorti encore de l’auberge”, et il m’a serré dans ses bras. J’aurai voulu y passer la nuit, là debout et il pouvait continuer à me caresser la tête jusqu’à la fin des temps et à me serrer contre lui.

Pascal voulait qu’on aille chez lui, mais Thomas savait qu’on avait été au ciné, il surveillait peut-être. Je ne savais pas si c’était une très bonne idée même si j’en mourrais d’envie. Et il fallait aller récupérer ma voiture...

En rentrant, je me sentais un peu vidée, inquiète. J’avais encore envie d’être avec lui, mais demain, il bossait. Et il fallait que je m’habitue à ne pas le voir tous les jours quand même!

On a encore parlé au téléphone.

Oui, Thomas surveillait quant il est rentré, il est passé lui demander comment était le film, si ça valait la peine d’aller le voir? Il a ri, et m’a demandé ce que j’en pensais, est-ce que le film valait la peine?

J’adore trop son rire.

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218 - Anniv. du papa de Maxou

Publié le par JaneDo


Aujourd'hui, c'est l’anniversaire de Mathieu, mon ex et papa de Maxou, mon chien. Mathieu m’a envoyé un texto pour me demander comment allait Maxou. Hum... drôle, qu’est-ce que ça peut bien lui faire, tiens! Je n’ai pas répondu. Maxou est mon chien maintenant.

Puis, il m’a envoyé encore un message pour savoir s’il pouvait venir prendre le petit loup un de ces samedi. Bah... s’il s’inquiètait vraiment pour son chien... Qu'est-ce que je dis... ex-chien! Alors, je lui ai répondu en lui souhaitant du même coup “bon anniversaire”. Je n'avais pas grand chose à lui reprocher à part d'être flegme et sa boulimie du fitness!!! Après tout, il a été un super “boyfriend”. Il était tendre, doux et gentil. Des qualités assez difficile à trouver chez la gent masculine de nos jours...

A part Pascal...

Passé la journée chez mon papily à faire de la peinture. Longue journée. J’adore passer du temps avec mon papa. Et Marlène son amie, est vraiment très gentille. Elle a beaucoup souffert dans sa vie, peut-être ce qui en fait, une gentille dame au grand coeur.

Un de ses fils a été tué avec une arme à feu par un camarade ou un voisin. Je ne sais pas exactement, et je n’ose pas lui demander les détails. Ce serait sordide. Et son mari, en proie à une trop grande douleur à voulu se venger en abattant le coupable. Il n’en a pas trouvé le courage, peut-être parce que c’était un accident? Aucune idée. Il s’est suicidé.

Marlène a connu mon papa quant ils étaient jeunes. Mon papa est parti en afrique où il a fait sa vie avec une africaine, ma mom. Marlène, elle s’est mariée, a eu 3 enfants. Le plus drôle est que, ses enfants et nous (soeurs et frère) avons toujours navigué dans les mêmes eaux, sans vraiment s’en rendre compte. Puis j’ai travaillé chez Philip Morris, et sa fille aussi. Puis en allant trouvé mon papa, chez eux, j’ai vu les photos, et ça m’a surpris. Sa fille par contre, le savait déjà. Je me demande pourquoi elle ne m’en avait rien dit !!!

Le monde est minuscule, non?

Ce soir, je passe la soirée avec Brian. On a décidé d’aller se faire un bowling avec ses potes. Ce soir, je pense que je serais en meilleure forme que la dernière fois. J’aime bien jouer au bowling, tiens!

La soirée d’hier avec Pascal, m’a rassurée et soulagée. Je suis contente de m’être excusée pour n’avoir pas fait attention à mes ongles. Fallait que je fasse gaffe, si je ne veux pas causer de tord à mon petit coeur. Mais comment y penser dans ses moments là... Ciel, que je l’adore. Rien que de penser à lui me donne envie de lui... C’est la "cata".

Même crevé mortel, un jogging s’impose, même sous cette pluie battante, pour ne pas rêver d’être dans les bras à Pascal. Aussi pour éviter de sauter sur mon natel et l’appeler, ça faisait même pas 1h qu’on avait parlé au téléphone. Ça fera un peu hystérique. Puis j’ai l’intention de me taper un petit bain avant de me préparer à sortir.

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217 - I Love My Daddy

Publié le par JaneDo

I Love My Daddy
(4 août 08 - lundi)

Maï (Maimouna) est passée boire un petit caf. Elle était morte de rire de voir que j'avais à nouveau une scouateuse! Ouais, pas de chance. Par contre, elle, Maï a enfin trouvé un appart. C'était le moment!

Papa m'a appelée, il a trouvé de la peinture. Du coup, on a pas besoin d'attendre la livraison de mercredi, on va pouvoir finir de peindre les lamelles. Une journée de boulot et ce sera probablement fini. Je profite à chaque occasion, de demander à Paps de me raconter sa jeunesse, son départ pour l'Afrique. Sa rencontre avec maman et tout. J'adore écouter toutes ces histoires, qui font parties de mon passé. Ca m'épate. Papa me raconte comment, en moins de 30ans, tout a changé. Le peu de voitures qu'il y avait dans sa jeunesse, et les avions, les trains, la course à la lune, la TV, le téléphone, l'informatique... C'est extraordinaire!

J'ai envie de prendre ma caméra et filmer pendant que papa me raconte. Je suis consciente que tout ce passé disparaîtra avec lui. Ma maman et ma grand-mère maternelle, ne sont plus. A part daddy, personne ne connaît se passé là. J'ai vraiment du bol. J'ai un papa adorable, un papa comme on en fait plus. Il a toujours fait ce qu'il avait à faire pour sa famille. Un bosseur. Un homme entier et vrai.

Ce n'est pas un de ces vieux-beau, ni un démissionnaire, ni un vieux pervers, etc... Ni le genre à abandonner sa famille pour aller engrosser d'autres femmes à droite et à gauche et prendre la fuite à l'arrivée des enfants...

Ouais, j'avais de la chance!

Je savais que Pascal et Thomas s’étaient encore pris la tête à l'entraînement de basket. Pascal m’a invitée à aller manger un truc et prendre un verre ... coooool. Il m’a proposé de le rejoindre après son entraînement. Je lui ai dit que je ne trouvais pas que ce soit une bonne idée avec Thomas qui le soupçonnait déjà de voir quelqu’un? Il trouvait que de se cacher tout le temps, n’était pas une bonne idée non plus. Je lui ai demandé si je pouvais le dire à Thomas? Evidemment, qu’est-ce que j’suis tarte. Si j’allais l’attendre à l'entraînement, Thomas le saura!!!

Alors j’ai été l’attendre après l'entraînement.

Thomas est sorti le 1er. Il est venu me dire bonjour, il faisait un peu la tête, mais m’a demandé si je passerais chez lui après. Je ne savais pas, je n’avais déjà aucune idée du programme de la soirée. Thomas se fichait de l’heure, il avait juste envi de me voir.

Quelque part, je devinais que c’était juste pour savoir quant je rentrais et être sûr que je ne passerais pas toute la soirée avec Pascal. Petite jalousie? Pascal est venu me rejoindre. Thomas évitait de le regarder ou lui parler. Mince... ma faute.

On a décidé de laisser ma voiture là et de prendre la sienne.

Thomas est revenu en arrière et appelé Pascal pour lui parler. Il lui a demandé s’il avait fait exprès de m’inviter parce qu’ils s’étaient disputés? C’est pour l’énerver parce qu’il savait qu’il m’aimait beaucoup? Mon dieu, comme un vieux couple... Pascal lui a rappelé qu’on était aussi ami, que ce n’était pas la 1ère fois qu’on se voyait,  qu’il n’avait pas l’intention d’arrêter de me voir même s’il lui en avait collé une. Pascal lui a demandé s’il aurait préféré qu’il le lui cache? Thomas a répondu qu’il aurait préféré ne pas le savoir. (Ha bon?) Qu’il pensait que Pascal respecterait le fait de savoir ce qu’il ressentait et resterait à l’écart. Pascal a poussé un grand soupir, puis il lui a répondu qu’il m’aimait beaucoup aussi et qu’il ne trouvait pas juste qu’il lui ai demandé ça.

C’était un peu gênant d’être là, de regarder ailleurs en faisant semblant de ne pas les entendre. J’aurai voulu leur dire que j’avais aussi droit à la parole. J’ai le droit de voir qui je veux. D’accepter ou de refuser une invitation. Je n’étais pas sur une étagère, à attendre qu’un type passe dire, “hop, emballé moi ça, je prend”.

Thomas a rappeler à Pascal qu’il n’était pas célibataire, que lui, Thomas, oui. Pascal lui a demandé s’il n’avait donc plus le droit d’avoir des amis, filles, parce qu’il était avec quelqu’un? Et GLUPS, Thomas lui a rétorqué que tant que ce n’était que des amies et pas plus... Pascal n’a rien répondu, mais je pense qu’il avait touché un point sensible... Avant de s’en aller, Thomas lui a demandé s’il voyait aussi Caroline en dehors des sorties en groupe? ARFFF. Pascal lui a répondu que oui.

J’aurai bien voulu en savoir plus. Quand? Je voulais savoir combien de fois? Aoutch. Puis je me suis détestée de penser comme ça, détestée de même avoir ma petite tête en train d’essayer de formuler la question à Pascal.

Non, non, non, je ne vais pas lui demander. Je ne vais pas commencer à réagir comme Thomas et lui demander des comptes. Il avait bien le droit d’avoir des amis filles! J’avais déjà commencé à utiliser mes “bêtabloquant perso” anti “mode-débile” pour arrêter de flipper chaque fois qu’une fille l’approchait.

Ok, je n’étais pas encore prête! Je commençais seulement le travail sur moi même. Bon... Je ne pensais pas avoir mon 1er test aussi vite!!! On a été prendre un verre et manger un truc ensemble à Ouchy. Pascal voulait que petit à petit, Thomas ou les autres, s’habituent à nous voir ensemble. Evidemment, on ne pouvait pas marcher main dans la main, mais il m’a pris le bras en me faisant un de ses petits sourires. Trop trop chou-x.

Paul avait organisé un week-end en montagne. Caroline et compagnie étaient de la partie. Pascal m’a proposé de venir aussi. Il se demandait si ça me disait... be-hhhh... mais alors? bien sûr... quelle question!!

J’ai dit à Pascal que je savais qu’il s’était pris la tête avec Thomas à cause des marques dans le dos, que j’était désolée. Ça l’a fait sourire. Il a pris mes mains et a commencé à plaisanter sur mes ongles. Que je devrais les couper peut-être pour éviter les accidents? Puis il a ri en me disant qu’il aimait bien mes petits ongles, qu’ils font mal mais il les aimaient bien. Que surtout que je n’aille pas les couper à cause de ça.

Là, j’aurai pu le bouffer, tellement, je le trouvais chouky. Je crois que j’aime bien quant il me charrie. C’est un peu bizarre... mais bon! Puis j’ai commencé à me demander à quoi ressemblerait les disputes avec lui... ARFFF.

Je lui ai dit que dimanche, je les ai entendu discuter, lui et Thomas. Qu’il aurait appelé Jess, pour lui demander de ne pas venir en Suisse? Pascal m’a regardée un petit moment sans rien dire. L’expression de son visage avait changé, il n’avait pas envi d’en parler, puis je l’ai senti chercher ses mots...

Pascal s’était dit qu’il était temps de parler à Jess. Que ça le mettait mal à l’aise de me parler de ça et qu’il n’en avait pas eu envi tant que les choses étaient aussi flous. Qu’il ne savait pas du tout ce que ça allait donner nous 2 (Arfff... ça m’a fait frissonner... alors, je faisais partie de l’équation!), mais lui balancer au téléphone qu’il avait rencontré quelqu’un et qu’il l’avait trompée... Non, il n’en avait pas eu le courage. Il m’a pris la main.

Jess et lui, essayaient de trouver le moyen de se voir pour parler. Soit, il devait rentrer, soit attendre qu’elle vienne. Mais la laisser venir jusqu’ici pour lui balancer tout ça... c’était pas terrible et le lui balancer au téléphone... non plus! Pascal plissaient les yeux et les mimiques sur son visage me racontaient son embarras. Alors il m’a fait une sorte de sourire d’excuse avant de dire franchement, qu’il n’avait pas très envi d’en parler.

Ça faisait à peine 1/2h qu’on était  là que Paul est venu s’incruster à la table. Pascal tenait encore ma main, qu’il a lâcher en suivant le regard de Paul. Paul nous a prévenu que Thomas nous avait suivi et l’avait appelé en renfort, juste pour qu’on sache. Étant donné l’atmosphère entre les 2 garçons, Thomas n’aurait pas osé s'asseoir à la table, sauf si, l’excuse, Paul y était déjà.

C’était à peine respirable entre Pascal et Thomas. Ils évitaient de se s’adresser l’un à l’autre ou même de se regarder. Pascal a poussé le bouchon en me proposant d’aller au ciné mercredi soir. J’ai évidemment accepter. Thomas a un peu tiqué.

Paul a animé la conversation et je me suis jointe à lui. Puis, petit à petit, les choses sont redevenus normales. C’était sûrement pas oublié, mais au moins, ils ne le faisaient pas supporter aux autres.

En parlant du week-end, Thomas pensait aussi me le proposer. Pour Paul, il n’y avait aucun problème, il y avait assez de place pour tout le monde.

Publié dans Diary, Journal

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216 - 3 août (dimanche)

Publié le par JaneDo

1h après, même pas, il est passé me prendre et on a filé. Enfin seuls. Qu’est-ce que ça m’avait manqué de se retrouver seul-à-seul. J’aime sa tendresse, son odeur. J’aime toucher sa peau, j’aime la châleur de son corps. Je fonds littéralement quant il me touche. J’aime sa passion, sa force, j’aime qu’il soit attentif, le feu dans ses yeux verts... J’aime l'intensité de ses baisers. Jamais assez de lui... Je l’aime à la folie!!

On a entendu une partie de la bande se rappliquer chez Thomas, vers les 5h du matin. Ils ont sonné chez Pascal. A part les bougies dans sa chambre, tout était éteint alors on a pas ouvert. Heureusement qu’on ne dormait pas, parce qu’avec le bruit qu’ils faisaient là haut... On a quand même fait attention de ne pas faire trop de bruit.

C’était approx 10h du matin, on dormait collé-collé depuis peut-être 3h, autant dire c’était l'aurore pour moi. Raide morte, fallait des allumettes pour tenir mes paupières ouvertes... Thomas est venu sonner chez Pascal, ARFFF... et à l'appeler pour qu'il se réveille. Pascal s’est dépêché d’enfiler quelque chose pour aller lui ouvrir.

J'ai un peu émergé de ma torpeur. Mais même là, j’avais pas assez dormi. J’ai réalisé que j’avais accepté de manger avec Thomas à midi... aïe c’était 10h, comment j’allais faire pour filer d’ici, sans que Thomas me voit, rentrer, me préparer et être en top forme pour aller dîner. EIIIIAHH, j’avais pas faim! Je n’arrivais même pas à me bouger, mal partout, courbaturée par la fatigue et le manque de sommeil...

Thomas était passé parce qu’apparemment Pascal avait voulu lui parler de quelque chose d’important. Ça ne s’était pas fait; trop de monde? mauvais moment? Et là, c’était pas le bon moment pour Pascal. C’était quand même seulement 10h du matin le dimanche. Cela devait être un discussion seul à seul, étant donné que j’étais dans les parages, cela embarrassait Pascal, ce que je pouvais comprendre. Malgré l’insistance de Thomas, ce n’était vraiment pas le bon moment pour Pascal.

En entendant mon nom, j’ai tendu l’oreille. AOUTCH. Thomas voulait me demander de sortir avec lui. Pascal devait sûrement être sans voix, ou mal à l’aise ou carrément... étant donné que la fille à qui Thomas voulait proposé d’être sa petite copine était couchée dans son lit. Atroce. Il a demandé à Pascal de rester en retrait (to back off), garder ses distance!!! Mouais. Fallait que je réfléchisse à ma réponse et vite. Je ne veux pas qu’il se braque parce que je lui dis, non! Et s’il apprend plus tard qu’en fait, je voyais Pascal... Il va me détester! Et je n’ai pas envie qu’il me déteste...

Le natel de Thomas a sonné, et il est sorti sur la terrasse pour parler. La fenêtre était entrouverte, je l’entendais répondre par des “huh hun... okay?". De longs silences, puis il a claqué son natel fermé. Il a mis un petit moment après avoir raccroché pour revenir à l’intérieur.

Thomas voulait savoir de quoi Pascal voulait lui parler de si important, qui n’était plus aussi urgent maintenant qu’ils étaient seuls? Le ton de la voix de Thomas avait changé. Pascal lui répondait que c’était pas vraiment idéal pour lui en ce moment, etc. Ciel, combien de temps allaient-ils jouer à ça!!! Pas le bon moment, alors basta.

Puis, j’ai entendu Pascal dire; "Oh boy! Owhhh shit...(soupir) It’s really not a good time..." (Oh mon Dieu! Owhhh Merde... C’est vraiment pas le bon moment...). Puis leurs voix se sont éloignés. Je n’entendais plus que le murmure de leur voix, mais pas ce qu’ils se disaient. Je crois qu’ils se prenaient la tête.

J’ai entendu la porte d’entrée claquer. Quelques instants plus tard, Pascal est revenu dans la chambre avec des glaçons sur la bouche. Il avait une blessure à la lèvre. AOUTCH? Ça devait être un peu plus que seulement se prendre la tête alors... Pascal ne voulait pas en parler alors je n’ai pas insisté.

Jess allait bientôt arrivé. Je crois que ça rendait Pascal nerveux et un peu triste... ou peut-être mon imagination!!!! C’était comme si mon coeur était attaché à un bloc de pierre qu’on venait de jeter du 5ème étage. Mal au coeur moi. Il devait rester en retrait et si possible garder ses distances avec moi. CRAP. Il m’a dit que Thomas allait me demander de sortir avec lui. Ses yeux semblait peu sûr de ma réponse à Thomas..

On allait peut-être être obligé de se voir un peu moins souvent. Thomas pourrait le surveillait probablement plus que je ne le pensait. Fallait être un peu plus prudent. Apparemment son histoire avec Thomas n’était pas terminée, ils allaient remettre ça ce soir.

Pascal m’a prise dans ses bras, il me serrait fort. Moi aimer câlins. Il semblait vraiment très tendu, Ça me travaillait un peu quand même.

C’était bientôt midi, j’avais rendez-vous avec Thomas. Sur mon natel, j’ai trouvé un message ou il me dit qu’il passe me chercher... heum... aïe... pas possible. Il fallait que j’aille me changer sinon, il allait sûrement remarqué que j’avais toujours les mêmes vêtement qu’hier soir!!!

Pascal avait quelque chose le soir, alors on ne se voyait pas. SNIF. Dans quelques heures, il avait son truc de natation. Ensuite le soir, ils sortaient sûrement entres potes. Et il lui fallait dormir un peu aussi.

Thomas a quitté la maison, vers les 11h45. J’avais vraiment pas le temps d’aller me changer alors le temps de prendre une douche, me maquiller chez Pascal, j’ai pris un taxi pour rejoindre Thomas. Et bien sûr, il a remarqué mes vêtements. Ben, fallait s’y attendre!!!

Thomas soupçonnait Pascal d’avoir une aventure avec Caroline. En même temps, il semblait en douter à cause du comportement de Pascal avec Caroline (qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir dire?). Pascal, après avoir évité les appels de Jess, la soeur à Thomas, l’avait finalement appelée. Pascal ne voulait pas qu’elle vienne. (What? et Pascal ne m’en avait rien dit?) Il voulait lui parler, apparemment c’était important, mais il n’a pas voulu en parler au téléphone. (Est-ce que c’est ce que je pense???) Thomas sentait que Pascal lui cachait quelque chose. (J’avais des coups de chaleur là...)

Thomas semblait furieux. Après avoir ruminé pendant la 1ère partie du repas, il a changé de sujet, pour redevenir le Thomas que je connaissais. Pendant les cafés, Thomas m’a demandé d’être sa petite amie. Même si je m’y étais préparée, j’avais un peu peur de sa réaction. Je lui ai dit que je voyais déjà quelqu’un d’autre. Thomas a été surpris. Comme je sortais toujours avec une bande, il a voulu savoir si c’était un des garçon de la bande. Mince, je m’étais mal préparée, je sentais qu’il ne me croyait pas. Il m’a dit qu’il savait être patient.

Pascal m’a appelé avant de partir pour son entraînement. Je sentais de l’inquiétude dans sa voix et ça m’a fait de la peine. J’avais envie de courir le serrer dans mes bras. Dire qu’il ne m’avait rien dit. Dire qu’il se battait seul avec ses démons. Qu’il a voulu parler à Jess et qu’il ne m’avait rien dit. Mais était-ce vraiment pour nous 2 ou?

Oh-la-la, fallait que j’arrête de monter des châteaux de cartes, moi! Peut-être que j’étais concernée ou peut-être pas. Si je commence à imaginer des choses, je pourrais être déçue, alors basta stop.

Passer la soirée à ruminer quand même. Pour finir, j’ai été me réfugier chez Brian, ça m’a changé les idées et éviter de trop penser à Pascal.

Publié dans diary, journal

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