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232 -- (mardi) - Désespération Jane

Publié le par JaneDo

God, il me manquait à mort...

J’avais juste envie de pouvoir l’entendre, ou même de lui envoyé un message, ça me rendait folle.

Par contre, Thomas lui pouvait librement me joindre et on parlait au téléphone quant j’ai entendu la voix de Pascal, il lui a pris le téléphone pour me dire bonjour. Thomas m’invitait chez lui pour dîner ce soir, j’ai failli accepté juste pour être près de Pascal même à l’étage.. Idiot! Mais quant il a parlé d’un dîner à 4... irkkk, nous 2, Pascal et Jess...je lui ai dit que ça jouait pas pour moi ce soir.

J’allais quand même pas m’imposer un tel calvaire.

J’ai appris par Thomas que Pascal allait manger avec Caroline à midi. Ca m’a un peu retourné l’estomac, mais bon! Je ne pouvais pas commencer à lui dicter ses choix amicaux, se serait trop débile. Il avait quand même le droit de voir qui il voulait... NON il n’en avait pas le droit... crrriiii.. voilà que je deviens une de ces pouf irrespirable!!!

Alors Thomas a insisté pour le jeudi soir... j’étais à cours d’excuses, alors j’ai fini par accepté. Après tout, il y aura Paul aussi avec Alexia, la copine à Caroline.

Passé ma journée à stresser à mort.

J’ai dû aller chercher une copine à l’aéroport, et Maï m’a demandé de lui prêter encore ma voiture. Niet. Cette fois, je lui ai carrément expliqué que recevoir SES amendes à mon nom avaient de quoi me refroidir la moindre, sans compter que c’est moi qui devait les payer. Elle me promettait sans arrêt de me rembourser, mais jusqu’à maintenant, ce n’était que des paroles en l’air, j’ai pas encore vu la couleur de son remboursement.

Puis j’ai passé la soirée à me languir de Pascal. Même les blablas avec Pat n’y ont rien changé.

Publié dans diary, journal

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231 -- (lundi) - I LOVE YOU

Publié le par JaneDo

Je suis cassée...

Des heures planquées dans le noir avec Patricia, avec la trouille de se faire prendre, ça fiche des courbatures quand même... hihihi... Mais bien sûr que non, ce n’est pas le fait d’avoir poireauter dans l’obscurité dans la perspective de voir quelque chose de compromettant... Non, pas ça du tout...

Pascal l’a dit... “I Love You”.. Il l’a dit.. 3 petits mots qui vous transportent direct au 7ème Ciel, direct au paradis; ...18 août 2008 vers les 00h45... HAHHH... Qu'est-ce que c'est bon à entendre! J'ai regardé l'heure quelques minutes plus tard sur mon réveil, mais dans ma tête, c'est marqué d'une pierre blanche! "I'm crazy about you... I love you" J'allais passé le reste de la soirée à ré-entendre la bande enregistrée dans ma tête avec un sourire ébahie débile sur la figure et revoir ses yeux verts quant il l'a dit!

Pascal est venu malgré Jess à la maison, il est complètement à la masse... Je ne sais pas ce qu’il a inventé, mais il est venu, c’est tout ce qui comptait. Demain... en fait depuis aujourd’hui, il ne pourra plus être aussi libre de ses mouvements. Mais il l’a dit, et je flotte littéralement dans les air, dans ma bulle, sur mon petit nuage tout pink.

Pascal m’a serré si fort avant de partir que j’ai cru qu’il allait m’écraser. ll n’avait pas envi de partir, mais il le fallait bien. Puis il a chuchoté qu’il m’aimait avant de m’embrasser encore et encore. HAHHH... Je n’avais pas envie de le laisser partir.

Quant j’ai fermé la porte, j’ai été me poster à la fenêtre, comme je le fais d’habitude, pour le voir jusqu’à la dernière seconde, puis j’ai senti ses bras autour de moi... AHHH il était revenu juste pour me dire bonne nuit encore.

Comme on peut être un peu bébête quant on est amoureux quand même! Mais c’est fichtrement bon. Cette fois, c’était mes bras autour de ses épaules et c’était moi qui profitais de ses bras protecteurs et tendres. Malgré les quelques heures ensemble, j’avais l’impression d’avoir passé toute la soirée avec lui.

Pascal n’avait vraiment pas envie de partir, et pour l’heure, il se fichait des conséquences. Oui, mais c’était pour le moment. J’ai fait un gros effort sur moi-même pour le faire partir. Quand même essayer de ne pas abuser. Je ne voulais pas que ça lui cause trop d’ennuis. Je l’avais vu un petit moment, mais je ne voulais pas que ce soit la catastrophe après et... OUPS, je crois que malheureusement, il porte ma marque partout. Je crois que je l’ai tatoué en m’accrochant à lui comme une huître à son rocher... Je n’arrive pas à le contrôler.

Je l’aime à la folie... et je n’ai même pas su le lui dire...

Là, je me sens déprimée, vide. Je trouvais un peu bébête le “Je t’aime aussi”, ou le con “Moi aussi”... alors je n’ai rien dit. Qu’elle tâche je fais. J’ai sauté sur mon natel... Je sais bien que ce serait mieux de dire ça de vive voix... mais... j’avais envie qu’il sache que moi aussi, je l’aimais. J’ai juste appelé pour dire ça et j’ai raccroché tout de suite après. Il n’a rien dit, mais j’imagine qu’il souriait.

Il m’a rappelé droit derrière, on pouvait se parler parce qu’il avait la “main-libre” dans la voiture... Il a ri... Il devait sûrement me trouver un peu citrouille mais bon! j’adore trop trop son rire et cette voix si agréable à mes oreilles. (J’ai exprès mis la chanson de Howie Day “Collide”.. parce que sa voix ressemble à celle de Pascal... hum...)

On a juste bavardé tout au long de son trajet jusqu’à ce qu’il arrive chez lui. On a évité de parler de nos déclarations réciproques. Jétais trop excitée, trop heureuse, au sommet du bonheur et presqu’aussitôt, j’ai sombré dans la mélancolie quant on a raccroché... la descente aux enfers des doutes et des questions.

Vers les midi, j’ai reçu un message de ma soeur pour aller prendre le café chez elle. Elle a déménagé dans une nouvelle maison ce week-end. Mais seul inconvénient, le loup était dans la bergerie! Maintenant on a toujours son mec dans les pattes! Il travail depuis la maison. Je plains ma soeur quand même. C’est insupportable d’avoir son mec à la maison 24h sur 24h... La poisse!

C’est drôle, en pensant à ça, je réalise que le seul de mes ex que je supportais sans problème à la maison c’était mon ex, Mathieu! Bizarre. Me ressemblait-il? En tous cas, c’est la seule personne au monde que je supportais, c’est vraiment drôle de m’en rendre compte maintenant. Du coup, je me demande si je supporterais Pascal? AOUTCH, je ne voulais pas penser “négatif”, pas maintenant. J’ai donc été prendre le café chez ma soeur. J’avais fait aussi 2 ou 3 tradings avant de partir chez ma soeur... C’était bête parce que je ne pouvais pas suivre l’évolution...

En rentrant, évidemment, j’ai essayé de mettre à jour mon journal mais, j’avais la tête dans les nuages. Pourtant j’ai pas grand chose à faire à part, mettre noir sur blanc étant donné que je prends des notes de tout.

J’ai reçu un message de Pascal... lui qui déteste les sms... mais par internet. Il m’avait fait livrer des roses baccarats. Le fou furieux. Des tonnes de bouquets, mon appartement ressemblait à un magasin de fleuriste. Il est complètement cinglé et je ne pouvais même pas le remercier.

En plus, ce n’était pas très malin avec le type que Thomas a engagé pour le suivre à la trace. On va l’appelé... Duck... ouais Ducky! Les gens comme Ducky ont des tas de techniques pour cerner, traquer... le natel, les ordis, etc, rien n'y échappe. Sans compter des yeux partout... Je crevais d’envie d’appeler Pascal, mais je savais que c’était pas une bonne idée. Lui non plus ne pouvait pas m’appeler...

Ciel... mais qu’est-ce qu’on allait faire!

Il y avait toujours les emails... mais là encore, ils peuvent te piéger et tout savoir. Ce que tu tapes, à qui tu les envoi. BEUH... J’avais envie de sentir ses bras, d’entendre sa voix, son rire, voir son sourire...

Il me manquait... CRAP!

Publié dans diary, journal

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230.4 -- (dimanche) - PAS DE REGRET

Publié le par JaneDo


C’était enfin intéressant... du coup, je sais pas vraiment si je regrettais d’être là... quoique...

Ils n’étaient pas très bavards. Pascal a pris la parole en disant que si Thomas voulait encore parler de ça, ce n’était pas la peine. debout côte à côte, ils regardaient le lac. Thomas a joué la carte de l’amitié et de la fraternité, il a fait promettre à Pascal de ne rien dire à Jess. Il lui demandait d’attendre encore un peu... Que si c’était juste un histoire de fesses...

Pascal à souri tristement en secouant la tête. Il a remercié ironiquement Thomas d’avoir fait venir Jess et avoir ameuter toute la famille. Qu’il ne lui aurait jamais fait un truc pareil. Pascal lui a fait remarqué, que de toute manière, il avait déjà choisi son camp, celui de sa soeur. Qu’il aurait bien aimé retrouvé l’ami de toujours à qui il pouvait se confier. Pascal regrettait de ne pas pouvoir lui parler. Thomas lui a encore demandé s’il connaissait la fille de qui Pascal s’était entiché? Pascal a hésité, puis hoché la tête. Thomas a aussi hoché la tête

Après une discussion entrecoupée de longs silences, Thomas a tourné les talons laissant Pascal au bord du lac. Pascal a sorti son natel... et merde! J’ai sauté sur le mien pour vérifier s’il était bien éteint. Il a dû entendre un bruit parce qu’il a tourné la tête dans notre direction. J’ai fermé les yeux.

Quant j’y pense, je ne comprends pas pourquoi je ferme les yeux dans des situations comme ça, comme si ça me rendait invisible. Puis, j’en ai ouvert un. J’ai regardé Patricia qui me faisait de gros yeux... Je lui ai fait un sourire dentelé... Je me demandais qui il pouvait bien appelé... moi?

Jess s’est pendu au cou de Pascal quant il est rentré et ils se sont embrassés. Ça m’a retourné l’estomac. IERK. Je me suis rapprochée de Patricia qui avait été aussi silencieuse qu’une feuille morte. Superbe comparse d’espionnage. En regardant Pascal et Jess, dans les bras l’un de l’autre, ça me rendait malade. Je brûlais à l’intérieur. Horrible de voir son mec... et c’est pas vraiment mon mec... dans les bras d’une autre, même si elle est sa fiancée... ARFFF, je débloque. Mince, je l’enviais.

Ensuite, j’ai fais une vacherie que je n’aurais jamais imaginer faire... J’ai envoyé un message à Pascal. Pour le détacher de Jess? Pour qu’ils arrêtent de s’embrasser? Pour voir comment il réagirais en voyant de ça venait de moi? Est-ce qu’il allait ignoré mon message? J’étais curieuse de voir sa réaction. En allumant mon natel, j’ai constaté qu’il n’y avait aucun appel en absence. Donc il avait essayé d’appeler quelqu’un d’autre!

ARF, Je ne devrais pas être ici, je n’aurai pas dû faire ça non plus. Nul. Mais c’était un peu trop tard. Pascal a entendu son natel. Il l’a sorti pour regarder de qui c’était et Jess a essayé de lui l’arracher des mains. Il a lu mon message et remis son natel dans la poche. Flûte... Il n’y a pas répondu... Jess et lui discutaient, elle était assise sur la table de travail de la cuisine. Je n’avais plus envi de les voir se cocoller.

J’en avais assez, je voulais rentrer.

Puis mon natel a sonné, c’était Pascal. Là, ça m’a fait trop plaisir. En fait, je frissonnais de plaisir.. Trop plaisir d’entendre le son de sa voix. Je lui ai dit que j’avais envie de le voir... Pascal a ri. AHHH, comme j’aime son rire. Je lui ai dit que c’était bête, mais cela faisait des heures que j’hésitais à lui envoyer mon message. Pascal a ri encore et m’a demandé si c’était lui ou mon message n’était pas tout à fait “pote”. Cette fois, c’est moi qui riait... jaune. Ouais, c’était un peu entre 2. Pote, si ça l’ennuyais, et non, si pas! (waouh... suis clair... aïe). Ce qui était des plus rassurant, c’est que ça lui faisait plaisir de m’entendre.

Quant Pascal m’a fait remarqué que ce n’était pas une très bonne idée, mon humeur s’est dégonflé comme un ballon. Pascal a dû s’en rendre compte, parce je ne disais plus rien. En fait, je ne savais pas quoi ajouter à ça. Mais mon ballon s’est regonflé tout de suite après, parce qu’il m’a dit que ce n’était pas parce qu’il n’avait pas envi de me voir bien au contraire... Mouais! Je ne le croyais pas trop après ce que j’avais vu ce soir. SHOOT, voilà, je n’aurai pas dû y aller!!!

Il m’a fait fondre en disant que ce n’était pas une bonne idée parce qu’il n’avait pas envi de me voir en “pote”. Qu’il avait passé la journée à penser à moi, mais pas en pote! J’ai ri...
(Moi non plus!) Que ça avait été plutôt dur l’autre fois, qu’il avait passé toute la journée à se raisonner pour ne pas m’appeler, et qu’il avait aussi envi de me voir. Il me fait chaque fois fondre en parlant aussi ouvertement de ce qu'il ressent... MIAM, je l'adore...

Il savait que j’avais mangé avec Thomas à midi et il se doutait que du sujet de notre conversation. Je l’ai coupé pour lui dire que Thomas allait lui mettre un détective au fesse dès le lendemain.
Il a juste dit; "AOUTCH"... Mais il ne voulait pas parlé de Thomas. Je lui ai encore dit que j’avais envie de le voir... et pas tellement en pote non plus...

C’est drôle à dire mais, j’entendais son hésitation...

Puis Pascal m’a dit que ce n’était pas raisonnable, qu’on ne pouvait pas. Ce n’était pas comme ça qu’on allait réussir à être que des amis... puis il s’est interrompu au milieu de sa phrase...
“Puis zut, j’ai envi de te voir... j’arrive ok?”.

Je nageais de joie... que j’étais idiote quand même... J’ai vite envoyé un message à Patricia pour lui demander de ne pas rentrer avant 1h ou 2h du matin, ou d’attendre mon message...

Encore sur le pas de la porte, Pascal m’a proposé d’aller se balader? Que c’était peut-être mieux, sinon on risque de faire une bêtise et le regretter ensuite. Qu'il n’avait pas encore parler à Jess. Je ne voulais pas parler de Jess. Je lui ai raconté ce que je savais par Thomas. Ca l’a un peu déprimé. Pascal a reconnu que j’avais peut-être raison, qu’il n’aurait pas dû parler, mais maintenant c’était trop tard.

On était tellement prêt l’un de l’autre, mais ce n’était pas encore assez. On a failli s’embrasser. Il était à 2 doigts de le faire, mais il s’est retenu... Dommage. Pascal a dit qu’il ne devrait pas être ici, mais je n’avais pas envie de le laisser partir et je ne crois pas qu’il en avait vraiment envi non plus. On a essayé de trouver des solutions pour se revoir. Ça m’a fait plaisir quant il m’a dit que ça allait être dur, mais c’est encore plus dur de ne pas se voir de toute façon.

Et Pascal a craqué, il m’a prise dans ses bras. Ses mains tendres et chaudes sur mon visage... sa bouche... Je l’adore... Tant pis pour les bonnes résolutions ce soir... C’était comme si on avait plus que ce soir, comme si c’était la dernière fois qu’on pouvait se retrouver.

Je l'adore...

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230.3 -- (dimanche) - Détective Qui Veut !?!

Publié le par JaneDo

Après le dîner avec Thomas, j’étais plutôt nerveuse. Il fallait vraiment que  j’avertisse Pascal. Je n’osais pas l’appeler. Évidemment, je pourrais simplement lui envoyer un message, mais je crois que j’avais envie de le voir! Et ça, c’était plutôt une bonne excuse...

C’était un peu risqué parce que Thomas le surveillait sûrement...

Mais non, non et non. J’avais vu Pascal mercredi, vendredi et samedi, donc hier! Alors je ne pouvais pas encore vouloir le voir ce soir... mince. Comment se fait-il que j’aie tout le temps envie de le voir? Pas normal. Je crois que c’était pire depuis qu’on avait décidé de se la jouer “friends”.

En rentrant, j’ai raconté à Patricia le calvaire, omettant de parler de la situation sociale et familiale à Pascal, Thomas et Jess. Je tournais en rond dans mon appart. Patricia m’a fait remarqué que si je voulais voir comment était Pascal avec Jess, savoir s’il était sincère avec moi... voir comment il était en réalité avec Jess, dans son intimité... C’était aujourd’hui ou jamais, parce qu’après avec un détective qui rôde, ça n’allait plus être possible.

Dans notre délire, Patricia et moi, nous nous sommes préparé en vitesse pour notre soirée d’espionnage...

Quelle horreur, et c’est moi qui fait ça??? Pourvu que Pascal ou un de ses proches ne tombent jamais, jamais, au grand jamais sur ce blog... Je serais sciée! Je n’aurais plus qu’à déménager à Tombouctou (je sais pas si ça s’écrit comme ça).

On avait une vue panoramique sur l’appartement de Pascal.

Les rideaux n’étaient pas tirés. Pascal et Jess étaient assis sur la terrasse et discutaient en riant. Jess était toute chose avec lui. GRRR, j’avoue que ça me rendait légèrement BEAUCOUP jalouse. En fait, ils étaient en train de manger, assis à même le sol. Ils étaient vraiment mignon ensemble, et ça me rendait malade de même le penser.

Voilà exactement le genre de truc que je ne voulais pas voir. Maintenant, chaque fois que je l’imaginerais chez lui, je l’imaginerais avec elle, et, en train de rire, de s’amuser ensemble... BEURK. Maintenant, il y aura Jess dans mes films de lui... Mince.

Pascal et Jess étaient un couple quoi... Ça se voyait qu’ils se connaissaient bien, même à cette distance. Ils devaient sûrement avoir déjà habité ensemble?  Peut-être même ici? Elle semblait bien connaître la maison et avait l’air carrément à l’aise...

Ils se chamaillaient gentiment en débarrassant et on a dû les regarder biduler dans la cuisine... Est-ce la jalousie, ces petits pincements que je ressentais? Cette chaleur? Cette envie de pleurer?

J’en voulais un peu à Pat de m’avoir poussée à faire ça, mais aussi à moi-même. Je n’avais pas à accepter après tout. C’était vraiment nul. Tout de même, difficile de détourner les yeux du spectacle qu’on avait en face des yeux.

Je ne devrais pas être là. Ce n’était pas bien d’espionner les gens comme ça, c’était même en plus horriblement ridicule de supporter de les voir si... de LE voir si heureux! BEURK.

Thomas en rentrant chez lui s’est arrêté chez Pascal et... Jess. Ben oui, ils vivaient ensemble... dormaient dans le même lit... j’ai grimacé. Pas penser, pas penser. Niet, effacer. Concentrer sur ce qui se passait devant... non. pas concentrer... partir...

Les garçons se sont à peine salué et Pascal a tourné les talons pour laisser Jess avec son frère. C’était presque la Sibérie entre les 2... Triste. Pascal  s’était remis devant sa planche de travail. Je me suis rendue compte que je n’avais jamais pensé m’intéresser à son travail. Je suis quand même plutôt bizarre comme fille tiens!!!

Après avoir discuté un moment avec sa soeur, Jess a été faire un bisou à Pascal en lui passant ses bras autour, puis ils sont sortis main dans la main sur la terrasse. Il a répondu à son bisou. RRRAHH. Thomas a fait signe à Pascal et ils se sont éloignés de la maison pour discuter. Jess a voulu les suivre mais Thomas lui a fait comprendre qu’il voulait discuter seulement avec Pascal.

Thomas lui a fait signe et ils ont commencés à marcher en direction du lac... POISSE.... dans notre direction... CRAP... pas bon ça!!!

On s’est aplati comme des crêpes, et j’ai chuchoté à Patricia que si on se faisait prendre, je la tue, alors elle avait intérêt à ne pas faire de bruit. D’ailleurs, je me suis éloignée d’elle... on ne sait jamais. J’avais déjà contrôlé les alentours pour une retraite rapide au cas où... Mon corps entier s’est transformé en pulsations cardiaques!

Patricia et moi entendions leur discussion, à mesure qu’ils s’approchaient de notre cachette!

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230.2 -- (dimanche) - LE MAUVAIS RÔLE !

Publié le par JaneDo

Bon, c’est vrai, je suis plutôt lâche dans les séparations... Je déteste avoir le mauvais rôle!

A sa place, je serais resté avec Jess, en espérant, ou même en provoquant les choses pour qu’elle rencontre quelqu’un. Et j’aurai attendu qu’elle me quitte. Ou encore, attendre qu’elle rencontre quelqu’un, j’avais toujours l’option de jouer la victime trompée, et on se serait séparé. Personne n’aurait pu m’en vouloir après, et en plus, tout le monde aurait accepté plus facilement ma nouvelle relation... C’est comme ça que j’aurai fait les choses.

Étant comme ça, j’aurai compris et supporté que Pascal reste avec Jess, jusqu’à ce qu’elle le quitte. Et je n’aurais pas eu de problèmes à être acceptée par ses amis ou sa famille. Mais là, avec la tournure que prenait les choses...

Je deviendrais la vilaine sorcière, la pétasse, la salope et Jess... la pauvre victime... Pas top.

J’ai toujours provoqué les séparations, et mes ex partaient l’orgueil sauf, et parfois, avec les blâmes. C’était tellement plus pratique. Ils avaient l’impression de m’avoir quittée, donc ils ne souffraient pas!!!

Pascal n’a pas voulu lui dire de qui il s’agissait, OUFFF, mais Thomas était persuadé qu’il s’agissait de Caroline ou... peut-être même Barbie ou Cassandra? Cassandra??? Je n’arrivais pas à lui coller une tête à elle? Je me souviens d’une Cassandra à notre week-end au chalet... mais pourquoi il pensait Cassandra????

Petits frissons quant Thomas m’a dit qu’il pensait que c’était sérieux avec cette “fille”, parce qu’en le poussant à bout, Pascal avait reconnu que cette “fille” comptait énormément pour lui. Thomas a tout à coup, tapé sur la table, ça m’a fait sursauté et il a continué en disant que Pascal avait refusé de lui dire de qui il s’agissait. GLUPS!

Pascal a rappelé à Thomas, qu'il disait le considérer comme un frère, alors il lui demandait son soutien et sa comprenhension, mais Thomas n’y arrivait pas. Jess est sa sœur! Du coup, Pascal lui a dit qu’en somme, quant ils se disaient frère, ce n’était que des mots sans fond... creux! Ce qui a mis Thomas face à un dilemme et en mauvaise posture. Thomas était en colère.

Quelle poisse! Mon pauvre petit coeur venait de déclencher les foudres de son ami d’enfance contre lui...

Et effectivement, Thomas allait le surveiller étroitement. Il m’a appris, qu’il allait lui coller un détective sur le dos... OUPS! Il avait aussi contacté leurs parents pour leur demander de rappeler Pascal à la raison.

Le mariage de Pascal et Jess avait été orchestré par leur famille et comportait des points obscures, comme “statut et financier” que je ne saisissait pas. Ce n’était plus qu’une question de temps, pour que Jess soit mis au parfum et apprenne ce qui se passait. J’avais un nœud à l’estomac.

Tout ça prenait des proportions gigantesques.

Je venais de capter que Thomas, Jess et Pascal venaient de familles extrêmement puissantes et aisées... Ca allait faire mal !

Avec un détective au fesses, ça n’allait pas être vraiment simple de voir Pascal. Je me demandais si Pascal s’en rendrait compte quant il le saura, parce que j’allais devoir le lui dire. J’avais peur que l’autre soir quant j’ai fait la bêtise de l’appeler... Est-ce que le détective était déjà en fonction?

Je me suis hasardée à poser la question à Thomas...

En fait, Thomas allait engager le détective à la 1ère heure lundi. C’était une chance! Il fallait vraiment que j’avertisse Pascal. Mon Dieu Thomas, s’il apprenait mon rôle là-dedans... Il me détesterait, c’est sûr!

Je tremblais de trouille...

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230.1 -- (dimanche) - PASCAL N'AURAIT PAS DU PARLER

Publié le par JaneDo

Pascal a, effectivement, eu des ennuis...

Il est rentré directement chez lui et n’est pas retourné rejoindre les autres en boîte. Il avait juste averti Jess par sms. Chez lui, une surprise l’attendait... et la surprise s’appelait Caroline!!! Il n’arrivait pas à le croire. Pascal lui a rappelée que Jess, sa petite amie, fiancée, était là! Pas à la maison, mais... qu’elle vivait là, avec lui... Qu’il ne comprenait pas très bien pourquoi elle était venue comme ça chez lui?

Hum, je me rappelle d’une autre tarée qui a fait la même chose... hum hum!

Mais Caroline savait que Jess était encore en boîte et s’amusait bien. Sa copine, Alexia, l’avait à l’oeil, et l’avertirait si d’aventure, Jess quittait la boîte pour rentrer. Caroline avait tout de suite remarquée l’escapade de Pascal. Elle seule l’avait vu partir.

Caroline a bien pensé qu’il serait, soit chez lui ou qu’il allait y rentrer. Depuis le temps... elle pensait qu’elle commençait à le cerner un peu. Pascal lui a dit que ce n’était pas possible qu’elle reste là, qu’il fallait qu’elle parte. Caroline lui a proposé d’aller faire un tour avec elle, et qu’elle l’invitait à prendre un café ou autre chose chez elle.

Caroline n’a eu aucun problème à le dire à Thomas, qui lui a demandé de laisser Pascal tranquille. Ce n’était pas vraiment sa place de faire ce genre de chose, je trouvais et je le lui ai dit. Lui, me dit que Pascal est comme un frère pour lui, et que l’un, l’autre ont pris l’habitude de se protéger.

Pour finir, Pascal a proposé à Caroline d’aller prendre un verre ensemble dimanche après-midi, ou de préférence, manger ensemble lundi. Elle a choisi lundi et elle est partie.

Seul problème, Thomas, a croisé Caroline, ce qui a causé une énorme prise de tête entre les 2 garçons.

Thomas était hors de lui. Non seulement Pascal plante Jess en boîte, mais en plus, pour venir se taper Caroline, et chez lui.!?! Il trouvait que c’était d’un irrespect total et Thomas ne pouvait le supporter. Il ne reconnaissait plus Pascal. Cette fille lui avait complètement tourné la tête.

Thomas a demandé à Pascal d’annuler sa sortie avec Caroline. Pascal a refusé, et lui a soutenu que Caroline était une copine, et qu’il n’y avait pas de raisons qu’il ne puisse pas prendre un verre avec une amie sans que cela fasse des histoires ou parce qu’il était en couple?

Quant Thomas m’a raconté tout ça, j’ai eu comme un petit doute. Pendant quelques petites secondes, mon coeur a coulé dans mes baskets. C’était quand même pas possible, après avoir eu l’air si sincère devant moi... qu’il ait pu aller se taper une autre nana? Je n’arrivais pas à croire qu’il ait pu me berner à ce point..!!

Ils se sont pris, non seulement de becs, mais en sont venus aux mains.

Pascal, lui a dit qu’il n’était pas aussi taré quand même, pour ramener une fille chez lui quant Jess pouvait rentrer à tous moments! Que Caroline avait remarquée son absence et qu’elle était passé chez lui, mais qu’il ne s’était rien passé.

Thomas a carrément demandé si Pascal voyait quelqu’un?

Et là, il ne voulait plus lui mentir, Pascal a décidé, après quelques secondes d’hésitations (pensant à notre discussion sans doute), de lui avouer qu’il voyait quelqu’un. Thomas s’en doutait, mais il m’a avoué que de l’entendre, haut et fort, de la bouche de son ami, c’était autre chose! Ça prenait tout à coup vie. Il lui a décroché une droite et la culpabilité aidant, Pascal n’a pas répliqué et ça, chez les hommes, il paraît que c’est un signe!!!

Thomas voulait mon avis, mais je n’étais vraiment pas, mais alors vraiment pas, la bonne personne à qui demander ça... Ciel, j’étais vraiment mal barré. Surtout pas à moi!!! Quoi que je dise, j’aurai l’air d’avoir été en train de défendre ma cause.

Pascal n’aurait vraiment pas dû en parler à Thomas. Jamais, jamais.

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229 -- Pascal a juste dit "OK"

Publié le par JaneDo

Pascal a juste dit "OK"
(16 août 08 - samedi)

Vers les 4h du matin, je suis rentrée. Je ne voulais pas rester trop tard, et Jess semblait s’être prise d’amitié pour moi et me suivait partout. Sûrement, parce qu’elle croyait qu’un jour ou l’autre, je finirais par accepter d’être la petite copine de son frère. J’avais peur de finir par l’apprécier, et là, je n’aurais pas pu continuer à voir Pascal.

Jess avait bien sûr remarqué le manège de Caroline. Elle m’a demandé ce que je connaissais d’elle. Mais je ne connaissais rien vraiment. Ça ne m’a jamais vraiment intéressé. Je me rappelle que de notre altercation dans des WC ou elle avait tenu à me dire que Pascal tomberait dans ses filets. Garce. Heum... Elle n’était pas la seule garce en fait... Aïe, j’aillais passer pour une garce? Oh merde! Et même si j’aurai su quoi que ce soit, ce n’était pas à moi de commenter Caroline.

Jess aimait se faire remarquer. Elle aimait surtout attirer l’attention des garçons et fleurtait facilement avec eux malgré la présence de Pascal. J’ai essayé de voir comment réagissait Pascal, mais il semblait ne pas y prêter trop d’attention. Bon c’est clair... c’était une jolie fille, alors Pascal devait, sans doute, en avoir l’habitude.

Ciel, j’ai passé la journée à essayer de me retenir d’appeler Pascal. Chaque fois que j’avais mon natel en main, j’avais envie de sélectionner son numéro. Pascal et Thomas avait un match de basket dans l’après-midi. Thomas m’avait invitée à passer, mais j’ai refusé. Je savais que je retrouverais Jess dans les gradins, alors je préférais m’abstenir.

Le soir, j’ai retrouvé mes potes dans notre sanctuaire habituel.

Je ne voulais pas négliger mes potes, il fallait que je fasse acte de présence, de temps en temps. Je tremblais un peu à l’idée de croiser Pascal. Je n’avais reçu aucun autre message de lui depuis le barbecue. Est-ce que je lui manquais tant que ça??? J’avais l’impression de le perdre.

Patricia a essayé de me convaincre d’aller l’espionner, chez lui, un de ces soir, question de voir comment il est avec Jess. Je n’en avais pas trop envie. Je n’ai pas besoin et n’avais vraiment pas envi de voir ça. Ou est-ce que j’avais peur de la vérité???

Si je ne le croisais pas, ça ne m’empêchait pas de l’imaginer dans leur bar, discutant avec ses copains, Jess dans ses bras. J’étais un peu triste. j’ai prévenu Thomas que je sortais avec mes potes ce soir, je ne voulais pas qu’il passe me chercher, ni qu’il passe tout court. J’avais passé pas mal de temps avec eux, et je voulais en passer avec mes amis. On est resté sur, éventuellement, se croiser en boîte plus tard. Mais je savais que je n’irai pas en boîte. Je n’avais pas envie de voir Pascal avec Jess.

Un peu sonnée quand même après seulement 2 verres, je suis rentrée en envoyant un petit message à Thomas pour l’avertir que je n’allais pas en boîte. Je me suis rendue compte que je n’avais rien mangé de la journée, et je n’avais pas faim.

Probablement parce que j’étais un peu cuite ou peut-être l’excuse que je me donne... Je tenais plus... J’ai appelé Pascal.

Je me doutais bien qu’il avait son natel sur lui et qu’avec le bruit dans les bars ou boîtes, il serait sûrement le seul à entendre ou sentir son natel vibrer. Si par hasard, quelqu’un d’autre voyait mon appel, je pouvais toujours trouver une excuse! Pascal n’a pas répondu.

Mais, Il m’a rappelée peu après. Entre temps, je mettais traitée de tous les noms pour avoir osé. Persuadée qu’il n’allait pas me rappeler et même, probablement, se moquer du fait que j’aie osé essayé de l’appeler en pleine soirée, un samedi soir en plus!!! RRRREH. Alors, j’étais surprise qu’il me rappelle.

Il avait dû sortir, parce qu’il n’y avait pas trop de bruit autour de lui, à part la circulation. Quelle voix douce. Il semblait content de m’entendre (ou, c’est moi qui me fait des films), pourtant, je suis sûre que je dérangeais. J’ai dit à Pascal que j’avais envie de le voir. ARFFF. J’avais peur qu’il me dise que ce n’était pas possible à peine les mots ont passés mes lèvres...

Pascal a ri. Ça a augmenté mon angoisse. Je n’aurai pas dû l’appeler, c’était vraiment trop bête. Maintenant, il allait, sûrement, me servir la phrase qu’il avait dû préparer pour le cas où je finissais par l’appeler, mais il a juste dit; “OK”. Ça m’a coupé la chique! J’ai répété bêtement, tellement surprise.

Il a dit... “OK”... OK. Il était d’accord, il allait venir... Voilà que mon coeur débile se met à gigoter. Je piaffe d’impatience, j’ai un petit tourbillon dans le bas ventre...

Arf, il a dit “ok”... Je l’adore de chez Adore-Land.


On a fini par atterir à notre endroit habituel au bord du lac. C’était complètement désert. On s’est installé, côte à côte, sur notre petit muret.

Pascal n’arrêtait pas de me répéter à quel point il était heureux que je l’ai appelé. Qu’il n’y avait rien qui aurait pu l’empêcher de venir ce soir. Qu’il avait fini par s’imaginer que je n’avais peut-être pas envie de le voir... Quel idée??? C’était bon d’être là, à côté de lui, de respirer sa présence.

D’un côté, je regrettais d’avoir agi comme une petite fille gâtée et insécure. Sa bande allait sûrement remarquer son absence, c’était un peu nulle de ma part.

Son natel a sonné, il ne voulait pas vraiment répondre. C’était Jess. Elle devait se demander où il avait passé. Pascal se sentait coupable, d’agir comme il le faisait. Il trouvait ça dégueulasse vis-à-vis de Jess.

Un peu embarrassé, Pascal m’a avoué avoir eu envi, l’autre soir, de faire demi tour et de revenir... mais il savait qu’il n’en avait pas le droit. Qu’il passait son temps à faire des efforts terrible, pour ne pas céder à l’envie de m’appeler. Qu’étant donné sa situation, il ne se sentait pas le droit de me relancer, si je voulais qu’il me fiche la paix. De plus, comme je n’avais pas répondu à ses messages, il avait fini par s’imaginer, que je préfèrais qu’il me laisse tranquille.

J’ai répondu que ce n’était pas du tout parce que je voulais être tranquille, mais surtout parce que je ne savais vraiment pas quoi dire, à part, qu’il me manquait aussi.

J’ai posé ma tête sur son épaule et Pascal a passé son bras autour de mes épaules. C’était bon de sentir sa présence.

Pascal m’avait manqué à mort alors je le lui l’ai dit et que je n’avais, non plus, pas osé l’appeler de peur de l’ennuyer. Tendrement, il m’a donné un bisous sur la tête, en murmurant que je lui manquais et que je ne le dérangeais jamais. Il semblait sérieux et l’intonnation de sa voix était tellement douce quant il a dit ça, que j’avais envi de l’embrasser.

Son natel n’arrêtait pas de sonner, entre Thomas, Jess et même... Caroline! Puis, il a reçu un message de Paul, qui l’avertissait que tout le monde le cherchait et essayait de le joindre.

Je pensais qu’il ferait mieux d’y aller. De l’avoir vu un petit moment, me suffisait. Je ne voulais pas lui causer d’ennuis.

Pascal m’a averti qu’il avait décidé de parler à Thomas, et, je n’ai pas réussi à l’en dissuader. Je trouvais ça, vraiment... vraiment risqué, parce qu’on ne pourrait probablement pas se voir, comme ça, pendant un moment... il allait être surveillé.

J’ai fondu quant il a dit qu’il avait envi qu’on puisse se voir sans avoir besoin de se cacher tout le temps. Que tant qu’il n’avait pas mis les choses au clair, on ne pouvait pas vraiment être ensemble, et ça, c’était dur. J’aurai voulu lui dire que, c’était frustrant pour moi aussi, mais je me suis tu.

Cette période que je vis avec Pascal, est, ce que j’appelle “la période; Lune De Miel” ou la saison des amours. J’aime qu’elle dure le plus longtemps possible. Pas besoin de se précipiter.

Je n’ai pas besoin de tout savoir de l’autre, ni maintenant, ni après non plus. Je ne veux pas connaître déjà l’issue, j’aime vivre les choses au jour le jour, sans trop de précipitations. Une fois cette période passée, je n’aurai plus besoin d’être collée tout le temps à l’autre. J’aurai, à nouveau,  besoin de mon espace. Je n’aurai pas besoin de voir l’autre, tous les jours non plus... Et vivre chacun chez soi, pour moi, c’est le must.

Mais ce n’était pas le bon moment pour lui dire ça!

Pascal trouvait étonnant que je ne pose pas plus de questions, ou que je ne le presse pas de tout avouer à Thomas et à Jess. Il  il n’y comprennait rien et ça le déstabilisait un peu. J’aurai pu me boxer pour l’énorme connerie que je lui ai répondu... “Que peut-être à la longue, on se rendrait compte qu’en fait,  l’amitié nous suffisait et que le reste n’avait été qu’une grosse bourde”.

Pascal a souri, de son petit sourire en coin, que je trouve, tellement sensas et adorablement sexy, pour dire qu’il n’y n’avait rien d’amical quant il pensait à moi ou quant on était ensemble, mais que c’était plutôt, beaucoup d’efforts pour que ça le reste. Ca m’a fait sourire, parce que j’aurai pu lui dire pareil.

C’était difficile de se séparer, difficile de se dire au revoir. Encore plus, de ne pas s’embrasser. Il m’a juste serrée dans ses bras. Ca m’a rassurée, qu’il me répète que je pouvais vraiment l’appeler n’importe quant. Qu’il gardait toujours son natel sur lui, un tic depuis qu’il me connait... Que personne à part lui, ne peut savoir qui appelle et je n’avais pas de soucis à me faire pour ça.

C’était chou, je lui ai dit qu’il pouvait aussi m’appeler...


 

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228 -- Barbecue avec Pascal & Jess

Publié le par JaneDo

Barbecue c/o Thomas avec Pascal & Jess
(15 août 08 - vendr)

 

Les parents de mes petites têtes blondes devaient passer les reprendre au plus tard à midi... Tu parles!

On ne peut jamais compter sur ma famille pour être à l'heure. Ciel, et dire qu'on est censé tomber du même arbre!!!! Candide, la nounou à Dylan était là, à midi pile. Mon frère, bien évidemment n’était pas là. On a dû l’appeler, GRRR. Il n'est arrivé qu'à 13h00, comme à 16h, il était encore en train de scotcher à mon canapé, j’ai dû, bien sûr gentiment, lui faire comprendre qu'il fallait... pssst... et que j’étais raide. Je devais ramener Kachouka, ma soeur n’étant pas là plus fiable pour venir chercher ma pupuce. Alors comme mon frère était encore là, je lui ai demandé de ramener ma puce.

Kachouka avait passé un grand moment hier soir, sur Kazéo, sur le blog de SHUMA, consacré à TOKYO HOTEL. Elle est hyper fan. Elle a adoré. Les garçons, eux, sautaient partout. Son cousin Dylan, comprenant l’allemand lui a traduit un bout des conversations de son cher Bill, Elle était aux anges.

Malgré ma timidité, et tous ceux que je ne connaissais pas, il m'était facile de me motiver pourra aller au barbecue organisé par Thomas, parce qu'il y aurait Pascal, mais le tableau était vite assombri par l’image de Jess.

Je suis arrivée assez tard, au barbecue. Mon courage flottait au fond de mes pompes. La timidité et la foule m’aveuglaient. J’étais tellement tendue, que Je n’arrivais pas à repérer Thomas. Par contre, Pascal... j’ai tout de suite repéré sa silhouette et mes yeux sont tombés sur Jess à ses côtés. Pascal a dû sentir mon regard sur lui, parce qu’il s’est retourné et m’a tout de suite vue.

Il a traversé la pièce pour venir me chercher. Jess s'est retournée pour regarder où il allait, alors j’ai planté mon sourire pote. Jess m’a fait un signe de la main. Même le le banal “Hey” de Pascal, faisait battre mon coeur un peu plus vite. HAHHH son merveilleux sourire et ses beaux yeux verts...

Pascal m’a apporté un verre, il s’était souvenu que je buvais de la vodka “on the rocks” avec de l’eau plate en plus. Trop chou. Il m’a prit par le bras et on est sorti sur la terrasse. Il était si beau tout bronzé et ses yeux étaient pétillants. Probablement le plaisir d’avoir retrouvé Jess...

On a commencé par les banalités habituelles, puis Pascal m’a dit qu’il reprenait sa promesse de ne pas parler, de nous, à Thomas. Que c’était son meilleur ami, il ne pouvait pas continuer à lui mentir. Qu’il avait failli à plusieurs reprises parler à Jess. Ciel, je ne veux pas qu’il parle à Thomas et certainement pas à Jess. Je lui ai rappelé qu’il risquait de se brouiller avec son meilleur ami.

Pascal trouvait que ce n’était pas vraiment le lieu, ni l’endroit pour en parler. J’ai quand même réussi à lui faire promettre de ne jamais mentionner mon nom. Je n’étais pas prête à être bannie.

Pascal devrait y penser aussi parce que ça allait lui faire plus de mal qu’à moi...


On a pas eu le temps de finir la discussion que Thomas venait me happer pour aller me planter devant sa sœur, Jess. ARFFF. Pascal était resté sur la terrasse et nous observait. Qu'est-ce qu'il était beau quand même... Impossible de dire s’il était ennuyé ou pas. Devoir parler à Jess, était vachement embarrassant.

Jess semblait très sympathique et je me suis dit que s’il y avait pas Pascal entre 2, on aurait sûrement pu être amies! Ouais, je la trouvais sympa, quelle poisse. J’aurai préféré que ce soit une pétasse! Caroline avait été rejoindre Pascal sur la terrasse et je lui enviais les sourires de Pascal. Elle ne pouvait pas s'empêcher de lui poser ses petites pattes velues dessus, mais bon, ce n'était plus à moi de lui sauter à la gorge...

Jess me racontait son dernier séjour en Suisse, et que si Thomas n’avait pas insisté lourdement pour qu’elle vienne en Suisse, elle serait restée encore à New York. Elle aimait les grandes villes et particulièrement New York. Elle habitait la même rue qu’Heath Ledger et arrivait devant son appartement quant son corps a été sorti par les ambulanciers. ARGHH, ça m’a rappelé les tristes images de cette fameuse scène à la télé. Pauvre Heath. Elle en était encore choquée. Je l’écoutais parler et scrutais ses gestes, mimiques, ses sourires... Je voyais pourquoi Pascal était tombé amoureux d’elle.  Elle était vraiment très sexy et jolie.

Pascal souriant, un bras par dessus les épaules de Caroline quittait la terrasse et venait dans notre direction, quant, à ma grande surprise, j’ai vu Brian.

Il venait d’arriver avec sa dernière conquête en date, une jolie petite nana avec des cheveux tout bouclés, qu’il allait rapidement perdre dans la foule... Ca, c'était du Brian tout craché. J’étais trop contente de le voir. Je ne savais pas qu’il connaissait les garçons, à ce point là, pour être invité à leur petite sauterie! Après avoir salué la plupart de ceux qui étaient là, il est venu se plonger dans le groupe avec lequel je faisais semblant de parler. En saluant Pascal, je crois que ça lui a fait *TILT* que c’était “LE PASCAL” de qui, je lui rabattais les oreilles depuis des semaines, à cause du petit regard qu’il m’a lancé. Hum, mes joues ont chauffer un poil.

Brian avait passé son bras autour de ma taille et un moment donné, il m’a chuchoté à l’oreille; “Pascal? Yeux verts, etc...”, et il a ri. Il était amusé et se moquait discrètement de moi et ça me mettait mal à l’aise. Pascal nous observait et ne parlait pas beaucoup. Jess et Thomas par contre... Brian connaissait aussi Jess, c’était évident. je nageais dans un brouillard épais, des bribes des conversations parvenaient difficilement à mon cerveau. J’essayais de ne pas remarquer les marques d’affections que Jess et Pascal échangeait, mais qui m’atteignaient comme des coups de couteaux. Chaque fois qu’il se penchait vers elle, même si je ne les regardaient pas directement, mais je les voyais.

On était séparé, Brian était toujours à mes côtés avec sa copine et Thomas ne manquait pas de me mettre à l’aise en étant constamment dans les parages. De temps en temps, je croisais le regard de Pascal, à travers la foule, je lui faisais un vague sourire, qui me coûtait beaucoup.

J’ai été me cacher un moment dans un coin de la terrasse question de prendre l’air. Il n’y avait même pas un petit vent pour me rafraîchir un peu. Malheur, Jess m’a trouvée, n’importe qui d’autre aurait été mieux.

Elle m’a dit que Thomas m’aimait beaucoup et qu’il espérait qu’un jour, bientôt, que j’accepterai d’être sa petite amie. Elle savait que d’après son frère, je voyais quelqu’un d’autre, mais elle se demandait pourquoi personne n’avait jamais vu cet autre gars. Hum, bonne question!!! Ensuite, Jess a commencé à me faire des confidences; Pascal ne l’avait pas touchée depuis qu’elle était arrivée. Ca l'inquiètait. Jess ne pouvait pas imaginer comme cela pouvait me rassurer et me faire plaisir, mais de suite, la culpabilité m’a envahie. En fait, c’était hyper gênant. Elle aurait pu se confier à n’importe qui, mais à moi? pas terrible.

J’ai regardé Pascal, qui, un peu plus loin, parlait avec ses copains et ressenti un gros coup de tendresse pour lui. J’aurai quand même préféré ne pas le savoir. Il m’a vue en train de le regarder. Je n’ai pas su décrypter la petite grimace qu’il a eu, en remarquant que je parlais avec Jess.

A part le petit moment passé avec Pascal sur la terrasse, je n’ai plus été seule avec lui. Mais, il n’était jamais loin. J’ai dû subir de le voir rigoler avec Caroline.

Paradoxalement, Caroline a passé pas mal de temps avec lui, plus que moi en tous cas. Par contre, dès que Jess approchait d’eux, Caroline se tirait. C’était louche. Je suis presque sûre que Jess devait le penser aussi. Pascal semblait un peu mal à l’aise quant il sentait que je l’observais avec Jess. Pas avec Caroline, parce qu’avec elle, il était comme d’habitude. Par contre, avec Jess, Pascal semblait faire attention à ses gestes, parce que je croisais son regard embarrassé de temps à autre, par exemple quant il prenait Jess par la taille ou qu’ils se faisaient des bisous. Ou était-ce encore mon imagination!!!!

La soirée à été assez pénible, mais il fallait bien que j’affronte la réalité, un jour ou l’autre. J’avais peur que Pascal prenne l’habitude de me fréquenter en copain!


 

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227 -- (jeudi)

Publié le par JaneDo

Complètement stressée aujourd’hui pour recevoir les enfants; fallait faire les courses, terminer les trucs administratives encore en suspens pour n’avoir rien d’autre à faire quant les enfants seront là. J’étais un peu crevée encore...

Thomas m’a invitée à aller dîner avec lui.

Du moment que ce n’était pas chez lui... quoique... Mais, je n’arrêtais pas de penser à Pascal. J’avais tellement envie de le voir ou au moins entendre sa voix! Hésité, mais après avoir ré-écouté les messages vocaux qu’il m’avait laissé, j’ai appelé sa boîte vocale. Hum... il va se demander qui a pu appelé autant sa boîte sans laisser de message. Je rougis d’agir comme une stupide midinette. Même s’il m’avait dit que je pouvais l’appeler quant je voulais, je n’osais quand même pas le faire. Ça me rendait malade d’avoir tellement envie de le voir.

J’essayais de me rappeler, la sensation d’hier soir, lovée contre lui, même si on ne parlait pas. Et en y repensant, je ne savais pas du tout où on en était? Si j’ai bien compris, maintenant que Jess est là, c’est over? Mais, il avait eu envi de me voir? Ciel, merci, parce que je n’aurai pas osé l’appeler! Mais qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire “juste en ami”?

ARFFF, voilà que je recommence à disjoncter !

Le contacter et le harceler voudrait dire que j’acceptais la situation, ou plutôt, la situation ne me dérangeait pas. Pauvre Pascal, ce serait aussi le mettre dans de beaux draps!!!

Soit il me rembarrait, ou il craque, et il se retrouverait le cul entre 2 chaises. MOUAIS! Et moi aussi...

Ou peut-être... peut-être qu’il ne voulait pas être trop méchant avec moi, alors il était venu prendre la température hier soir? BRRRR, alors je me suis comportée comme une idiote, parce que maintenant il sait forcément que j’étais dingue de lui... IIIIAK. Non, non non, s’il était venu prendre la température, le “soyons amis”  était justifié, mais il n’était pas obligé de rajouter que je lui manquais, ou qu’il avait tellement envi de me voir! Aussi, il ne se serait pas donné la peine de me laisser des messages vocaux, que je pourrais même faire écouter à Jess, si l’envi m’en prenait... sinon il serait vraiment idiot, et idiot, il était loin de l’être!... ARF, est-ce que je n’essaie pas de me trouver toutes les excuses de la planète pour continuer à espérer??? ARF, comme Patricia? ARGRHH.

Peut-être aussi, essayait-il de me garder sous le coude comme “bouche”-trou”? Oui, mais si c’était le cas, il ne m’aurait pas servi le coup du “soyons friends”? Et il serait monté chez moi, hier soir, on était seul ou il m’aurait embrassée? Et il m’aurait servi, les phrases du genre; “on ne peut pas se voir pour l’instant, mais bientôt” et des trucs de cette sauce là!

Ou c’était vraiment fini, mais pour ne pas être trop vache... non... Sinon, il ne m’aurait pas laissé de messages vocaux! Il ne serait probablement pas passé. Ou serait passé, pour être sûr que je l’ennuierais pas et m’aurait juste servi le truc “amis”!

OUH-LA-LA, j’ai le cerveau qui fume! Mais alors, c’est terminé... oui ou non?

Oui; sinon, il m’aurait appelé depuis? Oui, bon il l’a fait, mais juste pour dire que je lui manquait. Ça c’est pas dur, n’importe quel idiot peut faire ça! Même si c’était pas fini, il ne pouvait pas vraiment se tirer toute une soirée pour me voir... elle est là et habite sûrement avec lui. IIIIIeerk, ils dorment ensemble, il l’a serre dans ses bras le soir et lui chuchote, de sa voix chaude et tendre, qu’il l’aime... Non non non, je ne veux pas y penser. Mais ma stupide tête continue... Oh-la-la, c’est le brouillon total dans ma tête. Je n’arrive pas à penser à autre chose. Il faut vraiment que j’arrête ça! Mais comment on fait pour arrêter de penser???? Mince le chien veut sortir, et j’ai un jeton en travers de la gorge. Oh, le chien, oui, bon... le sortir...

Je suis sortie faire un jogging infernale pour essayer de me défouler et me fatiguer, mais la machine infernale continue, les images défilent devant mes yeux... Il lui fait des bisous dans le cou, au creux de l’oreille. Ces mêmes bisous qu’il me donnait il y a pas si longtemps. Et sur les épaules...

AHHRRR, je deviens dingue... J’ai le souffle coupé, je suis obligée de m’arrêter de courir et essayer d’arrêter les larmes qui montent aux yeux. Ça y est, j’ai mal au ventre, une grosse boule joue au ping-pong dans mon estomac...

Mince, il faut que j’arrête de penser à Pascal, parce qu’hélas, l’image de Jess vient mettre des interférences dans mes visions. Et je dois ranger et enlever tout ce qui traîne qui pourrait être un danger pour les enfants... et il faut que je me prépare pour aller manger avec Thomas.

Pourquoi est-ce que j’ai accepté... poisse. Voir Thomas me ramène à Pascal.

Son offre d’amitié n’était qu’un no-nos? Il était passé pour bien me faire enregistrer qu’il n’avait pas l’intention de me revoir autrement que comme amie! Ohhhrrr, ce serait... horrible! STOooooP! STOP.

Ça y est, je suis remontée en mode-taratata encore... mais je n’arrivais pas à arrêter ma tête...

Il fallait que j’arrive à ordonner mes neurones et que je réfléchisse aussi froidement que possible, comme s’il s’agissait du problème d’une copine... voilà ça c’est mieux... Si je voulais vraiment savoir lequel, de tous mes scénarios, était la bonne... Je n’avais pas 36 milles solutions... Fallait que je monte au front !

Soit, pour lui c’est fini, et il n’appréciera pas trop mon intrusion, et mes tentatives, et me le fera comprendre assez rapidement. Cela voudrait dire, qu’il s’était bien amusé, mais maintenant, ma petite, circule, BASTA!

Soit, il veut me garder sous le coude, et sera ravi si j’essaie de le voir à tout prix... et si je veux le garder dans ma vie... je devrais composer avec Jess. Et sera de ma faute, parce que, ce sera moi qui aurait été le chercher!

Soit, il tient vraiment à moi, et il ne pourra pas faire autrement que de craquer! S’il craque, on se retrouvera dans la “M”, non... Il se retrouvera dans la “M”. Il perdra la plupart de ses amis et son meilleur ami de toujours!!!

Et j’aurai ma réponse... Oh-la-la, je débloque!

Pire que tout, c’est que je ne sais pas ce que je veux... Il me faut plus de temps. S’il craque... Je fais quoi après?

Thomas était tout adorable. Il avait organisé une soirée barbecue chez lui vendredi soir et voulait que je sois sa “date”. C’était une soirée pour Jess.. Il voulait qu’on sorte un soir, que les 4; Pascal, Jess, lui et moi... BHHH... Non, merci, pas envie. Je me demande ce qu’en penserait Pascal tiens! Pour le vendredi, je ne savais pas si je devais y aller ou pas, mais c’est vrai que j’avais envie de voir Pascal...

Avec les enfants, c’était super cool. Ça m’a débrancher et évité de penser. Ils se sont amusés comme des fous et se sont couchés à plus de 2h du matin. J’ai essayé de ne pas trop penser à Pascal en me noyant dans un film d’action-suspens; Mind Hunters.

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226 -- (mercredi)

Publié le par JaneDo

Passé une journée stressante à rattraper ma léthargie des 2 derniers jours!

Les enfants ont appelés pour me demander s’ils pouvaient venir dormir ici ce soir. Ça ne m’arrangeait pas des masses. J’étais encore crevée de mon week-end en enfer!

Après réflexion, je me suis dis que ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée!!!! Si je les prenais dormir jeudi soir, ça m’empêcherait de faire la bêtise de sortir en espérant voir Pascal. Tomber sur Pascal voulait dire, voir Pascal avec Jess. Et ça, c’était trop insupportable pour l’instant. Je ne pourrais pas supporter de les voir ensemble, IEK.

J’ai donc appelé ma nièce, Kachouka, pour proposer de la prendre dormir jeudi soir. Ma soeur m’a dit qu’elle a sauté de joie avec un gros “YES”. J’ai donc ensuite organiser aussi avec les 2 autres petits mecs, ses cousins. TOP. Je voulais faire d’une pierre 2 coups. Après ça, j’étais tranquille pendant un moment!

Donc, même si je le voudrais, jeudi soir, je ne pourrais pas sortir... YES!

Le soir, Patricia a essayé de me faire sortir pour aller traîner dans le bar où traîne son type de l’autre soir. Celui qui ne l’a pas rappelée. Elle devenait un peu... Je n’en avais aucune envie... beurk. Le mec ne l’avait pas rappelée, je n’avais pas trop envie qu’elle aille se ridiculiser en le poursuivant. Mais bon, qui j’étais pour lui donner des conseils, hein! De plus, je n’en avais pas envie parce que, demain soir, j’avais les gamins, et les gamins, ça épuisent!!! Alors, j’ai appelé Alex (Alexandra), une cops à moi qu’elle connaît aussi, et elles sont sorties ensemble.

Patricia ne conduit pas, alors Alex est passée la chercher. Quant elle est descendue rejoindre Alex, elle m’a appelée pour me demander de descendre parce qu’Alex voulait me voir. Je leur ai demander de monter mais elle tenait à ce que je descende. En descendant, Patricia a trouvé Pascal devant la maison, et il lui a demandé de me faire descendre... OHHH Pascal, tu me torture!!! Ça m’a coupé les pattes...

  • *Je voulais te voir... J’avais peur que tu ne veuilles pas me parler?*
    (I needed.. I... I wanted... I had to see you! I was affraid you wouln’t want to see me?)

Pascal savait qu’il n’aurait pas dû venir, ni me harceler de cette manière (oh chouchou, harcèle moi tant que tu veux, voyons!). Que ce n’était sûrement pas correct. Pascal voulait que je sache que, je pouvais l’appeler à tous moment, demander ce que je voulais, qu’il serait toujours là pour moi.

Ça me touchait. Qu’est-ce que j’aurai bien pu faire? Partir en courant? Le voir me rendait faible. Tous les souvenirs de lui, tous les bons moments, tous revenaient en vrac me hanter, et me rendait encore plus faible. J’étais trop contente de le voir... mais en même temps, je savais que ce n’était que reculer pour mieux sauter... une souffrance lente et à petit feu!

Je m’étais faite violence pour ne pas répondre à ses messages et ne pas l’appeler. Je ne pensais pas le revoir de si tôt. Je ne voulais pas parler, parce que tout ce que j’aurai pu dire était que j’avais envie de faire partie de sa vie.

Pascal espérait qu’on puisse essayer d’être simplement amis. Il ne voulait et disait ne pas pouvoir se résoudre à ne plus me voir, mais qu’il n’avait rien d’autre à m’offrir que son amitié. Des amis? ARFFF. Être seulement une amie? Je ne pense pas que j’y arriverai non!

C’était toujours mieux que rien, mais ce n’était pas grand chose non plus.

J’ai essayé d’être forte, et je lui ai dit que c’était difficile pour moi de le considérer que comme un ami. Alors, c’était peut-être mieux de ne plus se voir, en tous cas pas pour l’instant...

ARRHHH, mais qu’est-ce que je raconte? J’ai envie de le voir, même si c’était pour avoir seulement une mini-trini place dans sa vie. Non, non, non, je ne pouvais pas dire ça à haute voix. J’avais plein de questions qui me trottaient dans la tête; Est-ce qu’elle vit chez lui? Est-ce qu’ils ont...? Comment il a fait pour être là? Que des conneries en fait, ça ne me regardait pas.

Je n’ai pu que dire; “Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?”. Il a souri. ARHHH, ce sourire unique... ce sourire qui me fait tomber les chaussettes. J’allais fondre, il aurait fallu que je me rentre et que j’arrête de le regarder.

  • - "Et si on restait là, sans rien dire?"
    Les mains dans les poches, il a haussé les épaules avant d'ajouter encore;
  • - "J’ai peur de dire des bêtises si je continue à parler”

Faiblasse. Il m’avait trop manqué. J'avais peur de ne plus le voir et j'en souffrais. Je ne savais pas comment faire pour le contacter et je n'osais pas. Il aurait très bien pu ne rien tenter, et ça, ça m'aurait fait hyper mal au coeur. Ca aurait voulu dire qu'il en avait rien à cirer.

Je n'aurais probablement pas osé faire quoi que ce soit pour essayer de ne pas le perdre. J'aurais attendu de le croiser au hasard des boîtes. Et ça, c'aurait pas été top. Et j'admire les hommes qui osent, ceux qui reste lâchement en attente que la nana fasse le 1er pas, ne m'inspire pas.

Je me suis jetée dans ses bras, il m'a serré très fort. J'avais envie de sentir sa présence, de le toucher. Je n'aurais peut-être pas dû, mais je l'aime. Appuyé contre sa voiture, on est resté comme ça sans rien dire jusqu’à ce qu’il s’en aille.

J’ai remarqué le bleu à sa mâchoire, mais je n’ai rien dit. Probablement le sport!

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