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323 - En attendant son retour...

Publié le par JaneDo

Hahhh, je m’ennuie, Pascal me manquait.... Jeudi enfin, Pascal rentrait ce week-end... Plus que 2 jours à tuer!

Samedi 14, après son départ, j'avais heureusement une journée plutôt chargée ce qui m’évitait de trop penser à lui. C’était l’anniversaire de mon neveux hier, le 13, et on le fêtait ce soir, alors j’ai été très occupée le reste de la journée à préparer des gâteaux. Après la fête d'anniversaire chez ma soeur, j'ai fini la soirée en compagnie de Thomas. On est sorti prendre un verre en tête à tête.

En fait, je pensais que Pascal me manquerait plus que ça. Le savoir à des milliers de kilomètres était finalement rassurant, aucune chance qu’il soit avec Caroline! Qu’il soit avec Jess ne me terrassait pas autant qu’on pourrait le croire, c’était sa femme, et elle l’était déjà longtemps avant leur mariage. Si Pascal couchait avec elle, ça ne me surprendra pas. Ok, ça me fera mal à en crever, mais je survivrais. Bien sûr, les images de la vidéo me revenait aussitôt en tête, et une petite piqûre se faisait sentir au niveau du coeur.

De toute façon, je ne chercherais pas à le savoir. Pas que ça m’était égal, mais c’était sa femme après tout.

Je suis sortie un soir avec Layne, qui bien sûr savait que Pascal était absent. J’ai passé la nuit avec lui et je ne me sentais absolument pas coupable. En rigolant, Layne m’a demandé d’être sa maîtresse secrète, mais je savais qu’il le pensait. J’y ai sérieusement réfléchi l’air de rien; ça me permettrait sans doute de me détacher un peu de Pascal, d’être moins amoureuse. Mais, Layne n’était pas le bon plan. Il était bien trop proche de toute la petite clique, c’était le meilleur moyen de se faire prendre. Si Pascal l’apprenait, je pourrais mettre une grosse croix sur lui, cette fois, il ne me le pardonnera pas.

Si je devais choisir un amant, mon choix se porterait sur quelqu’un qui aurait une copine à qui il tient. Un mec tendre avec qui je m’entendrais bien sexuellement, mais à qui je n’aurai aucun compte à rendre et qui ne cherchera jamais plus que ça! Qui saurait détaler aussi vite qu’il était venu ;)) Surtout un qui ne fasse pas partie de mon cercle, qui saurait tenir sa langue et n’en parlerait jamais à personne, même sous la torture. Pas facile à trouver!

J’ai aussi passé beaucoup de mon temps avec Thomas qui prenait son rôle très au sérieux. En fait, je l'ai vu presque tous les jours; si j'avais un truc, je finissais chez lui après. Je l’adore ce mec, il est vraiment adorable dans tous les sens du terme. Mercredi soir, on a mangé chinois devant un DVD, puis bavardé comme de vrais commères. Hihihi. Bien sûr on a parlé des relations ambiguë entre Pascal et Caroline.

J'aimais probablement être avec lui parce que c'était, en quelque sorte, une façon de me rapprocher de Pascal. Il me racontait pleins d'anecdotes sur leurs enfances, des relations amoureuses de Pascal. Il m'a raconté que losrque Pascal a commencé à fréquenter Cassandra, Jess s'était rendue compte qu'elle était amoureuse de lui, et elle a tout fait pour qu'ils soient ensemble. Leurs relations avaient toujours été cahotique, Pascal était du genre renfermé et discret, Jess était tout le contraire. Un peu gêné, il pense que Jess ne laissera jamais Pascal lui échapper. Mouais... elle aura peut-être pas le choix!

Puis, me sentant en confiance, après lui avoir fait promettre de ne jamais en parler; j’ai raconté à Thomas ce que son père adoptif, le père à Pascal, avait essayé de faire. Thomas ne connaissait pas les détails, mais il s’était douté de quelque chose, mais il ne savait pas que j’étais concernée. Ça ne l’étonnait pas vraiment, il était surpris qu’ils aient attendu aussi longtemps et n’osait pas imaginer la réaction de Pascal, furieux lui semblait être un euphémisme.

Jeudi soir, petite sortie avec mes copains, mais j’ai retrouvé Thomas plus tard. Mes copains ne me voyait plus comme “un” des leurs, j’étais tombée dans la catégorie des “filles”. Pour eux, ça signifiaient les “objets” avec lesquels on couche. J’avais du boulot pour que les choses redeviennent comme avant :( A l’arrivée de Thomas, je n’ai pas trop osé rester avec lui à cause de mes potes.

Layne est passé un petit moment en fin de soirée. Je ne voulais pas qu’on nous voit partir ensemble, alors on est parti chacun de son côté et séparément pour se retrouver chez lui. J’étais un peu préoccupée par la discussion que j’avais eu avec Pascal. A son retour, il avait à me parler. Je ne savais pas trop quoi en penser.

  • Iiiichhhhi... Ça sonne pas terrible. Je vais pas pouvoir attendre, dis moi...

Il avait rit. J’aime son rire, j’imaginais son visage et les petits plis aux coins de ses yeux. J’ai insisté. Attendre son retour me paraissait impossible, mais il n’a rien voulu me dire.

  • Quant je rentre. Hééé, je rentre dimanche Babe, dans même pas 2 jours et demi!
  • Ok, dis moi si je dois m'inquiéter ou pas? C’est bon ou mauvais? C’est mauvais hein?

Arfff, Pascal me dit que ce n’était rien, juste qu’il ne voulait pas oublier. Je ne le croyais pas vraiment, mais sa voix semblait normale, pas d’intonation plus dure ou indéterminée. En plus, il m’a répété des milliers de fois que je lui manquais et qu’il m’aimait, ça pouvait pas être mauvais? Mais quand même, je savais que je passerais mon temps à me torturer pour essayer de deviner!

C’était peut-être pour me dire qu’il mettait fin à sa séparation d’avec Jess? Peut-être qu’ils allaient se remettre en ménage? Mais je ne pense pas que c’était pour me quitter, je l’aurai entendu dans sa voix.

Qu’il me téléphone tous les jours finalement était un empoisonnant. Après ses coups de fils, je passais des heures à penser à lui; ce qu’il pouvait être en train de faire, s’il s’amusait, si je lui manquais et des tonnes de conneries du style. En fin de compte, j’aurai préféré qu’il m’appelle un peu moins. Je pense qu’on peut me coller l’étiquette; Loin des yeux... loin des pensées, peut-être pas du coeur, mais de la tête oui! Oui, je faisais définitivement partie de ses personnes qui sans attention et constant rappel de l’existence de l’autre, il s’efface. Bizarre non?

Le 1er jour avait été difficile, après ben, c’était comme un lointain souvenir. En fin de semaine, j’étais pratiquement repasser en mode-célibataire; je fais ce que je veux et je n’ai de compte à rendre à personne. Bien qu’après chacun de ses appels, je nageais pendant quelques heures dans une sorte de flou artistique. Si je sortais juste après, j’étais sage comme une image.

* * * * * *
------ En attendant son retour... - (323) - (jeu.19.nov.09) ------

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317 - Angoisse de le voir partir :(

Publié le par JaneDo

Afff, je l’aime à mourir, bizarrement ce sentiment me faisait autant plané de bonheur que souffrir. Quant je pense à lui, mon coeur se gonfle de plaisir et un petit sourire se profile sur mon visage à me remémorer sa façon de sourire, de cligner des yeux ou encore sa façon de pencher la tête par dessus sa guitare... de petites bêtises comme ça et ça me donne envie de le voir, d’être dans ses bras. Je l’aime très fort. Puis la peur de le perdre, de ne plus pouvoir le voir, l'entendre, le toucher me plonge dans les affres de l'angoisse.

J’avais un peu les palpitations aujourd’hui, une grosse angoisse qui me collait à la peau; demain Pascal s’envole pour un petit paradis toute une semaine avec ses parents et Jess. De quoi les rapprocher... Le décor, l’éloignement, planté sur une île au bout du monde... C’était une bonne recette. Pascal allait me manquer.

Pascal devait préparer ses bagages. Je le suivais comme un petit chien à travers l’appartement. J’avais envie d’être son ombre et de profiter de sa présence à chaque seconde. J’ai préparé à manger pendant qu’il terminait ses bagages et on a manger devant la cheminée.

Thomas est passé pour nous tirer chez lui. Il a tellement insisté, on a été obligé de participer à sa soirée, mais on est resté collé comme des siamois. On était pas très bavard, on avait pas très envi de voir du monde, juste envi d’être seuls. Caroline n’a pas pu approcher Pascal, j’étais collée à lui. On est pas fait long chez Thomas, peut-être une petite heure. On est très vite redescendu s’enfermer chez Pascal. Pascal a passé la soirée à me faire des bisous partout et à me serrer si fort contre lui. Dans ses bras, j’arrivais à oublier mon angoisse de le voir partir.

Qu'est-ce qu'il est chou avec sa casquette plantée à l'envers sur sa tête et son sac de voyage sur le dos... C’était très difficile de le regarder partir le lendemain matin.... Snif... Pascal avait rendez-vous chez ses parents.

Thomas était passé prendre le petit déjeuner avec nous. Je n’avais pas faim. J’aurai préféré être seule avec Pascal pour ces quelques heures. Pourtant, j’ai été contente que Thomas soit là
pour combler le vide laissé par le départ de Pascal. Avant de partir, Pascal a demandé à Thomas de veiller sur moi. Trop mignon. Il a promis de m’appeler tous les jours, je n’en demandais pas tant.

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------ Angoisse de le voir partir - (317) - (ven.13.nov.09) ------

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316 - Test réussi ;)

Publié le par JaneDo

Pascal est quelqu’un de facile à vivre, toujours attentif à son partenaire, tendre, j’aimais sa compagnie. Surprise, j’ai réalisé que j’aimais bien vivre avec lui.

Vivre avec quelqu’un n’était pas évident, au début, il me fallait un long moment d’adaptation. Avec les autres, je faisais beaucoup d’effort pour qu'ils ne s’en rendent pas compte. Avec Pascal, je n’avais pas ce problème, j’étais bien, c’était naturel. Peut-être parce que c’était juste pour 1 semaine? Ou les nombreux week-ends ensemble?.

La journée, pendant qu’il travaillait, je pouvais filer chez moi, le soir, je me dépêchais de rentrer avant lui. Pascal rentrait toujours directement du travail depuis que j’étais là. Dès qu’il passait la porte, il expédiait ses affaires, lançait sa veste sur la 1ère chaise pour me prendre dans ses bras. Miam, j’adorais! J'adorais aussi les petits mots doux qu’il me laissait tous les jours un peu partout et que je trouvais alors qu’il était au travail. C’était un truc infaillible qui me touchait et me rendait totalement amoureuse de lui.

Je me suis sentie tout de suite bien chez lui. Je ne sais pas comment il s’arrangeait pour me faire autant de place. Ce qui m’étonnait aussi était que, normalement, je suis une couche tard, j’aime la tranquillité de la nuit, c’était un de mes moments privilégié.

C’était les moments que je choisissais pour peindre, lire, regarder des films et je ne me couche que quant j’ai une attaque de paupières. Chez Pascal, j’allais me coucher avec lui et étonamment, je dormais. Peut-être la tendre chaleur de la présence de celui qu’on aime, sa respiration me berçait et me rassurait je pense!

C’était agréable d’être avec lui, agréable de le regarder se préparer le matin, le regarder se raser. Un de mes moments privilégié était de prendre le café avec lui le matin et le regarder s’enfiler son bol de kellogs. Et ses millions de bisous avant de partir travailler, trop chouky. Il m’embrassait avant de franchir la porte et revenait en arrière pour un dernier bisous et me serrer encore une fois dans ses bras. Iaaah, je l’adore.

Je n’ai pas voulu parler des messages, un peu trop rempli de "je t'aime" de Caroline. Peut-être parce que quant on était ensemble, ma tête avait tendance à se transformer en passoire. Malgré notre petite dispute d’hier soir, je n’arrivais pas à être vraiment fâchée avec lui.

Aussi, je ne voulais pas enclencher une autre dispute, parce que je me connais, je ficherais le camp, du coup, ça lui aurait donné une bonne excuse pour voir Caroline ce soir! Pire, si je n’arrivais pas à me calmer avant son départ, ça lui aurait donné le champ libre, à Caroline aussi. Et je n’aurai eu qu’à m’en prendre à moi-même.

Mon agence avait essayé de me joindre à plusieurs reprises; le gros client de l’autre jour voulait me fixer un rendez-vous! L'agence ne se doutaient pas de ce qui était en jeu et piaffait d'impatience. Je savais bien que ce monsieur attendait une réponse de ma part concernant mes relations avec Pascal... et je n’en avais pas, ou plutôt, ma réponse se résumait à “Fuck you”.

Pour ce soir, j’avais la petite idée de tendre un piège à Pascal... Je crois que j’avais assez confiance en lui, mais quand même...

Pascal m’avait proposé de le retrouver directement au Tiger. Est-ce qu’il voulait éviter que j’aille au club de sport? Mais je ne pensais pas, il se doutait bien qu’avec Vania, j’avais un oeil dans la place. J’ai prétendu avoir quelque chose et que je l’appellerai avant de rentrer ou pour le retrouver quelque part. J’avais l’intention de le suivre. D’un côté, j’étais un peu idiote de faire ça, mais c’était important de voir si Pascal arriverait à se débrouiller pour ne pas laisser Caroline le vampiriser, sans que j’ai à lui dire comment. Je voulais voir s’il tenait à moi ou s’il préférait s’amuser!

Vania a été une fée ce soir. En quittant la salle de sport, comme Caroline attendait Pascal à l’extérieur. D’après elle, Pascal n’était pas trop chaud pour laisser Caroline, une fois de plus, le coincé à devoir la ramener. Vania a demandé à Pascal de l’emmener aussi et elle s’est installée à l’avant sous le regard médusée de Caroline. Dans la voiture, Caroline a fait la remarque à Pascal, qu’il ne semblait pas avoir de problèmes quant il s’agissait de prendre Vania, et a voulu savoir si c’était parce que je lui faisais des scènes à propos d'elle. Elle insistait sur le fait que j'étais jalouse d'elle, que j'avais peur d'elle. Vache à la moutarde! Grrr, elle n'avait pas tout tord. Pascal aurait répondu que Caroline avait une voiture, qu’elle devait la prendre, qu’il ne voulait pas avoir de problèmes avec moi. Vania avait senti une certaine gêne, ils ne pouvaient pas parler librement devant elle. Pascal les a déposé au Tiger, d’après Vania, il rentrait, il n’avait pas l’intention de traîner dans les bars.

Vania m’a appris que Caroline avait changé d'avis et a voulu que Pascal la raccompagne chez elle. Il a refusé. Peut-être parce que Vania était là? Bah, fallait que j’arrête de voir le mal partout. J’ai donc filé chez lui. En chemin, je me demandais si je devais entrer et lui faire la surprise d’être à la maison puisqu’il rentrait sagement? Ou arriver après lui? J’allais faire demi tour pour rentrer chez moi quant Vania m’a appelée pour me dire que Pascal était à peine parti que Caroline a pris un taxi et qu'elle était partie. Hohh! Je crois que je devinais où elle allait. J’étais sûre qu’elle suivrait Pascal chez lui! Je fais quoi? Je lui coupe l’herbe sous les pieds en me pointant chez Pascal avant elle? 

Je suis arrivée la 1ère, Pascal n’était pas encore arrivé. Zut. Je ne voulais pas qu’il me trouve chez lui sans avoir été averti même si j'avais la clé, alors quant je l’ai vu arriver, je suis sortie par le jardin pour me pointer à la porte d'entrée. J'avais décidé de couper l'herbe sous les pieds de Caroline, mais, elle a été rapide. Le temps de faire le tour, comme je l’avais pensé, Caroline se pointait à son tour. Oh! ni 1, ni 2 je suis retournée sur mes pas.

Jeeez, Pascal n’avait pas l'air ravi par sa surprise...

  • Caro tu crois pas que t’exagère... Jane va arriver d’un moment à l’autre et je ne veux pas qu’elle te trouve ici.
  • Iiiih, elle va encore te faire une scène?

Elle riait. Ciel, j’avais envie de lui sauter sur le poil.

  • Caro, si Jane te trouve ici, ça va barder, alors je t’en prie va-t-en.

Elle ne voulait pas partir s’amusant à essayer d’imaginer ma tête. Elle le charriait en lui disant que c’était pas comme si je les retrouvais au plumard. Puis elle a changé de ton pour se faire moins moqueuse et plus douce; Elle avait juste envie de le voir, et avait espéré qu’ils se verraient ce soir? D’ailleurs qu’est-ce que je foutais? Je n’étais pas là, pourquoi est-ce qu’ils ne pourraient pas passer la soirée ensemble, au moins jusqu’à ce que je daigne lui faire signe? Pascal ne voulait pas qu’il y ait de quiproquo, il lui avait déjà dit qu’il ne pourrait pas.

  • Caro, je te l’avais déjà dit,  ce n’était pas possible. Au cas où tu l’aurais oublié, j’ai une copine...
  • Et alors? Tu ne peux pas aller manger un truc avec une copine? Allé...
  • Afff, une autre fois peut-être, si Jane n’y voit pas d’inconvénient. Mais certainement pas ce soir.
  • Pourquoi pas ce soir? Elle n’est même pas là? Et pourquoi tu dois lui demander l’autorisation d’abord? Tu va bien prendre des verres avec tes copains ou est-ce que pour ça aussi tu lui demande l'autorisation? On pourrait allé prendre un verre quelque part les 2...
  • Arrête. Tu ne va pas recommencer.
  • Ah, j’ai compris. Elle t’a fait une scène hier soir hein? Suis désolée, juste envie qu'on passe la soirée ensemble avant que tu partes!

Tu parles! Elle n’était pas désolée du tout. Peste. Elle s’est approchée de Pascal et heureusement pour mes yeux, il l’a repoussée. J’ai cru que j’allais avoir une crise cardiaque!

  • Caro, je plaisante pas, je veux que tu t’en ailles. Non...

Elle avait voulu parler, mais Pascal l’a interrompue pour lui dire que si elle continuait comme ça, elle deviendrait vite infréquentable. C’était intéressant, parce que j’ai appris qu’au bureau, Pascal était distant et la traitait comme une simple connaissance. Je comprenais mieux pourquoi elle le poursuivait en dehors du boulot!

Pascal lui avait ouvert la porte et insistant pour qu’elle s’en aille. C’était... ça m’a mis du baume au coeur. Quant il a ouvert la porte, j’étais derrière, le doigt en l’air, sur le point de sonner. Pascal, le pauvre, a changé de couleur. Je pense qu’il croyait que c’était bon pour une soirée gâchée avec de prises de tête à la clé. Mais non. Probablement si je ne les avais pas entendu? Caroline a joué à la petite souris effarée et elle a pris la fuite après avoir lancé 1 ou 2 petites choses qui auraient pu me faire grimper au front, mais je n'allais pas la laisser gâcher notre soirée.

Pascal a voulu se lancer dans des explications, mais ça n’était pas nécessaire. Je lui ai avoué les avoir entendu. Qu’on s’était presque croisé au Tiger. Je l’avais vu partir et j’ai vu Caroline partir tout de suite après. J’avais deviné où la trouver... C’était des bobards, mais Vania était une informatrice bien trop précieuse pour que je la grille!

Je ne voulais plus parler de Caroline, surtout pas de sa présence invisible. J’ai tout fait pour qu’il ne regrette pas une minute sa soirée ;))

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------ Test réussi ;) - (316) - (jeu.12.nov.09) ------

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315 - Mise au point ou dispute!

Publié le par JaneDo

Après avoir passé l’après-midi avec mon neveu, Markus, je me serais aplatie sur mon lit les bras en croix sans bouger pendant au moins 3h, tellement le petit m’avait crevée. Il est dans sa phase “hyper câlin” alors il me dit sans arrêt qu’il m’aime et que je lui manque. Trop chou. Avec ça, impossible de refuser de le garder!

J’avais dit à Pascal que je dormais chez moi ce soir, parce que je ne voulais pas prendre l’habitude de sa présence sinon, ça allait être 1000 fois plus dur de me passer de lui. Je commençait à ressentir l’angoisse de son prochain départ. Une semaine entière à partager la même chambre que Jess dans un décor paradisiaque... J’étais verte. Dans un coin de ma tête, la présence des menaces voilées de sa famille me poursuivaient aussi. Peut-être que je lui en parlerai un jour?!

Finalement, je n’avais pas envie de passer la nuit autrement qu’avec Pascal, alors j’ai été l’attendre après son match. En le voyant sortir avec Caroline à son bras, j’ai pété un câble. Juste le temps d’être sûr qu’il m'avait vu, sans un mot, j’ai tourné les talons.

J’ai tourné un moment en rond, me suis arrêtée pour pleurer un bon coup et me lamenter sur mon sort. Après avoir séché mes larmes, je suis retournée chez lui. Heureusement que j’avais déjà vidé mon sac de larmes,  parce que Caroline était chez lui. C’était le comble, alors je lui ai dis de dégager. Elle cherchait le soutien de Pascal, mais il n’avait pas intérêt. Elle a eu le culot de vouloir qu’il la ramène. Oh ben voyons! Je lui ai dit que les taxis n'étaient pas fait pour les moustiques, elle avait intérêt de dégager avant que je ne la foute dehors moi même.

Après son départ, j’ai ExPLOSé; j’en avais assez de voir Caroline à tous les tournants. Je n’avais pas aimé, mais alors pas du tout, qu’il me plante au refuge pour aller chercher la pouffe, qui aurait très bien pu venir par d’autres moyens. Que même ses copains se demandaient sûrement avec laquelle il sortait, qu’il la voyait toute la semaine et je devais encore me la farcir le week-end?

Pendant que je parlais, dans ma tête, je me hurlais dessus;
ta gueule, ta gueule, la ferme, du calme. Pascal n’a pas aimé m’entendre qualifier Caroline de pouffe, mais il n’a rien dit. J’ai même entendu la voiture à Thomas se parquer devant la maison, ce qui m’a fait un peu baisser le ton. Je ne voulais pas qu’il soit témoin d’une dispute, ce serait la honte!

Pour finir, je lui ai dis que j’avais l’impression qu’on faisait ménage à 3, si c’était pas à 4, que c’était de sa faute à lui si elle continuait à agir comme elle le faisait, parce que l’air de rien, sa façon d’agir était un encouragement. Pascal n’a rien trouvé d’autre à dire, à part; “T’as raison”. T’as raison? Tsss, qu’est-ce que ça voulait dire ça? Ça m’a un peu coupé la chique. Pascal s’est ensuite excusé.

Quant il m’avait vu partir comme une furie, il savait que j’étais énervée, il n’avait pas besoin d’un dessin. Il avait déposé Caroline chez elle, n’avait pas voulu discuter, il était pressé de rentrer, espérant me trouver à la maison. Mais Caroline avait pensé qu’au contraire, je n’allais pas rentrer et l’avait suivi chez lui.

Je lui ai fait remarqué qu’elle n’avait pas pris sa voiture, ce qui pouvait me laisser croire que c'était lui qui l’avait ramenée chez lui, pensant lui, que je n’allais pas revenir ici???

Pascal m’a dit que ce n’était pas le cas, et de la voir à sa porte, au lieu de me trouver moi, l’avait un peu agacé. Ils étaient justement en train de parler de ça quant je suis arrivée. Qu’il lui avait demandé d’arrêter son petit jeu, parce que j’étais cool mais, il y avait des limites. Il ne voulait
pas avoir des histoires avec moi à cause d’elle.

Après m’être tellement énervée, avoir tellement pleuré, j’étais épuisée. Je n’ai pas opposé de résistance quant il m’a prise dans ses bras. Ma tête me faisait un mal de chien et j’avais juste envie de dormir.

Je lui ai quand même dit que j’étais trop fatiguée pour continuer à parler mais que j’étais encore fâchée. On en a encore parlé un peu, mais beaucoup plus calmement. J’étais moins à cran. Je ne sais même pas pourquoi, mais je me sentais plus rassurée... Peut-être parce qu’il ne l’avait pas défendue? Ne s’était pas opposée à ce que je la foute dehors? Parce que j'avais vider un peu mon sac? Parce qu’il était resté calme?

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------ Mise au point ou dispute! - (315) - (mer.11.nov.09) ------

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314 - Place aux doutes...

Publié le par JaneDo

Lundi 09 novembre - (313)

J’avais décidé de lui parler à propos de Caroline. Pour éviter d'en parler, je me trouvais des excuses pour mon manque de courage; je ne voulais pas gâcher les choses juste avant son départ en vacances avec Jess.

Puis, je me jetée à l'eau; je voulais des explications sur la présence de Caroline au souper de son équipe jeudi soir après son match. Apparemment, c’était un de ses co-équipiers qui avait demandé à Caroline si elle venait. Ça l’avait surpris de la trouver au restaurant, et ce n'était pas lui qui lui avait demandé de venir. Beuhh, je ne voyais pas très bien pourquoi elle devait être assise à côté de lui?

J’ai été obligée de lui dire que j’étais passée au resto. J’en ai profité pour lui demandé à quelle heure il était rentré? Bêtement, il m’a répondu sans penser que ça allait provoquer une avalanche de questions. Il était rentré à 3h du matin. Pfff... Ils avaient tous été prendre un verre dans un bar après le resto, et il était rentré à la fermeture du bar.

Mon oeil... Les bars ferment à 2h du matin, et en général, on quittait le bar bien une 1/2h avant la fermeture, donc, il ne lui fallait pas 1h 1/2 pour rentrer quand même! Qu’est-ce qu’il avait foutu?

D'après ce que Pascal m'a dit, il avait raccompagné la pouffe, qui bien sûr n’avait pas pris sa voiture, et ils avaient bavarder dans la voiture devant chez elle... Mouais!

Pascal m'a demandé ce que je ferais si un copain me raccompagnait et qu'il se mettait à bavarder, même si je savais que ça le rendrait furieux, qu'est-ce que je ferais? Comment est-ce que je m'en sortirais?

Pascal marquait 1 point... Qu’est-ce que je pouvais faire? Lui faire la tête? Partir? Ça servirait à quoi? De toute façon, qu’est-ce qu’il aurait pu faire, refuser de la ramener? Sous quel prétexte? Que j’allais mal le prendre? Et s’il était monté chez elle, il n’allait sûrement pas me le dire et tant mieux. De toute façon, ce serait trop stupide de ma part de lui faire une scène. 

Caroline était futée, il allait falloir que je le sois plus qu’elle... Mais comment???


Mardi 10 novembre - (314)

J’étais à la maison quant Pascal est rentré du travail. Il avait l’entraînement et pas une folle envie d’y aller, mais plutôt de passer la soirée à la maison. Il avait envi que je l’accompagne, je crois qu’il avait juste envi de me sentir là, tout près. J’avais des trucs à faire et je voulais profiter de son absence.

On a donc décidé que je passerais le chercher après l’entraînement et on sortirait manger un truc avant de rentrer se dorloter devant un feu de cheminée.

Pascal commençait à ressentir un peu d’appréhension à propos des vacances organisé par ses parents. Prenant mon petit courage à 2 mains, j’ai finalement osé demander à Pascal s’il y avait toujours
quelque chose entre lui et Caroline? Pascal m’a assurée qu’il n’y avait rien, qu’ils étaient copains et travaillaient dans la même boîte, c’était tout. Il mentait. Les textos qu'elle lui envoyait ne laissaient pas beaucoup de place au doute.

Caroline était venue à la fin de son entraînement et l’attendait à la sortie des vestiaires. Je l’ai ignorée. Je suis restée au chaud à l’intérieur à faire mon sudoku, mais en alerte. Pascal a été obligé de la saluer et il m’a appelée, parce que je faisais semblant d’être hyper concentrée sur mon jeu. Quant j’ai levé la tête, il tendait la main vers moi, alors j’ai été lui donner la main. En me voyant approcher, Caroline a filé.

Je dois avouer qu’elle avait quand même du cran la petite, en tous cas, plus que moi! Elle devait savoir que j’étais chez lui ces jours, elle n’avait pas pensé me voir à son entraînement. Ciel, elle le voit quand même tous les jours au boulot, pourquoi venir à son entraînement encore?

Pascal avait un match demain soir, alors on voulait éviter de veiller trop tard, mais on a un peu oublié l’heure. Pascal a joué un moment à la guitare pendant que je tripotais mon ordi. J’essayais de mettre mon journal à jour, mais, j’avais de la peine à me concentrer, j’aimais le regarder et l’écouter chantonner.

Je me suis dépêchée de terminer ce que je faisais, puis j’ai été me coller à son dos. Je pouvais sentir les mouvements de son corps, de ses muscles, entendre le battement de son coeur et les légères vibrations de sa voix quant il chantait. Hummm, j’aimais. J’aimais son odeur, le toucher... Arff, jamais assez. Je l’aime un peu trop je crois!

Pour finir, Pascal a envoyé sa guitare valdinguer pour me prendre dans ses bras. Il essayait de trouver les accords pour une chanson pour piano que j’adore; Jimmy Gets High de Daniel Powter.

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------ Place aux doutes - (314) - (mar.10.nov.09) ------
 

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312..2/2 - Pascal me trompe???

Publié le par JaneDo

Pascal revenait avec Maxou, alors je me suis précipitée sous la douche. Si mes yeux étaient rouges, ce serait à cause de l’eau. J’avais transféré la plupart des messages que j’avais lu sur mon natel, effacé mes traces et reposé son natel où je l’avais trouvé. Je ne savais pas encore ce que j’allais en faire ou si j’allais lui en parler. En tous cas, pas aujourd’hui sinon, je finirais en larmes.

Tant pis s’il continuait à la voir, tant pis, tant pis, tant pis... Je ferais semblant de rien. Zut, non, il fallait que ça cesse. En attendant, je ferais semblant de ne rien savoir. Après tout, on était ensemble, et s’il était avec moi, c’est qu’il tenait un peu plus à moi qu’à elle et qu’il m’aimait, non? Non, non, non, ça fait trop mal.  Ma poitrine était compressée par un corset en métal,
c'était insupportable, je n’arrivais plus à respirer.

Exclus que je tombe dans les affres de la jalousie maladive. Mais là, c’était clair je ressentais des morsures atroces! Jalouse de chaque moment qu’elle pouvait me voler, chaque moment qu’ils passaient ensemble, je les voulais à moi. Je voulais les reprendre, les effacer... Afff, j’étais jalouse, pas d’elle mais, de ce qu’ils pouvaient partager et que je ne partagerais pas avec lui.

J’ai pris une super longue douche. Le bruit de la douche avait couvert mes pleurs. Mon honneur était sauf de ce côté là. Pascal était en train de lire ses messages quant je suis sortie de la douche, habillée et maquillée pour cacher les dégâts.
Je ne voyais ni surprise, ni étonnement, rien! Je ne voyais rien sur son visage qui puisse me faire soupçonner quoi que ce soit. Ciel, serait-il un bon menteur?

Il n’avait pas de nouveaux messages puisque je les avais effacé. Est-ce qu’il avait remarqué des messages entrants avant de partir avec le chien? Glups! Pascal répondait à un message ou en envoyait un, je me demandais à qui, à elle? Je n’en savais rien. Ça m’angoissait plus que je ne l’aurai voulu.

Avec un sourire innocent, il m’a prise dans ses bras et me chuchotait des mots doux à l’oreille. Serrée contre lui, je me sentais si bien. Afff, tant pis, tant pis, tant pis. J’avais besoin d’une bonne dose de courage pour ne pas fondre. Du doigt, Pascal me caressait les lèvres et sous la douceur d'un baiser, j’ai fondu. Je pense que ce sera plus facile de faire semblant de rien que je ne le pensais,
malgré la grosse balle de rugby qui m'écrasait la poitrine...

On s’était enroulé dans une couverture devant la télé au salon même si on ne la regardait pas vraiment. Plus que tout, j’aime faire l’amour avec lui, j’ai toujours l’impression que mon coeur va éclaté à chaque instant. J’avais parfois un mal de tête carabiné après, mais j’en redemandais encore. Pascal était toujours si tendre, passionné, c'était impossible qu'il soit pareil avec quelqu'un d'autre? J'avais dû me faire des films, je ne pouvais pas imaginer qu'il puisse me tromper!

En fin d’après-midi, Thomas est venu frappé timidement à la porte. Thomas ne supportait pas de rester seul. Je les ai laissé ensemble, et je me suis retirée dans la chambre. J’en ai profité pour essayer de dormir un peu. Le murmure de leur voix m’a bercée jusqu’à ce que je sombre dans
un sommeil réparateur. J’avais besoin de dormir, besoin d’oublier.

Quant je me suis réveillée, Pascal nous faisait à manger. J’ai été picorer dans les casseroles, mais en réalité, je n’avais pas très faim parce que j’avais encore la boule à l’estomac. Maxou dormait tranquillement près de la cheminée, j’ai été lui faire un gros câlin. Qu’est-ce que je l’adore cette grosse touffe de poils.

Sachant qu’il partait toute une semaine, Pascal m’a proposé d’habiter chez lui cette semaine pour qu’on puisse passer le plus de temps possible ensemble.

Avec ce que j’avais lu, j’ai accepté de suite avec un grand sourire candide. Ça l’a surpris, il me connaît et avait dû penser que je refuserais. Mais non, pas cette fois! Il fallait que je le garde à l’oeil. Iaaak, est-ce bien moi qui dit ça? Mais qu’est-ce qui m’arrive??? J’étais curieuse de savoir ce qu’il allait inventé pour aller la retrouver jeudi soir!!! Je ne le laisserais pas y aller, ça c’était sûr. Encore faut-il qu’il m’en parle! Là, je lui ferais une scène carabinée.

Le soir on avait pensé sortir prendre un verre avec nos potes, mais j’étais d’humeur mélancolique et en gros manque de câlins. Je n’avais pas envie de sortir du tout. Son natel n’arrêtait pas de nous harceler. Je lui ai tendu la perche en lui disant qu’il pouvait y aller s’il voulait, moi je rentrerais chez moi et on s’appelle le lendemain. Hum! L’idée que je rentre ne lui plaisait pas, de toute façon, il n'avait pas vraiment envi de sortir.

On est quand même monté, tous les 2 prendre un verre chez Thomas avec la plupart de ses potes. Cette fois, puisqu’il semblait aimé que je le colle, je n’allait pas lâché sa main. Je suis resté
accrochée comme une huître à son rocher. Même quant Caroline est venue lui faire la bise, je suis restée là comme son ombre. Je dois avouer que j'avais envie de lui faire la peau. Une petite bagarre m'aurait sûrement soulagée!!!

J’ai quand même fait remarqué à Pascal que je ne trouvais pas totalement normal qu’il continue à saluer une fille qui ne daignait même pas me dire bonjour. C’était insultant pour moi, et ça ne faisait que l'encourager à continuer.

Avec Pascal, on a fait notre bain de foule pendant 1h ou 2h et on est descendu à son appartement s’enfermer pour passer une fin de soirée tranquille.  C'était dimanche après tout. Au moment de partir, j’ai remarqué que Pascal avait soigneusement évité de croiser Caroline et de la saluer. Tant mieux, mais je me doutais bien que lundi, ils allaient en parler.

L’air de rien, je n’arrivais pas à me débarrasser de mon humeur mélancolique et triste. Je n’avais pas grand chose à dire, et pour cause, je ne pensais qu’aux messages sms qu'il avait reçu de Caroline et que j’avais eu le malheur de lire... Dire que j'acceptais la situation sans broncher! J'étais vraiment d'une lâcheté assez lamentable :(

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Pascal me trompe??? - (312...2/2) - (dim.08.nov.09) ------

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312..1/2 - Pascal me trompe???

Publié le par JaneDo

Après une nuit torride dans les bras du plus sensuel de tous les partenaires que j’avais jamais eu, rassasiée d’amour et rassurée, je me suis endormie comme un bébé. Quant je me suis réveillée après midi, parce que je ne sentais plus la chaleur de Pascal à côté de moi. Il était sorti avec le chien.

J’ai rampé jusqu’à la machine à café pour
commencer ma transfusion de caféine. J’étais contente que Pascal ne soit pas là, comme ça, je n’avais pas à desserrer les dents encore quelques minutes pendant mon traitement. Hihihi.

Le natel à Pascal traînait près de la machine à café et me narguait avec ses bips-bips et ses sonneries. C’était des messages et appels de Caroline. Non d’un pétard, elle ne pouvait pas se retenir de le harceler même le dimanche??? Elle le voyait toute la semaine, et nous suivait dans toutes nos sorties le week-end, et il fallait qu’elle s'immiscer encore le dimanche? Sacré non d’un chien, elle exagère! Et dire que je croyais que Jess était une plaie!!!!

Ma main a pris vie toute seule et avant que j’ai pu raisonner, incontrôlable, je me suis mise à fouiller le natel à Pascal. Atroce, je tournais en mode-débile. Sans doute le manque de caféine? J’ai lu les messages qu’il avait reçu durant la nuit et le matin. Elles étaient toutes de Caroline.

Pascal avait répondu à un de ses messages, celui qu’il avait reçu un peu avant midi. Elle lui demandait ce qu’il faisait l’après-midi, s’il voulait passer chez elle. Non mais attend, puis quoi encore? Il aurait pu lui dire d’arrêter de lui écrire... ouais... pas vraiment, ça n’aurait pas collé avec sa manière d’être!

Elle voulait savoir si j’étais dans les parages? Lui envoyait des bisous. Pfff. Pascal lui avait répondu qu’il n’en avait aucune idée, qu’il passait la journée avec moi, qu’on avait encore rien décidé. Pourquoi avoir même pris la peine de lui répondre? C'était carrément l'encourager à continuer, non?

Dans mon délire, j’ai été lire ses messages;

Il lui manquait? Elle avait envie de se serrer dans ses bras? (ça... ça c’est ma phrase! grrr). Elle était contente d’avoir passé la soirée avec lui??? Hein??? Le remerciait d’être aussi adorable (pfffou). Elle espérait qu’il n’avait pas eu trop de problèmes avec moi. Elle trouvait que j’avais fait tout une histoire de rien du tout, et regrettait qu’il soit obligé dû subir ça. (pétasse)...

  • Tu me manques trop. Je tourne en rond dans mon appart à rêver que tu sois là. J’aimerai que tu sois là, sentir tes bras autour de moi. Tu me manques..... TM
  • Pascal je T’AIME fort.
  • Merci pour hier soir ;) c’était super d’être en tête à tête... Je t’aime :) C’était chouette de passer la soirée avec toi avant que Jane ne vienne tout gâcher...

Hein??? Comment ça? En tête à tête? Et les “je t’aime” partout! On ne dit pas ça s’il n’y avait rien avec un mec, non? Ça y ait, j’allais être malade, j’avais envie de vomir.

  • J’aimerai te voir avant que tu partes pour ta stupide Lune de Miel. Jeudi soir après le basket? Même un tout petit moment? Je sais qu’elle risque de te faire une scène! Mais on est pas obligé de le lui dire? Débrouille toi, je t’attendrais... quant tu veux.. Je t’aime mon amour.

Pas question que je le laisse aller la retrouver jeudi soir, ni aucun autre soir de cette semaine. Je ne pouvais pas les laisser faire. Si il y va, ce serait parce qu'on était plus ensemble! Non mais! Rien qu'à l'idée j'en tremblais...

  • Petit coucou juste pour te dire que je t’aime...
  • Tu me manques :(
  • Mon natel pleure de ne pas entendre ta voix... Encore plus triste de te savoir avec elle... Appel moi quant tu peux... JTM KRO ;)
  • Je n’arrive pas à ne plus t’aimer, ni à me passer de toi... Je m’ennuie de toi.
  • Appel moi dès que tu as un petit moment? TM
  • Je suis désolée que Jane a le chic pour faire une montagne de rien. Désolée. J’espère qu’elle ne t’en a pas trop fait baver. JTM pleins de bisous partout, hi... ;)
  • Ah, j’ai envie de te parler... tu me manques. Je me suis réveillée en manque de toi... TM TM TM
  • Je me réjouis d’être à lundi moi :( TM fort

Afff, je n’aurai jamais dû lire les messages à Pascal. Déjà parce que ça ne se fait pas et en plus... Je suis bien avancée maintenant! J’avais la poitrine compressée, je me sentais vraiment pas bien du tout. Les larmes se sont mis de la partie et ont commencés à couler toutes seules. Je voulais rentrer être chez moi... Comment est-ce que j’allais tenir à faire semblant que tout va bien après ça!!!!!!

Ok. C’était clair qu’ils étaient un peu plus que des amis... :( Ça m’a cassé le moral, mal au coeur. J’avais les larmes aux yeux et je me sentais malade. En tête à tête? Qu’est-ce que ça voulait dire? Pascal m’avait parlé d’une sortie entre mecs, puis un truc organisé par... Oh non! Il n’a pas osé? Non, je devais me faire des idées.

Non, je ne pouvais pas pleurer sinon
j’aurai les yeux tous rouges. Dans mon délire, j’avais effacé les 2 derniers messages. Pascal ne les avait pas encore lu. Je regrettais d’avoir agi aussi stupidement. Trop tard. C’était enfantin. Je me sentais menacée. C’était évident qu’ils étaient plus que des amis... J'étais un peu dégoûtée :((

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Pascal me trompe??? - (312...1/2) - (dim.08.nov.09) ------

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311 - N'y va pas!

Publié le par JaneDo

Pascal avait une sortie. Une sortie entre mecs, donc une fois de plus, il sortait sans moi. Ou était passé le mec qui n’aimait pas traîner dans les bars? J'avais fait un saut chez moi l'après-midi, j'avais des trucs à faire. Je suis retournée chez lui en début de soirée pour qu'on mange ensemble et le voir un moment avant qu'il ne disparaisse pour toute la soirée. Et j’ai bien fait...

Couchée en travers de son lit, la tête posée sur mes mains, on discutait à bâton rompu pendant qu'il se préparait. J’adorais le regarder se balader à travers la chambre à moitié à poil, il était vraiment trop chouky. De temps à autre, il se couchait sur le dos à côté de moi et me passait la main sur le visage. Un geste tendre et doux qui me donnait envie de le manger tout cru.

D’après ce que Pascal me racontait, la 1ère partie de la soirée se déroulait chez un copain, ensuite ils iraient, sans doute, prendre un verre dans un bar avant d’aller en boîte.

Tout à coup, Pascal s’est assis sur le lit, la tête basse. La tête de quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher. En fait, il m’avait menti. Il n’y avait pas de 'chez un copain', c’était Caroline qui avait organisé un truc. Il avait d’abord refusé mais elle avait tellement insisté, qu’il avait fini par dire oui. Pascal avait pensé qu’il trouverait le moyen de me le dire plus tôt, mais il n’en avait jamais eu le courage.

Ha! J’étais sur le cul... Donc, c’était ça sa soirée!?!

Pascal me demandait de décider; si je ne voulais pas qu’il y aille, il n’irait pas. Hum, saleté de place! Si je faisais ça, ça ne ferait que les rapprocher, et il passera la soirée à y penser.
Pire; à penser à elle! Au moins, il me l’a dit avant et pas après, sinon j’aurai été furieuse de chez furieux, dégoûtée, et je lui en aurais voulu à mort. Évidemment, je ne pouvais pas lui dire de ne pas y aller.

Je détestais hyper fort cette position quant un mec vous parle de l’autre femme qu’il voit, de devoir être au courant quant il passe la soirée avec l’autre! Ça, ça sentait mauvais.

Évidemment, je savais que je n’étais pas invitée, mais s’ils sortaient après, il pouvait m’appeler pour le rejoindre? Je pourrais voir s’il y penserait tout seul? Mais les hommes ne sont pas très malin, si je ne lui dis rien, il risquait de ne pas penser à m’appeler ou simplement rentrer pour ne pas imposer ma présence à cette garce... Alors, je lui ai dit que s’il en avait envie, il pouvait m’appeler plus tard s’ils sortent. J’irai le rejoindre, que je préférais ça que le voir rentrer à toute vitesse, comme s’il avait peur de se faire taper sur les doigts. Il me ferait passer pour une conne...

Inutile de faire semblant, je faisais la moue, j’étais contrariée et ça se voyait. J’en avais hyper marre d’avoir tout le temps cette pétasse dans les pattes. Ça commençait à me courir sérieusement.

Sans un sourire, je lui ai fais un petit bisou sur les lèvres et je suis partie sans attendre qu’il ait fini de se préparer. Inutile que Pascal me voit me transformer en pouding.

2mn après, Pascal m’appelait dans la voiture et j’ai failli ne pas répondre. Mais si j’avais fait ça, il serait rentré après avoir fait un tour chez Caroline, au lieu de m’appeler plus tard, alors j’ai répondu. Pascal voulait être savoir si je ne préférais pas qu’il n’y aille pas? NON... N’Y VAS PAS IDIOT. Mais, je ne voulais pas jouer le mauvais rôle. Au moins comme ça, il pensera à moi toute la soirée? Et il m’appellera plus tard, sinon je le scalpe!

J’ai passé plus d’une heure à me lamenter sur mon sort et à pleurer... Et l’heure suivante à essayer d’
immobiliser les milliards de fourmis en délire qui faisait la fête dans mon ventre. Encore plus urgent; il fallait essayer de faire disparaître ces yeux bouffis et rouges!

Enfin... 2h du matin, Pascal m’appelait pour demander si je voulais qu’il passe me prendre?

Caroline pensait passer la soirée au bras de mon petit coeur? Ben, c'est raté poulette! Non, il n’avait pas besoin de venir me chercher, je le rejoindrais par mes propres moyens. J’avais passé la soirée à attendre son coup de fils, donc j’étais déjà prête. Je n’avais plus qu’à sauter dans un taxi. Je suis arrivée un peu trop en avance, arfff, ils n’étaient pas encore arrivé.

Mince, pour une timide, ne pas savoir si j’allais oser entrer seule, ni quoi faire une fois à l’intérieur, ou plutôt attendre dehors malgré le froid et les passages? A l’intérieur, j’ai quand même regardé autour pour m’assurer qu’ils n’étaient pas encore là. Évidemment, même si je leurs tombais dessus, je ne les aurais pas vu, handicapée par ma timidité. Zut, j’aurai dû demander à Vania de m’accompagner! Non, non. Je préférais, au cas où, assister seule à ma déchéance. Pas besoin de témoin. Au cas où, je pouvais partir discrètement filer pleurer dans mes 4 mûrs.

Je n’ai pas eu à attendre longtemps. A peine 10mn plus tard, ils sont arrivés. Ils avaient réservés une table et comme je m’y attendais, Caroline se comportait comme si Pascal était son petit copain!!! Il y avait des copains de basket à Pascal, y compris le petit allemand que j’avais en grippe depuis que je l’avais entendu essayer de faire l’article à Pascal à propos de Caroline.

Une chose que Pascal savait très bien faire, c’était se rattraper. C’était probablement pour ça que j’avais de la peine à laisser vivre mes rancunes et que je finissais par tout lui pardonner.

Caroline a changé de couleurs en me voyant arriver. Elle posé une main sur la cuisse  à Pascal (sur la cuisse à? non! sur MA cuisse!), comme pour dire; Oh mon Dieu, voilà des problèmes. Son petit regard et son petit geste: je déteste.

Pascal était content de me voir, c’est tout ce qui comptait.

J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer les connes de services... Caroline a voulu parler à Pascal à l’écart bien sûr. Quant il s’est levé pour la suivre, j’ai glissé ma main dans la sienne et je l’ai suivi. Il aurait fallu plus que du dissolvant pour me décoller!!!! Jamais il n’oserait me dire de rester à la table. Du coup, elle était plus que mal à l’aise de me voir dans l'ombre de Pascal, un grand sourire ironique aux lèvres. Il aurait fallu qu'elle me dise de les laisser et j’avais préparé une réplique, pour faire court; 'Pas question poulette!' Caroline n’a pas osé et du coup, elle n’avait rien à dire.

Déconfite, des missiles à la place des yeux, elle est retournée à la table, et nous, on a dansé, collé-collé, scotché, bisous-bisous, en veux-tu en voilà! J’étais si contente d’avoir déjoué son plan avant de me rappeler que je ne voulais pas que Pascal change, ni le mettre en cage, ni qu’il soit coincé... Flûte, je m’étais laissée emportée!

Après avoir dit à Pascal que j’espérais qu’on ne fasse pas trop tard, je me suis éloignée un peu. J’ai bavardé un peu à droite et à gauche, avec mes potes au bar, avec Thomas, avec Paul...

Dès que j’ai senti Pascal plus détendu, je suis restée dans mon coin à dévorer Pascal des yeux. Miam. J’adorais le voir rire, voir ses sourires, ses mimiques. J’adorais le voir faire le fou-fou avec ses potes, même s’il cherchait mes mains quant je les lui retirais ou me cherchait du regard si je m’éloignais. Trop mignon! Bien sûr Caroline s’est immédiatement collée à lui et le petit allemand me fixait avec un petit air narquois, s’attendant sûrement à une esclandre. Même les minauderies de Caroline et de ses copines, leurs petits regards en coin moqueur, tout ça ne me dérangeaient plus. Caroline a voulu que Pascal la raccompagne (gonflée, mais faut pas rêver...). Elle a changé d’avis en sachant que ce serait avec moi, puisque je n’avais pas pris ma voiture. Hihihi.

On était rentré depuis à peine 1/2h, qu’elle a osé relancer Pascal en le harcelant au téléphone... Tenace! Mais il était trop occupé pour répondre ;)

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------ N’y va pas! :( - (311-sam.07.nov.09) ------

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310 - Garder Caroline à l'oeil / Anniv. au refuge

Publié le par JaneDo

Pascal n’avait pas envi de sortir ce soir puisqu’il n’avait pas de match. Une soirée tranquille au coin du feu nous tentait, mais un de ses copain de basket fêtait son anniversaire dans un refuge et avait invité tout le monde. C’était râpé pour notre petite soirée en tête à tête. Il y avait plein de monde et d’après ce que j’avais compris, Thomas lui avait donné un coup de main.

A part l’équipe du chalet, je ne connaissais personne.
Vania n’était pas venue, et sans elle, je me sentais un peu perdue. Pour les autres, ils avaient l’air de tous bien se connaître. Je savais que Layne venait plus tard dans la soirée parce qu’on avait parlé au téléphone. Pour l’heure, je me sentais mal à l’aise donc, j’allais coller Pascal toute la soirée, na!

Cela faisait 1h qu’on était là, Pascal a reçu un appel. Il m’a demandé si ça ne me gênait pas qu’il s’absente une petite heure pour aller chercher Caroline, en me montrant son natel. J’ai compris que l’appel venait d’elle. “Non-non-non, ne me laisse pas ici, je veux pas rester ici toute seule!” 1h? Chiotte, je ne connaissais pas grand monde, non, je ne voulais pas qu’il me plante là toute seule!! Mais j’ai dit que ça ne me gênait pas.

Hahhhhh, j’avais envie de disparaître. J’avais les joues en feu et je ne savais pas quoi faire de moi, alors je suis sortie fumer. J’allais fumer beaucoup jusqu’à son retour!! J’aurai pu me glisser jusque vers Thomas, mais j’étais restée collée à Pascal comme à ma bonbonne d'oxygène après lui avoir dit bonjour. Non, je ne pouvais pas aller maintenant me coller à ses basques.

Il faisait froid et je me gelais les fesses, mais je n’arrivais pas à me résoudre à retourner à l'intérieur. Si j’avais eu ma voiture, je me serais cachée à l’intérieur. Ou si quelqu’un pouvait venir à mon secours? Thomas à l’aide? Paul peut-être? Si au moins l’un d’eux sortait en fumer une et me ramenait à l’intérieur au chaud avec eux... Mais niet. Des personnes sont sortis fumer, comme je ne les connaissais pas, je regardais ailleurs en prenant un air absolument à l’aise.

1h c'est TERRRIBLMENT LONNNG, quant on pèle de froid... Je tremblais et en plus je commençais à perdre ma capacité à simuler la bonne humeur. Je ne semblais manquer à personne à l’intérieur en tous cas, et ça me rendait triste. J’étais au bord des larmes, un peu pour tout en vrac, quant Layne est arrivé. Ohhh, je crois que j'avais jamais été aussi contente de le voir lui!

Layne a expédié Alexia et sa copine à l’intérieur, et après m’avoir demandé ce que je foutais dehors et si j’avais l’intention de me transformer en bloc de glace juste pour fumer. Il ne pouvait pas imaginer comme j’étais contente de retourner au chaud. J’avais les extrémités gelés et les pieds? On en parle même pas! Puis, je me suis demandée pourquoi Caroline n’était pas venue avec eux au lieu de faire appel à Pascal? Ça m’énervait. En plus, Pascal a pris plus d’1h pour revenir. Si Layne ne m’avait pas sauvée, j’aurai gelé.

Caroline avait passé son bras sous celui de Pascal. Grrr, ils avaient l'air en couple.
 Ils se sont arrêtés ça et là pour saluer du monde, Pascal me cherchait du regard, mais j’évitais le sien. Il fallait que j’étouffe ma mauvaise humeur illico presto sinon je voudrais rentrer. Ras le bol de la soirée déjà!

Layne m'a raconté les péripécies de son voyage, les petits problèmes, les grosses fêtes, etc. Il s’était bien amusé on dirait, mais il avait été impatient de rentrer en Suisse. Pour me réchauffer Layne m’a fait boire une vodka presque sec. Ça m’a revigorée, et hihihi, détendue aussi. Pascal est enfin arrivé jusqu’à nous, il avait lourdé Caroline en route, heureusement! Le reste de la soirée n’était pas trop mal, même si je rêvais de rentrer. J’avais de la peine à me réchauffer après mon séjour dehors. Je suis quand même ressortie fumer à plusieurs reprises, mais rapidos.

Bizarrement, je me sentais plus à l'aise pour aller rejoindre Layne où qu’il soit et quant je le voulais. Pascal m’en a fait la remarque. Il aimerait que j’en fasse autant avec lui. J’ai failli lui dire qu’il aurait dû me proposer de l’accompagner pour aller chercher la pouffe et pas me planter là toute seule. D’ailleurs, peut-être pour me venger, quant Layne a voulu aller acheter des cigarettes, j'ai accepté de l’accompagner. J’ai averti Pascal que je m'absentais un petit moment avec Layne et j’ai été ravie de voir sa tête. L'idée de me voir partir avec Layne ne lui plaisait pas du tout. On a traîné un peu. Je n’étais pas pressée de revenir de toute façon.

Jess est arrivée bien après minuit, approx. 2h du matin, et avec Pascal, on est parti presqu’aussitôt.

Je ne me suis pas sentie à ma place tout au long de la soirée, heureusement que Layne avait été là. En y repensant, j’avais l’impression d’avoir fait illusion toute la soirée en regardant les heures défiler et que j’avais passé la majeure partie de la soirée avec Layne! Je crois que Pascal avait senti mon malaise tout au long de la soirée. Il ne comprenait pas pourquoi je n’osais pas rester avec lui, pourquoi je restais à l’écart. Il se demandait si je n’aimais pas ses copains de basket? S’ils m’énervaient? Si l’un d’eux avait fait ou dit quelque chose qui m’avait mise mal à l’aise?

  • Je ne tiens pas particulièrement à te voir tout le temps fourré avec Layne!

Ah oui, comme ça m’amusait de le voir tout le temps fourré avec Caroline? Hum! Mais je n’ai rien dit. Okay. Au moins comme ça c’était clair. Cette fois, Pascal tenait à ce qu’on reste ensemble. Tout le monde s’amusait, sauf moi. Je gardais le sourire, mais le coeur n’y était pas du tout.

Puis Caroline a demandé à Pascal de la ramener. Elle était assise à notre table, à côté de nous. Pascal avait ses bras autour de moi et me tenait contre lui. Je l’ai entendu lui demander si elle pouvait lui parler 2mn, quant il a essayé d’enlever ses bras pour se lever, j’ai serré. Il a compris. Pas question que je la laisse me l’enlever même 1 seconde. Alors elle s’est penché vers lui et j’ai entendu. Cette fois, avant même que Pascal ne me demande s’il pouvait la ramener, j’ai dit non. Rien à fiche de ce que les autres ou même Caroline pouvait penser.

  • Je suis sûre que Layne ou quelqu’un d’autre pourrait te ramener...

Une partie des invités restaient dormir au refuge parce qu'ils ne pourront pas conduire dans leurs états, au pire, elle pouvait toujours dormir là! Désormais, j'allais essayer de la garder à l'oeil et pas me faire avoir par ses petites manigances. Pascal n’est pas intervenu. Je ne pouvais pas voir son expression, mais son petit bisou dans le cou m’a fait comprendre qu’il me soutenait.

Ni Pascal, ni moi n'avons reparlé de ce petit épisode. Le reste de la soirée, jusqu’à ce qu’on rentre, j’ai été plus détendue, même si je ne participais pas des masses aux conversations. Je ne faisais pas la gueule, mais je ne me sentais pas très sociable. Je restais dans mon coin, collée contre Pascal, qui lui, avait l’air de s’amuser et de passer une bonne soirée.

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Garder Caroline à l'oeil / Anniversaire au refuge - (310-ven.06.nov.09) ------

 

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309 - Sorti sans moi

Publié le par JaneDo

Pascal avait un match ce soir, ensuite une bouffe avec l’équipe de basket. Les femmes étaient invitées. Pascal m’avait demandé de l’accompagner, j’avais d’abord dit oui, mais je savais que je n’irais pas. Petite attaque de timidité, ça je ne pouvais pas le lui dire. Ce matin, j’avais prétendu avoir quelque chose d’autre que je n’avais pas pu annuler.

Je n’avais pas le courage d’affronter son équipe, ça me rendait mal à l’aise. De plus, je savais que Jess serait là, elle voulait l’accompagner. Je ne voulais pas commencer une gué-guerre et mettre Pascal en plein milieu. C’était plus simple que je n’y aille pas, c’est tout.

De plus, dans un coin de ma mémoire, j’avais toujours les menaces de sa famille qui me travaillaient. A vrai dire, j’avais un peu de mal à digérer!!! Je n’étais pas plus avancée à savoir ce que j’allais faire... En attendant, autant garder le profil bas. Je sortais de mon côté prendre un verre avec mes potes et je retrouvais Pascal plus tard chez lui.

Après le verre avec mes potes, j’ai fait un petit détour du côté du restaurant où ils mangeait à Pully. Ils étaient toujours à table. J’ai eu la mauvaise surprise de voir Caroline assise à côté de Pascal, de l’autre, il y avait Jess. Heureusement que je n’avais pas parqué en face de la fenêtre où ils étaient assis, sinon j’aurais flippé quant Pascal et Caroline sont sortis fumer devant le restaurant. Ils m’auraient vu, ça, c’était sûr.

Caroline s’accrochait assez familièrement à son bras, mais je ne pouvais pas encore dire avec certitude s’il y avait autre chose entre eux que de l’amitié. Ou est-ce que je ne voulais pas l’imaginer? Comment est-ce qu'elle faisait pour toujours arriver à le suivre partout? Est-ce qu'elle ne se sentait jamais de trop? Ou elle avait un sans-gêne à tout épreuve! Même moi qui sortait avec, je n'osais pas le coller comme ça, et pourtant, j'en ai eu souvent envie! Je lui enviais son culot.

Quant ils sont retournés à l’intérieur, j’en ai profité pour filer. Je suis rentrée sortir mon chien avant de l’embarquer avec moi. Pascal m’a averti qu’il sortait prendre un verre avec l’équipe,
qu’il ne ferait pas tard et me retrouverait à la maison. Je dormais déjà quant il est rentré. Il était rentré tard!

* * * * * *
------ Sorti sans moi - (309-jeu.05.nov.09) ------

 

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