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315/2012 - 315/2012) - Triste dimanche sans lui!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 11 novembre 2012 - 315/2012) - Triste dimanche sans lui!

Dimanche matin, j’ai été me défoulé en faisant un long jogging. J’aime courir toute seule. J’étais tendue comme une hélice, la tête en vrac. Ça m’a fait un bien fou. Ensuite, après un long bain de mousse, toujours un bouquin à la main, j’ai fondu sur le canapé. Incapable de poser mon livre.

Après quelques larmes, à la fin de “Juste une Ombre”, j’ai voulu changer de genre. Une petite pause de peinture. J’ai hésité entre un Stephen King et encore un Karine Giebel; “Jusqu’à ce que la mort nous unisse. Incapable de résister, j’ai entamé le 2ème livre de Giebel. J’ai lu toute la journée, entre-coupé d’une petite sieste et d’un bon petite dîner avec mon livre devant les yeux.

Finalement, j’ai passé un bon week-end. Tant que j’avais le nez dans mes livres, ou un pinceau à la main, je ne pensais pas à Pascal, ni à ce qu’il pouvait être en train de faire. J’avais mis mon natel sur silencieux. Chaque fois que j’y jetais un coup d’oeil, je voyais qu’il avait tenté de m’appeler ou m’avait laissé un petit mot.

Mardi c’est l’anniversaire de l’aîné de mes neveux. Je dois faire un gâteau. Donc demain, pas de souper chez ma frangine, c’est reporté à mardi. J’ai déjà prévu un cadeau pour décorer son appart.

2 amis m’ont laissé des messages ou essayé d’appeler, y compris Caro, mais je n’ai rappelé personne. J’avais juste envie de lire. Un petit feu crépitait dans ma cheminée, un petit café à portée de main, un training pourri, mais hyper confortable, que demander de plus. Un dimanche de farniente, comme je les aime.

De temps en temps tout de même, une petite lourdeur me pesait sur le coeur en pensant à Pascal.


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314/2012 - Triste week-end sans lui...

Publié le par JaneDo


Samedi - 10 novembre 2012 - 314/2012) - Triste week-end sans lui...

Pascal m’avait fait comprendre qu’il voulait de l’espace hier soir. Très bien, je lui ai laissé de l’espace ce soir aussi. C’est vrai, je boudais. Je lui laisserai de l’espace tout le week-end. Même, je ne répondrais pas à ses appels non plus. Il voulait de l’espace hein? Ben, il allait en avoir tout plein.

Ça me faisait mal de ne pas le voir de tout le week-end. Je digérais encore mal son attitude de l’autre soir, et devant Jess en plus. Ça me tordait toujours l’estomac, même si je savais bien qu’il avait parfaitement raison à la base. J’ai su qu’ils allaient au chalet pour le week-end, et ça m’a fait encore plus mal.

Pascal a essayé de m’appeler vers 9h ce matin, probablement pour savoir si je montais au chalet. J’étais furax. Il savait certainement qu’ils monteraient au chalet hier soir, et il ne m’en a rien dit. Je suis même certaine qu’ils sont monté hier soir, alors pourquoi attendre ce matin pour m’appeler?

Verte. J’étais verte. J’écumais de rage. Ma colère me voilait la vue, je n’arrivais plus à gérer mes sentiments, ni même contrôler mes réactions. Je sentais une envie folle de vengeance, et j’essayais de ne pas me laisser entraîner sur ce chemin qui ne pouvait que tout détruire.

Samedi soir, j’ai dû vraiment faire un gros effort pour ne pas appeler Layne et monter avec lui au chalet juste pour enrager Pascal. Quoique, Layne y était peut-être déjà? Mais la perspective de voir Pascal perdre son sang-froid l’aurait sûrement décidé à venir me chercher ou renvoyer la fille avec laquelle il était peut-être monté.

Non. Jess se rendrait compte immédiatement que ça m’avait écoeurée que Pascal me rejette. Je préférais qu’elle ne sache pas avec certitude si oui ou non ça m’avait blessée. Mais bon, je pense de voir que je n’étais pas allée au chalet pouvait aussi lui mettre la puce à l’oreille.

J’ai effacé de rage tous les messages que Pascal m’a envoyé. Je ne voulais pas les lire, je risquais de regretter ou pire fondre, ensuite courir le rejoindre. Pourquoi faire? Passer le week-end à le regarder tout lovy-dovy avec sa femme? Peut-être que j’aurai dû? Après tout, Caro le supporte bien elle, et il lui tombait toujours dans les bras? Grrrh, non. Trop fière, trop orgueilleuse.

J’ai passé le week-end toute seule chez moi. J’ai beaucoup lu; Juste une Ombre de Karine Giebel, ensuite, j’ai entamé le 2ème bouquin, toujours du même auteur. J’aime sa manière d’écrire. Le seul point négatif, c’est que ses histoires finissent toujours mal. Toujours des fins tristes qui vous restent sur l’estomac.


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313/2012 - Hélas... Retour de sa femme!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 9 novembre 2012 - 313/2012) - Hélas, retour de sa femme!

Je bouillonnais. La déception me brûlait les tripes. L’humiliation aussi. Les images de la manière que Pascal m’avait repoussée devant les yeux de sa femme me faisait bouillir de honte. En plus de tout, ce qui était, à mon sens encore pire, c’est que Pascal me manquait.

Malgré l’envie dévorante, je ne pouvais pas imaginer me retrouver en face de lui. Je ne pourrais pas supporter de me retrouver face à ses yeux verts qui me sonderaient, conscient de ma capitulation. Ni face à sa femme d’ailleurs. Au milieu du chaos qui régnait dans ma tête, le sourire de Pascal s’imposait dans mon esprit. J’imaginais son visage, son corps. Mince, il me manquait.

  • Alors? Tu viens?
  • Non. Désolée, j’ai un truc ce soir.
  • Ah ok.

Mince, j’aurai voulu qu’il insiste, qu’il me supplie. J’aurai peut-être boudé un peu, même si ce n’était que par téléphone, puis j’aurai fait semblant de capituler de mauvaise grâce. En fait, pour courir vers lui comme j’en avais envie dès le départ.

  • Pfff, tu aurai pu insister un peu tout de même!

Il a rigolé, de ce rire qui me faisait fondre. Puis, il m’a dit qu’il se doutait que, quoi qu’il fasse, je ne viendrais pas, il l’avait compris dans ma voix. Mouais! C’était vrai. Rien ne m’aurait fait changer d’avis. Je voulais lui manquer.

  • Tu ne voulais pas de moi hier, alors je crois que c’est mieux qu’on ne se voit pas.
  • Jane… Afff! J’en étais sûr!

Après un gros soupir, il m’a rappelé dans quelle situation sa femme nous avait trouvé. En plus après ça, je viens encore en rajouter en me collant contre lui devant elle, et sans tirer les stores. Que ce n’était pas le bon moment pour se faire des câlins. Et certainement pas devant Jess!

Et voilà, je me suis sentie stupide!!!

Pourtant l’humiliation était encore là, qui me rongeait de l’intérieur. Non, je ne pouvais pas aller chez lui. Ce soir, petite soirée tranquille chez moi, question d’oublier. Si seulement je pouvais oublier la blessure que j’ai ressenti quant il s’est détourné, qu’il m’a fuit. Ne plus y penser, l’effacer de ma tête. Ne plus me rappeler comme je m’étais sentie bête.

Avant de raccrocher, Pascal m’a dit que si je changeais d’avis, fallait que je l’appelle, si possible, pas trop tard. Il a essayé de me faire comprendre que sinon, il ne serait certainement pas à dormir dans une chambre vide. Quant il a raccroché, c’était le grand vide, la traversée du désert.

Horrible de se sentir si dépendante d'un mec!!!

Hum, je le savais déjà. Je pensais être assez forte pour ne pas flancher, ni me pointer sans être annoncée. Mais bon, c’était cool qu’il ait appelé pour me demander d’aller chez lui. On s’était pourtant mis d’accord qu’au retour de sa femme, je les laisserai tranquille le 1er soir.


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312/2012 - Rejetée... & Problème avec internet

Publié le par JaneDo


Jeudi - 8 novembre 2012 - 312/2012) - Rejetée! Problème de connexion à internet!

Je ne pourrais peut-être pas me connecter ce soir sur internet! D'habitude, même hors de chez moi, je me connecte avec mon réseau de téléphone mobile (natel). Hélas, j'ai fait tomber mon natel! Je reçois encore les sms et appels, mais le reste, niet!

re blablaMon reseau est un peu capoute! Je vais soit, devoir demander à Pascal le mot de passe de son réseau, et j'aime pas trop ça, ou attendre d'être rentrée chez moi, ou encore, devoir changer carrément mon natel! Et je peux pas le faire avant lundi... Rhhhh,Vraiment chiant.

Je ne veux pas que Pascal puisse me tracer sur internet!!! S'il tombe sur mon journal, je déménage à Tombouctou direct!

Déjà que je me suis mise à fouiller dans ses affaires, alors avec son mot de passe, je risque de faire pire! Alors niet. Vaut mieux éviter la grosse tentation! C’est Thomas qui m’a donné le sien quant il m’a vu m’énerver sur mon ordi.

Jess n’était pas encore rentrée, alors j’en profitais pour être encore un peu avec Pascal. A défaut de pouvoir se larver sur le canapé, à ne rien faire d’autre que des câlins, on a commencé à déménager quelques affaires chez Thomas.

Crevé après tous ces efforts, on s’est installé autour de la table de salon, à même le sol, pour manger nos pizzas, devant un petit feu de cheminée que Thomas avait allumé en guise de bienvenue. Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense de tout ça, il ne laisse rien paraître. Si c’était moi, je serais mortifiée de ne plus avoir d’intimité, de ne plus pouvoir faire ce que je veux chez moi. D’avoir tout le temps des gens dans les pattes.

Après ce sympathique moment entre amis, j’ai laissé les garçons papoter pour me jeter sur mon ordi. Pascal serait trop occupé pour faire attention à ce que je faisais. C’est là que Thomas a, en quelque sorte, deviné que je pouvais avoir besoin d’internet et m’a refilé son mot de passe. Adorable Thomas.

Pascal parlait presque tous les jours, et même plusieurs fois par jour, au téléphone avec sa femme. Aujourd’hui, rien? C’était étrange. J’aurai dû deviner qu’elle mijotait quelque chose. Si je n’avais pas été aussi idiote, elle ne nous aurait pas surpris en plein ébat amoureux.

Sans se démonter, elle est restée dans l’embrasure de la porte à nous regarder avec un petit sourire amusé. Pour nous couper, ça nous a coupé. Pascal lui a demandé de nous laissé, le temps pour lui d’enfiler quelque chose. Sans gêne, elle a campé sur ses positions. Gêné, il a dû se lever se cachant avec un coussin pour aller enfiler son jean.

Ils se sont serrés dans les bras l’un de l’autre. Jess ne m’a pas quitté des yeux. Je ne sais pas ce qu’elle ressentais, elle ne laissait rien paraître. J’étais restée enfoncée entre les coussins et les draps, trop surprise et gênée pour oser même la saluer, ou même bouger. J’ai hésité mais, j’ai voulu aller rejoindre mon homme.

Ils étaient assis face à face, les genoux de Jess entre les jambes à Pascal. Il lui tenait la main, et souriait, la tête légèrement penché sur le côté. Comme s'il la dévorait des yeux. Petit pincement de jalousie au fond de l'estomac. Evidemment, elle lui parlait de son voyage, des amis qui lui avaient laissés des messages pour lui, etc. Aucun des deux n’ont même tourné la tête dans ma direction. Plantée au milieu du salon, sans but, je me sentais bête.

J’ai donc été passé mes bras autour de Pascal et posé ma tête contre son dos. Je pouvais entendre les battements de son coeur, la vibration de son corps quant il parlait. J’ai eu l’impression qu’il s’était raidi à mon contact. J’ai très vite compris que ce n’était pas qu’une impression. Je l’embarrassais. Je n’étais pas la bienvenue et mon geste l’avait embarrassé. Sous un prétexte bidon, il s’est levé pour aller se réfugier derrière le bar. Je ne pouvais tout de même pas aller le poursuivre là-bas? Le pire, c’était que Jess avait aussi remarqué son manège et n’osait plus me regarder. D’ailleurs, Pascal non plus.

C’était comme si j’étais transparente. Quel malaise! Quelle horreur! Comment pouvait-il me traiter comme ça? Il a à peine 5mn, il me faisait l’amour, me disait qu’il m’aimait? Je voyais briller du désir dans ses yeux verts, étincelants... Et maintenant, il agissait comme si j’étais une étrangère! Je me sentais tellement mal, tellement mal à l’aise. Humiliée. Complètement humiliée, rejetée même.

Empruntée, ne sachant pas quelle attitude adopté, j’ai été m’asseoir au bar. Je n’aurai pas dû, parce que je ne pouvais pas participer à la conversation. Aucun des deux ne me parlaient. J’étais de trop. Je le sentais dans toutes les fibres de mon corps. Je n’en pouvais plus. J’ai profité d’une petite seconde de silence pour carrément demander à Pascal, et devant Jess, où il comptait passer la nuit; dans sa chambre ou la mienne. Je pouvais difficilement me sentir plus mal ou plus ridicule qu'avant.

Lui jetant un regard de biche, Jess lui a immédiatement demandé de passer la nuit avec elle; ils avaient encore tant de choses à se raconter. Pascal n’a rien répondu, mais il n’osait pas me regarder en face, alors j’ai compris. J’ai dit que j’allais alors les laisser seuls. Que je rentrais. Là, il m’a regardée, cette fois, c’est moi qui ait détourné la tête. Il ne pouvait pas imaginer ce que je pouvais ressentir d'être mise de côté comme ça, humiliée à mort.

Pascal est venu me rejoindre alors que je préparais mes affaires pour rentrer.

J’avais espéré que c’était pour me demander de rester, qu’il viendrait me rejoindre plus tard. Mais non. C’était plutôt pour un semblant d’excuse, et enfoncer le clou encore un peu; ils ne s’étaient pas vu depuis un moment et que c’était effectivement mieux pour moi de rentrer.

Waouh, la déception! J’aurai pu pleurer sur place, le traiter de salaud, le frapper pour évacuer ma tristesse. C'était la 1ère fois que Pascal me traitait de cette manière.

Fierté oblige, j’ai gardé la tête froide. Je pourrais pleurer de toute mon âme quant je serais seule dans ma voiture. Personne ne pourrait me voir m’effondrer, réduite à une pincée de sel. La queue enre les jambes, je suis rentrée me terrer chez moi. Je ne comprenais pas comment Pascal a pu agir comme il l’a fait. Cette manière de me fuir, de se détacher de mes bras! C'était pire qu'une grosse baffe. Pour une fois que j’osais quelque chose, on ne m’y reprendra plus.


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311/2012 - Dernière soirée chez lui...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 7 novembre 2012 - (311/2012) - Dernière soirée chez lui

J’avais toujours pleins de questions dans la tête, mais Jess rentre demain je crois, alors, je voulais profiter des derniers moments tranquilles avec Pascal. Lui faire passer une bonne soirée, pour oublier mon humeur d’hier. En plus, grande chance, son match de ce soir a été repoussé à demain.

Je lui ai fait la surprise de réserver à notre hôtel, pour une pause déjeuner crapuleuse. Ça l’a fait rigoler, mais il était là, pile poil en avance de 5mn. Je m’y attendais, j’étais prête. Il a fermé la porte avec le pied et je me suis retrouvée collée contre le mur avec ses mains baladeuses partout. J’adore.

Lovée au creux de ses bras, les yeux fermés, j’écoutais les battements désordonnés de son coeur. Pascal passait ses mains dans mes cheveux. Un moment de calme et de communion. Irremplaçable. Il voulait m’inviter à manger dehors ce soir, mais je préférais une soirée à la maison. Libre de se toucher, se faire des bisous, libre de se faire des câlins, sans avoir peur d’être pris en flag.

L’après-midi, j’ai fait le ménage chez moi. Mes passages chez moi, c’était pour bosser, alors j’avais un peu négligé le rangement. Demain soir, je n’avais pas l’intention d’aller chez Pascal. Autant le laisser seul avec sa femme. C’était prévu que je passe le week-end chez lui, dès vendredi soir.

Une fois que j’avais tout rangé, je me suis fait couler un bain, mais je n’ai pas pu en profiter. Mon petit voisin du rez de 10ans, est passé. Il s’ennuyait. Je lui ai proposé de faire un peu de peinture. Vers 16h, il est redescendu pour aller à son cours de musique. J’ai enfin pu me préparer pour ma soirée, mais je n’avais pas pu bosser.

J’étais contente d’avoir rangé pour demain soir, pour ma petite soirée en solitaire dans mon domaine :)

Pascal était déjà à la maison quant je suis arrivée. Il nous préparait à manger. J’adore le voir derrière les fourneaux. Emincé à la crème avec des pommes de terres frits, carottes et salade. Il sait que j’adore les carottes. Miam, c’était trop bon. J’ai mis la table, et je l’ai aidé à débarrasser et tout mettre dans le lave-vaisselle.

Même les petites tâches ordinaires étaient toujours prétexte pour se faire des bisous, pour rire, pour se rapprocher. J’adore être avec lui, j’adore être dans son ombre, respirer le même air que lui. Je l’aime à la folie.

Allongée sur lui, je le regardais me raconter sa journée, sa surprise de me voir à midi, l’après-midi de folie. J’adorais regarder le mouvement de sa bouche. J’en profitais pour lui faire de petits bisous, ce qui lui coupait la parole par moments. Ce n’était pas pour qu’il arrête de parler, mais juste parce que j’avais envie de le manger tout cru.

Thomas a eu la mauvaise idée de descendre alors qu’on était sur le canapé. On ne l’avait pas entendu, ni appeler, ni frapper. J’ai filé dans la chambre me rhabiller. Thomas nous regardait avec son petit air amusé. Thomas était venu discuter avec Pascal pour savoir comment organiser le “déménagement. J’étais étonnée, Pascal ne semblait pas pressé qu’on s’installe chez Thomas.

On a attendu qu’il s’en aille pour reprendre où on en était,. Cette fois, plus de canapé, c’était plus prudent.

J’ai eu de la peine à m’endormir, j’angoisse de voir Jess revenir. Il y avait quelque chose qui n’allait pas d’être ici, en bas, chez lui. On avait perdu quelque chose. Quant Jess était là, c’était comme si la passion avait déserté nos rencontres. C’était aussi pire qu’à l’extérieur, on ne pouvait pas se toucher, pas se prendre la main, ni se faire des bisous, rien. On devait chaque fois attendre d’être seuls, enfermés dans notre chambre.

D’accord, je suis trop exigeante, c’était mieux que rien. L’empêche, j’appréhendais de voir Jess revenir...


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310-2012

Publié le par JaneDo


Mardi - 6 novembre 2012 - (310/2012) - Je veux savoir… (I want to know…)

J’avais du boulot aujourd’hui, et c’est pas avec toutes mes soirées chez Pascal que je pouvais avancer. Pourtant, il m’a dit d’emmener mon travail à la maison, que ça ne le dérangeait pas. Je ne suis pas très bavarde quant je bosse, je mets la musique à fond, et j’ai tendance à être agacée si on me dérange, alors je ne voulais pas qu’il me subisse dans cet état.

Pascal voulait que j’aille le chercher à l’entraînement. Il irait avec Thomas et me laissait sa voiture. Ça me gênait un peu, mais j’ai fait l’effort. Il avait tellement insisté. Pascal voulait qu’on change un peu nos habitudes.

A la sortie, l’entraîneur leur a rappelé le souper d’équipe vendredi soir. J’attendais vers la porte. Dès qu’il est sorti des vestiaires, il a souri en me voyant. J’étais à l’heure pour une fois en plus.

Pascal a passé son bras autour de la taille et s’est penché vers moi pour me faire la bise. J’ai bien cru qu’il allait m’embrasser. L’entraîneur les a rassemblé une dernière fois pour leur rappeler le souper d’équipe vendredi soir. Ils pouvaient emmener leurs moitiés ou femmes, mais pas les enfants.

  • Tu as failli m’embrasser là, non? Je chuchotais.
  • Hum… Oui! J’ai failli me laisser emporter!! Il chuchotait aussi.

Ça m’a fait sourire. Glups, ç’aurait été la totale, s’il ne s’était pas repris.

  • Ça veut dire quoi souper? On va manger de la soupe?

Hahaha, morte de rire. Je lui ai expliqué que souper voulait simplement le dîner du soir chez nous. En français quoi. C’était un entraîneur remplaçant, et il ne parlait pas très bien anglais, alors il leur parlait en français tout le temps. Ils n’avaient pas l’habitude. Certains ne comprenaient pas les ordres qu’ils leurs donnaient au cours des entrainement, ni pendant les matchs non plus.

Je m’attendais à trouver Caro sur place, mais n’était pas là ce soir. Alors, je l’ai appelée, et elle m’a dit que Pascal lui avait demandé de ne pas venir. Elle savait qu’il m’avait demandé de passer le chercher. C’est dingue ça!!! Elle sait que je vais le chercher, alors que moi, je ne sais pas qu’elle fait? Pourquoi? Ça m’énerve ça!

Rhhh, pourquoi avoir accepté un truc pareil ce week-end!!! Des fois je me demande ce qui se passe dans ma tête! Pourtant, je ne regrette pas vraiment. C’est seulement les doutes qui me hantent. Je me demande si j’ai bien fait? Comment ça se fait que Pascal ait osé tout à coup me poser la question? Est-ce que c’est bien qu’il me demande une sorte d’autorisation? De toute façon, impossible de dire non!

  • Pascal? Est-ce que je peux te demander un truc?
  • Oui… Bien sûr! Owh, à voir ta tête ça doit être désagréable!
  • Que la vérité, pas de contour, d’échappatoire, ou je pensais que… que la vérité, d’accord?
  • Quant on s’est rencontré, tu connaissais déjà Caroline, non?
  • Oui!
  • Tu la trouvais comment? Je veux dire, est-ce qu’elle t’attirait depuis le début? Je veux dire, est-ce qu’elle t’a plu dès que tu l’as rencontrée?

Il a eu une de ces expressions qui voulait dire; “pourquoi parler de ça?”. Il a eu un long soupir, et a renversé la tête sur le dossier du canapé, en regardant le plafond.

  • Ben… Je la trouvais mignonne. Juste mignonne, sans plus. J’avais compris qu’elle m’aimait bien, peut-être même un peu plus.

Est-ce qu'il allait me laisser lui tirer les vers du nez, tirer chaque mot à la grue? ...

Je veux savoir, tout savoir. Je veux savoir ce qui se passe dans sa tête. Tout poser devant moi, pour être sûr que je n'avais aucune raison d'avoir peur. En même temps, je ne savais pas très bien ce que je voulais vraiment savoir. Ni ce que je cherchais!

  • Alors comment ça se fait que tu n’arrives plus à te passer d’elle?

Aoutch, c’était pas tout à fait comme ça que je voulait formuler ma question! Pascal a relevé la tête pour me fixer de ses yeux inquisiteurs, d’un vert aussi profonds que l’océan par temps de pluie.

  • Ecoute, si c’est à cause de ce week-end…
  • Non… C’est pas ça.

Glups. J’étais en vrac. Les mots sortaient sans contrôle, dans tous les sens. Je me répétais, posais les mêmes questions. Je tournais autour du pot, incapable d’organiser le flux dans ma tête.

  • Est-ce que Jess et toi vous…? Est-ce que t’as accepter son marché?
  • Non.
  • Non tout court? Non, quoi? Non, ça ne te disais rien? Non, parce que quoi? Quant est-ce que tu as commencé à t’intéresser à elle. La voir autrement qu’une simple fille qui te plaisait bien.
  • Pffouh… Ecoute, je t’aime! Caro c’est pas la..
  • Arrête, change pas de sujet. Je veux qu’on parle à coeur ouvert, franchement, sans détours.
  • Alors si on faisait comme un jeu… On se prend chacun dix cartes, et on se pose des questions, d’accord?
  • Pas d’accord. C’est moi qui t’es demandé en 1er. Et je n’ai pas envie de jouer aux questions réponses. J’ai l’impression que je t’embête, que ça t’embête de me répondre?
  • Du tout, gros soupir.
  • Alors? Est-ce qu’elle te plaisait déjà?

Encore un gros soupir, comme si je lui avais demandé la lune!

  • Pas comme tu l’imagines… Ha là là, comment t’expliquer…

Facile à dire! Je n'étais pas dans sa tête moi!

Pascal s’était allongé sur le canapé, de la main, il m’a tirée à lui. J’ai pensé qu’il voulait éviter que je le regarde, alors je suis restée assise au lieu de m’allonger sur lui. De plus, suivant comment, j’aurai probablement envie de le frapper, donc, pas question d’être lascivement couchée sur lui.

  • Je n’ai jamais éprouvé pour personne ce que j’ai éprouvé quant je t’ai vue la 1ère fois… Cette façon de rire… Tu étais magnifique. Tes yeux brillants, tu étais brillante. J’ai été hypnotisé. Nos regards se sont croisés, j’ai eu une sorte de pincement au coeur. Chaud aussi. Puis, j’ai eu l’impression que mon regard te dérangeait, tu as comme froncé les sourcils, mais tu souriais encore. Oh, ce n’était pas à moi.

Il avait croisé les jambes, passé ses bras derrière la tête et regardait toujours le plafond en souriant.

  • Je crois que c’est là où je suis tombé amoureux. Mais, je n’en étais pas tout à fait conscient encore. Je n’ai jamais éprouvé ce genre de chose, même pas pour Jess, et encore moins pour Caro. Quant Jess est arrivée chez nous, j’ai été fasciné. Pourtant, on se connaissait déjà, et je n’avais pas fait attention à elle. C’était juste ma cousine, c’est tout. Je crois qu’avant, je ne m’étais jamais intéressé aux filles, j’étais occupé avec le sport, avec les copains, ce qu’on allait inventé pour se lancer des défis. Je crois que, Jess est arrivée à un moment où tout à coup, les copains allaient devenir moins important. J’étais intrigué par cette jolie fille, par ce que pouvait fabriqué les filles, ce qu’elles pouvaient se raconter, et tout ce genre de truc.

Inutile de le déranger, je voulais tout savoir, tout entendre.

  • Elle ne faisait pas très attention à moi. La plupart du temps, elle avait l’air triste. Puis, elle a dû remarqué que je lui tournait autour, que je l’épiais tout le temps. Quant j’ai commencé à m’intéresser à certaines de ses copines, alors elle a commencé à me remarquer moi. Sur le moment, je ne l’avais pas réalisé. Chaque fois que je lui demandais quelque chose sur une de ses copines, cette copine était soit une idiote, soit une cinglée. Bref, elle dénigrait toujours ses copines. Bêtement, je la croyais. Je devais vraiment être idiot à l’époque. J’avais pas remarqué que c’était un manège pour que je ne m’intéresse à personne d’autre qu’elle. Quant j’ai osé lui demandé d’être ma copine, j’ai cru qu’elle allait m’envoyer sur les roses. Mais non. J’étais le plus chanceux, le plus heureux de la planète, rien que de savoir que c’était ma copine.

Ses magnifiques et perçants yeux verts se sont posés sur moi. Il souriait.

  • Mais, je n’ai pas ressenti cette chaleur, ce sentiment de perdre pieds, d’avoir absolument envi de me rapprocher de quelqu’un comme quant je t’ai vu dans ce bar rempli de monde, de fumée, et de soulards. Je ne savais pas ce que c’était, je savais juste que j’avais envi de te connaître, d’entendre ce rire et de voir ce visage s’illuminer de plus près. Non, j’ai jamais éprouvé ça pour personne avant.
  • Mais alors, pourquoi tu as accepté, pourquoi est-ce que… Rhhh, je sais pas comment dire…
  • En vrac, ça me va.

Il riait. J'adorais l'entendre rire. Voir son visage s'illuminer, espiègle. Mais pas ce soir. J'espère qu'il ne me raconte pas de blagues, qu'il ne me ment pas.

  • Comme tu en as l’habitude.
  • Qu’est-ce que tu as ressenti quant tu as rencontré Caro?
  • Tu m'as déjà posé ces questions des milliers de fois... Ca m'embête qu'on se prenne la tête pour ça!
  • On ne se prend pas la tête. Je... Dis le moi encore...
  • Je te l’ai dit, rien de spécial. C’était une jolie fille. Je la trouvais plutôt mignonne. J’avais compris qu’elle me courait après, c’était flatteur, mais j’étais fiancé à Jess.
  • Oui, mais tu l’a laissé te draguotter, tu l’encourageais même je trouve.
  • Non, je dirais que je n’y faisais pas très attention. Ma route était déjà toute tracée.
  • Mais pendant la fête de halloween quant je vous ai trouvé dans ta chambre, tu sais? Quant elle te soignait de je ne sais quoi, tu avais un air coupable je trouve.
  • Wahhh, c’était, y a des lustres de ça!
  • Est-ce qu’elle.. Je… Je sais pas comment le dire, mais est-ce que tu avais une idée derrière la tête, est-ce qu’elle t’avait fait du rentre dedans? Pourquoi c’était justement elle qui était avec toi? Et pourquoi tu as fini par accepté de coucher avec elle si elle ne te disait rien?
  • J’ai pas dit ça, j’ai juste dit que je ne faisais pas très attention. Je savais qu’elle m’aimais bien, elle avait fini par me le dire quant elle a réalisé qu’il se passait quelque chose entre toi et moi. Avant, elle n’osait pas, elle savait pour Jess.
  • Ouais… Il n’y avait que moi qui ne savait rien!

Pascal s’est relevé pour me prendre dans ses bras. Je ne sais pas si je me sentais soulagée, heureuse, ou si son contact me brûlait!?! En tous cas, j’avais chaud. Je sentais que je commençais à lui taper sur les nerfs. Il était tard.

  • T’es nulle… J’étais déjà amoureux de toi, Caro ne comptait pas.
  • Alors, mais… Non, c’est pas vrai. Tu m’avais dis qu’elle te plaisait bien.
  • Elle me plaisait bien oui, mais c’est tout. J’ai toujours pensé que l’amour se conjuguait à deux, alors si on m’aurait dit que je sortirais avec 2 ou même 3 filles en même temps!
  • Alors pourquoi tu avais l’air coupable ce jour-là?
  • Heu… Ben, elle m’a dit qu'elle était amoureuse de moi… J’étais juste embarrassé c’est tout.
  • Est-ce que Jess et toi…? Est-ce que tu couches toujours avec Jess?
  • Ce que t’es curieuse!!! Je t’ai déjà dit que non. Mais, c’était arrivé quelques fois, je dirais par accident.
  • Par accident on cul!
  • Jane? Waouh! Depuis quant tu parles comme ça toi!

Je boudais. J’étais énervée contre moi-même de l’emmerder, de lui poser toutes ces questions comme une jalouse hystérique.

  • C’est… ça arrive parfois. Là, je n’ai aucune excuse, je n’ai pas d’explications rationnelles. C’est arrivé.

Est-ce que j’étais en train de lui faire une crise? J’allais finir par l’ennuyer. Ou pire, il croirait que j’étais jalouse. Je finirais par avoir l’air d’une chieuse; je le laisse faire et ensuite je fais la gueule. Je l’emmerde. Et ça, je ne voulais pas. Dans ma tête en fusion, je cherchais comment lui faire comprendre que je voulais juste; “comprendre”. Avant même que j’aie trouvé une idée lumineuse, il m’a sauvée de l’embarras.

  • C’est à cause de ce week-end hein?
  • Non, du tout.

J’avais utilisé la même réponse que lui. Enjouée, à coup de sourires, comme si je ne l’avais pas emmerdé pendant plus de 2h avec mes histoires, j’ai essayé d’avoir l’air convaincante.

  • Tu sais bien que j’adore Caro. Rien à voir. Je me posais des questions c’est tout. Et aussi, je voulais profiter du fait qu’on soit seul, rien que les 2 pour parler. Ta femme sera bientôt de retour, alors ce sera foutu pour discuter.
  • Alors, tu n’es pas fâchée?
  • Non! Quelle idée! Je voulais juste comprendre des trucs. Waf, on peut en parler une autre fois.

Alors, peut-être rassuré ou pour me tester, Pascal m’a fait signe de venir à côté de lui.

Sauvée, soulagée et bientôt la tête vide, toute mielleuse d’amour au contact de sa peau. Les yeux perdus dans les siens, j’ai oublié mon nom, mes réserves, questions, et tout ce qui n’était pas lui.

Il était tard, trop tard pour s’éterniser sur des sujets épineux. Je reviendrais sur le sujet, jusqu’à ce que je puisse me sentir rassurée, balayé mes doutes et mes peurs. Une fois de plus, je n'avais pas réussi à aller au bout de mes questions. C'était nul de revenir sans arrêt sur le sujet. Mais, je ne voulais pas l'énerver. Surtout pas.


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309/2012 - Déjà la routine?

Publié le par JaneDo


Lundi - 5 novembre 2012 - (309/2012) - Déjà la routine?

Miam, soirée en amoureux. Trop bien. J’avais pleins de trucs à demander à Pascal, mais je ne voulais pas bousiller notre petite soirée. Et c’était super. Pascal a toujours et une surprise pour moi, j’aime ses sourires, ses accès de joies, ses petites plaisanteries.

Même après toutes ces années, je suis encore et toujours épatée, émerveillée d’être à ses côtés, avec lui. Toujours incroyablement étonnée qu’il m’ait même regardée. Comment un type aussi magnifique, merveilleux pouvait s’intéresser à moi. Après l’amour, lovée dans ses bras, la tête au creux de son épaule, je souriais béatement, heureuse d’être là, heureuse de respirer le même air que lui.

Tout à coup, j’ai eu u peu peur d’être trop là, tous les jours. Peut-être qu’il me trouvait collante? Wah, il allait falloir que je le laisse un peu respirer, non? Mais, Jess rentre jeudi ou vendredi, je voulais profiter de chaque seconde! N’était-ce pas un peu trop?

Lundi matin, j’ai pris le café avec lui. C’était devenu une habitude, une routine. Peut-être pas bien? Jeeez, je commençais à douter de tout. Zut.

J’ai bossé comme une folle pour me libérer pour aller chez Pascal après avoir soupé chez ma frangine avec les enfants. Pourtant, en milieu d’après-midi, j’ai foncé chez ma frangine pour essayer de courber le souper de ce soir. Mouais, j’étais impatiente d’aller retrouver Pascal. Malgré mes grandes théories de ce matin, je crois que je mettrais en pratique la semaine prochaine. Pour l’instant, Jess n’était pas là et je voulais être avec Pascal.

Je n’ai pas pu échapper au souper. On devait faire le tirage au sort pour les cadeaux de Noël, mais évidemment, trop occupé à nos bavardages , on a oublié. Dobby a voulu venir avec moi encore, mais ce soir, ça ne jouait pas. Pauvre pitchoune. Je la prendrais le week-end prochain, je l’ai promis à David. Marco était malade, alors j’ai été lui apporté de la soupe maison qu’avait fait ma soeur en partant.

A 21h30 approx, j’étais chez Pascal. Il était au piano, sa guitare était à côté. J’adorais le regarder jouer. Non, j’adore le regarder tout court. Trop mignon. Je ne sais pas ce qu’il jouait, mais c’était beau, tendre, romantique, comme lui. Mince, comme je l’aime lui.

Pascal ne m’a pas vue. Sur la pointe des pieds, j’ai posé ma veste pour aller lui passer les bras autour du cou et frotter ma joue contre sa tête. Sentir ses cheveux contre ma joue, le renifler, le toucher, le respirer. Je devais être un chat dans ma vie passée. Il a arrêté de jouer pour me planter sur ses genoux et m’embrasser. Le désir de lui a explosé dans tout mon corps. Chaque parcelle avait envie de lui, de l’embrasser, de sentir sa peau, de se coller sous sa peau. Mon coeur est partie à la dérive.

Je sais bien que je laisse tout tourner autour de moi sans y faire attention, parce que la seule chose qui m’importe, qui m’intéresse, c’est lui. Je devrais lui parler de ce qui s’est passé ce week-end, je voulais savoir ce qu’il y avait avec Caro. J’avais des tonnes de questions à lui poser. Afff, ça pouvait attendre. Quant je suis dans ses bras, tout peut attendre.

Sa main s’est faufilé sous mon sweat. Une main chaude, caressante, tendre. J’avais aussi l’intention de lui demander de continuer à jouer, et j’aurai pu le dévorer des yeux, mais…


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308/2012 - Sacrifices pour l'homme que j'aime et ma copine

Publié le par JaneDo


Dimanche - 4 novembre 2012 - (308/2012) - Sacrifices pour l’homme que j’aime et ma copine...

Mais la soirée était loin d’être finie. On a traîner presque 2h au chalet, puis on est retourné rejoindre les autres. On se baladait main dans la main. Pascal pensait effectivement que sous son déguisement, il était presque invisible. Puis, c’était la fête, alors il s’en foutait. Ce soir, il ne voulait pas se prendre la tête, il voulait s’amuser. Il fera attention après le week-end.

J’ai beaucoup dansé. Avec Pascal, mais aussi avec Caro, Paul et Thomas. Et toute l’équipe en fait. Quant j’allais sur la piste, j’allais vers ceux du groupe. Pascal me faisait des bisous, me tenait par la taille ou la main, sans se préoccuper du qu’en dira-t-on. C’était agréable. J’adorais ce petit intermède.

Caro a bien essayé de capter Pascal, mais il était tout concentré sur moi. Trop trognon. Après plusieurs tentatives, Pascal a fini par comprendre son manège. Ils ont dansé quelques slows. J’avais un peu peur qu’il se mette à lui rouler des pelles après m’avoir tenu la main toute la soirée, j’aurai eu peut-être un peu l’air idiote. Je crois qu’il avait envi de l’embrasser, mais je crois qu’il n’a pas osé.

Bof, à vrai dire, je crois que ça ne me poserait pas de problème. J’adore voir Pascal s’amuser, faire le fou, rigoler. Et si c’est avec Caro, ça va, avec une autre, je pense que je sauterais au plafond.

On a encore dansé un slow super collé-collé, puis avant de retourner nous asseoir, Pascal m’a demandé si ça m’embêterait s’il dormait avec Caro, ou si je préférais qu’il n'y aille pas et qu'il lui propose de passer la nuit avec nous. Hum, j’avoue que ça m’a surprise. S’il n’avait pas quelques verres dans le nez, je crois qu’il n’aurait jamais osé me demander franchement un truc pareil.

Après tout, j’habitais bien chez lui, alors je n’ai pas su quoi dire, à part haussé les épaules en souriant.

Peu après, j’ai remarqué que Caro savait, Pascal avait dû le lui proposé. Elle était toute souriante, toute rose, bavardait et riait comme une petite folle. Je la voyais sourire à Pascal quant leurs regards se croisaient. Au moins, ils étaient contents. Moi par contre, snif, j’allais dormir toute seule.

Thomas a proposé qu’on retourne au chalet. Il y avait nos potes et d’autres qu’ils avaient rencontrés en cours de soirée, et les amis des amis. Bref, on était beaucoup. C’était comme si la moitié de la boîte s’était donné rendez-vous au chalet.

La salle de jeux a été transformée en discothèque en moins de 2, et on a continué à faire la fête. J’étais en train de rigoler avec Thomas, enfoncée dans un des fauteuils du fond, et Pascal dansait avec Caro. Ils étaient yeux dans les yeux, et Pascal souriait comme à son habitude quant il a dépassé les quelques verres standards. Il est vraiment trop chou.

Quant ils ont quittés la piste, Caro est venu me faire un bisou avant de s’écraser dans mon fauteuil. Trop serré, mais bon. A l’oreille, dès que Thomas était occupé ailleurs, elle m’a redemandé si ça ne me gênait pas. Jeeez, c’était inutile de revenir sans arrêt sur le sujet, ça pouvait franchement m’énerver.

Mais, j’ai réussi à garder le sourire et à montrer un visage serein. Même un semblant de complicité.

Mon estomac était à l’envers, et j’avais de petits pincements au coeur, mais d’un autre côté, Pascal et Caro avaient l’air content. Malgré les rigolades et tout avec Thomas, malgré mon sourire, j’avais la tête en pleine effervescence. Je me demandais si je ne devais pas leur dire de venir, pour ne pas dormir seule. Ça les empêchera de se sentir à l’aise et au moins, Pascal ne passera pas toute la nuit sur elle.

Mais c’était égoïste… Je ne voulais pas être comme ça. C'était quand même dur de le laisser y aller en le sachant. Je préférais presque que ce soit en cachette.

Je pouvais quand même les laisser un peu seul, qu’ils puissent avoir un peu d’intimité et ne pas tout le temps être dans leurs pattes. Je pouvais bien faire ça pour Pascal. L’empêche, qu’est-ce que j’aimerai être une mouche. J’aimerai savoir de quoi ils parlent, ce qu’ils se racontent… Iak, je suis trop curieuse!

En attendant, c’était la fête, c’était drôlement chouette, Pascal était adorable, attentif, et était toujours vers moi. Il me couvrait de bisous et de câlins. Que demander de plus. Il a même voulu me traîner dans un coin ou jusqu’à notre chambre.

Je n’étais pas d’humeur, probablement un peu jalouse, j’avais l’estomac tout retourné. J’ai quand même gardé la tête froide, le sourire et j’ai fait celle qui était voulait faire la fête. Comme si je ne savais pas ce qu’il avait derrière la tête.

Pascal a aussi dansé avec d’autres filles. Des fois seul. Une fille a essayé de lui passé les bras autour du cou. Tant que c’était seulement un bras, et seulement pour danser, il n’a pas réagi, mais quant elle a essayé de se frotter et lui a passé les bras autour du cou, en se rapprochant de trop près, ils ont arrêtés de danser. Il lui a juste détaché les bras.

Ça m’a fait plaisir…

Ce qui me gênait un peu, c’était qu’il avait envie, juste après avoir dansé avec Caro! Elle l’avait chauffé? Est-ce que c’était par culpabilité? Parce qu’il en avait vraiment envie? Ou simplement parce que c’était un mec, et qu’il avait envie de baiser?

Je voyais les petits regards ou sourires qu’ils s’échangeaient… C’est vrai, j’étais jalouse!

C’était déjà le matin, et ceux qui étaient encore là ne semblait prêt à aller se dormir. J’ai eu l’impression que Pascal et Caro attendaient de me voir partir pour filer à leurs tours, alors j’ai pris l’initiative d’aller me coucher.

Je n’ai fait un bisou qu’à Pascal avant de monter. Il m’a attrapée pour m’asseoir sur ses genoux. Il m’a gardé comme ça plus d’un 1/4h. Il avait encore envi de câlins, et il voulait savoir si ça ne me dérangeait vraiment pas qu’il aille dormir chez Caro. Il était si gentil que je lui ai assuré que ça ne me dérangeait pas, mais je lui ai avoué que j’étais un peu jalouse.

Dans ma chambre, j’ai tourné en rond un moment à me demander si je n’allais pas descendre, avant qu’ils ne montent se coucher, pour lui dire que finalement, je ne voulais pas. Ça me fichait trop la honte d’avoir l’air capricieuse, de faire de fausses joies à Caro. Rhhh, je ne savais pas quoi faire. Puis, les minutes ont passés, je les ai entendus entrer dans la chambre d’à côté. C’était trop tard.

Ils essayaient de ne pas faire de bruits, mais je les entendais…

Donc, Caro a dû nous entendre la nuit passée aussi… J’ai planté mon coussin sur la tête. Ils y ont passé des heures, alors, je n’ai pas beaucoup dormi.

Vers midi, au lieu de descendre, Pascal est venu se coucher à côté de moi. J’ai fait semblant de dormir. Je ne voulais surtout pas qu’il me touche. Me serrer dans ses bras, me faire des bisous oui, mais me faire l’amour non. Je crois que quelque part, je ne voulais pas qu’il puisse comparer. Et je ne savais pas s’il avait pris une douche ou pas.

Pascal s’est endormi. Doucement, je me suis extirpée du lit pour aller prendre une douche et m’habiller. Pendant que j’étais sous la douche, il est venu me rejoindre. J’ai essayé de repousser ses tentatives, mais j’ai très vite capituler. Trop vite. J’aime son toucher, sa bouche, ses cheveux quant il sont mouillés, le regard dans ses yeux. Impossible de lui résister. Et tant pis si je n'étais pas la seule femme de sa vie. Tant pis s'il aimait aussi Caroline... Et probablment assi sa femme.

On est descendu déjeuner, et ensuite on est rentré. Pascal ne voulait pas traîner tout le reste de l’après-midi avec tout ce monde. Je crois qu’il aspirait à un peu de tranquillité. Pascal m’a déposé à la maison et il est allé raccompagner Caro. Je sais qu’elle espérait rester encore un peu.

Quant il est rentré, j’avais déjà allumé un petit feu dans la cheminée, et commencé à préparer quelque chose pour manger plus tard. Je pensais qu’on allait se larver devant la télé, lire, bref, passer une soirée tranquille de petit couple. Mais Pascal m’a jetée sur son épaule pour me traîner dans la chambre. Il avait envie d’une petite sieste, et même crapuleuse. Quel coquin, mais je l’adore comme ça.

C’est vrai qu’on avait eu une longue soirée, pas beaucoup de sommeil à la clé.

Vers 19h, après en avoir discuté avec Pascal, on a appelé Caro et on est sorti mangé tous les 3.

Ensuite, après l’avoir ramenée chez elle, on est rentré passé notre petite soirée à nous. Thomas était déjà rentré, et ils ont bu un café ensemble, plaisanté à propos du week-end, parlé de leurs trucs. Thomas me lançait de temps en temps de petits regards. Même s’il souriait, je ne comprenais pas trop. Je m’étais installée dans le canapé près de la cheminée et je lisais tout en les écoutant d’une oreille.

Dès que Thomas est parti, on a tiré les rideaux, éteint nos natels, tout fermé… Enfin seuls...


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307/2012 - Haloween Rush (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 3 novembre 2012 - (307/2012) - Halloween Rush! (2)

Peut-être que je devrais faire plus d’efforts? Faire plus attention aux autres? A Pascal? A ce que font ceux qui m'entourent?

Je n’avais pas fait attention à Yumi hier soir, ni vraiment la fille qui nous observait, alors qu’on était au salon. Mes yeux n’avaient fait que les effleurés. Autant de petits hommes verts inutiles dans ma bulle. Quelque part, mon cerveau avait noté leurs présence. Sans plus. J’ai fini par réalisé que Yumi avait dormi ici, au chalet et pas juste à côté, au chalet voisin, chez elle. Comment ça se fait? Bof, je m’en fou.

Mais ce soir, j’ai fini par remarqué cette fille. J’ai fini par remarqué qu’elle tournait autour de Pascal. Ah, ben non, Pascal, il est à moi. C’est drôle, mais elle me faisait penser à Jess; racée, bon chi bon genre. Clairement, elle venait d’une famille aisée. Ses vêtements ètaient de marques, de coupe parfaite, épousant tout aussi parfaitement ses formes, galbant avec succès sa poitrine. Bref, elle était du genre qui attirait Pascal. D’ailleurs, j’ai vu son regard glissé, à plusieurs reprises, dans sa direction.

Caro m’a pris pratiquement le même vêtement qu’elle. Une sorte de large robe noire. Il ne me restait plus qu’à transformer ça, à coup de quelques accessoires, en robe de sorcière! On s’était amusée à se préparer ensemble. J’étais toujours un peu à la traîne, pas pressée. Commencer la soirée trop tôt, et je finirais avec un coup de pompe vers les 22-23h! J’aurai bien aimé encore faire une sieste, me préparer tranquillement et me pointer plus tard, vers 23h, voire minuit.

Mais, Pascal finirait par me trouver chiante? Puis, de petits groupes se seront formés, et je finirais par me sentir exclue. J’ai donc avalé plusieurs café avant de monter me préparer. Tout le monde nous attendait. Encore les dernières. Clairement, de petits cercles s’étaient déjà formé, certains étaient déjà parti. Seul Thomas, bien obligés de nous attendre, poirotait au salon, pour nous escorter.

Zut, Pascal avait déjà quitté le navire… Merde! Il aurait tout de même pu nous attendre lui!

On avait tout loup… Les petits verres, les jeux foufous pour se mettre dans l’ambiance. Bref, on allait être décalé tout le reste de la soirée!!! C’était de ma faute, mais Caro n’a rien dit. Elle me collait au train comme une petite soeur siamoise.

On était vraiment pas dans le coup. Non. Moi, je n’étais pas dans le cou. Caroline s’est immédiatement lancée à l’assaut. Pascal étaient déjà très entourés, il riait, bavardait et semblait s’amuser. Il n’a même pas sembler remarquer ma présence. Comme hier soir quoi. Ça m’a énervée.

Pourtant, je me trompais! Il était pompette, c’est sûr. Ça se voyait à son sourire scotché. Il est venu me passer le bras autour de la taille.

  • Et si on filait en douce?

Pascal pose ses mains sur mes hanches, ses lèvres sur ma nuque. Je frémis. Est-ce qu’il a le droit de faire ça? Ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas approchée de cette manière en publique. Très longtemps. Je lui en fais la remarque. Il me sourit tendrement, caresse mon visage et passe une main dans mes cheveux. Il pense être invisible avec son déguisement? Ou c’est l’alcool? Il fait un très beau vampire. Il est tendre, intelligent, bourré de charme jusqu’à l’os, je me sens si fière de faire partie de sa vie.

M’attirant à lui, il me chuchote à l’oreille, que ce soir, on oublie toutes les règles. Il avait envie de passer une soirée en amoureux avec sa copine. J’ai chopé un phare géant. En même temps, j’étais toute énamourée. Est-ce que j’avais bien compris, ce soir, on allait pouvoir se lâcher?

Ses lèvres ont effleurés les miennes… J’y crois pas, il allait m’embrasser?

Hélas, pas eu le temps, un de ces copains l’a tiré par le bras. Il a bien essayé de m’attraper la main pour m’entraîner derrière lui, mais j’étais raide comme un bâton, trop surprise pour avoir su attraper le ballon au vol. Je suis restée plantée comme un “i”, sans oser me lancer à sa poursuite. J’aurai dû et je lui aurai donné la main. Ça n’aurait pas paru bizarre. Je n’ai pas bougé, je me sentais idiote. Caro est venu à ma rescousse. Elle a enfilé son bras sous le mien pour m’entraîner au bar.

Du coin de l’oeil, j’ai vu que celui qui me l’avait enlevé était un de ses coéquipiers du basket. Il le présentait à une nana, qui avait dû le lui demander. Enervant. Même un peu humiliant pour moi. Pascal souriait toujours. Maintenant qu’il avait plusieurs verres dans le nez, ce charmant sourire n’allait plus le quitter jusqu’à ce qu’il tombe.

Pour ceux qui ne le connaissait pas bien, il avait l’air d’entrer dans le jeu. De même draguer cette nana.

Caroline avait vu ce qui c’était passé, elle m’a demandé ce qui s’était passé. Je lui ai raconté en gros. C’était surtout, au cas où, pour la préparer à encaisser le coup. Si elle devait passer la soirée toute seule, à se languir dans son coin, autant qu’elle ait le temps de se préparer mentalement. Caro a fait la grimace.

Après avoir regardé un moment en direction de Pascal, elle m’a demandé sans détour si, de temps en temps, elle pouvait aussi danser avec lui. Si elle lui faisait un bisous, elle voulait savoir si ça m’énerverait. Après mon petit verre, grisée par l’anticipation de passer la nuit dans ses bras, je lui ai dis qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait.

Après tout, il peut s’amuser comme il veut, après, il sera tout à moi.

Caro m’a dit que ça l’énervait de regarder cette pouffe le draguer. Je l’ai alors encouragée à aller s’y mêler. Moi, j’en avais pas le courage. Je ne voulais pas lui paraître lourde. Elle est immédiatement partie le sauver des tentatives de cette pouffe. En arrivant vers lui, elle a passé son bras sous le sien pour le tirer sur la piste. Il a eu l’air de résister un peu, mais il l’a suivie, son petit sourire provocateur toujours scotché.

Ils ont dansé, collé l’un à l’autre, les yeux plantés l’un dans les yeux de l’autre. Trop. J’ai bien cru qu’il allait l’embrasser. C’était moins une, puis il l’a prise par la main pour venir la poser au bar. Il m’a alors arrachée à mon siège, en faisant un petit clin d’oeil à Caro.

Oui, son sourire est toujours aussi ravageur, ses yeux aussi perçants et éclatants. Veloutés aussi. Puis ses lèvres ont à nouveau effleurés les miennes, doucement, puis mon front. Je l’ai entendu me chuchoté qu’il avait envi de moi, là tout de suite.

J’ai souri de plaisir. Alors j’allais le faire attendre un peu. Jusqu’à la maison.

Sa main est remonté le long de mon bras jusqu’à ma nuque, caressante, chaude. Toujours aussi chaude et douce, il caresse mon visage. Je ferme les yeux. Hum, comme c’est doux. Ses mains encadrent mon visage, son pouce caresse mes lèvres qu’il entre-ouvrent avec douceur. Je sens sa chaleur envahir mon corps. Jeeez, est-ce que c’est moi qui ne pourra pas attendre jusqu’à la maison? Ses lèvres sont tendres, pressantes, elles emprisonnent les miennes, les quittes pour s’envoler sur mon visage. Je veux encore.

Puis il a dit qu’il valait mieux en rester là, sinon, il n’était pas sûr de pouvoir se retenir plus longtemps. Sa main me guidant à travers la foule de danseurs, on est retourné au bar. Il m’a encore fait un bisou sous l’oreille. Ce qui m’a fait encore frissonner comme tout le temps où j’étais dans ses bras sur cette piste de danse. Pourtant, je déteste me donner en spectacle.

On était en train de discuter, et il m’a coupé pour m’embrasser. J’ai rougi. Je n’aime pas ça devant tout le monde, mais sur le moment, j’avais oublié, encore palpitante.

  • J’aime regarder le mouvement de tes lèvres. Ça me donne envi de te manger.
  • Wahhh, arrêtez à la fin! Et moi alors? Danse avec moi aussi… STP?

Toujours souriant, Pascal lui a passé un bras autour des épaules pour lui faire un petit bisou sur le front.

Je ne sais pas ce qu’il allait lui dire, mais je l’ai encouragé à aller danser. Ce qui me laisserait le temps de descendre de mon nuage. Ça ne m’a pas surprise de les voir s’embrasser. Pascal m’avait dit qu’il voulait m’embrasser en 1er. Il me connait si bien. Il s’avait que j’aurai sûrement pété un câble dans la tête s’il en embrassait une autre avant moi. Il a jeté un coup d’oeil dans ma direction. Encouragé par mon sourire, ils ont continué à danser et à flirter.

La fille avec qui il discutait avant a eu le culot de venir essayer de s’immiscer entre eux. Elle voulait danser avec lui. Elle pensait peut-être qu’il y avait quartier libre. Je ne sais pas ce que Pascal lui a dit à l’oreille.

Pascal et Caro sont revenus au bar, et elle est revenu à l’attaque. Pascal s’est écarté pour parler un moment avec elle. Je me suis forcée à ne pas avoir l’air inquiète, ni à regarder vers eux. Caro ne s’est pas gênée. Sans vergogne, elle les a fixé, jusqu’à ce que Pascal revienne.

Pascal m’a à nouveau attirée sur la piste. J’aime trop fort être dans ses bras. Je me sens comme une reine. Comme la gagnante de la loterie de l’amour. Les yeux plongés dans les miens, il souriait, coquins. De temps en temps, il me demandait si je ne voulais pas rentrer. On serait seuls au chalet.

J’avais envie de lui… Alors, j’ai craqué. Sans demandé nos restes, on a filé. Direct de la piste, à la maison.

C’était une chouette fête, mais on avait vraiment envi d’être seul… Rien que tous les deux!

Pauvre Caro. C’était un peu vache de la planter là-bas toute seule. Je n’aimerai pas qu’on me fasse un truc pareil. Je me sentais coupable. Mais, une fois à la maison, que ses lèvres se sont posées sur les miennes, j’ai tout oublié. Noyée sous la tendresse de ses câlins, noyée dans la chaleur de son amour, j’ai oublié la terre entière.


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307/2012 - Halloween Rush!

Publié le par JaneDo


Samedi - 3 novembre 2012 - (307/2012) - Halloween Rush! (1)

Quant les autres sont rentrés tapageusement, Pascal est descendu les rejoindre. J’étais sagement couchée en haut. Je dormais tranquillement. Une petite bande a traîné jusqu’au matin, et Pascal en faisait partie. Je ne l’ai même pas entendu venir se recoucher. Caroline est aussi restée jusqu’au bout.

Toujours un petit accès de timidité quant je descends seule, après tout le monde. L’espace de quelques secondes, ça me panique de voir l’attroupement, ce paquet d’humains, j’ai l’impression d’entrer dans l’arène. D’être une intruse parmi tous ces gens qui se connaissent et qui se fréquentent depuis des lustres. Je réalise que je ne les connais pas, que je ne les côtoie que parce que je sillonne le terrain autour de Pascal! Autrement, je ne pense pas qu’ils m’accorderaient le moindre intérêt!!!

En apercevant la machine à café, l’objet de tous mes désirs du moment, la timidité s’est évanouie et j’ai foncé. Je ne voyais plus que ça. Au passage, j’ai souri dans le vague à l’intention de qui que ce soit regardant dans ma direction. Dans ma bulle, humant les senteurs voluptueuses du café, je salivais déjà à l’idée de ce liquide brunâtre et chaud s’étalant sur ma langue, coulant dans ma gorge. Je l’imaginais, l’envisageait à l’avance.  Miam, c’est mon breuvage préféré, j’adore le café!

Je n’ai pas vu Pascal approché. Il m’a entouré de ses bras me faisant un bisou dans le cou. Heu! Il ne devait pas faire ce genre de chose en publique, non? Il a vu l’étonnement dans mes yeux, et a souri. Sans se démonté, les bras toujours autour de moi, les mains un peu volage, il m’a demandé si j’avais bien dormi. J’ai souri. Il connaissait déjà la réponse.

Tout à l’heure, quant il s’est levé, dès qu’il m’a vu faire mine de sortir de mon sommeil sucré doré, il s’est mis à me couvrir de bisous. Et une chose en amenant une autre, après avoir couru me laver les dents, j’ai succombé sans restriction à ses pressantes envies de câlin. J’aime les mouvements de son corps si parfait, j’aime la douceur brute et chaude de sa peau, son odeur, la chaleur de ses bisous…Hhhh! Je l’adore!

Hum… Peut-être se sentait-il coupable?

Je l’ai laissé avec la troupe pour aller me réfugier au salon, près de la cheminée. Les crépitements du feu m’hypnotise et accompagne merveilleusement le délicat goût du café. J’aime ses petits moments de paix royales. Je ne suis pas vraiment du matin, et j’ai de la peine à déserrer les dents au saut du lit.

Caroline s’est écrasé lourdement dans le canapé à côté de moi. Elle était toute joyeuse, rosi même. Et c’était parti. Son babillage incessant. C’est fou ce qu’elle peut être en forme le matin! Et elle m’a raconté en gros la fin de soirée. On entendait les rires, et le brouhaha provenant de la cuisine.

  • On a été se couché, il faisait presque jour… Et ce matin, j’étais trop excitée pour rester au lit.

Hum! Moi, après mon petit café, j’avais l’intention de retourner me couler entre mes draps et lire un moment avant de me laisser aller à me taper encore une petite sieste. C’est vrai que j’aurai pu aller me baigner à la piscine? Je suis presque sûre d’y trouver un havre de paix. Je ne pense pas que les autres utiliseront la piscine si tôt.

Puis légèrement gênée, un peu rouge, Caro continuait sur sa lancée. Elle s’était approchée et chuchotait presque.

  • Je ne sais pas si je devrais, mais boh... Je pense qu’il te le dira sûrement alors... Et je veux pas que tu penses que je te cache des choses… Pascal est venu un moment dans ma chambre… (elle rougissait et riait de plaisir)… On a… Ben tu sais...

J’ai failli lui dire qu’elle n’avait pas à tout me raconter, mais, je me suis retenue. Au contraire, je préférais le savoir par elle, que par Pascal. Alors comme ça, lui et Caro, hier soir… Hum! Voilà pourquoi il était si câlin, il se sentait probablement un peu coupable!!! Ça va, je tenais le coup. C’est pas que ça ne me faisait rien, mais je préfère que ce soit elle plutôt qu’une autre. Elle, je la connais. On a une sorte de complicité qui fait que, je peux avoir confiance. Et Pascal ne se sent pas obligé de choisir entre nous 2. Avec une autre, ce serait une toute autre histoire.

J’ai souri. Caroline s’est sentie soulagée. Ensuite, elle m’a demandé si je venais aussi choisir quelque chose à mettre pour ce soir? En quoi je voulais me déguiser, etc. J’étais ailleurs. Je ne savais pas, je n’avais pas pensé si loin. Je ne pensais qu’à ma petite sieste avant toute chose.

Pascal, peut-être un peu inquiet, est venu se joindre à nous. Il est arrivé au bon moment, Caro me parlait de déguisement. Il a proposé qu’on y aille ensemble après le déjeuner. Alors, j’ai dit que je pensais retourner me coucher, en faisant la grimace. J’avais fini mon café et je pensais aller me rechercher une petite tasse. J’ai posé ma tasse et j’ai passé le bras autour du cou à Caro.

  • Je suis une vraie larve, pas comme celle-là, qui gazouille dès le matin! Et je n’ai aucune idée si je me déguise ou pas. Ça m’embête d’y aller si tôt!
  • Ben… Après il n’y aura que les restes!

Pascal est venu se planter sur le canapé. Il m’a soulevée pour me poser sur ses genoux. Comme si j’étais légère!!! C’est loin d’être le cas. J’ai passé mon bras autour de ses épaules. Miam, j’adore la force qui se dégage de ses épaules, le mouvements de ses muscles. Rhhh, j’suis dingue. Je le mangerais tout cru si je pouvais!

  • Puis… J’adore ton côte larve. Ne change pas pour moi. Je trouve ça mignon. Je n’ai pas besoin d’un pote de plus…

Il a rigolé. Et à l’intention de Caro;

  • Et puis, j’ai Caro pour ça!

Caroline a fait la moue.

  • La vache… Un pote hein?

Pascal lui a pris le menton en souriant, en lui disant qu’il n’y avait rien de mal, il l’aimait bien comme elle était, qu’il n’y avait rien à changer non plus. Puis, il lui a fait un bisou sur la joue.

  • J’aime ta différence!
  • Dis! Tu as vu l’autre là? Elle ne nous quitte pas des yeux!

Surpris, on a tous les 3 regardé en direction de la cuisine. Je ne voyais rien. Caro a mentionné celle qui chuchotait dans l’oreille de Paul. Ha elle? Je crois que je l’avais remarquée hier soir en train de discuter avec Pascal. Caro a insisté qu’elle lui tournait autour, qu’il devait se méfier d’elle. Pascal la trouvait sympa, mais il ne croyait pas qu’elle avait des vues autres. Caro a encore insisté. Errrrreur!

Dès que Pascal est parti les rejoindre, je lui ai dis à quel point j’avais trouvé nulle qu’elle insiste et lui fasse remarquer cette nana. S’il ne l’avait pas remarquée avant, maintenant, grâce à elle, il remarquerait ses tentatives et tout. C’était une grave erreur. Surprise, elle a regardé en direction de la cuisine. Effectivement, la fille s’était approchée de Pascal et lui parlait. Caro a voulu se lever pour aller là-bas, je l’ai retenue.

  • Manquerait plus que tu accentues le tout en agissant comme une jalouse!
  • Mais je suis jalouse!
  • Faut pas! Tu risquerais de lui donner trop d’importance. Faut pas.

Bouillonnant sur place, Caro essayait de ne pas trop regarder en direction de la cuisine. On a encore discuté pour savoir comment s’organiser pour ce soir, puis j’ai filé me doucher. J’ai décidé d’aller lire à la piscine, et si j’ai les yeux qui se ferment, alors je reviendrais me coucher. Pas envie d’aller traîner en ville moi! Caro a promis de me prendre quelque chose. Je voulais quelque chose d’ample ou je me sentirais à l’aise. Elle connaissait mes goûts. Si ça ne me plaisait pas, alors je mettrais autre chose. No blêm.

L’après-midi a été une totale course, une ruée en ville pour les costumes, les pétards, les bonbons, et le reste. Moi, je suis restée tranquille à me larver, lire, dormir. C’est comme ça que j’aime mes week-ends. Tranquille quoi. En plus, Pascal a dit qu’il ne voulait pas que je change, qu’il aimait ça chez moi, alors, tout baigne.


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