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158 - Pascal m'a jetée. On a rompu.

Publié le par JaneDo

Lundi..... 7 juin 2010

J'ai fait un petit stop dans les bois pour pleurer de tout mon saoul. Soulagée, crevée, lessivée, la tête emprisonné dans un étau, je suis rentrée. Tant mieux pour moi, les enfants étaient déjà couchés. Personne ne verrait mes yeux rouges et congestionnés.

Pascal n'avait pas essayé de me retenir, tant mieux aussi. C'était fou ce que le mal au cœur pouvait être douloureux; "Oui... Je l'aime", ces mots m'ont paralysée, comme si j'avais été touchée par une flèche empoisonnée... Afff, même si je m'y attendais, c'était quand même dur à entendre.

Je crois que je m'étais doutée depuis le début des sentiments de Pascal pour Caroline, même s'il se défendait très fort. Je suis presque sûr qu'il s'en était rendu compte, quant il lui avait briser le cœur en rompant avec elle le 2 avril. Heureusement que je n'avais pas été jusqu'à lui demander de faire un choix, glups... Mais bon, le résultat était le même, ça ne changeait rien.

  • Je me suis toujours dit que je plaquerais celle qui me demanderait de faire un choix!

Je l'entendais encore... L'aimait-il donc tant que ça? Dol, ma copine, m'a dit que j'étais no.2, que Caro était no.1 dans son cœur. Elle m'a demandé d'arrêter de me leurrer, Pascal m'avait tout simplement plaquée, je devrais essayer d'y faire face. Afff, je n'arrivais pas à le croire. Je ne comprenais pas vraiment ce qui était arrivé, comment une discussion aussi simple avait pu tourner en queue de boudin.

C'était clair, on avait rompu! Pascal m'avait laissé choir!

Une chose était sûre, quant un mec vous dit qu'il faut arrêter de se voir pendant quelques temps; ça veut dire qu'il vous quitte. J'étais vraiment down. Pascal m'avait sûrement quittée pour Caro, j'étais devenue encombrante, de trop. Je l'avais perdu il y avait déjà longtemps, je ne m'en étais juste pas rendue compte, c'est tout. Je n'avais presque pas fermé l'œil de la nuit. Impossible non plus de pouvoir pleurer, vu que je n'étais pas seule à la maison. Je n'avais strictement rien foutu de la journée. Je traînais juste mon âme en peine, comme un boulet.

Le soir, au dîner chez ma sœur, en voyant mes yeux enflés, ils ont tous pensés que je souffrais de mon rhume des foins. Hum! Si seulement. J'avais passé la journée à essayé de retrouver mon souffle, j'avais des palpitations, je faisais de l'hyper ventilation.

Par contre, je n'avais pas envie de le voir... Je ne lui pardonnais pas d'avoir osé me balancer qu'il l'aimait.

* * * * * *
------ Pascal m'a jetée. On avait rompu. - 07.juin.10.lun - (158) ------

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157 - Coeur brisé.. On arrête de se voir?!?

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 06 juin 2010

Pascal et sa femme sont rentré vers les 4h du matin... Pascal n'avait pas répondu à mon message. Je n'avais pas prévu de dormir chez Thomas, mais comme Pascal avait tardé à rentrer, je n'arrivais pas à me résoudre à partir. Je suis restée, espérant, contre toute attente, quand même réussir à voir Pascal. Ça n'a pas marché.

Même s'il a fait quelques tentatives, Thomas a respecté sa parole et n'a pas trop insisté. Entourée des bras de Thomas qui s'était endormi, je restais là, les yeux grands ouverts. Impossible de dormir. J'attendais Pascal, je voulais Pascal, j'espérais Pascal... Pourtant, j'aurai préféré être endormie quant Pascal et Jess sont rentrés...

J'avais raison, Pascal ne jouait pas, il était sous le charme de sa femme ce soir... Je les ai entendu...

Doucement, je me suis extraite des bras de Thomas....

La fenêtre était ouverte, et comme les chambres sont l'une sous l'autre, c'était difficile de ne pas deviner ce qui se passait dans la chambre à Jess, à l'étage en dessous. C'était discret, mais j'entendais les petits bruits, de petits cris, des rires aussi... et moi je pleurais en silence pour ne pas réveiller Thomas.

Pascal m'avait promis qu'il ne la toucherait pas... Il n'avait pas tenu sa promesse!

Je n'arrivais pas à fermer l'œil, alors je me suis glissée hors des bras de Thomas et je suis rentrée. Je voulais aller m'enterrer chez moi. J'ai laissé un petit mot à Thomas pour le remercier et je suis partie sur la pointe des pieds.

Pascal a vue mon message dans la matinée, et il a tout de suite essayé de m'appeler. J'étais réveillée, mais je n'ai pas répondu. Je crois que je lui aurais fait des reproches, ou j'aurai même pleuré. Vers les 11h du matin, j'ai finalement résolu d'aller me coucher. Je ne me suis réveillée que vers les 17h.

J'ai lu tous mes messages, mais je ne me suis pas donnée la peine de répondre. Par contre, j'ai fini par répondre à Thomas qui était plutôt insistant. On a été manger un hamburger à Ouchy. J'ai voulu savoir s'il entendait souvent les bruits provenant de l'appartement à Pascal. Apparemment oui. Thomas nous avait entendu assez souvent, mais il avait pris l'habitude de s'endormir avec la télé sur timer ou avec de la musique. Ça m'a fait rougir.

Avant de rentrer chez moi, on a été prendre un dernier verre chez lui.

Il y avait de la lumière chez Pascal. J'avais trop envie d'aller voir, mais je n'osais pas. Si Pascal était chez lui, je voulais faire en sorte qu'il remarque ma présence chez Thomas. Peut-être comme ça, il essayera de me parler ou répondra-t-il à mon message? Peut-être passera-t-il chez Thomas pour me chercher? Mais c'était trop espérer, il n'en a rien fait. Pour finir, j'ai pensé que ce devait être Jess et non Pascal qui était en bas. J'ai tout de même entraîné Thomas au bord du lac, sur la jetée.

Pascal était assis sur les marches à surveiller ma voiture... Hahhh, alors il était là, et il savait que j'étais là. Enfin, je pouvais le voir. Il m'a proposé de marcher un peu et on est retourné au bord du lac, là où j'étais 1h plus tôt avec Thomas.

Thomas allait nous voir et j'avoue que ça m'embarrassait un peu...

  • Qu'est-ce qui nous arrive ces temps? On a du mal à communiquer, du mal à se comprendre... C'est dingue!

Je n'ai rien répondu. Tout se bousculait dans ma tête, mon rythme cardiaque aussi s'accélérait et s'affolait en sa présence. Entre le plaisir de le voir et la lourdeur d'une sorte de chagrin que je traînais depuis plusieurs jours, je ne savais pas de quel côté pencher la balance.

  • Tu as dit que tu n'étais pas fâchée, et pourtant, tu m'évites?

Il fallait que je sorte de ma torpeur, et que contrairement à mes habitudes de ne pas prendre de risques, il fallait que j'aie un peu plus de courage et que je pose quelques unes des questions qui me torturaient. Aussi, parler de choses dont je préférais généralement ne pas aborder!

  • Je ne suis pas vraiment fâchée, non je ne crois pas être fâchée. Il y a juste des choses qui me perturbent, que je ne comprends pas. Des choses ou situations qui me font me poser des questions. Oui, c'est vrai, j'ai préféré t'éviter parce que je ne sais pas comment parler de ce qui me tracassent.
  • Faut juste te lancer c'est tout. On triera s'il faut...
  • Ok. Ben... J'avais envie de te voir hier soir, mais tu n'a pas répondu à mon message?
  • Je ne l'ai vu que ce matin en fait...
  • Je le devine. T'étais bien trop occupé hier soir pour le voir...
  • Disons, si je comprends bien, tu étais chez Thomas, alors heureusement!
  • Je vous ai entendu rentrer, et je vous ai entendu... Tu m'avais promis...

Pascal s'est arrêté. Il regardait droit devant, les mains dans les poches. Il lui a fallu 1 bonne minute avant de me répondre, sans me regarder.

  • Je ne t'ai rien promis. Ça te faisait plaisir d'entendre que je ne la toucherais pas, mais je ne l'ai pas promis. Je ne pouvais pas promettre un truc pareil Jane, tu le sais bien. C'est ma femme après tout, tu comprends.

Glups, il cherchait à me briser encore plus le cœur ou quoi?

  • Mais, pour en revenir à hier soir, tu as mal entendu. Ce n'était pas moi... Jess était avec Éthan.

Huh? Hééééé? Alors je me suis torturée pour rien? Ethan? Mais que faisait Ethan ici? Alors, ils sont toujours ensemble? Je ne l'avais pas vu à la soirée? Est-ce qu'il ne me raconterait pas des cracks lui? Mais aussi, j'éprouvais un énorme soulagement. Toutefois, j'avais noté qu'il avait tenu à me notifier qu'il ne m'avait pas promis de ne pas la toucher, donc ils avaient certainement... Iak, je ne voulais pas y penser, je voulais garder ce sentiment de soulagement. Mais dis... Si ce n'était pas lui, alors où avait-il dormi?

Je tremblais comme une feuille quant je lui ai posé la question.

Pascal n'avait pas l'air de vouloir répondre, alors j'ai insisté, même si ça me foutait les boules et que les spéculations m'envahissaient en masse. Il était sûrement chez Caro?

Embarrassé, Pascal a fini par me dire qu'il avait été faire le guet chez moi. Jess et Ethan n'étaient pas resté chez lui. Jess était passée pour prendre quelques affaires et dormait à l'hôtel d'Ethan. Après avoir attendu des heures autour de chez moi, avoir été vérifier dans mon garage, il a fini par se résoudre à rentrer. Il a su le lendemain, par Jess, que j'étais chez Thomas. Thomas, lui, lui a raconté que je n'étais pas restée. On s'était endormi, mais quant il s'est réveillé, j'étais partie. Qu'il ne s'était rien passé. Ce que j'ai immédiatement confirmé. Ciel, comme j'étais contente de ne pas avoir fait de connerie, écrasée par la douleur!!! Je l'aurai regretté.

  • Qu'est-ce que tu foutais chez Thomas?
  • Et toi? Qu'est-ce que tu foutais chez Caro l'autre jour?

Yo! J'étais peut-être un peu trop agressive! Je ne voulais pas que ça tourne en bal de reproches. Je me suis calmée.

  • Pascal? Est-ce que tu vois Caro en douce? Est-ce que tes sentiments pour elle ont évolués?
  • Wowhhh, qu'est-ce qui t'arrive? Tu me fais une petite crise d'insécurité?

Pascal essayait de plaisanter, c'était une tentative pour changer de sujet. Il ne voulait pas répondre à ma question, alors j'ai insisté. Je devinais ce qu'il allait dire, parce qu'il essayait trop visiblement d'éviter le sujet, mais tant que je ne l'entendais pas, haut et clair, sortir de sa bouche, j'aurai des doutes, ou j'essayerai de me convaincre que mes pressentiments étaient infondés.

  • Je sais que d'habitude, je préfère que tu me racontes de jolis mensonges, parce qu'il a des choses que je préfère ne pas savoir, mais là, je crois que je veux savoir.

Je crois qu'il se méfiait un peu. Pascal m'a dévisagée longuement les sourcils froncés, pour donner le change, j'ai essayé de prendre un air détaché et sereine. Je sais qu'il réfléchissais à toute allure pour savoir s'il devait croire ce que je disais, ou s'il devait me raconter la fable que j'aurai envie d'entendre. J'ai vu ses doigts se serrer, pour le reste, il avait l'air détendu, mais il ne l'était pas. De mon côté, je m'étais préparée psychologique, je me suis coatchée pour ne pas m'enflammée et ne pas éclater ou faire une scène.

  • Faudrait savoir Jane... Tu crois ou t'en ai sûre? Tu souffles le chaud et le froid sans arrêt, c'est un peu difficile de te suivre par moment, tu sais...
  • Répond tout simplement.... Oui ou non...
  • Je n'ai pas vraiment envi de parler de ça, surtout si on doit finir par se fâcher!
  • Ça t'as fait plaisir qu'elle passe des week-end avec nous? Est-ce que tu as l'impression que je te force la main... enfin, par rapport à Caro? Soit franc, dis moi, c'est important.
  • Jeeez...

Pascal a eu un long soupir avant de me faire face. Là encore, je pouvais le sentir me sonder du regard.

  • Écoute... Tu ne me force pas la main, si je ne voulais pas, je pense que je refuserais. Tu sais bien que je l'aime beaucoup, qu'elle me plaît, peut-être pas autant que toi, mais elle me plaît. On s'accorde plutôt pas mal tous les trois, non?

Là, Pascal a un peu rougi et n'a pas osé me regarder. "Est-ce que tu l'aimes plus que moi? Autant que moi?", ce sont les questions que j'aurai voulu lui poser, mais je pense que j'avais un peu peur des réponses. Ou je les connaissais déjà.

  • Alors, non... Ça ne me dérange pas qu'elle passe le week-end avec nous. J'aime faire l'amour avec elle aussi, alors, bien sûr que ça ne m'a pas dérangé du tout.
  • Ok.
  • Pourquoi tu me demandes ça?
  • J'avais peur de te l'imposer, je ne voulais pas te forcer la main ou... enfin, en gros c'est ça.
  • Je ne voudrais juste pas qu'elle prenne les choses trop au sérieux ou qu'elle pense que ça y est, on sort ensemble... On en a un peu parler... Je ne voudrais pas la faire souffrir ou lui faire du mal... Si je peux l'éviter...

J'essayais de bien prendre les choses, d'avoir l'air cool, mais salaud, je morflais!

  • Tu tiens à Caro?
  • Même si des fois je suis un peu dur avec elle... Oui... Je tiens à elle.
  • Est-ce que... Est-ce que tu l'aime?
  • Oui... Je l'aime.

Il avait eu une petite hésitation, mais sa réponse était nette et claire. J'avais les larmes aux yeux même si j'avais demandé à savoir, et Pascal s'en est aperçu. C'était un peu dur à digérer les; "...Je tiens à elle... et... J'aime faire l'amour avec elle... aussi...". Jeeez, je me sentais mal, la boule à l'estomac, l'envie de gerber. Je regardais parterre et j'essayais de me ramasser, lever la tête pour montrer que je tenais le coup. C'était dur, parce que maintenant, j'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et courir me réfugier chez moi et pas du tout envie de le regarder.

Impossible de cacher mes sentiments, j'étais anéanti. Pascal l'a senti. Il s'était avancé pour me prendre dans ses bras et j'ai pas pu me retenir de reculer. Je crois que comme je n'arrivais pas à parler, j'ai dû lever la main pour lui faire signe de ne pas m'approcher. Je ne voulais pas qu'il me touche.

  • C'est bien ce que je pensais...

Oui, il avait pensé juste. Malgré ce que je lui avais dit, malgré mon attitude cool, j'avais du mal à digérer.

Quant j'ai retrouvé la parole, je lui ai répété que je n'étais pas fâchée, mais que j'avais seulement du mal à encaisser. Pascal n'a pas haussé le ton, ne s'est pas énervé, mais il m'a reprochée de lui cacher des trucs, de ne pas expliquer clairement les choses, de ne pas vouloir savoir puis, d'en faire une histoire. Du coup, il ne savait pas sur quel pieds danser. Qu'il avait toujours peur de mal comprendre ou que je prenne mal certaines choses, du coup, il ne pouvait pas me parler ouvertement.

Bref, c'était pas le bon moment pour parler, ni de lui demander de faire un choix. Je me suis retranchée comme d'habitude dans ma bulle et j'ai voulu prendre la fuite.

  • C'est peut-être mieux qu'on arrête de se voir pendant quelques temps. C'est mieux pour tous les deux.

Aoutch! Je crois qu'il venait de m'assassiner, de me briser le cœur en milles morceaux. Tout mon corps pesait soudainement une tonne. Je ne pouvais pas permettre qu'il me voit me décomposer, ni fondre en larmes. J'avais un de ces mal de tête. Parler? Je pouvais plus! Je n'ai pas trouver autre chose à faire que de partir. Je ne pouvais pas le regarder. Là tout de suite, je ne voulais plus le voir.

Il ne lui aurait pas été possible de me retenir, mais le pire, c'est qu'il m'ait laissé partir!

* * * * * *
------ Coeur brisé; il veut qu'on arrête de se voir - 06.juin.10.dim - (157) ------
 

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156 - La soirée de Gala

Publié le par JaneDo

Samedi..... 05 juin 2010

Je savais que la soirée allait être pénible, je ne me faisais aucune illusion. Malgré tout, je voulais y aller. C'était étonnant, parce que d'habitude, c'était le genre de soirée que j'évitais.

J'ai passé l'après-midi du samedi à réfléchir, sur ce que j'allais mettre pour cette soirée. Une robe discrète, passe-partout, qu'on ne me remarque pas? Puis je me suis dit que, de toute manière, où que j'aille, on me remarquait, ne serait-ce déjà que par ma couleur. Donc, tant qu'à faire, autant marqué carrément ma différence! Ou quelque chose de flashy, mais classe?

J'avais misé juste... hihihi... J'ai opté de marquer ma différence, tout en accentuant mes avantages! :))

A voir la tête à Thomas quant il m'a vue, je crois que j'avais bien fait. Sachant que je ne risquais pas de croiser de la famille dans ce genre de soirée, j'ai choisi un décolleté plongeant, un top était couleur sombre, transparent, tout en broderie qui laissait voir mon soutien gorge beige en contraste, le tout accompagné d'une sorte de tunique dans les couleurs vert/bleu roi, style afro/indien. J'avais aussi passé entre les mains de ma nièce pour me couper les cheveux et refaire ma couleur cognac que j'affectionne.

Je ne portais que le pendentif que Pascal m'avait offert sous mon top. Il ne se voyait guère, mais je savais qu'il était là. Mon porte bonheur. Donc, je n'avais pas l'air de porter de collier, par contre, je portais de longues boucles d'oreilles dans les mêmes tons que mon ensemble. C'était parfait, et je me sentais à l'aise.

Hum! Je me rend compte en écrivant ces quelques lignes, que le ton de la soirée avait déteint sur moi! Je me trouve un peu pompeuse. Berk! Mais passer toute une soirée à parler "comme il le faut", ça laisse des traces!

J'avais fait exprès de traîner pour arriver en milieu de soirée, question de marquer mon arrivée. Hihihi, j'en ri encore... Pascal a pouffé et à presque recracher son verre sur Jess qui était en face de lui. Je portais rarement des décolletés, ma poitrine est assez généreuse sans que j'éprouve le besoin de l'exposer encore plus. Je suis sûre que si Pascal avait pu, il m'aurait couverte. Il n'appréciait pas de voir d'autres hommes plonger les yeux dans mon décolleté.

D'ailleurs, Thomas, qui me connaissait pourtant, rougissait parfois quant il réalisait que son regard se portait un peu trop souvent, ailleurs que sur mon visage. Les hommes sont si... Je voulais dire "trop mignons". L'air de rien, et ça m'a fait plaisir aussi, je sentais que Pascal faisait des efforts pour ne pas regarder dans ma direction. En utilisant les grandes baies vitrées comme miroir, je pouvais le voir me suivre parfois du regard.

Pascal est beau comme un Dieu. Il portait... ciel ce ton... C'était comme si on s'était donné le mot, il portait un costume bleu nuit, sans cravate, sur une chemise couleur pêche qui dépassait de sa veste. Style cool. Ciel, ça faisait ressortir son bronzage habillé. Je me demande si c'était Jess qui avait choisi sa chemise? C'était dingue que presque chaque fois que je me coupais les cheveux, lui les portaient plus long. Ça lui allait trop bien!

Caro était déjà là aussi quant je suis arrivée avec Thomas. On formait un étrange quatuor. Heureusement que je m'entends bien maintenant avec Caro, sinon par moments, je me serais sentie seule. Ce n'est pas à Thomas à qui je pouvais dire à quel point je trouvais Pascal mignon!!!! Au moins, Caro et moi pouvions baver ensemble sur lui. On se chuchotait à l'oreille nos petits secrets, ça nous défoulait!

De temps en temps, elle me serrait la main pour me dire combien elle avait envie d'aller sauter sur Pascal. J'en pensais pas moins. Je suis toujours, même après tout ce qu'on a vécu ensemble, surprise qu'elle ose me parler aussi franchement.

Malgré tout ça, la soirée a été un véritable cauchemar.

Pascal est resté bien collé aux basques de sa femme. Jess était sensée papillonner d'une groupe à l'autre laissant Pascal seul, mais elle n'en a rien fait. J'espère qu'il se rendait compte qu'elle lui avait menti. Elle est restée accrochée à son bras toute la soirée. Au moins, aucune autre fille n'a réussi à l'approcher, ni même parler seule à seul avec lui. Même quant Yumi, a essayé de lui parler, Jess était avec lui, scotchée à lui. Yumi n'a pas fait long feu.

Thomas a été parfait, le chevalier dans toute sa splendeur... Malgré le regard désapprobateur de son père!

On a dansé, et après quelques verres, et je me demande si ce n'était pas une excuse, Thomas s'est aventuré à me proposer de finir la soirée chez lui. J'ai refusé en le taquinant un peu. Je n'osais pas, même s'il me jurait ses grands dieux qu'il serait sage comme une image.

Si je ne connaissais rien de la véritable situation entre Pascal et Jess, j'aurai juré qu'ils étaient tout amoureux. Ils donnaient l'impression du parfait petit couple d'amoureux en pleine période de Lune de Miel. Ils se tenaient proches, se touchaient tout le temps, se lançaient des regards remplis d'amour que c'en était presque rageant. Et je passe sur les petits bisous par-ci, par-là!

Pascal avait presque toujours son bras autour de sa femme, qu'il dévorait littéralement des yeux, et je l'ai surpris à presque lui caresser les fesses. Il n'allait pas jusque là, ç'aurait été vulgaire, mais sa main laissait entendre qu'il en avait envie. J'avais des palpitations de jalousie, et je sais que Caro aussi.

Puis il y a eu les spectacles... Les morceaux joués par les différents groupes pour animer la soirée, avaient été choisi par les jeunes; les enfants des riches participants. C'était pas mal du tout, même super. C'était une meilleure idée que des mettre des disques. A tout moment, quelqu'un pouvait monter sur scène chanter avec les différents groupes. C'était assez amusant, moi, j'étais bien trop timide pour ça. J'aurai eu peur de me ridiculiser. J'attendais avec impatience de voir le groupe de Pascal.

Quant ils sont montés sur scène, je me suis retrouvée, avec Caro, comme des groupies idiotes, à les dévorer des yeux, presqu'en larmes.

Caro a laissé éclaté son enthousiasme à crier et applaudir, moi suis restée stoïque, mais j'avais envie d'en faire autant. Thomas n'était pas mal non plus. C'était lui qui chantait la plupart des chansons. Sa voix était sexy et il a pris plaisir à chanter avec ceux qui le voulaient. J'étais fière de lui.

Puis, Pascal m'a tirée sur scène pour chanter avec lui une chanson de Roxette "Fading like à Flower". Je l'avais chantée plusieurs fois avec lui et son groupe pendant les répètes. Ce soir, j'étais contente d'avoir avalé juste ce qu'il fallait de vodka pour ne pas me laisser envahir par ma timidité.

Pascal m'avait chuchoté à l'oreille de garder les yeux sur lui et que tout irait bien, de faire comme si on était dans la salle de répète. Aux 1ères notes, mon cœur battait trop fort et j'avais la petite envie de prendre la fuite, mais en pensant chaque mot des paroles, j'ai vite oublié où j'étais et je me suis amusée. De plus, avec Pascal en face à moins de 10cm, entendre sa voix et d'avoir ses yeux verts plongés dans les miens...
Ses lèvres si proches, en m'avançant un peu, j'aurai pu les effleurer... iiiihhh... C'était génial. C'était le seul vrai, furtif contact que j'ai eu avec lui de la soirée.

Après ça, il m'a fait une bise, chuchotant un merci à mon oreille, et je suis redescendue pour aller rejoindre Caro. Heureusement qu'elle était là, sinon j'aurai pris la fuite, je crois. Jess et Barbie ont aussi chanté avec eux juste après; "Crazy Little Thing Called Love" de Queen. Nous aussi dans le public. Pascal avait son petit sourire qui me fait craquer mortel, mais ses yeux étaient plongés dans ceux de sa femme.

Les moments les plus chouettes, je trouve, étaient quant les groupes partageaient 1 ou 2 morceaux avec le groupe qui suivait avant de quitter la scène. Pascal s'est empressé d'aller retrouver sa femme, après avoir quitté la scène.

Je ne sais pas si je me faisais des idées, mais Pascal jouait un peu trop bien son rôle. Jess et lui étaient tout le temps collés ensemble. Il lui faisait sans arrêt des bisous sur la tempe, dans les cheveux, se tenant par la main. Ils ne se quittaient pas d'une semelle. C'était vraiment agaçant. Je n'arrivais pas à distinguer si Pascal faisait semblant ou s'il était parfaitement sincère. Pascal la couvait littéralement de tendresses et d'attentions.

Les seuls moments où il avait réussi à se défaire de Jess, Pascal a discuté avec d'autres filles, et ce n'était jamais moi. Je trouvais que Pascal avait passé la soirée à m'ignorer, et je me demandais ce que ça signifiait? S'il m'avait fait venir pour me faire comprendre quelque chose?

En tous cas, il n'avait pas cherché le contact, n'avait pas essayé de s'approcher. C'était comme s'il avait été un parfait étranger. De mon côté, j'avais passé ma soirée à le dévorer des yeux. Bon, au moins, malgré ses tentatives, Caro n'a pas pu l'approcher non plus. Malgré tout, j'étais contente de pouvoir le croiser, le voir, sentir sa présence.

Pascal avait passé presque toute la soirée avec ses parents et leurs amis. Il n'avait eu d'yeux que pour sa femme. Chacun de ses sourires, de ses rires, de ses câlins envers Jess me transperçait le cœur. J'enviais Jess et j'aurai donné beaucoup pour être à sa place.

Dimanche, 3h du matin, je n'en pouvais plus de les regarder, j'ai voulu rentrer. Avant de partir, j'ai envoyé un message à Pascal pour lui demander si on pouvait se voir. Je ne l'ai pas vu regarder son natel. Thomas m'a proposé encore une fois d'aller chez lui, j'ai fini par accepter en l'avertissant que je rentrerais après, ou que je verrais peut-être Pascal. Il a accepté. Je voulais être tout proche dès que Pascal trouverait mon message...

Je ne savais pas encore que j'allais regretter d'être là, d'être restée chez Thomas!!!

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------ La soirée de Gala - 05.juin.10.sam - (156) ------
 

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155 - Il y a peut-être encore de l'espoir...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 04 juin 2010

Thomas avait deviné que derrière le masque souriant de mon visage, je souffrais. Il m'avait proposé d'aller chez lui pour parler, boire quelques verres, regarder un film, question de me changer les idées, parce qu'il devinait que je finirais en larmes. Ha! Avec l'appartement de Pascal juste en dessous? Je n'aurais jamais pu me détendre.

Après ma séance de lamentation et de larmes, j'étais rentrée me coucher, mais, carrément impossible de trouver le sommeil. J'avais beau compter les moutons, rêver à mes prochaines vacances, rien ne fonctionnait. J'étais une loque et j'avais le cœur plus lourd que l'Empire State Building. Pfff.

Caro avait essayé de m'appeler pendant que je déversais des torrents planquée au fond des bois, dans ma voiture. Je ne voulais pas qu'elle m'entende pleurer, alors je n'ai pas répondu. De plus, comme elle était partie peu après Pascal, je pense qu'ils étaient ensemble, alors je ne comprenais pas ces appels. Est-ce qu'ils voulaient se moquer de ma peine? Les plouks, je n'allais pas leurs faire cette joie!

J'avais la délirante envie d'appeler Pascal malgré la présence de sa femme, parce que j'avais trop envie de l'entendre. J'avais besoin qu'il me rassure, en espérant qu'il serait moins froid que tout à l'heure! J'ai tournoyé comme une idiote pendant un petit moment avant de trouver le courage d'appeler Pascal.

Non mais franchement, vendredi 2h30 du matin et il n'était pas chez lui? Comme il ne répondait pas à son natel, j'avais essayé la ligne fixe. Ou est-ce qu'il pouvait bien traîner? A part chez Caro, je ne voyais pas! Ou peut-être qu'il ne voulait pas me parler? Si j'insistais plus, ce serait du harcèlement! De guerre lasse, j'ai finalement rappelé Caro. Si Pascal était chez elle, j'espère que de savoir que j'étais à l'autre bout du fils lui ferait quelque chose...

Encore une fois, je me suis faite des films...

Caro n'avait rien de spécial à me dire, elle voulait juste savoir comment j'allais. Elle avait remarqué que les choses ne tournaient pas rond, entre Pascal et moi. Elle savait que j'étais revenue sur mes pas dimanche, elle ne savait pas très bien ce qui s'était passé, mais elle savait qu'on s'était disputé.

Au lieu de parler au téléphone, Caro se proposait de passer chez moi. Avec les enfants à la maison, sûrement pas!!! Je n'avais pas vraiment envie d'aller chez elle, ça se voyait que j'avais pleuré! Alors on a continué à se parler au téléphone.

Pourtant, j'aurai peut-être dû accepter. Le face à face était mon meilleur détecteur de mensonges, tandis que là au téléphone, il fallait que je me concentre sur sa voix, et j'étais un peu trop... tendue!

D'après ce que Caro me disait, après ma brève réapparition, après mon départ, Pascal était revenu chez elle. Ils avaient pensé manger ensemble. Caro m'assurait que Pascal n'avait pas l'air d'avoir envi d'autre chose. Ca, j'en doute. Après ma brève réapparition, c'était foutu, Pascal était rentré. D'après sa voix, j'en doute aussi. Pendant la semaine, Caro avait appris que j'étais revenue sur mes pas, et c'était ce qui l'avait perturbé. Sur le moment, Caro avait pensé que, peut-être après mon appel, Jess l'avait peut-être sommé de rentrer, ou, qu'il était parti me rejoindre.

Caroline m'appelait surtout pour se donner bonne conscience...

La dernière fois, on lui avait reproché de n'avoir pas essayé de me contacter, et comme on ne s'était pas beaucoup parlé au Bar, elle avait peur que je sois fâchée avec elle ou autre. Aussi, Caroline était curieuse et cherchait à savoir ce qui s'était passé. Mais, je n'avais pas l'intention de lui en parler. En tous cas, Pascal n'était pas chez elle, et elle n'était pas partie le rejoindre. Apparemment, sachant que Jess était encore au Bar, elle était passé par chez lui, mais il n'avait pas voulu aller chez elle, il était fatigué. Pascal n'avait pas voulu parler non plus. Pourtant, je me rappelle les avoir vu parler ensemble dans le Bar, et ils avaient l'air de bien rigoler!

Après avoir raccroché avec Caro, j'ai essayé à nouveau de joindre Pascal. Toujours pas de réponse. Agrhhh. Cette fois, c'était sûr, il ne voulait pas me répondre. Peut-être que si j'y avais pensé sur le moment, j'aurai pu tenter de passer chez lui, et on aurait peut-être pu se parler?

Dire que Caro a dû me rappeler qu'il avait la soirée de Gala, samedi soir... Je ne me rappelais pas!

Mince, j'avais les boules de ne pas aller à ce Gala de charité, de ne pas voir Pascal jouer, de passer tout un samedi soir, sans le voir! Faut dire aussi, qu'un seul billet pour la soirée coûtait passé Frs.10'000.-. Si on avait pas été fâché, peut-être que je n'y serais pas allée, mais là... Toutes les occasions étaient bonnes pour au moins poser mes yeux sur lui. Caro, elle, avait eu le courage de demander à Paul de l'accompagner, et il avait accepté! J'espérais que Thomas me propose encore une fois de l'accompagner, sinon, je devrais, peut-être, jeter ma fierté aux orties et lui demander si je pouvais aller à la soirée avec lui..

Je ne sais pas encore si j'aurai un tel courage!

Je n'ai rien fait de spécial de la journée, j'avais le cœur trop lourd. Le soir, j'ai accepté d'aller prendre un verre chez Caro. Au moins comme ça, j'étais sûre qu'elle n'était pas avec Pascal. Thomas voulait que je l'appelle à n'importe quelle heure, où qu'il soit, il rentrerait pour qu'on puisse passer un bout de la soirée ensemble.

Finir la soirée avec Thomas? Je ne pensais pas que ce soit une bonne idée!

On a discuté longtemps toutes les deux. Ce qui me faisait légèrement plaisir, c'est que depuis dimanche, en fait depuis que je l'avais pris en flag, ne l'avait pas revue en dehors du boulot. Enfin, si je pouvais faire confiance à mon intuition, à ce que je ressentais, en l'écoutant.

Caro proposait qu'on sorte, qu'on aille ensemble à la recherche de Pascal. Ma première réaction avait été de refuser, mais je me suis ravisée. Je n'avais personne d'autre avec qui faire le tour des endroits où je pouvais le trouver, et j'étais bien trop timide pour entrer seule dans un bar, boîte ou autres. Qui mieux que Caroline? En plus, on avait absolument le même objectif! En riant, elle me dit qu'elle tapait sur les nerfs d'Alexia par moment, à sillonner tous les coins de la ville pour retrouver Pascal, mais qu'au fond, elle faisait pareil pour elle. Elle était contente de ne pas avoir besoin d'Alexia pour une fois.

Je n'ai pas été très franche avec Caro, j'ai essayé de m'ouvrir un peu et je lui ai dis qu'il me manquait à mourir. Caro m'a proposé d'aller les 2 voir s'il était encore chez lui ou pas. Finalement, ce n'était pas si mal d'avoir une complice, hihihi. Sa compagnie n'était pas si désagréable, petit à petit, je me détendais et je me sentais vachement mieux.

Il n'était pas si tard, et Pascal était encore chez lui. On pouvait le voir assis sur la terrasse, concentré à jouer de la guitare. Il était trop mignon. Pas de trace de Jess? On s'est rapproché quant il est entré se chercher à boire. C'était marrant d'être les 2 planquées dans les buissons.

Après s'être assurée que Jess n'était pas dans les parages, Caro voulait qu'on lui fasse la surprise d'apparaître. En chuchotant, après consultation, j'ai réussi à lui faire admettre que ce n'était pas une bonne idée. J'ai décidé d'appeler Pascal. Il a regardé son natel, mais n'a pas répondu à mon appel. Gros gros coup de poignard dans le cœur. Caro a essayé à son tour, il a hésité, mais a répondu. Oh, le rat!

Conversation banale, mais j'avais mal. Pascal a répondu à son appel, pas au mien. Il n'allait pas falloir longtemps à Caro pour comprendre, qu'elle n'avait pas besoin de moi dans sa chasse à l'homme!

Caro lui a demandé ce qu'il faisait, comment il allait, s'il accepterait de venir chez elle? C'était incroyable de l'entendre lui parler, parler à mon homme, et de l'entendre lui, lui répondre. Pascal ne se doutait pas de notre présence. Caro lui proposait de passer chez elle, elle avait envie de le voir, même 5mn. Pascal lui répondait qu'il n'était pas d'humeur et qu'il était de mauvaise compagnie. Caro lui faisait miroité une surprise; je pense que c'était de moi qu'elle parlait. Pascal a fini par accepter. Il devait rejoindre les autres au Bar pour prendre un verre, il passerait chez elle après peut-être. Il ne voulait pas faire tard, samedi, il avait une longue soirée. J'étais un peu dégoûtée!!!

Alors Caro a décidé qu'elle passerait aussi au Bar pour prendre un verre, même si elle ne pouvait lui parler, elle avait envie de le voir, donc ils se verraient là-bas. Pendant qu'ils se parlaient, j'ai envoyé un texto à Pascal, pour lui dire que j'avais envie de le voir, que j'avais besoin de le voir. En recevant mon message, Pascal a regardé son natel et a interrompu sa conversation pour lire le message.

Après ça, Pascal lui a dit que, j'avais demandé à le voir, et qu'il ne savait pas s'il pourrait passer chez elle finalement. Ça risquait de faire tard et ensuite qu'il lui faudrait rentrer. Après avoir raccroché avec Caro, Pascal a hésité longtemps avant de se décider à m'appeler. J'étais embarrassée de lui parler devant Caro, alors je n'ai pas répondu. Je lui ai envoyé un autre message pour lui dire que je n'étais pas seule, que je ne pouvais lui parler que par sms. Pascal m'a envoyé un message pour me demander de passer chez lui alors.

On est retourné chez Caro et on a parlé de ce qui venait de se passer. C'était normal que je lui dise pour le message à Pascal. Il fallait que je lui parle. Je me suis trouvée bête à m'excuser envers elle, pour avoir en douce envoyé un message à mon propre mec! J'hallucine!

Hah! J'avais une question qui me torturait et que je voulais poser à Pascal; c'était concernant ses véritables sentiments pour Caroline... Mais aussi, je voulais aller à la soirée de Gala samedi, et suivant sa réponse, ça risquait de tout gâcher, et je n'aurai plus le cœur à y aller, ou lui ne voudrait pas m'y voir... Donc, j'avais prévu de lui poser ma fameuse question plus tard, samedi après le gala... En attendant, je voulais mettre un peu d'eau dans mon vin, et prendre la température; je voulais savoir si tout n'était pas perdu et essayer de retrouver "mon Pascal", celui qui m'aime.

  • T'as fait long!
  • Sorry...

Pascal était assis, dehors, sur les marches de son porche, il s'est levé en me voyant. Son regard était méfiant. Je pense qu'il s'attendait peut-être à une dispute.

  • Heuhh, je peux te demander un truc bête? Juste de me serrer dans tes bras juste 1 minute s.t.p.?

J'ai vu un petit sourire amusé se dessiner au coin de son adorable bouche. On est rentré, et il m'a serré contre lui. Afffff, comme j'adore sa chaleur, son odeur... Je voudrais pouvoir rester comme ça encore un siècle et demi!

  • Alors? Tu voulais me parler de quoi?
  • En fait... C'est peut-être pas le bon moment, alors j'ai pensé qu'on parlerait après ta soirée de demain?
  • Oh! Alors c'est quelque chose de sérieux, hein? Ça concerne Caro?
  • Je préfère attendre demain...
  • Tu me connais, je ne vais pas pouvoir attendre demain, parlons-en et débarrassons nous de cette épine!
  • Non demain. Je voulais surtout me serrer contre toi, pas vraiment parler... En plus, c'est tard alors...

Pascal était un peu étonné que je veuille partir, il a essayé de me cuisiner, mais niet. Je n'allais pas parler de ça maintenant pour finir la nuit en larmes, toute seule dans mon coin! Il a vite compris que ça ne servait à rien de me presser comme un citron, je ne parlerais pas.

  • Tu viens demain soir? Enfin, je veux dire, ce soir?

On était ensemble depuis 1h, il était passé minuit, et c'était déjà samedi matin. Pascal n'était pas aussi câlin que d'habitude, il n'a pas tenté de me prendre dans ses bras, seulement quant je le lui demandais. Il ne m'a ni embrassée, ni rien. Arfff, ça me faisait un peu mal. D'habitude, il ne supportait pas qu'on ne soit pas collé, ou au moins qu'on se touche, que se soit les mains, le bras, mais il fallait qu'il y ait un contact. C'est un truc qui me faisait carrément craquer avec lui. Mais là, rien. Pascal restait parfaitement civil, mais les mains enfoncé dans ses poches.

Je voulais bien aller à la soirée. Je lui ai demandé si ça ne posait pas de problèmes si je demandais à Thomas si je pouvais l'accompagner. Même si ça lui en posait, il ne l'a pas vraiment montré.

  • J'ai envi que tu sois là... Ca fait depuis longtemps que tu sais pour cette soirée, ça me rendrait triste si tu ne venais pas... Mais tu sais, tu ne devrais pas trop... Ahhh, je veux dire que tu ne devrais pas trop sortir avec Thomas! Il t'aime bien, plus que comme simple amie. Même s'il ne le montre pas, il est du genre sentimental, de trop le fréquenter, il va se faire des idées. Tu devrais éviter. Mais bon... J'ai pas le droit de te dire des trucs pareils n'est-ce pas!
  • Sentimental? Pourquoi, pas toi?

Pascal a ri. Oui, il était aussi assez sentimental, lui aussi, tout comme Thomas, il s'appliquait à ne pas le montrer! Il m'a conseillé, de temps en temps, de rappeler à Thomas qu'on était, rien que des amis. Ça m'a fait sourire qu'il soit si concerné. Donc, il m'aimait encore...

J'étais folle de joie qu'il veuille de moi à la soirée...

Toutefois, Pascal a tenu à me rappeler que cette soirée était très importante pour sa famille, pour Jess aussi. Il devra se montrer très "mari", pour que les personnes présentes, la plupart des actionnaires influents de la compagnie, n'aient pas de doutes sur ses sentiments ou sa relation avec Jess. Pascal a tenu à me dire que, Jess par contre dans la soirée, était sensée se montrer tête en l'air, passer son temps comme d'hab. à papillonner de droite à gauche, et lui devra se montrer piqué au vif par ça. Il devra éviter de me regarder ou tout contact avec moi.

J'avais compris. C'était ok. Tant qu'il voulait quand même me voir, tant qu'il m'avertissait, c'était bon!

Pascal ne m'a pas demandé de rester. C'était surprenant, mais je n'ai pas osé lui proposé de rester non plus. C'est seulement sur le poing de partir, que je me suis demandée si Caro n'était pas cachée quelque part à nous observer. Et aussi, peut-être à cause des répercutions, que Pascal avait été quelque peu distant avec moi ce soir.

Je suis retournée chez Caro au lieu de rentrer tout de suite... Je voulais être sûre que Pascal ne pensait pas la rejoindre en douce après mon départ!

Caro était bel et bien planquée dans les buissons à nous observer. Pour en avoir le cœur net, je lui ai posé la question, et elle me l'a confirmé. Elle avait aussi entendu toute notre discussion. Caro voulait savoir si je comptais demander à Pascal de rompre, encore une fois, avec elle, j'ai dû lui jurer que non. Je ne mentais pas.

On a parlé longtemps, entre filles, de nos sentiments, de nos peurs. J'ai essayé d'être plus ouverte et le plus honnête possible. Rire; on a parlé de sexe aussi. C'était agréable de sonder le plus profond de nos âmes, sans complexes, parce qu'on parlait du même garçon, et on pouvait comparer nos impressions, appréciations et autres. Il n'y avait personne d'autre avec qui j'aurai pu parler aussi franchement, sans finir par leur taper sur le système. Idem pour Caro. Ça nous a fait rire et beaucoup de bien. Caro a fini par me dire que Pascal lui avait dit qu'il l'aimait et je lui ai avoué que, je m'en doutais.

Vu l'heure, presque 3h du matin, Caro m'a proposé de dormir chez elle... J'avais refusé. Je devinais que Pascal ne se pointerait plus. Mais, on a fini par s'endormir tout en parlant... Donc, j'ai dormi chez Caro.

Pascal n'est pas passé chez elle... Ouf... Rassurant.

* * * * * *
------ Il y a peut-être encore de l'espoir! - 04.juin.10.ven - (155) ------

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154 - Est-ce fini?

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 03 juin 2010

Mince, toujours pas de nouvelles de toute la journée! Je n'aime pas avoir tord, je déteste avoir à m'excuser. Je ne pouvais tout de même pas, l'appeler moi?

J'hésitais encore sur mon programme de la soirée. Aller chez Thomas? Aller prendre un verre avec mes potes? Si je ne croisais pas sur Pascal, j'allais m'ennuyer? Je voulais le voir même de loin, je ne demandais pas la lune quand même, juste pouvoir poser les yeux sur lui, même si c'était de loin, même si ça devait me faire du mal. Enfer et boules de gommes! Le seul moyen d'être sûr de l'apercevoir était de me renseigner auprès de Thomas, et ça, je ne pouvais pas.

Si je ne croisais pas Pascal, ce n'était pas la peine que je sorte! Il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi? Pourquoi ne m'appelait-il pas ce rat? Rhhhhh, je déprime! Et après le cirque que j'avais fait, je ne pouvais pas appeler Caro. Je suis sûre qu'elle savait que j'étais revenue chez elle ce dimanche soir et que maintenant, je faisais la tête parce que j'avais trouvé Pascal là-bas. Elle devait bien se marrer. Et elle avait certainement remarqué le cirque que j'avais fait tout le week-end.

Je ne pouvais pas croire que c'était fini et qu'on se soit quitté aussi bêtement! Non, ça, impossible!

Dire que je ne savais même pas si Pascal avait l'entraînement ou quant il avait un match!!! Tout le monde semblait au courant de ce qu'il faisait, sauf moi. Pascal avait l'air de croire que je ne m'intéressais pas vraiment à lui.

Pfff, est-ce que je n'essaie pas de lui trouver des excuses là? Mais... Pourquoi exactement? Qu'est-ce qu'il avait fait de si impardonnable? Purée je n'arrivais pas à retrouver les raisons des impressions que j'avais éprouvé ce soir là!!! Je suis vraiment une lamentable "disputeuse". Pourquoi est-ce que j'avais agi aussi bizarrement, aussi stupidement? Pourquoi l'appeler au téléphone pour qu'il sache, que je savais, qu'il était retourné chez Caro?

Zut, finalement, je suis sortie. J'avais donné rendez-vous à mes potes dans le bar où Pascal avait l'habitude d'aller avec ses copains. J'avais envie de le voir, ne serait-ce que l'apercevoir. Certains de mes potes ont eu le courage de me dire que je les utilisait comme bouche-trou. Depuis quelques temps, il le voyait avec sa femme, donc ils savaient que ça n'allait pas entre nous.

Pascal est arrivé avec Paul, vers 23h. Jess était déjà là avec Barbie, qui avait disparue de la circulation, depuis que Jess était en Angleterre. On s'est saluée sans plus. Quant Pascal a passé la porte, les frissons m'ont secoués de la tête aux pieds. Rien à faire, il me faisait toujours tomber les chaussettes! Ciel, j'étais foutue, je n'arriverais jamais à aimer quelqu'un d'autre!

Le regard froid, il est passé me saluer avant de retourner auprès de sa femme. Thomas a heureusement sauvé la soirée en tirant mes potes vers son groupe. J'étais plus proche de Pascal comme ça. Pascal évitait mon regard et tout contact. Il est resté froid et distant.

C'était l'enfer d'être si proche et pourtant si loin. J'avais envie de lui sauter dans les bras, mais ce n'était sûrement pas la chose à faire. Caro est arrivée peut-être une demi heure plus tard. Elle non plus ne pouvait approcher Pascal. Tant mieux.

On s'est retrouvé côte à côte au bar; Jess, Pascal, Thomas et moi. Pascal m'a prise par le bras, il voulait qu'on sorte parler. Jess a failli lui faire une scène; elle ne voulait pas qu'on disparaisse dans un coin tous les 2, c'était insultant pour elle. Pascal lui a promis de rester bien en vue, et on est sorti.

  • Tu pense continuer à faire la tête longtemps?
  • Je ne fais pas la tête.
  • Tu te fou de ma gueule? Alors c'était quoi? Pourquoi est-ce que tu as réagi comme ça l'autre jour? Et depuis, tu ne reponds pas à mes appels.

J'aurai dû m'excuser et lui dire que c'était juste une mauvaise journée, et que j'avais seulement pété les plombs. Lui dire qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, ça pouvait m'arriver de temps à autre, qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète. Au lieu de ça, je me suis dit; "Non mais, il se fou de ma gueule lui? Il ne devine pas pourquoi? Vraiment !" La moutarde me montait au nez, et il m'a fallu un gros effort pour ne pas provoquer une autre dispute.

  • J'avais besoin d'être un peu seule...
  • C'est pour ça que tu t'es pointée chez Caro? Qu'est-ce que tu cherchais?

Le rat! A ton avis? Il disait ça, comme si j'avais commis un geste impardonnable, d'avoir osé me ramener chez Caro pour les déranger? Je n'ai rien répondu, mais il a dû voir dans mes yeux toute la force de ma rage.

  • Écoute... On peut pas continuer comme ça. C'est nul. Je ne veux pas qu'on passe notre temps à nous disputer.
  • Pascal, est-ce que tu l'aimes?
  • De quoi tu parles?
  • Caro? Est-ce que tu l'aimes?
  • C'est pas le moment, ni l'endroit pour parler de ça!

Glups! Il ne voulait pas parler de ça! Bizarre. Si c'était non, il l'aurait dit, tout simplement. Comme une zombie, je suis retournée à l'intérieur sur ses talons. Malgré mes sourire, mon air joyeux, Thomas a deviné que je souffrais l'enfer. Il a essayé de me changer les idées, puis comme ça ne marchait pas, il a proposé qu'on en parle. Mais, franchement? En parler avec lui? Certainement pas!

Pascal n'est pas resté longtemps. Après notre discussion, je l'ai vu discuter avec Caro. Ils étaient tout sourire, ce qui me faisait mal. J'espère qu'il ne lui racontait pas ce que je lui avais dit, ce serait humiliant. Il était clair que tout allait bien entre eux, et qu'ils passaient de bons moments ensemble, et pas avec moi. Tout câlin, il a passé un moment avec sa femme, puis il est parti. Tout seul. Jess a voulu rester. Caro a disparu peu après, ça m'a tordu l'estomac; ils allaient sûrement se retrouver.

Je suis restée 1h de plus pour donner le change, mais j'étais désespérée. En rentrant, comme je ne pouvais pas me réfugier chez moi pour pleurer en paix, je me suis arrêtée en forêt et j'ai laissé les larmes couler sans retenue. Une fois soulagée, je suis rentrée me coucher.

* * * * * *
------ Est-ce que c'est fini? - 03.juin.10.mer - (154) ------

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153 - Pourquoi faire la gueule?

Publié le par JaneDo

Mardi..... 1er juin 2010

La mort dans l'âme, j'ai feins la gaieté, souri et fais la conversation à Ella. Le soir, j'ai été faire mon badmington avec mes copines. En rentrant, hum, j'ai fait un tour du côté de la salle de sport où Pascal avait l'entraînement. Évidemment, Caro était là et ils sont partis ensemble.

Si je cherchais une raison pour me jeter en bas d'un pont, je l'avais trouvé!

Rhhhh, Brian me manquait tellement! C'est dans des moments comme ça que j'avais besoin de lui. Besoin d'aller me réfugier dans ses bras et le laisser me traiter comme un poupon muet. Arhhh zut, à cause de mes neveux à la maison, je n'aurai pas pu dormir chez lui... zut zut zut... D'entendre sa respiration quant il dort me rassure. Il était le seul qui arrivait à me faire oublier Pascal pendant quelques heures!

Pascal me manquait tant... En fait non, ce qui me manquait, c'était de savoir que tout allait bien entre nous, qu'on ne s'était pas perdu... Hoooorhh! Déjà juin!

* * * * * *
------ 1er.juin.10.mar - (152) ------


Mercredi..... 2 juin 2010

Pas de nouvelles de Pascal du tout... Rien, niet! Le rat des bois! Je ne devais pas lui manquer beaucoup. Moi, Pascal me manquait...

Je n'avais même pas assez de flammes pour passer voir mes petits neveux qui ont congés le mercredi après-midi, et la présence d'Ella dans mes pattes m'ennuyait à mort. Pas à cause d'elle, non, elle est adorable, mais de ne pas pouvoir me laisser aller parce qu'il y avait quelqu'un là. J'en peux plus! Tout m'énervait. Une fois de plus, le rideau de douche n'était pas tiré, et je parle même pas du tuyau de douche emmêlé. Grrrrr. Calmos ma fille!

Le soir, mon frère est passé et on a joué aux cartes. Je faisais équipe avec Ella et on a perdu encore! Les 2 Marc sont vraiment chiants, ils ne peuvent pas s'empêcher de tricher! La pauvre. Normalement, j'aurai refusé de jouer aux cartes, mais, tant qu'à faire, si j'ai déjà les 2 gamins dans les pattes...!

Thomas m'avait proposé de passer la soirée avec lui, ou sinon, de passer chez lui après les cartes, même tard. J'ai préféré repousser. Demain peut-être... Si je n'avais toujours pas de nouvelles de Pascal...

Je crois que je réalise que si j'ai été voir comment était Pascal après son entraînement, c'était pour le voir faire une connerie qui m'aurait fait péter un câble, et, j'avais alors une bonne excuse pour aller me jeter dans les bras d'un autre! Mais ce soir, je n'avais même pas envie de sortir de chez moi, encore moins d'aller voir ce qu'il faisait, parce que, j'avais envie de rien.

Mais je suis sûre que si j'avais eu envie de tendresses ou autres, j'aurai été voir ce qu'il faisait, et suivant comment, j'aurai accepté d'aller chez Thomas, ou j'aurai appelé Layne! Je suis une peste!

Si un jour, il me reprochait quelque chose, je lui aurai balancé ce que j'avais surpris, comme le "je t'aime" à Caro... Hummm! Mouais, je suis peut-être une tricheuse? En plus, je ne sais même plus pourquoi j'étais fâchée avec Pascal. Ça c'est mon plus grand défaut! Maintenant, je me sens presque coupable de m'être emportée et de faire la tête! Qu'est-ce qu'il avait fait de mal? Rien en fait. Dimanche soir, je rentrais, qu'est-ce que j'espérais? Qu'il rentre se faire chier chez lui?

Je savais qu'il voyait Caro, alors c'était quoi mon problème? Il avait la décence de ne pas me le dire, parce que je ne voulais pas le savoir. Alors, à quoi je jouais? Pourquoi lui faire une scène? Nul !

* * * * * *
------ Pourquoi faire la gueule? - 02.juin.10.mer - (153) ------

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151 - Down Down

Publié le par JaneDo

Lundi..... 31 mai 2010

Oh la, je me sentais super mal... On s'était quitté si mal avec Pascal... Est-ce que c'était fini? C'était lui le coupable, c'était à lui de chercher le chemin de retour, pas moi! Arf. Par moment, Pascal pouvait être aussi têtu que moi. Je l'avais rarement vu dans ce rôle, mais je le savais. On devine ce genre de chose par de petits riens. Mon Dieu, j'avais envie de le voir, de l'entendre me rassurer, sentir sa présence, même si on était fâché. En fait, je voulais qu'il me rassure que ce n'était pas fini, ensuite, on pouvait bien continuer à se faire la tête!

En rentrant après mon stop pour pleurer, je m'attendais à le retrouver, ou devant ma porte, ou devant mon garage... mais rien. Arhhh, ça m'a déprimé; Pascal n'avait même pas pris la peine de se déplacer, à part essayer de me joindre sur mon natel! Il pouvait bien imaginer que je ne voulais pas lui parler!!! Mais il me manquait tant... Ou est-ce qu'il m'a appelée, juste pour pouvoir prétendre qu'il avait fait quelque chose, mais il savait parfaitement que je ne décrocherait pas? Aghrhrh... Arrête de penser des trucs pareils! Ah, j'avais bien l'impression que je passais en mode débile...

Quelle idiote je fais!!! Après avoir entendu Pascal m'imposer à Jess, me voilà qui me fâche avec lui? Non mais vraiment, mon timing était vraiment pourri! My fucking timing sucks!

Après avoir passé la nuit à m'appeler, aujourd'hui; niet. Pas d'appel, rien, juste un message que j'ai passé 3h à hésiter à lire; "Est-ce qu'on peut au moins se parler?". Bon au moins, il n'a pas eu la bêtise de me dire de l'appeler, je ne l'aurais pas fait.

Je déprimais comme une limace, aucune énergie, un bloc de béton au fond de la gorge et la poitrine, je me traînais en me posant 2 questions; est-ce qu'il était resté chez Caro? Est-ce qu'il en avait rien à foutre que je sois rentrée? Pfff, chiotte, je ne voulais plus y penser! Ouais, mais comment faire?

J'étais trop down pour aller manger chez ma sœur le soir. Il m'aurait été impossible d'avoir mon sourire Pepsodent, de participer aux conversations, bref, j'avais
besoin de mariner dans ma déprime!

* * * * * *
------ Down Down - 31.mai.10.lun - (151) ------

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150 - Cassure ?! (1 & 2)

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 30 mai 2010

Je me suis montrée collante, insatiable. Chaque fois que Caro essayait d'approcher Pascal, j'intervenais discrètement, l'air de rien. Je ne voulais pas lui céder de terrain. Elle l'avait assez eu comme ça. L'air de rien, j'étais furax même si je ne le montrais pas.

On a discuté sans regarder la télé qui était allumé. Caro a essayé, comme le week-end passé de passer par moi pour arriver à Pascal. Elle m'a embrassée, essayé de m'engager sur un terrain où je ne voulais pas aller. J'ai fait semblant de jouer le jeu, et sans la blesser, je me retirais pour me réfugier vers Pascal. J'entamais des conversations sur n'importe quel sujet, juste pour éviter que les choses ne deviennent trop sérieuses. C'était difficile et c'était par moments assez embarrassant.

Même si j'étais dans les bras à Pascal, Caro a continué à essayer de m'attirer dans sa toile d'araignée. Persistante la petite! Pour éviter que ça n'aille trop loin, j'ai plaisanté en leurs disant qu'ils avaient commencés sans moi, que c'était tant mieux parce que je n'étais pas d'humeur pour le moment. Ils ont prétendus n'avoir rien fait de plus que fleurter. J'ai rigolé. Je ne savais pas quoi faire d'autre, mais ça a calmé, un petit peu, les ardeurs de Caro. 

Le week-end prochain, avec sa femme et sa famille, Pascal avait le gala de charité, où il devait jouer avec son groupe de musiciens. Pascal voulait que j'y sois, mais je n'étais pas invitée. Je me sentirais mal à l'aise. Pascal insistait, voulant me forcer à y aller. Je savais que ses parents le prendraient mal, Jess aussi. Je pouvais éventuellement y aller avec Thomas, mais ce serait l'utiliser. Il avait peut-être envi d'inviter quelqu'un d'autre.

  • Moi je viens volontiers! Si tu veux Jane, on peut aller ensemble?

Certainement pas, mais je n'allais pas me montrer vindicative devant Pascal vis à vis d'elle. Je me rendais compte que je me sentais à cran. J'étais contente quand même que Pascal insiste aussi lourdement devant Caro, sans l'inviter elle. S'il l'avait fait, je crois que j'aurai eu envie de lui arracher les yeux!

Pendant qu'on discutait les 3, Caro a tenté plusieurs approches. Elle me prenait la main, m'embrassait, embrassait Pascal. Ce soir, chaque fois qu'elle s'approchait de Pascal, ça me fichait les boules, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que je les avais surpris ensemble plus tôt, et que si je n'étais pas venue, ils auraient passé toute la soirée ensemble, rien que les 2.

Avant que ça n'aille trop loin, j'ai réussi à prendre Pascal à l'écart, j'avais besoin de lui parler.

  • Si tu en as vraiment envi, on peut aller chez toi, si Jess n'est pas là, mais ce soir, j'ai pas envie de partager.
  • Owh, tu es fâchée?
  • Oui, un peu...
  • Tu veux m'expliquer?
  • Je ne sais pas comment expliquer... mais une chose est sûre, si tu la veux elle, ce sera sans moi, je m'en vais! Si tu lui parle de notre conversation, je ne te le pardonnerais pas.

Pascal ne comprenait pas, il a essayé de me tirer les vers du nez, mais on ne pouvait pas vraiment discuter, Caro nous observait en se rongeant les ongles. Je lui ai clairement fait comprendre que je ne voulais juste pas que Caro se doute de ce qu'on avait discuté. Mais Pascal est un affamé du sexe, il comprenait que si on était chez Caro, il pouvait faire une croix dessus, alors il a voulu qu'on aille chez lui.

On a dit à Caro qu'on devait passer chez moi chercher un truc, et on a été chez lui. Caro n'en a sûrement pas cru un mot, ça se voyait sur son visage.

Sa femme était sensé être de sortie, alors on a été un peu surpris quant Jess s'est pointée 1h plus tard. J'ai voulu passer par la fenêtre, mais Pascal n'a pas voulu. Tant mieux, parce qu'il devrait peut-être penser à enlever les ronces de sous la fenêtre, ce serait plus pratique. Mince plus de 2m, c'est quand même haut! Heureusement que je ne rougi pas, mais j'avais les oreilles écarlates en sortant de la chambre à Pascal.

Jess était furax. Je crois que ça a, en quelque sorte, calmé ma rage de voir une autre personne péter un câble. Ou peut-être parce que c'était contre Pascal?

Je me suis éclipsée pour les laisser, je ne voulais pas me retrouver au milieu de leur prise de tête. Jess voulait que je reste, elle estimait que ça me concernait aussi. Pascal n'y tenait pas. Dehors, je pouvais encore entendre leurs voix, celui de Jess frisait l'hystérie.

Pascal lui a demandé de se calmer, que ça ne servait à rien de s'énerver autant, elle savait bien qu'on continuait à se voir, alors il ne comprenait pas sa réaction. Elle le savait, mais Jess ne voulait pas que ce soit sous son nez, et encore moins chez elle. Le ton montait, c'était horrible, en plus, je me sentais coupable. Pascal lui a rappelé qu'elle n'était pas sensée rester chez LUI, qu'au départ, il était prévu qu'elle ne reste que quelques jours, et que les semaines commençaient à s'empiler.

S'empiler! Rire. Je ne devrais pas rire, mais, Pascal utilisait parfois de ces expressions qui me faisait mourir de rire...

Pascal lui a dit qu'elle pouvait rester en Suisse autant qu'elle le voulait, mais si elle tenait à rester chez lui, il allait falloir qu'elle s'habitue à ma présence, parce qu'il avait l'intention de me ramener à la maison beaucoup plus souvent. Il en avait un peu assez de devoir mettre sa vie en suspens. Pascal n'avait pas l'intention de faire l'impasse sur notre relation, même pour elle.

Glups... Là, je suis retournée chez Caro... J'ai remarqué Thomas à l'étage... Il entendait aussi la dispute!

Caro nous attendait et a été surprise de me voir revenir toute seule. Pascal allait arriver, elle n'avait pas de soucis à se faire. J'avais oublié mon natel chez elle, je me suis trompée en mettant le code et mon natel s'est bloqué. J'ai tout de suite compris que Caro avait essayé de fouiller mon natel. J'ai fait semblant de rien.


Vu le titre de ton article et la manière dont tu parle de ce qui est arrivé , je conclus une chose :
Je ne sais pas , mais je suis presque sure que tu t'es fait jetée par Pascal ou vous vous étes disputés , mais peut étre que j'ai tord !! enfin , j'éspère que je me trompe et que vous avez passer une bonne soirée ! ;)
Posté par sminette | Mardi 08 Juin 2010 à 17:53



Posté par Janedo | Mardi 08 Juin 2010 à 18:00

Me suis faite jetée :( et on s'est disputé, tu ne te trompe pas...
Je dois dire que je ne me sens pas très bien ces temps!


Pascal est arrivé peut-être une demi heure après moi. Il était un peu tendu. Caro a tenté des approches, il a dit qu'il n'était pas d'humeur. Puis, Pascal a raconté qu'on était passé chez lui et que Jess était arrivée et qu'ils s'étaient disputés. Caro était déçue mais qu'importe. Ça m'a un énervée qu'il lui raconte. Pascal avait l'air concerné de la voir triste, parce qu'il se montrait tendre envers elle.

Je ne sais pas pour les 2, mais je redoutais le moment de se coucher... Pas trop envie de supporter de voir Pascal se tourner vers Caro!

On a passé une fin de soirée assez agréable à discuter. Je n'étais pas trop dans l'ambiance, je ne faisais que semblant. Je crois qu'il restait quelques traces de mon malaise et de ma mauvaise humeur. Un moment, ils parlaient de trucs concernant des gens du boulot que je ne connaissais pas, c'était énervant. Je me sentais mise à l'écart. J'ai fait bonne figure!

  • Tu veux que je te ramène?

Hein? Pourquoi Pascal proposait-il soudainement de me raccompagner? Qu'est-ce qui lui prenait? Il a deviné à quoi je pensais où quoi? Caro a insisté pour qu'on reste, elle pensait qu'on savait que c'était ce qui était prévu, Alexia ne rentrait pas avant lundi, exprès pour qu'on soit seuls. Puis, Pascal m'a fait super, super plaisir; il lui a dit qu'il ne voulait pas lui faire de peine, mais il avait envi qu'on soit seul, tous les 2. Du coup, je me suis sentie apaisée, et je suis restée.

Pascal a dû mal me comprendre, ou il a fait exprès ou semblant de mal comprendre...

Parce que j'ai voulu rester, il a cru que j'avais changé d'avis et que je voulais le partager? Non, je ne le voulais pas. Quant il s'est tourné vers Caro, furax sans le montrer, le visage impassible, je me suis levée et je me suis habillée pour partir. Là, je pense qu'il a compris!

  • Tu fais quoi?
  • Je vous laisse, je rentre...

Pascal a bondi pour s'habiller aussi pour me suivre. Dehors, il a essayé de me parler, de me convaincre de rester. Impossible que je m'étale là-dessus devant Caro, je ne voulais pas qu'elle se doute de ma fureur, donc je ne pouvais rien lui dire, surtout pas devant elle. Pascal a voulu savoir pourquoi je réagissais comme ça. Caro nous observait, nous écoutait, hors de question que je parle. Pourtant j'aurai voulu qu'il me comprenne. Pascal n'a pas voulu me laisser partir.

J'ai réalisé que si je partais, il ne pourrait pas venir chez moi, donc, il ne me suivrait pas. Qu'est-ce qu'il fera? Revenir auprès de Caro? Zut, il fallait que je ravale ma mauvaise humeur et ma fierté. Heureusement, Pascal a insisté et ne m'a pas laissé entrer dans ma voiture, sinon, j'aurai été obligée de partir!!!

Je suis retournée chez Caro. Je n'avais pas le choix! Caro se doutait de ce que je faisais, je pouvais le voir dans son regard. Pascal était distant avec elle. C'est pas qu'il ne répondait pas à ses baisers, non, il restait tendre et gentil, mais il m'utilisait comme bouclier et me mettait entre eux. On a été se recouché.

Dimanche vers midi, quant je me suis réveillée, Pascal et Caro étaient sorti faire un jogging. Je dormais encore. Je me demande s'ils en ont profité pour parler d'hier soir? Grrr... Si j'avais su, je serais partie à ce moment là... 

On a passé une agréable journée. On a été prendre un verre ensemble à Ouchy, puis mangé et on est revenu à l'appart.

Caro était sûrement au courant... Pascal me couvait de câlins, malgré ça, j'étais de mauvaise humeur, j'étais persuadée qu'il lui avait raconté ce que je lui avais dit parce que Caro restait à l'écart... J'ai masqué ma rage sous des sourires et j'ai joué le jeu. Après tout, pourquoi pas, c'était mon mec!

Tout ça ne servait à rien, j'aurai dû le savoir...

On s'est quitté vers les 19h, je devais rentrer! Pascal était sensé rentrer chez lui...

Une fois mes neveux réfugiés dans leur chambre, je me suis flanquée en training et je suis partie vérifier si Pascal était chez Caro... Il y était! Tout ce que j'avais fait pour les garder à distance, pour les séparer n'avait servi à rien. Je crois même que c'était pire... Ils devaient être soulagé de me voir partir et ça, c'était pas top! Ça faisait trop mal. J'étais sincèrement furax de chez furax!

J'ai appelé Pascal qui est sorti pour me parler... J'ai gardé une voix normale, câline... et je lui ai fait face... Si je voulais le voir se décomposer, c'était réussi! Une fois devant lui, j'ai raccroché et j'ai tourné les talons... Pascal a essayé de me retenir, mais OH! trop furax moi! Il a essayé de se justifier jusqu'à ma voiture, essayé de se trouver des excuses... mais je n'entendais rien... Je n'avais pas envie de lui parler. Avant de rentrer dans ma voiture, je lui ai dit qu'il devrait retourner où il était, elle l'attendait sûrement.

  • Laisse moi tranquille, t'as qu'à retourner vers Caro. C'est avec elle que tu veux être de toute façon, non? Je te déteste. Fou moi la paix! Dégage! Va la retrouver...
  • Au moins elle, elle m'attend... Vas-y, prend la fuite... Au moins elle, elle se débrouille pour qu'on passe du temps ensemble...

Va te faire voir! Je ne voulais pas l'écouter, j'étais vraiment trop, trop énervée, trop furax pour l'entendre! Je me suis arrêtée en chemin pour verser quelques litres de larmes, j'étais bouleversée, angoissée. La grosse boule que j'avais au fond de l'estomac avec triplé, je n'arrivais pas à respirer, je me sentais étouffer. J'ai pensé retourner voir s'il était vraiment retourné auprès d'elle, mais je n'ai pas osé. S'il était avec elle, je n'arriverais plus à m'arrêter de pleurer.

J'ai coupé mon natel. Je ne voulais pas savoir s'il essayerait ou non de m'appeler.

* * * * * *
------ Cassure ?!  - 30.mai.10.dim - (150) ------

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149 - Soirée avec Caro... Trahison... (2)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 29 mai 2010
(2)

Je les ai laissé seuls, parce que j'étais fatiguée, mais aussi, parce que j'étais sûre qu'ils avaient envi d'être seuls. Une fois dans la voiture, je me suis traitée d'idiote. Pourquoi être aussi généreuse et aussi compréhensible? J'avais déjà agi de cette manière avec 1 de mes premiers petits copains et ça ne m'avait fait que de la peine. Je l'avais laissé avec son ex, chaque fois qu'elle avait besoin de parler, et il m'avait trompée avec son elle! Zut, j'suis trop conne!

Ils étaient assis dans le canapé et Caro le visage ravagé de larmes se confiait à Pascal. Il lui tenait les mains et essayait de la consoler en lui passant la main à travers les cheveux, lui faisant des bisous sur le front. Je suis sûre qu'elle avait prévu un acte de 2, mais ma présence allait mettre un frein à son cinéma.

Caro a proposé qu'on passe la soirée chez elle, et Pascal m'a consultée du regard. Hum, je ne pouvais pas vraiment dire que je le voulais pour moi toute seule devant Caro! Et pourquoi pas en fait?

  • Si t'arrive à te débrouiller, alors, je préférerais qu'on passe la soirée rien que les deux!

Ha! Les larmes de Caro se sont asséchées instamment, surprise que j'émette une opinion aussi franchement. Pascal aussi était étonné, mais je ne crois pas que ça lui ait déplu. Il a eu un petit sourire adorable et passé un bras autour de mes épaules pour m'attirer à lui, en m'embrassant sur la tempe.

  • Jane? S'il te plaît? Je me mettrais à genoux s'il le faut... S'il te plaît?

Bon, comme d'hab., je me sens tout de suite coupable de vouloir quelque chose, égoïstement, pour moi toute seule, alors j'ai fini par grommeler un semblant d'accord. Gros gros soupir... J'aurai vraiment, vraiment voulu passer la soirée seule avec Pascal. Passer la soirée chez Caro, sous-entendait, se taper Caroline! Aucune envie de le partager ce soir!

Pascal et moi sommes parti ensemble. Il m'a raccompagnée à ma voiture, et on a discuté.

C'est clair que chez Caro, on pouvait dormir sans avoir à se séparer pour la nuit, et on pouvait même passé une grande partie du dimanche ensemble. Mais c'était à 3, et moi j'aurai voulu à 2! Pascal a proposé qu'on passe un petit moment chez elle, puis on irait après chez lui, mais une fois encore, je devrais m'éclipser avant que Jess ne se lève! Allons bon! Ce sera chez Caro, c'était plus pratique. Crap!

Il a été décidé qu'on se retrouverait donc chez Caro vers les 21h...

Zut, les enfants ne sortaient pas, alors je pouvais difficilement être chez Caro à 21h. Je ne pouvais pas sortir. J'ai tout de suite averti Pascal. Il a dit que ce n'était pas grave, parce que lui aussi avait quelques difficultés à se libérer. Mais quelque chose dans sa voix, ou peut-être son ton, je ne sais pas, mais ça m'a mis la puce à l'oreille. Les gosses ou pas, il fallait que je sorte!

Je devrais toujours suivre mes intuitions... toujours!

Pascal avait bel et bien pu se libérer et il était chez Caro. J'étais un peu dégoûtée! Les voilà dans les bras l'un de l'autre comme si je n'existais pas! C'était un coup de poing dans le ventre. Le cœur saignant, lourd, j'étais morte de jalousie.

Tout de suite, pour me rassurer sans doute, mon esprit à commencer à lui chercher des excuses; il avait simplement voulu me tranquilliser en me disant qu'il ne pouvait pas se libérer? Crap, je n'arrivais pas à empêcher les larmes, de sombrer, de me sentir couler vers le fond.

Assis parterre devant la table basse du salon, Caro lui tendait tendrement sa fourchette en l'embrassant au passage. Il répondait à ses baisers en souriant. De temps en temps, il l'attrapait au travers de la table pour l'embrasser, elle se dégageait pour continuer à lui donner à manger. Ils riaient tous les 2 gaiements, ça me rendait folle de jalousie.

Il fallait que je me ressaisisse. Je n'étais pas habillée pour débarquer, j'avais filé directement après notre coup de fils. Je le regrettais. L'idée de retourner me changer chez moi et ne pas savoir ce qui se passait entre temps me faisait trembler, mais je ne pouvais vraiment pas me pointer comme ça.

Je tremblais de la tête au pieds sur tout le trajet, jusque chez moi et même en me changeant. Je transpirais d'angoisse et je tremblais trop. Je roulais trop vite, mes réflexes n'étaient pas très sûres. De retour chez Caro... Zut, j'aurai peut-être dû appeler Pascal pendant mon absence de mon poste d'observation, question de lui rappeler à mon bon souvenir...

Prudemment, je me suis approchée le plus possible de la maison. Pascal et Caro étaient toujours au salon, ils fleurtaient. Pfff, elle avait oublié de tirer les rideaux, quelle idiote! Mais ça m'arrangeait. Même si j'avais le cœur qui battait bien trop vite, de la peine à respirer, je pouvais les voir à l'œuvre. Caro le couvait de; "Je t'aime... Je t'adore... Je n'aime que toi... etc.". Arfff, dur dur pour moi.

Je n'arrivais pas à penser, et il le fallait pourtant; quoi faire? Appeler Pascal? Lui dire que finalement, je pouvais le voir? Débarquer sans autre chez Caro? Sans les avertir?

De temps en temps, Caro essayait de parler de moi, mais Pascal éludait ses questions. Visiblement, il ne voulait pas parler de ça. Caro voulait savoir ce que Pascal m'avait dit? Savoir s'il n'avait pas peur que je lui fasse une scène? Ce qu'il pensait faire de moi? Ou on en était?

  • Si Jane apprend que tu as préféré passé la soirée avec moi plutôt qu'avec elle, elle va en faire une jaunisse! L'empêche que c'est dommage qu'elle ne soit pas là. J'aime bien quant elle est avec nous.

Rhhhh, le "jaunisse", le "NOUS", ça me fait dresser les cheveux sur la tête.

  • Non, c'est pas que j'ai préféré passer la soirée rien qu'avec toi, Jane ne pouvait pas se libérer. Apparemment, ses neveux ne sortent pas, c'est tout. Arhhh, ça m'embêterait  qu'elle apprenne que je suis venu quand même.

Son ton était quelque peu exacerbé? Fatigué? Désabusé? Ok, va chier, je vais débarquer! Tant pis pour ma fierté!

Je tremblais tellement, que je savais que je serais hors d'haleine et que j'aurai de la peine à aligner 2 mots ou à paraître détendu et confiante. Il fallait que je me calme, que je prenne une bonne inspiration, que j'arrête les tremblements débiles et que j'aille frapper à la porte avant... avant qu'il ne soit trop tard.

Pascal était couché sur le canapé et Caro s'était mise à califourchon sur lui. Ils continuaient à fleurter. Pascal avait la chemise ouverte, et Caro l'embrassait à n'en plus finir, ses mains à lui la tripotait sous son t-shirt. Je ne pouvais pas vraiment le voir, mais elle avait commencé à déboutonner son jean. Elle avait mis sa ceinture autour de son cou. Sans ambiguïté, je savais comment ça allait se terminer, et je voulais intervenir avant. Mais j'avais une tornade en folie dans le ventre. Impossible de faire cesser les tremblements. Il fallait que je fasse semblant de rien quant je débarquerais.

Ça devenait chaud à l'intérieur...

Si ça continuait comme ça, j'allais être prise de vitesse, il a fallu que je réagisse et vite. Alors, les doigts tremblants, j'ai appelé Pascal sur son portable. J'ai eu l'impression que ça sonnait si fort, que ça avait ameuté tout le voisinage. Ils ont tous 2 tournés les yeux vers son portable, posé sur la table du salon. Pascal a tendu la main et Caro a essayé de l'en empêcher en prenant le natel pour le cacher dans son dos.

Exprès ou pas, elle a pesé sur une des touches, donc ça a décroché. Elle jouait, et s'il voulait son natel, il devait l'attraper. Pascal a réussi à récupérer son natel. J'ai raccroché et rappelé. Pascal regardait son natel, mais n'a pas décroché. Caro l'observait avec un petit sourire. Évidemment, elle devait apprécié de le voir hésité, même, d'éviter mon appel. Afff, j'avais mal au bide. Pas une seconde je n'avais envisagé qu'il ne me répondrait pas.

J'ai dû me planquer parce que Pascal est sorti pour me rappeler. Je ne pouvais pas lui parler, j'étais trop près, il m'aurait entendue, et... vue! J'ai attendu qu'il retourne à l'intérieur pour m'éloigner et l'appeler à nouveau.

J'ai perdu mes moyens et je lui ai demandé sans détour où est-ce qu'il était? Je l'ai vu grimacer, se passer nerveusement la main dans les cheveux avant de me dire qu'il était chez Caro. Elle se pendait à lui et essayait d'entendre ce que je lui disais, Pascal essayait tant bien que mal de la tenir à l'écart et a voulu sortir... J'étais devant la porte!

Il avait oublié de se rhabiller correctement; reboutonner sa chemise et son pantalon... En une fraction de seconde, les tremblements ont cessés, j'ai retrouvé mes esprits... Si je faisais une scène, je serais obligée de repartir et je serais perdante. Ça laissera la place à Caro, tout le loisir de le consoler et ils passeront des heures à en discuter tous les 2. Je ne pouvais pas le permettre.

Pascal était un peu livide. Je crois qu'en me voyant, il a dû réaliser de quoi ils avaient l'air tous les 2. Je n'étais pas idiote, il savait que je devinerais immédiatement ce qui se passait...

  • Ahhh! Vous avez commencé sans moi?

Huh! Même si j'avais mal au cœur à en crever, rien ne valait l'expression de leurs visages! Ils étaient surpris et complètement tétanisés. Caro avait une expression de poissons frits et ne trouvait rien à dire. Je crois que pour Pascal, derrière la surprise, il devait se méfier. Intérieurement, j'étais contente d'avoir pu reprendre le contrôle de mes nerfs et d'avoir su les déstabiliser, mais Pascal ne perdait rien pour attendre!

Pascal m'a serrée dans ses bras comme s'il était soulagé de me voir enfin arriver, mais je n'étais pas dupe. A l'aise Blaise, je suis entrée comme si on m'attendait. Caroline a affiché un sourire un peu de travers. Derrière mon masque, j'étais furax, elle allait morfler!

Lors de nos ébats, Caro a essayé toutes ses combines, mais j'avais repris le contrôle...

* * * * * *
------ Soirée avec Caro... Trahison... (2) - 29.mai.10.sam - (149) ------

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149 - Caro! Incontournable rivale... Virée! - (1)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 29 mai 2010
(1)

Samedi, 2h du matin, arhhhh, j'avais envie de voir Pascal. J'étais un tout petit peu pompette. Je n'avais pas trop bu, sachant parfaitement qu'en rentrant, soit j'allais faire un saut en boîte pour prendre un verre avec mes potes, ou rejoindre Thomas. Je n'avais pas osé demander si Pascal était avec eux, je me doutais que oui. Arfff, je voulais le voir, et je me sentais un peu minable de ne pas pouvoir me retenir de l'appeler, j'aurai préféré que ça vienne de lui!

Ma déchéance m'a conduite à appeler Caro... Du coup, je me demandais si j'avais bien fait de parler d'elle à Jess et de tenter de la faire virer!!! En travaillant avec Pascal, elle savait où le trouver à tout moment.

Pauvre Caro! Voilà que je me sentais hyper coupable en entendant sa voix à l'autre bout du fils. Caro était super down; elle s'était faite virée! Elle n'avait pas vu Pascal hier soir, vendredi, et ce soir, elle ne savait pas où il était. Le chef du personnel l'avait appelée dans son bureau vers les 17h, vendredi soir, et lui avait donné la mauvaise nouvelle.

Choquée, presque en larmes, elle avait voulu courir vers Pascal, pour lui apprendre ce qui venait de lui arriver. Mais il était déjà parti. Elle lui avait envoyé plusieurs messages, puis ils ont parlés au téléphone. La nouvelle avait surpris Pascal et il lui a dit qu'il se renseignerait auprès de son père. Hum, ça prenait des proportions que je n'avais pas suspecté! Heureusement que ça venait de Jess, hum hum!!!

Caro me proposait de passer chez elle et de demander à Pascal de passer. Elle avait envie de le voir, elle avait besoin d'en parler. Caro voulait, elle, demander à mon homme de passer chez elle? Mais NON! Pas question, c'était à moi de faire ça! Finalement, j'ai pris mon courage à 2 mains, bon... non à 1 main; j'ai envoyé un message à Pascal. Autant ne pas laisser la place à Caro, si elle avait la bonne idée de contacter Pascal.

  • Reste là, bouge pas, j'arrive!

Trop adorable lui alors! Pascal m'a répondu tout de suite pour me dire de l'attendre à l'intérieur, mais je n'avais pas pris la clé.

Entre temps, j'avais aussi envoyé un message à Caro pour lui dire que je ne pouvais pas passer. Je restais avec Pascal. Caro a appelé pour me supplier et demander qu'on passe plutôt chez elle. Mais heuhhh, ce soir, je voulais être égoïste et garder Pascal pour moi toute seule. Caro ne pensait pas pouvoir dormir, alors elle m'a dit que je pouvais passer même à 5, 6 ou 7h du matin.

Pascal et Jess étaient en boîte avec Thomas et leurs copains. Le temps de dire qu'il était fatigué et qu'il rentrait, 20min plus tard, Pascal était là. Qu'est-ce qu'il est chou. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il réponde aussi rapidement à mon message, ni qu'il se casse direct après pour venir me retrouver. Quant il faisait des trucs pareils, je me dis qu'il m'aime. Ça me donne l'impression qu'il espérait ou attendait un signe de ma part. Ça me gonfle le cœur comme une montgolfière, ça fait taire tous mes doutes et ça me fait l'aimer totalement et encore plus fort.

Pascal voulait que je passe la nuit à la maison chez lui...

Aïe, c'était un peu risqué! On avait déjà frisé le code hier soir, et je trouvais qu'on exagérait un peu en prenant autant de risque 2 jours de suite! Mais Pascal m'a convaincue. C'était pas dur, j'avais envie de rester avec lui et chez moi, c'était pas possible. Jess n'était pas prête de rentrer à la maison, Pascal pensait qu'on avait 1 bonne heure devant nous. Je partirais avant le levé du jour, ou dans la matinée.

Pascal m'a appris que Caro s'était faite virée. Je lui ai dis que je lui avais parlé un peu plus tôt et qu'elle me l'avait dit. Pascal pensait passer chez elle dans la matinée. Grrr. Ça m'énervait un peu, elle n'avait qu'à se confier à Alexia ou à son petit ami, pas au mien! Mais, je n'ai rien dit. C'était un peu normal, Pascal était quelqu'un d'attentionné, c'est ce que j'aimais chez lui. Bon ok, j'aurai préféré que ce soit uniquement avec moi. Les autres pouvaient aller aux pives!

Raide morte en quittant Pascal au matin, je me suis rendue directement chez Caro. Ciel, je n'aurai peut-être pas dû passer chez elle si tôt! De voir sa tête m'a renvoyée à ma culpabilité et participation dans cette affaire!

Caro ne savait pas pourquoi elle avait été virée; son chef était satisfait de son travail. Elle était désespérée et ne voulait pas accepter l'idée de ne plus travailler là-bas. Et aussi, de ne plus travailler près de Pascal. Man! Elle n'arrêtait pas de pleurer. Je ne savais pas quoi faire pour la consoler. Malgré ce qu'elle disait, Caro savait pourquoi. Le chef du personnel avait bien sûr mentionné qu'une relation avec un cadre et un subalterne n'était pas autorisé, elle le savait et malgré tout, elle avait enfreint les règles. Caro avait prétendu ne pas savoir de quoi il parlait, et aucun nom n'avait été mentionné. Caro avait espoir que Pascal réussirait à faire quelque chose.

Je suis partie peu après l'arrivée de Pascal, certaine qu'ils préféraient rester seuls. Il est arrivé vers les 10h...

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------ Fin de soirée chez Caro  (1) - 29.mai.10.sam - (149) ------

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