Samedi..... 19 juin 2010
La porte 10h du matin... Hahhh! On dormait depuis peut-être 3h... Arf, dur réveil. Le bruit des voix m'a réveillée... C'était le paternel à Pascal. Chiotte! Pascal a essayé d'ignorer la sonnette, mais son père insistait. Il a fini par être obligé d'aller répondre.
Son père voulait voir Jess, mais, c'était sûrement un prétexte. Pascal a prétendu qu'elle était déjà sortie pour aller rejoindre Sophie (alias Barbie), et Pascal a tenté d'appeler sa femme. Comme elle ne répondait pas, il lui a laissé un message. J'ai compris après que c'était pour que leurs versions concordent. Bien joué!
La discussion entre père et fils avait commencé tout à fait normalement, calmement. Ils ont parlés un peu de boulot, du week-end prochain. Son père voulait savoir s'ils allaient au chalet, parce que lui et sa femme pensait monter ce week-end là. Yo! Son père a souligné son mécontentement de me voir me pointer avec Thomas à son anniversaire. Glups! Pascal lui a dit qu'il n'y était pour rien, Thomas avait tenu à m'inviter, il ne lui avait pas demandé de le faire, si c'était ce qu'il croyait.
Son père a voulu savoir si c'était enfin terminé avec moi, et si je sortais avec Thomas? Il était au courant de ses relations avec Caroline aussi, d'où son licenciement. Toutefois, pour son père, Caroline était plus acceptable à ses yeux. De toute manière, il désapprouvait aussi. Pascal a avoué qu'on était toujours ensemble, qu'il n'avait aucune envie de rompre. Son père ne comprenait pas ce que cette aventure pouvait bien lui apporter; je n'étais pas de leur monde, j'étais plus âgée, il était évident que je n'avais pas l'intention de fonder une famille, et lui espérait être grand-père bientôt...
J'avoue que là, je le comprenais... ce serait un vrai gâchis de ne pas reproduire les gênes d'un mec aussi chouette que Pascal, mais c'était vrai aussi que je ne voulais pas d'enfants... Arf, ça, ça allait nous poser des problèmes et dans pas longtemps...
Son père a voulu savoir si lui et Thomas me partageait comme un jouet, ou si c'était le sexe? Son père lui rappelait qu'il pouvait s'offrir toutes les filles de la planète, alors pourquoi moi? Pourquoi tenait-il tellement à ce que je fasse partie de sa vie? Apparemment, Jess lui avait dû dire quelque chose comme quoi, que je couchais aussi avec Thomas. Hiiiiich! Pascal a voulu dire que c'était faux, mais il n'a pas terminé sa phrase, apparemment, il n'en était pas très sûr. Il faisait beaucoup d'efforts pour ne pas s'énerver contre son père. Tête basse, Pascal campait sur ses positions.
Pascal promettait de rester discret, qu'il ne ferait rien qui puisse compromettre les efforts qu'ils avaient fait jusque là. Il lui expliquait que j'étais compréhensive, je ne lui posais aucun ultimatum, ne faisais rien pour m'imposer, bien au contraire. Il voulait que son père lui fasse confiance, nous fasse confiance. Pascal lui expliquait que je n'étais pas le genre de femme à vouloir lui imposer choix, ni du genre vindicative. Je ne lui avais jamais demander de choisir entre sa femme et moi. Je n'étais rien de tout ce qu'il imaginait, je l'aimais et j'avais confiance en lui. Je ne lui faisais jamais de scènes, ne cherchais pas non plus à évincer Jess.
Bref, il me couvrait de compliments et mon cœur se gonflait d'amours pour ce grand et si beau gaillard. J'ai toujours eu un gros gros faible pour les mecs gentils. C'est une des qualités qui me fait complètement craquer pour un mec. Il n'était pas seulement beau à regarder, mais Pascal était encore plus beau à l'intérieur. Je l'adorais de plus en plus. Pascal ne me décevait jamais. Pour lui faire honneur, je me promettais de toujours tout faire pour ne jamais le décevoir non plus.
Puis son père a enfoncé le clou, et là, j'ai regretté de n'avoir jamais dit à Pascal que son père se proposait de me payer pour sortir de la vie de son fils. Après ça, le ton de Pascal avait changé, il commençait à être sérieusement agacé, mais il n'osait quand même pas exploser contre son père.
De la manière que son père présentait les choses, on aurait pu croire que j'avais accepté l'argent, et que j'étais quand même restée avec Pascal, espérant toucher encore plus, ou peut-être dans l'espoir de me faire épouser plus tard. Pfff, la vraie roturière, une intrigante quoi!
Pascal était abasourdi, je pouvais l'entendre dans sa voix. J'avais mal au cœur. Je ne savais pas si j'osais, si je devais sortir de la chambre. Arf, je n'étais pas sensé être là. Son père insistait, et je sentais que ça l'amusait presque de voir à quel point j'avais été idiote de n'avoir rien dit à Pascal. Je ne pouvais tout de même pas le laisser continuer à lui faire croire un truc pareil. Je me suis dépêchée de m'habiller.
-
Ce n'est pas vrai. J'ai refusé. Je n'ai jamais rien accepté! J'ai toujours refusé.
En me voyant subitement apparaître, les yeux de son père sont allé de lui, à moi, encore à lui. Glups. Son père semblait sous le choc ou plutôt surpris de me voir là. Heum, moi aussi. J'avais les jambes en coton et je me sentais toute petite. Malgré la gêne et l'embarras, je pense que j'ai bien fait de sortir de ma cachette. Je pense que Pascal espérait presque, que je sorte pour me justifier, ou du moins, pour mettre les choses au clair. Si j'étais restée cachée, il aurait pu penser que j'étais coupable!
Pascal interrogeait son père du regard, il voulait une confirmation. Son père a dû hésiter, avant de faire comprendre que j'avais compris que j'avais plus à gagner en restant avec Pascal. Mais Pascal l'a coupé en lui demandant un simple; oui ou non. Pascal a voulu savoir ce que son père pensait qu'il valait? Glups! Ça, c'était gênant... Gênant pour son père, pour moi et même encore plus pour Pascal. Son père n'a pas voulu répondre, il a simplement déclaré, qu'effectivement j'avais refusé.
Ciel, c'était horrible de se retrouver dans cette situation. Mes relations avec ses parents n'avaient aucune chance de s'améliorer, et le pire était que, j'avais l'air de ne lui apporter que des complications et ennuis à la pèle. Je me sentais légèrement barbouillé.
-
Waouh... So Dad? Tu était prêt à payer combien pour que Jane me brise le cœur? Combien ça valait pour me faire souffrir?
-
Ce n'était certainement pas le but!
-
Hhhuh! Qu'est-ce que tu pensais que ça me ferait alors?
Son père insistait que c'était pour son bien, pour son futur, je ne pouvais pas faire partie de son avenir. Il se devait d'essayer de le protéger coûte que coûte. Ho la la, ce que je me sentais mal. Son père a relevé le fait que l'absence de Jess était certainement dû à ma présence, et a cherché à détourner la conversation. Il a voulu savoir à quel moment Jess était sensée être partie rejoindre Barbie? Avant ou après que je me sois faufilée dans le lit de son fils. Re-Glups! Je crois que je commençais à me sentir sale!!!
J'ai voulu partir, mais Pascal m'a retenue. Afff, c'était mauvais, j'avais mal au bide. Je crois que tout ça faisait énormément souffrir Pascal, je le voyais dans son regard. Mon pauvre petit cœur. Et je ne pouvais rien faire pour faire disparaître sa peine. Son père aurait sans doute préféré me voir partir.
Pascal et son père s'adorent, je devinais que ce devait être pénible pour Pascal, je me sentais coupable. Pascal a promis encore une fois d'être discret, que personne ne sera au courant. Son père aurait voulu qu'il en fasse autant concernant sa femme, parce que savoir qu'il avait une liaison devait la faire souffrir. Hum, j'aurai bien aimé lui apprendre que Jess ne souffrait absolument pas, elle avait de son côté une liaison avec Éthan! Mais, ce n'était pas à moi d'ouvrir ma grande bouche!
Petit à petit, les 2 hommes ont réussi à discuter plus calmement. Je m'étais réfugiée dans la chambre en laissant la porte entre-ouverte, adossée au mur, je les écoutais. J'attendais avec impatience le départ de son papa. Une 1/2h plus tard, une accolade affectueuse et enfin son père est parti. J'étais contente que les choses se soient calmés, mais je suis sûre que Pascal avait de la peine.
En d'autres circonstances, je serais certainement partie, mais là, il fallait que je reste pour le consoler, si besoin était. Je ne pouvais pas le laisser comme ça. Je crois que, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas avoir l'air calme et juste triste pour lui. Il fallait que je sois celle qui souffre de l'attitude de son père, pour qu'il ait moins mal et qu'il endosse le rôle du sauveur et de celui qui console. C'était le seul moyen qu'il ne souffre pas trop, qu'il oublie complètement sa peine.

C'était la meilleure option, alors c'est celle que j'ai choisi. Et c'était effectivement efficace!
Donc, après le départ de son père, je me suis effondrée. C'était pas trop dur, j'ai laissé sortir tout ce que je ressentais depuis des semaines et que je m'étais forcée à cacher. Pascal s'est confondu en excuses pour son père, m'a promis de me protéger contre eux, que ça n'arrivera plus jamais. Au lieu d'être triste, ça le mettait en boule. Il ne m'a même pas reproché de ne pas lui en avoir parlé, au contraire, il était tellement désolé. Il avait de la peine de ne s'être douté de rien, regrettait que j'ai eu à supporter tout ça toute seule, avoir voulu l'épargner et ne pas gâcher l'image qu'il avait de son père.
J'étais bien au chaud, emmitouflée d'amour, on était bien. Je n'avais pas envie de quitter le paradis de ses bras.
Jess est rentrée en milieu d'après-midi Pascal et Jess devaient donner un coup de main à Thomas pour tout organiser pour la soirée... et j'ai fait la connerie de rappeler mon frère qui avait passé la journée à essayer de me joindre!!!! Crrrrrrr!
Mon frère m'a collé son fils dans les pattes... Je savais pourtant, que je ne devais jamais répondre à ma famille durant le week-end si je voulais avoir la paix... Ça m'apprendra de déroger à mes règles! Daryl était tellement content de me voir et se réjouissait de dormir chez tati. Que pouvais-je faire? Sûrement pas faire éclater ma mauvaise humeur devant le petit? Il aurait imaginé que sa tante ne l'aimait plus et voulait se débarrasser de lui. Zut, j'étais super coincée...
J'étais verte à l'intérieur, et je pleurais de rage. Je ne pouvais pas aller à la fête qu'organisait Thomas, ni rejoindre Pascal qui m'attendait. Ma famille me fait vraiment CHIER dès fois! Put... de m... Je remettais à plus tard pour explosion fatale, pour l'instant, un petit bonhomme avait besoin de sa tati.
Après m'être excusée auprès de Thomas et avoir parlé à Pascal, j'ai endossé mon rôle de tantine avec beaucoup de sérieux... Je n'avais pas le choix.
Après avoir couché mon petit chou, mon esprit est parti en vadrouille à la soirée où je n'étais pas... Ça me faisait mal de ne pas pouvoir y aller. Je n'arrivais même pas à me rappeler depuis combien de temps je n'avais pas passé un week-end entier tranquille, sans que ma famille s'arrange pour tout gâcher. Je venais à peine de me débarrasser de mes autres neveux, et me voilà avec un autre de mes petits choux dans les pattes, et le week-end en plus!! J'étais vraiment maudite...
* * * * * *
------ Fini les manigances de son père - 19.juin.10.sam - (170) ------