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169 - Thomas' Birthday

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 18 juin 2010

A midi, j'ai mangé avec Layne. C'était vraiment très sympa, il m'a fait beaucoup rire avec ses histoires. Il avait une griffure sur le visage, j'ai voulu savoir pourquoi. Je l'aime bien ce farfelu, il me fait trop rire.

La semaine passée, il avait ramené une fille chez lui, Layne avait juste oublié son rendez-vous avec Alexia. Comme elle ne le voyait pas arriver, elle a fini par débarquer chez lui. Super poisse! Il était occupé dans, ce qu'il appelle, les travaux d'approche, quant elle est venue tout gâcher. Alexia a agressé l'autre fille qui s'est défendue. Layne a voulu les séparer et là, il a remarqué que la fille avait les ongles vraiment longs. Elle l'a griffé en voulant attraper Alexia. Bref, la fille ne voulait plus le revoir.

Layne trouvait les filles Suisses plus farouches que les américaines! Elles espèrent toutes quelque chose de sérieux pour une partie de jambes en l'air, même les Marie Couche Toi Là! Et aucun mec n'a envi de sortir avec une fille qui couche si facilement.

Oh! Aujourd'hui c'était l'anniversaire à Thomas... Hahhhh! J'avais oublié! Heureusement, Sminette me l'a rappelé et j'ai foncé comme une furie pour essayer de lui trouver quelque chose. Ce n'est vraiment pas facile de trouver des cadeaux pour un mec, et surtout pas pour quelqu'un qui avait les moyens de tout s'offrir. A court d'idée, je suis tombée par hasard devant une boutique de cadeaux; je lui ai acheté un T-shit fun, marqué "The Absolute Boyfriend". Ouffff, une bonne chose de faite!

Les parents à Pascal donnait un dîner chez eux pour fêter l'anniversaire de Thomas. C'était une fête en famille, mais Thomas a insisté pour que je l'accompagne, malgré le fait qu'il savait parfaitement que je continuais à fréquenter Pascal. Aoutch, ça c'est vraiment le truc le plus désagréable de la planète, parce que, je savais parfaitement que je n'étais pas la bienvenue. J'ai essayé toutes les excuses connues et inconnues, rien à faire, malheureusement pour moi, je ne pouvais pas refuser. Arrrrfff.

Je savais que ça allait être pénible... Iaaaak.

Ses parents avaient invités quelques amis et leurs enfants, parmi eux, il y avait Yumi, Barbie, et d'autres que je ne connaissais pas. Je me suis sentie hyper mal à l'aise. Quel désespoir! Si Jess avait des fusils à la place des yeux, je serais morte!!! Les parents étaient distant, mais je ne m'attendais pas à autre chose.

Pascal a senti l'atmosphère électrique et s'est chargé de me tenir compagnie quant Thomas était occupé. Quel soulagement quant on a enfiiiiin pu quitter la fête pour aller rejoindre les potes!

Je ne pouvais pas faire autrement que de suivre le mouvement. Pourtant, comme Pascal ne m'avait pas spécifiquement invitée, si ça n'avait pas été l'anniversaire de Thomas, je serais rentrée. Pascal a proposé qu'on file en douce en partant de chez ses parents, je ne pouvais pas lui faire un truc pareil, c'était l'anniversaire à Thomas.

Le temps de prendre un verre avec toute l'équipe, j'ai voulu filer. Yeaaah, impossible! Thomas n'a pas voulu me laisser partir. Pascal nous surveillait du coin de l'œil et je sentais la mauvaise humeur le gagner petit à petit, surtout quant Thomas m'a demandé un baiser avant les 12 coups de minuit, pour clôturer la journée. Super! Pascal a serré les dents, il n'a rien dit. Il ne pouvait rien faire non plus. J'adore Thomas, je n'ai pas refusé.

Même si on était séparé pendant la plus grande partie de la soirée, Pascal était présent, et parfois, on arrivait à échanger quelques mots. Pascal n'osait pas manifester sa mauvaise humeur. J'ai cru remarqué, une ou deux fois, qu'il avait subtilement éviter quelques unes des tentatives de sa femme pour l'embrasser, en lui tendant la joue. Tout de suite après, pour se faire pardonner, il lui faisait un petit bisou sur la tempe.

Pascal m'avait demandé de dormir chez lui, et avait averti Jess. Elle a donc décidé
 de dormir chez sa copine; Barbie. J'attendais le moment de rentrer pour retrouver la sécurité de ses bras. On avait toute l'appart à nous, je piaffais d'impatience!

Je suis rentrée en 1er pour attendre Pascal chez lui. Pour ne pas éveiller de soupçons, Jess est rentrée avec lui.
En peste géante, elle avait invité ceux qui le voulait à finir la soirée chez Pascal. Machiavélique.

J'ai dû rester enfermée dans la chambre à attendre que tout le monde s'en aille. Bafff, j'ai fini par m'endormir. 4h du matin, Pascal a fichu les derniers retardataires à la porte. Caro était sûrement du nombre. Elle est repassée après le départ de Jess, mais Pascal n'a pas voulu lui répondre. Elle lui a envoyé plusieurs messages, puis a essayé de sonner à la porte.

J'avoue que ça me faisait un peu mal au cœur en m'imaginant à sa place. C'est dur d'aimer quelqu'un qui a déjà quelqu'un d'autre dans sa vie, et qui ne peut pas répondre à ses attentes, ou qui ne veut pas. Je l'imaginais, marchant dans la nuit toute seule, sur le chemin pour rentrer chez elle, certainement en larmes, sachant qu'une autre avait la chance d'être dans les bras de celui qui faisait battre son cœur. C'était triste...

Quand même, je préférais être celle qui était dans les bras de Pascal, plutôt que celle qui rentrait le cœur dans les pompes!

* * * * * *
------ Anniversaire à Thomas - 18.juin.10.ven - (169) ------

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168 - Revoir mes potes

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 17 juin 2010

On avait oublié de s'organiser, donc ce soir, je ne savais pas si Pascal avait envi ou non de me voir. Dans l'incertitude. j'avais organisé un truc avec mes potes. Une certaine dose d'incertitude me plaisait assez. Ha! Je l'ai toujours dit, j'suis bizarre ;)

Il était temps pour moi de me remettre en selle, de sortir de mon côté et revoir mes potes, sans Pascal. Pendant plus d'une 1/2h, ils se sont copieusement moqué de moi; d'être une fille, de ne plus pouvoir me détacher de mon mec. Bref, j'ai réalisé que j'avais perdu mon statut de "pote".

Longuement parlé au téléphone avec Brian, il sera bientôt de retour en Suisse. J'étais folle de joie, et super impatiente à l'idée de le revoir. Flûte, il m'avait énormément manqué lui! Il n'avait pu me dire avec précision, il pensait rester pour la Fête Nationale du 4 juillet. D'après ce que j'ai cru comprendre, il avait aussi rencontré une fille et, ça semblait assez sérieux. J'ai éprouvé une petite jalousie à l'idée de perdre mon "Brian".

Quant mes potes ont proposés de passer prendre un verre au Tiger, c'est-à-dire, rejoindre le groupe dont faisait partie Pascal, j'ai préféré rentrer. Je savais que Pascal y serait et, avec sa femme en plus. Malgré ma folle envie de le voir, il ne m'avait pas proposé de le rejoindre, ni dit; "on se retrouve à telle heure là-bas", non, juste qu'il y était et si je pensais passer.

D'après ce que je savais, ce vendredi, Thomas organisait une grosse fête dans le jardin, avec tente, etc, et il m'avait invitée. J'attendais que Pascal en fasse autant, sinon, je ferais juste un saut pour Thomas et via.

De retour chez moi, j'ai su par Caro que, Pascal était bien au Tiger avec sa femme. Jess semblait bouder, pourtant, elle restait accrochée à Pascal. Ni l'un, ni l'autre n'avait l'air de s'amuser. Caro n'arrivait pas à l'approcher et était un peu dégoûtée. Ils ont discuté un petit moment, mais Jess est venue presqu'aussitôt récupérer son homme.

Marilou était passé au Bar et quant elle a vu que Pascal était avec sa femme, elle est partie. Caro avait la voix qui tremblait, depuis que Pascal lui avait demander de le laisser respirer, elle n'avait pas passé plus d'1mn avec lui. Au boulot il était distant, aux pauses il mangeait toujours avec des collègues, et si elle s'incrustait, il ne lui parlait casi pas.

Caro l'avait attendu à plusieurs reprises après le travail, mais niet, Pascal coupait court à toutes ses tentatives et décampait aussitôt. Donc, s'il le voulait Pascal saurait parfaitement la tenir à l'écart!!! Hum! Aux entraînements, si Jess n'était pas là, il co-voiturait avec Thomas. Caro désespérait.

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------ Revoir mes potes - 17.juin.10.jeu - (168) ------

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167 - Folle de lui

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 16 juin 2010

Quant la pluie a commencé, le seul endroit où ça me donnait envie d'être, était dans les bras à Pascal. Au pive ma fierté, mon détachement, mon orgueil et tout le reste. 1h30 du matin, je lui ai envoyé un message pour le lui dire, lui dire aussi que je l'aimais. Quelque part, j'étais désespérée à l'idée qu'il ne verrait peut-être pas mon message et qu'il ne me répondrait pas. J'avais tout faux. Je pense que c'était un pur hasard, mais il a vu mon message.

La pluie lui avait ramené pleins de souvenirs, et Pascal aussi pensait à moi, allongé tout seul dans son lit. La douceur de ma présence lui manquait aussi (je chavirais de plaisir de l'entendre me dire ça à l'autre bout du fils), mais lui n'aurait pas osé m'appeler, alors quant il a reçu mon message, il m'a rappelée tout de suite. Il a pensé que c'était de la transmission de pensée!!! Comme je l'adore!

  • Tsss, t'es folle... (petit rire) Je n'arrivais pas à dormir non plus... T'es à la maison?
  • Voui... J'av...
  • Bouge pas, j'arrive!

Ha! Je tenais encore mon natel à la main, je planais totalement. Il venait? Ben alors ça!!! Je n'ai même pas dû trouver les mots pour le lui demander, ni rien. On aurait dit qu'il devinait ce que je pensais. Glups, vite; la douche, changer mon vieux training... Et il était là. Toujours aussi mignon, toujours aussi adorablement sexy. De manière invisible aux yeux des autres, j'avais rougi jusqu'à la pointe des cheveux. Mince, il me fait complètement craquer.

Pascal n'a pas dit grand chose, il avait juste un petit sourire adorable au coin des lèvres et il m'a prise dans ses bras. Je me demandais pourquoi je m'étais donnée la peine de me changer, parce que quelques minutes plus tard, via le training. Sans que j'ai besoin de le demander, Pascal était venu passer la nuit à la maison. Ha! C'est quand même extra d'habiter seule!

4h20 du matin, gros déluge. C'est bon d'entendre le bruit de la pluie cogner contre les vitres, enroulée au chaud dans les bras de celui qu'on aime. Même si on ne parlait pas, on ne dormait pas non plus. C'était des wagons de câlins, des bisous et une tonne de tendresses. Je n'ai jamais autant aimé faire l'amour avec quelqu'un de toute ma vie. C'était toujours intense et passionné. Personne ne pouvait lui arriver à la cheville. Arf, je suis amoureusement folle de lui, dépendante de son amour.

Je crois que rien ne pourrait jamais me faire cesser de l'aimer... C'est tellement facile de l'aimer...

5h09, gros coup de tonnerre, j'ai regardé l'heure, je ne dormais pas, je voulais savourer chaque seconde. Pascal allait être mort demain au boulot, le pauvre. Mon cœur battait si fort, tellement fort, j'étais si heureuse de pouvoir me coller contre lui. Et il pleut.. C'est si bon de sentir sa chaleur, sa peau, ses bras autour de moi... Pourquoi ne peut-on arrêter le temps?

* * * * * *
------ Folle de lui - 16.juin.10.mer - (167) ------

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166 - Ne plus lui courir après...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 14 juin 2010 (165)

J'avais un truc super important à demander à Rose ce matin, et du coup, je me suis retrouvée enrôlée pour le dîner du soir en même temps. J'avais encore les yeux enflent. Encore une fois, ils ont pensés que c'était le rhume des foins. Je ne les ai pas contrarié. Hum! C'est dingue, ma famille me connaît si peu!

Je suis rentrée tard, parce que, je suis restée boire le café avec ma frangine après le départ des enfants.

Petit sourire intérieur; Pascal a essayé de me joindre à plusieurs reprises. Ça me faisait plaisir. Je n'ai pas répondu, sinon j'aurai été perdue! Il avait le don de me mettre les poils au garde à vous et dérégler mes pulsations! Et suivant comment, je n'avais pas envie qu'il détruise mon semblant de coma mental.

Je suis rentrée dans mon antre. Je n'arrivais pas encore à mesurer le bonheur que j'éprouvais à être enfin seule, d'avoir tout mon espace pour moi toute seule. J'aime trop être seule dans ma maison.

* * * * * *
------ 14.juin.10.lun - (165) ------


Mardi..... 15 juin 2010 (166)

Journée de courses et de stress... Je ne voulais pas aller au badmington, alors j'ai prévenu Carmen et Mika et j'ai annulé. En fin d'après-midi, Roméo, le fils de ma voisine du rez, voulait que je passer les 2h d'absence de sa maman avec lui. On a jouer au Monopoli, puis à la Wii. J'ai ensuite bu un café avec Marie. A peine de retour chez moi, mon frère s'est pointé avec Vicky, la fille à sa copine. Dès son départ, Rose m'appelait pour aller chercher mon colis-RF. Chez elle, Dol m'a appelée, elle n'allait pas fort et voulait passer chez moi. Retour sur les chapeaux de roues. De Martini en Vodka, 3h du matin (mercredi), Dol est enfin partie.

Ça, c'est ce que j'appelle, une journée de merde!

God, depuis 14h, je n'avais pas eu un moment à moi. J'étais sur les rotules. Je ne voulais pas me coucher tout de suite, je voulais profiter de mon espace et savourer ma solitude. Zut, c'était le jour des grands débarras, avant de me détendre devant un bon film DVD, je devais descendre les quelques trucs qui traînaient... Enfin tranquille?! Je me demande si tout le monde avait des journées aussi chargées, et courait toute la journée dans tous les sens? Je n'ai pas pu, une fois de plus, m'occuper de mes affaires! Par contre, pendant mes va-et-vient, l'Euro avait grimpé et j'ai gagné env. 100.-Frs. Cool.

Mercredi, je passais la soirée avec Thomas... Il m'invitait au ciné. Aucune idée ce qu'on allait voir, mais je ne pouvais pas tout le temps lui dire non. Je pense qu'il voulait discuter, savoir ce qui se passait avec Pascal.

J'avais décidé de rester un peu en retrait, ne pas trop l'embêter. Pascal avait montré de la détermination face à Jess, il m'avait défendu, défendu son territoire, je lui faisais confiance. Ciel, je trouvais ça trop sexy, j'adore les hommes qui savent taper du poing sur la table. Ce n'était pas la première fois que Pascal prenait mon parti ou ma défense, c'était vraiment chou et ça me rassurait beaucoup. J'avais un peu honte des tortures mentales que je m'imposais, c'était trop nul. Il fallait que j'apprenne à avoir confiance.

Je n'allais plus sillonné tous les endroits où on allait pour le trouver. Même si on devait faire attention de ne pas trop s'appeler, je voulais que Pascal prenne l'habitude de me fixer rendez-vous, d'organiser pour se voir et ne pas s'attendre à me trouver sur place, Je n'étais pas Caro pour lui courir après, j'étais sa petite amie, et s'il voulait me voir, il lui faudra m'appeler.

D'ailleurs on en avait parlé, et on avait décidé de se laisser de l'espace en début de semaine, on s'organiserait pour les fins de semaines, on éviterait de s'appeler jusqu'au jeudi, voir vendredi.

* * * * * *
------ Sur les rotules! - 15.juin.10.mar - (166) ------

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164 - Chaud..Froid

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 13 juin 2010

J'avais pu voir Pascal et même passer la nuit avec lui, ce n'était pas vraiment une bonne idée de m'incruster. Ce serait vraiment trop bizarre. Dès que Pascal s'est endormi, je me suis éclipsée sur la pointe des pieds après lui avoir fait un bisou dans la nuque.

Je suis tombée nez à nez avec Jess. Apparemment, elle n'avait pas réussi à fermer l'œil. Elle était assise au salon dans le noir. Elle m'a fait peur, je ne m'y attendais pas. Quant elle m'a vue sortir de la chambre, elle s'était levée si brusquement et m'a attrapée par le bras. J'ai cru que j'allais m'évanouir sur place. Fantômes? Morts Vivants? Soudainement, je me suis vue plongée dans " 28 semaines plus tard " et ce n'est que quant elle a parlé que mon esprit à fait la connexion!

  • T'es quand même sacrément gonflée! Te faufiler comme tu le fais dans mon couple, tu n'es qu'une sale garce en fait. Sale petite pétasse, tu as le culot de venir t'envoyer en l'air avec mon mari, sous mon toit... Garce.

Qu'est-ce que je pouvais répondre? Rien? Alors je n'ai rien dit. Jess m'a balancée une gifle. L'eccho résonnait encore. Je n'ai pas répliqué.

  • Tu aurais au moins pu avoir la décence de le faire en silence, mais non! Oh oui, je vous ai entendu, j'ai tout entendu, espèce de salope. Sache une chose ma petite, je ne vais pas me laisser faire aussi facilement. Tu ne perds rien pour attendre. De la décence, je pense que tu ne dois pas savoir ce que signifie ce mot?
  • Dis, tu crois pas que tu exagère un peu... Je pense que tu étais bourrée de décence quant tu m'as donné la vidéo que tu avais fait à la St-Valentin aussi?
  • Oh! Tu en ai encore là? Tu t'es peut-être faite baisée ce soir, mais, demande lui avec qui il a fait l'amour plus tôt dans la soirée!
  • Je ne te crois pas.

Jess a ri. Elle se moquait de moi. Pour finir, j'ai même commencé à avoir des doutes, puis je me suis dit qu'il n'y avait pas de quoi me formaliser. Je ne voulais pas la laisser gâcher ma soirée.

  • Allé, fiche le camp! Dégage, sors de chez moi, tu n'as rien à faire ici.
  • D'abord, ce n'est pas chez...

Je n'avais pas le droit de dire ça, et au cas où Pascal se serait réveillé et nous entendrait, je ne voulais pas qu'elle m'entraîne sur cette voix. Je ne voulais pas m'énerver et, je n'avais jamais vu Jessica aussi en colère, ne l'avait jamais entendu parler comme ça.

  • Bien sûr que c'est chez moi, je te rappelle que je suis sa femme, même s'il s'amuse avec des putes comme toi.
  • Madame Pute, s'il te plaît!
  • Oh même du sarcasme! Bravo! Allé, fout le camp. Dans moins de 10mn, Pascal me fera l'amour à moi, et avec plus de passion qu'avec toi. Tu n'es rien d'autre qu'une passade, un truc avec lequel il s'amuse pour passer le temps. J'ai pourtant essayé d'être gentille avec toi, mais avoue que tu ne me facilite pas les choses! Il aime me rendre jalouse, tu ne t'es jamais posé la question pourquoi? Allé maintenant dégage.

L'empêche qu'hier soir, je m'étais sentie mal à l'aise, je n'avais pas à être là, devant son nez, ce n'était pas bien. Jess pouvait m'insulter tout ce qu'elle voulait, elle en avait le droit, je m'étais incrustée sous son toit. Je me demande ce qui m'avait pris! Je n'avais pas à faire ce que j'avais fait, quant j'y pense, je me rend compte à quel point c'était horrible. Jess m'a jetée à la porte. Pascal n'avait pas été réveillé par notre petite discussion. Quand même, je me demandais si vraiment il... Non, sûrement pas! A moins qu'il avait cru que c'était moi? Non, quand même pas! J'aurai peut-être dû attendre pour m'en assurer, mais non. Si ça finissait par me préoccuper, je poserais la question à Pascal, et je croirais ce qu'il me dira.

Comment est-ce que j'avais pu faire un truc aussi immonde à une autre femme? Je pense que j'avais dû perdre un bout de mon cerveau! Plus j'y pensais et plus j'avais honte de moi. Être amoureuse de Pascal n'excuse pas tout!!!

Dès son réveil, Pascal a essayé de m'appeler. On a parlé longuement au téléphone. Pascal regrettait un peu ce qui s'était passé, aurait voulu en parler, mais je n'avais pas envie de gâcher ces bons moments en y collant une étiquette ou en dissertant là-dessus. Par contre, je lui ai parlé de ma rencontre surprise avec Jess. Pascal m'a appris que Jess s'était glissé dans son lit. Il a tenu a m'assurer qu'il ne s'était rien passé. Elle avait dû penser qu'il ne remarquerait rien. Pascal l'avait renvoyé dans sa chambre.

Quant j'étais partie samedi soir du Tiger, Caro m'avait suivie. Je crois qu'elle avait deviné où j'allais. Elle s'était cachée dans les fourrés et nous avait vu nous balader puis, aller chez lui.

Après que Caro ait beaucoup insisté, j'ai accepté de passer chez elle et on a passé l'après-midi à s'empiffrer de chips devant la télé. On a beaucoup discuté à propos de Pascal. C'était peut-être la première fois que je remarquais son manque d'assurance et son sentiment d'insécurité. Caro était vraiment amoureuse de lui, sur ça, on se rejoignait.

Depuis que Pascal lui avait demandé de le laisser tranquille, Caroline avait aussi essayé de passer chez lui, mais il ne l'avait pas laissé entrer. Il avait aussi refusé toutes ses tentatives pour l'attirer chez elle. Caro était un peu jalouse de l'avoir vu me laisser entrer aussi facilement, malgré la présence de sa femme. J'aurai pu lui rappeler que j'étais quand même sa petite amie, et pas juste une aventure, mais ce n'aurait pas été trop sympa, et probablement pas le bon moment.

Je ne sais pas ce qui s'était passé entre Pascal et Jess après mon départ, surtout après notre coup de fils, mais je n'ai pas eu de nouvelles de Pascal. J'étais en manque, j'avais envie de le voir, ou au moins l'entendre, alors je l'ai appelé.

Et là, surprise totale; Pascal était distant, je l'ai senti immédiatement dans le ton de sa voix. Pascal a écrasé mon cœur; il m'a dit qu'il fallait vraiment qu'on se laisse du temps au temps, qu'on ne devait pas se voir pendant quelques temps. J'ai essayé de savoir pourquoi? Je voulais qu'il m'explique, mais Pascal n'a pas eu envi ou ne pouvait pas me parler.

Ça m'a détruit le moral. Complètement déboussolée, désespérée, j'allais passer encore une nuit à pleurer de toute mon âme. Je regrettais de l'avoir appelé parce que ça m'avait brisé le cœur.

J'aurai peut-être dû avoir plus confiance en Pascal. Il n'était pas du genre à me laisser me torturer sans fin sur un malentendu. Quelques heures plus tard, il sonnait chez moi. Il était venu me rassurer. Pour me consoler? C'était un peu trop tard, le mal était fait, j'avais les yeux comme des balles de golf! Jess lui avait fait croire que je l'avais attaquée, que je m'étais pointée dans sa chambre pour la réveiller et lui demander de repartir pour l'Angleterre.

Était-ce l'excuse qu'elle avait trouvé pour prolonger son séjour? Jeeez, elle était gonflée! Quelle petite vipère... Quel mensonge débile!

En fin d'après-midi, Jess avait rameuter la famille et ses parents sont venus à la rescousse pour lui faire la morale. Mon appel tombait mal, ses parents étaient encore là et ils ont tout de suite su que l'appel venait de moi. Il a été obligé de jouer le jeu. Avant de venir, il avait essayé de me prévenir, mais je n'avais pas répondu. Hum! J'étais un peu trop occupée à pleurnicher et à me lamenter sur mon sort. Comme je l'adore d'avoir pensé à moi, de ne pas m'avoir laissé dans l'incompréhension toute une nuit. C'est une des milliers de choses que j'adore chez lui.

Quelle chance que j'étais à nouveau seule chez moi, sinon Pascal n'aurait pas pu venir comme ça, et j'aurai passé toute la nuit à pleurer...

* * * * * *
------ Chaud-Froid - 13.juin.10.dim - (164) ------

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163 - Parenthèse au Paradis

Publié le par JaneDo

Samedi..... 12 juin 2010

Ha! Aujourd'hui entre la joie immense et m'arracher les cheveux! Mais yo! Le meilleur reste gravé! Youpiii!

En rentrant de chez Thomas hier soir, j'ai rappelé Caro qui avait essayé de me joindre x fois. Elle voulait me voir, alors, j'ai fait un petit crochet par chez elle. C'est mal d'être heureuse du malheur des autres, mais voilà, parfois c'est comme ça.

Mardi soir, je les avais vu, Pascal et Caro, rentrer ensemble, chez elle. Évidemment, mon imagination avait fait le reste, mais je me trompais du tout au tout. Caro m'apprenait que Pascal lui avait aussi dit qu'il avait besoin d'espace et qu'il fallait qu'ils arrêtent de se voir pendant quelques temps. Apparemment, il ne lui avait pas dit qu'il m'avait dit la même chose, Caro ne semblait pas le savoir et recherchait mon aide pour retrouver les bonnes grâces de Pascal.

Je n'ai pas voulu la mettre au courant. Après tout, j'étais un peu piquée au vif qu'il m'ait servi la sauce en premier!

Caro avait trouvé Pascal anormalement distant ce soir, elle était désespérée et semblait en proie à un début de grosse déprime. Caro ne comprenait pas pourquoi il avait changé du tout au tout, pourquoi il semblait vouloir mettre des distances entre eux? Elle cherchait à savoir si j'y étais pour quelque chose, et je lui ai assurée que non. Caro m'a appris que Pascal avait passé une grande partie de la soirée du mercredi soir chez Marilou, après son match. C'était soi-disant pour le boulot, elle n'y croyait pas. Elle avait fait le pieds de grue devant chez Marilou. Pascal avait quitté Marilou vers les 2h du matin.

Ça m'a fait grimper les cheveux sur la tête! Man, heureusement que Caro était là pour faire le guet!

Je ne savais pas quoi en penser, et d'un côté, je n'avais pas envie de commencer à m'arracher les cheveux sur ça. Pascal pouvait faire ce que bon lui semblait. L'air de rien, le pire qu'il ferait serait le mieux pour mo. S'il faisait des conneries, ça m'encouragerait à tourner la page, alors, go go Pascal, continu! Certains faux pas seraient sans retour, après ça, je pourrais sortir avec qui je veux et il n'aura plus aucune emprise sur moi. Si par contre il restait dans les limites, c'était cuit; comme par exemple, le fait d'avoir mis le hola avec Caro, au lieu d'en profiter, ça me coupait les ailes. Il n'avait encore rien fait d'irréparable à mes yeux.

Les enfants ont EnFiiiiiiiiN déménagé.... Ahhhhhhhh, j'en pouvais plus! J'avais appris que le papa à Marco lui avait proposé d'aller habiter chez lui. Dans ma tête, je me suis réjouis, accompagné d'un tas de "youpiiiiii youpiiiiii", mais j'avais oublié de demander quant!!! Grave erreur, ils n'avaient pas l'air d'être pressé. Toute la semaine, je les ai observé; ils ne se préparaient pas à déménager! Donc, j'ai commencé à chercher la meilleure manière de poser la fameuse question du... quant? J'ai trouvé une manière indirecte en demandant, comment ils allaient faire avec la chienne? Et là... hahhhh, la meilleure nouvelle de toute; Gillou, son papa, avait déjà tout préparé, il avait même une camionnette pour samedi matin.... Yeahhhhh!

Je les adore, mais, dans ma tête, des tas de petites Jane dansaient des twists endiablés... waaaaah! j'étais vraiment trop contente. M'en fou si c'était samedi tôt le matin, m'en fou de me lever tôt...

14h... Ils avaient tout déménagé! Ha-ahhhhhh-hahhhh... J'ai fait le tour de l'appart encore et encore n'arrivant pas à croire à l'immense joie que j'éprouvais d'être enfiiiiiiiiiiiin seule chez moi... J'ai immédiatement commencé à formenter de petits plans pour savourer mon bonheur; petit bain qui va sans doute durer des heures... petites séances de stretching... petit somme... Mince, j'avais invité mes potes pour un verre dès que j'avais su la nouvelle... mais changement de programme; je n'avais pas envie d'avoir du monde, je voulais savourer ma liberté retrouvée toute seule... Alors hop, téléphone pendant des heures pour tout annuler...

Patatra... TPS ne marche pas? Huh! Sans télé je me meurs... Vite appelé mon neveux! Ben, après des recherches poussées, c'était le câble. FUCK! J'ai donc appelé Alex, et miracle; il avait un de ces fameux câble dans sa camionnette et il était, par hasard, dans mon bled! Il est passé 5mn après, et top, tout marche. Après c'était l'ordi qui ne voulait plus se connecté à internet. Rappel de mon neveu encore, et cette fois, c'était un simple bouton à presser sur la boîte du wireless! Arhhhh... 17h30... J'suis épuisée! Mais tout marche.... J'allais sauter dans mon bain et ensuite me taper une bonne sieste... Plus de clopes! Non mais j'suis maudite ou quoi!

En m'habillant, j'ai retraversé toute l'appart pour savourer mon bonheur retrouvé... Hahhh, j'aime vraiment trop fort vivre seule! C'est le pieds, hooooh, je ne veux plus qu'on scouate chez moi.

Par contre... Je viens de lire le message de Sminette et ça me redonner espoir... Ça m'a remonté le moral d'une force! Ce soir, je devais voir Pascal, je suis sûre que j'arriverais à tout arranger. Sminette a totalement raison, son message m'a redonner de l'énergie et m'évite de sombrer dans la déprime et l'inertie!

Je vais me détendre dans mon bain, après avoir été acheter des cigarettes, et ensuite, je me préparerais tranquillement pour la bataille que je voulais mener. Je ne veux pas perdre Pascal, j'en mourrais!

Au Tiger, pas de Pascal.... Arfffff, désolation complète! Par contre, Jess était là, alors où était Pascal? Thomas aussi, mais pas Paul. Peut-être qu'il viendrait plus tard? Comment en être sûr? Zut, j'ai jeté ma fierté et mon orgueil à la poubelle et j'ai débarqué chez lui.

Je ne le verrai peut-être pas même si je vais chez lui, il était peut-être sorti de son côté sans Jess? Mais je veux simplement voir sa maison, ça me donnait l'impression d'être plus proche de lui. Bol immense, Pascal était bien chez lui. Il était trop chou, ses sourcils légèrement froncés, absorbé par ce qu'il faisait. Je pouvais passer des heures à le regarder.

Mais ce soir, j'avais besoin, envie de ses bras... Tremblante, j'ai osé frapper à la porte fenêtre. Pascal m'a dévisagé un moment avant de se lever pour venir jusqu'à la baie vitrée ou je me tenais dans mes petits souliers. Pascal a posé la tête contre la vitre, j'ai posé la main, il me regardait à travers la vitre et hésitait à m'ouvrir. Ce qui était bien avec lui, c'est qu'on avait pas toujours besoin de parler. Je pense que je n'avais pas besoin d'inventer une excuse pour justifier ma présence. Pascal a entre-ouvert la porte fenêtre pour passer la tête...

  • Jane, tu ne peux pas rester ici! Tu ne devrais pas être ici...

Ciel, ce qu'il pouvait être bourré de charme lui, et sensuel aussi sans même faire d'effort, j'avais envie de lui sauter dessus. Pascal m'a tirée à l'intérieur et on a évité de trop parler, ça n'aurait pas servi à grand chose. Pascal était à 2 doigts de m'embrasser. Je pense que ma visite à l'improviste lui faisait plaisir. J'étais folle de joie, je sentais qu'il avait envi de me prendre dans ses bras.

Pascal pouvait dire ce qu'il voulait, j'avais bien l'intention de lui faire changer d'avis et rester. Je n'ai pas eu besoin de sortir le grand jeu, Pascal me connaissait bien, il savait lire dans mes yeux. Je pense que je sais aussi lire dans les siens; ils avaient passé de; "lui dire de partir à, peut-être juste une minute, puis à, je ne peux pas la laisser partir". Pascal n'avait pas besoin de me dire qu'il ne pouvait pas me toucher, parce que si on était sous surveillance, ça ruinerait en une seconde tous ses efforts.

Pour finir, Pascal m'a proposé d'aller marcher au bord du lac.

On ne s'est pas pris par la main, c'était trop intime, en tous cas pour nous deux. Au lieu de ça, il m'a passé un bras autour des épaules. On pouvait ainsi se chuchoter des trucs à l'oreille, se parler. Être avec lui, voir son sourire me rendait heureuse. Simplement marcher avec lui me rendait heureuse. Être ensemble, bien que nous n'étions pas ensemble me remplissait de bonheur. Il a eu un sourire heureux quant je lui ai avoué tout ça. Il m'a fait un petit bisou sur la tempe sans rien dire.

  • Tu veux rester?
  • Oh oui...

Détectives ou pas détectives, ils n'avaient aucun droit de nous photographier chez lui, ce serait une violation. A partir de là, même si j'allais chez lui, ils n'auraient aucun moyen de prouver que je suis restée chez lui ou pas. On avait pas de chance, Jess était rentrée entre temps, et on a eu une petite hésitation en remontant le jardin en direction de la maison.

Jess a été choquée de me voir. Du regard, elle m'a fusillée sur place avant de fusiller Pascal. Quant même, on pouvait compter sur Jess, elle n'était pas stupide, elle ne pourrait jamais nous dénoncer sans se causer du tord à elle-même. Et d'un autre côté, en plus sans le vouloir, elle nous servirait même de caution. Pascal avait tiré les rideaux et mis de la musique.

  • Elle ne peut pas rester ici.
  • Elle reste.

Ils évitaient tous deux de hausser le ton, mais Jess était furax. J'étais surprise qu'elle réussisse à se maîtriser. Pascal lui a demandé quant est-ce qu'elle pensait partir, il voulait qu'elle s'en aille, qu'elle retourne à Londres. Jess lui avait dit qu'elle ne restait que quelques jours, et c'était pour ça qu'il avait accepté qu'elle s'installe chez lui, mais c'était il y a quelques semaines de ça, il n'en pouvait plus. Glups, ça c'était vache, mais il avait raison.

Jess m'a lancé un petit regard en coin, elle a croyait que c'était moi qui lui avait mis ces idées dans la tête, c'était faux. Glups, j'essayais d'être invisible, mais je ne savais pas où me mettre, je ne m'attendais pas à ce qu'ils se disputent. Je pensais que les choses étaient claires entre eux.

  • Je vais encore faire des conneries que je vais regretter illico après...

Ça m'a fait sourire. Sans avoir besoin de parler, on a tout laissé dehors, derrière nous. J'ai passé mes petits bras autour de ses épaules et... le reste c'est de l'histoire... Son empreinte m'avait manqué, tout lui entier m'avait manqué. Je me sens direct au paradis dès qu'il passe ses bras autour de moi... Ciel, ce que je peux l'aimer ce mec.

J'avais de l'espoir, tout n'était pas perdu...

* * * * * *
------ Parenthèse au paradis - 12.juin.10.sam - (163) ------

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162 - Récupérer mon amoureux...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 11 juin 2010

En lisant le message de Sminette, vendredi vers les 20h, j'avais décidé d'aller retrouver Pascal où qu'il soit. Le message de Sminette m'avait remonté le moral. Le seul problème était que, j'avais zappé le fait que dimanche, Pascal m'avait confirmé qu'il aimait Caroline, donc ce n'était pas seulement dans le feu de l'action qu'il avait prononcé ces mots!!! Mais qu'importe, avant ça, je savais déjà qu'il tenait à elle, je l'avais surpris plus d'une fois chez Caroline.

Sortir toute seule à la poursuite de Pascal, ça, je ne pouvais pas. J'ai voulu savoir si Vania m'accompagnerait, mais elle avait des problèmes avec sa copine, alors ça ne jouait pas. En dernier recours, j'ai appelé Caro, elle savait toujours où trouver Pascal, elle.

Ils étaient dans un bar au bord du lac, à Ouchy...

Pascal était en couple, il était avec sa femme, Jess. Ils étaient tout amoureux, presque complètement aveugle à la présence des autres. Caro n'avait pas réussi à rester seule, même 1mn, avec lui. Pascal était collé à Jess, l'entourant de ses bras et d'attentions, occupé à lui faire des mamours. Bref, comme il était avec moi quant on était ensemble!

Quant il s'éloignait un peu, pour discuter avec ses copains, Caro avait tenté une approche, tenté de lui parler, il a été sympa, mais distant. Elle lui avait demandé s'ils pouvaient se voir après, s'il viendrait chez elle en rentrant, mais Pascal avait gentiment refusé.

Au lieu perdre mon temps au téléphone, je lui ai donné rendez-vous. Je me suis dépêchée de me préparer, et j'ai foncé là-bas, mais je suis arrivée trop tard, Pascal et Jess étaient déjà parti. J'étais dégoûtée. Dire que j'avais refusé l'invitation de Thomas pour prendre un verre avec lui ce soir!!! Je voulais rester invisible et j'avais prévu autre chose; rester chez moi.

En chuchotant, Caro a proposé de nous dépêcher d'aller chez Pascal pour voir comment il était avec Jess. Elle se fichait pas mal si ça allait lui faire du mal ou pas, elle avait envie de le voir. Hum, comme elle me ressemblait pour ça!!! Dès le moment où Pascal m'avait fait comprendre que c'était terminé, je n'avais aucune envie de savoir ce qu'il faisait.

Quoique... Si on 'était sensé se remettre ensemble... alors là... oui, je voulais savoir si j'avais l'air de lui manquer ou non!

Afff, je n'en avais pas envie. Depuis que je jouais la "disparue", j'avais perdu l'habitude d'aller le surveiller. Folle de douleur, j'avais vécu ces derniers jours comme une célibataire. De toute façon, je n'avais rien à lui reprocher quoiqu'il fasse. En plus, c'était la période des limaces, et je n'avais pas trop envie de me retrouver avec un de ces monstres sous les pieds, iaaaaark.

Finalement, j'ai accepté d'aller en boîte. Passer la soirée avec Thomas n'était pas si mal, il est tellement adorable et je l'aime vraiment beaucoup..

Je me sens hyper bien avec Thomas. Je peux naviguer, ce qu'il fait pendant que je circule entre mes potes et ses potes ne me concerne pas. Je ne me sens pas tenaillée par la jalousie quant j'étais avec Thomas. J'adore aussi danser avec lui, il danse super bien, tout comme Pascal. Mais à la différence de Pascal, j'osais aller vers Thomas, où qu'il se trouve, qu'il parle avec ses potes ou avec des filles. Je ne me sentais pas aussi empruntée, embarrassée, comme avec Pascal. A n'importe quel moment, je me sens à l'aise pour aller me coller à lui, m'écrouler à côté de lui, ou même me planter sur ses genoux.

Pourquoi le fait d'être follement amoureuse de Pascal m'handicape autant??? Mystère!

Celle qui réussira à mettre le grappin sur Thomas, sera vraiment chanceuse. Non seulement il est mignon, mais il est aussi passionné, drôle, super sociale, danse bien, il a toujours des tonnes d'idées, connaît pas mal de choses. En plus, ce qui est loin d'être négligeable; il est riche.

Thomas a les cheveux aussi plus long, tout comme Pascal. Ça lui donnait un petit air Jon Bon Jovi, quant Jon Bon Jovi avait les cheveux longs. Mince, pourquoi je ne pouvais pas tomber raide dingue de lui au lieu de Pascal!

J'ai passé une soirée géniale; on a dansé, rigolé, fait la fête. Caro, elle, ne s'amusait pas, elle s'ennuyait comme un rat mort.

Thomas a essayé de transformer notre soirée, en soirée romantique. Soudainement, il redevenait sérieux, essayait de discuter de l'avenir, mais, j'avais déjà un ou deux verres dans le nez, et ce soir, j'avais envie de faire la fête et non de me prendre la tête. Il m'a embrassée une fois, je ne l'ai pas repoussé tout de suite. En fait, j'ai répondu à son baiser, 2 ou 3 secondes seulement, et ensuite, je lui ai sorti une plaisanterie. Je lui ai demandé s'il tentait de gâcher notre amitié!

Je me demande s'il l'avait fait exprès en remarquant la présence de Pascal????

En effet, Pascal s'est pointé tard dans la soirée, tout seul, sans Jess. Arffff. Il avait vu le petit baiser, mais intérieurement, j'espérais qu'il avait aussi remarqué que j'avais repoussé Thomas, gentiment, mais que je l'avais fait!!!

CRAP! Après ça, Pascal ne m'a pas adressé la parole de la soirée. Il restait à l'écart de Caro et de moi, discutait avec ses copains et pour la plus grande partie de son passage, il est resté debout. Il n'a pas dansé non plus. Pascal était souriant, semblait de bonne humeur, détendu. A part quant il est venu me saluer en arrivant, quant j'ai quitté la piste avec Thomas, Pascal est resté à bonne distance. Je savais qu'il évitait mon regard.

Malgré l'envie, mes jambes ont refusés de me porter jusqu'à lui. Je suis restée prostrée dans mon siège. Je n'avais même plus envie de danser. Je simulais la bonne humeur, continuait à discuter de manière nonchalante avec les potes, mais j'attendais que Pascal vienne à moi. Il ne l'a pas fait.

Pascal est resté approx 1h20 et il est parti. La seule pouffe qui a eu la chance de discuter avec Pascal, a été Marilou. J'étais trop verte! Il est même parti avec Marilou. Grrrrrrrrrrr!

En partant, Pascal est passé me faire la bise, comme aux autres filles. Arf, j'étais noyée dans le tas quoi! Quant Caro a réalisé qu'il rentrait, elle s'est précipitée pour se faire raccompagner, mais Pascal lui aurait dit qu'il n'allait pas dans sa direction et que Marilou et lui avait rendez-vous ailleurs.

Après son départ, je me suis sentie comme un soufflé, peuffff. Plus d'énergie, plus la frite, plus envie de m'amuser. La soirée avait perdu tout intérêt.

Je suis persuadée que Pascal était conscient que Caro me rapporterait ce qu'il avait dit. Je suis sûre qu'il l'avait fait exprès. Lâche, comme d'hab, je n'ai même pas tenté de lui envoyé un message, ni de l'appeler. Je n'en avais pas le courage. 1h plus tard, j'ai accepté d'aller prendre un dernier verre chez Thomas, bien décidée à ne pas m'endormir et rentrer. Je voulais juste, au cas où, que Pascal remarque ma voiture en rentrant, et aussi, vérifier s'il était rentré, contrairement à ce qu'il avait dit.

Chouette, Pascal était déjà rentré. Il y avait de la lumière chez lui, donc il ne dormait pas encore. Je me suis encoublée dans les escaliers exprès, pour qu'il remarque notre passage. Peut-être montera-t-il chez Thomas? Il est passé. Quelque part, j'étais folle de joie, parce qu'il n'avait pas pu s'empêcher de venir chez Thomas. Donc, il nous avait entendu. Il n'était pas tout seul, Paul était avec lui. J'espérais qu'il tente une approche, mais... Niet.

Pascal et Paul sont restés à discuter avec nous. C'était sympa, mais comme il ne faisait aucune tentative, je les ai planté tous les 3 et je suis rentrée. Évidemment, pendant tout le trajet, j'avais espéré trouver Pascal devant ma porte, mais non.

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------ Rattraper mon amour - 11.juin.10.ven - (162) ------

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161 - Mes neveux vont partir? Bientôt enfin seule?

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 10 juin 2010

Haha! Bonne nouvelle! Il paraît que Gillou, mon ex beau-frère, avait proposé à son fils d'aller vivre chez lui. Hahhhhhhhh, je nageais dans le bonheur.... Le seul hic, c'est que Marco ne m'en avait pas parlé, alors j'attendais. J'avais peur qu'ils n'aient pas envi d'y aller. Ça, ce serait la grosse poisse.

Pascal et Thomas avaient un match ce soir. Je devinais qu'ensuite, ils iraient prendre un verre au Tiger!

Thomas espérait que je passerais prendre un verre là-bas aussi. Je n'avais pas l'intention d'y aller. Pascal et moi avions rompu, je n'avais pas l'intention d'aller sillonné les bars où il se trouverait dans l'espoir de le voir. Niet. Je n'avais pas envie de me torturer. Pascal ne voulait plus me voir? Ben, il ne me verrait plus.

J'irai prendre un verre avec Thomas, bien volontiers, mais ailleurs. Je ne voulais pas croiser Pascal. Pas pour le moment.

Bien sûr que Pascal me manquait, bien sûr que j'avais envie de le voir, mon coeur et mon corps le réclamaient, mais mon cerveau refusait de me laisser tenter. Je voulais être forte et j'avoue que, ce n'était pas si dur que ça. Je l'aime oui, mais je m'aime encore plus! En tous cas... aujourd'hui!!!

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------ Ils vont p-e déménager? - 10.juin.10.jeu - (161) ------

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160 - Saturation

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 9 juin 2010

J'avais plein de trucs à régler, des affaires perso, mes paperasseries, mais je n'avais aucune énergie, j'étais au bout du rouleau. En plus, j'avais la rage d'avoir toujours les gamins dans les pattes, et avec le chien qui plus ait. Je cherchais comment me débarrasser de tout ce petit monde.

Mon neveu m'avait dit qu'ils iraient chez mon autre sœur dès juin, on était le 9, et ils étaient toujours là. Ils n'avaient pas l'air d'avoir envi d'y aller, alors je leur ai posé la question; c'était ça, Marco ne voulait pas aller chez Didine. J'étais maudite!

Bien sûr que je voulais qu'ils se sentent bien chez moi, j'ai toujours été la tati vers qui mes neveux se tournaient, celle à qui ils confient leurs histoires, celle qui partagent leurs petits secrets. Je voulais qu'ils soient toujours certains, que quoi qu'il arrive, la porte serait toujours ouverte, qu'ils se sentent chez eux. Ils aiment ma compagnie et ça me faisait plaisir, mais je commençais à saturer d'avoir toujours du monde dans les pattes.

Puis... je me suis dis que ce n'était probablement que le contre coup de ce qui se passait avec Pascal. Encore une fois, je me félicitais de ne pas l'avoir présenté à ma famille, j'aurai l'air de quoi maintenant?

Jess était au courant, elle m'a appelée pour prendre de mes nouvelles. Sale garce. Elle cherchait juste à savoir si je morflais à mort. Pétasse. Jess savait aussi qu'il était prévu que j'aille prendre un verre avec Thomas. Le fait que, vicieusement Jess m'encourageait à fréquenter Thomas m'a fait changer d'avis, et j'ai annulé. Hum, mon esprit de contradiction.

Depuis que Jess avait l'air d'avoir repris les choses en mains avec Pascal, Layne aussi me tournait autour. Pfff, il a voulu me faire le coup des fraises et du champagne. Il n'imaginait tout de même pas que j'allais lui faire la totale comme dans "9 semaines et demi", pfff, non mais, pas mon genre!

J'ai bien fait d'annuler avec Thomas, ils avaient un match, je préférais qu'il n'ait pas à partir direct après et qu'il balance le fait qu'on avait rendez-vous. Manquerait plus que ça!

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------ Saturation - 09.juin.10.mer - (160) ------

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159 - Ma rivale, Caro a gagné!

Publié le par JaneDo

Mardi..... 8 juin 2010

Badmington comme d'hab avec Carmen et Mika. Thomas voulait me parler. Il proposait qu'on prenne un verre quelque part. J'avais pensé passer chez lui, mais il a sous-entendu que ce n'était pas une bonne idée. J'étais trop curieuse, alors j'ai voulu savoir, je ne pouvais pas attendre le soir.

Glups... Thomas était persuadé que Pascal pensait qu'il s'était passé quelque chose samedi soir entre nous. Pascal lui avait posé beaucoup de question, fait juré, mais en fin de compte, Thomas était sûr que Pascal ne l'avait pas cru. Et si Pascal ne le croyait pas, je trouvais qu'aller prendre un verre ensemble, en cachette était vraiment la dernière chose à faire.

Après le badmington, rien à faire pour m'en empêcher, j'ai été voir si, une fois de plus, Caro avait été à son entraînement et s'ils rentraient ensemble. C'était juste pour être sûre que je ne m'étais pas trompée sur les raisons de notre rupture. Ça allait me faire du mal de savoir qu'ils continuaient à se voir, alors que moi, Pascal m'avait jetée. Mais il le fallait pour réussir à tourner la page...

L'empêche que je ne savais pas comment j'arriverais à supporter cette rupture!

Caro était bien là à l'attendre, près de sa voiture. Pascal a salué ses copains et, s'est dirigé d'un pas nonchalant vers elle. Pfff, elle l'attendait comme si elle était dans son bon droit. Affligeant. Ils ont discuté un moment à côté de la voiture. Caro a voulu poser les pattes sur lui, il a reculé. Idiote. Est-ce qu'elle avait oublié qu'il ne pouvait pas se permettre de se donner en spectacle? Puis, ils sont montés en voiture. L'idiot, est-ce qu'il ne réalisait pas que, si elle rentrait avec lui, tout le monde va se poser des questions??

Rapidement, j'ai filé chez Caro. Je voulais voir si Pascal aura la bêtise d'aller en plus chez elle...

Posée au bord du lac avec vue imprenable sur l'appart à Caro, je les ai vu entrer. Caro s'est immédiatement dirigée vers les fenêtres pour tirer les rideaux. J'avais encore plus mal que je n'aurai pu l'imaginer. Je n'avais pas besoin de rester là, ni besoin d'attendre ou d'en voir plus. Ils allaient roucouler comme des pigeons sans penser une seule seconde à ce que je pouvais ressentir. Je n'en voulais pas à Caro, mais à Pascal. C'était lui mon mec, mon partenaire, celui qui était sensé m'aimer, m'éviter toutes peines, me protéger, ne jamais me faire me sentir comme une idiote, ou une petite merde avec qui on s'était juste amusé. J'étais dégoûtée grave!

Il me fallait tourner la page... Je ne voulais plus me torturer. J'aimais Pascal de toute mon âme, mais je n'avais pas l'intention de continuer à souffrir... Pascal ne m'aimait plus. Il ne m'aimait pas, sinon il n'aurait jamais agi comme il le faisait. Salaud...

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------ Ma rivale avait gagné! - 08.juin.10.mar - (159) ------

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