Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

147 - Rien à se dire!

Publié le par JaneDo


Oh la la... j’aurai dû m’en douter, suis trop nulle!

Jess avait voulu qu’on prenne un verre ensemble ce soir, mais j’avais annulé pour passer la soirée avec Thomas. Cela faisait un petit moment que je ne l’avais pas vu en tête à tête, il y avait toujours pleins de monde autour. Il me faisait penser à un garde du corps discret, se pointant toujours au bon moment pour me sortir de situations épiques. Je l’adorais et j’aimais passer du temps avec lui.

J’avais promis de le voir, ça me stressait, puis j’étais fatiguée, je n’avais pas envie de bouger. J’avais encore les yeux dans les pompes et un manque total d’énergie.

Le soir, après avoir avalé plusieurs cafés, je n’avais toujours pas envie de quitter mon sanctuaire, mais je me suis préparée quand même, sans envie. Je n’avais pas faim. Manger me couperait les pattes et je me sentirais somnolente. En fait, c’était plutôt la déprime!!!

Thomas devinait sûrement pourquoi j’étais dans cet état, alors inutile de revenir là-dessus, inutile non plus de faire semblant. Ca c’était reposant, je pouvais tomber le masque. Je savais que Pascal ne passerait pas chez Thomas s’il savait que j’étais là... Et oui, je n’existait plus pour lui.

Je n’aurais pas dû aller chez Thomas, j’aurai dû lui proposer plutôt chez moi. Je suis zéro.

Tout se passait bien, et j’avais réussi finalement à ranger mon masque de tristesse dans un coin quant Pascal a déboulé chez Thomas. Ma vue l’a surpris, on est resté bête un petit moment. C’est Thomas qui a brisé la glace. Pascal s’est ressaisi et il est venu me faire la bise. Ça m’a fichu en l’air le moral. Je me suis excusée pour les laisser et j’ai filé sans demander mon reste. Je les ai bien entendu dire quelque chose comme; "Reste et non, c’est moi qui ne veut pas déranger", mais je ne pouvais pas rester.

Pascal m’a rattrapée vers ma voiture.

  • Jane, attend...

Se parler était devenu difficile, ni l’un, ni l’autre ne trouvions de phrases pour lancer la discussion. Thomas se tenait sur sa terrasse et nous observait. Ouais, il allait me falloir retourner vers lui, sinon, j’aurai l’air d’être venue que pour voir Pascal. Pas terrible.

Pascal cherchait ses mots pour essayer de me dire qu’il voyait quelqu’un d’autre. Ciel, ce que c’était dur d’être en face de lui et d’avoir l’impression d’être étrangère dans son monde. Et franchement, je n’avais pas envie qu’il me dise qu’il voyait Caroline.

  • C’est bon de te voir.

 Ça c’était gentil et ça me faisait plaisir mais, je me demandais si c’était le miel avant le vinaigre.

  • Faudrait qu’on se parle mais je sens les yeux de Thomas me transpercer le dos. Je me demande si c’est le bon moment ou le bon endroit pour ça?
  • Bah, tu connais mon numéro, si tu voulais me parler, je pense que tu aurais téléphoné.
  • Si tu crois que c’est aussi simple.

Qu’est-ce qui m’arrive, pourquoi j’suis aussi agressive. Ferme la ma fille, ne parle pas trop. Qu’est-ce qu’il espérait, que je lui donne rendez-vous plus tard?

  • C’est aussi simple. Mais tu as raison, Thomas nous observe, il faut que j’y retourne.

Comme on restait bêtement sans savoir quoi dire, j’ai tourné les talons pour partir.

  • Attends...

Je me suis retournée vers lui, soulagée qu’il me rappelle, mais... il ne savait pas quoi dire.

  • On peut se voir plus tard?
  • Aïe, je ne crois pas non.

Aïe? Il n’avait pas envi de me voir? Ciel, ce que ça peut faire hyper mal.

  • Ou peut-être... je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée. C’est dur de te voir.

Très bien. Inutile de retourner le couteau dans la plaie. Je n’allais pas me mettre à le supplier en plus et Thomas m’attendait.

Thomas avait beau faire des efforts pour me dérider et faire la conversation, c’était sans effet, alors je suis rentrée. Je me suis effondrée dans mon lit, le coussin sur la tête. Rien ne s’était passé comme je l’avais espéré et j’étais encore plus triste.

Après avoir bien pleuré, je me suis endormie. Je n’arrivais pas à me remettre de cette rupture, c’était horrible. Ça faisait trop mal.


*
   *   *   *   *
Rien à se dire !  (147-mer-28.mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

Publicité

146 - Brian, mon refuge

Publié le par JaneDo

 


On a dormi chez Layne et j’ai bien dormi. J’avais l’impression de n’avoir pas dormi depuis des siècles. Layne m’avait épuisée. Je ne suis pas très portée sur le sexe et mes envies sont surtout portés par la capacité de mon partenaire à me faire partager la sienne. Comme la majorité des femmes, ce n’est certainement pas les positions du kamasutra qui nous stimulent. Avec Layne, c’était toujours palpitant, comme un jeu.

Avant de m’endormir, petit flash désagréable à propos de Pascal. Je me demandais s’il faisait la même chose et avec qui? Iiiiak, alors je me suis enroulée dans les bras de Layne.

J’étais sûre que Layne verrait Alexia. Tant qu'il faisait tout pour se racheter, ce qu'il faisait à côté ne me gênait pas.

...En pensant au conseil d’Akemi-sama, je me suis dit que, peut-être que, je devrais tout mettre en œuvre pour qu’il arrête de naviguer d’une fille à l’autre... mais peut-être pas aujourd’hui...

Tant que Layne respectait les règles quant on sort avec quelqu’un, il pouvait faire ce qu’il voulait . Je ne suis pas jalouse, plutôt possessive. Par contre, je suis intraitable à propos des règles. En général, les mecs ont de la peine à les comprendre ces fameuses règles!!! Ce n’était pas la peine de sortir avec quelqu’un si on ne savait pas faire attention et rester discret. Autant se voir de temps à autre pour une partie de jambes en l’air, il y avait pas de raison d’être en couple pour ça.

S’il n’était pas un gros bébé, je n’aurais pas besoin de l'espionner pour savoir ce qui se passe dans mon dos et comprendre ses changements d’humeurs ou d’attitudes. C’était une nouveauté pour moi. J’avais souvent dû participer à des missions de surveillances pour les copines, mais je n’avais jamais exercé ce genre d'opération pour moi. L’air de rien, c’était drôlement amusant parfois, mais aussi drôlement saignant d’autres fois! Je n’aimais pas beaucoup ça en plus, parce que je détesterais qu’on me fasse la même chose, et c’était un de mes principes; ne jamais faire ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse!!! Là, j’avais l’impression d’avoir bafoué toutes mes sacros saintes principes... Arf.

Pour une fois, j’ai pu me concentrer sur mon travail, peindre aussi un peu. Probablement parce que je savais que je ne devais pas voir Layne ce soir, donc, j’étais tranquille et je ne serais pas dérangée. J’aime, j’aime être tranquille chez moi...

Ça ne voulait pas dire que je ne pensais pas à Pascal. C’était quasi impossible de me l’enlever de ma tête, mais au moins, ça n’a pas court-circuité mon travail.

J’avais drôlement envie d’aller faire du jogging aussi, mais mes basquettes avaient rendu l'âme, elles étaient raides. Ils n’avaient pas supporté les jours de pluies... Fallait que je les change, mais j’avais la flegme d’arrêter mon boulot pour aller faire les magasins. Alors niet, j’utiliserais une autre paire.


Peste Jess a appelé pour me proposer d’aller prendre un verre. Que dalle. Autant avoir envie d’aller se faire arracher les dents. Gentiment j’ai refusé, j’avais trop de boulot. Elle a insisté sans vergogne, pffff, finalement, je me suis laissée coincée et j’ai accepté de me faire torturée demain soir. Je savais que j'annulerai, elle n'imaginait quand même pas, après le coup de la vidéo, que j'ai  envie de passer du temps en sa compagnie!

A part me piquer au vif à propos de Pascal, je me demande ce qu’elle pouvait bien me vouloir d’autre. Garce. Pour finir, je lui ai envoyé un message pour annuler comme Thomas m’avait aussi invitée à sortir manger avec lui. Elle a essayé de me rappeler droit derrière, mais, hihihi, j’ai pas répondu.

Ohhh, pas pousser mémé dans les orties quand même !

Après avoir passé une journée bien remplie , j’avais la furieuse envie de voir Brian; mon refuge, mon meilleur ami, mon confident, mon secours. Il venait à peine de rentrer de voyage et il était claqué. On a passé une soirée tranquille comme un vieux couple marié. Hihihi, j’aimais bien ça, c’était reposant.

Il a voulu savoir ce qui se passait dans ma tête, si j’étais toujours aussi accro à Pascal et se demandait si j’arriverais à donner le tour. Il s’inquiétait pour moi, c’était trop chou. Je lui ai dit que j’étais à 2 doigts de craquer toutes les 2 secondes, mais que jusqu’à présent, j’avais réussi à tenir le coup. Il faisait beau alors j’ai réussi à le traîner dehors pour aller manger un petit truc et prendre un verre au bord du lac. Il n’arrêtait pas de bailler en s’excusant d’avoir l’air de s’ennuyer, mais il était vraiment trop crevé. Pour finir, on est retourné chez lui.
pour hier soir, mais ça ne me posait pas trop de problèmes. J’ai souri en pensant, qu’après tout, on pouvait bien le partager. Il avait assez d’énergie pour les 2... ;)) Alors, je n’ai pas insisté pour le voir, parce qu’après tout, quant on était ensemble, il me faisait croire qu’il n’y avait personne d’autre au monde. Tant qu’il était comme ça avec moi, tout adorable, tendre, gentil, ça

 

Je finissais par me poser des questions; pourquoi je revenais sans arrêt vers Brian? Est-ce qu'il y avait entre nous quelque chose que je n'osais m'avouer? C'était sûr, je l'aimais, j'aimais être avec lui, mais alors pourquoi je n'arrivais pas à le voir comme un petit copain? Ou peut-être que j'avais peur que ça gâche tout si ça ne marchait pas entre nous! Et soyons sérieux, il me connaît trop bien et il sait comment fonctionne ma tête. C'était trop risqué! Je le connais aussi trop bien. A part mon journal, c'était une des seule personne sur la planète qui me connaissait sous toutes les coutures, l'autre personne étant ma mom. Mais, jusqu'à quel point connaît-on vraiment quelqu'un?

La chanson "auprès de ma blon-de, qu'il fait bon, fait bon, fait bon..." me venait à l'esprit... Crrriiiih, petit court-circuit!

Couché sur mes genoux pendant que je parlais à battons rompu, Brian s’est endormi. J'ai passé un petit moment à comptempler ce visage qui venait de mon passé. J'aimais son visage, j'aimais ce bonhomme, je me sentais toujours bien et en confiance avec lui. Etions-nous des âmes soeurs? Et la chanson continuait à me trotter dans la tête. Mais qu'est-ce qui m'arrive de penser à des trucs pareils?

Je n’ai pas voulu le réveiller, il avait l’air si bien. Je me suis éclipsée sur la pointe des pieds.

Je n’avais pas envie de rentrer chez moi, Patricia était là ce soir, alors j’ai filé chez Layne. Il avait des copains chez lui, ils étaient en pleine bataille cosmique dans un de ces jeux vidéos. Mon arrivée surprise a eu l’air de lui faire très plaisir. Tant mieux. Après avoir passé 5mn à les regarder, j’ai été me coucher. Mon chien, le traître, est resté avec Layne.

Je n’ai pas eu le temps de m’endormir que Layne venait se coucher aussi. Ohhhw, il avait dû mettre ses potes à la porte!!! Zut, ils allaient penser que j’étais l’empêcheuse de tourner en rond. Flûte.

Prise d’une petite envie de le tester, je lui ai proposé d’aller au ciné le lendemain soir, soir que la miss Alexia proposait de lui faire à manger chez elle. Layne a accepté tout de suite. Il avait dû oublier son rendez-vous. Alors je lui ai demandé s’il n’avait pas un truc avec un de ces copains, il me semblait qu’il m’avait pas d’un truc du genre. Il a réfléchi un moment, puis il m’a dit qu’il s’en foutait, qu’il annulerait. J’ai proposé de reporter le ciné, qu’après tout, on pouvait faire ça une autre fois. Même si on allait pas au ciné, il voulait qu’on passe la soirée ensemble. J’aurais dû me mordre la langue , maintenant je ne savais pas quoi lui inventer comme excuse pour me sortir de là. Je n’avais pas du tout l’envie d’aller au ciné, j’aime pas ça. Je préfère regarder le DVD du film chez moi, avec mes pop-corn, mon café, étendue sur mon canapé!

Et j’avais une autre idée derrière la tête, qui s’appelait Pascal.!!! Ce qu'il pouvait me manquer quand même!

Mais bon, je ferais une tentative pour annuler avec Layne, demain matin, avant qu’il ne parte au boulot.

*   *   *   *   *
Brian, mon refuge   (146-mar-26mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

145 - Alexia était tenace!

Publié le par JaneDo

J’avais été à 2 doigts de me précipiter chez Pascal hier soir. J’avais tenu le coup et j’étais contente.

Comme à mon habitude, j’ai été prendre le café chez ma frangine, puis j'ai dîné avec ma soeur et ma petite Kachouka. Maxou est resté sagement dans le jardin à l’ombre. Il faisait une chaleur d’enfer, mais ils annonçaient de la pluie pour le lendemain. En fin d’après-midi, on a bu un verre avec Tomo et Mirko.

Pendant la nuit, Alexia a envoyé encore un message à Layne pour lui dire, qu'elle ne trouvait pas le sommeil, tellement elle avait envie de le voir. Elle ne pouvait pas attendre mercredi. Elle lui préparerait un petit dîner maison, espérant qu'il passerait chez elle lundi soir. incroyable, elle était tenace. L'empêche, je trouvais ça mignon, si j'étais Layne, c'est sûr, je craquerais. Me rappelant du petit dîner, j’ai essayé de joindre Layne au travail, mais, il n’a pas répondu à son natel... bien sûr, il fallait s’en douter! Je pense qu’il préfèrait éviter mon appel vu son petit rendez-vous. Donc, j’ai été l’attendre à la sortie du boulot, ce qui l’empêchait d’avertir la miss.


J’étais curieuse de voir ce qui comptait le plus pour lui, moi ou son rendez-vous avec Alexia!!!

Layne m’épatera toujours...

Je m’attendais à quelques excuses bidons, à une tentative de dispute pour pouvoir se tirer la conscience tranquille... Et bien non... rien de tout ça! On aurait dit, malgré sa surprise, qu’il était content de me voir! Si c'était du chiqué, il jouait drolement bien la comédie!!! On a été manger au bord du lac après avoir fait une petite balade avec Maxou.

Balade au bord du lac... aïe, ça me faisait penser à Pascal... On adorait marcher main dans la main au bord du lac avec le chien... Arf... Effacer Pascal, existe pas Pascal. Après que ma tête ait fait sa une petite balade au pays des souvenirs, j’ai retrouvé mon sourire.

Vers les 19h30, 1er petit appel auquel Layne n’a pas répondu. Espiègle, je lui ai demandé de me prêter son natel, j’avais soi-disant oublié le mien et je devais appeler ma soeur. Ça l’a un peu embarrassé.  Il avait sûrement peur que je remarque que l’appel venait d’Alexia!!! J’ai fait mon appel sans réponse et j’ai posé son téléphone au milieu la table.
Layne a coupé la sonnerie de son natel.

Je voyais la lumière clignoter pour annoncer un appel entrant, je n’ai pas trouvé nécessaire de le mettre à mal en regardant de qui il provenait. Layne a voulu éteindre son natel, mais je lui ai dit qu’on risquait de me rappeler dessus, alors je préfèrais pas. Layne a tenté de s’éclipser aux toilettes et il a voulu prendre son natel avec, je lui ai demandé pourquoi, et il a prétendu qu’il avait prévu d’aller manger avec un copain et qu’il voulait l’avertir. Petite vache, je lui ai dit qu’il pouvait l’appeler après avoir été aux toilettes, que j’allais profiter d’essayer de rappeler ma soeur. C'était pour éviter qu'il prenne son natel avec lui. Du coup, il n’avait plus besoin d’aller aux toilettes. Hum, c’était bien ce que je pensais, il voulait avertir la miss!!!

Je l’avais empêché d’éteindre son natel et ça continuait à s’illuminer, Alexia essayait en vain de le joindre. Layne a baragouiné qu’il devrait avertir son copain, que ça l’embêtait de l’avoir laissé choir. J’ai proposé, non sans malice, qu’on pouvait passer chez son pote ou lui proposer de venir nous rejoindre. Il a eu un petit air amusé;

  • Ben ça, ce serait drôle!

Je m’attendais à ce qu’il essaie de provoquer une dispute ou quelque chose pour aller retrouver Alexia. Niet. Qu’il propose de me déposer et me rejoindre plus tard. Niet. Au contraire, il était tout chou... il jouait avec mes doigts et les embrassaient en marmonnant qu’il devait embrasser chacun d’eux sinon l’autre doigt pouvait être jaloux. Après avoir mangé, Layne s’est déplacé pour se mettre à côté de moi, pour jouer avec mes cheveux, me tripoter la nuque, en m’embrassant dans le cou... Layne voulait rentrer... Forcément

Je n'arriverais jamais à comprendre ce grand farfelu. Il bricolait ailleurs mais en même temps, il était adorable avec moi, ce qui me faisait carrément craquer. Ses petits mensonges étaient tout à fait crédible si je ne savais rien. Et, en y réfléchissant, j'aurai préféré ne rien savoir. Ç'aurait été pas mal de naviguer au pays de l'ignorance. Tant qu'il était pareil à lui même avec moi, qu'importe ce qu'il faisait ailleurs. Bizarrement, je l'aimais comme ça.

Je lui ai demandé encore son natel pour téléphoner, et avant de me le donner, il a effacé les appels reçus en absence. Petit coquin. Ensuite, je lui ai demandé de laisser la sonnerie au cas où on m’appelait. A peine la sonnerie remise, les appels ont recommencés. Alexia était tenace, ça!

Dans la voiture, il a fini par répondre. C’était bien joué. je ne pouvais pas entendre qui était à l’autre bout. Ça a été rapide; il était avec sa copine et qu’il ne pourrait pas ce soir, ou peut-être plus tard, mais il ne pouvait pas l’assurer, il rappellerait. Il a raccroché aussi sec.

J’imaginais la déception d’Alexia, mais je saluais le petit tour de passe-passe! Plus tard, hein? Sûrement pas!

J’étais contente, Layne finissait par me prendre la tête avec ses petites ruses. Il était quand même chou. Je n’arrivais pas à le détester d’être aussi infidèle, parce que si je ne savais rien, ç'aurait été difficile de se douter de quelque chose, tellement il était chou, tendre et adorable. Je ne me sentais certe pas laisée quant on était ensemble. Et j’avais beau l’observer attentivement, il n’avait pas l’air de vouloir être ailleurs. Il n’était pas distant, ou perdu dans ses pensées, ni froid, ni rien. Il était tout là. Chapeau!

Comme il avait été tellement chou, j’avais voulu écourter son calvaire et le laisser aller retrouver Alexia. Il pouvait aller retrouver son copain. Mais c'était mal le connaître, et en même temps, tout à son honneur, il n’avait pas l’intention de me quitter de la soirée.

Encore plus adorable!
Il finissait par faire vibrer ma corde sensible!!!

*   *   *   *   *
Alexia était tenace!  (145-lun-25.mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

144 - Son plat préféré?

Publié le par JaneDo


5h30 départ pour l’aéroport, le jour commençait timidement à pointer le bout de son nez. Encore une belle journée!

Nicole était triste de partir, mais on a décidé de se voir encore cet été. J’irai en Belgique avant la fin de l’été et de son côté, elle ferait tout pour revenir passer quelques jours ici.

8h30, j’étais de retour chez moi, crevée alors je me suis recouchée après avoir envoyé un message à Layne pour l’avertir que j’étais à nouveau visible. Pas de réponse... Pas grave!

Layne ne m’a répondu que dans la soirée. En me réveillant, je suis sortie promener le chien, et je suis passée devant chez lui. Il y était. C’était un peu surprenant, mais ça m’a fait plaisir de voir qu’il n’était pas dehors à traîner Dieu sait où.

Layne m’a proposé d’aller prendre un verre, le soir, avec l’équipe. Je n’en avais aucune envie... Voir Pascal avec Caroline, beuuuuuurk, je n’en avais pas l’estomac. Mais Layne avait envi de sortir, alors on a décidé de se retrouver plus tard chez moi. C’était préférable pour moi de rester à l’écart de Pascal, mais une grosse boule à l’estomac me donnait envie de courir rejoindre Layne et l’équipe.

Après avoir pris une grosse respiration et un somnifère, je me suis couchée tôt. Je n’ai même pas entendu Layne rentrer se glisser au lit, mais j’ai senti ses bras. Il avait essayé de me réveiller, malgré toutes ses tentatives et ses bisous, niet, rien n’y a fait. J’ai fait semblant de dormir, je n’avais pas envi de faire des exercices, hihihi.

Malgré le somnifère, je me suis réveillée aux environs de 3h du matin. Quelle poisse! Après avoir essayé, tant bien que mal, de me rendormir, je me suis levée. Pourtant j’étais plus que claquée!

Je me suis mise sur mon ordinateur au lieu de travailler sur mes models. Layne avait posé son natel sur la table du salon. Il a reçu un message et dans le silence de la nuit, ça a fait un bruit d’enfer. Qui pouvait bien lui envoyer un message à une heure pareille??? Je ne voulais pas regarder, parce que je suis plutôt du style; “ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal”, mais ma curiosité a pris le dessus. C’était d’Alexia. Apparemment, ils s’étaient vus ce soir, et elle se réjouissait de le voir mercredi soir chez elle. Elle lui ferait son plat préféré!

Ciel... et moi, je ne savais même pas quel était son plat préféré!!!!!

Ça m’a fait un peu pesté de savoir qu’il l’avait vue avant de venir me rejoindre. En plus, ils avaient prévu de se revoir le lendemain! Hum? Je me demandais comment réagir à ça!

Pour l’heure, j’étais contente de moi. Avoir réussi à tenir un jour de plus sans me précipiter pour voir Pascal était une réelle victoire.

*   *   *   *   *
Son plat fréféré?  (144-dim-24mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

Publicité

141 - Nicole

Publié le par JaneDo

C’était vraiment une joie que Nicole soit là. On a beaucoup bavardé, ça fait un bien fou. Parlé de nos vies, des hommes de notre vie, de notre passé et de nos espoirs pour l'avenir...

C’était la 1ère fois qu’elle me parlait, en détail, de son passé. Elle n’avait pas eu une vie facile et pourtant, elle a toujours le sourire. Qui pourrait même imaginer ce qu’elle a dû traverser. Et aujourd’hui, elle est encore là, debout, la tête haute. Waouh.

 Elle avait perdu ses parents très jeune, et elle a été trimbalée d’une sœur qui ne voulait pas d'elle à un frère aîné chez qui elle avait dû se faire toute petite et la fermer pour ne pas se retrouver en foyer. Elle était devenue avant l’âge de 15ans; baby-sitter, femme de ménage et laisser de côté sa jeunesse. Pour fuir cet univers carcérale, elle s’est envolée dans un mariage avec pratiquement le 1er venu. Une homme jaloux maladif et violent. Elle s’est retrouvée presqu’immédiatement avec un bébé.

Elle avait été pratiquement privée de tout en perdant ses parents, et c’était pas mieux dans sa vie de couple. Quelle tristesse. Je me suis rappelée que j’avais eu beaucoup de chance jusqu’ici dans ma vie.

Le vendredi soir, on est sorti avec ma sœur Rose et Carmine.

On avait rendez-vous avec eux pour aller prendre un verre dans un bar avant d’aller en boîte, mais on a tellement bavardé, qu’on ne s’était pointé vers Carmine qu’à 2h du matin. On a été directement en boîte. C’était une véritable fournaise dans la boîte. Nicole a toujours aimé dansé, alors on en a profité.

Je comprenais soudainement mieux pourquoi Thomas préférait ces temps-ci les escapades en montagne! Bien sûr que je pensais à Pascal et bien sûr que j’ai parlé de lui. Il m’était impossible de le rayer complètement de ma mémoire.

Ma sœur avait “l’enterrement de la vie de jeune fille” de Daba, une copine à elle. Donc, Carmine s’est occupé de nous et il a été formidable. On a passé une soirée tout à fait chouette.

Le samedi, on devait retrouver ma sœur et Carmine au bord du lac pour un pic-nic avec Annick et Fred aussi, mais on a pas réussi à se sortir.

On était raide, surtout moi. Nicole a passé une bonne partie de la journée sur la terrasse à bronzer. Et le soir, on a décidé de ne pas sortir, parce qu’on devait se lever à 5h du matin. Minuit, on discutait encore!!

J’étais triste de la voir partir... On a réussi à ne pas fondre en larmes, étant émotive l’une comme l’autre.


*   *   *   *   *
Nicole!  (141-jeu-21.mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

140 - Nicole de Belgique

Publié le par JaneDo

3h de bouchon!!! J’y crois pas... Il faisait une chaleur d’enfer, et je devais être à l’aéroport à 9h30. Après 1h30 de bouchon dès l’entrée sur l’autoroute, j’ai pris la première sortir 10km plus loin, pour prendre la route du lac pour Genève. C’était vraiment atroce que ma copine soit obligée d’attendre 3h à l’aéroport. C’était la folie. Je n’y suis arrivée que vers midi.

Mon pauvre chien souffrait aussi dans son coffre à espérer se dégourdir les jambes...

Je n’avais pas revue Nicole depuis approx 5ans. On s’était rencontrée, lors de vacances à Mallorca, depuis on était toujours restée en contact. Le courant avait passé tout de suite entre nous. On s’était rencontrée grace à son fils, Dom, petit bonhomme de 3ans, qui m’avait tout de suite prise pour camarade de jeu. Les enfants sentent tout de suite quant on les aime.

A chacun de mes passages en Belgique pour aller retrouver la famille, je m’arrangeais pour passer voir Nicole et vice versa. Nicole était aussi venue à plusieurs reprises en Suisse me trouver. Malgré les années, on est restée les mêmes et partageons nos expériences et nos secrets à chacune de nos rencontres.

Je l’adore!

En revenant de l’aéroport, on a fait une petite halte à Ouchy pour manger quelque chose et boire un verre. On a fait un stop pipi pour Maxou, en rentrant à la maison et là... catastrophe!

Maxou ne tenait pas debout, après un pipi, il s’est écroulé. Impossible de tenir sur ses pattes. J’ai eu la peur de ma vie. J’ai bien cru que les dernières minutes de mon pauvre chien était arrivé. Nicole pétrifiée regardait Maxou tomber et quant j'ai finalement réussi à le mettre debout, il titubait et marchait de travers. Il ne tenait pas sur ses pattes.

Le coeur dans les tongues, on est rentré, et après avoir beaucoup bu, Maxou s’est couché sur le balcon. Je le surveillais de près, la peur au ventre. Mais, il allait un peu mieux et de mieux en mieux. J’avais hésité à avertir Mathieu, et je ne sais pas comment, mais Mathieu m’a envoyé un message pour me demander s’il pouvait passer prendre Max pour la journée demain. J’ai décidé de lui en parler à ce moment là. Inutile de l’inquiéter et d’ici là, j’espérais que Max irait mieux.

J’ai laissé Max à la maison et je suis ressortie prendre un verre avec Nicole. On a pas fait tard, l’orage menaçait sérieusement et Nicole était aussi un peu fatiguée.

Je dois dire que moi aussi, après tant de nuits sans sommeil...


*   *   *   *   *
Nicole de Belgique!  (140-mer-20mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

139 - Et un jour de plus

Publié le par JaneDo


Je n’ai pratiquement pas fermé l’oeil encore, j’étais au bout du rouleau. Je me réjouissais de l’arrivée de ma copine mercredi , ça m’évitait de me laisser couler et aussi de courir vers Pascal. Toute façon, est-ce qu'il voulait encore de moi?

J’ai longuement hésité avant d’appeler Layne, j’aurai préféré que ce soit lui qui m’appelle en 1er. J’aurai aussi préféré le voir à midi. Parce qu'il n'y avait pas si longtemps, le mardi, c’était notre jour, à Pascal et moi. Mais Layne ne pouvait pas se libérer à midi.

J’allais dormir chez lui ce soir... une bonne chose. Ça m’évitera de tourner en rond.

Layne avait été plutôt froid au téléphone. Il n’avait pas été possible de discuter parce qu’il était au travail, et il se demandait si ce n’était pas la raison pour laquelle je l’avais appelé là-bas. Hum, il n'avait pas tord.

J’avais eu une journée plutôt chargée. J’avais des courses à faire et beaucoup de boulot. Demain, Nicole serait là et je ne pourrais pas bosser pendant plusieurs jours.

Comme je n’avais pas vraiment réussi à dormir, je me suis laissée aller à y mettre tout le côté sombre de mon humeur, ma tristesse et ma fatigue dans mes modèles. Finalement, ça n’était pas si mal que ça.

Dans la journée, j’en ai profité pour aller les soumettre au Directeur du Marketing qui m’avait commandé ce travail. Je trouvais que la mélancolie qui se dégageait de mes modèles collaient parfaitement avec les produits qu’ils étaient sensé représenter. Il a eu l’air ravi. J’avais eu raison. Après tout, autant profiter de mon état...

Layne était encore fâché... Ou en profitait-il, lui aussi, pour se débarrasser d’une copine devenue encombrante?

Layne a voulu savoir si les larmes qu’il avait vu dans mes yeux étaient à cause de Pascal. Je lui ai avoué que oui. Que je l’avais choisi, lui, au lieu de Pascal, que j’avais choisi de lui donner une autre chance. Quelque part dans ma tête, je revoyais sa voiture chez Alexia, et je pensais avoir commis une sacré erreur, mais j’ai gardé ça pour moi. En lui rappelant ça, il s’est vite radouci et m’a prise dans ses bras.

Je ne lui pardonnais pas d’avoir trahi ma confiance, mais pour le moment, j’avais besoin de lui pour me tourner en bourique et occuper chaque recoin de ma tête. Même si c’était un peu vache, il n’était pas mieux.

Faire l’effort de ne pas montrer ma souffrance était épuisant, mais cela m’a aussi aidée à me sentir un peu mieux. A force de faire semblant, on fini par y croire, non? Et c’était un jour de plus sans appeler Pascal.

Layne a un peu tiqué en sachant que je ne voulais pas le voir pendant la visite de ma copine, mais il a fini par l’accepter. Je suis sûre qu’il s’est calmé en pensant qu’il pourrait voir Alexia sans m’avoir dans ses pattes!!!


*   *   *   *   *
Un jour de plus!  (139-mar-19.mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

138 - Intolérables Douleurs

Publié le par JaneDo

 


Intolérables Douleurs - 138/2009 - Mardi, 19 mai 2009

J’étais flinguée... le moral dans les chaussettes, complètement anéantie, à plat, sans énergie. Peut-être que je devrais contacter Pascal et lui demander si c’était vrai, pour lui et Caroline. Je n’arrivais toujours pas à le croire malgré toutes les larmes que j’avais versé. En même temps, je n’avais pas le courage de poser la question à Pascal, j’avais trop peur de la réponse.

Les visions de Caroline avec Pascal me rendait carrément malade.

J’essayais de me convaincre qu’ils avaient pu passer le week-end en copains, que Pascal ne lui avait même pas tenu la main... plus me rendait malade. Je ne pouvais pas concevoir qu’il l’ait touchée.

Et je me languissais de lui...

Désespérément, je me forçais à ne pas l’appeler, si seulement je pouvais arriver à ne pas penser à lui, je serais bien. Il me manquait tellement que j’en avais mal à la peau, mal jusqu’à la pointe de mes cheveux. La douleur était mortelle. Il ne pouvait pas m’avoir menti pendant toutes ces semaines, ces mois?

Layne avait pété un câble et je ne pouvais pas dire que je ne comprenais pas pourquoi. Sa fureur était justifiée. Je n’avais même pas pu me retenir et attendre d’être chez moi, seule, avant de laisser libre court à mes larmes.

J’avais peur de ne jamais réussir à me remettre. Je ne savais plus quoi faire, ça ne m’était jamais arrivé avant, alors je n’avais aucune expérience. Les seules larmes que j'avais versé jusqu'alors étaient sous contrôle, faisaient partie du jeu de la séparation.. Je ne connaissais pas les affres de douleurs de l'amour! J'étais trop novice et je n'avais jamais pensé que ça pouvait faire aussi mal.

Une fois de plus, je me rendais compte que je n'aimais pas être amoureuse. Je ne me laisserais plus jamais avoir. Après Pascal, je ne tomberais plus jamais dans le panneau.

Est-ce que c’était bon de rester à l’écart? Si je gardais mes distances avec Pascal est-ce que c’était bien? Est-ce que ça ne laissait pas le champ libre à Caroline? Ils risquaient de devenir plus proche et je ne pourrais plus intervenir, ni le récupérer.

Arrrhhh, il fallait que ma tête puisse fonctionner à nouveau, que je puisse ordonner mes pensées, réfléchir, faire ma liste de pour et contre. Peut-être que c’était mieux de laisser les choses se faire, et le laisser se rendre compte qu’il tenait à moi? Aïe, mais, est-ce que j’en voudrais après? Après qu'il m'ait fait autant souffrir? Et est-ce que ce serait le résultat que j’espérais? Ça me ferait peut-être trop mal pour accepter de le reprendre même si je l’aimais... Non, en fait, tout dépendrait de ce qu’il fera... je crois!

Je ne pouvais pas abandonner sans me battre.

Pour être honnête, Akemi-sama avait raison, il fallait que je l’évite. Que j’évite toute la bande, que je me laisse noyer dans mes problèmes avec Layne, ce qui aurait pour résultat d’occuper ma tête et me faire penser à autre chose que Pascal.

Je ne pouvais pas me faire confiance pour ne pas courir vers Pascal, ni réussir à ne pas l’appeler. Je savais aussi que les moments les plus durs seront durant le week-end. J’avais les vapeurs rien que d’y penser. Et en y pensant, je me suis rappelée qu’ils travaillaient ensemble. Horreur et damnation. Il ne manquait plus que ça et les vannes ont de nouveau lâché... Caroline avait la chance de le voir tous les jours. Je détestais tout et tout le monde. Ce que ça faisait mal quand même. Je donnerais tout pour dormir une nuit dans ses bras.... Je débloque encore!!! Qu’est-ce que c’était une nuit? 24h? Après j’aurai encore plus mal... Aïe. Je veux une lobotomie!

J’ai décidé d’aller chez Layne pour éviter d’avoir envie d’aller plutôt du côté de chez Pascal hanter les environs de sa maison pour me sentir plus proche de lui.

Layne était fâché avec moi, alors j’ai préféré éviter de téléphoner. Une fois sur place, je subirais sans broncher ses reproches. Il finira bien par se calmer. Mais Layne n’était pas chez lui. Ou pouvait-il traîner à cet heure-ci? Quand même pas chez Alexia, si?

Ni une, ni deux, j’ai repris la route pour aller vérifier ma théorie. Ce serait quand même un peu fort, une petite dispute et... ouais... c’était pas vraiment une dispute... Je pleurais un autre homme... C’était un peu raide! Ne devrait-il pas plutôt essayer de me faire oublier l’autre en concentrant ses efforts au lieu de courir une autre chèvre?

Avant de passer chez Alexia, j’ai vérifié chez Miss Tennis. Il n’y était pas, mais il était bien chez Alexia. J’avais envie de le tondre!

Je ne pouvais pas rester seule ce soir sinon j’allais finir par faire une bêtise. J’ai appelé Thomas avant de me rappeler qu’il était à l’étranger. Arhhh, c’était pas de veine. Je me sentais un peu perdue. Que faire? Appeler Pascal? Est-ce qu’il viendrait? Non. Je ne pouvais pas supporter qu’il me sente ou me voit aussi faible... Thomas? Oui, il ne restait que Thomas.

Non... Je ne pouvais pas appeler Thomas...

Encore une nuit remplie de pleurs, de manque de sommeil, de maux de tête.

En roulant pour rentrer chez moi, je me rendais compte que je n'éprouvais pas grand chose de savoir Layne chez Alexia.  En tous cas, pas comme si ça avait été Pascal... Ciel, je ne voulais plus penser à lui, mais je n'avais pas le controle de ma tête. Il voguait ou bon lui semblait, tout seul. Je n'avais pas mon mot à dire. J'aimerai pouvoir presser sur OFF, juste un soir!!!

Ma copine de Belgique, Nicole,  allait arriver mercredi pour passer quelques jours en Suisse. Il fallait que d’ici là, que mon projet soit prêt, que je n’ai plus qu’à tout finaliser avant la présentation que j’avais en début de semaine prochaine.

Il fallait donc que je me repose parce qu’il fallait vraiment que je bosse et surtout que je fasse autre chose que de penser à Pascal non-stop. J’avais mal au coeur de manière constante et la douleur était absolument intolérable. J'étais en train de couler et je ne pouvais rien faire pour l'empêcher!

*   *   *   *   *

Intolérable Douleur!  (138-lun-18 mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

Publicité

137 - Ensemble... Ils sont ensemble!

Publié le par JaneDo



Au matin, après le départ de Layne, j’allais passé le reste du dimanche le plus horrible, à ne pas avoir le courage de me bouger, à pleurer, à n’avoir envi de voir qui que ce soit. J’étais flinguée, anéantie, malade.

Le soir, on avait rendez-vous chez Paul qui avait organisé la soirée chez ses parents.

Je ne savais pas encore que cette soirée allait être la pierre qui allait sellé mon coeur dans son cercueil.

Le rez inférieur de la villa de ses parents, c’était son domaine. Leurs appartements étaient séparés, même s’il prenait presque tous ses repas avec ses parents. Il y avait un grand jaccusi, une piscine devant ses appartements et son jardin privatif. C’est là qu’il avait organisé la soirée.

En tous cas, ses appartements n’ont pas été salopés par ses visiteurs. A la fin de la soirée, ses appartements n’avaient pas été salis. Apparemment, avec des gens bien élevés et d’un certain niveau, on avait des invités propres aussi!

Toute la soirée, je l’ai passé à avoir le coeur momifié par la présence de Pascal de plus en plus proche de Caroline. Il me semblait qu’il évitait Jess autant qu’il m’évitait. Il n’osait même pas me regarder dans les yeux. Il faut dire aussi que Layne ne me quittait pas d’une semelle.

J’avais fait  beaucoup d’effort pour paraître calme et naturelle pendant toute la soirée, mais à l’intérieur, je souffrais le martyre. Je regrettais d’avoir accepté de venir à cette soirée chez Paul. Je n’avais même pas pu approcher de Pascal, Layne veillait.

Toute la soirée, j’avais trouvé que Caroline et Pascal étaient drôlement proche. Quant Pascal était quelque part, Caroline n’était jamais loin. Sans compter leurs petits têtes à têtes à rire ou se parler à l’oreille. Ça m’a intrigué et quelque peu ennuyé. Les nombreuses fois ou elle s’agrippait à son bras me piquaient direct dans la poitrine, pourtant j’essayais de ne pas, mais j’avais de la peine à ne pas les regarder.

J’ai compris pourquoi plus tard... Ils étaient ensemble maintenant!

D’apprendre ça m’a fait très très mal. Pffff, mal; un mot de 3 petites lettres qui ne signifient pas grand chose comparé à l’ampleur des dégâts. J’avais l’impression d’avoir été clouée au pilori et qu’on m’avait ouvert la poitrine et qu’on me tirait dessus avec toutes les flèches de la planète terre. Pas une ne manquait pour me faire du mal.

Dire que je ne m’en étais pas rendu compte pendant la soirée...

Comment est-ce qu’il a pu se mettre avec elle? Pourquoi elle justement? Comment était-ce possible? Est-ce qu’il était tombé amoureux d’elle? J’avais toujours su que Caroline lui plaisait, mais je n’aurais jamais pensé qu’il sortirait avec elle. J’étais dégoûtée et vraiment en colère aussi contre lui. Je me sentais trahie. Et je ne peux l’avouer que dans mon journal; j’avais peur de l’avoir perdu. S’il était tombé amoureux d’elle, je l’avais perdu. Ça me rendait malade de le savoir avec elle.

Le pire était de l’entendre de la bouche de Layne. C’était impossible de garder un visage serein et de ne pas fondre en larmes.

En quittant la soirée, j’avais enfin pu baisser ma garde, et j’étais épuisée d’avoir fait semblant d’avoir le sourire et d’avoir l’air bien toute la soirée. En baissant ma garde, je n’ai pas pu empêcher ma tristesse de faire surface et Layne s’en est rendu compte. J’ai utilisé mes dernières forces pour faire bonne figure, alors en voyant ma tête, il m’a demandé si je faisais cette tête d’avoir appris pour Pascal et Caroline.

Wahhh, c’était pire que si j’avais reçu l’immeuble de L’Empire State Building sur la tête. Heureusement, j’étais assise. Quoique, la voiture me semblait étouffante du coup. C’était horrible d’apprendre ça, et je ne voulais pas le croire. Je n’ai pas pu cacher mes larmes. Ça a fichu Layne en rogne. Je n’avais pas de forces pour une prise de tête en bonne et due forme, pas de répondant, incapable même d’avoir une réaction autre que le mutisme.

Layne s’est énervé. Sur ce, il m’a déposé chez moi et il est rentré.

Il n’avait pas envi de servir de tampon pour Pascal... Je comprenais... Et tant mieux! J’ai passé le reste de la nuit à pleurer toutes les larmes de mon corps. C’était seulement après avoir épuisé toutes mes forces que j’ai enfin sombré dans un sommeil comateux de quelques heures.

Mais au réveil, la douleur était toujours aussi aiguë!

Pascal avait probablement juste utilisé l’excuse que je sois avec Layne pour se débarrasser de moi et sortir avec Caroline. Il ne m’avait probablement jamais vraiment aimée. Je le détestais, j’étais enragée, complètement à l’ouest. D’imaginer Pascal avec Caroline me déchirait le coeur, je trouvais ça impardonnable. Je n’arrivais pas à refaire surface, ni à arrêter les larmes.

J’imaginais comme Caroline devait être heureuse de passer le dimanche avec Pascal, lui si câlin et tendre. Je l’enviais à mort. Je n’arrivais pas à supporter de les imaginer ensemble.

Au lieu d’être dans la poitrine, mon coeur flottait au fond de mon estomac vide. J’étais super mal. Je devais faire quelque chose, je ne pouvais pas abandonner sans me battre. Mais est-ce que ça servait encore à quelque chose?



*   *   *   *   *
Ensemble... Ils sont ensemble!  137-dim-17 mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

136 - Pascal voulait parler!

Publié le par JaneDo


Bien sûr, j’avais mal dormi. Je me suis réveillée aussi fatiguée que si j’avais couru un marathon. J’étais furieuse, triste, déçue, et encore des tas d’autres qualificatifs. En résumé; super down!

J’avais essayé de travailler un peu, mais je n’avais pas la tête à ça. Donc se rajoute à mon manque de sommeil, le stress de savoir que je devais absolument avancer pour ma prochaine présentation, ça me bloquait!!!

Le soir, on avait rendez-vous avec toute la bande. Je n’avais pas chercher d’excuses parce que l’envie d’apercevoir Pascal était trop forte.

Je devais rejoindre Layne, un peu plus tard, après avoir pris un verre avec des copines. L’air de rien, je repoussais le moment de rejoindre Layne chez Thomas. J’imaginais que Pascal serait là, et cela me donnait un trac terrible. Je tremblais à l’idée de le revoir.

Pascal était déjà là-bas quant je suis arrivée un peu après minuit. En fait, il était sur le point de partir. J’étais tellement tendue, stressée et tellement occupée à avoir l’air détendue et calme, que je n’avais pas remarqué que Caroline le suivait de près. En fait, ils partaient ensemble. Si je l’avais remarqué, je suis sûre que le rythme des battements de mon organe cardiaque m’auraient fait perdre le nord. Layne n’était visible nul part!!!

J’ai fait mine de ne pas avoir vu Pascal. Quant j’y repense... quelle cloche! Je me suis dirigée directement vers mes potes en saluant Thomas et les autres au passage.

Pascal est revenu sur ses pas. J’ai compris qu’il était sur le point de partir à cause des réflexions de Paul.

  • Tiens! Tu pars plus? Tu n’avais pas décidé de rentrer toi?

Comme il n’était pas avec la bande quant j’avais salué tout le monde. J’ai fait semblant de n’avoir pas remarqué sa présence et que je n’avais pas reconnu sa voix. Je l’ai ignoré en lui tournant délibérément le dos.

Je savais que ma volonté risquait de flancher, et que je n’étais pas vraiment prête. C’était vraiment la poisse que nos groupes ne forment plus qu’un, parce qu’il n’y avait pas moyen d’éviter Pascal.

  • Jane? On peut se voir 2mn? Est-ce qu’on peut parler?

Mon sang n’a fait qu’un tour. Pascal voulait parler! Il exagérait. Il avait eu tout le temps du monde pour me contacter pour parler, mais non, il avait attendu de me croiser au hasard et décidait soudainement, au milieu de toute cette foule, qu’il avait envi qu’on parle? Ben non , trop tard, je ne voulais pas.

  • Peut-être tout à l’heure...
  • J’aimerai mieux maintenant. Il faut que je te parle.
  • Dans un petit moment, d’accord!

Pascal m’avait pris le bras et essayait de me tirer à l’écart ou m’entraîner dehors. J’ai retiré mon bras. J’ai senti que si je ne filais pas, il allait continuer à insister et j’étais à court d’excuses. Alors je leur ai demandé de m’excuser et j’ai pris la tangente direction les toilettes. Je voulais m’y enfermer le temps de laisser les battements de mon coeur ralentir.

Une autre main m’a happé au passage. Thomas m’avait vu partir comme une flèche et il m’avait rattrapée. Il m’a appris que Layne venait d’arriver et à compris en regardant mes yeux que je n’étais pas en état de voir ou parler à qui que ce soit. Thomas m’a prise dans ses bras dans un geste de consolation, puis on s’est assis dans un coin à l’abri des regards. Il a meublé la conversation en me racontant des trucs qui étaient sensé me ramener le sourire et me distraire. Je le regardais me parler sans rien entendre, plutôt surprise qu’il soit si gentil. Petit à petit, je me suis calmée et j’ai souri.

Pascal a fait une sorte de grimace, il a reculé d’un pas en secouant la tête quant il m’a vue revenir me coller à Layne. Layne m’avait entouré de son bras, Pascal ne pourrait plus m’approcher sans entrer en confrontation avec Layne. J’étais tranquille pour un petit moment. Mais, Pascal a tourné les talons, il est parti.

J’aurai dû être contente, c’était ce que je voulais... Mais ça m’a rendu triste!

On est rentré peu après. Layne a compris que je n’avais pas envie d’aller en boîte. Je regrettais d’avoir été aussi dure avec Pascal, de l’avoir fui et de ne pas lui avoir laisser l’occasion de parler. Trop tard.

Je n’avais pas envie que Layne me touche, mais j’étais trop épuisée pour m’opposer à lui, alors j’ai serré les dents en fermant les yeux et j’ai laissé passer...

Je n’avais qu’une idée en tête; voir Pascal, lui parler. Qu’est-ce que j’avais été bête. Pourquoi n’avoir pas profité de se parler? Stupide, stupide idiote. Je cherchais désespérément le moyen de me débarrasser de Layne pour aller retrouver Pascal. Mais ce n’était pas pour ce soir. Je n’ai pas réussi à lui faire gentiment comprendre que j’aurai préféré qu’il rentre chez lui. Il se serait douté de quelque chose. Épuisé, on a fini par s’endormir.

Je ne sais pas si Layne a senti combien j’étais triste ou mal, mais il m’a serrée dans ses bras toute la nuit. Sa présence m’a rassurée et m’a fait finalement, beaucoup de bien.

*   *   *   *   *
Pascal voulait parler!  (136-sam-16 mai.09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité