107 - Trop dur, Pascal ne voulait pas me voir!
Layne m'a raccompagnée avant de partir au boulot, parce que j'avais vraiment envie d'être chez moi. J'espérais que Patricia ne soit pas dans les parages ces jours-ci, un peu de solitude me ferait du bien.
Il fallait vraiment que je parle à pascal encore.
C'était vendredi soir et je savais où le trouver, enfin, je crois; chez lui, ou au Tiger. Le pire scénario serait chez Jess. Oh non, il ne peut pas me faire un coup pareil, non? Je n'arrivais pas a croire qu'il ne m'ait même pas rappelée. C'était vraiment insupportable.
Flûte, il fallait que je règle les choses avec Layne et je n’avais pas le coeur à le faire. Sans hésitation, Layne avait accepté de sortir avec moi quant je le lui avais demandé. Sans hésitation, il avait à plus d'une reprise, pris ma défense. Plus d'une fois, il m'avait sorti des griffes de Jess. Il avait été là lui pour la St-Valentin, et je crois que je savais qu'il pourrait l'être beaucoup plus si j'en avais envie. Pascal est quand même marié, et il espérait que je sois célibataire et que je fasse le pieds de grue à l'attendre? Il exagérait quand même!
J'ai passe la journée a éviter tous appels, toutes sorties, sauf pour les pipi de mon bébé, c'était le début d’une petite séance d'hibernation. En début de soirée, dès qu'il avait fait nuit, je suis partie chez Pascal. Il n'y était pas. J'ai attendu un peu, après tout, il pouvait être au travail. 1h après, je tenais plus, alors j'ai essayé de l'appeler... et il a enfin répondu.
Il était chez Jess...
Il n'avait pas reçu mes messages. Je trouvais ça bizarre. Par contre, il n'avait pas lu mon email. Il n'en avait pas eu le courage, et m'a demande d'essayer de ne pas l'appeler, ni de passer chez lui. C'était préférable qu'on se laisse un peu d'espace. Ouais, de l'espace veut dire "dégage"!!
Je voulais le voir, il préférait que non, mais il fallait vraiment que je lui parle, mais ce soir ça n’allait pas être possible. Jess avait invité les parents à dîner (un vendredi, bien sûr) et Pascal ne sortait pas après.
- Qu'est-ce qu'on peut se dire, qu'on ne s'est pas déjà dit Jane? Hein?
- Passe chez moi, je dois te parler, et si tu veux partir...
- Jane, Jane? Écoute... hahh... (gros soupir), c'est pas aussi facile. Écoute, c'est difficile de te voir, ne crois pas que c'est... que ça ne me fait rien. Ça ne veut pas dire que si je te croise, je t’éviterais, certainement pas. D’ailleurs, c'est pour ça que je préfère ne pas sortir ce soir. C'est trop frais et ça fait encore trop mal, mais je respecte ton choix.
- Pascal, tu aurais dû lire mon mail... Il faut que je te vois, même si ce n’est que 5mn.
Il a soupiré. Rien à faire, il ne voulait pas me voir. Finalement, ça m’a un peu piquée au vif, je ne voulais pas le supplier non plus, et du coup, je ne tenais pas à le voir ce soir puisque c’était comme ça.
J’ai arrêté d’insister. Je lui ai demandé de trouver un moment demain soir, ou même dans la journée parce que j’avais quelque chose à lui montrer et j’avais besoin d’en parler aussi. Il a dit qu’il s’arrangerait et on a raccroché.
J’étais triste.
Dire que ça donne ça après avoir été si proche, dire que je pensais le connaître, dire que je pensais qu’il tenait à moi un peu plus que ça... Ça faisait vraiment trop mal. Je n’avais pas l’intention de l’appeler le lendemain. S’il ne m’appelait pas, tant pis. La semaine prochaine, je partais une semaine à Cambridge et je verrais à mon retour...
Après tout, qui sait, je verrais les choses sous un autre jour!!!
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Trop dur, Pascal ne voulait pas me voir! (107-ven-17.avr.09)




















