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149 - Chalet... Pas un mot!

Publié le par JaneDo

 


Layne est passé me chercher peu avant midi et on a pris la route.

Thomas avait proposé de passer le long week-end au chalet, en prenant congé pour ceux qui pouvait. Thomas m’avait assuré que Pascal ne montait pas. Ça me rendait triste, mais j’éprouvais aussi du soulagement, ou quelque chose entre les 2, je ne saurais le dire. C’était d’ailleurs la raison qui m’avait fait courir chez Pascal le jeudi soir. En y pensant, ça me rendait encore plus triste, parce que c’était fini de chez fini et je n’étais pas sure de réussir à surmonter mon chagrin. C'était une bonne idée le week-end au chalet, et j'aimais beaucoup .

La plupart d’entre nous avions pris le vendredi après-midi et on s’est retrouvé au chalet en début d’après-midi. J’ai été drôlement contente de voir Caroline se pointer, au moins elle ne passait pas ce long week-end dans les bras de Pascal. J’étais quand même étonnée qu’elle ne soit pas restée en ville pour être avec lui. Petit joie en me disant que la communication ne devait pas fonctionner des masses entre eux.

Alexia était là aussi, peut-être que Caroline était montée par solidarité pour son amie? Tant mieux.

Jess et Ethan étaient les 1er sur place et avaient fait la plupart des courses. J’avais apporté aussi quelques courses pour préparer un plat à moi et sur la liste de Thomas, j’avais choisi . Les choses étaient toujours bien organisés. Sur la liste des plats, courses etc, je m’étais portée volontaire pour le dessert de la mousse au chocolat. On avait tous pris de quoi alimenter les grillades. J’avais épicé des côtelettes et prévu de quoi préparer de la salade de pommes de terre. J’avais aussi pris de quoi faire une grosse salade aux maïs, j’adore ça.

Layne et 2 de ses copains, ainsi qu’Alexia, Caroline et Jess ont été se baigner à la piscine. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Je me suis sentie de trop alors j’ai rejoins Thomas dans la cuisine pour préparer ce que je pouvais et ranger les courses.

J’ai passé le reste de l’après-midi avec Thomas qui s’inquiétait de savoir comment je me portais. Il avait appris l’incident d’hier soir.

Après avoir rangé les affaires dans la cuisine, on s’est rabattu dans le petit salon qui donnait sur la bibliothèque. Thomas ne comprenait pas pourquoi j’avais voulu m’infliger ça et comprenait que je n’avais pas vraiment envie d’en parler. Il m’a appris que Pascal avait finalement décidé de nous rejoindre au chalet en fin de journée. On a fini par s’endormir sur le canapé et on a été réveillé par Layne, qui a taquiné Thomas en lui demandant “s’il n‘essayait pas de faire une passe à sa copine par hasard?”. Une passe?  Bah, je ne connaissais pas l’expression, mais je pense qu’il voulait dire, draguer ou un truc du genre.

Pascal est arrivé en début de soirée.

Après notre petit tête à tête de la soirée précédente, j’étais plutôt tendueà l'idée de le voir. Pascal agissait comme d’habitude, comme s’il ne s’était rien passé. L’atmosphère était un peu chargée par les petits regards en coin de ceux qui étaient au courant. Je n’avais pas l’impression que Caroline le savait et tant mieux. De toute façon, elle n’allait pas tardé à le savoir,
peut-être par Jess (grrr) ou par Pascal.

J’étais bien décidée à suivre les conseils d’Akemi-sama, de rester près de Layne, donc de l’ignorer et d’agir avec lui comme avec les autres potes, comme Ethan, Michael ou les autres. Aussi, de contrôler les battements de mon coeur, mais surtout d’éviter de le regarder ou si possible, même, de lui parler tout court. Ce n'était pas si difficile, apparemment, Pascal aussi m'évitait. A part quelques regards discret de temps à autres, teinté d'ammertume, on ne s'est litéralement pas adressé la parole.

Après avoir mangé au chalet, comme une meute de loups, on a envahi le village en fin de journée et investi le bar où on avait l’habitude de se réunir, et on a fait la fête. C’était sympa et après quelques verres de vodka, je réussissais assez bien à éviter tout contact avec Pascal. Je restais scotchée à Layne, pour le plus grand désarroi d’Alexia, qui lui lançait des regards pleins de sous-entendus de chatte enflammée. Elle était à bout de bras et faisait tout pour s’accaparer l’attention de Layne. Même s’il discutait avec elle, et la laissait le toucher à tout bout de champ, Layne restait collé à moi aussi, m’entourant de ses bras d’une manière assez protecteur, me donnant des tonnes de bisous. C’était rassurant, j'adore. Pour une fois, à part quelques rares escapades groupées aux toilettes, je suis restée près de mon homme toute la soirée.

  • Ça faisait longtemps qu’on avait pas passé une soirée aussi chouette où, pour une fois, tu es restée vers moi. J’aime bien quant tu reste collé à moi comme ça.
  • Tu étais adorable, c’était facile.

Une fois pendant la soirée, mon regard a accroché celui de Pascal, mais j’ai aussitôt détourné les yeux, me forçant à ne pas chercher à savoir s’il nous observait ou si c’était le hasard. Je ne voulais pas penser à lui, et préférais faire comme s'il n'était pas là.

De retour au chalet, j’ai voulu m’isoler dans la bibliothèque, sous prétexte de lire un peu. En fait, j'avais juste envie d'être seule. Thomas m’a tenu compagnie un petit moment et s’est éclipsé avant que je lui fasse comprendre que je voulais rester seule. Malin, il commençait à me connaître plutôt bien. Pour éviter d’être dérangée dans ma quête de solitude, j’ai flâné ça et là. Je ne pensais pas nécessaire de dire à Layne que j’avais surpris sa conversation avec Alexia.

  • Elle était toujours flanquée à côté de toi, on a même pas pu passer un moment ensemble. En plus, t’as passé ton temps à la tripoter. Tu essayais de me rendre jalouse ou quoi.-Hein? De quoi tu parles?
  • Pourquoi tu l’as emmenée? Je suis sûre qu’elle n’avait pas envie de venir. Pourquoi tu ne mets pas les choses au clair avec elle?
  • Alexia, tu me les brise. A quoi tu t'attendais? C’est ma copine. Tu savais dès le début que j’étais avec quelqu’un, non? Je ne t’ai jamais rien promis et certainement pas que j’allais quitter ma copine. Il en ait pas question.
  • Mais alors? Nous 2 c’est quoi?
  • Si ça te convient pas, on arrête tout de suite. C’est ce que tu veux?

Là, elle ne savait plus quoi dire.

  • C’est ce que tu veux? Non? Alors arrête ça, ça me casse vraiment les pieds.
  • T’es vraiment un salaud.
  • Oui, je le sais.

Puis il l’a prise dans ses bras. Ouais Layne, t'es vraiment un salaud. Mais n’était-ce pas ce qui faisait son charme? Discrètement, je me suis retirée dans notre chambre pour lire en l’attendant. Il n’a pas tardé à venir me rejoindre.

Je dois dire que je lui tire mon chapeau, parce qu’il passait des bras de l’une à l’autre, avec l’aisance d’un poisson dans l’eau. Toujours aussi amoureux, tendre et pressant, comme si j’avais été la seule femme de sa vie. Sacré Layne!

*   *   *   *   *
Chalet... Pas un mot!  (149-ven-29.mai.09)

Publié dans jane's diary

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148 - C'était dit; Pascal est avec Caroline!

Publié le par JaneDo

 


 

Le matin, je suis allée prendre le café chez ma sœur et des papiers dont j’avais besoin pour Mirko. Dans la journée, j’ai beaucoup travaillé.

Jeudi soir, je suis sortie avec l’espoir de voir Pascal. Je ne tenais plus. J’espérais qu’on trouverait le moyen de se parler un peu. Bien sûr, j’étais complètement angoissée. Évidemment, des tonnes d’idées farfelues me parasitais le cerveau; il ne voudrait peut-être pas me parler, c’était trop tard, il était amoureux de Caroline maintenant, il chercherait des tonnes d’excuses pour m’éviter... Bref, je balisais à fond!

Tout valait mieux que de penser à voir Pascal dans la soirée, pour essayer de lui parler, parce que ça, ça me faisait transpirer.

Comment Pascal faisait-il pour tenir? Probablement que ses sentiments n’étaient pas aussi fort que les miens? Berk, je déteste l’idée dêtre la seule à aimer; un sens unique quoi. A cran, je me suis préparée, prête à jeter l’éponge et faire marche arrière à chaque seconde et rester chez moi.

Malheureusement pour moi, après avoir trouvé la force de me propulser dehors, Pascal n’était visible nulle part. Il n’était pas sorti. Poisse.

J’ai donc rejoins mes potes et me suis donnée la peine de paraître détendue et bien. Mais, j’ai passé la soirée à surveiller la porte. Mes potes étaient déjà au courant pour Pascal et Caroline aussi. Fred m’a demandé si ça allait. Résolue à ne rien montrer, j’ai proposé une assez bonne image d’une personne qui va bien, pourtant j’étais au bord des larmes, le trac me barrait la tête, et je tremblais. Mais bon, rien qu’1 ou 2 verres de vodka on the rocks ne pouvaient arranger.


Thomas et sa bande était là, affublé de Caroline, mais pas de Pascal. J’espérais voir Pascal se pointer, mais rien. Même Jess était de sortie. Décidément, Pascal m’évitait à tout prix!

Caroline a passé le plus clair de son temps à me regarder de hauts avec un petit air supérieur et satisfait que je me promettais de lui faire avaler un de ces quatre. Pétasse. Mais, il n’y avait pas photo, elle rayonnait. Elle avait l’air heureuse et épanouie, ce qui m’a fichu un tourbillon désagréable dans le bas ventre.

Que pouvait bien faire Pascal ce soir? Pourquoi n’était-il pas là? Est-ce qu’il pensait à moi? Pffff, probablement pas.


Jess est venue bavardé vers moi. Elle m’a taquinée pour avoir annulé le rendez-vous avec elle d’hier soir. Elle devinait que j’avais voulu l’éviter après le coup de la cassette vidéo (ben dis?!!), mais elle m’assurait qu’elle n’avait pas pensé à mal. Elle ne savait pas ce que Pascal me racontait, mais elle voulait juste que je sache qu’il tenait à elle aussi. Jess disait regretter si elle m’avait fait de la peine et causé notre rupture. (Ben voyons!)

Je l’ai immédiatement détrompée, Pascal et moi n’avions pas rompu à cause de la vidéo. En fait, Pascal avait déjà rompu avant ça. Jess m’a dit qu’elle était désolée. Je ne suis pas sûre qu’elle l’était.

Jess tenait toujours beaucoup à Pascal et m’a avoué avoir tout fait pour le rapprocher de Caroline. Je me suis mordue la langue pour ne rien dire malgré les petits picotements de rage. Je me demandais comment elle pouvait avoir le culot de me lancer ça à la figure. Mais bon, faut pas chercher, à quoi ça me servait de commencer à la décrypter. Elle avait fait ça pour montrer à Pascal qu’elle l’aimait et ferait n’importe quoi pour le récupérer. Je lui ai demandé si elle ne sortait pas avec Ethan, et elle m’a avoué que oui, mais seulement parce que Pascal était pris ailleurs. Elle n’avait pas l’âme d’un martyre (moi non plus) et avait pensé aussi que ça le rendrait jaloux, mais au lieu de ça, il avait paru soulagé.

Glups, peut-être que Pascal avait finalement été soulagé que je sois avec Layne pour lui laisser le champ libre. Brrrrrr, stop-stop-stop, ça ne me réussissait pas des masses de réfléchir ces temps moi.


La fille qui fait du basket dans l’équipe féminine du même club que Pascal et Thomas, que j’avais vue à plusieurs reprises avec les garçons, est venue se joindre à nous. Elle m’avait l’air sympa. A un moment de la discussion, elle a voulu si ça nous intéressait de rejoindre son équipe. Si j’aimais jouer, c’était pour le fun, mais je n’étais pas géniale. De plus, la rigueur des entraînements ne me convenait pas du tout. Je n’aime pas les obligations. Jess de son côté voulait y réfléchir et voir ça avec Pascal. Ciel, chaque fois que j’entendais prononcer son nom, je flippais.

Je me suis demandée si je n’aurais pas dû accepter, question d’être, d’une certaine manière, près de Pascal. Caroline avait bien trouvé du boulot chez PM pour approcher Pascal, et ça ne semblait pas avoir été une si mauvaise idée. Ça lui avait plutôt bien réussi... grrrr. Mais non, je n’arriverais jamais à suivre les entraînements sérieusement.

Finalement, comme Jess et Caroline étaient présente, Pascal, lui, devait être seul et que j’avais une chance de pouvoir le voir. Là-dessus, j’ai prétendu avoir trop bu et ne pas me sentir bien, et je me suis éclipsée discrètement.

Mon pouls en folie, j’ai foncé chez Jess, anciennement chez Pascal. J’ai dû attendre un peu que les battements de mon coeur ralentissent avant d’oser sonner chez lui.

  • Jane??? Tu n’aurais pas dû venir ici.
  • J’avais des tas de choses à te dire et à te demander. Et maintenant que je suis là, je ne me rappelle plus de rien.
  • Tu n’aurais pas dû venir Jane. Ne me fais pas ça. A moins que... Tu es toujours avec Layne?

Glups, ça commençait plutôt MAL. C’était dur de le regarder, d’être si prêt de lui sans pouvoir ou oser le toucher et j’avais envie de le toucher.

  • Tu devrais rentrer.
  • Tu... tu voulais me parler l’autre jour?

Pascal a fait la grimace et ne disait rien. C’était désespérant. Après un moment, qui m’a paru une éternité, il a bredouillé quelque chose, des bouts de phrases ou de mots. Apparemment, il avait de la peine à trouver ses mots.

  • C’est que... en... je voulais... je ne sais pas...
  • Est-ce que tu peux juste me serrer dans tes bras?

Je l’avais surpris encore. Il me regardait les yeux écarquillés.

  • Je ne peux pas faire ça... je... je suis désolé. Tu devrais rentrer. Ça ne sert à rien tout ça. Je t’en prie rentre chez toi. Ne rend pas les choses encore plus difficile pour tous les 2.

Aoutch! Ça m’a fait reculer devant la froideur avec lequel Pascal a dit ça. Il voulait vraiment que je dégage. Je n’avais pas envie de partir, pas avant de savoir ce qu’il en était.

  • J’avais envie de te voir. Pas toi?
  • Ça ne nous avancera à rien.
  • C’est vrai. C’est tellement facile pour toi de me zapper.
  • Tu crois ça? Si tu savais... Ce n’est pas aussi facile que tu le crois.

Là-dessus, pour ma plus grande déception, Jess est arrivée. Arf, elle n’aurait pas pu disparaître? Et qu’est-ce qui lui a prit de rentrer si tôt d’abord?

  • J’avais bien pensé que je te trouverais ici. Tu te sens mieux?

Grrrr, elle n’avait sans doute pas été dupe de mon petit cinoche. Zut man! Pascal m’a jeté un petit coup d’oeil interrogatoire, hum! J’avais les oreilles écarlates. Heureusement, avec la nuit, il ne pouvait peut-être pas le remarquer. Quoique, avec la lumière qui venait de chez lui.!

  • Pascal, tu aurais pu inviter Jane à entrer quand même! Tu ne va quand même pas la laisser dehors. Jane?

Elle me faisait signe d’entrer et je secouais la tête, mal à l’aise. Ciel, je n’avais pas prévu l’arrivée de Jess.

  • Jess, laisse nous tu veux, on a à parler.
  • Qu’est-ce qu’il y a de plus à dire à part que tu fricote avec Caroline?

Aoutch, ça y était, c’était dit. C’était un coup de massue sur la tête. Pascal m’a jeté un regard embarrassé et désolé, mais à quoi ça servait d’être désolé? Avant de m’écrouler, je préférais partir.

Après avoir marmonné des excuses pour le dérangement, j’ai tourné les talons et j’ai filé comme si j’avais le feu aux fesses. Je tremblais de partout, les jambes en coton et j’étais à 2 doigts de dégueuler sur place. Trop mal.

  • Shit. Jane attend...

Pascal m’a rattrapé vers ma voiture. Ça commençait à devenir une habitude.

  • Jane, je suis désolé, j’aurais voulu te le dire avant que tu ne l’apprenne par quelqu’un d’autre. Je suis désolé.

Désolé hein? Idiot. Si seulement il ne s'était pas excuser. S’il l’avait nié, j’aurai pu savoir qu’il n’y avait rien de sérieux, mais non, il s’est excusé. Il n’y avait pas grand chose à rajouter. Je ne pouvais rien répondre, j’avais la gorge serré et les larmes coulaient déjà. C’était lamentable, je ne voulais pas qu’il me regarde. Je n’arrivais même pas à enfiler les clefs dans la serrure, je n’y voyais rien. Pascal m’a pris les clefs des mains pour déverrouiller ma voiture tout en essayant de me retourner vers lui. Il voulait voir à quel point ça me faisait mal ou quoi? Quant il a finalement réussi à me tourner vers lui et vu mon visage, surpris, Pascal m’a immédiatement lâchée. Je me suis enfilée illico dans ma voiture et j’ai démarré. Je n’y voyais que dalle, mais juste assez pour partir dignement.

J’ai roulé au hasard, pendant un long moment, la tête vide, anesthésiée. Puis quant je n’ai plus réussi à contenir mes larmes, je me suis arrêtée au bord de la route sur un arrêt de bus, et j’ai pleuré.

En arrivant chez moi, j’avais les yeux bouffis et rouge. J’ai vu la voiture à Pascal et j’ai failli faire demi tour. Mais qu’est-ce qu’il foutait là? Il voulait me rouler dedans ou quoi? C’était vraiment pas le moment.

  • Va-t’en.

Je suis rentrée sans me retourner me barricader chez moi. Dans ma tête je lui hurlais; “Va-t'en, dégage, va retrouver ta Caroline.”

Pour être sûr que personne d’autre ne me verrait dans cet état, j’ai envoyé un message à Layne; “Je vais me coucher. STP, ne passe pas ce soir ok. Bisous petit coeur”.

Pascal était parti. Triste. J’aurai préféré qu’il reste, même si je ne voulais pas lui parler. Vraiment, je ne me comprenais pas. S’il tenait à moi, il serait resté? Impossible de dormir, impossible de faire passer la peine, j’ai ruminé toute la nuit. C’était vraiment trop dur.

*   *   *   *   *
C'était dit; Pascal est avec Caroline!  (148-jeu-28.mai.09)

Publié dans jane's diary

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148..2 - Réponse à Akemi-Sama & Schelby

Publié le par JaneDo

Coucou Jane :))))
Ah... les pensées à Pascal, hum... je comprends, je connais ça, lol.
J'ai comme l'impression que Layne serait près à devenir (un peu) plus sérieux si tu le voulais. Il suffit que tu lui proposes des soirées pour qu'il accepte. Apparement il n'a pas menti ; il est probable qu'il te considère vraiment comme sa copine, celle qu'il aime, à sa façon, et le reste ne serait que passe temps (Alexia).
Pourquoi ne pas essayer ? Il t'a agréablement surprise à de nombreuses reprises non ? Même si tu as aussi eu des mauvaises surprises -______-
Enfin, tu devrais peut être y réfléchir =)
je crois que ça pourrait te faire du bien.

Posté par Akemi-sama | Mardi 02 Juin 2009 à 03:05

 

Commentaire :

Ha la la... si seulement j'arrivais à déconnecter ma pauvre tête!!! Pour Layne? Tu penses vraiment? Je suis plutôt perdue ces temps et je n'arrive pas à me faire confiance, ni à ma faculté de réflexions.  Je sais que je devrais me concentrer sur Layne et essayer d'arrêter de me triturer le cerveau avec Pascal, et comment le récupérer, et comment réussir à l'atteindre, comment... enfin tu vois le truc!

Pour les mauvaises surprises, ça va encore... C'était juste pour vérifier si je passais en 1er, si tous les à côtés étaient bien des amusements, passe-temps ou Dieu sait comment on peut les qualifier.  Mais c'est, je crois, surtout pour comprendre si tout à coup, il me plantait pour un truc avec des copains quant il a en fait rendez-vous avec une fille, alors ça voudrait dire, que c'est plus sérieux que je ne le pense... donc, méfiance!

C'est vrai qu'il m'a souvent surprise en bien... mais c'est Pascal que j'aime... Arf... je crois que j'aime aussi Layne!!! Ciel, je débloque non? T'as raison, faut que je me tourne vers Layne, ça me ferait sûrement du bien. C'est dur d'essayer d'éviter le groupe... Je sais que je le devrais, que ça ne me ferait que du mal, mais on dirait que... c'est plus fort que moi...

Comme tu as dû voir, complètement mazo, j'ai été me faire rabrouer par Pascal... Ca fait vraiment pas du bien. Et ça continue à faire mal quoi que je fasse. C'est un véritable enfer. Je suis nerveusement fatiguée, et j'ai de la peine à donner le tour... Même sourire, c'est dur!

Merci Akemi-sama pour tes conseils. Je t'assure que j'essaie de les suivre, mais c'est hyper dur! En tous cas, le mois de mai, pas terrible pour moi! BERK.


Posté par
JaneDo
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Hi hi!
Sacrée toi!
Petit coucou bisous

Posté par Schelby | Dimanche 31 Mai 2009 à 18:28

 

Commentaire :  

Comme tu vois.... Je ne m'améliore pas!!!! C'est plutôt le contraire!


Ouais, vraiment, je DETESTE être amoureuse. C'est douloureux, ça flingue le moral et ça fait plus de mal que de bien! J'attends que ça passe avec impatience!!! Bisous Schelby


Posté par
JaneDo

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147 - Rien à se dire!

Publié le par JaneDo


Oh la la... j’aurai dû m’en douter, suis trop nulle!

Jess avait voulu qu’on prenne un verre ensemble ce soir, mais j’avais annulé pour passer la soirée avec Thomas. Cela faisait un petit moment que je ne l’avais pas vu en tête à tête, il y avait toujours pleins de monde autour. Il me faisait penser à un garde du corps discret, se pointant toujours au bon moment pour me sortir de situations épiques. Je l’adorais et j’aimais passer du temps avec lui.

J’avais promis de le voir, ça me stressait, puis j’étais fatiguée, je n’avais pas envie de bouger. J’avais encore les yeux dans les pompes et un manque total d’énergie.

Le soir, après avoir avalé plusieurs cafés, je n’avais toujours pas envie de quitter mon sanctuaire, mais je me suis préparée quand même, sans envie. Je n’avais pas faim. Manger me couperait les pattes et je me sentirais somnolente. En fait, c’était plutôt la déprime!!!

Thomas devinait sûrement pourquoi j’étais dans cet état, alors inutile de revenir là-dessus, inutile non plus de faire semblant. Ca c’était reposant, je pouvais tomber le masque. Je savais que Pascal ne passerait pas chez Thomas s’il savait que j’étais là... Et oui, je n’existait plus pour lui.

Je n’aurais pas dû aller chez Thomas, j’aurai dû lui proposer plutôt chez moi. Je suis zéro.

Tout se passait bien, et j’avais réussi finalement à ranger mon masque de tristesse dans un coin quant Pascal a déboulé chez Thomas. Ma vue l’a surpris, on est resté bête un petit moment. C’est Thomas qui a brisé la glace. Pascal s’est ressaisi et il est venu me faire la bise. Ça m’a fichu en l’air le moral. Je me suis excusée pour les laisser et j’ai filé sans demander mon reste. Je les ai bien entendu dire quelque chose comme; "Reste et non, c’est moi qui ne veut pas déranger", mais je ne pouvais pas rester.

Pascal m’a rattrapée vers ma voiture.

  • Jane, attend...

Se parler était devenu difficile, ni l’un, ni l’autre ne trouvions de phrases pour lancer la discussion. Thomas se tenait sur sa terrasse et nous observait. Ouais, il allait me falloir retourner vers lui, sinon, j’aurai l’air d’être venue que pour voir Pascal. Pas terrible.

Pascal cherchait ses mots pour essayer de me dire qu’il voyait quelqu’un d’autre. Ciel, ce que c’était dur d’être en face de lui et d’avoir l’impression d’être étrangère dans son monde. Et franchement, je n’avais pas envie qu’il me dise qu’il voyait Caroline.

  • C’est bon de te voir.

 Ça c’était gentil et ça me faisait plaisir mais, je me demandais si c’était le miel avant le vinaigre.

  • Faudrait qu’on se parle mais je sens les yeux de Thomas me transpercer le dos. Je me demande si c’est le bon moment ou le bon endroit pour ça?
  • Bah, tu connais mon numéro, si tu voulais me parler, je pense que tu aurais téléphoné.
  • Si tu crois que c’est aussi simple.

Qu’est-ce qui m’arrive, pourquoi j’suis aussi agressive. Ferme la ma fille, ne parle pas trop. Qu’est-ce qu’il espérait, que je lui donne rendez-vous plus tard?

  • C’est aussi simple. Mais tu as raison, Thomas nous observe, il faut que j’y retourne.

Comme on restait bêtement sans savoir quoi dire, j’ai tourné les talons pour partir.

  • Attends...

Je me suis retournée vers lui, soulagée qu’il me rappelle, mais... il ne savait pas quoi dire.

  • On peut se voir plus tard?
  • Aïe, je ne crois pas non.

Aïe? Il n’avait pas envi de me voir? Ciel, ce que ça peut faire hyper mal.

  • Ou peut-être... je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée. C’est dur de te voir.

Très bien. Inutile de retourner le couteau dans la plaie. Je n’allais pas me mettre à le supplier en plus et Thomas m’attendait.

Thomas avait beau faire des efforts pour me dérider et faire la conversation, c’était sans effet, alors je suis rentrée. Je me suis effondrée dans mon lit, le coussin sur la tête. Rien ne s’était passé comme je l’avais espéré et j’étais encore plus triste.

Après avoir bien pleuré, je me suis endormie. Je n’arrivais pas à me remettre de cette rupture, c’était horrible. Ça faisait trop mal.


*
   *   *   *   *
Rien à se dire !  (147-mer-28.mai.09)

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146 - Brian, mon refuge

Publié le par JaneDo

 


On a dormi chez Layne et j’ai bien dormi. J’avais l’impression de n’avoir pas dormi depuis des siècles. Layne m’avait épuisée. Je ne suis pas très portée sur le sexe et mes envies sont surtout portés par la capacité de mon partenaire à me faire partager la sienne. Comme la majorité des femmes, ce n’est certainement pas les positions du kamasutra qui nous stimulent. Avec Layne, c’était toujours palpitant, comme un jeu.

Avant de m’endormir, petit flash désagréable à propos de Pascal. Je me demandais s’il faisait la même chose et avec qui? Iiiiak, alors je me suis enroulée dans les bras de Layne.

J’étais sûre que Layne verrait Alexia. Tant qu'il faisait tout pour se racheter, ce qu'il faisait à côté ne me gênait pas.

...En pensant au conseil d’Akemi-sama, je me suis dit que, peut-être que, je devrais tout mettre en œuvre pour qu’il arrête de naviguer d’une fille à l’autre... mais peut-être pas aujourd’hui...

Tant que Layne respectait les règles quant on sort avec quelqu’un, il pouvait faire ce qu’il voulait . Je ne suis pas jalouse, plutôt possessive. Par contre, je suis intraitable à propos des règles. En général, les mecs ont de la peine à les comprendre ces fameuses règles!!! Ce n’était pas la peine de sortir avec quelqu’un si on ne savait pas faire attention et rester discret. Autant se voir de temps à autre pour une partie de jambes en l’air, il y avait pas de raison d’être en couple pour ça.

S’il n’était pas un gros bébé, je n’aurais pas besoin de l'espionner pour savoir ce qui se passe dans mon dos et comprendre ses changements d’humeurs ou d’attitudes. C’était une nouveauté pour moi. J’avais souvent dû participer à des missions de surveillances pour les copines, mais je n’avais jamais exercé ce genre d'opération pour moi. L’air de rien, c’était drôlement amusant parfois, mais aussi drôlement saignant d’autres fois! Je n’aimais pas beaucoup ça en plus, parce que je détesterais qu’on me fasse la même chose, et c’était un de mes principes; ne jamais faire ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse!!! Là, j’avais l’impression d’avoir bafoué toutes mes sacros saintes principes... Arf.

Pour une fois, j’ai pu me concentrer sur mon travail, peindre aussi un peu. Probablement parce que je savais que je ne devais pas voir Layne ce soir, donc, j’étais tranquille et je ne serais pas dérangée. J’aime, j’aime être tranquille chez moi...

Ça ne voulait pas dire que je ne pensais pas à Pascal. C’était quasi impossible de me l’enlever de ma tête, mais au moins, ça n’a pas court-circuité mon travail.

J’avais drôlement envie d’aller faire du jogging aussi, mais mes basquettes avaient rendu l'âme, elles étaient raides. Ils n’avaient pas supporté les jours de pluies... Fallait que je les change, mais j’avais la flegme d’arrêter mon boulot pour aller faire les magasins. Alors niet, j’utiliserais une autre paire.


Peste Jess a appelé pour me proposer d’aller prendre un verre. Que dalle. Autant avoir envie d’aller se faire arracher les dents. Gentiment j’ai refusé, j’avais trop de boulot. Elle a insisté sans vergogne, pffff, finalement, je me suis laissée coincée et j’ai accepté de me faire torturée demain soir. Je savais que j'annulerai, elle n'imaginait quand même pas, après le coup de la vidéo, que j'ai  envie de passer du temps en sa compagnie!

A part me piquer au vif à propos de Pascal, je me demande ce qu’elle pouvait bien me vouloir d’autre. Garce. Pour finir, je lui ai envoyé un message pour annuler comme Thomas m’avait aussi invitée à sortir manger avec lui. Elle a essayé de me rappeler droit derrière, mais, hihihi, j’ai pas répondu.

Ohhh, pas pousser mémé dans les orties quand même !

Après avoir passé une journée bien remplie , j’avais la furieuse envie de voir Brian; mon refuge, mon meilleur ami, mon confident, mon secours. Il venait à peine de rentrer de voyage et il était claqué. On a passé une soirée tranquille comme un vieux couple marié. Hihihi, j’aimais bien ça, c’était reposant.

Il a voulu savoir ce qui se passait dans ma tête, si j’étais toujours aussi accro à Pascal et se demandait si j’arriverais à donner le tour. Il s’inquiétait pour moi, c’était trop chou. Je lui ai dit que j’étais à 2 doigts de craquer toutes les 2 secondes, mais que jusqu’à présent, j’avais réussi à tenir le coup. Il faisait beau alors j’ai réussi à le traîner dehors pour aller manger un petit truc et prendre un verre au bord du lac. Il n’arrêtait pas de bailler en s’excusant d’avoir l’air de s’ennuyer, mais il était vraiment trop crevé. Pour finir, on est retourné chez lui.
pour hier soir, mais ça ne me posait pas trop de problèmes. J’ai souri en pensant, qu’après tout, on pouvait bien le partager. Il avait assez d’énergie pour les 2... ;)) Alors, je n’ai pas insisté pour le voir, parce qu’après tout, quant on était ensemble, il me faisait croire qu’il n’y avait personne d’autre au monde. Tant qu’il était comme ça avec moi, tout adorable, tendre, gentil, ça

 

Je finissais par me poser des questions; pourquoi je revenais sans arrêt vers Brian? Est-ce qu'il y avait entre nous quelque chose que je n'osais m'avouer? C'était sûr, je l'aimais, j'aimais être avec lui, mais alors pourquoi je n'arrivais pas à le voir comme un petit copain? Ou peut-être que j'avais peur que ça gâche tout si ça ne marchait pas entre nous! Et soyons sérieux, il me connaît trop bien et il sait comment fonctionne ma tête. C'était trop risqué! Je le connais aussi trop bien. A part mon journal, c'était une des seule personne sur la planète qui me connaissait sous toutes les coutures, l'autre personne étant ma mom. Mais, jusqu'à quel point connaît-on vraiment quelqu'un?

La chanson "auprès de ma blon-de, qu'il fait bon, fait bon, fait bon..." me venait à l'esprit... Crrriiiih, petit court-circuit!

Couché sur mes genoux pendant que je parlais à battons rompu, Brian s’est endormi. J'ai passé un petit moment à comptempler ce visage qui venait de mon passé. J'aimais son visage, j'aimais ce bonhomme, je me sentais toujours bien et en confiance avec lui. Etions-nous des âmes soeurs? Et la chanson continuait à me trotter dans la tête. Mais qu'est-ce qui m'arrive de penser à des trucs pareils?

Je n’ai pas voulu le réveiller, il avait l’air si bien. Je me suis éclipsée sur la pointe des pieds.

Je n’avais pas envie de rentrer chez moi, Patricia était là ce soir, alors j’ai filé chez Layne. Il avait des copains chez lui, ils étaient en pleine bataille cosmique dans un de ces jeux vidéos. Mon arrivée surprise a eu l’air de lui faire très plaisir. Tant mieux. Après avoir passé 5mn à les regarder, j’ai été me coucher. Mon chien, le traître, est resté avec Layne.

Je n’ai pas eu le temps de m’endormir que Layne venait se coucher aussi. Ohhhw, il avait dû mettre ses potes à la porte!!! Zut, ils allaient penser que j’étais l’empêcheuse de tourner en rond. Flûte.

Prise d’une petite envie de le tester, je lui ai proposé d’aller au ciné le lendemain soir, soir que la miss Alexia proposait de lui faire à manger chez elle. Layne a accepté tout de suite. Il avait dû oublier son rendez-vous. Alors je lui ai demandé s’il n’avait pas un truc avec un de ces copains, il me semblait qu’il m’avait pas d’un truc du genre. Il a réfléchi un moment, puis il m’a dit qu’il s’en foutait, qu’il annulerait. J’ai proposé de reporter le ciné, qu’après tout, on pouvait faire ça une autre fois. Même si on allait pas au ciné, il voulait qu’on passe la soirée ensemble. J’aurais dû me mordre la langue , maintenant je ne savais pas quoi lui inventer comme excuse pour me sortir de là. Je n’avais pas du tout l’envie d’aller au ciné, j’aime pas ça. Je préfère regarder le DVD du film chez moi, avec mes pop-corn, mon café, étendue sur mon canapé!

Et j’avais une autre idée derrière la tête, qui s’appelait Pascal.!!! Ce qu'il pouvait me manquer quand même!

Mais bon, je ferais une tentative pour annuler avec Layne, demain matin, avant qu’il ne parte au boulot.

*   *   *   *   *
Brian, mon refuge   (146-mar-26mai.09)

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145 - Alexia était tenace!

Publié le par JaneDo

J’avais été à 2 doigts de me précipiter chez Pascal hier soir. J’avais tenu le coup et j’étais contente.

Comme à mon habitude, j’ai été prendre le café chez ma frangine, puis j'ai dîné avec ma soeur et ma petite Kachouka. Maxou est resté sagement dans le jardin à l’ombre. Il faisait une chaleur d’enfer, mais ils annonçaient de la pluie pour le lendemain. En fin d’après-midi, on a bu un verre avec Tomo et Mirko.

Pendant la nuit, Alexia a envoyé encore un message à Layne pour lui dire, qu'elle ne trouvait pas le sommeil, tellement elle avait envie de le voir. Elle ne pouvait pas attendre mercredi. Elle lui préparerait un petit dîner maison, espérant qu'il passerait chez elle lundi soir. incroyable, elle était tenace. L'empêche, je trouvais ça mignon, si j'étais Layne, c'est sûr, je craquerais. Me rappelant du petit dîner, j’ai essayé de joindre Layne au travail, mais, il n’a pas répondu à son natel... bien sûr, il fallait s’en douter! Je pense qu’il préfèrait éviter mon appel vu son petit rendez-vous. Donc, j’ai été l’attendre à la sortie du boulot, ce qui l’empêchait d’avertir la miss.


J’étais curieuse de voir ce qui comptait le plus pour lui, moi ou son rendez-vous avec Alexia!!!

Layne m’épatera toujours...

Je m’attendais à quelques excuses bidons, à une tentative de dispute pour pouvoir se tirer la conscience tranquille... Et bien non... rien de tout ça! On aurait dit, malgré sa surprise, qu’il était content de me voir! Si c'était du chiqué, il jouait drolement bien la comédie!!! On a été manger au bord du lac après avoir fait une petite balade avec Maxou.

Balade au bord du lac... aïe, ça me faisait penser à Pascal... On adorait marcher main dans la main au bord du lac avec le chien... Arf... Effacer Pascal, existe pas Pascal. Après que ma tête ait fait sa une petite balade au pays des souvenirs, j’ai retrouvé mon sourire.

Vers les 19h30, 1er petit appel auquel Layne n’a pas répondu. Espiègle, je lui ai demandé de me prêter son natel, j’avais soi-disant oublié le mien et je devais appeler ma soeur. Ça l’a un peu embarrassé.  Il avait sûrement peur que je remarque que l’appel venait d’Alexia!!! J’ai fait mon appel sans réponse et j’ai posé son téléphone au milieu la table.
Layne a coupé la sonnerie de son natel.

Je voyais la lumière clignoter pour annoncer un appel entrant, je n’ai pas trouvé nécessaire de le mettre à mal en regardant de qui il provenait. Layne a voulu éteindre son natel, mais je lui ai dit qu’on risquait de me rappeler dessus, alors je préfèrais pas. Layne a tenté de s’éclipser aux toilettes et il a voulu prendre son natel avec, je lui ai demandé pourquoi, et il a prétendu qu’il avait prévu d’aller manger avec un copain et qu’il voulait l’avertir. Petite vache, je lui ai dit qu’il pouvait l’appeler après avoir été aux toilettes, que j’allais profiter d’essayer de rappeler ma soeur. C'était pour éviter qu'il prenne son natel avec lui. Du coup, il n’avait plus besoin d’aller aux toilettes. Hum, c’était bien ce que je pensais, il voulait avertir la miss!!!

Je l’avais empêché d’éteindre son natel et ça continuait à s’illuminer, Alexia essayait en vain de le joindre. Layne a baragouiné qu’il devrait avertir son copain, que ça l’embêtait de l’avoir laissé choir. J’ai proposé, non sans malice, qu’on pouvait passer chez son pote ou lui proposer de venir nous rejoindre. Il a eu un petit air amusé;

  • Ben ça, ce serait drôle!

Je m’attendais à ce qu’il essaie de provoquer une dispute ou quelque chose pour aller retrouver Alexia. Niet. Qu’il propose de me déposer et me rejoindre plus tard. Niet. Au contraire, il était tout chou... il jouait avec mes doigts et les embrassaient en marmonnant qu’il devait embrasser chacun d’eux sinon l’autre doigt pouvait être jaloux. Après avoir mangé, Layne s’est déplacé pour se mettre à côté de moi, pour jouer avec mes cheveux, me tripoter la nuque, en m’embrassant dans le cou... Layne voulait rentrer... Forcément

Je n'arriverais jamais à comprendre ce grand farfelu. Il bricolait ailleurs mais en même temps, il était adorable avec moi, ce qui me faisait carrément craquer. Ses petits mensonges étaient tout à fait crédible si je ne savais rien. Et, en y réfléchissant, j'aurai préféré ne rien savoir. Ç'aurait été pas mal de naviguer au pays de l'ignorance. Tant qu'il était pareil à lui même avec moi, qu'importe ce qu'il faisait ailleurs. Bizarrement, je l'aimais comme ça.

Je lui ai demandé encore son natel pour téléphoner, et avant de me le donner, il a effacé les appels reçus en absence. Petit coquin. Ensuite, je lui ai demandé de laisser la sonnerie au cas où on m’appelait. A peine la sonnerie remise, les appels ont recommencés. Alexia était tenace, ça!

Dans la voiture, il a fini par répondre. C’était bien joué. je ne pouvais pas entendre qui était à l’autre bout. Ça a été rapide; il était avec sa copine et qu’il ne pourrait pas ce soir, ou peut-être plus tard, mais il ne pouvait pas l’assurer, il rappellerait. Il a raccroché aussi sec.

J’imaginais la déception d’Alexia, mais je saluais le petit tour de passe-passe! Plus tard, hein? Sûrement pas!

J’étais contente, Layne finissait par me prendre la tête avec ses petites ruses. Il était quand même chou. Je n’arrivais pas à le détester d’être aussi infidèle, parce que si je ne savais rien, ç'aurait été difficile de se douter de quelque chose, tellement il était chou, tendre et adorable. Je ne me sentais certe pas laisée quant on était ensemble. Et j’avais beau l’observer attentivement, il n’avait pas l’air de vouloir être ailleurs. Il n’était pas distant, ou perdu dans ses pensées, ni froid, ni rien. Il était tout là. Chapeau!

Comme il avait été tellement chou, j’avais voulu écourter son calvaire et le laisser aller retrouver Alexia. Il pouvait aller retrouver son copain. Mais c'était mal le connaître, et en même temps, tout à son honneur, il n’avait pas l’intention de me quitter de la soirée.

Encore plus adorable!
Il finissait par faire vibrer ma corde sensible!!!

*   *   *   *   *
Alexia était tenace!  (145-lun-25.mai.09)

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144 - Son plat préféré?

Publié le par JaneDo


5h30 départ pour l’aéroport, le jour commençait timidement à pointer le bout de son nez. Encore une belle journée!

Nicole était triste de partir, mais on a décidé de se voir encore cet été. J’irai en Belgique avant la fin de l’été et de son côté, elle ferait tout pour revenir passer quelques jours ici.

8h30, j’étais de retour chez moi, crevée alors je me suis recouchée après avoir envoyé un message à Layne pour l’avertir que j’étais à nouveau visible. Pas de réponse... Pas grave!

Layne ne m’a répondu que dans la soirée. En me réveillant, je suis sortie promener le chien, et je suis passée devant chez lui. Il y était. C’était un peu surprenant, mais ça m’a fait plaisir de voir qu’il n’était pas dehors à traîner Dieu sait où.

Layne m’a proposé d’aller prendre un verre, le soir, avec l’équipe. Je n’en avais aucune envie... Voir Pascal avec Caroline, beuuuuuurk, je n’en avais pas l’estomac. Mais Layne avait envi de sortir, alors on a décidé de se retrouver plus tard chez moi. C’était préférable pour moi de rester à l’écart de Pascal, mais une grosse boule à l’estomac me donnait envie de courir rejoindre Layne et l’équipe.

Après avoir pris une grosse respiration et un somnifère, je me suis couchée tôt. Je n’ai même pas entendu Layne rentrer se glisser au lit, mais j’ai senti ses bras. Il avait essayé de me réveiller, malgré toutes ses tentatives et ses bisous, niet, rien n’y a fait. J’ai fait semblant de dormir, je n’avais pas envi de faire des exercices, hihihi.

Malgré le somnifère, je me suis réveillée aux environs de 3h du matin. Quelle poisse! Après avoir essayé, tant bien que mal, de me rendormir, je me suis levée. Pourtant j’étais plus que claquée!

Je me suis mise sur mon ordinateur au lieu de travailler sur mes models. Layne avait posé son natel sur la table du salon. Il a reçu un message et dans le silence de la nuit, ça a fait un bruit d’enfer. Qui pouvait bien lui envoyer un message à une heure pareille??? Je ne voulais pas regarder, parce que je suis plutôt du style; “ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal”, mais ma curiosité a pris le dessus. C’était d’Alexia. Apparemment, ils s’étaient vus ce soir, et elle se réjouissait de le voir mercredi soir chez elle. Elle lui ferait son plat préféré!

Ciel... et moi, je ne savais même pas quel était son plat préféré!!!!!

Ça m’a fait un peu pesté de savoir qu’il l’avait vue avant de venir me rejoindre. En plus, ils avaient prévu de se revoir le lendemain! Hum? Je me demandais comment réagir à ça!

Pour l’heure, j’étais contente de moi. Avoir réussi à tenir un jour de plus sans me précipiter pour voir Pascal était une réelle victoire.

*   *   *   *   *
Son plat fréféré?  (144-dim-24mai.09)

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141 - Nicole

Publié le par JaneDo

C’était vraiment une joie que Nicole soit là. On a beaucoup bavardé, ça fait un bien fou. Parlé de nos vies, des hommes de notre vie, de notre passé et de nos espoirs pour l'avenir...

C’était la 1ère fois qu’elle me parlait, en détail, de son passé. Elle n’avait pas eu une vie facile et pourtant, elle a toujours le sourire. Qui pourrait même imaginer ce qu’elle a dû traverser. Et aujourd’hui, elle est encore là, debout, la tête haute. Waouh.

 Elle avait perdu ses parents très jeune, et elle a été trimbalée d’une sœur qui ne voulait pas d'elle à un frère aîné chez qui elle avait dû se faire toute petite et la fermer pour ne pas se retrouver en foyer. Elle était devenue avant l’âge de 15ans; baby-sitter, femme de ménage et laisser de côté sa jeunesse. Pour fuir cet univers carcérale, elle s’est envolée dans un mariage avec pratiquement le 1er venu. Une homme jaloux maladif et violent. Elle s’est retrouvée presqu’immédiatement avec un bébé.

Elle avait été pratiquement privée de tout en perdant ses parents, et c’était pas mieux dans sa vie de couple. Quelle tristesse. Je me suis rappelée que j’avais eu beaucoup de chance jusqu’ici dans ma vie.

Le vendredi soir, on est sorti avec ma sœur Rose et Carmine.

On avait rendez-vous avec eux pour aller prendre un verre dans un bar avant d’aller en boîte, mais on a tellement bavardé, qu’on ne s’était pointé vers Carmine qu’à 2h du matin. On a été directement en boîte. C’était une véritable fournaise dans la boîte. Nicole a toujours aimé dansé, alors on en a profité.

Je comprenais soudainement mieux pourquoi Thomas préférait ces temps-ci les escapades en montagne! Bien sûr que je pensais à Pascal et bien sûr que j’ai parlé de lui. Il m’était impossible de le rayer complètement de ma mémoire.

Ma sœur avait “l’enterrement de la vie de jeune fille” de Daba, une copine à elle. Donc, Carmine s’est occupé de nous et il a été formidable. On a passé une soirée tout à fait chouette.

Le samedi, on devait retrouver ma sœur et Carmine au bord du lac pour un pic-nic avec Annick et Fred aussi, mais on a pas réussi à se sortir.

On était raide, surtout moi. Nicole a passé une bonne partie de la journée sur la terrasse à bronzer. Et le soir, on a décidé de ne pas sortir, parce qu’on devait se lever à 5h du matin. Minuit, on discutait encore!!

J’étais triste de la voir partir... On a réussi à ne pas fondre en larmes, étant émotive l’une comme l’autre.


*   *   *   *   *
Nicole!  (141-jeu-21.mai.09)

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140 - Nicole de Belgique

Publié le par JaneDo

3h de bouchon!!! J’y crois pas... Il faisait une chaleur d’enfer, et je devais être à l’aéroport à 9h30. Après 1h30 de bouchon dès l’entrée sur l’autoroute, j’ai pris la première sortir 10km plus loin, pour prendre la route du lac pour Genève. C’était vraiment atroce que ma copine soit obligée d’attendre 3h à l’aéroport. C’était la folie. Je n’y suis arrivée que vers midi.

Mon pauvre chien souffrait aussi dans son coffre à espérer se dégourdir les jambes...

Je n’avais pas revue Nicole depuis approx 5ans. On s’était rencontrée, lors de vacances à Mallorca, depuis on était toujours restée en contact. Le courant avait passé tout de suite entre nous. On s’était rencontrée grace à son fils, Dom, petit bonhomme de 3ans, qui m’avait tout de suite prise pour camarade de jeu. Les enfants sentent tout de suite quant on les aime.

A chacun de mes passages en Belgique pour aller retrouver la famille, je m’arrangeais pour passer voir Nicole et vice versa. Nicole était aussi venue à plusieurs reprises en Suisse me trouver. Malgré les années, on est restée les mêmes et partageons nos expériences et nos secrets à chacune de nos rencontres.

Je l’adore!

En revenant de l’aéroport, on a fait une petite halte à Ouchy pour manger quelque chose et boire un verre. On a fait un stop pipi pour Maxou, en rentrant à la maison et là... catastrophe!

Maxou ne tenait pas debout, après un pipi, il s’est écroulé. Impossible de tenir sur ses pattes. J’ai eu la peur de ma vie. J’ai bien cru que les dernières minutes de mon pauvre chien était arrivé. Nicole pétrifiée regardait Maxou tomber et quant j'ai finalement réussi à le mettre debout, il titubait et marchait de travers. Il ne tenait pas sur ses pattes.

Le coeur dans les tongues, on est rentré, et après avoir beaucoup bu, Maxou s’est couché sur le balcon. Je le surveillais de près, la peur au ventre. Mais, il allait un peu mieux et de mieux en mieux. J’avais hésité à avertir Mathieu, et je ne sais pas comment, mais Mathieu m’a envoyé un message pour me demander s’il pouvait passer prendre Max pour la journée demain. J’ai décidé de lui en parler à ce moment là. Inutile de l’inquiéter et d’ici là, j’espérais que Max irait mieux.

J’ai laissé Max à la maison et je suis ressortie prendre un verre avec Nicole. On a pas fait tard, l’orage menaçait sérieusement et Nicole était aussi un peu fatiguée.

Je dois dire que moi aussi, après tant de nuits sans sommeil...


*   *   *   *   *
Nicole de Belgique!  (140-mer-20mai.09)

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139 - Et un jour de plus

Publié le par JaneDo


Je n’ai pratiquement pas fermé l’oeil encore, j’étais au bout du rouleau. Je me réjouissais de l’arrivée de ma copine mercredi , ça m’évitait de me laisser couler et aussi de courir vers Pascal. Toute façon, est-ce qu'il voulait encore de moi?

J’ai longuement hésité avant d’appeler Layne, j’aurai préféré que ce soit lui qui m’appelle en 1er. J’aurai aussi préféré le voir à midi. Parce qu'il n'y avait pas si longtemps, le mardi, c’était notre jour, à Pascal et moi. Mais Layne ne pouvait pas se libérer à midi.

J’allais dormir chez lui ce soir... une bonne chose. Ça m’évitera de tourner en rond.

Layne avait été plutôt froid au téléphone. Il n’avait pas été possible de discuter parce qu’il était au travail, et il se demandait si ce n’était pas la raison pour laquelle je l’avais appelé là-bas. Hum, il n'avait pas tord.

J’avais eu une journée plutôt chargée. J’avais des courses à faire et beaucoup de boulot. Demain, Nicole serait là et je ne pourrais pas bosser pendant plusieurs jours.

Comme je n’avais pas vraiment réussi à dormir, je me suis laissée aller à y mettre tout le côté sombre de mon humeur, ma tristesse et ma fatigue dans mes modèles. Finalement, ça n’était pas si mal que ça.

Dans la journée, j’en ai profité pour aller les soumettre au Directeur du Marketing qui m’avait commandé ce travail. Je trouvais que la mélancolie qui se dégageait de mes modèles collaient parfaitement avec les produits qu’ils étaient sensé représenter. Il a eu l’air ravi. J’avais eu raison. Après tout, autant profiter de mon état...

Layne était encore fâché... Ou en profitait-il, lui aussi, pour se débarrasser d’une copine devenue encombrante?

Layne a voulu savoir si les larmes qu’il avait vu dans mes yeux étaient à cause de Pascal. Je lui ai avoué que oui. Que je l’avais choisi, lui, au lieu de Pascal, que j’avais choisi de lui donner une autre chance. Quelque part dans ma tête, je revoyais sa voiture chez Alexia, et je pensais avoir commis une sacré erreur, mais j’ai gardé ça pour moi. En lui rappelant ça, il s’est vite radouci et m’a prise dans ses bras.

Je ne lui pardonnais pas d’avoir trahi ma confiance, mais pour le moment, j’avais besoin de lui pour me tourner en bourique et occuper chaque recoin de ma tête. Même si c’était un peu vache, il n’était pas mieux.

Faire l’effort de ne pas montrer ma souffrance était épuisant, mais cela m’a aussi aidée à me sentir un peu mieux. A force de faire semblant, on fini par y croire, non? Et c’était un jour de plus sans appeler Pascal.

Layne a un peu tiqué en sachant que je ne voulais pas le voir pendant la visite de ma copine, mais il a fini par l’accepter. Je suis sûre qu’il s’est calmé en pensant qu’il pourrait voir Alexia sans m’avoir dans ses pattes!!!


*   *   *   *   *
Un jour de plus!  (139-mar-19.mai.09)

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