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30 -- Pas de Layne mais un chocolat chaud

Publié le par JaneDo


Haaaaah, il neigeait, j’adore. Temps qui me donne envie de me rouler en boule dans mon lit ou sur le canapé devant la télé, un petit feu crépitant dans la cheminée. Pourquoi pas avec quelqu’un qui me cocolle comme un chatton et ronronner de tout mon soûl.

J’avais envie des bras de Pascal...

Pascal; c’était pas possible, il avait un dîner chez ses parents avec des amis à eux. Bien sûr avec Jess. Gros gros soupir.

Sortir? Je n’en avais pas envie. Ce n’était vraiment pas un temps à mettre le nez dehors. Owhhh,
j’avais vraiment envie d’être avec Pascal par ce temps. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il ait un dîner ce soir?Quelle poisse! Comme je ne pouvais pas être avec Pascal, il y avait Layne. Il n’était pas vraiment du genre à rester tranquille et cocoller. Si seulement il était du genre à rester allonger l’un près de l’autre, tendrement, sans rien faire d’autre! Bah, j’insisterai, lui expliquerait et insisterait encore... Ouais, ça allait juste gâcher mon plaisir et me prendre la tête. Poisse.

Impossible de joindre Layne sur son natel...  alors je lui ai laissé 2 messages. Hum! Sur sa ligne privée non plus. Je devinais qu’il avait probablement un autre programme pour la soirée.

En début de soirée, j’ai été mangé avec mes potes et je suis rentrée. Aller traîner dans un bar enfumé ne me tentait pas trop.

Maintenant que j’avais eu l’idée de passer la soirée avec mon copain, ça m’énervait de ne pas réussir à le joindre. A quoi ça sert d’avoir un copain si on peut pas partager les moments importants ensemble ou les soirées du week-end? Est-ce que j’étais injuste parce que je n’avais rien d’autre à faire ou parce que Pascal était occupé? Je détestais être injuste!

Avec toute la neige qui tombait, je m’étais arrangée pour que Patricia passe le week-end chez ses parents. J’avais absolument besoin d’être un peu seule sinon j’allais finir par mordre.

Presque minuit et toujours pas de nouvelles de Layne. Il poussait là! Entre la colère et l’ennuie, je décidais d’aller voir ce qu’il fabriquait. Chez lui; personne. C’était normal, je m’y attendais, sinon il m’aurait rappelée. J’ai ensuite navigué dans les endroits où je pensais le trouver; rien. Pas de Layne. Petit tour chez Alexia et Miss Tennis; niet. C’était de toute manière un peu tôt.

C’était un peu compliqué de pouvoir surveiller tous les coins en même temps; chez Alexia, Miss Tennis, chez lui, les bars qu’on fréquentent, les boîtes... Crevant, et je risquais de le rater. Alexia et Caroline étaient au Tiger, et il n’y avait pas de Layne.

Bah, j’allais finir par fiche en l’air ma soirée de repos à tourner en rond comme ça, et les routes n’étaient pas vraiment sûr. Je me voyais mal en train de devoir dépanner quelqu’un planté au milieu de la route en pleine nuit. Alors, après réflexion, je décidais de rentrer me coocooner toute seule.

En rentrant, j’ai eu envie de faire un tour du côté de chez Pascal. Après tout, il allait bientôt rentrer puisqu’il ne sortait pas rejoindre les copains.

Ce qui me faisait chier, c’était l’idée que Layne allait sûrement utiliser ce temps pourri pour son excuse; il me racontera sûrement une foutaise comme quoi il aurait dormi chez un copain ou un truc dans le style. Et pour son natel, la plus vieille excuse du monde; plus de batteries. La rage.

Après m’être gelée pendant env.30mn dans le jardin de Pascal, sous la neige, enfin de la lumière... Mais il était tout seul. Pas de Jess à l’horizon. J’ai vérifié mon natel; pas de messages. Pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas appelée puisqu’il était tout seul? Il est monté à l’étage se changer, alors j’en ai profité pour lui envoyer un message. J’ai osé me rapprocher de la maison. Iiiiah, je pouvais me rincer l’oeil à le regarder. Miam miam, il était à torse nu et il s’était mis sur le tapis roulant pour courir. Qu’est-ce qu’il était mignon quand même.

Il n’a pas regardé son natel, je décidais de le faire sonner, mais apparemment c’était sur silencieux. Quelle barbe; j’aurai voulu lui dire que j’étais devant chez lui et que j’avais envie de le voir.

Je ne pouvais quand même pas aller sonner chez lui comme ça! Et s’il n’avait pas vraiment envi de me voir ce soir? Ou si Jess était là et qu’elle dormait? Puis zut, on verra bien. J’ai frappé à la porte-fenêtre, mais il n’entendait rien avec les trucs dans les oreilles. Je commencais à ressembler à un sapin avec toute la neige qui tombait, j’avais les pieds gelés et j’étais trempé. J’ai fait le tour et j’ai sonné.

Surpris, il l’a été en me trouvant devant sa porte. Je lui ai dit que j’étais dans son jardin et que je l’avais vu rentré tout seul. Il m’a fait entrer et m’a séché la tête en riant. Il me trouvait un peu gonglée d’être venue comme ça, sans compter mes traces dans la neige. Heureusement qu’il allait encore neiger. Puis il s’est rendu compte que si j’avais pu le regarder à travers ses fenêtres, quelqu’un d’autre pourrait en faire autant. Et il n’y avait pas que ça... Il m’a juste embrassée qu’une fois. Maintenant que Jess habitait là, c’était leur maison, Pascal n’allait certainement pas faire de gestes déplacés ou quoi que ce soit sous leur toit.

Pascal ne voulait pas venir chez moi. Apparemment, Layne lui a demandé... non, ordonné de ne pas m’approcher et que s’il le trouvait chez moi, ça risquait de mal se passer. Je comprenais, même si ça me rendait furieuse. Le culot. Où est-ce qu’il était donc ce soir, lui qui osait demander à Pascal de me laisser tranquille?

J’ai voulu rentrer, mais Pascal n’avait pas envi de me voir partir. Alors on est resté chez lui, se comportant comme de parfaits et simples copains. Au cas où Jess rentrait à l’improviste, elle ne nous trouverait pas dans une situation compromettante.

Je suis rentrée quand même avant que Jess n'arrive finir mon coocooning chez moi. Je préférais quand même qu’elle ne me retrouve pas chez elle. Je souriais toute seule sur mon canapé en me rappelant Pascal me sécher comme si j’étais un petit chat.

C’était drôle de penser que,  nous les femmes, quant on quitte l’enfance, on a plus jamais personne, plus la maman pour nous chouchouter comme ça.

Pendant un tout petit moment, j’étais retournée en enfance et je me suis laissée dorlotter par Pascal, comme ma mom l’aurait fait. Je l’ai laissé me sécher, m’enlever mes bottes et les mettre sécher, me préparer un bon chocolat tout chaud. C’était vraiment trop chou. C’était drôlement agréable d’être simplement ensemble même si je ne pouvais pas le couvrir de bisous.

C’était toutes ces petites choses qui me faisait l’aimer autant.

*    *    *    *    *

Pas de Layne mais un chocolat chaud  - (30 jan 09 -ven)

Publié dans diary, janedo, journal

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29 -- Juste l'apercevoir

Publié le par JaneDo

 


Super... Après s'être couché vraiment tard, le matin, évidemment avec Layne, c'est tout le monde debout. Il ne se lève jamais à la 1ère sonnerie de son foutu réveil, alors il faut subir ce truc qui sonne toutes les 5mn. Un de ces matin, je vais finir par le jeter à travers la pièce.

Les yeux dans les pompes, j'ai fini par gentiment l'arrêter et je me suis traînée jusqu’à la cuisine, lui préparer du café. Je l'ai entendu se lever mais il ne venait toujours pas à la cuisine alors, j'ai été le chercher pour éviter qu'il finisse par se rendormir. Oh! Il était bien réveillé, il n'allait pas se rendormir et il était d'humeur joueur. C'est drôle, des fois il me fait penser à un jeune chiot fou. Comment certains arrivent-ils à être si réveillé, si tôt le matin... c'était affligeant.

Après le départ de Layne, j'ai rampé jusqu'à mon lit pour terminer ma nuit... Mais c'était pas la peine, j'étais réveillée maintenant.

C'était jeudi, et j'avais envie de voir Pascal donc je sortais ce soir, vraiment impatiente de le voir même sans lui parler. Layne avait le tennis avec un de ses copains, et passait après me chercher pour sortir. Ses potes allaient nous rejoindre au Tiger. Je n'en avais pas trop envie. Ils étaient tous au courant de ses frasques, à cause de ça, je n'avais pas envie qu'ils nous voient ensemble. Crap.

Pascal n'était pas encore arrivé quant on a atterri au Tiger. Il m'avait dit qu'il ferait un saut mais en voyant Thomas, Jess et les autres j'avais un petit doute.

Je crois que j'arriverais toujours à sentir sa présence avant même que mes yeux n'impriment sa silhouette. J'ai vite lancé un petit coup d'oeil à Layne quant j'ai senti sa présence, mais Layne m'observait, alors je ne pouvais pas vraiment chercher Pascal du regard. C’était dur, j’avais l’impression que mon cou avait pris le contrôle et que ma tête voulait tourner toute seule. Il m'avait aussi repérée et m'a fait un gros sourire et un petit clin d'oeil. Je lui avais demandé d'éviter de venir vers nous parce que Layne était au courant pour le week-end. Je préférais éviter qu'ils ne se donnent en spectacle dans un bar qu'on fréquentait tous. Mais, c'était sans compter Layne... Dès qu'il a vu Pascal, il m’a plantée au bar et a filé vers lui. J'avais les jambes qui tremblotaient un peu... enfin... beaucoup.

On les voyait discuter dehors. Impossible! Ils n'étaient certainement pas en train de discuter du dernier match de foot, ils avaient l’air bien trop sérieux. Ils parlaient probablement du week-end avec Pascal. Heureusement que j’avais pu l’avertir.

Caroline, Alexia et 2 autres de ses copines sont arrivées à ce moment là. Les 2 copines sont entrées attendre dedans, tandis que Caroline et Alexia sont restés avec les garçons, dehors. Ils se sont lancés un petit regard, celui de Layne était amusé. Pascal, lui, un peu ennuyé a jeté un coup d’oeil dans ma direction. Ils avaient l’air malin, je pourrais tiquer de voir les 2 copines avec les 2 mecs de ma vie! Hum... Les copains à Layne me dévisageaient essayant de deviner ma réaction. Je me donnais à fond dans mes éclats de rire et dans les conversations. Pas question que je me montre embêtée par ces 2, ça leurs feraient trop plaisir.

Je ne savais pas de quoi ils parlaient, mais ça ne me faisait même pas tiquer quant en riant, Alexia s’accrochait au bras de Layne. Il n’y avait pas de raisons, j’étais là, il ne pouvait rien se passer. Je me suis rendue compte que Caroline était légèrement plus coincée qu’Alexia, et moi qui pensait que c’était le contraire!!

Pascal est rentré en laissant Layne dehors avec les filles. Jess l’attendait et a pris possession de son homme.

Je ne m’étais pas rendue compte que Thomas s’était approché et m’a demandé en chuchotant à l’oreille si ça allait. Bien sûr que ça allait, et même si c’était pas le cas, j’aurai rien dit. Il s’est installé sur le tabouret derrière moi et m’a tirée sur ses genoux. On a bavardé un peu de sa semaine, il avait repris le travail en fin de semaine. Il ne se sentait pas encore au top, mais il s’ennuyait moins qu’à la maison. Thomas avait toujours besoin d’être entouré, il ne supportait pas la solitude.

La soirée a été ok. Je pouvais posé mes yeux sur Pascal même si on a soigneusement évité de trop se parler.

Jess m’a proposé d’aller faire les magasins avec elle samedi. Iak, pas envie. Rien ne me ferait faire les magasin avec elle. J’ai prétendue avoir un truc avec ma famille et en rigolant, elle m’a demandé si c'était comme la dernière fois où j’avais trouvé une excuse bidon et qu’elle m’a retrouvée dans les magasins? Hahaha... drôle. Elle a insisté en disant que ce serait sympa et qu’elle allait finir par avoir l’impression que je l’évitais. Cette fois, aucune chance qu’elle me trouve dans les magasin, ça c’était sûr. Pas question de tomber sur elle par hasard, même s’il n’y avait qu’une chance sur mille.

Layne légèrement ironique a proposé de nous accompagné et pensait que je pouvais faire un effort pour faire plaisir à Jess... Mouais, ben voyons! Il se moquait de moi sachant bien que ça me gênait. Grrr. Mais ça en est resté à; “une prochaine fois peut-être”. Jess savait bien que je l’évitais. Elle ne savait pas encore pour le week-end, mais je pouvais donner ma main au feu qu’elle le saurait bientôt. Je me demandais si je n’aurais pas meilleur temps de le lui dire moi-même comme ça c’était fait!

Après leurs discussions dehors, Pascal avait l’air triste, pensif et dans la lune. On s’est très peu parlé, et il n’a plus affiché son si beau sourire du reste de la soirée. Il était peut-être juste dans sa bulle.

On est pas rentré trop tard, et Layne a décidé de rentrer dormir chez lui. Il trouvait qu’on faisait un peu trop ménage à 3 avec Pat dans les pattes. Hihihi, je ressentais la même chose.
J’avais déjà commencé à préparer mon petit programme de la soirée oubliant Pat... Déception totale quant je me suis rappelée que la soirée tranquille serait pour une autre fois... Crap.

Le pieds géant, j’avais toute la place dans mon lit alors  j’ai dormi comme un bébé. Miam miam et le matin, yipiiii, personne pour me tirer du lit.

*   *   *   *   *

Juste l'apercevoir  (29 jan 09-jeu)

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28 -- Drôle de Phase

Publié le par JaneDo


Je vais me la faire... Ok, on dit que je suis pénible, mais perso, je ne trouve pas. Quoi de plus simple que de laver la baignoire après avoir pris une bain, tout de suite et comme ça, pas besoin d'y repenser, n'y d'y revenir.  C'est quand même plus simple que de laisser de belles traces dégueux décorant le tour de la dite baignoire. Grrrrr. Pas possible!

Ça m'ÉNERve! Ce qui m'énerve le plus, c'est de devoir le lui rappeler sans arrêt, de me rappeler de le lui le rappeler. GRRRR. Ça me rend hyper grinche. Je suis sûre qu'elle imagine qu'à force, ou si je veux prendre un bain, je vais être obligée de le faire. Pas question, chacun nettoie sa merde. Non mais

Bon, ok, ses côtes cassées... mais, c'est son petit copain qui les lui avait brisé les côté, son problème, sa faute...

Bahhhh, peut-être que je suis injuste... un tantinet... Maybe. Mais je ne suis pas sa mère, et c'est une des raison qui fait que je ne supporte pas de vivre avec quelqu'un, c'est de devoir faire ce qu'ils auraient dû faire eux-mêmes ou passer mon temps à le leur rappeler. Je suis furax. furibonde, furieuse... Yaaah.

Je commençais à passer presque toutes les nuits dehors, hors de chez moi où je n'arrivais pas à trouver la paix. Une vieille habitude peut être, mais je me précipitais toujours pour rentrer dans mon chez moi avant de me rappeler qu'il y avait un intrus et que je ne m'y sentais pas bien pour l'instant. Et le bavardage, et les trucs qui traînent dans tous les coins, et le dentifrice qui traîne au lieu d'être dans son verre,  et les assiettes sales ailleurs que dans le lave-vaisselle, et le lait qu'elle ne remet pas dans le fridge... Impossible de travailler, impossible d'avoir un peu de tranquillité, impossible de me concentrer... J'en avais hyper marre!

Le soir, je lui faisais à manger ensuite, j'attendais le moment béni où elle irait se coucher, mais elle traînait au salon pour avoir de la compagnie. Et moi, la compagnie, j'en avais pas besoin. Je dois être trop bizarre. Pour combler mon désarroi, voilà que Layne avait décidé de passer la soirée chez moi. J'avais trouvé tout un tas d'excuses pour ne pas aller chez lui, du coup, je l'avais sur le dos. On ne pouvait pas se parler. J'en connais un que ça arrangeait bien!!!

Layne s'est alors transformé en chou-fleur "love-love". C'était chou. Je me demandais si je m'en apercevais à cause de la décision que j'avais prise, ce qui rendait les choses difficiles. Je me détestais. Je crois qu'il ne me rendait pas indifférente. Ciel... Etais-je amoureuse de ce rustre farfelu et caractériel? Waouh, je devais être un poil mazôt.!!!!

C'était sa nouvelle combine; passer plus de temps ensemble. Il pensait peut-être que si je voyais Pascal, c'était parce qu'on ne passait pas assez de temps ensemble? Si c'était le cas, il avait tout faux. Et moi, j'allais finir par hurler à mort un de ces 4. Layne était partout. Je ne pouvais pas tourner sans qu'il soit là à essayer de me prendre dans ses bras. 
Ça m'étouffait... Il était tout le temps sur moi; à me tirer à lui, à me caser entre ses jambes pour regarder la télé, et les bisous qui n'en finissaient pas. Layne était adorable, je ne pouvais pas me plaindre, c'était juste que j'avais besoin d'être un peu seule, et si je n'avais pas ma dose de solitude, je devenais irritable.

Mince, j'étais dans une drôle de phase..

*   *   *   *

Drôle de phase  (28 jan 09 -mer)

 

Publié dans diary, janedo, journal

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27 -- Petits aveux à Layne

Publié le par JaneDo


  • Tu étais avec lui n’est-ce pas?
  • Oui, j’étais avec Pascal.
  • Vous vous voyez toujours hein? Dis moi, c'était déjà le cas quant tu m’as demandé de sortir avec toi ou vous avez recommencé à vous voir après?

Aïe, son oeil gauche lancait des flammes, et sa bouche ne souriait pas. Bon, yééééh pourquoi aurait-il souri? Ouuuuuh, trop louche. Son ton était celui de la discussion, si je lui répondais, qui me dit qu’il n’allait pas me sauter à la gorge et m’étrangler avec mes mots? De toute façon j’avais décidé de ne pas lui mentir, j’allais lui dire la  vérité, et le laisser prendre l’initiative de la rupture. Ouais, mes vieux travers, je déteste toujours le mauvais rôle.

J'avais passé la journée à essayer d'éviter ses coups de fils, mais finalement, il m'avait envoyé un message pour me demander d'aller chez lui, sinon il passerait à la maison et qu'on étallerait notre linge sale devant Pat... Hum, donc...

  • Alors?
  • Je... Je le voyais déjà.

Il s’est assis sans me quitter des yeux. Je crois que son nez lançait de la fumée comme un taureau prêt à charger. D'accord, il était peut-être un peu énervé, ça ne se voyait pas sur son visage, mais ça s'entendait dans sa voix.

  • Depuis?
  • Héééé?
  • Depuis combien de temps?
  • Je... ça je... Je sais pas.
  • Tssse, tu te fou de ma gueule ou quoi? Depuis combien de temps?
  • Je n’ai pas envie de répondre à ça, je sais que tu va courir le dire à Jess.
  • Et? Quelle importance? Donc, quant Jess était venu te faire une scène, c’était totalement justifié. Hummm. De toute façon, Jess ne veut que ce qu'elle ne peut avoir. Le petit complexe de la petite fille riche quoi! C'est seulement quant quelqu'un d'autre s'intéresse à son mec que tout à coup elle le remarque et le veut plus que tout. Elle est possessive et territorial. Quand même, tu m’as bien berné pendant un moment.
  • Dis donc, et c'est monsieur fidélité en personne...

Il me regardait avec un de ses petits airs que je trouvais trop mignon, mais que je ne comprenais pas vraiment. Ça pouvait aller dans un sens comme dans l’autre..

  • Alors, j’aimerai comprendre... Pourquoi vouloir sortir avec moi?
  • Parce que tu n’en aurais rien à cirer si je voyais, comme toi, d’autres personnes.
  • D’autres personnes? Ou... Pascal? Ne répond pas, j’en ai une vague idée. De toute manière, je m’en doutais. Quelle sympathique petite équipe on fait, hein? Tout le monde couche avec tout le monde.
  • Dis... t’es gonflé tu crois pas! Toi qui couche avec tout ce qui bouge
  • Correction; tout ce qui bouge et qui porte une paire de nénés. Je fais pas dans les tapettes. Malgré tout, je tenais à toi.
  • Haaah! Donc, quant tu t’envoyais en l’air avec Alexia, c’était parce que tu tenais à moi? Waouh... elle est plutôt bonne celle-là.
  • Tu voyais bien Pascal toi.

Glups, je me suis rappelée trop tard que je voulais utiliser l’excuse d’Alexia pour dire que j’avais recommencer à voir Pascal seulement après les avoir trouvé ensemble. Donc, je lui ai rappelé qu'il ne savait rien à ce moment là!!! Je me suis plantée, ZUT!

Il a eu un petit rire bizarre; amer et en même temps amusé. Pourtant, j'avais la bizarre impression qu'il s'était quelque peu calmé depuis le début de la discussion. Il s'était levé et les mains dans les poches me jetait des regards de travers en se mordillant l'intérieur de la joue. Il était chou.... (Iiiiiiahhhiii... un petit format de moi courait en rond dans ma tête les mains sur les oreilles en hurlant) Je ne dois pas le trouver chou, il était sensé me plaquer là!!!

  • J’étais furax. C'était idiot que je ne m'en soit pas aperçu plus tôt, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. En tous cas, pour moi c'était clair à vous voir ensemble; vos gestes, les câlins... J'ai compris. Je savais que vous n’aviez pas joué au monopoli avec Pascal, non mais, tu te rappelle un peu ton état?Tu avais mal partout et tu ne voulais même pas que je te touche après que... que...  Tu crois qu’on s’était cogné dessus pourquoi à ton avis? Je devinais comment s’était passé votre soirée et j’étais furieux. La manière que vous vous regardez et tout... Ahhh ça me rend furieux.
  • Vous... Vous vous êtes battu pour ça? Je ne le savais pas.
  • J’ai bien pensé qu’il ne te dirait rien.
  • T'as regardé le plafond avec alexia peut-être?

 Il me regardait avec un de ses petits sourires. Trop trognon!

  • Tu pensais me plaquer hier soir, non? Tu n’as pas pu le faire hein? Il est marié, si je dois te le rappeler et je n'ai pas l'intention de lui laisser le champ libre avec ma nana.
  • Tu veux pas me faire croire que tu as commencé à voir Alexia à cause de ce week-end là? Impossible. (J’ai ri.) Je ne croirais jamais une chose pareille.
  • J'était vraiment furieux et jaloux... Hé, n’essais pas de tourner la table sur moi. Ouais, on peut dire qu’on ne vaut pas mieux l’un que l’autre, non?

Je m'attendais à ce qu'il me plaque après lui avoir avoué avoir passé le week-end avec Pascal, aussi qu'on se voyait avant, pendant... Mais rien ne se passait comme prévu, au contraire, on dirait que son humeur avait changé du tout au tout et il m'a prise dans ses bras. J'était un peu "choc". Le Layne que je croyais connaître m'aurait envoyé illico sur les roses et se serait tiré pour aller rejoindre une de ses nana.

  • Tu va arrêter de le voir. Si jamais j'apprends que tu le vois en dehors des sorties habituelles, je lui tords le cou.
  • Quoi? Tu te fou...
  • Non. Je suis sérieux. Il n’est pas question que ma nana bidule avec un autre type derrière mon dos.
  • Attends, laisse moi voir si j’ai bien compris... Tu as le droit de batifoler à droite et à gauche et moi je devrais gentiment t’obéir et attendre que tu aies du temps à me consacrer? Tu plaisantes j’espère?
  • Je ne plaisante pas. Tu sais bien que les mecs, c’est pas pareil. On a pas besoin de sentiments pour coucher, vous les filles, oui!

Waouh... Ça ne marchait pas du tout comme je l’avais imaginé... C’était pas bon. Il ne me restait plus qu’à utiliser une de mes vieilles méthodes pour qu’il me plaque. Pour l’heure, il n’était pas question qu’on papote comme des potes à ce sujet. Fallait que je trouve le moyen de le faire arrêter et je n’en connaissais qu’une. En même temps, je me sentais tellement coupable et mal. Je ne devrais certainement pas, Layne était loin d'être un ange.

Il m'a prise dans ses bras, j'ai fondu. Il était chou quand même, je ne pouvais pas lui faire ça. Il avait ses moments et, c'était bizarre, mais je ressentais quand même quelque chose pour lui. J'aimais lorsque ses yeux s'assombrissaient quant il était passionné, j'aimais ses manières possessives avec moi, j'aimais aussi le voir fondre sous la tendresse. Quelle poisse j'étais mal barré!

*   *   *   *   *

Petits Aveux à Layne (27 jan 09 -mar)

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26 -- Pas prête à faire ce qu'il faut

Publié le par JaneDo


J'avais passé la fin de mon week-end sous pression, et la seule chose que je voulais en rentrant c’était un peu de paix et un silence total. J’étais vraiment crevée. Pour l’avoir, je n’avais qu’une seule solution; me retirer dans ma chambre, fermer la porte... à clef. Seul refuge où Pat ne pouvait pas me déranger. J’ai allumé la télé, mais je ne la regardais pas. J’ai mis un casque avec de la musique à plein tube pour me déconnecter du reste du monde.

J’avais beau tourner les choses dans tous les sens, j’aimais Pascal plus que tout et je ne pouvais pas imaginer être sans lui. Donc, il ne me restait plus qu’à rompre avec Layne. Et j’aimais beaucoup Layne malgré tous ses défauts. En pensant à ses défauts, ça me faisaient sourire.
Je n’étais pas moins attachée à lui parce qu’il avait des aventures à droite et à gauche, au contraire je le comprenais. Trop de jolies filles et qu’une seule vie. Ce n’était pas agréable à voir, mais quant je ne voyais rien, ça m’était égal. Non, je ne lui en voulais pas.

Ok, soyons logique, s’il n’y avait pas de Pascal, et que j’avais dû passer la plupart de mes soirées et week-ends seule pendant que mon petit copain s’amusait avec d’autres filles, je trouverais sûrement ça moins amusant. Ouais... drôlement moins amusant.

A 2h du matin, Pat est venu cogner à ma porte. Il m’a fallu un moment pour l’entendre avec la zik dans les oreilles. En fait, ce n’était pas Pat, c’était Layne. Merde, je n’avais pas encore eu assez de temps pour organiser la future rupture.

Quant j’ai ouvert, Layne m’a attrapé par le bras et m'a traînée jusqu'à sa voiture, sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Pas eu le temps de mettre de chaussures non plus, j’étais en slaps. Dans la voiture, j’ai essayé de savoir à quelle sauce j’allais être mangée, mais il ne parlais pas. J’avais un peu les flopettes et je n’arrivais plus à diriger mes pensées, ni à préparer un plan.

Ok, il fallait qu’on se sépare. Je ne pouvais plus continuer à me voiler la face!

Je voulais être aussi courageuse que Pascal, qui malgré les chemins bizarres que j’avais pris, malgré que je sois avec quelqu’un d’autre, malgré que je lui ai à plusieurs reprises fait honte, malgré toutes mes petites conneries, n’a jamais caché ses sentiments. Je voulais me montrer à la hauteur. Vis-à-vis de lui, face à ses parents, à cause de Jess, je ne pouvais pas continuer à sortir avec quelqu’un d’autre si je prétendais l’aimer.

Mais, zut, il était passé 2h du mat, je n’avais vraiment pas envie de me prendre la tête maintenant et... j’aurai voulu parler à Pascal avant, entendre sa voix, question de me donner du courage... mais... je ne pouvais pas l’appeler maintenant... poisse.

Je n’arrivais pas à deviner si Layne était en colère ou pas ou s’il était d’humeur à ce que je fasse une petite crise pour exiger de rentrer chez moi et discuter demain... Oui, c’est ça, demain serait parfait! Non d’un chien, c’est ce que je devrais faire, remettre ça à demain. Aïe, est-ce que je commençais déjà à faire marche arrière?

A peine avons-nous passé la porte qu’il a lancé le ton;

  • Tu n’étais pas avec ta copine en montagne. Est-ce que tu veux me dire où tu étais? Même si... je veux l’entendre de ta bouche.

Oh là là, je fais quoi, j’attaque ou je plie?

  • Layne? Il est tard et je suis crevée, j’ai juste envie de dormir. On ne pourrait pas parler de nos week-ends respectifs demain?

J’ai plié... Mais j’avais insisté sur le “nos” et, à la lueur dans ses yeux, je crois qu’il avait compris qu’on ne parlerait pas seulement de mes va-et-vient. J’avais gagné... hihihi...

  • Tu étais avec Pascal.

Glups. Je croyais avoir la main... Glups... mais ce n’était qu'une demi victoire. Il m’avait lancé sa phrase et n’a pas chercher à discuter, comme s’il pensait me sondait. Bon au moins, je pouvais me préparer. J’aurai toute la journée pendant qu’il sera au travail... mouais!

Malgré ce qu’il pensait savoir, même s'il était sûrement en colère, il a passé l’éponge... pour ce soir. Il entendait marquer son territoire... grrr... je n’étais pas d’humeur. Mais c’était ça ou discuter, et discuter, il ne semblait pas en avoir envi. Comme toujours quant il était de mauvaise humeur, il était plus brusque, mais je pouvais le supporter, j’avais besoin de temps.

Layne était déjà parti quant je me suis réveillée, et je n'avais pas ma voiture pour rentrer, zut. Je n'avais plus qu'à prendre un taxi, en training et en slap. Génial

Patricia était déjà debout et son moulin à paroles fonctionnait à plein régime. Je l'ai écoutée gentiment en souriant pendant environs 1h, après j'ai pris la fuite avec mon chien. Au retour, je lui ai dis que j'étais crevée et je me suis enfermée dans ma chambre. Après avoir parlé avec Pascal, je me sentais plus sûre de moi et détendue. Toutefois, je n'étais pas prête pour voir Layne, je voulais que ce soit lui qui prenne l'initiative de la rupture, que ce soit sa décision, et pour ça j'avais encore quelques efforts à faire ;)) Donc quant Layne a cherché à me voir, j'ai prétendue être malade et que je n'étais pas en état de le voir.

Je n'étais pas encore prête.

*  *  *  *  *

Pas prête à faire ce qu'il faut  (26 jan09 -lun)


Publié dans diary, janedo, journal

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25 -- Retour d'un week-end gâché

Publié le par JaneDo


En tous cas, c'était un peu raide de manger avec les parents d’un mec qui ne vous apprécient pas et vous ont pratiquement trouvé en tenue de naissance...

Pour ne pas mettre ses parents de mauvaise, j’aurai préféré que Pascal se retrouve dans sa chambre au réveil, mais il n’en avait pas envi, ni que notre week-end soit bousillé par la présence de ses parents. Je sentais quand même qu’il était tendu et qu’il avait l’habitude de ne pas contrarier ses parents. Il n’avait sûrement jamais été le genre de gamin qui cause des problèmes à ses parents. Je respectais ça, j’étais pareil. J’aimais mes parents et n’avais jamais été du style à faire des vagues pour attirer l’attention de mes parents. Même étant 4 gosses, on avait toute l’attention de nos parents, nul besoin de chercher à en avoir plus. On cherchait à gagner le respect et la fierté de nos parents. J’avais l’impression que Pascal était pareil.

Je comprenais parfaitement le malaise de ses parents vis-à-vis de Jess, c’était plus que normal. Il aurait été aussi normal que je quitte les lieux, parce que c’était plus que gênant dans tous les cas de figure. Thomas avait prétendu ne pas être au courant, c’était normal aussi.

Avec raison, Jess serait furieuse d’apprendre que son frère savait depuis longtemps et nous avait couvert en quelque sorte. Et ce n’était pas à leurs parents de se retrouver en sandwich dans cette histoire. Non, vraiment, la seule personne qui n’avait rien à faire là, c’était moi. Et le peu de temps que nous avons passé, le dimanche au chalet, nous avons évité tout débordement d’affection. Nous nous sommes comporté en simples copains. Sa maman m'a invitée à prendre un café chez eux dès leur retour sur Lausause. J'ai accepté en la remerciant, mais bien sûr, il n'en était pas question. J'avais pas l'intention d'aller me jeter dans la gueule du loup et me laisser bouffer toute crue.
.. On était impatient de partir...

Jess avait prévenu Thomas qu’elle était rentrée plus tôt pour faire une petite surprise à Pascal alors il a décidé de rentrer avec nous. Le pauvre, en sachant que ses parents allaient au chalet, il avait essayé de nous joindre, mais on avait coupé nos natels, alors malgré sa crève, il les a accompagné. Il n’avait pas réussi à nous prévenir.
Y avait pas à dire... notre week-end sur la "planète ailleurs" était fichu!

Les parents à Pascal ont essayé d’être sympathique, mais ça ne devait pas être très facile pour sa mère. Aucune mère n’aime voir son fiston chéri s’envoler avec une autre femme, et surtout pas une qu’elle n’avait pas choisi. Pascal n'avait presque pas desserrer les dents de la journée et pas des masses durant le trajet du retour. Si Thomas n'avait pas été là, je n'aurai pas fait mieux!

Les garçons m’ont déposé avant de rentrer.

Patricia se larvait devant la télé. Fatiguée, j’en ai fait autant. Elle aurait aimé que je lui raconte mon week-end. Mais quoi lui dire; que c’était chouette jusqu’au samedi soir puis les parents à Pascal nous sont tombés dessus alors qu’on était pratiquement à poil! Bahhh, naaah, j’avais vraiment pas envie d’en parler. Je préférais effacer les derniers 24h de ma mémoire pour l’heure.

En rallumant mon natel, j’ai réalisé que Layne avait essayé de me joindre non-stop le samedi. Ces messages allaient du gentil à colère, ça allait barder pour moi, il ne me restait plus qu’à trouver une bonne excuse. Patricia m’a appris qu’il était passé à la maison samedi, et que pressée de question, elle a fini par lâché que j’étais en montagne. Elle ne lui avait rien dit de plus. Hum... la connaissant, ça m’étonnerait, mais elle m’a juré qu’elle n’avait pas mentionné Pascal.

De toute façon, je n’avais pas envie de le voir ce soir.

Il me semblait que tout ceux que nous fréquentions étaient au courant de ma relation avec Pascal. Somme toute, je n’avais plus vraiment de raison de me cacher derrière Layne. Mais est-ce que j’avais vraiment envie de rompre avec lui? Vis-à-vis de Pascal, ce serait sûrement la chose à faire...

J’étais tellement crevée qu’essayer de raisonner me donnait mal à la tête, alors j’ai remis ça à plus tard. J’étais trop naze!

*  *  *  *  *

Retour d'un week-end gâché  (25 jan09 -dim)

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24 -- Parents? Mauvaise surprise

Publié le par JaneDo


Le lendemain matin, en la femme parfaite, j’ai porté le petit déjeuner au lit à mon petit coeur. Ça changeait, pour une fois, c’était à moi de le gâter. On a ensuite été se balader dans le village pour faire quelques courses, les produits frais nécessaires. Comme le chalet n’était pas tout le temps occupé, il fallait du lait, du beurre, etc.

C’est drôlement agréable de pouvoir se balader ensemble, sans avoir peur, de se sentir complètement libre. En fait, c’était agréable de ne pas avoir à faire attention sans arrêt à nos faits et gestes ou la manière de se regarder, se parler ou la manière de se tenir. De pouvoir se prendre par la main, se câliner ou de simplement pouvoir se prendre par les épaules. Des gestes simples, mais qu’on avait pas souvent eu l’occasion de faire entouré par nos connaissances. Comme Pascal était  plutôt du genre affectueux, j’avais la chance de recevoir des  tonnes de petits bisous et j’adorais ça.

Un vrai petit couple en Lune de Miel.

La dame de la boulangerie a cru que j'étais sa femme, qu’on rentrait de notre voyage de noces ou qu’on était en lune de miel. Hum... sourire béat sur mon visage. Et qui dit béat, veut dire bébête, nunuche, proche de stupide.

En faisant les courses, on avait croisé potes d’enfance à Pascal et on devait les retrouver à la fête du village en début de soirée. On avait trop traîné, c’était de ma faute, je ne savais pas quoi mettre, et on est arrivé presqu'à la fin. Ses potes nous ont entraînés au Pub. Je ne pouvais pas vraiment me joindre à leurs conversations, je ne les connaissais pas, mais j’étais bien, même si je ne participais pas des masses. Pascal ne me lâchait pas et s’inquiétait bien trop que je m’ennuie. Je ne m’ennuyais pas. J’avais son bras autour de l’épaule et j’étais heureuse rien que d’être avec lui. On voulait être seul, alors on a pas fait long.

Une très grosse mauvaise surprise nous attendait... on ne le savait pas encore.

On était devant la cheminée, dans les bras l’un de l’autre, pas vraiment une tonne de vêtements sur le dos, pensant être seul au monde, loin de tout, en sécurité, seul. On avait pas entendu la porte, ni rien. Il était vrai qu’on ne s’attendait pas à voir qui que ce soit pendant ses 2 jours... Ce n’était pas vraiment la meilleure situation pour se retrouver nez à nez avec des parents... Vraiment pas... surtout quant on est pas la femme légitime du jeune homme avec qui on batifole.

Une situation dans laquelle on ne se sent pas terriblement bien, heum, plutôt rétrécir à la taille d’une tête d’épingle. Ses parents... Iaaaaaaeh... Quelle poisse!

Je n'avais jamais vu Pascal rougir autant.  Heummm, moi aussi. Si sa mère aurait pu, je pense qu'elle m'aurait jetée dehors direct. Mais, elle n'a pas osé. Ça ne m’aurait vraiment pas gênée, j’aurais détaler avec joie. C’était la 1ère fois que j’ai pris autant de couleurs, tout y a passé; les oreilles, le front, les joues, tout.

Mais, les belles-mères, je connais, et j’ai une technique infaillible; ne pas leurs accorder d’importance. Faut seulement se rappeler que ce n’est pas sa propre mère,  mais une mère quand même et que son avis à la limite, je m’en tape sans pour autant le lui dire en face. Si conflit il y a, ça reste entre mère-fils, je ne m’en mêle pas, et ne m’embarrasse jamais à entrer en conflit
direct avec elles. Jamais. C’est sa mère, c’était à lui de se débrouiller avec.


En général, et surtout pendant la période bénie des débuts, la sorte de période “Lune de Miel”, ce n’est plus le fils à maman, alors ça se passe toujours bien. Il monte au créneau et défend son territoire et ses choix.

Sa mère était livide.

Thomas était monté avec eux, mais il s’est fait discret. Son père m’a saluée d’un signe de tête assez mal à l’aise, mais je crois qu’on l’était tous. C’était en fait horriblement embarrassant et si j’avais pu disparaître, je l’aurai fait. J’avais du mal à ne pas montrer mon malaise caché derrière mon sourire stoïque. Je hurlais encore à l’intérieur de ma tête. Sa mère a fait comme si je n’existais pas, pas un regard, pas un bonjour rien et s’était adressé directement à Pascal. En gros; “Qu’est-ce qui se passe ici? Et qui est cette “fille”. Dans sa bouche, c’était une insulte. J’étais une poule de couleur avec qui il avait osé se vautrer sur son tapis ultra cher, en gros... Waouh, comme entrée en matière, il y a eu mieux!

Doucement, Thomas m’a prise par la main pendant que les tours montaient entre Pascal et sa mère et je me suis éclipsée avec lui. A la lueur dans le regard à Pascal, je savais que ça allait exploser. Et ça a explosé! Thomas n’avait pas envi d’être dans les parages pendant le règlement de comptes. Et au son des voix provenant du rez, moi non plus.

Une fois à l’abri dans la chambre, je n’ai pas pu retenir les tremblements qui me secouaient tout le corps. Thomas a eu pitié de moi, et m’a juste serrée contre lui. C’était horrible, parce que j’avais l’impression que c’était pire. Impossible à contrôler. Après m’être calmée, je ne pouvais même pas avoir une discussion normale avec Thomas. Malgré mon semblant de sourire, ma voix aussi tremblait. Je crois que j’étais hyper nerveuse.

J’avais peur que Pascal en arrive à penser que je ne lui causais que des ennuis. Horrible.

Thomas nous a laissé seuls quant Pascal est remonté. Il m’a juste prise dans ses bras sans un mot. Il voulait partir de suite. Hum, j’étais d’accord. Je n’aurai pas pu espérer mieux. C’était vraiment trop gênant, et je ne voulais absolument pas me retrouver en face d’eux. Iak. Mais les choses ont la sale habitude de ne jamais tourner comme on le voudrait.

Sa mère est venue, à ma surprise totale, me demander si je voulais l’aider à préparer le dîner. Glups...  Euhm NON. C’était sa manière à elle de s’excuser en se montrant gentille et agréable. Pascal lui a dit qu’on rentrait, mais elle m’a prié de rester, que ça nous donnerait l’occasion d’apprendre un peu à se connaître. Comment refuser??? Je n’en avais aucune envie, je voulais rentrer, retourner chez moi, loin d’eux.... et vite. Si j’ignorais sa requête et que je prenais la fuite avec Pascal, j’aurai demblée le mauvais rôle. Quel calvaire. Pascal n’en avait pas plus envi que moi, sauf que moi, je gardais ce que je pensais pour moi.

Pffff... notre week-end était fichu. Quelle poisse.  C’était vraiment chiant à la longue.

Mon invisible moi m’a poussée en bas quant, tout ce que je voulais, c’était de partir d’ici. Pascal avait décidé que ce serait lui qui aiderait sa mère à préparer le dîner. Je crois qu’il ne voulait pas nous laisser, toutes les 2, seules! Tant mieux. Je n’ai absolument pas insisté, même pour la forme.

Et Thomas, quel amour... Il m’a traînée avec lui, et grâce un moment de tranquillité, loin de leurs parents, j’ai pu retrouver mon calme et ma bonne humeur. J’avais décidé de faire comme si de rien, mais j’avais l’estomac noué toute la soirée, faisant attention à mes faits et gestes, complètement coincée.

Je me suis demandée ce qui allait se passer à l’heure du coucher... mais sa mère m’avait préparé une autre chambre... Problème résolue! Malgré tout, Pascal est venu me rejoindre. Je crois que ses parents s'en doutaient... La 2ème chambre était bien évidemment pour la façade.

La soirée s’est bien passée dans l’ensemble, même si c’était terrifiante et long et... ciel... qu’est-ce que j’avais envie de rentrer moi...

*  *  *  *  *

Parents? Mauvaise surprise  - (24 jan 09-sam)

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23 -- Collante comme une limace

Publié le par JaneDo


Arrhhh... Je ne m'étais jamais rendue compte à quel point je pouvais être collante. Aussi collante qu'une limace gluante. Je ne me doutais pas non plus que j'avais une si grosse soif d’énormes doses de câlins. Non, pas de câlins crapuleux, de câlins tout court. Ni mon besoin d'être chouchoutée comme une grosse chatte ronronnante.

On a filé en fin de journée vendredi... J'étais hyper prête. Rare chez moi. Mais dès le matin, j'avais déjà préparé mon sac. Hihihihi.

Trop cool d'avoir tout le chalet pour nous. Comme il n'y avait aucun risque de tomber sur qui que ce soit, on allait pouvoir vivre comme si on était un vrai couple, comme une vraie petite lune de miel. J'ai adoré chaque minute... jusqu'à ce que... enfin!

On a enfin pu parler du dimanche juste avant le départ de Jess.

Cela faisait bientôt une semaine, et on avait toujours pas eu l'occasion d'en parler. On était fort quand même. Je ne suis pas sûre qu'il m'ait vraiment cru. J'avais la d'impression que Pascal semblait douter que Jess puisse faire une chose pareille. Hélas, je n'avais plus son message. J'avais commencé la discussion par l'attaque, cela restera toujours la meilleure défense.

Je lui ai demandé pourquoi m'avoir envoyé un message pour me demander de venir s'il n'était pas seul. Que je m’étais sentie hyper mal face à leurs amis et tout. Pascal m'a assuré ne pas avoir envoyé de messages. Donc, seule déduction possible; ce ne pouvait qu'être l'oeuvre de Jess. Même s'il essayait de me croire, il avait du mal à imaginer Jess agir de cette manière. Moi aussi. Pourtant, je suis sûre qu'il avait aussi du mal à croire que j'aie pu me pointer chez lui sachant que Jess était encore là. Il nageait en plein doute. Mais au moins, il savait sûrement que je n'aurais jamais fait une chose pareille. Enfin.... je crois!

On a aussi parlé du mercredi soir après sa soirée cinéma avec Caroline.

Même si je lui ai dit avoir tout vu et entendu, il ne savait pas ce que j'avais vu au juste. Il ne semblait pas se douter que je l'ai vu embrasser Caroline ou il espérait que je ne les avais pas vu. Pascal se disait sûrement que si c’était le cas, je ne serais sûrement pas là avec lui et qu’on aurait probablement eu une grosse dispute. Il n'a pas osé me poser la question et semblait plutôt embarrassé.  Je n'allais pas non plus le préciser même si ma curiosité vorace crevait littéralement d'envie de lui poser milles questions. Parce que j'aurai voulu savoir ce qu'il avait ressenti? S'il en avait eu envi? S'il aurait voulu plus que ça s'il n'y avait pas eu de risque que je l'apprenne... Arf, des questions auxquelles je ne voulais pas de réponses non plus... Va savoir!!!

Il pensait que si je les avais vus, j’aurai sûrement eu du mal à le lui pardonner. Il était clair que si j’étais tombée seulement sur cette petite partie de la soirée et que je n’avais pas entendu la suite... certainement.

C’est vrai que si j’étais arrivée à ce moment précis et que je n’avais pas pu entendre ce qu’ils se disaient, de voir Caroline se coller à lui sans cesse, j’aurais pu mal interpréter les choses. Je serais sûrement partie sans demander mon reste, et il aurait été inutile pendant très longtemps qu’il essaie de me joindre. Je l’aurais sûrement évité et je n’aurai pas voulu écouter ses explications. Je crois franchement qu’aucune explication ne m’aurait convaincue. Arf... je ne sais pas.

Mais j'avais entendu Pascal dire qu’il tenait à moi et c'était tout ce qui comptait. De plus, ça n’avait pas été plus loin qu’un baiser...

Le vendredi soir, on est resté toute la soirée collé-collé.

On avait prévu d’aller manger dehors, mais finalement comme un vieux couple ringard, on est resté au chalet, cuisiné ensemble pour ensuite se larver devant la cheminée à bavarder. Je n'arrêtais pas de le bombarder de bisous, je n'arrivais pas à m'en empêcher. J'avais tout le temps envie de l'embrasser, d'être collée à lui et il se laissait faire alors....

Une vraie limace, et dieu sait que je déteste les limaces.

*  *  *  *  *

Collante comme une limace  -(23 jan 09-ven)

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22 -- Regards de chatte en chaleur

Publié le par JaneDo


C’est la folie, mais j’adore être avec Pascal. Quant je pense à Pascal, c’est; chaleur, tendresse, couché de soleil, plage aux sables fins, main dans la main... Layne, lui c’est; tornade, tempête, les bruits de la ville, soirées arrosées, disputes et réconciliations.... La tendresse chez Pascal est spontanée et complètement naturelle, chez Layne c'est souvent quant il a une idée derrière la tête. Personne n'a dû lui apprendre que ce n'était pas ça les préludes!

Avec Pascal, on a prévu de fuir les environs pendant le week-end et d’aller à son chalet. Au moins là, personne ne viendrait nous déranger. On sera libre; pas de Thomas, pas de Pat, pas de potes, pas de visiteurs inattendus. Rien, ni personne, juste “nous deux”.

Donc, ce soir, je sortais avec mes potes et Pascal avec les siens. Ayant rempli nos obligations amicales, on pouvait se préparer pour notre week-end. Iiiiiie.... me réjouissais trop.

Donc Pascal au petit-dêj, au déjeuner, au dîner et encore en dessert.... Trop parfait. Je rêvais éveillé. l’imaginant saucissonné entre 2 tranches de pains bien tendre. Mince........

J’avais oublié Layne dans l’équation! Zut!

Patricia babillait sans relâche pendant que je faisais tous les efforts du monde pour me concentrer sur mon travail et les modèles que je devrais présenter la semaine prochaine, mais mon esprit vagabondait en essayant de trouver une solution concernant Layne!

1. Provoquer une dispute; ce qui mettrait un peu d’espace pour le week-end?
2. L’excuse d'obligations familliales?
3. Inventer un week-end avec une copine à la montagne... mais sans Pat? Louche.
4. Prétendre partir à l’étranger pour le week-end... mais s’il me trouve... Aïe!
5. Rien dire et faire ce que je veux!  Après tout, il n’avait qu’à aller retrouver Miss Tennis ou Alexia!


Baf, j'allais m’en remettre à la chance et voir comment les choses tourneront. De toute façon, on sera très loin d'ici tout le week-end, après; "advienne que pourra". Mais que faire de Thomas? Mince Thomas... Fallait que je lui fasse une petite visite cet après-midi, comme ça, ce sera fait, et ce sera une chose que je pourrais tracer de ma liste. Patricia aimait bien Thomas, alors, je l’ai emmenée avec moi. Il n'était pas en grande forme, faut dire que Pat non plus. J’en ai profité pour faire à manger pour mes 2 malades. Du “Hachis Parmentier JaneDo”. Facile à avaler au cas où Thomas avait un peu mal à la gorge et une petite soupe aux asperges en entrée.

Ma visite lui a fait plaisir et vite redonné un peu de couleurs. Le pauvre, il était vraiment mal et avait même perdu du poids. Il s'était tout de suite senti mieux après avoir mangé.

Ça m’a fait un peu de peine de réaliser à quel point Thomas tenait encore à moi, j’avais fini par oublier qu’il était encore amoureux, même après Pascal et Layne, 2 de ses plus proches amis. Mais ça n’avait jamais été son tour. L’amour peut être tellement cruel. Thomas avait quand même prévu de sortir un petit moment ce soir, mais je doute qu’il puisse, il surestimait un peu ses forces!

Layne semblait bizarre ces temps-ci, il avait par moment de grands débordements de tendresses (culpabilité???) ou était carrément distant et dans la lune (amoureux???).

Je me suis demandée s’il ne chercherait pas lui aussi un moyen d’avoir son week-end? Si c’était le cas, comment amener le sujet sur la table sans éveiller ses soupçons et lui donner l’impression que, c’était son choix et que moi, en parfaite petite amie, j’étais adorablement conciliante. Évidemment sans mentionner des trucs comme; je te fais confiance, ou j’attendrais patiemment ton bon vouloir, ni que je m’ennuierais sans toi... des trucs qui risqueraient à un moment ou un autre de titiller son sentiment de culpabilité et le conduirait dans la mauvaise direction....> chez moi!!!

Finalement, c’était plus facile que je ne l’aurais cru. Trop facile. Layne avait apparemment des projets pour le week-end et je ne faisais pas partie de l’équation.

Une fois la question réglée, Layne s’était détendu. On sortait chacun de son côté et on se retrouverait chez lui plus tard, pour ne pas avoir Pat sur les bras. Il n’avait pas proposé de me rejoindre. Bizarre. Il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble ou quoi??? Miss Tennis ne savait peut-être pas qu’il avait une copine, alors il ne pouvait pas se permettre de se montrer avec moi. Rat des bois!

Avec mes potes, on a d’abord été jouer au Bowling. C’est assez rare. On se retrouve en général pour manger un truc ensemble, mais c’était surtout boisson à gogo, pas des trucs sportifs. C’était super chouette, j’adore les changements de routine. On a grignoté sur place avant de se retrouver tous au Tiger comme d’hab.

Pascal et ses potes étaient déjà au Tiger à notre arrivée. Mon coeur a commencé son petit twist en apercevant Pascal, et un rock endiablé à son sourire. Rhhhh... suis irrécupérable! Ciel, je pourrais passer des heures à le regarder comme s’il était un film. J’aime sa manière de se mouvoir, de marcher, ses expressions, ses rires, ses sourires, ses froncements de sourcils...

Caroline était avec eux. Difficile de ne pas la remarqué, elle avait opté pour un jaune assez flashy et s’accrochait au bras de Pascal en me jetant des regards de chatte en chaleur. Peste. J’essayais de ne pas trop regarder dans sa direction, enfin, le moins possible. Thomas n’était pas sorti finalement, il n’était pas encore d’attaque.

Pascal m’a chuchoté à l’oreille, qu’on pouvait se retrouver chez lui 1h plus tard. Il devait d’abord raccompagner Caroline. Mais ça ne marchait pas, je passais la nuit chez Layne pour pouvoir passer le reste du week-end avec lui.

Nos équipes se sont mêlées et on s’est retrouvé tous réunis autour du même bar. Caroline a dû se joindre à nous, même si elle n’en avait pas envie. Elle a soigneusement évité de me saluer. J’en ai fait autant. Elle ne savait pas que j’étais chez Pascal hier soir.

On faisait comme d’habitude; de parfaits copains. Nos épaules se touchaient par moments, même si je ne le regardais pas, c’était bon de le savoir assis à côté, de sentir sa présence. Je ne pense pas que Pascal se doutait que chaque fois que nos regards se croisaient, je frissonnais de la tête aux pieds. Ses sourires étaient des décharges électriques.

Caroline nous observait constamment, mais j’en avais rien à fiche. J’avais aussi remarqué son petit manège pour essayer de me rendre jalouse, mais il était hors de question que je lui fasse ce plaisir.

J’étais impatiente de partir avec Pascal. D’être seule avec lui, libre de la terre entière.

*  *  *  *  *

Regards de chatte en chaleur -(22jan09-jeu)

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21..2 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!

Publié le par JaneDo


  • Ahhhh... Je peux pas Caro. Je suis désolé, je peux pas..
  • Mais pourquoi? Pourquoi?

Il l’avait repoussée. Trop tard... Il l’avait quand même embrassée. J’en avais mal au bide. J’aurai voulu disparaître d’ici. Même s’il était au rez, il y avait quand même une certaine hauteur, des arbustes pleines d’épines, des pierres... Je ne pouvais pas garantir mon atterrissage, manquait plus que je me flingue sous sa fenêtre. Ce serait pas top!

Pascal s’était levé de son tabouret et s’était éloigné d’elle en se passant nerveusement la main dans les cheveux. Il avait poussé un profond soupir. Caroline avait baissé la tête, avec l’air de faire la pote et attendait toute déçue

  • Écoute... Il y a quelque chose qu’il faut que tu sache. D’abord, tu dois me jurer de ne jamais en parler. Ni à ta meilleure amie, à ta mère, ni à ton petit ami, ni en confession. Jamais. Jure le moi sur ce que tu as de plus cher...

Pascal s'était assis sur la table du salon et Caroline était venu s'agenouiller entre ses jambes. Leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. Mince, il allait l’embrasser à nouveau. Je vais lui faire la peau. Je croyais qu'il ne pouvait pas... alors ce n'était qu'une scène de deux ou quoi? Je n’arrivais plus à respirer. Il voulait sûrement qu’elle promette de ne jamais rien dire. J’allais me liquéfier sur place, ça allait être une sacré baffe pour moi.

Elle a juré sur la tête de sa famille et sur sa tête un petit sourire sexy au coin des lèvres. Je les voyais de profil. Pourquoi j’étais venue, suis vraiment trop conne. Dire que je pensais lui faire plaisir. Je ne voulais vraiment pas voir ça, mais je ne pouvais pas détaché mes pauvres yeux du spectacle qui allait m’infliger d’atroces souffrances et causer ma rupture avec Pascal. J’étais tétanisée.

Pascal a encore soupiré et il s'est levé. Il lui tournait le dos.

  • Je... Je sors avec Jane. Comment dire... Jane et moi sommes ensemble, on se voit, on continue à se voir... On est... beaucoup plus que de simple amis.
  • Hein? Tu te fou de ma gueule là?

Bouche bée, les yeux écarquillés, Caroline était sous le choc.  Moi aussi. Mais je me sentais fondre d'amour pour lui. Pourtant, elle avait dit savoir. Ciel. Et moi, je ne pensais pas que Pascal parlerait de ça. Je m'attendais à tout, sauf à celle-là. Ha! J’étais sciée. Il a osé? Mince alors!!! J’aurai pu m’évanouir direct. Pourquoi? Pourquoi en avait-il parlé? Ou c'était parce qu'il ne voulait pas qu’elle dise quoi que ce soit à propos de ce qui allait se passer que je risque d'apprendre par la suite? Qu’est-ce qu’il allait faire?

  • Je vois... Et Jess? Enfin... Est-ce que ta femme le sait? Est-ce qu’elle est au courant?Et son Layne?

Pascal avait l’air soulagé et ne répondait rien. Caroline le regardait encore un peu choquée, elle s’était assise à nouveau sur le bras du canapé.

  • Ben alors toi... T’es vraiment plein de surprise. Mais bon, donc...
  • Tu veux que je t’appelle un taxi?
  • Non. Pourquoi?

Il s’était ré-appuyé contre le bar de la cuisine, elle s’était relevée, déjà remise de la nouvelle. Purée... Je pourrais sortir de la chambre maintenant ou quoi? Est-ce que Pascal serait gêné? Est-ce que j’ai le droit de le faire maintenant? Parce qu'elle s'était à nouveau vautrée sur lui amoureusement en cherchant à l’embrasser.

  • Je te l’ai juré, Jane ou Jess n’en sauront rien, promis, juré. Pascal, tu me plais et je suis amoureuse de toi. Je ferais n'importe quoi pour être avec toi. Dis, c’est pas comme si c’était la 1ère fois qu'on s'embrassait... Tu sais cette soirée, avant le Nouvel An, j'étais aux anges quant tu m'as choisie, c'était la plus belle soirée de ma vie, depuis le temps que j'espérais...

Elle lui caressait le visage tout en parlant et passait ses pattes dans ses cheveux. Ça me rendait folle. Moi, en mec, je lui aurais sauté dessus. Il a fini par attraper sa main en lui demandant d’arrêter. Enfin. Pendant une petite seconde, j’ai cru qu’il allait l’attirer à lui et l’embrasser, alors j’avais tout mon estomac dans la gorge. J'avais vraiment pas de chance avec mes mecs moi!!!!

  • Écoute... Je peux pas. Moi, je le saurais, et si elle l’apprenait, elle risque de m’en vouloir à mort, alors je ne peux pas. Je pourrais difficilement me pardonner de lui faire du mal pour rien. J'ai vraiment pas envi de la perdre en faisant une connerie de ce genre, tu comprends.
  • Merci pour le rien, et pour la connerie du genre, c’est sympa.
  • Fais pas l'idiote, tu sais très bien ce que je veux dire.
  • Dis, t’es pas un peu nul là? Tu crois que Jane fait quoi avec Layne? Qu'ils jouent au "monopoli" ou se regardent dans le blanc des yeux? Surtout lui... Au fait, pourquoi est-ce qu’elle est avec Layne, hein?

Touché, coulé. Pascal a lâché son bras et pendant une seconde une vague de colère a effleuré son beau visage. C’était comme un coup de massue pour moi. Son profil s’était durci et il a baissé la tête.

  • C’est compliqué et ça ne regarde que Jane et moi.
  • T'as pas l’impression de te faire mener en bateau là?
  • Je n’ai pas trop envi d’en parler. Et Caro, juste entre nous... La prochaine fois que t’essaie d’emballer un mec... évite de lui parler.de sa nana..

Pascal souriait. On dirait qu’il avait retrouvé son calme. Pauvre chou. C’est vrai que je lui avais fait un sale coup là, mais j’avais des circonstances atténuantes; j’avais cru qu’il voulait l’argent et l’argent du beurre, et qu’il s’amusait à nous raconter des bobards à Jess et à moi. Je m’étais trompée, et maintenant c'était la "gabgie".

Mais en même temps, je ne voulais pas passer mon temps assise derrière le téléphone à attendre ses appels quant il aurait un trou dans son emploi du temps.

  • Je sais que c’est du bibon ton mariage avec Jess. Je te comprends pas. Tu dois aimer les situations compliquées toi, parce qu’en plus, il a fallu que tu te farcisse une fille qui passe son temps dans les bras d’un autre... Et pourquoi ne pas t'amuser un peu? Pourquoi t'en tenir à une seule nana? C'est drôlement idiot ça!

Pétasse, pétasse, pétasse, grrrr... Bon, il fallait qu’elle arrête parce que sinon, j’allais bondir de la chambre et lui coller ma main dans la figure. Elle commençait à devenir un peu lourde là à essayer de lui forcer la main. Elle s'était mise à bouder. NON, elle va pas lui faire le coup des larmes???? En plus... elle n’avait pas tout tord, c’est ce qui me rendait malade :.((

Elle avait toujours les bras autour de ses épaules, en souriant il lui a pris le menton et levé son visage à la hauteur du sien. Mon coeur s’est arrêté de battre. Ma tête en effusion cherchait déjà, vite fait, des excuses pour lui pardonner, persuadée que cette fois... il allait l’embrasser. Mais il ne l’a pas fait. Ahhhh, la pression est retombée, je suis devenue toute molle de soulagement. Sa gentille envers elle me faisait changer de couleurs à la vitesse lumière. Je voulais qu’elle s’en aille, j’en pouvais plus.

  • Traite moi d'idiot, mais je tiens à elle, Layne ou pas Layne. C'est comme ça, c'est tout.
  • Ouais, t'es un idiot. Parce que moi, je suis libre. C'est où tu veux, quant tu veux, au moins tu le saura si tu changes d'avis?

Pascal a ri.

  • J’ai déjà assez de mal à gérer entre les 2, et Jane trouve sûrement qu’on ne se voit déjà pas assez, alors je n’ai pas envi de rendre les choses encore plus compliquées. Et Jane ne me le pardonnerait pas.
  • Pascal... Je te promets que jamais je ne dirais quoi que ce soit. Tu sais, je serais discrète, et je te partagerais avec Jane ou avec qui tu veux, il n’y a pas de problèmes..
  • Arrêtons les conneries, je ne pourrais plus te voir si tu continues avec ça.  Ca va finir par m'énerver, je veux plus en parler
  • Pascal..
  • Chuuut. Arrête stp, on en parle plus. C’est peut-être mieux que je t’appelle un taxi
  • Tu as tellement peur de moi?
  • Non. Je veux juste qu’on arrête de parler de ça. Et... ce serait mieux que tu partes maintenant, il est tard.
  • T’as peur?

Son petit sourire coquin à 100millions... Aïiiie! Irrésistible...

  • Si tu veux... C'est quoi ce mec avec qui Alexia s'est pointée au cinéma?
  • Pffff, aucune idée! Je croyais qu'elle viendrait avec Layne en fait...
  • Owwwh, j'aurai pas du tout apprécié...

Bon là, elle dégage où je vais la sortir moi-même? J’en pouvais plus. Je m’étais promise de me tirer s’il la touchait. Il l’avait fait, et je suis restée quand même. Je n’étais pas très fière de moi. En plus, ce serait la honte qu’elle sache que j’avais assisté à tout ça. Iiiiak.

Qu’est-ce que j’allais faire maintenant? Faire semblant que je dormais et que je n’ai rien entendu? Quant Pascal saurait que j’ai tout entendu et vu, je fais quoi? Je le plaque? Arrrrrh, je peux pas vivre sans lui. Suis foutue. Mais je ne pourrais pas lui cacher longtemps que j'avais tout entendu, alors pas la peine de faire des plans sur la comette... Ou ce serait mieux? Mais alors, je ne devrais jamais, Ô grand jamais, revenir là-dessus et le lui dire plus tard...

Je voulais m’assurer qu’il ne se passait rien de plus, mais je ne tenais plus sur mes jambes. Ils étaient tout flagada et j’avais la nausée, alors j’ai été m’étendre sur le lit. J'entendais leurs rires et le murmure de leur voix... J'étais crevée. Pour finir, le murmure de leurs voix avaient fini par m'endormir. J'avais cru entendre Pascal entrer dans la chambre, mais je ne pourrais pas dire si elle était toujours là ou pas, j'ai sombré dans les bras de "morphée". La châleur de son corps m'a quelque peu réveillée. Je n'avais pas besoin de parler, il n'avait pas été en dessous de tout. Il ne m'avait pas déçu
, c'était même tout le contraire.

Je l'adore, je l'aime et il m'aime... le reste... Je m'en tape!

*  *  *  *  *

Soirée Ciné avec Caro Hein! -(21 jan 09 -mer)

Publié dans diary, janedo, journal

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