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Lundi, 25 mars 2019 - (2) Oublie ce que j'ai dit...

Publié le par JaneDo

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Lundi, 25 mars 2019 - (2)  Oublie ce que j'ai dit...

J'ai pleuré en silence jusqu'à ce que je tombe dans un sommeil comateux. Le matin, j'avais les yeux de poissons frits et la tête dans le shlass. Pas de chance, je n'avais plus de "Coveram" pour ma pression, mais trop la flegme pour courir jusqu'à la pharmacie à 2mn d'ici.

Le lundi matin, je n'étais plus qu'un zombie, j'ai quand même trouvé la force de me faire à manger. J'ai mis mon natel sur sonnerie discrète. Rien que la sonnerie m'aurait fait exploser la tête. Je le baladais pourtant partout avec moi. Pourtant, je n'avais pas vraiment l'intention de répondre aux appels de qui que ce soit.


Les choses ont changés vers midi. Je suis sortie de mon état léthargique, et repris du poil de la bête. Vivante à nouveau.

Je ne connaissais pas le numéro, mais l'indicatif oui. C'était Londres. C'est un peu désespérant à dire, mais j'ai carrément plongé sur mon natel. Avant même de dire bonjour ou quoi que ce soit, il a dit; "Oublie tout ce que je t'ai dis avant qu'on quitte l'hôtel hier soir. Oublie".

J'étais trop surprise pour dire quoi que ce soit. Pascal s'est encore perdu dans les "...je sais que je n'aurais pas dû appeler, hahhh". Il n'avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit.

Hun hun, moi pas trop non plus. Il n'avait pensé qu'à ça. Il ne voulait pas me demander de l'attendre, mais il le faisait quand même. Il ne voulait pas me faire croire qu'il était d'accord de fermer la porte sur nous. Au cas où je pensais la même chose. Mais, au cas où, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui, et il ne m'en voudra pas.

Juste après avoir dit ça, il a dit; "puis non, je serais complètement dévasté. Clair que je t'en voudrais, même si je sais que je n'en ai pas le droit". Il était adorable. Il ne pouvait pas deviner qu'il me redonnait la vie!

Il avait parlé à toute vitesse, comme s'il avait peur que je l'interrompt. Après avoir débité ce qu'il pensait, avec en plus une tonne de contradictions, il a expiré, avant de dire; "Voilà... Comme ça, tu sais ce que je pense. Je suis sûr que tu dois penser que je suis un monstre d'égoïsme. Alors d'accord, je suis égoïste".


Non, je ne pensais pas qu'il était égoïste. Je le lui ai dis. Je me suis enfin laissé aller et je lui ai dis que j'avais beaucoup pleuré. Que je n'arrivais pas à comprendre. Je lui ai dis ce que j'avais sur le cœur. Et que, malgré ce qu'il a imaginé, il m'avait soulagée. Je croyais que j'allais finir par me flétrir dans un coin de mon appartement. Que je m'étais demandé comment j'allais vivre sans lui.

C'est vrai qu'on ne s'était pas beaucoup vu depuis qu'il était au US, mais il y avait l'espoir, espoir qu'il avait écrabouillé hier soir. Que jusque là, j'avais été un zombie, complètement démotivée.

Quelqu'un est passé lui dire que Monsieur Davies l'attendait dans la salle de conférence.

Pascal devait retourner bosser ou en réunion, je ne sais pas, mais on était drôlement soulagé, l'un comme l'autre. Pascal a dit que, me connaissant, plus il aurait attendu pour me parler, me dire ce qu'il pensait vraiment, j'aurai commencé à construire un mûr. Un mûr qu'il n'aurait peut-être pas réussi à escalader ou casser.

Hum, c'est vrai que je suis comme ça. J'ai beaucoup de difficulté à pardonner une fois que j'ai fais mon mûr. En général, je me fais les questions et réponses. Puisque l'autre n'est pas là pour répondre, je réponds ce que je veux, à sa place.

Plus le temps passe, plus je m'éloigne de la personne qui est devenu mon pire ennemi. Quelqu'un qui m'a fait du mal parce qu'il l'a voulu. Et tout ce temps où je me suis fait mal toute seule, je le fais payer double ou triple. Et ça, c'est si j'en viens à pardonner.

Le reste de ma journée a été plus douce. J'ai enfin pu me remettre au travail. Avec quelques pauses dans la lune à rêves. C'était pour ça que je l'aimais, il me connait plutôt bien. Il ne m'a pas laissé mourir à petits feux jusqu'à perpète avant de m'appeler. Ou à me laisser plusieurs jours pour digérer qu'il ne m'aimait plus.

Je n'arrivais pas à croire que j'étais sortie de ce cauchemar... Merci Pascal. Pour ça, je t'aimerai jusqu'à la fin des temps. T'es trop chou. Chou avec moi en tous cas. Pascal ne pouvait pas m'appeler depuis l'aéroport, sa femme avait séquestré son natel... mais, qu'importe, je suis aux anges.

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22 mars 2019 - La course au poils !

Publié le par JaneDo

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Vendr, 22 mars 2019 - La course au poils !

Toujours pas un seul coup de fils de ce satané mec. Non mais, il se fout de ma gueule là. Par contre, Pascal n'est pas si handicapé quant il s'agit d'appeler Caroline. J'enrage. Ils ont rendez-vous samedi à midi au Royal Savoy. C'est un hôtel. On se demande pourquoi Pascal lui donne rendez-vous dans un hôtel. Je suis sûre qu'il a aussi appelé la pétasse d'Olivia. Et moi, rien. J'ai le cœur dans les pompes. L'envie de pleurer dès que je pense à lui.

Je me fais pitié à courir quand même pour trouver un rendez-vous chez ma coiffeuse (ma nièce). J'ai lamentablement insisté, allant jusqu'à supplier la podologue pour qu'elle me prenne entre 2 rendez-vous. Ça n'a pas marché avec l’esthéticienne, qui était sur-booker.

Honteusement, j'avais demandé à Caroline où elle avait rendez-vous avec Pascal. C'est comme ça que j'ai su pour le Royal Savoy. J'ai bien senti son hésitation. Elle n'a pas pu s'empêcher de me dire de ne pas essayer de venir les épier, parce qu'en pleine journée, je ne passerais pas inaperçue dans un restaurant aussi chic. Tsss, elle n'avait pas besoin de me le dire, je l'avais deviné toute seule. Mais rien ne m'empêchait d'être dans les parages, planquée dans ma voiture, pour le voir arriver.

C'est là que j'ai deviné que Pascal résidait au Savoy pendant son séjour ici. Son appartement était loué à des amis à lui pendant son absence. C'est rassurant, parce que ça voulait dire qu'il allait un jour prochain revenir en Suisse. Le jour que j'apprendrais qu'il le vend, là, je risque d'avoir une crise cardiaque. Là, je saurais qu'il reste au États-Unis pour de bon.

Qu'est-ce que j'allais faire de mes jambes et bikini? Au rasoir? Iaaak. Ce n'était pas une bonne idée, comme j'ai la peau sensible, je risque d'être attaquée par une horrible irritation. Flûte. Bon ben, il ne me restait plus qu'à remettre mon slip de grand-mère qui me monte sous les bras, et mettre un vieux soutien-gorge. Au moins comme ça, je suis sûre que je ne risquais pas de me laisser emballer. Aucune chance que je me laisse coucher.

Encore fallait-il que Pascal m'appelle! S'il ne le fait pas... je ne sais pas ce que je ferais... Le gouffre de ma déprime risque d'être sans fond!!! Je ne crois pas que je pourrais le lui pardonner cette fois. Impossible.

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Publié dans amour, beauté, intime, journal, news, trahison

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Jeudi, 21 mars 2019 - Fin du Marathon

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 21 mars 2019 - Fin du Marathon

Hier soir, Layne a réussi à me faire sortir de ma tanière. Je suis rentrée tard. 4h du matin. Je me suis aussitôt jetée au lit. Il avait simplement envie de compagnie et de blablater. On a peut-être un peu forcé sur le vin. Du coup en rentrant, j'ai fait 36 milles détours pour éviter de tomber sur les poulets.

Pas de parties de jambes en l'air. Tant mieux, parce que je n'étais pas d'humeur. Aucune envie d'être brutalisée ce soir.

9h debout, pour me préparer à aller chercher mon papa. On est arrivé chez son médecin à 11h15. On était en retard. Et tout ça par ma faute. J'avais oublié un document que le médecin devait remplir chez moi. Donc, on a dû faire un crochet alors qu'on était déjà pas en avance. J'avais trop traîner sous la douche.


En rentrant, on s'est arrêté chez ma sœur pour dîner. On a oublié l'heure, et c'est seulement à 16h qu'on était de retour chez mon papa. Le temps de prendre un café avec papa et sa compagne, je n'ai atterri chez moi qu'à 18h. Bref, j'ai passé toute la journée sur les routes. Je suis épuisée.

J'ai constaté que Tchoy n'était pas à la maison. Tant mieux. Le temps de mettre un de mes trainings pourris favori, et je me suis attelé aux fourneaux pour me préparer un petit souper, que j'avais prévu d'avaler devant mes croquis. J'avais énormément de retard avec mon boulot. La semaine prochaine, je dois présenté quelques idées pour une affiche pour le film d'un jeune réalisateur suisse.

Pffffouhh, va falloir lire le résumer ou regarder les premiers rush... Moi et les films suisses...

La semaine passée, j'avais une angine qui menaçait, mais je crois que c'est passé. Reste qu'une toux tenace, qui s'était calmée lorsque j'avais les amygdales enflammées. Heureusement, sinon je crois que la douleur m'aurait fait perdre la raison.

Il est près de 23h30, je suis claquée et pourtant, j'ai envie de me détendre devant un petit film. Ma frangine m'a dit que "La Mule" avec Clint Eastwood était géniale. Mais, je crois que j'ai envie de voir un Sci-Fi... Afff, j'ai mal à la tête.

Il paraît que Pascal sera par là ce week-end ! C'est pas de chance. Je ne peux pas le voir en ressemblant à Big Foot quand même!!! C'est un peu tard pour trouver un rendez-vous chez le coiffeur. Je ne parle même pas de l’esthéticienne ou de la podologue. Argh, si je ne suis pas nickel, je ne me sentirais pas à l'aise... J'espère qu'il se rappelle que je déteste les surprises et qu'il pensera à me prévenir.

Ou peut-être qu'il n'a pas l'intention de me voir? Bah, ça règlera mon problème de poil !!!

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Publié dans amour, beauté, intime, journal, news, trahison

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Lundi, 18 mars 2019 - Marathon

Publié le par JaneDo


Lundi, 18 mars 2019 - Marathon

Ouf, ma journée marathon est over! Encore 3 à venir. Je viens enfin de me poser sur mon canapé. Je suis super épuisée. Trop mangé, iak. En plus, je couve une angine et j'ai les sinus bouché, donc mal de tête à crever. Donc, j'ai mal dormi. Après le garage, je suis rentrée me coucher un moment avant de partir rejoindre l'équipe de cartes. Ma frangine m'a appelée ce matin, après mon whatsapp d'excuses, et j'ai pas su comment m'en sortir, alors j'irai...

A peine rentrée, voilà que Tchoy, mon squatteur est arrivé!!! Quel fainéant celui-là! Alors les excuses bidons pour n'être pas au boulot; il a pris de la poussière de plâtre dans les yeux. Vraiment? Il est en allergique à ce plâtre là. Bref, bobards sur bobards. Il n'a juste pas envi de travailler.

En arrivant, j'ai remarqué qu'il n'a même pas eu l'idée de sortir la poubelle, ni même de descendre les stores d'ailleurs, alors qu'il fait nuit. Il s'attend à ce que je le lui rappelle, ou peut-être que, la poussière dans les yeux ça l'empêche d'utiliser son cerveau. Aucune initiative jamais. Bref.

Demain, souper chez papa, et c'est ma petite sœur qui est responsable de faire à manger. Maintenant, je pense que je vais devoir me faire une inhalation, parce que j'ai la tête dans un étau.

Pascal et sa femme vivent aux États-Unis. Ils habitent à New York, près de la 5th Avenue, dans l'appartement de 8 ou 9 pièces offert par ses parents. A 1h du matin, je vais essayer de voir si j'arrive à le joindre... Il sera environ 20h/8pm là-bas. D'après ce que je sais, Jess sort prendre un verre avec ses collègues. Ça fait presque 3 semaines que je ne lui ai pas parlé. Snif, déçue. Pas de réponses. Pas de chance ou... Jess était dans les parages? Pire, Pascal n'a pas voulu répondre?

Hahhh, je suis toujours un peu emmerdée avec l'utilisation d'EklaBlog. Je suis pas encore au point. Par exemple, je n'arrive pas à ajouter des photos... Arhhh... Va falloir que je trouve une combine. (Avec le temps, j'ai trouvé... hihihi)
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Solitaire
Mardi, 19 Mars 2019

C'est un peu compliqué, mais j'ai trouvé un moyen de continuer à mettre des images dans mes articles. Ça illumine et transfert un peu de mon humeur, mieux parfois que les mots. Pour l'instant, je dois aller sur un site pour y déposer les images, et les insérer ici. Il y a galerie ici, mais impossible d'aller y prendre les images pour les insérer dans les articles. Et ça c'est nul.

Je pense que je devrais peut-être faire un résumé des années passées, où je n'ai pas mis mon journal à jour; de 2016 à 2018... Wahhh, 2 ans!!! Ou un résumé par mois? Mouais, peut-être...

Mais quel boulot; recopier tout ça va me prendre des heures!!! Mon journal manuscrit est planqué quelque part dans le box que je loue. J'ai préféré les laisser cacher là-bas. Impossible de prendre le risque de les laisser à la maison. Il est en anglais en plus, donc, des heures de relecture, traduction et retaper. Cela va me rappeler des souvenirs, pas toujours bonnes. J'ai le cœur lourd à l'idée de me replonger dans mon passé. Ça va être dur pour moi.

D'un autre côté, ça permet de se revoir, se remettre en question, de comprendre certaines choses. Est-ce que j'en suis capable? Suivant comment, je suis prompte à critiquer, ou à traiter les autres d'idiotes, quant elles n'arrivent pas à quitter le trou-du-cul avec qui elles sortent...

Est-ce que je ne vais pas me trouver super idiote aussi??? C'est toujours plus facile de se moquer, quant on ne se trouve pas dans les chaussures des autres!

Par exemple... Comme j'ai essayé d'appeler Pascal hier soir, je m'attendais à ce qu'il me rappelle aujourd'hui. Que nenni. Que dalle. C'est pas du tout mon genre, mais j'ai gardé mon natel à l’œil. J'ai même vérifier, même si je n'avais aucune notification. Complètement débile.

Bref, pas plus adulte, ni meilleure que les autres!

Mais pour ma défense, personne ne le saura jamais. Je ne le dirais à personne. Il n'y a que dans mon journal que je peux me confier. J'ai même pensé lui envoyer un email. Mais je ne l'ai pas fais. Trop minable. J'aurai l'air vraiment trop désespérée...

Il n'y a que dans mon journal que je peux avouer que j'ai passé la journée à me chier dans la tête. Trouver toutes les excuses du monde pour justifier le manque de retour. Et aussi à me faire des films; il n'avait pas envi de me rappeler, autre chose à faire, pas intéressé, ne m'aime plus, m'a oubliée... Bref, la vraie courge. Bien sûr, je ne l'avouerai à personne. Pas un mot.

Il est vrai aussi, que je peux passer plusieurs jours sans penser à Pascal. A m'occuper de mes affaires. M'organiser pour avoir plusieurs jours en solitaire, et couper mon natel pour que personne ne puisse me joindre. Je suis toujours aussi friande de solitude. Être toute seule chez moi, est toujours ma passion. Je peux passer mes journées et nuits à regarder la télé, me noyer dans la lecture, peindre, dormir, ne pas parler; c'est toujours le pied.

Après, je me sens aussi toujours un peu coupable, et parfois, je me demande si je suis tout à fait normale! Je me demande si je ne laisse pas ma vie filer à rechercher autant de temps en solitaire. Parfois, je me fais même un peu peur...


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Blogs Inactifs ???

Publié le par JaneDo

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Vendredi 15 mars 2019 - (73/365) - Blogs inactifs ???

Cela faisait un moment que je ne suis pas revenue sur ce blog. Blog qui est mon journal intime en fait. Je le trouve compliqué, pas très pratique. Mais, je me trompais peut-être... Je crois que j'ai trouvé une façon de classer les articles! Il était temps! Je suis surprise. Je me sens encouragée à continuer mon journal du coup... Wahhh, ça fait 3ans que je ne suis pas revenue!!!

Maintenant, j'habite en campagne. Sans chien. J'habite la maison de mon papa. Cela m'a évité des heures de recherches d'appartement. J'ai laissé mon appartement, avec une vue à tomber du ciel à ma nièce, Lilice. Elle a eu un petit garçon et vit en ménage avec le fils du petit ami de sa mom, ma sœur. Elle est tombée enceinte peut après mon offre de lui laisser mon appart. A croire que c'était le destin. L'appartement de mon papa s'est libéré presque en même temps!!! Comme quoi parfois...

Et j'ai pris sous mon aile, mon meilleur pote que j'appelle le "squatteur" hihihi. On avait déjà habité ensemble. On se fout la paix et on vit chacun dans son coin. C'est une maison de 6 pièces avec jardin. Deux salles de bains. Le salon, douche et cuisine en bas. J'occupe le salon et les 2 pièces du milieu. Lui occupe les 2 pièces du haut. On a chacun notre propre salle de bains. Son fils qui a maintenant 10ans, Théo, vient tous les 15 jours. Il a dit à son père qu'il ne voulait plus déménager. Ils ont chacun leur chambre.

A ce propos, j'ai dû lui casser les pieds et lui faire croire que la Protection de la Jeunesse allait passer, pendant presque 4 mois, avant qu'il se débrouille pour installer sa chambre dans l'autre pièce, qui restait vide. Ce plouk continuait à dormir avec son gamin. Non mais! C'est un tel flemmard qu'il rechignait à monter son lit, pour enfin laisser un peu d'intimité à son fils.

C'est parfait. On partage l'appart. Ça nous convient à tous les 2. Chacun sa vie.

Je le critique souvent, mais c'est quand même mon meilleur pote. Parfois je m'énerve, parce que c'est un fainéant.

Il paie la moitié de ce qu'il payait comme loyer avant, mais il arrive encore à vivre à mes crochets; utilise mon internet, ma vaisselle, ma voiture... Pire qu'un vampire. Je le lui l'ai dis hier. Il ne savait pas quoi dire. Forcément.

Il a enfin une voiture depuis 1 semaine. Mais il n'a toujours pas nettoyé ma voiture, qu'il m'a rendu dégueu. Depuis 2 mois, je lui fais me payer 20CHF par jour pour la voiture. Le loyer, de seulement 600CHF, n'est toujours pas entièrement payé, comme d'hab. Il a toujours des excuses bidons de chez bidons! Donc, je lui fais me payer 10CHF par jour de retard. Le mois passé, février, il a dû me verser 200CHF pour 20 jours de retard.

Le mois de Février, il n'a même pas vu la couleur de son salaire. Ma sœur avait mis les plaques de son ancienne voiture au nom de sa société. Ce con n'a pas payer le Service des Automobiles, ni l'assurance. Il a eu 2000CHF à payer en plus!! Quel crétin. La taxe auto sur son AUDI était de 246CHF, pour finir, il a payé les suppléments, frais de retard, de retrait de plaques, etc, qui se sont monté à plus de 1500CHF en plus des 246CHF! J'espère que ça lui aura mis un peu de plomb dans la tête.

Ce soir, j'ai été souper chez ma frangine. J'avais pensé y échapper, mais ma nièce a appelé; ils m'attendaient pour manger. Maintenant, j'habite à 2mn de chez ma frangine, et ça c'est top pour le café ensemble le matin, hihihi!

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Mars 2019 - Rattrapage de mon journal jusqu'en 2019

Publié le par JaneDo

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Mars 2019 - Rattrapage de mon journal jusqu'en 2019
    (rattrapage fait pour;  2016-2017-2018... 2019) 

>Mai 2019 <    ---------------    Wahhh il neige !
                      
---------------   
Quel flemmard
                       ---------------    On trouve rien sur Eklablog
                       ---------------    Toujours pas de loyer

                       ---------------    Voiture en feu - Fibre Optique
                       ---------------    Assez c'est assez
>Juin 2019 < 
---------------     Naissance du petit Liam Logan
 
>Juill 2019<   ----------------   Rencontre avec la maman à Pascal
                      ----------------   Anniversaire Thomas 
>Aout 2019 <  ---------------    Visiter New-York?
                      ----------------    C'était Nous... 
                      ----------------    Nous 2, c'est fini...  

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34 -- Sayonara Layne!

Publié le par JaneDo


Et dire que j’avais eu la bêtise de croire qu’il avait besoin de moi. J’ai tout laissé tombé pour être le plus possible avec lui pour le soutenir moralement, ça me foutait la rage. Encore une fois où j’ai eu la connerie de baisser ma garde. Les boules

J’avais dit à Layne que je ne pourrais pas passer à l’hôpital ce soir parce que je devais filmer des trucs pour mon boulot. Avec le retard que j’avais pris, il fallait que je bosse un peu en attendant qu’il rentre.

Et le voilà assis là, dans la salle d’attente... Layne et Miss Tennis. Il avait passé son bras autour de ses épaules, la serrant contre lui, et elle, elle appuyait sa tête sur son épaule. Ils avaient l’air d’un gentil petit couple.

Pauvre? Mon œil. Pauvre crétin oui! Et dire qu’il n’avait pas trouvé le temps de m’appeler! Il avait pourtant trouvé le temps de l’appeler, elle! Ce qui me rendait folle de rage, c’était de l’avoir cru. De m’être ramollie devant sa mine déconfite et abattu.

En ce moment, il n’avait pas l’air si abattu que ça! Et dire que je m’étais sentie coupable de ne pas pouvoir venir à l’hôpital, grrrr. J’avais fait des sandwichs maison pour qu’il mange quelque chose. En les voyant comme ça, mon sang n’a fait qu’un tour.

Les dés étaient jeté; Sayonara Layne!

J’ai fait quelques pas dans sa direction. Je voulais qu’il me vois, qu’il sache que je l’avais vu, et l’expression de culpabilité sur son visage me suffisait. Il y avait une poubelle tout près, donc j'ai bazardé les sandwichs dans la poubelle avant de faire demi-tour. Inutile de discuter, je pense qu’il devait savoir exactement à quoi s’en tenir. Moi aussi.

Layne n’avait pas même fait un geste pour la lâcher, rien. Elle m’a regardé comme si j’étais un peu transparente, peut-être un peu interloquée par la tête que faisait Layne. Il n’a rien fait pour me courir après au moins pour se justifier un peu, rien. Tant pis et tant mieux.

J’avais retrouvée le sourire en rentrant chez moi, question de garder la face devant Patricia, mais c’était un faux sourire, j’avais encore les boules. J’étais tellement furieuse que j’en tremblais.

Chaque fois qu’on est trop gentille avec un mec, ça donne ça. Ça m’apprendra. Finalement, le seul avec qui je pouvais un peu me laisser aller à ma vrai nature était encore Pascal... et Brian. Fallait que je me calme. Je sentais les larmes essayer de faire surface, mais il n’était pas question que je pleure, pas maintenant. Oh, je fulminais. Si seulement je pouvais aller courir un peu, ça me défoulerait, mais il y avait trop de neige.

Le plouk essayait de m’appeler... Non mais! Il n’avait pas jugé utile de bouger ses fesses et il pensait qu’un coup de fils ferait l’affaire? A d’autres! Avec moi, ça marche pas. Il n’avait qu’à aller faire dans sa caisse. S’il pensait que j’allais lui répondre, alors il était dingue.

Je ne pouvais pas envoyer de messages à Pascal, c’était le soir donc, Jess pouvait être dans les parages. Ce n’était pas parce qu’elle savait que j’avais le droit de faire n’importe quoi. Ciel, j’avais envie de l’entendre.

Après avoir pris le temps de jouer mon rôle de “Tout Baigne”. Je me suis retirée dans ma chambre... J’avais besoin de voir Brian. Évidemment, si j’avais pu, j’aurais préféré Pascal, mais Pascal était avec sa jolie petite femme, et je n’allais pas aller m’effondre dans ses bras à cause d'un autre mec, tout de même.

Cela faisait un moment que je n’avais pas vu Brian, ce qui fait que j’avais comme un espèce de timide anticipation en arrivant chez lui. Trop chou lui de toujours répondre présent pour moi. Vraiment, vraiment adorable. Mais bon, de toute façon, je n’avais pas envie de m’effondrer non plus sur lui. Je verrais bien quant je programmerais ma petite séance de larmes.

Brian devait sûrement être mon âme sœur. Il me comprend sans que j’ai vraiment besoin de parler. Est-ce que moi, je le comprenais, ou est-ce seulement à sens unique? Hein? Peut-être que je suis un peu égoïste de profiter autant de sa gentillesse! Ciel, en 2 jours voilà que je me suis posée cette question pour la 2ème fois; 1 fois concernant Thomas et maintenant Brian. Aurais-je des cas de conscience ou est-ce que je traverse une passe?

Il m’a raconté tout ce que j’avais loupé ces derniers temps concernant sa vie; les nanas, les bons ou mauvais moments. Lui aussi avait eu un gros rhume et était resté à la maison plusieurs jours. Je ne l’avais même pas su. Je me sentais un peu coupable pour ça.

Brian était mort de rire d’apprendre que j’avais encore Pat comme scouateuse. Pas drôle pourtant! Il a voulu savoir où j’en étais avec Pascal et Layne. J’avais pas trop envie d’en parler, mais pour finir...

Je lui ai raconté le petit piège que Jess m’avait tendu le dimanche avant de partir pour l’Angleterre. Brian était mort de rire encore. Il trouvait que ça allait encore, parce que j’aurais pu me pointer à poil sous un manteau de fourrure, et là, ç’aurait été du plus bel effet. Iiiiahhh, heureusement que non, c’était pas mon style de toute manière.

Comme Akemi-sama et Calicia (KaZéo friends), Brian pensait qu’il serait bien temps de lui donner une bonne leçon, elles n’avaient pas tord. Schelby et avant cela Calicia (KaZéo friends) m’avaient toujours dis de me méfier, qu’elle risquait de me jouer de mauvais tours bien avant... Elles avaient du nez et avaient deviné longtemps à l’avance, et moi qui vivait dans ma bulle... Ciel, elles avaient tellement raison. Brian aussi pensait que je devais me méfier et être prudente, Jess n’allait pas se laisser faire, ça pouvait aussi déclencher une sorte d’escalade en petite gué-guerre entre filles laissant Pascal le cul entre 2 chaises. Brian m’a demandé si j’étais prête à supporter que Pascal prenne le parti de Jess? Il était presque obligé, après tout, c’était sa femme!

Waouhhh, j’avais pas pensé à ça. Même, j’avais toujours pensé qu’il prendrait automatiquement mon parti... Ça risquait de me blesser, même si c’était plus que normal qu’il prenne la défense de Jess. Est-ce que j’arriverais à trouver le moyen de lui donner une leçon sans mettre Pascal au beau milieu? Brian pensait que même si j’y arrivais, Jess de son côté le mettrait en plein milieu, ça faisait partie du jeu! Berk...

Alors, il fallait que je me blinde pour ne pas me sentir frustrée? Mince, ça allait quand même faire mal et je n’étais pas sûre de pouvoir le supporter!!!

Layne a passé toute la soirée à essayer de me joindre. Pfff... Va te faire...

J’ai dormi chez Brian, question de ne pas être tentée de laisser Layner entrer chez moi et écouter ses explications et excuses bidons. Il pouvait toujours me chercher, en tous cas ce soir, il ne me trouvera pas.

*   *   *   *   *

Sayonara Layne ((3fev.09 -mar)

Publié dans diary, janedo, journal

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33 -- Carlos sort du coma

Publié le par JaneDo

 


Ça allait être difficile de voir Pascal cette semaine. De toute façon, je n’avais pas vraiment le coeur à ça. Je ne pouvais pas trouver le plaisir d’être dans les bras de Pascal pendant que Layne souffrait. Ciel, je devais être complètement idiote, je suis presque sûre que dans le cas contraire, il en aurait rien à fiche. Afff, ma foi... on se refait pas!

J’ai quand même fini par accepté d’aller manger avec lui à midi. On a pas eu beaucoup de temps parce que Caroline et d’autres collègues à lui sont venus scouater à la table. C’était pas génial parce que je ne pouvais pas participer à la plupart de la conversation qui concernant le boulot ou des collègues à eux. Je me sentais légèrement mis à l’écart. Comme on s’était mis face à face pour manger en tête à tête, j’ai eu une crampe en voyant Caroline s’asseoir à côté de lui. Et vas y que je te touche le bras, et hop l’épaule, et que je m’appuie... Peste. Elle le faisait exprès. Pascal m’a ensuite raccompagnée à ma voiture. On a pas discuté longtemps parce qu’il faisait bien trop froid et moche et ses collègues n’étaient pas loin.

Je savais qu’après son travail, Layne voudrait sûrement passer à l’hôpital, ensuite on irait dormir chez lui. Il n’avait pas trop envi de se taper Patricia ce soir, elle parle tout le temps et ça le saoûlait un peu! Layne avait besoin de moi, apparemment ma présence, même silencieuse, le rassurait et ça, ça m'a fait plaisir de l'entendre.

Son copain est toujours dans le coma et Layne restait assis près de lui sans rien dire.

Je me demandais ce qu'il pouvait bien penser dans ses moments là.  C'était drôle de le voir se faire tellement de soucis pour quelqu'un. Est-ce qu'ils étaient si proches?  Je ne l'avais jamais rencontré avant, c'était bizarre.

Les seuls moments où Layne quittait la chambre était lorsque les parents à Carlos étaient là. Je pensais que ce serait bien qu’il lui parle, même s’il ne l’entendait pas tout le temps, les quelques mots qu’il entendrait au passage serait bénéfique à son rétablissement. Ça c’était mon avis. Layne n’était pas sûr que quant quelqu’un était dans le coma, il puisse entendre quoi que ce soit.

On en savait encore rien avec certitude, même aujourd’hui au 21ème siècle. Mais à mon avis, par moment, la personne capte ce qui se passe autour de lui. Pour moi, c’est comme quant on dort. Il se peut qu’on ait pas l’impression d’entendre, mais parfois, ça nous suit en rêve, ou encore, on capte un bout et on transforme ça en quelque chose, peut-être en souvenir? J’étais occupée à lui expliquer ça et Layne a eu l’impression que Carlos avait bougé les doigts. En tous cas, son scanner cérébrale sur le moniteur a fait des sauts.

Évidemment, l’infirmière lui dira que c’est que normal, mais je crois que, soit il nous entendait, soit il est parti en rêve en ayant capté quelques mots et notre présence.

De toutes façons, il a capté nos voix. Comme quant un bébé est en gestation, l’embryon reconnaît l’intonation de la voix de ses parents et de ses proches. Donc qu’on ne vienne pas me dire qu’une personne dans le coma n’entend rien. Ça, je ne le croirais jamais.

Je restais à observer son copain et j’étais presque sûre que ses sens de l’odorat pourraient l’aider et le stimuler. Je m’étais renseignée sur ses plats préférés, s’il avait une copine; le parfum de sa copine. Des renseignements utiles pour mettre à exécution une petite idée qui me trottait dans la tête pour le sortir de son coma. De plus, je ne sentais plus de petit nuage noir flotter autour de lui, alors ça me donnait le courage d'essayer quelque chose.

J’ai cru remarqué, les fois où j’avais croisé sa mère, qu’elle mettait toujours le même parfum. Layne m’avait dit qu’ils étaient très proche. Alors, en la croisant, je l’ai reniflée. Ensuite, j’ai fait confiance à mon odorat. J’ai passé toute l’après-midi à renifler des tonnes de parfums. Et j’ai trouvé.

J’ai demandé à Layne de descendre me chercher un café et j’ai mis mon plan à exécution.

J’ai arrangé les coussins derrière sa tête question de pouvoir me pencher sur lui et lui faire respirer mon odeur.

Au cas où les infirmières surveillaient, pas que je paraisse trop bizarre. Je ne le connais pas, mais il fût un temps où j’avais voulu devenir infirmière, mais la vue du sang, iak... mais je pouvais apporter un brin de soutien. Si ça ne marchait pas, ben, personne ne le saurait et de toute façon, ça ne pouvait pas faire de mal.

Son bidule électrique a commencé à faire des soubresauts chaque fois que j'effleurais son visage. J’ai même cru voir ses paupières bouger, alors j’ai recommencé. Layne a surpris mon petit manège, mais il n’a pas eu le temps de dire quelque chose, une des infirmières est entrée pour contrôler le moniteur et prendre sa tension. Elle nous a demandé de bien vouloir sortir et a appelé le médecin. J’ai eu une petite minute de frayeur en me disant que c’était peut-être pas très bon signe, mais j’ai vite compris qu’il se réveillait.

YES! Ça avait marché, trop cool. Merci à la télévision, aux films hollywoodiens, à internet, à ce qu’on veut, parce que j’avais dû voir ça quelque part, ou sinon, c’était une simple intuition. Je me demande pourquoi on en parle pas plus souvent, pourquoi les médecins et hôpitaux n’utilisent pas de simples procédés reliés à nos 5 sens???

Ses parents ont été appelés et se sont précipités dans la chambre. Sa maman pleurait de joie. Il y en avait un qui était aussi soulagé; Layne. Je crois que la visite pour nous était terminé. Carlos n’aurait sûrement que le droit de voir ses parents, ensuite, l’hôpital le mettrait sûrement au repos.

Layne lui a fait signe par la vitre et on est parti.

Peut-être l’après coup, le contre-choc ou un truc du style, mais Layne n’a pas fait long feu. Il était tellement crevé qu’il s’est aussitôt endormi sur le canapé. Le pauvre, il devait vraiment être raide.

*   *   *   *   *

Carlos est sorti du coma (33/2009 - 2fev.09 -lun)

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32/2009 -- Encore Un Autre Thomas

Publié le par JaneDo


Dimanche - 1er Février 2009 - 32/2009 - Encore Un Autre Thomas

Layne s’est réveillé en sursaut le matin après avoir passé une nuit agîtée.. Après avoir pris le temps d’avaler un café en vitesse, il est reparti pour l’hôpital. Je lui ai dit que je passerai plus tard et que s’il avait besoin de quelque chose... Je doutais qu'il m'appelle de toute façon pour quoi que ce soit.

Je me suis larvée le reste de la journée, mais avec quelque part dans un coin de ma tête, des pensées pour le pauvre gars à l’hôpital entre la vie et la mort. Carlos.

Je n’avais pas eu de prémonitions spéciales à propos du blessé. Peut-être parce que je ne le connaissais pas? Mais j’avais l’impression que ça ira pour lui., il ne risquait pas grand chose. J’étais presque sûre qu’il n’allait pas y rester, sinon, je crois que je l’aurai senti. Je n’avais pas eu de pression dans la poitrine, pas de difficultés à respirer, pas de boule à l’estomac même si j'exècre les hôpitaux. Rien, donc, il s’en sortira. Tout de même, je ressentais comme une sorte de nuage noir plannant autour de lui, sans pour autant pouvoir décerner pourquoi. Comme un goût de cendre.

Je ne savais pas comment interpréter mes impressions. Je sentais qu’il n’était pas en danger de mort, mais je ressentais quelque chose d’autre, et cette chose, je ne pouvais que le comparer à un nuage noir. Si je devais comparer à un goût ou une odeur, alors la 1ère chose qui me venait, c’était les cendres . Je n'étais pas sûre de ce que c’était sensé dire. Normalement; les cendres pour moi, représente la mort ou proche de la mort. J’essayais de rechercher dans ma mémoire si j’avais déjà ressenti ce genre de chose dans d’autres situations pour essayer de comprendre, mais rien ne me venait en tête.

Je n’avais pas trop envie de passer ma journée à l’hôpital, pourtant, ç’aurait été bien que je sois auprès de Layne. Je savais qu’il en avait besoin. En fin de journée, Thomas m’a appelée. Il connaissait aussi Carlos et venait d’apprendre pour son accident. On a décidé d’aller ensemble à l’hôpital.

En arrivant devant le bâtiment, j’avais cru reconnaître Miss Tennis. Mais qu’est-ce qu’elle ficherait là? Peut-être qu’elle était infirmière? Non, je devais m’être trompée parce que je ne la connaissais pas si bien. Je connais sa silhouette et son type de cheveux et coiffure, mais je ne connais pas vraiment son visage. En tous cas, il m’aurait été impossible d’en faire un portrait robot. En fait, je la reconnaissais quant elle était avec Layne, parce que d’après l’aspect, je savais que ce n’était personne d’autre, mais dans la rue, ou même dans un resto ou autre, si Layne ne lui parle pas, je ne pourrais même pas être sûre si elle était à côté de moi, c’est pour dire!

Je suis très vite devenue invisible avec la présence de Thomas. Il a discué un moment avec Layne pour connaître la situation. Encore un côté de Thomas que j'avais rarement eu l'occasion de voir. Il est tellement... Il prend le contrôle. Vraiment un nouvel aspect de Thomas. Il avait le don de calmer le jeu. Il a demandé des nouvelles, a discuté avec quelques médecins, est passé dire quelques mots aux parents de Carlos et a réussi à obtenir que ses parents puissent l’approcher même si ce n’était que quelques minutes. J’étais en admiration. Layne n’avait pas osé entrer dans la salle d’attente des parents et ne leur avait pas parlé de tout le temps qu’il avait passé à l’hôpital. Il devait être plus impressionné par tout ça que je ne le pensais. Thomas a même réussi à tirer Layne jusqu’au réfectoire pour lui faire manger quelque chose. C’était vrai que je me sentais drôlement rassurée par sa présence.

Thomas m’a proposé de passer chez lui et de manger quelque chose ensemble. J’ai accepté.

Je lui ai dit que j’avais admiré la manière qu’il avait rendu les choses moins sombres à l’hôpital, sa manière d’être toujours à l’aise partout, de savoir quoi dire à n’importe qui et qu’il m’avait impressionné. C’était vrai qu’il avait été drôlement incroyable.

J’ai eu une drôle de pensée... Si je devais être prise en otage ou si je devais aller à l’hôpital dans des circonstances qui me terrorisaient, j’aurai voulu qu’il soit là.

  • Hé, c’est quoi ce regard? Ce regard que tu viens d’avoir là, à l’instant. Traduit la pour moi...

Je ne savais pas duquel il voulait parler, parce que je ne savais pas celui qu’il avait capté; celui où j’aurai voulu qu’il soit à mes côtés en cas de danger? Ou celle ou je me demandais si je n’étais pas en train de... de... non? Ou encore celui ou je me demandais pourquoi je pensais à une chose pareille?

Thomas était adorable comme à son habitude et je n’avais pas vraiment envie de rentrer. J’aurai voulu encore rester avec lui, mais... je ne voulais pas lui donner de fausses idées, alors je suis rentrée.

Il y avait de la lumière chez Pascal. Je me demandais ce que lui et Jess pouvait bien faire. Il n’a pas dû se douter que j’étais à l’étage juste au-dessus de sa tête, je ne lui avais rien dit. Est-ce qu’il pensait à moi?

Ce soir, je ne pouvais pas le voir, pas avec Layne dans cet état de stress moral. Je ne me serais pas sentie à l’aise. Par contre, j’étais surprise de me sentir bien avec Thomas. Je me sentais “mello” et il le savait. Je ne sais même pas pourquoi. Avec Thomas c’était agréable, je ne sentais aucune pression, je pouvais être moi, je n’avais pas besoin de chercher des sujets de discussions, tout venait naturellement. J'avais un peu trop tendance à me reposer sur lui, sur son amitié, fallait que j'arrête ça. Je risquais de lui faire du mal sans le vouloir.

Hum... J’aimais beaucoup être avec lui... Il m’avait manqué ces derniers temps!

Thomas m’a proposé de dormir chez lui. En d’autres circonstances, il n’aurait pas eu besoin d’insister autant pour que j’accepte. Là, c’était pas possible que Layne rentre et ne me trouve pas à la maison. Ce serait vraiment pas très cool. Je lui ai dit que j’aurai bien voulu. C’était vrai. J’aimais cette gentille tendresse avec laquelle il me couvait depuis qu’on était rentré. Ciel... qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi est-ce que j’avais tellement besoin de tendresse ces temps-ci? Pas normal.

*   *   *    *   *

Encore un autre Thomas  (32/2009 - 1er fév.09 -dim)

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31 -- C'était un accident

Publié le par JaneDo

 


Rien ne m’énerve autant que quant on prend ma maison pour un hôtel “porte ouverte”. Grrr. Hier, je n’avais pas vu Layne, ça c’est rien, mais aucune nouvelle non plus! Pas un petit message ou un coup de fils pour demander “chien ça va?” ou “j’ai un truc ce soir, ne m’attend pas!”, donc j’étais pas vraiment de bonne quant il s’est pointé au matin vers les 6h. Non mais!

 

Je ne suis, non plus pas du genre, à poser mille questions comme si j’étais chargée de connaître les moindres détails de son existence. S’il ne voulait pas me dire, je ne crois pas que cela aurait posé de problèmes. Mais rien...

Après avoir passé la porte, il m’a juste marmonné qu’il était crevé et s’est couché.

J’étais trop surprise pour lui dire de faire demi tour et retourner d’où il venait, et il avait vraiment l’air crevé. Layne  a encore marmonné qu’il était désolé pour hier soir et il s’est presque aussitôt endormi. J’avoue que j’ai eu pitié. Il a une chance terrible, c’est que suivant le comportement, je pardonne très vite, et quant il s’est serré contre moi en s’endormant aussi vite, ma petite fureur est passé aussi vite.

Hier soir, Layne a passé la soirée à l’hôpital, un de ses bon copain avait eu un accident. Il s’est excusé parce qu’il aurait pu s’absenter un moment pour m’appeler, mais il était inquiet parce que ça avait l’air assez grave. En fait, aussi surprenant que ça puisse paraître, ça l’avait tétanisé et il s’est retrouvé incapable de faire quoi que ce soit d'autre, à part attendre.

Hier soir, Layne était redevenu un petit garçon qui avait eu peur et il avait sûrement été complètement perdu. C’était probablement la 1ère fois qu’il était confronté à quelqu’un de proche qui risquait de mourir et il a eu peur. Ça lui arrivait parfois et c’était attendrissant. Il faisait tout pour ne jamais montrer ce côté de sa personnalité et c’était bien dommage.

J’étais contente de n’avoir pas renchéri là-dessus en le fichant dehors ou à lui faire une scène. Je remerciais le ciel d’avoir mon caractère.

Au réveil, il n’était pas très bavard et je remarquais son regard un peu hagard. Alors, comme la majorité des femmes dans ces moments-là, on a une montée de tendresse et on en couvre celui ou celle qui en a besoin. Layne s’est très vite détendu et m’a tout raconté. Il a parlé de leur enfance, de leur amitié. Il se pouvait que son copain reste paralysé et ça le choquait.

Avec Pascal, on avait prévu de se voir ce soir, mais je ne me sentais pas à l’aise d’aller m’amuser quant Layne était dans cet état. Ça n’aurait pas été très joli de ma part alors je lui ai envoyé un message après le départ de Layne pour l’hôpital pour annuler. Finalement, ça arrangeait aussi Pascal, ils avaient un truc aussi avec ses parents. Ils étaient invité à une soirée de charité et il y aurait simplement déposé Jess, passé un petit quart d’heure et se serait tiré en douce. Il n’avait pas osé annuler avec moi, parce qu’il ne voulait pas me décevoir.

Je n’ai pas osé lui dire, quant on s’est parlé au téléphone, que je n’aurai pas été d’humeur et que bizarrement, ce soir j’avais envie d’être près de Layne et d’être là pour lui. Ce soir, il avait besoin de moi.

Triste... on se serait pas vu beaucoup cette semaine!

Vers les 20h, sans nouvelles de Layne, je me suis décidée à aller à l’hôpital pour lui apporter mon soutien moral. Je déteste les hôpitaux. Je déteste l’odeur, je déteste ce que ça représente et je déteste l’impression de sentir la présence des derniers fantômes qui venaient de quitter cette vie. Les hôpitaux m’impressionnent et ont le don de me foutre les boules.

Layne était heureux de me voir. Le pauvre, je ne l’ai jamais vu aussi tendu et renfermé. Il ne pipait pas le mot et restait figé en fixant ses pompes. Il serrait fort ma main dans la sienne, mais je crois qu’il avait dû oublier même qu’il tenait ma main tellement il était tendu. De temps en temps, il levait un regard inquiet à l’approche d’infirmières ou de médecins.

Layne n’avait pas faim, je le comprends, moi non plus et ce n’était pas un de mes copains. Il a seulement avalé plusieurs cafés et attendait avec impatience des nouvelles ou de pouvoir voir son pote. Les parents de son copain se trouvaient dans une autre salle d’attente et devaient mourir d'angoisse. Berk, je déteste vraiment les hôpitaux. Les autres copains avec Layne le laissaient tranquille et discutaient dans leur coin.

Je suis restée env.2h auprès de lui, après je ne pouvais pas m’enfuir assez vite de cet environnement étouffant.

A la maison, je lui ai quand même préparé quelque chose de léger pour le cas où. Cette fois, Layne est rentré vers les 3h du matin, complètement sur les rotules. Apparemment, les opérations s’étaient bien passé et qu’il fallait attendre le lendemain pour connaître son état. Layne a avalé ce qu’on appelle vraiment “un morceau” et il a été se coucher. Pauvre chou.

Je n’avais pas sommeil, mais je me suis couchée à côté de lui en le prenant dans mes bras jusqu’à ce que je sois sûre qu’il s'endorme pour me relever. Je n’étais pas fatiguée.

*   *   *   *   *

C’était un accident (31 jan 09 -sam)

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