21..1 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!
Je voulais me réveiller assez tôt pour filer avant que Pascal ne se réveille. Et zut, râté. Assis au bord du lit, une tasse de café à la main, Pascal me regardait dormir en souriant. Crap. Et dire que même après tous ces mois, son sourire me faisait encore frissonner. Je l’adore. Il m’a encouragée à continuer à dormir, et qu’il n’avait pas voulu me réveiller. Ça je le savais, l'odeur du café avait eu ce résultat et j’avais envie de le voir avant qu’il ne parte travailler.
J’avais filé me laver les dents pendant qu’il allait me chercher aussi une tasse de café mais... le café a fini froid et Pascal en retard. Je l’adore. Il avait le don de me faire me sentir irrésistible et qu’il n’y avait rien de plus important au monde, même pas le travail. Être dans ses bras c’était comme avaler des tonnes de pilules du bonheur. Oui, je l’avais déjà dit... Je l’adore. Rien que d'y penser, j'ai le coeur qui bat la chamade!
Je ne voulais pas rester chez lui pendant son absence, parce que je me sentirais obligée de passer voir Thomas, et je ne pouvais pas faire ça. Je crois que Thomas pensait qu’on avait cessé de se voir... ARf. Maintenant, il fallait que je prenne le risque de me glisser dehors en plein jour. Poisse.
En rentrant, je flottais encore sur mon petit nuage rose, la tête à l’envers. Patricia pouvait bien continuer à bavarder, je n’entendais rien. Bon, il allait bien falloir qu’on en vienne à parler de dimanche soir... et du vilain petit piège que Jess m'avait tendu. Peut-être ce soir?
Arrrrh, mais non... Ce soir, Pascal avait rendez-vous avec Caroline. Ça y est, ma tête repartait en “mode-débile”. Oh non, fallait que ça s’arrête. Pensée positive, voilà ce qu’il me fallait; après tout, il avait reporté son rendez-vous à ce soir pour me voir, alors il n’y avait pas à s’inquiéter.
Ouais, mais comment un mec pourrait résister à une si jolie fille. Je sais que si j’étais un mec, j’aurais vraiment beaucoup de peine à ne pas céder à la tentation. Ouais, pour être totalement franche, je n’y résisterais pas. Ni une, ni deux, je l’accrocherais à mon tableau de chasse. Clair et net. Mouais... je n’arriverais pas à être le mec le plus fidèle de la terre, c’était sûr, hum!!!
Pascal m’avait laissé une clé, espérant que je passerai la prochaine nuit aussi avec lui. Je n’avais pas envie de résister à mon envie de courir dans ses bras.
Alors j’ai tout prévu en fonction; J’ai passé le début de soirée avec Pat. Layne est passé à la maison, certainement pour être sûr que je n’étais pas ailleurs. Il avait prétendu être assez fatigué et avait assez facilement accepté de rentrer. Génial.
Après une bonne douche, j’ai filé chez Pascal.
Il n’était pas encore rentré. Ahhh. Son appartement respirait sa présence. Je n’allais pas allumé ou me planter devant la télé, Thomas risquait de se rendre compte de ma présence. Je me suis allongée sur son lit, et je me suis endormie... Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit passée.
Des bruits de voix m’ont réveillée... Il était rentré... mais pas seul. Caroline était avec lui.
- C’est pas ça...1-èrement je te rappelle que je suis marié, 2-èmenent mon beau-frère habite juste au-dessus, à l’étage au cas où tu l’aurais oublié... Tu ne peux pas rester ici Caro!
- On ne fera rien. (rire) On peut quand même traîner ensemble, non?
Sur la pointe des pieds, je me suis approchée de la porte qui était légèrement entre-ouverte. C’était risqué, et si Pascal venait se changer? Ou qu’il se dirige vers sa chambre? Comme il faisait sombre dans la chambre et qu’il y avait de la lumière au salon, je les voyais et les entendais très bien. Pascal ne savait pas que j’étais chez lui, là, dans sa chambre.
Pascal était appuyé, les bras croisés, contre son bar-cuisine. Caroline s’était vautrée sur le canapé sa veste jeté par dessus un des fauteuil. Pascal avait une drôle d’expression sur le visage et un air légèrement emprunté. Ou était-ce mon imagination? Les attitudes provocantes de Caro lui faisait de l’effet? Il fallait l’avouer, elle était mignonne, y avait pas photo! Mon coeur battait tellement fort que par moment la tension me rendait sourde.
- Je sais que t’es marié, ça ne me gêne pas. Je saurais être discrète et patiente. Et... je ne suis pas jalouse.
- Très drôle!
- Et je sais aussi que ton mariage n’est qu’un mirage, de la poudre aux yeux quoi. C’est pas un vrai mariage et que tu as le droit de faire ce que tu veux.
Elle a ri, d’un rire clair, provocant et sensuel. Grrr. Pascal souriait gentiment. Ciel, ce qu’il était beau. Le décolleté de Caro baillait et elle ne se privait pas pour se pencher à tout moment pour qu’il puisse profiter du spectacle. Ma boule à l’estomac grossissait. Il avait l’air captivé et séduit. Dingue, j’aurai pu m’évanouir, je tremblais tellement.
Il avait fini par s’asseoir sur le canapé en face et ils bavardaient tranquillement en rigolant. Pascal avait dû regarder son natel, parce qu’elle lui a demandé s’il attendait un appel ou quelque chose. Il a répondu que non. Par jeu, elle lui avait arraché son natel, elle s’était couchée en planquant le natel derrière son dos. Pour le lui reprendre il aurait dû se coucher sur elle, ce qu’elle cherchait sûrement. J’avais envie de lui arracher les yeux. Comme il le lui demandait poliment, elle s’est levé et en a profité pour parcourir ses messages en riant. Lui aussi souriait.
- Ha! Et 1 de Jane... woooowh; “T’adore, t’adore... impatiente... Mille bisous...”
Il n’aurait pas dû trouver ça drôle. Il avait réussi finalement à le lui arracher des mains. Il a bloqué ou éteint son natel. Je piaffais de rage. Non mais celle-là! Et en plus, elle avait lu un de mes message. Chiotte.
- Pas le genre de message qu'on envoi à quelqu'un avec qui il ne se passe rien!!! Qu’est-ce qu’il y a exactement, entre Jane et toi? Elle te téléphone souvent au bureau, surtout ces temps-ci, peut-être parce que Jess n'est pas dans le coin? (Rire) Et tu te rappelle le soir de la Fête Nationale, elle nous avait poursuivi dans ta chambre verte de jalousie. Elle avait cru qu’on faisait, je-ne-sais-quoi, et même ta réaction était assez... équivoque... Comme si tu ne voulais pas... ou... comme si le fait qu’elle nous trouve là t’avait ennuyé. Il s’est passé quelque chose entre vous, non?
Pascal se grattait la tête en la dévisageant.
- Qu’est-ce qui te fait penser que je te répondrais aujourd’hui plus qu’hier?
- Bof. Pas besoin de réponses. C’est juste que, je pense qu’il y avait quelque chose entre vous avant que Jess n’arrive, alors je me posais juste la question c’est tout. Non, en fait, je sais qu’il y a eu quelque chose. En tous cas, c’est ce que Layne a dit à Alexia. Tu ne viens pas t’asseoir? Allez viens....
- Heum... Tu veux boire quelque chose?
- Okay.
Pascal s’était enfilé de l’autre côté du bar, Caro était venue s’y accrocher et ils ont continué à discuter, sa poitrine offerte à son regard. Grrr. Il souriait de son sourire en coin que j’adore tellement et qui me faisait complètement chavirer.
- C’était chouette le ciné ce soir, non? On devrait remettre ça. Même quant Jess est là... Ça te dirait?
- Je sais pas... On verra.
Pascal a souri, il préparait du café je crois, et avait servi un verre de coca à Caro. Elle lui a demandé s’il n’avait pas quelque chose de plus sérieux, comme du whisky ou de la vodka. Il a hésité à le lui servir.
J’aurai bien voulu débouler dans le salon, mais comme il n’avait pas mentionné qu’on se voyait toujours, ç’aurait été mal venu!!!! Et puis, comment serais-je rentrée chez lui? Sinon avec la clé? Et sortir de sa chambre!!! Pas une brillante idée, j’étais obligée de rester cachée. Zut. J’enregistrai et filmais tout avec mon natel. Probablement, je me torturerais plus tard avec ces images. Suivant ce qui se passerait, elles me serviraient à ne pas flancher si je décide de rompre avec lui.
- J’envie parfois comment tu es avec Jane, tu sais. Toujours gentil avec elle. Tu lui passe facilement le bras autour des épaules, ou la colle contre toi et des trucs comme ça, même devant Jess. Hum, ça me rend jalouse. J’aimerai bien que tu sois pareil avec moi, ça me plairait bien. Vous avez l’air de vachement bien vous entendre, d’être vachement proche aussi et très complice. Ha, je l’envie. Et Jess en pense quoi?
- C’est vrai, on est très proche. Jess sait que j’aime beaucoup Jane.
Elle se mâchouillait l’ongle du pouce en le dévisageant. Pascal avait l’air coincé.
- Est-ce que je te plaît?
Aïe. Pascal ne répondait pas. J’avais vraiment envie de bondir hors de la chambre. Elle l’avait pris au dépourvu.
- Pascal?
Pascal fronçait les sourcils. Je me demande bien à quoi il pouvait penser. Il a poussé un soupir en la regardant. Peut-être qu’il avait envi de s’amuser un peu? Ahhhhh, non, non, non. Je priais tous les dieux et démons de l’univers pour qu’il ne fasse rien qui puisse me faire mourir là derrière sa porte.
- Oui?
Il était repassé devant le bar et s’était assis sur l’un des tabouret. Caroline en a profité pour se coller contre lui. Si j’avais été invisible, je me serais précipitée l’attraper par les cheveux et je l’aurai tabassée, ni vue, ni connue. Ses pattes non velues se promenaient sur son torse, MON torse. C’était insupportable, j’allais finir par être malade et vomir sur sa moquette. Il aurait dû enlever ses mains, mais il ne faisait rien. Merde, ça devait lui plaire. C'est vrai que les hommes sont faciles. Un petit rien et ils sont chauds.
Elle l’a embrassé sur les lèvres. Baaaaaah... envie de cogner. Je n’avais pas l’impression qu’il avait répondu à son baiser. C’était peut-être parce que je ne voulais pas le voir? Je me sentais un peu malade, mon coeur battait un peu trop vite. De toute façon j’aurai l’enregistrement.
- Il se fait tard. Je crois que tu devrais rentrer.
- Je n'ai pas envie de rentrer. Pour une fois qu'on est rien que les 2.
Pascal la tenait maintenant à bout de bras. Dans un murmure, elle lui a demandé de l’embrasser. Les yeux écarquillés, j’étais hypnotisée; “Ne le fais pas, ne le fais pas, ne le fais pas...”. Pendant une petite mini-seconde, j’ai fermé les yeux en priant très fort qu’il ne le fasse pas.
Mais en même temps, quelle importance si ça en restait là? Tssss, et voilà que j’essayais de lui trouver des excuses. Pourtant, si j’avais été un mec, je l’aurai fait le coeur en fête. Une nana qui se jetterait à ma tête comme ça, je n’aurais pas hésité une seconde!
Caro s’était dégagée et lui avait re-passé les bras autour du cou. J’étais verte. Pascal s’était reculé légèrement, et avait posé ses mains autour de sa taille. Ils se regardaient dans le blanc des yeux. Il hésitait, je crois. Mais, je connaissais ce regard. Pascal était tout sérieux avec ce même regard qu’il avait avant d’embrasser. Il allait le faire. Aarhhh impardonnable, j’allais lui en vouloir à mort. Là, pas d’hésitation, je sortirais de la chambre et je m’en irais, sans un mot. J’avais déjà une main sur la poignée de la porte prête à l’ouvrir. Il allait l’embrasser, c’était sûr.
Hésitation; Si je déboullait au salon, elle allait se moquer de moi, sachant que Pascal l'avait embrassée, que j'avais tout vu, tout entendu. Je tremblais de la tête aux pieds. Mince, je ne pouvais pas, ma fierté en prendrait un coup. Prière; Déesse de la terre, Déesse de l’amour, de la planète, de l’humanité, faîtes qu’il ne le fasse pas. Je promets ce que vous voulez, mais juste qu’il ne le fasse pas. S’il m’aime, il ne le fera pas...
Et leurs lèvres se sont trouvés. Il l'a fait. Damnation. Des milliers de petites mains me broillaient le coeur. Pascal a embrassé Caroline. Il tenait son visage d’une main, le pouce sur son menton. Je connaissais ce geste. Là, je me sentais malade. Total nausée.


























