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21..1 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!

Publié le par JaneDo



Je voulais me réveiller assez tôt pour filer avant que Pascal ne se réveille. Et zut, râté. Assis au bord du lit, une tasse de café à la main, Pascal me regardait dormir en souriant. Crap. Et dire que même après tous ces mois, son sourire me faisait encore frissonner. Je l’adore. Il m’a encouragée à continuer à dormir, et qu’il n’avait pas voulu me réveiller. Ça je le savais, l'odeur du café avait eu ce résultat et j’avais envie de le voir avant qu’il ne parte travailler.

J’avais filé me laver les dents pendant qu’il allait me chercher aussi une tasse de café mais... le café a fini froid et Pascal en retard. Je l’adore. Il avait le don de me faire me sentir irrésistible et qu’il n’y avait rien de plus important au monde, même pas le travail. Être dans ses bras c’était comme avaler des tonnes de pilules du bonheur. Oui, je l’avais déjà dit... Je l’adore. Rien que d'y penser, j'ai le coeur qui bat la chamade!

Je ne voulais pas rester chez lui pendant son absence, parce que je me sentirais obligée de passer voir Thomas, et je ne pouvais pas faire ça. Je crois que Thomas pensait qu’on avait cessé de se voir... ARf. Maintenant, il fallait que je prenne le risque de me glisser dehors en plein jour. Poisse.

En rentrant,  je flottais encore sur mon petit nuage rose, la tête à l’envers. Patricia pouvait bien continuer à bavarder, je n’entendais rien. Bon, il allait bien falloir qu’on en vienne à parler de dimanche soir... et du vilain petit piège que Jess m'avait tendu. Peut-être ce soir?

Arrrrh, mais non... Ce soir, Pascal avait rendez-vous avec Caroline. Ça y est, ma tête repartait en “mode-débile”. Oh non, fallait que ça s’arrête. Pensée positive, voilà ce qu’il me fallait; après tout, il avait reporté son rendez-vous à ce soir pour me voir, alors il n’y avait pas à s’inquiéter.

Ouais, mais comment un mec pourrait résister à une si jolie fille. Je sais que si j’étais un mec, j’aurais vraiment beaucoup de peine à ne pas céder à la tentation. Ouais, pour être totalement franche, je n’y résisterais pas. Ni une, ni deux, je l’accrocherais à mon tableau de chasse. Clair et net. Mouais... je n’arriverais pas à être le mec le plus fidèle de la terre, c’était sûr, hum!!!

Pascal m’avait laissé une clé, espérant que je passerai la prochaine nuit aussi avec lui. Je n’avais pas envie de résister à mon envie de courir dans ses bras.

Alors j’ai tout prévu en fonction; J’ai passé le début de soirée avec Pat. Layne est passé à la maison, certainement pour être sûr que je n’étais pas ailleurs. Il avait prétendu être assez fatigué et avait assez facilement accepté de rentrer. Génial.

Après une bonne douche, j’ai filé chez Pascal.

Il n’était pas encore rentré. Ahhh. Son appartement respirait sa présence. Je n’allais pas allumé ou me planter devant la télé, Thomas risquait de se rendre compte de ma présence. Je me suis allongée sur son lit, et je me suis endormie... Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit passée.

Des bruits de voix m’ont réveillée... Il était rentré... mais pas seul. Caroline était avec lui.

  • C’est pas ça...1-èrement je te rappelle que je suis marié,  2-èmenent mon beau-frère habite juste au-dessus, à l’étage au cas où tu l’aurais oublié... Tu ne peux pas rester ici Caro!
  • On ne fera rien. (rire) On peut quand même traîner ensemble, non?

Sur la pointe des pieds, je me suis approchée de la porte qui était légèrement entre-ouverte. C’était risqué, et si Pascal venait se changer? Ou qu’il se dirige vers sa chambre? Comme il faisait sombre dans la chambre et qu’il y avait de la lumière au salon, je les voyais et les entendais très bien. Pascal ne savait pas que j’étais chez lui, là, dans sa chambre.

Pascal était appuyé, les bras croisés, contre son bar-cuisine. Caroline s’était vautrée sur le canapé sa veste jeté par dessus un des fauteuil. Pascal avait une drôle d’expression sur le visage et un air légèrement emprunté. Ou était-ce mon imagination? Les attitudes provocantes de Caro lui faisait de l’effet? Il fallait l’avouer, elle était mignonne, y avait pas photo! Mon coeur battait tellement fort que par moment la tension me rendait sourde.

  • Je sais que t’es marié, ça ne me gêne pas. Je saurais être discrète et patiente. Et... je ne suis pas jalouse.
  • Très drôle!
  • Et je sais aussi que ton mariage n’est qu’un mirage, de la poudre aux yeux quoi. C’est pas un vrai mariage et que tu as le droit de faire ce que tu veux.

Elle a ri, d’un rire clair, provocant et sensuel. Grrr. Pascal souriait gentiment. Ciel, ce qu’il était beau. Le décolleté de Caro baillait et elle ne se privait pas pour se pencher à tout moment pour qu’il puisse profiter du spectacle. Ma boule à l’estomac grossissait. Il avait l’air captivé et séduit. Dingue, j’aurai pu m’évanouir, je tremblais tellement.

Il avait fini par s’asseoir sur le canapé en face et ils bavardaient tranquillement en rigolant. Pascal avait dû regarder son natel, parce qu’elle lui a demandé s’il attendait un appel ou quelque chose. Il a répondu que non. Par jeu, elle lui avait arraché son natel, elle s’était couchée en planquant le natel derrière son dos. Pour le lui reprendre il aurait dû se coucher sur elle, ce qu’elle cherchait sûrement. J’avais envie de lui arracher les yeux. Comme il le lui demandait poliment, elle s’est levé et en a profité pour parcourir ses messages en riant. Lui aussi souriait.

  • Ha! Et 1 de Jane... woooowh; “T’adore, t’adore... impatiente... Mille bisous...”

Il n’aurait pas dû trouver ça drôle. Il avait réussi finalement à le lui arracher des mains. Il a bloqué ou éteint son natel. Je piaffais de rage. Non mais celle-là! Et en plus, elle avait lu un de mes message. Chiotte.

  • Pas le genre de message qu'on envoi à quelqu'un avec qui il ne se passe rien!!! Qu’est-ce qu’il y a  exactement, entre Jane et toi? Elle te téléphone souvent au bureau, surtout ces temps-ci, peut-être parce que Jess n'est pas dans le coin? (Rire) Et tu te rappelle le soir de la Fête Nationale, elle nous avait poursuivi dans ta chambre verte de jalousie. Elle avait cru qu’on faisait, je-ne-sais-quoi, et même ta réaction était assez... équivoque... Comme si tu ne voulais pas... ou... comme si le fait qu’elle nous trouve là t’avait ennuyé. Il s’est passé quelque chose entre vous, non?

Pascal se grattait la tête en la dévisageant.

  • Qu’est-ce qui te fait penser que je te répondrais aujourd’hui plus qu’hier?
  • Bof. Pas besoin de réponses. C’est juste que, je pense qu’il y avait quelque chose entre vous avant que Jess n’arrive, alors je me posais juste la question c’est tout. Non, en fait, je sais qu’il y a eu quelque chose. En tous cas, c’est ce que Layne a dit à Alexia. Tu ne viens pas t’asseoir? Allez viens....
  • Heum... Tu veux boire quelque chose?
  • Okay.

Pascal s’était enfilé de l’autre côté du bar, Caro était venue s’y accrocher et ils ont continué à discuter, sa poitrine offerte à son regard. Grrr. Il souriait de son sourire en coin que j’adore tellement et qui me faisait complètement chavirer.

  • C’était chouette le ciné ce soir, non? On devrait remettre ça. Même quant Jess est là... Ça te dirait?
  • Je sais pas... On verra.

Pascal a souri, il préparait du café je crois, et avait servi un verre de coca à Caro. Elle lui a demandé s’il n’avait pas quelque chose de plus sérieux, comme du whisky ou de la vodka. Il a hésité à le lui servir.

J’aurai bien voulu débouler dans le salon, mais comme il n’avait pas mentionné qu’on se voyait toujours, ç’aurait été mal venu!!!! Et puis, comment serais-je rentrée chez lui? Sinon avec la clé? Et sortir de sa chambre!!! Pas une brillante idée, j’étais obligée de rester cachée. Zut. J’enregistrai et filmais tout avec mon natel. Probablement, je me torturerais plus tard avec ces images. Suivant ce qui se passerait, elles me serviraient à ne pas flancher si je décide de rompre avec lui.

  • J’envie parfois comment tu es avec Jane, tu sais. Toujours gentil avec elle. Tu lui passe facilement le bras autour des épaules, ou la colle contre toi et des trucs comme ça, même devant Jess. Hum, ça me rend jalouse. J’aimerai bien que tu sois pareil avec moi, ça me plairait bien. Vous avez l’air de vachement bien vous entendre, d’être vachement proche aussi et très complice. Ha, je l’envie. Et Jess en pense quoi?
  • C’est vrai, on est très proche. Jess sait que j’aime beaucoup Jane.

Elle se mâchouillait l’ongle du pouce en le dévisageant. Pascal avait l’air coincé.

  • Est-ce que je te plaît?

Aïe. Pascal ne répondait pas. J’avais vraiment envie de bondir hors de la chambre. Elle l’avait pris au dépourvu.

  • Pascal?

Pascal fronçait les sourcils. Je me demande bien à quoi il pouvait penser. Il a poussé un soupir en la regardant. Peut-être qu’il avait envi de s’amuser un peu? Ahhhhh, non, non, non. Je priais tous les dieux et démons de l’univers pour qu’il ne fasse rien qui puisse me faire mourir là derrière sa porte.

  • Oui?

Il était repassé devant le bar et s’était assis sur l’un des tabouret. Caroline en a profité pour se coller contre lui. Si j’avais été invisible, je me serais précipitée l’attraper par les cheveux et je l’aurai tabassée, ni vue, ni connue. Ses pattes non velues se promenaient sur son torse, MON torse. C’était insupportable, j’allais finir par être malade et vomir sur sa moquette. Il aurait dû enlever ses mains, mais il ne faisait rien. Merde, ça devait lui plaire. C'est vrai que les hommes sont faciles. Un petit rien et ils sont chauds.

Elle l’a embrassé sur les lèvres. Baaaaaah... envie de cogner. Je n’avais pas l’impression qu’il avait répondu à son baiser. C’était peut-être parce que je ne voulais pas le voir? Je me sentais un peu malade, mon coeur battait un peu trop vite. De toute façon j’aurai l’enregistrement.

  • Il se fait tard. Je crois que tu devrais rentrer.
  • Je n'ai pas envie de rentrer. Pour une fois qu'on est rien que les 2.

Pascal la tenait maintenant à bout de bras. Dans un murmure, elle lui a demandé de l’embrasser. Les yeux écarquillés, j’étais hypnotisée; “Ne le fais pas, ne le fais pas, ne le fais pas...”. Pendant une petite mini-seconde, j’ai fermé les yeux en priant très fort qu’il ne le fasse pas.

Mais en même temps, quelle importance si ça en restait là? Tssss, et voilà que j’essayais de lui trouver des excuses. Pourtant, si j’avais été un mec, je l’aurai fait le coeur en fête. Une nana qui se jetterait à ma tête comme ça, je n’aurais pas hésité une seconde!

Caro s’était dégagée et lui avait re-passé les bras autour du cou. J’étais verte. Pascal s’était reculé légèrement, et avait posé ses mains autour de sa taille. Ils se regardaient dans le blanc des yeux. Il hésitait, je crois. Mais, je connaissais ce regard. Pascal était tout sérieux avec ce même regard qu’il avait avant d’embrasser. Il allait le faire. Aarhhh impardonnable, j’allais lui en vouloir à mort. Là, pas d’hésitation, je sortirais de la chambre et je m’en irais, sans un mot. J’avais déjà une main sur la poignée de la porte prête à l’ouvrir.
Il allait l’embrasser, c’était sûr.

Hésitation; Si je déboullait au salon, elle allait se moquer de moi, sachant que Pascal l'avait embrassée, que j'avais tout vu, tout entendu. Je tremblais de la tête aux pieds. Mince, je ne pouvais pas, ma fierté en prendrait un coup. Prière; Déesse de la terre, Déesse de l’amour, de la planète, de l’humanité, faîtes qu’il ne le fasse pas. Je promets ce que vous voulez, mais juste qu’il ne le fasse pas. S’il m’aime, il ne le fera pas...

Et leurs lèvres se sont trouvés. Il l'a fait. Damnation. Des milliers de petites mains me broillaient le coeur. Pascal a embrassé Caroline. Il tenait son visage d’une main, le pouce sur son menton. Je connaissais ce geste. Là, je me sentais malade. Total nausée.


Publié dans diary, janedo, journal

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20 -- Déprime...

Publié le par JaneDo


Layne, en tous cas lui, quant il se lève, c’est pour tout le monde. Il n’a pas la discrétion de Pascal, et me faire réveiller si tôt, arffff, ça me gaaaaave! Patricia, forcément était aussi réveillée. Elle s’est levée pour prendre le café avec lui. Avec le bruit, j’ai rampé à mon tour jusqu’à la machine à café. Sans café dans le sang, je suis inutile. De vrais pinsons ces 2 là, le matin, iiiiak.

Déjà ébouriffée, Layne m'a ébouriffée encore plus, amusé par, ce que j’appelle moi, “ma gueule de bois”, pourtant sans alcool. C’est juste que je me sens comme un bout de bois le matin.
Ça a eu pour effet de mélanger mes cellules grises. Il essayait de m'arracher quelques mots. Peine perdue le matin.

Après son départ, j’avais envie de re-ramper dans mon lit, mais... pas possible! Impossible de travailler la journée avec Pat dans les pattes! Je sais pas, elle parle tout le temps... Moi, j’aime le silence, les mouches qui volent sur le dos et touti quanti... Hehhhh! Gros soupir. J’ai pris la fuite dans l’après-midi avec Maxou et on a été faire un tour en forêt.

J’en ai profité pour appeler Pascal. Trop envie d’entendre sa voix.

En arrivant chez moi, il avait effectivement vu la voiture de Layne, donc il n’est pas monté. En me taquinant, il a dit qu’il avait hésité une minute quand même, il aurait aimé savoir comment je m’en serais sortie. Très drôle. Piquée, je lui ai dit que je m’en serais sûrement sortie aussi bien que lui dimanche soir. Hein, hein, hein! Il a changé de sujet. Je pense que c’était encore un sujet un peu chaud.

J’avais envie de le voir ce soir, mais il m’a appris que Caro l’avait invité au cinéma, et que ce devait être la xème invitation. Il ne pouvait pas toujours refuser non plus. Arrrrrrgh. Au ciné... non de non!

Comme moi, elle savait que Jess n’était pas dans les parages. J’avais le coeur qui battait la mesure des secondes et des millièmes de secondes et je commençais même à trembler. Pascal l’a immédiatement entendu dans ma voix. Pourtant je ne voulais pas qu’il s’en aperçoive et je faisais tout pour masquer ma déception.

Je voulais demander si je pouvais l’accompagner, mais ça aurait fait un peu jalouse. Je ne pouvais pas être tout le temps là pour lui éviter toutes les tentations du monde... Je ne pouvais non plus pas l’enfermer dans une cage et l’empêcher de voir des amis. Et Caroline faisait parti de ses... grrrr... amis.

Pascal m’avait laissé une clef pour que je puisse rentrer chez lui si j’en avais envie. Il aurait aimé me voir quand même. Ou est-ce qu’il disait ça pour me rassurer me sentant au bord de la crise de larmes? Le film finissait vers les 23h, alors il me proposait de se retrouver chez lui... Je sais pas! Je risquais de me mettre à calculer le temps qu’il lui faudrait pour quitter le cinéma, et il s’en rendait peut-être pas compte, me sentant si déçue, mais ce sera pas sympa s’il n’allait pas prendre un verre avec elle après. Je risquais de finir à ras la moquette en l’attendant. Je ne voudrais sûrement pas qu’il m’approche ensuite. Qu’est-ce que j’suis nulle!

Bien sûr que j’avais envie de le voir, mais en même temps, trop peur qu’il remarque mon manque d’assurance et toutes les différentes teintes de peurs que j’aurai traversé avant qu’il ne rentre. Et le voilà qui insiste et moi qui ne sait même pas ce que j’allais faire.

Ahhh, au cinéma... Maligne! Dans le noir, les mains qui se cherchent, les doigts qui se croisent. MERDE. J’étais jalouse! Jalouse de tous ces moments qu’elle passera avec lui et pas moi. Entendre sa voix, pas moi. Marché à côté de lui, l’entendre rire, voir ses beaux yeux verts sourires, le toucher et moi... pas. Ahhhhh, souffrance extrême. Je me déteste.

Du coup, j’avais 36 milles questions qui me trottaient dans la tête. Je me rendais compte que si j’étais sa nana, je serais morte d’angoisse chaque fois qu’il ferait quelque chose sans moi... Grrr... Je l’aimais TROP.

Je le trouvais trop beau, trop cool, trop sexy, trop adorable, trop bien foutu, trop tout... Je me préparais bien des chagrins, bien des moments de folle angoisse. J’étais trop mal barré. Si je continuais comme ça, il me sera impossible de devenir sa moitié. Je ne supporterais jamais. Iak, je deviendrais une de ces horrible pouffiasse qui ne peut pas respirer sans sa moitié. Trop nulle.

Très triste quand même, je lui ai dis qu’on se verrait mercredi.

J’ai appris que Thomas était à la maison. Gros gros rhume. C’était drôle, je n’avais jamais imaginé que Thomas était du genre à être malade. J’irai sûrement lui faire une petite visite amicale.

Pour finir, c’est lui qui m’a proposé de l’accompagner ce soir au ciné avec Caro! Non. Même si je crevais d’envie de dire oui, je ne voulais montrer tellement de manque de confiance en lui, en moi, en nous. Bref non.

Après avoir versé quelques larmes de stress, je suis rentrée, décidée à me concentrer un peu plus sur moi-même et peut-être éventuellement sur Layne. Ça me sortirais Pascal de la tête. Je ne voulais pas commencer à laisser ma tête faire des dégâts en les imaginants intimement enlacés ou autres. Ni qu’il lui tenait la main pendant le film, et le reste, surtout pas non plus.

Zut, Layne m’a appelée.
C’était toujours lui qui faisait le 1er pas. Encore lui. Je voulais réussir à le faire une fois en 1er. Il me reprochait assez de ne jamais penser à l’appeler.

C’était évident que Layne savait que Jess était absente et il voulait s’assurer que je ne voyais pas Pascal. Il voulait savoir si ce soir, je comptais aller chez lui ou si je jouais encore à l’infimière  pour ma copine. J’avais pas la forme, alors  je restais avec Pat. Il voulait savoir si je voulais qu’il passe plutôt chez moi. J’avais pas envie non plus. J’avais envie de rester seule pour me noyer dans mon chagrin. C’était nulle, parce que malgré la présence de Pat, pas très mobile, j’allais ne penser qu’à Pascal.

Après avoir mangé avec Pat, j’ai décidé de court-circuiter mon imagination et je suis partie chez Layne. Sur le chemin, je l’ai appelé. Il n’avait pas l’air trop ravi, même s’il essayait de me le cacher. Hum! Alors j’ai changé d’avis. Pas la peine de le déranger.

Je m’ennuyais ferme. Morte d’envie de courir à la sortie du cinéma pour regarder Pascal. Hum, ridicule, comme s’il était un tableau. Ce serait sûrement distrayant de foncer chez Layne. Non, je n’allais pas laisser mes idées bizarres prendre le dessus. Valait mieux rentrer sagement chez moi.

Surprise... Pascal m’attendait... Lui, il me fait carrément craquer!

Il fait toujours des choses inattendues qui me font fondre.
Ça me rend juste raide dingue de lui. Il avait repoussé le cinéma au lendemain. Il avait senti que son rendez-vous me faisait de la peine, et il n’avait pas envie que j’ai de la peine. Pascal ne voulait pas que je me sente menacée par Caroline ou qui que ce soit d’autre.  Il voulait profiter de tous les moments qu’on pouvait passer ensemble. Il s’ennuyait quant il n’était pas avec moi. Ben, moi aussi.

On a filé chez lui où je me suis faufilée discrètement.

J’étais un peu déprimée un peu plus tôt, alors je n’avais pas envie de parler. J’étais trop émotive et je risquais de fondre en larmes. Je préférais éviter. Pascal me serrait très fort, et je me suis sentie revivre petit à petit. Chaque millimètre de mon être tout entier revenait à la vie comme un désert qui avait manqué d’eau. C’était la folie furieuse, mais je ne me lassais jamais de lui et je l’aimais plus fort chaque jour. Plus le temps passait, plus c’était pire.

J’étais complètement dépendante de lui...

*  *  *  *  *

Déprime... (20 jan09 -mar)

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19 -- Mon Petit Manipulateur

Publié le par JaneDo


Pascal s’était levé tôt pour éviter que Pat ne s’aperçoive de sa présence. Il ne m’a pas réveillée, j’aurai préféré. Il m’avait laissé un petit message à côté de mon réveil, me demandant de le rappeler.

J’ai attendu midi pour le rappeler.

Idiote. J’aurai dû le rappeler avant, il aurait aimé qu’on mange ensemble, c’était évidemment foutu. J’ai entendu Caroline l’appeler pour les rejoindre. Apparemment, c’est elle qui aura la chance d’aller manger avec lui. Crap. J’avais fini par oublier qu’elle travaillait avec lui, elle! Elle lui plaisait en plus, et travaillait près de lui tous les jours... Pas bon pour moi.

Je ne pouvais quand même pas laisser Pat toute seule, surtout pas trop souvent, elle souffrait déjà assez... Mais en même temps, comment vivre ma vie avec un boulet adulte sur les bras. Comme si les choses n’étaient pas déjà assez compliquées comme ça!

On avait prévu de se voir ce soir avec Pascal, mais Layne était venu contrarié nos plans.

Layne a débarqué à la maison pendant que je faisais les courses pour Patricia. En le voyant là en rentrant, ça m’a donné chaud. J’avais soucis de ce que Patricia avait pu laisser échapper, mais il n’avait pas l’air de mauvaise. Avec lui, on ne sait jamais, il savait très bien caché ses émotions pour éclater après.

Il avait envi qu’on passe la soirée ensemble, mais je ne voulais pas laisser Pat seule, enfin... pas tout de suite. J’aurais voulu prendre mon natel pour aller me planquer dans les toilettes pour avertir Pascal de ne pas passer, mais Layne jouait avec mon natel.

Je n’avais pas de soucis à me faire, Pascal a vu sa voiture...

Il y a des moments où j’adore Layne. Je crois que j’aime parfois son côté manque de tactes et manque d’éducation dans certaines circonstances. Il ne s’est pas gêné pour demander à Pat pourquoi elle n’avait pas été chez ses parents? Aussi pour lui demander si elle ne réalisait pas qu’elle me cassait probablement les pieds et que de toute manière, je n’oserais rien dire. Layne ne le disait surtout pas méchamment, juste pour parler. Il voulait passer du temps avec sa nana et c’était pas possible parce qu’elle était là, ça elle l’a compris, et ne lui en voulait même pas! C’est vrai qu’il savait être charmant, même quant il disait des vacheries.

Du coup, Pat a dit qu’elle savait bien qu’elle était une charge, mais qu’elle ne voulait surtout pas que je me sente obligée d’être handicapée par sa présence. Elle pouvait se débrouiller toute seule, elle avait de très bons médics qui l’empêchaient de souffrir si elle n’oubliait pas de les prendre.

Layne  a passé la soirée avec nous, c’était sympa.

Pat a été regarder la télé dans sa chambre pour nous laisser un peu seuls. Layne aurait préféré qu’on soit chez lui, je devinais pourquoi, mais comme je ne voulais pas, il est resté.

Layne a voulu savoir ce que j’avais fait ces derniers jours, il a même prétendu avoir essayé de me joindre dimanche. Je savais que ce n’était pas vrai, mais wafff, pas besoin d’en faire un fromage. J’ai prétendue être restée le plus clair de mon temps à la maison à m’occuper de Pat.

Il est devenu un peu casse-pieds en me demandant si j’avais vu Pascal. Pfff, il n’avait qu’à être là. Alors, j’ai fait une grosse, grosse connerie à ne jamais, jamais faire... parler d’une autre nana. Paka!

  • Comment va Alexia?

Je ne pouvais pas mentionner Miss Tennis, parce que je ne l’avais jamais vraiment rencontrée et je n’étais pas sensée savoir qu’ils se voyaient. Puis, oh, il a le droit de voir des amis; filles ou garçons! Je n’avais pas à lui faire une scène pour ça.

Il m’a jeté un petit regard en coin un tantinet amusé, grrrr, j’aurai voulu l’assommer.

  • Hum... Jalouse?
  • Pffff, sûrement pas!
  • J’espère bien. Tu es la seule qui compte vraiment pour moi. Elle ne compte pas et tu le sais bien.

Il avait réussi à ne pas répondre à ma question. Donc, je ne savais pas s’il l’avait vue ou pas!!! Et il m’avait balancé une petite sorte de compliment, ce qui, en quelque sorte m’empêchait d’insister avec mes questions. Très malin. Je voyais comment les manipulateurs jouaient aussi facilement avec les sentiments... ouais, très malin. Mais je savais comment il était, et je n’étais pas dupe. De plus, me laisser manipuler moi, ça jamais!

Layne a été tendre, comme si je lui avais manqué ces derniers jours. Fallait que je reste continuellement sur mes gardes avec lui pour ne pas prendre pour argent comptant ses débordements de tendresses!

Il a dormi à la maison. Fallait continuellement lui rappeler qu’on était pas seuls, que quelqu’un essayait de dormir dans la chambre voisine, mais il en avait rien à cirer. Mais c’est du Layne tout craché! C’était trop gênant, il oublait que le lendemain, ce sera moi qui devra faire face à ma copine, pas lui.

*  *  *  *  *

Mon Petit Manipulateur à Moi  -  (19 jan 09 -lun)

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18 -- Sale petit piège

Publié le par JaneDo


Toute la journée n’a été qu’une longue attente en attendant de voir Pascal. Patricia était scotchée au canapé et j’attendais le moment de l’aider à se mettre au lit pour filer retrouver mon petit coeur.

En début d’après-midi, j’avais reçu un message de Pascal me donnant rendez-vous chez lui à 20h.

J’étais impatiente. Je croyais qu’on faisait notre routine habituelle et qu’après avoir accompagné Jess à l’aéroport, il passait prendre un verre avec ses copains et qu’il m’embarquerait en quittant le Tiger si j’étais sortie. Si non, il passait me prendre chez moi. C’était ce qu’on avait convenu. Mais 20h, ça m’allait aussi. Mon seul problème est que je ne savais pas comment faire avec Pat. Je ne pouvais tout de même pas la planter au lit déjà à 20h!!!

Pat avait remarqué que j’étais un peu dans la lune, normal...

A 20h, j’étais déjà chez Pascal. J’avais attendu toute la journée ce moment. J’étais nostalgique. Il me semblait que cela faisait un siècle que j’avais osé venir sonner chez lui la 1ère fois, tant de semaines avaient passé, tant de mois... Toujours autant de frissons en voyant son visage apparaître en ouvrant la porte. Je l’aimais toujours autant, le temps n’y avait rien changé...

  • Mais qu’est-ce que tu fais là?

Hein!!!! Ce n’était pas du tout comme ça que j’avais imaginé nos retrouvailles! Pascal était surpris de me voir. Il y avait de quoi... Il ne m’avait jamais envoyé de message pour me demander de venir à 20h... C’était Jess qui l’avait fait, ça, j’en étais sûre, mais je ne pouvais pas le lui prouver. J’avais pris l’habitude d’effacer ses messages pour éviter que Layne ne tombe dessus.

Thomas et des copains et copines à eux que je connaissais assez peu étaient là. Ils me regardaient tous comme si j’étais une Alien! Thomas a même baissé les yeux...

Jess faisait l’innocente en nous dévisageant et Pascal semblait contrarié et pas content du tout. Le cheveux dans la soupe, c’était moi. Jess a joué à la victime. Victime d'une femme sans scrupules, avec les larmes aux yeux et tout (pétasse). Elle lui a demandé s’il ne pouvait pas au moins attendre qu’elle soit partie pour le défiler de ses copines à la maison. Pascal lui a assuré qu’il ne m’avait jamais demandé de venir et j’avais l’impression qu’il pensait que j’avais fait exprès de me pointer pour faire du mal à sa femme.

Je ne pouvais pas partir sans clarifier les choses, mais c’était tout autant délicat de rester. J’étais mal. Partir était la seule chose à faire avant que Pascal ne me le demande. Je ne voulais pas qu’ils aient à me fiche à la porte.

Elle m’avait tendu un piège!

Mes mains tremblaient, impossible de les contrôler. Ce devait être la colère. Au fond de la poitrine, j’avais une grosse pierre qui rendait la respiration pénible. Je voyais encore le regard de Pascal, je n’osais pas imaginer ce qu’il devait penser. Que je l’avais fait exprès? Il la croyait c’était sûr, et je n’avais pas vraiment su comment me défendre. De toute manière quoi que je dise, j’aurais eu l’air d’une fouteuse de merde, et il pouvait difficilement prendre mon parti contre sa femme. Crap. Il avait dû se dire que j’étais tellement impatiente de le voir que j’ai même pas pu attendre que Jess soit partie, ou que je voulais m’imposer à elle. Je lui avais fait honte. C’était pas bon.

Je crois que je lui en voulais d’avoir pu penser que je pouvais avoir fait exprès.

En rentrant, j’étais pas bien et aussi encore en colère. J’avais eu l’air idiote et ça, je ne le supportais pas. Pat était surprise de me voir déjà de retour. Je n’avais pas envie d’en parler. J’ai balancé mes fringues et je me suis dépêchée d'aller noyer ma honte dans un bain.

Comment dire à Pascal après ça qu’elle voulait lui faire un bébé?

Comment est-ce que je pouvais aller me pointer au Tiger comme si de rien n’était après un pareil affront, sachant que Pascal y viendrait sûrement avec les amis qui étaient chez eux. Pour le coup, ils penseront sûrement que je tente tout pour me jeter à sa tête. Impossible de repartir avec lui après ça. Mes oreilles me brûlaient de honte.

Est-ce que Pascal me rappellera après l’aéroport? Aura-t-il seulement envi de me voir? Je tremblais de la tête aux pieds encore, n’arrivant pas à me débarrasser des impressions désagréables que j’avais ressenti debout dans l’entrée comme une intruse. Je me suis sentie vraiment mal, de trop, mal placée, ridicule... et le regard que Pascal m’a lancé...

Je devais peut-être me montrer fâchée et ne pas lui répondre si... si seulement il m’appelait... Lui faire le coup d’être en colère... Ça voulait dire que je ne le verrais pas ce soir? Oh, ça c’était trop dur. S’il m’appelait, je savais que je me précipiterais (stupidement) vers lui. Rien ne pourra m’arrêter!

C’était presque minuit quant Pascal m’a enfin appelé. Mouais. On était mal à l’aise au téléphone.

Cette fois, il m’attendait. J’ai voulu reparler de ce qui c’était passé, et essayé de me justifier, mais Pascal n’avait pas envi d’en parler. On aurait dû, parce qu’on était bien trop tendu.

Même s’il me serrait dans ses bras avec beaucoup d’amour et de tendresse, on n’arrivait pas à se détendre. Je me sentais obligée de me défendre, de me justifier, mais Pascal me faisait taire. Il ne voulait pas parler de Jess, ni qu’on passe la soirée à se prendre la tête. Je me suis petit à petit laissée glisser dans une sorte de torpeur, rassurée par sa présence, sa voix douce et pleine de tendresse.

C’est vrai, la seule chose qui comptait, c’était d’être avec lui.

A son arrivée à Londres, Jess l’a appelé. Bien évidemment, il devait répondre. C’était gênant. J’étais mal à l’aise et d’emblée, je me suis éloignée pour ne pas les entendre. Si j’avais été maligne, je serais rentrée, mais je suis restée. On ne pouvait pas parler de ce qui nous tourmentait, on ne pouvait pas parler de ce qui c’était passé plus tôt, donc on était plutôt silencieux. Tendu, on s’est juste serré l’un contre l’autre, le spectre de Jess derrière la porte.

Même loin, elle était bien trop présente. Je ne pouvais pas dormir dans son lit et Pascal ne le voulait pas non plus, mais on évitait d’en parler. On était dans une impasse. L’envie de se voir, mais pas très à l’aise non plus. Pour finir, assez maladroitement, Pascal m’a demandé de rentrer. Aoutch. J’aurai dû le faire toute seule, non mais, à quoi je pensais! Aïe, dire qu’il a dû me demander de partir. Ça, c’était le pire. J’en aurais pleuré.

Pris de remords, Pascal est venu chez moi. Ne réussissant pas à trouver le sommeil, il m’avait appelé, et après avoir parlé un moment au téléphone, on s’est rendu compte que malgré le malaise et tout, on avait envi d’être ensemble. C’était bon de l’entendre. Pat était déjà couchée heureusement.

Il avait envi de me voir, qu’on soit ensemble mais il ne savait pas pourquoi, ça n’allait pas, il ne se sentait pas trop bien. Je me sentais pareil. Mais vraiment, vraiment contente qu’il soit venu. En partant de chez lui, j’avais un goût amer dans la bouche et un gros nœud à l’estomac. Je m’étais sentie vraiment mal. J’avais encore les yeux rougis d’avoir un peu pleuré.

Alors sans un mot, je lui ai juste pris la main, et on a été se coucher. Ça ne servait à rien de parler, juste dormir dans les bras l’un de l’autre serait suffisant. Au moins être ensemble. Je voulais lui faire oublier le sentiment de malaise qui aurait fait fuir n’importe qui d’autre, mais pas lui. Heureusement pour moi, j’en serais morte de chagrin.

*  *  *  *  *

Sale Petit Piège - (18 jan 09 -dim)

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17 -- Et elle veut un bébé...

Publié le par JaneDo


Hehhhh... Encore un truc que je n’avais pas osé dire à Pascal. Jess veut lui faire un bébé....... :(

Je ne veux pas d’enfants, je devrais être contente pour lui? Ben non! Si elle lui fait un enfant, je le perds, c’est sûr. Pfffff. Je ne peux pas lui en parler sans avoir l’air de vouloir les séparer ou de chercher à inventer des trucs pour essayer de les séparer. Vraiment pas la position idéale. J’étais tellement choquée que je n’ai rien dit, je ne me suis même pas autorisée à y penser. Mais je n’avais pas réussi à dormir, j’avais tourné comme une crêpe toute la nuit.

Je ne lui donnerais jamais d’enfants, mais l’idée qu’une autre femme puisse avoir un petit bout d'homme de lui, là carrément, ça me rend follement jalouse. Je ne vais pourtant pas changer d’avis, je ne serais jamais capable d’élever un enfant. Je n’en ai ni la force, ni le courage.

Aaaaaah, ça me fait mal, ça me fait vraiment souffrir. Elle le tenait et elle n'était pas prête à le lâcher. Jess avait raison, ils ne se quitteront jamais si elle lui fait un bébé! Ils seront enchaîné l'un à l'autre à jamais. Lui en parler me ferait aussi comprendre suivant sa réaction, qu’ils ne se regardent pas dans le blanc des yeux. Glauque.

Depuis que j’avais dû faire les magasins avec elle, j’avais fait l’effort d’effacer tout ça de ma tête. Je me suis même persuadée qu’il n’y avait aucune chance que ça arrive, parce qu’il n’y a pas si longtemps, elle et Layne aussi, m’ont fait comprendre qu’il ne se passait rien dans leur chambre à coucher. Mais en tournoyant comme une crêpe toute la nuit après les avoir vu au Tiger, je n’arrête pas de soupirer. Même quant j’en suis consciente, je n’arrive pas à m’en empêcher. Et aussi à secouer la tête.

Pendant 5mn, je suis convaincue qu’il ne faut pas que j’en parle à Pascal, et les 5mn suivantes, je suis persuadée qu’il faut que je lui en parle.... mais alors, je saurais qu’ils font plus que dormir comme de bons amis dans des lits séparés... Ahhhh.

Et si lui aussi voulait des enfants? Alors là, je serais bonne pour la casse... pfffff. Oui, ça fait depuis longtemps que j’ai passé 30ans, mais les vieux réflexes de toujours font surfaces dans ces moments de grandes tensions.

J’avais le choix entre mettre mes poignées sous l’eau froide d'un robinet, et ça risquait de durer un long moment... et Patricia s’en rendrait compte. Pas question non plus que je pleure devant qui que ce soit, même une très bonne copine. J’aime rester dans mon coin dans des moments comme ça. Alors j’ai choisi la 2ème solution que je choisissais toujours quant je vivais chez mes parents et que j’allais encore à l’école. Seule solution quant on est entouré de frères et sœurs encombrantes qui viendraient regarder comment tombent vos larmes et qui s’empresseraient à l’occas de se moquer de vous. J’ai été me planquer dans le noir mon armoire.

J’avais besoin d’être dans le noir, dans un petit espace, sans fenêtres. Qu’on me fiche la paix, donc qu’on ne puisse pas me trouver...

2h plus tard quant j’ai émergé, je savais que je n’avais pas vraiment le choix, il me fallait affronter mes démons, quitte à entendre et remarquer des choses que je préférais ignorer et surtout, pire... jouer le mauvais rôle.... Fallait que je le dise à Pascal.

L’idée me faisait trembler... s’il voulait aussi avoir des enfants... j’étais cuite!

Il aura le choix; avoir un enfant et vivre avec une femme qu’il n’aime peut-être pas forcément ou ne jamais avoir d'enfants pour éventuellement vivre quelque chose avec quelqu’un qu’il aime, mais qui ne lui donnera jamais d’enfants et qui ne veut pas vivre en couple en partageant le même appart... chiotte... En énonçant la réalité, je pouvais deviner son choix!

On n’en avait pas vraiment parlé. Une fois, je lui avais juste balancé en vrac que je ne voulais pas vivre en ménage avec qui que ce soit, ni me marier, ni avoir des enfants... behhhh mais, ça n’aurait pas servi à grand chose de lui mentir, ç’aurait été trop nul. Ohhhr, en ce moment je détestais Jess, et j’avais envie de me glisser chez eux pour remplir de contraception toute boisson se trouvant dans la maison. Arf. Avec mon bol, aucune chance qu’elle soit stérile!!

Mince, alors soyons lâche jusqu’au bout... je ne lui dis rien, et je profite de chaque moment jusqu’à la rupture inévitable. Ou je l’évite pour ne pas affronter la réalité... ouais, j’étais à 2mm de faire ça! Oh-la-la, j’avais encore besoin de prolonger la cession dans l’armoire. J’y suis retournée...
Je m'y suis endormie après une autre bonne séance de torture mentale.

Je suis maudite jusqu’à la racine des cheveux.... J’avais vraiment besoin de temps loin de tout le monde, de calme complet, de temps et aucune distraction. Le désordre dans ma tête finirait par se tasser un peu...

En sortant de l’armoire, c’était décidé, fallait que je vois Pascal et que je lui en parle. Je piaffais sur place, je ne pouvais pas attendre, alors je l’ai appelé.

Pascal ne pouvait pas me voir aujourd’hui, ni s’éclipser. Jess partait dimanche alors, ils passaient le plus de temps possible ensemble. C’était bien la 1ère fois qu’il ne se précipitait pas à mon appel. Arf. Ça le rendait un peu triste d’avoir dû me dire non, ce qui était rassurant. Il a essayé me faire parler au téléphone, mais je ne pouvais pas balancer ça, comme ça, à froid. Et j’étais nerveuse de le laisser passer la soirée avec elle sans lui parler. Pour ne pas me décevoir trop, il proposait de passer en vitesse, ou de se retrouver quelque part, mais il ne pouvait pas rester longtemps. Et ça, c’était pas terrible. Fallait que ça sorte pendant la conversation. Alors j’ai refusé, mais j’avais envie de le voir, envie d’être rassurée, mais... Est-ce qu’il réussirait à me rassurer???

Il ne sortait pas non plus ce soir prendre un verre avec les autres, non plus pas en boîte. Zut, je ne le verrais pas aujourd'hui.

Pascal a insisté pour que je lui dise ce qui semblait me torturer, si tout allait bien avec Layne, si ça me concernait, ou lui? Si ça pouvait pas attendre dimanche soir? Je suis restée muette comme une carpe. Je ne pouvais pas lui parler maintenant.

J’étais désespérée, triste, down, je traînait ma carcasse dans l'appart et Pat se demandait ce qui m’arrivait. Grrrr. J’avais pas envie de parler, juste envie d’être seule ou de me changer les idées. Qui mieux que Layne pouvait faire ça! Je l’ai appelé, je ne l’avais pas vu le soir d’avant. Layne ne répondait pas, alors j’ai laissé un message. Il m’a rappelée en début de soirée. Il avait à nouveau un truc avec ses potes ce soir. Bizarre, 2 soirs de suite, très bizarre. Il y avait sûrement une fille là derrière. Il a voulu savoir ce que j’avais prévu pour la soirée, mais je n’en savais rien encore.

Je ne pouvais pas laisser Pat seule tous les soirs, ce serait pas très cool. Layne a dit y avoir pensé, c’est pour ça qu’il avait accepté de sortir avec ses potes. Yahoooo! Sachant que j’allais sûrement et certainement être coincée à la maison, il avait le champ libre. Je crois que la situation lui plaisait bien. Il m’a souhaité une bonne soirée et a raccroché. Paka.

Pourquoi quant quelque chose va mal, tout l’univers se ligue pour que tout aille encore plus mal en même temps!

Toute la soirée, j’ai imaginé Pascal et Jess. N’y tenant plus, j’ai enfilé une tenue de Ninja, et j’ai filé chez lui la peur au ventre.

C’était vraiment un couple. Ils étaient tous mamours et consorts. Zut, je n’aurais pas dû venir pour voir ça. Encore pire. Pascal faisait à manger et Jess se pavanait en petite tenue. Elle mettait la table, sur la table basse du salon. Thomas était chez lui, pas seul. Ce devait être la blonde avec qui il était sorti il y a quelques semaines.

Après avoir mangé, Pascal et Jess se sont coulés dans les bras l’un de l’autre devant la cheminée. Ça faisait un peu mal de le voir tout tendre avec elle, lui enlever les cheveux de devant les yeux en parlant et de les glisser avec tendresse derrière ses oreilles. Je ne pouvais pas le supporter. Je suis partie avec la boule à l’estomac.

Sur le chemin du retour, je suis passée chez Layne. Il se préparait à sortir en parlant au téléphone. J’étais trop loin pour entendre. Il s’est appuyé contre la baie vitrée côté jardin et regardait dans ma direction. Je suis partie. Pas question qu’il me surprenne. J’aurai pu attendre et le suivre, mais à part le fait que ce serait une manière comme une autre de se distraire, je n’en voyais pas l’intérêt. Je devinais qu’il ne voyait probablement pas que ses copains, ou pas de copains du tout. Il avait sûrement rendez-vous avec une fille. Mais peu importait, j’avais d’autres soucis plus gros et qui se nommaient tous; Pascal.

Si Jess tombe enceinte ce soir... aïe! J’aurai dû trouver le moyen de le lui dire quant il était passé à la maison. Je suis une idiote. Paka!

*  *  *  *  *

Et elle veut un bébé - (17 jan 09 -sam)

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16 -- Fuir mon appart, ma scouateuse!

Publié le par JaneDo


C'est franchement pénible d'avoir quelqu'un dans les pattes toute la sainte journée. Je ne me rappelais que trop la dernière fois qu'elle a scouaté chez moi... Rha-la-la, y a pas à dire, suis vraiment faite pour vivre seule!

Je me suis arrangée pour rester au lit le plus tard possible pour pouvoir avoir la paix. Mais d'entendre ses râles de douleurs en essayant de sortir de son lit m'a obligée à me lever pour l'aider. Après, inutile de rêver de retourner me recoucher.

Et le babillement constant, et les questions... C'est inssuportable!

Moi qui ne fait les courses qu'en début de semaine, et du stricte minimum, parce que je mange rarement à la maison, me voilà en train de remplir le frigo! Et un vendredi où tous les manics du chopping sont dans les magasins. La poisse géante. Et du monde, y en avait partout. Petit tour en pharmacie aussi pour lui prendre ses médics et surtout les anti-douleurs, sans quoi, elle passera un week-end d'enfer... non... en enfer!

Dans l'après-midi, j'ai été me balader en fôret avec Maxou, parce que j'étais à 2 doigts d'éclater, lui sauter dessus et lui scotcher la bouche. Ça n'arrête jamais, elle a toujours ce truc qui lui sert de moulin à paroles ouvert, et comme un lion franchement en rogne, j'ai failli lui crier dessus. La pauvre. Mais ça n'arrêtait pas; et blablablabla, et blablablabla, et... pffffouuu. Même dans mon bain, où j'ai essayé de fuir, elle est venue s'asseoir pour babiller. Merde.

Le soir, c'était décidé, je sortais!

Là, elle ne pourrait pas, vu son état, me suivre. Sinon, j'allais finir par lui péter les côtes restantes et la jeter par le balcon. En début de soirée, après m'avoir appelée avant cette fois, Layne est passé à la maison. J'avais les palpitations. Pat était sujette aux gaffes de toutes sortes et j'avais peur qu'elle n'en fasse à propos de Pascal. Ça n'a pas manqué.

Pourtant, je lui avais bien dit de ne pas parler de sa visite, mais tellement occupée dans son blabla à vouloir être sympa et appréciée par Layne, qu'elle n'a pas pu s'empëcher de mentionner sa visite. Je l'aurais bien clouée au pilori. Même mes coups de pieds sous la table n'y ont rien changé. Je me rappelais que trop pourquoi je ne lui racontais plus rien. Elle a une trop grande bouche.

Layne avait un truc avec ses copains le soir, et ne savait pas à quelle heure il pourra venir me rejoindre, ou s'il pourrait venir me rejoindre. Et passer seulement pour venir dormir chez moi, avec ma copine à la maison, il savait que ce n'était pas possible. Donc, il voulait que je le tienne au courant de mes déplacments pour le cas où.

Bizarre de chez bizarroïde!

Connaissant l'oiseau, s'il le voulait vraiment, il pouvait venir me rejoindre. Il n'avait pas besoin de l'autorisation de ses potes pour partir quant ça le chantait. Il y avait autre chose, j'en aurais mis ma main au feu. Je commencais à connaître sa manière d'opérer. Le coup de passer chez moi en début de soirée, de plus un vendredi et de vouloir connaître mon programme!!! Louche de chez Louche-Land. Si Pat n'avait pas été là, je l'aurai bien testé pour voir s'il serait resté ou s'il aurait insisté pour partir!!!!

Mais y avait Pat... Impossible... Zut.

Il y avait des tas de trucs que je n'avais pas dit à Pascal à propos de ma sortie avec Jess... Entre autre, Jess ne voulait plus que je vois Pascal. Elle acceptait notre "amitié" (elle se foutait de ma gueule quoi) et qu'elle voudrait que je ne me gêne pas de passer à la maison si je voulais le voir (ben voyons). C'était juste pour avoir un oeil sur nous oui! Je n'ai pas osé en parler à Pascal, je ne voulais pas avoir l'air de la rapporteuse ou de la petite faiblasse qui se plaint de sa femme. Mouais... Elle n'avait pas hésité à me planter des couteaux dans le bide en me faisant comprendre qu'ils ne se quitteront jamais, que la nana qu'il voyait n'était qu'une récréation. Et aussi, pour se venger du fait qu'elle voyait quelqu'un de son côté. Ouais... Je me voyais mal dire tout ça à Pascal.

Sachant que j'allais sûrement voir Pascal la semaine prochaine, je sortais avec mes potes ce soir.

Pascal est passé en coup de vent au Tiger. Il avait été voir au Central, mais on avait depuis peu changé de point de rencontre et j'avoue que j'aimais mieux le Tiger. Heum... peut-être parce qu'eux venait là, c'était leur quartier général. Quant je l'ai vu, je n'avais qu'une envie... c'était d'être dans ses bras, d'être avec lui, d'être la spectatrice de ses sourires, de ses rires...  des filles qui sillonnait autour de l'autre groupe était irrésistible. Tant mieux pour moi.

Jess était accrochée à son mari. Evidemment. A sa place, j'en aurais fait autant. On a passé 2mn, épaule contre épaule avant que Jess ne l'entraîne dans son sillage saluer des amis à eux.

Caroline ne pouvant pas vraiment l'approcher sans avoir à affronter Jess avait décidé de l'ignorer, et parlait à Pascal comme si elle n'était pas là. Quant elle se mêlait à leur conversation, Caroline regardait ailleurs ou la dévisageait comme si elle avait été une poussière sur la veste à Pascal. Quelle pouffe quand même! Sachant que Pascal l'appréciait et la trouvait à son goût me picotait de  partout. Pascal me faisait de temps en temps des sourires ou des signes de têtes de m'approcher. Mais j'avais eu assez de Jess pour la semaine, je n'avais pas envie de me creuser la tête pour avoir une conversation mesurée. Mais comme je passais près de lui, il m'a attrapée par le bras pour me demander si je l'évitais ou quoi!  Euhm non, mais Jess et Caro, oui.

Après ça, Pascal et Jess sont partis. De mon côté, j'ai suivi mes potes en boîte, mais sans Pascal dans ma ligne de mire, la soirée n'avait aucun intérêt. Mais je devais profiter de l'occasion pour être avec mes potes. Je n'ai pas fait très tard, je suis rentrée en traînant les pattes. J'espérais de tout mon coeur que Pat soit couchée que je puisse respirer un peu... Yipiiii, elle l'était. Alors je me suis gâvée de télé et de mon canapé. Ahhhhfff.  Pas cool, mais je me demandais combien de temps j'allais devoir la supporter chez moi..

Evidemment, pas de Layne de la soirée. Je ne lui avais pas donné de nouvelles sur ma routine, après tout...

*  *  *  *  *

Fuir mon appart, ma scouateuse!  - (16jan09 -ven)

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15 -- Jess + Scouateuse = Journée de M...

Publié le par JaneDo


Layne a tenté de me joindre à plusieurs reprises, mais je n'ai pas répondu. Je ne voulais pas avoir à programmer quoi que ce soit parce que je ne savais pas encore ce que je voulais faire. M'accorder encore une soirée de tranquilité ou sortir???

Mauvaise surprise en ouvrant ma porte pour aller balader le chien en début d'après-midi... Iiiiiiak. Tellement surprise, que j'ai refermé immédiatement la porte au nez de mon visiteur inattendu sans un mot... Comme si par ce geste j'aurai pu me rendre invisible!!! Surtout, surssaut aussi de trouver quelqu'un derrière ma porte. Qu'est-ce que Jess venait fiche chez moi?? Mince, zut, crap... Je n'ai même pas eu le temps d'appeler Pascal, aïiiiiiiie, zut, zut et zut! Je ne pouvais pas ne pas lui répondre, elle savait que j'étais là. Et comme toujours quant on cherche une idée brillante, la tête reste vide. Il n'y a que la trouille et le malaise qui clignote si fort qu'on arrive pas à réfléchir. Alors, j'ai ouvert...

Jess voulait qu'on aille faire les boutiques ensemble??? WHAT? Hein?

Je ne voulais pas aller faire les boutiques avec elle, ça sûrement pas. Trop d'heures ensembles, trop de questions qui pourraient être posées. Non. Je ne veux pas être seule avec elle. Dans la matinée,  j'avais parlé avec Thomas au téléphone, je ne savais pas qu'elle était à côté de lui, et elle a entendu quant je lui ai dit que j'allais faire les magasins. Mais pourquoi voulait-elle faire les boutiques avec moi? Et elle me l'a dit après m'avoir laissé lui servir le plus bidon des excuses. Alors j'ai dit que c'était ce que j'avais prévu. Crap. Je la laissais derrière la porte ne voulant pas la laisser entrer, la laisse du chien dans une main, mes clefs dans l'autre.

Je pense que Jess avait dû remarquer mon embarras parce qu'elle souriait visiblement amusée! Descendre les 2 étages n'avait jamais été aussi long et pénible. Grrr.

On s'est dit au revoir vers les voitures. Je me suis encore excusée et lui ai promis qu'on fera ça une autre fois, sans avoir l'intention de tenir ma promesse. J'étais soulagée de la voir partir et je suis allée sortir mon chien.

Ravie de pouvoir faire les boutiques toute seule, j'étais chez H&M dans les rayons de sous-vêtements quant une petite tape sur mon épaule a failli me faire faire une crise cardiaque. Je me suis faite prendre en flag de mensonges par Jess qui se tenait dans mon dos un grand sourire accroché d'une oreille à l'autre.

Heeeeéé! Ah, ben, y avait pas à dire, c'était pas ma journée... et je ne savais pas encore à quel point!

J'étais foutue. Pascal ne savait pas ce qu'elle me voulait, elle ne lui avait rien dit. Il avait posé la question à Thomas, qui lui aussi, était dans l'ignorance totale. Les garçons n'avaient aucune idée ce qui lui prenait si soudainement. Bravo, et me voilà avec un semblant de sourire, regardant le calvaire de mon après-midi de chopping. Un moment qui devait être à moi, un moment de détente bien mérité. Quellllle Poooooisse!

Jess n'a pas arrêté avec les petites remarques, genre; "Ah Pascal adorerait ce petit déshabillé", "Pas vraiment le style à Layne, non?", etc. Pour couronner le tout, elle a acheté les mêmes que moi. Pas cool. Du coup, je ne suis pas très sûre que je les mettrais... Soupir. J'ai essayé de me défiler quant elle a proposé d'aller prendre un café. J'aurai préféré avalé de l'huile de moteur plutôt que ça, mais... je pouvais difficilement refuser. La queue entre les jambes, je l'ai suivie en priant pour un miracle, mais Dieu devait être en pause café aussi!

........ Et comme je m'y attendais, c'était ma fête!!!! J'ai passé mon temps à virer du vert au rouge.

En début de soirée, ma cops, Pat, m'a téléphoné. Contente d'avoir de ses nouvelles, en espérant que c'était des bonnes, j'ai répondu. Mais franchement, après l'après-midi que j'avais passé, j'aurai dû savoir que mieux valait éviter tout contact avec l'extérieur. Quant on écoute pas ses intuitions, on a ce qu'on mérite!

:(( .......................................... suis maudite... :(

N'ayant pas la force de s'empêcher de laisser son abruti venir chez elle, parce qu'elle ne supporte pas la solitude, elle avait besoin d'aide. Et surtout, elle ne voulait pas être seule. C'était bien ma veine!

  • Est-ce que je pourrais venir quelques temps chez toi? S'il-te-plaît?

Dans ma tête quelqu'un criait; Nooooooooooooooooooooooooooooooon. Je veux paaaaaaaaaaas. FouTEZ-moi la PAIX. Mais va chez tes parents bon Dieu!

  • Heum... écoute... Y a pas de problème...
  • T'es un amour. C'est super sympa... Heu, tu peux venir me chercher?

Grrrrrrr. Ben oui, je vais aller la chercher. Elle ne peut ni conduire, ni prendre le bus... Il y avait par contre le taxi, mais ça voulait dire qu'elle débarquerait de manière inattendue. Non, j'avais meilleur temps d'aller la chercher. Au moins là, c'est à mon heure.

Ciel, me voilà encore affublée d'une scouateuse.

Pour bien faire, je devrais déménager dans un appart plus petit. C'était le seul moyen d'éviter les scouateurs. Mince, pas de chance, en plus avec mon "envie de solitude", ça allait être galère. L'ayant dans les pattes, je devrais sans arrêt être sur mes gardes pour ne pas éclater et devenir agressive. Arf, quelle poisse. Si j'étais une socière, je pourrais la figer et la planquer dans une armoire.... ehhhhhheee!


Je n'avais pas envie de sortir ce soir, mais là  du coup, avec un scouateur à la maison, j'en avais drôlement envie, juste question de fuir. Mais bon, elle était handicapée, ça me rappelait les douleurs de l'ernie discale, alors ce soir, je resterais avec elle. Elle souffrait le martyre et j'ai endossé le rôle de la maman; lui faire à manger, la border, etc. Lithéralement crevant.

Layne semblait un peu ennuyé par la nouvelle, mais en même temps, je sentais une sorte de soulagement. Il savait où j'étais et ce que je faisais, cela lui laissait le champ libre.

Pascal le savait aussi, et en voyant Layne de sortie, il a décidé de passer nous faire un coucou. Il est arrivé avec de la bouffe "chinoise", miam, j'adore ça. Du coup, j'ai mis de côté ce que j'avais préparé pour le lendemain. Je serais quitte de devoir cuisiner demain. Pascal est resté assez tard. J'avais pensé qu'il resterait le temps de manger et qu'il retournerait rejoindre les autres, mais pas du tout. Adorable.

J'étais impatiente de voir Pat aller se coucher pour discuter avec Pascal et lui raconter les grandes lignes de ma super après-midi avec... sa femme! Comme Pat traînait et n'aait pas vraiment l'air d'être pressée d'aller se coucher malgré les gros yeux que je lui faisais discrètement, j'ai fini par perdre patience et j'ai décidé de l'aider à le faire. Presto. Et HOP, en 2 temps 3 mouvements, je l'avais casée dans son lit avec la télé. Ahhhhh.

Pat était un peu au courant pour Pascal, mais il est resté très correct. On a évité de se donner en spectacle. C'était vraiment sympa. Je le croyais renfermé et tout, mais je me trompais. Il a mis Pat à l'aise d'emblée et ils ont plus discuté les deux, que Pascal et moi. Je ne sais pas comment font certains pour toujours trouver des sujets de discussions, mais chapeau, j'admire. Moi, suis plutôt bouchée de ce côté là. Je trouve rarement quoi raconter, du coup, je me tais et j'ai l'air froide et hautaine. Une de mes soeur à cette grande qualité. Suivant ce que j'organise à la maison, je l'invite toujours, et grâce à elle, il 'y a jamais de temps mort.

Jess ne m'avait pas vraiment attaquée, mais c'était plus subtile que ça. Mais Pascal savait en gros ce qu'on s'était dit... Jess avait appelé, sans que je le sache, sa boîte vocale et notre conversation avait été enregistrée. J'ai piqué un fard. Mais Pascal souriait avec un de ses petits sourires coquin. Oufffff. Heureusement que j'avais répondu honnêtement à Jess, sinon là, j'aurai plus qu'à creuser un gros, gros trou pour me carrer dedans!

  • Huh, alors t'es amoureuse de moi, hein?

Ca y est, il n'allait plus arrêter avec ça. Grrrr. Il m'avait attrapé par la taille et m'ébouriffait en me taquinant. J'essayais de me rappeler les mots exacts que j'avais prononcé de peur d'avoir peut-être dévoillé des choses que je n'aurais pas dû. Mais avec le sourire de Pascal, tout me portais à croire que je n'avais rien fait de mal. Pour m'embêter, il a mis son natel le haut-parleur sur sa bôite vocale;

  • Avec Pascal, tu disais que c'était seulement de l'amitié, n'est-ce pas? Alors pendant ces 48h au chalet... seulement amicale? Ou?

Je me rappelle avoir piqué un fard. Je n'aurais jamais voulu parler de ça avec elle.

  • Jess... Je crois pas que...
  • Allé... Joue pas ta timide. Je suis  sûre que tu connais la situation entre Pascal et moi. On est que les 2 ici, alors tu pourrais être franche avec moi, je ne vais pas te manger. Tu peux  parler librement, de femme à femme. De toute façon quoi que tu dises, suivant comment, Pascal ne me croira pas et je crois que tu sais déjà que je vois quelqu'un d'autre. Alors ces 48h? Vous n'êtes resté qu'amis, ou...?

Je m'étais demandée si je n'avais pas intérêt à lui balancer que j'étais au courant qu'elle savait. Mais j'étais embarrassée, Pascal lui avait promis de ne rien me dire. D'ailleurs, je ne l'avais pas appris par Pascal mais par Layne. Si je lui balançais ça, elle croira sûrement que Pascal avait manqué à sa parole... Hum. Alors j'ai esquivé en lui disant que je ne voulais pas parler de ça, parce que d'abord, d'après ses propres règles; motus et bouches cousues.

  • Touché. Ok. Mais je suis sûre que vous en êtes pas resté au simple "ami pour toujours". Il est... bon, non?

Elle riait. Ouais, le rouge ne se contentait plus que de mes oreilles. J'avais les oreilles et les joues en feu et je n'osais pas la regarder. J'avais envie de partir.  Si j'avais pu fuir, j'aurai détallé. Elle semblait s'amuser beaucoup, de mon côté, j'essayais de ne pas avoir l'air trop tarte. Ciel, je n'arrivais pas à croire qu'une bonne femme pouvait avoir le culot? courage? de s'asseoir face à la nana qui se tapait son mec et parler comme si de rien n'était. Je n'en revenais pas et j'étais vraiment mal à l'aise.

  • Est-ce que tu aimes Layne? N'essaie pas de détourner la question. Je sais que tu étais amoureuse de Pascal, mais maintenant... Tu es avec Layne... alors dis-moi... es-tu amoureuse de Layne? (Elle a ri) Je sais que c'est toi qui lui a demandé de sortir avec toi. Avec lui ce genre de chose reste difficilement secret. Alors? Tu l'aimes?

Je ne pouvais pas vraiment lui dire le contraire, n'est-ce pas?

  • Je crois... Il est cool, je l'aime bien.
  • Et il est pas mal au lit.
  • On s'amuse bien ensemble et il est assez chouette la plupart du temps.
  • Et il est pas mal au lit.
  • Et... il est pas mal au lit.

Pascal écoutait ça en me scrutant de ses yeux verts perçants et je me sentais un peu mal. Ok, il n'avait pas l'air fâché, mais ça n'avait pas dû être facile pour lui de devoir écouter ça. Et maintenant, je voyais pourquoi Jess avait tellement insisté sur le sujet. Crap, quelle vache, elle m'avait piégé!

  • Est-ce que tu es toujours amoureuse de Pascal ou tu préfères Layne?

Bien joué! Je n'avais pas de voie de sortie. Si je disais que je préférais Layne, elle se moquerait des sentiments de Pascal. Lui au moins, avait eu le courage de l'avouer, je ne pouvais pas faire moins. Et après tout, elle savait bien que je voyais toujours Pascal. Sur le moment, je ne comprenais pas vraiment ce qu'elle cherchait, et j'avais peur qu'on en vienne à se crêper le chignon en plein bistrot, ç'aurait été vraiment nul.

  • Je suis toujours amoureuse de Pascal.
  • Et Pascal le sait?
  • Je n'en sais rien.
  • Hum... Merci de ta franchise.

C'était un pieu mensonge. Pascal le savait, mais je n'avais pas à parler à sa place. Enfin... c'était l'excuse que je m'étais donnée.

  • Dis Jane... Tu dis que tu l'aime bien, en parlant de Layne, mais pas que tu l'aime... On aime bien ses voisins, on aime bien son nouveau pullover, on aime bien son chien... Mais est-ce que tu l'aime Layne?
  • Oui, je l'aime.

Non d'un chien! C'était donc pour ça qu'elle me posaient toutes ses questions? Si je n'avais pas dit aimer Layne, qu'aurait-elle fait? Elle le lui aurait balancé? Sûrement. Layne aurait été furax, son égo en aurait pris un coup et il m'aurait plaquée dorect. Mais ça ne devait pas être aussi cool pour Pascal d'entendre ça. J'avais mal au coeur.

  • Tu sais qu'il te trompe dans tous les sens?

Vache...

  • Oui, j'imagine.

Pascal a coupé son natel. J'étais verte. Je n'avais pas grand chose à rajouter. Il ne souriait plus, mais il n'avait pas l'air fâché, déçu ou triste non plus.

  • Tu savais qu'il te trompait?

Pascal se demandait comment j'avais pris les choses et comment je l'avais su? Alors je lui ai raconté comment j'avais retrouvé Alexia dans les bras de Layne, chez lui. Pas un de ses plus fameux moment, ni le mien!

  • L'idiot.

Mais chose encore plus déroutant, comment le savait-il? Et pourquoi ne m'en avoir pas parlé? C'était Jess qui lui en avait parlé, et il avait aussi remarqué à plusieurs occasions. Il ne se doutait pas que je le savais par contre. Il ne pouvait pas m'en parler sans avoir l'air de chercher à nuire à Layne ou à nous brouiller. Alors il l'avait gardé ça pour lui

Pascal m'a appris que Jess allait partir quelques jours à Londres. Youpiii. Ce qui fait qu'on pourra se voir un peu plus. Je me demande si c'était pour cette raison que Jess avait voulu me tester ou quoi... Bizarre! Ou elle cherchait à ce que Pascal n'ait pas envi de me voir. Suivant ce que j'aurai dit, Pascal aurait pu se sentir plutôt mal, et elle aurait probablement réussi sa petite charade. Heureusement, que je ne m'étais pas faite avoir. pffffff.

Je voulais savoir ce qu'il y avait encore sur l'enregistrement, mais Jess avait coupé la communication, probablement parce que les choses ne s'étaient pas déroulée comme elle le pensait. Jess aurait sûrement des explications à lui donner, mais Pascal avait fait celui qui n'avait pas encore écouté sa boîte vocale.

Malgré le froid, j'ai raccompagné Pascal à sa voiture et faire faire un dernier pipi à Maxou.

C'était clair qu'il ne pouvait pas resté, je n'étais pas seule à la maison. Merci Patricia. Passé même quelques minutes dans ses bras, c'était toujours le paradis. Il est mon aphrodisiaque et malheureusement pour moi, ça me donne toujours envie de le voir encore plus. Jess partait dimanche matin et ne rentrait que le dimanche suivant. Si ça ne tenait qu'à moi, elle pouvait bien y rester 2 semaines.

Je me réjouissais à l'idée de pouvoir voir Pascal un peu plus la semaine prochaine.

*  *  *  *  *

Jess + Scouateuse = Journée de M.  - (15jan09 -jeu)

 

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14 -- Chapeau aux mamans de la planète

Publié le par JaneDo


Wahhhh, suis naze! Raide, fatiguée, flat, molle... avec l'impression d'avoir passé sous un rouleau compresseur.

Quant Layne s'était levé pour le boulot ce matin, j'en ai profité pour rentrer chez moi. Arf, j'avais bien envie de passer tout le reste de la journée au lit moi... mais c'est mercredi et j'ai mes obligations de tati... Peut-être que si je m'accordais quelques heures? Puis faut que j'évite ma voisine du rez, adorable mais encombrante!

Ciel, pourquoi je n'irai pas habiter une cabane en montagne moi??? Un endroit désert de préférence avec un énorme mur vraiment épais rempli de pièges? Arf, je crois que j'ai une petite attaque "d'envie de solitude", faut que je maitrîse.

Je croyais que le fait que Layne boutique ailleurs calmerait ses ardeurs sur les parties de jambes en l'air, mais même pas. Il est toujours aussi frénétique. Ciel, pourquoi je ne trouverais pas un gentil mec tout impuissant moi comme Brig sait si bien en trouver? Heu... Aïiiiiiiiiie... Sauf Pascal. D'être si beau, d'avoir tellement de sex-appeal et ne pas pouvoir conclure aurait été une vraie catastrophe! Harcelé par les filles et incapable de les satisfaire... du total délire! Wahhh faut que j'arrête mon "mode-débile" là, je pars en vrille, ça doit être la fatigue.

Après avoir pris le temps de faire une très longue balade au calme avec mon chien, j'ai pris une très longue douche pour me réveiller et me donner un peu de peps pour avoir la forme pour jouer avec les gamins. Aussi pris des nouvelles de ma cops.

Elle avait tellement insisté que ses parents ont fini par la reconduire chez elle, et bien sûr son abruti est revenu avec des "plats" d'excuses. Plats aigre-doux parce qu'il n'acceptait pas ses reproches de lui avoir briser les côtes. Conne, t'avais qu'à rester chez tes parents jusqu'à ce que tu sois rétablie, que tu aies assez de force pour lui en coller une. Pffff. Paka.

Après une journée à marcher dans la forêt avec les enfant et le chien, j'ai fait des spaguettis bolo pour tout le monde et des beignets. Après avoir fait manger ma petite colonie, je les ai ramené aux parents. Malgré la fatigue, j'avais fait le plein de tendresses et de câlins.

Petit Marc a dit que je lui avais manqué. Il n'y a rien de plus adorable au monde quant un petit enfant vous sort de manière inattendue qu'il vous aime, et leurs petits bras qui vous serre. Rien de plus adorable vraiment. Dans ses moments, on est prêt à sacrifier sa vie pour eux et garre à ceux qui voudraient leurs faire du mal. Apparemment, il demande sans arrêt à venir passer le week-end chez tati.

Hélas, avec mes programmes ces temps-ci, j'ai pas vraiment eu le temps pour prendre les enfants en week-end. Et je salue toutes les mamans de la planète, faut dire que c'est un sacré boulot les gamins. Je ne suis pas assez courageuse et un brin égoïste pour avoir eu le courage d'avoir des enfants.

Horrible à dire, mais j'aurai voulu, si d'aventure, les élever seule. La seule chose que je partage avec les parents, c'est de m'inquiéter pour mes bouts de choux. J'ose pas imaginer si c'était les miens...

Jess a essayé de me joindre sur mon natel toute l'après-midi... Je me demande bien ce qu'elle me veut? Je ne l'ai pas rappelée. Je préfèrais voir ça avec Pascal d'abord, question de savoir de quoi il s'agit.

En rentrant, j'ai rampé en direction de mon lit et vite rappelé Layne qui avait essayé de me joindre. Cela évite qu'il essaie d'appeler ou de passer. Il voulait qu'on passe la soirée ensemble, mais trop à plat pour faire quoi que ce soit ce soir. Les seuls muscles que je voulais utiliser ce soir, sont ceux de mes paupières pour regarder la télé, et les muscles fessiers pour m'asseoir sur mon canapé. Les autres quant je les utiliserais ce sera pour balader Max. A part ça, faut rien me demander.

Il l'a compris. Hum... peut-être qu'il voulait juste être sûr de ne pas m'avoir dans les pattes??? Il allait faire du tennis avec son pote... Hum... vraiment? De toute façon, ce soir, il faudrait plus qu'un bulldoser pour me sortir de la maison!

Je me suis larvée... Hahhhh l'extase... que j'aime être chez moi, que j'aime avoir la paix...

*  *  *  *  *

Chapeau aux mamans de la planète - (14 jan 09 mer)

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13 -- Le Choix de Jessica

Publié le par JaneDo


Layne m'a invitée à manger dehors. J'allais refuser, mais je me suis rappelée sa fameuse tirade sur le fait que, quant on se met en couple, on avait tendance à s'emmerder parce qu'on ne faisait plus rien ensemble. Puis, ça m'arrangeait. Après avoir entre-aperçu ses exploits du soir d'avant avec sa Miss Tennis, je préférais qu'on ne soit pas enfermé chez lui ou chez moi. Rien qu'à l'idée qu'il puisse essayer de me toucher me fichait des frissons désagréables...

En plus, je n'avais pas pu voir Pascal aujourd'hui. Snif, snif...

J'avais dû annuler parce qu'une de mes copines s'était faite tapée dessus par son abruti de copain. Il lui avait brisé quelques côtes. Il a fallu que j'insiste pour que cette idiote accepte que je la conduise dans une permanence médicale. Heureument, qu'elle le veuille ou non, il y avait un rapport.  On ne sait jamais... Si d'aventure elle attrapait un peu de plomb dans la tête et décidait de porter plainte, ce serait utile. Je l'ai attendue et raccompagnée chez ses parents. Impossible de la laisser seule, elle risque de laisser ce plouk venir finir le travail...

Tendre et enjoué, à ma grande surprise, Layne a été tellement chou, qu'on a passé une soirée vraiment très chouette.

Mince, si je n'avais pas vu ce qu'il avait fait le soir d'avant, j'aurai pu me faire prendre à son charme. Du coup, ça m'a fait me rappeler que c'était ce charme là qu'il utilisait sur les filles, moi y compris!! Ciel... Je me demande pourquoi il sortait avec moi? J'étais loin d'être facile et Layne aimait sa liberté et d'ailleurs, il agissait comme un célibataire.

  • -Pourquoi t'es avec moi?
  • -He-éééé? C'est quoi comme question ça?
  • -Juste de la curiosité. Je ne comprends pas très bien. Tu n'aimerais pas être célibataire (vicieuse tournure de phrase) et continuer à butiner dans tous les coins?

Il a rigolé... Mouais, il continuait bel et bien à butiner, heureusement que je le savais! D'ailleurs, je l'avais probablement choisi pour ça... Waouh, serais-je un peu mazôt moi ? Naaaah!

  • -Bah, c'est toi qui m'a demandé de sortir avec toi d'abord. Puis, j'aime être avec toi. On s'entend plutôt bien... dans  les domaines les plus importants.  T'es loin d'être chiante. Ton côté un peu... enfin, on se voit pas assez souvent à mon goût, mais bon, ça fait parti de tes petits côtés qui me plaîsent aussi. T'es pas collante quoi. Et puis, le fait d'avoir une petite amie, c'est pratique.
  • -Pratique?
  • -Ouais, super pratique. Très bonne excuse pour garder certaines filles à distance, tu vois; les pots de colle. D'ailleurs, si t'étais un peu plus jalouse, ça ne me gênerait pas trop... Heu... puis non, je t'aime bien comme tu es. Ouais, c'est pratique d'avoir une petite amie. Je te retourne la question; et toi? Pourquoi moi?

He----he! Bonne question. Une connerie d'une soirée trop arrosée? Maintenant, c'était parfois comme une grosse épine dans le pied, d'autres fois, c'était assez agréable. Mais bon, je pouvais pas lui dire ça. Il jouait négligemment avec la bague que Pascal m'avait offerte avant son mariage. Zut, j'avais oublié de l'enlever et la planquer comme je le faisais d'habitude. Il a essayé de me l'enlever, mais j'ai vite relancé la discussion pour l'occuper, et j'ai enfilé ma main sous la table. Je ne pouvais pas enlever la bague maintenant, ce serait louche. Idiote.

  • -Pourquoi t'as accepté de passer les 48h avec Jess au lieu d'Alexia?  J'sais pas, j'aurai pensé que tu aurai préféré être avec Alexia. Je me demande comment elle l'a pris. Tu l'avais choisie, puis pour finir, tu la laisse tomber pour Jess! Bizarre quand même.

Oups... J'avais l'impression que le vent avait tourné, ça sentait l'orage. Son humeur a subitement viré. Wohw, je ne voulais pas gâcher la soirée, ça avait si bien commencé. Mais je ne savais pas ce que j'avais pu dire ou faire qui le mettent dans un état pareil.

  • -Qu'est-ce que ça peut te faire... T'étais bien avec Pascal toi, non? Puis Jess avait envie d'avoir un homme dans son lit, ça la changeait! Si Pascal jouait son rôle de mari, elle aurait pas besoin de chercher ailleurs et probablement pas idée de faire ses jeux. Elle voulait le provoquer. Moi, je trouvais ça comique... sur le moment...

Hein??? Qu'est-ce qu'il raconte? J'aurai voulu lui poser la question, mais il était bien trop de mauvais poil. Donc, ils ont...? Ca Non, ça ne me regardait pas, on ne discutait jamais de ces choses là. Donc, si je ne me trompais pas, Pascal évitait toujours les contacts  physiques avec Jess? Ha, ça me semblait un peu gros quand même. C'était bizarre, j'avais imaginé le contraire. Je ne comprennais pas pourquoi, il ne m'avait rien dit. Wahhh, pourquoi il me l'aurait dit? Qu'est-ce que ça aurait pu changer? Juste me faire me sentir coupable d'être avec Layne?

Mais qu'est-ce que j'avais bien pu dire pour le fiche en boule?

Peut-être, ça l'avait contrarié de n'avoir pas passer son temps avec Alexia? Ou, ils s'étaient disputés? Non, il a dit que Jess lui avait demandé... Il aurait pu dire non, pourquoi est-ce qu'il avait accepté? Bah... pas le moment, alors j'ai changé de sujet.  Avec un peu de câlins, il s'est vite détendu et retrouvé son sourire charmeur. Ouf. J'ai évité le sujet Jess et Pascal, c'était peut-être mieux.

On a fini la soirée chez lui devant un feu de cheminée, la télé et le chien couché à nos pieds. Une soirée calme, comme je les aime. Malgré tout, je ne voulais pas dormir chez lui, j'avais envie de retrouver mon chez moi, avec mon feu de cheminée à moi. Je savais qu'il allait probablement râler, mais j'ai jamais dit que j'étais facile à vivre!

*  *  *  *  *

Le Choix de Jessica  (13jan09-mar)

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11 -- Victime Consentente

Publié le par JaneDo


Layne comprenait mon besoin de passer un peu plus de temps avec mes potes. Je les avais négligé ces derniers mois, avant Layne ou Pascal, eux ils étaient là. J'avais décidé de passer un peu plus de temps avec eux à l'avenir. Donc, après les avoir laissé tombé pour la St-Sylvestre et Nouvel An, je me devais d'être avec eux pour le Petit Nouvel An.

Pendant la soirée, j'avais reçu plusieurs messages de Pascal.

Thomas avait organisé chez lui une petite sauterie, comme à son habitude. Evidemment, toute la bande y était, même Layne. Je ne savais pas quoi répondre aux messages de Pascal. J'étais encore une fois partagée entre ce qu'il serait le mieux, et ce que mon coeur voulait. Poisse. Pour bien faire, pour les autres, pas pour moi, il aurait fallu que j'arrête de voir Pascal. L'empêche, j'aurai drôlement voulu être chez Thomas, ils devaient sûrement s'amuser comme des fous.

Bon, c'était quand même chouette avec mes potes. Je ne m'ennuyais jamais avec eux. Je n'avais pas de quoi me plaindre et ça faisait longtemps. Je leur avais fait faux bons trop souvent, la honte. Après à peine 2h, j'étais un peu pompette, alors j'étais d'attaque pour aller danser et j'avais fini par ne plus penser à la fête chez Thomas. Ouf.

Puis j'ai cru que mon coeur allait me sortir par la bouche pour se noyer au fond de mon verre quant j'ai vu Pascal entrer... seul. Ouais, je crois que je n'arriverais jamais à m'y faire. L'apercevoir me fichait toujours la chair de poule et je tremblais de partout. Alors, l'idée d'arrêter de le voir, avoir la force de mettre un terme à notre "bizarre" relation...  pfff, impossible. Je suis toujours aussi raide dingue de lui moi!

Il avait quitté la soirée chez Thomas pour partir à ma recherche et me kidnapper. J'étais une victime carrément consentente!

Je me demandais ce qu'il avait pu inventer pour se tirer. J'avais les yeux pleins d'étoiles et je le bouffais carrément du regard. Miiiam. Adorablement charmant, comme à son habitude, avec mes potes, mais on ne pouvait pas traîner, si Layne se pointait, on serait fichu. Mes potes ne savaient rien au sujet de Pascal, mais c'était évident, et j'ai dû leur demander, les oreilles écarlates, de ne rien dire s'ils croisaient Layne.

On ne pouvait pas aller chez moi, Layne pouvait débarquer à n'importe quel moment. On a été à la suite que Pascal semblait avoir réservé sans limitation. Ciel, ça devait lui couter une fortune. Complètement fou.

Je pensais qu'on ne resterait que quelques heures, mais Pascal m'a assuré que je n'avais pas à m'inquiéter, il n'avait pas prévu d'aller où que ce soit. J'étais perdue dans le bonheur d'être avec lui et je voulais oublier la terre entière. C'était vrai que Jess savait qu'il voyait quelqu'un, même si elle savait que c'était moi. Elle aussi de son côté voyait quelqu'un, ce qui fait que Pascal n'avait pas besoin de se justifier, ni l'obligation de rentrer.

On a coupé nos natels et une fois de plus, je me suis laissée aller à rêver et à oser poser le pied dans le monde merveilleux où il n'existait rien et personne d'autre à part "Nous Deux". On est resté ensemble tout le dimanche. De vrais marmottes!  Même si ça risquait de barder après avec Layne, tant pis.  Je m'amuse toujours beaucoup avec Pascal, même si on ne fait rien de spécial.  Je me sens à l'aise, moi-même et chaque fois, j'ai l'impression d'apprendre à le connaître un peu plus. Sans pour autant avoir besoin de déballer nos plus noirs secrets. On est tous les 2 très pudiques. Il y a des choses qu'on a vraiment pas besoin de savoir...

Pour une fois, je ne me sentais pas coupable, ni vis-à-vis de Jess, et certainement pas de Layne!

*  *  *  *  *  

Victime Consentente...11 jan 09-sam

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