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93 - Layne m'a posé un ultimatum!

Publié le par JaneDo



Après avoir jeté Layne dehors, j'ai dormi comme un bébé. J'étais crevée.

J'ai passé la journée à regarder mon natel sonner. Je n'avais pas l'intention de répondre, je faisais la grève. Na! Je me torturais le cerveau pour savoir si j'allais sortir avec Layne ou pas... Je n'étais pas sûr que je devrais.

Layne s'était fâché en me sentant indécise, il devinait que cela avait quelque chose à voir avec Pascal. Hier soir, Layne m'a demandé de ressortir avec lui. Il ne voulait pas que ce soit terminé. Il tient à moi (je me demande pourquoi, suis une vrai peste) plus qu je ne l'imagine et voulait qu'on reprenne à zéro. Je n'avais pas dit grand chose à part qu'il me fallait y penser. J'étais perturbée par les "hypothétiques week-end avec Pascal". Alors, Layne m'a posé un ultimatum; il voulait ma réponse ce soir.

Alors... je ne répondais plus au téléphone!

Il me fallait voir Pascal, mais ça fichait en l'air mon besoin de lui faire comprendre que je lui en voulais d'annuler nos week-end. J'étais dans une impasse, et lâche comme je suis, je n'avais qu'une envie; me couvrir la tête avec mon coussin et dormir jusqu'à tout oublier. Je n'arrivais pas à me résourdre à voir Pascal, je ne savais pas comment lui parler. Je ne pouvais pas non plus prendre le risque de sortir, si je croise Layne, je fais quoi?

C'était horrible... je n'avais pas répondu à Pascal et je l'imaginais essayant de me joindre sans succès. Il devait se poser des tas de questions. Tant pis, le week-end passé, c'était moi. Et Layne? Il devait commencer à s'énerver de ne pas savoir si on se voyait ce soir. Je suis une horrible personne, trop lâche, trop faible, incapable de me décider. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire?

Non. Je n'avais pas le choix, j'allais rester assise en boule sur le canapé avec mon natel à porter de mains à le regarder sonner sans regarder qui c'était... à bouder!

Finalement vers les minuit et demi, j'ai décidé d'aller espionner Layne et Pascal pour voir comment je leur manquais... J'espère que ça m'aidera à me décider!!!

Publié dans jane's diary

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92 - Layne Trop Facilement Abordable

Publié le par JaneDo



Pascal avait tendance à se laisser emporter parfois par ses sentiments ou par des élans de tendresses sans penser une seconde aux conséquences, mais fallait avouer que c’était une des choses que j’adorais chez lui. Contrairement à lui, je passais trop de temps à brouter dans ma tête, qu’hélas, je ne laissais pas assez ma spontanéité parler. Probablement parce que ça m’avait joué des tours dans le passé...

Après lui avoir rendu la monnaie de sa pièce pour le 1er avril, on est parti marcher un peu au bord du lac. C’était surtout un prétexte pour pouvoir se  prendre la main, s’embrasser et se serrer l’un contre l’autre.

En rentrant, j’ai fait un peu la grimace parce que j’avais oublié que j’étais sensée être encore fâchée avec lui à cause du week-end passé. On se voyait épisodiquement, ce qui fait qu’il était parfois difficile d’aborder certains sujets qui fâchent peut-être, parce qu’on aurait pas le temps de les régler. Les seuls vrais moments qu’on avait pour ça, c’était le week-end, et même ça, ça ne marchait pas vraiment. Pascal avait voulu faire autre chose le week-end passé, alors quant on a quelque chose sur le coeur, on était obligé d'attendre, attendre encore, attendre le bon moment... C’était chiant.

Je n’avais pas pu lui dire que j’avais passé le week-end passé avec Layne, j’avais oublié que c’était ce fichu 1er avril. Du coup, après ma petite blague, je ne pouvais pas corriger le tir. Je crois que Pascal pense que ce n’était qu’une blague, alors quant je lui dirais que tout n’était pas faux, il allait mailler. Zut.

Il fallait que je lui le dise avant qu’il ne l’apprenne par quelqu’un d’autre parce que là, il m’en voudra. Il est patient et compréhensif, mais faut pas pousser non plus. Je ne pouvais non plus pas le lui dire par email, parce que je ne serais pas là pour voir sa réaction et m’expliquer au cas où. En plus, il n’avait pas dû remarquer que je pouvais même être fâchée pour le week-end, comme je l’avais oublié moi-même. Zut, zut et re-zut.

Ce soir, Thomas invitait des copains chez lui pour un verre avant de sortir prendre encore un verre au Tiger. Je n’avais pas envie d’y aller. Pascal allait sûrement être présent et je ne pourrais pas lui parler, et plus le temps passait, plus cela devenait difficile d’en parler. Et, j’allais prendre un verre avec Layne!

Je n’avais pas vraiment envie de sortir ces temps, je crois que j’étais denouveau dans une de mes périodes antisocial...

Layne et moi avons été mangé une pizza. Il était toujours aussi plein de charme que par moments, j’oubliais qu’on était plus ensemble. Une des choses qui me dérangeait chez Layne était sa manière remarquer le regard des autres femmes et de leur sourire. C’était agaçant, et ça me rappelait que j’avais eu la bonne inspiration de ne plus être sa nana. Mais bon, même ça c’était charmant chez lui et je me détestais de le penser. Quant on sort avec un mec pareil, on se sent vite insécure et c’était loin d’être cool.

A cause de ça, il était facilement abordable par les autres filles qui ne se gênait pas pour lui adresser la parole... (après tout, il leur avait bien souri, non?). Elle ne se gênait pas malgré la présence de son, évidente, petite amie, de lui donner leur numéro de téléphone. C’était difficile et même gênant de courir vers lui et lui arracher les billets et rabrouer la fille. Agaçant!

Layne m’a proposé de retourner chez lui pour prendre un dernier verre, mais je n’avais pas envie de prendre le risque ce soir. Il a proposé demain soir, et je lui ai dit que je le rappellerais. Je n’étais pas allée chez Thomas et Pascal me manquait, j’étais trop vulnérable. Même si c’était un crève-coeur, et que ça allait être très dur, je ne pensais pas sortir du week-end, ni voir Pascal non plus. C’était ma manière de lui faire savoir que j’étais toujours un peu fâchée.

J’espérais lui manquer...

Layne m’a accompagnée à ma porte. On s’est embrassé pour se dire bonne nuit, mais, c’était toujours encore une, une dernière, et encore une autre petite dernière... Layne n’avait pas l’air de vouloir rentrer chez lui, ni de me laisser rentrer chez moi. J’avoue que je me laissais charmer et après un de ses petits sourires dont il avait le secret,  j’ai fini par le laisser entrer. On a traîné jusque tard, à bavarder, à flirter, et avant de partir, il a réussi à me soutirer la promesse de sortir avec lui vendredi soir.

Après tout, pourquoi pas... Ça m’éviterait de trop penser à Pascal...

Publié dans jane's diary

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91 - Poisson d'Avril

Publié le par JaneDo



Pascal voulait qu’on mange ensemble à midi... Ni 1, ni 2, j’ai sauté dans ma voiture, bon, après 2 heures à me préparer, et surtout 1h devant mon armoire à changer d’avis toutes les 2 secondes sur ce que j’allais mettre! Un temps complètement pourri, gris, mais 17° et ça, du jour au lendemain, donc pas facile de savoir comment m’habiller!

Pourquoi mon coeur bat-il aussi fort dès que je le vois? Je frissonnais déjà pendant tout le trajet jusqu’à lui, impatiente et ça ne s’arrangeait pas à l’arrivée. Lamentable.

Je suis hyper sensible à tout ce qui se rapporte à Pascal, hyper sensible à ses humeurs ou tout changement d’expression, et là, il avait un demi sourire, pas le même que d’habitude. Son regard aussi était différent; sérieux et appuyé. Ça m’a mise un peu mal à l’aise.

Une petite seconde, j’ai regretté d’avoir accepté de le voir, mais c’était trop dur de résister. Je ne l’avais pas vu de tout le week-end, et j’avais pratiquement ignoré ses appels. Arfff, mais alors pourquoi cette impression de “pas bon”? Bah, je me suis secouée intérieurement, j’allais pas laisser ma tête prendre le dessus.

D’ailleurs, on a pas été mangé dans un des restaurant près de son travail, comme d’habitude. C’était plus pratique et nous laissait plus de temps à passer ensemble. Pascal a tenu à ce qu’on aille au bord du lac. Il voulait me dire quelque chose et je sentais qu’il cherchait ses mots. Pascal était aussi un peu distant et ça me faisait peur. Mon coeur a plongé direct dans mes pompes. Et j’avais raison...

  Ses mots sont tombés comme un couperet...

Pascal cherchait comment mettre un terme à notre relation. Je suis restée tétanisée, bouche bée et la tête en bouillie. Impossible de penser. D’ailleurs, je ne crois pas que je me souvenais ni de mon nom, ni de la langue que je parlais. Le néant total. Mon coeur m’a presque lâché en glissant à la vitesse grand V sous terre. Je crois bien que les larmes cherchaient mais je n’avais pas encore saisi.

Alors, Pascal a essayé de m’expliquer que cette situation était trop compliquée, que c’était impossible et sans issue pour nous.

Comment ça? Comme ça, là, autour d’une table, dans un restaurant bidon? J’avais dû mal comprendre! Je ne sais même pas pourquoi, mais je pensais à l’excitation que j’avais éprouvé à l’idée de le voir, au temps que j’ai mis à me préparer...

Et les reflets du lac continuait à briller, scintillants, quelques rayons de soleil traversaient les baies vitrées gaiement, comme si de rien, et moi, j’étais en train de vivre un drame émotionnel. Pascal me plaquait, là... devant un verre de coca light. J’avais le cerveau en panne et je pensais encore à des trucs bizarre, comme le fait que notre commande n’avait pas encore été servi et comment est-ce qu’il imaginait que j’allais pouvoir avaler quoi que ce soit? Comment pensait-il que j’allais réagir? A quoi s’attendait-il?

J’avais envie de disparaître illico presto. Il était clair que je ne pourrais rien avaler et je n’avais pas envie de rester planté pendant 1h, assise sagement à picorer dans une assiette en porcelaine avec un type qui venait de me plaquer. Vite que je me tire de là pour aller me liquéfier entre les murs de mon appart.

Je ne pouvais pas pensé à ne plus le voir, pas là, sinon j’allais ridiculement fondre en larmes. Pas question. Avec un timide sourire mal assuré, je me suis levée et je lui ai dit que je préférais partir, je n’avais plus très faim.

Pascal me regardait sans rien dire. Est-ce qu’il voyait mes changements de couleurs? Ou ma peine? J’espère que non. Il a appelé mon nom une ou 2 fois, mais, il me fallait filer avant de perdre mes moyens. Je ne courais pas, mais je marchais vite. Il fallait que je sorte de là, j’avais l’impression d’étouffer. Je suis partie sans me retourner. Comme un animal blessé à mort, j’étais aveuglée, je n’avais qu’une seule idée en tête, rejoindre un endroit sécurisé et vite. Je sentais les rivières de larmes couler sur mon visage et je pressais le pas pour rejoindre la station de taxi la plus proche. C’était urgent. J’avais les oreilles bouchées et je ne voyais rien d’autres que les quelques mètres qui me séparaient d’une retraite digne. Fallait que je me retienne encore quelques minutes jusqu’à ce que le taxi me dépose à ma voiture.

Pascal m’a rattrapée quelque part là au milieu de tout ça et a essayé de me prendre dans ses bras. Il souriait, je n’entendais rien, mais je voyais son sourire et ça m’a fait mal. C’était quoi ça? Il pensait que me serrer dans ses bras était la consolation suprême et que j’irai mieux? Ça va pas la tête ou quoi? Fiche moi la paix, dégage, disparaît de ma vue. Il avait le culot de trouver ça drôle? Il venait de piétiner mon pauvre coeur et il souriait?!?!
  • -Héé... Tu partirais sans même essayer de parler? Tu n’as rien à me dire?
Mes oreilles se débouchaient petits à petits pendant que sa main invisible cherchait mon coeur pour le broyer encore plus. Il me passait la main sur le visage et essuyait mes larmes. Ça m’a fait honte. Je n’aurai pas voulu qu’il voit ça. J’ai essayé de reprendre un peu de ma dignité piétiné en prenant un grand bol d’air, ça me calmerait. Surtout pas pleurer.
  • -Pour dire quoi? C’est fini, c’est fini. Tu veux que je dise quoi? Tu veux qu’on arrête, y a rien d’autre à ajouter Pascal.
Arf... prononcer son nom me faisait encore plus mal. Je me rendais compte que je le prononcerais dans le vide désormais. Je ne voulais plus me rappeler de son nom ou de son visage. Il fallait que j’efface tout ça. Je me sentais complètement bourrée comme si j’avais mangé un boeuf. Ou est-ce que c’était parce que j’avais de la peine à respirer?
  • -C’est tout? Tu n’as rien à me dire? Ou me traiter de pire salaud? Quelques insultes? Tu n’essaie même pas de te battre?
  • -Pourquoi faire? Ce serait une perte de temps. Tout un tas de mots pour rien, la finalité reste la même... Écoute Pascal, je... j’ai envie de rentrer... je suis crevée.
  • -Est-ce que je peux t’embrasser?
  • -What? Tu te fou de moi?
  • -I love you.
Il avait dit ça dans un souffle, un petit sourire amusé au coin de ses lèvres. J’ai froncé les sourcils, je ne comprenais pas. C’était encore un truc ou quoi? C’est à la mode ça ou quoi? Je te quitte, mais “je t’aime”? Plus je fronçais les sourcils, plus il souriait. C’était trop stupide, et j’avais les larmes prêt à jaillir, là, je n’avais pas le choix, il me fallait fuir et vite. Mais Pascal m’a attrapé par la main, il ne voulait pas me laisser partir. Comme un ballon dégonflée, j'étais trop faible pour me battre. Toute mon énergie était concentré sur mon centre nerveux contrôlant mes pleurs. Il voulait constater les dégâts ou quoi? Je l’ai repoussé pour partir, mais rien à faire, il me tenait.
  • -Viens là...
Il me serrait dans ses bras et je ne comprenais pas pourquoi sa voix semblait apaisante et en même temps, ce sourire moqueur... je ne comprenais toujours rien.
  • -Je t’aime voyons. Je t’aime Jane plus que tout, comme un fou. Comment peux-tu imaginer une seconde que ce que j’ai dit pouvait être sérieux? Et tu n’as même pas essayé de... de te battre pour me garder? Mais bon... C’est tellement toi ça, tu prends la fuite.
Hein? Il n’était pas sérieux? Mais alors, pourquoi?
  • -Pourquoi?
  • -Poisson d’avril babe!
Parfois, il faut quelques secondes avant que le cerveau ne réussisse à traiter les données et sortir de sa torpeur, j’en faisais les frais. Mon cerveau était complètement momifié. On entend une suite de mots, on se les répète, le cerveau les décortiques et ensuite on traduit toutes ces données dans le langage compréhensif, puis tout à coup... TILT! La balle est arrivée dans la corbeille! Poisson d’avril? Le poisson d’avril, oui, mais c’est quand déjà? Le 1er avril? Est-ce qu’on est le 1er? Haaaaah! On est le 1er, donc; poisson d’avril, donc c’était une blague pour me faire.... Ha oui.... Oh le rat des bois!! Et toutes ces questions internes se traduisaient par différentes expressions faciales... Ciel... J’en avais presque perdu mon latin!
  • -Poi..sson d’avril? C’était... une blague?
A son grand sourire, ouais, c’était une vilaine blague. Une satanée blague de très mauvais goût! Il m’a fait un petit bisou; “On devrait peut-être retourner dedans maintenant avant que tout soit froid, tu crois pas. Est-ce que tu as faim maintenant?”.

Pascal riait. J’étais encore sous le choc, je ne fonctionnais pas à 100%, j’avais les jambes un peu flageolante. Heureusement, il avait passé son bras autour de ma taille, me serrait contre lui et je n’avais pas envie de retourner au resto, j’avais les larmes qui coulaient toutes seules et je n’arrivais plus à contrôler le flux. J’avais la tête en papier mâcher, mais j’allais garder tout ça dans un coin pour tout analyser plus tard chez moi, quant je serais seule. J’étais soulagée. Groggy, mais soulagée!

Il était tout plein de douceur et me faisait des tonnes de bisous. Je comprenais pourquoi il avait voulu aller ailleurs... Me faire un coup pareil et après, il aurait difficilement pu me prendre dans ses bras ou même me courir après c’était sûr

Une fois assis, j’ai fait semblant d’avoir parlé sans trop réfléchir, en lui disant que je croyais qu’il avait appris pour Layne et moi et que c’était pour ça qu’il voulait qu’on casse, et c’était pour ça que je ne pouvais pas dire grand chose. Que je le comprenais et que c’était peut-être la meilleure solution même si ça me rendait hyper triste.

Il n’a pas tout de suite réagi, juste froncé les sourcils. Ensuite, après s’être éclairci la gorge, il m’a demandé ce que je voulais dire. Il cherchait à savoir si je sortais à nouveau avec Layne, si j’avais fait plus que de juste le voir... Si j’avais couché avec. C’était drôle de le voir si déstabilisé, et pas une seconde il ne s’est dit que je prenais peut-être ma revanche et que c’était aussi un poisson d’avril.

Ses beaux yeux se sont assombris et il avait perdu son air jovial. A la tension dans sa mâchoire, je devinais qu’il était plutôt fâché. Mais je n’allais pas le soulager de si tôt. Hum.

Après quelques minutes d’un silence lourd et pesant, Pascal m’a demandé si c’était un poisson d’avril. Je lui ai dit que je ne savais même pas que c’était le jour des poissons d’avril alors je n’avais rien préparé. J’aurai trouvé mieux. Il a repoussé son assiette sans y avoir goûté, mais il goûtait à son propre jeu. Je me demande s’il trouvait la blague drôle? Sûrement pas.

Pascal s’est lancé dans une longue tirade mesuré pour dire qu’il comprenait, qu’après tout c’était de sa faute de m’avoir laissée seule tout le week-end. Qu’il était tout de même déçu, il pensait que notre relation était plus solide que ça. Qu’il comprenait que c’était plus sérieux entre Layne et moi que je le lui avais laissé entendre. Qu’il ne devrait pas m’en vouloir, mais (et ses beaux yeux verts avaient une teinte métallique) pourtant il m’en voulait. Il ne pensait pas que je finirais par me réfugier dans les bras d’un autre, et par dessus tout, dans ceux de Layne aussi rapidement.

Le pli amer au coin de sa bouche était trop chouky, je ne pouvais pas le laisser aller dans son délire. De plus, tout n’était pas faux, j’avais bien passé le week-end avec Layne donc! J’ai tendu les bras par dessus la table pour prendre ses mains, mais il les a retiré. Maintenant, je comprenais pourquoi il souriait avant parce que, même si c’était loin d’être drôle, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire non plus.

Quant je lui ai dit que c’était un poisson d’avril, il a réalisé qu’il s’était fait prendre à son propre jeu. Pascal a dit que ce n’était vraiment pas drôle. Le sien non plus, on était quitte. Je déteste les poissons d’avril d’ailleurs!

Pascal s’est levé pour me prendre dans ses bras. Je crois qu’il avait dû oublier qu’on était dans un restaurant et pas seuls et qu'on ne devait pas faire des choses pareilles. Mais de toute façon, on avait plus faim, ni l’un ni l’autre.

Publié dans jane's diary

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90 - Dad's Birthday ;)

Publié le par JaneDo



Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de mon papa chéri, le meilleur papa du monde. Connaissant mes frères et soeurs, je leurs ai envoyé un petit message pour qu’ils n’oublient pas d’appeler papa pour lui souhaiter bonne fête.

J’avais aussi la satané réunion des copropriétaires ce soir, ça me gavait et me stressait déjà! Des discussions sans fins à tourner autour du poteau... Zut!

Pascal m’a envoyé in message me disant qu’il imaginait que je lui en voulait pour ce week-end et que j’étais probablement fâchée, raison pour laquelle je ne répondait pas à ses appels ou ses messages (funny face triste) mais que je ne devais pas. Ce n’était pas parce qu’il n’avait pas eu envi de me voir bien au contraire. Il n’avait juste pas voulu jouer au petit matcho et me faire poireauter (hum... j’aime bien ce mot, j’imagine tout à fait un poireau planté au milieu du salon avec des yeux) à l’attendre tout le week-end. Est-ce que j’aurai préféré qu’il me fasse ça? Est-ce que j’aurai préféré qu’il soit un mec de base de ce genre? Si oui, il ferait l’effort... Il n’avait pas voulu me raconter certaines choses qui risquaient d’être désagréable à entendre ou m’inquièterait, et surtout, il n’avait pas envie de me mettre en boule contre lui, mais... finalement, c’était le même résultat... Rhhhh Jane, répond à ton fichu natel... (ça, ça m’a fait rire).

Il ne savait pas si je recevrais ce message ou les autres, il savait pertinament que quant j’étais en boule, j’effacais les messages indésirables sans les lire. Si jamais, il devinait que je n’avais pas oublié mon natel ou que ce soit... puisque depuis... je ne répondais toujours pas!

Il espérait tout de même que je n’avais pas fini par me consoler dans les bras de Layne pour le punir, il risquait de le prendre mal (là... j’ai changé de couleur de base et j’ai viré au vert).

Grrr... je n’aurai pas dû lire son message. J’aurai dû suivre mes vieilles habitudes et effacer. Du coup, j’avais les palpitations. Je ne pense pas que Layne garderait pour lui le fait qu’on ait passé le week-end ensemble, j’allais devoir me mettre à table pour cracher le morçeau. Je ne me sentais pas très fute-fute et du coup, je n’étais plus très fâchée ou plutôt, je n’arrivais plus à ressentir la même hargne qu’avant de le lire... Poisse suprême!

Résolution... Ne plus y penser, sinon j’allais finir par me ronger les ongles!


J’avais acheté un petit cadeau pour paps hier, donc, j’ai décidé de faire un saut chez lui pour luifaire un becos pour son anniversaire. Inutile de demander à ma fraterie de m’accompagner, ils n’arriveront sûrement pas à trouver un trou dans leur emploi du temps!

En arrivant chez paps, il y ait son frère aîné, mon oncle et ma tante et un ami de mon papa. Je ne m’y attendais pas. Mon oncle et ma tante parraissait fou de joie de me voir. Je me demande bien pourquoi. Cela faisait 5ans qu’on ne s’était pas revu. Depuis le dernier anniversaire de mon papa qu’on avait fêté dans un refuge en fait.

Je ne sais pas pourquoi ils m’aiment tellement en fait, je ne fais jamais l’effort de les voir.

Petite, pendant les 4 dernières années d’école, ma soeur et moi avions vécu chez ma grand-mère, donc pratiquement avec cet oncle et tante là, qui vivait dans le même village à 2 pâtés de maisons et s’occupaient de la ferme. Mon grand-père était fermier, à sa mort, l’aîné de ses fils, donc mon oncle avait tout simplement repris la responsabilité de la ferme.

J’avais coupé les ponts avec eux, parce qu'ils avaient fait du mal à ma mom. Ma mère était venu vivre quelques temps en Suisse, alors que mon père restait en Afrique pour son travail. Ça avait très dur pour mom, ne parlant pas le français, étant de couleur, pas habituée au froid, aucun ami sur place. Elle avait quand même pris sur elle pour venir s’occuper de nous, étant donné que ma petite soeur avait le mal du pays et souffrait d’être séparée des parents. Dinine avait laissé entendre à mes parents que ça n’allait pas chez la grand-mère. Moi, même si parfois c’était pas terrible, pour ne pas inquiéter mes parents, je leur disais que tout allait bien, c’était super et tout.

Je n’avais pas suivi de cours d'anglais, mais j’avais appris toute seule, donc, c’était toujours moi qui écrivait au parents, après 4ans, comme j’avais commencé mon apprentissage, ma soeur a dû se résoudre à écrire, et aussi parce qu'elle voulait se plaindre. Donc, ils sont rentrés et ma maman est restée... Mon père a 5 frères et soeurs quand même, mais ma mère n’a reçu aucun soutien de leur part, ils étaient les seules personnes qu’elle connaissait en Suisse en plus. Ça l’avait fait énormément souffrir, malgré le sourire qu’elle affichait, je l’avais entendu pleurer silencieusement et ça m’avait brisé le coeur. Elle ne l’a jamais su. Je l’avais aussi entendu parler avec papa, et elle aussi lui racontait des histoires en prétendant que tout allait bien.

Ma maman n’avait jamais fait son permis de conduire, donc elle était restée confinée dans un petit village de paysans pendant presque une année. Les seules grandes sorties étaient dans le plus gros village, ou plutôt, bourgade de 300 habitants à 5 km du bled où on vivait. Autant dire que pour une personne active, habituée à une vie sociale animée, c’était l’enfer. Pourtant, maman comprenait le français, mais ne le parlait juste pas.

Faut dire que c’est très francophone de rire des fautes ou accents de ceux qui font l’effort de parler le français. Ce qui est rare chez les anglophones, qui eux respectent l’effort. Ou est-ce aussi “paysan” question de masquer leur côté inculte? Sûrement aussi. Tout en est-il que ma mère entendait bien leurs moqueries et leurs blagues sur les africains et autres, mais elle ne leur en a jamais fait savoir qu'elle comprenait. Du coup, elle n’a jamais essayé de parler le français, préférant leur laisser croire qu’elle ne comprenait pas.

Bref, la famille à mon père l’avait fait souffrir. J’avais noté tout ça, et en quittant la région, je les ai rayé de ma vie. Je ne tolère pas qu’on fasse souffrir quelqu’un que j’aime, d’autant plus l’auteur incontesté de ma venue au monde. Toutes leurs tentatives de rapprochements ou leurs démonstrations d’affections glissaient sur moi. Je ne pardonne pas, le temps n'y changera rien.

Je ne le leur ai jamais pardonné, et ne leur pardonnerait jamais d’avoir fait souffrir ma mère. Aucune chance de me faire croire qu’ils puissent m’aimer sans aimer celle qui m’a mise au monde... pour moi, c’est inconcevable. Mais par respect pour mon père, je leur parle quant je leur tombe dessus; par exemple chez mon père. Si je les croise et que mon père n’est pas présent, je fais semblant de ne pas les avoir vu tout simplement. Faut croire que j'ai la hargne tenace!!!

Ce qui est drôle chez l’être humain, c’est qu’il a tendance à aimer ceux qui les repoussent. Plus on repousse quelqu’un, plus il essaie de se rapprocher, plus il nous aime... ça je les appris, grâce à eux, à 16ans... Mes soeurs leurs ont rendu visite, ont passés chez eux avec leurs enfants. Moi, niet, jamais.

Les seuls occasions qu’ils ont eu de poser les yeux sur moi, c’était quant j’étais avec paps et qu’il décidait de passer chez son frère ou sa mère (ma grand-mêre). Et pourtant, ils continuent à m’idolâtrer, à être leur petite préférée, et ça, ça me dépasse!!! Ils ne cessent de demander de mes nouvelles; la seule qu’ils ne voient jamais. Pourtant, je n’éprouve que du dédain. Ils ne sont qu’une bande d’étranger qui porte des titres de tantes et oncles. L’être humain est bizarre!

C’est vrai que j’ai toujours été très affectueuse avec ma famille; grand-mère, oncles, tantes, cousins, cousines, mais dès que j’ai senti et vu la souffrance de maman, j’ai coupé le robinet du jour au lendemain. C’était fini pour moi.

Ma grand-mère, avait passé ses dernières heures, à l’hôpital, dans des souffrances atroces d’après ce que m’en avait dit mes soeurs. Elles s’étaient données la peine d’aller la voir, et m’avait cassé les pieds pour que j’y aille aussi. La grand-mère avait inlassablement demandé de mes nouvelles et voulait me voir. Que dalle oui! Il était pas question que je me force et je n’avais aucune envie de lui donner ce plaisir.

Mon père souffrait bien trop et ne se doutait pas de ce qui se trâmait, ni de la petite gué-guerre que mes frangines menaient pour me faire aller à l’hôpital et aussi après, à son enterrement. C’est clair que si papa m’avait demandé, je serais allée pour lui. Mes oncles et tantes ont même eu l’indélicatesse de reprocher à mes frangins mon absence pour l’enterrement étant donné que ma grand-mère m’avait réclamée apparemment jusqu’à la dernière minute. Mais depuis longtemps, elle n’existait pas pour moi, un voisin aurait plus compter qu’eux.

Tout en est-il qu’aujourd’hui, mon papa était heureux et très fier de me voir arriver chez lui pour son anniversaire. Je suis toujours la seule qui fait le déplacement d’ailleurs. Mon père n’est pas immortel, hélas, alors je profite de tout ce que je peux. Je ne voudrais pas avoir à regretter quoi que ce soit plus tard. Il a toujours été un sacré bon papa et je suis fière de lui. Ca a toujours été le meilleur papa du monde, comme maman a toujours été la meilleure maman du monde. Depuis longtemps, j’ai été consciente de l’énorme chance qu’on avait eu d’avoir des parents aussi formidable.

Depuis hier mon frère essayait de me filer mon petit bout de chou, petit Marc, son fils qui apparemment demande après sa tati. Mais j’étais un peu stress aujourd’hui.

Toutefois, sachant que bébé rentrait de l’école à 15h30, en rentrant, j’ai fini par appelé mon frère, et j’aurai pu le prendre en passant, mais cela voulait dire qu’il resterait chez moi jusque vers les 21h, et ça ne jouait pas.

Donc en rentrant, je me suis transformée en fée du logis, parce que la réunion des copropriétaires avait en plus lieu chez moi... Le temps de vite sortir mon bébé Maxou, ne pas répondre aux messages adorables de Pascal, j’étais prête à 19h, pour recevoir tout ce petit monde.

Rhhhhh... Ils étaient en avance en plus!

Evidemment, Marie avait fait à manger, et tenait à ce qu’on mange ensemble. Evidemment la discussion a tourné en rond et je devais sans arrêt les remettre dans la ligne de l’ordre du jour... J’avais pas que ça à faire. Evidemment que je ne voulais pas manger chez Marie, j’avais rendez-vous mais je n’ai pas pu y échapper. évidemment ça a duré jusqu’à passé 23h. Evidemment, j’étais grinche après.

Marie s’est emportée avec l’autre copropriétaire, Lutumba, un abruti de 1ère. Avant son arrivée dans l’immeuble, c’était moi qui finissait par avoir les nerfs en pelote avec ce son, mais depuis, c’était Marie. Ca n’a pas arrangé les choses, parce que l’autre con s’est tiré pendant la réunion! Ce qui fait que le chmilinblik n’avance toujours pas!

Si je ne voulais pas me faire coincer encore jusqu’à passé minuit, fallait que je trouve une excuse pour filer; l’urgence de sortir mon chien. Je n’en pouvais plus, j’en avais plein la tête.

Je n’ai même pas parler à Pascal de la journée. Snif. J’aurai aimé entendre sa voix...

*   *   *   *   *

Dad's Birthday  (90-mar-31mars09)
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89 - Tout pour ne pas penser

Publié le par JaneDo



Dimanche soir, je suis rentrée chez moi. Je ne voulais pas me faire réveiller le lendemain matin.

Layne avait été vraiment adorable tout le week-end, même s’il m’avait par moment passé au grill pour savoir si on était encore ensemble ou pas. Je me demande d’ailleurs pourquoi je me faisais tellement prié, après tout Pascal avait d’autres chats à fouetter que moi. En plus, c’est à moi de choisir ma voie, pas lui.

Même si je refusais de l’admettre, je ne voulais pas me remettre avec Layne tant que je n’étais pas... non, je ne voulais pas l’avoir dans les pattes et être à dispo pour Pascal... POUERK... Finalement, c’était pas reluisant, mais j’étais une de ces nana là! Une de ces pauvres idiotes qui n’arrive pas à avancer parce qu’elle languisse pour un mec, et en plus un pas libre.

J’étais dégoûtée de m’en rendre compte. Heureusement, il n’y avait que moi et mon journal... Je refuserai de le reconnaître devant qui que ce soit, même sous la torture. Zut, faiblasse que je suis. Même en écrivant ces lignes, j’en rougi de honte. Moi? une de ces ridicule idiote qui attendant le bon vouloir d’un mec.

Non mais franchement! Je pensais avoir plus de caractère que ça!!!

Pendant que Pascal s’amuse et profite de son temps, moi je fais quoi? Je me réserve, je me retiens de vivre ma vie? Et pourquoi? Pour pas que ça le fâche? Non mais ohhh, tu ferais mieux de te secouer ma fille!!!  Hahhhhhh... suis dégoûtée!

Pendant que Pascal roucoulait avec Jess, moi je repoussais Layne... Y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux. Comme s’il était mon chef, mon maître, comme si je devais lui demander la permission pour respirer... Jiiiii que suis idiote!

Du coup au fond du gouffre de la déprime, j’essayais de retrouver un peu de dignité en évitant de répondre à ses messages ou ses coups de fils. Hum!! En fait, j’étais tellement down qu’il s’en serait rendu compte dès que j’aurai ouvert la bouche. Et la suite... sûrement encore moins reluisante... Je lui aurait sûrement demandé des comptes!!!! Iaaaahhhhh, suis foutue! Donc, là-dessus de mes réflexions, niet, je ne lui répondrais pas tant que je ne me sentirais pas assez forte. :(((

Sans entrain, j’ai été prendre un verre avec une copine, Natacha. Ciel, c’est la 2ème Natacha que je connais et elles sont vraiment des cas. Je crois que les prénoms influencent vraiment les individus. Je ne peux pas m’empêcher de remarquer les similitudes. Puis je me suis traînée après à la maison pour bosser un peu, mais sans résultat.

Alors je suis partie faire un tour avec mon chien pour finir chez une de mes soeurs. Tout ça pour éviter aussi mon frère qui voulait venir prendre le café. Je le soupçonnais de vouloir me lâcher les gosses dans les pattes. J’ai fait aussi un petit tour chez Maï question de lui faire un petit coucou. Finalement, raide fatiguée, dégoûtée d’avoir avalé trop de café et la folle envie de retrouver le calme et la sérénité de mon antre, je me suis traînée jusqu’à ma maison.

Je crois que je m’occupais pour éviter de penser à Pascal et Layne, aussi pour éviter de répondre à Pascal. Lamentable. Maintenant, il devait penser que j’étais fâchée. Est-ce que je l’étais? Je n’arrivais pas à en être sûre, mais je savais que je ne voulais pas qu’il le pense. Ca m’aurait fait paraître vulnérable, et ça, je ne le voulais pas.

J’ai fini par lui envoyer un petit message; “Désolée... oublié mon natel dans la voiture de quelqu’un... Nul. Tu me manques. Panier de bisous. Love U. Jane”. Je ne pouvais pas trouver mieux!

Après avoir envoyé le message, je l’ai regretté. De ne pas montrer ce que je ressentais n’était peut-être pas une si bonne idée? Le coup de la St-Valentin et ensuite du vendredi, je n’avais pas voulu en faire toute une histoire, du coup, il a recommencé. Zut, je n’aurai pas dû lui envoyer de messages.

*   *   *   *   *

Tout pour ne pas penser  (89-lundi-30 mars 09)
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87 - Chouette Week-End avec Layne

Publié le par JaneDo



Dans une situation pénible, il suffit parfois de juste tenir les 1ères heures pour donner le tour. J’avais tenu hier soir, sans voir Pascal, sans répondre à ses messages. Pour ça, il m’avait fallu simplement couper la sonnerie de mon natel. Facile.

Le samedi, je me suis programmée dans la tête que je n’étais pas sensé voir Pascal ce week-end, point final. Pas question de me laisser ramollir. J’avais prévu, au cas où il me le demandait, de lui répondre "que j’avais compris qu’il avait besoin d’espace" et que je n’avais pas envie de le déranger. D’y penser me serrait le coeur, mais, bahhh, je suis plus forte que la peine. Je ne le verrais pas du week-end.

Par contre, après avoir essayé de me voir toute la semaine, j’avais fini par accepter de voir Layne juste après le coup de fils avec Pascal. Après tout, il n'y avait pas de raison que je me gêne.

Après avoir passé l’après-midi avec Pat, à traîner dans les magasins, à boire des verres et à l’écouter me raconter ses histoires, 3h au téléphone avec Brig qui m’appelle depuis la Floride, pour elle aussi me raconter, dans les détails ses aventures, je suis rentrée. J’étais raide et mes oreilles qui n’en pouvaient plus, ils étaient à plat.

Layne a essayé de me tirer de la maison. Sur le moment, je n’étais pas prête pour ça, j’avais envie de me prélasser dans un bain, puis je verrais. Je l’ai laissé sur un “peut-être plus tard”.

J’avais l’intention de bouger, pour faire quoi, je n’en savais rien encore.

Après m’être préparée, j’ai traîné un moment devant la télé à essayer de trouver le courage de sortir, vu que l’envie m’en manquait. Je serais bien restée tranquillement chez moi si je n'avais pas peur de finir par courir vers Pascal. J’ai fini par me décider à aller faire un tour, mais je m’étais préparée pour le cas où je m’arrêtais.

Mon premier petit tour était chez Pascal. Il n’était pas chez lui. Ensuite, chez Jess, la voiture à Pascal était là. Aïe. Ça, ça m’a un peu fait déprimer. J’ai hésité, finalement, j’ai fait le tour pour voir à l’intérieur depuis le jardin. Ils étaient là, avec quelques copains. Thomas faisait aussi partie de la petite sauterie, mais ça, je le savais, il avait voulu m’inviter. C'était donc pour ça qu'il avait essayé de me jeter ce week-end?

Pascal riait, bavardait et... je ne semblais pas lui manquer du tout.

Finalement, ma route a fini chez Layne. Était-ce en représailles parce que j’avais l’impression que Pascal s’amusait? Était-ce parce que j’avais vraiment envie de voir Layne? Je n’en savais rien.

Layne n’était pas là. C’était encore tôt, donc je m’étais attendue à ce qu’il soit chez lui. Je repartais quant j’ai vu sa voiture arriver, suivi par quelques copains. Miss Tennis était en voiture avec lui.

Après avoir vite parqué, j’ai fait le tour par le jardin.

Miss Tennis se sentais comme chez elle. Elle a enlevé ses chaussures et s’était installée dans le canapé. En voyant ça, j'ai pensé rentrer, et je serais rentrée si, juste à ce moment là, Layne ne m'avait pas envoyé un message. Il était quand même gonflé, avec du monde, il trouvait le temps de m’envoyer un message pour me demander ce que je faisais et qu’il aurait aimé me voir.

J’allais bien voir s’il disait vrai... J’ai décidé donc de le voir, maintenant, là, tout de suite.

Depuis mon poste d’observation, je l’ai appelé. Je me suis quand même éloignée un peu au cas où il sortait dans son jardin pour que Miss Tennis n’entende pas notre conversation. Effectivement, il est sorti, mais il aurait très bien pu ne pas répondre à son natel. Je l’ai bien vu hésiter en voyant mon nom apparaître sur son natel, Miss Tennis a essayé de regarder qui appelait, mais Layne avait déjà répondu, pour me dire “une seconde”, lui a lancé un sourire avant de sortir me répondre tout en surveillant ses arrières.

Je lui ai dit que j’avais envi de le voir aussi et que d’ailleurs, j’étais déjà pratiquement chez lui, pour couper court à son insistance à passer me prendre, certainement pour éviter son petit problème domestique. J’ai été soufflée par son calme. En apprenant que je serais chez lui dans les 5mn, Layne a abrégé notre conversation. Petit futé.

C’était plutôt comique de le voir prendre fourrer les affaires de Miss Tennis dans ses bras et essayer de la pousser vers la sortie. Mais, pas de chance, elle ne semblait pas vouloir partir. Layne s’est passé nerveusement les mains dans les cheveux. J’imagine qu’il avait peur de ma réaction.

Je ne pensais pas qu’il aurait souhaité me voir ayant du monde chez lui et en plus Miss Tennis. Il me surprenait en bien, et quand même quelque part, j’étais fière de lui. Ou peut-être pas fière, mais en tous cas, je n’en avais pas honte. Je ne sais pas ce que j’aurai fait à sa place, mais je n’aurai pas été bien dans mes pompes!!!

Je lui ai laissé 10mn et j’ai fait le tour pour aller sonner.

Layne m’a fait un grand sourire comme si de rien n’était et m’a invitée à entrer. J’aurai pensé qu’il aurait cherché à fuir ou peut-être ne pas me laisser entrer, ou même tenté de m’emmener ailleurs, mais non.

Je suis restée dans l’entrée, je ne voulais pas vraiment faire pote-pote avec les autres. J’étais venue pour être avec lui, même si au départ, je voulais juste le tester après son message. Mais puisqu’il semblait vraiment vouloir me voir malgré tout, il méritait que je ne lui fasse pas faux-bond.

Après avoir réussi à se débarrasser de la plupart, il ne restait plus que Miss Tennis et un de ses bons copains. Miss Tennis lui a demandé qui j’étais et s’il ne pouvait pas me demander de passer un autre fois, et sinon, si Layne pensait la rejoindre en boîte plus tard. Je n’ai pas bougé de mon coin dans l’entrée et je fixais mes pieds. Je préférais éviter tout contact.
  • -C’est ma copine ou... ex-copine? Je ne sais pas très bien.
  • -Ta... quoi? Copine?
Layne les a viré. Dès qu’il a fermé la porte, il s’est retourné pour me sourire. Qu'est-ce qu'il pouvait être chou quand même.
  • -Si j’avais su que tu avais du monde...
  • -Je sais, mais j’avais envi de te voir, ça t’embête?
Non. Ça ne m'embêtais pas. Ciel, il avait des couilles lui. J’avoue qu’il m’épatais quand même beaucoup. J’en connais très peu, mais peu de chez peu qui aurait osé. Layne avait peut-être pas mal de défauts, mais être un trouillard n’en était pas une! Son cran m’intimidait et en même temps, bizarrement, forçait le respect.

Du coup, on a passé le week-end ensemble. Tant pis pour Pascal.

*  *  *  *  *  *

Chouette week-end avec Layne  (87-sam-28mars09)

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86 - Pas question de me laisser abattre!

Publié le par JaneDo



Zut... Pascal, encore??? Il a essayé de m’expliquer qu’il avait des trucs ce week-end, il ne savait pas à l’avance quant il sera à la maison, il n’avait pas envi que je l’attende, que ce serait égoïste, alors il préférait que je fasse mes trucs et qu’on essayerait  de se voir quand même...

Pascal dormirait tous les soirs chez lui, mais il ne savait pas quant il rentrerait c’était tout, et je pouvais y aller quant et si je voulais, à n’importe quel heure. Il voulait que je m’y sente chez moi et espérait que je le savais. Il pensait que de toute façon, sinon, on se croiserait sûrement dans une boîte ou autre.

Mouais... bla-bla-bla... foutaises!

En fait ce qu’il voulait dire, c’est qu’il ne voulait pas bloquer tout son week-end pour moi, qu’il avait envi de faire autre chose... Compris! En avait-il déjà assez de nos week-end, enfermé, en tête à tête?!? Petit pincement dans la poitrine. Ça devait être ça! Ou cherchait-il à prendre ses distances?

Même si ça me faisait de la peine, j’ai prétendu le contraire, le gratifiant d’un grand sourire en disant que je comprenais. Derrière ce sourire, une grosse main m’écrabouillait tout ce qui bougeait à l'intérieur.

Ma 1ère réaction a été de me, que puisque c’était comme ça, pas de problème, mais il ne me verra pas du week-end, et la semaine suivante, sûrement pas non plus. Ce sera sa petite punition. Puis, je me suis ramollie en me laissant une porte de sortie pour me laisser la possibilité de changer d’avis. On verra bien.

Quant on a raccroché, j’ai pleuré. Longtemps. J’avais mal au bide, une grosse pierre flottait dans de la mélasse à la place du coeur. J’étais down.

Je suis redevenue une petite fille un petit moment, mon nounours en peluche me manquait, j’avais envie de me sucer le pouce, mais ça, je le réservais pour un plus gros chagrin. J’ai sauté dans un de mes vieux training troué, et un grand tee-shirt difforme et je me suis écrasée dans le canapé et j’ai regardé aveuglément la TV. Aucune idée de ce qui passait...

Je me battais contre l’envie de me bourrer la gueule de somnifères ou de n’importe quoi d’assez puissant pour dormir. Surtout, ne plus penser et la seule solution, c’est dormir. Je savais bien sinon que ma tête allait tourner en mode-super-débile et je ne pourrais pas l’arrêter. Je ne me sentais vraiment pas bien. Des tonnes de doutes et d’insécurités s’insinuaient graduellement dans tous les recoins de mon cerveau.

J’ai eu envie d’appeler Layne pour aller me consoler dans ses bras, bien sûr dans le but, non avoué, de punir Pascal et de lui faire mal, mais heureusement, je n’avais pas envie de m’habiller pour sortir de la maison. Peut-être est-ce qu’il me testait? Il voulait voir ma réaction? Ciel, je déconne là. Il n’a pas à me tester, je suis pas un foutu rat de laboratoire. Je savais que j’aurai pu foncer chez Brian, même s’il n’était pas là, il rentrerait aussitôt pour me soutenir moralement. Arfff, je ne pouvais pas toujours me reposer sur ses épaules non plus. Zut. Je débloquais sec!

Si seulement j’aimais le chocolat, je m’enfilerai une bonne dose. Paraît que ça fait du bien!

2h du matin, je ne dormais toujours pas et tournait en rond en me rongeant les ongles. Est-ce que je devrais ou non aller chez lui? Est-ce qu’il était rentré? Peut-être qu’il n’avait pas vraiment envi de me voir ce week-end? Peut-être qu’il était préférable que je lui laisse un peu d’espace? Peut-être qu’après aura-t-il plus envi de me voir si je lui manquais? Ciel, et si je ne lui manquais pas?

Mince... j’étais vraiment super hyper down!

Pascal n’avait pas envi de me voir ce week-end. Il voulait faire ce qu’il voulait et ne pas avoir de compte à rendre, ni à courir parce que je l’attendais!!! Oui, c’était mieux que je le laisse tranquille. J’avais toujours l’envie de m’abrutir de somnifères pour dormir et ne plus penser, mais n’est-ce pas ce qui a eu raison de Marylin Monroe? Heath Ledger? Mince... Pas de médocs pour moi, il allait falloir que je trouve la force de faire sans. Pas question que je me laisse abattre! Pas non plus envie de me retrouver sur une de ces foutue table d'autopsie par accident!

J’avais la folle envie d’aller voir s’il était rentré, mais je ne le ferai pas, sinon, j’aurai envie d’aller le retrouver.

Tout un week-end sans le voir, ça allait être hyper dur...

Puis, j’ai commencé mon petit exercice mental “à la recherche de mon moi intérieur”, m’aimer moi. Mon 1er grand amour; moi. Petit à petit, la sérénité s’est installée et je me sentais un peu mieux. Chaque fois que ma tête voulait faire des siennes, je pensais à moi et ce que je voulais, me rappelant que ce qui ne me fait pas du bien, me fait du mal. Me rappelant aussi combien j’aimais être seule et aussi n’avoir de compte à rendre à personne.

La partie dure de mon caractère a recommencé à émerger et finalement, je me sentais bien.

*  *  *  *  *

Pas question que je me laisse abattre!   (86-ven-27mars09)

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85 - Les excuses de Jess

Publié le par JaneDo



Je m’attendais à pire avec Jess. J’étais toujours de mauvais poil, Jess voulait me voir? Pas de problèmes, bring it on,  j’étais d’humeur à cogner, mais, je ne serais pas celle qui porterait le 1er coup.

Finalement, les choses se sont plutôt bien passé. Jess ne s’est pas vraiment excusée même si elle a utilisé le mot “excuse”, et c’était tant mieux, ça m’aurait complètement gênée.

Jess m’a expliqué que la situation avec Pascal n’était pas très simple, que parfois, elle perdait un peu les pédales et qu’elle regrettait de s’en être prise à moi. Elle tenait beaucoup à lui, qu’elle a toujours pensé qu’il serait là pour elle. Qu’il ferait toujours partie de sa vie. Le sentir lui échapper petit à petit lui faisait peur. Elle ne supportait pas non plus qu’il puisse être proche d’une autre, de le voir partager cette sorte de complicité avec une autre qu’elle la rendait jalouse. Mais on comprend et supporte les sautes d'humeurs entre amis.

Je me demande où elle avait été chercher qu’on était amie???

La discussion s’est transformée en confidences, c’était un peu déroutant, même embarrassant.

Jess n’avait jamais rompu avec Pascal. Quant ils étaient au collège, elle avait rencontré Layne qui était devenu ami avec son frère. Thomas, Pascal et Layne traînaient souvent ensemble. Layne lui avait tapé dans l’oeil, il l’attirait et l’intriguait. C’était une période où elle avait envie de folies, et Pascal était toujours trop sérieux, trop concentré dans ses études. Les sorties en pleine semaine, les beuveries, les fiestas, traîner dans les boîtes jusqu’à la fermeture et tout ça, c’était pas son truc. Pascal était bien trop sérieux. Layne n’avait pas froid aux yeux, il aimait faire la fête, il était impétueux et carrément fou.

Jess a ri. Je me sentais un peu mal à rester là, sans rien dire. Je ne savais pas s’il me fallait sourire, la regarder, dire quelque chose... La situation me mettait très mal à l’aise. Je ne pouvais rien faire d’autre que de l’écouter.

Elle avait commencé à sortir sans arrêt, délaissant même ses études. Au début, Thomas était de la partie, par la suite, c'était sans Thomas et seulement avec Layne. Et un soir, Pascal les avait surpris ensemble. Ce n’était pas  un souvenir qu’elle aimait se rappeler.

Pascal s’était senti vraiment blessé. Elle n’avait pourtant pas envie de rompre avec lui, mais Pascal l'avait plaquée. Elle lui avait menti sur ses sorties, elle ne savait pas pourquoi. Elle avait annulé quelques uns de leurs rendez-vous pour aller faire la fiesta avec Layne, cela avait vraiment blessé Pascal. C’était justement après un de ses mensonges, prétextant qu’elle devait étudier, que Pascal l’a retrouvée complètement bourrée dans une soirée en train de s’embrasser avec Layne. Ce n’était qu’un jeu, mais Pascal l’avait mal pris. Après avoir cogner Layne, il lui avait dit que c’était terminé entre eux.

Jess était au bord des larmes. Je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir mal au coeur en la regardant. Elle avait l’air d’une petite fille tout à coup, pas de la peste de l’autre jour.

Jess se sentait seule ici et n’avait pas vraiment d’amies, pas même Barbie.

Apparemment, après sa rupture avec Pascal, Barbie avait jeté son dévolu sur lui. Ça l’avait un peu blessée, parce qu’elle s’était rendue compte que Barbie était devenue sa copine que pour s’approcher de Pascal. Elle avait eu de la chance, Pascal n’était pas sorti avec elle sachant que cela aurait pu lui faire du mal. Elles sont restées amies, mais elle se méfiait même si Barbie lui assurait qu’elle n’éprouvait plus rien pour Pascal.

Ciel, j’étais mal à l’aise. J’avais un peu les boules qu’elle me demande à propos de Pascal, mais elle n’en a rien fait. Probablement parce qu’elle le savait déjà.

Après avoir bu un verre ensemble, Jess proposait de rejoindre nos copains au Tiger, mais je n’avais pas envie de sortir. Jess avait envoyé quelques sms pendant qu’on discutait, j’ai vite compris à qui, en voyant Pascal et Thomas débarquer au resto pour nous rejoindre.

C’était quoi ça? Une sortie à 4?

Waaahhh, non et non, je n’allais pas sortir ce soir. J’avais les poils au garde à vous, pas du tout à l’aise. J’avais juste envie de rentrer. Après avoir pris un verre ensemble, ils sont partis de leur côté.


Je me sentais un peu brouillée. C’était trop étrange d’être assis là tous les 4, je pense que Pascal avait dû trouver la situation assez gênante aussi. Je ne sais pas pour Thomas, ni pour Jess... Ils avaient l’air de trouver tout ça normal. Hum!


*   *   *   *   *   *
Les excuses de Jess  (85-jeu-26mars09)

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82 - Impossible de me concentrer

Publié le par JaneDo



Je savais que je ne verrais pas Pascal de la semaine. Après tout, c’est vrai que je n’avais pas besoin d’être collée tout le temps, ni de voir non stop la personne qui fait partie de ma vie. J’aimais avoir mon espace temps, mais, quant j’avais envie de le voir, alors là, il le fallait sinon, je perds le nord.

Même si le week-end avait été coupé par l’anniversaire de son copain, même s’il avait passé une partie de ce que j’estimais, peut-être à tord, être mon temps avec une autre, cette autre étant Jess, ça ne m’avait pas trop dérangée en gros.

J’avais tellement de retard à rattraper dans mon boulot, je n’avais pas réussi à me concentrer assez pour vraiment avancer. Dessiner, peindre me détendent, mais si j’avais la tête rempli de... soucis, je ne suis pas bonne à grand chose. Je devais trouver un nouveau design pour des boîtes qui devaient renouveler l’image mais en même temps représenter et surtout rappeler la marque pour laquelle je travaillais Ce devait être dans la lignée, enfin bref, j’étais en concurrence avec d’autres designers cette fois,  je n’avais pas intérêt à me planter!

Patricia était souvent absente le soir ces temps, elle avait un nouveau petit copain. Je le soupçonnais de ne pas être si intéressé que ça et d’être “homo”. Je l’avais dit à Pat, mais elle n’y croyais pas.

Le soir, Thomas m’a appelé, il y avait urgence dans sa voix; il voulait me parler. J’ai essayé de lui tirer les vers du nez, mais il voulait me voir face à face. Il avait quelque chose à me demander. Ça ne me disait rien de bon. J’ai promis de trouver un moment cette semaine et j’ai raccroché.

Ensuite, j’ai coupé on natel pour pouvoir me concentrer. Après quelques heures à m’arracher les cheveux ne faisant rien qui pouvait vraiment me satisfaire, j’ai décidé de me détendre dans un bain avant de me larver devant la télé. C’était trop cool d’être toute seule à la maison, et je voulais en profiter au max. J’irai me coucher quant mes yeux se fermeront toutes seules.

Je n’ai rien fait de spécial le reste de la semaine. Comme j’étais toujours d’humeur grognon, j’avais envie qu’on me foute la paix.

Sauf jeudi soir. Jess tenait à me voir, Pascal m’avait dit qu’elle voulait s’excuser et lui avait dit que je trouvais des tas d’excuses pour l’éviter. C’était vrai qu’elle pouvait se pointer chez moi, alors j’ai fini par accepter. J’ai averti Pascal que si elle m’agressait, cette fois, je me défendrais. Il espérait que ça en arrive pas là et que Jess semblait sincèrement regretter son geste.

*   *   *   *   *   *

Impossible de me concentrer  (82-lun-23mars09)

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81 - Jess préfèrerait le voir avec Caroline

Publié le par JaneDo



Comme j’ai mes ragnagnas, je suis plus solitaire que d’habitude. Même parler me fatigue, alors je ne parle pas beaucoup. J’aime aussi dormir chez moi et toute seule. J’ai tendance à avoir vite trop chaud, et je n’aime pas qu’on me touche. Mais ce sont de petites choses que Pascal devra apprendre à gérer petit à petit. Évidemment, je n’avais pas envie de lui dire que j’avais mes “machins”, mais je ne voulais pas qu’il pense que j’étais fâchée, ou que j’avais couché avec Layne, ou encore que je lui en voulais pour l’anniversaire, alors j’ai dû lui le dire. Grrr, ça ne le regarde pas.

Et aussi, j’étais un peu... pas fâchée, mais pour être honnête, j’en voulais à son copain d’avoir son anniversaire, à Jess d’avoir organiser, à Thomas de ne pas l’avoir fait parce que j’aurai été invitée... même si j’aurai pas été, j’en voulais aussi à Pascal d’avoir été sans moi... j’en voulais à tout le monde et à personne. J’étais juste super grognon.

Pascal a compris pourquoi, parfois, j’évitais de le voir. Ça l’a fait sourire et il a dit pouvoir se tenir tranquille, il n’avait pas besoin de me sauter dessus tout le temps, même si... mais, il n’avait pas envi que je rentre dormir chez moi. Pascal a donc évité de me coller pendant la nuit même si je sentais sa main contre mon bras. J’ai pas beaucoup dormi cherchant à éviter tout contact.

J’étais aussi peut-être grognon parce que j’ai su que Jess avait invité Caroline, et je trouvais qu’elle le voyait assez pendant la semaine. Non? Grrr. Mais j’ai aussi compris que Jess essaie de mettre Caroline entre nous et ça m’énervait. Je ne voulais pas le lui faire remarqué parce que ç’aurait eu l’air “jalouse”, j’espérais que Pascal s’en rendrait compte vite. Elle avait placé Caroline à côté de lui et avait tout fait toute la soirée pour les coller ensemble. Pascal m’a raconté la soirée sans se rendre compte que ça me tordait l’estomac.

Jess essayait de lui coller Caroline entre les pattes. Si elle ne pouvait l’avoir entièrement, elle préférait le voir avec Caroline plutôt que moi... Sympa!

Pendant le match de Pascal, Jess m’a appelé pour proposer de se rencontrer... calmement. Heu... sûrement que j’allais flinguer 1mn de mon week-end avec elle! Je pense qu’on devait se laisser un peu d’espace pour le moment. Comme elle insistait, finalement, j’ai accepté de la voir la semaine prochaine. Je trouverais sûrement d’ici là une excuse.

Thomas faisait un truc chez lui ce soir. Une de ses “pré-soirée”, mais Pascal n’avait pas envi d’y aller, pourtant, s’il voulait y aller, ça ne me gênait pas trop. J’avais déjà décliné l’invitation de Thomas, je n’étais pas en état pour faire la fête, et je n’avais pas envie de me forcer, sans compter mon “shinner” à l’oeil.

De plus, à force d’être invisible tous les 2 le week-end, en même temps, son entourage allait finir par se douter de quelque chose. Je l’ai encouragé à y aller, même sans moi, mais il était crevé, et n’y a rien eu à faire. L’idée de passer la soirée à se tenir à distance, faire attention à nos faits et gestes, nos regards ne l’emballaient pas.

Je ne l’aurai pas accompagné, parce qu’avec la tonne de “Ponstan” que j’avale contre les douleurs, je n’aurai pas été de bonne compagnie, et un seul verre et j’aurai roulé sous la table... Pas vraiment le spectacle que j’aurai envie de donner!!! En plus, j’adorais l’attendre à la maison, en petite femme soumise ;)).

C’était une chose que les hommes de ma vie ont toujours eu de la peine à saisir, étant je pense, habitués aux femmes collantes et envahissantes. Je ne m’ennuie jamais, J’ai toujours des tonnes de trucs à faire, et tous mes loisirs et toutes les choses que j’aime faire ne se partagent pas vraiment. Les choses qui pourraient se faire à 2, j’aime les faire seule; jogging, faire les magasins, les balades dans la nature, regarder des DVDs... mouais! Une vrai marmotte!

Mes petits copains ou même mes copines n’ont jamais réalisé que je n’achetais jamais rien, ou rarement, quant je faisais les boutiques avec eux. C’était simplement parce que j’aime faire les magasins seule, prendre mon temps, flâner. Quant je suis avec quelqu’un, je prends ça pour une promenade dans les magasins. J’ai toujours été comme ça, du plus loin que je me souvienne. Toujours été une indécrottable solitaire.

Peut-être parce que je viens d’une grande famille?? Je me rappelle avoir toujours chercher un endroit où me cacher pour lire, dessiner ou rêvasser tranquillement sans avoir mes frères et sœurs dans les pattes. En tous cas, je me rappelle l’angoisse de ma mère qui me cherchait partout en ayant peur que je sois partie, du haut de mes 6ans, me balader seule sur la plage. Mes fesses se rappellent aussi des fessées cuisantes que je me ramassais après!!!

Mais à cet âge là, on ne comprend pas ce que ça veut dire de se faire kidnapper, ni ce qu’est un prédateur et on imagine de plus, qu’ils ont des têtes terrifiantes. Donc, on ne courait aucun risque, parce qu’on remarquerait tout de suite ces monstres, puisqu’ils avaient la tête de l’emploi.

Il est bien dommage, que dans les écoles, on ne montre pas les photos des “monstres” vivants dans la région pour prévenir les enfants et leurs parents du danger. Y compris les photos des victimes de ces prédateurs.

Les enfants pourront alors constater qu’ils ont des têtes de “monsieur tout le monde”!!! C’est l’unique moyen de faire comprendre à un enfant le danger qui l’entoure. D’ailleurs d’après ce que j’ai pu voir aux nouvelles dernièrement, ces “animaux” ont déjà recommencer leurs recherches d’enfants à massacrer... Avec les beaux jours, c’est malheureusement, ces insectes ressortent à la recherche de nouvelles victimes.



Dimanche en fin d’après-midi, j’ai dû rentrer chez moi pour attendre que Mathieu me ramène mon nounours. Petit bébé m’a collé toute le reste de la soirée. Je pense que j’avais dû lui manquer. Ça me fait fondre de tendresses quant ce gros chien puissant vient me coller sa tête en demande de câlins.

Ce nétait pas le seul en manque de câlins, Pascal aussi. Il avait un peu le cafard parce que c’était dimanche soir, donc, la fin du week-end. Ce soir, j’avais deux gros bébés à la maison ;))

J’aime Pascal à la folie, et souvent, je suis partagée entre mes sentiments et la compréhension de ce que Jess pouvait ressentir. Je n’aimerais pas être à sa place, et je ne voulais certainement pas la faire souffrir malgré tout.

Parce que l’air de rien, je l’avais quand même un peu à moi, alors je n'avais pas à me plaindre!

*   *   *   *   *   *
Jess préférait le voir avec Caroline!  (81-dim-22mar09)

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