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38 - La Reine des Idioties!

Publié le par JaneDo


J’avais fini la nuit dans les bras de Brian. Ciel... qu’est-ce que je suis conne. Pascal ne me le pardonnera jamais, alors je ne lui le dirais jamais. Connerie. J’avais encore mal à la tête et je n’arrivais pas à m’extirper du lit. J’étais vannée et pas très fière de moi. C’est vrai que je l’aime beaucoup Brian et depuis tellement longtemps. On s’entend vraiment bien.

Je me rappelais de la nuit par bribe...

Je me souviens avoir beaucoup dansé avec un des copain à Brian. Très sympa. Si je me souviens bien, on a passé la majorité de la soirée ensemble et je crois qu’on s’entend bien. Je ne me rappelle même pas de son nom. Je crois me souvenir qu’un moment donné, Brian m’a récupérée, je devais avoir dépassé la dose que je pouvais supporter en boissons! Ce garçon m’avait entraînée dehors pour prendre de l’air et Brian nous avait suivi. A part ça, je ne me rappelle pas grand chose d'autre. Iak, j’espère ne pas avoir fait des choses que je préférerais ne pas me rappeler...

Toute la matinée, je suis restée au lit pour noyer ma honte. Les garçons sont sortis faire du ski et sont rentrés après 18h. Je ne pense pas qu’ils étaient en meilleurs état que moi, alors je saluais leur effort sportive.

Et puis zut... j’ai le droit de faire ce que je veux de mon corps, il m’appartient. Mon coeur, lui, appartient à Pascal.

J’avais encore l’estomac retourné alors je n’avais pas très faim. Mon rêve était de passer une soirée tranquille au coin du feu, c’est comme ça que je vois le repos en montagne. Hors de question que je sorte ce soir ou même manger dehors.

Brian ne l’a pas mal pris et je suis restée au chalet toute seule. Hahhh, le pied. C’est terrible ce que j’aime ces moments là. Je crois que ce qui était encore plus agréable, c’était de savoir que je n’étais pas plantée au milieu de nul part et que quelqu’un allait rentrer tôt ou tard. En attendant, je pouvais profiter d’un peu de tranquillité et du silence. C’était trop bon.

Layne ne m’appelait plus. Apparemment, mon dernier message lui avait suffit. Je l’aurais cru plus persistant. Déception.

Pascal m’avait m’avait envoyé un petit message, espérant que je passais un bon week-end de repos. On a pas essayé de s’appeler. Jess était peut-être près de lui, et lui, il savait que Brian devait être dans les parages.

Après avoir lu presque toute la soirée et m’être larvée devant la télé, j’avais les yeux qui se fermaient toutes seules. J’ai fini par presque ramper jusqu’à notre chambre et je me suis endormie. Je ne pourrais pas dire à quelle heure ils sont rentrés, je n’ai rien entendu. J’ai juste senti les bras de Brian qui se refermaient autour de moi, rassurant et tendres.

*    *    *    *    *

La Reine des Idioties  - (7fev 09 -sam)

Publié dans diary, le journal de janedo

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37 - Contente d'être partie!

Publié le par JaneDo


Pascal ne comprenait pas pourquoi je ne l’avais pas appelé et avait l’impression que je l’évitais depuis ma rupture d’avec Layne. Je savais qu’il devait sûrement penser que j’espérais me remettre avec Layne alors j’avais gardé les distances pour ne pas que Layne soit trop en colère. Mais il avait tout faux, alors j’ai été mangé avec lui à midi pour essayer de lui expliquer. Non, je n’avais pas l’intention de me remettre avec Layne. Oui, je l’avais un peu éviter, je ne voulais pas avoir l’air de me rabattre sur lui.

Caroline a essayé de venir scouater à notre table, avec l’excuse d’être avec des collègues, mais Pascal n’était pas d’humeur et les a renvoyé presque sans ménagement. Il n’avait pas beaucoup de temps parce qu’il avait une réunion et ne pouvait pas se permettre d’arriver en retard.

Il aurait aimé que je puisse me reposer sur lui et parler à coeur ouvert, même de mes sentiments pour Layne. Bien sûr, il a voulu savoir si j’aimais Layne? Je lui ai dit que j’avais eu des sentiments pour lui, sinon je ne serais pas sortie avec, mais je savais que je ne devais pas en dire trop et certainement pas lui parler à coeur ouvert. Je savais ce que ça avait coûté à Jess, exclus que je fasse la même erreur.

Je me doutais bien que Jess devait aussi être au courant et qu’elle devait sans doute avoir Pascal un peu plus à l’oeil et je ne voulais pas qu’il ait des ennuis.

Il m’a pris la main à travers la table et j’ai vu ses collègues nous jeter des regards glauques. Iaaaaaah... J'adore quant il me tient les mains... J'aime sentir la chaleur de ses doigts... je suis débile.... Discrètement, j’ai voulu retirer ma main, mais il la tenait fermement.

  • Est-ce que tu veux que je te laisse tranquille? Tu veux un peu d’espace?
  • Pas du tout, mais Pascal... Tu sais bien de quoi ça aurait l’air...
  • Qu’est-ce que je m’en fiche.

Il était un peu stressé, je le voyais bien. J’avais envie de lui sauter dans les bras, mais bon, c’était hors de question là.

  • Il faut que j’y aille, mais on se voit ce soir, et on en discute ok.
  • Heum...

Ciel...

  • Je pars en montagne avec Brian pour le week-end.

Aïe, je sentais que je l’avais surpris et pas en bien.

  • Tu blagues?
  • Non. J’avais prévu... c’était pour éviter que Layne ne me retrouve. Je veux juste mettre des distances entre lui et moi...
  • Avec Brian? Tout le week-end?
  • Oui.
  • Annule ça. STP... Annule.

Aoutch, je voyais les contractions de sa machoîre et ça me retournait un peu l’estomac. Je savais qu’il était sérieux mais je ne pouvais pas annuler et je crois que je ne le voulais pas.

  • Je peux pas.

Il s’était levé, il devait retourner au boulot.

  • Jane...
  • Oui?

Il a hésité en se mordillant l’intérieur de la joue. Je pense qu’il devait être un peu énervé et j’en étais responsable. Pas génial. Pourtant, je pensais que je n’avais pas à lui demander sa permission pour mener ma barque, mais c’était vrai que je n’avais pensé à personne d’autre que moi quant j’ai fait mes plans.

Je ne pouvais pas annuler, Brian avait déjà fait des plans et annulé ce qu’il avait prévu pour le week-end pour moi. Ce serait vraiment moche que je lui fasse faux-bon, c’est mon plus vieil ami. Voilà que je me sentais mal.

J’enfilais mon bonet et je regardais la silhouette de Pascal s’éloigner en courant. Caroline est sortie.

  • Alors? Comment ça va? J’ai entendu dire qu’il y avait des problèmes entre Layne et toi?
  • Caroline, tu ne m’aime pas et je ne t’aime pas, alors laisse tomber.
  • Je vois que tu cours direct vers de Pascal dès que tu te fais larguer hein?

Je n’allais pas me casser la nénette à lui répondre. Pétasse. Je me suis tirée. J’avais d’autres chats à fouetter.

Ce n’était pas possible d’annuler avec Brian. Quant je l’ai appelé, il m’a annoncé l’heure du départ, impatient de quitter la ville et de passer du temps ensemble comme on le faisait avant. Je n’ai rien osé lui dire. Encore plus tragique,  je n’osais pas appeler Pascal  pour essayer de lui expliquer et les heures tournaient...

Finalement, c’est Pascal qui m’a rappelé après sa réunion. Sa voix était tendue. J’ai essayé comme j’ai pu de lui expliqué, mais tous mes efforts ne servaient pas à grand chose, Pascal semblait déçu. Je ne pouvais pas y changer grand chose.

J’avais peur de faire figure d’une autre des femmes de sa vie qui le decevait et lui faisait du mal. Vraiment pas très cool. Merde, à sa place je serais hyper déçue et je lui en voudrais à mort. Quelle poisse.

On est arrivé assez tôt au chalet. Je me sentais détendue d’être partie malgré la désagréable impression que j’avais peut-être fait une connerie. Mais j’étais contente d’être loin. Le chien lui était ravie de pouvoir courater dans tous les sens.

Dans la soirée, quelques potes à Brian sont venus nous rejoindre. Les potes à Brian sont un peu comme les miens. Faire la foire jusqu’au matin en jouant à des jeux de boissons débiles. De vrais fanfarons. Boire jusqu’au matin... ouais hum, j’avais l’impression d’être avec mes potes. Ils ont voulu aller en boîte, moi non. Finalement, pour faire plaisir à Brian, j’y suis allée. Ce n’était pas si mal. J’ai dansé jusqu’au matin et j’ai pas mal bu aussi, mais je me suis bien défoulée et bien amusée.

Un peu moins le lendemain matin...

*    *    *    *    *

Contente d'être partie!  - (6fev 09 -ven)

Publié dans diary, le journal de janedo

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36 - Le Passé de Pascal, Jess et Layne

Publié le par JaneDo


Pour ne pas devenir un boulet pour Brian, étant donné que j’avais passé la soirée chez lui, j’ai accepté l’invitation de Thomas. Après tout, Brian et moi allions passer le week-end ensemble.

Hahhh, j’adorais vraiment être en compagnie de Thomas, il est amusant, toujours quelque chose à raconter, pas besoin de se creuser la tête pour des sujets de discussions. Je me faisais juste un peu de soucis que Layne finisse par me retrouver chez lui. Je crois que Thomas était content d’avoir trouvé une excuse pour ne pas sortir ce soir. Bon, il ne sait pas cuisiner, alors en général, s’il ne se repose pas sur le service “resto Pascal”, il se fait livrer, sinon, c’est des repas micro-ondes. Ce soir, je n’avais pas envie de cuisiner non plus, et manger chinois, j’adore ça.

Je crois que Pascal savait que j’étais à l’étage et j’étais un peu étonnée qu’il ne soit pas passé encore. J’essayais quand même de ne pas trop y penser, ce ne serait pas chic vis-à-vis de Thomas.

Thomas me racontait leurs récentes sorties et des nouvelles personnes qu’ils avaient rencontrés et certains qui sont venus se greffer au groupe avec moultes détails. C’était amusant.

Thomas avait entendu la nouvelle de notre rupture par Layne lui-même. Il m’avait cherché partout... aussi chez Thomas. J’avais raison, donc ce n’était pas vraiment une bonne idée de rester là. J’imagine que si Layne le lui demandait, il n’irait pas jusqu’à mentir à Layne en lui disant que je n’étais pas chez lui. Embêtant.

Apparemment, Layne n’avait aucune idée pourquoi je ne voulais pas lui parler, ni pourquoi je le fuyais (mouais... ben voyons!). D’après ce qu’il avait raconté à Thomas; j’étais passée à l’hôpital et sans raison, j’ai détalé et depuis je ne lui répondait plus. Hum... je vois qu’il avait omis de dire qu’il était avec Miss Tennis. Je n’avais pas spécialement envie d’en parler, ça me foutait direct en rogne. Comment expliquer que je lui en voulais de n’avoir pas trouvé le temps de m’appeler mais celui d’en appeler une autre!!!

Mais avec Thomas, c’était peine perdu d’essayer de cacher des choses. Il avait l’art d’insister jusqu’à ce qu’on crache le morceau. Alors, j’ai craché. Je ne connaissais pas le nom de la miss, et là, je ne voulais pas que Thomas sache que je l’avais baptisée “Miss Tennis” parce que je l’avais vue avec lui là-bas. Ça, c’était mon petit secret.

  • -Même ce soir là, il ne m’avait pas appelée. Par contre, quant je suis arrivée, il tenait une nana dans ses bras... Il avait trouvé le temps de l’appeler, elle!

Je me suis rendue compte en le lui racontant, que ça ne tenait pas la route. Ça m’avait fait pété un câble parce que je savais QUI c’était et qu’il avait dû l’appeler. Sans connaître les détails du comment je le savais, ma réaction pouvait paraître un tantinet exagéré. Mais tant pis, je n’allais pas m’étaler là-dessus.

Thomas bien évidemment a essayé de me dire que ça pouvait être quelqu’un de la famille de Carlos, ou encore sa petite amie... Ouais, évidemment il pouvait penser ça, mais moi je savais que ce n’était pas une sœur, une cousine ou sa petite amie... Ils l’avait rencontrée au tennis. Elle n’avait aucun lien de parenté avec Carlos, c’était la petite copine cachée de Layne, pas de Carlos.

Mince, j’allais passé pour une tarée si je ne lui laissais pas la possibilité de me parler. Hum... trop facile... Lui laisser le beau rôle, no way! Mais (soupir), je n’étais pas encore prête à l’affronter.

Quant je pense qu’il m’avait dit que ma présence le rassurait et qu’il n’était bien que quant il était avec moi, ça me me foutait en colère parce que je l’avais cru. En fait, je crois que j’étais fâchée contre moi-même. Bécasse. Heureusement que certaine fumée n’avait pas de couleur, parce que d’y penser, ça me faisait grimper les tours et de la fumée me sortait par mes oreilles. J’étais encore trop en colère.

Bah... je ne voulais pas penser à lui.

Avant de me coller contre Thomas et de me la couler douce pour la soirée, je décidais de mettre un point final aux “je ne comprends pas et je ne sais pas ce qui se passe de Layne”. Je lui ai envoyé un message; “Toi et moi, c’est fini. Je ne veux plus te voir. Je ne veux pas de tes explications, ça ne m’intéresse pas. Tu peux continuer à prendre qui tu veux dans tes bras. Inutile de m’envoyer de sms, je ne lis pas tes messages. Salut”.

  • -Aoutch... T’es un peu dure tu ne crois pas? Tu devrais au moins lui laisser une chance de s’expliquer?
  • -Tssss... Tu prends son parti maintenant?
  • -Non... mais... Bah, fais ce que tu veux, après tout, ce serait prêcher contre ma paroisse!
  • -Hein? Ça veut dire quoi?

Il est devenu tout rouge. Mais, je crois que je devinais ce qu’il essayait de dire; il avait peut-être une chance maintenant que Layne était hors du tableau. Aïe! Comment lui dire que ça n’arrivera pas. A peine le message reçu, Layne a essayé de me joindre alors j’ai coupé mon natel. Pas question que je lui parle.

:( Je sais pas si j’en étais heureuse!

Pascal avait essayé de me joindre, mais je n’avais pas osé lui répondre devant Thomas, alors je lui avais juste envoyé un petit message pour lui expliquer et dire que j’étais avec Thomas. Il m’avait alors envoyé un message, mais je n’avais pas osé le lire non plus, ni répondre. Thomas observait tout et ça me gênait beaucoup.

  • -Tu sais Pascal n’était pas du tout comme ça avant. Depuis qu’il est sorti avec Jess, il a changé. Elle lui faisait des scènes incroyables et des coups de revanche terribles. Je ne sais même pas pourquoi elle est comme ça et je ne devrais pas dire ça, c’est ma sœur, mais... elle était d’une jalousie féroce. Pascal était amoureux fou d’elle et la suivait partout comme un petit chien. Je crois qu’il n’était même pas conscient de l’effet qu’il faisait sur les filles. Il était juste sympa avec elle, mais Jess ne supportait pas qu’il parle ou ne serait-ce qu’il regarde une autre fille, sinon elle lui faisait une scène, le punissait en refusant de le voir ou qu’il porte ses livres. C’était... terrible.
  • -Mais c’est quand même elle qui a fini par le plaquer, non?
  • -Ouais... Je sais pas si c’était encore une punition ou si c’était vraiment sérieux. De toute façon, ce n’était pas la 1ère fois, et chaque fois, elle sortait avec tout un tas de garçons et lui restait à attendre. Mais Layne... ça... heum... suis désolé, je...
  • -Hé ça va... Pourquoi tu n’aurais pas le droit de prononcer son nom. Je ne suis pas si fragile, ça ne me gêne pas du tout.
  • -T’es sûre?
  • -Sûre.

Bien sûr que ça me faisait quelque chose, mais j'aimais entendre parler de Pascal. Et il fallait que je me fasse une raison et que je m'habitue. Pourtant, c'était dur d'entendre parler de lui, et l'air de rien, il avait prit de la place dans ma vie, et... il me manquait

Poisse, non, non et non. Il ne me manque pas :( De toute façon, j'avais bien fait de le plaquer avant qu'il ne le fasse! Là, ça aurait fait plus mal.!

  • -Je disais que Layne, c’était la goutte de trop. Et je crois qu’elle en était amoureuse en plus. Entre Pascal ça avait été la guerre dès l’arrivée de Layne dans notre entourage. Layne n’avait pas arrêté d’essayer de provoquer Pascal et quant Jess l’a plaqué pour sortir avec Layne, c’était... juste une fois de trop. Je suis sûr que Jess pensait que si ça ne marchait pas avec Layne, Pascal serait là à l’attendre, mais il y a eu Cassandra... Malgré ça, elle était sûre qu’il lui suffirait de claquer des doigts et ça n’a pas marché comme ça. Quant Layne l’a laissé tombée, elle est retournée vers Pascal, mais rien à faire. Il aimait Cassandra et malgré toutes ses larmes, tapé du pieds, menaces, il n’y a eu rien à faire.
  • -Pourquoi ça s’est terminé entre Jess et Layne? Tu disais qu’elle était amoureuse de lui.
  • -Ohrrrh, Layne ne reste jamais longtemps avec une fille. Il s’en... heum...
  • -Allé... raconte.
  • -Il s’ennuie assez vite, ou le challenge, je sais pas... Trop de filles, pas assez de temps, tu connais sa phrase fétiche!

J’ai rigolé; oui, je connaissais. L'empêche pour sa défense, je pensais qu'il n'avait pas tout tord; la vie est courte!

  • -Tu es une des 1ère avec qui il est resté si longtemps. Peut-être pour ennuyer Pascal, je sais pas. Et je crois bien la 1ère à le plaquer. Il était temps!
  • -Hein?
  • -Tu es sûre que c’est terminé? Il ne te manque pas un peu?

Ha-là, je ne savais pas quoi lui répondre. Étonnamment, il me manquait ce voyou, mais en même temps, quant je pensais à lui, la colère remplaçait vite tout autre sentiment. Oui, c’était fini, oui, il me manquait... Mais est-ce que je pouvais vraiment dire ça à Thomas? S’il le répétait à Pascal, j’en rougirais. Arfff!

  • -Il me manque comme une habitude, une commodité... mais oui, c’est terminé.
  • -Tu l’aime non?
  • -Ça... je n’en sais rien. Je l’aimais bien, on s’amusait bien.

Thomas avait le DVD de BatMan “The Dark Knight” avec Heath Ledger. Il savait que j’avais envie de le voir, mais, j’avais encore mal au coeur en pensant à Heath. J’ai toujours de la peine à le regarder, je n’étais pas encore prête pour regarder un film de lui. La tristesse de sa mort me touchait encore trop. Je préférais regarder autre chose.

  • -J’ose te poser une question super indiscrète et perso?

Je pensais qu’il allait me poser encore des questions sur Layne et je n’avais plus envie de parler de Layne. Assez. Je ne voulais même pas penser à lui, parce qu’immédiatement je voyais des visages de filles défiler et ça m’énervait.

  • -Hmmmm... non... Je crois qu’on a assez parlé du passé. Qu’est-ce qu’on se tape comme film? Quelque chose de drôle si possible...

    *    *    *    *    *

    Le Passé de Pascal, Jess et Layne  - (5fev 09 -jeu)

Publié dans diary, le journal de janedo

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35 - Exil chez Brian

Publié le par JaneDo


On a pris notre café ensemble le matin avant que Brian ne parte au boulot. Layne ne savait pas à quel point je pouvais être têtue. Sans prendre la peine de les lire, j’ai commencé à effacer tous les messages qu’il avait passé la nuit à m’envoyer. Tsss, tout à coup, il trouvait le temps de m’appeler et de m’envoyer des messages hein! Ça me mettait encore plus en colère.

Avant que j’ai pu terminer mes effacements, Brian m’a arraché le natel des mains. Il était curieux et voulait de lire les messages de Layne, et je m'en fichais tant qu’il ne me disait pas ce qu’il y avait dessus. Il a lu ceux qui restaient et les a effacé ensuite. Il rigolait. J'ai évité de suivre les haussements de sourcils, les gros yeux et tous les mimics qu'il faisait, ça m'aurait perturbée.

Il a voulu essayer de m’en parler, mais je ne voulais rien entendre. Alors je lui ai raconté ce qui c’était passé ces derniers jours, avec le copain de Layne à l’hôpital et tout, et comme il n'avait pas trouvé le temps de m’appeler.

  • Peut-être qu’il y a une explication toute simple, mais tu devrais au moins prendre la peine de l’écouter.
  • Tu avais promis...
  • Ok. Mais les 1ers messages demandaient pourquoi t’étais partie comme ça? C’est bon signe.
  • Brian... Tu avais promis de ne rien dire si tu les lisais. C’est justement pour ça que je ne les lis pas. Je ne veux rien savoir.
  • Très bien. Zip. Je la ferme, je ne dirais plus rien.

J’avais aussi un message de Patricia pour dire que Layne était passé à la maison, et qu’il n’était pas jovial de ne pas m’avoir trouvée. Ouais... Son 2ème message me disait que Layne était repassé plus tard encore. Comme je n’étais toujours pas là, ils sont restés à discuter puis il a fini par dormir à la maison. J’avais bien fait de rester chez Brian, pas question que je lui parle. Il avait voulu savoir si j’en avais parlé à Pat, ce qu’elle savait. La pauvre, ne savait rien, ni qu’on était fâché et ni qu'on était plus ensemble. J'espérais aussi qu'elle n'avait pas trop parlé...

  • Hey, tu peux rester ici quelques jours si tu veux?

Je ne savais pas, mais sûrement ce serait pratique d’avoir un endroit où me cacher si Layne s’avisait de repasser à la maison, ce qu’il ferait sûrement ce soir s’il était malin.

Après tout, j’attendais cette rupture qui me simplifiait la vie, alors pourquoi j’avais mal au coeur?

Il avait été vraiment amusant et parfois, c’était vraiment chouette d’être avec lui. Il n’avait pas été un petit ami trop casse-pieds. Anyway, c’était terminé. Il n’y avait pas à revenir là-dessus. C’était mieux pour tous les 2 de toute façon.

L’après-midi, je l’ai passé avec mes 2 petits mecs de 6ans et l’autre petit mec de 4 pattes. On a été jouer dans la neige. Je suis rentrée sur les rotules après avoir déposé les enfants chez leur parents. J’étais gelée... Hahhh, les enfants ça crève!
Je savais d’avance que je ne sortirais pas jeudi soir pour éviter de le croiser.

Pour le week-end, Brian m’avait proposé de faire une petite escapade, loin de la ville, question de prendre l’air et comme je voulais éviter Layne... J’ai accepté. Le seul bémol était que je ne verrais pas Pascal. Ça me mettait la boule à l’estomac, j’avais envie de le voir, mais je ne voulais pas tout à coup le pousser à me voir sans arrêt comme si je voulais remplacer Layne.

En fait, j'avais un peu peur de voir Layne et de finir par flancher. Ce serait comme si je lui donnait un "Va-Tout" pour recommencer, et il ne prendrait pas au sérieux mes humeurs.

Gros soupir... J’irai en week-end avec Brian.

*  *  *  *  *

Exil chez Brian - (4 fév. 09 -mer)

Publié dans diary, le journal de janedo

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34 -- Sayonara Layne!

Publié le par JaneDo


Et dire que j’avais eu la bêtise de croire qu’il avait besoin de moi. J’ai tout laissé tombé pour être le plus possible avec lui pour le soutenir moralement, ça me foutait la rage. Encore une fois où j’ai eu la connerie de baisser ma garde. Les boules

J’avais dit à Layne que je ne pourrais pas passer à l’hôpital ce soir parce que je devais filmer des trucs pour mon boulot. Avec le retard que j’avais pris, il fallait que je bosse un peu en attendant qu’il rentre.

Et le voilà assis là, dans la salle d’attente... Layne et Miss Tennis. Il avait passé son bras autour de ses épaules, la serrant contre lui, et elle, elle appuyait sa tête sur son épaule. Ils avaient l’air d’un gentil petit couple.

Pauvre? Mon œil. Pauvre crétin oui! Et dire qu’il n’avait pas trouvé le temps de m’appeler! Il avait pourtant trouvé le temps de l’appeler, elle! Ce qui me rendait folle de rage, c’était de l’avoir cru. De m’être ramollie devant sa mine déconfite et abattu.

En ce moment, il n’avait pas l’air si abattu que ça! Et dire que je m’étais sentie coupable de ne pas pouvoir venir à l’hôpital, grrrr. J’avais fait des sandwichs maison pour qu’il mange quelque chose. En les voyant comme ça, mon sang n’a fait qu’un tour.

Les dés étaient jeté; Sayonara Layne!

J’ai fait quelques pas dans sa direction. Je voulais qu’il me vois, qu’il sache que je l’avais vu, et l’expression de culpabilité sur son visage me suffisait. Il y avait une poubelle tout près, donc j'ai bazardé les sandwichs dans la poubelle avant de faire demi-tour. Inutile de discuter, je pense qu’il devait savoir exactement à quoi s’en tenir. Moi aussi.

Layne n’avait pas même fait un geste pour la lâcher, rien. Elle m’a regardé comme si j’étais un peu transparente, peut-être un peu interloquée par la tête que faisait Layne. Il n’a rien fait pour me courir après au moins pour se justifier un peu, rien. Tant pis et tant mieux.

J’avais retrouvée le sourire en rentrant chez moi, question de garder la face devant Patricia, mais c’était un faux sourire, j’avais encore les boules. J’étais tellement furieuse que j’en tremblais.

Chaque fois qu’on est trop gentille avec un mec, ça donne ça. Ça m’apprendra. Finalement, le seul avec qui je pouvais un peu me laisser aller à ma vrai nature était encore Pascal... et Brian. Fallait que je me calme. Je sentais les larmes essayer de faire surface, mais il n’était pas question que je pleure, pas maintenant. Oh, je fulminais. Si seulement je pouvais aller courir un peu, ça me défoulerait, mais il y avait trop de neige.

Le plouk essayait de m’appeler... Non mais! Il n’avait pas jugé utile de bouger ses fesses et il pensait qu’un coup de fils ferait l’affaire? A d’autres! Avec moi, ça marche pas. Il n’avait qu’à aller faire dans sa caisse. S’il pensait que j’allais lui répondre, alors il était dingue.

Je ne pouvais pas envoyer de messages à Pascal, c’était le soir donc, Jess pouvait être dans les parages. Ce n’était pas parce qu’elle savait que j’avais le droit de faire n’importe quoi. Ciel, j’avais envie de l’entendre.

Après avoir pris le temps de jouer mon rôle de “Tout Baigne”. Je me suis retirée dans ma chambre... J’avais besoin de voir Brian. Évidemment, si j’avais pu, j’aurais préféré Pascal, mais Pascal était avec sa jolie petite femme, et je n’allais pas aller m’effondre dans ses bras à cause d'un autre mec, tout de même.

Cela faisait un moment que je n’avais pas vu Brian, ce qui fait que j’avais comme un espèce de timide anticipation en arrivant chez lui. Trop chou lui de toujours répondre présent pour moi. Vraiment, vraiment adorable. Mais bon, de toute façon, je n’avais pas envie de m’effondrer non plus sur lui. Je verrais bien quant je programmerais ma petite séance de larmes.

Brian devait sûrement être mon âme sœur. Il me comprend sans que j’ai vraiment besoin de parler. Est-ce que moi, je le comprenais, ou est-ce seulement à sens unique? Hein? Peut-être que je suis un peu égoïste de profiter autant de sa gentillesse! Ciel, en 2 jours voilà que je me suis posée cette question pour la 2ème fois; 1 fois concernant Thomas et maintenant Brian. Aurais-je des cas de conscience ou est-ce que je traverse une passe?

Il m’a raconté tout ce que j’avais loupé ces derniers temps concernant sa vie; les nanas, les bons ou mauvais moments. Lui aussi avait eu un gros rhume et était resté à la maison plusieurs jours. Je ne l’avais même pas su. Je me sentais un peu coupable pour ça.

Brian était mort de rire d’apprendre que j’avais encore Pat comme scouateuse. Pas drôle pourtant! Il a voulu savoir où j’en étais avec Pascal et Layne. J’avais pas trop envie d’en parler, mais pour finir...

Je lui ai raconté le petit piège que Jess m’avait tendu le dimanche avant de partir pour l’Angleterre. Brian était mort de rire encore. Il trouvait que ça allait encore, parce que j’aurais pu me pointer à poil sous un manteau de fourrure, et là, ç’aurait été du plus bel effet. Iiiiahhh, heureusement que non, c’était pas mon style de toute manière.

Comme Akemi-sama et Calicia (KaZéo friends), Brian pensait qu’il serait bien temps de lui donner une bonne leçon, elles n’avaient pas tord. Schelby et avant cela Calicia (KaZéo friends) m’avaient toujours dis de me méfier, qu’elle risquait de me jouer de mauvais tours bien avant... Elles avaient du nez et avaient deviné longtemps à l’avance, et moi qui vivait dans ma bulle... Ciel, elles avaient tellement raison. Brian aussi pensait que je devais me méfier et être prudente, Jess n’allait pas se laisser faire, ça pouvait aussi déclencher une sorte d’escalade en petite gué-guerre entre filles laissant Pascal le cul entre 2 chaises. Brian m’a demandé si j’étais prête à supporter que Pascal prenne le parti de Jess? Il était presque obligé, après tout, c’était sa femme!

Waouhhh, j’avais pas pensé à ça. Même, j’avais toujours pensé qu’il prendrait automatiquement mon parti... Ça risquait de me blesser, même si c’était plus que normal qu’il prenne la défense de Jess. Est-ce que j’arriverais à trouver le moyen de lui donner une leçon sans mettre Pascal au beau milieu? Brian pensait que même si j’y arrivais, Jess de son côté le mettrait en plein milieu, ça faisait partie du jeu! Berk...

Alors, il fallait que je me blinde pour ne pas me sentir frustrée? Mince, ça allait quand même faire mal et je n’étais pas sûre de pouvoir le supporter!!!

Layne a passé toute la soirée à essayer de me joindre. Pfff... Va te faire...

J’ai dormi chez Brian, question de ne pas être tentée de laisser Layner entrer chez moi et écouter ses explications et excuses bidons. Il pouvait toujours me chercher, en tous cas ce soir, il ne me trouvera pas.

*   *   *   *   *

Sayonara Layne ((3fev.09 -mar)

Publié dans diary, janedo, journal

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33 -- Carlos sort du coma

Publié le par JaneDo

 


Ça allait être difficile de voir Pascal cette semaine. De toute façon, je n’avais pas vraiment le coeur à ça. Je ne pouvais pas trouver le plaisir d’être dans les bras de Pascal pendant que Layne souffrait. Ciel, je devais être complètement idiote, je suis presque sûre que dans le cas contraire, il en aurait rien à fiche. Afff, ma foi... on se refait pas!

J’ai quand même fini par accepté d’aller manger avec lui à midi. On a pas eu beaucoup de temps parce que Caroline et d’autres collègues à lui sont venus scouater à la table. C’était pas génial parce que je ne pouvais pas participer à la plupart de la conversation qui concernant le boulot ou des collègues à eux. Je me sentais légèrement mis à l’écart. Comme on s’était mis face à face pour manger en tête à tête, j’ai eu une crampe en voyant Caroline s’asseoir à côté de lui. Et vas y que je te touche le bras, et hop l’épaule, et que je m’appuie... Peste. Elle le faisait exprès. Pascal m’a ensuite raccompagnée à ma voiture. On a pas discuté longtemps parce qu’il faisait bien trop froid et moche et ses collègues n’étaient pas loin.

Je savais qu’après son travail, Layne voudrait sûrement passer à l’hôpital, ensuite on irait dormir chez lui. Il n’avait pas trop envi de se taper Patricia ce soir, elle parle tout le temps et ça le saoûlait un peu! Layne avait besoin de moi, apparemment ma présence, même silencieuse, le rassurait et ça, ça m'a fait plaisir de l'entendre.

Son copain est toujours dans le coma et Layne restait assis près de lui sans rien dire.

Je me demandais ce qu'il pouvait bien penser dans ses moments là.  C'était drôle de le voir se faire tellement de soucis pour quelqu'un. Est-ce qu'ils étaient si proches?  Je ne l'avais jamais rencontré avant, c'était bizarre.

Les seuls moments où Layne quittait la chambre était lorsque les parents à Carlos étaient là. Je pensais que ce serait bien qu’il lui parle, même s’il ne l’entendait pas tout le temps, les quelques mots qu’il entendrait au passage serait bénéfique à son rétablissement. Ça c’était mon avis. Layne n’était pas sûr que quant quelqu’un était dans le coma, il puisse entendre quoi que ce soit.

On en savait encore rien avec certitude, même aujourd’hui au 21ème siècle. Mais à mon avis, par moment, la personne capte ce qui se passe autour de lui. Pour moi, c’est comme quant on dort. Il se peut qu’on ait pas l’impression d’entendre, mais parfois, ça nous suit en rêve, ou encore, on capte un bout et on transforme ça en quelque chose, peut-être en souvenir? J’étais occupée à lui expliquer ça et Layne a eu l’impression que Carlos avait bougé les doigts. En tous cas, son scanner cérébrale sur le moniteur a fait des sauts.

Évidemment, l’infirmière lui dira que c’est que normal, mais je crois que, soit il nous entendait, soit il est parti en rêve en ayant capté quelques mots et notre présence.

De toutes façons, il a capté nos voix. Comme quant un bébé est en gestation, l’embryon reconnaît l’intonation de la voix de ses parents et de ses proches. Donc qu’on ne vienne pas me dire qu’une personne dans le coma n’entend rien. Ça, je ne le croirais jamais.

Je restais à observer son copain et j’étais presque sûre que ses sens de l’odorat pourraient l’aider et le stimuler. Je m’étais renseignée sur ses plats préférés, s’il avait une copine; le parfum de sa copine. Des renseignements utiles pour mettre à exécution une petite idée qui me trottait dans la tête pour le sortir de son coma. De plus, je ne sentais plus de petit nuage noir flotter autour de lui, alors ça me donnait le courage d'essayer quelque chose.

J’ai cru remarqué, les fois où j’avais croisé sa mère, qu’elle mettait toujours le même parfum. Layne m’avait dit qu’ils étaient très proche. Alors, en la croisant, je l’ai reniflée. Ensuite, j’ai fait confiance à mon odorat. J’ai passé toute l’après-midi à renifler des tonnes de parfums. Et j’ai trouvé.

J’ai demandé à Layne de descendre me chercher un café et j’ai mis mon plan à exécution.

J’ai arrangé les coussins derrière sa tête question de pouvoir me pencher sur lui et lui faire respirer mon odeur.

Au cas où les infirmières surveillaient, pas que je paraisse trop bizarre. Je ne le connais pas, mais il fût un temps où j’avais voulu devenir infirmière, mais la vue du sang, iak... mais je pouvais apporter un brin de soutien. Si ça ne marchait pas, ben, personne ne le saurait et de toute façon, ça ne pouvait pas faire de mal.

Son bidule électrique a commencé à faire des soubresauts chaque fois que j'effleurais son visage. J’ai même cru voir ses paupières bouger, alors j’ai recommencé. Layne a surpris mon petit manège, mais il n’a pas eu le temps de dire quelque chose, une des infirmières est entrée pour contrôler le moniteur et prendre sa tension. Elle nous a demandé de bien vouloir sortir et a appelé le médecin. J’ai eu une petite minute de frayeur en me disant que c’était peut-être pas très bon signe, mais j’ai vite compris qu’il se réveillait.

YES! Ça avait marché, trop cool. Merci à la télévision, aux films hollywoodiens, à internet, à ce qu’on veut, parce que j’avais dû voir ça quelque part, ou sinon, c’était une simple intuition. Je me demande pourquoi on en parle pas plus souvent, pourquoi les médecins et hôpitaux n’utilisent pas de simples procédés reliés à nos 5 sens???

Ses parents ont été appelés et se sont précipités dans la chambre. Sa maman pleurait de joie. Il y en avait un qui était aussi soulagé; Layne. Je crois que la visite pour nous était terminé. Carlos n’aurait sûrement que le droit de voir ses parents, ensuite, l’hôpital le mettrait sûrement au repos.

Layne lui a fait signe par la vitre et on est parti.

Peut-être l’après coup, le contre-choc ou un truc du style, mais Layne n’a pas fait long feu. Il était tellement crevé qu’il s’est aussitôt endormi sur le canapé. Le pauvre, il devait vraiment être raide.

*   *   *   *   *

Carlos est sorti du coma (33/2009 - 2fev.09 -lun)

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32/2009 -- Encore Un Autre Thomas

Publié le par JaneDo


Dimanche - 1er Février 2009 - 32/2009 - Encore Un Autre Thomas

Layne s’est réveillé en sursaut le matin après avoir passé une nuit agîtée.. Après avoir pris le temps d’avaler un café en vitesse, il est reparti pour l’hôpital. Je lui ai dit que je passerai plus tard et que s’il avait besoin de quelque chose... Je doutais qu'il m'appelle de toute façon pour quoi que ce soit.

Je me suis larvée le reste de la journée, mais avec quelque part dans un coin de ma tête, des pensées pour le pauvre gars à l’hôpital entre la vie et la mort. Carlos.

Je n’avais pas eu de prémonitions spéciales à propos du blessé. Peut-être parce que je ne le connaissais pas? Mais j’avais l’impression que ça ira pour lui., il ne risquait pas grand chose. J’étais presque sûre qu’il n’allait pas y rester, sinon, je crois que je l’aurai senti. Je n’avais pas eu de pression dans la poitrine, pas de difficultés à respirer, pas de boule à l’estomac même si j'exècre les hôpitaux. Rien, donc, il s’en sortira. Tout de même, je ressentais comme une sorte de nuage noir plannant autour de lui, sans pour autant pouvoir décerner pourquoi. Comme un goût de cendre.

Je ne savais pas comment interpréter mes impressions. Je sentais qu’il n’était pas en danger de mort, mais je ressentais quelque chose d’autre, et cette chose, je ne pouvais que le comparer à un nuage noir. Si je devais comparer à un goût ou une odeur, alors la 1ère chose qui me venait, c’était les cendres . Je n'étais pas sûre de ce que c’était sensé dire. Normalement; les cendres pour moi, représente la mort ou proche de la mort. J’essayais de rechercher dans ma mémoire si j’avais déjà ressenti ce genre de chose dans d’autres situations pour essayer de comprendre, mais rien ne me venait en tête.

Je n’avais pas trop envie de passer ma journée à l’hôpital, pourtant, ç’aurait été bien que je sois auprès de Layne. Je savais qu’il en avait besoin. En fin de journée, Thomas m’a appelée. Il connaissait aussi Carlos et venait d’apprendre pour son accident. On a décidé d’aller ensemble à l’hôpital.

En arrivant devant le bâtiment, j’avais cru reconnaître Miss Tennis. Mais qu’est-ce qu’elle ficherait là? Peut-être qu’elle était infirmière? Non, je devais m’être trompée parce que je ne la connaissais pas si bien. Je connais sa silhouette et son type de cheveux et coiffure, mais je ne connais pas vraiment son visage. En tous cas, il m’aurait été impossible d’en faire un portrait robot. En fait, je la reconnaissais quant elle était avec Layne, parce que d’après l’aspect, je savais que ce n’était personne d’autre, mais dans la rue, ou même dans un resto ou autre, si Layne ne lui parle pas, je ne pourrais même pas être sûre si elle était à côté de moi, c’est pour dire!

Je suis très vite devenue invisible avec la présence de Thomas. Il a discué un moment avec Layne pour connaître la situation. Encore un côté de Thomas que j'avais rarement eu l'occasion de voir. Il est tellement... Il prend le contrôle. Vraiment un nouvel aspect de Thomas. Il avait le don de calmer le jeu. Il a demandé des nouvelles, a discuté avec quelques médecins, est passé dire quelques mots aux parents de Carlos et a réussi à obtenir que ses parents puissent l’approcher même si ce n’était que quelques minutes. J’étais en admiration. Layne n’avait pas osé entrer dans la salle d’attente des parents et ne leur avait pas parlé de tout le temps qu’il avait passé à l’hôpital. Il devait être plus impressionné par tout ça que je ne le pensais. Thomas a même réussi à tirer Layne jusqu’au réfectoire pour lui faire manger quelque chose. C’était vrai que je me sentais drôlement rassurée par sa présence.

Thomas m’a proposé de passer chez lui et de manger quelque chose ensemble. J’ai accepté.

Je lui ai dit que j’avais admiré la manière qu’il avait rendu les choses moins sombres à l’hôpital, sa manière d’être toujours à l’aise partout, de savoir quoi dire à n’importe qui et qu’il m’avait impressionné. C’était vrai qu’il avait été drôlement incroyable.

J’ai eu une drôle de pensée... Si je devais être prise en otage ou si je devais aller à l’hôpital dans des circonstances qui me terrorisaient, j’aurai voulu qu’il soit là.

  • Hé, c’est quoi ce regard? Ce regard que tu viens d’avoir là, à l’instant. Traduit la pour moi...

Je ne savais pas duquel il voulait parler, parce que je ne savais pas celui qu’il avait capté; celui où j’aurai voulu qu’il soit à mes côtés en cas de danger? Ou celle ou je me demandais si je n’étais pas en train de... de... non? Ou encore celui ou je me demandais pourquoi je pensais à une chose pareille?

Thomas était adorable comme à son habitude et je n’avais pas vraiment envie de rentrer. J’aurai voulu encore rester avec lui, mais... je ne voulais pas lui donner de fausses idées, alors je suis rentrée.

Il y avait de la lumière chez Pascal. Je me demandais ce que lui et Jess pouvait bien faire. Il n’a pas dû se douter que j’étais à l’étage juste au-dessus de sa tête, je ne lui avais rien dit. Est-ce qu’il pensait à moi?

Ce soir, je ne pouvais pas le voir, pas avec Layne dans cet état de stress moral. Je ne me serais pas sentie à l’aise. Par contre, j’étais surprise de me sentir bien avec Thomas. Je me sentais “mello” et il le savait. Je ne sais même pas pourquoi. Avec Thomas c’était agréable, je ne sentais aucune pression, je pouvais être moi, je n’avais pas besoin de chercher des sujets de discussions, tout venait naturellement. J'avais un peu trop tendance à me reposer sur lui, sur son amitié, fallait que j'arrête ça. Je risquais de lui faire du mal sans le vouloir.

Hum... J’aimais beaucoup être avec lui... Il m’avait manqué ces derniers temps!

Thomas m’a proposé de dormir chez lui. En d’autres circonstances, il n’aurait pas eu besoin d’insister autant pour que j’accepte. Là, c’était pas possible que Layne rentre et ne me trouve pas à la maison. Ce serait vraiment pas très cool. Je lui ai dit que j’aurai bien voulu. C’était vrai. J’aimais cette gentille tendresse avec laquelle il me couvait depuis qu’on était rentré. Ciel... qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi est-ce que j’avais tellement besoin de tendresse ces temps-ci? Pas normal.

*   *   *    *   *

Encore un autre Thomas  (32/2009 - 1er fév.09 -dim)

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31 -- C'était un accident

Publié le par JaneDo

 


Rien ne m’énerve autant que quant on prend ma maison pour un hôtel “porte ouverte”. Grrr. Hier, je n’avais pas vu Layne, ça c’est rien, mais aucune nouvelle non plus! Pas un petit message ou un coup de fils pour demander “chien ça va?” ou “j’ai un truc ce soir, ne m’attend pas!”, donc j’étais pas vraiment de bonne quant il s’est pointé au matin vers les 6h. Non mais!

 

Je ne suis, non plus pas du genre, à poser mille questions comme si j’étais chargée de connaître les moindres détails de son existence. S’il ne voulait pas me dire, je ne crois pas que cela aurait posé de problèmes. Mais rien...

Après avoir passé la porte, il m’a juste marmonné qu’il était crevé et s’est couché.

J’étais trop surprise pour lui dire de faire demi tour et retourner d’où il venait, et il avait vraiment l’air crevé. Layne  a encore marmonné qu’il était désolé pour hier soir et il s’est presque aussitôt endormi. J’avoue que j’ai eu pitié. Il a une chance terrible, c’est que suivant le comportement, je pardonne très vite, et quant il s’est serré contre moi en s’endormant aussi vite, ma petite fureur est passé aussi vite.

Hier soir, Layne a passé la soirée à l’hôpital, un de ses bon copain avait eu un accident. Il s’est excusé parce qu’il aurait pu s’absenter un moment pour m’appeler, mais il était inquiet parce que ça avait l’air assez grave. En fait, aussi surprenant que ça puisse paraître, ça l’avait tétanisé et il s’est retrouvé incapable de faire quoi que ce soit d'autre, à part attendre.

Hier soir, Layne était redevenu un petit garçon qui avait eu peur et il avait sûrement été complètement perdu. C’était probablement la 1ère fois qu’il était confronté à quelqu’un de proche qui risquait de mourir et il a eu peur. Ça lui arrivait parfois et c’était attendrissant. Il faisait tout pour ne jamais montrer ce côté de sa personnalité et c’était bien dommage.

J’étais contente de n’avoir pas renchéri là-dessus en le fichant dehors ou à lui faire une scène. Je remerciais le ciel d’avoir mon caractère.

Au réveil, il n’était pas très bavard et je remarquais son regard un peu hagard. Alors, comme la majorité des femmes dans ces moments-là, on a une montée de tendresse et on en couvre celui ou celle qui en a besoin. Layne s’est très vite détendu et m’a tout raconté. Il a parlé de leur enfance, de leur amitié. Il se pouvait que son copain reste paralysé et ça le choquait.

Avec Pascal, on avait prévu de se voir ce soir, mais je ne me sentais pas à l’aise d’aller m’amuser quant Layne était dans cet état. Ça n’aurait pas été très joli de ma part alors je lui ai envoyé un message après le départ de Layne pour l’hôpital pour annuler. Finalement, ça arrangeait aussi Pascal, ils avaient un truc aussi avec ses parents. Ils étaient invité à une soirée de charité et il y aurait simplement déposé Jess, passé un petit quart d’heure et se serait tiré en douce. Il n’avait pas osé annuler avec moi, parce qu’il ne voulait pas me décevoir.

Je n’ai pas osé lui dire, quant on s’est parlé au téléphone, que je n’aurai pas été d’humeur et que bizarrement, ce soir j’avais envie d’être près de Layne et d’être là pour lui. Ce soir, il avait besoin de moi.

Triste... on se serait pas vu beaucoup cette semaine!

Vers les 20h, sans nouvelles de Layne, je me suis décidée à aller à l’hôpital pour lui apporter mon soutien moral. Je déteste les hôpitaux. Je déteste l’odeur, je déteste ce que ça représente et je déteste l’impression de sentir la présence des derniers fantômes qui venaient de quitter cette vie. Les hôpitaux m’impressionnent et ont le don de me foutre les boules.

Layne était heureux de me voir. Le pauvre, je ne l’ai jamais vu aussi tendu et renfermé. Il ne pipait pas le mot et restait figé en fixant ses pompes. Il serrait fort ma main dans la sienne, mais je crois qu’il avait dû oublier même qu’il tenait ma main tellement il était tendu. De temps en temps, il levait un regard inquiet à l’approche d’infirmières ou de médecins.

Layne n’avait pas faim, je le comprends, moi non plus et ce n’était pas un de mes copains. Il a seulement avalé plusieurs cafés et attendait avec impatience des nouvelles ou de pouvoir voir son pote. Les parents de son copain se trouvaient dans une autre salle d’attente et devaient mourir d'angoisse. Berk, je déteste vraiment les hôpitaux. Les autres copains avec Layne le laissaient tranquille et discutaient dans leur coin.

Je suis restée env.2h auprès de lui, après je ne pouvais pas m’enfuir assez vite de cet environnement étouffant.

A la maison, je lui ai quand même préparé quelque chose de léger pour le cas où. Cette fois, Layne est rentré vers les 3h du matin, complètement sur les rotules. Apparemment, les opérations s’étaient bien passé et qu’il fallait attendre le lendemain pour connaître son état. Layne a avalé ce qu’on appelle vraiment “un morceau” et il a été se coucher. Pauvre chou.

Je n’avais pas sommeil, mais je me suis couchée à côté de lui en le prenant dans mes bras jusqu’à ce que je sois sûre qu’il s'endorme pour me relever. Je n’étais pas fatiguée.

*   *   *   *   *

C’était un accident (31 jan 09 -sam)

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30 -- Pas de Layne mais un chocolat chaud

Publié le par JaneDo


Haaaaah, il neigeait, j’adore. Temps qui me donne envie de me rouler en boule dans mon lit ou sur le canapé devant la télé, un petit feu crépitant dans la cheminée. Pourquoi pas avec quelqu’un qui me cocolle comme un chatton et ronronner de tout mon soûl.

J’avais envie des bras de Pascal...

Pascal; c’était pas possible, il avait un dîner chez ses parents avec des amis à eux. Bien sûr avec Jess. Gros gros soupir.

Sortir? Je n’en avais pas envie. Ce n’était vraiment pas un temps à mettre le nez dehors. Owhhh,
j’avais vraiment envie d’être avec Pascal par ce temps. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il ait un dîner ce soir?Quelle poisse! Comme je ne pouvais pas être avec Pascal, il y avait Layne. Il n’était pas vraiment du genre à rester tranquille et cocoller. Si seulement il était du genre à rester allonger l’un près de l’autre, tendrement, sans rien faire d’autre! Bah, j’insisterai, lui expliquerait et insisterait encore... Ouais, ça allait juste gâcher mon plaisir et me prendre la tête. Poisse.

Impossible de joindre Layne sur son natel...  alors je lui ai laissé 2 messages. Hum! Sur sa ligne privée non plus. Je devinais qu’il avait probablement un autre programme pour la soirée.

En début de soirée, j’ai été mangé avec mes potes et je suis rentrée. Aller traîner dans un bar enfumé ne me tentait pas trop.

Maintenant que j’avais eu l’idée de passer la soirée avec mon copain, ça m’énervait de ne pas réussir à le joindre. A quoi ça sert d’avoir un copain si on peut pas partager les moments importants ensemble ou les soirées du week-end? Est-ce que j’étais injuste parce que je n’avais rien d’autre à faire ou parce que Pascal était occupé? Je détestais être injuste!

Avec toute la neige qui tombait, je m’étais arrangée pour que Patricia passe le week-end chez ses parents. J’avais absolument besoin d’être un peu seule sinon j’allais finir par mordre.

Presque minuit et toujours pas de nouvelles de Layne. Il poussait là! Entre la colère et l’ennuie, je décidais d’aller voir ce qu’il fabriquait. Chez lui; personne. C’était normal, je m’y attendais, sinon il m’aurait rappelée. J’ai ensuite navigué dans les endroits où je pensais le trouver; rien. Pas de Layne. Petit tour chez Alexia et Miss Tennis; niet. C’était de toute manière un peu tôt.

C’était un peu compliqué de pouvoir surveiller tous les coins en même temps; chez Alexia, Miss Tennis, chez lui, les bars qu’on fréquentent, les boîtes... Crevant, et je risquais de le rater. Alexia et Caroline étaient au Tiger, et il n’y avait pas de Layne.

Bah, j’allais finir par fiche en l’air ma soirée de repos à tourner en rond comme ça, et les routes n’étaient pas vraiment sûr. Je me voyais mal en train de devoir dépanner quelqu’un planté au milieu de la route en pleine nuit. Alors, après réflexion, je décidais de rentrer me coocooner toute seule.

En rentrant, j’ai eu envie de faire un tour du côté de chez Pascal. Après tout, il allait bientôt rentrer puisqu’il ne sortait pas rejoindre les copains.

Ce qui me faisait chier, c’était l’idée que Layne allait sûrement utiliser ce temps pourri pour son excuse; il me racontera sûrement une foutaise comme quoi il aurait dormi chez un copain ou un truc dans le style. Et pour son natel, la plus vieille excuse du monde; plus de batteries. La rage.

Après m’être gelée pendant env.30mn dans le jardin de Pascal, sous la neige, enfin de la lumière... Mais il était tout seul. Pas de Jess à l’horizon. J’ai vérifié mon natel; pas de messages. Pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas appelée puisqu’il était tout seul? Il est monté à l’étage se changer, alors j’en ai profité pour lui envoyer un message. J’ai osé me rapprocher de la maison. Iiiiah, je pouvais me rincer l’oeil à le regarder. Miam miam, il était à torse nu et il s’était mis sur le tapis roulant pour courir. Qu’est-ce qu’il était mignon quand même.

Il n’a pas regardé son natel, je décidais de le faire sonner, mais apparemment c’était sur silencieux. Quelle barbe; j’aurai voulu lui dire que j’étais devant chez lui et que j’avais envie de le voir.

Je ne pouvais quand même pas aller sonner chez lui comme ça! Et s’il n’avait pas vraiment envi de me voir ce soir? Ou si Jess était là et qu’elle dormait? Puis zut, on verra bien. J’ai frappé à la porte-fenêtre, mais il n’entendait rien avec les trucs dans les oreilles. Je commencais à ressembler à un sapin avec toute la neige qui tombait, j’avais les pieds gelés et j’étais trempé. J’ai fait le tour et j’ai sonné.

Surpris, il l’a été en me trouvant devant sa porte. Je lui ai dit que j’étais dans son jardin et que je l’avais vu rentré tout seul. Il m’a fait entrer et m’a séché la tête en riant. Il me trouvait un peu gonglée d’être venue comme ça, sans compter mes traces dans la neige. Heureusement qu’il allait encore neiger. Puis il s’est rendu compte que si j’avais pu le regarder à travers ses fenêtres, quelqu’un d’autre pourrait en faire autant. Et il n’y avait pas que ça... Il m’a juste embrassée qu’une fois. Maintenant que Jess habitait là, c’était leur maison, Pascal n’allait certainement pas faire de gestes déplacés ou quoi que ce soit sous leur toit.

Pascal ne voulait pas venir chez moi. Apparemment, Layne lui a demandé... non, ordonné de ne pas m’approcher et que s’il le trouvait chez moi, ça risquait de mal se passer. Je comprenais, même si ça me rendait furieuse. Le culot. Où est-ce qu’il était donc ce soir, lui qui osait demander à Pascal de me laisser tranquille?

J’ai voulu rentrer, mais Pascal n’avait pas envi de me voir partir. Alors on est resté chez lui, se comportant comme de parfaits et simples copains. Au cas où Jess rentrait à l’improviste, elle ne nous trouverait pas dans une situation compromettante.

Je suis rentrée quand même avant que Jess n'arrive finir mon coocooning chez moi. Je préférais quand même qu’elle ne me retrouve pas chez elle. Je souriais toute seule sur mon canapé en me rappelant Pascal me sécher comme si j’étais un petit chat.

C’était drôle de penser que,  nous les femmes, quant on quitte l’enfance, on a plus jamais personne, plus la maman pour nous chouchouter comme ça.

Pendant un tout petit moment, j’étais retournée en enfance et je me suis laissée dorlotter par Pascal, comme ma mom l’aurait fait. Je l’ai laissé me sécher, m’enlever mes bottes et les mettre sécher, me préparer un bon chocolat tout chaud. C’était vraiment trop chou. C’était drôlement agréable d’être simplement ensemble même si je ne pouvais pas le couvrir de bisous.

C’était toutes ces petites choses qui me faisait l’aimer autant.

*    *    *    *    *

Pas de Layne mais un chocolat chaud  - (30 jan 09 -ven)

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29 -- Juste l'apercevoir

Publié le par JaneDo

 


Super... Après s'être couché vraiment tard, le matin, évidemment avec Layne, c'est tout le monde debout. Il ne se lève jamais à la 1ère sonnerie de son foutu réveil, alors il faut subir ce truc qui sonne toutes les 5mn. Un de ces matin, je vais finir par le jeter à travers la pièce.

Les yeux dans les pompes, j'ai fini par gentiment l'arrêter et je me suis traînée jusqu’à la cuisine, lui préparer du café. Je l'ai entendu se lever mais il ne venait toujours pas à la cuisine alors, j'ai été le chercher pour éviter qu'il finisse par se rendormir. Oh! Il était bien réveillé, il n'allait pas se rendormir et il était d'humeur joueur. C'est drôle, des fois il me fait penser à un jeune chiot fou. Comment certains arrivent-ils à être si réveillé, si tôt le matin... c'était affligeant.

Après le départ de Layne, j'ai rampé jusqu'à mon lit pour terminer ma nuit... Mais c'était pas la peine, j'étais réveillée maintenant.

C'était jeudi, et j'avais envie de voir Pascal donc je sortais ce soir, vraiment impatiente de le voir même sans lui parler. Layne avait le tennis avec un de ses copains, et passait après me chercher pour sortir. Ses potes allaient nous rejoindre au Tiger. Je n'en avais pas trop envie. Ils étaient tous au courant de ses frasques, à cause de ça, je n'avais pas envie qu'ils nous voient ensemble. Crap.

Pascal n'était pas encore arrivé quant on a atterri au Tiger. Il m'avait dit qu'il ferait un saut mais en voyant Thomas, Jess et les autres j'avais un petit doute.

Je crois que j'arriverais toujours à sentir sa présence avant même que mes yeux n'impriment sa silhouette. J'ai vite lancé un petit coup d'oeil à Layne quant j'ai senti sa présence, mais Layne m'observait, alors je ne pouvais pas vraiment chercher Pascal du regard. C’était dur, j’avais l’impression que mon cou avait pris le contrôle et que ma tête voulait tourner toute seule. Il m'avait aussi repérée et m'a fait un gros sourire et un petit clin d'oeil. Je lui avais demandé d'éviter de venir vers nous parce que Layne était au courant pour le week-end. Je préférais éviter qu'ils ne se donnent en spectacle dans un bar qu'on fréquentait tous. Mais, c'était sans compter Layne... Dès qu'il a vu Pascal, il m’a plantée au bar et a filé vers lui. J'avais les jambes qui tremblotaient un peu... enfin... beaucoup.

On les voyait discuter dehors. Impossible! Ils n'étaient certainement pas en train de discuter du dernier match de foot, ils avaient l’air bien trop sérieux. Ils parlaient probablement du week-end avec Pascal. Heureusement que j’avais pu l’avertir.

Caroline, Alexia et 2 autres de ses copines sont arrivées à ce moment là. Les 2 copines sont entrées attendre dedans, tandis que Caroline et Alexia sont restés avec les garçons, dehors. Ils se sont lancés un petit regard, celui de Layne était amusé. Pascal, lui, un peu ennuyé a jeté un coup d’oeil dans ma direction. Ils avaient l’air malin, je pourrais tiquer de voir les 2 copines avec les 2 mecs de ma vie! Hum... Les copains à Layne me dévisageaient essayant de deviner ma réaction. Je me donnais à fond dans mes éclats de rire et dans les conversations. Pas question que je me montre embêtée par ces 2, ça leurs feraient trop plaisir.

Je ne savais pas de quoi ils parlaient, mais ça ne me faisait même pas tiquer quant en riant, Alexia s’accrochait au bras de Layne. Il n’y avait pas de raisons, j’étais là, il ne pouvait rien se passer. Je me suis rendue compte que Caroline était légèrement plus coincée qu’Alexia, et moi qui pensait que c’était le contraire!!

Pascal est rentré en laissant Layne dehors avec les filles. Jess l’attendait et a pris possession de son homme.

Je ne m’étais pas rendue compte que Thomas s’était approché et m’a demandé en chuchotant à l’oreille si ça allait. Bien sûr que ça allait, et même si c’était pas le cas, j’aurai rien dit. Il s’est installé sur le tabouret derrière moi et m’a tirée sur ses genoux. On a bavardé un peu de sa semaine, il avait repris le travail en fin de semaine. Il ne se sentait pas encore au top, mais il s’ennuyait moins qu’à la maison. Thomas avait toujours besoin d’être entouré, il ne supportait pas la solitude.

La soirée a été ok. Je pouvais posé mes yeux sur Pascal même si on a soigneusement évité de trop se parler.

Jess m’a proposé d’aller faire les magasins avec elle samedi. Iak, pas envie. Rien ne me ferait faire les magasin avec elle. J’ai prétendue avoir un truc avec ma famille et en rigolant, elle m’a demandé si c'était comme la dernière fois où j’avais trouvé une excuse bidon et qu’elle m’a retrouvée dans les magasins? Hahaha... drôle. Elle a insisté en disant que ce serait sympa et qu’elle allait finir par avoir l’impression que je l’évitais. Cette fois, aucune chance qu’elle me trouve dans les magasin, ça c’était sûr. Pas question de tomber sur elle par hasard, même s’il n’y avait qu’une chance sur mille.

Layne légèrement ironique a proposé de nous accompagné et pensait que je pouvais faire un effort pour faire plaisir à Jess... Mouais, ben voyons! Il se moquait de moi sachant bien que ça me gênait. Grrr. Mais ça en est resté à; “une prochaine fois peut-être”. Jess savait bien que je l’évitais. Elle ne savait pas encore pour le week-end, mais je pouvais donner ma main au feu qu’elle le saurait bientôt. Je me demandais si je n’aurais pas meilleur temps de le lui dire moi-même comme ça c’était fait!

Après leurs discussions dehors, Pascal avait l’air triste, pensif et dans la lune. On s’est très peu parlé, et il n’a plus affiché son si beau sourire du reste de la soirée. Il était peut-être juste dans sa bulle.

On est pas rentré trop tard, et Layne a décidé de rentrer dormir chez lui. Il trouvait qu’on faisait un peu trop ménage à 3 avec Pat dans les pattes. Hihihi, je ressentais la même chose.
J’avais déjà commencé à préparer mon petit programme de la soirée oubliant Pat... Déception totale quant je me suis rappelée que la soirée tranquille serait pour une autre fois... Crap.

Le pieds géant, j’avais toute la place dans mon lit alors  j’ai dormi comme un bébé. Miam miam et le matin, yipiiii, personne pour me tirer du lit.

*   *   *   *   *

Juste l'apercevoir  (29 jan 09-jeu)

Publié dans diary, janedo, journal

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