Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

66 - La Maîtresse !

Publié le par JaneDo


Ça m’a carrément déprimée de me réveiller le lendemain matin toute habillée. Pascal ne m’avait pas rappelée après avoir raccompagné sa femme. Inquiète, j’hésitais à l’appeler ou à lui envoyer un message. Pourquoi n’avait-il pas appelé? Est-ce qu’il était resté avec Jess? Se sont-ils encore disputés? Hélas, je ne savais pas non plus quoi lui envoyer comme message...

Il avait son basket en fin de matinée, alors ça ne servait pas à grand chose d’essayer de le joindre. J’avais les boules et j’étais aussi de très mauvais poil, parce qu’après tout, rien ne l’empêchait de prendre 2mn pour m’appeler.

Vers les 14h, enfin, Pascal m’a appelé. Au dernier moment, j’ai décidé de ne pas lui répondre, à son tour de se poser des questions et de se demander si j’étais ou non fâchée. J’ai regardé mon natel sonner, sonner... petit sourire... je n'allais pas lui répondre.

Bon, ça pouvait se retourner contre moi s’il finissait par abandonner, j'aurai l'air maligne!!!

Ce soir, je sortirais faire la fête. S’il avait vraiment envi de me voir et de passer la soirée et le week-end avec moi, il n’avait qu’à me chercher. Et quant il me trouvera... on verra! Pascal m’a envoyé plusieurs messages que je n’ai ni ouvert, ni lu. Pas question que ma détermination se ramollisse.

Le soir, après avoir été mangé avec Brian, je l’ai fait m’accompagner au Tiger. Question d’être sûr que mes copains étaient là pour ne pas me retrouver toute seule. Après, il devait partir.

Thomas et Jess sont arrivés avec leur groupe assez tard. Pas de Pascal. Jess m’a sauté au cou comme si on était de supers copines de longues dates. Vache. Elle me l’avait pris hier soir, normal qu’elle soit de si bonne humeur. Peste. J’ai joué le jeu; enjouée, contente, tout baigne. Il n’était pas question que j’avais encore hier soir en travers de la gorge.

Pascal est arrivé peu avant minuit. J’ai le coeur qui a sombré dans les baskets direct. Hahhhh. Il me fait toujours chaviré, y a rien à faire.

Oups, il avait le regard sombre, pas de sourires sur son visage. Glups, il semblait un peu tendu.

Évidemment, il a dû saluer ses copains, Jess était dans ses bras avant qu’il ait le temps de dire “ouf”.  Pascal a jeté un petit coup d’oeil dans ma direction,  mais j’ai fait semblant de ne pas le remarquer.

Après s’être débarrassé de Jess, il s’est enfin approché. Avec le coeur qui battait dans les oreilles, inutile de dire que je n’entendais rien du tout. Sentir sa main sur ma taille était suffisant pour me faire décoller. Je n’ai presque rien entendu de ce qu’il m’a murmuré à l’oreille. Cela pouvait passer pour de l’inattention parce que j’étais trop prise dans la discussion avec mes potes et Thomas. C’était complètement faux bien sûr. J’avais tout le corps en alerte, je manquais de souffle, j’étais bien trop occupée à donner l’apparence du “super cool et à l’aise” et la tension me rendait sourde.

Je voulais donner l’impression que tout allait bien, que je n’étais pas fâchée, et que je n’avais même pas remarqué qu’il m’avait posé un lapin hier soir, et même,  j’avais autre chose à faire que d’attendre ses appels. Alors avec tout mon savoir faire, tremblante à l’intérieur, je me suis tournée vers lui avec un grand et radieux sourire. Pascal a souri aussi. Je ressentais son soulagement.

Discrètement, il m’avait collée à lui, et encore une fois sa joue a frôlé la mienne pour me chuchoter je ne sais quoi à l’oreille. Sans avoir besoin de la regarder, je savais que Jess nous épiait. Par pur méchanceté, je me suis hissée sur la pointe des pieds pour chuchoter à son oreille aussi.

Pascal voulait qu’on s’en aille. Je n’étais pas pressée. Il ne voulait pas prendre le risque d’attendre que je le rejoigne chez lui, et ne voulait pas me quitter d’une semelle. Pour le plaisir de le mettre sur les charbons ardents, j'ai fait traîner un peu et je ne me suis pas privée de chuchoter, à tout bout de champs, dans son oreille. Par pure vengeance et pour le plaisir d’enrager Jess, on est parti ensemble. J’ai quitté le bar au bras de Pascal. Il était évident que Pascal était venu exprès pour me chercher, j’imagine que Thomas s’en était rendu compte.

Même si je lui en voulais un peu beaucoup, pas question de lui faire de scène ou de se prendre la tête pour ça, sinon Jess aura gagné.

Pascal était un peu tendu. Il m’a dit avoir tenté de me joindre toute la journée et même juste avant de me retrouver au Tiger. Il s’est excusé pour n’avoir pas rappelé hier soir, il disait être rentré un peu tard et avait eu peur que je sois déjà endormie.

Je n’allais pas lui dire que je n’avais presque pas dormi ayant attendu son coup de fils toute la nuit. Que j’avais eu des sueurs froides de le savoir avec elle et qu’il aurait pu trouver une minute pour m’appeler ou même m’envoyer un message. Quant on veut, on peut. Je savais parfaitement que l’heure tardive était une excuse bidon.

Pascal s’est détendu en voyant mon humeur joyeuse et tendre. Je méritais vraiment un oscar. C’était facile de jouer le jeu; j’étais vraiment contente d’être enfin avec lui. Après tout, hier, c’était hier.

Je ne voulais pas laisser Jess m’atteindre.

Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond, je le sentais, mais je n’aurai su dire quoi. Peut-être s’était-il disputé avec Jess, mais je ne voulais rien savoir, ça ne me regardait pas. Pascal était tendre et chaleureux comme d’habitude, et ça me suffisait.

On a passé une soirée de rêve et Pascal a passé tout le week-end à me chouchouter. Il essayait sans doute de se rattraper pour hier soir.

2 à 0 pour Jess... 1 lapin pour la St-Valentin, 2è lapin vendredi soir... Mouais!!!

Mais c'était ça être sa maîtresse,  c'était pour ça qu'il m'aimait tant. Avec le peu de temps qu'on passe ensemble, une maîtresse digne de ce nom ne veut jamais le gâcher à se disputer, alors on laisse tomber les prises de têtes, c'est réservé à la légitime. On est toujours toute mielleuse, gentille, agréable, de bonne compagnie, ce qui fait qu'on en devient automatiquement ça de plus attachante, ce qui leur donne l'envie de passer plus de temps avec la maîtresse, toujours moins chiante que la femme!

Ouais, je venais de me rendre compte que je n'étais que sa maîtresse...

Celle qui accepte et qui comprend les rendez-vous manqués, celle qui laissera sa mauvaise humeur dans un tiroir chez elle, celle qui le reçoit toujours avec un sourire... Est-ce que cela me convenait? J'allais me rebiffer pour me répondre que non, mais c'était ça ou pas de Pascal.!!! Alors je n'avais pas vraiment le choix...

*   *   *   *   *
La Maîtresse !   -  (66 -sam-07mar09)
Partager cet article
Repost0

…

65 - Un petit lapin, deux petits lapins...

Publié le par JaneDo


Quant Pascal m’a déposée à la maison, j’avais un peu moins le cafard et même après une discussion de nanas sur les hommes de notre vie, je me suis endormie comme un bébé. J’attendais le vendredi soir
avec impatience pour retrouver Pascal pour le week-end.

Patricia trouvait que Pascal se la jouait belle; la semaine avec une, le week-end avec une autre... Pas le temps de s’ennuyer et il avait l’argent et l’argent du beurre. Deux nanas prêtent à jouer le jeu et avec qui il pouvait partager son temps etqu'il avait sûrement un certain goût pour le changement!!!  Bouuuh, je n'avais pas envie d’entendre ça.

Pat trouvait qu’il avait vraiment la meilleure part du gâteau, et qu’il était peut-être temps que je lui demande de faire un choix ou le plaquer. Évidemment, je n’avais pas envie de lui ré-expliquer tous les détails. Plaquer Pascal? Elle devait divaguer!!!

Je dormais à point fermé quant des coups de sonnettes répétées à la porte ont finis par me réveiller. C’était Layne...
  • -Tu as remis le couvercle avec Pascal?
  • -Tshhh, je crois pas que cela te regarde Layne. Non mais... t’as vu l’heure? Tu veux pas me dire que tu es venu nous réveiller juste pour me demander ça?
Layne a essayé de virer Pat dans sa chambre, mais je me suis opposé. Elle pouvait faire ce que bon lui semblait. Là-dessus, il m’a attrapé par le bras et voulait m’obliger à le suivre.

Sûrement, à poil sous un T-shirt, bien sûr que j’allais quitté ma maison. Patricia a quand même été se coucher. Layne m’a priée de m’habiller et d’aller discuter chez lui. J’en avais pas envie, en plus, j’étais raide, j’avais envie de dormir et pas de me prendre la tête avec lui, mais à l’idée qu’il pourrait m’embarquer à moitié nue dehors...  j’ai été enfiler un training.
  • -C’était à cause de Pascal que tu as inventé une excuse bidon pour qu’on se sépare, j’ai raison, non? Tu cherchais un prétexte depuis un petit moment.
  • -Pas du tout.
  • -Arrête... Ne me prend pas pour un idiot en plus. Je me demande depuis quant vous avez recommencé? C’est pas à cause d’une inconnue que tout à coup tu aurais pris la fuite en jouant la femme trompée. Pas toi. Je te connais assez pour savoir que tu n’aurais pas agi comme ça sans raison.
Hum, pour ça, j’avais de bonnes raisons, mais... je ne pouvais pas lui dire que je l’avais vu avec elle et que je savais qu’il y avait quelque chose entre eux! Hum!
  • -Alors? Qui c’était? Comment est-ce qu’elle a su pour Carlos?
Les hommes sont parfois assez nul quant il s’agit d’inventer une bonne histoire à la dernière minute et Layne n’était pas différent. Il a expliqué que Nat était une bonne copine. Miss Tennis s'appelle Nathalie, Nat pour les intimes. Que c'était normal qu'elle soit venue à l'hôpital et qu'il ne pouvait pas ne pas lui dire pour Carlos. Je regrettais du coup de n’avoir pas pris la peine ce jour là d’aller jusque vers Layne pour savoir ce qu’il aurait inventé devant Miss Tennis. J’avais tourné les talons un peu vite sur le moment.
  • -Waouh, c'est dingue, tu as donc trouvé le temps de l’appeler?
  • -C’est elle qui m’a appelé.
L’idiot.
  • -Hah, alors elle a ton numéro? Quelle surprise! Mais tu vois, ça ne m’étonne pas, c’est pour ça que je n’avais pas besoin de te dem...
  • -Hé! J’ai dis que c’était une copine, évidemment qu’elle a mon numéro, et même elle pouvait l’avoir par Carlos ou n’importe lequel de mes potes!
  • -Bien sûr, et mon cul c’est du boudin... On se demande qui prend qui pour un idiot! Et c’est pour ça que tu avais besoin de la prendre dans tes bras et de la consoler, hein?
  • -Ha ça? Elle était en larmes, j’ai fait ce que j’ai pu. Mais faut arrêter d’imaginer des choses où il y en a pas.
Il a eu un petit sourire moqueur. J'étais effarée de voir qu'il ne se sentait même pas gêné ou coupable. Vraiment, il me prenait pour une dinde!
  • -Et bien sûr, il n’y a rien entre vous. C'est juste une simple... copine?
  • -Il n’y avait rien entre nous. Tu t’es monté la tête toute seule.
Oh l’affront! Il venait de me mentir à la face! Quel aplomb, si je n’avais pas jouer les espionnes de secondes zones, je l’aurais sûrement cru sur parole, parce qu’il avait l’air absolument sincère. En réalisant ça, et en me rappelant les scènes dont j’avais été témoin, une grosse main velu venait de me broyer le coeur. Dire que je l’aurai cru, ciel...
  • -Layne... je sais que tu me mens.
  • -Dis... Change pas de sujet, c’est toi qui cherchait des excuses pour pouvoir t’amuser avec Pascal, alors cherche pas à mettre la faute sur moi ok. J’ai raison n’est-ce pas? Tu revois Pascal? Pas la peine de me mentir, je le sais.
  • -Écoute... comme tu vois... ça ne servait à rien de discuter. On ne réussira pas à se comprendre. Et c’est pas tout ça, j’aimerai aller me coucher si ça te gêne pas!
Layne plissait les yeux en m’observant. Même si on a pas haussé la voix, il avait semblé énervé. Tout à coup sa colère était tombée, ça m’a un peu prise par surprise. Il a voulu me prendre dans ses bras, mais je ne suis pas comme lui, je ne me refroidi pas aussi vite. Il était hors de question que je le laisse faire. Quand  mais j’avais laissé trop de temps passé avant d’avoir cette discussion et je n’étais plus aussi fâchée. De plus, je n’ai jamais aimé être celle qui rompt, ça devait être lui.

J’ai voulu qu’il me lâche, mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de Layne s’il n’en a pas envi.
  • -Je tiens plus à toi que tu ne l’imagine, tu sais. Pourquoi tu ne viendrais pas dormir chez moi? Promis, je ne ferais rien.
Ça, il en était pas question. Il avait beau insisté, j’avais aucun mal à lui tenir tête parce qu’on venait de parler de Miss Tennis, ça avait eu le don de refroidir tout attendrissement chez moi, et aussi parce qu’il m’avait menti avec un sang froid incroyable. De plus, je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à le repousser. Comme je ne voulais pas aller chez lui, il m’a supplié de passer la nuit chez moi, avec la promesse de ne rien tenter.

Finalement, lasse, fatiguée, je l’ai laissé dormir chez moi. Après tout, Patricia était dans la chambre voisine, il ne tenterait rien.

La journée du vendredi s’est traîné en longueur, j’attendais le soir avec impatience pour retrouver Pascal. Il sortait prendre un verre avec ses potes et Jess, ils avaient un anniversaire. On avait prévu de se retrouver chez lui vers les minuit. Thomas m’avait demandé d’être sa cavalière, mais, j’ai refusé en prétextant avoir déjà quelque chose. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver attablée avec Pascal et Jess, et devoir ensuite trouvé une excuse pour filer en même temps que Pascal. Apparemment, Thomas ne savait pas qu’on se revoyait ou préférait l’ignorer.

De toute façon, voir Pascal et Jess ensemble risquait de me refroidir, alors autant m’abstenir.

Les heures traînaient en longueur, et mon imagination aussi. Je commençais à piaffer d’impatience attendant le coup de fils de Pascal. Je lui ai envoyé un petit sms, et je n’ai pas eu de réponses. Arf, ça avait le don de me mettre dans tous mes états. Les idées noires à la pèle sont venus assombrir le tableau, mais je n’allais pas les laisser gagner. Vers minuit, il m’a enfin envoyé un message pour dire qu’il raccompagnait Jess et qu’il m’appelle dès qu’il partait de là-bas pour passer me prendre.

Rassurée, j’ai préparé mes affaires près de la porte en comptant les minutes; environ 15mn pour aller jusque chez Jess. 5mn pour la déposer et prendre quelques affaires. Donc, dans les 20mn, il allait me rappeler... 20mn plus tard... Niet.

1h après, toujours rien. Je commençais à m’inquiéter un peu, mais je n’osais pas le harceler en l’appelant; genre miss impatience, qui lui demande des comptes sur son emploi du temps. Alors, je n’ai pas appelé, mais j’ai commencé à tourner en rond dans mon appart. Pour m’occuper, j’ai même commencé à faire un peu de ménage. Si Patricia avait été là, on aurait bavardé. Pour une fois, son babillage ne m’aurait pas dérangé... 2h plus tard, toujours rien... J’avais une boule qui commençait à grossir au fond de l’estomac.

Qu’est-ce qui pouvait bien le retenir? Qu’est-ce qu’il fabriquait?

Iargrhh, une image atroce de lui et Jess faisant l’amour traversa  mon cerveau endolori... Biatchhhh, je l’ai vite chassée de ma tête. Je n’allais pas me mettre à passer en mode-débile, c’était pas le moment. 3h plus tard, toujours rien...

Pascal ne m’a pas rappelé... J’étais verte!

*   *   *   *   *   *
Un petit lapin, deux petits lapins... (65 -ven-06mar09)

Publié dans jane's diary

Partager cet article
Repost0

…

64 - Avec Layne, c'est clair, on a rompu

Publié le par JaneDo



Je n’avais pas vraiment envie de sortir prendre un verre ce soir. Je n’avais envie de voir personne. Pourtant, j’ai fini par accepter de sortir manger un petit truc avec ma bande de potes. Thomas avait insisté pour me voir, alors je lui ai demandé de se joindre à nous.

J’avais accepté de voir Layne ce soir, et c’était prévu que je prenne un verre avec mes potes pour le retrouver plus tard. Mais il ne m’a pas rappelée pour confirmer. Layne était déjà là quant on est arrivé, flanqué de Miss Tennis. Ils sont un peu souvent ensemble ces 2 là il me semble!!! J’ai fait semblant de ne pas l’avoir vu.

Un peu plus tard, en sortant des toilettes, Layne me barrait le chemin. J’ai l’impression qu’il m’avait attendue. J’ai lancé un vague “salut” et je m’apprêtais à fiche le camp vite fait, mais Layne m’a attrapé par le bras.
  • -Tu me fui ou quoi?
  • -Du tout... Je m..hhh...
  • -Ouais, je vois! Tu va bien?
  • -Ouais, ça va. Toi?
On était lancé dans des banalités à faire pleurer! Après avoir été si proches, nous voilà face à face, ne sachant pas vraiment quoi se raconter. C’était mortel, j’avais envie de prendre mes jambes à mon cou. J’avais aussi envie de lui balancer qu’il devrait vite retourner rejoindre sa miss, sinon elle allait finir par se poser des questions, mais, zip-zip, je ne voulais pas agir en jalouse.
  • -Et si on se tirait?
  • -Héééé? T’es pas bien? Je peux pas faire ça.
  • -Pourquoi pas?
  • -Parce que... Je peux pas.
  • -On avait prévu de se voir ce soir, non?
  • -Oui, mais tu devais me rappeler pour ça... et tu ne l’a pas fait.
Mais Layne, c’est Layne... Après m’être tirée pour éviter la suite de la liste des banalités et me sentant en sécurité entouré de mes copains et Thomas, Layne est venu se planter devant moi. Pour discuter, on était obligé de se parler à l’oreille, c’était pas génial, on avait l’air de comploter. Layne m’a attrapé par la main et on est sorti. Dehors, il a poussé un grand soupir et m’a sorti une blague en riant.

Il a voulu alors savoir pourquoi j’avais réagi comme je l’avais fais à l’hôpital et pourquoi depuis, je ne voulais même pas en discuter. Que je trouvais tout un tas d’excuses bidons, ou repoussait toujours à plus tard. Il se demandait pourquoi on avait rompu?
  • .-C’est bien ça, non? On a rompu?
Je lui ai rappelé, qu’à cet époque,  il passait son temps à l’hôpital et qu’il ne trouvait même pas 30 secondes pour m’appeler... Déjà, que j’avais su après tout le monde qu’un de ses très bon copain avait eu un accident... Mais par contre, il avait trouvé le temps d’appeler sa copine, celle qui se trouvait justement assise à sa table. Et je n’avais pas une mauvaise vue non plus, quant j’étais passée à l’improviste à l’hôpital, je l’ai quand même trouvée dans les bras de mon soi-disant mec. Donc oui, c’était normal, on avait rompu.
  • .-Jalouse?
Au lieu de me répondre, voilà qu’il s’amuse à me taquiner? Ça m’a énervé encore plus. Je l’ai planté dehors et je suis retournée à l’intérieur prendre mes affaires pour partir.

Petits frissons le long de la colonne vertébrale, Pascal était là. Il m’avait pourtant dit qu’il ne sortait pas. Nos regards se sont croisés une demi seconde, j’ai vite détourné le mien, je ne voulais pas qu’il s’aperçoive de ma mauvaise humeur. Thomas a proposé de me raccompagner, mais Pascal a dit qu’il rentrait de toute façon, alors il me ramenait. Son ton et sa conviction ne laissait pas de place pour de la discussion.

Pascal ne m’a pas demandé s’il devait me déposer chez moi, il a simplement pris la direction de son appart. Si je ne voulais pas, je n’avais qu’un mot à dire... Je n’ai rien dit.

Chez lui, il m’a simplement prise dans ses bras sans tenter quoi que ce soit. C’est une des nombreuses choses que j’adore tellement chez lui; sa sensibilité. Il m’avait vu discuter avec Layne, et pourtant il ne m’a posé aucune question. Il devinait sans que j’ai à le dire, que je devais être en pétard ou down.

On est resté comme ça un long moment avant que je ne me décide à parler. Il m’a écoutée en me faisant des bisous dans les cheveux. Ça a fini par me détendre.

Je lui ai raconté les conneries que j’avais faite en début de semaine et que je m’étais sentie down de ne pas avoir de ses nouvelles tout le mardi, le bowling et comme j’étais à la limite d’exploser d’avoir toujours quelqu’un dans mes pattes chez moi.

Ça m’a calmé quant il m’a répondu, ce que je savais déjà, que je n’aurai de toute façon jamais le coeur de la fiche dehors, que j’avais beau râler, je l’aimais bien ma Patricia. Ça m’a fait sourire. C’est vrai que je l’aimais bien cette tête de linotte, mais ça me faisait du bien de pouvoir pester.
  • -Ce n’est pas vraiment ça qui te met dans cet état, je me trompe?
Arf... Il avait raison. C’était Layne qui me mettait dans cet état. J’avais les nerfs à fleur de peau, j’avais envie de lui taper dessus, mais je ne l’avais pas sous la main et ce n’était pas à Pascal de subir ça.

Pascal a dû me rappeler qu’on ne pouvait pas passer la nuit là, il devait rentrer. Du coup, je me suis sentie coupable d’être de si mauvais poil. Je me suis forcée à laisser mon humeur dans une petite boîte dans un coin de ma tête et à sourire. Pas question que je laisse Layne me gâcher la soirée à distance.

*   *   *   *   *   *
Avec Layne, c'est clair, on a rompu  - (64-jeu-5/3/09)
Partager cet article
Repost0

…

61 - Retour au train train quotidien

Publié le par JaneDo


02 mars 09 -Lundi

Dimanche soir, je n’avais pas envie de rentrer, mais je ne voulais pas l’obliger à me demande de partir  pour dégager. Grâce au ciel, Pascal n’avait pas envi de me voir partir et a insisté, me suppliant de rester. Dans la soirée, j'ai fini par lui avouer que je n’avais pas vraiment eu envie de partir... ça l’a fait bien rire. La prochaine fois, il n’insisterait pas, curieux de voir comment j’allais m’en sortir. Mais Pascal me connaissait trop bien, et il était sûr que je serais partie s’il n’insistait pas.

Lundi matin, on a pris le café ensemble avant qu’il ne parte au boulot. C’était drôlement agréable de ne pas se sentir stressé.

Pascal avait voulu me donner une clé de chez lui. Son geste m’a fait drôlement plaisir, mais je ne poulais pas accepter, pas tout de suite. Surtout que... je ne voulais pas donner la clef de chez moi. Je lui ai demandé de me proposer ça dans quelque temps s’il le voulait toujours.

J’avais envie de le laisser m’ouvrir sa porte encore un peu...

Et j’avais toujours la clé de son autre appartement. J’ai voulu la lui rendre, mais Pascal pensait que je devrais la garder encore un peu. Il espérait toujours que Jess finirait par partir et à ce moment là, j’aurai besoin de la clé.

Il a inisté encore pour me laisser une clé, me disant que je pourrais de temps à autre avoir envie de me réfugier quelque part avec Patricia chez moi et tout, et que si je tenais à ce qu’il m’ouvre, ben, je n’avais qu’à continuer à sonner.

Alors, j’ai accepté. Mais peut-être que je n’aurais pas dû, après tout, on avait pas eu l’occasion de discuter, peut-être qu’après, il préfèrerait ne plus me voir??

Avec le lundi, retour au train train quotidien avec toutes mes petites habitudes.

Café chez ma soeur, balade avec mon chien, petits bavardages avec Patricia, même si durant la journée, elle n’arrêtait pas. Et avec le soir, le cruel manque de Pascal. C’était affreux, j’avais un gros trou au dans la poitrine, je me demandais ce qu’il pouvait bien être en train de faire. On avait juste bavarder un peu au téléphone, mais sans parler de nos plans de la semaine.

Je devinais que Pascal avait été rejoindre Jess. Ciel, ça me faisait mal au bide. J’enviais Jess de l’avoir auprès d’elle... mais oh, je ne devrais pas!


03 mars 09 -Mardi

J’avais passé mon temps à  essayer de masquer mon désarroi avec un sourire. Je n’avais pas eu de nouvelles de Pascal hier soir... D’habitude, il m’appelle tous les jours, mais hier soir, niet, que dalle, rien. Toute la journée, j’ai attendu son appel avec une angoisse grandissante. Je suis idiote. Normalement, on se voyait chez moi le mardi pendant le déjeûner, mais pas depuis que Patricia avait élu domicile chez moi. Gros soupir. J’aurai au moins pensé recevoir un appel...

Je vais lui demander de ne plus m’appeler tous les jours, parce que franchement, on devient vite accro. Ce genre de chose ne dure jamais, ça fait mal quant ça s’arrête.


04 mars 09 - Mercredi

Enfin des nouvelles de Pascal. C’était le stress au boulot, et le soir, avec l’entrainement et tout, il pensait pouvoir m’appeler après, puis finalement, c’était trop tard. Ce n’était que des excuses bidons, je le savais bien.

Pour ne pas couler dans la déprime, j’ai décidé de me bouger un peu. Avec quelques copains, on a décidé d’aller se faire un bowling. Le soir, je n’en avais plus envie, mais j’avais été l’organisatrice, alors j’étais obligée d’y aller, punkt schluss!

Layne m’avait suivi, et je ne m’en étais pas aperçue. Il a débarqué dans le bowling et voulait qu’on aille quelque part discuter. C’était hors de question, je n’allais pas planter tout le monde pour filer avec Layne!

En rentrant, il m’attendait devant la maison. Arf.

J’étais un peu trop déprimée pour bavarder, et je ne sais pas si Layne l’a deviné ou pas, mais j’ai vite réalisé qu’il ne voulait pas seulement parlé. J’avais un peur que ça dégénère, et quant j’ai réalisé que je ne pourrais pas lui tenir tête, j’ai fini par accepter de trouver le temps pour discuter demain soir.

J’étais vraiment pas top ce soir, et je risquais bien de le laisser me consoler à sa manière, et ça, ç’aurait été impardonnable de ma part. Je ne savais même pas pourquoi je me sentais si down.

Je n’étais pas d’humeur non plus pour les bavardages incessant de Patricia, alors je me suis réfugiée dans ma chambre, dernier refuge dans mon propre appart!!!

*   *   *   *   *
Retour au train train quotidien  (61-02mar09-lun)
Partager cet article
Repost0

…

60 - Notre Petite St-Valentin

Publié le par JaneDo


On avait passé le reste du samedi et tout le dimanche à s’adorer, se chouchouter. Ensemble. Collé comme des siamois. Nos seules sorties ont été pour balader le chien. On avait coupé nos natels pour ne pas être dérangé ou tenté de répondre.

On a laissé le monde extérieur à sa place; dehors!

On est resté en amoureux chez lui. Il m’a fait à manger, c’était trop mignon. Pascal cuisine vraiment bien, ça m’épate toujours. Je crois que, plus je passe du temps avec lui, plus je l’aime. Pas normal. Je pensais que les choses se tasserait un peu avec le temps, mais même pas. Plus je le découvre, plus je l’aime. C’est de la totale folie furieuse. Je me suis même surprise à penser que j’aimerai passer le reste de ma vie avec lui. Mouais, je commençais à débloquer!

Pascal est vraiment un amour et chaque instant passé avec lui est comme vivre un comte de fée. Toujours attentif au besoin de son partenaire, il est adorablement tendre, passionné, aimant et je l’aime à la folie. Il est aussi calme, reposant et solide.

Petit coup de cafard pour moi le dimanche soir, triste d’avance de devoir nous séparer le lendemain.

On avait décidé de fêter la St-Valentin le 13 mars, mais... j'avais pas pu me retenir d'apporter mon cadeau de St-Valentin, un gros coeur en chocolat comme ça doit se faire. Je l'avais fait moi-même parce que je voulais que ce soit spécial. Pascal était ému. Pascal avait aussi son cadeau sous la main.

Je ne voulais pas attendre mars pour lui donner mon cadeau, parce que je n'étais pas sûre que mon coeur en chocolat sera toujours aussi bon, et aussi surtout, parce qu'on risquait de parler d'ici là de ce jour funeste, et je ne suis pas sûre que j'aurai été d'humeur à fêter la St-Valentin. On aurait dit qu'on se comprenait, sans avoir besoin d'en parler.

On a fêter notre petite St-Valentin, en laissant la discussion pour une autre fois.

Pascal m'a offert un petit paquet tout rouge qui venait d'un des plus fameux bijoutier de Genève. Un petit coeur en diamant avec une fine chaîne en or blanc.

D'accord, suis pas géniale, j'avais les larmes aux yeux. C'était vraiment trop mignon. Ce devait être quelque chose en chocolat, pas autre chose, mais ça me faisait vraiment plaisir qu'il avait déjà son cadeau en fait et pas qu'il ait attendu le 13 mars pour l'acheter. Je n'aurai pas manqué de penser qu'il n'avait rien le 14 février, et donc il n'avait pas prévu de passer cette soirée avec moi.

Ce n'était pas son cadeau initial... Il avait prévu autre chose que Jess avait trouvé dans ses affaires. Elle avait piqué une sacré colère et avait voulu gardé le pendentif qu'il avait prévu de m'offrir.

Il a été le chercher, mais je ne voulais pas le voir. Jess y avait touché alors, je ne le voulais plus. Devant ma mine boudeuse, Pascal a éclaté de rire (qu'est-ce que j'aime son rire... miam). C'est bien ce qu'il avait pensé, alors il m'avait acheté autre chose. Il savait que je n'en voudrais pas; il se rappelait de mes histoires avec mes soeurs quant j'étais petite, il pensait bien que ça, ça n'avait pas changé... Il avait raison!

Après avoir grignoté au soin du feu, je n'avais pas vraiment faim. J'avais envie de lui, pas de manger...

*   *   *   *   *
Notre Petite St-Valentin  (60-01mar09)
Partager cet article
Repost0

…

59 - Anniversaire de Roméo

Publié le par JaneDo


Je me suis réveillée la 1ère. Après avoir passé plus d’une demi heure à regarder Pascal dormir le coeur battant la chamade, je me suis glissée le plus doucement possible hors du lit.

A peine je me suis tirée que je l’ai vu chercher ma présence. Je me suis demandée si c’était la même chose avec Jess??? Sûrement... Arghrr... STOP! Pas question que je laisse mon mode-débile prendre le contrôle de ma tête. J’ai caressé son doux visage endormi, lui ai fait un tout petit bisou dans les cheveux (hummmm j’adore ses cheveux) avant de quitter la chambre sur la pointe des pieds pour ne pas le réveiller.

Je me suis préparée un café et je regardais la beauté de la vue; le lac, les promeneurs matinaux, certains maniaques faisaient déjà du jogging, d’autres promenaient leurs chiens...

Malgré la neige et le ciel gris, je trouvais le spectacle très beau. Pascal n’a pas fait long pour venir me rejoindre. Il est arrivé derrière moi et m’a entouré de ses bras en me faisant des bisous dans le cou. Miam. Ce serait bon de se réveiller tous les matins comme ça, mais... avec le temps toutes ces petites choses adorables fondent comme neige au soleil. Le quotidien sans doute! Il s’est servi un café et il est venu s’asseoir à côté de moi pour admirer le spectacle.

Pascal avait un match ou une rencontre amicale en début d’après-midi. Ça tombait bien, j’avais l’anniversaire du petit Roméo. Il fêtait ses 7ans et j’avais promis à ma voisine de passer. Le petit tenait absolument à ce que je rencontre ses camarades d’école.

C’était sympa, même si j’avais envie d’être ailleurs. J’ai bavardé un moment avec un des papa d'un camarade d'école de Roméo. D’habitude, je n’engage jamais la conversation, mais je l’ai entendu s'adresser à ses enfants en anglais. Il était du type indien, et je lui ai demandé s’il parlait régulièrement avec ses gamins en anglais étant donné qu’ils suivaient l’école en français ici. J’ai appris qu’il avait d’abord vécu à Paris en quittant l’Inde tout jeune, puis longtemps vécu au Danemark où il a rencontré sa femme. Et oui, à la maison, sa femme et lui parlaient toujours en anglais avec les enfants. Ils espéraient ainsi que les enfants soient complètement bilingue. Je trouvais ça vraiment chouette pour les gosses.

Après ma petite apparition à la fête de Roméo, je suis montée chez moi prendre quelques affaires, bavarder avec Patricia un peu, avant de filer retrouver Pascal après avoir fait quelques courses.

Pascal n’était pas encore rentré. C’était bizarre d’être en plein jour chez lui sans qu’il soit présent. Je ressentais sa présence et ça me rendait toute amoureuse. J’ai embarqué le chien et on a été se promener. J’attendais le retour de Pascal avec impatience. La promenade du chien était un moyen de tuer le temps.

A mon retour, j’ai préparé quelque chose à manger, facile à réchauffer. Je n’avais pas faim.

J’ai vu des photos traînant par-ci par-là de lui, Jess et sa famille. Fallait que je lui demande s’il me laisserait voir ses albums de photos. J’avais un sourire coincé sur la figure, j’y pouvais rien, j’étais heureuse.

En rentrant, Pascal a jeté son sac de côté pour me prendre dans ses bras. On était enfin seuls, sans engagements pour le reste du week-end. Miam-miam. Pascal en souriant d’un air coquin m’a demandé de ne pas me retenir d’être collante si j’en avais envie. Je l’avais pour moi toute seule et on avait bien l’intention de profiter à fond. Et c’était sûr que j’allais être vraiment gluante, mais à ma décharge, il l’était aussi par moment.

*   *   *   *   *
L'anniversaire de Roméo  (59-28fév09-sam)
Partager cet article
Repost0

…

58..2 - Petite Sortie...

Publié le par JaneDo


Grâce au ciel, Pascal avait remarquer la scène et il est sorti presqu’aussitôt. Il a pris Jess un peu à l’écart. Je ne savais pas si je pouvais en profiter pour filer, alors je me suis éloignée un peu, mais j’entendais tout.

Pascal lui a demandé ce qu’elle me voulait? Elle, qu’elle avait bien le droit de me parler, non? Bref, Pascal, après lui avoir dit qu’elle comptait beaucoup pour lui, qu’il tenait à elle et l’aimait beaucoup, il lui a demandé de ne pas l’obliger à être désagréable avec elle. Oups, là, j’aurai préféré rentrer, mais Jess m’a arrêté dans ma tentative. Elle estimait qu’elle pouvait très bien dire ce qu’elle avait à dire devant Pascal.

Elle devinait qu’on avait passé dernièrement beaucoup de temps ensemble, et elle voulait me rappeler et à Pascal du même coup, qu’il fallait qu’on fasse attention à notre comportement en public, ou même, quant on se croyait à l’abri des regards. Il fallait qu’on fasse tout pour éviter que notre comportement puisse être mal interprété. Jess soutenait que cela pouvait poser problèmes, et que si un des membre du conseil contestait leur mariage, ils pouvaient avoir des ennuis. Elle voulait être sûre que je comprenais et que si je tenais vraiment à Pascal, alors je devais l’aider à tenir ses engagements.

Il ne fallait pas que quiconque puisse imaginer qu’il vivait une vie parallèle, ou qu’il avait une aventure suivie et penser que leur mariage n’était que de la poudre aux yeux, qu'un simple arrangement.

Jess l’avait vu chercher ma main sous la table, et si elle l’avait remarqué, quelqu’un d’autre aurait aussi pu le voir et imaginer qu’il y avait quelque chose d’autre que de l’amitié entre nous.

En tous cas, ça avait le mérite d’être clair... Je me sentais ra-pla-pla. Je ne savais pas quoi dire. Je n’ai même pas regardé Pascal, j’imagine que lui non plus.
  • -Je peux me joindre à la fête?
Super... Voilà que Layne venait mettre son grain de sel. Je n’avais pas vraiment envie de lui parler. Mince, en plus, Jess avait raison. Ça me ferait vraiment grimper au plafond, si après toutes ces efforts, leur mariage était contesté sur la ligne d’arrivée. Ce serait vraiment la poisse. Ma bonne humeur et mon sentiment de liberté se sont retrouvé entraîné au fond des chiottes d’un coup.

Jess avait embarqué Pascal à l’intérieur et je me suis retrouvée seule face à Layne. Ciel, je ne me rappelais pas qu’il était si grand, ou est-ce moi qui suis petite? Non, je n’avais vraiment pas envie de lui parler. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais plutôt envie de pleurer, comme si je venais de me faire gronder ou taper sur les doigts.
  • -Layne? Tu tombe vraiment mal... Et je n’ai pas envie de parler.
  • -Wahhh, c’est quoi cette mine boudeuse? On pourrait aller faire un tour, et on verra bien si t’as envie de me parler ou pas?
J’ai relevé la tête, je crois qu’une petite pointe de méchanceté gratuite venait de me piquer, et il était le seul sur qui je pouvais me soulager!
  • -Et tes 2 nanas là-bas?
  • -C’est des copines Jane... Rien que des copines.
Bah, je me suis calmée. Euhm... Je ne me voyais pas filer à l’anglaise avec lui. Pascal risquait de ne pas trouver ça très cool. Puis, je n’avais pas vraiment envie de batailler. Alors gentiment, je lui ai dit que j’aurai bien accepté, mais ce soir, j’avais promis de passer la soirée avec mes potes,  je ne voulais pas les décevoir... une autre fois peut-être. Il a accepté assez simplement, mais on est resté dehors encore un petit moment au vue de tous, comme ça, il n’y avait pas d’embrouilles.

Vu mon humeur, je n’étais pas très bavarde. Je lui ai demandé des nouvelles de Carlos et Layne m’a raconté comment se passait les choses avec la rééducation et tout. En sortant du coma Carlos avait eu des difficultés à parler correctement au début, mais maintenant tout allait mieux. Par contre, à sa surprise, il a demandé à plusieurs reprises de mes nouvelles et espérait que je passerai le voir.

Layne ne pensait pas qu’on se connaissait à ce point, et avait été quelque peu surpris. Je l’étais un peu aussi, je dois l’avouer. Ou est-ce que vraiment il avait entendu ma voix pendant son long sommeil?? Je ne pense pas qu’il s’en souvienne avec précision, mais il s’était passé quelque chose.

A travers les vitres, je pouvais voir Pascal. Il n’avait pas l’air trop inquiet de me voir discuter avec Layne, mais j’ai cru sentir un certain soulagement quant on est retourné à l’intérieur.

Malgré tout, ça me faisait quelque chose de voir Layne...

Je n’avais plus envie de rester là, je ne me sentais pas très en forme. Décidée à rentrer, j’ai passé encore un petit moment vers mes potes avant de filer. Je suis passée saluer tout le monde, Pascal a proposé de me raccompagner, mais après ce que Jess avait dit, c’était mieux pas. D’ailleurs dans le doute, les lances flammes dans ses yeux m’auraient empêchée d’accepter.

Pascal m’avait glissé sa clé dans la main en m’accompagnant à ma voiture. Chez lui, je me suis étendue sur son lit et je me suis endormie. Je n’ai même pas entendue Pascal rentrer, ni même senti quant il m’a prise dans ses bras.

*   *   *   *   *  
Petite Sortie...  (58..2 - 27/02/09)
Partager cet article
Repost0

…

58..1 - Petite sortie...

Publié le par JaneDo


Pascal et moi avons été manger dehors avant d’aller retrouver nos copains au bar habituel. Que c’était bon de sortir en amoureux, même si on faisait attention de ne pas s’embrasser, ni de se prendre la main en déambulant dans les rues. C’était chouette de pouvoir lui prendre le bras, d'être collée contre lui, de suivre son pas ou d’avoir son bras autour de mes épaules. Il ne faut pas oublier qu’on a un rôle à tenir en public!!! Yahoooo! Je ne sais même pas pourquoi je trouve ça tellement super chouette, mais je flottais dans une autre dimension. Voilà... Je deviens neu-neu!!!

Vendredi soir, on a décidé d’affronter le monde extérieur pour se ménager le week-end en amoureux. J’étais impatiente...

J’ai passé presque tous les soirs de la semaine collée à lui, dans son lit, dans sa douche, à me remplir les yeux de lui... et pourtant rien à faire, mon coeur fait toujours du saut à l’élastique dès que je l’aperçois... C’est de la folie furieuse! Il était debout dans leur coin habituel, les bras croisé et discutait avec Paul, un de ses petit sourire, qui me fait carrément craquer, aux lèvres. Il m’a fait un petit clin d’oeil de loin et a continué à discuter avec ses potes.

J’ai été d’abord saluer mes potes avant de passer rapidement vers lui, saluer sa troupe. Thomas m’a suivi et ne m’a plus lâchée de la soirée. Pascal observait la scène amusé, mais il est resté avec son équipe. Après tout, on se retrouverait plus tard chez lui. Le fait de savoir ça, me rendait moins nerveuse et plus à même d’apprécier la soirée entourée de mes copains. C’était agréable de ne pas avoir le stress de se demander comment allait finir la soirée; si j’allais le voir ou non, si on se retrouverait ou non, si on passerait au moins un moment ensemble... Drôlement reposant.

Même si on n’était pas ensemble pendant la soirée, c’était agréable de savoir que ce mec là-bas, qui me donnait des palpitations, ce mec avec ce beau sourire, ce beau mec là, il est à moi et que plus tard, je pourrais mettre ma vie entre ses mains, fermer les yeux et m’endormir dans ses bras. Que sa voix tendre et chaude me bercerait en me chuchotant d’adorables petits mots tendres... Ouais, j’étais complètement à la masse, complètement amoureuse!!!

Du coin de l’oeil, j’ai aperçu Layne entouré comme à son habitude, je n’avais pas l’air de lui manqué beaucoup.

Quant j’ai eu l’impression qu’il venait dans ma direction, je me suis éclipsée au toilettes. J’ai fait assez long en espérant ne pas le retrouver sur mon chemin. En sortant des toilettes, il était à sa table et cette fois, Miss Tennis était à ses côtés. Alexia, mal à l’aise se rongeait les ongles en le regardant du coin de l’oeil.

Dire qu’il y a pas si longtemps, on était ensemble. C’était tout de même bizarre d’être dans la même boîte sans vraiment pouvoir se parler, de se sentir mal à l’aise par sa présence. Dire qu’on était ensemble... ça me perturbait.

Les 2 filles avaient l’air de se battre en duel des yeux et faisaient tout pour capter l’attention de Layne. Je pense qu’il devait nager dans le bonheur. Je décidais d’arrêter de le regarder, ça me cassait les pompes. Qu’il fasse ce qu’il veut, ça ne me regardait plus.

C’est juste... les 2 filles s’étaient déjà rencontrées!

J’ai un peu sursauté quant Jess est venue se planter devant moi. Elle me veut quoi? Après quelques banalités, Jess m’a entraînée à l’extérieur pour discuter. Il faisait un froid de canard, poisse...

*   *   *   *   *
Petite sortie...  (58..1-27/02/09)
Partager cet article
Repost0

…

57 - Collide

Publié le par JaneDo


J’ai passé pratiquement la semaine chez Pascal. Son appartement était vraiment très agréable et je m'y sentais à l'aise. Un 2ème chez moi...

La journée, je faisais de petites escapades chez moi, j’avais bien trop de trucs à faire pour me laisser distraire par Patricia ou quoi que ce soit. Le soir, je courrais rejoindre Pascal, qui, au lieu de retourner passer la semaine chez Jess, comme il aurait dû, passait le plus clair de son temps à son appart.

J’imagine qu’il pensait se racheter pour la St-Valentin...

Quant Pascal a essayé de discuter, je lui ai proposé une trêve. Je  préfèrais laisser laisser ça de côté pour l'instant. Je n’avais pas envie d’aller re-visiter ce qui m’avait presque brisé le coeur.

Je voulais que Pascal n’ait que de bons et beaux souvenirs de ses 1ères semaines chez lui... avec moi! Pas  question  que ses souvenirs commencent par des larmes et des prises de têtes.


Pascal rentrait
directement après le travail à son appart.

On sortait souvent vite promener le chien, puis, on rentrait se barricader au chaud.
C’était dinguement génial de passer autant de temps ensemble. J’avoue que j’adore ça. Pascal est un profond puits de tendresses, il est câlin de chez câlin-land. Vraiment trop trop chouky.

A son insu, je le dévorais des yeux, j'en avais jamais assez de le regarder. Miam, j’aurai pu le manger au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner, comme désert et entre deux aussi... J’aimais son visage, ses yeux, sa bouche... oh oui, j’aime sa bouche, j’aime ses mimiques, j’aime son sourire, sa manière de se mouvoir, tout...

Pascal n’a pas essayé de faire de moi une adepte du jogging à 2! J’aime faire mon jogging seule, et quant il partait faire son jogging, même s’il m’avait proposé à plusieurs reprises de l’accompagner, niet. J’étais sûre de ne pas pouvoir suivre son rythme de toute façon, et en plus, je suis sûr qu’il parle en courant. Moi, j’ai horreur de parler. Courir avec quelqu’un vous fait automatiquement essayer de trouver un rythme en commun ou courir au même rythme que l’autre! Pas pour moi ça. Je préfèrais le regarder partir par la fenêtre en lui faisant signe de la main.

Je me sentais folle amoureuse, même si ça me faisait peur, j’aimais drôlement ça.

A son retour, il prenait toujours une douche rapide, alors j'en profitais pour aller le rejoindre. J'aimais son beau corps d'athlète tout en muscles, je pouvais le toucher et ainsi profiter du spectacle. Miam-Miam. Pourtant, hum, gare à celui qui oserait me faire la même chose. Quant je suis sous la douche, je veux qu’on me laisse tranquille. Je le lui ai rappelé, mais il le savait déjà. On avait déjà passé des week-ends ensemble, il n’était pas idiot. Lui, ça ne le gênait pas, au contraire. Cela faisait partie d’un des grands fantasme masculin... Ça m’a fait rire.

Pascal savait d’instinct qu’il était inutile d’essayer quoi que ce soit sous la douche, il me connaissait assez pour ça! La gymnastique impraticable sur l’émail ultra glissant donc casse-gueule de la douche ou les positions acrobatiques inconfortables et sans aucun plaisir dans les baignoire, non merci. Mais les baisers mouillés sucrés-salé, miam, j'adOre, encore!


Mardi soir, après son entraînement à son retour à la maison, Jess l'a harcelé de coups de fils. Pascal n’a pas osé répondre à son natel en ma présence. C’était vrai qu’elle avait toute la journée pour l’appeler après tout.

Mercredi soir, Pascal a fini par rentrer chez Jess. Je pense qu’elle avait dû l’appeler et lui rappeler ses devoirs de mari. Grrr.

Je  me suis félicitée de  ne pas lui avoir cassé les pieds avec mes états d'âme. Au début, Pascal  me trouvait un peu étrange; je ne pose pratiquement jamais de questions. Je n'essaie pas de tout savoir sur lui, sa famille, ses amis, son travail, de savoir ce qu'il fait quant il n'est pas avec moi, du pourquoi, du comment, avoir sans arrêt des réponses ou des explications à tout. Il avait trouvé ça un peu curieux chez moi.

Mais après avoir goûté à une soirée avec Jess, qui elle n'arrête pas d'essayer de fourrer son nez partout; et pourquoi tu n'as pas dit ceci à celui-là, pourquoi tu ne ferais pas ceci, pourquoi ne pas intervenir dans la love-life de Thomas, pourquoi tu mets ça, pourquoi ne pas mettre plutôt ça, etc etc... Il était épuisé. C'était reposant d'être avec moi (yes!).

Pascal n'était pas quelqu'un de très bavard, moi non plus. Sur ce plan, on se comprenait plutôt bien, étant plutôt des personnes intuitives. On n'avait pas besoin de demander à nos proches s'ils allaient bien ou pas, on le voyait. On était pas du genre non plus à essayer de décortiquer ce qui les ennuyaient en les soumettant à une séance de thérapie du "parler, c'est se sentir mieux" pour satisfaire une curiosité malsaine. Si la personne voulait parler, on était là, mais on n'allait pas les acculer à parler coûte que coûte. Je crois qu'on appréciait tous les 2 ce côté là de notre caractère chez l'autre.

Pascal a apprécié chaque moment qu'on a passé ensemble ces quelques jours. Il avait l'impression de se retrouver à nos débuts  à l'autre appartement, mais en mieux.  On était pas stressé par la présence voisine de Thomas!!! Même si on se voyait tous les jours, il n'en avait jamais assez et je lui manquais dès qu'on se séparait. Hihihi, chouette. J'avais marqué des points et obtenu les résultats espérés; Pascal aura pleins de bons souvenirs de son appart... J'étais contente.

Pour la St-Valentin, même si ça avait été un crève-coeur de savoir que Pascal avait choisi Jess, je n’avais pas l’intention de la laisser gagner. J’avais ravaler mon chagrin, et fait bonne figure, mais je n’avais rien oublié!

Le jeudi soir, Pascal est sorti prendre un verre avec Thomas et ses potes. Il n'a pas fait très tard. De mon côté, j’ai invité mes potes chez moi pour le début de soirée. Ensuite, j’ai été rejoindre Pascal chez lui. Je commençais à prendre l’habitude de dormir avec lui...

Aïe, fallait que je fasse gaffe!

*   *   *   *   *   *
Collide (57-Semaine 23-au-26/02/09)
Partager cet article
Repost0

…

53 - Dimanche de Repos

Publié le par JaneDo


Au milieu de son trajet pour Cannes, Pascal m’a appelé pour me demander si je passerai le dimanche avec lui s’il faisait demi tour pour rentrer? Pas la peine de me le demander 2 fois; "Oh oui, oui".  J’oublie tout tout tout, je serais fâchée un autre jour. Bien sûr que je passerai tout le dimanche avec lui, et les jours suivants aussi, s’il me le demandait... Suis nulle, plus de volonté, Hah!

Mais... j’ai dit dans mon message, un truc du genre; “Tu ne peux pas faire ça voyons. (j’ai évité la partie, Tu fais partie d’une équipe, imagine si chacun faisait pareil...), c’est complètement dingue!"

De toute façon, vu l’heure, il était sûrement déjà de retour, donc aucun risque qu’il reparte. Alors je pouvais bien lui faire la morale en lui rappelant ses devoirs de co-équipié. J’avoue que ça me faisait ultra plaisir qu’il ne soit revenu, surtout qu’il soit là. Trop cool. Lui laissant un peu de temps pour se reposer, je me suis détendue dans un petit bain, ramassé quelques affaires et 2h plus tard, quant il m’a rappelée, j’ai sauté dans ma voiture.

Au Diable les plans pour la soirée avec mes potes et Patricia. Au Diable mes bonnes résolutions et au Diable toute fierté éventuelle. 15 mn plus tard, j’étais dans ses bras. J’avais mis le turbo pour aller chez lui.
Le reste du samedi... ben...

Le chien avait déjà trouvé sa place, et dormait tranquillement au coin de la cheminée.
J’ai dormi moi aussi comme un bébé bordée de tendresse. Il m’avait vraiment manqué.

Dimanche matin, je me suis levée, attirée par l’odeur du café. C’était le milieu de la journée, il neigeait encore. Pascal avait eu le temps d’aller nous chercher des croissants, et pourtant, il avait moins d’heures de sommeil à son actif que moi. Entre son aller-retour, j’avais eu le temps de dormir un peu, lui non.

On a flegmardé toute la journée remplissant nos coeurs de tendresses. Je me sentais un peu comme une droguée en manque et j’étais encore plus collante qu’une limace. Je me suis excusée plus d’une fois d’être aussi gluante, mais il m’a fait comprendre que ça ne le dérangeait pas, bien au contraire. Hum... heureusement! Même s’il disait ça pour me faire plaisir, j’ai pris ça pour de l’argent comptant, et je l’ai collé encore plus.

On n’avait pas besoin de le mentionner, on savait tous les 2 qu’on devait parler, mais pour l’heure, on avait pas mal de câlins en retard, alors on s’est rattrapé. J’avais envie de profiter de chaque seconde, et je n’étais pas la seule. Avec le temps qu’il faisait dehors, qui avait envie de sortir!!! Par moment, j’avais juste peur que l’atterrissage soit un peu rude.

Ô Amour quant tu nous tiens!
*   *   *   *   *   *
Dimanche de repos ;)  - (53-22fév09-dim)
Partager cet article
Repost0

…

" target="_blank">