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28 -- Drôle de Phase

Publié le par JaneDo


Je vais me la faire... Ok, on dit que je suis pénible, mais perso, je ne trouve pas. Quoi de plus simple que de laver la baignoire après avoir pris une bain, tout de suite et comme ça, pas besoin d'y repenser, n'y d'y revenir.  C'est quand même plus simple que de laisser de belles traces dégueux décorant le tour de la dite baignoire. Grrrrr. Pas possible!

Ça m'ÉNERve! Ce qui m'énerve le plus, c'est de devoir le lui rappeler sans arrêt, de me rappeler de le lui le rappeler. GRRRR. Ça me rend hyper grinche. Je suis sûre qu'elle imagine qu'à force, ou si je veux prendre un bain, je vais être obligée de le faire. Pas question, chacun nettoie sa merde. Non mais

Bon, ok, ses côtes cassées... mais, c'est son petit copain qui les lui avait brisé les côté, son problème, sa faute...

Bahhhh, peut-être que je suis injuste... un tantinet... Maybe. Mais je ne suis pas sa mère, et c'est une des raison qui fait que je ne supporte pas de vivre avec quelqu'un, c'est de devoir faire ce qu'ils auraient dû faire eux-mêmes ou passer mon temps à le leur rappeler. Je suis furax. furibonde, furieuse... Yaaah.

Je commençais à passer presque toutes les nuits dehors, hors de chez moi où je n'arrivais pas à trouver la paix. Une vieille habitude peut être, mais je me précipitais toujours pour rentrer dans mon chez moi avant de me rappeler qu'il y avait un intrus et que je ne m'y sentais pas bien pour l'instant. Et le bavardage, et les trucs qui traînent dans tous les coins, et le dentifrice qui traîne au lieu d'être dans son verre,  et les assiettes sales ailleurs que dans le lave-vaisselle, et le lait qu'elle ne remet pas dans le fridge... Impossible de travailler, impossible d'avoir un peu de tranquillité, impossible de me concentrer... J'en avais hyper marre!

Le soir, je lui faisais à manger ensuite, j'attendais le moment béni où elle irait se coucher, mais elle traînait au salon pour avoir de la compagnie. Et moi, la compagnie, j'en avais pas besoin. Je dois être trop bizarre. Pour combler mon désarroi, voilà que Layne avait décidé de passer la soirée chez moi. J'avais trouvé tout un tas d'excuses pour ne pas aller chez lui, du coup, je l'avais sur le dos. On ne pouvait pas se parler. J'en connais un que ça arrangeait bien!!!

Layne s'est alors transformé en chou-fleur "love-love". C'était chou. Je me demandais si je m'en apercevais à cause de la décision que j'avais prise, ce qui rendait les choses difficiles. Je me détestais. Je crois qu'il ne me rendait pas indifférente. Ciel... Etais-je amoureuse de ce rustre farfelu et caractériel? Waouh, je devais être un poil mazôt.!!!!

C'était sa nouvelle combine; passer plus de temps ensemble. Il pensait peut-être que si je voyais Pascal, c'était parce qu'on ne passait pas assez de temps ensemble? Si c'était le cas, il avait tout faux. Et moi, j'allais finir par hurler à mort un de ces 4. Layne était partout. Je ne pouvais pas tourner sans qu'il soit là à essayer de me prendre dans ses bras. 
Ça m'étouffait... Il était tout le temps sur moi; à me tirer à lui, à me caser entre ses jambes pour regarder la télé, et les bisous qui n'en finissaient pas. Layne était adorable, je ne pouvais pas me plaindre, c'était juste que j'avais besoin d'être un peu seule, et si je n'avais pas ma dose de solitude, je devenais irritable.

Mince, j'étais dans une drôle de phase..

*   *   *   *

Drôle de phase  (28 jan 09 -mer)

 

Publié dans diary, janedo, journal

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27 -- Petits aveux à Layne

Publié le par JaneDo


  • Tu étais avec lui n’est-ce pas?
  • Oui, j’étais avec Pascal.
  • Vous vous voyez toujours hein? Dis moi, c'était déjà le cas quant tu m’as demandé de sortir avec toi ou vous avez recommencé à vous voir après?

Aïe, son oeil gauche lancait des flammes, et sa bouche ne souriait pas. Bon, yééééh pourquoi aurait-il souri? Ouuuuuh, trop louche. Son ton était celui de la discussion, si je lui répondais, qui me dit qu’il n’allait pas me sauter à la gorge et m’étrangler avec mes mots? De toute façon j’avais décidé de ne pas lui mentir, j’allais lui dire la  vérité, et le laisser prendre l’initiative de la rupture. Ouais, mes vieux travers, je déteste toujours le mauvais rôle.

J'avais passé la journée à essayer d'éviter ses coups de fils, mais finalement, il m'avait envoyé un message pour me demander d'aller chez lui, sinon il passerait à la maison et qu'on étallerait notre linge sale devant Pat... Hum, donc...

  • Alors?
  • Je... Je le voyais déjà.

Il s’est assis sans me quitter des yeux. Je crois que son nez lançait de la fumée comme un taureau prêt à charger. D'accord, il était peut-être un peu énervé, ça ne se voyait pas sur son visage, mais ça s'entendait dans sa voix.

  • Depuis?
  • Héééé?
  • Depuis combien de temps?
  • Je... ça je... Je sais pas.
  • Tssse, tu te fou de ma gueule ou quoi? Depuis combien de temps?
  • Je n’ai pas envie de répondre à ça, je sais que tu va courir le dire à Jess.
  • Et? Quelle importance? Donc, quant Jess était venu te faire une scène, c’était totalement justifié. Hummm. De toute façon, Jess ne veut que ce qu'elle ne peut avoir. Le petit complexe de la petite fille riche quoi! C'est seulement quant quelqu'un d'autre s'intéresse à son mec que tout à coup elle le remarque et le veut plus que tout. Elle est possessive et territorial. Quand même, tu m’as bien berné pendant un moment.
  • Dis donc, et c'est monsieur fidélité en personne...

Il me regardait avec un de ses petits airs que je trouvais trop mignon, mais que je ne comprenais pas vraiment. Ça pouvait aller dans un sens comme dans l’autre..

  • Alors, j’aimerai comprendre... Pourquoi vouloir sortir avec moi?
  • Parce que tu n’en aurais rien à cirer si je voyais, comme toi, d’autres personnes.
  • D’autres personnes? Ou... Pascal? Ne répond pas, j’en ai une vague idée. De toute manière, je m’en doutais. Quelle sympathique petite équipe on fait, hein? Tout le monde couche avec tout le monde.
  • Dis... t’es gonflé tu crois pas! Toi qui couche avec tout ce qui bouge
  • Correction; tout ce qui bouge et qui porte une paire de nénés. Je fais pas dans les tapettes. Malgré tout, je tenais à toi.
  • Haaah! Donc, quant tu t’envoyais en l’air avec Alexia, c’était parce que tu tenais à moi? Waouh... elle est plutôt bonne celle-là.
  • Tu voyais bien Pascal toi.

Glups, je me suis rappelée trop tard que je voulais utiliser l’excuse d’Alexia pour dire que j’avais recommencer à voir Pascal seulement après les avoir trouvé ensemble. Donc, je lui ai rappelé qu'il ne savait rien à ce moment là!!! Je me suis plantée, ZUT!

Il a eu un petit rire bizarre; amer et en même temps amusé. Pourtant, j'avais la bizarre impression qu'il s'était quelque peu calmé depuis le début de la discussion. Il s'était levé et les mains dans les poches me jetait des regards de travers en se mordillant l'intérieur de la joue. Il était chou.... (Iiiiiiahhhiii... un petit format de moi courait en rond dans ma tête les mains sur les oreilles en hurlant) Je ne dois pas le trouver chou, il était sensé me plaquer là!!!

  • J’étais furax. C'était idiot que je ne m'en soit pas aperçu plus tôt, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. En tous cas, pour moi c'était clair à vous voir ensemble; vos gestes, les câlins... J'ai compris. Je savais que vous n’aviez pas joué au monopoli avec Pascal, non mais, tu te rappelle un peu ton état?Tu avais mal partout et tu ne voulais même pas que je te touche après que... que...  Tu crois qu’on s’était cogné dessus pourquoi à ton avis? Je devinais comment s’était passé votre soirée et j’étais furieux. La manière que vous vous regardez et tout... Ahhh ça me rend furieux.
  • Vous... Vous vous êtes battu pour ça? Je ne le savais pas.
  • J’ai bien pensé qu’il ne te dirait rien.
  • T'as regardé le plafond avec alexia peut-être?

 Il me regardait avec un de ses petits sourires. Trop trognon!

  • Tu pensais me plaquer hier soir, non? Tu n’as pas pu le faire hein? Il est marié, si je dois te le rappeler et je n'ai pas l'intention de lui laisser le champ libre avec ma nana.
  • Tu veux pas me faire croire que tu as commencé à voir Alexia à cause de ce week-end là? Impossible. (J’ai ri.) Je ne croirais jamais une chose pareille.
  • J'était vraiment furieux et jaloux... Hé, n’essais pas de tourner la table sur moi. Ouais, on peut dire qu’on ne vaut pas mieux l’un que l’autre, non?

Je m'attendais à ce qu'il me plaque après lui avoir avoué avoir passé le week-end avec Pascal, aussi qu'on se voyait avant, pendant... Mais rien ne se passait comme prévu, au contraire, on dirait que son humeur avait changé du tout au tout et il m'a prise dans ses bras. J'était un peu "choc". Le Layne que je croyais connaître m'aurait envoyé illico sur les roses et se serait tiré pour aller rejoindre une de ses nana.

  • Tu va arrêter de le voir. Si jamais j'apprends que tu le vois en dehors des sorties habituelles, je lui tords le cou.
  • Quoi? Tu te fou...
  • Non. Je suis sérieux. Il n’est pas question que ma nana bidule avec un autre type derrière mon dos.
  • Attends, laisse moi voir si j’ai bien compris... Tu as le droit de batifoler à droite et à gauche et moi je devrais gentiment t’obéir et attendre que tu aies du temps à me consacrer? Tu plaisantes j’espère?
  • Je ne plaisante pas. Tu sais bien que les mecs, c’est pas pareil. On a pas besoin de sentiments pour coucher, vous les filles, oui!

Waouh... Ça ne marchait pas du tout comme je l’avais imaginé... C’était pas bon. Il ne me restait plus qu’à utiliser une de mes vieilles méthodes pour qu’il me plaque. Pour l’heure, il n’était pas question qu’on papote comme des potes à ce sujet. Fallait que je trouve le moyen de le faire arrêter et je n’en connaissais qu’une. En même temps, je me sentais tellement coupable et mal. Je ne devrais certainement pas, Layne était loin d'être un ange.

Il m'a prise dans ses bras, j'ai fondu. Il était chou quand même, je ne pouvais pas lui faire ça. Il avait ses moments et, c'était bizarre, mais je ressentais quand même quelque chose pour lui. J'aimais lorsque ses yeux s'assombrissaient quant il était passionné, j'aimais ses manières possessives avec moi, j'aimais aussi le voir fondre sous la tendresse. Quelle poisse j'étais mal barré!

*   *   *   *   *

Petits Aveux à Layne (27 jan 09 -mar)

Publié dans diary, janedo, journal

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26 -- Pas prête à faire ce qu'il faut

Publié le par JaneDo


J'avais passé la fin de mon week-end sous pression, et la seule chose que je voulais en rentrant c’était un peu de paix et un silence total. J’étais vraiment crevée. Pour l’avoir, je n’avais qu’une seule solution; me retirer dans ma chambre, fermer la porte... à clef. Seul refuge où Pat ne pouvait pas me déranger. J’ai allumé la télé, mais je ne la regardais pas. J’ai mis un casque avec de la musique à plein tube pour me déconnecter du reste du monde.

J’avais beau tourner les choses dans tous les sens, j’aimais Pascal plus que tout et je ne pouvais pas imaginer être sans lui. Donc, il ne me restait plus qu’à rompre avec Layne. Et j’aimais beaucoup Layne malgré tous ses défauts. En pensant à ses défauts, ça me faisaient sourire.
Je n’étais pas moins attachée à lui parce qu’il avait des aventures à droite et à gauche, au contraire je le comprenais. Trop de jolies filles et qu’une seule vie. Ce n’était pas agréable à voir, mais quant je ne voyais rien, ça m’était égal. Non, je ne lui en voulais pas.

Ok, soyons logique, s’il n’y avait pas de Pascal, et que j’avais dû passer la plupart de mes soirées et week-ends seule pendant que mon petit copain s’amusait avec d’autres filles, je trouverais sûrement ça moins amusant. Ouais... drôlement moins amusant.

A 2h du matin, Pat est venu cogner à ma porte. Il m’a fallu un moment pour l’entendre avec la zik dans les oreilles. En fait, ce n’était pas Pat, c’était Layne. Merde, je n’avais pas encore eu assez de temps pour organiser la future rupture.

Quant j’ai ouvert, Layne m’a attrapé par le bras et m'a traînée jusqu'à sa voiture, sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Pas eu le temps de mettre de chaussures non plus, j’étais en slaps. Dans la voiture, j’ai essayé de savoir à quelle sauce j’allais être mangée, mais il ne parlais pas. J’avais un peu les flopettes et je n’arrivais plus à diriger mes pensées, ni à préparer un plan.

Ok, il fallait qu’on se sépare. Je ne pouvais plus continuer à me voiler la face!

Je voulais être aussi courageuse que Pascal, qui malgré les chemins bizarres que j’avais pris, malgré que je sois avec quelqu’un d’autre, malgré que je lui ai à plusieurs reprises fait honte, malgré toutes mes petites conneries, n’a jamais caché ses sentiments. Je voulais me montrer à la hauteur. Vis-à-vis de lui, face à ses parents, à cause de Jess, je ne pouvais pas continuer à sortir avec quelqu’un d’autre si je prétendais l’aimer.

Mais, zut, il était passé 2h du mat, je n’avais vraiment pas envie de me prendre la tête maintenant et... j’aurai voulu parler à Pascal avant, entendre sa voix, question de me donner du courage... mais... je ne pouvais pas l’appeler maintenant... poisse.

Je n’arrivais pas à deviner si Layne était en colère ou pas ou s’il était d’humeur à ce que je fasse une petite crise pour exiger de rentrer chez moi et discuter demain... Oui, c’est ça, demain serait parfait! Non d’un chien, c’est ce que je devrais faire, remettre ça à demain. Aïe, est-ce que je commençais déjà à faire marche arrière?

A peine avons-nous passé la porte qu’il a lancé le ton;

  • Tu n’étais pas avec ta copine en montagne. Est-ce que tu veux me dire où tu étais? Même si... je veux l’entendre de ta bouche.

Oh là là, je fais quoi, j’attaque ou je plie?

  • Layne? Il est tard et je suis crevée, j’ai juste envie de dormir. On ne pourrait pas parler de nos week-ends respectifs demain?

J’ai plié... Mais j’avais insisté sur le “nos” et, à la lueur dans ses yeux, je crois qu’il avait compris qu’on ne parlerait pas seulement de mes va-et-vient. J’avais gagné... hihihi...

  • Tu étais avec Pascal.

Glups. Je croyais avoir la main... Glups... mais ce n’était qu'une demi victoire. Il m’avait lancé sa phrase et n’a pas chercher à discuter, comme s’il pensait me sondait. Bon au moins, je pouvais me préparer. J’aurai toute la journée pendant qu’il sera au travail... mouais!

Malgré ce qu’il pensait savoir, même s'il était sûrement en colère, il a passé l’éponge... pour ce soir. Il entendait marquer son territoire... grrr... je n’étais pas d’humeur. Mais c’était ça ou discuter, et discuter, il ne semblait pas en avoir envi. Comme toujours quant il était de mauvaise humeur, il était plus brusque, mais je pouvais le supporter, j’avais besoin de temps.

Layne était déjà parti quant je me suis réveillée, et je n'avais pas ma voiture pour rentrer, zut. Je n'avais plus qu'à prendre un taxi, en training et en slap. Génial

Patricia était déjà debout et son moulin à paroles fonctionnait à plein régime. Je l'ai écoutée gentiment en souriant pendant environs 1h, après j'ai pris la fuite avec mon chien. Au retour, je lui ai dis que j'étais crevée et je me suis enfermée dans ma chambre. Après avoir parlé avec Pascal, je me sentais plus sûre de moi et détendue. Toutefois, je n'étais pas prête pour voir Layne, je voulais que ce soit lui qui prenne l'initiative de la rupture, que ce soit sa décision, et pour ça j'avais encore quelques efforts à faire ;)) Donc quant Layne a cherché à me voir, j'ai prétendue être malade et que je n'étais pas en état de le voir.

Je n'étais pas encore prête.

*  *  *  *  *

Pas prête à faire ce qu'il faut  (26 jan09 -lun)


Publié dans diary, janedo, journal

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25 -- Retour d'un week-end gâché

Publié le par JaneDo


En tous cas, c'était un peu raide de manger avec les parents d’un mec qui ne vous apprécient pas et vous ont pratiquement trouvé en tenue de naissance...

Pour ne pas mettre ses parents de mauvaise, j’aurai préféré que Pascal se retrouve dans sa chambre au réveil, mais il n’en avait pas envi, ni que notre week-end soit bousillé par la présence de ses parents. Je sentais quand même qu’il était tendu et qu’il avait l’habitude de ne pas contrarier ses parents. Il n’avait sûrement jamais été le genre de gamin qui cause des problèmes à ses parents. Je respectais ça, j’étais pareil. J’aimais mes parents et n’avais jamais été du style à faire des vagues pour attirer l’attention de mes parents. Même étant 4 gosses, on avait toute l’attention de nos parents, nul besoin de chercher à en avoir plus. On cherchait à gagner le respect et la fierté de nos parents. J’avais l’impression que Pascal était pareil.

Je comprenais parfaitement le malaise de ses parents vis-à-vis de Jess, c’était plus que normal. Il aurait été aussi normal que je quitte les lieux, parce que c’était plus que gênant dans tous les cas de figure. Thomas avait prétendu ne pas être au courant, c’était normal aussi.

Avec raison, Jess serait furieuse d’apprendre que son frère savait depuis longtemps et nous avait couvert en quelque sorte. Et ce n’était pas à leurs parents de se retrouver en sandwich dans cette histoire. Non, vraiment, la seule personne qui n’avait rien à faire là, c’était moi. Et le peu de temps que nous avons passé, le dimanche au chalet, nous avons évité tout débordement d’affection. Nous nous sommes comporté en simples copains. Sa maman m'a invitée à prendre un café chez eux dès leur retour sur Lausause. J'ai accepté en la remerciant, mais bien sûr, il n'en était pas question. J'avais pas l'intention d'aller me jeter dans la gueule du loup et me laisser bouffer toute crue.
.. On était impatient de partir...

Jess avait prévenu Thomas qu’elle était rentrée plus tôt pour faire une petite surprise à Pascal alors il a décidé de rentrer avec nous. Le pauvre, en sachant que ses parents allaient au chalet, il avait essayé de nous joindre, mais on avait coupé nos natels, alors malgré sa crève, il les a accompagné. Il n’avait pas réussi à nous prévenir.
Y avait pas à dire... notre week-end sur la "planète ailleurs" était fichu!

Les parents à Pascal ont essayé d’être sympathique, mais ça ne devait pas être très facile pour sa mère. Aucune mère n’aime voir son fiston chéri s’envoler avec une autre femme, et surtout pas une qu’elle n’avait pas choisi. Pascal n'avait presque pas desserrer les dents de la journée et pas des masses durant le trajet du retour. Si Thomas n'avait pas été là, je n'aurai pas fait mieux!

Les garçons m’ont déposé avant de rentrer.

Patricia se larvait devant la télé. Fatiguée, j’en ai fait autant. Elle aurait aimé que je lui raconte mon week-end. Mais quoi lui dire; que c’était chouette jusqu’au samedi soir puis les parents à Pascal nous sont tombés dessus alors qu’on était pratiquement à poil! Bahhh, naaah, j’avais vraiment pas envie d’en parler. Je préférais effacer les derniers 24h de ma mémoire pour l’heure.

En rallumant mon natel, j’ai réalisé que Layne avait essayé de me joindre non-stop le samedi. Ces messages allaient du gentil à colère, ça allait barder pour moi, il ne me restait plus qu’à trouver une bonne excuse. Patricia m’a appris qu’il était passé à la maison samedi, et que pressée de question, elle a fini par lâché que j’étais en montagne. Elle ne lui avait rien dit de plus. Hum... la connaissant, ça m’étonnerait, mais elle m’a juré qu’elle n’avait pas mentionné Pascal.

De toute façon, je n’avais pas envie de le voir ce soir.

Il me semblait que tout ceux que nous fréquentions étaient au courant de ma relation avec Pascal. Somme toute, je n’avais plus vraiment de raison de me cacher derrière Layne. Mais est-ce que j’avais vraiment envie de rompre avec lui? Vis-à-vis de Pascal, ce serait sûrement la chose à faire...

J’étais tellement crevée qu’essayer de raisonner me donnait mal à la tête, alors j’ai remis ça à plus tard. J’étais trop naze!

*  *  *  *  *

Retour d'un week-end gâché  (25 jan09 -dim)

Publié dans diary, janedo, journal

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24 -- Parents? Mauvaise surprise

Publié le par JaneDo


Le lendemain matin, en la femme parfaite, j’ai porté le petit déjeuner au lit à mon petit coeur. Ça changeait, pour une fois, c’était à moi de le gâter. On a ensuite été se balader dans le village pour faire quelques courses, les produits frais nécessaires. Comme le chalet n’était pas tout le temps occupé, il fallait du lait, du beurre, etc.

C’est drôlement agréable de pouvoir se balader ensemble, sans avoir peur, de se sentir complètement libre. En fait, c’était agréable de ne pas avoir à faire attention sans arrêt à nos faits et gestes ou la manière de se regarder, se parler ou la manière de se tenir. De pouvoir se prendre par la main, se câliner ou de simplement pouvoir se prendre par les épaules. Des gestes simples, mais qu’on avait pas souvent eu l’occasion de faire entouré par nos connaissances. Comme Pascal était  plutôt du genre affectueux, j’avais la chance de recevoir des  tonnes de petits bisous et j’adorais ça.

Un vrai petit couple en Lune de Miel.

La dame de la boulangerie a cru que j'étais sa femme, qu’on rentrait de notre voyage de noces ou qu’on était en lune de miel. Hum... sourire béat sur mon visage. Et qui dit béat, veut dire bébête, nunuche, proche de stupide.

En faisant les courses, on avait croisé potes d’enfance à Pascal et on devait les retrouver à la fête du village en début de soirée. On avait trop traîné, c’était de ma faute, je ne savais pas quoi mettre, et on est arrivé presqu'à la fin. Ses potes nous ont entraînés au Pub. Je ne pouvais pas vraiment me joindre à leurs conversations, je ne les connaissais pas, mais j’étais bien, même si je ne participais pas des masses. Pascal ne me lâchait pas et s’inquiétait bien trop que je m’ennuie. Je ne m’ennuyais pas. J’avais son bras autour de l’épaule et j’étais heureuse rien que d’être avec lui. On voulait être seul, alors on a pas fait long.

Une très grosse mauvaise surprise nous attendait... on ne le savait pas encore.

On était devant la cheminée, dans les bras l’un de l’autre, pas vraiment une tonne de vêtements sur le dos, pensant être seul au monde, loin de tout, en sécurité, seul. On avait pas entendu la porte, ni rien. Il était vrai qu’on ne s’attendait pas à voir qui que ce soit pendant ses 2 jours... Ce n’était pas vraiment la meilleure situation pour se retrouver nez à nez avec des parents... Vraiment pas... surtout quant on est pas la femme légitime du jeune homme avec qui on batifole.

Une situation dans laquelle on ne se sent pas terriblement bien, heum, plutôt rétrécir à la taille d’une tête d’épingle. Ses parents... Iaaaaaaeh... Quelle poisse!

Je n'avais jamais vu Pascal rougir autant.  Heummm, moi aussi. Si sa mère aurait pu, je pense qu'elle m'aurait jetée dehors direct. Mais, elle n'a pas osé. Ça ne m’aurait vraiment pas gênée, j’aurais détaler avec joie. C’était la 1ère fois que j’ai pris autant de couleurs, tout y a passé; les oreilles, le front, les joues, tout.

Mais, les belles-mères, je connais, et j’ai une technique infaillible; ne pas leurs accorder d’importance. Faut seulement se rappeler que ce n’est pas sa propre mère,  mais une mère quand même et que son avis à la limite, je m’en tape sans pour autant le lui dire en face. Si conflit il y a, ça reste entre mère-fils, je ne m’en mêle pas, et ne m’embarrasse jamais à entrer en conflit
direct avec elles. Jamais. C’est sa mère, c’était à lui de se débrouiller avec.


En général, et surtout pendant la période bénie des débuts, la sorte de période “Lune de Miel”, ce n’est plus le fils à maman, alors ça se passe toujours bien. Il monte au créneau et défend son territoire et ses choix.

Sa mère était livide.

Thomas était monté avec eux, mais il s’est fait discret. Son père m’a saluée d’un signe de tête assez mal à l’aise, mais je crois qu’on l’était tous. C’était en fait horriblement embarrassant et si j’avais pu disparaître, je l’aurai fait. J’avais du mal à ne pas montrer mon malaise caché derrière mon sourire stoïque. Je hurlais encore à l’intérieur de ma tête. Sa mère a fait comme si je n’existais pas, pas un regard, pas un bonjour rien et s’était adressé directement à Pascal. En gros; “Qu’est-ce qui se passe ici? Et qui est cette “fille”. Dans sa bouche, c’était une insulte. J’étais une poule de couleur avec qui il avait osé se vautrer sur son tapis ultra cher, en gros... Waouh, comme entrée en matière, il y a eu mieux!

Doucement, Thomas m’a prise par la main pendant que les tours montaient entre Pascal et sa mère et je me suis éclipsée avec lui. A la lueur dans le regard à Pascal, je savais que ça allait exploser. Et ça a explosé! Thomas n’avait pas envi d’être dans les parages pendant le règlement de comptes. Et au son des voix provenant du rez, moi non plus.

Une fois à l’abri dans la chambre, je n’ai pas pu retenir les tremblements qui me secouaient tout le corps. Thomas a eu pitié de moi, et m’a juste serrée contre lui. C’était horrible, parce que j’avais l’impression que c’était pire. Impossible à contrôler. Après m’être calmée, je ne pouvais même pas avoir une discussion normale avec Thomas. Malgré mon semblant de sourire, ma voix aussi tremblait. Je crois que j’étais hyper nerveuse.

J’avais peur que Pascal en arrive à penser que je ne lui causais que des ennuis. Horrible.

Thomas nous a laissé seuls quant Pascal est remonté. Il m’a juste prise dans ses bras sans un mot. Il voulait partir de suite. Hum, j’étais d’accord. Je n’aurai pas pu espérer mieux. C’était vraiment trop gênant, et je ne voulais absolument pas me retrouver en face d’eux. Iak. Mais les choses ont la sale habitude de ne jamais tourner comme on le voudrait.

Sa mère est venue, à ma surprise totale, me demander si je voulais l’aider à préparer le dîner. Glups...  Euhm NON. C’était sa manière à elle de s’excuser en se montrant gentille et agréable. Pascal lui a dit qu’on rentrait, mais elle m’a prié de rester, que ça nous donnerait l’occasion d’apprendre un peu à se connaître. Comment refuser??? Je n’en avais aucune envie, je voulais rentrer, retourner chez moi, loin d’eux.... et vite. Si j’ignorais sa requête et que je prenais la fuite avec Pascal, j’aurai demblée le mauvais rôle. Quel calvaire. Pascal n’en avait pas plus envi que moi, sauf que moi, je gardais ce que je pensais pour moi.

Pffff... notre week-end était fichu. Quelle poisse.  C’était vraiment chiant à la longue.

Mon invisible moi m’a poussée en bas quant, tout ce que je voulais, c’était de partir d’ici. Pascal avait décidé que ce serait lui qui aiderait sa mère à préparer le dîner. Je crois qu’il ne voulait pas nous laisser, toutes les 2, seules! Tant mieux. Je n’ai absolument pas insisté, même pour la forme.

Et Thomas, quel amour... Il m’a traînée avec lui, et grâce un moment de tranquillité, loin de leurs parents, j’ai pu retrouver mon calme et ma bonne humeur. J’avais décidé de faire comme si de rien, mais j’avais l’estomac noué toute la soirée, faisant attention à mes faits et gestes, complètement coincée.

Je me suis demandée ce qui allait se passer à l’heure du coucher... mais sa mère m’avait préparé une autre chambre... Problème résolue! Malgré tout, Pascal est venu me rejoindre. Je crois que ses parents s'en doutaient... La 2ème chambre était bien évidemment pour la façade.

La soirée s’est bien passée dans l’ensemble, même si c’était terrifiante et long et... ciel... qu’est-ce que j’avais envie de rentrer moi...

*  *  *  *  *

Parents? Mauvaise surprise  - (24 jan 09-sam)

Publié dans diary, janedo, journal

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23 -- Collante comme une limace

Publié le par JaneDo


Arrhhh... Je ne m'étais jamais rendue compte à quel point je pouvais être collante. Aussi collante qu'une limace gluante. Je ne me doutais pas non plus que j'avais une si grosse soif d’énormes doses de câlins. Non, pas de câlins crapuleux, de câlins tout court. Ni mon besoin d'être chouchoutée comme une grosse chatte ronronnante.

On a filé en fin de journée vendredi... J'étais hyper prête. Rare chez moi. Mais dès le matin, j'avais déjà préparé mon sac. Hihihihi.

Trop cool d'avoir tout le chalet pour nous. Comme il n'y avait aucun risque de tomber sur qui que ce soit, on allait pouvoir vivre comme si on était un vrai couple, comme une vraie petite lune de miel. J'ai adoré chaque minute... jusqu'à ce que... enfin!

On a enfin pu parler du dimanche juste avant le départ de Jess.

Cela faisait bientôt une semaine, et on avait toujours pas eu l'occasion d'en parler. On était fort quand même. Je ne suis pas sûre qu'il m'ait vraiment cru. J'avais la d'impression que Pascal semblait douter que Jess puisse faire une chose pareille. Hélas, je n'avais plus son message. J'avais commencé la discussion par l'attaque, cela restera toujours la meilleure défense.

Je lui ai demandé pourquoi m'avoir envoyé un message pour me demander de venir s'il n'était pas seul. Que je m’étais sentie hyper mal face à leurs amis et tout. Pascal m'a assuré ne pas avoir envoyé de messages. Donc, seule déduction possible; ce ne pouvait qu'être l'oeuvre de Jess. Même s'il essayait de me croire, il avait du mal à imaginer Jess agir de cette manière. Moi aussi. Pourtant, je suis sûre qu'il avait aussi du mal à croire que j'aie pu me pointer chez lui sachant que Jess était encore là. Il nageait en plein doute. Mais au moins, il savait sûrement que je n'aurais jamais fait une chose pareille. Enfin.... je crois!

On a aussi parlé du mercredi soir après sa soirée cinéma avec Caroline.

Même si je lui ai dit avoir tout vu et entendu, il ne savait pas ce que j'avais vu au juste. Il ne semblait pas se douter que je l'ai vu embrasser Caroline ou il espérait que je ne les avais pas vu. Pascal se disait sûrement que si c’était le cas, je ne serais sûrement pas là avec lui et qu’on aurait probablement eu une grosse dispute. Il n'a pas osé me poser la question et semblait plutôt embarrassé.  Je n'allais pas non plus le préciser même si ma curiosité vorace crevait littéralement d'envie de lui poser milles questions. Parce que j'aurai voulu savoir ce qu'il avait ressenti? S'il en avait eu envi? S'il aurait voulu plus que ça s'il n'y avait pas eu de risque que je l'apprenne... Arf, des questions auxquelles je ne voulais pas de réponses non plus... Va savoir!!!

Il pensait que si je les avais vus, j’aurai sûrement eu du mal à le lui pardonner. Il était clair que si j’étais tombée seulement sur cette petite partie de la soirée et que je n’avais pas entendu la suite... certainement.

C’est vrai que si j’étais arrivée à ce moment précis et que je n’avais pas pu entendre ce qu’ils se disaient, de voir Caroline se coller à lui sans cesse, j’aurais pu mal interpréter les choses. Je serais sûrement partie sans demander mon reste, et il aurait été inutile pendant très longtemps qu’il essaie de me joindre. Je l’aurais sûrement évité et je n’aurai pas voulu écouter ses explications. Je crois franchement qu’aucune explication ne m’aurait convaincue. Arf... je ne sais pas.

Mais j'avais entendu Pascal dire qu’il tenait à moi et c'était tout ce qui comptait. De plus, ça n’avait pas été plus loin qu’un baiser...

Le vendredi soir, on est resté toute la soirée collé-collé.

On avait prévu d’aller manger dehors, mais finalement comme un vieux couple ringard, on est resté au chalet, cuisiné ensemble pour ensuite se larver devant la cheminée à bavarder. Je n'arrêtais pas de le bombarder de bisous, je n'arrivais pas à m'en empêcher. J'avais tout le temps envie de l'embrasser, d'être collée à lui et il se laissait faire alors....

Une vraie limace, et dieu sait que je déteste les limaces.

*  *  *  *  *

Collante comme une limace  -(23 jan 09-ven)

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22 -- Regards de chatte en chaleur

Publié le par JaneDo


C’est la folie, mais j’adore être avec Pascal. Quant je pense à Pascal, c’est; chaleur, tendresse, couché de soleil, plage aux sables fins, main dans la main... Layne, lui c’est; tornade, tempête, les bruits de la ville, soirées arrosées, disputes et réconciliations.... La tendresse chez Pascal est spontanée et complètement naturelle, chez Layne c'est souvent quant il a une idée derrière la tête. Personne n'a dû lui apprendre que ce n'était pas ça les préludes!

Avec Pascal, on a prévu de fuir les environs pendant le week-end et d’aller à son chalet. Au moins là, personne ne viendrait nous déranger. On sera libre; pas de Thomas, pas de Pat, pas de potes, pas de visiteurs inattendus. Rien, ni personne, juste “nous deux”.

Donc, ce soir, je sortais avec mes potes et Pascal avec les siens. Ayant rempli nos obligations amicales, on pouvait se préparer pour notre week-end. Iiiiiie.... me réjouissais trop.

Donc Pascal au petit-dêj, au déjeuner, au dîner et encore en dessert.... Trop parfait. Je rêvais éveillé. l’imaginant saucissonné entre 2 tranches de pains bien tendre. Mince........

J’avais oublié Layne dans l’équation! Zut!

Patricia babillait sans relâche pendant que je faisais tous les efforts du monde pour me concentrer sur mon travail et les modèles que je devrais présenter la semaine prochaine, mais mon esprit vagabondait en essayant de trouver une solution concernant Layne!

1. Provoquer une dispute; ce qui mettrait un peu d’espace pour le week-end?
2. L’excuse d'obligations familliales?
3. Inventer un week-end avec une copine à la montagne... mais sans Pat? Louche.
4. Prétendre partir à l’étranger pour le week-end... mais s’il me trouve... Aïe!
5. Rien dire et faire ce que je veux!  Après tout, il n’avait qu’à aller retrouver Miss Tennis ou Alexia!


Baf, j'allais m’en remettre à la chance et voir comment les choses tourneront. De toute façon, on sera très loin d'ici tout le week-end, après; "advienne que pourra". Mais que faire de Thomas? Mince Thomas... Fallait que je lui fasse une petite visite cet après-midi, comme ça, ce sera fait, et ce sera une chose que je pourrais tracer de ma liste. Patricia aimait bien Thomas, alors, je l’ai emmenée avec moi. Il n'était pas en grande forme, faut dire que Pat non plus. J’en ai profité pour faire à manger pour mes 2 malades. Du “Hachis Parmentier JaneDo”. Facile à avaler au cas où Thomas avait un peu mal à la gorge et une petite soupe aux asperges en entrée.

Ma visite lui a fait plaisir et vite redonné un peu de couleurs. Le pauvre, il était vraiment mal et avait même perdu du poids. Il s'était tout de suite senti mieux après avoir mangé.

Ça m’a fait un peu de peine de réaliser à quel point Thomas tenait encore à moi, j’avais fini par oublier qu’il était encore amoureux, même après Pascal et Layne, 2 de ses plus proches amis. Mais ça n’avait jamais été son tour. L’amour peut être tellement cruel. Thomas avait quand même prévu de sortir un petit moment ce soir, mais je doute qu’il puisse, il surestimait un peu ses forces!

Layne semblait bizarre ces temps-ci, il avait par moment de grands débordements de tendresses (culpabilité???) ou était carrément distant et dans la lune (amoureux???).

Je me suis demandée s’il ne chercherait pas lui aussi un moyen d’avoir son week-end? Si c’était le cas, comment amener le sujet sur la table sans éveiller ses soupçons et lui donner l’impression que, c’était son choix et que moi, en parfaite petite amie, j’étais adorablement conciliante. Évidemment sans mentionner des trucs comme; je te fais confiance, ou j’attendrais patiemment ton bon vouloir, ni que je m’ennuierais sans toi... des trucs qui risqueraient à un moment ou un autre de titiller son sentiment de culpabilité et le conduirait dans la mauvaise direction....> chez moi!!!

Finalement, c’était plus facile que je ne l’aurais cru. Trop facile. Layne avait apparemment des projets pour le week-end et je ne faisais pas partie de l’équation.

Une fois la question réglée, Layne s’était détendu. On sortait chacun de son côté et on se retrouverait chez lui plus tard, pour ne pas avoir Pat sur les bras. Il n’avait pas proposé de me rejoindre. Bizarre. Il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble ou quoi??? Miss Tennis ne savait peut-être pas qu’il avait une copine, alors il ne pouvait pas se permettre de se montrer avec moi. Rat des bois!

Avec mes potes, on a d’abord été jouer au Bowling. C’est assez rare. On se retrouve en général pour manger un truc ensemble, mais c’était surtout boisson à gogo, pas des trucs sportifs. C’était super chouette, j’adore les changements de routine. On a grignoté sur place avant de se retrouver tous au Tiger comme d’hab.

Pascal et ses potes étaient déjà au Tiger à notre arrivée. Mon coeur a commencé son petit twist en apercevant Pascal, et un rock endiablé à son sourire. Rhhhh... suis irrécupérable! Ciel, je pourrais passer des heures à le regarder comme s’il était un film. J’aime sa manière de se mouvoir, de marcher, ses expressions, ses rires, ses sourires, ses froncements de sourcils...

Caroline était avec eux. Difficile de ne pas la remarqué, elle avait opté pour un jaune assez flashy et s’accrochait au bras de Pascal en me jetant des regards de chatte en chaleur. Peste. J’essayais de ne pas trop regarder dans sa direction, enfin, le moins possible. Thomas n’était pas sorti finalement, il n’était pas encore d’attaque.

Pascal m’a chuchoté à l’oreille, qu’on pouvait se retrouver chez lui 1h plus tard. Il devait d’abord raccompagner Caroline. Mais ça ne marchait pas, je passais la nuit chez Layne pour pouvoir passer le reste du week-end avec lui.

Nos équipes se sont mêlées et on s’est retrouvé tous réunis autour du même bar. Caroline a dû se joindre à nous, même si elle n’en avait pas envie. Elle a soigneusement évité de me saluer. J’en ai fait autant. Elle ne savait pas que j’étais chez Pascal hier soir.

On faisait comme d’habitude; de parfaits copains. Nos épaules se touchaient par moments, même si je ne le regardais pas, c’était bon de le savoir assis à côté, de sentir sa présence. Je ne pense pas que Pascal se doutait que chaque fois que nos regards se croisaient, je frissonnais de la tête aux pieds. Ses sourires étaient des décharges électriques.

Caroline nous observait constamment, mais j’en avais rien à fiche. J’avais aussi remarqué son petit manège pour essayer de me rendre jalouse, mais il était hors de question que je lui fasse ce plaisir.

J’étais impatiente de partir avec Pascal. D’être seule avec lui, libre de la terre entière.

*  *  *  *  *

Regards de chatte en chaleur -(22jan09-jeu)

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21..2 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!

Publié le par JaneDo


  • Ahhhh... Je peux pas Caro. Je suis désolé, je peux pas..
  • Mais pourquoi? Pourquoi?

Il l’avait repoussée. Trop tard... Il l’avait quand même embrassée. J’en avais mal au bide. J’aurai voulu disparaître d’ici. Même s’il était au rez, il y avait quand même une certaine hauteur, des arbustes pleines d’épines, des pierres... Je ne pouvais pas garantir mon atterrissage, manquait plus que je me flingue sous sa fenêtre. Ce serait pas top!

Pascal s’était levé de son tabouret et s’était éloigné d’elle en se passant nerveusement la main dans les cheveux. Il avait poussé un profond soupir. Caroline avait baissé la tête, avec l’air de faire la pote et attendait toute déçue

  • Écoute... Il y a quelque chose qu’il faut que tu sache. D’abord, tu dois me jurer de ne jamais en parler. Ni à ta meilleure amie, à ta mère, ni à ton petit ami, ni en confession. Jamais. Jure le moi sur ce que tu as de plus cher...

Pascal s'était assis sur la table du salon et Caroline était venu s'agenouiller entre ses jambes. Leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. Mince, il allait l’embrasser à nouveau. Je vais lui faire la peau. Je croyais qu'il ne pouvait pas... alors ce n'était qu'une scène de deux ou quoi? Je n’arrivais plus à respirer. Il voulait sûrement qu’elle promette de ne jamais rien dire. J’allais me liquéfier sur place, ça allait être une sacré baffe pour moi.

Elle a juré sur la tête de sa famille et sur sa tête un petit sourire sexy au coin des lèvres. Je les voyais de profil. Pourquoi j’étais venue, suis vraiment trop conne. Dire que je pensais lui faire plaisir. Je ne voulais vraiment pas voir ça, mais je ne pouvais pas détaché mes pauvres yeux du spectacle qui allait m’infliger d’atroces souffrances et causer ma rupture avec Pascal. J’étais tétanisée.

Pascal a encore soupiré et il s'est levé. Il lui tournait le dos.

  • Je... Je sors avec Jane. Comment dire... Jane et moi sommes ensemble, on se voit, on continue à se voir... On est... beaucoup plus que de simple amis.
  • Hein? Tu te fou de ma gueule là?

Bouche bée, les yeux écarquillés, Caroline était sous le choc.  Moi aussi. Mais je me sentais fondre d'amour pour lui. Pourtant, elle avait dit savoir. Ciel. Et moi, je ne pensais pas que Pascal parlerait de ça. Je m'attendais à tout, sauf à celle-là. Ha! J’étais sciée. Il a osé? Mince alors!!! J’aurai pu m’évanouir direct. Pourquoi? Pourquoi en avait-il parlé? Ou c'était parce qu'il ne voulait pas qu’elle dise quoi que ce soit à propos de ce qui allait se passer que je risque d'apprendre par la suite? Qu’est-ce qu’il allait faire?

  • Je vois... Et Jess? Enfin... Est-ce que ta femme le sait? Est-ce qu’elle est au courant?Et son Layne?

Pascal avait l’air soulagé et ne répondait rien. Caroline le regardait encore un peu choquée, elle s’était assise à nouveau sur le bras du canapé.

  • Ben alors toi... T’es vraiment plein de surprise. Mais bon, donc...
  • Tu veux que je t’appelle un taxi?
  • Non. Pourquoi?

Il s’était ré-appuyé contre le bar de la cuisine, elle s’était relevée, déjà remise de la nouvelle. Purée... Je pourrais sortir de la chambre maintenant ou quoi? Est-ce que Pascal serait gêné? Est-ce que j’ai le droit de le faire maintenant? Parce qu'elle s'était à nouveau vautrée sur lui amoureusement en cherchant à l’embrasser.

  • Je te l’ai juré, Jane ou Jess n’en sauront rien, promis, juré. Pascal, tu me plais et je suis amoureuse de toi. Je ferais n'importe quoi pour être avec toi. Dis, c’est pas comme si c’était la 1ère fois qu'on s'embrassait... Tu sais cette soirée, avant le Nouvel An, j'étais aux anges quant tu m'as choisie, c'était la plus belle soirée de ma vie, depuis le temps que j'espérais...

Elle lui caressait le visage tout en parlant et passait ses pattes dans ses cheveux. Ça me rendait folle. Moi, en mec, je lui aurais sauté dessus. Il a fini par attraper sa main en lui demandant d’arrêter. Enfin. Pendant une petite seconde, j’ai cru qu’il allait l’attirer à lui et l’embrasser, alors j’avais tout mon estomac dans la gorge. J'avais vraiment pas de chance avec mes mecs moi!!!!

  • Écoute... Je peux pas. Moi, je le saurais, et si elle l’apprenait, elle risque de m’en vouloir à mort, alors je ne peux pas. Je pourrais difficilement me pardonner de lui faire du mal pour rien. J'ai vraiment pas envi de la perdre en faisant une connerie de ce genre, tu comprends.
  • Merci pour le rien, et pour la connerie du genre, c’est sympa.
  • Fais pas l'idiote, tu sais très bien ce que je veux dire.
  • Dis, t’es pas un peu nul là? Tu crois que Jane fait quoi avec Layne? Qu'ils jouent au "monopoli" ou se regardent dans le blanc des yeux? Surtout lui... Au fait, pourquoi est-ce qu’elle est avec Layne, hein?

Touché, coulé. Pascal a lâché son bras et pendant une seconde une vague de colère a effleuré son beau visage. C’était comme un coup de massue pour moi. Son profil s’était durci et il a baissé la tête.

  • C’est compliqué et ça ne regarde que Jane et moi.
  • T'as pas l’impression de te faire mener en bateau là?
  • Je n’ai pas trop envi d’en parler. Et Caro, juste entre nous... La prochaine fois que t’essaie d’emballer un mec... évite de lui parler.de sa nana..

Pascal souriait. On dirait qu’il avait retrouvé son calme. Pauvre chou. C’est vrai que je lui avais fait un sale coup là, mais j’avais des circonstances atténuantes; j’avais cru qu’il voulait l’argent et l’argent du beurre, et qu’il s’amusait à nous raconter des bobards à Jess et à moi. Je m’étais trompée, et maintenant c'était la "gabgie".

Mais en même temps, je ne voulais pas passer mon temps assise derrière le téléphone à attendre ses appels quant il aurait un trou dans son emploi du temps.

  • Je sais que c’est du bibon ton mariage avec Jess. Je te comprends pas. Tu dois aimer les situations compliquées toi, parce qu’en plus, il a fallu que tu te farcisse une fille qui passe son temps dans les bras d’un autre... Et pourquoi ne pas t'amuser un peu? Pourquoi t'en tenir à une seule nana? C'est drôlement idiot ça!

Pétasse, pétasse, pétasse, grrrr... Bon, il fallait qu’elle arrête parce que sinon, j’allais bondir de la chambre et lui coller ma main dans la figure. Elle commençait à devenir un peu lourde là à essayer de lui forcer la main. Elle s'était mise à bouder. NON, elle va pas lui faire le coup des larmes???? En plus... elle n’avait pas tout tord, c’est ce qui me rendait malade :.((

Elle avait toujours les bras autour de ses épaules, en souriant il lui a pris le menton et levé son visage à la hauteur du sien. Mon coeur s’est arrêté de battre. Ma tête en effusion cherchait déjà, vite fait, des excuses pour lui pardonner, persuadée que cette fois... il allait l’embrasser. Mais il ne l’a pas fait. Ahhhh, la pression est retombée, je suis devenue toute molle de soulagement. Sa gentille envers elle me faisait changer de couleurs à la vitesse lumière. Je voulais qu’elle s’en aille, j’en pouvais plus.

  • Traite moi d'idiot, mais je tiens à elle, Layne ou pas Layne. C'est comme ça, c'est tout.
  • Ouais, t'es un idiot. Parce que moi, je suis libre. C'est où tu veux, quant tu veux, au moins tu le saura si tu changes d'avis?

Pascal a ri.

  • J’ai déjà assez de mal à gérer entre les 2, et Jane trouve sûrement qu’on ne se voit déjà pas assez, alors je n’ai pas envi de rendre les choses encore plus compliquées. Et Jane ne me le pardonnerait pas.
  • Pascal... Je te promets que jamais je ne dirais quoi que ce soit. Tu sais, je serais discrète, et je te partagerais avec Jane ou avec qui tu veux, il n’y a pas de problèmes..
  • Arrêtons les conneries, je ne pourrais plus te voir si tu continues avec ça.  Ca va finir par m'énerver, je veux plus en parler
  • Pascal..
  • Chuuut. Arrête stp, on en parle plus. C’est peut-être mieux que je t’appelle un taxi
  • Tu as tellement peur de moi?
  • Non. Je veux juste qu’on arrête de parler de ça. Et... ce serait mieux que tu partes maintenant, il est tard.
  • T’as peur?

Son petit sourire coquin à 100millions... Aïiiie! Irrésistible...

  • Si tu veux... C'est quoi ce mec avec qui Alexia s'est pointée au cinéma?
  • Pffff, aucune idée! Je croyais qu'elle viendrait avec Layne en fait...
  • Owwwh, j'aurai pas du tout apprécié...

Bon là, elle dégage où je vais la sortir moi-même? J’en pouvais plus. Je m’étais promise de me tirer s’il la touchait. Il l’avait fait, et je suis restée quand même. Je n’étais pas très fière de moi. En plus, ce serait la honte qu’elle sache que j’avais assisté à tout ça. Iiiiak.

Qu’est-ce que j’allais faire maintenant? Faire semblant que je dormais et que je n’ai rien entendu? Quant Pascal saurait que j’ai tout entendu et vu, je fais quoi? Je le plaque? Arrrrrh, je peux pas vivre sans lui. Suis foutue. Mais je ne pourrais pas lui cacher longtemps que j'avais tout entendu, alors pas la peine de faire des plans sur la comette... Ou ce serait mieux? Mais alors, je ne devrais jamais, Ô grand jamais, revenir là-dessus et le lui dire plus tard...

Je voulais m’assurer qu’il ne se passait rien de plus, mais je ne tenais plus sur mes jambes. Ils étaient tout flagada et j’avais la nausée, alors j’ai été m’étendre sur le lit. J'entendais leurs rires et le murmure de leur voix... J'étais crevée. Pour finir, le murmure de leurs voix avaient fini par m'endormir. J'avais cru entendre Pascal entrer dans la chambre, mais je ne pourrais pas dire si elle était toujours là ou pas, j'ai sombré dans les bras de "morphée". La châleur de son corps m'a quelque peu réveillée. Je n'avais pas besoin de parler, il n'avait pas été en dessous de tout. Il ne m'avait pas déçu
, c'était même tout le contraire.

Je l'adore, je l'aime et il m'aime... le reste... Je m'en tape!

*  *  *  *  *

Soirée Ciné avec Caro Hein! -(21 jan 09 -mer)

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21..1 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!

Publié le par JaneDo



Je voulais me réveiller assez tôt pour filer avant que Pascal ne se réveille. Et zut, râté. Assis au bord du lit, une tasse de café à la main, Pascal me regardait dormir en souriant. Crap. Et dire que même après tous ces mois, son sourire me faisait encore frissonner. Je l’adore. Il m’a encouragée à continuer à dormir, et qu’il n’avait pas voulu me réveiller. Ça je le savais, l'odeur du café avait eu ce résultat et j’avais envie de le voir avant qu’il ne parte travailler.

J’avais filé me laver les dents pendant qu’il allait me chercher aussi une tasse de café mais... le café a fini froid et Pascal en retard. Je l’adore. Il avait le don de me faire me sentir irrésistible et qu’il n’y avait rien de plus important au monde, même pas le travail. Être dans ses bras c’était comme avaler des tonnes de pilules du bonheur. Oui, je l’avais déjà dit... Je l’adore. Rien que d'y penser, j'ai le coeur qui bat la chamade!

Je ne voulais pas rester chez lui pendant son absence, parce que je me sentirais obligée de passer voir Thomas, et je ne pouvais pas faire ça. Je crois que Thomas pensait qu’on avait cessé de se voir... ARf. Maintenant, il fallait que je prenne le risque de me glisser dehors en plein jour. Poisse.

En rentrant,  je flottais encore sur mon petit nuage rose, la tête à l’envers. Patricia pouvait bien continuer à bavarder, je n’entendais rien. Bon, il allait bien falloir qu’on en vienne à parler de dimanche soir... et du vilain petit piège que Jess m'avait tendu. Peut-être ce soir?

Arrrrh, mais non... Ce soir, Pascal avait rendez-vous avec Caroline. Ça y est, ma tête repartait en “mode-débile”. Oh non, fallait que ça s’arrête. Pensée positive, voilà ce qu’il me fallait; après tout, il avait reporté son rendez-vous à ce soir pour me voir, alors il n’y avait pas à s’inquiéter.

Ouais, mais comment un mec pourrait résister à une si jolie fille. Je sais que si j’étais un mec, j’aurais vraiment beaucoup de peine à ne pas céder à la tentation. Ouais, pour être totalement franche, je n’y résisterais pas. Ni une, ni deux, je l’accrocherais à mon tableau de chasse. Clair et net. Mouais... je n’arriverais pas à être le mec le plus fidèle de la terre, c’était sûr, hum!!!

Pascal m’avait laissé une clé, espérant que je passerai la prochaine nuit aussi avec lui. Je n’avais pas envie de résister à mon envie de courir dans ses bras.

Alors j’ai tout prévu en fonction; J’ai passé le début de soirée avec Pat. Layne est passé à la maison, certainement pour être sûr que je n’étais pas ailleurs. Il avait prétendu être assez fatigué et avait assez facilement accepté de rentrer. Génial.

Après une bonne douche, j’ai filé chez Pascal.

Il n’était pas encore rentré. Ahhh. Son appartement respirait sa présence. Je n’allais pas allumé ou me planter devant la télé, Thomas risquait de se rendre compte de ma présence. Je me suis allongée sur son lit, et je me suis endormie... Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit passée.

Des bruits de voix m’ont réveillée... Il était rentré... mais pas seul. Caroline était avec lui.

  • C’est pas ça...1-èrement je te rappelle que je suis marié,  2-èmenent mon beau-frère habite juste au-dessus, à l’étage au cas où tu l’aurais oublié... Tu ne peux pas rester ici Caro!
  • On ne fera rien. (rire) On peut quand même traîner ensemble, non?

Sur la pointe des pieds, je me suis approchée de la porte qui était légèrement entre-ouverte. C’était risqué, et si Pascal venait se changer? Ou qu’il se dirige vers sa chambre? Comme il faisait sombre dans la chambre et qu’il y avait de la lumière au salon, je les voyais et les entendais très bien. Pascal ne savait pas que j’étais chez lui, là, dans sa chambre.

Pascal était appuyé, les bras croisés, contre son bar-cuisine. Caroline s’était vautrée sur le canapé sa veste jeté par dessus un des fauteuil. Pascal avait une drôle d’expression sur le visage et un air légèrement emprunté. Ou était-ce mon imagination? Les attitudes provocantes de Caro lui faisait de l’effet? Il fallait l’avouer, elle était mignonne, y avait pas photo! Mon coeur battait tellement fort que par moment la tension me rendait sourde.

  • Je sais que t’es marié, ça ne me gêne pas. Je saurais être discrète et patiente. Et... je ne suis pas jalouse.
  • Très drôle!
  • Et je sais aussi que ton mariage n’est qu’un mirage, de la poudre aux yeux quoi. C’est pas un vrai mariage et que tu as le droit de faire ce que tu veux.

Elle a ri, d’un rire clair, provocant et sensuel. Grrr. Pascal souriait gentiment. Ciel, ce qu’il était beau. Le décolleté de Caro baillait et elle ne se privait pas pour se pencher à tout moment pour qu’il puisse profiter du spectacle. Ma boule à l’estomac grossissait. Il avait l’air captivé et séduit. Dingue, j’aurai pu m’évanouir, je tremblais tellement.

Il avait fini par s’asseoir sur le canapé en face et ils bavardaient tranquillement en rigolant. Pascal avait dû regarder son natel, parce qu’elle lui a demandé s’il attendait un appel ou quelque chose. Il a répondu que non. Par jeu, elle lui avait arraché son natel, elle s’était couchée en planquant le natel derrière son dos. Pour le lui reprendre il aurait dû se coucher sur elle, ce qu’elle cherchait sûrement. J’avais envie de lui arracher les yeux. Comme il le lui demandait poliment, elle s’est levé et en a profité pour parcourir ses messages en riant. Lui aussi souriait.

  • Ha! Et 1 de Jane... woooowh; “T’adore, t’adore... impatiente... Mille bisous...”

Il n’aurait pas dû trouver ça drôle. Il avait réussi finalement à le lui arracher des mains. Il a bloqué ou éteint son natel. Je piaffais de rage. Non mais celle-là! Et en plus, elle avait lu un de mes message. Chiotte.

  • Pas le genre de message qu'on envoi à quelqu'un avec qui il ne se passe rien!!! Qu’est-ce qu’il y a  exactement, entre Jane et toi? Elle te téléphone souvent au bureau, surtout ces temps-ci, peut-être parce que Jess n'est pas dans le coin? (Rire) Et tu te rappelle le soir de la Fête Nationale, elle nous avait poursuivi dans ta chambre verte de jalousie. Elle avait cru qu’on faisait, je-ne-sais-quoi, et même ta réaction était assez... équivoque... Comme si tu ne voulais pas... ou... comme si le fait qu’elle nous trouve là t’avait ennuyé. Il s’est passé quelque chose entre vous, non?

Pascal se grattait la tête en la dévisageant.

  • Qu’est-ce qui te fait penser que je te répondrais aujourd’hui plus qu’hier?
  • Bof. Pas besoin de réponses. C’est juste que, je pense qu’il y avait quelque chose entre vous avant que Jess n’arrive, alors je me posais juste la question c’est tout. Non, en fait, je sais qu’il y a eu quelque chose. En tous cas, c’est ce que Layne a dit à Alexia. Tu ne viens pas t’asseoir? Allez viens....
  • Heum... Tu veux boire quelque chose?
  • Okay.

Pascal s’était enfilé de l’autre côté du bar, Caro était venue s’y accrocher et ils ont continué à discuter, sa poitrine offerte à son regard. Grrr. Il souriait de son sourire en coin que j’adore tellement et qui me faisait complètement chavirer.

  • C’était chouette le ciné ce soir, non? On devrait remettre ça. Même quant Jess est là... Ça te dirait?
  • Je sais pas... On verra.

Pascal a souri, il préparait du café je crois, et avait servi un verre de coca à Caro. Elle lui a demandé s’il n’avait pas quelque chose de plus sérieux, comme du whisky ou de la vodka. Il a hésité à le lui servir.

J’aurai bien voulu débouler dans le salon, mais comme il n’avait pas mentionné qu’on se voyait toujours, ç’aurait été mal venu!!!! Et puis, comment serais-je rentrée chez lui? Sinon avec la clé? Et sortir de sa chambre!!! Pas une brillante idée, j’étais obligée de rester cachée. Zut. J’enregistrai et filmais tout avec mon natel. Probablement, je me torturerais plus tard avec ces images. Suivant ce qui se passerait, elles me serviraient à ne pas flancher si je décide de rompre avec lui.

  • J’envie parfois comment tu es avec Jane, tu sais. Toujours gentil avec elle. Tu lui passe facilement le bras autour des épaules, ou la colle contre toi et des trucs comme ça, même devant Jess. Hum, ça me rend jalouse. J’aimerai bien que tu sois pareil avec moi, ça me plairait bien. Vous avez l’air de vachement bien vous entendre, d’être vachement proche aussi et très complice. Ha, je l’envie. Et Jess en pense quoi?
  • C’est vrai, on est très proche. Jess sait que j’aime beaucoup Jane.

Elle se mâchouillait l’ongle du pouce en le dévisageant. Pascal avait l’air coincé.

  • Est-ce que je te plaît?

Aïe. Pascal ne répondait pas. J’avais vraiment envie de bondir hors de la chambre. Elle l’avait pris au dépourvu.

  • Pascal?

Pascal fronçait les sourcils. Je me demande bien à quoi il pouvait penser. Il a poussé un soupir en la regardant. Peut-être qu’il avait envi de s’amuser un peu? Ahhhhh, non, non, non. Je priais tous les dieux et démons de l’univers pour qu’il ne fasse rien qui puisse me faire mourir là derrière sa porte.

  • Oui?

Il était repassé devant le bar et s’était assis sur l’un des tabouret. Caroline en a profité pour se coller contre lui. Si j’avais été invisible, je me serais précipitée l’attraper par les cheveux et je l’aurai tabassée, ni vue, ni connue. Ses pattes non velues se promenaient sur son torse, MON torse. C’était insupportable, j’allais finir par être malade et vomir sur sa moquette. Il aurait dû enlever ses mains, mais il ne faisait rien. Merde, ça devait lui plaire. C'est vrai que les hommes sont faciles. Un petit rien et ils sont chauds.

Elle l’a embrassé sur les lèvres. Baaaaaah... envie de cogner. Je n’avais pas l’impression qu’il avait répondu à son baiser. C’était peut-être parce que je ne voulais pas le voir? Je me sentais un peu malade, mon coeur battait un peu trop vite. De toute façon j’aurai l’enregistrement.

  • Il se fait tard. Je crois que tu devrais rentrer.
  • Je n'ai pas envie de rentrer. Pour une fois qu'on est rien que les 2.

Pascal la tenait maintenant à bout de bras. Dans un murmure, elle lui a demandé de l’embrasser. Les yeux écarquillés, j’étais hypnotisée; “Ne le fais pas, ne le fais pas, ne le fais pas...”. Pendant une petite mini-seconde, j’ai fermé les yeux en priant très fort qu’il ne le fasse pas.

Mais en même temps, quelle importance si ça en restait là? Tssss, et voilà que j’essayais de lui trouver des excuses. Pourtant, si j’avais été un mec, je l’aurai fait le coeur en fête. Une nana qui se jetterait à ma tête comme ça, je n’aurais pas hésité une seconde!

Caro s’était dégagée et lui avait re-passé les bras autour du cou. J’étais verte. Pascal s’était reculé légèrement, et avait posé ses mains autour de sa taille. Ils se regardaient dans le blanc des yeux. Il hésitait, je crois. Mais, je connaissais ce regard. Pascal était tout sérieux avec ce même regard qu’il avait avant d’embrasser. Il allait le faire. Aarhhh impardonnable, j’allais lui en vouloir à mort. Là, pas d’hésitation, je sortirais de la chambre et je m’en irais, sans un mot. J’avais déjà une main sur la poignée de la porte prête à l’ouvrir.
Il allait l’embrasser, c’était sûr.

Hésitation; Si je déboullait au salon, elle allait se moquer de moi, sachant que Pascal l'avait embrassée, que j'avais tout vu, tout entendu. Je tremblais de la tête aux pieds. Mince, je ne pouvais pas, ma fierté en prendrait un coup. Prière; Déesse de la terre, Déesse de l’amour, de la planète, de l’humanité, faîtes qu’il ne le fasse pas. Je promets ce que vous voulez, mais juste qu’il ne le fasse pas. S’il m’aime, il ne le fera pas...

Et leurs lèvres se sont trouvés. Il l'a fait. Damnation. Des milliers de petites mains me broillaient le coeur. Pascal a embrassé Caroline. Il tenait son visage d’une main, le pouce sur son menton. Je connaissais ce geste. Là, je me sentais malade. Total nausée.


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20 -- Déprime...

Publié le par JaneDo


Layne, en tous cas lui, quant il se lève, c’est pour tout le monde. Il n’a pas la discrétion de Pascal, et me faire réveiller si tôt, arffff, ça me gaaaaave! Patricia, forcément était aussi réveillée. Elle s’est levée pour prendre le café avec lui. Avec le bruit, j’ai rampé à mon tour jusqu’à la machine à café. Sans café dans le sang, je suis inutile. De vrais pinsons ces 2 là, le matin, iiiiak.

Déjà ébouriffée, Layne m'a ébouriffée encore plus, amusé par, ce que j’appelle moi, “ma gueule de bois”, pourtant sans alcool. C’est juste que je me sens comme un bout de bois le matin.
Ça a eu pour effet de mélanger mes cellules grises. Il essayait de m'arracher quelques mots. Peine perdue le matin.

Après son départ, j’avais envie de re-ramper dans mon lit, mais... pas possible! Impossible de travailler la journée avec Pat dans les pattes! Je sais pas, elle parle tout le temps... Moi, j’aime le silence, les mouches qui volent sur le dos et touti quanti... Hehhhh! Gros soupir. J’ai pris la fuite dans l’après-midi avec Maxou et on a été faire un tour en forêt.

J’en ai profité pour appeler Pascal. Trop envie d’entendre sa voix.

En arrivant chez moi, il avait effectivement vu la voiture de Layne, donc il n’est pas monté. En me taquinant, il a dit qu’il avait hésité une minute quand même, il aurait aimé savoir comment je m’en serais sortie. Très drôle. Piquée, je lui ai dit que je m’en serais sûrement sortie aussi bien que lui dimanche soir. Hein, hein, hein! Il a changé de sujet. Je pense que c’était encore un sujet un peu chaud.

J’avais envie de le voir ce soir, mais il m’a appris que Caro l’avait invité au cinéma, et que ce devait être la xème invitation. Il ne pouvait pas toujours refuser non plus. Arrrrrrgh. Au ciné... non de non!

Comme moi, elle savait que Jess n’était pas dans les parages. J’avais le coeur qui battait la mesure des secondes et des millièmes de secondes et je commençais même à trembler. Pascal l’a immédiatement entendu dans ma voix. Pourtant je ne voulais pas qu’il s’en aperçoive et je faisais tout pour masquer ma déception.

Je voulais demander si je pouvais l’accompagner, mais ça aurait fait un peu jalouse. Je ne pouvais pas être tout le temps là pour lui éviter toutes les tentations du monde... Je ne pouvais non plus pas l’enfermer dans une cage et l’empêcher de voir des amis. Et Caroline faisait parti de ses... grrrr... amis.

Pascal m’avait laissé une clef pour que je puisse rentrer chez lui si j’en avais envie. Il aurait aimé me voir quand même. Ou est-ce qu’il disait ça pour me rassurer me sentant au bord de la crise de larmes? Le film finissait vers les 23h, alors il me proposait de se retrouver chez lui... Je sais pas! Je risquais de me mettre à calculer le temps qu’il lui faudrait pour quitter le cinéma, et il s’en rendait peut-être pas compte, me sentant si déçue, mais ce sera pas sympa s’il n’allait pas prendre un verre avec elle après. Je risquais de finir à ras la moquette en l’attendant. Je ne voudrais sûrement pas qu’il m’approche ensuite. Qu’est-ce que j’suis nulle!

Bien sûr que j’avais envie de le voir, mais en même temps, trop peur qu’il remarque mon manque d’assurance et toutes les différentes teintes de peurs que j’aurai traversé avant qu’il ne rentre. Et le voilà qui insiste et moi qui ne sait même pas ce que j’allais faire.

Ahhh, au cinéma... Maligne! Dans le noir, les mains qui se cherchent, les doigts qui se croisent. MERDE. J’étais jalouse! Jalouse de tous ces moments qu’elle passera avec lui et pas moi. Entendre sa voix, pas moi. Marché à côté de lui, l’entendre rire, voir ses beaux yeux verts sourires, le toucher et moi... pas. Ahhhhh, souffrance extrême. Je me déteste.

Du coup, j’avais 36 milles questions qui me trottaient dans la tête. Je me rendais compte que si j’étais sa nana, je serais morte d’angoisse chaque fois qu’il ferait quelque chose sans moi... Grrr... Je l’aimais TROP.

Je le trouvais trop beau, trop cool, trop sexy, trop adorable, trop bien foutu, trop tout... Je me préparais bien des chagrins, bien des moments de folle angoisse. J’étais trop mal barré. Si je continuais comme ça, il me sera impossible de devenir sa moitié. Je ne supporterais jamais. Iak, je deviendrais une de ces horrible pouffiasse qui ne peut pas respirer sans sa moitié. Trop nulle.

Très triste quand même, je lui ai dis qu’on se verrait mercredi.

J’ai appris que Thomas était à la maison. Gros gros rhume. C’était drôle, je n’avais jamais imaginé que Thomas était du genre à être malade. J’irai sûrement lui faire une petite visite amicale.

Pour finir, c’est lui qui m’a proposé de l’accompagner ce soir au ciné avec Caro! Non. Même si je crevais d’envie de dire oui, je ne voulais montrer tellement de manque de confiance en lui, en moi, en nous. Bref non.

Après avoir versé quelques larmes de stress, je suis rentrée, décidée à me concentrer un peu plus sur moi-même et peut-être éventuellement sur Layne. Ça me sortirais Pascal de la tête. Je ne voulais pas commencer à laisser ma tête faire des dégâts en les imaginants intimement enlacés ou autres. Ni qu’il lui tenait la main pendant le film, et le reste, surtout pas non plus.

Zut, Layne m’a appelée.
C’était toujours lui qui faisait le 1er pas. Encore lui. Je voulais réussir à le faire une fois en 1er. Il me reprochait assez de ne jamais penser à l’appeler.

C’était évident que Layne savait que Jess était absente et il voulait s’assurer que je ne voyais pas Pascal. Il voulait savoir si ce soir, je comptais aller chez lui ou si je jouais encore à l’infimière  pour ma copine. J’avais pas la forme, alors  je restais avec Pat. Il voulait savoir si je voulais qu’il passe plutôt chez moi. J’avais pas envie non plus. J’avais envie de rester seule pour me noyer dans mon chagrin. C’était nulle, parce que malgré la présence de Pat, pas très mobile, j’allais ne penser qu’à Pascal.

Après avoir mangé avec Pat, j’ai décidé de court-circuiter mon imagination et je suis partie chez Layne. Sur le chemin, je l’ai appelé. Il n’avait pas l’air trop ravi, même s’il essayait de me le cacher. Hum! Alors j’ai changé d’avis. Pas la peine de le déranger.

Je m’ennuyais ferme. Morte d’envie de courir à la sortie du cinéma pour regarder Pascal. Hum, ridicule, comme s’il était un tableau. Ce serait sûrement distrayant de foncer chez Layne. Non, je n’allais pas laisser mes idées bizarres prendre le dessus. Valait mieux rentrer sagement chez moi.

Surprise... Pascal m’attendait... Lui, il me fait carrément craquer!

Il fait toujours des choses inattendues qui me font fondre.
Ça me rend juste raide dingue de lui. Il avait repoussé le cinéma au lendemain. Il avait senti que son rendez-vous me faisait de la peine, et il n’avait pas envie que j’ai de la peine. Pascal ne voulait pas que je me sente menacée par Caroline ou qui que ce soit d’autre.  Il voulait profiter de tous les moments qu’on pouvait passer ensemble. Il s’ennuyait quant il n’était pas avec moi. Ben, moi aussi.

On a filé chez lui où je me suis faufilée discrètement.

J’étais un peu déprimée un peu plus tôt, alors je n’avais pas envie de parler. J’étais trop émotive et je risquais de fondre en larmes. Je préférais éviter. Pascal me serrait très fort, et je me suis sentie revivre petit à petit. Chaque millimètre de mon être tout entier revenait à la vie comme un désert qui avait manqué d’eau. C’était la folie furieuse, mais je ne me lassais jamais de lui et je l’aimais plus fort chaque jour. Plus le temps passait, plus c’était pire.

J’étais complètement dépendante de lui...

*  *  *  *  *

Déprime... (20 jan09 -mar)

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