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52 - Une claque!

Publié le par JaneDo


Hahhhh, c’était samedi. No stress. Je n’avais pas besoin de me lever, ni courir, mais je n’étais pas chez moi. Pascal aurait déjà dû partir hier soir, il avait un truc avec son équipe de Basket, un camp d’entraînement ou un truc du genre, et il était resté là pour me surprendre et enfin me parler.

Quel amour. Je sentais la vigueur de ma colère s’essouffler, mais je ne pouvais pas, par fierté mal placée, le laisser s’en tirer comme ça. A vrai dire, à ce moment là, je ne savais même pas pourquoi j'étais fâchée. Il ne se rendrait pas compte à quel point ces foutaises de dates de fêtes étaient importantes pour moi. D’ailleurs en repensant à la St-Valentin, j’essayais de retrouver toute la vigueur de ma fureur, mais je m’étais un peu dégonflée depuis hier soir!

Pascal devait pourtant aller rejoindre son équipe, et il s’apprêtait à prendre la route. Je me faisais un peu de soucis, il devait être crevé, comment allait-il faire autant de kilomètres pour rejoindre le sud de la France après n’avoir presque pas dormi? Je réalisais aussi pourquoi hier soir, je n’avais pas vu Thomas ou certains de ces copains. Ils étaient déjà parti.

Même s’il n’avait presque pas dormi, il disait être heureux et m’a assuré que tout irait bien et qu’il m’appellerait dès son arrivée. Moi par contre, dès que j’ai  reintégré mon appart et fermé la porte derrière moi, j’ai rampé jusqu’à mon lit ou je me suis écroulée, raide.

Une fois de plus, on n'avait même pas discuté de ce qui nous préoccupait. Bahhhh... on discuterait la semaine prochaine.

Quant je me suis levée en début d’après-midi, Patricia était étendue devant la télé. En somnambule, je me suis dirigée directement vers la machine à café, et tout à coup, j’ai été réveillée en voyant le bordel qu’elle avait accumulé un peu partout dans ma cuisine. Grrrr... Mais au saut du lit, je ne parle jamais même si suis enragée, et j’étais enragée. J’allais laissé les choses se calmer sinon je risquais de la fiche dehors illico presto. Au milieu du foutoir de la cuisine, j’ai quand même réussi à me faire mon café pendant que Patricia, en super forme verbale, babillait déjà comme un vrai pinson.

L’enfer!

Je me suis écroulée sur le 2ème canapé. Elle me parlait de son copain. Quelque chose de son copain, je n’avais pas tout saisi, j’étais encore dans le brouillard, je n’avais pas assez de café dans le sang.

Après ma 3ème tasse, j’ai fini par accepter de mauvaise grâce de faire les magasins avec elle l’après-midi.

J’ai eu une petite pensée pour Jess à qui j’avais promis aussi d’arpenter les rues de Lausanne un de ces samedi après-midi. J’ai hésité une demi seconde à en profiter pour faire d’une pierre deux coups, et me suis ravisée. Pas question que je la vois après avoir passé la soirée chez Pascal. Surtout pas. En plus, ça ne me disait pas grand chose, j’avais accepté pour faire bien. Comment est-ce qu’elle pouvait même imaginer que j’aie envie d’aller faire les magasins avec elle d’abord!

On a croisé le plouk à Patricia. Il a voulu qu’elle le suive cet abruti et elle, elle avait carrément la pétoche. Elle n’osait pas lui dire carrément non. Elle avait passé du temps avec lui dernièrement, et il avait réussi à lui coller des baffes. Elle a eu beaucoup de chance qu’il ne lui casse pas les côtes à nouveau. D’après ce qu’elle me disait, cette fois c’était terminé, elle ne voulait plus de lui. Il était temps, avant qu’elle y laisse la vie.

Il est plus grand qu’elle, et il ne lui parle pas, mais lui aboie dessus à quelques millimètres de la figure. Elle est obligée de lever la tête, et clignait des yeux nerveusement et j’ai senti la peur et aussi qu’elle allait finir par le suivre pour éviter toute brutalité, alors je me suis interposée.

Cet abruti a dû croire qu’il avait à faire à Patricia... Il m’a balancé une claque. Mon sang africain n’a fait qu’un tour, et je lui ai rendu sa claque aussi sec. Non mais des fois!!! Quel crétin.

Je pense que cela devait être la toute 1ère fois qu’il avait du répondant, parce qu’il est resté un moment la bouche ouverte sous la surprise. Je ne lui ai pas laissé le temps de décidé de la suite que je lui arrivais contre, aussi à quelques centimètres du visage. Déjà, parce que s’il voulait m’en recoller une, il aurait fallu qu’il recule, là je serais préparée et je lui aurais collé mon poing dans la gueule. Il a dû le sentir que je n'avais pas l'intention de me laisser faire, parce qu’il a capitulé. Je l’ai vu dans ses yeux. Espèce de "roqué" va! Après avoir lancé une dernière insulte à Patricia et une "pétasse" à mon intention, il a détalé. Trou duc! Vraiment un petit rital à la con. Encore un de ces mecs qui manque tellement de confiance en eux, que seul le règne de la terreur peut leur assurer une femme à leur côté. Pffff, quel misérable échantillon de la gente masculine!

Patricia tremblait encore et avait peur qu’il le lui fasse payer. Je lui ai conseillé de prendre quelques cours de self-défense dès qu’elle le pourra, à moins qu’elle se soit planifiée une vie de merde avec des pauvres types, des minables de ce genre!!!

J'avais oublié mon natel chez moi, alors je n'ai pas reçu les appels de Pascal. A mon retour, j'avais un peu de scrupules de le rappeler; sur la route ou déjà arrivé chez lui? Pascal avait fait demi tour en cours de route, ça ne lui disait rien d'aller rejoindre une bande de déjantés qui vouaient ce camp d'entrainement à de la drague! Je voulais aussi lui laisser le temps de se reposer un peu, mais dès qu'il m'a appelé... j'ai filé, volé... j'ai couru vers lui. Je suis nullos.

*   *   *   *   *   *

Une Claque!   (21fév09-sam)

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51 - Préverenges

Publié le par JaneDo


Je devais rejoindre mes potes, et ça ne me disait pas grand chose. Je n’avais toujours pas eu le courage de voir Pascal, donc, lui tomber dessus ce soir, ça ne me bottait pas des masses.

Layne a essayé d’arranger un rendez-vous pour qu’on discute de ce qui s’était passé à l’hôpital, là aussi, pas d’attaque non plus. Je n’avais pas pu discuter avec Pascal alors, discuter avec Layne me paraissait difficile tant que je ne savais pas où j’en étais.

Ma lâcheté avait fait un retour en force, je n’avais pas le courage de voir ni l’un ni l’autre. Je me sentais prise au piège avec l’envie féroce de fuir me cacher quelque part. Loin! et dire que la lâcheté est l’un des traits de caractère que j’exècre le plus chez mon partenaire... Peut-être parce que je le suis tellement!!!! Le gros problème est que je ne savais pas où aller me cacher pour leur échapper.

Pascal a finalement réussi à me faire admettre que c’était un peu idiot de se cacher la tête dans le sable, si j’avais besoin de lui passer ma rage dessus, il serait une victime consentante. Tout ce qu’il voulait, c’était me voir. On ne se voyait déjà pas souvent, alors si en plus, on s’amusait à ça, on ne s’en sortirait pas. C’était trop mignon, et une mini seconde, j’ai failli oublier que j’étais encore fâchée.

Je frissonnais de partout, avec une grosse impression de tracs terribles, anticipations et tout le reste. J’avais les vapeurs! Justement les raisons qui font que je ne voulais pas le voir; il m’impressionnait toujours autant et j’avais la fâcheuse tendance à oublier bien vite mes résolutions. Mais... il avait raison, ça ne servait à rien de fuir, autant y aller franco et on verra bien.

Après une longue discussion, j’ai finalement accepté de voir Pascal la semaine prochaine.

Hum... J’ai appris qu’il ne sortait pas ce soir. Puisque Pascal ne serait pas dans les parages, j’allais pouvoir rejoindre mes copains sans craindre de le croiser et devoir l’affronter. Tout baigne! J’aurais aussi bien voulu être sûre de ne pas croiser Layne, mais lui, c’était moins problématique que Pascal.

J’étais tout à ma joie de voir mes potes et de faire la tarte toute la soirée, quant j’ai remarqué Layne avec Miss Tennis. Hum, j’ai failli un moment perdre ma bonne humeur. Petit tressaillement quant nos regards se sont croisés. Lui au moins, il s’arrangeait pour donner de l’eau à mon moulin. Même si j’avais trouvé son geste pour la St-Valentin super gentil, là... là, il venait de commettre un petit impair. Je n’allais pas manqué de lui reprocher, et ça me donner une bonne raison de ne pas croire un mot de ce qu’il me raconterait.

Même à cette distance, je crois qu’il l’a compris en voyant les missiles qui ont apparu dans mon regard. Je dois avouer qu’à ce moment précis, je n’avais pas envie de lui parler, ni d’écouter ses explications quelles qu’elles soient! Ses potes évitaient mes regards, et je voyais bien qu’ils se sentaient un peu mal à l’aise. Ils ont fait comme s’ils ne m’avaient pas vu.

Elle tenait Layne “propriétairement” par le bras, tout en gardant ses distances avec ses copains, Miss Tennis regardait les autres un peu de haut avec un petit air de mépris. Mais bon, c’était aussi peut-être juste de la timidité.

J’ai senti un petit frisson me parcourir la colonne vertébrale et avant d’avoir le temps de réaliser que la seule personne qui me mettait dans cet état quant il était dans les environs... j’ai senti la main de Pascal se glisser autour de ma taille. J’ai presque failli m’évanouir.

Il était sensé ne pas sortir ce soir, mais apparemment, il ne m’avait dit ça que parce qu’il savait qu’alors, je sortirais et il pourrait m’attraper. Il m’a fait un de ses petit sourire en coin. Trop sexy. J’avais les jambes flagadas... La poisse!

Il se tenait derrière moi, et pour me parler il se penchait sur mon épaule et faisait exprès de me frôler la joue. Iaaahhh,  les palpitations!!!! Pascal me proposait d’aller faire un tour, et de discuter. Il a promis de me ramener rejoindre mes potes plus tard, mais maintenant, il n’avait pas l’intention de me laisser filer sans qu'on discute. Et il m’a fait un petit clin d’oeil. En chuchotant, je lui ai dit que je ne pouvais pas. Mes potes risquaient de ne pas apprécier.  Presque chaque fois que je sortais avec eux, c'était pour disparaître à son arrivée! Mais, Pascal a souri, il pensait que mes copains comprendraient très bien.

En attendant, il a été salué ses potes, quelques uns faisaient également partie de la même bande que Layne. Je n’avais plus fait attention à Layne et j’ai été surprise de les voir se serrer la main. C'est un truc qui marche pas entre filles... se saluer quant on a envie de s'étriper!!! Pas vraiment !!! Je ne voulais pas croiser encore le regard de Layne, alors j’ai détourné la tête.

Quelques minutes plus tard, j’ai senti les mains de Pascal m’entourer la taille et il m’a tirée sur ses genoux.  Je n'étais plus qu'une petite chose toute molle, toute frisonnante avec un sourire bêbête dans la tête, sans aucune volonté. Berk. Il m’a chuchotée de saluer mes copains ou de me renseigner où il devait me ramener. Il est resté peut-être 10 minutes avec nous en plaisantant et discutant avec mes potes, et quant ils ont décidés de bouger, Pascal en a profité pour me “kidnapper”. On a traversé le bar, main dans la main. Avec le bar pleins à craquer, me prendre par la main ne se remarquerait pas. J’aimais trop son contact. Je n’aurais jamais imaginé aimer quelqu’un autant.

Pascal avait une surprise pour moi... Il avait en quelque sorte déménagé, et ne vivait plus en permanence avec Jess. Il avait trouvé un autre appartement où il venait passer ses week-ends. Jess ne semblait pas vouloir quitter la Suisse pour repartir aux États-Unis, donc, Pascal avait emménagé ailleurs. Ça l’ennuyait un peu de ne plus partager la même maison que Thomas, mais tant que Jess resterait là, il avait décidé d’habiter ailleurs. En principe, il passait la semaine à l’autre maison, qu’il appelait chez Jess, et le week-end dans son appart sur la plage de Préverenges.

C’était vraiment très chouette, et il l’avait déjà tout aménagé.

C’était une petite maison de 4 appartements et il habitait à l’étage. Devant la maison, il y avait un énorme parc qui le séparait du lac. A côté du parc, il y avait le court de tennis de Préverenges, assez fréquenté d’ailleurs en été. Même si je n’étais pas une joueuse d’enfer, j’avais eu l’occasion d’échanger quelques balles avec un de mes amis d’enfance. Quant je dis d’enfance, c’était presque “pampers”... On a commencé l’école ensemble en afrique, et aujourd’hui sa femme fait partie de l’équipe féminine nationale de tennis et lui est médecin.

En voyant l’appart à Pascal, ça me donnait presque envie de déménager!

C’était lumineux, et spacieux. Je me suis demandée comment il faisait pour trouver des apparts pareils, mais, je pense que ça ne doit pas être trop dur quant on a de l’argent!

Quant je pense aussi qu’il m’avait fallu plus de 6 mois pour emménager chez moi, lui en 1 semaine, hop! Mais là aussi, les garçons ont sûrement moins de fourbis que les bonnes femmes, hihihi.

J’ai tout de suite aimé son appart, et j’ai presque oublié qu’on était là pour discuter, pas pour admirer la vue. Je ne voulais pas trop discuter chez lui, pour ne pas laisser de mauvais esprits dès ma 1ère visite!!!! Alors, je lui ai proposé d’aller ailleurs. Glups, ça l’a surpris, on venait à peine d’arriver. Ciel, les hommes sont-ils si différents de nous? Ne pense-t-il jamais à ce genre de choses?

Je préférais qu’on retourne en boîte ou prendre un verre quelque part, mais c’était passé minuit, les seuls endroits ouverts étaient des endroits où on ne pourrait même pas s’entendre penser. Crap. Pascal m’a proposé de marcher au bord du lac, alors j’ai accepté avec soulagement.

Jess avait deviné que Pascal projetait de déménager et ils se sont un peu disputés à ce sujet. En fait, elle avait fouillé ses affaires et avait trouvé son bail. Il n’avait pas projeté de le lui cacher de toute façon.

On tournait un peu autour du pot, ayant l’un comme l’autre des difficultés à en venir aux sujets qui fâchent. En fait, je crois que lui comme moi, n'en avions pas vraiment envi. C’était une des choses que je comprenais bien chez lui, comme j’avais les mêmes travers. On avait tendance à garder les choses qui nous blessent à l’intérieur de notre tête. On enterre ces choses sous une grosse pierre et on s’autorise à les visiter de temps en temps et que quant on est seul.

Tout à coup, Pascal m’a attrapé par la main et m’a ramené chez lui. Heum... je n’ai pas opposé de résistance, Je connaissais le programme, et d’habitude, ce sont des choses qu’une fille ne dit jamais mais... quant je le vois, je ne pense qu’à ça!!

Après, on avait pas vraiment envi de discuter. Moi par lâcheté, et aussi comme lui, pour ne pas gâcher l'ambiance. Je ne pouvais pas rester, mon chien m’attendait à la maison. Pascal a proposé d’aller le récupérer. On a donc été chercher mon gros nounours qui s’est fait un devoir de visiter de fond en comble tous les recoins de son appartement.

Oh, je lui en voulais toujours pour la St-Valentin, mais j’avoue que ce soir...  un peu moins ou même pas. Arf, non, non, pas question que je dépose les armes aussi facilement... quoique... dormir dans ses bras me faisait un peu perdre le nord. Ciel, même que je le connaissais depuis des mois, j’avais toujours le coeur qui battait à la folie comme si c’était la première fois. Je me demande quant est-ce que je retournerais à un fonctionnement normal? Je crois que je n’ai jamais été aussi amoureuse de quelqu’un. Pascal ne savait pas pourquoi je frissonnais, mais ça le faisait sourire, et son sourire me faisait trembler encore plus tellement j’aimais ses sourires. Ses bisous, ses attentions, son regard, ses gestes... Tssss, j’étais cuite!

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Préverenges   (20fév09-ven)

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50 - Toujours la tête dans le sable

Publié le par JaneDo


Non... Je ne me sentais pas d’attaque pour voir Pascal. Ahhh... Poisse. Donc,  j’avais quitté le chalet pour rien. J’aurai peut-être dû y rester la semaine

Avant de voir Pascal, il me fallait me faire une petite journée déprime; Rien dire de la journée, traîner en training avec mon nounours trainant sur le sol, des grosses chaussettes, ne pas me coiffer, rien manger ou au contraire m’empiffrer à mort? Pleurer à ne plus soif de temps à autre, voilà.

Pour ça, il me fallait virer Patricia, j’avais besoin de toute l’espace pour ma séance. J’ai envoyé un petit message à Pascal pour annuler notre rendez-vous, et il m’a rappelé direct après. J’ai dû lui expliquer que je n’étais pas d’attaque. Il a voulu passé, mais... non, non.

Tant que je continuais à butiner à droite et à gauche, ça allait, j’avais toujours le contrôle. J’avais trop peur, peur de mettre ma vie dans les mains de quelqu’un d’autre. Et c’est ce que je risquais de faire avec Pascal, ça, c’était pas possible. Je deviendrais une de ces bonne femme qui ne vit plus que pour son chéri, qui resterait à l’attendre comme un bon chien fidèle, branlant la queue à son apparition, prête à combler le moindre de ses désirs. Oh non, ça, ça ne pouvait pas marcher, pas pour moi.

Jamais je ne ferais ça. Je ne pouvais pas m’y résoudre.

Je n'ai rien fait d'utile de la journée. J'ai ruminé, pleuré sur mon sort, pester intérieurement contre Pascal et Jess. Essayé d'ignorer ses messages ou les appels. Traîné de mon canapé à mon lit, dormi de temps à autre, mais toujours aussi crevée. Puis, en fin de journée avant le retour de Patricia, j'ai quand même pris une douche et planté mon sourire à 2 balles sur la tête et c'était parti.

Patiemment, j'ai écouté parloter pendant des heures, rendant impossible de pouvoir suivre un film.

Au moins pendant ses longues tirades, je pouvais voyager dans ma tête. J'avais terriblement envie de voir Pascal. Je rêvais d'entendre le son de sa voix, de voir son sourire, de sentir ses mains sur moi, d'être serrée dans ses bras, d'écouter son souffle, sentir sa présence. Même sans le son, rien que le regarder bouger me ferait plaisir.

Donc le soir, je ne suis pas sortie pour éviter de lui tomber dessus. Et j'ai vraiment dû me faire violence pour ne pas m'habiller et me précipité dehors sous prétexte d'aller prendre un verre juste pour le croquer des yeux. Gros soupir. Je ne pouvais pas me risquer à le croiser ce soir. Ni Layne d'ailleurs!!!

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Toujours la tête dans le sable  (50-19fév09-jeu)

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49 - La tête dans le sable

Publié le par JaneDo


Quelle poisse! Pourquoi j’étais venue à la montagne moi? Ha oui; pour me reposer! Ben, c’était plutôt mal parti. Justement parce que c’était avec Brian, et que Pascal n’allait pas apprécier du tout. Bon... je pouvais toujours ne rien lui dire, faudra juste que je m’assure qu’il ne l’apprendra jamais!

Je n’avais rien dit à Patricia, Brian ne parlera sûrement pas même sous la torture. Quoique!?! Sa copine du moment, une fois hors cadre, n’aura jamais l’occas de parler. Tout semblait bon. Alors pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à me détendre, ni à me sentir tranquille?

Bah, fallait que je pense à autre chose. De toute façon, au pire, je n’étais pas seule avec lui, il y avait cette fille.

Ou, plus raisonnable; je lui le dis et ce sera fait, et basta avec ça. Ou encore, je n’ai plus qu’à redescendre à Lausanne et on en parle plus. Mais je n’avais pas envie de me faire manipuler même inconsciemment et à distance, mince alors, j’avais quand même le droit de faire ce que je voulais. Ou... est-ce que je pousse un peu trop le bouchon? Et en plus, j’étais toujours furax.

Il n’y avait rien à faire, j’avais beau me résonner dans tous les sens, à me faire une liste de toutes les raisons du monde pour ne plus être au bord de l’explosion de colère... Rien. Le jour J avait été saboté, rien à faire pour faire reculer le temps. Je n’avais pourtant aucune raison de lui en vouloir, à sa place, j’aurai fait pareil. Mais c’était loupé raté et ça me faisait mal jusqu’à la pointe des cheveux. D’y penser me donnait des boutons et l’envie de pleurer et je déteste pleurer, surtout si je ne l’ai pas programmé.

Pascal voulait qu’on en parle, que ça ne servait à rien de se cacher la tête dans le sable et attendre. Attendre quoi? Que je ne sois plus fâchée? Aucune chance si on ne se parle pas. Je lui ai expliqué que j’avais peur de dire des choses que je ne pensais peut-être pas sur le coup de la colère, alors je préférais prendre le temps. Il comprenait mais, il pensait que c’était mieux d’affronter la colère de l’un comme de l’autre... Iaaah, il était aussi fâché à cause de ma petite escapade avec Brian, et même là au téléphone, quant il y pensait ça lui donnait envi de péter un câble. Mais, on peut faire ce qu’on veut, ce qui est fait est fait, on ne peut plus rien y changer. Tout ce qu’on peut faire, c’est d’en parler franchement. De tout garder à l’intérieur ne nous ferait pas aller mieux de toute façon.

Hum... mais ouais, mais je suis avec Brian... encore! Était-ce quelque part, parce que ça allait le faire enrager autant que moi ça m’avait fait enrager qu’il n’ait pas trouvé le moyen de se libérer? Je n’en savais rien. Pire, il avait raison, fallait peut-être crever l'abcès puis voilà! Mais pour le “en parler franchement”, je crois que là, je n’y arriverais pas!

Pour finir à court d’arguments et d’excuse, j’ai accepté de le voir jeudi. Donc, je quitterai le chalet pour retourner à Lausanne. Pffff...

Brian a su que j’avais parlé avec Pascal en voyant ma tête. Je lui ai expliqué ce que je ressentais et que je n’arrivais pas à me calmer. Évidemment, même lui m’avait envoyé des fleurs pour la St-Valentin et aurait pris le temps pour qu’on passe la soirée ensemble. Brian savait que pour certains, ce n’était pas très important, on pouvait toujours fêter notre propre fête des amoureux à une autre date et qu’il trouvait un peu enfantin que je me bloque sur le 14. Dis comme ça, ça avait l’air raisonnable et simple. Mais... alors je pouvais très bien raté tous les anniversaires, et les fêter à une autre date aussi..  Ça l’a fait mourir de rire. Il m’a demandé si je l’aimais vraiment? Si oui, alors, je devais comprendre, que là, je le punissais par la faute à Jess et que l’air de rien, je jouais son jeu. Elle n’aurait pas espéré mieux que nous voir nous fâcher pour une futilité pareille. Que je pouvais aussi bien saucissonner Pascal et lui le livrer dans un papier cadeau et avec un beau petit ruban. Grrr... Zut de chez Zut-Land, Brian avait raison. Ça arrangerait bien ses affaires à celle-là!

La copine à Brian était sortie faire du shopping.

Je n’avais aucune idée de ce qu’elle pouvait espérer trouver dans une station, mais bon, chacun son truc! Brian n’avait pas voulu l’accompagner. Il avait senti mon besoin de parler. Après m’avoir remonté le moral avec des paroles aussi censées, on a fini par s’endormir dans le canapé niché dans les bras l’un de l’autre. En rentrant, sa copine nous a réveillé.

Je suis montée préparer mes affaires pour partir le lendemain et je les ai entendu se disputer.

Wowh, ça commençait bien leur histoire! Et Brian qui avait horreur des prises de têtes!!! J’ai attendu que l’orage se calme avant de redescendre, je ne voulais pas me retrouver en pleine tempête, ni devoir prendre parti. Après tout, Brian était mon meilleur ami, et j’aurai, de toute façon, pris son parti, même s’il avait tord, quitte à en débattre avec lui après.

Sa copine s’était retranchée dans leur chambre et ne voulait pas sortir manger. J’ai proposé à Brian alors, de faire à manger au chalet, mais il n’y tenait pas et m’a appris que j’étais à l’origine de la colère de sa copine.

Elle ne comprenait pas notre amitié, et était super fâchée parce qu’il n’ait pas voulu l’accompagner pour finalement se retrouver endormi, enlacés, comme des amoureux, sur le canapé, avec une fille, qui n’était soit disant qu’une amie. Alors elle a voulu savoir où commençait et où s’arrêtait notre amitié. Brian lui avait dit qu’on se connaissait depuis longtemps (hum... 2 ou 3 ans qu’on se fréquentait vraiment, même si je le connaissait depuis plus longtemps que ça). Puis, ça l’avait énervé, alors il lui avait dit que de toute manière, ça ne la regardait pas et qu’il faisait ce qu’il voulait si ça ne lui plaisait pas, c’était la même chose.

J’ai proposé d’aller lui parler, mais il a refusé. Il préférait qu’on aille manger dehors, si elle voulait continuer à faire la tête, grand bien lui fasse. Je me sentais un peu en faute, et je suis sûre que j’aurai réussi à la raisonner, mais Brian n’y tenait pas plus que ça. Il trouvait qu’elle était un peu gonflée, ils sortaient ensemble depuis même pas une semaine et elle lui faisait déjà une scène.

A la décharge de sa copine, j’aurai moyennement apprécié de trouver mon mec enroulé avec une, soi-disant copine sur le canapé. Pour cause, je me suis imaginée trouver Pascal comme ça avec Caroline et j’avais les vapeurs. No way que j’aurai pris ça bien. J’aurai peut-être pas fait de scène, mais la digestion aurait été problématique!

J’ai voulu profiter de l’occasion pour rentrer chez moi, mais brian pensait que ça lui ferait croire que c’était à cause d’elle. Je ne tenais pas à être une épine dans son pied.

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La tête dans le sable  (49-18fév09-mer)

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48 - Rien que le son de sa voix

Publié le par JaneDo


Je suis passée depuis mon enfance maître dans l’art de bouder. Je sais même pas pourquoi certains enfnts ont ces traits de caractères, ça me dépasse. Je boudais depuis la St-Valentin, je boudais Pascal. C’était affreux et horriblement gênant dans un sens.

J’ai relu et relu encore et encore son email. Arf, il allait me falloir lui répondre. C’était simple, il ne voulait pas me harceler, si je n’avais pas envie de lui parler ou de le voir, il entendait respecter mon souhait. Donc si je ne lui répondais pas, cela voudrait dire que c’était ce que je voulais, et il ne m’embêterait pas. Était-ce vraiment ce que je voulais?

Je dirais que non. Au contraire, je voulais qu’il me harcèle, même s’il n’y avait aucune chance que je stoppe son calvaire. Je voulaisqu’il fasse un tas de conneries pour essayer de m’atteindre... pas qu’il me laisse tranquille!

Mais d’un autre côté... j’étais toujours de mauvaise, toujours hyper fâchée en pensant à la St-Valentin, et oui, c’était peut-être mieux qu’il me fiche la paix jusqu’à ce que ça se calme dans ma tête. Parce que je serais loin d’être de bonne compagnie, et je préférais garder ma sale tronche pour moi.

Pffff... quoi faire? Lui répondre? Ne pas?

Hum, si j’étais à sa place, je prendrais super mal qu’il ne me réponde pas. Oui, super mal. Je risquais même de ne plus avoir envie qu’il me parle ensuite. Zut, il allait me falloir lui répondre, alors j’ai essayé de le faire.

J’ai passé la journée à essayer de lui répondre par écrit. Rien à faire, je ne trouvais pas les mots, alors je me suis résolue à l’appeler. Là aussi, il m’a fallu m’y reprendre à plusieurs reprises pour finalement composer son numéro entièrement et sans raccrocher à la dernière minute.

Il a eu un long soupir. Pascal avait eu peur que je ne l’appelle pas ou que je ne réponde pas à son email. Il n’était pas seul, alors il chuchotait, mais rien que le son de sa voix et je tremblais. Quelle poisse. De toute façon, il ne pouvait pas vraiment me parler, il devait participer à une réunion de département, alors il a proposé de me rappeler après. Je ne le voulais pas, c’était juste pour lui dire que j’avais eu son email.

Après, je me sentais mal de lui avoir balancé ça juste avant sa réunion. C’était vraiment pas très cool. Du coup, il a demandé à quelqu’un qui se trouvait dans son bureau d’y aller et qu’il irait les rejoindre après son coup de fils. Il allait être en retard à son meeting.

Sa voix est tellement chaude et caressante, je n’aurais pas dû l’appeler. J’aurai dû vraiment essayer de m’en tenir à lui répondre par écrit. Nullisime. Je lui ai dit d’aller à son meeting et qu’on se parlerait après.

Mais, je n’avais pas l’intention de lui parler après. J’avais déjà été à 2 doigts de craquer, alors pas question que je lui parle encore. En tous cas, pas pour le moment. Cette fois, c’était plus facile de lui écrire.

Ensuite, je me suis mise en boule sur le lit et j’ai dormi. J’avais besoin d’oublier, de ne pas penser à lui, de ne pas avoir envie de le voir...

Ce que je n'avais pas pu lui dire, était que je n'étais pas sur Lausanne. Brian avait pris quelques jours de vacances et se trouvait à la montagne avec sa petite copine du moment, et j'avais été le rejoindre. S'il savait ça, il serait encore plus furieux...

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Rien que le son de sa voix   (48-17fév09-mar)

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47 - Toujours Colère

Publié le par JaneDo


Après la soirée chez un de mes potes, je suis rentrée m'enfermer à double tour à la maison. Grrrr... j'étais toujours en colère. J'en voulais à Pascal à mort. C'était complètement idiot, mais je n'arrivais pas à dégager cette sale humeur. On ne pourra jamais rattraper la soirée de la St-Valentin manquée quoi qu'on fasse.  C'était notre 1ère, qui sait peut-être la seule et dernière St-Valentin et il s'était fait piéger à rester avec Jess. Iiiiiiahhh, j'avais envie de mordre, de me faire les dents sur quelque chose. J'étais colère et j'avais beau essayé de penser à autre chose, je n'y arrivais pas.

Layne n'avait lui au moins pas été aussi idiot. Quoi qu'il ait eu envi de faire, et malgré la chieuse que je suis, il a quand même sacrifié sa soirée pour la passer avec moi. Du coup, en plein délire, je ne lui en voulais plus autant, et j'avais même envie d'aller le retrouver tiens. Ce qui me mettait encore plus en colère, c'était que je ne pouvais pas le faire sans risquer de me retrouver denouveau dans la situation d'avant; pas pouvoir voir Pascal autant... Grrr... Du coup, je me privais de me faire plaisir pour laisser un espace pour Pascal qui n'en profitait même pas. Jess m'avait battu au poteau. Bien joué; 1 à 0.

Zut, j'étais verte!

Pour ne pas me laisser aller à risquer de prendre un appel de Pascal, j'ai coupé mon natel. Yipiii, un dimanche sans cette satanée sonnerie qui dérange à tous moments. J'ai essayé de me planter devant un film, mais rien n'y faisait, ma tête continuait son petit bonhomme de chemin à criser toute seule. Comme je ne pouvais pas me défouler en faisant un jogging d'enfer, j'ai fini par me mettre de la musique rock avec un casque, et je me suis défoulée à chanter et danser. Tout y avait passé, mais surtout de la musique de filles en colère; Pink - So What? et U & Ur Hand, 4 Non Blonds, Billy Idol - White Wedding  etc en boucle (entendu sur un blog).

Après 2h de musique et de déchaînement corporel intense, j'étais épuisée.

Pour le plaisir, j'ai vérifié mon natel avant d'aller me coucher... Hum, Pascal a passé son temps à essayer de me joindre. Il n'avait qu'à s'occuper de Jess, moi, j'étais aux abonnés absents, toujours folle de rage! Thomas avait aussi essayé de me joindre. Ça m'aurait fait plaisir de le voir, mais il est un peu proche de Pascal, alors non.

Par contre, j'ai répondu au message de Layne. Il avait envi de prolonger la trêve et de me voir. Je me sentais assez d'humeur pour  "an angry sex", alors je l'ai rappelé. Il devait être de sortie parce qu'on s'entendait à peine avec la musique autour de lui, mais il a dû alors voir mon message. C'était vraiment un message court; OK. Mais ça voulait dire ce que ça voulait dire. Il m'a renvoyé un message tout aussi court; "OK" après notre coup de fils où on s'entendait à peine.

J'avais 15mn pour virer mon training, prendre une douche et avoir l'air cool. Timing parfait. Au moins, je n'avais pas le temps de trop me poser de questions, ni de commencer à changer d'avis. Tant pis pour Pascal.

Je ne lui ai pas laissé le temps de parler. Dans ma tête, je me disais que je pouvais lui reprocher pleins de choses, mais, au moins, quoi qu'il ait été en train de faire et avec qui, il avait tout planté pour se rappliquer à toute vitesse. Il méritait une récompense et il l'a eu. Tous les bisous, tous les câlins que je n'avais pas pu donner à Pascal, c'est Layne qui les a reçu. Et j'en avais un paquet en réserve, sans le côté tendresse, j'étais trop en colère.

Toute la journée du lundi, je l'ai passé à regretter...

Malgré toute ma bonne volonté, je n'arrivais pas à décolérer. J'avais beau essayé de lui trouver toutes les excuses du monde. Pourtant, je savais que dans sa situation, j'en aurai fait autant. Je n'aurai pas pu laisser quelqu'un malade ou souffrant et partir m'amuser ailleurs. Pourtant, je revenais toujours à la même chose; c'était notre 1ère St-Valentin!

J'ai été prendre le café chez ma frangine, comme à mon habitude presque tous les lundis. Blablater avec ma soeur, enfin... elle blablate, moi j'écoute. Faire des bisous à mes neveux, qui poussent un peu trop vite. Je les adore ces petits monstres. L'après-midi, après la ballade de Maxou, j'ai bossé. Patricia n'était pas dans les parages.

En fin de journée, j'ai vite sorti Maxou encore avant la sortie des bureaux au cas où Pascal aurait la brillante idée de passer chez moi. Ça n'a pas manqué, j'avais bien fait. Smart que je suis ;)). Je ne lui ai pas ouvert, j'ai fait la morte. Avec un petit pincement au coeur, je l'ai regardé repartir cachée derrière la fenêtre.

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Toujours colère  (47-16fév09-lun)


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46 - Nuages Noirs

Publié le par JaneDo

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Oui, c'était plutôt bête de passer la fin de soirée chez Layne. Je le savais et pourtant, je l'ai quand même fait. Je me croyais assez maligne pour filer à la fin de la trêve, mais là aussi, je ne l'ai pas fait.

Layne n’avait pas voulu me laisser rentrer, et m’a proposé de dormir chez lui en tout bien tout honneur. Il m’avait promis qu’il ne se passerait rien. Même si c’était difficile pour lui, Layne savait que je ne remettrais plus les pieds chez lui s’il ne tenait pas parole. Mais après tout, c'était peut-être encore mon petit copain.

J'ai appris que son copain Carlos allait mieux. Il était en rééducation, mais il était sorti de l'hôpital. Par contre la fille qui était avec lui, elle, ben, triste! Elle ne verra plus jamais le soleil se lever, ni se coucher d'ailleurs, elle n'a pas survécu longtemps à l'accident. Ciel, j'avais trop mal au cœur pour sa famille et ses amis. Layne ne la connaissait pas plus que ça, mais ça l'avait pas mal touché. C’est toujours trop jeune pour mourir aussi bêtement.

J'ai réalisé ce qu'était cet espèce de nuage noir que je ressentais autour de Carlos. Je savais que lui ne risquait rien, et je ne comprenais pas ce sentiment bizarre, je savais instinctivement que ça n’avait rien à voir avec son état et tout.

Finalement, je savais ce que signifiait les nuages noirs autour de quelqu’un. Chiotte.

Je ne voulais pas parler de Miss Tennis. Layne a voulu savoir pourquoi j’avais réagi comme ça, mais je voulais éviter de parler de ça et Layne l’a très vite compris. Il était content qu’on ait passé la soirée ensemble, et avait envie qu’on traîne ensemble dimanche. Il n'avait pas envi de me voir partir. Alors on a prolongé la trêve.

Je crois que j’étais ou que je tombais amoureuse de Layne et ça me terrifiait un peu. Ou était-ce seulement parce que je lui étais reconnaissante d'avoir pensé à moi? Mais bon, là, j’avais le contrôle, j’avais le bon bouton sur lequel apuyé au cas où. Bouton qui n’existait pas quant il s’agit de Pascal. J’ai eu un petit frisson en pensant à lui justement. Passait-il la journée aussi avec Jess? Pensait-il à moi? Se demandait-il ce que je pouvais bien faire? Avait-il essayé de prendre de mes nouvelles? Je n’en savais rien, j’avais éteint mon natel.

On a flâné tout le dimanche comme des larves chez lui. Les seuls moments où on avait mis le nez dehors, ont été pour promener Maxou et acheter de la bouffe chinoise à emporter. On s'était précipité de rentrer se gaver devant la télé étallé sur le canapé. me suis pas ennuyée une seule minute. Faut dire que je ne m’ennuie jamais avec lui.

En fin de journée, je suis rentrée chez moi plutôt fatiguée. Layne proposait qu’on se retrouve pour prendre un verre avec nos potes, mais pour moi, la trêve était terminée. Non, je ne voulais pas que mes potes ou qui que ce soit puisse penser que c’était reparti comme en 14, et qu’on était à nouveau ensemble.

Sur ma porte, j’ai trouvé un bouquet et un petit mot de Pascal. Ça m’a fait plaisir, mais, il ne s’en doutait pas, j’étais plutôt fâchée. Même s’il n’y pouvait pas grand chose, on avait quand même pas passé la St-Valentin ensemble. Déraisonnablement, je lui en voulais. Je n’ai pas répondu à ses appels, ni a ses messages. J’avais besoin de temps pour que la colère s’évapore.

Si je le voyais, je me connaissais, je ne pourrais pas me retenir avec les petites vannes ou de petites piques, et je risquais de faire ma Jess en étant assez casse-noisettes. C’était donc mieux de garder mes distances pour le moment.

Tristement, je crevais d’envie de voir Pascal !

Pour me simplifier l’existence, j’avais décidé de ne pas sortir ce soir. J’évitais Pascal et Layne. Par contre, j’ai accepté d’aller prendre un verre avec mes potes chez un du groupe. C’était en huis clos, tout à fait parfait pour moi.

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Nuages Noirs - 46-15fév09-Dim

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45 - Joyeuse St-Valentin

Publié le par JaneDo

Je n’ai pas bien dormi. Je n’arrêtais pas de penser à ce soir, à Layne, Pascal, Jess... J’étais fatiguée, crevée!

Je n’arrivais pas à comprendre le geste de Layne... Pourquoi me raccompagner? Il n'avait pas dit un mot pendant tout le trajet. J’aurai pensé qu’il en aurait profité, mais non. Le visage fermé, le regard froid, est-ce qu’il avait vraiment dit que je lui manquais? J’essayais de chercher tout ce qui pouvait rimer avec la suite de mots que j’avais cru entendre; rien. Je n’arrivais pas à croire que je pouvais lui avoir manqué.

J’ai même été jusqu’à penser que c’était peut-être un plan machiavélique mis sur pied par Jess avec la collaboration de Layne!!! Noooon, puisque c’est moi qui lui ait demandé de sortir avec moi... Mouais, je n'étais pas plus avancée.

Je commençais aussi à piaffer d’impatience et d’angoisse pour ce soir. Je n’avais aucune idée des plans de Pascal et pas de nouvelles. Tout ce que je savais c'était que je n’avais pas vraiment envie de sortir manger dehors, si c'était ce qu’il avait prévu. J’avais envie de rester juste qu'avec lui, entre 4 murs, c’était tout.

Pour finir, je lui ai envoyé un message pour qu’il sache que je ne voulais rien faire de spécial, juste être avec lui et que sortir m’embêtais en fait. Il y avait trop de risque de croiser des gens et alors il fallait jouer aux potes et ça me gavait pour aujourd’hui.

Mince, pourquoi est-ce que j'étais tellement à fleur de peau? La St-Valentin est un jour comme un autre après tout, mais c’est fêté comme si c’était un anniversaire! Ouais, mais un anniversaire, on s'habille et se met sur son 31.. pfff... pas envie. J’avais plutôt envie d’être déshabillée qu’habillée. Zut, dans un petit coin de ma tête, j'avais une pensée pour Layne.

Mince, je ne sais pas pourquoi je pensais à lui autant. Si c’était comme ça, ça ne valait pas la peine de rompre!!! Ou était-ce à cause de son geste d’hier soir? Peut-être qu’il me connaissait mieux que je ne pensais, et qu’il savait que ça allait me faire craquer de se montrer si gentil. Poisse, je n’aurais pas dû sortir hier soir, et j’aurai pu continuer sans problème à lui attribuer le mauvais rôle. Mouais... quant il était gentil ou faisait des trucs sympa en me surprenant, il me manquait.

J’ai repris un peu du poil de la bête en me disant que si j’avais été avec lui, ben, ce soir je n’aurais pas eu beaucoup de chance de voir Pascal. Je recommençais à m’inquiéter pour ce soir.

Puis, finalement Pascal a appelé, et ce n’était pas de bonnes nouvelles... Jess n’était pas bien, elle... grrrrr.  J’étais furax. Pour faire court, elle était malade ou un truc du genre et Pascal restait avec elle. J’étais vraiment dégoûtée. Je lui ai dit que je comprenais, mais dans mon fort intérieur, rien à battre, elle pouvait crever, que j’en avais rien à cirer. Ah les boules!!! J’étais sûre qu’elle allait très bien, elle faisait son cirque juste pour qu’il reste avec elle et m'empêcher de le voir ce soir.

J’étais colère!

Pour étouffer ma rage, je me suis plongée la tête dans mon oreiller et j’ai pleuré un bon coup. Vacherie. Je n’allais pas le voir. Et dire que j’avais déjà imaginer la soirée, mais aussi, heureusement qu’un peu pessimiste, je me disais que quelque chose allait foirer, et ça n’a pas manqué. J’étais vraiment pas contente. Je me sentais comme un ballon dégonflée, molle et sans énergie. Super dégoûtée.

J'essayais de me convaincre que s’il avait vraiment voulu passer la soirée avec moi, il l’aurait plantée à la maison avec un panier de médics et c’était réglé. Mais non, je savais qu’il ne pouvait pas faire ça, même s’il se serait douté qu'elle faisait du cinéma. Même moi, je n‘aurais pas pu le faire à sa place. Comme je n’arrivais pas à trouver de quoi lui en vouloir, ça me rendait encore plus colère.

C’était donc ça, ça allait être comme ça pendant les 5ans de son mariage forcé? J’allais toujours passer en dernier? Est-ce que j’allais vraiment m’y faire?

Mouais, après réflexion, je crois bien, sinon, ce serait admettre ma défaite et laisser tomber Pascal. Et je l’aimais bien trop pour imaginer tout le reste de ma vie sans lui. Même si ça voulait dire, 5mn par ci, 5mn par là. Le voir de loin ne me suffirait pas, j’avais besoin de pouvoir le toucher, sentir ses bras, pouvoir l’approcher, l’embrasser... Qu’il soit une simple connaissance ne me suffirait pas, ne le voir que par hasard et ne jamais savoir quant, non, ça me ferait mourir à petit feu.

C’était donc ça être amoureuse? Être prête à renier la terre entière, ses convictions, son bien être, en fait être prête à tout renier pour être dans les bras d’une seule et unique personne! Ciel, j’avais raison, je déteste ça, je déteste être amoureuse. Une fois qu’on est pris dans la vague, on ne peut en réchapper. On était emporter dans les tourments, en plus, avec le sourire aux lèvres jusqu’au flammes de l’enfer.

Je me languissais de Pascal...

Je me me sentais d’humeur du vieux training troué, les cheveux en bataille, des chaussettes bigarrées et de tout laisser traîner, parce que ça reflétait mon humeur. Je suis un peu “drama queen”, j’avais besoin de visualiser, alors j’ai planté le décor après avoir viré Patricia qui avait de toute façon rendez-vous. On s’est mise d’accord, elle ne rentrait pas dormir avant lundi. Super, comme ça, je pouvais surfer sur la vague de mon désespoir et même me laisser me noyer dedans pour le reste du week-end. Na!

Avachie sur le canapé, je zappais d’une chaîne à l’autre, quant mon natel a sonné. C’était Pascal. Il voulait juste entendre ma voix. Il venait juste aux nouvelles. Mon petit espoir qu’il avait peut-être pu se libérer venait de s'envoler aussi sec. Alors j’ai fait celle qui allait très bien, et je me demande encore pourquoi. Après tout, je n’avais pas à me montrer aussi compréhensible. Je lui manquais? Ben voyons. En attendant, il n’était pas là. A peine avoir raccroché, ça a re-sonné. Cette fois, si c’était encore lui, j'avais décidé de ne pas répondre. Je n’avais plus la force de faire semblant que ça allait. C’était Layne...

J’ai hésité. Je ne voulais pas répondre tout de suite, parce que je m’y attendais pas. J’aurai préféré, ne pas répondre pour avoir le temps de me préparer à lui parler, mais si je ne lui répondais pas, Layne ne rappellerait probablement pas. Alors, j’ai fini par sauter sur mon natel.

Il voulait savoir si j’avais prévu quelque chose ce soir. Je pouvais pas dire que je n’avais rien prévu, que Pascal m'avait laissé choir le soir de la St-Valentin!!!! Au lieu de répondre, j’ai demandé pourquoi? Il pensait qu’on aurait pu se voir et aller manger ensemble.

Hein? Il n’avait pas prévu de faire la fête avec une de ses miss? Iafff, c’était mignon quand même. Suis vraiment nulle, je me fais toujours avoir par la gentillesse, va falloir que je me durcisse, mais j’ai remis le durcissement à plus tard. Je lui ai dit que j’étais en train de me préparer parce que j’avais prévu quelque chose, mais... j’allais voir, donc je le rappellerais. Il m’a appris qu’il attendrait mon coup de fils, qu’il était déjà devant chez moi.

Glups... Il était vraiment devant la maison... Mince!

Vitesse grand V, j’ai viré le training, sauté dans la douche, rangé en courant l’appart, viré toutes traces de mon désespoir, et j’ai rappelé après avoir repris mon souffle. Comme je n'avais pas vraiment envie de sortie, j’aurai pu l’invité à la maison, mais on invite pas Layne dans un endroit où traîne un lit sinon on avait bien des chances d’y passer.

Ça me faisait hyper plaisir qu’il m’ait appelée, mais je n’avais pas envie de le voir parce que je ne savais pas ce que je voulais faire et je n’avais pas envie de discuter, ni de laisser passer ce qui nous avait séparé aussi facilement. Mais... en même temps... si on pouvait éviter de parler de ça, ça me disait bien de passer la soirée avec lui!

C’est Layne qui a proposé qu’on fasse une trêve pour ce soir, et j’étais trop contente d’accepter.

En fait, Layne n’étant pas un sombre idiot et savait que même si on était fâché, il n’avait pas intérêt de louper la St-Valentin. Il savait que de petites choses comme; Noël, mon anniversaire, la St-Valentin, Nouvel An,  comptaient beaucoup pour moi, et rater une de ces dates pouvait flinguer toutes chances, s’il y en avait une, de se remettre ensemble. Je ne lui l’aurais jamais pardonné. Donc fâché ou pas, ensemble ou pas, il savait que les fêtes sont une chose à ne pas manquer. Alors, il avait tenté sa chance. Si j’avais refusé, je n’aurais pas pu m’en prendre à lui, il avait fait le pas.

Et quelque part, ça ferait les pieds à Pascal, il n’avait qu’à être là. Quant il réalisera que Jess avait fait du cinéma, il lui en voudra de lui avoir flingué sa St-Valentin. Je me demande pourquoi elle n'était pas avec Ethan!!!

Je ne voulais pas qu’on nous voit ensemble, alors je n’étais pas tentée par sa proposition d’aller manger quelque chose. Layne m’a promise, que demain, on remettrait les compteurs à avant ce soir, mais qu'il fallait qu’on parle de ce qui s’était passé.

Je me demandais pourquoi j’avais accepté, je n’avais rien envie de faire. J’étais déprime. Le cinéma; pas envie, aller manger; pas envie, aller prendre un verre; pas envie... Arf. Puis, j’ai réalisé que je n’étais pas très correct, le pauvre! Alors, j’ai proposé le ciné, au moins là, je n’aurais rien à dire et je rentrerais après. On aura passé un moment ensemble, question de montrer que j’appréciais son effort.

J’aurai dû savoir que d’accepter me mettrait en danger, Layne avait beaucoup de charme et on ne s’ennuyait jamais avec lui.

Pendant le film, il avait pris ma main et je ne l’ai pas retirée, c’était la trêve. On a ensuite été prendre un verre au pub The Bears. Évidemment, il y avait des personnes du groupe qui traînaient là. Par politesse, on a passé un petit quart d’heure avec eux, puis on s’est mis à l'écart à une table que les 2. Il avait un joli sourire et j’aimais ses expressions et ce qui ne gâchait rien, Layne était amusant et agréable.

J’avais fini par oublier que j’étais sensée être fâchée avec lui, et j’ai passé une super agréable soirée. Layne m’a proposé de prendre un dernier verre chez lui. Même si j’étais un petit peu pompette, je savais que j’aurai dû refuser, mais j’ai accepté.

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Joyeuse St-Valentin  (45/14fév09-sam)

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44.2 - Revue Layne

Publié le par JaneDo


Pascal m’a entraînée à l’abri sur le pas de la librairie en me demandant si ça allait. La veste de Layne sur mes épaules l’ennuyait, mais il n'a rien dit quant j'ai refusé qu'il me passe la sienne. Qu'est-ce que j'aurai fait après avec l'autre veste hein! Je pense qu’il était un peu inquiet et avait essayé d’éviter que je ne me dispute avec Layne. Mais c’était pas ça du tout... c’était un peu plus de minuit...

C’était la St-Valentin... Il a sorti de sa poche une petite boîte transparente avec à l’intérieur une rose rouge sang entourée de petite pétale rose en forme de coeur.

Aoutch que c’était beau, j’en avais les larmes aux yeux. Il n’avait pas oublié, Pascal n’avait pas oublié... Comme c'était chouky, mon petit coeur a tout à coup doublé de volume. Et dire que je pensais qu’il était fâché. Cette fois, son sourire adorable était à nouveau sur son beau visage, même ses yeux verts souriaient, et moi j’avais mon maquillage qui n’allait plus ressembler à rien parce que j’avais les larmes qui coulaient. Ridicule.

Si je ne l’aimais pas déjà autant, je crois que je l’aimerais encore plus. Il a essuyé mes larmes, je savais qu’il n’allait pas m’embrasser là, si près du Tiger, mais le coeur y était et ça me suffisait.

Il m’a accompagnée à ma voiture pour que je puisse déposé mon petit trésor et on s’est vite dépêché de retourner dans le Tiger.

Pascal avait prévu qu’on passe la soirée de la St-Valentin ensemble et stupidement, j’ai quand même eu une pensée pour Jess et j’ai failli refuser. je lui ai demandé si elle ne serait pas fâchée qu’il ne fête pas la St-Valentin ensemble. Mais Pascal l’avait déjà prévenue longtemps à l’avance. Donc, elle aussi avait organisé sa soirée en fonction. Sauf erreur, elle avait rendez-vous avec Ethan.

Layne était déjà parti quant je suis retournée vers mes copains, alors je n'ai pas pu lui rend sa veste, ce qui voulait dire qu’il fallait se voir.  Zut. Peu après, Pascal et son groupe sont parti à leur tour. On se retrouvera tous de toutes façons en boîte, alors pas de soucis. Je n’avais pas l’intention de faire tard, parce que partout, on fêtait la St-Valentin, et celui avec qui je voulais être n’était pas disponible...

En boîte, Pascal discutait avec un de ses copains debout à côté de la table. J’étais contente que nos 2 équipes soient assis ensemble, mais moins de voir Caroline, Alexia et leurs copines agglutinées à notre table. Ce soir, on avait droit à tout plein de slows pour la St-Valentin.

Pascal allait sûrement resté près de Jess ce soir, on y pouvait rien c’était comme ça. Fallait que je me fasse une raison.

La soirée se passait très bien, j’étais contente d’être là parce que Pascal était tout près même si je n’étais pas avec lui. Je devais être dans la lune, parce que je n’avais pas vue Jess venir s’asseoir à côté de moi. Elle m’a demandé si ça allait; bien sûr que ça allait, j’étais juste un peu ailleurs. Elle a demandé si j’avais prévu quelque chose pour la soirée de la St-Valentin parce qu’elle m’avait vue discuter avec Layne. On évitait toutes les deux de parler de Pascal, mais je suis presque sûre qu’elle devinait que j'espérais passer la soirée avec Pascal.

Layne est arrivé après nous, c'était surprenant. Qu’est-ce qu’il avait fichu? Il avait pourtant quitté le Tiger avant nous. Ou est-ce que c’était pour me faire penser qu’il n’était pas avec Alexia qu’il s’est montré après notre arrivée à tous! Drôle. Layne était bien sûr à la même table. Évidemment, comme on fréquentait le même cercle, on allait sûrement souvent se retrouver à souvent aux mêmes tables. Je détestais ça.

On était assis chacun à un bout et s’ignorait. C’était inconfortable au possible. Voilà pourquoi je déteste mêler ma vie privée, c’est-à-dire les mecs avec qui je sors, avec mes amis, parce qu’au final, on se retrouvait dans cette situation détestable. C'était décidé, je n’allais pas faire long.

Pascal m’a invitée à danser quant les slows ont commencés. Arf, j'adore trop trop dansé avec lui, sentir son odeur, sa présence. J'aimais le toucher, sentir sa peau, être collée contre lui. Trop bon. J'avais jamais vraiment aimé danser les slows avant. C'était toujours le prétexte pour qu'un abruti tente de vous ploter au passage. Iaaak.

Après la St-Valentin, j’avais pleins de questions sur son séjour de cours à Zurich. J’avais envie de connaître tous les détails. Mais pour l’heure, motus, pas question d’aborder les questions qui fâchent, parce que je lui ai demandé s’il m’en voulait d’être partie avec Brian. Ouais, il m’en voulait mais ne voulait pas en parler ce soir. On s’est noyé au milieu de la foule, loin de nos potes. Discrètement, on s’est embrassé.

Pascal est retourné ensuite auprès de Jess et moi, ben, je me suis préparée à partir.

J’avais préféré ne pas faire attention à ce que faisait Layne. C’était un peu fou que ça me travaille autant. Il y avait pas si longtemps, on s'asseyait l’un à côté de l’autre. Et paf, maintenant, chacun à un bout de la table. On ne se parlait plus, on ne se regardait plus... On n’existait plus l’un pour l’autre. La vie est quand même bizarre!!!

J’avais l’impression en partant de prendre la fuite. Dehors, je me sentais enfin relaxe, j'avais eu l'impression d'étouffer dedans. Pas à cause de la fumée ou de la chaleur, mais à cause de Layne... Jess... Vivement d’être à la maison.

Je n’avais pas tout de suite remarquée la présence de Layne appuyé contre le mur près de la porte de la boîte. Il ne me regardait pas vraiment, mais il savait que j’étais là et m’attendait pour me ramener. Je ne voulais pas rentrer avec lui, manquait plus que ça. Je ne voulais pas parler et je ne voulais pas que Pascal l’apprenne. Layne a juste levé un sourcil ironique en m’écoutant bafouiller des tonnes d'excuses, avant de secouer la tête. Une fois que j’ai eu terminé, c’était comme si je n’avais rien dit, il m’a prise par le bras et on s’est dirigé vers sa voiture. Je me flagelais intérieurement d’être si faible.

Je n’avais pas vraiment de raisons de ne pas le laisser me raccompagner, je n’avais pas ma voiture, et il m’avait attendu à la sortie. C’était plutôt gentil, mais je voulais restée fâchée avec lui, alors, ça ne m’arrangeait pas.

En fait, Layne m’a juste déposée chez moi. Il n’a pas essayé de me retenir ou même de parler et il est parti aussi sec après avoir marmoné que je lui manquais. Je n’en suis pas très sûre parce qu’il avait parlé si doucement que je pouvais avoir mal compris. Et je ne pouvais vraiment pas lui demander de répéter, non!?! Ouais, un trajet plutôt silencieux et vraiment gênant. Il n’avait pas déserrer les dents non plus. Je me demande alors pourquoi il s’était donné la peine de m’attendre!!!

Enfin, je retrouvais la paix de mon appart puisque Patricia était sortie.

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44.2 - Revu Layne - 13fév09 -ven

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44.1 - Revue Layne

Publié le par JaneDo


J’étais hyper nerveuse à l'idée de croiser Layne ce soir, ce qui fait que j’avais le coeur qui faisait sa petite danse frénétique dans ma gorge. Arffff... j'en transpirais! Mes jambes tremblotaient toutes seules, j’avais l’impression d’avoir perdu tout contrôle sur elles. Je me suis minutieusement préparée, et pourtant, j’avais drôlement envie de ne pas mettre le nez dehors. Aïe, je ne voulais pas voir Layne!

J’ai accroché mon sourire à 5 balles et je suis entrée en prenant mon air super à l’aise, même si sous le masque, c’était l’affolement général. Layne était debout au bar et discutait avec des copains à moi, à lui. J’ai forcé pour mettre un pied devant l’autre parce mes jambes avaient envie de détaler à toutes vitesses. J’ai eu une petite minute d’hésitation parce que je ne me sentais pas à l’aise d’aller vers mes copains avec lui planté là. Je ne voulais pas être celle qui est obligée de faire le 1er pas en étant obligée de devoir lui dire bonjour. Je ne savais pas s’il m’ignorerait ou pas.

Heureusement (smacks smacks) Thomas m’a sauvée. Dès qu’il m’a vue passer la porte, il a foncé sur moi, passant son bras autour de ma taille, il m’a attirée vers sa table où ils étaient encore en train de manger. Je me suis assise un petit moment, le temps de reprendre le contrôle de mon corps. J’observais Layne dans les vitres du bar. Il allait me falloir aller vers mes copains de toutes façons, et Layne avait pris la main; il était dans la place en 1er, je crois qu’il le savait, je le voyais à son petit sourire... Il m’avait vue arriver aussi. Ciel, ça allait m’obliger à faire les 1ers pas, quelle super poisse.

Le super idiot... il était avec Alexia...?

Alexia lui a passé le bras autour de la taille, en se mettant sur la pointe des pieds, pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Il a rigolé. Bahhh... fallait que j’arrête de le regarder, ça en devenait ridicule. Lui m’ignorait totalement.

Je n’arrivais même pas à suivre correctement la discussion autour de moi. Thomas m’a jeté un petit regard, il savait ce qui me préoccupait tellement. Il devinait le petit drame de malaise que je vivais et que je trouvais sûrement ma chaise trop étroite.

D'un coup, j’ai tout oublié, Layne etc. quant j’ai aperçu Pascal. Ahhhh... rien à faire, je chavire à mort dès que mes yeux se posent sur lui. Plus rien  n’a d’importance, je suis vraiment croc dingue de lui, je ne savais même plus comment je m’appelais. Quel enfer! Je me suis faite violence pour ne pas le regarder et me contrôler...

Je n’avais plus qu’à attendre...

Si Pascal était fâché avec moi pour le week-end avec Brian, je le saurais bientôt. Et Layne, on verra aussi. De toute façon, je savais que je ne voulais rien entendre parce que je ne voulais pas prendre le risque de me rabibocher avec lui parce que je voulais laisser la place pour Pascal. J’espère que je ne m’étais pas plantée!!!

Pascal avait l’air soucieux, il ne souriait pas comme d’habitude. Mince, je n’arrivais pas à deviner son humeur. J’ai frissonné de plaisir quant il est arrivé derrière moi et a passé son bras autour de ma taille pour me faire un bisous sur la joue. Jess s’est précipitée me sauter au cou comme si on était des copines de longue date (bizarroïde).

En relevant la tête, j’ai croisé le regard de Layne qui nous observait. Il a détourné le regard.

De toute façon, je m’en fichais, Alexia était accrochée à lui et ça ne semblait pas le gêner beaucoup. J’ai dû finalement me résoudre à aller saluer mes copains et aussi dire bonjour la 1ère à Layne. Je tremblais. J’avais peur qu’il m’ignore ou détourne la tête quant je le salue, mais j’y étais obligée.

Surprise, il n'a pas joué au roi des idiots, il a répondu à mon bonjour, sans un sourire, rien, mais bonjour quand même. Ouf. Alexia par contre à détourné la tête comme si j’avais salué le mur.

Ça ne faisait pas 5mn que je discutais avec mes copains, que Layne m’attrapait par le bras pour me traîner dehors. Merde, il neigeait à mort, j’allais me les geler! Et... je n’avais pas envie de discuter avec lui. Il m’a mis sa veste autour des épaules. On ne s’est pas dit grand chose, les habituels; “Tu va bien? Et toi? Oui, ça va...”,  on n'en a pas eu le temps.

Pascal est sorti de je ne sais où et voulait me parler aussi. Layne lui a demandé de ne pas se mêler de nos histoires, Pascal; qu’il n’y avait plus d’histoires qui puissent me concerner, et moi; Owh, j’étais là, ils n’avaient pas à parler comme si j’étais un objet! Mais ils ne m’écoutaient pas, et en fin de compte, je n’avais pas envie de parler avec Layne, alors je remerciais secrètement Pascal de s’en être mêlé.

L’atmosphère s’était chargée d'électricité d’un coup, Layne était furieux mais se contenait très bien. Il nous a lancé un regard, hum, moi j’ai fait semblant d’essayer de me réchauffer, donc de n’avoir pas remarqué son humeur, alors il est retourné à l’intérieur. Pas vraiment cool, c'était un peu lâche de ma part...

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