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jane's diary

153 - Sylvia? Sylvie? Non, c'est Vania...

Publié le par JaneDo

 


L'idéal serait qu’on me fiche la paix en début de semaine. Je préfère ne rien programmer, ne voir personne, parce que j’ai du boulot. Je commence à être visible et plus disponible à partir du jeudi soir.

Le lundi matin, souvent, je passe chez ma soeur prendre le café. Mercredi, si je n’ai pas trop de retard dans mon boulot, j’ai une ouverture pour les enfants l’après-midi. Le jeudi soir, en général, c’est réservé aux potes, juste boire un verre, éventuellement manger un truc et retour à la casa. Ça, c’est ma petite routine. Donc, pas de place pour un petit copain jusqu’au jeudi, voir vendredi soir!


Ce qui me rendrait super heureuse, c’est de ne voir personne jusqu’au vendredi soir, là, je pourrais caser les potes, puis hop, on me fiche la paix jusqu’au vendredi soir prochain.... Ce serait le rêve, ce serait géant! Mais hélas, les choses ne se passent jamais comme on le voudrait!

 Surtout depuis que Pascal est entré dans ma vie, c’est-à-dire depuis 1an! Tous mes petits plans ont valdingués dans tous les sens. Je me réveille Pascal, je respire Pascal, je pense Pascal, je dors Pascal... n’importe quoi.! Je ne me reconnais plus.

J’étais mon pire ennemi, je le savais bien. Quant il se passe quelque chose, je choisi toujours pour le scénario catastrophe, parce que je me dis toujours que “c’est trop beau pour être vrai”, que je ne peux pas toujours avoir autant de chance. Je pense toujours au pire, surtout quant il s’agit de ma vie sentimentale.

Arf, passé le moment de rêverie après avoir dansé avec Pascal, la réalité était vite venue me rappeler que c’était mieux d’envisager le pire pour éviter les déceptions. La chute avait été brutale et l’est encore. Je continuais à tourner en rond dans ma tête; je voulais lui parler et j’avais peur de lui parler, c’était d’un bête! Je me sentais hyper angoissée, tendue... je devenais cinglée.

Il me fallait le voir... De toute façon, ce ne sera pas possible avant le vendredi soir quant il sera dans son autre appart. Avant ça, il était avec Jess. Je ne voulais pas prendre le risque de l’appeler pour qu’il refuse de me voir. 4 foutu jours à attendre, j’allais perdre la tête d’ici là... L’attente allait être longue.

En attendant, autant m’occuper! Et pourtant, mardi a été une énorme perte de temps.

Entre mes sorties avec le chien et les heures avec Brig au téléphone, j’ai essayé de composer un email pour Pascal. J’étais à bout et je ne savais vraiment pas quoi lui dire. Ah zut, encore oublié de prendre mes médics pour la thyroïde. C’est seulement quant je commence à gonfler que je m’en rend compte... 7 jours, zut et re-zut.

Le soir, après une journée des plus chiantes, à courir dans tous les sens pour faire des trucs qui n’ont aboutis à rien, j’avais accepté d’aller prendre un verre avec la fille de l’équipe féminine de basket. Dire que je n’arrive même pas à me souvenir de son prénom; Sylvia? Sylvie? Je n’avais pas pu refuser, sinon elle n’aurait jamais osé me re-proposer quelque chose. Et la prochaine fois qu’on se serait croisé dans une sortie, on aurait été plutôt mal à l’aise, l’une vis-à-vis de l'autre, pas le choix donc!

Je n’avais pas l’impression qu’elle était au courant pour Pascal et moi, alors même si on a beaucoup parlé, et même un peu parlé de notre vie privée, j’ai évité de mentionner Pascal. Forcément, elle savait que je sortais avec Layne. Par contre, je me doute qu’elle sache que Layne batifolait ailleurs, parce qu’elle a voulu connaitre mes sentiments pour lui etc. Elle n’a quand même pas osé, à notre 1ère sortie amicale entre filles, me balançer ce qu’elle savait, mais j’ai senti qu’elle tâtait le terrain.

C’était sympa, même si j’ai frissonné chque fois qu'elle prononçait le nom de Pascal. Thomas, qui a téléphoné entre temps, est venu se joindre à nous et on a fini chez elle à papauter comme de vrais commères. Elle est vraiment très cool, pas très fofolle, même un peu coincée, mais très agréable. Après quelques verres, quant elle est un peu pompette, elle n’arrête plus de parler. La soirée a quelque peu rattrapé la journée!

 Je suis partie en même temps que Thomas. J’étais drôlement contente de n’avoir quand même pas trop pensé à Pascal. Mais dès le moment où je me suis retrouvée seule dans ma voiture, hop... la boule à l’estomac, la tête à l’envers à me demander ce que je devrais faire... Arfff.

*   *   *   *   *
Sylvia? Sylvie? Non, c'est Vania... -   (153-mar-02.juin.09)

 

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152..1/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!

Publié le par JaneDo


----- 152..1/3 -----

Après une bonne séance de prise de tête, Layne avait fichu le camp. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir pour ça. Il n’avait pas aimé que j’accepte de danser avec Pascal et, il trouvait que celui-ci avait un certain culot d’avoir osé m’inviter, devant lui. Ce qui était un peu exagéré, parce que j’avais dansé avec Thomas, Paul et Michael, et Layne n’avait rien trouvé à redire. C’était juste une petite crise parce qu’il s’agissait de Pascal.

Après le départ de Layne, je ne suis étendue sur le lit, bien contente d’être seule à rêvasser en souriant.


Pascal avait osé. Il avait fait un pas vers moi, malgré la présence de Layne, sachant qu’il aurait très bien pu provoquer une bagarre, sachant que j’aurai très bien pu refuser... Il avait quand même osé.

Il avait seulement tendu la main, sans un mot. Les garçons qui ont des couilles, ça, ça me plaisait beaucoup. J’avais encore le coeur qui battait si fort et je flottais, la tête dans les nuages à me rappeler chaque seconde, malgré ma dispute avec Layne. J’étais perdue dans mes pensées. Je ressentais encore les palpitations de ce court moment passé entre les bras de Pascal.

Je me demande ce qu’il aurait fait si j’avais refusé? De toute façon, je ne pouvais pas, ç’aurait été humiliant. C'était tout moi ça, de passer des heures à penser à des trucs pareils. Soupir, on se refait pas!

Ha! douceur extrême de sentir son bras se resserrer autour de ma taille et d’avoir ma main dans la sienne. C’est dingue qu’on puisse s’emflammer pour de petites choses pareilles!!! Je savais qu’il essayait de capter mon regard, mais je ne pouvais pas le regarder sinon il aurait vu mon trouble et l’envie que j’avais de rester comme ça jusqu’à la fin de l’éternité. Il me serrait la main, alors j’ai aussi serré la sienne et c’était si bon.

Pascal m’a pris le menton pour me lever la tête et plonger son magnifique regard vert dans le flou du mien et il m’a fait un petit bisou sur le front. C’était doux et chaud. Arf, j’aurai bien voulu que tout le monde disparaisse illico presto, et je lui aurai sauté au cou. Il m’a serré un peu plus contre lui. J’avais les oreilles en feu et j’aurai aimer me transformer en glu pour lui coller à la peau.

  • Je t’aime espèce d’idiote, ne l’oublie pas.

Glups, palpitations, coup de chaleur, vibrations, frémissements le long du dos... Ai-je bien entendu?

Je souriais encore en me rappelant la douceur de sa joue et sa chaleur, le son de sa voix et des tas d’autres petites choses; comme sa manière de serrer mes doigts, de me coller à lui, la pression de sa main sur ma hanche. Je pouvais presque sentir son corps contre le mien, ce corps dont j’aimais chaque millimètre. Je me repassais ces moments encore et encore pour ne rien oublier. En fermant les yeux, je pouvais encore l’entendre me chuchoter ces mots si doux à l’oreille. C’était tellement bon de me les rappeler, moi qui avait été au bord du suicide depuis des semaines!!!


Gahhh, le seul petit problème était que, j’étais vraiment raide dingue de ce mec. En pensant à lui, je ne pouvais empêcher mon pauvre coeur de faire des claquettes. Je devrais me raisonner, et repenser à ces choses désagréables pour garder les pieds sur terre, mais pour l’heure, je voulais savourer chaque mili-secondes.

Arf, puis j’ai pensé à Layne. Qu’est-ce que j’allais faire? Non, je ne voulais pas penser aux autres, rien que moi quelques instants, c’était pas trop demander?


C’était vrai que je n’avais pensé à rien. Pourtant, au passage, sans y avoir vraiment fait attention, trop occupée à éviter les tremblements de ma main dans celle de Pascal , j’avais noté l’air renfrogné de Layne hypnotisé par son verre, Caroline se ronger les ongles, les yeux rivés sur Pascal et Alexia qui observait Layne du coin de l’oeil, Paul qui souriait en nous regardant, Jess, un petit air boudeur tout en discutant avec Ethan. Égoïstement, je n’avais pensé qu’à moi. Et Thomas? Où était donc Thomas? je ne me rappelais pas l’avoir vu!

Comment se fait-il que Pascal soit venu m’inviter à danser avec Jess et Caroline dans les parages, encore pire, avec Layne juste à côté? Pourquoi avait-il fait ça? J’aurai pu refuser? Et si Layne s’y serait ouvertement opposé? Peut-être espérait-il que je refuse, pour avoir l’excuse que je le repoussais une fois de plus? Son invitation m’avait mise en mauvaise posture. Ou je le laissais planté là, et il aurait eu l’air idiot, ou c’était Layne qui passait pour un idiot.... Oh là là, fallait vraiment que j’arrête ce genre de “masturbation cérébrale”.

Non, je ne voulais plus penser... pourtant..!

Qu’est-ce qu’il avait voulu me faire comprendre en me sortant un truc pareil? Pourquoi maintenant, après m’avoir laissé souffrir pendant tout 1mois? Qu’est-ce qui l’avait fait me dire ça?

StOoooop! Suffit, mode-débile OFF...

*   *  *   *   *

Déroute... He loves me... He loves me not ?!  (152.. 1/3-lun-01.juin.09)

Publié dans jane's diary

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152..3/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!

Publié le par JaneDo


----- 152..3/3 -----

Lundi matin, après une nuit de cauchemars, la tête dans le cul, je me suis dépêchée de quitter la chambre, sur la pointe des pieds, avant que Layne ne se réveille. Je n’avais pas très bien dormi. Fallait qu’un jour, qu’il pige que les galipettes du matin, c’était pas mon truc, surtout en plus après une dispute.

voir l'image en taille réelleJ’espèrais trouver la cuisine déserte, mais elle ne l’était pas. A part les 5 autres personnes présentent, il y avait aussi Pascal et Caroline. C'était vraiment ma chance! Quant on était ensemble, on était pas aussi collé collé, à croire qu'ils ne se quittaient pas d'une semelle. D’après leurs tenues, ils rentraient de leur jogging matinale.

Après un bonjour général, et un petit sourire à Thomas qui m’observait avec attention, je me suis servie un grand café dans un bol, ignorant Pascal et tout spécialement le coin où il était pour faire le tour et quitter la cuisine aussi vite que possible. Je détestais cette manière que les gens ont de vous regarder. Ce détestable regard compatissant, mêlé de pitié.

Je me suis installée sur la terrasse pour respirer le soleil et regarder Maxou gambader et pisser sur chaque brindille.

Pascal est venu s’asseoir dehors en face de moi, me bouchant la vue du coup. Caroline qui l’avait suivi est venue s’asseoir à côté de lui. Manquait plus que ça! Que je sois obligée de les regarder tous les 2! J’ai répondu à son salut parce que Caroline était là et je me suis tirée. Je l’ai entendu m’appeler, mais j’ai fait comme si je n’avais rien entendu. J’avais la boule à lestomac et mon café avait tourné.

Prise au piège, ne sachant pas où aller me cacher, j’ai fini par retourner dans la cuisine. Entouré par les autres, je pouvais mieux éviter tout contact visuel avec Pascal et tout contact vocal aussi.

Layne est arrivé peu après, il avait la mémoire courte, lui!!! Après s’être disputé, re-disputé, dormi chacun dans son coin, le voilà qui agissait comme si rien ne s’était passé. Mon premier réflexe aurait été de l’envoyer balader, mais comme Pascal revenait vers la cuisine, j’ai laissé Layne faire son petit cinéma.

Il ne perdait rien à attendre, je referais la gueule en rentrant.


Avant midi, avec une bonne partie de l’équipe, on a été jouer au PaintBall. Trop cool. Ça m’a beaucoup détendue. A midi, on a mangé tous ensemble. C’était génial, comme ça, je pouvais éviter Pascal sans trop me casser la tête. Je me mettais toujours à une distance respectable, quant c’était pas à l’autre bout de la table. Ma stratégie d’évitement marchait à la perfection.

Après la partie de PaintBall, on est rentré au chalet et les garçons ont joués dans le jardin. Pascal avait remarqué mon manège et me jetait des regards aux sourcils froncés. Grâce à Layne, hyper attentif, chaque fois que Pascal essayait de m’approcher, soit il m’embrassait en plein poire, me coupant la parole si je parlais, ou me passait les bras autour des épaules.

Difficile de ne pas remarqué à quel point Pascal était mignon, comme son joli ton de bronzage. Brrrr... stop. Pour ne pas le dévorer des yeux, je me suis plongée dans un Agatha Christie. Pourtant, mon oreille arrivait encore à capter, parmi tous les rires, son rire. Dire qu’il arrivait encore à rire après m’avoir brisé le coeur en mille morceaux.

Nos chaises longues étaient tous ensemble en cercle, et les boissons étaient dans une des glacière sur la table. Quant Pascal est passé boire avec sa Caroline collée au basque, pour l’emmerder, je me suis penchée vers Layne, qui somnolait sur sa chaise longue, pour lui faire des mamours. Ni 1, ni 2, Layne était allumé et d’attaque.

  • On va faire une sieste?

Layne m’avait attrapé par la main, il n'a pas eu besoin de me traîner derrière lui et ce n’était pas vraiment une question et je savais aussi que ce n’était pas vraiment pour une sieste. Même si j’en avais pas envie, je savais que Pascal avait entendu, c’était ce qui comptait. Pour bien marquer le coup, j’ai souri de tout mon coeur en miette et j’ai passé mon bras autour de mon petit chéri et je l’ai suivi comme si je n’attendais que ça et que je me réjouissais de regagner ma chambre.

Après notre petite escapade, tout câlin, Layne était plus calme et beaucoup plus détendu. Pascal de son côté, m’a évité royalement. Tant mieux, parce que moi, je n’avais pas oublié son escapade avec Caroline hier soir.

Plus tard, du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal discuter avec Thomas. Je ne sais pas de quoi ils parlaient, mais Pascal s’est passé les mains dans les cheveux en faisant une drôle de grimace et à regarder dans ma direction. On aurait dit qu’il avait eu l’intention de venir de mon côté, mais Thomas l’a retenu par le bras.

Une dalle à la place du coeur, je n’étais que trop contente de partir quant Layne a proposé de lever le camp en fin d’après-midi. Pas la peine de prolonger cette infernale journée.


*   *   *   *   *
Déroute... He love me... He loves me not?!  (152..3/3-lun-01.juin.09)

Publié dans Jane's Diary

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152..2/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!

Publié le par JaneDo


Déroute... He loves me... He loves me not?!
Lundi, 1er Juin 2009 - 152/2009 - 2/3

J’en avais mal à la tête. Fallait que je m’occupe à autre chose pour me changer les idées. J’ai embarqué mon ordi et je suis descendue au salon. Je passais pas mal de temps sur mon ordi à tout moment, en me mettant dans un coin ou un autre. Ça faisait sourire tout le monde, sauf Layne qui aurait bien voulu savoir ce que je pouvais bien faire sur mon ordi. Il avait essayé à 1 ou 2 reprises de tripoter mon ordi, mais le petit système de verrouillage que Pascal m’avait installé fonctionnait à merveille. Impossible d’utiliser mon portable sans le mot magique. S’il savait que c’était simplement le nom de Pascal en entier, il ferait la gueule. Plus simple que ça tu meurs!

Surprise, presque tout le monde était rentré, mais personne ne semblait vraiment pressé d’aller se coucher.


Ils s’étaient installé sur la terrasse. Pascal avait sorti sa guitare et il grattait en chantonnant. Caroline collée à côté de lui le regardait les yeux émerveillée, il la regardait en souriant. Était-ce de la douceur que je voyais dans son regard? Grrrr... ça n’aurait pas de sens après ce qu’il m’avait dit. On aurait dit qu’il chantait pour elle. Il n’avait jamais chanté pour moi?

Pas de traces de Layne, ni d’Alexia, Jess ou Ethan. Layne aurait-il été rejoindre Alexia en boîte pour passer sa rage?

Je me suis assise dans un des fauteuil à côté de Paul. Pascal avait jeté un petit coup d’oeil dans ma direction quant je suis sortie sur la terrasse les rejoindre, sans plus. Caroline aussi, mais avec un certain dédain. Elle a chuchoté quelque chose à Pascal à l’oreille, qui a fait “oui” de la tête et elle s’est levée pour dire qu’elle allait se coucher. Une minute plus tard, Pascal l’a suivie. J’ai cru que j’allais avoir une crise cardiaque. Il n’allait quand même pas la rejoindre, non? Je me sentais mal.

J’ai levé les yeux et croisé le regard de Thomas qui m’observait. Je crois bien que Pascal avait été rejoindre Caroline, quelque chose dans le regard de Thomas et la gêne de Paul qui tentait de me faire la conversation, me l’ont fait comprendre. Oui, je me sentais mal. C’était donc pour ça qu’il lui avait fait oui de la tête?

Je ne comprenais plus rien de rien. Comment osait-il la suivre presque sous mon nez après ce qu’il m’avait dit plus tôt? Est-ce qu’il jouait avec mes nerfs ou quoi? Il se moquait de moi ou quoi? Après quelques secondes ou minutes, j’en savais rien, à rester tétanisée sur place, entre larmes et manque de respiration, j’ai voulu prendre la fuite vers ma chambre.

Thomas m’a attrapée par le bras, en me faisait non de la tête.

  • Jane... ça ne sert à rien de faire ça. Reste ici.

Wowhhh, il croyait peut-être que je voulais aller les surprendre ou quoi? Je crois bien que oui.

  • Je retournais seulement à ma chambre! Qu’est-ce que tu croyais?
  • Come on, allé, reste ici.

Une petite pointe de colère... Alors comme ça, Thomas avait peur que j’aille les déranger, hein? Il était dans leur camp. J’étais pas bien, je voulais juste me cacher dans ma chambre, mais Thomas insistait pour que je reste au rez avec eux. Du coup, sa réaction ne m’a fait penser rien qu’à une seule chose; ce qui se passait dans une des chambre à l’étage. J’étais révulsée, proche de la nausée et encore plus proche de l’évanouissement.

Le temps passait et je ne voyais que des images de Pascal et de Caroline, enlacés et...  IARK. Je les revoyais en train de s’embrasser, je me sentais vraiment pas top.


voir l'image en taille réelleMais pour ne pas le montrer aux autres qui surveillaient mes réactions, intrigués par ce qui pouvait se passer dans ma tête et savoir comment je prenais les choses, il me fallait faire bonne figure.

C’était l’enfer sur terre. Le coeur perdu, se cognait contre les parois de ma poitrine. Un sourire d’occas sur la face, je faisais semblant de participer à la conversation, et une 1/2h plus tard quant j’ai voulu monter, Thomas m’a encore empêchée de partir. Les boules quoi, là, je lui en ai voulu, parce que par sa faute, je m’imaginais des choses. De plus son attitude m'enrageait
et me faisait mal, comme s’il voulait leur laisser le temps, les protéger, que je n’aille pas les déranger.

Presque qu’1h plus tard, Pascal est revenu nous rejoindre sur la terrasse. Avec un sourire, qui m’avait coûté mes dernières forces, j’ai demandé à Thomas, avec un petit clin d’oeil si je pouvais y aller maintenant, avant de filer vers ma chambre. J’avais évité de regarder Pascal, je n’aurais pas supporter de voir un air satisfait sur son visage. J’aurai pu me crevé les yeux tellement je n’avais pas envie de le voir.

J’étais si mal mais je n’osais pas me mettre à pleurer au cas où Layne se pointerais, mais difficile de me retenir alors j’ai été me noyer sous la douche. Au cas où, je pouvais toujours dire que j’avais eu de l’eau dans les yeux.

J’avais raison. Layne est arrivé entre temps et en entendant la douche, il n’a pas eu de meilleures idées que de venir m’y rejoindre. C’était la bagarre, je n’avais pas envie qu’il me touche, et il a cru que j’étais encore fâchée à cause de notre dispute.

J’ai été pire injuste, je me suis défoulée sur Layne... Profitant de la situation, j’ai pris la balle au bond et je l’ai agressé en lui demandant où il avait été traîner? Que j’étais descendue le chercher mais qu’il avait disparu. Surpris d’abord, mais malin, il m’a demandé si j’avais profité de voir Pascal ou si je l’avais vraiment chercher? Bref, on s’est pris la tête, et on a fini par dormir dos à dos. Ça me convenait parfaitement. Je ne me sentais pas le coeur pour une partie de jambes en l’air. Je me demandais comment la plupart des hommes fonctionnaient au fond; on se dispute, ils prennent les voiles, puis au retour, ils vous sautent dessus! Non mais? Il manque pas quelque chose là au milieu? Comme une mise au point? Ou des excuses?

*   *  *   *   *
Déroute... He loves me... He loves me not ?!  (152.. 2/3-lun-01.juin.09)

Publié dans jane's diary

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151 - Triste Mai !

Publié le par JaneDo

 


Tout pour ne pas écrire et revivre ces moments; brosser et sortir le chien, faire le ménage, prendre un bain, manger, la lessive... arf! Ça ne servait à rien. Les quelques mots échangés avec Pascal tournaient en boucle dans ma tête. Je me sentais comme un énorme mange disque! Je revoyais l’expression de son visage adoré, ses yeux... arf.
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Dimanche, j’avais passé ma journée à éviter Pascal. Éviter d’entendre sa voix, éviter de le regarder, éviter de me trouver trop près de lui. Epuisant!

Je suis même descendue prendre le déjeuner en même temps que Layne. Prudence oblige. J’avais un peu honte, hier soir, d’avoir laissé Pascal se rendre compte qu’il m’avait manqué, et le voir me torturait constamment. Pratiquement tout le monde était déjà descendu et traînait avec nonchalance autour de la table du petit déjeuner. Ça discutait à fond, pas terrible pour moi qui adore le silence le matin. Ce qui me sauvait était de n’avoir pas à participer. Depuis le temps, tous savaient que le matin, il fallait rien me demander, j’étais muette. J’étais à ma 2ème tasse de café quant j’ai vu Pascal et Caroline revenir de leur jogging matinale. Pffff, ouais, je lui manquais tellement?


Mon imagination n’étant jamais au repos, je suis passée en mode-débile en 1 demi-millième de seconde; Ils avaient dû faire des petits arrêts bisous tout au long du parcours, berk. Je le détestais. C’était sa faute si ma tête pensait à des trucs pareils. Il avait dû la serrer contre lui et lui caresser les lèvres en l’embrassant. Le jogging n’était qu’une excuse pour être seuls. Biiiark. Même ruisselante de sueur, Caroline respirait le bonheur, ça me rendait malade.

Je n’ai pas répondu au salut de Pascal. Le café ne passait plus, mais je me suis resservie une autre tasse et j’ai filé.

Je me suis réfugiée dans ma chambre pour lire un peu. Mais lire, c’était impossible, impossible de me concentrer. Grrrr, ça aussi, c’était de sa faute. Mince, il fallait que j’arrête de l’imaginer, de penser à lui.


La journée venait seulement de commencer, ça allait être une super longue journée. Je ne pouvais pas non plus me cacher dans la chambre toute la journée. Si Layne me trouvait là, j’étais bonne pour passer à la casserole encore, et comme j’avais Pascal plein la tête, ce serait... berrrrk.

Traînant les pattes et portant ma croix invisible, je me suis décidée à redescendre pour rejoindre tout le monde. Il faisait vraiment beau, c’était tellement agréable. Si j’avais pu être toute seule, regarder le paysage et rêvasser, ça, ça m’aurait plu. J’espérais qu’ils partiraient tous en randonnée ou un truc du genre.


Les relations entre Pascal et Jess semblaient s’être nettement amélioré. Ils se parlaient normalement et même partageaient des moments de fous rires ou de longues discutions. Hum, il avait vite oublié ce qu’elle avait fait!!!

L’après-midi, , les garçons avaient ouvert les portes de la piscine donnant sur l’extérieur. Ils avaient l’air tous de bien s’amuser. Quant je suis descendue de ma chambre, sur la petite terrasse près de la piscine, je me suis sentie de trop. Ou était-ce mon humeur mélancolique et triste qui me mettait automatiquement à l’écart de tous?

Sur une chaise longue, couché sur le ventre, Layne discutait avec Alexia, presque tête contre tête. Je n’ai pas osé aller vers lui. Après tout, c’était de ma faute à toujours me retirer dans un coin pour être tranquille.

Les garçons ont commencés à jouer au ballon dans le jardin, et automatiquement, je me suis installée sur la terrasse à l’étage pour éviter de recevoir le ballon en pleine poire.

Pascal faisait partie de la bande qui jouait au ballon. Pour l’heure, il était assis sur une des chaises longues installés en rond dehors. Et chaque fois qu’il était sur la touche, c’était Caroline, Jess ou les autres qui avaient la chance d’échanger quelques mots avec lui.


De les voir s’amuser, et surtout Pascal si en forme, tellement heureux à taquiner Caroline me tournait l’estomac. Je me suis repliée à nouveau dans ma chambre. J’ai lu un moment, puis j’ai fait une petite sieste et je suis redescendue 2h plus tard. Je ne voyais Layne nul part, j’aurai voulu trouver refuge dans ses bras. J’avais de la peine à respirer et je me sentais légèrement nauséeuse.

En descendant les escaliers, j’ai surpris Pascal avec Pascal planqué dans un coin, Pascal a passé son bras autour de sa taille et l’a embrassée. J’aurai voulu mourir sur place. Je sais que Caroline m’avait vue, et elle n’a pas manqué de bien marquer le coup. Pascal en m’apercevant a vite retirer son bras et s’est redressé. Trop tard vieux!

Aucune idée comment j’avais fais pour finir ma descente des escaliers et continuer à marcher, je ne sentais pas mes jambes.  Mon coeur venait de se briser, encore 1x, en mille morceaux. J'ai passé à côté d'eux comme s’ils avaient été  invisible. Et pas de Layne.

Dans la cuisine déserte, je me suis servie un café, mes mains tremblaient. C’était de la folie, impossible de les contrôler. J’aurai voulu me cacher dans un gros trou pour que personne ne puisse me voir comme ça.

Par la fenêtre, j’ai aperçu Pascal sortir de la maison pour rejoindre les autres pour jouer au ballon. J’ai détourné le regard, je le détestais trop fort en ce moment. Je ne voulais pas le regarder, j’allais m’efforcer de l’éviter lui et elle aussi. Je ne voulais poser les yeux, ni sur l’un, ni sur l’autre.

  • Je t’avais dit que je finirais par l’avoir.

Caroline rigolait, ravie. Elle était venue mettre le doigt dans ma plaie béante.

  • Tu vois, “tout vient à point à qui sait attendre”. J’espère que ça ne te fait pas trop mal et que tu t’en remettra au plus vite.

Pétasse, pétasse, pétasse! Je n’allais pas lui répondre, pas lui donner ce plaisir. J’allais faire comme si je n’avais rien entendu, qu’elle n’était pas là, debout derrière moi. J’avais trop envie de lui sauter à la gorge. Quoique... je n’étais pas sûre que mes jambes me porteraient si loin.

  • Tu sais, tu devrais arrêter de te pointer chez lui pour essayer de le récupérer, ça ne te servira à rien. Met toi bien dans ta petite tête, que c’est fini, il ne t’aime plus.

Elle me poignardait avec un couteau suisse, qui grandissait pour finir en guillotine. La pétasse.

  • Hum, je me demande même pourquoi je perds mon temps à essayer de t’aider à arrêter de te ridiculiser.
  • Moi aussi... Le tout est de savoir combien de temps t'arrivera à le garder. Je peux le "récupérer" quant je veux ma chérie. Gaffe à tes fesses.
  • Tiens, vraiment? Fais moi pas rire. Ca n'a pourtant pas fonctionné jusqu'à maintenant hein? Reste loin de nous, fiche nous la paix. Tu as perdu, Pascal est à moi, tout à moi maintenant.

C’était sorti tout seul. J’aurai dû me mordre la langue et continuer à faire comme si elle n’était pas là. Ma remarque l’a fait encore plus rire. En plus, qu'est-ce que j'avais à dire des bêtises pareilles. Elle avait raison, Pascal était... Non, je ne voulais pas le dire, ni le penser. Quant Thomas est venu dans la cuisine, j’étais encore accrochée à ma tasse de café, les yeux embués, tremblante comme une feuille.

  • C’est Caroline que je viens de crois... Qu’est-ce qui se passe? Tu t’es accrochée avec Layne?  Non, plutôt avec Caroline, hein?

Thomas m’a embarquée faire un tour à pieds, loin des autres en attendant que je me calme un peu. Je n’ai pas jugé utile de lui parler de ce qui m’avait fait fondre en larmes devant la machine à café. Je n’aurai pas pu en parler. C’est déjà même difficile de consigner ces moments atroces dans mon journal, et c’est par écrit, alors en paroles... impossible.

Une solution, programmer ma tête; Pascal = invisible, Caroline = invisible aussi.

La fille qui fait du basket est venu me proposer d’être la 4ème pour une partie de cartes. La poisse était qu’il y avait Alexia. Non mais, est-ce que le destin jouait avec moi pour m’endurcir ou me faire craquer? Manquait plus qu’on soit obligé de faire équipe contre les 2 autres? Eh bien, oui. Non mais franchement!?!

Bon, heureusement, j’adore jouer aux cartes, alors après un petit moment, j’ai oublié tous les petits désagréments. Je me suis même surprise à rire et aussi à rassurer Alexia quant elle s’excusait pour de petites fautes de rien du tout. C’est vrai qu’elle était pas la partenaire idéale, mais bon, l’essentiel, c’est le plaisir qu’on prend à jouer.

Je sais que Pascal était passé par là et nous a vu jouer. J’avais senti sa présence dans les petits picotements le long de ma colonne vertébrale. Mais, j’étais dans la partie, et je l’ai ignoré royalement. Je pense qu’il devait être surpris de me voir rire et de si joyeuse humeur après l’avoir attrapé avec Caroline.

Ma boule à l’estomac n’avait pas disparu complètement.

Le soir, l’ambiance était chaleureuse. On s’était tous réuni autour du feu pour griller nos viandes en se racontant des histoires; les pires souvenirs, les pires moments et tout ça. Certains avaient des histoires plutôt croustillantes et c’était terriblement drôle.

Moi, à part que j’avais détesté ce mois de mai, et que j'étais drôlement contente qu'il se termine enfin, je n’avais pas grand chose à dire. Je préfère en général écouter les autres.

La fin de soirée, on avait décidé de finir en boîte pour la plupart. C'était cool, je n’aurai pas à ouvrir la bouche. En plus, je pourrais noyer mon cerveau dans la vodka, pas de soucis pour rentrer.

Je me servais à boire quant Pascal m’a demandé de lui passer la bouteille. Que dalle vieux, tu n’existe pas. Comme au déjeuner, j’ai fait comme si je ne l’avais pas entendu et j’ai posé la bouteille sur la table.


Glups, ça avait dû l’énervé. Pascal s’est levé et a fait le tour de la table pour m’attraper par le bras; “Faut qu’on parle” et il m’a traînée vers la maison. Layne a essayé de l’arrêter, et tous mes “lâche moi” n’y ont rien changé. Je ne sais pas ce qui c’est passé, je me suis retrouvée montant les marches pour rentrer dans la maison. Ma tête était dans le brouillard. Ha! Je n’avais pas envie de lui parler, je n’avais même pas envie de le voir, ni d’être près de lui en ce moment. Il n’existait pas et devait être invisible.

J’ai voulu ressortir, mais Pascal m’a barré le passage. Puis il m’a traînée dans son ancienne chambre. La boule à l’estomac a grossi d’un coup et je sentais que j’étais au bord des larmes; c’était sûrement ici qu’il se retrouvait avec la Caroline, vu que Jess et lui, en tant que couple, partageait la même chambre. Comment est-ce qu’il pouvait avoir le culot de m’emmener là pour me frotter le nez dans son petit nid d’amour. J’étais furax.

  • Au moins là, Layne n’osera pas intervenir.

Pfff, il croyait que ça me rassurerait ou quoi? Je ne voulais pas déserrer les dents, parce que tout ce qui risquait de sortir de ma bouche, risquait d’être désagréable, et je n’aime pas parler avant d’avoir tourné ma langue 7 fois dans la bouche comme mom me l’avait appris.

  • Jane? Si tu as quelque chose à dire, c’est le moment. Ca va durer longtemps?

(Dans ma tête, c’était; “Oui” et “Va te faire foutre. Je n’ai rien à te dire".)

  • Tu va éviter de me parler encore combien de temps?
  • Qu’est-ce que t’en a à fiche de toute façon! Après tout, tu n’avais pas envi de parler. Je ne veux pas te parler non plus. Je ne veux pas parler tout court.
  • Alors pourquoi être passée chez moi?

Giiiiahhh, il avait l’art de planter le couteau lui! Je serrais les dents; "pas parler, pas parler, rien dire...". Je me répétais ça pour que ça s’imprime dans ma tête.

  • Parle moi. Il y avait pas si longtemps, on pouvait se parler, tout se dire...
  • Mouais... jusqu’à ce que tu me plante en me disant de ne pas t’appeler, ni de passer chez toi. En fait, c’était juste pour pouvoir voler vers Caroline

Iaaaaahhhh, j’aurai dû me mordre la langue, je lui faisais une crise de jalousie, c’était vraiment pas moi ça. Mais qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi est-ce que je réagis comme ça?

  • N’importe quoi.! Rien à voir avec Caro du tout.!
  • Caro... oh que c’est mignon. Si c’est tout...
  • Non, reste ici. On a pas fini. STP Jane, parle moi. Pourquoi tu es si froide, tu m’évite, tu ne me parle pas?
  • Je ne veux pas parler. Je n'ai rien à dire.

J’avais failli dire son prénom, je ne le voulais pas, ça me faisait mal rien que de le prononcer.

  • En tous cas, pas maintenant. La seule chose à laquelle je pense en ce moment, c’est que je dois redescendre avant que tout le monde ne se pose trop de questions, Layne va être furieux si je tarde trop, et que je n’ai vraiment pas envie de redescendre, mais j’ai pas le choix.
  • Que Layne soit furieux, je m’en tape. C'est bien le dernier de mes soucis. J’aimerai qu’on crève l’abcès.
  • Moi pas. Tu avais tout le temps de me parler jusqu’à maintenant, même l’autre soir, mais tu n’en avais pas envi. Ca marche pas seulement quant toi tu veux.

Il me regardait parler comme s’il ne comprenait pas pourquoi je réagissais comme ça, ce qui me rendait furieuse.

  • Pourquoi est-ce que es-tu tellement en colère?

Non, non et non, je n’allais pas me mettre à poil là, ni faire voir à quel point ça me torturait de le voir avec une autre... un autre que moi! Je ne pouvais pas lui dire non plus, que la colère était ma parade contre les larmes. D’être en colère évitait que je me mette à pleurer comme une madeleine. Manquait plus que ça, redescendre dans la fosse avec les yeux rouges et bouffis. No way! D’y penser me faisait monter les larmes aux yeux et ça, ça ne se pouvait pas, alors j’ai laissé une petite bouffée de colère les étouffer dans la boîte.

  • Sorry, je dois y aller. Je ne voudrais pas que “Caro” se mette à avoir des idées, et qui sait, m’envoyer une vidéo de vos ébats.
  • Chit. Arrête ça. A quoi ça aurait servi de se voir? Souffrir?
  • Ha oui, c'est vrai. Tu t'es dit; "hum, quoi faire pour arranger les choses avec Jane? Ha! Sortir avec Caroline est apparu à la 1ère ligne de ta liste jein? C’était la solution, la meilleure chose à faire.
  • Tu veux dire Layne? Parce qu'autant que je sache, tu es toujours avec lui, non? Arrh, je sais pas pourquoi on parle de ça.

Pascal a secoué la tête.

  • Super, nous y revoilà... On tourne en rond. Dire que juin, ça aurait fait 1 année qu’on était ensemble... Mais on est plus ensemble. On aura même pas tenu 1an!

Aïe, ça, ça faisait mal à entendre. J’avais envie de me jeter à son cou, mais en même temps, le frapper de rage, lui dire de méchantes choses, déverser sur lui toute ma rancoeur, lui faire mal autant que j’avais mal. Aussi, j’étais à 2 doigts à tout oublier pour être dans ses bras, sentir ses bras se refermer sur moi. Puis des tonnes d’images désagréables et un soufle brulant ont remporté la partie.

  • Faut que j’y aille.

Comme il ne me barrait plus le passage, j'ai filé aussi vite que je pouvais.

En retournant vers les autres, j’ai réalisé qu’il n’essaierait probablement plus de me parler. Pourquoi est-ce que je laissais toujours les choses en suspens? Est-ce que c’était mon horrible lâcheté? Ou la peur de connaître les réponses à mes questions? Probablement tout ça en même temps!!!

Merde, j’aurai bien aimé qu’il me prenne dans ses bras!

Hum, la soirée était loin d’être terminée, mais j’allais morfler jusqu’à ce que je puisse enfin perdre la mémoire en dormant!

On s’était décidé à sortir en boîte, sachant que Pascal y allait aussi, je décidais de rester au chalet. Pascal l’a compris, Layne aussi. Je n’avais pas les tripes de le voir batifoler avec sa “Caro”, non merci. Je crois que je risquais de m’effondrer direct. Je préférais rester au chalet.

  • Si tu préfères, je reste ici et tu peux aller en boîte avec les autres.

J’ai fait comme si j’avais rien entendu.

  • Wowhh, qu’est-ce que c’est que cette sortie? (Layne)
  • Jane n’a pas envie d’aller en boîte si j’y vais. C’est juste, hein Jane? (Pascal)
  • Pascal? (Caroline)

Layne a coupé la parole à Caroline pour dire qu'on y allait aussi. Je n'avais pas besoin de le regarder pour savoir que la colère couvait. Il m'a forcé à me lever et à le suivre, en me prenant par le bras. Ok, je le savais, j'étais bonne pour une petite prise de têtes. Layne n'avait pas apprécié la petite scène après notre retour. Il n'avait pas déjà apprécié que j'aie suivi Pascal. Il était en colère. Ca y avait pas besoin d'un dessin. Il tenait à ce qu'on aille en boîte, question de ne pas montrer que Pascal influait sur nos décisions. Il voulait aussi savoir ce qui s'était passé et pourquoi Pascal voulait me parler. Je lui ai juste dis que je ne le savais pas, il s'était énervé parce que je ne l'avait pas entendu me demander de lui passer quelque chose.

  • Est-ce que tu as l'intention de retourner avec lui?

Après avoir rassuré Layne, on s'est préparé avant de rejoindre les autres au salon et on est tous parti ensemble. J'enviais ceux qui restaient au chalet quand même!!! Je sentais que cette sortie allait être une véritable torture.

Toute la soirée n'a été qu'une grosse concentration, me préparant à devoir supporter de voir Pascal danser, serré serré avec Caroline.  Me concentrer pour ne pas le regarder, ni le voir mentalement, ni entendre le son de sa voix, ni son rire, ni rien. Me forcer, comme un bon petit soldat, à sourire et avoir l'air détendue et de participer à la soirée.

Tout ça a été balayé d'un coup quant Pascal m'a tendu la main pour m'inviter à danser. Je voulais refuser, mais je me suis demandée comment je réagirais, si j'avais eu le culot de lui demander et qu'il aurait refusé. J'ai senti la main de Layne se crisper sur mon bras, mais les jambes en cotton, le coeur au bord des lèvres, je me suis extirpée du canapé pour le suivre.

La douce chaleur de sa main emprisonnant la mienne était presque le nirvana. Je savais que Layne allait me faire payer cet affront, mais ce n'était pas vraiment de ma faute. Je ne pouvais pas vraiment refuser. J'essayais de me convaincre de tout ça. Affff, me retrouver serrée contre lui, sentir son parfum, respirer sa présence. J'étais dans un état second.

C'était vrai que je ne l'avais pas vu danser avec Caroline. Mais oh, je ne voulais pas penser à elle, ni à personne. Je voulais savourer chaque seconde. Je me sentais aussi ramolir comme un ravioli. Je fondais litéralement sur place. Heureusement, il me tenait fermement. S'en doutait-il?

Ca n'a pas duré longtemps. Après avoir invité Alexia à le suivre sur la piste, Layne est venu nous séparer et on est rentré presqu'aussitôt. Layne était peut-être en colère, et c'était justifié, mais j'avais la tête dans les nuages; Pascal avait osé. Mon coeur chavirait de bonheur. Il avait osé. Pendant quelques minutes, trop peu, mais quelques minutes quand même, j'avais été tout près de lui, collée à lui., sa main tenait la mienne. J'avais senti son corps bouger avec le mien, senti la force de ses bras... C'était trop bon!

*   *   *   *   *
Triste mois de mai
!  (151-dim-31.mai.09)

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150 - Tu me manque!

Publié le par JaneDo


Samedi soir, on se faisait une soirée ciné. Les garçons s’affairaient à installer l’écran. On avait eu plusieurs films à choix, mais c'est  BATMAN, The Dark Knight qui remporta la majorité des votes. D’habitude, j’aime regarder seule les DVDs bien au chaud chez moi. Devoir regarder le regarder en groupe ne me disait pas grand chose. Je ne l’avais pas encore vue. Quant on regarde son film tranquillement chez soi, on peut faire des retours en arrière, des pauses, des promenades frigo et tout. Là, il aurait fallu suivre, peut-être que j’allais aller lire ailleurs.

Avec Layne, c’était comme si on venait de se mettre ensemble, comme si *nous 2* c’était tout frais. On restait pratiquement tout le temps ensemble, à se faire des mamours. Même si j’aimais pas trop ça. Je trouve que ce sont des choses à se réserver en privé, quant on est en groupe, on est entre amis, alors il aurait fallu garder les mamours pour plus tard. Et peut-être que c’était un peu exagéré.

J’avais l’impression que Layne prenait son pieds à torturer Pascal. Comme si Pascal en avait quelque chose à fiche. J’évitais soigneusement Pascal, hors de question que je me retrouve seule avec lui.

Samedi, il faisait beau, tellement beau, avec une légère petite brise, un temps comme j'aime, idéal et parfait. Pendant que les garçons jouait au panier (basket), je me suis aventurée à aller faire un tour avec Maxou. On a fait des grillades en début d’après-midi après une baignade dans la piscine.

Je n’ai pu m’empêcher de remarquer Caroline et Pascal tout le temps scotché ensemble. Il n’avait pas l’air mal du tout lui au moins. Pfff. Ils jouaient dans la piscine, j’ai serré les dents en le voyant la toucher, l’attraper pour lui faire un bouchon. Biarrrk, ça me faisait mal aux yeux. Je crois que de toute façon, Pascal n’osait pas m’approcher, Layne veillait et ne me quittait pas d’une semelle. De toute façon, pour dire quoi, hein? Je me suis replongée dans mon bouquin, après 5mn, j’ai oublié leur présence. C’est une des raisons qui font que j’aime la lecture, ça vous transporte ailleurs. Et ailleurs, en ce moment, j’aime trop fort.

J’avais remarqué les tentatives à Pascal pour m’approcher ou me tirer un sourire. A 2 ou 3 reprises quant ils jouaient au ballon, Pascal a perdu le ballon, comme par hasard vers ma chaise longue!! Je me suis concentrée sur mon bouquin à chaque fois. Je ne voulais pas le regarder, ruisselant d’eau, si beau, les cheveux mouillés, ses yeux verts pétillant de joie... iaaah!! Tout en lisant, je pouvais le voir du coin de l’oeil et pourtant, j’essayais de ne pas. Je le voyais regarder de temps en temps dans ma direction, mais peut-être que ce n’était pas moi qu’il regardait...

Après qu’il ait secoué ses cheveux pour me mouiller, pensant peut-être attirer mon attention ou me faire réagir ou sourire, sans le regarder, j’ai pesté et j’en ai profité pour filer.

Je ne pouvais pas supporter de les voir. C’était difficile de le regarder, tellement à croquer, en caleçon de bain, de la voir se pendre à lui, le toucher, de voir son beau sourire adressé à quelqu’un d’autre. Quant il l’attrapait en passant son bras autour de sa taille, ça me faisait frissonner de jalousie, me rappelant combien j’aimais le contact de sa peau et combien j’aimais sentir ses bras solide autour de moi.

Grrrr. Ne pas regarder, ne pas penser, ne pas sentir, voilà ce qu’il me fallait...

C’était pénible, je n’aurais pas dû venir ce week-end. Si Pascal n’avait pas été là, j’aurai été torturée de ne pas pouvoir le voir et me demandant ce qu’il faisait. D’être là me torturait aussi, je ne pouvais pas supporter de le savoir dans les environs. Finalement, dans les 2 cas, ça faisait mal. Mais à bien y réfléchir, même si c’était une torture, c’était mieux de pouvoir le voir, même si je ne l’approchait pas. Je pouvais me rincer l’oeil de lui sans avoir besoin d’aller me planquer derrière les buissons de son jardin.

En fin d’après-midi, Layne m’a accompagné pour sortir le chien. C’était une petite balade en amoureux.

Ma mousse au chocolat a remporté un franc succès. Je n’y avais pas goûté, il faisait bien trop chaud, pourtant les filles, en particulier, se sont ruées dessus. Pour Layne, je lui ai rajouté de la crème fouettée, Thomas, en riant, m’a accusée de favoritisme alors je lui en ai servi aussi. Pascal en a profité pour demander le même traitement, mais j’ai préféré poser la crème sur la table en lui faisant un petit sourire vague d’excuses.

Plus j’étais collante et toute mielleuse, plus Layne semblait adorer ça, plus il était câlin et me collait aux basques. On a fait une ou deux petites escapades pour être un peu seuls, je me suis aussi accordée de petites siestes entrecoupées de lecture. Ciel, j’étais super raide, j’avais vraiment tout le temps envie de dormir. Je n’aurai jamais cru que Layne était du genre accro à la tendresse, encore une de ces facettes que je découvrais.

C’était de la concentration extrême de ne pas regarder en direction de Pascal, de ne pas regarder ce qu’il faisait, de faire comme s'il n'était pas là, de faire attention de ne pas me retrouver à côté de lui...  Dur, dur!

Après le début du film, je suis sortie sur la terrasse pendant que Max faisait une petite inspections des environs. A peine, avais-je tourné les talons qu’Alexia s’était collée à Layne sur le canapé en posant sa tête sur son épaule.

Max, ce petit fou, a trouvé une saucisse, et s’est empressé de venir me montrer son trophée. Je me battais à essayer de le lui retirer de la bouche, mais rien à faire, il serrait la mâchoire. Pascal est venu à la rescousse. Ça m’a fait rire de le voir raisonner avec le chien. Pendant un petit moment, j’avais oublié, j’avais baissé ma garde. Il riait aussi et son visage souriant m’a flanqué un cafard monstre. Zut, et flûte. Javais failli oublié. Mon sourire s’est évanouie et j’ai repris une mine sérieuse, espérant le voir partir au plus vite. Je les ai laissé pour aller m’asseoir dans le gazebos un peu plus loin, j'avais les palpitations.

  • Tu me fais la tête, n’est-ce pas?

Je n’ai rien répondu et j’évitais même de le regardais. Je regardais au loin. Une petite main méchante me broyait le coeur en entendant sa voix, cette voix que j’adorais, douce et chaude. Iaaak, il devait aussi murmurer des mots d’amour à Caroline, de cette même voix là. Juste ce qu’il me fallait pour ne pas avoir envie de lui parler, alors “ZIP”, j’ai rien dit.

  • Jane, on ne va pas pouvoir s’éviter à vie, non? Tu ne va pas quand même ne plus me parler pour le restant de nos jours ou quoi? Allez!

Non, ou plutôt oui. Je ne voulais pas lui parler. Devenir de simples amis étaient encore au-dessus de mes forces. Et lui parler, signifiait prendre le risque de me mettre à pleurer comme une patate, alors niet. Sans le regarder, j’ai marmonné un truc du genre; “j’ai froid, je rentre.”

Pascal m’a attrapé par la main... Pire que si j’avais reçu une décharge électrique de 1000 volts.

  • STP, ne prend pas la fuite.

Il avait dit ça si doucement, que je me sentais fondre sur place. Aïe, je ne pouvais pas rester là.

  • STP, reste.

Il s’était levé et se tenait tout près, trop près. Heureusement, qu'il ne m'a pas touchée, j'aurai probablement fondu!! Impossible de contrôler les frissons qui me parcouraient de la tête aux pieds. Vite, il me fallait me brancher sur quelque chose de désagréable pour réussir à le fuir, mais mes pieds pesaient des tonnes, et je n’arrivais pas à faire un pas de plus. J’avais envie qu’il continue de parler pour me gaver de sa voix.

  • Reste, je t’en prie. Ça me manque de ne plus te parler, de ne plus t’entendre, de ne plus pouvoir juste être près de toi. S’il-te-plaît, reste.

Voilà, j’étais cuite. Je savais que je ne devais pas rester, je ne voulais pas m’embarquer sur le chemin de l’amitié. Impossible de n’être qu’une copine parmi tant d’autres. Mais, voilà, je me suis rassise et on est resté là, planté sur la balancelle, silencieux.

  • Tu me manques.
  • Tu me manques aussi.

J’ai regretté presqu’aussitôt de lui avoir dit qu’il me manquait aussi. Le petit mûr que je construisais pour garder mes distances et m’éloigner sentimentalement de lui s’effritait. Ce n’était pas facile pour moi de tirer un trait sur tout ce qui nous avait séparé, sur les rendez-vous manqués, sur la vidéo, et le plus terrible et sans doute le pire de tous; qu’il se soit tourné vers Caroline. Je n’arrive pas facilement à passer sur ce genre de chose même si je le voulais de toutes mes forces. Ouais, je n’aurais sûrement pas dû lui dire qu’il me manquait.

Pascal m’avait pris la main, c’était doux et chaud. J’aurai voulu la lui retirer mais la volonté me manquait.

Layne était parti à ma recherche, et je l’entendais m’appeler. Il ne pouvait pas nous voir assis là, dans le noir. Maxou avait été le rejoindre sur le perron, et avant qu’il ne me surprenne en compagnie de Pascal, j’ai vite filé.

Je ne sais pas pourquoi, j’étais un peu moins triste... je crois? J’en étais pas très sûre. En fait, je ne savais pas vraiment pourquoi, parce qu’on ne s’était pas dit grand chose. Peut-être parce qu’il m’avait pris la main? Ou parce qu'il avait tenté de me remonter le moral? Ou parce qu’il avait voulu que je reste?

Non, non et non, pas question que je me ramollisse. J’avais fait un long chemin pour essayer de l’oublier, je n’avais pas beaucoup progresser, mais je n’allais pas me laisser tirer à nouveau vers le bas. Ok, je n’avais pas vraiment quitté le fond du gouffre, mais j’étais debout au moins.

Mais, je me sentais moins désespérée... Ciel, ce que je pouvais l’aimer lui!


*   *   *   *   *
Tu me manque!  (150-sam-30.mai.09)

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149 - Chalet... Pas un mot!

Publié le par JaneDo

 


Layne est passé me chercher peu avant midi et on a pris la route.

Thomas avait proposé de passer le long week-end au chalet, en prenant congé pour ceux qui pouvait. Thomas m’avait assuré que Pascal ne montait pas. Ça me rendait triste, mais j’éprouvais aussi du soulagement, ou quelque chose entre les 2, je ne saurais le dire. C’était d’ailleurs la raison qui m’avait fait courir chez Pascal le jeudi soir. En y pensant, ça me rendait encore plus triste, parce que c’était fini de chez fini et je n’étais pas sure de réussir à surmonter mon chagrin. C'était une bonne idée le week-end au chalet, et j'aimais beaucoup .

La plupart d’entre nous avions pris le vendredi après-midi et on s’est retrouvé au chalet en début d’après-midi. J’ai été drôlement contente de voir Caroline se pointer, au moins elle ne passait pas ce long week-end dans les bras de Pascal. J’étais quand même étonnée qu’elle ne soit pas restée en ville pour être avec lui. Petit joie en me disant que la communication ne devait pas fonctionner des masses entre eux.

Alexia était là aussi, peut-être que Caroline était montée par solidarité pour son amie? Tant mieux.

Jess et Ethan étaient les 1er sur place et avaient fait la plupart des courses. J’avais apporté aussi quelques courses pour préparer un plat à moi et sur la liste de Thomas, j’avais choisi . Les choses étaient toujours bien organisés. Sur la liste des plats, courses etc, je m’étais portée volontaire pour le dessert de la mousse au chocolat. On avait tous pris de quoi alimenter les grillades. J’avais épicé des côtelettes et prévu de quoi préparer de la salade de pommes de terre. J’avais aussi pris de quoi faire une grosse salade aux maïs, j’adore ça.

Layne et 2 de ses copains, ainsi qu’Alexia, Caroline et Jess ont été se baigner à la piscine. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Je me suis sentie de trop alors j’ai rejoins Thomas dans la cuisine pour préparer ce que je pouvais et ranger les courses.

J’ai passé le reste de l’après-midi avec Thomas qui s’inquiétait de savoir comment je me portais. Il avait appris l’incident d’hier soir.

Après avoir rangé les affaires dans la cuisine, on s’est rabattu dans le petit salon qui donnait sur la bibliothèque. Thomas ne comprenait pas pourquoi j’avais voulu m’infliger ça et comprenait que je n’avais pas vraiment envie d’en parler. Il m’a appris que Pascal avait finalement décidé de nous rejoindre au chalet en fin de journée. On a fini par s’endormir sur le canapé et on a été réveillé par Layne, qui a taquiné Thomas en lui demandant “s’il n‘essayait pas de faire une passe à sa copine par hasard?”. Une passe?  Bah, je ne connaissais pas l’expression, mais je pense qu’il voulait dire, draguer ou un truc du genre.

Pascal est arrivé en début de soirée.

Après notre petit tête à tête de la soirée précédente, j’étais plutôt tendueà l'idée de le voir. Pascal agissait comme d’habitude, comme s’il ne s’était rien passé. L’atmosphère était un peu chargée par les petits regards en coin de ceux qui étaient au courant. Je n’avais pas l’impression que Caroline le savait et tant mieux. De toute façon, elle n’allait pas tardé à le savoir,
peut-être par Jess (grrr) ou par Pascal.

J’étais bien décidée à suivre les conseils d’Akemi-sama, de rester près de Layne, donc de l’ignorer et d’agir avec lui comme avec les autres potes, comme Ethan, Michael ou les autres. Aussi, de contrôler les battements de mon coeur, mais surtout d’éviter de le regarder ou si possible, même, de lui parler tout court. Ce n'était pas si difficile, apparemment, Pascal aussi m'évitait. A part quelques regards discret de temps à autres, teinté d'ammertume, on ne s'est litéralement pas adressé la parole.

Après avoir mangé au chalet, comme une meute de loups, on a envahi le village en fin de journée et investi le bar où on avait l’habitude de se réunir, et on a fait la fête. C’était sympa et après quelques verres de vodka, je réussissais assez bien à éviter tout contact avec Pascal. Je restais scotchée à Layne, pour le plus grand désarroi d’Alexia, qui lui lançait des regards pleins de sous-entendus de chatte enflammée. Elle était à bout de bras et faisait tout pour s’accaparer l’attention de Layne. Même s’il discutait avec elle, et la laissait le toucher à tout bout de champ, Layne restait collé à moi aussi, m’entourant de ses bras d’une manière assez protecteur, me donnant des tonnes de bisous. C’était rassurant, j'adore. Pour une fois, à part quelques rares escapades groupées aux toilettes, je suis restée près de mon homme toute la soirée.

  • Ça faisait longtemps qu’on avait pas passé une soirée aussi chouette où, pour une fois, tu es restée vers moi. J’aime bien quant tu reste collé à moi comme ça.
  • Tu étais adorable, c’était facile.

Une fois pendant la soirée, mon regard a accroché celui de Pascal, mais j’ai aussitôt détourné les yeux, me forçant à ne pas chercher à savoir s’il nous observait ou si c’était le hasard. Je ne voulais pas penser à lui, et préférais faire comme s'il n'était pas là.

De retour au chalet, j’ai voulu m’isoler dans la bibliothèque, sous prétexte de lire un peu. En fait, j'avais juste envie d'être seule. Thomas m’a tenu compagnie un petit moment et s’est éclipsé avant que je lui fasse comprendre que je voulais rester seule. Malin, il commençait à me connaître plutôt bien. Pour éviter d’être dérangée dans ma quête de solitude, j’ai flâné ça et là. Je ne pensais pas nécessaire de dire à Layne que j’avais surpris sa conversation avec Alexia.

  • Elle était toujours flanquée à côté de toi, on a même pas pu passer un moment ensemble. En plus, t’as passé ton temps à la tripoter. Tu essayais de me rendre jalouse ou quoi.-Hein? De quoi tu parles?
  • Pourquoi tu l’as emmenée? Je suis sûre qu’elle n’avait pas envie de venir. Pourquoi tu ne mets pas les choses au clair avec elle?
  • Alexia, tu me les brise. A quoi tu t'attendais? C’est ma copine. Tu savais dès le début que j’étais avec quelqu’un, non? Je ne t’ai jamais rien promis et certainement pas que j’allais quitter ma copine. Il en ait pas question.
  • Mais alors? Nous 2 c’est quoi?
  • Si ça te convient pas, on arrête tout de suite. C’est ce que tu veux?

Là, elle ne savait plus quoi dire.

  • C’est ce que tu veux? Non? Alors arrête ça, ça me casse vraiment les pieds.
  • T’es vraiment un salaud.
  • Oui, je le sais.

Puis il l’a prise dans ses bras. Ouais Layne, t'es vraiment un salaud. Mais n’était-ce pas ce qui faisait son charme? Discrètement, je me suis retirée dans notre chambre pour lire en l’attendant. Il n’a pas tardé à venir me rejoindre.

Je dois dire que je lui tire mon chapeau, parce qu’il passait des bras de l’une à l’autre, avec l’aisance d’un poisson dans l’eau. Toujours aussi amoureux, tendre et pressant, comme si j’avais été la seule femme de sa vie. Sacré Layne!

*   *   *   *   *
Chalet... Pas un mot!  (149-ven-29.mai.09)

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148 - C'était dit; Pascal est avec Caroline!

Publié le par JaneDo

 


 

Le matin, je suis allée prendre le café chez ma sœur et des papiers dont j’avais besoin pour Mirko. Dans la journée, j’ai beaucoup travaillé.

Jeudi soir, je suis sortie avec l’espoir de voir Pascal. Je ne tenais plus. J’espérais qu’on trouverait le moyen de se parler un peu. Bien sûr, j’étais complètement angoissée. Évidemment, des tonnes d’idées farfelues me parasitais le cerveau; il ne voudrait peut-être pas me parler, c’était trop tard, il était amoureux de Caroline maintenant, il chercherait des tonnes d’excuses pour m’éviter... Bref, je balisais à fond!

Tout valait mieux que de penser à voir Pascal dans la soirée, pour essayer de lui parler, parce que ça, ça me faisait transpirer.

Comment Pascal faisait-il pour tenir? Probablement que ses sentiments n’étaient pas aussi fort que les miens? Berk, je déteste l’idée dêtre la seule à aimer; un sens unique quoi. A cran, je me suis préparée, prête à jeter l’éponge et faire marche arrière à chaque seconde et rester chez moi.

Malheureusement pour moi, après avoir trouvé la force de me propulser dehors, Pascal n’était visible nulle part. Il n’était pas sorti. Poisse.

J’ai donc rejoins mes potes et me suis donnée la peine de paraître détendue et bien. Mais, j’ai passé la soirée à surveiller la porte. Mes potes étaient déjà au courant pour Pascal et Caroline aussi. Fred m’a demandé si ça allait. Résolue à ne rien montrer, j’ai proposé une assez bonne image d’une personne qui va bien, pourtant j’étais au bord des larmes, le trac me barrait la tête, et je tremblais. Mais bon, rien qu’1 ou 2 verres de vodka on the rocks ne pouvaient arranger.


Thomas et sa bande était là, affublé de Caroline, mais pas de Pascal. J’espérais voir Pascal se pointer, mais rien. Même Jess était de sortie. Décidément, Pascal m’évitait à tout prix!

Caroline a passé le plus clair de son temps à me regarder de hauts avec un petit air supérieur et satisfait que je me promettais de lui faire avaler un de ces quatre. Pétasse. Mais, il n’y avait pas photo, elle rayonnait. Elle avait l’air heureuse et épanouie, ce qui m’a fichu un tourbillon désagréable dans le bas ventre.

Que pouvait bien faire Pascal ce soir? Pourquoi n’était-il pas là? Est-ce qu’il pensait à moi? Pffff, probablement pas.


Jess est venue bavardé vers moi. Elle m’a taquinée pour avoir annulé le rendez-vous avec elle d’hier soir. Elle devinait que j’avais voulu l’éviter après le coup de la cassette vidéo (ben dis?!!), mais elle m’assurait qu’elle n’avait pas pensé à mal. Elle ne savait pas ce que Pascal me racontait, mais elle voulait juste que je sache qu’il tenait à elle aussi. Jess disait regretter si elle m’avait fait de la peine et causé notre rupture. (Ben voyons!)

Je l’ai immédiatement détrompée, Pascal et moi n’avions pas rompu à cause de la vidéo. En fait, Pascal avait déjà rompu avant ça. Jess m’a dit qu’elle était désolée. Je ne suis pas sûre qu’elle l’était.

Jess tenait toujours beaucoup à Pascal et m’a avoué avoir tout fait pour le rapprocher de Caroline. Je me suis mordue la langue pour ne rien dire malgré les petits picotements de rage. Je me demandais comment elle pouvait avoir le culot de me lancer ça à la figure. Mais bon, faut pas chercher, à quoi ça me servait de commencer à la décrypter. Elle avait fait ça pour montrer à Pascal qu’elle l’aimait et ferait n’importe quoi pour le récupérer. Je lui ai demandé si elle ne sortait pas avec Ethan, et elle m’a avoué que oui, mais seulement parce que Pascal était pris ailleurs. Elle n’avait pas l’âme d’un martyre (moi non plus) et avait pensé aussi que ça le rendrait jaloux, mais au lieu de ça, il avait paru soulagé.

Glups, peut-être que Pascal avait finalement été soulagé que je sois avec Layne pour lui laisser le champ libre. Brrrrrr, stop-stop-stop, ça ne me réussissait pas des masses de réfléchir ces temps moi.


La fille qui fait du basket dans l’équipe féminine du même club que Pascal et Thomas, que j’avais vue à plusieurs reprises avec les garçons, est venue se joindre à nous. Elle m’avait l’air sympa. A un moment de la discussion, elle a voulu si ça nous intéressait de rejoindre son équipe. Si j’aimais jouer, c’était pour le fun, mais je n’étais pas géniale. De plus, la rigueur des entraînements ne me convenait pas du tout. Je n’aime pas les obligations. Jess de son côté voulait y réfléchir et voir ça avec Pascal. Ciel, chaque fois que j’entendais prononcer son nom, je flippais.

Je me suis demandée si je n’aurais pas dû accepter, question d’être, d’une certaine manière, près de Pascal. Caroline avait bien trouvé du boulot chez PM pour approcher Pascal, et ça ne semblait pas avoir été une si mauvaise idée. Ça lui avait plutôt bien réussi... grrrr. Mais non, je n’arriverais jamais à suivre les entraînements sérieusement.

Finalement, comme Jess et Caroline étaient présente, Pascal, lui, devait être seul et que j’avais une chance de pouvoir le voir. Là-dessus, j’ai prétendu avoir trop bu et ne pas me sentir bien, et je me suis éclipsée discrètement.

Mon pouls en folie, j’ai foncé chez Jess, anciennement chez Pascal. J’ai dû attendre un peu que les battements de mon coeur ralentissent avant d’oser sonner chez lui.

  • Jane??? Tu n’aurais pas dû venir ici.
  • J’avais des tas de choses à te dire et à te demander. Et maintenant que je suis là, je ne me rappelle plus de rien.
  • Tu n’aurais pas dû venir Jane. Ne me fais pas ça. A moins que... Tu es toujours avec Layne?

Glups, ça commençait plutôt MAL. C’était dur de le regarder, d’être si prêt de lui sans pouvoir ou oser le toucher et j’avais envie de le toucher.

  • Tu devrais rentrer.
  • Tu... tu voulais me parler l’autre jour?

Pascal a fait la grimace et ne disait rien. C’était désespérant. Après un moment, qui m’a paru une éternité, il a bredouillé quelque chose, des bouts de phrases ou de mots. Apparemment, il avait de la peine à trouver ses mots.

  • C’est que... en... je voulais... je ne sais pas...
  • Est-ce que tu peux juste me serrer dans tes bras?

Je l’avais surpris encore. Il me regardait les yeux écarquillés.

  • Je ne peux pas faire ça... je... je suis désolé. Tu devrais rentrer. Ça ne sert à rien tout ça. Je t’en prie rentre chez toi. Ne rend pas les choses encore plus difficile pour tous les 2.

Aoutch! Ça m’a fait reculer devant la froideur avec lequel Pascal a dit ça. Il voulait vraiment que je dégage. Je n’avais pas envie de partir, pas avant de savoir ce qu’il en était.

  • J’avais envie de te voir. Pas toi?
  • Ça ne nous avancera à rien.
  • C’est vrai. C’est tellement facile pour toi de me zapper.
  • Tu crois ça? Si tu savais... Ce n’est pas aussi facile que tu le crois.

Là-dessus, pour ma plus grande déception, Jess est arrivée. Arf, elle n’aurait pas pu disparaître? Et qu’est-ce qui lui a prit de rentrer si tôt d’abord?

  • J’avais bien pensé que je te trouverais ici. Tu te sens mieux?

Grrrr, elle n’avait sans doute pas été dupe de mon petit cinoche. Zut man! Pascal m’a jeté un petit coup d’oeil interrogatoire, hum! J’avais les oreilles écarlates. Heureusement, avec la nuit, il ne pouvait peut-être pas le remarquer. Quoique, avec la lumière qui venait de chez lui.!

  • Pascal, tu aurais pu inviter Jane à entrer quand même! Tu ne va quand même pas la laisser dehors. Jane?

Elle me faisait signe d’entrer et je secouais la tête, mal à l’aise. Ciel, je n’avais pas prévu l’arrivée de Jess.

  • Jess, laisse nous tu veux, on a à parler.
  • Qu’est-ce qu’il y a de plus à dire à part que tu fricote avec Caroline?

Aoutch, ça y était, c’était dit. C’était un coup de massue sur la tête. Pascal m’a jeté un regard embarrassé et désolé, mais à quoi ça servait d’être désolé? Avant de m’écrouler, je préférais partir.

Après avoir marmonné des excuses pour le dérangement, j’ai tourné les talons et j’ai filé comme si j’avais le feu aux fesses. Je tremblais de partout, les jambes en coton et j’étais à 2 doigts de dégueuler sur place. Trop mal.

  • Shit. Jane attend...

Pascal m’a rattrapé vers ma voiture. Ça commençait à devenir une habitude.

  • Jane, je suis désolé, j’aurais voulu te le dire avant que tu ne l’apprenne par quelqu’un d’autre. Je suis désolé.

Désolé hein? Idiot. Si seulement il ne s'était pas excuser. S’il l’avait nié, j’aurai pu savoir qu’il n’y avait rien de sérieux, mais non, il s’est excusé. Il n’y avait pas grand chose à rajouter. Je ne pouvais rien répondre, j’avais la gorge serré et les larmes coulaient déjà. C’était lamentable, je ne voulais pas qu’il me regarde. Je n’arrivais même pas à enfiler les clefs dans la serrure, je n’y voyais rien. Pascal m’a pris les clefs des mains pour déverrouiller ma voiture tout en essayant de me retourner vers lui. Il voulait voir à quel point ça me faisait mal ou quoi? Quant il a finalement réussi à me tourner vers lui et vu mon visage, surpris, Pascal m’a immédiatement lâchée. Je me suis enfilée illico dans ma voiture et j’ai démarré. Je n’y voyais que dalle, mais juste assez pour partir dignement.

J’ai roulé au hasard, pendant un long moment, la tête vide, anesthésiée. Puis quant je n’ai plus réussi à contenir mes larmes, je me suis arrêtée au bord de la route sur un arrêt de bus, et j’ai pleuré.

En arrivant chez moi, j’avais les yeux bouffis et rouge. J’ai vu la voiture à Pascal et j’ai failli faire demi tour. Mais qu’est-ce qu’il foutait là? Il voulait me rouler dedans ou quoi? C’était vraiment pas le moment.

  • Va-t’en.

Je suis rentrée sans me retourner me barricader chez moi. Dans ma tête je lui hurlais; “Va-t'en, dégage, va retrouver ta Caroline.”

Pour être sûr que personne d’autre ne me verrait dans cet état, j’ai envoyé un message à Layne; “Je vais me coucher. STP, ne passe pas ce soir ok. Bisous petit coeur”.

Pascal était parti. Triste. J’aurai préféré qu’il reste, même si je ne voulais pas lui parler. Vraiment, je ne me comprenais pas. S’il tenait à moi, il serait resté? Impossible de dormir, impossible de faire passer la peine, j’ai ruminé toute la nuit. C’était vraiment trop dur.

*   *   *   *   *
C'était dit; Pascal est avec Caroline!  (148-jeu-28.mai.09)

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148..2 - Réponse à Akemi-Sama & Schelby

Publié le par JaneDo

Coucou Jane :))))
Ah... les pensées à Pascal, hum... je comprends, je connais ça, lol.
J'ai comme l'impression que Layne serait près à devenir (un peu) plus sérieux si tu le voulais. Il suffit que tu lui proposes des soirées pour qu'il accepte. Apparement il n'a pas menti ; il est probable qu'il te considère vraiment comme sa copine, celle qu'il aime, à sa façon, et le reste ne serait que passe temps (Alexia).
Pourquoi ne pas essayer ? Il t'a agréablement surprise à de nombreuses reprises non ? Même si tu as aussi eu des mauvaises surprises -______-
Enfin, tu devrais peut être y réfléchir =)
je crois que ça pourrait te faire du bien.

Posté par Akemi-sama | Mardi 02 Juin 2009 à 03:05

 

Commentaire :

Ha la la... si seulement j'arrivais à déconnecter ma pauvre tête!!! Pour Layne? Tu penses vraiment? Je suis plutôt perdue ces temps et je n'arrive pas à me faire confiance, ni à ma faculté de réflexions.  Je sais que je devrais me concentrer sur Layne et essayer d'arrêter de me triturer le cerveau avec Pascal, et comment le récupérer, et comment réussir à l'atteindre, comment... enfin tu vois le truc!

Pour les mauvaises surprises, ça va encore... C'était juste pour vérifier si je passais en 1er, si tous les à côtés étaient bien des amusements, passe-temps ou Dieu sait comment on peut les qualifier.  Mais c'est, je crois, surtout pour comprendre si tout à coup, il me plantait pour un truc avec des copains quant il a en fait rendez-vous avec une fille, alors ça voudrait dire, que c'est plus sérieux que je ne le pense... donc, méfiance!

C'est vrai qu'il m'a souvent surprise en bien... mais c'est Pascal que j'aime... Arf... je crois que j'aime aussi Layne!!! Ciel, je débloque non? T'as raison, faut que je me tourne vers Layne, ça me ferait sûrement du bien. C'est dur d'essayer d'éviter le groupe... Je sais que je le devrais, que ça ne me ferait que du mal, mais on dirait que... c'est plus fort que moi...

Comme tu as dû voir, complètement mazo, j'ai été me faire rabrouer par Pascal... Ca fait vraiment pas du bien. Et ça continue à faire mal quoi que je fasse. C'est un véritable enfer. Je suis nerveusement fatiguée, et j'ai de la peine à donner le tour... Même sourire, c'est dur!

Merci Akemi-sama pour tes conseils. Je t'assure que j'essaie de les suivre, mais c'est hyper dur! En tous cas, le mois de mai, pas terrible pour moi! BERK.


Posté par
JaneDo
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Hi hi!
Sacrée toi!
Petit coucou bisous

Posté par Schelby | Dimanche 31 Mai 2009 à 18:28

 

Commentaire :  

Comme tu vois.... Je ne m'améliore pas!!!! C'est plutôt le contraire!


Ouais, vraiment, je DETESTE être amoureuse. C'est douloureux, ça flingue le moral et ça fait plus de mal que de bien! J'attends que ça passe avec impatience!!! Bisous Schelby


Posté par
JaneDo

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147 - Rien à se dire!

Publié le par JaneDo


Oh la la... j’aurai dû m’en douter, suis trop nulle!

Jess avait voulu qu’on prenne un verre ensemble ce soir, mais j’avais annulé pour passer la soirée avec Thomas. Cela faisait un petit moment que je ne l’avais pas vu en tête à tête, il y avait toujours pleins de monde autour. Il me faisait penser à un garde du corps discret, se pointant toujours au bon moment pour me sortir de situations épiques. Je l’adorais et j’aimais passer du temps avec lui.

J’avais promis de le voir, ça me stressait, puis j’étais fatiguée, je n’avais pas envie de bouger. J’avais encore les yeux dans les pompes et un manque total d’énergie.

Le soir, après avoir avalé plusieurs cafés, je n’avais toujours pas envie de quitter mon sanctuaire, mais je me suis préparée quand même, sans envie. Je n’avais pas faim. Manger me couperait les pattes et je me sentirais somnolente. En fait, c’était plutôt la déprime!!!

Thomas devinait sûrement pourquoi j’étais dans cet état, alors inutile de revenir là-dessus, inutile non plus de faire semblant. Ca c’était reposant, je pouvais tomber le masque. Je savais que Pascal ne passerait pas chez Thomas s’il savait que j’étais là... Et oui, je n’existait plus pour lui.

Je n’aurais pas dû aller chez Thomas, j’aurai dû lui proposer plutôt chez moi. Je suis zéro.

Tout se passait bien, et j’avais réussi finalement à ranger mon masque de tristesse dans un coin quant Pascal a déboulé chez Thomas. Ma vue l’a surpris, on est resté bête un petit moment. C’est Thomas qui a brisé la glace. Pascal s’est ressaisi et il est venu me faire la bise. Ça m’a fichu en l’air le moral. Je me suis excusée pour les laisser et j’ai filé sans demander mon reste. Je les ai bien entendu dire quelque chose comme; "Reste et non, c’est moi qui ne veut pas déranger", mais je ne pouvais pas rester.

Pascal m’a rattrapée vers ma voiture.

  • Jane, attend...

Se parler était devenu difficile, ni l’un, ni l’autre ne trouvions de phrases pour lancer la discussion. Thomas se tenait sur sa terrasse et nous observait. Ouais, il allait me falloir retourner vers lui, sinon, j’aurai l’air d’être venue que pour voir Pascal. Pas terrible.

Pascal cherchait ses mots pour essayer de me dire qu’il voyait quelqu’un d’autre. Ciel, ce que c’était dur d’être en face de lui et d’avoir l’impression d’être étrangère dans son monde. Et franchement, je n’avais pas envie qu’il me dise qu’il voyait Caroline.

  • C’est bon de te voir.

 Ça c’était gentil et ça me faisait plaisir mais, je me demandais si c’était le miel avant le vinaigre.

  • Faudrait qu’on se parle mais je sens les yeux de Thomas me transpercer le dos. Je me demande si c’est le bon moment ou le bon endroit pour ça?
  • Bah, tu connais mon numéro, si tu voulais me parler, je pense que tu aurais téléphoné.
  • Si tu crois que c’est aussi simple.

Qu’est-ce qui m’arrive, pourquoi j’suis aussi agressive. Ferme la ma fille, ne parle pas trop. Qu’est-ce qu’il espérait, que je lui donne rendez-vous plus tard?

  • C’est aussi simple. Mais tu as raison, Thomas nous observe, il faut que j’y retourne.

Comme on restait bêtement sans savoir quoi dire, j’ai tourné les talons pour partir.

  • Attends...

Je me suis retournée vers lui, soulagée qu’il me rappelle, mais... il ne savait pas quoi dire.

  • On peut se voir plus tard?
  • Aïe, je ne crois pas non.

Aïe? Il n’avait pas envi de me voir? Ciel, ce que ça peut faire hyper mal.

  • Ou peut-être... je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée. C’est dur de te voir.

Très bien. Inutile de retourner le couteau dans la plaie. Je n’allais pas me mettre à le supplier en plus et Thomas m’attendait.

Thomas avait beau faire des efforts pour me dérider et faire la conversation, c’était sans effet, alors je suis rentrée. Je me suis effondrée dans mon lit, le coussin sur la tête. Rien ne s’était passé comme je l’avais espéré et j’étais encore plus triste.

Après avoir bien pleuré, je me suis endormie. Je n’arrivais pas à me remettre de cette rupture, c’était horrible. Ça faisait trop mal.


*
   *   *   *   *
Rien à se dire !  (147-mer-28.mai.09)

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