043 - Des mots d'amours (1)
Vendredi..... 12 février 2010 (1)
Passer la nuit avec Thomas c'était... vraiment très bien. Je rougi encore un peu en y pensant. Ses murmures résonnent encore dans ma tête comme une douce mélodie. J'entends encore les mots d'amour qu'il m'a murmuré à l'oreille. J'entends son cœur qui bat et son souffle près du mien, sur moi... Le son de sa voix, ces mots qu'il murmure, doucement <<je t'aime... je ne te fais pas mal... j'ai rêvé si fort de ce moment... j'aime ta peau, ton odeur...>> et sur ma peau, je ressens encore ses caresses. Je le ressens encore tout contre moi, et j'en frissonne encore. J'ai du mal à revenir à la réalité, et j'en tremble encore.
Je ne regrette rien.
Comme ce soir, en arrivant à la station, j'étais un peu fâchée contre Pascal de ne pas m'avoir cherchée, j'avais assez facilement laissé Thomas m'adopter pour la soirée. J'étais aussi plus sensible à toutes ses petites attentions, surtout depuis qu'il avait osé parlé ouvertement. Je n'avais pas réalisé à quel point Thomas avait toujours été attentionné et attentif avec moi. J'avais pensé que c'était par amitié et qu'il faisait pareil pour tout le monde. Je crois bien que je prenais ça pour quelque chose de normal.
Dès le début de la soirée, Pascal m'avait à l'œil. Chaque fois que j'essayais de filer pour aller rejoindre Thomas, il me rattrapait aussitôt. Il essayait d'éviter de nous laisser en tête à tête. Malgré tout, Thomas restait persistant et faisait semblant de n'avoir pas remarqué le cirque à Pascal. Sans se laisser perturber, Thomas s'est empressé de m'inviter à danser le 1er slow de la soirée. Je dois dire que ça me plaisait bien qu'il agisse comme Caroline le faisait avec Pascal.
Je me suis laissée portée par les événements, Thomas était charmant et j'étais même surprise de le découvrir sous un autre jour. Thomas n'a pas perdu de temps, il m'a tout de suite annoncé la couleur; il avait envi qu'on passe la nuit ensemble, et pas comme de simples potes. Petit à petit, j'ai eu envie de lui aussi, alors ce n'était que naturel de lui dire oui. J'avais envie de découvrir ce qui se cachait derrière le feu que je voyais briller dans ses yeux.
On a dansé et Thomas a proposé qu'on s'éclipse, mais avant ça, il devait parler à Pascal.
Je ne sais pas ce que ça a donné parce que je n'avais pas osé croisé le regard à Pascal. Parfois nous les filles, on est quand même un peu tartuffe, on voudrait tromper son copain, mais une fois au pieds du mûr, voilà les scrupules qui viennent en masse tout gâcher.
Mais Thomas ne m'a laissé le temps de me casser la tête. Je crois qu'il se doutait déjà que j'essayerais de faire marche arrière, et a balayé doucement toutes mes tentatives pour le repousser et... tant mieux.
J'avais déjà embrassé Thomas auparavant, mais ça n'avait rien à voir. Ce soir, pour la première fois, je voyais ses yeux remplis de feu, un feu qui a su attiser la flamme qui brûlait au fond de moi. Sa patience a su conquérir ma résistance, ses lèvres ont capturés mon âme, ont fait taire les mots qui s'échappaient de ma bouche et m'ont fait oublier mes peurs et j'ai capitulé. Aïe... C'était vraiment bien...
C'était un Thomas que je ne connaissais pas; tendre et doux, mais en même temps fort et sans retenue. Il était totalement différent du Thomas que je connaissais, le Thomas de tous les jours, le fêtard. J'étais un peu intimidée aussi, mais aussi sous le choc d'éprouver autant de plaisir dans les bras d'un autre que Pascal.
J'ai éprouvé du plaisir à le toucher, à promener mes doigts sur son torse chaud. Mes mains se sont agrippés à lui quant ma tête aurait voulu le repousser et m'enfuir, mon corps refusait de se soustraire à la douce insistance de ses caresses. Je n'avais pas réalisé qu'il était aussi musclé que Pascal. Ses lèvres étaient douces et chaudes. J'ai été surprise de découvrir que j'aimais l'embrasser...
Ses mains ont emprisonnés les miennes, je sentais son souffle contre ma joue, le long de ma gorge, sa voix se faisait câline et murmurait des mots tendres à mon oreille. Bercée par sa présence rassurante et apaisante, je me laissais aller au creux de ses bras, à l'abri de son corps aimant, impatient et passionné. J'avais le sentiment de lui appartenir toute entière.
Emprisonnée dans la douce forteresse de ses bras, sa joue collée à la mienne, je me laissais bercer par sa voix tendre et caressante, par ses câlins et ses bisous. Sa main se promenait sur mon corps et accentuait les frissons qui me secouaient et activaient chaque cellule de mon corps pourtant épuisé.
Je serais bien restée encore des heures emprisonnée dans ses bras. Thomas, tout comme Pascal, ne se tournait pas pour s'endormir dans son coin, c'était des tonnes de bisous et de câlins, avant, après, tout le temps, et j'adore ça. Je me demande encore pourquoi il reste célibataire. Celle qui saura capturer son cœur aura beaucoup de chance. Par moment, il me rappelait Brian.
Puis l'atmosphère a basculé d'un coup quant Pascal a déboulé dans la chambre à Thomas. La pièce n'était éclairée que d'une bougie, alors on ne voyait pas son visage et sa voix était méconnaissable.
- Sors d'ici, fou le camp, laisse nous.
On a tout de suite deviné qu'il s'adressait à Thomas.
- Pace...
- Ne me parle pas. Dégage!
Après le départ de Thomas, il s'est laissé glissé le long du mûr... Pascal pleurait... Je crois que c'était la 1ère fois que je le voyais pleurer. Ça m'a brisé le cœur en mille morceaux.
Je ne savais pas quoi faire, je savais pas si je pouvais l'approcher ou pas. Moi, je n'avais pas envie qu'il me touche après l'avoir vu avec Caro. Il a voulu rester dans le noir accroupi dans son coin, mais je l'entendais pleurer. Sa souffrance me faisait mal, mais je restais tétanisée enroulée dans la couverture. Au bout d'un moment, Pascal s'est levé et il est venu cacher son visage au creux de mon épaule et me serrait si fort que je n'arrivais plus à respirer. On est resté comme ça, sans parler, accroché l'un à l'autre. Pascal était inconsolable, il a pleuré longtemps, et on a fini par s'endormir comme ça.
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------ Des mots d'amours (1) - 12.fév.10.jeu - (043) ------
Vraiment, le rêve serait d'avoir un petit ami ou amant que je verrais 1 voir 2 fois par mois, qu'il ait une copine pour meubler les autres jours et pour éviter qu'il me colle, et je pourrais faire ce que je veux de mon temps... No strings attached... (sans attaches)... Ce serait le pieds. Pas besoin de faire de projets ensemble, ni de vivre ensemble, pas besoin de s'appeler tout le temps... Le pieds quoi! Mais bon, la vie en avait décidé autrement. Là, j'étais embourbée dans un chemin que je n'aurais
Trop tard...
Après la sauna, j'avais remarqué que Pascal avait un
Ha! Je sais pas, mais quelque part, j'avais espéré qu'il refuse tout court. J'étais sure qu'il refuserait en fait... Je me suis trompée. Du coup,
Bah. 

Pascal était content de me voir debout, et était tout câlin,
Dimanche, je ne me sentais pas très bien. J'avais 
Bon, si j'étais pas couchée, mes genoux auraient lâchés. J'avoue. J'ai voulu savoir, de quoi et comment, ils en avaient parlé. Légitime, je trouve. Apparemment, elle lui avait demandé
C'est dingue, mais
Ohhhh! Il neigeait encore plus fort là haut... incroyable. Sans compter le brouillard.
En fait, si Caroline voulait dormir avec nous, ce n'était que pour être avec Pascal, à n'importe quel condition. C'était aussi pour passer des heures à papoter avec lui avant de s'endormir. Qu'est-ce que j'aurai aimer être comme elle, avoir l'estomac de faire ça. Je n'aurai jamais osé, même si j'étais folle dingue d'un mec.
Carmine lui avait écrit une lettre
Avant que Mathieu ne me demande des nouvelles, j'ai voulu le faire en 1er. Je ne voulais pas que ça l'embarrasse de m'avoir contacté, s'il avait envi de parler de Maxou, pas non plus qu'il ait peur que j'imagine qu'il ait d'autres intentions que la simple gentillesse.