090 - RUPTURE... Je me suis faite JETEE!
mercredi..... 31 mars 2010
Pascal était en demande ces temps, il voulait qu'on se voit tout le temps. Il trouvait que le temps passait lentement, éternel aussi d'attendre jusqu'au week-end. C'était chou. Pascal proposait qu'on passe ce long week-end chez lui, rien que les 2, il rêvait d'un peu d'intimité et l'idée de la foule l'ennuyait. Il n'était pas chaud pour aller au chalet. Moi par contre, je me réjouissais, même si pfff, j'avais mes ragnagnas.
Ce soir, il y avait l'anniversaire de Greg, un des copains à Pascal. Il le fêtait chez lui et Pascal aurait voulu que je l'accompagne, mais j'avais une longue journée assez chargée, je n'avais pas envie de traîner dehors le soir.
En début de journée après avoir lourdement insisté pour me voir, les choses ont brusquement changé en fin d'après-midi; Pascal m'a fait comprendre qu'il avait besoin d'espace et proposait qu'on se rappelle après le long week-end de Pâques??? Huhhh? J'étais un peu sous le choc, c'était quoi ça? Il se foutait de ma gueule? Il n'en fallait pas plus pour me mettre la puce à l'oreille et m'obliger à chercher à savoir ce qu'il faisait, où et avec qui?
La plupart de nos potes seraient chez Greg pour son anniversaire, donc Pascal aussi, donc je savais où. Pascal avait été trop bizarre au téléphone pour que je ne cherche pas à savoir ce qui se passe.
Donc en début de soirée, j'ai fait un saut chez Caroline, parce qu'elle m'avait appelée en fin d'après-midi le moral dans les basquets. J'avais pris des 'Mikado', une bouteille et préparé l'excuse du soutien moral entre filles. C'était plus pour me rassurer et savoir qu'elle était bien chez elle et pas à l'anniversaire de Greg avec Pascal, plus qu'autre chose. Elle n'était pas là!
Je me suis pas inquiétée le moins du monde. Elle pouvait être sortie pour faire des courses, les magasins, que sais-je. Je l'ai appelée sur son natel pour lui dire que j'étais devant sa porte et éventuellement voir si je lui laissais quand même les trucs dans la boîte à lait.
Elle n'a pas répondu, alors j'ai réessayé. J'ai bien fait, oui et non, de lui demander d'abord comment elle allait, avant de parler de ma visite. Ciel, quant je pense que j'aurai pu lui envoyer un sms au lieu d'appeler, j'en ai mal au bide. Je n'aurai jamais su la suite, confiante comme je suis.
Caroline a pris une petite voix pour me dire, qu'elle s'ennuyait et tournait en rond dans son appart, parce qu'Alexia et Layne étaient chez Greg et qu'elle se sentait seule et déprimée. J'ai failli avalé mon natel, les paquets de Mikado et le cornet en papier avec. Quant même plus très sûre si j'étais bien où je pensais être; c'est-à-dire devant sa porte!!! J'ai quand même jeter un oeil par dessus mon épaule en me pinçant mentalement. Non mais... elle me raconte quoi? Si il y avait bien une chose dont j'étais certaine, c'est qu'elle n'était pas chez elle!!! Alors pourquoi mentait-elle?
C'est alors que j'ai réalisé que si Caro m'avait appelée, c'était pour être s'assurer que je n'allais pas à l'anniversaire de Grégory et qu'elle pouvait y aller tranquillement avec mon homme!!! Vache! Est-ce qu'ils étaient de mèche? Et Pascal, c'était quoi ce soudain besoin d'espace?
Je n'ai rien dit pour les Mikados, la bouteille, ni de ma visite... j'avais une sourire crispé sur la figure. Heureusement, il n'y avait pas de caméra caché, sinon on aurait pu voir mes yeux exorbités et probablement aussi les palpitations de mon cœur. Il y avait un truc qui collait pas... Ni une, ni deux, après avoir raccroché avec elle, j'ai envoyé un message à Thomas pour l'avertir que j'allais l'appeler et que je ne voulais pas que Pascal le sache. La minute que j'ai laissé passer avant de composer son numéro était.... infernale. J'avais les mains moites et tremblantes. Fallait plus que mon natel me glisse des doigts!
Et ce que je craignais s'avérait juste; Caroline était bien à l'anniversaire avec Pascal. Elle était arrivée là-bas avec lui!!! Craignos, IL M'AVAIT MENTI.!!! Thomas ne voulait pas se retrouver entre 2 et ne voulait pas que je dise à Pascal comment je l'avais su. Mais, comme je le lui ai dit, j'étais devant la porte à Caro, je venais de lui parler, et elle m'avait menti. Pascal aussi m'avait menti, quant on s'était parlé, il avait déjà prévu de passer prendre Caro, ils avaient rendez-vous. SALAUD.
Impossible de rester ici, de toute manière, je ne fonctionnais plus. J'ai sauté illico dans ma voiture, et au lieu de rentrer, j'ai pris la seule direction que mon cerveau voulait emprunter ---> direction chez Greg. Je tremblais de la tête au pieds. Même en écrivant ses mots, je n'arrive pas à canaliser les tremblements.
Juste avant d'arriver, j'ai appelé Thomas pour avoir la confirmation que Caroline était là avec Pascal. Il ne voulait pas être présent à mon arrivée... Effectivement, ça sentait mauvais!
En me voyant à sa porte, Greg avait tenté de me barrer le passage, pfff, manquait plus que ça! Comme si j'allais laisser quelqu'un m'empêcher d'aller au bout de ma route! La plupart, vu le temps pourri était dans la maison, quelques courageux s'étaient aventuré à l'extérieur sur les terrasses pour fumer ou discuter en toute intimité. Pascal était du nombre... donc Caro aussi.
Bon en temps normale, c'est un temps que j'adore. Rien de mieux que de se serrer l'un contre l'autre pour se tenir chaud quand il fait un temps pareil. C'est un temps pour les amoureux ça.
Je n'ai pas perdu de temps à saluer qui que ce soit, mon radar enclenché, j'ai cherché la silhouette de Pascal et j'ai foncé directement sur lui. Ils étaient trop occupé pour m'avoir vu ou remarqué le soudain silence autour d'eux, mais ça n'a pas mis long pour qu'ils remarquent la bombe qui fonçaient dans leur direction. Je n'aurai jamais pensé qu'il pouvait être aussi stupide!
Le reste est passé dans un flou artistique. Il y a eu des cris, des reproches. Caro s'est éclipsée pour nous laisser discuter en prenant son air de "j'ai rien à me reprocher, j'ai rien fait de mal". Pouffiasse. J'aurai pu la tarter pour lui enlever cet air de victime.
Ça n'a pas pris très longtemps, 15mn plus tard, après avoir jeté un regard à Caro, sous les regards médusés, quelques sourires moqueurs et les chuchotements, en larmes, j'ai dévalé les escaliers pour me ruer dehors et sauter dans ma voiture. Dans ma course effrénée pour décamper, je ne me souvenais seulement que Caroline avait évité mon regard.
J'ai pleuré pendant le trajet jusqu'à l'autoroute... Super, j'allais avoir les yeux comme des soucoupes volantes.
Pascal m'avait dit qu'il ne voulait pas me faire de la peine, mais il avait planté le couteau d'un coup de maître pour me dire, qu'ils étaient ensemble, que c'était lui qui avait invitée Caroline à l'accompagner. Du coup, je n'ai pas pu retenir ma fureur, je lui ai demandé d'arrêter de la voir, que je voulais qu'il rompt avec elle, là de suite, je ne supportais plus les cachotteries, les vacheries dans le dos. Je lui ai demandé de m'expliquer sa stupide phrase, comme quoi il voulait un peu d'espace. Cramoisi, il m'a dit qu'il aurait préféré que ça se passe autrement, mais qu'ils sortaient ensemble maintenant, et que, par contre nous 2, c'était fini.
Dire qu'on pouvait nous entendre, je n'y pensais même pas, j'étais bien trop énervée! Et choquée!
Il... Il a refusé? Complètement médusée, je le regardais la bouche ouverte! Pascal refusait de rompre avec Caroline? Et ils étaient ensemble? Comme dans "ensemble"? Je n'en revenais pas. J'ai même pensé avoir des problèmes d'oreilles, alors j'ai insisté en lui demandant de faire un choix. Huh... Quant il a baissé la tête, j'aurai dû comprendre, mais je devais tourner en mode "stupide, ne comprend pas". Puis, je crois que... je ne me souviens pas de ce que j'ai pensé... Pascal a dit clairement que son choix était fait et répétais stupidement qu'il ne voulait pas me faire de peine, mais qu'il s'était rendu compte qu'il était amoureux d'elle, qu'il aurait préféré qu'on en arrive pas là, et blabla, et blabla. C'était le FOG dans ma tête; un brouillard super épais, dense.
Je me suis faite JETÉE comme une vieille chaussette pourrie! Pascal voulait être avec Caroline, pas avec moi. Il n'avait pas l'intention de rompre! J'avais beau me le répéter, mais je n'arrivais pas à le croire!
J'ai dû m'arrêter, parce que je ne voyais plus la route. Impossible, il ne pouvait pas être sérieux, il ne pouvait pas me faire une horreur pareille! J'ai décidé de faire demi-tour pour retourner chez Greg. J'ai écrabouillé mon orgueil au fond d'une poche, j'allais l'obliger à m'avoir sous les yeux toute la soirée, quitte à souffrir toutes les flammes de l'enfer. Je ne voulais pas le laisser s'en tirer aussi facilement!
Et ça a été l'enfer. Non, c'était PIRE que l'enfer!
Ayant perdu toute ma fierté, j'ai appelé Thomas à mon secours et il m'a récupérée dans les toilettes du Novotel où je m'étais réfugiée. Après avoir utilisé la moitié du réservoir d'eau de l'hôtel pour me dégonfler les yeux, on est retourné chez Greg. Je n'ai pas fais attention aux regards moqueurs, j'étais trop focalisée sur Pascal.
De le voir collé-collé avec Caro me brisait le cœur, son bras autour de ses épaules et sa manière de l'attirer à lui ou encore ses petits bisous sur sa tempe me brûlaient par toutes les flammes de l'enfer. Ils se tenaient par la main, se chuchotaient des trucs à l'oreille et surtout, ils faisaient tout pour garder leur distance.
Tous les 2 évitaient soigneusement de regarder dans ma direction. Les pouffiaux. Mais, je les suivais partout du regard et je souffrais le martyre. Pascal n'a même pas cherché à venir me parler. Sale con. Ca, ce n'était pas lui, ça ne lui ressemblait pas. Il agissait comme un vrai plouk. Ils faisaient comme si je n'étais pas là. Les rats. D'ailleurs, presque tout le monde m'évitait! Pour finir, folle de rage et de douleurs, je me suis laissée aller à me laisser consoler par Thomas. C'était le grand concours de quel couple embrasse le plus et le plus longtemps. A ma grande déception, je n'avais pas l'impression que Pascal en avait quelque chose à faire, ou, je n'ai rien remarqué!
22h, quant Layne m'a attrapée par le bras pour éviter que je n'aille me jeter sur Thomas ou tordre le cou à Pascal ou Caroline et m'a proposé qu'on s'en aille, j'ai accepté avec soulagement. Je n'en pouvais plus épuisée d'avoir mal au cœur, j'étais au bord des larmes.
Je ne savais pas comment j'allais réussir à vivre sans Pascal... J'avais trop mal !
Après avoir pleuré sur son épaule pendant presque 1h, on a été prendre un verre dans un bar de la place Centrale. Layne ne m'avait jamais vu pleurer et je crois que ça l'a plutôt dérouté. Il se rendait compte à quel point je tenais à Pascal et était désolé pour moi. Le pauvre complètement dépassé ne savait pas quoi dire ou comment me remonter le moral.
Thomas me cherchait partout, il a fini par contacter Layne et avait dû insister pour que Layne lui dise où l'on se trouvait puis, il est passé me chercher. D'abord, je n'ai pas voulu le laisser me ramener, puis j'ai accepté, mais je voulais aller chez lui. Peut-être parce que c'était au-dessus de l'appart à Pascal et que ça me donnait peut-être l'impression d'être, encore un peu, près de lui?
* * * * * *
------ Rupture... Je me suis faite jetée! - 31.mars.10.mer - (089) -----
Je ne voulais plus en parler, mais 
Pascal était au chalet avec Yumi. Ils étaient à la piscine et sirotaient un verre au petit bar. Pascal a cru qu'il avait des hallucinations. Je ne sais pas de quoi ils parlaient mais il a perdu la parole et un grand sourire incrédule s'est dessiné sur son visage. C'était drôlement adorable de sentir à quel point
Il est arrivé vers les 18h et on a bossé jusqu'à 2h du matin. Mon frère est passé entre deux, ce qui nous a fait une petite pause. On était un peu fatigué tous les deux, alors on 



Je lui ai raconté ce qui s'était passé avec Caroline, comment on en était arrivé à faire l'amour tous les trois. Je savais qu'elle avait déjà eu ce genre d'expérience, en fait, elle a eu encore
Mardi
Mon journal, c'est aussi ma mémoire,
C'était moi qui l'avait incité dans ce trio,
Je ne sais pas à quel moment Caroline s'était glissée dans notre lit, je n'ai pas réalisé tout de suite qu'elle me touchait. Je ne me suis rendue compte de sa présence que quant elle m'a embrassée. Pascal me faisant l'amour alors qu'elle me caressait et jouait avec mes lèvres quant j'essayais de reprendre mon souffle. Je n'aurai pas su dire qui jouait avec quel partie de mon corps. C'était bizarre, mais