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060 - Je dois changer!

Publié le par JaneDo

Je dois changer - (060)
Lundi..... 1er mars 2010

Après l'affreux week-end que j'avais passé, je voulais absolument parler à Pascal. Je n'avais pas pu lui parler au chalet, il y avait trop de monde. Pour une fois, je ne voulais pas attendre que ce soit lui qui m'appelle, ni attendre le jeudi soir, s'il ne m'avait pas appelée avant, pour essayer de régler les choses. J'avais toute la journée pour m'y préparer.

J'étais un peu embêtée parce qu'en début de soirée j'avais le souper de famille, mes neveux et ma sœur seront déçu si je n'y allais pas. Puis, je me suis demandée pourquoi je me sentais toujours obligée d'aller à des trucs pareils? Toujours vouloir faire plaisir aux autres et ne jamais penser à moi, c'était mauvais! C'était un de mes plus grands défauts.

Je m'étais pourtant promis de changer? Oui, mais bon, si j'avais été comme ça, je ne connaîtrais pas aussi bien mes neveux, et ne serais sûrement pas "Tati Banana". Oui mais, j'aurai peut-être été plus heureuse? Donc, pour pouvoir mener à bien mon projet, il me fallait planifier... Aller chez ma sœur en training, rentrer sur les chapeaux de roues me changer, et filer chez Pascal. Je ne pouvais donc pas trop traîner chez ma sœur.

17h00, j'ai dû aller aider ma voisine du rez à faire une lettre. Elle est portugaise, donc le français c'est pas trop son truc. En attendant, ça me faisait toujours faire passer les autres et leurs affaires avant les miennes.

19h30, en route pour le dîner en famille, qu'on appelle "souper" en Suisse. Rose avait fait du poulet rôti. Elle avait voulu que je reste prendre un café après le départ des enfants, mais j'ai prétexté la fatigue pour pouvoir me tirer.

23h00, j'étais chez Pascal... Il n'était pas là. J'étais déçue, mais j'ai décidé de l'attendre. Plus le temps passait, plus la nervosité me gagnait. Les événements du jeudi soir, où Pascal m'avait retrouvée chez Thomas, ont défilés dans ma tête, et ça me donnait des sueurs froides. Ça n'allait pas être facile d'en parler ou réussir à ce qu'il me pardonne ça sans attaquer en lui disant que je savais pour lui et Caro dans les toilettes du Baroque et pour le week-end du petit Nouvel An. Mais, je ne voulais pas utiliser ça, ce serait trop facile.

23h45, le voilà qui rentre enfin! C'était un peu tard, mais tant pis. J'aurai peut-être dû laisser tomber et revenir le lendemain, mais j'avais assez remué tout ça dans ma tête, je ne voulais pas dormir dessus. Je lui ai laissé 10mn avant d'aller sonner. Ouais, j'aurai peut-être dû laisser tomber pour ce soir, parce qu'il était tard, et il n'avait pas envi de parler de ça. Pascal m'a dit que si je voulais rester, je pouvais, mais il était crevé et il n'avait pas envi de parler de tout ça. Je suis restée. Je ne pouvais pas résister à l'envie de dormir près de lui, mon cœur en sécurité dans ses bras.

J'ai proposé de repasser le lendemain soir pour parler, mais il avait déjà quelque chose mardi soir. Évidemment, j'avais envie de lui demander quoi? Qu'est-ce qui pouvait être plus important que discuter et régler nos problèmes? Mais j'ai ravalé mes questions. Alors mercredi soir. Même s'il m'a fait l'amour, je savais que ça ne changeait pas le fait qu'il soit toujours fâché.

Je me demandais comment il faisait pour ne pas avoir envi d'en savoir plus, pour ne pas poser de questions et de rester dans le doute. Puis, je me suis rendue compte que, normalement, c'était moi qui agissait comme ça. Je me fermais et laissait mon imagination faire le travail et restais fâchée parfois sans raisons. Je me rendais compte à quel point ça pouvait être désagréable. Il fallait que je change!

* * * * * *
------ Faut que je change- 1er.mars.10.lun - (060) ------

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059 - Bloquée... Larguée...

Publié le par JaneDo

Bloquée... Larguée...
Dimanche..... 28 février 2010 - 059

Quant Pascal est rentré ce matin là, Caro et moi l'attendions. On avait pas réussi à fermer l'œil. On s'était posé des questions sur ce qu'il pouvait bien être en train de faire? Où est-ce qu'il avait bien pu passer? Où et comment il avait passé la nuit? Avec qui??? Est-ce qu'il y avait une possibilité que Yumi...?? Noooo-on! Il était fâché mais quand même pas à ce point?

J'ai évité son regard, j'étais trop fâchée. J'ai préféré ne pas ouvrir la bouche, parce que ce qui en serait sorti aurait certainement fourni les clous pour mon cercueil, alors motus. Et je n'aime pas les disputes en publique!

Caroline par contre a essayé de le questionner, comme il ne semblait pas enclin à répondre, c'est devenu carrément du harcellement. Elle voulait savoir. Puis, elle s'est transformée en furie larmoyante et lui a reproché de l'avoir laissé choir comme une vieille chaussette, de l'avoir ignorée, l'avoir abandonnée pour se tirer avec d'autres nanas.

Je me suis dis que sa réaction était un peu excessive et que ce n'était pas vraiment une bonne idée, Pascal semblait fatigué.. Je me suis aussi imaginé comment elle devait être derrière la façade des sourires et de la bonne humeur en publique. C'était donc comme ça qu'elle fonctionnait? Chaque fois que Pascal avait dû passer la soirée avec moi, ou n'avait pas été la "dépanner", elle avait dû lui faire une scène de ce genre... Pas terrible!

Pascal a essayé de la calmer, lui demander de venir se coucher, qu'ils en parleraient plus tard, qu'il était fatigué et n'avait qu'une envie; dormir... Rien n'y faisait, elle continuait à s'énerver. Il s'est couché sur le dos avec un bras sur les yeux. Dépitée, en larmes, Caroline s'est enfuie dans la salle de bains.

Je l'ai suivie et essayé de la consoler, mais elle voulait Pascal. J'ai donc été faire la morale à Pascal. J'ai essayé de le pousser à aller la consoler, il aurait plus de chance de réussir que moi. J'ai aussi essayé d'excuser sa réaction qui était, selon moi, dû à la peine qu'il lui avait fait...

  • M-ouais! Plus comme une petite amie que toi en tous cas...

Et il s'est levé pour aller la chercher.

Aoutch... "Plus comme une petite amie que toi?" Est--ce que c'était de la déception dans sa voix? De la colère? De l'amertume? Pourquoi??? Est-ce qu'il aurait préféré que je lui fasse une scène? Mes réflexions ont été interrompu par leurs retours dans la chambre. Je savais que Pascal était toujours fâché contre moi alors, j'ai été surprise qu'il se tourne vers moi et me prenne dans ses bras. Je l'adore.

Caro a tenté un rapprochement, j'ai senti sa main se faufiler entre Pascal et moi. J'entendais les bisous qu'elle lui faisait. Tendrement, elle lui a demandé s'il pouvait la serrer dans ses bras pour se dire bonne nuit, qu'il était trop loin. Et moi, je me giflais d'être aussi bloquée et de n'avoir pas su faire un geste. Pascal s'est retourné vers elle.

Une petite réflexion que je me suis faite à moi-même était que, je devrais apprendre à parler un peu plus. Ouvrir ma grande bouche pour autre chose que des réflexions désagréables. Et aussi... agir plus... comme Caroline... Je me serais arrachée les cheveux, j'suis vraiment trop nulle!

Je savais qu'ils s'embrassaient... Et dire que je n'avais même pas su me tourner vers lui, ni même lui faire un simple bisous, alors qu'il m'avait pris dans ses bras, fait pleins de petits bisous dans le cou, sur l'épaule, malgré qu'il soit toujours fâché avec moi. Puis, les battements de mon cœur ont cessés pendant un instant, en attente. Je me suis sentie soulagée d'entendre Pascal lui marmonner qu'il était fatigué et n'était pas d'humeur pour des mamours. Mais, je savais que ce n'était pas vrai, j'avais eu le temps de sentir, quant il m'avait serrée contre lui, qu'au contraire, il était d'attaque pour les mamours et qu'il n'était pas si fatigué que ça. A ma surprise, il s'est retourné à nouveau pour m'envelopper dans ses bras pour dormir. Ah oui, je l'adore vraiment!

Quant je me suis réveillée un peu après midi, Pascal n'était plus dans la chambre, Caro m'a appris qu'il était parti faire du sport avec des copains. Il est resté absent toute la journée.

A son retour, il était à nouveau distant avec moi. Quand même de temps en temps, un bisous par-ci par-là ou, il me prenait la main. Mais, Pascal avait été beaucoup plus câlin avec Caro. Je pense que c'était pour me provoquer et me rendre jalouse.

Pascal a déposé Caro en 1er chez elle, puis c'était mon tour. Il ne m'a pas proposé d'aller passer la nuit chez lui, et pendant le trajet, c'était un silence lourd à couper au couteau. Alors, je n'ai rien demandé et pourtant, j'en avais envie.

A peine rentrée, j'ai sauté dans ma voiture pour aller voir chez lui, pour voir s'il était rentré ou s'il m'avait déposé pour aller rejoindre Caro. Pascal était bien chez lui, avec Thomas. J'avais envie de m'approcher pour entendre de quoi ils parlaient, mais j'avais un peu la trouille de me faire prendre.

Peut-être 10mn plus tard, Caro a débarqué chez Pascal. Thomas a voulu partir, mais Pascal est sorti pour parler un moment avec Caro. Ça n'a duré que 5mn. Je l'ai entendu lui demander gentiment de rentrer. Il a prétendu que je devais venir le rejoindre plus tard. Ça, c'était faux! En tous cas, il ne me l'avait pas proposé.

Les 2 garçons l'ont regardée partir. Je crois que Thomas a fait une plaisanterie et ils ont ri en retournant à l'intérieur. Après ça, je suis rentrée aussi chez moi. Je me sentais soulagée de le savoir à la maison. Mais, je me demandais pourquoi Pascal avait prétendu que je devais passer chez lui? Il avait été froid avec moi tout le week-end, qu'est-ce que je pouvais bien venir fabriquer chez lui après ça!!! Il avait été beaucoup plus adorable avec Caro qu'avec moi pendant tout ce foutu week-end!

* * * * * *
------ Bloquée... Larguée... - 28.fév.10.dim - (059) ------

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058 - Carnaval du supplice (2/2)

Publié le par JaneDo

Carnaval du supplice
Samedi..... 27 février 2010 - (058... 2/2)

Thomas avait remarqué mon absence au Carnaval. Apparemment, Pascal aussi. Thomas m'avait appelée et a insisté pour que j'aille le rejoindre. Je me suis renseignée sur ce que faisait Pascal, parce que je n'avais pas envie d'y aller si c'était pour souffrir toute la soirée à le regarder faire le con. Juste pour qu'il soit au courant, j'avais averti Thomas avant leur départ du chalet, que Pascal savait que j'avais dormi chez lui.

J'ai décidé d'être courageuse et d'aller au Carnaval. Comme Vania n'était pas là, j'étais contente que Thomas m'appelle pour me dire ou les trouver. Toujours aussi chevaleresque, Thomas est venu me chercher au chalet. Avant d'aller rejoindre les autres, on a un peu bavardé.

J'ai appris qu'ils étaient tous plus ou moins cuit, et Pascal, un peu plus que moins. Effectivement, Pascal lui avait posé des questions, et Thomas avait beau lui assurer qu'il ne s'était rien passé de sérieux, Pascal ne l'a pas cru. Et pour cause...

Je n'ai pas réalisé que si Thomas était venu me chercher, il n'y avait pas sa copine! J'avais oublié sa copine, et Thomas a omis de me dire, qu'entre deux, ils avaient rompu et qu'elle était repartie sur Lausanne. Tout ça, je l'ai appris bien plus tard.

Thomas m'a appris qu'en rentrant après avoir poireauter pendant presque 2h chez moi, Pascal avait réalisé que j'étais chez Thomas. Sur les nerfs, il était reparti, lui, pour rouler au hasard, et n'était pas parti rejoindre Caro comme je l'avais imaginé. On ne l'avait pas entendu rentrer et cette fois, malgré les lumières éteintes, il était monté chez Thomas et était rentré avec sa clé. Il voulait avoir des explications, demander à Thomas pourquoi j'étais partie du bar sans un mot et m'étais réfugiée chez lui. Il ne s'attendait pas à me trouver encore chez lui. En entrant chez Thomas, il a remarqué un filet de lumière provenant de la chambre et il nous avait entendu. Il a reconnu nos voix... ma voix.

Il n'avait pas fermé l'œil de la nuit, et avait entendu les nombreux va-et-vient et douches au-dessus.

J'étais mortifiée... Si Pascal avait pénétré dans l'appart, nous avait entendu... Effondrée, je comprenais pourquoi il avait été si froid, pourquoi il avait l'air si fâché. Je ne pouvais rien dire pour ma défense, c'était juste pas de chance. C'était affreux et cette fois, je n'avais plus du tout envie d'aller le chercher dans le Carnaval. Pascal ne voudra sûrement pas me voir, ni me parler. Je ne pouvais pas dire que je ne savais pas pourquoi.

Et je ne pouvais pas, dans ces circonstances me pointer à la fête avec Thomas!!!

Thomas me trouvait un peu trop concernée par mes actions, il pensait que Pascal était mal placé pour nous juger étant donné que lui ne se gênait pas avec Caro. Il avait raison d'un côté, mais depuis que le monde est monde, rien n'avait jamais été équitable entre hommes et femmes, depuis que les femmes avaient tendus les rênes de nos destinées à la gente masculine! Pascal était possessif et n'accepterait jamais que j'en fasse autant que lui. Il n'accepterait jamais que je laisse quelqu'un d'autre m'approcher et encore moins me toucher. Pascal m'avait fait promettre que ce qui était arrivé avec Thomas, n'arriverait plus, il ne le supporterait pas.
J'avais fait une grave erreur

Je me demandais si je réussirais à trouver le moyen de me faire pardonner. Thomas n'en était pas persuadé. En pensant aux réactions de Pascal dans le passé, par exemple avec Jess, il en doutait. Pascal avait préféré rompre avec Jess qu'il connaissait pourtant depuis l'enfance et n'avait jamais réussi à lui pardonner. Je voulais quand même tenter ma chance et j'ai décidé d'aller retrouver Pascal au Carnaval.

Mouais... Pascal était cuit, ça se voyait tout de suite, et quant il est comme ça, n'importe qui pouvait l'approcher.

On s'est séparé en arrivant, je voulais éviter de me faire repérer tout de suite. Pascal discutait avec Yumi au bar, Caroline plantée à côté, se rongeait les ongles. Caroline s'est précipitée vers moi quant je lui ai dévoilé mon visage. C'est elle qui avait trouvé Pascal, donc, ils étaient sensés passé la soirée ensemble, mais il se dispersait et faisait la fête avec tout le monde. Bref, elle faisait un peu la tête parce qu'il passait son temps avec Yumi.

J'aurai pu la rassurer en lui faisant remarquer que Yumi était aussi maigre qu'un jour sans pain, qu'elle ne risquait rien, mais j'avais mes propres problèmes à régler.

J'ai planqué mon trac et mes peurs au fond de mes poches, avalé un verre de vodka cul sec et je suis allée danser. Thomas, Paul et Michael et un ou 2 autres copains à eux, dont je ne me souviens pas du nom, sont venus danser avec moi. Seul Thomas savait qui j'étais, les autres ne semblaient pas m'avoir reconnu. Je portais un costume de danseuse arabe qui laissait apparaître ce qu'il fallait, mais pas assez pour qu'on me reconnaisse.

J'ai rapidement été d'humeur de faire la fête, et j'avais presque oublié mes blocages. Je m'en suis souvenue quant un des copains, que je ne connais pas bien, a essayé de m'embrasser. J'ai réussi à éviter le contact gluant de ses lèvres. Beurk.

Pascal n'avait pas fait attention à moi, et tant mieux. Ça m'avait donné le temps d'oublier qu'il avait été tellement glacial avec moi. J'avais aussi évité de me retrouver face à lui, sinon je pense qu'il m'aurait quand même reconnu sous mon masque. Je l'avais tout de suite reconnu, aucun déguisement ne pouvait le faire passer inaperçu à mes yeux. Bon, ça aide de savoir quant on sait où se trouvait l'équipe.

Caro et moi étions comme cul et chemise, mais en même temps, c'était chacun pour soi. Yumi tentait une passe avec Pascal et Caro et moi avons décidé d'unir nos forces pour l'en empêcher.

Je devais être un peu cuite parce qu'en discutant avec Caro, je lui ai dit que Pascal m'en voulait d'être partie jeudi soir en le laissant planté comme un idiot. Je lui ai dit que ça m'avait énervée de la voir collée à ses basques, ça ne faisait pas partie de nos accords, et que c'était pour ça que j'avais fichu le camp. Par contre, je n'étais pas assez cuite pour lui parler de Thomas. Je lui ai dit que c'était un peu de sa faute si on s'était en froid. Elle devinait qu'il y avait autre chose, mais motus et bouche cousus, pas question de lui en dire plus.

Caro avait pensé que j'avais pris la mouche parce qu'ils avaient couché ensemble sans mon autorisation. Je lui ai appris que je les avais entendu, elle n'était pas très silencieuse, alors ça m'avait réveillé. Je lui ai assuré que ça ne me dérangeait pas du tout, qu'ils n'avaient pas à me demander mon autorisation, on formait un trio, partageait la même chambre, le même lit et le même garçon, donc qu'il était normal qu'ils aient des rapports.

On avait encore du boulot pour que ça marche, mais pour l'instant tout se passait bien. Je lui ai précisé que tant que c'était dans l'intimité de notre bulle, dans le secret de notre chambre, il n'y aurait jamais de problèmes entre nous. Nous 3. Par contre, j'avais quelques problèmes avec le fait qu'elle lui collait au train comme une sangsue.

Caro pensait que si on formait vraiment un trio, alors je devais apprendre à accepter le fait qu'elle avait aussi envie d'être près de Pascal, qu'il n'y avait rien d'anormal à ça. Elle pensait, et c'était vrai, que ce n'était pas l'idée de notre trio avec laquelle j'avais du mal, mais que je devrais peut-être faire des efforts pour l'accepter, elle!

Caro m'a juré qu'elle n'essayait pas de me voler Pascal, parce qu'elle était heureuse comme les choses se passaient. Au début oui, elle aimait Pascal et voulait sortir avec lui, le garder pour elle toute seule. Elle avait compris que ce n'était pas possible, alors elle était heureuse d'avoir une place dans sa vie. Seule ombre au tableau, c'est qu'on ne semblait pas réussir à être amie, elle espérait que ça change.

Caroline trouvait que c'était une aventure palpitante et encore une fois m'a juré ne pas essayer de me prendre Pascal et qu'elle était vraiment très heureuse comme ça. Elle trouvait vraiment formidable de sortir toutes les 2 avec le même garçon. Elle se rendait pas compte qu'elle venait de commettre un petit impair en m'avouant sortir avec Pascal aussi. Je n'étais pas sensée être au courant... Je ne l'ai pas relevé.

Là, Caroline a essayé de chercher une alternative, elle voulait vraiment faire partie de sa vie, avoir une place à part entière. J'estimais que ce n'était pas l'endroit pour en parler, qu'on avait pas assez de recul pour ça et j'ai remis la question à plus tard. Pour l'instant, j'avais assez de problèmes de mon côté avec Pascal pour ne pas avoir envie de commencer à construire des châteaux en Espagne!!!

Grrr, Yumi draguait ouvertement Pascal, c'était assez évident, il fallait faire quelque chose. On ne pouvait pas rester assise là à les regarder sans rien faire. J'ai encouragé Caro a intervenir. Secrètement, c'était parce que je n'osais pas et que je pensais que Caro avait plus de chances de réussir. Après tout, Yumi était un peu trop mince pour sérieusement intéresser Pascal, mais pour un soir.. peut-être! Si ça ne marchait pas, alors je tenterais ma chance.

Cela faisait le 3ème slows que Pascal dansait avec Yumi avec son sourire adorable scotché d'une bout à l'autre de son visage. Yumi se frottait et lui passait les mains dans les cheveux, se rapprochant dangereusement. Du regard, Thomas m'encourageait à me bouger et faire quelque chose au lieu de continuer à rester scotché au bar. Thomas évitait de trop m'approcher à cause de sa discussion avec Pascal, mais aussi parce que Pascal me reconnaîtrait. L'intervention de Caro avait foiré. Elle avait essayé d'aller s'interposer pour danser avec lui, mais il a gardé les bras autour de la taille de Yumi. Je ne sais pas exactement ce qui s'était passé, mais Caro a dû battre en retraite. Elle s'est réfugiée au toilettes. Désespérée, elle pleurait et tremblait de tout son corps. J'ai été la consoler.

C'était à mon tour d'essayer... Si Pascal était toujours en colère, ça ne marcherait pas... J'avais les flopettes!

Yumi et quelques copines avait entraîné Pascal ailleurs parce que, quant on est sorti des toilettes, Pascal était introuvable. Thomas nous a confirmé les avoir vu partir, mais il ne savait pas où. Ça nous a plombé les ailes à Caro et à moi. On est parti sillonner les autres bars et boîtes dans les environs. Thomas et ses copains nous ont suivi. Rien. Pas de Pascal. On a pas réussi à le retrouver. Ça nous a coupé l'envi de faire la fête, on n'avait plus tellement le moral. On est retourné au bar où on était et attendu pendant plus d'1h. Rien. Finalement, assez abattu, on est rentré au chalet.

Pascal est rentré avec Yumi et une autre fille vers les 7h du matin...

* * * * * *
------ Carnaval des coeurs perdus - 27.fév.10.sam - (058...2/2) ------

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Petit Conseil d'une amoureuse - réponse du 27 fév 10

Publié le par JaneDo

Carnaval du supplice
Samedi..... 27 février 2010 - (058...1/2)

Pascal et Caro n'étaient plus là à mon réveil. Après la soirée que j'avais passé, je n'avais pas de raison de me précipiter en bas au salon. J'ai pris une douche et je me suis recouchée. J'en ai profité pour me remettre les idées en place. Si j'avais pleuré, ce n'était pas parce que Pascal avait couché avec Caro, mais parce qu'il avait été d'un froid et m'avait ignorée toute la soirée. Je m'étais sentie de trop, jetée, seule. Ça me faisait encore mal en y pensant. J'avais une assez bonne idée de ce que ce serait quant on ne sera plus ensemble...

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Message de ....."Petit Conseil d'une amoureuse"; - Posté ; Samedi 27 Février 2010 à 13:41

'' je pense la meme chose...il ne sait meme pas que ce" petit cadeau" vient de toi, il croit simplement qu'il a réussi à la jouer fine, et qu'il suffit que tu sois un peu alcoolisée en soirée pour en profiter...

Jane, tu ne pourras pas etre heureuse comme cela. Tes amies ont raison, il y a de plus en plus de passion et de désirs incontrolables dans leur relation...elle est comme une araignée qui le saisie peu a peu dans sa toile, et il semble désormais pris au piège; il n'essaye meme plus de lui résister, meme dans un lieu public ou il est sencé faire bonne figure avec sa chérie devant ces amis...en plus, est ce qu'il a deja fait ce genre de choses avec toi quand il était avec jess? non, je ne pense pas, il semble qu'il la respectait plus que toi...a part un baisé volé pour le nouvel an de l'année dernière, je ne pense pas qu'il aurait osé...

Il faut que tu comprennes qu'il a toujours eu plusieurs filles à la fois...avant c'était Jess et toi et maintenant Caroline et toi...tu ne peux pas lui donner l'impression que tu es la petite amie formidable qui lui offre ce qu'il n'a jamais eu parce que c'est ce qu'il vivait deja quand tu étais celle qui restait tapis dans l'ombre.

Quand il s'est marié, tu étais au fond du trou, le désirant pour toi toute seule...et maintenant que tu peu enfin profiter d'etre avec lui, tu le jette dans les bras d'une difficulté supplémentaire! Tu l'as assez partagé! tu as assez souffert pour lui! A ton tour de profiter! et s'il ne le comprend pas, mets le au pied du mur, demande lui ce que ça lui ferait si tu jouais au meme petit jeu constant en parallèle avec thomas? demande lui si tout à coup il ne sentirais pas son coeur se briser comme le tient?

je suis désolée, mais je vis tellement ta douleur et ton impuissance quand je te lis que je me sens obliger de te dire tout ce que je ressens...

PS : Demande toi comment est ce que ça va se passer lorsque Jess reviendra au devant de la scene...est ce qu'il continuera a te voir toi? a la voire elle? ou toutes les trois a la fois?

RÉPONSE; .....Posté par Janedo | Samedi 27 Février 2010 à 20:57

Aï-ahhh... je crois que tu as raison qu'il y a plus de passion et de désirs incontrôlables, hein? Zut, je ne m'en rendais pas vraiment compte... enfin, je pensais que c'était juste... C'est vrai, j'aurai dû lui faire une scène! Il n'aurait pas dû faire ça, pas là, pas avec tous nos amis autour... Je n'en étais même pas consciente... l'alcool peut-être! Du coup, j'ai une petite boule flottante dans l'estomac, je crois qu'il a des sentiments pour elle. D'ailleurs ce week-end.. enfin!

Non, il n'aurait pas osé faire ça à Jess. Enfin, je crois pas!

Je n'ose pas le mettre vraiment au pieds du mur, ce serait carrément me contredire, tu ne pense pas? Il faut que je trouve un moyen... Je crois que tu as raison, il faudrait que je me débarrasse d'elle... et j'avais oublié que Jess allait bientôt revenir... ôffff... Le mettre au pieds du mûr? C'est un peu risqué au point ou en sont les choses...

Faut pas être désolée "Petit conseil d'une amoureuse", au contraire, ça me fait plaisir, parce que comme tu peux l'imaginer, je ne parle à personne de tout ça, à part de temps à autre à Vania, mais je fais la forte :s. Je me fais ma thérapie dans mon journal, j'essaie de ne rien oublier et j'essaie d'analyser ce qui se passe... mais j'avoue que dès qu'il me souri, j'suis fichue. Et il est tellement câlin que j'en arrive à oublier tout le reste!

C'est vrai que c'était la mort quant Jess était là, et je devrais profiter de chaque minute, parce qu'elles sont comptées!

Bon, je vais m'accrocher, accrocher mon sourire... et descendre le rejoindre!


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058 - Carnaval du supplice (1/2)

Publié le par JaneDo

Carnaval du supplice
Samedi..... 27 février 2010 - (058...1/2)

Pascal et Caro n'étaient plus là à mon réveil. Après la soirée que j'avais passé, je n'avais pas de raison de me précipiter en bas au salon. J'ai pris une douche et je me suis recouchée. J'en ai profité pour me remettre les idées en place. Si j'avais pleuré, ce n'était pas parce que Pascal avait couché avec Caro, mais parce qu'il avait été d'un froid et m'avait ignorée toute la soirée. Je m'étais sentie de trop, jetée, seule. Ça me faisait encore mal en y pensant. J'avais une assez bonne idée de ce que ce serait quant on ne sera plus ensemble.

Armée de mon sourire, je suis descendue le cœur dans les tongues. Parce qu'il était si distant, je savais déjà que je n'oserais pas l'approcher. Je crois qu'il tenait quand même à moi à cause de la manière qu'il m'avait serré dans ses bras quant il me croyait endormie.

J'ai eu de la chance, ils n'étaient pas dans la cuisine, alors j'ai pu me servir mon café et le boire en toute tranquillité. J'espérais de tout mon cœur que Pascal viendrait au moins me dire bonjour et faire mine qu'il m'avait vue, mais rien.

C'était un des premiers moments assez pénible de la journée, j'espérais qu'il n'y en ai pas d'autres. Je suis sûre que Caro devait jubiler et ça, ça me faisait mal aussi. Je crois que je lui en voulais. S'il y avait un problème, il aurait dû m'en parler, plutôt que d'agir comme ça. Ciel, j'avais envie de rentrer, je ne pensais pas pouvoir supporter encore une soirée comme hier soir.

J'ai pris mon courage par la main et mon bouquin de l'autre et j'ai été m'asseoir autour de la même table qu'eux, sur un des fauteuils pour lire. Question de faire bonne figure, mais il n'était pas question que j'adresse la parole à Pascal en 1er. En passant, je lui avais passé la main dans la nuque. C'était juste un geste de tendresse, une petite caresse.

J'ai posé mon bouquin quant Thomas est venu s'asseoir sur le bras de mon fauteuil. On a parlé du Carnaval. Pour les oreilles à Pascal, j'ai dis à Thomas que je ne savais pas si je participerais au Carnaval et que je pensais peut-être rentrer avant parce que j'avais toujours la crève et que je ne me sentais pas trop bien. Je pouvais sentir Caroline exulter sur place.

Je suis sortie sur la terrasse fumer et là, Pascal a enfin bougé. Il est arrivé derrière moi et m'a entouré de ses bras en posant son menton sur mon épaule. Sentir la douceur de sa joue, son odeur et sa chaleur faisait battre mon cœur au delà de la raison. On est juste resté comme ça sans rien dire. Il a tiré quelques taffs de ma cigarette en frottant sa joue contre la mienne. Caroline est venue rompre le charme, et de toute façon, il faisait froid, alors on est retourné à l'intérieur.

J'étais heureuse, il avait fait un geste, même si je ne savais pas ce qu'il avait... Après, c'était reparti comme avant, chacun dans son coin. Et Caroline s'occupait de lui en parfaite petite femme. Elle lui allumait sa clope et le lui posait entre les lèvres. Mais bon, Pascal avait fait un petit pas, j'étais contente.

(En lisant le message que m'a laissé "petit conseil d'une amoureuse", le vendredi 5 mars, je me rends compte avec le recul, qu'elle a raison; les rôles sont inversés :( mais sur le moment, j'étais juste contente que Pascal semblait moins froid.)

Samedi midi, on avait nos costumes pour le carnaval. Je n'avais pas pu choisir celui que je voulais et de je ne savais pas encore si j'allais me faire l'affront de participer au Carnaval ou pas. On avait aucune idée des costumes des garçons, et eux des nôtres. Le soir, garçons et filles s'habillaient séparément. Les filles au chalet et les garçons chez un de leurs copains. Les garçons quittaient le chalet en début de soirée pour aller manger entre copains, vers les 19h.

Je voulais parler à Pascal avant la soirée et ça semblait impossible. Dès que je réussissais à le coincé quelque part, quelqu'un venait nous interrompre. Je lui ai demandé de me rejoindre dans la chambre, mais Caro est venue s'incruster. J'ai dû me résoudre à lui demander de nous laisser.

J'ai reproché à Pascal d'avoir été froid, distant, d'avoir passé une horrible soirée, qu'il m'avait ignorée et qu'on ne s'était pratiquement pas dit 2 mots de la soirée. Je ne comprenais pas? Je voulais qu'il m'explique.

Le vert de ses yeux s'est assombri. Il avait à nouveau son air détaché et distant. Aïe, ça me faisait trop trop mal...

Calmement, Pascal m'a balancé que, si je ne voulais pas le voir jeudi soir, il aurait préféré que je le lui dise en face et il serait rentré chez lui au lieu d'aller traîner dans un bar en pleine semaine. Il n'était sorti que pour me voir. Il n'a pas compris pourquoi j'étais partie sans même lui dire un mot. Disparue. Il a alors essayé de me joindre sur mon natel et a très vite compris que je ne voulais pas lui parler non plus. Il ne savait pas pourquoi je lui avait fais un truc pareil. Il s'était senti comme un con. Thomas avait disparu peu après lui aussi. Bref, tout le monde le laissait tomber.

J'ai failli lui rappeler que ce n'était pas le cas, Caroline était accrochée à son bras, alors il pouvait difficilement dire "tout le monde". Heureusement que je n'ai rien dit!!!!!! Ç'aurait très mal passé!

Pascal s'est précipité chez moi espérant avoir une explication. Il m'avait attendu plus de 2h. Personne. Je ne suis pas rentrée. Le visage fermé, la mâchoire contracté, Pascal était légèrement hors de lui. Enfin, glups, un peu plus que ça. C'était donc ça, il n'avait pas passé 2h avec Caro mais à poireauter chez moi. Oups, je m'étais faite des idées. Pascal avait à nouveau son regard froid.

Pascal m'a demandé pourquoi j'étais partie comme ça, où j'étais et ce que je faisais. Je ne m'attendais pas à une question de ce genre et j'ai dis la 1ère chose qui m'était passé dans la tête; "que j'avais eu envie de rouler au hasard". Je ne sais même pas pourquoi je n'ai pas eu la franchise de lui dire que, de voir Caro se rappliquer avec lui m'avait fait péter un câble. Pourquoi? Je suis d'un con des fois, c'est même pas croyable!

Les sourcils froncés, Pascal a fait une sorte de grimace et a simplement hoché la tête en se mordant la lèvre. Il me fixait en serrant les dents. Si seulement j'avais pu deviner qu'il savait que je mentais, j'aurai peut-être eu l'idée de corriger le tir... mais niet.

Caroline attendait dans le couloir. Pascal s'est dirigé vers la porte et j'ai pensé qu'il allait la verrouiller pour que Caroline nous laisse tranquille. Avant de sortir et laisser Caroline entrer, Pascal m'a rappelé qu'il avait une clé de chez Thomas et qu'il savait que j'étais. Ironique, il m'a dit que pendant ma "promenade au hasard", bizarrement, ma jumelle était chez Thomas. Mieux, dans sa chambre. Il nous avait entendu.

Il s'était réjoui de me retrouver, et s'était rendu à l'évidence que je n'avais pas envie de le voir, mais plutôt rejoindre Thomas. Même si ça ne lui aurait pas fait plaisir, il l'aurait compris étant vraiment mal placé pour avoir le droit de dire quoi que ce soit.

Je suis restée stupidement restée plantée là, la bouche ouverte. Je n'ai rien su dire et pourtant là, j'aurai dû utiliser ma langue pour dire quelque chose, mais mon cerveau était tout ramollo. Je n'aurai JAMAIS dû lui mentir. C'était le pire que j'aurai pu faire. Sur le moment, je n'aurai jamais pu me douter que c'était une connerie, et au lieu d'arranger les choses, ça n'a fait que les empirer.

Caroline s'est trouvée bête d'être entrée alors que Pascal s'en allait. Elle s'est sentie obligée de rester. A ma tête, elle a voulu savoir ce qui se passait. J'allais tout de même pas lui tendre la corde pour me pendre? Ça, je l'avais déjà fait moi-même. Je me suis sentie vide et fatiguée. Caroline a eu l'air de penser qu'on s'était disputé à cause d'elle. Ce n'était pas le cas. Ou peut-être un tout petit peu. Non, c'est le fait qu'il arrive avec elle, une fois de plus, qui a mis le feu aux poudres.

▪ C'est à cause d'hier soir? A cause de nous? Tu nous en veux?
▪ Pas du tout. Il était déjà fâché en début de soirée voyons!

Que Caroline s'associe avec Pascal, dans le "nous", m'a fait un peu fait tiquer. Je l'ai tout de suite stoppée. Du tout. Je lui ai dit qu'il n'y avait pas de raison. Elle mourrait d'envie de me dire qu'ils avaient couché ensemble alors que je dormais. Caroline semblait penser que j'avais dû demander à Pascal d'arrêter de la voir et que Pascal avait dû refuser et c'est ce qui nous avait fait nous disputer. Je lui ai fais comprendre que sa présence ne me dérangeait pas du tout et que Pascal était fâché à cause de jeudi soir, parce que j'étais partie sans rien lui dire. Pfff, on pouvait lire en elle comme à livre ouvert; elle était un peu déçue.

Je comprenais maintenant pourquoi Pascal avait été si froid et m'avait évitée toute la soirée d'hier. Il me rendait la monnaie de ma pièce!

Pascal est sorti l'après-midi un moment faire du patin avec quelques potes. A son retour, on a pas eu beaucoup l'occasion de se parler, il m'évitait autant que possible. Pour le coup, je me sentais vraiment pas bien. Il aurait fallu qu'on puisse se parler, mais il n'avait pas l'air enclin à la discussion. Quelque chose ne tournait pas rond entre nous et ça se sentait. Il n'était pas aussi prévenant ou câlin que d'habitude et accordait beaucoup plus d'attention à Caro en continuant à m'ignorer. Impossible de l'approcher et d'avoir une discussion avec tout ce monde.

J'étais mortifiée et j'avais de la peine à garder le sourire. J'étais bloquée, je ne savais pas quoi faire. Dans des cas comme ça, je me sens épuisée et je me réfugie dans le sommeil. Je n'aurai peut-être pas dû. J'aurai dû continuer à insister, trouver le moyen de lui parler, au lieu de ça, j'ai été me coucher. Et Pascal était parti quant je me suis réveillée.

Je n'ai pas trouver la force de me traîner au Carnaval. Au bord de la dépression, je suis restée toute seule au chalet. Tout le monde était sorti faire la fête. Au moins, je pouvais continuer ma séance de larmes sans témoin. Les yeux comme une pastèque géante, j'ai hanté le chalet.

Si je ne me sentais pas aussi coupable, je serais rentrée, mais là, ce serait une mauvaise idée. Je devais faire le point dans ma poche, rester pour trouver l'occasion de lui parler. Même si mes pulsions me poussait à vouloir prendre la fuite, ou dormir ailleurs, je ne pouvais pas prendre ce risque. Je frémissais à l'idée de devoir subir encore Pascal et Caro en train de faire l'amour alors que j'étais là à me ronger les sangs.

* * * * * *
------ Carnaval des coeurs perdus - 27.fév.10.sam - (058...1/2) ------


Message de ....."Petit Conseil d'une amoureuse"; - Posté ; Samedi 27 Février 2010 à 13:41

'' je pense la meme chose...il ne sait meme pas que ce" petit cadeau" vient de toi, il croit simplement qu'il a réussi à la jouer fine, et qu'il suffit que tu sois un peu alcoolisée en soirée pour en profiter...

Jane, tu ne pourras pas etre heureuse comme cela. Tes amies ont raison, il y a de plus en plus de passion et de désirs incontrolables dans leur relation...elle est comme une araignée qui le saisie peu a peu dans sa toile, et il semble désormais pris au piège; il n'essaye meme plus de lui résister, meme dans un lieu public ou il est sencé faire bonne figure avec sa chérie devant ces amis...en plus, est ce qu'il a deja fait ce genre de choses avec toi quand il était avec jess? non, je ne pense pas, il semble qu'il la respectait plus que toi...a part un baisé volé pour le nouvel an de l'année dernière, je ne pense pas qu'il aurait osé...

Il faut que tu comprennes qu'il a toujours eu plusieurs filles à la fois...avant c'était Jess et toi et maintenant Caroline et toi...tu ne peux pas lui donner l'impression que tu es la petite amie formidable qui lui offre ce qu'il n'a jamais eu parce que c'est ce qu'il vivait deja quand tu étais celle qui restait tapis dans l'ombre.

Quand il s'est marié, tu étais au fond du trou, le désirant pour toi toute seule...et maintenant que tu peu enfin profiter d'etre avec lui, tu le jette dans les bras d'une difficulté supplémentaire! Tu l'as assez partagé! tu as assez souffert pour lui! A ton tour de profiter! et s'il ne le comprend pas, mets le au pied du mur, demande lui ce que ça lui ferait si tu jouais au meme petit jeu constant en parallèle avec thomas? demande lui si tout à coup il ne sentirais pas son coeur se briser comme le tient?

je suis désolée, mais je vis tellement ta douleur et ton impuissance quand je te lis que je me sens obliger de te dire tout ce que je ressens...

PS : Demande toi comment est ce que ça va se passer lorsque Jess reviendra au devant de la scene...est ce qu'il continuera a te voir toi? a la voire elle? ou toutes les trois a la fois?

RÉPONSE; .....Posté par Janedo | Samedi 27 Février 2010 à 20:57

Aï-ahhh... je crois que tu as raison qu'il y a plus de passion et de désirs incontrôlables, hein? Zut, je ne m'en rendais pas vraiment compte... enfin, je pensais que c'était juste... C'est vrai, j'aurai dû lui faire une scène! Il n'aurait pas dû faire ça, pas là, pas avec tous nos amis autour... Je n'en étais même pas consciente... l'alcool peut-être! Du coup, j'ai une petite boule flottante dans l'estomac, je crois qu'il a des sentiments pour elle. D'ailleurs ce week-end.. enfin!

Non, il n'aurait pas osé faire ça à Jess. Enfin, je crois pas!

Je n'ose pas le mettre vraiment au pieds du mur, ce serait carrément me contredire, tu ne pense pas? Il faut que je trouve un moyen... Je crois que tu as raison, il faudrait que je me débarrasse d'elle... et j'avais oublié que Jess allait bientôt revenir... ôffff... Le mettre au pieds du mûr? C'est un peu risqué au point ou en sont les choses...

Faut pas être désolée "Petit conseil d'une amoureuse", au contraire, ça me fait plaisir, parce que comme tu peux l'imaginer, je ne parle à personne de tout ça, à part de temps à autre à Vania, mais je fais la forte :s. Je me fais ma thérapie dans mon journal, j'essaie de ne rien oublier et j'essaie d'analyser ce qui se passe... mais j'avoue que dès qu'il me souri, j'suis fichue. Et il est tellement câlin que j'en arrive à oublier tout le reste!

C'est vrai que c'était la mort quant Jess était là, et je devrais profiter de chaque minute, parce qu'elles sont comptées!

Bon, je vais m'accrocher, accrocher mon sourire... et descendre le rejoindre!


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057 - De pire en pire entre nous

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 26 février 2010
(057)

Pascal et Thomas avaient un autre match, ou un truc du genre en début de soirée, Pascal passait me chercher après. Ce week-end, on allait à Villars, dans un des chalet de la famille à Paul. Samedi soir, on avait prévu de participer au Carnaval dans les rues de Villars.

Caroline s'est invitée chez moi avec l'intention de faire la route avec Pascal et moi. Je ne savais pas qu'elle avait déjà demandé à Pascal et qu'il avait refusé. Il voulait me parler et la présence de Caro gênait. Je l'ai compris quant il l'a vue. On ne pouvait pas faire autrement que de l'embarquer avec nous. Elle est maligne. Qu'on le veuille ou non, elle s'arrangeait toujours pour s'immiscer entre nous.

Pascal n'était pas comme d'habitude, il semblait un peu tendu... C'est moi qui ait fait le 1er pas en mettant ma main sur ses genoux. Il a fait mine d'ignorer mon geste, ce qui m'a un peu refroidie et j'ai failli retirer ma main. Sa froideur en présence de Caro était comme un petit coup de canif dans les gencives. Il lui a fallu un bon 1/4h avant qu'il ne prenne ma main pour la porter à ses lèvres pour y déposer un bisou.

Ça avait été un peu étrange de revoir Thomas après la nuit passée. Je crois que j'ai rougi. Thomas semblait également légèrement mal à l'aise. La fille qu'il draguait l'autre soir au bar l'accompagnait et je crois bien que j'étais un peu jalouse.

Pascal a monté nos affaires dans la chambre que Paul nous avait réservé, et on est descendu rejoindre les autres au salon pour prendre un verre. Il y avait pas mal de personnes que je ne connaissais pas ce week-end. Sans doute des amis à Paul, mais Pascal et Thomas semblait les connaître. Puis, je suis montée pour prendre une douche et enfiler un training comme j'avais l'habitude de le faire avec l'intention de me changer plus tard si on sortait. J'aimais bien être à l'aise tant qu'on traînait au chalet.

Quelle ne fût pas ma surprise de trouver Caro installée dans notre chambre...

Elle sortait de la douche, et avait un linge autour de la tête. J'ai rapidement compris qu'elle dormirait là. Ce week-end question intimité, je pouvais toujours courir. Je crois que je suis restée sans voix. Un tas d'idées ont traversés mon cerveau engourdi, mais j'étais un peu trop sous le choc pour dire quoi que ce soit. Est-ce que Pascal était au courant? Est-ce qu'elle était déjà dans la chambre quant il a monté nos bagages? Est-ce qu'ils ont? Lui avait-il permis de s'installer dans notre chambre? Comment devrais-je prendre ça?

  • Coucou! J'ai pensé que ce serait plus sympa si on partageait la même chambre, ça te dérangerait pas? J'ai pris la petite armoire. Je ne prends pas beaucoup de place. T'es d'accord.
  • Si tu veux... j'suis d'accord si Pascal est d'accord... Est-ce qu'il est d'accord?
  • Tchhh, tu connais Pascal... Il n'a pas osé te le demander, mais je savais que tu serais d'accord.

Oh mais non! Pas d'accord du tout!!!

Pascal discutait avec Michael quant on est descendue et je n'ai pas osé aller le déranger, mais ce n'était pas pareil pour Caro. Très à l'aise, elle s'est dirigée directement vers lui. Elle a même réussi à lui faire interrompre sa discussion. En se penchant vers elle, il lui a passé un bras autour de la taille. Elle lui a marmonné quelque chose à l'oreille. Je l'ai vu froncé les sourcils, la regarder, puis hocher la tête. Jeeez, j'aimerai être un mouche pour savoir ce qu'elle lui avait dit. Je me rendais compte que j'étais vraiment nulle. Ma stupide timidité, une fois de plus, me coupait les pattes. Je n'avais même pas réussi à aller vers mon mec, Caro elle, réussissait sans trop d'efforts à toujours se glisser entre nous. Gros soupir. Elle était vraiment forte. Plus forte que moi en tous cas.

Pascal restait froid et très distant avec moi et je me suis sentie un peu seule. Je regrettais d'être venue et j'avais envie de rentrer chez moi.

Caroline se fondait assez facilement dans son cercle. Elle était à l'aise avec lui et ses copains, et l'air de rien, ça me rendait envieuse. Thomas avait remarqué que Pascal n'était pas comme d'habitude, et avait remarqué la distance entre nous. Il a abandonné sa copine pour tenté de me rapprocher d'eux et me faire participer. Mais j'avais une énorme brique au fond de la poitrine et je n'arrivais pas à secouer de ma tête la froideur de Pascal. C'était même pire. Thomas m'a posé tout un tas de questions auxquels je n'avais aucune réponse. Et déjà, il savait que Caroline partageait notre chambre. Incroyable.

Au pub, quant Thomas n'était pas auprès de moi, Layne le remplaçait, comme s'ils s'étaient donné le mot. Layne avait, lui aussi, remarqué qu'il se passait quelque chose; Pascal et moi ne nous parlions presque pas. C'était affreux, j'avais envie de pleurer toutes les larmes de mon corps, mais j'ai fait bonne figure avec un semblant de sourire accroché à mes lèvres.

Thomas s'en est rendu compte. Il s'est tout de suite aperçu que je n'allais pas bien. J'étais là, et Pascal passait tout son temps avec Caro. Il ne faisait aucune tentative pour venir vers moi ou même se rapprocher. Pascal m'ignorait presque totalement. A part quelques rares sourires qu'il m'adressaient quant nos regards se croisaient, niet. Pascal détournait presqu'aussitôt les yeux. Je ne comprenais pas pourquoi il était comme ça!

Thomas s'est empressé d'essayer de me remonter le moral et s'occuper de moi. Au moins avec lui, je n'avais pas besoin de faire semblant. J'ai quitté précipitamment le salon pour aller me réfugier dans la première pièce inoccupée. J'ai fait une sorte de crise d'hyper ventilation. Ça devait être un attaque d'asthme. J'ai eu de la peine à reprendre mon souffle. Thomas m'a juste serrée dans ses bras et il a fallu que Pascal nous tombe dessus à ce moment là. Pas de bol. Thomas avait beau lui dire que ce n'était pas ce qu'il pensait, mais Pascal n'a pas semblé l'écouter. Tout était contre nous; le fait d'être caché derrière une porte close, les regards coupables... Pffff. Pascal est devenu encore plus froid et distant et ça me faisait du mal.

Pascal et Caro se sont rapproché encore plus, et ont pratiquement passé la soirée collé ensemble. Ils ne se quittaient pratiquement plus. Malgré mon masque souriant, je souffrais le martyre. Thomas a viré Layne de son poste de chevalier servant en lui demandant de rester à l'écart et de s'occuper d'Alexia. Layne ne s'est pas gêné pour dire qu'il devrait aussi s'occuper de sa copine et que Pascal était occupé avec Caroline, donc il ne voyait pas pourquoi Thomas voulait jouer les protecteurs.

Si Layne l'avait remarqué, je pense que tout le monde aussi. J'étais mortifiée. Je voulais rentrer. Mais, je ne pouvais pas, surtout pas avec Thomas et pas non plus avec Layne. Alors, je suis restée là à subir la soirée. Pascal restait le plus éloigné possible de la table. Il restait au bar avec quelques copains, Caroline presque sur ses genoux ou un bras autour de ses épaules. De temps en temps, Caro me lançait un petit regard plein de pitié. Je lui souriais comme si tout était normal, mais ça me coûtait.

Thomas m'avait proposé de rentrer au chalet avec lui et sa copine. Non merci. Même si cette soirée était un cauchemar, je devais m'accrocher. Je préférais laisser Pascal continuer encore un peu à me tourner le couteau dans la plaie, au moins si je décidais de me venger, il ne pourra pas dire qu'il ne savait pas pourquoi.

Vers les 3h du matin, on est rentré au chalet. Je suis allée directement me coucher. Je n'avais plus la force de faire semblant, épuisée par la douleur au fond de la poitrine. Impossible de fermer l'œil quand même.

Plus d'1h plus tard, Pascal et Caroline sont montés ensemble. Ils étaient tous les deux un peu saoul. Ils riaient et titubaient un peu.

  • Elle dort tu crois?

Pascal s'est collé derrière moi et m'a entouré de ses bras en me faisant de petits bisous dans le cou. Fâchée parce qu'il m'avait ignorée tout au long de la soirée, j'ai eu la stupidité de continuer de faire semblant de dormir. Trop bête. J'aurai dû aussi me mettre au milieu du lit. trop conne. Mais je ne m'attendais pas à la suite. J'ai senti la main de Caroline glisser entre nous, en fait sur Pascal. Sa main descendre le long de son torse, toujours plus bas.... Là, j'aurai dû faire semblant de me réveiller!

Pascal m'a lâchée pour se tourner vers Caro...

Triste à mourir, je n'avais plus qu'à continuer à faire semblant de dormir. Je n'avais pas besoin de regarder pour savoir ce qui se passait à quelques centimètres de moi. J'entendais leurs soupirs, les cris de Caro que Pascal essayait de contenir pour ne pas me réveiller. Et les "je t'aime" qui pleuvaient de sa bouche à elle. J'entendais ses mains glisser sur sa peau.
J'entendais chaque soupir, chaque baiser, chaque mouvement du matelas. Ils se sont embrassés encore, beaucoup, et longtemps et ils ont recommencés.

Après, Pascal l'a gardée dans ses bras. Ils parlaient en chuchotant et je les entendais se faire de petits bisous. Dans mon coin, agrippée à mon coussin, je pleurais en silence. C'est elle qui dormirait dans ses bras ce soir, et moi, toute seule dans mon coin. J'avais trop de peine. Puis enfin, après un temps interminable, il a tenté une approche, et cette fois, hyper soulagée, je ne l'ai pas repoussé.

Alors, il m'a entouré de ses bras musclés et chauds. L'air de rien, je ne demandais pas mieux. J'ai précipitamment essuyé mes larmes et je me suis enroulée contre lui. Pascal pensait que je dormais. Il me serrait fort en me faisant des bisous dans la nuque. Caroline a passé un bras autour de lui. Quant j'ai fait mine de me réveiller, il est redevenu distant. A part me garder dans ses bras, il a fait semblant de dormir. C'était terminé les bisous bisous dans la nuque et sur les épaules, fini de frotter sa joue contre la mienne.

Je ne comprenais rien....

* * * * * *
------ De mal en pire entre Pascal et moi!!! - 26.fév.10.ven - (057) ------

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056 - Difficile de résister.. à Thomas!

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 25 février 2010
(056)

Hier, mercredi, on s'était séparé légèrement fâché, enfin... je m'étais vue obligée de lui montrer mon mécontentement, sans pour autant lui faire une scène. En fait, je suis contradiction constante avec moi-même ce qui fini par foutre le bordel.

Par moment, c'est difficile à supporter de sentir qu'il n'a pas l'intention d'arrêter de voir Caroline, même, j'ai la nette impression qu'il éprouve de plus en plus le besoin de la voir. Ce n'était plus seulement de l'amitié. On ne peut rien contre les sentiments qu'on peut éprouver pour quelqu'un. Je ne peux pas me mettre entre eux, ça me conduirait à ma perte.

Je devais prendre une décision et m'y tenir; ou j'essaie de lui forcer la main et lui demande de faire un choix, ou je le laisse continuer à voir Caro et prendre mon mal en patience. Mais une chose est sûre, je ne peux pas continuer à souffler le chaud et le froid selon mon humeur du jour.

Ce soir, j'avais rendez-vous avec mes potes alors que Pascal avait un match. Donc, on devait se retrouver au bar habituel après. Une fois de plus, je n'allais pas le voir jouer, mais je savais que Caro, elle, oui. Et comme je pouvais m'y attendre, elle est arrivée en même temps que Pascal. Donc, elle avait dû venir avec lui en voiture.

Comme toujours, dès que Pascal apparaît, dès que j'aperçois sa silhouette, j'ai toujours le cœur qui s'emballe, qui s'enflamme, qui bat dans ma gorge. Affff. Il est tellement beau, a tellement de charisme, qu'il était impossible de ne pas le remarquer. Il m'a fait un petit sourire dès qu'il m'a vue. Il saluait ses copains au passage, échangeait quelques mots avec celui-ci ou celle-là. Caroline restait à ses côtés et participait même à la conversation. Je piaffais de jalousie en le voyant la présenter à ceux qu'elle ne connaissait pas. Ça, il aurait pu éviter? Mais, ça faisait partie de son éducation, il présentait toujours les personnes qui l'entouraient les uns aux autres.

Ça me dérangeait qu'il soit arrivé avec elle, comme un petit couple. Pour finir, presque tous les jeudis, il arrivait avec elle, presque jamais avec moi. En fait, il arrivait presque toujours avec elle? J'étais peut-être pas tout à fait honnête, mais qu'importe, j'étais furax, jalouse, mortellement envieuse de la place qu'elle s'était taillée. J'en étais incapable moi, bloquée par une timidité maladive.

Déjà qu'ils arrivent tout le temps ensemble, mais en plus, il la présente à tout le monde? Grrr. Même si je n'en avais pas vraiment envie, j'ai décidé de tourner les talons et de partir. Il n'avait qu'à me chercher, et il comprendra illico presto pourquoi j'étais partie. Même si ça impliquait de le laisser avec Caro. De toute manière, il ne ferait rien en public. Je suis presque sûre qu'il ne serait pas tellement d'humeur à la raccompagner après ça. Et s'il le faisait, je serais vraiment furax.

En effet, ma disparition avait déstabilisé Pascal. Il ne m'avait pas vue partir, et j'avais disparue de l'endroit où il m'avait aperçue, alors il m'a cherché du regard un peu partout. Puis, il a dû penser que j'étais au petit coin, alors il a attendu mon retour à la place où j'étais. Rien. Ne me voyant pas revenir, il a essayé de me joindre au téléphone. Sans succès. Je n'étais pourtant pas loin. Assise dans ma voiture, bien au chaud, j'étais contente de l'avoir vu paniquer quant il a compris que j'étais partie.

Il est sorti pour téléphoner, Caroline sur ses talons. Pascal a discuté avec elle 2mn, puis elle est retournée à l'intérieur. Pascal a continué à essayer de me joindre. Je ne répondais pas. Thomas est sorti voir ce que Pascal faisait. Quelques minutes plus tard, alors que Pascal se préparait à partir, Thomas a essayé de me joindre, là, j'ai répondu.

Comme je le pensais, Caro a essayé de se faire raccompagner, mais Pascal est parti tout seul. Je ne l'ai pas suivi. Comme je m'en étais doutée, Caro est partie 5mn plus tard. Thomas voulait savoir si j'allais bien? Pourquoi j'étais partie? Et il a proposé qu'on se voit. J'ai accepté. J'avais pensé refusé de 1er abord, puis je me suis dis que Thomas serait ma "Caroline", je pouvais aussi me montrer faible, tout comme Pascal, pour le tenir à distance!!!! Thomas a planté tout le monde pour venir me récupérer et on a été se cloîtrer chez lui.

Folle de rage, j'ai remarqué que Pascal était rentré 2h plus tard. 2h après nous. C'était plus de minuit. Pour calmer ma fureur, quant Thomas m'a proposé de dormir chez lui, j'ai accepté. Pascal ne savait pas que j'étais à l'étage au-dessus, et je ne répondais pas à ses appels. Il avait sûrement passé les 2h auparavant avec et chez Caroline, alors qu'il me cherche ne pouvait pas lui faire de mal.

Il a peut-être passé une 1/2h chez lui et on l'a entendu repartir. Mon cœur en gelée s'est échoué au fond de mes groles. Il allait retrouver Caro? Pfff, salaud.

On était d'accord avec Thomas de ne jamais mentionné que j'avais dormi chez lui. Il ne voulait pas mettre en danger son amitié avec Pascal, ni que Pascal imagine des choses. On était d'accord qu'il ne se passerait rien. Faut avouer que c'était vraiment pas facile. Thomas me plaît beaucoup et j'étais bien placée pour savoir qu'il était un bon amant, que c'était "un bon coup". Thomas s'est retenu pour ne pas profiter de ma vulnérabilité et s'est tapé quelques douches froides... ;) Trop chou. J'ai fait celle qui ne réalisait pas pourquoi. Malgré une petite pointe de culpabilité, la volonté de ne pas trahir son partenaire, c'était vraiment dur de résister, et pourtant, j'étais folle de Pascal...

Je crois que je pouvais vraiment comprendre comme ça pouvait être difficile aussi pour Pascal face à Caro!!!

* * * * * *
------ Dur de résister à l'appel de la chair!!! - 25.fév.10.jeu - (056) ------

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055 - J'avale ses mensonges

Publié le par JaneDo

mercredi..... 24 février 10
(055)

Je n'aurais peut-être pas dû partir comme ça, mais je l'ai fait pour que Pascal sache que ça n'allait pas. Il a essayé de me rattraper avant que je n'arrive chez moi, mais j'ai immédiatement remarqué qu'il me suivait, alors je l'ai appelé pour lui demandé de ne pas. Je suis restée calme et agréable, mais j'ai insisté pour qu'il ne me suive pas, je ne voulais plus en parler, je dormais chez moi ce soir.

En arrivant chez lui, il m'a rappelé et on a parlé un peu au téléphone.

Mercredi, Pascal a passé sa journée a essayer de me joindre. Même si je crevais d'envie de lui parler, de l'entendre, ce n'était pas une bonne idée de lui répondre aussi facilement. La chanson "Tell me lies, tell me sweet little lies" (dis moi des mensonges, de doux petits mensonges) tournait en boucle dans ma tête. J'étais prête à les avaler toutes sans problèmes. Mince, je ne me reconnaissais pas. Est-ce que j'avais toujours été aussi perméable? Il me manquait jusqu'à l'os, sa présence me manquait...

En milieu d'après-midi, je ne tenais plus alors j'ai répondu... Question de ne pas trop le faire languir... Ou moi?

Pascal voulait m'inviter à manger, j'ai refusé. Il m'a supplié de passer chez lui, j'ai refusé. Je préférais rester un peu seule. Il devait sûrement se sentir coupable, et comme tout homme qui se respecte, il ne devait pas vraiment savoir pourquoi je prenais mes distances. Donc... demain, j'enterre ma petite hache de guerre!

* * * * * *
------ Sweet little lies - 24.fév.10.mer - (055) ------

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054 - Petit orage...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 23 février 10
(054)

Pascal m'avait donné rendez-vous chez lui après son entraînement. Je n'étais pas trop chaude pour ça. J'avais peur de devoir l'attendre et que ma tête commence à divaguer en l'imaginant chez Caro. Elle était sûrement venue se scotcher sur les bancs de la salle de sport, et il allait devoir la raccompagner.

Pascal a voulu savoir ce que j'avais voulu dire quant je lui ai dit que "je savais déjà" samedi soir. Je n'ai pas dit que je les avais vu, lui et Caro, s'éclipser en douce, sinon j'aurai été obligée de lui faire une scène. Scène que j'aurai déjà dû lui faire en rentrant dimanche matin, sinon hier, et je n'avais pas envie qu'on se dispute. Inutile de se lancer dans une dissertation au sujet de sa petite partie de jambes en l'air. Je voulais qu'on ne passe que de bons moments ensemble.

Pascal est rentré directement après son entraînement. J'ai failli lui demander s'il y avait Caro ou s'il avait dû la ramener, mais, je ne voulais pas amener sa présence chez nous, entre nous. Caro était déjà assez présente toute la semaine au travail et le week-end, alors autant éviter de parler d'elle ou de faire planer son spectre autour de nous. Quoique? Peut-être que je devrais pour voir si son attitude changerait en pensant à elle?

Non. Je ne ferais pas ça.

Il m'a dit que je lui avais manqué ces derniers temps. Que depuis la mort de mon chien j'avais été distante, un peu ailleurs.
Il s'était senti blessé et avait souffert de se sentir repousser, de n'avoir pas voulu partager mes états d'âmes avec lui, de ne pas l'avoir laissé au moins essayer de me consoler, ni me toucher pendant presque un mois entier. Et quant je suis un peu sortie de ma bulle, c'était pour finir dans les bras de Thomas. Aoutch! C'était la 1ère fois qu'il osait mentionné mon bébé Maxou et ce qui c'était passé avec Thomas.

Il est vrai que j'avais été rongée par mon chagrin et que je n'ai jamais su comment laisser qui que ce soit m'approcher. Personne ne savait le faire, sauf ma maman, mais elle n'était plus là.

J'avais l'impression de me justifier en rappelant que c'était encore frais pour moi, que je n'étais pas tous les jours au top, qu'après je suis tombée malade et pour couronner le tout, j'avais eu mes ragnagnas juste après. Bref, j'estimais que ce n'était pas vraiment de ma faute. Tandis que Pascal avait eu l'impression que je m'éloignais de lui.

Quant il a commencé à me dire qu'il avait fait des conneries, je l'ai arrêté. Je ne voulais rien savoir. Si je n'avais aucun moyen d'apprendre ce qu'il avait fait, ou si ça devait nous gâcher la soirée, je préférais qu'il garde ça pour lui. Il n'avait qu'à essayer d'éviter de recommencer.

C'est drôle, mais les hommes ont aussi leurs doutes, j'ai l'impression que ça concerne souvent le sexe. Et pourtant, je l'adore, je l'aime à mort! Et pour le sexe? pfff, je pourrais lui sauter dessus tout le temps, 24 sur 24. Il m'inspire ;)
Pascal ne se rend même pas compte que j'ai envie de lui tout le temps???

Pascal a voulu encore savoir si, comme ces temps je n'étais pas trop portée sur la bagatelle, si par hasard, il en aurait profité pour s'amuser avec Caro, comment je réagirais? Pour le stresser un peu, au lieu de répondre, je lui ai demandé si c'était le cas? Il n'a pas répondu. Je lui ai demandé s'il était tellement en manque? Il n'a eu aucun problème de confirmer que oui. J'ai préféré changé de sujet. Je ne voulais pas parler d'elle, et je ne savais pas encore comment réagir.

Je lui ai seulement dit que, quelque part, j'aimerai parfois être une mouche, mais qu'effectivement, je préférais ne pas trop être au courant. Mais que j'espérais qu'il ne devienne pas accroc aux petites... aventures? Mais Pascal a insisté, et Caroline a fini par planer sur notre soirée!

Alors je me suis lancée... Je lui ai dis que j'avais espéré que les choses seraient redevenues normales après Nouvel An, que je regrettais un peu que ce ne soit pas le cas. Qu'il m'avait un peu déçue. Pascal m'a assuré que c'était le cas, que tout était rentré dans l'ordre.... Alors j'ai voulu savoir pourquoi il avait voulu aller chez Caro l'autre soir? Il avait été prêt à me planter à la maison pour courir chez elle? Est-ce ce qu'il appelait; retour à la normale, lui? Il m'a ressorti l'histoire de la panne. Ensuite je lui ai rappelé que c'était lui qui avait passé tout le week-end du Petit Nouvel An avec elle dans ses bras, alors que je souffrais à mort à Lausanne de la perte de mon chien. Là, Pascal s'est senti mal, je pense. Il s'est confondu en excuses, mais ça ne servait plus à rien; ce qui est fait, est fait!

Oehhh, je ne voulais pas partir, je ne voulais pas le quitter, j'aurai voulu qu'on ne parle pas de toutes ces choses. Mais maintenant qu'on avait déterré quelques squelettes, même si je n'en avais aucune envie, je ne pouvais laisser passer. J'étais obligée de lui montrer que ça me fait de la peine s'il l'avait touchée ce fameux week-end au chalet quant j'étais pas là. Qu'il avait peut-être eu l'impression que je le tenais à l'écart, mais il n'avait pas jugé utile de rester à Lausanne.

  • Si j'avais eu envie de me confier à toi, envie ou besoin de me réfugier vers toi... tu n'étais pas là? Tu avais préféré rester avec elle, au chalet... J'espère au moins que tu n'étais pas en train... en train de... Est-ce que tu as couché avec elle?

Pourvu qu'il continue à me mentir... J'espérais qu'il ne fasse pas l'idiotie de me dire, en face, qu'il avait fait une connerie pareille...

  • Non, il ne s'est rien passé. Je te l'avais déjà dit... Ok, d'accord... D'accord, on a un peu fricoter, mais on a rien fait. De toute façon, je savais qu'on ne se verrait pas si j'étais resté... Mais, t'as peut-être raison, je n'aurai pas dû aller au chalet, j'aurai dû rester ici près de toi...
  • Fricoté hein...

Je ne voulais pas qu'il ait l'impression qu'on se disputait, ni que je partais fâchée, même si tous les signes y étaient, alors j'ai prétendu ne pas me sentir trop bien; le rhume sans doute, et que je préférais rentrer.

Pascal a essayé de me convaincre de rester, suppliée même, mais je devais partir. Je devais lui faire sentir que la pilule était difficile à avaler. En fait, je n'étais pas fâchée du tout. J'ai peut-être un peu tiqué, mais c'était passé, je pouvais comprendre et accepter ça. Je ne lui en voulais pas. On n'aurait pas dû en parler, maintenant, j'étais obligée ou de lui faire une scène ou quitter la scène la tête haute. J'ai choisi la 2ème solution.

Quelle poisse, j'aurai bien dormi entouré de ses bras, collée contre lui... flûte!

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------ Toute petite scène! - 23.fév.10.mar - (054) ------

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053 - Je l'aime toujours autant...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 22 février 10
(053)

Le soir, après son boulot, on s'est retrouvé chez lui. On a passé une chouette soirée comme d'hab. quant je suis avec lui. Chaque fois que je passe du temps avec Pascal, je me rappelle pourquoi je l'adore toujours autant. Il me couve de tendresses et me rappelle sans arrêt qu'il m'aime, tout autant qu'il sait me le faire sentir. On a cuisiné ensemble, passé la soirée enroulé dans les bras l'un de l'autre, rigolé... Afff, je l'adore.

On a pas parlé du week-end. Qu'y aurait-il eu à en dire? Rien. C'était derrière nous, c'était hier, c'était dans un autre monde.

Bien sûr Caro l'a appelé. Ce qu'il ne faisait jamais, c'était répondre, mais là il a pris l'appel. Elle essayait de l'attirer chez elle, pour lui faire à manger et touti quanti. Pascal m'a passé le téléphone pour que je lui réponde. Du coup, Caro m'a dit que j'étais aussi, bien entendu, la bienvenue. Elle nous aurait préparé à manger et on aurait passé une petite soirée sympa entre amis, tous les 3!!! Le geste de Pascal m'avait un peu surpris, il me faisait signe de refuser, ce que j'ai fais.

On a ignoré ce coup de fils et continué notre soirée comme s'il n'avait pas eu lieu. Thomas est descendu un moment pour manger avec nous. Je me suis rendue compte qu'ils mangeaient souvent ensemble et qu'ils passaient probablement beaucoup de leurs soirée aussi ensemble. Thomas n'aime pas se retrouver seul et n'est pas très doué quant il s'agit de cuisiner.

Pascal était impatient de voir Thomas rentrer chez lui, je n'avais plus mes bringues, alors... Après tous ces mois avec lui, je ne suis pas encore blasée, ni rassasiée de lui. J'aime ses lèvres, ses sourires, l'éclat de ses yeux, j'aime sa manière de me toucher, l'entendre, j'aime sa manière de se mordre les lèvres par moment quant on fait l'amour... Je l'adore trop fort. Et le temps passe trop vite dans ses bras... Et j'adore passé la nuit chez lui, j'adore dormir avec lui...

* * * * * *
------ Je l'aime toujours autant - 22.fév.10.lun - (053) ------

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