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093 - Terminé avec elle!

Publié le par JaneDo

Samedi..... 03 avril 2010

Thomas et moi étions en train de fumer dans le jardin d'hiver. Toujours aussi direct, Pascal voulait discuter, il ne voulait pas attendre le déluge. Souriant, Thomas a éteint sa clope et nous a laissé. Il m'avait encouragé à parler franchement avec Pascal, surtout, de lui dire que ce n'était pas trop tard!

Je n'avais plus envie de jouer, alors j'ai suivi les bons conseils que j'avais reçu sur mon journal; je lui ai dis que je l'aimais, qu'il devrait le savoir, je n'aimais que lui. Personne d'autre ne comptait plus pour moi. Je lui ai demandé s'il ne le savait pas encore après tout ce temps? Est-ce que je ne le lui disais pas assez? Qu'il ne s'était rien passé dont je puisse avoir honte. Hum, évidemment que j'ai sauté le passage où je me suis jetée à la tête de Thomas, les bisous-bisous enflammés, et aussi le fait que Thomas ne m'était pas indifférent.

  • Alors pourquoi avoir dit que c'était trop tard? Tu sais, ce n'était qu'un "Poisson d'Avril", je n'en pensais pas un mot et je ne veux pas rompre avec toi, mais, je n'ai aucun problème pour rompre avec Caro. Je n'en ai jamais eu aucun. Il me suffisait d'un mot. J'avais besoin de savoir ce que tu voulais...

Pascal a tendu la main vers moi, j'avais envie de lui sauter au cou, mais... Je ne l'ai pas fais. J'ai même reculé d'un pas. Ça m'a refroidie de savoir qu'il n'avait pas encore jugé utile de rompre avec Caro. A ce moment là, elle a pointé son nez dans l'embrasure de la porte vitrée. Le bruit des voix et la musique nous a fait tourner la tête dans sa direction. J'ai voulu me tirer pour les laisser mais Pascal m'a retenue et a demandé à Caro de rester puisqu'elle était déjà là.

Après ça, mon moral est passé de; à ras le sol, direct au plafond. Pascal a expliqué à Caro qu'on avait pas vraiment rompu, qu'il n'en avait jamais eu l'intention, que ce n'était pas sérieux.

  • C'était un poisson d'avril, pas génial quant j'y pense, mais ça m'a permis de remarquer des choses qui ne m'ont pas beaucoup plu...

Comme il était mignon avec son air sérieux et ses sourcils froncés. Mon cœur suivait le rythme des mouvements de ses lèvres. Il n'imagine même pas à quel point je l'adore. Pascal avait voulu me tester, mais je n'étais pas la seule...

Il a voulu savoir comment j'allais réagir, si j'allais me jeter illico dans les bras d'un autre. Il ne me l'aurait pas pardonné. God, je remerciais le ciel que Thomas se soit douté de quelque chose, sans ça, je l'aurais carrément déçu. Il m'a rappelé qu'il m'aimait et que moi aussi, je devrais le savoir. J'avais presque oublié la présence de Caro quant il s'est tourné vers elle. Pascal lui a dit qu'elle l'avait énormément déçu. Là, Caro a pâli. Pascal lui a dit que sa manière de m'ignorer, de ne même pas prendre la peine d'entrer en contact avec moi ou essayer de me consoler, après toute la générosité que j'avais su lui témoigner l'avait déçu. Il avait trouvé ça dégueulasse. Elle n'avait montré aucune compassion pour moi. Mon empathie pour les autres l'agaçait parfois, mais en même temps, il adorait ce côté tendre chez moi, et trouvait ça finalement attachant. Par contre, il trouvait Caro égoïste, elle n'avait montré aucune reconnaissance et il trouvait ça pas terrible,

Caro lui a expliqué qu'elle s'était retrouvée dans une situation difficile; elle ne pouvait pas vraiment me faire face sans avoir l'air de tourner le couteau dans la plaie, elle ne pensait pas que j'aurai aimé ça. Que contrairement à ce que Pascal pensait, elle avait eu beaucoup de peine pour moi et n'osait même plus me regarder en face. Ce n'était pas faux. Elle n'avait pas su quoi faire, s'était retrouvée coincée, qu'elle l'aimait et que ce n'était pas de sa faute s'il avait choisi de me plaquer. Qu'elle était très bien avec nous 2 et ne lui avait jamais rien demandé. Elle avait préféré rester discrète et m'éviter au maximum pour ne pas me faire souffrir davantage.

Pascal l'a écoutée, mais il lui a rappelé que ce n'était qu'un "Poisson d'Avril", qu'il n'avait jamais eu l'intention de rompre avec moi. Il a ajouté que ce triangle amoureux ne me convenait plus, qu'il le lui avait déjà dit, un mot... avec elle, c'était terminé.

Pascal avait enfin rompu avec Caro. Elle est restée la bouche ouverte, blessée à mort. Elle cherchait mon regard, mais j'ai baissé les yeux. Aïe, j'avais de la peine pour elle. Je savais très très bien ce qu'elle pouvait ressentir, j'étais passée par là. J'aurai sûrement suivi ma nature un peu bê-bête et tenté de la consoler si Pascal ne m'avait pas fermement entraîner avec lui.

En suivant Pascal les oreilles basses, je comprenais pourquoi le petit clin d'œil de Thomas tout à l'heure après avoir discuté avec Pascal; il savait. Il savait que Pascal allait lever le voile sur ce "Poisson d'Avril". J'ai suivi mon homme sans opposé de résistance. Notre chambre, hahhh, j'aimais cette chambre, elle était remplie de tellement bons souvenirs, de précieux et tendres souvenirs. Pascal n'avait pas vraiment envi de parler, il ne voulait plus parler. Bof, moi non plus d'ailleurs.

J'étais tellement, tellement heureuse, je retrouvais mon Pascal, ses bras, sa chaleur, ses câlins... Lui... Je ne sais vraiment pas comment j'avais pu imaginer vivre sans lui, c'était pas possible, j'suis accroc.

On s'est levé très tard ce samedi et on a traîné au lit. Pascal m'a raconté ses allées et venue entre chez moi et chez Layne. On a beaucoup parlé de ce qui c'était passé ces derniers jours. On voulait tous les 2 tout savoir; ce qu'on avait fait, ressenti, pensé.

Caroline, elle, n'avait pas fermé l'œil de la nuit. En plus, elle avait les yeux enflés comme des soucoupes, elle cherchait désespérément son regard. Glups. Après avoir avalé un café, j'ai fais un bisou à Pascal, je retournais me coucher. En montant les escaliers, j'ai remarqué que Caroline me suivait, alors j'ai couru jusqu'à la chambre et elle a frappé à la porte. Je n'avais pas pensé qu'elle me poursuivrait à la chambre, alors je n'avais pas fermé la porte à clé.

Mince, je n'avais pas envie de la voir, ni de lui parler, alors j'ai grimpé en vitesse me cacher dans l'attique au fond de la chambre, là où personne ne penserait pas à chercher. Mince, je comprenais ce qu'elle avait essayé d'expliquer à Pascal; je l'évitais parce que je me sentais mal à l'aise en sa présence. Comme la plupart des gens, la souffrance des autres me rebute.

Quant elle a quitté la chambre, je me suis couchée sur le dos les bras en croix. Mon café, posé sur le meuble près de la porte refroidissait. J'avais envie de rester là, dans le secret de l'attique et dormir. Au cas où elle aurait l'idée de revenir, elle ne me trouverait pas, je serais tranquille pour un moment. Pascal est entré à ma recherche, et j'ai voulu écarter les rideaux mais Caroline est entrée à son tour. Alors je suis restée où j'étais.

Ils ont commencé à discuter. Enfin non, elle parlait et Pascal l'écoutait en essayant de rester hors d'atteinte, parce qu'elle essayait de le toucher ou de se serrer contre lui. Ça me faisait de la peine, c'était triste. Elle pleurait et le suppliait de ne pas la rejeter, qu'elle se doutait que j'avais dû lui demander de rompre avec elle, qu'elle me parlerait. Elle ne pouvait pas imaginer qu'il lui ferait du mal intentionnellement, qu'elle ne supportait pas son indifférence. Cette fois, c'était sûr, je ne pouvais pas sortir de ma cachette. Je ne voudrais jamais qu'elle sache que je l'avais entendu, ni vue dans cet état. Sa souffrance faisait peine à voir et faisait écho au mien. C'était horrible, je ne voulais pas voir ça.

D'après le ton de Pascal, il était désolé, il l'a laissée se lover contre lui et l'a serrée dans ses bras, puis ils sont sorti. Mon café était froid. Berk. Je suis sortie de ma cachette soulagée qu'ils soient parti et je me suis couchée dans notre lit cette fois. Dormir, c'est tout ce que j'avais envie de faire. Je ne voulais plus penser à elle, ni me rappeler de son visage ravagé. Pourquoi est-ce que je devais me sentir triste pour les autres?

Comme une zombie, je me suis levée en fin d'après-midi. Après quelques cafés, j'ai commencé à émerger. Autour de moi, c'était l'effervescence, ils discutaient des plans pour la soirée. Moi, je m'en fichais, je suivrais c'est tout. J'ai croisé le regard à Caro, j'ai voulu l'ignorer, mais c'était difficile. Elle était assise dans un coin du salon avec Alexia. Layne était debout à côté et discutait avec Thomas. Même si elle était entourée, ciel, elle avait l'air seule. Elle faisait peine à voir. Je me suis forcée à aller vers elle. Layne m'a fait un bisou smack en partant. Ça avait sûrement dû énerver Alexia, mais elle n'a rien dit. Ils ont tous déserté pour nous laisser seules.

A la 1ère question stupide qui m'est venue spontanément, le; "ca va", réponse idiote; "Non, ça va pas terrible". C'était vraiment une question idiote. Il a fallu chercher autre chose...

Le soir, on est sorti au bowling, Caro est restée au chalet. C'était un soulagement, en tous cas pour moi. Je restais collée à Pascal comme son ombre, d'ailleurs, il ne me laissait pas m'éloigner non plus. Ses bisous, ces petits câlins et ses attentions me redonnaient goût à la vie. J'aimais sentir ses mains sur moi, chercher les miennes, sa présence. J'étais vraiment hyper accroc à Pascal. Même quant il discutait avec d'autres filles, je restais accrochée à lui. Ça le faisait sourire, il n'avait pas l'habitude de me voir comme ça. J'avais eu tellement peur de le perdre que j'avais besoin de le toucher constamment.

On est rentré vers les 2h du matin. Caroline était assise toute seule au salon, elle semblait attendre. La pauvre. Je suis sûre que Pascal a eu, comme moi, mal au cœur de la voir comme ça. Une chose est sûre, c'est qu'elle avait du cran. Moi, je me serais terrée dans ma chambre. Je n'aurai fait mal au cœur à personne, ni dérangé personne. On aurait même pu oublier que j'existais!!!

Je savais qu'elle nous avait envoyé des messages, mais que ce soit Pascal ou moi, on a évité d'en parler. Je suis sûre que lui aussi se sentait mal d'entendre ses petits coups à la porte de notre chambre une heure plus tard. Une chose que je n'aurais, non plus, jamais osé faire. J'ai voulu aller lui ouvrir, Pascal a essayé de me retenir. On ne pouvait pas l'ignorer et la laisser plantée derrière la porte. Pour finir, Pascal a été lui ouvrir.

Je n'ai pas suivi leurs discussions, je me suis endormie presque aussitôt. J'étais crevée, mais je me sentais rassurée qu'il soit là...

* * * * * *
------ Terminé avec Caro - 03.avril.10.sam - (093) -----

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092 - A mon tour de jouer!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 02 avril 2010

Je n'avais pas le temps de dormir, peut-être que j'aurai dû, mais j'étais trop impatiente d'être au chalet. Je n'avais absolument aucune idée de ce que je ferais une fois sur place, mais bon. Sûrement dormir un peu d'abord. Le temps de prendre une douche, d'avaler 2 ou 3 cafés, de sauter dans un training et c'était parti. Pendant tout le trajet, la dernière discussion avec Pascal me trottait dans la tête.

  • Tu veux être avec elle?
  • Oui.
  • Tu l'aimes?
  • Oui.
  • Tu as décidé que c'était fini entre nous?
  • C'est mieux comme ça.
  • Alors chou, tu as ce que tu voulais. Y a rien d'autre à ajouter.
  • Est-ce que tu m'aimes toujours?
  • Oui.
  • Est-ce que tu veux toujours de moi?
  • Oui, mais...
  • Pas de mais. Est-ce que tu veux toujours de moi ou tu as déjà quelqu'un d'autre dans le cœur? Layne?
  • Layne? J'aime toujours beaucoup Layne, mais c'est toi que j'aime.
  • Tu as couché avec lui?
  • Hier soir? Non. Écoute, cette discussion n'a aucun sens. Je préfère que tu t'en ailles...

Quant je lui ai demandé s'il l'aimait, il avait répondu "Oui", Aïe, ça me faisait mal jusqu'à l'os. "C'est mieux comme ça"; pourquoi est-ce qu'il avait dit ça? Pourvu que Thomas ait raison et que ce n'était qu'un "Poisson d'Avril". Pourvu que ce ne soit qu'un "Poisson d'Avril" et que je n'ai pas à envisager ma vie sans lui. C'était trop tôt, je n'étais pas prête.

Je le revoyais planté devant moi, la tête baissé comme un petit garçon pris en faute. Je ne pouvais pas m'empêcher d'éprouver de la tendresse et j'aurai bien voulu trouver le courage de lui demander de me serrer dans ses bras une dernière fois, mais je n'ai pas pu, pas osé.

Ils étaient pratiquement tous sur le point de sortir quant je suis arrivée vers les 10h30. Je suis tombée nez à nez avec Pascal qui rentrait de son jogging avec Caro. Ça m'a serré le cœur de les voir tout "amour-amour", la voir se pendre à son cou et tous ses bisous-bisous. Il m'a dit bonjour, mais Caro a essayé de faire semblant de ne pas me voir, puis elle m'a lancé un vague "salut" avant de détourner rapidement les yeux. Je me suis précipitée à l'intérieur en laissant mes affaires derrière, je voulais juste ne plus les avoir sous les yeux.

Thomas m'a accueillie dans l'entrée et Pascal a apporté mes affaires. J'ai remarqué que Caro essayait de le tirer loin de moi. Thomas m'a proposé de poser mes affaires dans sa chambre, mais Pascal l'a interrompu pour dire qu'il me laissait sa chambre dans l'attique et qu'il y portait mes affaires. Ok, pourquoi pas, ça ne me gênait pas qu'ils décident à ma place. J'adorais cette chambre, elle est remplie de souvenirs, de souvenirs agréables et tendres. Cette chambre était remplie de la présence de Pascal.

J'étais crevée de ma nuit sans sommeil avec Dol alors j'ai été dormir. Ils sont presque tous sorti pour faire du sport, le silence dans le chalet était reposant. J'ai dormi tout le reste de la journée. Pascal et Thomas sont passés pendant mon sommeil, mais je n'ai rien remarqué.

Le soir, bien reposée, j'avais retrouvé la forme. J'étais d'attaque. Après une longue douche, je suis descendue, les jambes légèrement flagadas pour rejoindre Thomas. Pas Pascal. Pascal lui, était avec sa Caroline.

Après un petit début de soirée tendue, l'atmosphère s'est allégée dès que j'ai réussi à m'habituer à l'idée que Pascal était avec une autre, que nous deux, c'était terminé. Il fallait que j'aille de l'avant ou en tous cas, faire semblant en attendant de savoir si c'était un "Poisson d'Avril" ou pas. Je devais juste faire attention de ne pas aller trop loin pour pas le braquer au cas où.

Thomas a pris son rôle de remplaçant très au sérieux et restait à mes côtés, sans pour autant exagérer. Il suivait mon rythme. Il me faisait quand même quelques bisous au creux de l'oreille, mais rien qu'il n'aurait pas fait autrement. Pendant le jeu de vérité, où on nous posait des questions auxquels on devait dire toute la vérité, même si c'était indiscret, j'étais assis entre les jambes de Thomas. Il me caressait la nuque en me faisant de petits bisous adorables, j'ai tourné la tête vers lui pour l'embrasser mais, le regard crucifiant de Pascal m'a stoppée net. Mon cœur s'est mis à danser la java.

Les questions étaient vraiment très indiscrètes, parfois les réponses nous faisaient rire jusqu'à la crampe! Pascal et moi avons ça en commun; la pudeur. Pas entre 4 yeux, mais il y a des choses qu'on préfère ne pas partager avec la foule. Je me suis rendue compte que j'étais un peu coincée sur le sujet par moment. Les autres n'avaient aucun problème pour parler ouvertement, allant jusqu'à donner des détails que j'aurai préféré ne pas entendre.

Pascal avait dû raconter ce qu'il aimait chez moi quant on faisait l'amour. Wohhh, c'était vraiment hyper intrusif, mais c'est ce qui les faisait marrer. Pascal a trouvé ça trop indiscret et n'a pas voulu répondre, alors ils lui ont demander de dire seulement 2 choses; alors il a parlé de mes yeux, mes lèvres, puis il a dit qu'il aimait aussi ma manière de me mordiller la lèvre à certain moment. Ça le faisait sourire et moi, ça m'a fait rougir jusqu'aux oreilles. Puis Thomas lui a demandé ce qu'il aimait chez Caro, Pascal est resté sans voix... A ce moment là, même si je trouvais les questions plus qu'indiscrètes, j'étais toute ouïe! Mais Pascal est resté sans voix. Il ne trouvait rien à dire ou il y en avait trop? Il a tourné un regard vide et surpris vers moi, puis vers Caro qui était toute rouge. Il ne trouvait rien à dire!?
Blessée, elle a quitté le salon les larmes aux yeux et Pascal l'a suivie. Pfffffff.

Un peu verte, je me suis amusée à le torturer toute la soirée.

En boîte, j'ai cru remarqué de la nervosité chez Pascal et j'avais l'impression qu'il ne me quittait pas des yeux, surtout depuis que je faisais comme si lui n'était pas là. Oui, il était tendu comme une arbalète. Caroline toute collante n'arrivait pas à le dérider. Il restait la plupart du temps debout à discuter avec ses potes. Pour une fois, il n'était pas tout le temps à la câliner, à lui passer le bras autour des épaules et tout.

Quant je suis allée danser sur la piste, Pascal s'est penché pour parler à Thomas. Je crois que je devinais que cela me concernait. Peut-être qu'il lui demandait de ne pas jouer avec ses restes? Ça n'a duré qu'1 minute. Quant il a tourné les talons pour venir vers moi, j'ai vu Thomas se sourire à lui-même avant de me faire un petit clin d'œil discret.

Puis enfin... Pascal est venu me prendre par la main pour m'emmener vers la sortie. Il voulait discuter, mais moi, je n'avais pas fini de le torturer. J'avais bien dû subir sa torture plus d'une journée!

Direct, Pascal est entré dans le vif du sujet. Il n'aimait pas trop tourner autour du pot et J'adorais ce côté là chez lui. Il a voulu savoir s'il se passait quelque chose avec Thomas qu'il devrait savoir, ce que j'avais fait hier soir, pourquoi je n'étais pas venue hier soir au chalet, qu'est-ce que j'avais fait, si j'avais passé la soirée avec Layne, si je l'aimais toujours... Tout en vrac.

  • J'ai passé la soirée avec une copine, tranquillement chez moi. Pas avec Layne. Si tu ne me crois pas, tu peux l'appeler. D'ailleurs, il y a même un message d'elle sur mon natel pour me remercier de l'avoir supporté toute la soirée...
  • Tu sais Jane... I Love You et personne d'autre. Tu devrais le savoir. Je ne pensais pas un mot de ce que je t'ai dis l'autre jour... Ce n'était qu'un stupide "Poisson d'Avril".

Iaaah! J'avais failli baissé ma garde devant ses yeux remplis d'incertitudes.

  • Tu m'as dis que tu ne voulais pas rompre avec elle, tu as aussi dis que tu l'aimais ? Ça m'a fait mal de t'entendre dire ces mots, tu n'imagines pas à quel point. Ça ne me suffit pas, Poisson d'Avril ou pas, il n'était plus question de partager ou d'accepter quoi que ce soit. Quant je t'ai dis que je ne voulais plus faire de compromis, je pensais chaque mot. Alors Pace? C'est elle ou moi? Ça ne peut pas être les 2. Je t'avais demandé de choisir, je veux le savoir tout de suite laquelle des 2, je n'ai pas envie de jouer. Oh mais voyons... Tu avais déjà fais ton choix, suis-je bête! 

Puis, je me suis rappelée à temps que c'était à mon tour de jouer. J'avais failli jeter mon jeu aux orties, nulle comme je suis. Horrible, dès que je suis près de lui, j'oubliais tout. Il a essayé de dire quelque chose, mais je lui ai coupé la parole et j'ai enfoncé le clou.

  • Bahhh... Rien à foutre, de toute façon c'est foutu, c'est TROP tard...

J'ai tourné les talons sans me retourner. Je ne voulais pas le regarder sinon j'allais sûrement flancher. J'ai croisé Caro qui venait sûrement le récupérer, elle a baissé les yeux pour ne pas croisé mon regard. Pfff, de toute manière, rien à foutre, je savais qu'il m'aimait toujours et que ce n'était pas vraiment fini, mais j'avais l'intention de le torturer encore un peu. En tous cas, il avait clairement compris que s'il voulait me récupérer, il lui fallait rompre avec Caroline.

Pascal était mal, ce n'était pas difficile à voir. Ciel, cela me faisait l'aimer encore plus si c'était possible. Il n'était pas comme la plupart des mecs à masquer son humeur sous une tonne de conneries, à jouer les blasés, gonflés à bloc, genre rien à foutre. C'était toutes ces petites choses que j'aimais à mort chez lui.

J'ai voulu rentrer. Voir Pascal comme ça me sabotait le moral et me donnait la furieuse envie de courir vers lui et lui dire que c'était une blague, que ce n'était pas trop tard... Pascal est arrivé au chalet 5mn après nous. Je pense qu'il ne voulait pas laisser son imagination le torturer. Bah, je l'aimais encore plus pour n'avoir pas laisser le temps s'écouler sans me prendre en chasse, sinon j'aurais pu penser qu'il n'en avait rien à battre.

Dans la voiture, Thomas m'a dit qu'effectivement Pascal lui avait sorti un truc comme "Bas les pattes" et lui avait dit que notre rupture n'était qu'un Poisson d'Avril. Ça avait amusé Thomas de le voir si nerveux, il avait dit à Pascal de ne pas trop traîner pour me le dire. Je lui ai raconté avoir dit à Pascal que c'était trop tard. Thomas est resté un peu dubitatif, il trouvait que je n'aurai pas dû faire ça. Je prenais le risque que, pour se protéger de la souffrance d'une séparation, que Pascal ne se tourne vers Caro.

Glups! Thomas trouvait que j'avais un peu trop la furieuse tendance à jouer avec le feu!

* * * * * *
------ A mon tour de jouer! - 02.avril.10.ven - (092) -----

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091 - Poisson d'Avril ??

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 1er avril 2010

Pauvre, pauvre Thomas, il allait être carrément sur les rotules au travail aujourd'hui!!! On a discuté des heures, il a vraiment été chou comme un cœur en me remontant le moral comme personne... Enfin, comme Brian aurait su le faire. Carrément adorable.

Finalement, je ne pouvais pas dormir chez lui sans mes affaires pour me changer, je préférais rentrer, surtout avec mes ragnagnas. Et aussi, après ce qu'on avait discuté, c'était préférable.

Honteusement, je me suis jetée à sa tête, il n'a pas tout de suite essayé de me repousser, mais il l'a fait avant que ça n'aille trop loin. Thomas n'était pas contre l'idée que je l'utilise, bien au contraire, mais il préférait que je ne le fasse pas pour les mauvaises raisons. Aussi, il savait que si Pascal me sifflait, je retournerais vers lui en courant. Thomas me suggérait de discuter encore avec Pascal avant de décider quoi que ce soit.

Il a voulu savoir ce qui s'était passé entre Pascal et moi pour qu'il me fasse un truc pareil, alors je lui ai raconté. Surpris, Thomas m'a appris qu'il avait, lui aussi, parlé avec Pascal à propos du week-end, et Pascal se réjouissait de ces 4 jours ensemble. Il savait qu'il aurait préféré qu'on reste chez lui au lieu d'aller au chalet. Bien sûr, il lui avait demandé si "ensemble" voulait dire aussi Caro. Mais, Pascal ne semblait pas l'avoir inclue dans le mot; "ensemble". Au contraire, il se demandait comment faire pour ne pas l'avoir sur le dos tout le week-end. Donc Thomas trouvait vraiment étrange que quelques heures plus tard, il décide de rompre avec moi, au lieu de Caro.

Thomas m'a demandé si je lui cachais quelque chose? Peut-être que Pascal avait appris un truc qui l'avait fait changer radicalement? Non, je ne voyais pas. Il n'y avait rien qui aurait pu le faire changer aussi diamétralement en quelques heures!

Thomas m'a alors dit de me méfier, ce pouvait être un "Poisson d'Avril". Ils n'avaient pas l'habitude de le faire le 1er, parce que trop évident, mais le plus souvent le jour avant, voir après. Glups, c'est vrai ça, je les avais entendu en discuter devant moi, la semaine précédente! Plus il y pensait et plus cela semblait évident pour Thomas. Pascal profitait peut-être du "Poisson d'Avril" pour nous tester?

Me tester? Pascal cherchait peut-être à savoir comment je réagirais et peut-être même savoir si je me tournerais vers Thomas? Ou Layne? Voir si Thomas en profiterait pour lui planter un couteau dans le dos?  Le rat! J'avais plongé la tête la 1ère! Avec un petit sourire coquin, Thomas m'a dit qu'il aurait bien voulu profiter de la situation, mais je risquais peut-être de lui en vouloir après, et Pascal, de lui dévisser la tête.

Aussi sec, même si j'étais un peu incrédule, mon cœur me faisait moins mal! Petit à petit, l'espoir commençait à renaître et je me sentais moins désespérée. Et si Thomas avait raison? Oui, Thomas avait sûrement raison. Pascal ne pouvait pas changer comme ça brusquement, ça ne lui ressemblait pas du tout. Je me sentais reboustée et soudain tous les nuages noirs au-dessus de ma tête se sont dissipés, la main de fer qui me comprimait le cœur a disparu. Ça devait être ça; un "Poisson d'Avril"!

Oh mais, il allait me le payer! Amusée, on a concocté ensemble un pe
tit plan pour rendre à Pascal la monnaie de sa pièce, puissance 10! Il allait voir comme c'était drôle!

Pascal n'était pas encore rentré, donc il ne pouvait pas savoir que j'étais avec Thomas. D'ailleurs, où est-ce qu'il pouvait bien traîner? Avec Caro? La pensée me brûlait le ventre. Tant pis, je ne pouvais pas dormir sans lui causer à lui aussi quelques brûlures d'estomac, alors je lui ai envoyé un message pour lui dire que j'avais besoin de lui parler. Surprise, il m'a répondu presqu'aussitôt!

4h du matin, Thomas me déposait à ma voiture et je suis rentrée retrouver Pascal. Comme il ne parque presque jamais sa voiture devant la maison, à cause de mes voisins beaucoup trop curieux, je ne me doutais pas que Pascal m'attendait déjà devant ma porte...

  • T'étais où?

Non mais! Il est gonflé? En quoi cela le regarde? C'était pas lui qui m'avait plantée comme une vieille chaussette pourrie quelques heures plus tôt? Pfff! C'est vrai qu'il m'avait vu partir avec Layne, il ne savait pas que j'avais retrouvé Thomas entre temps.

J'avais pourtant décidé à lui parler à cœur ouvert, franchement, lui dire ce que je ressentais et tout, mais une fois face à face, la colère l'emportait. Je me voyais mal me jeter à ses pieds pour lui demander de ne pas m'abandonner. Et pourtant, l'autre moi en mourrait d'envie. L'autre moi voulait lui montrer à quel point il m'avait fait mal et que j'étais prête à n'importe quel sacrifice pour faire partie de sa vie, même si c'était qu'une toute petite partie. Mais, hélas, ce n'était que Jane la froide idiote de marbre qui lui faisait face.

J'ai appris plus tard, qu'il avait navigué entre chez moi et chez Layne, et s'était rabattu chez moi en voyant Layne rentrer seul. Quant je lui avais envoyé mon message, il était déjà chez moi et cela faisait plus de 3h qu'il m'attendait. Comme c'était moi qui avait demandé à lui parler, il n'avait pas eu besoin, ni jugé utile de me dire qu'il poireautait devant ma porte, question d'orgueil. Pour l'heure, je ne savais pas tout ça... On s'est pris la tête propre en ordre!

Pascal était tendu et voulait savoir ce que j'avais fait en partant de chez Greg. J'ai tenu bon; ça ne le regardait pas. Moi aussi, j'ai voulu savoir ce qu'il avait fait, il a éludé la question en insistant pour savoir ce qui s'était passé avec Layne, m'a reproché aussi de m'être embrassée avec Thomas. Mais là, pas de chance, il n'avait pas de quoi être fier non plus, j'en avais autant à son service!

Il a voulu savoir ce que je ressentais, si je l'aimais encore. Mon pauvre petit coeur, je l'aimais tellement et il en avait aucune idée?! Je suppose qu'il voulait me dire que ce n'était qu'un "poisson d'avril", mais c'était à mon tour de jouer! C'était son tour de goûter au plaisir de la souffrance.

  • Tu as choisi Caro?
  • Oui.
  • Tu as décidé que c'était fini entre nous?
  • C'est mieux comme ça.
  • Alors chou, tu as ce que tu voulais. Tu as décidé pour nous. Y a plus rien à ajouter.

Tout rouge, il m'avais tout confirmé. Je me mordais un peu la langue, parce que, si ce n'était pas un 'poison d'avril', je gâcherais tout en n'ayant pas le courage de lui dire ce que je ressentais vraiment. Mais tant pis. Calmement, je lui ai dit que je ne voulais plus le voir, ni lui, ni Caroline.

Pascal est devenu tout pâle. Ca m'a calmée d'un coup de remarquer qu'il tremblait et était au bord des larmes. J'avais envie de lui sauter au cou et le couvrir de bisous, mais je me suis efforcé de ne pas me laisser envahir par cette vague de tendresses. Je ne pouvais plus non plus l'agresser ou être trop méchante, ça m'attendrissait de le voir comme ça.

Je ne pouvais plus le regarder, c'était vraiment trop dur de lui faire du mal, j'allais finir par me transformer en marshmallow. C'était pas évident de se séparer, dur de couper ce petit lien qui nous unissait toujours... J'ai dû me rappeler qu'il m'avait jetée pour ne pas fléchir et je l'ai fichu à la porte. Je tremblais aussi comme une feuille. J'avais tellement envie de le retenir que ça me faisait mal au cheveux.

Pas évident non plus de trouver le sommeil ou de ne pas sauter sur mon natel pour le rappeler...

J'ai passé la journée à me reposer du choc et à me préparer pour aller au chalet. J'hésitais à monter dès le 1er jour, je voulais lui manquer assez pour qu'il ait l'idée de m'appeler, rappeler quitte à venir me chercher. Je voulais aussi qu'il ait un avant goût de ce que ce serait quant je ne ferais plus partie de son paysage.

19h, Badmington avec Carmen et surprise, Esther était venue se joindre à nous. Drôle. J'avais parlé d'elle la dernière fois, et il se trouve qu'elle avait appelé Carmen peu après, donc Carmen l'a invitée. Jeeez, qu'est-ce qu'elle parle!!! Elle a toujours la bouche ouverte. C'est pénible de jouer comme ça, en plus, elle n'arrive presque jamais à relancer le volant.

22h, j'avais rendez-vous avec Layne et je ne suis rentrée qu'à 1h du matin. Ca m'arrangeait de le voir ce soir parce que je savais que je ne ferais pas de bêtises, j'avais mes ragnagnas. Il partait après pour le chalet et pensait qu'on irait ensemble. Hum, ça n'aurait pas été une brillante idée!

2h30, vendredi matin, Dol m'appelait pour  passer prendre un verre. Comme j'hésitais à aller au chalet dès le 1er soir, je l'ai accueillie à bras ouvert, ça m'évitait d'être seule avec mes cauchemars et c'était distrayant. Vers 8h du matin, je la ramenais chez elle.

* * * * * *
------ Poisson d'Avril?? - 01.avril.10.jeu - (091) -----

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090 - RUPTURE... Je me suis faite JETEE!

Publié le par JaneDo

mercredi..... 31 mars 2010

Pascal était en demande ces temps, il voulait qu'on se voit tout le temps. Il trouvait que le temps passait lentement, éternel aussi d'attendre jusqu'au week-end. C'était chou. Pascal proposait qu'on passe ce long week-end chez lui, rien que les 2, il rêvait d'un peu d'intimité et l'idée de la foule l'ennuyait. Il n'était pas chaud pour aller au chalet. Moi par contre, je me réjouissais, même si pfff, j'avais mes ragnagnas.

Ce soir, il y avait l'anniversaire de Greg, un des copains à Pascal. Il le fêtait chez lui et Pascal aurait voulu que je l'accompagne, mais j'avais une longue journée assez chargée, je n'avais pas envie de traîner dehors le soir.

En début de journée après avoir lourdement insisté pour me voir, les choses ont brusquement changé en fin d'après-midi; Pascal m'a fait comprendre qu'il avait besoin d'espace et proposait qu'on se rappelle après le long week-end de Pâques??? Huhhh? J'étais un peu sous le choc, c'était quoi ça? Il se foutait de ma gueule? Il n'en fallait pas plus pour me mettre la puce à l'oreille et m'obliger à chercher à savoir ce qu'il faisait, où et avec qui?

La plupart de nos potes seraient chez Greg pour son anniversaire, donc Pascal aussi, donc je savais où. Pascal avait été trop bizarre au téléphone pour que je ne cherche pas à savoir ce qui se passe.

Donc en début de soirée, j'ai fait un saut chez Caroline, parce qu'elle m'avait appelée en fin d'après-midi le moral dans les basquets. J'avais pris des 'Mikado', une bouteille et préparé l'excuse du soutien moral entre filles. C'était plus pour me rassurer et savoir qu'elle était bien chez elle et pas à l'anniversaire de Greg avec Pascal, plus qu'autre chose. Elle n'était pas là!

Je me suis pas inquiétée le moins du monde. Elle pouvait être sortie pour faire des courses, les magasins, que sais-je. Je l'ai appelée sur son natel pour lui dire que j'étais devant sa porte et éventuellement voir si je lui laissais quand même les trucs dans la boîte à lait.

Elle n'a pas répondu, alors j'ai réessayé. J'ai bien fait, oui et non, de lui demander d'abord comment elle allait, avant de parler de ma visite. Ciel, quant je pense que j'aurai pu lui envoyer un sms au lieu d'appeler, j'en ai mal au bide. Je n'aurai jamais su la suite, confiante comme je suis.

Caroline a pris une petite voix pour me dire, qu'elle s'ennuyait et tournait en rond dans son appart, parce qu'Alexia et Layne étaient chez Greg et qu'elle se sentait seule et déprimée. J'ai failli avalé mon natel, les paquets de Mikado et le cornet en papier avec. Quant même plus très sûre si j'étais bien où je pensais être; c'est-à-dire devant sa porte!!! J'ai quand même jeter un oeil par dessus mon épaule en me pinçant mentalement. Non mais... elle me raconte quoi? Si il y avait bien une chose dont j'étais certaine, c'est qu'elle n'était pas chez elle!!! Alors pourquoi mentait-elle?

C'est alors que j'ai réalisé que si Caro m'avait appelée, c'était pour être s'assurer que je n'allais pas à l'anniversaire de Grégory et qu'elle pouvait y aller tranquillement avec mon homme!!! Vache! Est-ce qu'ils étaient de mèche? Et Pascal, c'était quoi ce soudain besoin d'espace?

Je n'ai rien dit pour les Mikados, la bouteille, ni de ma visite... j'avais une sourire crispé sur la figure. Heureusement, il n'y avait pas de caméra caché, sinon on aurait pu voir mes yeux exorbités et probablement aussi les palpitations de mon cœur. Il y avait un truc qui collait pas... Ni une, ni deux, après avoir raccroché avec elle, j'ai envoyé un message à Thomas pour l'avertir que j'allais l'appeler et que je ne voulais pas que Pascal le sache. La minute que j'ai laissé passer avant de composer son numéro était.... infernale. J'avais les mains moites et tremblantes. Fallait plus que mon natel me glisse des doigts!

Et ce que je craignais s'avérait juste; Caroline était bien à l'anniversaire avec Pascal. Elle était arrivée là-bas avec lui!!! Craignos, IL M'AVAIT MENTI.!!! Thomas ne voulait pas se retrouver entre 2 et ne voulait pas que je dise à Pascal comment je l'avais su. Mais, comme je le lui ai dit, j'étais devant la porte à Caro, je venais de lui parler, et elle m'avait menti. Pascal aussi m'avait menti, quant on s'était parlé, il avait déjà prévu de passer prendre Caro, ils avaient rendez-vous. SALAUD.

Impossible de rester ici, de toute manière, je ne fonctionnais plus. J'ai sauté illico dans ma voiture, et au lieu de rentrer, j'ai pris la seule direction que mon cerveau voulait emprunter ---> direction chez Greg. Je tremblais de la tête au pieds. Même en écrivant ses mots, je n'arrive pas à canaliser les tremblements.

Juste avant d'arriver, j'ai appelé Thomas pour avoir la confirmation que Caroline était là avec Pascal. Il ne voulait pas être présent à mon arrivée... Effectivement, ça sentait mauvais!

En me voyant à sa porte, Greg avait tenté de me barrer le passage, pfff, manquait plus que ça! Comme si j'allais laisser quelqu'un m'empêcher d'aller au bout de ma route! La plupart, vu le temps pourri était dans la maison, quelques courageux s'étaient aventuré à l'extérieur sur les terrasses pour fumer ou discuter en toute intimité. Pascal était du nombre... donc Caro aussi.

Bon en temps normale, c'est un temps que j'adore. Rien de mieux que de se serrer l'un contre l'autre pour se tenir chaud quand il fait un temps pareil. C'est un temps pour les amoureux ça.

Je n'ai pas perdu de temps à saluer qui que ce soit, mon radar enclenché, j'ai cherché la silhouette de Pascal et j'ai foncé directement sur lui. Ils étaient trop occupé pour m'avoir vu ou remarqué le soudain silence autour d'eux, mais ça n'a pas mis long pour qu'ils remarquent la bombe qui fonçaient dans leur direction. Je n'aurai jamais pensé qu'il pouvait être aussi stupide!

Le reste est passé dans un flou artistique. Il y a eu des cris, des reproches. Caro s'est éclipsée pour nous laisser discuter en prenant son air de "j'ai rien à me reprocher, j'ai rien fait de mal". Pouffiasse. J'aurai pu la tarter pour lui enlever cet air de victime.

Ça n'a pas pris très longtemps, 15mn plus tard, après avoir jeté un regard à Caro, sous les regards médusés, quelques sourires moqueurs et les chuchotements, en larmes, j'ai dévalé les escaliers pour me ruer dehors et sauter dans ma voiture. Dans ma course effrénée pour décamper, je ne me souvenais seulement que Caroline avait évité mon regard.

J'ai pleuré pendant le trajet jusqu'à l'autoroute... Super, j'allais avoir les yeux comme des soucoupes volantes.

Pascal m'avait dit qu'il ne voulait pas me faire de la peine, mais il avait planté le couteau d'un coup de maître pour me dire, qu'ils étaient ensemble, que c'était lui qui avait invitée Caroline à l'accompagner. Du coup, je n'ai pas pu retenir ma fureur, je lui ai demandé d'arrêter de la voir, que je voulais qu'il rompt avec elle, là de suite, je ne supportais plus les cachotteries, les vacheries dans le dos. Je lui ai demandé de m'expliquer sa stupide phrase, comme quoi il voulait un peu d'espace. Cramoisi, il m'a dit qu'il aurait préféré que ça se passe autrement, mais qu'ils sortaient ensemble maintenant, et que, par contre nous 2, c'était fini.

Dire qu'on pouvait nous entendre, je n'y pensais même pas, j'étais bien trop énervée! Et choquée!

Il... Il a refusé? Complètement médusée, je le regardais la bouche ouverte! Pascal refusait de rompre avec Caroline? Et ils étaient ensemble? Comme dans "ensemble"? Je n'en revenais pas. J'ai même pensé avoir des problèmes d'oreilles, alors j'ai insisté en lui demandant de faire un choix. Huh... Quant il a baissé la tête, j'aurai dû comprendre, mais je devais tourner en mode "stupide, ne comprend pas". Puis, je crois que... je ne me souviens pas de ce que j'ai pensé... Pascal a dit clairement que son choix était fait et répétais stupidement qu'il ne voulait pas me faire de peine, mais qu'il s'était rendu compte qu'il était amoureux d'elle, qu'il aurait préféré qu'on en arrive pas là, et blabla, et blabla. C'était le FOG dans ma tête; un brouillard super épais, dense.

Je me suis faite JETÉE comme une vieille chaussette pourrie! Pascal voulait être avec Caroline, pas avec moi. Il n'avait pas l'intention de rompre! J'avais beau me le répéter, mais je n'arrivais pas à le croire!

J'ai dû m'arrêter, parce que je ne voyais plus la route. Impossible, il ne pouvait pas être sérieux, il ne pouvait pas me faire une horreur pareille! J'ai décidé de faire demi-tour pour retourner chez Greg. J'ai écrabouillé mon orgueil au fond d'une poche, j'allais l'obliger à m'avoir sous les yeux toute la soirée, quitte à souffrir toutes les flammes de l'enfer. Je ne voulais pas le laisser s'en tirer aussi facilement!

Et ça a été l'enfer. Non, c'était PIRE que l'enfer!

Ayant perdu toute ma fierté, j'ai appelé Thomas à mon secours et il m'a récupérée dans les toilettes du Novotel où je m'étais réfugiée. Après avoir utilisé la moitié du réservoir d'eau de l'hôtel pour me dégonfler les yeux, on est retourné chez Greg. Je n'ai pas fais attention aux regards moqueurs, j'étais trop focalisée sur Pascal.

De le voir collé-collé avec Caro me brisait le cœur, son bras autour de ses épaules et sa manière de l'attirer à lui ou encore ses petits bisous sur sa tempe me brûlaient par toutes les flammes de l'enfer. Ils se tenaient par la main, se chuchotaient des trucs à l'oreille et surtout, ils faisaient tout pour garder leur distance.

Tous les 2 évitaient soigneusement de regarder dans ma direction. Les pouffiaux. Mais, je les suivais partout du regard et je souffrais le martyre. Pascal n'a même pas cherché à venir me parler. Sale con. Ca, ce n'était pas lui, ça ne lui ressemblait pas. Il agissait comme un vrai plouk. Ils faisaient comme si je n'étais pas là. Les rats. D'ailleurs, presque tout le monde m'évitait! Pour finir, folle de rage et de douleurs, je me suis laissée aller à me laisser consoler par Thomas. C'était le grand concours de quel couple embrasse le plus et le plus longtemps. A ma grande déception, je n'avais pas l'impression que Pascal en avait quelque chose à faire, ou, je n'ai rien remarqué!

22h, quant Layne m'a attrapée par le bras pour éviter que je n'aille me jeter sur Thomas ou tordre le cou à Pascal ou Caroline et m'a proposé qu'on s'en aille, j'ai accepté avec soulagement. Je n'en pouvais plus épuisée d'avoir mal au cœur, j'étais au bord des larmes.

Je ne savais pas comment j'allais réussir à vivre sans Pascal... J'avais trop mal !

Après avoir pleuré sur son épaule pendant presque 1h, on a été prendre un verre dans un bar de la place Centrale. Layne ne m'avait jamais vu pleurer et je crois que ça l'a plutôt dérouté. Il se rendait compte à quel point je tenais à Pascal et était désolé pour moi. Le pauvre complètement dépassé ne savait pas quoi dire ou comment me remonter le moral.

Thomas me cherchait partout, il a fini par contacter Layne et avait dû insister pour que Layne lui dise où l'on se trouvait puis, il est passé me chercher. D'abord, je n'ai pas voulu le laisser me ramener, puis j'ai accepté, mais je voulais aller chez lui. Peut-être parce que c'était au-dessus de l'appart à Pascal et que ça me donnait peut-être l'impression d'être, encore un peu, près de lui?

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------ Rupture... Je me suis faite jetée! - 31.mars.10.mer - (089) -----

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089 - Nostalgie & Un peu le stress

Publié le par JaneDo

Mardi..... 30/31 mars 2010

Mardi 30 mars 2010; Dans la soirée, j'ai eu envie de courir chez Pascal... Mais non, je pouvais bien attendre jeudi soir, j'aurai 4 jours avec lui, alors je pouvais bien patienter un peu. Rhhhh, il me manquait, quelle poisse, je devenais trop dépendante de lui!! Donc, j'ai décidé de profiter de ma tranquillité en passant la soirée à la maison. Mon neveu ne serait pas là, alors c'était l'occasion d'avoir tout l'espace pour moi toute seule. 

L'après-midi, comme prévu, j'ai joué la baby-sitter pour Roméo. Ce petit amour voulait que je sois sa maman. Ça a fait sourire Marie, mais j'ai rappelé à Roméo qu'il avait déjà une maman, mais je pouvais être comme sa tati, ou comme une marraine, mais je pourrais jamais remplacer sa maman.

Je ne voulais plus en parler, mais Maxou me manque toujours autant... le 27, ça faisait 2 mois... Déjà 2 mois... L'image de son corps sans vie couché parterre me poursuit. Je ne me souviens même pas de la couleur du sol, mais il avait l'air de dormir... mon petit bébé... Une habitude que je n'ai pas encore réussi à perdre est de laisser la porte de ma chambre ouverte pour qu'il puisse circuler librement et venir me dire bonne nuit. Ça me manque qu'il ne vienne plus poser sa grosse tête au bord du lit pour que je puisse lui faire un bisous dessus. Ensuite, il repartait se coucher sur le canapé ou sur le balcon. Il me manque tant. Parfois, quant j'entends du bruit dans l'appart, je le cherche de la main et la tristesse m'envahit. J'avais baissé ma garde alors les larmes explosent.

Je voudrais tant pouvoir caresser son poil, serrer sa grosse tête dans mes bras, lui faire des tonnes de bisous sur sa trufette, tripoter ses oreilles, le voir secouer la tête parce que ça le chatouillait... Le connaissant, il aurait été chercher ses jouets et me les aurait déposé au pieds pour que je joue avec lui... God, ce qu'il peut me manquer, ce que ce petit être sur 4 pattes peut me manquer.

Mercredi 31 mars 2010; Il pleut, il pleut bergière-re, et ri et rond, petit patapon... Il fait un temps à câlins pour traîner au lit avec son chéri devant la télé. Un jour à ne pas mettre le nez dehors. Mais, c'est l'anniversaire de mon papily et rien ne me retiendrait d'aller lui faire un bisou et lui souhaiter "bonne fête". 76ans.. waouh.. Je l'aime mon papa.

Matinée de stress quand même... Dani m'avait laissé un message pour savoir si on pouvait se parler ce soir avec SKYPE... J'ai rappelé à ma fratrie l'anniv de Paps pour qu'ils l'appellent... Il fallait encore trouver un cadeau, finalement, j'ai opté pour du vin, même si j'y connais que dalle... Envoyer un email à Wenger pour le remercier pour le boulot abattu durant le week-end... Appeler la maman à Dani pour passer prendre un café avec elle et voir les photos de Dani enceinte...

Avec tout ça, j'ai oublié d'appeler concernant la grêle, ni chercher les papiers que Maria avait besoin concernant la toiture, appelé Gilles pour le numéro de Daniel... pffff... Une journée de folie, une journée comme une autre pour moi.

J'ai failli perdre mon calme quant mon frère m'a demandé de l'attendre pour aller chez paps et m'a rappelé plus tard et me dire que ça ne jouait pas. Je savais que je trouverais paps vers midi chez lui, alors l'idée qu'il me fasse attendre pour rien et me fasse raté mon père m'a énervé. Papa était heureux de me voir me pointer à l'improviste. Avec le temps, mon papa exprime beaucoup plus ses sentiments que depuis que ma mom nous a quitté. Il avait eu une période où il s'était renfermé sur lui même. J'ai été obligée de dîner avec eux. A 14h, je rentrais... enfin.

Comme je passais par Moudon, j'ai voulu faire un coucou à ma belle-sœur, puis je suis allée sur la tombe de bébé Pierre.

Avant de rentrer chez moi, j'ai vite été acheter une Web-Cam pour pouvoir parler avec Dani ce soir et voir son bidon (hihihi) de femme enceinte. Quant elle aura accouché, je pourrais voir la petite princesse aussi, alors c'est un bon achat. J'adore trop cette petite bonne femme et dire qu'elle va bientôt être maman... incroyable! Ouais, j'adore Dani, c'est une nana super top. Son sourire et sa petite tête blonde me manque.

17h, quelques courses et hop, maison... J'étais naze! Mais, ma journée était loin d'être finie!

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------ Nostalgie & Un peu le stress - 30.mars.10.mar - (089) -----

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088 - Naze...

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Lundi..... 29 mars 2010

Je n'avais plus qu'à expédier les 2 dossiers qu'on avait préparé, j'ai voulu en faire une copie complète et tout re-vérifier avant de les mettre à la poste.

Roméo, le petit du rez m'a demandé si je voulais bien jouer avec lui demain, il n'avait pas école et ne voulait pas accompagner sa maman. Bah, même si je n'en avais pas très envie, j'ai accepté. J'allais finir par devenir pro au super Mario Kart à la Wii... hihihi. Le soir, je n'avais pas prévu d'aller dîner chez ma sœur le soir, mais là aussi, je n'ai pas su dire non. J'avais plutôt prévu de passer la soirée avec Pascal, heureusement que je ne l'avais pas averti parce que sur le chemin pour la poste, ma nièce m'appelait et je ne peux rien refuser à mes neveux!

22h, je suis rentrée. Je n'ai pas voulu déranger Pascal en l'appelant si tard, de plus, il aurait sûrement insisté pour que j'aille dormir chez lui et je ne pouvais pas. Mon neveu allait sûrement rentrer, donc la tati devait être à la maison. J'avais raison! De toute façon, je suis raide. Trop fatiguée pour des exercices physiques aussi agréable que ça puisse être. J'étais, comme on dit, cassée! Même pas eu le courage de mettre mon journal à jour!

Demain après-midi; Roméo - Mercredi; anniversaire à Papily - Jeudi soir; Badmington avec Carmen... Ma semaine commençait mal, mais tant pis, la perspective du long week-end en vue, certainement au chalet, je tiendrais le coup!

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------ Naze - 29.mars.10.lun - (087) -----

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087 - Gstaad/Bear; dossiers bouclés

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Dimanche..... 28 mars 2010
Gstaad - Wenger - Bear

Pascal était au chalet avec Yumi. Ils étaient à la piscine et sirotaient un verre au petit bar. Pascal a cru qu'il avait des hallucinations. Je ne sais pas de quoi ils parlaient mais il a perdu la parole et un grand sourire incrédule s'est dessiné sur son visage. C'était drôlement adorable de sentir à quel point ça lui faisait plaisir de me voir. Rien que pour ça, je ne regrettais vraiment pas d'être venue et je me sentais nettement moins fatiguée.

Pascal m'a fait tournoyer en me serrant si fort que j'ai failli me briser en morceaux. Il a rapidement salué Yumi et on a filé. Miam, je l'adore! Il savait que je devais repartir dans la journée, mais on a quand même profité du bonheur de se retrouver même pour quelques heures.

Vers les 13h, j'ai appelé Wenger qui m'a fixé rendez-vous vers les 17h. Je pouvais dormir encore quelques heures dans les bras de mon petit cœur, je n'allais pas m'en priver! Wenger est arrivé vers les 17h30, et on a bossé jusqu'aux environs de 22h. Pfouuuu, j'étais contente, on avait bien travaillé. Les 3 dossiers étaient prêt, bouclés. On avait aussi préparé le projet de la plainte... il n'y avait plus qu'à faire la lettre. D'après ce qu'il m'a dit, il pouvait le préparer et on pourrait se voir pour vérifier les dates, etc. Encore un ou deux papiers à chercher, mais c'était prêt.

J'étais hyper naze. Mon neveu est arrivé quelques minutes avant le départ de Wenger, je pouvais plus filer voir Pascal. On s'est parlé un moment au téléphone. J'ai encore traîné un peu... je voulais me donner l'impression d'avoir un bout de mon week-end...

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------ Gstaad/Bear; dossiers bouclés - 28.mars.10.dim - (087) -----

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086 - Wenger/Bear; journée de travail

Publié le par JaneDo

Samedi..... 27 mars 2010 - (086)

J'avais un peu la nausée quant je me suis réveillée, à 13 pour appeler Wenger et confirmer notre rendez-vous à 14h. Je ne pouvais pas retourner me coucher, il me fallait ramener Dol et sortir les papiers dont on aura besoin.

14h, Wenger me rappelait pour repousser le rendez-vous à 16h, puis 16h pour 18h... J'ai quand piqué un petit somme entre deux. Arfff, je ressentais une petite douleur au bas du dos, j'ai l'impression que mon bidule discale voulait me faire une visite. C'était vraiment pas le moment! Je n'avais pas le temps d'être clouée au lit, alors j'ai pris 2 anti-douleurs.

Il est arrivé vers les 18h et on a bossé jusqu'à 2h du matin. Mon frère est passé entre deux, ce qui nous a fait une petite pause. On était un peu fatigué tous les deux, alors on remettait ça encore demain dimanche. Il y avait aussi le changement d'horaire; on passait à l'heure d'été. On avait prévu de se voir à 14h. Je devais également l'appeler vers 13h pour confirmer l'heure du rendez-vous.

2h du matin peut-être, mais j'avais envie d'être avec Pascal, alors j'ai sauté dans ma voiture, malgré le peu de sommeil, malgré l'heure tardive, pour me rendre à Gstaad.

Impossible de joindre Pascal, j'ai dû passer par Thomas. Thomas m'a appris que Pascal était déjà rentré. Pascal avait dû laisser son natel au chalet, mais heureusement, Thomas gardait toujours le sien sur lui. Embarrassé, avant que je raccroche, Thomas m'a averti qu'il n'était pas rentré tout seul, Pascal était parti avec Yumi. Thomas s'était senti obligé de me le dire, parce qu'il pouvait être au chalet, comme au chalet voisin, chez Yumi.

Bizarrement, je n'avais pas de mauvais pressentiments, ni d'anxiétés. Peut-être la fatigue? De toute manière, s'il était à côté, n'ayant pas son natel sur lui, j'étais résolue à aller sonner chez Yumi. Je n'avais pas faire tout ce chemin pour passer des heures à l'attendre ou dormir seule!

Le lendemain, je devais rentrer pour mon rendez-vous...

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------ Wenger/Bear; journée de travail - 27.mars.10.sam - (086) -----

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Poisson d'avril !

Publié le par JaneDo

Poisson d'Avril
02 avril 2010

Je me suis faite avoir avec les poissons d'avril toute la journée iaaak

Moi aussi, je voulais vous en faire un petit pour marquer cette journée pleine de farces

Les choses ne se sont pas passés tout à fait comme ça!


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(086) - Je me suis faite JETEE!

Publié le par JaneDo

Samedi..... 27 mars 2010
Douloureuse réalité, douloureuse séparation

Ha! Samedi, je me suis réveillée vers les midi pour faire mes téléphones... Je n'avais rendez-vous que début de soirée avec Wenger... Alors après avoir ramené Dol, j'ai fait un saut chez Caroline! J'avais pris des croissants et préparé l'excuse de soutien moral entre filles.

C'était plus pour me rassurer et être sûre qu'elle était bien ici et pas au chalet qu'autre chose. Elle n'était pas là. Je me suis pas inquiétée, elle pouvait être sortie pour faire des courses, les magasins que sais-je. Je ne me suis pas inquiétée le moins du monde. Je l'ai appelée sur son natel pour lui dire que j'étais passée et éventuellement voir si je lui laissais quand même les croissants dans la boîte à lait.

Elle n'a pas répondu, alors j'ai réessayé. J'ai bien fait, oui et non, de lui demander comment elle allait avant de parler de ma visite. Ciel, quant je pense que j'aurai pu lui envoyer un sms au lieu d'appeler, j'en ai mal au bide. Je n'aurai jamais su la suite, confiante comme je suis.

Caroline a pris une petite voix pour me dire qu'elle s'ennuyait et qu'elle tournait en rond dans son appart parce qu'Alexia et Layne étaient au chalet et qu'elle se sentait seule et déprimée. J'ai failli avalé les croissants et le cornet en papier avec. Quant même plus très sûre si j'étais bien où je pensais être; c'est-à-dire devant sa porte, j'ai quand même jeter un oeil par dessus mon épaule et je me suis pincée mentalement. Non mais... elle me raconte quoi? Si il y avait bien une chose dont j'étais certaine, c'est qu'elle n'était pas chez elle. Alors pourquoi mentait-elle?

Je n'ai rien dit pour les croissants, ni pour ma visite... j'avais une sourire crispé sur la figure. Heureusement, il n'y avait pas de caméra caché, sinon on aurait pu voir mes yeux exorbités et probablement les palpitations de mon cœur. Il y avait un truc qui ne collait pas...

Ni une, ni deux, après avoir raccroché avec elle, j'ai envoyé un message à Thomas pour l'avertir que j'allais l'appeler et que je ne voulais pas que Pascal le sache, et je l'ai appelé. La minute que j'ai laissé passé avant était.... infernale. J'avais les mains moites. Fallait plus que mon natel me glisse des doigts!

Et ce que je craignais s'avérait juste; Caroline était bien au chalet. Elle était arrivée là-bas hier soir, et partageait la chambre de mon mec! Donc, craignos, PASCAL M'AVAIT MENTI. Thomas ne voulait pas se retrouver entre 2 et ne voulait pas que je dise à Pascal comment je l'ai su. Mais, comme je le lui ai dit, j'étais devant la porte à Caro, et je venais de lui parler, et elle m'avait menti. Pascal aussi, parce que quant on s'est parlé, elle était déjà là-bas et depuis longtemps. SALAUD.

Impossible de rester ici, tant pis pour mon rendez-vous, tant pis pour tout ce que j'avais à faire ou prévu. De toute manière, je ne fonctionnais plus. J'ai sauté illico dans ma voiture, et au lieu de rentrer, d'avertir Wenger ou autre, j'ai pris la seule direction que mon cerveau voulait ---> Gstaad. Je tremblais de la tête au pieds. Même en écrivant ses mots, je n'arrive pas à canaliser les tremblements.

Juste avant d'arriver, j'ai appelé Thomas encore, et il ne voulait pas être présent à mon arrivée... Effectivement, ça sentait mauvais!

La plupart, vu le temps pourri, ils étaient presque tous dans leurs chambres pour une petite sieste. Sieste crapuleuse bien sûr. Pascal était du nombre... donc Caro aussi. Bon en temps normale, c'est un temps que j'adore. Rien de mieux que de se tenir au chaud, quand il neige à gros flocons. C'est des après-midi pour les amoureux ça.

Je n'ai pas perdu de temps à saluer qui que ce soit, je suis montée directement à la chambre à Pascal. Sans même frapper, je suis entrée... Ils étaient trop occupé pour m'avoir entendu, mais même s'ils avaient tiré les rideaux, ça n'a pas mis long pour qu'ils remarquent ma présence.

Je n'aurai jamais pensé qu'il pouvait être aussi stupide de ne même pas penser à fermer la porte à clé!

Le reste est passé dans un flou artistique. Il y a eu des cris, des reproches. Caro est sortie pour nous laisser discuter en prenant son air de "j'ai rien à me reprocher" ou "j'ai rien fait de mal", cet air de victime. Mais ça n'a pas pris très longtemps. 15mn plus tard, en larmes, j'ai dévalé les escaliers pour me ruer dehors et sauter dans ma voiture. J'ai fait une petite halte dans ma course pour jeter un regard à Caro, avant de poursuivre ma course sous les yeux médusés, quelques sourires et les chuchotements.

J'ai pleuré pendant le trajet jusqu'à l'autoroute... Super, j'allais avoir les yeux comme des soucoupes volants.

Pascal m'a dit qu'il ne voulait pas me faire de la peine, mais il a planté le couteau en me disant que c'était lui qui avait demandé à Caroline de monter. Du coup, j'ai pas pu retenir ma fureur, je lui ai demandé d'arrêter de la voir, que je voulais qu'il rompt avec elle, là de suite, je ne supportais plus les cachotteries, les vacheries dans le dos.

Dire qu'on pouvait nous entendre, je n'y ai même pas réfléchi, j'étais trop fâchée!

Il... Il a refusé! J'étais complètement médusée! Pascal refusait de rompre avec Caroline? Je n'en revenais pas, j'ai même pensé avoir des problèmes d'oreilles, alors j'ai insisté en lui demandant de faire un choix. Huh... Quant il a baissé la tête, j'aurai dû comprendre, mais je devais être dans mon mode "stupide, ne comprend pas". Puis, je crois que... je ne me souviens pas de ce que j'ai pensé... Pascal a dit clairement que son choix était fait et répétais stupidement qu'il ne voulait pas me faire de peine.

Je me suis faite JETÉE! Pascal voulait être avec Caroline, pas avec moi. Il n'avait pas l'intention de rompre!

J'ai dû m'arrêter, parce que je ne voyais pas bien la route. Impossible. J'ai décidé de faire demi-tour, retourner au chalet malgré mon orgueil. J'allais l'obliger à m'avoir sous les yeux tout le week-end quitte à souffrir toutes les flammes de l'enfer. Je ne voulais pas le laisser s'en tirer aussi facilement!

Et c'était l'enfer...

Thomas que j'avais appelé au secours, m'a récupérée un peu plus bas. Après m'avoir consolée et après avoir utilisé la moitié du réservoir d'eau du bistrot dans lequel on s'était réfugié pour dégonfler mes yeux, on est retourné au chalet. Je n'ai pas fait attention aux regards moqueurs, j'étais trop focalisée sur Pascal.

De le voir collé-collé avec Caro me brisait le cœur. Ils se tenaient par la main, ils se chuchotaient des trucs à l'oreille et surtout, ils essayaient de rester à distance. Mais, je les suivais partout. Pascal n'a même pas cherché à venir me parler. Sale con. Ça ce n'était pas lui. Il agissait comme un vrai plouk. Ils agissaient comme si je n'étais même pas là, les rats.

Pour finir, folle de rage et de douleurs, je me suis laissée aller à me laisser consoler par Thomas. Sur la piste, c'était le grand concours de quel couple embrasse le plus et le plus longtemps. Je ne me suis pas gênée! Avant qu'ils ne pensent à le faire avant nous, j'ai attiré Thomas hors de la piste et assez visiblement en direction des étages vers les chambres.

A ma grande déception, je n'avais pas l'impression que Pascal en avait quelque chose à faire. Ou, je n'ai rien remarqué!

Comme Pascal n'était pas dans sa chambre en attique, et que la chambre à Thomas était voisine de celle de Pascal, j'ai fait en sorte qu'il puisse vocalement participer. Et toc pour sa gueule. Tristement, il n'a pas déboulé dans la chambre à Thomas (j'avais vérifié que la porte n'était pas fermée à clé), il n'a pas essayé de me récupérer, rien.

Quant Thomas s'est endormi, je me suis relevé pour aller pleurer silencieusement dans la salle de bains. J'avais hyper super mal.

Je savais que je n'aurai pas dû lui faire d'ultimatum, je savais bien que j'aurai dû fermer les yeux, j'aurai dû garder le sourire et faire semblant de rien. Je n'aurai pas dû débouler au chalet comme ça. Si je l'avais averti que je venais, Pascal se serait débrouillé pour que Caro s'en aille? Il m'aurait accueillie avec le sourire et rien de tout ça ne serait arrivé... J'avais mal joué!

* * * * * *
------ Douloureuse réalité, douloureuse séparation - 27.mars.10.sam - (086) -----

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