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100 - Pas de répits

Publié le par JaneDo

 S  a m e d i.....   1 0   a v r i l   2010 

Pascal s'est levé tôt pour son rendez-vous avec son équipe. Lui et Thomas ne prenaient qu'une seule voiture, et ils m'ont déposés avant de ramasser Paul au passage. Ciel, comme j'aime sa bouche, et son sourire, et ses mains chaudes sur mon visage.

Snif, je ne le verrais pas du week-end. Ils ont une sortie, un camp d'entraînement ou une truc barge du genre. Je me sentais déjà déprimée, mais aussi très excitée à l'idée de passer un week-end sans rien au programme. J'avais prévu de ne pas bouger de la maison et de me larver dans un vieux training tout le week-end; peindre, me taper de longs bains, lire, faire de petites siestes. Le pieds quoi. La vie autour de Pascal n'était pas de tout repos, j'avais besoin de solitude et de récupérer après ses longues semaines de tensions. J'étais claquée.

Dans l'après-midi, Marie m'a proposé un café. Ça faisait plus d'une semaine qu'on ne s'était pas vue. En remontant, j'ai viré mes fringues pour mettre un de mes trainings défoncés et je me suis jetée sur la toile que j'avais commencé pour ma frangine. J'aurai pu mettre un des DVDs que Pascal avait loué, mais je ne voulais pas les regarder sans lui.

Jusqu'à 3h du matin, j'avais passé une soirée délicieuse. J'adore. J'étais assise devant ma toile à étudier ce que j'avais fais quant DOL m'a appelée. Je savais qu'elle demanderait à passer et à la minute où j'ai répondu, j'ai regretté. Je l'ai ramenée chez elle vers 11h du matin. Grrr... ça m'a flingué la fin de soirée, mais au moins, j'ai réussi à oublier que Caroline était partie à la recherche de Pascal.

Samedi vers midi, Caro a débarqué chez moi. Elle avait besoin de parler. Enfin, disons que Pascal lui manquait, et j'étais, je pense, ce qui lui donnait l'impression d'être proche de lui, mais elle voulait aussi me dire quelque chose, face à face.

  • Est-ce que toi aussi, de l'aimer si fort te fait mal? Si mal que parfois, tu as de la peine à respirer?

Oh oui, je savais de quoi elle parlait! Jeeez, elle l'aimait autant que moi? Surprise, je l'ai observée un moment. J'étais mal à l'aise, partagée entre l'envie de lui demander d'arrêter de tourner autour de mon homme et de partager mes sentiments avec quelqu'un qui savait de quoi je parlais. La raison l'a emporté.

  • Caro, il faut que tu arrête. Je ne veux plus te voir lui tourner autour, ça commence à me porter sur le système.

Caro était étonnée, hum, moi aussi. Je me sentais mal de lui sortir ça, juste après qu'elle m'ait parlé de ce qu'elle ressentait, mais elle parlait quand même de celui que j'aimais. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j'avais mal au bide, je ne me sentais pas très bien

  • Je peux pas Jane... Je l'aimais depuis si longtemps, avant même que vous vous soyez rencontré. Ça m'a fait groumer quant j'ai su que vous sortiez ensemble. J'ai cru que j'allais mourir. On était amis, il m'avait tout de suite avertie qu'il avait quelqu'un et qu'ils allaient se marier. Alors tu pense bien que je ne m'attendais pas à le voir fréquenter quelqu'un... Je pensais bien devenir sa maîtresse un jour ou l'autre, marié ou pas. Je le connaissais avant toi, et je l'aimais déjà longtemps avant toi. Je peux pas me résoudre à laisser tomber.

On s'était assis côte à côte, et je me suis laissée aller à lui parler de ce que je ressentais. C'est vrai que même d'être près de lui était une souffrance constante, parce que je l'aimais à mort. Je passais mon temps à lui chercher des défauts, pour trouver quelque chose que je pourrais amplifier, pour en venir à l'aimer moins, mais je ne trouvais rien. C'était agréable de pouvoir rabâcher les oreilles à quelqu'un avec tous les petits détails le concernant, quelqu'un qui ne serait pas agacer. Ça fait drôlement du bien.

Mais j'avais la boule à l'estomac; je savais si bien ce qu'elle ressentait. Les rôles auraient pu être inversés.

Caro avait l'intention de suivre Pascal. Voilà, elle l'avait dit. Pascal serait peut-être ennuyé de la voir faire irruption comme ça, mais il ne pourrait pas l'ignorer, ni la laisser plantée dans un coin. Bizarrement,
Caro m'a reprochée de ne pas assez m'intéresser à ce qu'il faisait, de ne pas me comporter comme une nana vraiment amoureuse de son mec; je n'allais pratiquement jamais à ses matchs, je pouvais passer la soirée dans la même pièce, sans même aller vers lui, c'était toujours lui qui venait vers moi.

Elle n'avait pas tord, mais c'était la timidité, ancrée en moi, qui me bloquait. Caro estimait que j'étais mieux placée qu'elle pour savoir où il était, et ce qu'il faisait.

Caro a proposé qu'on y aille ensemble et de partager la même chambre.
Non mais, de quoi on aurait l'air? J'imagine déjà l'expression de ses copains; "Tiens, c'est pas ta nana là? Heu, tes nanas?". Non, je ne pouvais pas le suivre comme un toutou. J'aurai voulu avoir son cran pourtant!

Je ne voulais pas qu'elle dise à Pascal qu'elle m'avait parlé de ses plans... qu'il se demande pourquoi je n'avais pas eu l'idée de lui faire ce genre de surprise... parce qu'il adore ce genre de surprise! Arriver comme un cheveux sur la soupe? La honte. Son équipe se moquerait de lui, de moi. Je les imaginais se faire du coude; "Dis, c'est pas Jane là-bas?". Rhhhh. De plus, je suis sûre que ça agacerait son équipe.

Ce qui était mortel, c'est que
Pascal m'avait dit où ils étaient, et moi, je ne me rappelais pas. Je n'ai pas osé le demander à Caro! J'aurai pu prétendre aller la rejoindre et du coup, elle me l'aurait dit. Mais, je n'allais quand même pas faire des heures de routes pour aller voir? J'aimerai bien que Pascal la vire et insiste pour qu'elle s'en aille, mais je savais qu'il ne le ferait pas.

C'était peut-être pour ça que j'avais accepté d'aller prendre un café avec Marie après le départ de Caro. Ça me changeait les idées et m'évitait de trop penser. Et probablement aussi pourquoi j'ai accepté de voir DOL. Maintenant, j'étais rongée... Je voulais savoir ce qui s'était passé? Si Caro l'avait trouvé?
S'il avait passé la nuit avec elle...

* * * * * *
------ Pas de répits - 10.avril.10.sam - (100) -----

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099 - Tête à tête

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 09 avril 2010

Vers 20h, Pascal est passé me chercher et on a passé la soirée chez lui. Iaaaaaah, j'adore. Faut pas que j'en prenne trop l'habitude, mais miam miam. Personne autour, je l'avais à moi toute seule, je pouvais être moi-même. On profitait des derniers jours de feu dans la cheminée, le printemps sera bientôt là et ce sera fini. Dommage. Gros soupir.

Pascal avait rendez-vous demain matin très tôt avec son équipe et ne rentrerait que tard dimanche soir.

Caro a appelé après qu'on ait mangé, Pascal a parlé une petite minute avec elle sans quitter la pièce. J'ai compris qu'elle voulait savoir si on sortait, et comme on ne sortait pas, si elle pouvait venir se joindre à nous. J'ai vu les sourcils de Pascal prendre le large et il lui a répondu que c'était non, qu'on avait envi de passer une soirée tranquille, en tête à tête.

Assise entre ses jambes, je me suis laissée câliner. Aarfff, je l'adore à mort. On a bavardé des heures, je crois que j'arrive à imaginer vivre avec lui...

Crap, je dois débloquer. Il faut que j'arrête de rêver, c'était impossible. Attendre encore 4 ans? Vivre avec lui voudrait dire, le présenter à ma famille? Et il est encore marié? Impossible. Et il n'avait que 30ans! Je ne me voyais pas non plus comment je pourrais faire partie sa vie, je n'étais pas de son monde. Bien trop timide pour évoluer dans sa sphère, je savais que je ne pourrais pas le supporter, ce n'était pas la peine d'essayer. Pfff. Mais, je voulais aussi passer ma vie dans ses bras!

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------ Tête à tête - 09.avril.10.ven - (099) -----

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098 - Rencontre avec son père

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 08 avril 2010

Petit conseil d'une amoureuse, tu trouves que je le tourne souvent en bourrique, hein? Aï-iiiiie! C'est moche, il mérite mieux. Pascal est courageux, mon cœur est en sécurité avec lui, il est solide. Je l'admire. En plus, d'avoir un sourire à damner un saint, il a de beaux yeux, des tonnes d'expressions adorables et il est câlin comme personne. Il ose faire et dire des choses que je n'oserais jamais.

Je n'arrive pas à me forcer à aller vers lui ou de parler librement de mes sentiments devant du monde parce que je me sens exposée... Hahhhh! Je pense que c'est pour compenser et montrer combien je l'aime que j'essaie de prévenir, être à l'écoute, deviner ce qu'il voudrait, etc. Mais, peut-être que je ne fais pas un très bon boulot!

Ce soir, on avait prévu de ne pas sortir traîner dans les bars pour passer une soirée tranquille à la maison. Le week-end prochain, Pascal avait son camp d'entraînement, alors on ne se verra pas du week-end. J'avais juste oublié que Pascal n'avait pas l'entraînement ce soir et j'avais pris rendez-vous avec Caro, alors j'ai essayé d'annuler. Pas possible. Alors, je la verrai en vitesse entre 18h-19h avant d'aller chez Pascal.

Le père à Pascal m'avait envoyé son sbire pour discuter, me faire des offres, et pour me convaincre de mettre un terme à ma relation avec son fils. Cette fois, le père à Pascal avait tenu à me rencontrer en personne. J'étais hyper intimidée et impressionnée.

J'ai essayé d'expliquer à son père que je préférais que la rupture vienne de Pascal, je ne pouvais pas lui faire un truc pareil. Tant que Pascal voudrait de moi, je serais là. Il pensait que, si la rupture venait de moi, cela mettrait un point final à cette liaison. Il a voulu connaître mes intentions, ce que j'espérais; mariage? enfant? sa fortune? C'est pour raccourcir, parce qu'on a discuté longuement.

  • Son argent?Pascal est vraiment très beau et il a énormément de charme, vous n'avez pas pu ne pas le remarquer, c'est plutôt difficile de lui résister?
  • Mais ses goûts en femmes laissent à désirer!

Aoutch! Son père me lançait de petites piques çà et là et m'a clairement fait comprendre que je n'étais pas le genre de femme qu'ils espéraient pour leur fils. Je n'étais pas de leur milieu. Pascal avait d'autres atouts mise à part l'argent, comme le fait d'être quelqu'un de rare, mais il était aussi gentil et modeste. Jess allait rentrer très prochainement, et son père tenait à ce que le jeune couple se réconcilie. Si je tenais à Pascal autant que je le prétendais, son bonheur me tiendrait à cœur, et pas uniquement le mien. Pour son propre bien, je devais le laisser tranquille et arrêter de m'immiscer dans son couple et dans sa vie.

Pas de proposition d'argent, ni de menaces avec lui, ça c'était le travail de son sbire, qui, dès qu'il avait tourné les talons s'est évertué à me montrer les avantages et à me demander comme allait mon travail. Je savais que si j'avais été remerciée par mon agence, et que si je n'avais rien trouvé d'autre, c'était grâce à son grain de sel. Il m'a dit que mon agence me reprendrait si j'acceptais ses propositions. J'ai refusé. Non mais, pour qui me prenait-on?

Une alarme s'est mise à clignoté dans ma tête, je ressentais quand même la pression; un de ces 4, Pascal allait me larguer, je le sentais, ça ne faisait aucun doute, j'allais morfler à mort. Il fallait que je me détache à tous prix. J'avais pourtant essayé des trucs... je pensais que de le voir avec Caro allait me détacher; mais niet! Je l'ai trahi avec son meilleur ami; il a passé dessus. De l'avoir blessé m'avait fait mal. Arhhh, il y avait rien à faire, je l'aimais toujours autant, impossible de me raisonner!

D'après son la mine de Pascal et son humeur, je me suis doutée que son père avait dû encore lui faire des remarques, ou qu'ils s'étaient pris la tête. Il avait besoin d'être chouchouté comme un nounours. Cette fois, Pascal savait que j'avais rencontré son père mais, il ne savait pas qu'ils essayaient de m'acheter. Ça, je ne pouvais pas le lui dire. Pascal se demandait pourquoi je ne lui en avais pas parlé.

Le soir, je n'avais aucune envie de voir Caro, alors j'ai annulé par sms...

Entourée de ses bras, écouter sa voix me murmurer des mots d'amour, ses petits bisous partout... Comment avoir le courage de rompre? Il m'était impossible de renoncer à lui.

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------ Rencontre avec son père - 08.avril.10.jeu - (098) -----

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097 - Lilly-Jane, née le 6 avril 2010

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 07 avril 2010

Oooh!  Ma copine Dani a accouché hier, le 6 avril 2010 vers 21h15, d'une jolie petite fille qui se porte à bien. Cette petite merveille s'appelle; Milly-Jane. Elle est trop mignonne avec sa petite bouche en cœur et ses petites menottes.

Dani, ma pote, ma friend, ma cops que j'adore a eu un bébé? Ségoii? (=incroyable en japonais). Ma cops est maman? C'est une maman? Jeeez! Absolument fou! J'avais passé la journée d'hier à penser à elle, à hésiter à l'appeler... Ha! Yep, une petite nana ! Ce sera sûrement une petite blondinette qui sera aussi chouky que sa maman. J'suis drôlement fière de ma cops! Elle a trouvé un homme parfait pour elle, et il sera sans aucun doute un papa formidable!

Iaaahhhh, Dani a accouché hier et dire qu'elle est déjà à la maison. A 18h, on se jetait sur Skype pour papoter un peu et j'ai pu voir la petite merveille. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit à la maison aussi rapidement. Encore plus hallucinant et incroyable pour mon esprit, ma copine a mis un être humain au monde!!!

Dom, son mari s'occupe de la petite comme une vrai mère poule. Je les adore ces 2 êtres humains, maintenant, iaaaah, ils sont 3. On s'est parlé sur SKYPE vers les 18h, j'avais l'impression qu'elle n'avait jamais été enceinte. Elle était déjà en top forme, le sourire au diapason! Incroyable! Bon, avec une athlète pareille, c'est normal peut-être. Ha! j'suis trop fière d'elle ;)

Aujourd'hui, j'avais plein de truc à faire, et je voulais peindre aussi. C'était une drogue dont j'avais besoin!

Je ne voulais pas voir Pascal, ce qu'on avait discuté hier soir me restait sur l'estomac, même si je ne lui avais rien montré. Me noyer dans la peinture m'évitait de trop y penser. Je partais dans un autre monde. On s'était juste parlé un petit moment au téléphone.

Vers 23h, il a débarqué chez moi. Je comprenais pourquoi il s'était renseigné pour savoir si mon neveu était ou non à la maison. Quant je l'ai vu faire des grimaces dans l'œil de la porte, ça m'a fait éclaté de rire. J'étais en training avec un vieux t-shirt tout tâché. J'avais de la peinture partout; sur les mains, la figure, pleins les vêtements. Pascal avait senti que quelque chose n'allait pas au téléphone, il l'avait entendu dans ma voix. God, je l'aime à mourir.

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------ Milly-Jane - 07.avril.10.mer - (097) -----

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096 - Parle moi d'elle...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 06 avril 2010

De retour chez moi, je me suis larvée total toute la journée. Le soir, j'attendais le passage de mon neveu, alors je ne pouvais rien organiser. Et pourtant, il n'est pas rentré et ne m'a pas avertie. Grrr. Dire que si je l'avais su, j'aurai pu passer la soirée avec Pascal qui n'avait pas d'entraînement!!!

On a seulement parlé au téléphone. Pascal m'a appris qu'il avait été prendre un café avec Caro après le boulot aujourd'hui. Ça ne me dérangeait pas, j'étais contente qu'il me le dise. J'ai voulu savoir comment elle allait et ce qu'il ressentait de la voir si déprimée. Évidemment, ça lui faisait de la peine. Pascal pensait que ce serait peut-être mieux d'essayer de l'éviter pour le moment.

Quant on a raccroché, c'est Caro qui m'a appelé... Hum! Elle aurait voulu qu'on se voit. Ce soir, je n'en avais pas envie. De plus, comme Pascal m'a rappelé qu'il serait absent le week-end prochain, parce qu'il avait un truc avec le Basket, je pensais lui faire une surprise en débarquant chez lui. Autant profiter au maximum de la semaine!

Il était adossé à la terrasse chez Thomas, dehors, ils fumaient. Il y avait aussi Paul et un autre de leur pote, JD. Je regrettais du coup, de ne pas l'avoir averti, ça me gênait d'arriver avec tout ce monde. Je crois que ça lui faisait plaisir de me voir.

Je me suis adossée à Pascal et je les ai regardé discuter, entourée de ses bras. J'ai aidé Thomas à préparer les cafés et à apporter les verres, etc. Thomas a voulu savoir comment j'allais, si j'avais passé de bonnes fêtes de Pâques. Il pensait que ça avait été une bonne idée de ne pas rester au chalet avec ce qui s'était passé avec Caroline.

Une fois rentré, seul tous les deux, j'ai eu envie de poser des questions à Pascal à propos de ses relations avec Caro, surtout maintenant qu'il y avait mis un terme. J'ai voulu savoir de quoi ils parlaient? Ce qu'ils faisaient quant ils étaient chez elle? Est-ce que ça ne la dérangeait pas de le voir uniquement le week-end? Ou, s'il la voyait en dehors des week-ends? Et, j'avais été surprise qu'il reste sans voix lors du jeu de vérité, alors j'ai demandé pourquoi?

Pascal ne voulait pas vraiment parlé de ça, surtout maintenant qu'il ne la voyait plus. Pour finir, comme j'insistais, il a reconnu être flatté par ses attentions uniquement focalisé sur lui, par sa persévérance, par la manière qu'elle avait de le poursuivre partout. C'était vraiment flatteur, il était difficile de ne pas remarquer qu'elle était amoureuse de lui. Par contre, quant on lui a posé une question beaucoup plus intime, il s'était rendu compte qu'il ne la connaissant pas très bien.

Il disait n'avoir jamais pris la peine de vraiment la regarder, ou fait attention à ses petites mimiques, à sa manière de faire ceci ou cela, comme on le fait quant on est amoureux de quelqu'un. Il n'avait pas besoin de l'apprivoiser à chaque fois, donc forcément, il était plus attentif à toutes mes expressions. Avec elle, c'était différent, il y avait pas de mystères. Entre les lignes, je comprenais qu'il la trouvait moins compliquée que moi. Il a avoué avoir tellement l'habitude qu'elle s'impose à lui, qu'il ne faisait pas vraiment attention à elle. Puis il m'a avoué aussi un truc qui m'a fait un peu tiquer; qu'il y avait des choses qu'il n'avait pas voulu dire devant les autres, mais qui étaient pareil que ce soit moi ou Caro; il aimait quant ses seins ou son corps s'écrasait contre le sien, parce que ce n'était pas un paquet d'os. Glups. Par contre, si elle se mordait les lèvres ou pas, il n'avait pas fait attention à ces détails là.

Je crois qu'il mentait un peu pour ne pas me faire de peine. Je le connaissais trop bien pour savoir qu'il ne pouvait pas ne pas avoir fait attention à ses petites choses, parce qu'il était beaucoup trop à l'écoute de sa partenaire pour n'avoir pas remarqué des détails aussi important pour lui.

Il semble que Caro lui posait beaucoup de questions, contrairement à moi, elle s'intéressait à ce qu'il faisait, voulait toujours savoir à quoi il pensait. Si elle le pouvait, elle le suivrait partout. Il la trouvait un peu collante, mais en même temps, ça l'amusait aussi. En fin ce compte, il la trouvait émouvante.

Afff, je n'ai plus voulu entendre parlé d'elle, ça finissait par me donner la boule à l'estomac et mal à la tête. C'était impossible, de toute façon, de savoir ce qu'il ressentait vraiment ou ce qu'il pensait. Je pouvais essayer de deviner d'après ses expressions, mais je ne faisais pas confiance à mon esprit de déductions quant il s'agissait de Pascal.

Parler de ça, n'était pas vraiment la meilleure manière de passer la soirée!!! Alors j'ai changé de sujet, Mais, au fond de ma tête, ses mots continuaient à résonner dans ma tête; ''...Elle avait réussi à l'émouvoir... Il aimait la manière que son corps se collait au sien... Il aimait sa manière de le suivre partout... Il était flatté par ses attentions... Contrairement à moi, elle s'intéressait à ce qu'il faisait...''

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------ Parle moi d'elle - 06.avril.10.mar - 096 -----

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095 - L'ultimatum était un Poisson d'Avril

Publié le par JaneDo

Lundi..... 05 avril 2010

C'était carrément génial d'être réveillée par des bisous dans tous les sens, et pourtant je ne suis pas du matin. Pour le coup, j'étais plus collante qu'une sangsue et insatiable. Je suis moins timide quant on est que les 2, c'est seulement quant il y a du monde que je rentre dans ma coquille et que je n'ose pas trop lui coller dessus. Il adore se moquer de mes revirements, je retrouvais ses petits rires et ses taquineries. J'étais carrément heureuse. Je ne regrettais pas d'avoir suivi les conseils de mes "friends" sur mon journal!

On a préparé le déjeuner ensemble et on a mangé en vitesse avant d'aller se jeter sous les couvertures au chaud. On a passé la journée au lit, enroulé dans les bras l'un de l'autre, à se faire des mamours, à bavarder et sans même regarder la télé.

J'ai fini par dire à Pascal que, l'ultimatum pour qu'il fasse un choix, entre Caro et moi n'était qu'un poisson d'avril. Moi aussi je le testais; je voulais savoir s'il refuserait encore de la quitter. Je ne voulais pas être le genre de nana à forcer la main de son mec. Lui aussi avait envi de savoir si Thomas allait lui planter un couteau dans le dos en essayant de sortir avec moi.

Hum apparemment, on avait tous les 2 profité du Poisson d'Avril pour avoir des réponses à nos questions!!!

O
n a pas bougé de la journée, ni de la soirée. On avait planqué nos natels en rentrant, on ne voulait pas être dérangé ou rattrapé par tout ce qu'on avait laissé derrière la porte. Mais c'était peut-être trop demandé. En rentrant du chalet, une grande partie de l'équipe avait atterri chez Thomas. On pouvait entendre les bruits provenant de son appart. Alors Paul est venu sonner chez Pascal pour nous proposer d'aller manger et prendre un verre avec eux. Mais niet.

Il aurait fallu un bulldozer pour nous sortir de la maison, on avait besoin de personne. Être avec Pascal suffisait à mon bonheur. Je n'avais besoin de rien d'autre.

J'ai entendu Paul chuchoter discrètement à Pascal que Caro n'était pas du voyage, qu'elle était rentrée. Merde, je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir de le cœur serré en pensant à elle. Pendant que je nageais dans le bonheur, une autre quelque part souffrait le martyre. Mais bon, je voulais profiter de chaque seconde avec Pascal, seul à seul.

La journée a passé bien trop vite, et en allant se coucher le soir, j'ai été envahie par une vague de tristesse parce que, je ne voulais pas que la journée se termine. J'aurai voulu remonte le temps et recommencer la journée... J'adore être avec lui, je ne vois pas le temps passer...

Je pensais aussi beaucoup à Dani... Son accouchement était programmé aux env. du 1er avril... on était le 5... C'était pour bientôt, d'un jour à l'autre... Peut-être qu'en ce moment même, elle était peut-être en plein travail?

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------ L'ultimatum était un Poisson d'Avril - 05.avril.10.lun - (095) -----

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094 - Pascal pour moi toute seule ;) chiiii

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 04 avril 2010

On s'est réveillé relativement tard. A ma grande surprise, Pascal dormait encore. C'était extrêmement rare, il était toujours le 1er à se lever. Je pense qu'il avait dû rester longtemps éveillé à parler avec Caro. Elle n'était plus dans la chambre, donc je pense que Pascal avait réussi à la convaincre de regagner sa propre chambre. La pauvre, je suis sûre qu'elle n'avait pas beaucoup dormi non plus.

Il me cherchait de la main dès que je tentais de m'éloigner. Le regarder suffisait à mon bonheur. Il était et restait mon film préféré. Il dormait torse nu, et j'aimais le spectacle de son visage adoré endormi. J'ai promené mon doigt sur lui sans le toucher. J'aimais chaque centimètre de son corps. Si je n'avais pas eu des scrupules à le réveiller, je l'aurai couvert de bisous. Je l'ai regardé dormi jusqu'à ce qu'il ouvre ses beaux yeux verts.

Câlins-câlins, bisous-bisous et on est descendu prendre le petit déjeuner. J'aurai voulu ne jamais bouger du lit, je flottais sur mon petit nuage rose.

J'aime ses yeux, j'aime leurs couleurs, leurs changements, j'aime toucher sa peau, sa chaleur, le goût de ses baisers, j'aime aussi passer ma main dans ses cheveux, ou aussi quant ils tombent sur mon visage ou caresser sa nuque. J'aime sentir les mouvements de ses muscles se contracter sous sa peau. Je le regardais rire avec Paul, qui lui racontait ses déboires amoureux, et je pensais à tout ça en regardant de petites fossettes se dessiner sur sa joue quant il rigolait. Il avait l'air heureux et j'adorais le voir comme ça. J'avais trop envie de tendre le bras pour le toucher, de passer mes bras autour de son cou, de l'embrasser, de le serrer tout fort, mais je n'ai rien fais. Je suis restée là à le regarder, de petites étoiles dansaient dans mes yeux, je l'adore à mort lui.

Quant ils sont parti faire, je ne sais quoi, je suis retournée dans notre chambre. J'ai commencé un nouveau livre en prenant un petit bain, ensuite, j'ai fais une sieste, après je suis descendue au salon continuer ma lecture au coin de la cheminée. J'aimais rester seule, ou quant il n'y avait pas trop de monde au chalet. Surtout, n'être pas obligée de parler. C'était mes moments de précieuses solitudes. Ça me permettait de me ressourcer, me donnait une certaine impression d'indépendance et me permettait ensuite de supporter la foule et le bruit.

Je ne savais pas que Caro était restée au chalet, j'ai failli bouffer mon bouquin
quant je l'ai vue venir se traîner, comme une âme en peine, dans le salon. Elle n'osait pas m'approcher et pensait que je ne voulais pas lui parler. C'était vrai, mais c'est pas une chose qu'on dit, alors j'ai prétendu le contraire.

  • Tu ne veux plus me parler je pense?

Caro ne m'a rien dit que je ne savais pas déjà! C'est vrai que ce n'était pas facile d'aller vers celle qui venait de se faire jeter, c'est vrai aussi que tant qu'à faire, autant le garder pour soi, encore mieux si en plus, c'était la décision de Pascal. Caro n'avait jamais demandé à Pascal de faire un choix, c'était moi qui l'avait exigé et il m'avait laissé tomber. Elle était bien comme c'était, était bien avec nous 2.

Caroline ne comprenait pas très bien et voulait savoir ce qu'elle avait fait pour que je demande à Pascal de la rejeter? Elle ne le voyait que le week-end et faisait tout pour ne pas s'imposer? Elle était vraiment triste et se sentait très mal et me demandait comment faire pour que la peine s'en aille.

J'ai rappelé à Caro que tout ça n'aurait jamais dû arriver, qu'on (encore ma lâcheté qui me faisait généraliser)aurait dû s'en tenir à ce qui était discuté, ça aurait dû s'arrêter à Nouvel An, mais (et là, j'ai essayé de faire preuve d'un peu de courage),
elle avait réussi à s'incruster, et maintenant voilà où on en était. Caroline m'a demandé si je n'aurai pas fais pareil à sa place, j'ai dû reconnaître que oui. Oh oui, j'en aurais fait tout autant et je me serais accrochée... comme je l'ai fait avec Jess. Je la comprenais si bien. Impossible de lui jeter la 1ère pierre.

  • Oui, je sais... J'ai eu plus que je ne pouvais espérer, je devrais m'estimer heureuse... Mais c'est douloureux quand même...

J'ai pas vraiment su quoi lui dire, je ne savais pas comment lui remonter le moral. Je me suis cachée derrière le fait que je ne pouvais rien faire, c'était la décision à Pascal. Dès que j'ai pu, je me suis éclipsée pour filer me planquer dans notre chambre.

J'aurai voulu avoir le courage de lui dire que rien n'était perdu, la laisser se débrouiller, et
si Pascal changeait d'avis, lui laisser une place, mais voilà, j'avais trop peur de le perdre. Non, non et non, je peux pas, je veux pas.

Le soir, on est tous sorti mangé au resto et Caroline est restée au chalet. Elle nous a regardé partir avec des yeux de cockers. On a dû, comme d'hab, réserver pour pouvoir tous manger ensemble. Ensuite, on s'est retrouvé au Pub pour prendre un verre, avant d'aller en boîte. Pascal avait envi de rentrer, alors après le pub, on a filé au chalet où on pouvait profiter de rester un moment que les deux. Mais bon, dur dur, Caroline était là où on l'avait laissé; sur le canapé du salon à regarder la télé sans le son. Ses yeux étaient rouges et enflés.
Pas difficile de deviner qu'elle avait pleuré.

Après une petite sauna, on est monté s'enfermer dans notre chambre. Pascal avait demandé à Caroline de ne pas venir nous déranger ce soir. La pauvre. Elle nous suivait du regard dès qu'on passait dans son champ de vision, alors on n'osait même pas s'amuser, ni rire J'étais à 2 doigts de lui dire qu'elle pouvait passer si elle voulait.

  • Elle te fait de la peine, hein?
  • Oui... un peu...
  • Oui... moi aussi...

Les autres sont rentrés entre 3h et 4h du matin. Ils sont venus nous chercher pour aller faire des jeux, mais on n'en avait pas très envi. Puis, comme Pascal m'a proposé de filer en douce pour rentrer à la maison, alors on est descendu rejoindre les autres pour passer un moment avec eux avant de quitter le chalet.

Thomas était content de voir que les choses s'étaient arrangés entre Pascal et moi. Je lui ai fais un gros câlins, parce que quand même, c'était un peu grâce à lui. Layne lui pensait que ça n'allait pas durer, il m'a averti que ce serait beaucoup plus difficile que je ne le pensais de se débarrasser de Caroline.

Après avoir avalé un dernier café, on est parti. Au moins, on n'avait plus Caro sous les yeux, on allait pouvoir être un peu seul et j'allais pouvoir me transformer en limace collante. Hihihi. J'étais toute contente.
J'avais Pascal pour moi toute seule.

 

* * * * * *

J'aurai pu résumer la journée au lieu d'aller dans les détails... Ça aurait donné ça;

On s'est levé tard ce dimanche de Pâques. Après le petit déjeuner, ils sont tous sortis pour aller faire du sport et autres, je suis resté au chalet. Ça me permettait de lire et de me reposer. Je ne savais pas que Caroline était là elle aussi. On a discuté un moment, puis je me suis enfuie dans ma chambre en attendant le retour de Pascal.

Le soir on est sorti un moment avec les autres. On avait décidé de rentrer s'enfermer tous les 2 chez lui. On voulait être un peu seul, en tête à tête, et peut-être aussi, fuir les yeux de cockers de Caroline. J'avais enfin Pascal pour moi toute seule, j'étais aux anges!

Un peu raide non? Dans quelques temps, je ne me serais plus rappelée des détails!

* * * * * *
------ Pascal pour moi toute seule ;) - 04.avril.10.dim - (094) -----

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093 - Terminé avec elle!

Publié le par JaneDo

Samedi..... 03 avril 2010

Thomas et moi étions en train de fumer dans le jardin d'hiver. Toujours aussi direct, Pascal voulait discuter, il ne voulait pas attendre le déluge. Souriant, Thomas a éteint sa clope et nous a laissé. Il m'avait encouragé à parler franchement avec Pascal, surtout, de lui dire que ce n'était pas trop tard!

Je n'avais plus envie de jouer, alors j'ai suivi les bons conseils que j'avais reçu sur mon journal; je lui ai dis que je l'aimais, qu'il devrait le savoir, je n'aimais que lui. Personne d'autre ne comptait plus pour moi. Je lui ai demandé s'il ne le savait pas encore après tout ce temps? Est-ce que je ne le lui disais pas assez? Qu'il ne s'était rien passé dont je puisse avoir honte. Hum, évidemment que j'ai sauté le passage où je me suis jetée à la tête de Thomas, les bisous-bisous enflammés, et aussi le fait que Thomas ne m'était pas indifférent.

  • Alors pourquoi avoir dit que c'était trop tard? Tu sais, ce n'était qu'un "Poisson d'Avril", je n'en pensais pas un mot et je ne veux pas rompre avec toi, mais, je n'ai aucun problème pour rompre avec Caro. Je n'en ai jamais eu aucun. Il me suffisait d'un mot. J'avais besoin de savoir ce que tu voulais...

Pascal a tendu la main vers moi, j'avais envie de lui sauter au cou, mais... Je ne l'ai pas fais. J'ai même reculé d'un pas. Ça m'a refroidie de savoir qu'il n'avait pas encore jugé utile de rompre avec Caro. A ce moment là, elle a pointé son nez dans l'embrasure de la porte vitrée. Le bruit des voix et la musique nous a fait tourner la tête dans sa direction. J'ai voulu me tirer pour les laisser mais Pascal m'a retenue et a demandé à Caro de rester puisqu'elle était déjà là.

Après ça, mon moral est passé de; à ras le sol, direct au plafond. Pascal a expliqué à Caro qu'on avait pas vraiment rompu, qu'il n'en avait jamais eu l'intention, que ce n'était pas sérieux.

  • C'était un poisson d'avril, pas génial quant j'y pense, mais ça m'a permis de remarquer des choses qui ne m'ont pas beaucoup plu...

Comme il était mignon avec son air sérieux et ses sourcils froncés. Mon cœur suivait le rythme des mouvements de ses lèvres. Il n'imagine même pas à quel point je l'adore. Pascal avait voulu me tester, mais je n'étais pas la seule...

Il a voulu savoir comment j'allais réagir, si j'allais me jeter illico dans les bras d'un autre. Il ne me l'aurait pas pardonné. God, je remerciais le ciel que Thomas se soit douté de quelque chose, sans ça, je l'aurais carrément déçu. Il m'a rappelé qu'il m'aimait et que moi aussi, je devrais le savoir. J'avais presque oublié la présence de Caro quant il s'est tourné vers elle. Pascal lui a dit qu'elle l'avait énormément déçu. Là, Caro a pâli. Pascal lui a dit que sa manière de m'ignorer, de ne même pas prendre la peine d'entrer en contact avec moi ou essayer de me consoler, après toute la générosité que j'avais su lui témoigner l'avait déçu. Il avait trouvé ça dégueulasse. Elle n'avait montré aucune compassion pour moi. Mon empathie pour les autres l'agaçait parfois, mais en même temps, il adorait ce côté tendre chez moi, et trouvait ça finalement attachant. Par contre, il trouvait Caro égoïste, elle n'avait montré aucune reconnaissance et il trouvait ça pas terrible,

Caro lui a expliqué qu'elle s'était retrouvée dans une situation difficile; elle ne pouvait pas vraiment me faire face sans avoir l'air de tourner le couteau dans la plaie, elle ne pensait pas que j'aurai aimé ça. Que contrairement à ce que Pascal pensait, elle avait eu beaucoup de peine pour moi et n'osait même plus me regarder en face. Ce n'était pas faux. Elle n'avait pas su quoi faire, s'était retrouvée coincée, qu'elle l'aimait et que ce n'était pas de sa faute s'il avait choisi de me plaquer. Qu'elle était très bien avec nous 2 et ne lui avait jamais rien demandé. Elle avait préféré rester discrète et m'éviter au maximum pour ne pas me faire souffrir davantage.

Pascal l'a écoutée, mais il lui a rappelé que ce n'était qu'un "Poisson d'Avril", qu'il n'avait jamais eu l'intention de rompre avec moi. Il a ajouté que ce triangle amoureux ne me convenait plus, qu'il le lui avait déjà dit, un mot... avec elle, c'était terminé.

Pascal avait enfin rompu avec Caro. Elle est restée la bouche ouverte, blessée à mort. Elle cherchait mon regard, mais j'ai baissé les yeux. Aïe, j'avais de la peine pour elle. Je savais très très bien ce qu'elle pouvait ressentir, j'étais passée par là. J'aurai sûrement suivi ma nature un peu bê-bête et tenté de la consoler si Pascal ne m'avait pas fermement entraîner avec lui.

En suivant Pascal les oreilles basses, je comprenais pourquoi le petit clin d'œil de Thomas tout à l'heure après avoir discuté avec Pascal; il savait. Il savait que Pascal allait lever le voile sur ce "Poisson d'Avril". J'ai suivi mon homme sans opposé de résistance. Notre chambre, hahhh, j'aimais cette chambre, elle était remplie de tellement bons souvenirs, de précieux et tendres souvenirs. Pascal n'avait pas vraiment envi de parler, il ne voulait plus parler. Bof, moi non plus d'ailleurs.

J'étais tellement, tellement heureuse, je retrouvais mon Pascal, ses bras, sa chaleur, ses câlins... Lui... Je ne sais vraiment pas comment j'avais pu imaginer vivre sans lui, c'était pas possible, j'suis accroc.

On s'est levé très tard ce samedi et on a traîné au lit. Pascal m'a raconté ses allées et venue entre chez moi et chez Layne. On a beaucoup parlé de ce qui c'était passé ces derniers jours. On voulait tous les 2 tout savoir; ce qu'on avait fait, ressenti, pensé.

Caroline, elle, n'avait pas fermé l'œil de la nuit. En plus, elle avait les yeux enflés comme des soucoupes, elle cherchait désespérément son regard. Glups. Après avoir avalé un café, j'ai fais un bisou à Pascal, je retournais me coucher. En montant les escaliers, j'ai remarqué que Caroline me suivait, alors j'ai couru jusqu'à la chambre et elle a frappé à la porte. Je n'avais pas pensé qu'elle me poursuivrait à la chambre, alors je n'avais pas fermé la porte à clé.

Mince, je n'avais pas envie de la voir, ni de lui parler, alors j'ai grimpé en vitesse me cacher dans l'attique au fond de la chambre, là où personne ne penserait pas à chercher. Mince, je comprenais ce qu'elle avait essayé d'expliquer à Pascal; je l'évitais parce que je me sentais mal à l'aise en sa présence. Comme la plupart des gens, la souffrance des autres me rebute.

Quant elle a quitté la chambre, je me suis couchée sur le dos les bras en croix. Mon café, posé sur le meuble près de la porte refroidissait. J'avais envie de rester là, dans le secret de l'attique et dormir. Au cas où elle aurait l'idée de revenir, elle ne me trouverait pas, je serais tranquille pour un moment. Pascal est entré à ma recherche, et j'ai voulu écarter les rideaux mais Caroline est entrée à son tour. Alors je suis restée où j'étais.

Ils ont commencé à discuter. Enfin non, elle parlait et Pascal l'écoutait en essayant de rester hors d'atteinte, parce qu'elle essayait de le toucher ou de se serrer contre lui. Ça me faisait de la peine, c'était triste. Elle pleurait et le suppliait de ne pas la rejeter, qu'elle se doutait que j'avais dû lui demander de rompre avec elle, qu'elle me parlerait. Elle ne pouvait pas imaginer qu'il lui ferait du mal intentionnellement, qu'elle ne supportait pas son indifférence. Cette fois, c'était sûr, je ne pouvais pas sortir de ma cachette. Je ne voudrais jamais qu'elle sache que je l'avais entendu, ni vue dans cet état. Sa souffrance faisait peine à voir et faisait écho au mien. C'était horrible, je ne voulais pas voir ça.

D'après le ton de Pascal, il était désolé, il l'a laissée se lover contre lui et l'a serrée dans ses bras, puis ils sont sorti. Mon café était froid. Berk. Je suis sortie de ma cachette soulagée qu'ils soient parti et je me suis couchée dans notre lit cette fois. Dormir, c'est tout ce que j'avais envie de faire. Je ne voulais plus penser à elle, ni me rappeler de son visage ravagé. Pourquoi est-ce que je devais me sentir triste pour les autres?

Comme une zombie, je me suis levée en fin d'après-midi. Après quelques cafés, j'ai commencé à émerger. Autour de moi, c'était l'effervescence, ils discutaient des plans pour la soirée. Moi, je m'en fichais, je suivrais c'est tout. J'ai croisé le regard à Caro, j'ai voulu l'ignorer, mais c'était difficile. Elle était assise dans un coin du salon avec Alexia. Layne était debout à côté et discutait avec Thomas. Même si elle était entourée, ciel, elle avait l'air seule. Elle faisait peine à voir. Je me suis forcée à aller vers elle. Layne m'a fait un bisou smack en partant. Ça avait sûrement dû énerver Alexia, mais elle n'a rien dit. Ils ont tous déserté pour nous laisser seules.

A la 1ère question stupide qui m'est venue spontanément, le; "ca va", réponse idiote; "Non, ça va pas terrible". C'était vraiment une question idiote. Il a fallu chercher autre chose...

Le soir, on est sorti au bowling, Caro est restée au chalet. C'était un soulagement, en tous cas pour moi. Je restais collée à Pascal comme son ombre, d'ailleurs, il ne me laissait pas m'éloigner non plus. Ses bisous, ces petits câlins et ses attentions me redonnaient goût à la vie. J'aimais sentir ses mains sur moi, chercher les miennes, sa présence. J'étais vraiment hyper accroc à Pascal. Même quant il discutait avec d'autres filles, je restais accrochée à lui. Ça le faisait sourire, il n'avait pas l'habitude de me voir comme ça. J'avais eu tellement peur de le perdre que j'avais besoin de le toucher constamment.

On est rentré vers les 2h du matin. Caroline était assise toute seule au salon, elle semblait attendre. La pauvre. Je suis sûre que Pascal a eu, comme moi, mal au cœur de la voir comme ça. Une chose est sûre, c'est qu'elle avait du cran. Moi, je me serais terrée dans ma chambre. Je n'aurai fait mal au cœur à personne, ni dérangé personne. On aurait même pu oublier que j'existais!!!

Je savais qu'elle nous avait envoyé des messages, mais que ce soit Pascal ou moi, on a évité d'en parler. Je suis sûre que lui aussi se sentait mal d'entendre ses petits coups à la porte de notre chambre une heure plus tard. Une chose que je n'aurais, non plus, jamais osé faire. J'ai voulu aller lui ouvrir, Pascal a essayé de me retenir. On ne pouvait pas l'ignorer et la laisser plantée derrière la porte. Pour finir, Pascal a été lui ouvrir.

Je n'ai pas suivi leurs discussions, je me suis endormie presque aussitôt. J'étais crevée, mais je me sentais rassurée qu'il soit là...

* * * * * *
------ Terminé avec Caro - 03.avril.10.sam - (093) -----

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092 - A mon tour de jouer!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 02 avril 2010

Je n'avais pas le temps de dormir, peut-être que j'aurai dû, mais j'étais trop impatiente d'être au chalet. Je n'avais absolument aucune idée de ce que je ferais une fois sur place, mais bon. Sûrement dormir un peu d'abord. Le temps de prendre une douche, d'avaler 2 ou 3 cafés, de sauter dans un training et c'était parti. Pendant tout le trajet, la dernière discussion avec Pascal me trottait dans la tête.

  • Tu veux être avec elle?
  • Oui.
  • Tu l'aimes?
  • Oui.
  • Tu as décidé que c'était fini entre nous?
  • C'est mieux comme ça.
  • Alors chou, tu as ce que tu voulais. Y a rien d'autre à ajouter.
  • Est-ce que tu m'aimes toujours?
  • Oui.
  • Est-ce que tu veux toujours de moi?
  • Oui, mais...
  • Pas de mais. Est-ce que tu veux toujours de moi ou tu as déjà quelqu'un d'autre dans le cœur? Layne?
  • Layne? J'aime toujours beaucoup Layne, mais c'est toi que j'aime.
  • Tu as couché avec lui?
  • Hier soir? Non. Écoute, cette discussion n'a aucun sens. Je préfère que tu t'en ailles...

Quant je lui ai demandé s'il l'aimait, il avait répondu "Oui", Aïe, ça me faisait mal jusqu'à l'os. "C'est mieux comme ça"; pourquoi est-ce qu'il avait dit ça? Pourvu que Thomas ait raison et que ce n'était qu'un "Poisson d'Avril". Pourvu que ce ne soit qu'un "Poisson d'Avril" et que je n'ai pas à envisager ma vie sans lui. C'était trop tôt, je n'étais pas prête.

Je le revoyais planté devant moi, la tête baissé comme un petit garçon pris en faute. Je ne pouvais pas m'empêcher d'éprouver de la tendresse et j'aurai bien voulu trouver le courage de lui demander de me serrer dans ses bras une dernière fois, mais je n'ai pas pu, pas osé.

Ils étaient pratiquement tous sur le point de sortir quant je suis arrivée vers les 10h30. Je suis tombée nez à nez avec Pascal qui rentrait de son jogging avec Caro. Ça m'a serré le cœur de les voir tout "amour-amour", la voir se pendre à son cou et tous ses bisous-bisous. Il m'a dit bonjour, mais Caro a essayé de faire semblant de ne pas me voir, puis elle m'a lancé un vague "salut" avant de détourner rapidement les yeux. Je me suis précipitée à l'intérieur en laissant mes affaires derrière, je voulais juste ne plus les avoir sous les yeux.

Thomas m'a accueillie dans l'entrée et Pascal a apporté mes affaires. J'ai remarqué que Caro essayait de le tirer loin de moi. Thomas m'a proposé de poser mes affaires dans sa chambre, mais Pascal l'a interrompu pour dire qu'il me laissait sa chambre dans l'attique et qu'il y portait mes affaires. Ok, pourquoi pas, ça ne me gênait pas qu'ils décident à ma place. J'adorais cette chambre, elle est remplie de souvenirs, de souvenirs agréables et tendres. Cette chambre était remplie de la présence de Pascal.

J'étais crevée de ma nuit sans sommeil avec Dol alors j'ai été dormir. Ils sont presque tous sorti pour faire du sport, le silence dans le chalet était reposant. J'ai dormi tout le reste de la journée. Pascal et Thomas sont passés pendant mon sommeil, mais je n'ai rien remarqué.

Le soir, bien reposée, j'avais retrouvé la forme. J'étais d'attaque. Après une longue douche, je suis descendue, les jambes légèrement flagadas pour rejoindre Thomas. Pas Pascal. Pascal lui, était avec sa Caroline.

Après un petit début de soirée tendue, l'atmosphère s'est allégée dès que j'ai réussi à m'habituer à l'idée que Pascal était avec une autre, que nous deux, c'était terminé. Il fallait que j'aille de l'avant ou en tous cas, faire semblant en attendant de savoir si c'était un "Poisson d'Avril" ou pas. Je devais juste faire attention de ne pas aller trop loin pour pas le braquer au cas où.

Thomas a pris son rôle de remplaçant très au sérieux et restait à mes côtés, sans pour autant exagérer. Il suivait mon rythme. Il me faisait quand même quelques bisous au creux de l'oreille, mais rien qu'il n'aurait pas fait autrement. Pendant le jeu de vérité, où on nous posait des questions auxquels on devait dire toute la vérité, même si c'était indiscret, j'étais assis entre les jambes de Thomas. Il me caressait la nuque en me faisant de petits bisous adorables, j'ai tourné la tête vers lui pour l'embrasser mais, le regard crucifiant de Pascal m'a stoppée net. Mon cœur s'est mis à danser la java.

Les questions étaient vraiment très indiscrètes, parfois les réponses nous faisaient rire jusqu'à la crampe! Pascal et moi avons ça en commun; la pudeur. Pas entre 4 yeux, mais il y a des choses qu'on préfère ne pas partager avec la foule. Je me suis rendue compte que j'étais un peu coincée sur le sujet par moment. Les autres n'avaient aucun problème pour parler ouvertement, allant jusqu'à donner des détails que j'aurai préféré ne pas entendre.

Pascal avait dû raconter ce qu'il aimait chez moi quant on faisait l'amour. Wohhh, c'était vraiment hyper intrusif, mais c'est ce qui les faisait marrer. Pascal a trouvé ça trop indiscret et n'a pas voulu répondre, alors ils lui ont demander de dire seulement 2 choses; alors il a parlé de mes yeux, mes lèvres, puis il a dit qu'il aimait aussi ma manière de me mordiller la lèvre à certain moment. Ça le faisait sourire et moi, ça m'a fait rougir jusqu'aux oreilles. Puis Thomas lui a demandé ce qu'il aimait chez Caro, Pascal est resté sans voix... A ce moment là, même si je trouvais les questions plus qu'indiscrètes, j'étais toute ouïe! Mais Pascal est resté sans voix. Il ne trouvait rien à dire ou il y en avait trop? Il a tourné un regard vide et surpris vers moi, puis vers Caro qui était toute rouge. Il ne trouvait rien à dire!?
Blessée, elle a quitté le salon les larmes aux yeux et Pascal l'a suivie. Pfffffff.

Un peu verte, je me suis amusée à le torturer toute la soirée.

En boîte, j'ai cru remarqué de la nervosité chez Pascal et j'avais l'impression qu'il ne me quittait pas des yeux, surtout depuis que je faisais comme si lui n'était pas là. Oui, il était tendu comme une arbalète. Caroline toute collante n'arrivait pas à le dérider. Il restait la plupart du temps debout à discuter avec ses potes. Pour une fois, il n'était pas tout le temps à la câliner, à lui passer le bras autour des épaules et tout.

Quant je suis allée danser sur la piste, Pascal s'est penché pour parler à Thomas. Je crois que je devinais que cela me concernait. Peut-être qu'il lui demandait de ne pas jouer avec ses restes? Ça n'a duré qu'1 minute. Quant il a tourné les talons pour venir vers moi, j'ai vu Thomas se sourire à lui-même avant de me faire un petit clin d'œil discret.

Puis enfin... Pascal est venu me prendre par la main pour m'emmener vers la sortie. Il voulait discuter, mais moi, je n'avais pas fini de le torturer. J'avais bien dû subir sa torture plus d'une journée!

Direct, Pascal est entré dans le vif du sujet. Il n'aimait pas trop tourner autour du pot et J'adorais ce côté là chez lui. Il a voulu savoir s'il se passait quelque chose avec Thomas qu'il devrait savoir, ce que j'avais fait hier soir, pourquoi je n'étais pas venue hier soir au chalet, qu'est-ce que j'avais fait, si j'avais passé la soirée avec Layne, si je l'aimais toujours... Tout en vrac.

  • J'ai passé la soirée avec une copine, tranquillement chez moi. Pas avec Layne. Si tu ne me crois pas, tu peux l'appeler. D'ailleurs, il y a même un message d'elle sur mon natel pour me remercier de l'avoir supporté toute la soirée...
  • Tu sais Jane... I Love You et personne d'autre. Tu devrais le savoir. Je ne pensais pas un mot de ce que je t'ai dis l'autre jour... Ce n'était qu'un stupide "Poisson d'Avril".

Iaaah! J'avais failli baissé ma garde devant ses yeux remplis d'incertitudes.

  • Tu m'as dis que tu ne voulais pas rompre avec elle, tu as aussi dis que tu l'aimais ? Ça m'a fait mal de t'entendre dire ces mots, tu n'imagines pas à quel point. Ça ne me suffit pas, Poisson d'Avril ou pas, il n'était plus question de partager ou d'accepter quoi que ce soit. Quant je t'ai dis que je ne voulais plus faire de compromis, je pensais chaque mot. Alors Pace? C'est elle ou moi? Ça ne peut pas être les 2. Je t'avais demandé de choisir, je veux le savoir tout de suite laquelle des 2, je n'ai pas envie de jouer. Oh mais voyons... Tu avais déjà fais ton choix, suis-je bête! 

Puis, je me suis rappelée à temps que c'était à mon tour de jouer. J'avais failli jeter mon jeu aux orties, nulle comme je suis. Horrible, dès que je suis près de lui, j'oubliais tout. Il a essayé de dire quelque chose, mais je lui ai coupé la parole et j'ai enfoncé le clou.

  • Bahhh... Rien à foutre, de toute façon c'est foutu, c'est TROP tard...

J'ai tourné les talons sans me retourner. Je ne voulais pas le regarder sinon j'allais sûrement flancher. J'ai croisé Caro qui venait sûrement le récupérer, elle a baissé les yeux pour ne pas croisé mon regard. Pfff, de toute manière, rien à foutre, je savais qu'il m'aimait toujours et que ce n'était pas vraiment fini, mais j'avais l'intention de le torturer encore un peu. En tous cas, il avait clairement compris que s'il voulait me récupérer, il lui fallait rompre avec Caroline.

Pascal était mal, ce n'était pas difficile à voir. Ciel, cela me faisait l'aimer encore plus si c'était possible. Il n'était pas comme la plupart des mecs à masquer son humeur sous une tonne de conneries, à jouer les blasés, gonflés à bloc, genre rien à foutre. C'était toutes ces petites choses que j'aimais à mort chez lui.

J'ai voulu rentrer. Voir Pascal comme ça me sabotait le moral et me donnait la furieuse envie de courir vers lui et lui dire que c'était une blague, que ce n'était pas trop tard... Pascal est arrivé au chalet 5mn après nous. Je pense qu'il ne voulait pas laisser son imagination le torturer. Bah, je l'aimais encore plus pour n'avoir pas laisser le temps s'écouler sans me prendre en chasse, sinon j'aurais pu penser qu'il n'en avait rien à battre.

Dans la voiture, Thomas m'a dit qu'effectivement Pascal lui avait sorti un truc comme "Bas les pattes" et lui avait dit que notre rupture n'était qu'un Poisson d'Avril. Ça avait amusé Thomas de le voir si nerveux, il avait dit à Pascal de ne pas trop traîner pour me le dire. Je lui ai raconté avoir dit à Pascal que c'était trop tard. Thomas est resté un peu dubitatif, il trouvait que je n'aurai pas dû faire ça. Je prenais le risque que, pour se protéger de la souffrance d'une séparation, que Pascal ne se tourne vers Caro.

Glups! Thomas trouvait que j'avais un peu trop la furieuse tendance à jouer avec le feu!

* * * * * *
------ A mon tour de jouer! - 02.avril.10.ven - (092) -----

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091 - Poisson d'Avril ??

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 1er avril 2010

Pauvre, pauvre Thomas, il allait être carrément sur les rotules au travail aujourd'hui!!! On a discuté des heures, il a vraiment été chou comme un cœur en me remontant le moral comme personne... Enfin, comme Brian aurait su le faire. Carrément adorable.

Finalement, je ne pouvais pas dormir chez lui sans mes affaires pour me changer, je préférais rentrer, surtout avec mes ragnagnas. Et aussi, après ce qu'on avait discuté, c'était préférable.

Honteusement, je me suis jetée à sa tête, il n'a pas tout de suite essayé de me repousser, mais il l'a fait avant que ça n'aille trop loin. Thomas n'était pas contre l'idée que je l'utilise, bien au contraire, mais il préférait que je ne le fasse pas pour les mauvaises raisons. Aussi, il savait que si Pascal me sifflait, je retournerais vers lui en courant. Thomas me suggérait de discuter encore avec Pascal avant de décider quoi que ce soit.

Il a voulu savoir ce qui s'était passé entre Pascal et moi pour qu'il me fasse un truc pareil, alors je lui ai raconté. Surpris, Thomas m'a appris qu'il avait, lui aussi, parlé avec Pascal à propos du week-end, et Pascal se réjouissait de ces 4 jours ensemble. Il savait qu'il aurait préféré qu'on reste chez lui au lieu d'aller au chalet. Bien sûr, il lui avait demandé si "ensemble" voulait dire aussi Caro. Mais, Pascal ne semblait pas l'avoir inclue dans le mot; "ensemble". Au contraire, il se demandait comment faire pour ne pas l'avoir sur le dos tout le week-end. Donc Thomas trouvait vraiment étrange que quelques heures plus tard, il décide de rompre avec moi, au lieu de Caro.

Thomas m'a demandé si je lui cachais quelque chose? Peut-être que Pascal avait appris un truc qui l'avait fait changer radicalement? Non, je ne voyais pas. Il n'y avait rien qui aurait pu le faire changer aussi diamétralement en quelques heures!

Thomas m'a alors dit de me méfier, ce pouvait être un "Poisson d'Avril". Ils n'avaient pas l'habitude de le faire le 1er, parce que trop évident, mais le plus souvent le jour avant, voir après. Glups, c'est vrai ça, je les avais entendu en discuter devant moi, la semaine précédente! Plus il y pensait et plus cela semblait évident pour Thomas. Pascal profitait peut-être du "Poisson d'Avril" pour nous tester?

Me tester? Pascal cherchait peut-être à savoir comment je réagirais et peut-être même savoir si je me tournerais vers Thomas? Ou Layne? Voir si Thomas en profiterait pour lui planter un couteau dans le dos?  Le rat! J'avais plongé la tête la 1ère! Avec un petit sourire coquin, Thomas m'a dit qu'il aurait bien voulu profiter de la situation, mais je risquais peut-être de lui en vouloir après, et Pascal, de lui dévisser la tête.

Aussi sec, même si j'étais un peu incrédule, mon cœur me faisait moins mal! Petit à petit, l'espoir commençait à renaître et je me sentais moins désespérée. Et si Thomas avait raison? Oui, Thomas avait sûrement raison. Pascal ne pouvait pas changer comme ça brusquement, ça ne lui ressemblait pas du tout. Je me sentais reboustée et soudain tous les nuages noirs au-dessus de ma tête se sont dissipés, la main de fer qui me comprimait le cœur a disparu. Ça devait être ça; un "Poisson d'Avril"!

Oh mais, il allait me le payer! Amusée, on a concocté ensemble un pe
tit plan pour rendre à Pascal la monnaie de sa pièce, puissance 10! Il allait voir comme c'était drôle!

Pascal n'était pas encore rentré, donc il ne pouvait pas savoir que j'étais avec Thomas. D'ailleurs, où est-ce qu'il pouvait bien traîner? Avec Caro? La pensée me brûlait le ventre. Tant pis, je ne pouvais pas dormir sans lui causer à lui aussi quelques brûlures d'estomac, alors je lui ai envoyé un message pour lui dire que j'avais besoin de lui parler. Surprise, il m'a répondu presqu'aussitôt!

4h du matin, Thomas me déposait à ma voiture et je suis rentrée retrouver Pascal. Comme il ne parque presque jamais sa voiture devant la maison, à cause de mes voisins beaucoup trop curieux, je ne me doutais pas que Pascal m'attendait déjà devant ma porte...

  • T'étais où?

Non mais! Il est gonflé? En quoi cela le regarde? C'était pas lui qui m'avait plantée comme une vieille chaussette pourrie quelques heures plus tôt? Pfff! C'est vrai qu'il m'avait vu partir avec Layne, il ne savait pas que j'avais retrouvé Thomas entre temps.

J'avais pourtant décidé à lui parler à cœur ouvert, franchement, lui dire ce que je ressentais et tout, mais une fois face à face, la colère l'emportait. Je me voyais mal me jeter à ses pieds pour lui demander de ne pas m'abandonner. Et pourtant, l'autre moi en mourrait d'envie. L'autre moi voulait lui montrer à quel point il m'avait fait mal et que j'étais prête à n'importe quel sacrifice pour faire partie de sa vie, même si c'était qu'une toute petite partie. Mais, hélas, ce n'était que Jane la froide idiote de marbre qui lui faisait face.

J'ai appris plus tard, qu'il avait navigué entre chez moi et chez Layne, et s'était rabattu chez moi en voyant Layne rentrer seul. Quant je lui avais envoyé mon message, il était déjà chez moi et cela faisait plus de 3h qu'il m'attendait. Comme c'était moi qui avait demandé à lui parler, il n'avait pas eu besoin, ni jugé utile de me dire qu'il poireautait devant ma porte, question d'orgueil. Pour l'heure, je ne savais pas tout ça... On s'est pris la tête propre en ordre!

Pascal était tendu et voulait savoir ce que j'avais fait en partant de chez Greg. J'ai tenu bon; ça ne le regardait pas. Moi aussi, j'ai voulu savoir ce qu'il avait fait, il a éludé la question en insistant pour savoir ce qui s'était passé avec Layne, m'a reproché aussi de m'être embrassée avec Thomas. Mais là, pas de chance, il n'avait pas de quoi être fier non plus, j'en avais autant à son service!

Il a voulu savoir ce que je ressentais, si je l'aimais encore. Mon pauvre petit coeur, je l'aimais tellement et il en avait aucune idée?! Je suppose qu'il voulait me dire que ce n'était qu'un "poisson d'avril", mais c'était à mon tour de jouer! C'était son tour de goûter au plaisir de la souffrance.

  • Tu as choisi Caro?
  • Oui.
  • Tu as décidé que c'était fini entre nous?
  • C'est mieux comme ça.
  • Alors chou, tu as ce que tu voulais. Tu as décidé pour nous. Y a plus rien à ajouter.

Tout rouge, il m'avais tout confirmé. Je me mordais un peu la langue, parce que, si ce n'était pas un 'poison d'avril', je gâcherais tout en n'ayant pas le courage de lui dire ce que je ressentais vraiment. Mais tant pis. Calmement, je lui ai dit que je ne voulais plus le voir, ni lui, ni Caroline.

Pascal est devenu tout pâle. Ca m'a calmée d'un coup de remarquer qu'il tremblait et était au bord des larmes. J'avais envie de lui sauter au cou et le couvrir de bisous, mais je me suis efforcé de ne pas me laisser envahir par cette vague de tendresses. Je ne pouvais plus non plus l'agresser ou être trop méchante, ça m'attendrissait de le voir comme ça.

Je ne pouvais plus le regarder, c'était vraiment trop dur de lui faire du mal, j'allais finir par me transformer en marshmallow. C'était pas évident de se séparer, dur de couper ce petit lien qui nous unissait toujours... J'ai dû me rappeler qu'il m'avait jetée pour ne pas fléchir et je l'ai fichu à la porte. Je tremblais aussi comme une feuille. J'avais tellement envie de le retenir que ça me faisait mal au cheveux.

Pas évident non plus de trouver le sommeil ou de ne pas sauter sur mon natel pour le rappeler...

J'ai passé la journée à me reposer du choc et à me préparer pour aller au chalet. J'hésitais à monter dès le 1er jour, je voulais lui manquer assez pour qu'il ait l'idée de m'appeler, rappeler quitte à venir me chercher. Je voulais aussi qu'il ait un avant goût de ce que ce serait quant je ne ferais plus partie de son paysage.

19h, Badmington avec Carmen et surprise, Esther était venue se joindre à nous. Drôle. J'avais parlé d'elle la dernière fois, et il se trouve qu'elle avait appelé Carmen peu après, donc Carmen l'a invitée. Jeeez, qu'est-ce qu'elle parle!!! Elle a toujours la bouche ouverte. C'est pénible de jouer comme ça, en plus, elle n'arrive presque jamais à relancer le volant.

22h, j'avais rendez-vous avec Layne et je ne suis rentrée qu'à 1h du matin. Ca m'arrangeait de le voir ce soir parce que je savais que je ne ferais pas de bêtises, j'avais mes ragnagnas. Il partait après pour le chalet et pensait qu'on irait ensemble. Hum, ça n'aurait pas été une brillante idée!

2h30, vendredi matin, Dol m'appelait pour  passer prendre un verre. Comme j'hésitais à aller au chalet dès le 1er soir, je l'ai accueillie à bras ouvert, ça m'évitait d'être seule avec mes cauchemars et c'était distrayant. Vers 8h du matin, je la ramenais chez elle.

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------ Poisson d'Avril?? - 01.avril.10.jeu - (091) -----

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