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Février 2019 - Le vide reprend son cours

Publié le par JaneDo


Jeudi - 7 février 2019

Ouais, c'est toujours la même histoire avec Tchoy; toujours pas le 1er centime de son loyer. Comme toujours, c'est pour demain... enfin, mardi. Le mardi, c'est pour le jeudi sûr. Le jeudi, il vous bassine que samedi matin, son patron lui a promis. En fait, je ne vois pas comment il pouvait lui avoir promis, il ne va pas à son travail.

Ah oui, mais, il n'y va pas parce que son chef ne l'a pas payé.... Ouais, ouais...

En fait, fin décembre, il m'a dit qu'il avait signé un contrat et qu'il commençais début février, comme ça il n'aura plus de retard avec son loyer. Le 1er février était un vendredi, il commence donc lundi. Seulement lundi, monsieur dormait quant je me suis levée. Il m'emprunte ma voiture, donc je sais quant il est parti. Et comme ma voiture était toujours là vers les 9h, je l'ai appelé.

Wahhh, encore un bobard; son patron l'aurait appelé parce qu'il n'était pas au chantier...

Je me demande quant, parce qu'il ne répond pas à son natel, et son patron m'a appelé, comme il n'arrivait pas à le joindre. Alors, son patron l'a appelé; il n'a pas les autorisations nécessaires pour pouvoir commencer les travaux et qu'il le rappellera dès qu'il aura. Le plouk! Je ne lui ai pas dit que son patron m'avait appelé. Je le lui dirais quant il daignera descendre pour se remplir la panse.

Jeez, il n'est descendu que vers les 15h pour m'emprunter ma voiture, un petit boulot et pour passer chez le patron qui ne l'avait pas payé pour récupérer son argent. Pfff, foutaises! En fait, il passait chez ses quelques connaissances, voir s'il y avait du boulot, et grappiller quelques centaines de francs par-ci par-là pour s'acheter de la coca.

Un de ces copains, Gani, m'a dit qu'il dépensait tout son fric là-dedans! Tss, j'avais cru remarqué un truc bizarre...


Jeudi - 14 février 2019

Bah, encore une St-Valentin sans Pascal. Je devrais être habituée depuis le temps. Ok, cette fois, on peut pas dire que c'était de sa faute, il est aux États-Unis. Mais, trop chou, il m'a appelée avant de sortir manger avec sa femme et des amis. On dirait qu'il fête la St-Valentin en groupe. Je lui ai dis qu'il me manquait. Je lui manque aussi.

Pascal a dit un truc qui m'a fait bizarrement plaisir; il aurait aimé avoir des parents à qui il aurait pu demander de prendre soin de celle qu'il aime pendant son absence (wahhh, je suis celle qu'il aime... miam miam). Ça m'a fait chaud au cœur. Donc, il pensait vraiment à moi. Pascal regrettait tous les ennuis que son père m'avait causé et espérait que les choses s'était arrangé. En effet, du jour au lendemain, on a reçu des lettres d'excuses pour des erreurs, etc.


Vendredi - 22 février 2019

Caro m'a supplié de sortir avec elle. Elle n'avait pas envie de se retrouver encore une fois seule avec l'équipe. Elle avait commencé à se sentir à part. Et Pascal lui manquait terriblement.

Pendant la soirée, je l'ai trouvée triste, pas comme d'habitude. Elle ne se mêlait pas aux autres comme avant. Je lui en ai fais la remarque. Elle n'avait pas la frite. Elle se sentait un peu perdue et sa vie n'avait plus de but. Je lui ai rappelé que Pascal n'était loin que 3 mois, on était déjà dans le 2ème mois, donc plus que quelques semaines, et il sera de retour.

Ça a paru l'encourager, et elle a retrouvé un semblant de sourire.

Moi non plus je n'avais pas la forme et je ne m'amusais pas vraiment. J'avais envie de rentrer. Bien sûr Thomas a tout fait pour qu'on se sente à l'aise et faisant partie intégrante du groupe, mais... ce n'était pas pareil. On a convenu d'aller prendre un verre ensemble la semaine prochaine, après qu'il ait essayé de m'inviter prendre un dernier verre chez lui. Je le soupçonnais de vouloir me mettre dans son lit, alors, je préfère éviter pour le moment.


Lundi - 25 février 2019

L'anniversaire à Gillou aujourd'hui et souper en famille. Je n'ai pas trop envie d'y aller. Mais bon, comme ma frangine est un cuisinier hors paire, je ne vais pas cracher sur un bon dîner  en famille. Et de voir les enfants aussi.

En rentrant, j'ai vu que Pascal avait tenté de m'appeler sur FaceTime, mais hélas, j'étais toujours chez ma frangine. J'imagine qu'il m’appelle depuis le boulot pour que Jess ne sache pas qu'on était toujours en contact. Donc, je n'osai pas le rappeler.

J'essaierai peut-être demain... Ou pas. Je préfère le laisser me rappeler.


Mardi - 26 février 2019

Ben, j'aurai dû essayer de rappeler Pascal, parce que j'ai attendu toute la journée et rien. A minuit, j'ai su qu'il ne me rappellerait pas aujourd'hui, c'était 18h approx chez lui, donc, il avait quitté le boulot. Afff, j'avais envie de lui laisser un message sms, mais si Jess tombe dessus, on est cuit. Alors, comme d'hab, je n'ai rien fait. Je suis la reine de rien faire.


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Décembre 2018 - La fin d'un long rêve éveillé! (2)

Publié le par JaneDo

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Décembre 2018  - La fin d'un long rêve éveillé!  (2)

J'avais beau faire semblant que tout allait bien, mais en réalité, c'était l'enfer. Je vivais un enfer de voir Pascal. De le voir sourire, rigoler, s'amuser... ça me faisait mal. Je me répète encore et encore que c'était fini, qu'il fallait que je tourne la page. Je regrettais d'avoir lâcher la main de Thomas pour un résultat aussi... nul. J'aurai dû me douter que les choses ne marcherait jamais avec Pascal. Jamais. Et je le savais depuis le début.

J'avais des bons souvenirs, j'étais heureuse, mais j'ai toujours su que ça avait un prix, et je le payais cash maintenant...

Si je regrettais les moments que j'ai passé avec lui? Oh Hell non! Si c'était à recommencer? Oui, sans une hésitation, je me jetterai dans ses bras. Malgré la douleur qui bat dans tout mon corps, je l'aime encore. Je l'aime toujours.

Si seulement je pouvais maintenant passer à autre chose et l'oublier... ce serait le rêve... Pourtant, je l'aime toujours. Chacun de ses sourires que je capte me fait frémir de la tête au pied et me pique dans le cœur.

On dit que quant on aime, on doit laisser partir? Ben, c'est un mythe de merde. Non, je n'avais pas envie de le laisser partir.

Ok, je n'avais pas le choix, il m'avait jetée. Pourtant, je n'arrivais pas à croire que ça se termine comme ça. Je n'arrive pas à l'accepter. Je ne voulais pas l'accepter. Il y avait une seule chose plus forte que tout, c'était ma fierté. Je ne voulais pas qu'on puisse se moquer de moi. Alors même si ça faisait un mal de chien, je devais garder la tête haute. Faire la forte. J'avais mal à tous les muscles de mon corps, comme si j'avais passé la journée à faire des exercices. Ce qui n'était pas le cas.

Fierté ou pas, peut-être que je n'aurai pas dû monter au chalet. J'avais la boule à l'estomac, comme si aux examens. A tous mes examens, école, études, voiture, tous; J'ai toujours eu un trac fou même quant j'étais sûr de m'en sortir. Et je me sentais la même chose au chalet. Un trou dans le ventre. Je ne pouvais pas passer près de lui, sinon, je me serais évanouie à cause de la tension, et de sentir sa proximité.

Je m'efforçais de ne pas le regarder, d'éviter de regarder dans sa direction. Et pourtant, je savais exactement presque tout le temps où il était.

J'avais remarqué que les 2 gus qui étaient au chalet n'était plus là. Bizarre. Pour me détendre, j'ai avalé 2 Vodka on the rocks, coup sur coup. Du coup, j'étais plus détendue. Avec force, j'ai ignoré Pascal et je me suis mise à m'amuser. Moins stressée et coincée, je souriais et riais. Vodka à la barre, je parle facilement à tout le monde, j'arrive même à engager la conversation avec de parfaits inconnus sans problèmes.

Grace à la Vodka, je ne ressentais pas la souffrance couler dans mes veines, et je ne faisais pas trop attention à Pascal. J'étais pas raide, juste bien lancée. J'appelle pas ça être saoul. J'étais consciente, dans le sens où je savais ce que je faisais, mais sans pouvoir tout à fait me contrôler. Dans le sens que, si je pensais quelque chose, je savais aussi que je ne devais pas le dire ou le faire, mais ça sortait de ma bouche quand même.

J'étais en train de discuter avec William, un copain à Michael. Il était charmant, alors j'étais charmante aussi. Je me sentais à l'aise, parce que je savais qu'il ne me draguait pas vraiment. Il s'intéressait avec Caro, et Caro était mon amie. Il passait par moi pour l'approcher, c'est tout. Avec un verre dans le nez, j'étais approchable. Une alcoolique sympa.

Peut-être que j'étais aussi dans cet état et d'humeur si sympa, espérant une réaction de la part de Pascal. J'étais aussi un peu désespérée, sachant que le week-end prochain c'était le week-end de Noël et que je ne verrais ni Pascal, ni Thomas, ni toute l'équipe d'ailleurs. Alors j'espérais qu'il se passe quelque chose... et je n'ai pas été déçue.

Pascal avait réagi. C'était plus que je n'aurais pu espérer. J'étais contente. Très contente.

Pascal m'a attrapée par le bras et a voulu m'éloigner, soit-disant pour me parler. Je lui ai arraché mon bras, en lui disant de me laisser tranquille. Tout de même un peu déçue que William prenne la fuite devant Pascal. J'aurai voulu qu'il lui demande de quoi il se mêlait et prenne ma défense. Mais niet. Alors, dignité oblige, après l'avoir repoussé, je suis partie. Je sais que je me suis demandée où je pouvais aller pour pas avoir l'air totalement conne. J'ai cherché Caro des yeux, mais la timidité m'aveuglait. Alors j'ai pris la direction de la cuisine pour me faire un café. Après tout, ça allait me dégivrer un peu. C'était la meilleure chose à faire.

Puis, Pascal a surpris tout le monde, moi en premier... plus que je ne pourrais le dire.

  •  Jane... S'il-te-plaît, ne t'en va pas. Tout ce que j'avais dit... C'était des conneries, tu le sais. Tu sais bien que je t'aime. Tu te rappelles? Je t'avais dis; quoi qu'il arrive, n'oublie pas que je t'aime? Tu te rappelles? Alors accorde moi 5 minutes, donne moi une chance de t'expliquer...

Thomas est intervenu; Pascal, ça suffit. Arrête ça. Et il était venu m'entourer l'épaule et me pousser en vers la cuisine.

Je ne m'étais pas retournée. D'abord, j'ai pensé que j'avais la berlue. Peut-être que j'entendais mal. Et, je ne savais pas quoi faire. Je me suis sentie... trop grande. J'aurai voulu me réduire à la taille d'un grain de sable. Je sentais mes joues en feu, et le regard de tout le monde sur nous. Il se demandais sans doute ce que j'allais répondre ou faire. Mais voilà, je n'en avais aucune idée.

J'ai encore entendu Pascal appeler mon nom. Je me suis laissée entrainée par Thomas. J'étais sans voix. Thomas m'a dit de ne pas faire attention à lui. Que je devrais éviter de me laisser embobiner. Je lui ai dis que je devrais au moins l'écouter. Je devais lui laisser une chance de parler. Si c'était le contraire, il me laisserait parler. Enfin, ça je n'en étais pas si sûre. Je n'avais pas essayé. Je n'aurai jamais osé de toute façon.

Après mon café, je suis sortie fumer. C'était un prétexte. Je pensais que Pascal en profiterait probablement, pour venir me rejoindre, enfin je l'espérais. J'avais raison.

Il est venu se planter à côté de moi. On est resté comme ça au moins une minute sans rien dire. Il m'a demandé si je voulais bien lui parler. J'ai rien dit. Ciel, j'étais à côté de lui, non? Je n'avais pas pris la fuite, non?

Pascal a commencé par me demander si je me rappelais du soir où il était rentré de chez ses parents. Il était tendu et soucieux. Il était sûr que je m'en étais rendue compte. Ce soir là, il m'avait dit que quoi qu'il arrive, il voulait que je devais me rappeler qu'il m'aime. Quoi qu'il arrive.

En résumé; Il m'a raconté ce que son père lui avait dit. Le vendredi, son père l'avait appelé dans son bureau et lui a dit que cette histoire avec moi n'avait que trop duré. Puis il m'a expliqué pourquoi les 2 types, que j'avais remarqué, était au chalet. Il m'a dit que j'avais dû remarquer que mes ennuis et ceux de ma famille s'était soudainement évanouis (c'était vrai). Son père avait le bras long, et j'étais censée ne plus avoir de problèmes.

Il s'excusait d'avoir craqué ce soir, il n'aurait pas dû. Mais il ne pouvait pas supporter de m'avoir fait de la peine.

J'ai commencé à pleurer. Savoir qu'il ne voulait pas me faire de la peine, m'a fait du bien et a ouvert les vannes. Il a voulu me prendre dans ses bras mais je l'ai repoussé.

Parce que je pensais à ma famille et à tout ce qu'on avait traversé comme problème depuis les 2 derniers mois. Si ce n'était que moi, j'aurai supporté n'importe quoi, mais je ne voulais pas que ma famille soit mêlée. Et je savais qu'on pouvait nous voir de l'intérieur. Comme Jess était là, je savais qu'elle irait rapporter à ses parents ce qu'il avait fait ce soir, même si les 2 types n'étaient pas là.

J'aurai tant voulu me serrer contre lui et le laisser me consoler. J'avais eu tellement de peine, que les mots ne pourront jamais décrire, que je ne rêvais à rien d'autre que de le toucher, sentir sa chaleur. Mais j'étais aussi sous le choc. Des tonnes de choses traversaient mon esprit, comme; j'aurais peut-être dû accepter l'argent de son père. Ou Jess. Des trucs complètement stupides.

C'est vrai que je ne m'étais pas rappelée de ses paroles et qu'il m'avait demandé de ne pas oublier. Sur le moment, ses mots de dénigrements m'avaient touché en plein cœur, comme un coup de couteau. Je ne me serais même pas rappelée de mon propre nom si on me l'avait demandé, tellement ses mots m'avaient frappés avec une telle violence que je m'étais sentie brisée. Toute mon énergie a été redirigé pour que je puisse tenir debout et ensuite marcher jusqu'à ma chambre. Je n'aurai eu la force pour rien de plus. Alors faire fonctionner mes neurones!!!

Après, il a fallu trouver la force de ne pas tomber et pleurer non-stop jusqu'à mourir dans un coin. Trop dur.

Avant j'avais mal partout à cause du chagrin que je portais et qui était si lourd. Et aussi probablement à cause de l'énergie qu'il faut pour faire semblant, et continuer à sourire comme un clown. Mais maintenant, j'avais mal partout parce que ma tension se relâchait et ce que je gardais à l'intérieur sortait.

Pascal continuait de parler. Je l'entendais. Je l'écoutais. Il devait penser que je pleurais à cause de lui. C'était vrai, mais surtout parce que je me rappelais de ce que j'avais ressenti quant il m'avait brisé le cœur ce funeste week-end, de son visage, de son sourire moqueur, de son ton ironique. Et aussi des jours qui ont suivis dans d'horribles souffrances, à me raisonner et à essayer de digérer le fait que c'était fini. Tout ça se bousculait dans ma tête.

Et voilà, pas de chance... migraine d'enfer! J'étais comme assommée. J'avais besoin de dormir.

Pascal s'était tu, mais restais à côté de moi. Il ne savait pas quoi faire. Une fois que je me suis calmée. Je lui ai dis que je me sentais fatiguée, et que je n'aurais pas la force de sortir avec eux ce soir. Il a voulu rester avec moi. Surtout pas. Je lui ai dis que je préférais rester seule. De toute façon, j'allais me coucher, j'étais claquée, alors ça n'aurait servi à rien que qui que ce soit reste derrière.

Je suis rentrée toute seule. Pascal est resté encore un moment dehors.

Jess est sortie lui parler. D'après le peu que j'ai vu, elle gesticulait. J'ai pas eu le temps de voir son visage. Je ne voulais pas qu'on me voit trop regarder vers Pascal. Je me suis écrasée sur mon lit comme une masse. J'ai dormi comme une souche, sans rêve jusqu'au lendemain.

Le lendemain matin, j'ai croisé Pascal. On s'est regardé, mais il a dû remarqué que j'ai changé de direction quant je l'ai vu sur mon chemin. Il a fait la grimace, à plongé le nez dans son assiette sans dire un mot pendant tout le déjeuner. On ne s'est pas adressé la parole avant de quitter le chalet.

J'aurai peut-être dû lui parler... ou lui laisser un petit mot... mais je n'aurai pas su quoi dire. J'avais besoin d'un peu de temps pour réfléchir.

Sur le chemin du retour, je me suis rappelée de ce que Pascal m'avait dit dehors; il m'avait humiliée devant tout le monde, alors il devait faire pareil pour se racheter, s'il espérait que je lui accorde ne serait-ce que 5 minutes, ou que je lui parle un jour. Il savait qu'il ne devait pas attendre pour tenter de réparer les dégâts. Il me connaissait assez pour ça.

Incroyable, mais Pascal se rappelait des trucs que je lui racontais... Il avait raison; je ne lui aurais jamais permis de m'approcher sans ça, même si ça m'aurait fait souffrir.

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Décembre 2018 - La fin d'un long rêve éveillé! (1)

Publié le par JaneDo

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Décembre 2018  - La fin d'un long rêve éveillé!  (1)

Après ce que Pascal avait dit devant toute la clique de nos amis, j'avais le cœur brisé. Thomas lui avait dit d'arrêter, et j'avais tourné les talons. Thomas m'avait accompagnée en haut des escaliers, et j'ai dis que j'avais besoin d'être seule.

J'avais vu Pascal discuté avec 2 types que je n'avais jamais vu avant au chalet. Il avait l'air en colère, alors après un moment, j'ai été le rejoindre et lui avait juste pris la main quant il a tourné sa colère contre moi en me disant toutes ces horreurs. J'ai d'abord cru qu'il plaisantait, alors j'ai voulu lui prend à nouveau la main et il l'a retirée brutalement, et a commencé à me rejeter.

J'ai encore honte d'avoir souri et pensé qu'il plaisantait, et même d'avoir osé aller vers lui... Je rougis en pensant à la manière qu'il m'avait rejetée, repoussée. J'ai tellement mal.

J'ai dû rentrer en taxi, étant donné que j'étais venue avec Pascal. Peut-être que j'aurai dû rester pour lui parler une fois qu'on serait seul dans la chambre? Non. S'il m'aurait jeté de la chambre, j'aurai eu l'air encore plus idiote. Et j'avais trop mal pour pouvoir aligner 2 mots sans fondre en larmes. Dire que quelques jours plus tôt, on était heureux à coocooner chez lui.

Pourquoi? Si seulement je comprenais pourquoi? Qu'est-ce qui s'était passé?

Il avait dû se passer quelque chose chez ses parents le jeudi soir. Il avait été distant en rentrant. Ce qui était aussi bizarre, c'est le fait qu'il se soit éloigné pour parler avec Jess au téléphone.

D'habitude, il ne faisait pas autant de cinoche. Il ne s'était jamais comporté comme ça avant. En tous cas, pas avec moi! Mes alarmes s'étaient déclenchées, mais j'ai pensé que j'exagérais. Il n'avait presque pas desserré les dents le reste de la soirée.

J'avais eu l'impression qu'il y avait un précipice entre nous quant on s'est couché. Là aussi, je me suis dit que ça ne s'était peut-être pas bien passé chez ses parents c'est tout...

Sur la route, en allant à Gstaad, Pascal m'avait paru normal. Il semblait que ce qui l'avait abattu le soir d'avant s'était envolé. Il était peut-être moins souriant que d'habitude, soucieux peut-être, mais rien ne présageait ce qui s'est passé ensuite. Dans la voiture, il avait pris ma main dans la sienne, l'avait serrée un peu fort, avait embrassé la paume de ma main qu'il avait gardé dans la sienne pendant presque toute la route... alors pourquoi? Est-ce qu'un homme qui s'apprête à vous gicler agirait comme ça?

C'était donc fini? Comme ça? Tout bêtement, sans prévenir? Comment est-ce possible?

Maintenant, je ne savais plus quoi faire. Je me sentais vide et horriblement blessée. La honte me donnait chaud. Si je ne retournais pas au chalet, j'aurai l'air de fuir. Ensuite, je n'oserai plus y retourner du tout. Et j'avais mal au cœur que les fêtes allaient arriver, et que j'étais au fond du puits, le cœur brisé en mille morceaux. L'idée que j'allais passé une fois de plus des fêtes de merde me rendait super triste.

Et Pascal me manquait tellement. Je ne comprenais pas. Il ne m'avait pas appelée. Je comprenais presque son empressement à m'aider à déménager mes affaires. Bizarre que les pires douleurs ne sont pas visibles. Un cœur brisé ne se voit pas, la douleur constante qui coule dans vos veines non plus. Pas de traces, pas de blessures visibles, rien. Tout est dedans, et mon pauvre ami, ça fait plus mal que tout.

Après toute une semaine sans avoir de nouvelles de Pascal depuis ce funeste vendredi soir, et toute une semaine sans le voir, malgré la gêne de me pointer au chalet, j'avais trop envie de le voir pour ne pas y aller. Thomas seul m'avait donné des nouvelles et m'avait gentiment invitée au chalet comme d'habitude.

Il avait d'abord voulu savoir si j'avais envie d'y aller, et m'avait assurée que je n'avais pas à faire attention à Pascal. J'avais autant le droit d'y être que n'importe qui. Dans la discussion, il m'a aussi dit que j'aurai l'air de fuir. Puis, je n'étais pas obligée de lui adresser la parole. Pourtant, il voulait que je fasse l'effort de me montrer joyeuse, bien, et ne pas avoir l'air de mourir de tristesse. Je sais qu'il disait ça pour mon bien.

Je me suis donc mise en condition de jouer le rôle...

Pour ne pas y aller toute seule, je suis montée avec Caroline. Bien sûr, elle a voulu savoir comment j'allais, comment je me sentais, si j'avais les boules de le revoir, si j'avais l'intention de lui parler, etc. Évidemment, elle avait été aussi choquée et n'avait pas eu de ses nouvelles non plus. Forcément, Pascal avait dit que Caro aussi n'avait été qu'un amusement. Il l'avait incluse dans le même paquet que moi.

J'étais déjà dans la peau de mon personnage dès le moment où je l'avais appelée. Toute la semaine Caro avait essayé de me joindre. J'aurai peut-être dû répondre. Ça aurait évité ce torrent de paroles qui m'empêchait de me concentrer.

J'ai prétendu que j'allais bien maintenant. Sur le moment, j'avais été prise au dépourvu, choquée, que je ne comprenais toujours pas ce qui a provoqué une telle réaction de la part de Pascal. Puis, je lui ai demandé ce qu'elle pensait à propos des vacances? Si Pascal avait déjà prévu de nous jeter? Comme moi, Caro pensait que oui.

Du coin de l’œil, j'ai tout de suite su où Pascal était en entrant dans le chalet. Le cœur serré et les jambes molles, j'ai été dire bonjour à Thomas qui était à 2 pas de lui. Je me suis sentie obligée de saluer Paul, qui était avec Pascal. J'ai fait la bise à Paul, et Mathias aussi, à Pascal, j'ai juste fait un signe de la tête en souriant.

J'ai ressenti un petit pincement au cœur, parce que je crois que si j'avais tenté de lui faire la bise aussi, il se serait reculé. Je crois que je le connais assez pour pressentir ses réactions.

Pascal s'était redressé quant j'ai approché, étant grand, trop grand pour que je puisse l'atteindre s'il se tient droit, j'ai deviné. De toute façon, je n'avais pas l'intention de lui faire cet honneur.

Caro et moi, nous nous sommes changé vite fait, comme Thomas nous a averti qu'on sortait manger. Au resto, je me suis mise le plus loin possible de Pascal et je l'ai ignoré. Jess, sa tellement mieux femme, n'était pas là, et il était en grande conversation avec une tarte assise à côté de lui. Pendant tout le repas, j'avais la chair de poule. J'aurai dû me mettre à côté de Thomas! Donc, après, au Bar, je l'ai un peu collé.

Comme toujours, Thomas a été mon sauveur. Après quelques verres, l'anxiété et les pincements au cœur se sont atténués. Et je riais et m'amusais de bon cœur. En boîte, j'ai dansé et dansé. Je me sentais bien. Peut-être que la Vodka y était pour quelque chose. Je ne faisais pas attention à Pascal, mais je suis tombée nez à nez avec lui quelque fois.

Du coin de l’œil, j'ai vu qu'il m'observait et avait l'air surpris de voir que j'allais bien. A un moment, quant on s'est croisé au bar, alors que j'étais venu me chercher de l'eau glacée, Pascal m'a demandé si j'allais bien. Quel culot!!! J'ai fait comme si je ne l'avais pas entendu. Je suis partie sans même le regarder. Transparent. Dans les parois vitrées, j'ai vu qu'il s'était retourné pour me regarder.

Je n'ai pas perdu mon temps à essayer de savoir si ma réaction lui faisait de la peine ou pas. Rien à foutre. Enfin, je dis ça, mais j'essayais juste de ne pas penser à Pascal.

Je me suis couchée aussitôt de retour au chalet. J'avais pas mal bu et j'étais...

Le dimanche, au petit déjeuner, j'ai remarqué la présence des 2 types bizarres de l'autre fois. Ils n'avaient pas l'air de connaître qui que ce soit! Même à la même table, il avait l'air d'être à l'écart. Étrange. Pascal et Thomas les ont salués pourtant. Bizarre bizarre. Pascal m'a adressé la parole pour me demander de lui passer le jus d'orange, encore une fois, je l'ai ignoré. C'est Caro qui le lui a passé.

Elle aussi avait la tête du "lendemain". Tout comme moi, elle n'avait pas lésiné sur le whisky-coca, et elle avait mal à la tête. La mannequin maigrichonne, avec qui Pascal discutait au restaurant hier soir, était assise à côté de lui et se collait à son épaule pour lui parler à l'oreille. Pfff. Contente de voir que ça le faisait sourire.

J'avais de nouveau la boule au ventre et des pincements au cœur de le voir à jeun... Le voir qui semblait si heureux après m'avoir brisé le cœur me faisait super mal. Je le détestais et l'aimais en même temps. Je n'arrivais pas à réaliser que c'était fini fini. Ça me faisait trop mal. Il me manquait, chaque fibre de mon corps souffrait. J'étais vide et à fleur de peau à l'intérieur. C'était si difficile de faire semblait d'être bien.

Le pire, c'était de sentir que Pascal m'ignorait, comme si je n'avais jamais compter pour lui.

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Novembre 2018 - Problèmes à l'horizon!

Publié le par JaneDo

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Novembre 2018  - Problèmes à l'horizon!

Évidemment, tout se passait trop bien! Il fallait bien que quelqu'un ou quelque chose vienne nous emmerder! Pascal était adorable, c'était plutôt facile la vie avec lui. Sans compter que j'adore son appart, c'est spacieux, au bord du lac. Bref, c'est toujours comme ça, quant on est trop bien, trop heureux, forcément faudra en payer le prix. En général, c'est aussi pénible que dans l'autre sens.

Les parents de Pascal y était pour beaucoup. Ils voulaient que je quitte cet appartement. Bien sûr, que je quitte leur fils aussi. Mais, le message principal, délivré en face, était que je devais foutre le camp d'ici.

Les parents à Pascal avaient été très futé; depuis le temps que Pascal voulait qu'ils m'invitent chez eux, dans leur villa au bord du lac, près de Cologny. Hmmm! Je n'avais pas envie d'y aller, et j'avais cent fois raison. Il était évident que l'idée même d'inviter la maitresse de leur fils était une insulte envers Jess.

A leur place, je ne l'aurai certainement pas fait. J'aurai été à 100 pour 1000 contre. Non mais!

Hélas, une fois l'invitation lancée, j'aurai été mal placée de ne pas y aller. Donc, de mauvaise grâce, j'ai dû me faire violence et accompagner Pascal. Inutile de dire que j'étais en nage avant même de franchir la porte d'entrée au bout du parc immense qui entourait la superbe maison.

Je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir en Suisse, des maisons aussi luxueuses, aussi luxueusement décorées de l'extérieur comme de l'intérieur. Pas surprenant qu'ils ont tout un système de surveillance des plus sophistiqué. Wahhh, si Pascal en avait un pareil, il aurait été impossible d'approcher de son appart sans être vu ou filmé... Jeez!

J'étais dans mes petits souliers, et je me sentais super mal fringuée. Ils avaient tous l'air sur leur 31, moi non. Habituel jean et t-shirt avec un pull large par dessus. Peut-être un peu trop large. Afff, je me sentais pas fagotée. J'étais surprise de voir qu'ils avaient du personnel qui travaillait le soir pour faire le service. Le dîner valait les plus grands restaurants que je connais. C'était délicieux.

C'était embarrassant que sa femme, Jess, soit aussi là. Ils l'ont placée à côté de Pascal et moi, de l'autre côté de la table, toute seule. Super! Pascal n'a pas fait attention à ce petit détail. J'ai eu droit au 3ème degré; interrogation, questions, etc... Jess n'était pas en reste. Les questions les plus désagréables venaient d'elle. Ça n'a pas plut à Pascal, ni à moi. J'ai esquivé le maximum.

Quant sa maman m'a demandé pourquoi je ne répondais pas, je lui ai dis que pour moi, parler de choses privées et personnelles, étaient comme donner un bout de moi. Et c'était pas quelque chose que je faisais facilement. Sa maman a voulu en savoir plus, savoir pourquoi je pensais de cette manière. Alors j'ai expliqué; je n'aimais pas donner un bout de moi à des gens que je ne reverrais peut-être jamais, ou qui n'en ont rien à cirer.

Puis, son père m'a demandé de le suivre, il voulait me parler. Pascal a essayé de se mettre entre deux et insisté pour m'accompagner. Il ne voulait pas me laisser seule avec son père. Toute façon, difficile de ne pas s'exécuter.

Je l'ai suivi le long du long couloir qui menait à son bureau. Les murs étaient couverts de livre du sol au plafond. Si j'avais osé, j'aurai bien jeté un coup d’œil par curiosité. Je me suis sentie écrasée. Il m'a fait signe de m'asseoir après avoir lui même pris place dans le fauteuil près de la fenêtre et pas derrière son bureau. Il espérait probablement me mettre à l'aise. Ce n'était pas le cas. Non, je mens, c'était le cas.

Je voyais bien qu'il ne savait pas comment aborder le sujet pour lequel il m'avait fait venir dans son bureau. Je crois que l'invitation à dîner n'avait pas d'autre but que de me parler face à face.

Après un moment de silence qui m'a paru éternelle, alors que j'essayais très fort de ne pas me tortiller dans le trop large canapé, il a simplement commencé sa phrase par; "Ok, let's cut to the chase" (ne tournons pas autour du pot). Et il m'a clairement signifié qu'il voulait que je quitte l'appartement de son fils. Il m'a alors donné une liste d'appartements, tous sur Lausanne et environs. Son père m'a dit que je pouvais avoir celui que je voulais.

C'était des 2, 3 et 4 pièces. Je n'avais qu'à aller les voir et celui que je voulais sera à moi. Aussi simple. Hum... que dire!

Évidemment qu'ils savaient que je cherchais quelque chose. Que j'avais dis que je n'étais chez Pascal qu'en attendant de trouver un appartement. Donc, j'ai fait bonne figure, souri, remercié pour la liste, mais refusé le chèque de 25'000CHF pour m'aider à m'installer. Avant de me tendre le chèque, il m'avait dit que si j'avais besoin de plus, je n'avais qu'à demander. Un coup de fils, même à sa secrétaire s'il n'était pas atteignable, et l'argent serait transféré sur mon compte.

Mon refus ne l'a pas tellement surpris, étant donné que j'avais déjà refusé des sommes plus conséquentes quant il m'avait demandé de quitter Pascal.

Afff, je n'avais pas vraiment envie de partir tout de suite... J'étais bien chez Pascal et ça allait trop bien pour l'instant.

Dans la voiture, j'ai raconté à Pascal ce qui s'était passé, en omettant de parler du chèque. Pascal était furax, il m'a dit que je ne devais pas me presser, qu'on était bien et qu'on avait pas à obéir aux ordres de son père. Il a même voulu faire demi tour pour aller les engueuler. Je ne voulais pas que son père sache que j'ai été tout lui rapporter.

Thomas savait ce qui s'était passé. Il m'a dit que je devais me méfier, son père n'aimait pas qu'on ne fasse pas ce qu'il demande. Qu'il y aurait des répercussions.

Thomas avait raison; ma famille a recommencé à avoir des problèmes, moi aussi avec le boulot. Et ça, ça me foutait les boules. Je ne voulais pas perdre ce travail. C'est mon gagne pain, et sans ce boulot, je ne pourrais pas subvenir à mes besoins. Toute ma famille et moi avons commencé à avoir de petits ennuis par-ci par-là. Des déraillements.

Une semaine après ce souper, j'étais encore chez Pascal, alors les choses se sont intensifiées. La secrétaire de son père m'a appelée pour me demander si rien sur la liste ne me plaisait. S'il fallait qu'elle cherche autre chose, quoi? J'ai dis que ça allait très bien, que je n'avais besoin de rien.

Ses parents ont commencés à l'inviter à souper chez eux plus souvent, sans moi bien sûr. Il rentrait chaque fois de mauvais poil, et me serrait très fort dans ses bras. Pour finir, il ne voulait plus y aller. Il était content qu'on ait à aller au chalet le week-end, pour mettre le plus de distance possible entre ses parents et lui.

Arhhh, pour ne pas trop l'accabler, et parce que je suis comme ça, je défendais quand même ses parents, en disant qu'ils cherchaient seulement à le protéger et voulaient ce qu'il y avait de mieux pour lui. Même s'ils ne savaient pas ce que ça pouvait être.

Pascal trouvait que j'étais trop gentille de chercher à les comprendre. Lui ne voulait pas qu'ils continuent à plonger leurs nez dans ses affaires, ou dans sa vie. A vrai dire, ça commençait à me peser sur le moral. J'aurai voulu qu'ils nous laissent tranquille. On était si heureux avant de les avoir sans arrêt sur le dos. Et on les avait tout le temps sur le dos!

La maison de mon père s'était libéré. La famille qui y habitait venait de déménager. Je pouvais l'avoir si je voulais et j'ai dis  mon papa que je le prenais. C'était dans un petit village, et j'étais près d'une de mes sœurs. J'avais un jardin si je voulais reprendre un chien. Il ne manquait que la cheminée. A la place, il y avait un fourneau à bois. Ça vaut pas la cheminée, mais c'est cool aussi.

Jess est revenue s'incruster chez Pascal...

Pendant notre absence, elle avait descendu ses affaires, et s'était réinstallé dans sa chambre. Ma chambre en fait et celle de Pascal. Comme j'ai été la première à rentrer, j'ai été la première à me trouver confrontée à la situation. Décemment, je ne pouvais pas lui dire de s'en aller. J'ai attendu le retour de Pascal. J'avais mal au cœur, pour finir, j'ai l'impression de ne lui causer que des problèmes.

Pascal allait rentrer et devoir encore se prendre la tête avec Jess. Pourquoi me détestaient-ils tous à ce point? Qu'est-ce que j'avais bien pu faire de mal à part aimer cet homme? Et pourquoi je n'aurai pas le droit de l'aimer? Et d'être aimée de lui? Ok, d'accord, il est marié, mais je ne savais pas qu'il était sur le point de se marier quant je l'ai connu. Et, j'étais déjà accrochée quant je l'ai appris.

Arh, tellement surprise par la présence de Jess, j'avais oublié que Pascal avait l'entrainement ce soir. Je me sentais mal à l'aise et ne savais pas comment réagir, ni où me mettre. Pfouhhh. Pour finir, je me suis installée dans un des fauteuil, et me suis mise à lire. Jess avait déjà pris possession de la télé, et je ne voulais pas me battre avec elle.

Le sourire de Pascal a fondu dès qu'il a passé la porte. Il est venu m'embrasser et lui a demandé ce qu'elle faisait là. Elle lui a dit qu'elle avait décidé que sa place était ici, après tout, c'était aussi chez elle.

L'expression de Pascal s'est figé. Il lui a dit qu'elle devrait arrêter de plaisanter et retourner chez les parents. Elle était mieux là-bas. Jess a refusé. Avant qu'ils se prennent la tête devant moi, j'ai filé. J'ai été m'asseoir au bout du ponton.

Dans ma tête, ça fumait grave. Que faire? Ce n'était pas chez moi, donc je ne pouvais pas lui demander de partir. Pascal, étant bien trop gentil, même s'il ne s'en rend pas compte, allait encore se faire marcher dessus par Jess.

Qu'est-ce qu'il allait faire? Il ne pouvait décemment pas lui dire de dégager de sa chambre, parce que maintenant, c'était ma place! Elle savait très bien que sa présence ici allait me mettre mal à l'aise. Ça allait tout bousiller.

Vu de l'extérieur, je dirais; bien vu ma petite! De mon point de vue; poisse!

Après une petite demi-heure, Pascal est sorti me chercher. Il ne savait pas quoi faire. S'il la fichait dehors, ce sera la bagarre, et ses parents prendraient bien sûr sa défense, et non le sien. S'ils venaient à intervenir, j'aurai l'air de faire chier et vouloir m'incruster. Je serais encore la méchante de l'histoire.

Ce soir là, Jess a accepter de dormir dans la chambre d'ami. Elle aurait voulu qu'il dorme sur le canapé. Il travaillait le lendemain et n'était pas d'humeur à passer la nuit à se disputer avec elle. Pourtant, elle ne l'a pas lâché et continuait à le provoquer. Quant ce n'était pas après lui qu'elle en avait, c'était moi. Et Pascal était obligé de se mettre entre deux.

Et elle n'arrêtait pas... Comment est-ce qu'il imaginait qu'elle allait tolérer cette situation? Qu'elle passait pour la conne de service? Il ne pouvait pas lui faire ça. Est-ce qu'il avait pensé à ce qu'elle ressentait? Est-ce qu'il trouvait normal son comportement? Mon comportement? J'étais sensée partir, mais cela faisait 2 mois que je squattais chez eux. Qu'est-ce qu'il allait faire? Comment est-ce qu'il pensait résoudre cette situation? Et blabla et blabla...

Elle n'a pas dit chez lui, mais chez eux!! Pascal ne disait rien, mais l'expression de son visage disait tout; il était excédé.

Pascal m'avait demandé de m'imposer, mais je me sentais drôlement mal placée. Le soir après, Jess a voulu dormir avec Pascal, et n'osant pas m'interposer, je n'ai pas chipoté et je me suis glissée dans la chambre d'amis, avec le cœur dans les chaussettes à l'idée que ce soit elle qui passe la nuit avec Pascal. Mais, il est venu dormir dans la chambre d'amis.

Oh, on a pas pu dormir tout de suite, Jess l'a suivi et faisait chier pour qu'il retourne dans leur chambre. Pascal a dû lui rappeler que c'était son appartement, pas la sienne. Qu'ils avaient des accords qu'elle ne respectait pas.

Pour avoir la paix et pouvoir dormir, parce qu'il travaillait le lendemain, il l'a laissé parlé, lui casser les oreilles, et quant elle en a eu marre parce qu'il ne répondait pas, elle s'est mise à nous faire le coup des larmes. Au bout d'un moment, Pascal a eu pitié sans doute et l'a consolée. Mais il voulait dormir avec moi. Après l'avoir couchée, et attendu qu'elle dorme, il est venu me rejoindre.

Inutile de dire qu'on était pas d'humeur à s'envoyer en l'air. D'ailleurs, depuis les 2 jours qu'elle était là, Pascal ne m'avait pas touchée. Faut dire que j'étais franchement pas d'humeur non plus. J'aurai eu peur qu'elle s'amuse à débarquer dans la chambre. Ce qui m'ennuyait aussi, c'est que tous les soirs elle l'empêche de se reposer et de dormir. Le pauvre était crevé. La cohabitation n'était pas idéale!!!

Ça m'emmerdait qu'elle pense avoir gagné, mais après 5 jours dans cette ambiance épouvantable, j'ai annoncé que j'avais trouvé quelque chose et que j'allais bientôt déménager. En fait, j'avais commencé à préparer la maison pour m'y installer. J'avais repeints moi-même le tout le salon, et j'avais commencé aussi à repeindre ma future chambre.

J'avais proposé à Tchoy, mon meilleur ami et squatteur de venir habiter chez moi. Il aura enfin de la place pour son fils, puisqu'ils auront chacun leur chambre. Il s'était déjà installé dans la maison. Alors que je faisais les travaux dans la maison, je commençais déjà à regretter ma gentillesse et proposition; il ne foutait pas une rame. Quel tire au flanc. Il ne travaillait pourtant pas, et chaque fois que j'allais à l'appart, il roupillait!

Début décembre, j'avais prévu de m'installer là-bas. L'anxiété de partir et de ne plus être auprès de Pascal tous les jours me bouffait l'estomac. J'aurai tellement voulu encore profiter un peu. Tout allait si bien entre nous deux, j'étais heureuse avec lui et il était facile à vivre.

Par contre, les ennuis continuaient à pleuvoir pour moi et ma famille. Je me doutais bien que c'était orchestré par le père de Pascal, mais je ne voulais pas, comme Jess, lui casser les oreilles, ni lui causer des problèmes avec ses parents.

Et il y a eu le clash... l'horreur sans nom... et ça, juste avant que je parte de chez Pascal... J'en ai encore mal au ventre rien que d'y penser. Et le cœur brisé.

C'était le dernier week-end du mois, on était à Gstaad, et je ne sais pas pourquoi, ni ce qui a provoqué une telle réaction de sa part. Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit pour qu'il me sorte toutes les méchancetés qu'il m'a sorti;

"Pascal m'a demandé si je pensais sérieusement qu'il était amoureux de moi? Si j'y avais vraiment cru? Si je pensais pouvoir me comparer à sa femme? Que je n'avais été qu'un bouche-trou. Qu'il s'était bien amusé, mais maintenant, c'était assez. Que je devais me regarder dans une glace et me demander si vraiment je pensais être mieux que Jess. Qu'il était content de me voir enfin partir de chez lui. Qu'il avait voulu être sympa, mais que je commençais à m'incruster. Etc etc."

Et devant tout ceux qui était dans le grand salon. Je n'ai rien dit. Je n'aurai pas su quoi dire... Les larmes ont sautés dans mes yeux, mais par fierté, je me suis retenue de pleurer. Je me suis sentie humiliée, ridicule, et mal dans ma peau pour la première dois depuis 10ans.

Les lèvres pincées, je l'ai écouté parlé sans dire un mot, ensuite j'ai tourné les talons pour monter dans ma chambre. Là, je me suis laissée aller à pleurer. Très vite, j'ai arrêté, je ne pouvais pas avoir les yeux tout boursouflés en descendant tout à l'heure. J'ai refait mon sac et je me suis assise sur le lit pour attendre qu'ils sortent tous pour partir discrètement de mon côté.

Caro est montée vers moi, et j'ai tenté de faire bonne figure. Mais ma voix était remplie de larmes. Caro était presque aussi choquée que moi. Elle ne comprenait pas et a essayé de me demander si j'avais senti venir. Mais non, je n'avais rien soupçonné du tout... Et je ne comprenais pas... Pascal m'avait brisé le cœur à coups de marteau.

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Octobre 2018 - Vivre ensemble

Publié le par JaneDo


Octobre 2018  - Vivre ensemble

Vivre en couple, ce n'est pas pour moi. Ça je le sais. Je n'ai jamais voulu avoir d'enfants, ni même me marier. Je n'ai pas envie de faire de compromis non plus. J'ai donc toujours su, très jeune que, tout ce mambo-jumbo pour lequel on nous programme,  n'était pas ma tasse de thé!

Sachant que je ne voulais pas vivre avec le même homme, ou avec un qui va se prendre pour mon nouveau tuteur ou chef! Je savais que je n'aurai pas d'enfants. D'ailleurs, j'ai jamais ressenti ce soit-disant "urge" à avoir un gosse. Ou si j'avais eu l'idée ou "l'appel", simple, j'aurai choisi le candidat moi-même, et n'aurais jamais laisser qui que ce soit m'imposer un mâle génétiquement inapproprié, comme cela se fait trop souvent de nos jours.

Il y a des gênes qui ne devraient pas être reproduit. Mais ça, c'est ma vision perso.

Je me suis rendue compte que j'étais excitée par le retour à "la maison", ma nouvelle maison. J'étais contente d'avoir Pascal pour moi toute seule. Contente de passer mes nuits dans ses bras. Je me sentais en sécurité. Et ça me rendait flemmarde. Je ne cherchais pas activement un appart, comme j'aurai dû.

Je crois que je commençais à m’empâter dans le confort et le bien-être. Je reportais tous les jours à demain. Je savais aussi que les parents à Pascal étaient... furieux de me savoir chez lui. Ils voulaient me voir disparaître presto. Jess aussi.

Tout se passait super bien avec Pascal. La plupart de nos week-ends, on le passait à la maison. J'avais même pris l'habitude de faire de longues balades au bord du lac, quant je m'apprête à travailler ou à peindre. Pascal rentrait presque toujours directement après le travail. Si je n'avais pas fais à manger, c'est Pascal qui s'y collait. On passait des soirées géniales ensemble. On n'avait pas vraiment envi de sortir traîner dans les bars ou boîte. Encore moins d'être entouré de nos copains.

On commençait vraiment à devenir un de ces couples super ennuyeux et qui ne faisait plus grand chose. On passe aussi beaucoup de temps sous la couette :))

Ok, je savais que ça n'allait pas être comme ça indéfiniment, c'était juste parce qu'on venait d'emménager ensemble, c'est tout. Mais ces moments en tête à tête rien que les deux, c'était trop bien. J'aimais bien aussi quant certains de ses copains passaient le dimanche pour faire de la musique. Parfois, en vrai groupie, je m'affalais dans le fauteuil de la salle de musique et je les regardais jouer, discuter des morceaux, recommencer, etc. C'était juste chouette d'être près de lui.

Ça lui arrivait parfois de travailler à la maison, et ça aussi j'aimais. Une de ses collègues est passée un soir, ils travaillaient ensemble sur un projet. Pour les laisser travailler tranquillement, je n'ai pas allumé la télé. De toute façon, j'en avais pas besoin, j'avais des tonnes d'autre chose à faire, comme par exemple lire, peindre, travailler à mon tour...

Ça nous arrivait aussi d'aller marcher le long du lac le soir... des moments précieux.

Bien sûr, je ne suis pas stupide; je savais bien qu'il voyait Caro en douce, mais en tous cas, je ne le ressentais pas. Elle passait parfois la soirée sur la terrasse avec nous, tant qu'il faisait encore beau. Mais, elle rentrait toujours chez elle après. Thomas avait recommencé ses pré-soirées chez lui, ça nous arrivait d'aller prendre un verre avec tout le monde. Quant ils partaient pour aller en ville faire la fête, nous on rentrait profiter d'être ensemble.

Comment je sais qu'il voyait Caro??? Ben, un soir, il m'a demandé si j'avais envie d'aller prendre un verre avec les autres au Time-Out. J'en avais pas envie, mais je l'ai encouragé à y aller. Après avoir lu un moment, et avant de me plonger dans une série sur Netflix, j'ai pensé passer vers Caro pour prendre un verre. Hum... en arrivant chez elle, j'ai su que Pascal était venu chez elle au lieu d'aller prendre un verre avec toute l'équipe.

Il aurait été drôlement emmerdé si j'avais eu l'idée d'aller les rejoindre... Je suis retournée à la maison et je n'en ai pas parlé. Il ne sait pas que je sais. Pascal est rentré vers les 2h du matin. J'ai bien sûr noté qu'il a pris une douche, mais je pouvais quand même sentir le parfum de Caro. Ou est-ce que c'était parce que je savais où il était et avec qui? Je l'observais aussi, pour que la prochaine fois, je puisse détecter s'il voyait une autre femme, ou tout simplement Caro.

Fin octobre, un vendredi soir, Pascal m'a ouvertement dit qu'il allait manger avec Caro. Il m'a dit que si ça me dérangeait, je devais le lui dire, et il n'irait pas. Je me demande encore pourquoi? Est-ce qu'il préférait ne pas me le cacher? Je ne sais pas si j'ai envie qu'il me dise en face quant il la voit. Je crois que c'est pour ça que je ne lui avais rien dit pour l'autre soir.

Je sais très bien qu'il passe chez elle le dimanche quant il prétend aller faire son jogging! Et je crois bien que je préfère continuer à faire semblant de ne rien savoir!

On a eu aussi quelques petits problèmes avec Jess et les parents à Pascal. Hmmmm, ça, je m'y attendais. Pour l'instant, ça ne me pose pas trop de problèmes, Pascal fait barrière. Thomas et moi continuons à nous voir. Il évite autant qu'il peut de débarquer chez Pascal et préfère m'appeler la journée, même si je suis juste en-dessous de chez lui. On essaie de ne pas laisser les problèmes familiaux scléroser notre amitié.

Pascal a essayé de forcer ses parents à m'inviter chez eux. Je n'y tenais pas. Je préfère garder mes distances.

Thomas a commencé à parler d'ouvrir le chalet à Gstaad. Afff, je ne suis pas impatiente. Pour l'instant, j'aime passer mes soirées et mes week-ends seulement avec Pascal. J'aime à fond ces moments de pure bonheur qu'on passe à la maison. J'adore le voir cuisiner, jouer à la guitare ou au piano, comme le regarder tout concentrer quant il emporte du travail à la maison.

Bien sûr, Pascal a sans arrêt des soirées avec le boulot, les entrainements ont recommencés, les galas et soirées auxquels lui et Thomas ne peuvent pas échapper, à cause de ses parents. Je crois qu'ils aiment aller au chalet, parce que ça empêche ses parents de l'obliger à aller à ces évènements. Moi, ça ne me gêne pas trop, j'aime bien rester à la maison à lire.

Je continue à mentir à ma famille en disant que je suis chez une copine. C'est Caro est ma couverture.

Depuis que je suis chez lui, je me repose vraiment. Je n'ai plus besoin de sortir tous les week-ends pour le retrouver. Ce qui est chouette, c'est que quoi qu'il fasse, il rentre en fin de compte à la maison. C'est avec moi qu'il fini ses journées, qu'il passe ses nuits. Je peux m'en mettre plein les yeux de ses sourires, ses rires, et écouter sa voix. Ça doit être ça vivre en couple!

Quand même, faut vraiment que je me secoue et que je commence à sérieusement chercher un appart


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Septembre 2018 - Vacances à Naxos (2)

Publié le par JaneDo

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Septembre 2018  - Vacances à Naxos  (2)

Alors j'ai su que Caro avait juste fait semblant de dormir pour nous laisser un peu d'intimité. J'allais en faire autant. Ils s'étaient retournés en direction de la porte, j'ai fait celle qui cachait ses yeux. Gros efforts pour qu'ils voient que je souriais. Ils méritaient aussi que je les laisse tranquille.

J'ai vite ramassé mon bouquin, et mis l'étiquette "DO NOT DISTURB" (Ne pas déranger) et je suis descendue au bord de la piscine les attendre.

J'ai lu tranquillement au bord de la piscine. On a fait servir le petit déjeuner sur près de la piscine, au lieu de le prendre dans la chambre. Les 2 filles d'à côté ont voulu se joindre à nous. Difficile de dire non. J'aurai dû choisir une plus petite table. Caro et Pascal était tous les 2 un peu embarrassés. Je me demande bien pourquoi.

Donc, l'intervention des 2 invités surprises a été la bienvenue pour eux j'imagine.

Cathy, la sœur de Margot, a demandé à Pascal s'il voulait bien être son partenaire au Tennis. Pascal lui a demandé s'il ne faisait pas un peu chaud pour jouer, et aussi, on avait déjà des trucs de prévu, alors ça allait être difficile.

Cathy a dit qu'elle avait juste besoin de savoir quant il pouvait et fera la réservation.

On lui a dit qu'on allait faire un tour sur l'île, puis manger quelque chose quelque part. Peut-être qu'on trainera dans la zone commerciale, et probablement rentrer. Ou on rentrera après avoir mangé, on ne savait pas. Elle a dit qu'elle s'adaptera. Puis, poussant sa chance, elle a demandé si elles pouvaient venir avec nous pour la balade. On s'est regardé un peu surpris. Là non plus, on ne savait pas comment les envoyer sur les roses gentiment et poliment.

J'ai remarqué qu'elles nous observaient. Probablement pourquoi elles nous ont suivis. On a tellement marché. Je me suis dit que c'était la première et dernière fois que je faisais une telle expédition. Marcher comme ça des heures, je n'aimais pas ça, même si les petites ruelles, les maisons étaient magnifiques. C'était une chouette balade. J'ai apprécié que Pascal et Caro aient marchés lentement pour moi. Gentille attention.

D'entrée, Pascal m'avait prise par la main. Il passait son bras autour de mes épaules, mais il faisait sacrément chaud, alors j'enlevais son bras pour lui donner la main. Caro marchait à côté ou derrière nous. Elle discutait avec les filles. Elle a toujours eu de la facilité pour engager la conversation avec tout le monde.

Parfois, Pascal prenait Caro par la taille ou par la main quant je restais en arrière à discuter avec les filles ou que je trainais à regarder des trucs sur les étales devant lesquels on passait. Vers midi, on s'est laissé tombé sur une terrasse. J'étais soulagée. Après un moment à tourner autour du pot, Cathy a finalement demandé qui sortait avec qui.

Ça ne la regardait certainement pas. Comme elle insistait, Pascal lui a dit que j'étais sa copine. Cathy m'a regardé de travers, puis Caro, puis a plongé sa tête dans son assiette. Elle était un peu trop curieuse. Non mais.

Les jours suivants, j'ai passé le plus clair de mon temps sur notre terrasse à pratiquer mon sport favori; lire. Pascal et Caro se crevaient à faire du sport, des randonnée à travers l'ile. Très peu pour moi.

Pascal passait beaucoup de temps avec Caro la journée. C'est elle qui l'accompagnait partout; ils faisaient du sport, jogging du matin, les tours dans l'ile. Je n'ai été avec eux que quelques fois, et parce que Pascal avait un peu insisté.

Ils ont même été ensemble sur une des iles voisines et faire de la plongée ensemble. Ils avaient failli dormir sur place. Mais Pascal n'a pas osé. Heureusement. Je crois que ça m'aurait fait péter un câble sur le moment. Après réflexion, je crois que j'aurai très bien accepté.

Pascal m'a dit qu'il faisait attention avec Caro. Il ne voulait pas faire quelque chose qui risquait de créer des problèmes entre nous deux, ou nous trois, ou qui risque de m'énerver.

C'était chouette de faire les boutiques ensemble, manger au resto, autrement, je préférais rester à l'appart-hôtel. C'était plus tranquille et c'était mon idée de vacances, pas courir sous la chaleur torride marteler les trottoirs et les ruelles des bleds.

La plupart du temps, la journée, j'aimais rester seule à l'appart à lire. Je descendais de temps en temps nager un peu, mais je remontais vite m'isoler sur la terrasse.

Pascal a joué au Tennis avec Cathy, le jour même de la balade avec les filles du Valais. Cathy avait tout une ribambelle de questions. Elle n'a pas arrêter de le harceler de questions. Elle prétendait vouloir comprendre. Elle voulait savoir qui était sa réelle copine. Pauvre Pascal.

Il m'a dit en rentrant que Cathy lui a carrément balancé qu'il lui plaisait. Et comme on avait l'air d'être un couple libre et qu'on vivait une relation ouverte, sans tabou ou barrière, et que c'était les vacances... Elle lui a proposé de faire un petit détour ou saut dans son appart... D'abord, ça m'a fait rire.

On était tous les trois, donc avec Caro. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait, si sa proposition l'intéressait. J'ai demandé à Caro ce qu'elle en pensait, mais en disant que c'était à Pascal de décider. Moi, je n'interviendrais pas, tant qu'il resterait le plus discret du monde. Caro n'a rien dit au début, puis tout à coup, elle a dit qu'elle était contre et elle s'est tirée en boudant pour aller s'asseoir sur une des chaises longues de la piscine.

Il n'y avait presque personne à cette heure, tout le monde se préparait pour le dîner. On pouvait le prendre sur notre terrasse ou dans la salle à manger en bas. On avait décidé de dîner en bas.

Caroline partie, j'ai demandé à Pascal si la proposition de Cathy l'intéressait. Je voulais savoir ce qu'il voulait faire. Question de savoir à quoi m'attendre et de m'y préparer mentalement. C'était de cette manière que je m'évitais de perdre les pédales et de me sentir menacée.

Pascal n'avait pas l'intention de se laisser embobiner par Cathy. Il était en vacances avec moi et Caro, et avait envi de profiter de nos vacances ensemble. Pas de laisser une autre nana s'immiscer entre nous. Elle avait peut-être envie de faire de lui son souvenir de vacances, mais elle en restera à fantasmer dessus. Pascal n'avait pas l'intention de batifoler avec elle.

Pascal n'avait pas osé lui dire qu'il ne voulait pas, il a simplement dit qu'il ne pouvait pas pour être sympa. Alors elle lui a demandé comment il avait réussi à sortir avec 2 filles en même temps, et surtout à nous faire accepter. Elle était surprise parce qu'elle avait l'impression qu'on avait l'air de bien s'entendre et de bien vivre la situation.

Pascal a laissé échapper un de nos secrets; que c'était moi qui l'avait mis en contact et accepter Caro, parce que je connaissais ses sentiments.

On a été dansé un soir. C'était franchement chouette. On s'est bien amusé. On s'était mis ensemble à la même table avec les 4 autres suisses. Ils étaient sympa, et on a beaucoup discuté, d'où ils venaient, ce qu'ils faisaient, etc. Quant le couple est rentré se coucher, Cathy, devant sa copine, devant Caro et Pascal, elle m'a dit dans la face que Pascal lui plaisait.

En me regardant droit dans les yeux, elle m'a dit que j'avais peut-être remarqué qu'elle faisait des avances à Pascal, c'était les vacances, et on ne se reverrait probablement jamais, alors elle voulait que je le sache. Qu'elle l'avait déjà dit à Pascal qui n'osait pas répondre à ses avances, parce qu'il avait sans doute besoin de mon consentement.

Pincez moi, je rêve! Les jeunettes d'aujourd'hui ont vraiment un certain culot. Elle avait quoi? 25ans à tout casser! Elle ne savait sans doute pas que Pascal préférait les filles légèrement plus âgées, et plus ronde. Et elle était toute maigre! Pascal s'était redressé sur son siège. J'imagine qu'il était heureux d'avoir eu le courage de me le dire avant qu'elle le fasse.

Je n'ai rien dis. Rien répondu. Il n'y avait rien à dire. A Pascal de se débrouiller avec elle.

Cathy a continué son petit cirque tout le reste des vacances. Pascal m'a avoué qu'il se sentait flatté, mais que je n'avais pas à m'inquiéter, il ne se passerait rien de rien. Pascal avait aussi dit la même chose à Caro.

Pendant ces vacances, on a renoué avec nos anciennes habitudes; faire l'amour à trois. Je croyais avoir oublié, et même pensé que je me sentirais mal à l'aise, ou aux aguets, à faire attention à chaque détail, genre, est-ce qu'il était plus tendre avec elle qu'avec moi? Des conneries du genre. Mais pas du tout.

C'était aussi bien que dans mon souvenir. Je ne me suis pas sentie lésée un seul instant, à aucun moment. Je ne sais pas comment Pascal se débrouillait... Des vacances de rêve! Merci Pascal.

Caro et moi étions triste quant il a fallu rentrer. Triste de retrouver le train train du quotidien. Fini notre cercle fermé, la liberté. Retour à la réalité; Jess!

On est rentré, et Cathy est restée avec ses envies non assouvies. Le dernier soir, elle était toute triste. Elle a chuchoté des trucs à Pascal. Je sais qu'elle l'a invité dans sa chambre, mais Pascal a gentiment refusé. Elle m'a d'ailleurs demandé si c'était à cause de moi qu'il ne voulait pas. Je lui ai dis que Pascal était libre de faire ce qu'il voulait.

Je savais que je le mettais dans une situation difficile, que j'aurai pu diffuser son harcèlement en lui disant simplement que je refusais tout net, mais d'un côté, ça m'amusait de le voir devoir se casser la tête. Il était gentil de nature, alors il rigolait avec Cathy, et restait sympa malgré tout. Mais on voyait que Pascal faisait attention qu'elle ne nous mette pas à l'écart.

Sa copine, Brigitte, avait peut-être l'habitude de son comportement, et elle suivait le mouvement nous observant du coin de l’œil. Elle attendait peut-être une réaction de notre part, mais rien ne venait.

Caro tout comme moi, n'avions rien à craindre, et on ne voulait pas même si ça avait été le cas, montrer une quelconque réaction, ou montrer que cette fille pouvait nous taper sur les nerfs par moment. On faisait tous les 3 semblants de ne pas voir. Ça nous permettait de passer de bonnes vacances sans rien laisser nous porter sur le système.

Elle a demandé à Pascal un baiser. Rien qu'un. Mais il ne l'a pas embrassée. Il s'est dérobé.

C'était bizarre de rentrer... de rentrer chez Pascal... en me disant que c'était, pour l'instant, aussi chez moi. Je n'en étais pas consciente pendant le trajet. Quelque part dans ma tête, je me voyais rentrer à Pierrefleur. C'est seulement pendant le trajet de l'aéroport que j'ai pris conscience que j'allais chez lui. Que je n'avais plus de chez moi en fait.

Parce que je savais que Caro risquait de se sentir bien seule, surtout ce soir, au retour des vacances, je lui ai proposé de venir prendre un verre à la maison et que Pascal la raccompagnerait chez elle après. Elle l'a réalisé et en partant, elle a fait demi-tour pour venir me faire une bise sur la joue et me serrer dans ses bras en me chuchotant merci.

Drôle, mais ça m'a fait chaud au cœur.

J'avais pensé que Pascal resterait un moment chez elle... Qu'ils... mais non, il est rentré 10 minutes plus tard. Pascal avait bien pensé que je risquerais d'imaginer quelque chose du genre, c'est pour ça qu'il n'avait pas trainer. Et il était impatient de m'avoir pour lui tout seul. Il m'a dit qu'il avait pensé à ça les derniers jours et qu'il se réjouissait de rentrer... chez nous.

Je l'ai adoré à ce moment là. Ce moment précis, mon cœur s'est gonflé d'amour. Je l'ai aimé encore plus qu'avant, comme si je ne l'aimais pas déjà à la folie.

Pour moi, c'est toujours incroyable et dingue qu'on habite ensemble! Pendant 10ans, je l'ai entendu insisté dans tous les sens, et aujourd'hui, me voilà installée chez lui! Complètement dingue! Il va falloir que je ne me laisse pas aller et que je cherche activement un appart.

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Septembre 2018 - Le grand saut... (1)

Publié le par JaneDo

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Septembre 2018  - Le grand saut (1)

Ahhh, je n'arrive pas à croire que je suis chez Pascal. Que je me suis installée chez lui. Je n'aurai jamais cru que je ferai une chose pareille. C'est trop bien. Pascal est un amour, il me comble de bonheur. Rien que d'être près de lui me rempli de joie non-stop. Je le serre souvent dans mes bras pour être sûre que je ne rêvais pas.

Seul ombre au tableau, je me sens honteuse vis-à-vis de Jess. Ça me fait mal au cœur, et je dois me secouer pour ne pas me laisser atteindre. Elle reste désormais chez les parents à Pascal. Je pense qu'elle ne supporte pas de m'avoir tout le temps sous le nez. Pour ça, je ne lui en veux pas. Ce serait le comble.

Pascal se dépêche de rentrer direct après le travail, c'est mignon. Je sais bien qu'on est en pleine période "Hollywood", comme j'appelle ça, ou Lune de Miel, où l'on fait tout pour faire plaisir et on en a jamais assez de l'autre. On passe tout notre temps collé ensemble. Et on rit beaucoup. Chaque moment passé ensemble est un pur bonheur.

La 2ème semaine de septembre, le mardi, après le départ de Pascal pour le boulot, j'étais assise en train de peindre dans la pièce, quant Jess a débarqué. Stupide, j'avais oublié de verrouiller la porte. Bien fait pour ma tête.

D'entrée, elle m'a demandé comment j'avais osé m’immiscer ici, chez elle en fait. Alors j'ai tenté de lui expliquer pour mon appart et tout, mais elle s'en fichait. Elle croit que je lui avais menti et que depuis le début, je ne cherchais qu'à m'incruster chez Pascal.

  • C'est une putain d'excuse à la con, comme je m'y attendais...
  • Jess... ce n'est que temporaire, dès que j'aurai trouvé quelque chose, je m'en irais. En attendant, Pascal a juste proposé de me dépanner.
  • Bien sûr. bien sûr... et dans 6 mois, tu seras encore en train de soit-disant chercher un appart... T'es vraiment la pire des menteuses. Tu m'avais assuré que ça n'arriverait jamais, et pouf, te voilà plantée chez lui. Je pense que c'est la même chose pour le mariage et le reste?
  • Tu exagères. Je n'ai pas l'intention...
  • Ouais, ouais... arrête des conneries de salades. You're going to regret this, mark my words.

 

Et elle a fait demi-tour et s'est tirée. A la porte, elle m'a dit qu'elle n'avait plus confiance dans ce que je pouvais raconter et qu'elle ne me pardonnerai jamais ça.

Je me suis sentie comme une merde. Sale. Et menteuse. J'aurai peut-être dû faire autrement, me donner plus de mal pour trouver quelque chose. Je sentais que les choses allaient se gâter avec elle.

Le soir même, avant l'arrivée de Pascal, Caro est passée. Elle m'a apporté une plante. Elle souriait, mais je sentais qu'elle aussi m'en voulait. Tant que je restais chez moi, elle supportait de partager l'homme de ma vie, mais de savoir que j'étais là, tout le temps avec lui, ne lui plaisait pas. Pourtant, elle n'a rien dit.

J'allais commencé à faire à manger, mais Pascal a appelé pour me dire qu'il prenait du chinois. Je lui ai dis de prendre aussi pour Caro, qui était passée nous rendre visite. Caro me faisait signe que non, mais je lui ai mis mon natel dans les mains pour qu'elle lui dise ce qu'elle aimerait. Mais Pascal avait déjà raccroché.

Il a choisi pour elle. Apparemment, il connaissait bien ses goûts.

Au lieu de manger dans la salle à manger, on a mangé en tailleur autour de la table du salon. La télé était sur une chaîne musicale. Musique de fond.

Sans m'en parler avant, Pascal a demandé à Caro où elle aimerait aller en vacances; Maldives ou Les Seychelles. Donc, il avait décidé qu'elle viendrait avec nous. Est-ce que ça m'a froissée? Non, même pas. Je lui l'aurai proposé de toute façon. Elle était nettement plus active que moi. Si elle est avec nous, elle se tapera les balades à travers l’île, et moi je pourrais rester tranquillement au bungalow.

Caro était pour les Maldives. Esprit de contrariété, je me suis dis que j'allais voter pour Les Seychelles.

Je me suis calmée. Je n'avais aucune raison d'être jalouse ou d'agir comme une peste. Ce n'était pas à Caro à qui il avait proposé d'emménager chez lui. Si seulement Alexia pouvait s'en aller, à ce moment je pourrais partager l'appart avec Caro. Ça m'embête un peu que ce soit moi qui déménage chez elle. J'aurai préféré le contraire. Mais ce serait hyper pratique, je serais près de Pascal...

Le mercredi suivant, Pascal avait été invité à manger chez ses parents. Il a prétendu avoir déjà quelque chose. C'était faux évidemment. Il voulait seulement passer la soirée avec moi.

Je crois qu'il voulait aussi éviter de se retrouver sous les feux de ses parents. Puisqu'on vit ensemble, je lui ai posé la question. Je l'avais entendu au téléphone avec Thomas; il lui demandait de se bouger le derche et de venir. Donc, d'aller chez ses parents. Ils voulaient sûrement lui remonter les bretelles.

Ce n'était pas la seule raison; Pascal avait voulu me prendre avec lui, mais ses parents ont refusés net.

C'est Thomas qui me l'a dit. Pascal leur a dit que je faisais partie de sa vie, qu'ils le veuillent ou non, et que s'ils voulaient continuer à m'ignorer, qu'ils le fassent pour lui aussi. Wahh, je comprenais quand même la position de ses parents. A vrai dire, une soirée toute seule ne m'aurait pas non plus gênée. J'aurai même pu faire un saut chez Caro si je voulais. Mais bon.

Le mercredi, Pascal n'a pas été à son dîner, le jeudi, son père a débarqué chez lui. Son père voulait que je les laisse seuls, Pascal a refusé, aussi dit que j'habitais ici et qu'il n'avait rien à dire et qu'il ne voulait pas lui parler.

Franchement, j'ai préféré me tirer. J'ai été un moment m'asseoir au bout du ponton, puis j'ai voulu aller chez Caro, mais elle est venue me rejoindre. Je lui ai raconté que le père de Pascal était à la maison. Hrooohhh, j'appelais ça déjà "à la maison"... Dingue! Bref, on a regardé en direction de la maison. Pascal n'avait pas descendu ses vitres blindées sans teint, alors on pouvait les voir se faire face. Ils ne gesticulaient pas des masses. J'aurai bien aimé avoir laissé une oreille derrière moi!!!

Je n'aime pas les voir se prendre la tête. Ce n'était pas bien. De savoir que c'était de ma faute me dérangeait encore plus. Je ne voulais pas laisser derrière moi un tel mauvais souvenir. J'allais devoir l'encourager à briser la glace avec ses parents. Il fallait que ces relations horriblement tendues cessent.

Son père voulait qu'il me mette dehors immédiatement, qu'il n'avait pas le droit de se conduire de la sorte. Sa façon de traiter Caroline était inadmissible. Etc, etc. Bref, l'air de rien, j'étais contente que Pascal me défende envers et contre tous. Surtout en ce qui concerne sa famille. La visite de son papa l'avait irrité. Je n'avais pas invité Caro à venir avec moi à la maison. Elle est rentrée chez elle. Probablement un peu déçue.

Pascal était tendu, je le connais, il n'avait pas envi d'en parler, alors je n'ai rien demandé. J'ai fait comme si rien était arrivé, lui ai raconté que Caro était venue me tenir compagnie sur le ponton.

Après le départ de son papa, Thomas est descendu sur la pointe des pieds. Il avait vu la voiture, et c'était immédiatement mis à ranger chez lui, au cas où il aurait l'idée de monter chez lui. Il a voulu savoir ce qu'il faisait là, et Pascal lui a dit qu'il n'avait pas envi d'en parler. J'avais raison. Et quant Thomas a insisté, il a montré son irritation et lui a demandé de s'en aller.

Thomas ne se laissait pas facilement froissé par l'humeur de Pascal et a insisté lourdement jusqu'à ce que Pascal parle. Pascal était énervé, parce que si son père voulait lui parler, il aurait pu le faire au bureau et non venir à l'improviste chez lui. Et venir lui dire comment vivre sa vie? Avec qui? Non mais!

Je suis sûre que Thomas connait les dessous de tout ce qui se passe autour de cette famille. Je me demande si Pascal le sait? Pascal sait-il ce que Thomas pense de notre situation? Non, je ne pense pas.

Quelques jours plus tard, Jess m'a à nouveau offert 100'000US$ pour que je m'en aille! Tsss...
Bon, évidemment je l'ai envoyé pètre, en lui disant que je n'avais pas le choix. Si je savais où aller, je ne serais pas là. Mais pendant une mini seconde, j'ai pensé que j'aurai dû accepter. J'ai failli...

Normalement, on devait partir en vacances le week-end du Jeûne Fédérale, mais quant on avait reparlé des vacances, j'ai dis à Pascal que je venais à peine de déménager, j'étais plutôt claquée et que je n'avais pas encore trouvé le temps de refaire mon passeport, ni de vraiment ranger mes affaires... Et que partir tout à coup 2 semaines si loin me stressait beaucoup.

Je préférais qu'on aille à Gstaad par exemple, ou plus près...

Pascal était déçu, mais il comprenait. Il a quand même essayé encore de me convaincre que ça nous ferait du bien de partir se détendre ailleurs. Lui aussi avait besoin d'un break. Après plusieurs discussions sur le sujet, j'ai fini par craquer pour la Grèce. Pascal a passé les jours suivants à consulter des catalogues de vacances, à téléphoner, organiser. Puis, il a annoncé ; Naxos.

J'ai sauté de joie. Au moins là, je peux aller rien qu'avec une carte d'identité. Pas besoin de passeport super à jour non plus, au cas où. Il m'a montré où ça se trouvait sur une carte. Pascal a ensuite appelé Caro pour le lui dire et lui demander de passer pour voir les photos etc. On a regardé les photos, l'endroit, les choses à voir pour ceux qui voulaient faire des excursions.

Ok... je suis toujours un peu à côté de la plaque. Je me rendais compte que Caro était plus impliquée que moi. J'en avais vu assez. Le reste je verrais sur place. Folle d'excitation, Caro et Pascal regardait les photos, discutait avec Pascal des tours qu'ils pourraient faire, ils passaient en revue les distractions, etc etc. Comme 2 gosses.

Je trouve qu'il aurait pu me demander mon avis avant de demander à Caro de passer!!!
J'ai très vite compris que Pascal lui offrait aussi les vacances à Naxos! Pascal payait tout pour toutes les 2.
Est-ce qu'il y avait de quoi faire une crise de jalousie? Nahhh.

 
NAXOS; My God, qu'elle île exceptionnelle!. D'une beauté écrasante. Il y a des endroits à visiter inimaginable. Tout sur cette île me fait penser à la Mythologie Grecque. Au point où je me suis mise à douter de mes croyances; que ce n'était qu'une invention.

J'avais les yeux ébahis, remplis d'étoiles, émerveillée par la découverte de cet endroit. Je n'arrive pas à croire qu'un tel endroit existe.

Magnifiquement beau et pittoresque en même temps.

Je voulais être à l'hôtel; servie et prise en charge par une structure toute faite. Je ne voulais pas avoir à faire les courses, nettoyer ou faire à manger. On parle de vacances, pas d'un camp de travail! Je suis gonflée quand même, vu que ce n'est pas moi qui paie, mais Pascal. Hum!

C'était magnifique. Un appart-hôtel avec un lit énorme, une énorme terrasse à moitié couverte, des chaises longues, table etc. La terrasse était aussi grande que l'appart. J'avais le cœur en nage, c'était vraiment magnifique. La vue était géniale, elle donnait sur la piscine et le jardin.

 
Nos voisins étaient aussi Suisse. Ils ont aussitôt essayé de faire amis-amis. C'était un jeune couple, Margot et Danny, qui venait du Valais. Sierre je crois. Ils étaient là avec la sœur de Margot, qui était venue avec une copine à elle. Ils avaient la chambre de l'autre côté. On se retrouvait au milieu.

Je n'avais pas envie d'être trop sympa, j'avais peur qu'ils deviennent envahissant...

Caro par contre, s'est tout de suite entendue avec la sœur de Margot, Cathy et sa copine Brigitte. Elles ont commencés à discuter par dessus le balcon. Je lui ai demandé de ne pas les inviter trop vite chez nous, mais elle pouvait aller chez elles à la place. Un peu embarrassant pour avoir un peu d'intimité, étant les 3 dans la même chambre, dans le même appart.

Mais, à voir la tête des gens, ça valait le coup. Nous n'étions pas un couple-trio ordinaire.

Ce premier soir, Pascal n'a pas touché Caro, à part pour l'embrasser sur la joue et lui souhaiter une bonne nuit. J'imagine qu'elle devait être déçu, et Pascal se donnait un peu trop de mal pour ne pas provoquer ma jalousie, ou plutôt pour me rassurer. J'allais devoir lui dire de se lâcher et ne pas être trop à cran, sinon, il allait détester ces vacances.

On a attendu que Caro soit endormie pour faire l'amour. Je la soupçonne d'avoir été réveillée tout du long. Mais à sa place, j'en aurais fait autant. Surtout pour éviter de me retrouver reléguée dans une autre chambre. Le lendemain matin, Caro a aussi fait semblant de dormir. Difficile de ne pas nous entendre faire l'amour quand même. Après une rapide petite douche, laissant Pascal, qui avait l'air de recommencer à somnoler, couché à plat ventre presqu'au milieu du lit, je suis descendue.

Je voulais aussi voir tous ce qu'ils proposaient pour les petits déjeuners, le commander pour être servi dans la chambre, et prendre un petit café comme une grande. Aussi, m'assurer qu'on ne me serve jamais de lait de chèvre. Beurk. J'avais oublié de prendre un livre, alors j'ai rebroussé chemin. En ouvrant la porte... Pascal est Caro étaient occupés à se caresser, s'embrasser.

En fait, ils avaient attendus que je quitte les lieux pour se jeter l'un sur l'autre. 2 minutes de plus, et je les aurais trouvés en pleine action.

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Août 2018 (1) - Un semblant de Lune de Miel...

Publié le par JaneDo


Août 2018  (1) - Un semblant de Lune de Miel...

(Mercredi 1er au Mercredi 15 Août 2018)

Pascal m'a appelé à la sortie de sa fête de boîte, pour la fête nationale suisse, avant de monter en voiture. Il m'appelait pour me souhaiter bonne nuit. Il a dit que je lui manquait, j'ai répondu que moi aussi. Je souriais d'avance à l'idée de lui proposer de venir dormir à la maison. Chez moi. S'il refuse, ahhh, je serais détruite. Je le laissais parler. Il aimerait bien que j'aille dormir chez lui.

Il a continué en précisant que Jess ne dormait pas chez lui, que je pouvais venir sans autre. Alors je lui ai proposé de venir dormir chez moi. Il disait que les choses étaient clair avec Jess... puis mes mots ont dû percuter.

Rire... Il y a eu un moment de silence, puis il m'a demandé de répéter. Il croyait avoir mal compris, puis il m'a demandé;

- Tu... est-ce que tu as dis que... je pouvais venir chez toi?
- Oui.
- Sérieux? Je croyais avoir mal compris. Non! Sérieux?


Puis, il s'est interrompu, parce que Jess est arrivé derrière lui et a dit qu'ils pouvaient y aller. Perturbé, Pascal n'avait pas pensé raccrocher, il lui a demandé si elle ne pouvait pas rentrer avec Thomas.

Mais non, apparemment pas.

C'est même Pascal qui l'avait averti qu'il voulait rentrer. Pascal lui a encore demandé si elle ne voulait pas aller dormir chez ses parents. Jess ne voulait pas. Jess a demandé qui était en ligne, mais elle avait dû voir ma photo. Pascal s'est souvenu que j'étais encore au bout du fils.

Il m'a juste dit que c'était d'accord et qu'il me rappellerait tout à l'heure. Du coup, je ne savais pas s'il venait ou pas. Dans le doute, j'ai quand même vite fini de changer les draps et allumé quelques bougies, et je l'ai attendu. Une 1/2h après, il m'appelait pour me demander encore si j'étais sérieuse et s'il pouvait venir. Hihihi...

Wahhh, il a eu le souffle coupé par la vue de mon balcon. Bon, mes chaises de balcons ne sont pas aussi confortable que la balancelle sur sa terrasse. Bon, comme d'hab, et peut-être parce que chez lui, c'est vaste, j'ai toujours l'impression que mon appartement avait rétréci quant il est entré. Pascal m'a prise dans ses bras, n'imaginant pas ce qui se passait dans ma tête.

On a pris un verre sur le balcon et avons pu admirer les derniers feux d'artifice. On avait une vue sur tout le lac. La vue couvrait tout le pourtour du lac jusqu'à Genève. Les plus beaux feux sont toujours ceux de Morges. On a encore trainé un peu au salon à se faire des bisous.

Puis, évidemment, on a parlé de la situation... Je lui ai dis que je n'étais plus fâchée avec lui, mais parfois, la colère me transperce quant je repense à l'année passée. Dans ces moments là, je lui en veux, et je n'ai pas envie de le voir. Mais grâce au ciel, ça passe presque aussi vite que ça vient.

Pascal m'a dit qu'il voulait bien qu'on en parle encore une fois, mais pas ce soir. Il se sentait honteux et mal à l'aise chaque fois que je lui rappelle ce qu'il a fait. Alors, autant percer l'abcès une bonne fois, et ne plus en parler. J'étais d'accord. D'accord, parce que j'avais l'impression moi aussi, chaque fois, de remuer la boue, et ce n'était pas une bonne idée si on voulait avancer.

Wahhh, j'étais au paradis... C'est agréable d'être ensemble sans avoir peur de se faire surprendre. Et surtout, d'être chez moi pour une fois. Je me sentais plus à l'aise. Le lendemain, on a larvé ensemble. Pascal a regretté de ne pas avoir pensé prendre de quoi se changer. Il ne pouvait évidemment pas mettre un de mes training, ni même mes t-shirts! Il a dû rentrer prendre une douche et se changer.

En revenant, il est passé nous prendre du chinois à l'emporter, sachant que j'adore ça. J'étais super contente de ne pas avoir à cuisiner.

Les jours suivants, Pascal passait chez moi après le boulot. Il prenait de quoi se changer pour aller au boulot le lendemain. Des jours bénis, comme si on était en Lune de Miel. On restait collé l'un à l'autre. Cuisinait ensemble ou on sortait mangé dehors, et quelques fois, il est rentré prendre des affaires pour le lendemain et on rentrait se chouchouter chez moi.

On a amorti le balcon à fond. Comme on pouvait sortir directement sur le balcon depuis ma chambre, Pascal se levait souvent avant moi et me préparait mon café qu'il me portait au lit. Mais je préférais quand même le boire avec lui sur le balcon.

Le jour de son anniversaire, je lui ai préparé un gâteau au chocolat glacé avec une crème blanche, recette perso, pendant qu'il était au boulot. Et j'ai aussi fait à manger; du poulet rôti au four avec carottes et patates. Il a adoré. Par contre, pour le cadeau, je n'ai pas été très innovatrice, je lui ai acheté 2 cravates. Mouais. Je n'avais aucune idée.

Il a reçu tout plein de messages pour son anniversaire. Et ses parents l'invitaient à manger. Pascal n'a rien répondu. Il voulait le fêter avec moi, rien que les 2. C'était chou. Bon, je sais qu'il va avoir des ennuis pour ça, mais pour l'heure, on ne voulait pas pensé si loin.

Le week-end suivant, on est pas sorti. C'était peut-être le dernier week-end que je serais seule chez moi, alors on en a profité.

On avait passé tous les jours et soirs ensemble, et Pascal pensait que c'était la preuve qu'on était fait pour vivre ensemble. Il voulait que je prenne le temps de réfléchir à sa proposition d'aller m'installer chez lui. J'ai dis que j'allais y réfléchir... même si je savais déjà que je dirais non...

Pascal ne se rend pas compte à quel point j'étais pénible. Si on vivait ensemble, il ne m'aimera pas très longtemps. J'étais un peu maniaque, par moment, je n'ai pas envie de parler, et je n'aime pas me sentir responsable de distraire mon partenaire. Parce que, je peux être très active par moment, et à d'autre, je suis une indécrottable solitaire. Et j'aime m'installer sur mon canapé et lire, surtout le dimanche.

Alors si mon partenaire veut sortir, aller se balader ou autre, il n'avait qu'à le faire tout seul ou avec ses potes. Je déteste qu'il se mette à faire les 100 pas à attendre sur moi. C'est ce que faisait un de mes ex. Ça avait le don de m'irriter, alors j'avais une pièce dans l'appart où je pouvais m'isoler. Si la porte était fermée, c'était interdiction totale d'y entrer, de frapper à la porte, de m'appeler à travers la porte et autre. Si elle était entre-ouverte, no problémo.

Bref, je ne me vois pas habiter avec l'homme que j'aime, je me connais trop bien!! Ça ne prendra pas longtemps avant que j'éclate et que mon irritation s'étale dans toute la splendeur de sa laideur.

Comme je l'avais deviné, les parents de Pascal étaient furax qu'il n'ait même pas pris la peine de les avertir de ne pas l'attendre pour son anniversaire. Je sais qu'il n'a pas dû dire avec qui il était, et je suis sûre qu'ils ont dû demander. Jess a renchérit en leur apprenant que Pascal n'avait pas dormi chez lui depuis presque 10 jours. Peste.

Du coup, mardi soir, après avoir souper ensemble, Pascal est rentré dormir chez lui. J'ai su plus tard qu'il se méfiait que son père lui collerait un détective au cul, juste pour savoir. Il ne voulait pas qu'on puisse le tracer chez moi. A partir de là, il s'arrangeait pour aller poser sa voiture chez Paul ou Michael et empruntait leur voiture pour venir chez moi.

Parfois, il parquait ailleurs, je passais le prendre, et on se réfugiait chez moi. Pascal était adorable et je nageais totalement dans le bonheur. J'étais si heureuse que ça me faisait peur.

J'ai adoré chaque moment de ces premiers 15 jours du mois d'Août. J'ai adoré passer son anniversaire avec lui, nos têtes à têtes, nos balades au bord du lac, nos dîners en tête à tête, et ces longues heures à discuter sur le balcon ou à s'embrasser enrouler dans ses bras. Le rêve. Je suis toujours sur le cul de me rendre compte que mon cœur bat toujours à 100 à l'heure rien que d'être avec lui.

L'anxiété à repris ses droits, je suis sûr que j'allais devoir payer cher ces moments de bonheurs.


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Juillet 2018 (2) - Contradictions...

Publié le par JaneDo

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Juillet 2018  (2) - Contradictions...

(Lundi 16 au Mardi 31 juillet 2018)

16 juillet (lundi) - Ciel, il faut que je bosse, mais j'ai tellement la flegme! A vrai dire, je passe mon temps à courir après Pascal, même si je ne veux pas le reconnaitre ouvertement.

Arhhh, j'ai raté la fête nationale du 4 juillet. J'avais pas tilté le pourquoi des messages reçu de Thomas, même de Pascal. Je les avais lu en diagonales. Du coup, ils ont fait la fête sur le bateau avec feux d'artifices et touti quanti pour la célébration de leurs fêtes nationales. Et moi, ben j'étais à la casba. J'avais bien vu, depuis mon balcon, des feux et tout, mais j'ai pas capté. Et comme personne n'ait revenu sur le sujet, j'ai pas capté.

C'est l'anniversaire de mon neveu. On lui a tous envoyé des messages. J'ai cherché ce que je pouvais lui offrir, et je crois que j'ai trouvé; participer à son voyage aux Etats-Unis avec son cousin... Cool idée.

17 juillet (mardi) - Pascal m'a demandé d'arrêter... Qu'on arrête de jouer. Il voudrais qu'on soit officiellement ensemble. Il en avait marre de ne pas savoir. Il ne voulait pas qu'on ait à se cacher. Il fera ce que je veux, continuera à faire tout ce qu'il peut pour se faire pardonner, mais il ne veut pas rester dans l'incertitude.

Il respecterait mon besoin d'être tranquille en début de semaine, mais il ne voulait plus se poser des questions sur notre relation, ni que qui que se soit se mette entre nous. Hum, j'ai failli lui rappeler qu'il y avait Caro entre / avec nous !!! Mais j'ai gardé ma grande gueule fermée.

Après tout, il disait qu'il m'aimait toujours, et ne voulait pas me perdre, ce qui baignait mon pauvre cœur fragile dans l'allégresse. C'était tellement bon à entendre. Bien sûr le rappel du pourquoi de la situation me faisait encore mal, mais je l'aimais malgré tout. Je lui ai dis qu'il avait peut-être raison, mais que j'avais besoin d'y penser.

En fait, je crois que j'avais envie de continuer à voir Thomas encore un peu. Égoïste. Et il y avait la fête pour son anniversaire que j'allais devoir rater. Mais, je voulais lui faire la surprise de passer la nuit avec lui.. alors sorry Pascal.

18 juillet (mercredi) - Thomas' Birthday. Je l'ai appelé pour lui souhaiter bonne fête. Ce soir, souper avec les parents pour son anniv. Donc il était prit en début de soirée. C'est lui qui est venu sur le sujet et a proposé qu'on se voit après. J'ai accepté. Difficulté à prévoir une heure, étant donné son dîner en famille.

On a prévu que je passais chez lui, après ma soirée, vers 23h. Ces anniversaires me cassent les... je ne sais jamais quoi offrir. Surtout quant c'est un mec. Pour les filles, no problémo, facile, j'achète comme si c'était pour moi. Pour Thomas, j'ai pris un T-shirt, où c'était marqué "My Secret Love". Idée de dernière minute, en passant devant un magasin spécialisé près de mon boulot.

Thomas a adoré. Il était tellement content de me voir. Il pensait que maintenant que les choses semblaient reprendre avec Pascal, qu'on ne se verrait plus ou seulement comme bon pote. Je lui ai dis qu'il avait toujours été un copain très présent et que je tenais beaucoup à lui et à son amitié. On a fait l'amour. Après tout, j'étais libre et célibataire.

Quant Jess est rentrée, on était encore au salon. Elle a paru surprise de me voir. Après, par respect, on a fait attention de ne pas ameuter tout le quartier. J'ai passé la nuit chez lui et le matin, j'ai pris le café avec lui. J'ai cru que Pascal allait faire une attaque en me voyant sortir avec Thomas le matin.

Ça n'a pas manqué. Pascal voulait qu'on se voit tout de suite. Il voulait me parler face à face. Hum... Pas trop envie, je savais ce qui m'attendait. Quant il m'a dit, que puisque c'était comme ça, il viendrait à mon boulot, j'ai fait demi-tour. J'ai presque aussitôt changé d'avis. Je n'avais pas le courage de le voir. Je savais qu'il allait me prendre la tête. Et j'étais en retard pour le boulot. Je devais encore passer chez moi me changer et ramasser mes affaires. Je devais être à l'agence à 9h30. J'ai rappelé Pascal pour lui proposer qu'on se voit à midi, mais il n'était pas d'accord.

Alors, j'ai bluffé; je lui ai dis que j'étais à Genève, donc s'il voulait me suivre, no problémo. Pascal a craqué; il sait que j'avais passé la nuit avec Thomas, Jess ne s'est pas gênée pour lui le dire ce matin. Il ne l'avait pas cru avant de voir ma voiture. Il n'a même pas crié, il avait le moral dans les chaussures, et m'a dit qu'il ne pouvait plus supporter...

Tsss, je lui ai rappelé que moi j'avais dû le supporter pendant plus d'1 an. Que rien que d'y penser, ça me faisait encore mal. Puis, je lui ai rappelé qu'il avait dit, même promis de tenir le coup, et qu'il avait dit qu'il ferait n'importe quoi pour se faire pardonner. Alors, c'était tout ce qu'il pouvait faire.

Pascal est resté un long moment silencieux au bout du fils. J'ai même cru qu'on avait été coupé. Sans avoir besoin de le voir, au son de sa voix, je savais qu'il était au plus bas. Il a dit qu'il tiendrait... Ciel, je me sentais coupable. Puis, je me suis demandée s'il s'était senti coupable lui aussi de m'avoir traitée comme il l'avait fait. Je ne le croyais pas. En tous cas, je n'avais rien senti, ni rien vu. Malgré ces pensées qui auraient dû m'aider à rester forte, rien à faire, je me sentais mal pour lui.

Aussi pas mal perturbée... parce que j'aimais bien être avec Thomas. Mes sentiments étaient mitigés. J'aimais Pascal, ça, je le savais jusqu'au plus profond de mon âme. Et ça me faisait peur aussi. J'étais complètement accro. Je ne voulais pas le perdre, mais en même temps, j'avais envie de le fuir. Un amour qui rend aussi dépendant me fait frémir de trouille.

Je préférerais quelque chose de plus... médium, que je peux contrôler, partir si ça ne me convient plus, sans perdre la tête... Mais, ce que j'éprouve pour Pascal me prend aux tripes, j'en perds les pédales. Je ne peux absolument pas contrôler mes sentiments quant il s'agit de lui...

19 juillet (jeudi) - Afff, je bosse, mais le coeur n'y ait pas. Je pense à Pascal évidemment. Eu Thomas en ligne. On a bavardé comme à notre habitude. Il savait que j'avais déjà quelque chose samedi. Je lui ai dis qu'en rentrant de France, je passerai. Je l'avertirai une fois chez lui.

20 juillet (vendredi) - Boulot boulot. Pascal voulait qu'on se voit, mais c'était le stress pour moi, je pouvais pas. Et je crois que je ne voulais pas. Je ne pouvais pas lui faire face. J'avais peur que de le voir me fasse changer d'avis pour samedi. Et la culpabilité.

D'entendre la voix de Pascal, même par téléphone me remue toujours l'estomac...

Aïïïe, il va falloir que je me décide, continuer à laisser mon chagrin nourrir ma vengeance, ou pardonner à Pascal! Pourtant, j'ai bien failli accepter de le voir. Il me manquait à mort. Comme je ne savais pas quoi lui dire, ni comment agir, j'étais obligée de garder mes distances. Trop dangereux.

Couru toute la journée, entre le cadeau pour mon neveu; agence de voyage, chez mon ex belle-sœur, voir mon neveu. Acheter et préparer ce qu'il fallait pour chez mon frère demain, j'étais raide. Passé la soirée à me ronger les sangs. Hésitations. Aller chez lui ou pas. Non, trop ridicule.

21 juillet (samedi) - Superbe journée. Il faisait beau. Beaucoup de monde, y compris la famille à Nat et des amis à eux. Ma sœur s'est pété la malléole. Elle a raté une marche et heureusement qu'elle n'avait pas le bébé dans les bras!!! On a d'abord pensé que sa cheville n'était que foulée, mais non, c'était plus grave. Elle ne pouvait plus marché à la fin de la journée. C'est mon frère qui l'a ramassée et portée, son plouk était trop occupé à boire du vin pour penser à secourir sa femme! Vraiment des fois!!!

J'étais contente d'être seule sur la route pour rentrer. J'avais un nœud à l'estomac. J'avais rendez-vous avec Thomas, mais Pascal me manquait. J'avais la trouille du choix que j'avais fait ce soir. Trop tard pour y changer quoi que ce soit. J'avais l'envie de demander à Pascal de me sortir de là, mais si Thomas l'apprenais, il serait vraiment très déçu. Je me suis foutue dedans toute seule, pas de portes de sorties.

Approx 2h du matin - Ils étaient encore dans le jardin à faire les fous quant je suis montée chez Thomas. Je les ai regardé un moment par la fenêtre hésitant à aller les rejoindre ou pas. Pour finir, j'ai allumé pour que Thomas sache que j'étais là.

22 juillet (dimanche) - Comme prévu, j'ai envoyé un message à Thomas. Je me suis mise en training, et allongée en travers du lit. Puis, bof, j'ai été à la fenêtre regarder les autres s'amuser. Trop timide pour aller les rejoindre. Je n'aurai pas su si je devais aller vers Thomas, ou l'ignorer!

Comment faire pour éviter Pascal, alors que tout ce que j'avais envie, c'était d'être dans ses bras... J'étais tellement désolée de ce que j'allais lui faire ce soir. Je crois que je commence à perdre la motivation de la vengeance. Je suis à 2 doigts de tout laisser tomber et essayer d'être heureuse pour une fois! Il était là-bas dans le jardin, si près. Il rigolait avec ses copains, pourtant il semblait sur la retenue. Caro était collée derrière lui comme d'habitude. Il s'occupait d'elle comme toujours et semblait faire barrage pour que sa femme ne s'attaque pas à Caro ce soir.

Ah, Thomas venait de voir mon message et il m'a demandé de descendre les rejoindre! En training? Bah, j'ai enfilé mon jean et flanqué un T-shirt à Thomas et je suis descendue.

Pascal m'a interceptée avant que je ne puisse arriver jusqu'à Thomas et m'a prise par la main. Il voulait que je reste vers lui. J'ai dû lui dire que je n'avais pas dit bonjour à tout le monde, et à Thomas dont c'était la fête d'anniversaire. Il n'a pas voulu me lâcher la main et j'ai dû feinter pour qu'il me lâche la main pour que j'embrasse Caro. Ensuite, j'ai filé en direction de Thomas. Thomas m'a prise dans ses bras. Il m'a chuchoté qu'il n'aurait peut-être pas dû me demander de descendre. Il avait vu ce qui s'était passé avec Pascal.

En fait, Pascal était juste derrière moi. Et dès que Thomas a eu fini de me faire la bise, Pascal a attrapé ma main pour me tirer vers lui. J'avoue que quelque part, j'étais contente. J'en avais marre de le punir. Pascal était tendu, je le sentais. J'ai essayé de lui retirer ma main, mais il me tenait fermement.

Thomas est quand même intervenu. Il a repoussé la main à Pascal en me prenant pour m'entrainer danser avec lui. Pascal s'est tenu à côté. Ils avaient tous les 2 un peu bu, alors j'ai commencé à être tendue moi aussi. Quant Thomas m'a serré un peu trop contre lui, Pascal est venu me tirer de là. C'est ce que j'avais espéré... mais maintenant, je commençais à regretter... Pascal avait plus de contrôle que Thomas, et j'avais peur que les choses dégénèrent. Ils risquaient tous deux de le regretter demain.

Bravache, Thomas lui a demandé ce qu'il faisait. Pascal m'entrainait déjà, et quant Thomas a voulu s'interposer, Pascal l'a repoussé un peu violemment. J'ai demandé à Pascal de me lâcher, mais il ne m'écoutait pas. Thomas a attrapé mon autre bras, et Pascal s'est arrêté pour lui enlever la main.

Jess a voulu défendre son frère, Pascal lui a demandé de la fermer et de ne pas se mêler. Aïe, ça tournait au cirque... Tout le monde commençait à nous regarder, et je me sentais mal. Comme un pion qui servait juste à alimenter une dispute qu'ils avaient emmagasiner jusqu'à aujourd'hui. Et qu'ils cherchaient juste une raison pour se taper dessus. Pour l'instant ils étaient dans la figure l'un de l'autre.

Pascal a dit qu'on avait jamais vraiment rompu, et qu'il en avait assez de voir Thomas s'immiscer entre nous. Thomas lui a demandé s'il voulait dire que quant il sautait Olivia, c'était dans la ligne de "on avait pas vraiment rompu"? Pascal lui a dit que c'était nos affaires, que ça ne le regardait pas. C'est là que j'ai su que Thomas avait dû lui dire qu'on était plus ensemble, ce qui me faisait comprendre la réaction de Pascal. Pascal lui a demandé, non, dit d'arrêter de me tourner autour.

J'allais encore passer pour la méchante? Pourquoi? C'était Pascal qui m'avait trahi, alors pourquoi est-ce que c'est moi qui ait l'air d'être l'horrible pouffiasse tout à coup? Tout le monde nous regardait et je voyais bien que j'étais la mégère qui s'était immiscer entre eux. Je leur ai demandé d'arrêter tout de suite, sinon je me casse.

Thomas avait trop bu pour s'en tenir là. Il a dit que je serais bien trop gentille de lui pardonner après tout le mal qu'il m'avait fait. Qu'il m'avait jetée comme une moins que rien, après tout ce qu'on avait traversé ensemble. Qu'il n'avait eu aucun mal à me frotter le nez dedans pendant des mois. Pascal était devenu tout rouge. Comme il ne disait rien et continuait à garder ma main, Thomas a voulu le lui arracher. Pascal l'a repoussé. Il a dit qu'il ne m'avait pas jetée, et certainement pas pour une autre. Que s'il voulait tout savoir, c'était moi qui lui avait demandé de l'espace.

Hum... pas totalement vrai... c'était seulement ce qu'on avait convenu une fois, mais après, tout avait changé et Pascal m'avait ignorée pour l'autre connasse... mais je n'ai pas corrigé.

Ça a désarçonné Thomas un poil. Il a vite repris le dessus en lui disant que c'était certainement parce que j'avais appris qu'il voyait l'autre bonne femme. Thomas ne s'en rendait pas compte, mais... Ha! A force, il me faisait la honte. Me faisant passer pour la jalouse qui a dû laisser Pascal partir parce qu'il tenait beaucoup plus à une autre femme. D'après ce qu'il disait, j'avais l'air de ne pas avoir eu le choix.

Mon regard a croisé celui d'Olivia qui souriait malicieusement... Salope!

Pascal a dû savoir ce que je ressentais, alors pour éviter que je me sente complètement humiliée, il a dit qu'il m'aimait et qu'il n'avait jamais aimé Olivia. Que c'était juste une aventure. Elle a perdu son sourire aussi sec. Jess a voulu renchérir, mais Pascal lui a demandé de la fermer. Pour clore la discussion, Pascal lui a dit qu'il n'avait pas à se justifier vis-à-vis de lui.

Cette fois, il ne m'a pas laissé le choix, me tenant toujours par la main, il m'a entrainée jusque chez lui.

J'avais les larmes aux yeux. Je regrettais d'être finalement venue ici ce soir, regrettais d'avoir été rejoindre Thomas dans le jardin, et regrettais d'avoir souhaité que Pascal me sorte du trou où je m'étais plantée. Je ne m'attendais pas à ce que tout foire aussi terriblement. J'étais sans voix, ne sachant pas quoi dire. Je me sentais vide.

Honteuse de la scène devant tout le monde. L'atroce impression que tout le monde en connaissait un peu trop sur ma vie privée. Je détestais ça.

Jess en furie a fait irruption chez Pascal. Elle voulait que je m'en aille, et ils se sont mis à se disputer. Devant moi. horrible. J'ai voulu discrètement me tirer, mais Pascal m'en a empêcher.

J'avais envie de disparaître. D'être chez moi toute seule. J'ai regardé l'heure. Plus de 4h du matin! Ridicule. La soirée était un gâchis total...

Recroquevillée sur le canapé, j'ai attendu que les choses se calment, que Jess s'en aille. Thomas est venu la chercher. Il a dû voir que je n'en menais pas large. Pascal s'est assis à côté de moi sans rien dire. Après un long moment, il a passé son bras autour de moi. Je n'ai pas bougé. Puis, il a posé ma tête contre son épaule. Je me suis laissée aller contre lui.

Comment est-ce que je me sentais? Je ne sais pas. Peut-être triste? Fatiguée? désabusée? J'ai peut-être fermée les yeux 1 petite seconde... et je me suis endormie. Plongée dans un sommeil profond, sans rêve.

Je me suis réveillée vers midi, complètement crevée. Pascal était déjà debout. En fait, Pascal ne voulait pas risquer de me voir filer en douce, alors il n'avait presque pas fermé l’œil. La conversation était difficile. Beaucoup de moments de silence, à éviter de se regarder, de trop parler, de trop dire ou pas assez. En fait, on a jamais vraiment eu besoin de parler, on se comprenait.

Une journée sous le signe du silence. On se faisait de petits sourires par moments. On a longuement discuter, sans se prendre la tête. Pascal s'est excusé encore et encore, me demandant de ne pas lui en vouloir. Qu'il était un idiot, mais un idiot qui m'aime et qui ne veut pas envisager la vie sans moi. Ça m'a mis les larmes aux yeux.

Je lui ai avoué que je l'aimais aussi, que moi non plus, je n'arrivais pas à imaginer la vie sans lui. Et j'ai eu la terreur d'en avoir un avant goût l'année passée. La douleur de ces mois à le voir avec Olivia avait brisé ma confiance. Que parfois, la douleur m'envahissait, et je lui en voulais à mort, et après, j'avais mal au cœur. Afff, quant il m'a entouré de ses bras, je me suis sentie fondre.

Bordel de bordel, est-ce que je me laisse berner encore? Est-ce trop tôt pour passer l'éponge? J'étais perdue. Mais comment lui résister. Est-ce que j'en avais même envie?

23 juillet (lundi) - Dimanche soir, j'ai dormi chez moi. Pas osé pousser le bouchon à dormir 2 nuits de suite chez Pascal. J'avais les boules des réactions de Jess. Je suis sûre qu'elle m'attends au contour. J'ai l'impression que je vais payer cher que Pascal se soit rebeller. J'ai encore vraiment honte en pensant à ce qui s'est passé en fin de soirée. C'était affreux.

24 juillet (mardi) - J'avais raison! Jess voulait me voir. La discussion n'était pas des plus amicales. Je m'en doutais de toute façon. Jess m'a dit que malgré ce qu'elle pouvait dire ou faire, elle aimait Pascal. Elle voulait que je me tienne à l'écart de son mari. Elle savait que je tenais à lui et il semblait que lui aussi. Je l'ai corrigé; je ne tenais pas seulement à lui, je l'aimais.

Jess voulait que je le quitte. Elle pensait que c'était ce que j'avais fait, que j'avais tourné la page, puisque je sortais avec Thomas. Elle pensait que l'argent achète tout et proposait de me récompenser largement.

Bien sûr l'argent est important pour tout le monde, sauf peut-être pour les richtos. Mais, je n'étais pas capable de m'arracher à Pascal. Impossible. Ça devra venir de lui, et il ne me restera que les yeux pour pleurer. Alors, je ne pouvais pas accepter. Ok, elle avait raison pour le respect du mariage et tout le reste. Le karma etc. Mais, je n'y pouvais rien, je ne contrôlais pas mes sentiments.

On ne s'est pas quitté en guerre, mais, je sais que je dois me méfier. J'étais anxieuse, et une alarme s'était allumée dans ma tête. J'aurai peut-être dû lui mentir? Ou faire semblant que j'allais tout faire pour m'éloigner de lui? Afff, je n'ai pas voulu mentir sur mes sentiments. Quoi que je dise, je suis sûre qu'elle irait tout droit lui raconter. Si j'avais eu le malheur de lui dire que je ne l'aimais plus, elle le lui aurait jeté à la figure. Je n'aurai pas aimé entendre ça si c'était le contraire.

25 juillet (mercredi) - Ahhhh, pas la frite. Je suis à la traine question boulot. Je n'ai plus la flamme pour créer quoi que ce soit. Je passe mon temps à me torturer la tête. L'anxiété me bouffe. Je ne sais plus où j'en suis.

26 juillet (jeudi) - Ah la la, j'ai proposé à ma nièce de reprendre mon appart. Appart que j'adore plus que tout. La vue que j'ai depuis mon balcon est un rêve. Pourquoi j'ai fait ça. Trop gentille. Je sais que je vais le regretter.

Je sais qu'elle et son copain cherche depuis un moment, et je ne sais pas ce qui m'a pris à l'anniversaire de mon neveu, tout à coup, les mots sont sortis de ma bouche. Maintenant, elle me stress. C'est comme si elle me poussait dehors. On a parlé de début octobre, puis ça a changé à fin août, maintenant, elle essaie même de venir avant fin août. Et je n'ai même pas encore trouvé autre chose! J'suis trop tarte!

27 juillet (vendredi) - Pascal devait encore remplacer le bassiste du groupe de son pote Varios ce week-end en Valais. Comme Jess va suivre son mari, je crois que c'est préférable que je me tienne à l'écart. L'anxiété me colle à la peau. Une peur panique qui me plombe le moral. Je ne sais même pas d'où ça vient. Je n'ai même pas osé dire à Pascal que j'avais eu une discussion avec Jess.

Pascal n'avait aucune envie de remplacer le bassiste parce que je n'allais pas avec lui. Il n'avait pas voulu de Jess, mais sachant qu'elle irait quant même, il m'a dit que c'était peut-être mieux que j'aie décidé de ne pas y aller. Caro l'a quand même suivi en Valais. Il aura déjà assez à faire à la protéger de sa femme!

28 juillet (samedi) - Hahhh, Pascal me manque. Thomas m'a proposé de sortir avec eux, mais je n'ai pas osé. Je ne voulais pas inquiéter Pascal. J'ai prétendu avoir déjà quelque chose. En fait, j'avais l'anniversaire d'une copine, mais je n'avais pas pensé y aller, parce que je n'étais pas en forme, ni de bonne compagnie ces temps.

Pascal a insisté pour que j'aille le rejoindre ce soir. Afff, je n'étais pas très sûre que c'était une bonne idée, pourtant j'en avais envie. J'avais un peu peur d'exacerber la colère de sa femme. Je n'aimerai pas qu'on me fasse pareille. J'en voudrais à mon mari de me mettre dans une situation pareille. Mais j'avais tellement envie de le voir...

Pour finir, j'ai demandé dans quel hôtel il était, et j'ai proposé de le rejoindre en secret et que s'il voulait, il pouvait venir me rejoindre après le concert. Pascal s'est débrouillé pour me réserver une chambre. Je n'ai rien eu à faire. J'ai intégré ma chambre alors qu'ils jouaient, et que je savais que Jess ne serait pas dans les environs.

Après le concert, Pascal s'est simplement tiré au moment où ils avaient presque fini de ranger le matériel, sans rien dire à personne, pour venir me rejoindre...

Jess, Caro et la moitié du groupe l'ont bombardés. Il n'a laissé qu'un message à Caro pour lui dire qu'il les rejoindra plus tard, donc de le tenir au courant de l'endroit où les retrouver. Puis silence radio. Il a regagné sa chambre vers les 8h du matin. Jess dormait. Dès que je l'ai su, j'ai pris mes clics et mes clacs et je suis rentrée.

29 juillet (dimanche) - Quant je suis arrivée chez moi, je me suis couchée direct. J'étais naze, mais heureuse. On n'avait pas fermé l’œil depuis le moment où il est venu me rejoindre.

Afff, je l'adore, je l'aime à en mourir. Je suis foutue. Complètement à la masse. Ce type me rend dingue. Dans ses bras je me sens vivante. Je n'existe pas en dehors, je lui appartiens de toute mon âme. Ses yeux, ses lèvres, ses baisers, son sourire... Il me fait fondre.

30 juillet (lundi) - Je suis toujours à dimanche. Les moments dans les bras de Pascal me font encore frissonner, rêver. Je ne suis qu'une pile d'amour. J'ai failli lui envoyer un message simplement pour lui dire que je l'aime. Hum. J'ai dû me faire violence pour ne pas le faire. Lui a eu plus de courage que moi. Son message pour me dire qu'il m'aime me fait encore palpiter de bonheur.

31 juillet (mardi) - Je dois bosser. Ce soir vers 20h, j'ai rendez-vous à Ouchy pour fêter le 1er août; JD, Jérémy, Aurora, et une autre copine d'Aurore, Céline. Kaya et Valério sont en vacances, alors j'ai mon appart à moi toute seule.

Je suis toujours sur mon petit nuage rose. Je crois que je vais inviter Pascal chez moi prochainement... Ce sera une Première! J'ai flanché et je lui ai envoyé un message pour lui dire que je l'aimais. Il m'a appelée droit derrière. MDR.

Pascal était soufflé. Il m'a dit que c'était une 1ère. Il voulait me dire de vive voix comme ça lui avait fait plaisir. D'habitude, c'était toujours lui qui faisait le 1er pas. Il a dit que ça le rendait tout amoureux, s'il pouvait, il aurait filé du boulot juste pour m'embrasser. Si on avait été en visuel, il m'aurait vu rougir. Ce soir, Pascal avait une soirée de boîte pour la fête nationale suisse... avec sa femme.

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Juin 2018 (1) - Derrière les portes closes...

Publié le par JaneDo

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Juin 2018  (1) - Derrière les portes closes...

(vendredi 01 au vendredi 15 juin)

Afff, j'ai appris que Jess revenait faire un tour en Suisse. Quelle poisse. Poisse, parce que ma situation n'était pas encore claire, et d'avoir mis Pascal en attente... Afff, j'ai l'impression que chaque décision que j'avais prise revenait s'éclater dans ma figure...

Sortir avec Jérémy était une bêtise, et sortir avec Thomas était une autre bêtise... Shifter de l'un à l'autre n'était pas ma plus brillante idée! Etre avec quelqu'un m'empêchait de voir Pascal autant que je l'aurais voulu.

Pascal a proposé qu'on mange ensemble mercredi à midi. J'étais contente de le voir. Pourtant, j'ai cru sentir qu'il était un peu... Comme je lui en ai fais la remarque, il s'est mis "à table"; il savait que Caroline m'avait dit qu'ils se voyaient, et il espérait que ça n'allait pas tout gâché entre nous.

Tsss, est-ce qu'il était sérieux? C'est lui qui faisait tout pour tout gâché, pas moi! Il aurait peut-être dû y penser avant!

Alors il m'a répété ce que Caro m'avait déjà dit; il croyait que je ne voulais juste pas le savoir. Qu'il soit discret. C'est ce qu'il avait essayé de faire, et il n'avait pas pensé que Caro aurait la langue si bien pendue. On était amies, il aurait dû le prévoir, et lui dire de ne pas m'en parler.

En même temps, il ne voulait pas recommencer à me cacher des choses... Surtout demander à ma copine de me mentir. Il aurait fini par me le dire, une fois que les choses iraient mieux entre nous.

Quant Pascal me l'a dit, j'ai bondi de ma chaise et je suis partie. Pascal m'a rattrapée. J'ai éclaté. Je lui ai dis que je n'en pouvais plus. Que je n'étais pas sûre de vouloir recommencer avec lui. Que tout était trop compliqué avec lui.

Pascal m'a prise dans ses bras. Il s'est excusé. Évidemment, il ne savait pas pourquoi il s'excusait. A moins que ce soit pour tout; Olivia, Caroline, etc. Je n'en savais rien. J'étais à bout de nerfs. J'ai failli le repousser brutalement, mais je savais que ce n'était pas la chose à faire si je ne voulais pas le perdre.

Il m'a dit que ce n'était pas tout... Et c'est là qu'il m'a dit qu'il allait chercher Jess à l'aéroport demain.

Ok, là c'était trop! Maintenant en plus, avoir Jess sur le dos... Non, j'étais crevée, j'en avais marre... Rien ne marchait comme je l'aurai voulu. J'ai pété un câble, et tant pis si je n'aurai pas dû le repousser, qu'on était en public, etc. Tout ce que je voulais c'était m'en aller. Ne plus entendre un mot.

Pascal m'a encore rattrapée. Pour sa défense, il avait l'air désolé. Alors je l'ai écouté me dire combien il était désolé pour toutes les conneries. Il fera un effort pour essayer de s'améliorer.

Je n'en pouvais vraiment plus, alors je le lui ai dis. Après le coup de la Olivia, il n'avait même pas respecter le fait que je lui avais demandé de ne pas fréquenter d'autres femmes, et comme de rien, il a continué à voir Caro. Et certainement d'autres femmes, et maintenant, je devais encore me taper sa femme... encore!

Alors je lui ai dis que j'étais désolée, je n'en avais pas la force. Et qu'il allait surement continuer avec sa femme comme si de rien, peut-être même la sauter au passage. Là, il s'est interposé pour dire qu'il ne la toucherait pas. J'ai secoué la tête. Même ça, ce n'était pas assez.

Au point où j'en étais, je lui ai demandé si à part Caro, s'il avait eu d'autres aventures avec d'autres femmes... et j'ai même pas eu à écouter la réponse, Pascal est devenu tout rouge. J'ai voulu la vérité, alors il a avoué avoir vu d'autres femmes. Mais une fois de plus, il a dit qu'il pensait que j'avais dis ça comme ça.

Il avait eu des aventures avec 3 autres femmes. Des filles qui venaient aussi au chalet. Je l'ai fait tout me dire. Je voulais tout savoir; quant, comment, où, etc. Embarrassé, il a tout dit. J'étais verte. Je l'ai laissé finir et je me suis levée pour partir.

Pascal était déjà en retard pour le boulot, mais il ne voulait pas me laisser partir tant qu'on avait pas réglé les choses. Il craignait sans doute que je ne lui pardonne pas ses frasques et que sa punition allait certainement s'intensifier.
Comme tous les hommes, il voulait connaître la fin de l'histoire avant de commencer...

J'étais... fatiguée, à bout, déçue, rompue... je lui ai dis qu'il me fallait réfléchir, mais que je ne croyais pas que j'arriverais à digérer tout ça. Pascal n'était pas d'accord de me laisser partir comme ça.

Pascal a téléphoné au boulot pour dire qu'il ne savait pas quant il retournerait au bureau, ni s'il viendrait de l'après-midi. Je lui ai dis de ne pas faire ça, parce que je ne voulais pas être avec lui en ce moment. Que je ne voulais plus parler.

Pascal a passé son bras autour de mes épaules. J'avais l'impression que c'était trop lourd à supporter. On a marché en silence, j'étais naze, plus bas que terre. Aucune énergie, même pas la force d'ouvrir la bouche. Pascal respectait mon silence et n'a pas osé m'adresser la parole. Il se contentait de marcher en me tenant, comme s'il avait peur que je tente une échappée.

On s'est assis sur un muret au bord du lac. On avait croisé un copain à lui et ils se sont parlés 2 minutes. J'avais réussi à produire un semblant de sourire et saluer de la tête, avant de regarder ailleurs et essayé de collecter mes pensées. En fait, c'était la débandade dans ma tête. C'était le vide total.

Je ne savais plus si j'étais en colère, si j'avais mal, ce que je devais faire, ni comment réagir. J'étais complètement perdue.

Même assise je n'étais pas bien. Alors je me suis levée. Pascal en a fait autant et restait à m'observer. Quelques instants après, je me suis rassise. Et je me suis levée, j'ai fait quelques pas. Puis rassise... debout... Je voulais m'en aller, être seule. Rentrer m'enfermer à la maison et réfléchir.

Puis Pascal m'a prise par la main pour me trainer je ne sais où, j'ai retiré ma main. Peut-être un peu brutalement, mais son contact là tout de suite m'indisposait. J'avais vraiment envie d'être seule.

Horrible que ça puisse paraître, j'avais envie de voir Thomas, m'enrouler dans ses bras et m'endormir.

Ma réaction n'a pas échappé à Pascal. Il devait se douter que je ne voulais pas de sa présence. Que je ne voulais pas le voir. Après s'être à nouveau confondu en excuses, Pascal a dit qu'il ne savait pas très bien quoi faire, mais qu'il ferait tout pour que les choses s'arrangent.

Il ne m'avait jamais vue aussi abattue, aussi... et il a secoué la tête. Il voulait juste être à mes côtés, être présent. Au moins jusqu'à ce qu'il sente que j'allais mieux. Si j'avais des questions, il était prêt à répondre à tout.

J'étais désolée de le voir lui aussi abattu. Il avait un regard perdu. Et j'adorais tellement ses beaux yeux verts palpitants de malice. J'aimais aussi le voir sourire, mais depuis qu'on avait mangé, il n'avait pas souri une seule fois.

J'ai caressé sa joue, j'étais désolée... Pascal a paru surpris... En le faisant, ma colère a refait surface aussi sec...

On a passé 2h à discuter, assis sur la terrasse du MG. Pascal me prenait souvent la main. Il ne voulait pas que cette séparation dure, mais c'était un peu tôt pour moi. Je lui ai dis que je n'arrivais toujours pas à digérer le fait qu'il m'ait jeté comme une vieille chaussette pour cette garce. Garce qui n'avait pas cessé de chercher à m'humilier... avec son aide. C'était de sa faute.

Il ne pouvait quand même pas s'attendre à ce que tout s'arrange et qu'on efface tout comme ça, sans qu'il ait fait le moindre effort...

Quand même, il était resté avec moi, au lieu d'aller au boulot. Ça comptait pour quelque chose. Il cherché et trouvé les mots qu'il fallait pour essayé de me soulager. Il avait été patient. C'était admirable. Bien sûr, il espérait que tout reparte comme en 14, mais ça, c'était pas possible.

Je suis rentrée légèrement soulagée et moins à ras le sol... Il m'a écris, appelée, et continuée à s'assurer que j'allais bien. Je ne m'y attendais pas.

Vendredi soir, on est tous sorti prendre un verre au Time-Out. Jess était là bien sûr. Par contre, j'ai été surprise que Pascal ne s'occupe pas de sa femme et soit tout le temps près de moi. Ce qui dérangeait un peu, c'était l'impression d'une petite gué-guerre entre lui et Thomas pour s'asseoir à côté de moi, ou m'offrir des verres. Si je les avais toutes bues, j'aurai été saoul dans l'heure.

Gênée par la présence de Jess, j'ai dansé avec Thomas. Ce qui n'a pas eu l'air de plaire à Pascal.

La connasse d'Olivia est apparue un peu avant minuit et a foncé droit sur Pascal. Non mais, elle fait exprès ou quoi! Elle veut m'énerver ou Jess? Tout en est-il, Pascal l'a remballé vite fait. Je n'étais pas la seule à le remarquer.

Thomas m'a appris que Pascal avait poussé sa femme chez lui. Il ne voulait pas qu'elle s'installe dans son appart. Si elle voulait rester en Suisse, elle n'avait qu'à aller chez ses parents, ou chez son frère. Il croyait que je le savais.

Oh! Je crois que Thomas, tout comme Jess, pensait que j'étais derrière la réaction de Pascal. En tous cas, Jess était furax. Pascal aurait pu la laisser occuper la chambre d'amis, mais il n'avait rien voulu savoir. Il ne mettait pas son nez dans sa vie privée, alors il en attendait autant de sa part.

Thomas m'a dit que le ton était monté, et il savait avant même de les voir dans son appart ce qu'il en était.

Jess lui avait rappelé que quant il était aux États-Unis, elle, elle ne l'avait pas fichu à la porte de leur appart, donc il pouvait en faire autant. Pascal lui avait demandé si elle accepterait de voir une autre femme passer la soirée à la maison, sans en faire toute une histoire, ou une scène? Non? Alors voilà.

Samedi, Pascal m'a donc proposé de passer la soirée chez lui... Bien sûr, j'ai refusé.

Je n'allais pas aussitôt me mettre sa femme sur le dos. Je lui ai proposé d'inviter Caro à la place. Pascal m'a regardé comme si je l'avais giflé. Il m'a demandé si c'était ironique, ou si je cherchais à le tester. Non. Je ne le testais pas. Je voulais voir comment Jess supporterait, ou peut-être inconsciemment voir si Jess allait retourner ses attaques contre Caro et non moi.

J'étais très sérieuse et alors, Pascal m'a dit que c'était à cause de choses comme ça qu'il ne savait jamais comment agir. Hum... il avait raison!

De toute façon, samedi soir, j'avais un anniversaire. On faisait une grande fête dans le jardin de ma frangine pour son chéri, et je ne pouvais pas y couper. J'ai donc été à ma soirée. J'avais aussi averti Caro de surveiller Pascal, donc d'aller chez lui. Qu'elle avait carte blanche.

1h plus tard, elle m'a appelé pour me dire que Pascal l'avait invitée à manger chez lui. Elle (et Pascal aussi) voulait savoir si elle pouvait lui proposer de dormir chez elle, ou si elle pouvait dormir chez lui.

Je n'avais pas pensé à ça... Je ne m'y attendais pas...

J'avais dis à Caro de ne pas pousser non plus. Puis, j'ai changé d'avis. Après tout, autant savoir ce que Jess fera. Alors j'ai rappelé Caro pour lui dire qu'elle pouvait faire comme elle voulait. J'avais juste été surprise qu'elle m'ait posé la question aussi ouvertement.

Elle a rigolé. Ça me pesait un peu, mais c'était ma copine et aussi... la personne la plus sûre que je pouvais supporter autour de Pascal. Je pouvais compter sur elle, et on partageait nos secrets et parfois même nos désespoirs. J'ai ensuite appelé Pascal pour lui dire que j'avais discuté avec Caro.

Jess a pété les plombs. Elle avait été furax et avait essayé ce qu'elle avait pu pour leur gâcher la soirée. Finalement, elle était sortie avec Thomas et s'était saouler la gueule.

J'ai failli aller passer l'après-midi avec Pascal dimanche, mais... pour éviter d'être dans le point de mire de sa femme, j'ai préféré garder mes distances. Et aussi, j'étais crevée après la soirée chez ma frangine.

J'ai quand même passé mon temps à me torturer la tête. Je savais que Jess avait dormi chez Pascal, qu'ils avaient déjeuner ensemble dimanche. Courageuse et persistante, Caro avait fait du jogging avec Pascal dimanche matin. L'après-midi, des copains sont passés chez eux. Donc Caro a trainé avec lui presque tout le week-end.

Elle était aux anges de jouer la petite amie...

Jess était sur la brèche et n'a pas arrêté de l'attaquer avec de petites piques. Pascal a dû la défendre. Caro m'a raconté tout ça avec du soleil dans la voix, comme une petite fille dans un magasin de bonbons. De voir Pascal la défendre l'avait éblouie. Oui, elle faisait partie du trio, je ne pouvais pas toujours vouloir la tenir à l'écart. Sans compter que, la plupart du temps, elle me rendait service par sa présence.

La semaine qui a suivi, j'étais super submergée par le boulot. J'avais un tel retard sur les projets à terminer avant les vacances de l'agence, que je devais mettre les bouchées doubles. Pascal a cru que je lui faisais la tête parce qu'il avait passé le week-end avec Caro. Je lui ai dis que non, alors du coup, je lui ai proposé de prendre un verre chez Caro le jeudi soir.

Et il a pu voir que je ne boudais pas, que je n'avais aucun problème avec lui ou Caro. Hum, je trouve que je suis super cool comme bonne femme. Ou peut-être... super idiote?

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Juin 2018  (2) - Derrière les portes closes...

(samedi 16 au samedi 30 juin)

Vendredi soir, Varios à la der, paniqué, a appelé Pascal. Leur bassiste était à nouveau aux abonnés absents et il avait un concert ce soir et demain. Pascal avait approximativement 3h pour les rejoindre à Berne et sauter sur scène pour le remplacer. Le bassiste devait surement être à moitié sur la lune sous une table quelque part. Je me demande pourquoi ils l'ont pas déjà remplacé. On peut vraiment pas compter sur ce mec.

Pascal m'a proposé de l'accompagner. Je n'en avais pas tellement envie. J'aurai bien profité d'une soirée tranquille, seule à la maison. C'est tellement rare d'avoir l'appart pour moi toute seule, j'avais bien envie d'en profiter.

Mais, l'idée de ne pas savoir ce qui se passe là-bas, tout loin, tout seul ou pas, a suffit pour que j'accepte de le suivre. Si j'avais refusé, je parie que Caro m'aurait surement remplacée avec joie!

Un week-end affreux... Prises de têtes à n'en plus finir... Afff...

D'abord, je me demande pourquoi Pascal m'avait demandé de l'accompagner. J'étais toute seule quant il jouait, alors je m'embêtais à fond. Sauf quant j'ai oublié que je m'ennuyais et que je l'ai regardé jouer.

Mon cœur s'est mis à battre à toute allure, et à avoir des ratés.

J'imagine qu'avec la lumière dans la figure, il ne devait pas voir grand chose en dehors de la scène, donc il ne pouvait pas me voir rougir, ni le regarder comme une fan en état de transe. Diantre, qu'il me plaisait. Il était toujours aussi... sexy. Son air sérieux et pas là, pas sur une scène. Comme s'il était chez lui à jouer tout seul pour le plaisir.

Comme c'est mon journal, je peux dire que j'avais envie de lui sauter dessus et le bouffer tout cru. Mais dans la vie, je porte presque tout le temps mon masque, et j'ai l'air calme et composée. Moi qui ne voit rien en dehors de ce qui m'intéresse, je fais semblant de regarder autour de moi d'un air blasé, genre, j'ai l'habitude, rien ne m'étonne ou rien de spécial; c'est juste un groupe qui joue.

Parfois j'entends les commentaires des filles autour de moi, ignorantes du fait que je suis, un peu sa copine, et ça me fait rougir. J'entends même leurs petits plans de trouver le moyens de rencontrer les gars du groupe, de se glisser dans les loges ou de les attendre vers le bar, etc. Hum.

Notre première prise de tête était parce que Pascal leur a parlé pendant la pause. J'ai eu l'impression d'être ignorée. Pascal est juste passé se chercher quelque chose à boire, m'a fait une bise SUR LA JOUE (quelle blague!) et après avoir parlé avec ses filles, il est reparti rejoindre le groupe.

Furax... Si j'avais eu ma voiture, je me serais tirée pour rentrer chez moi. Mais là, je devais attendre en fulminant dans mon coin.

J'ai eu un peu honte de ma réaction après coup, parce que, comme il avait dû venir remplacer l'autre plouk, il n'était pas préparé, et pendant la pause, il devait revoir les morceaux avec le groupe, il pouvait pas s'attarder et faire le joli cœur avec moi. Je me suis rendue compte, bien malgré moi, qu'en fait, je voulais montrer à ces nanas qu'il était avec moi. Hum, pas très lumineux!

Vu mon humeur, j'ai voulu retourner à l'hôtel, ce qui était encore une idée vraiment stupide... Les nanas avaient organisés avec le groupe de se retrouver dans une boîte. Je ne sais pas si j'avais cru que Pascal serait rentré avec moi au lieu de suivre le groupe. Je pense que oui. Alors le fait qu'il soit sorti avec le groupe m'a fait encore péter un câble.

Je fulminais dans la chambre, sans réussir à trouver le sommeil... Mon imagination s'est mis à me jouer des tours et j'imaginais des choses qui m'ont fait finalement décider d'aller les rejoindre. J'aurai espéré que Pascal m'appelle pour me supplier d'aller le rejoindre, mais niet.

En arrivant là-bas, les types à l'entrée ne voulaient pas me laisser entrer. Encore une vexation qui n'a pas arrangé mon anxiété et mon humeur. Quant finalement, j'ai réussi à passer la porte, la boîte était si grande que je ne savais pas comment les trouver. Quant je suis dans cet état, même en temps normal, quant il y a autant de monde, je vois rien.

Perdue et stressée, la tension en alerte rouge, j'ai dû me poser et respirer, sinon je finirais pas faire une attaque. En regardant les gens danser, tout en scannant les alentours. Et j'ai repéré Pascal sur la piste. Assez facile, il est grand et il sait danser.

Le sourire aux lèvres, il dansait avec une Louise que je ne connaissais pas. Sûrement une fan du groupe. Mon cœur a failli lâcher. Je me suis mise à trembler. Mes jambes n'auraient pas réussi à m'emmener jusqu'à lui. Je me suis accrochée et attendu de pouvoir bouger pour aller vers lui. Surtout, ne pas le perdre de vue, parce que je n'avais toujours aucune idée où se trouvait les autres.

J'étais si énervée, ce devait être pour ça que je tremblais... Dire que Pascal savait que j'étais à l'hôtel et il s'amusait!!! Il aurait dû être plutôt en train de courir me rejoindre! Pourquoi m'avoir demandé de venir si c'était pour que je reste seule à l'hôtel??? Le rat des bois!

Dans ma tête, je planifiais déjà de prendre le 1er train demain pour rentrer... puis, j'ai pensé qu'il s'en foutrait et s'amuserait d'autant plus... Je ne pouvais pas partir, et ça me fichait encore plus en rage.

Quant ils dansaient, cette Louise et lui, elle avait une main sur son épaule, non, sur ses épaules qui m'appartiennent, et s'approchait sans arrêt pour lui dire des trucs à l'oreille qui le faisait sourire. Il lui souriait, ils se souriaient. Arhhh, ça me rendait encore plus anxieuse et je devais me calmer pour pouvoir bouger, pour que mes jambes arrêtent de trembler et que je puisse marcher.

Maintenant, ils étaient pendus au bar, et elle continuait à le toucher, et lui... et lui la laissait faire... grhhhh...

Je n'arrivais pas à arrêter les tremblements. Mais je voulais absolument aller vers Pascal, lui montrer que j'étais là, voir ce qu'il allait faire, s'il me donnerait ou non l'impression d'avoir été pris la main dans le sac. J'étais si tendue, je voulais lui faire une scène, mais pas ici. Trop de monde. Je ne voulais pas de témoins quant je laisserais le bouchon sauter.

Aguichant un sourire factice sur ma figure, j'ai été me planter au bar à côté de lui, et j'ai attendu qu'il me voit. Je palpitais de rage, mais, déguisée. Tsss, j'aurai dû me mettre de l'autre côté, à côté de la pouffiasse, parce qu'il regardait dans sa direction et pas dans son dos. Quelle idiote! Trop tard pour changer de place.

Ravie (ironie) d'entendre la nana lui faire des propositions... Elle était aussi à l'hôtel et était venue exprès pour voir le groupe jouer. Une vraie groupie quoi. Alors elle lui a proposé d'aller à son hôtel à elle. Et Pascal souriait... non mais! Il aurait dû lui dire qu'il avait une copine, qui en plus poireautait toute seule à son hôtel. Elle lui a demandé à quel hôtel il était et le goujat le lui a dit.

C'est vrai que je trouvais ses petits demi-rires choux, mais j'aurai voulu qu'ils ne soient que pour moi!

Un des membres du groupe est venu se planter vers eux et lui a chuchoté quelque chose à l'oreille; que j'étais là, juste derrière lui. Et Pascal s'est retourné. Il y avait de la surprise dans ses yeux, mais je n'ai pas vu, ou n'ait pas voulu voir de culpabilité?? Il m'a souri, comme si de rien n'était... Incroyable!! Comme s'il n'avait rien à se reprocher. Ça a fait monter de la moutarde dans la tête.

Donc, je lui ai fais une scène pour ça aussi... une fois de retour à l'hôtel. Et là aussi, je l'ai regretté! Je ne voulais pas qu'il soit bridé, coincé. Je ne veux pas qu'il change, qu'il soit trop tendu pour être sympa avec les gens... alors pourquoi est-ce que je lui faisais des scènes pareilles!! Je n'en sais rien, je ne sais pas ce qui m'a pris de devenir une telle... mégère!

Pascal a passé le bras autour de mes épaules. Il n'a pas jugé utile de préciser que j'étais sa copine. En fait, je ne l'étais plus vraiment, ou pas encore redevenue sa copine. Et au rythme que je m'amuse à donner la plus mauvaise image de moi, et de me montrer sous mon plus mauvais jour... ça risquait pas!

Je me suis dérobée, me sentant humiliée par l'attention qu'il avait accordée à cette bonne femme. Humiliée qu'il l'ait laissée lui faire des propositions sans mettre les choses au clair, alors je ne voulais pas qu'il me touche. Pas ma plus fameuse performance!

A cause de ma réaction, Pascal n'avait pas pu, ni oser me présenter en tant que sa copine. C'est ce qu'il m'a fait prendre conscience, alors que je lui cassais les oreilles depuis plus d'1h avec mes remontrances.

Mouais, je me suis ridiculisée pendant plus de 3h à lui crier dessus, à lui faire des reproches, alors qu'il était crevé, que pour une fois, on était seul tout un week-end... hahhh, je n'ai rien trouvé de mieux à faire. Parfois, ce qu'on peut être nul ! Je n'aurai pas dû laisser mes insécurités prendre le dessus. J'aurai dû utiliser ma tête.

La seule chose sur laquelle j'avais des raisons de lui en vouloir, la seule chose pour laquelle j'avais raison, était le fait qu'il aurait peut-être dû retourner à l'hôtel après avoir pris un verre avec le groupe, et pas rester à traîner. Alors, j'ai essayé de lui faire croire que tout partait de là. Je ne sais pas s'il en faisait autant, mais il m'a laissé croire qu'il comprenait... J'avais vraiment honte de moi!

Même si j'avais eu tord presque sur tout, j'ai continué à faire celle qui avait eu des raisons d'être dans tous mes états et je lui ai tourné le dos pour dormir et même repoussé son bras qu'il a voulu mettre autour de moi. Je me suis mise au bord du lit quant il a voulu me serrer contre lui.

Super, comme ça, je n'ai pas réussi à fermer l’œil tout de suite, et étais furieuse de voir qu'il s'était endormi après à peine 15 minutes et 2 minuscules essais pour se rapprocher! Alors qu'il dormait, je me suis enroulée contre lui, sinon, je n'aurai jamais réussi à m'endormir. Dire que je lui faisais passer un week-end de merde! Il risque de regretter de m'avoir invitée à l'accompagner!!

Le lendemain matin, on était enroulé l'un contre l'autre comme d'habitude. Peut-être que je n'aurai pas dû faire l'amour avec lui, c'était trop tôt, mais, comment lui résister!

Pascal s'était levé avant moi, comme d'hab. Il m'a laissé un mot pour dire qu'il était sorti faire son jogging. Il est revenu en même temps qu'un des types de l'hôtel qui apportait le déjeuner. Pascal avait pensé à me commander les "œufs au bacons". Il avait pris ses écouteurs et son Ipod.

J'ai décidé de faire profil bas. Je n'avais pas été au plus haut de ma forme hier soir. Je l'avais empêché de dormir pour lui faire chier pour rien. On aurait dit qu'il avait oublier, ou peut-être qu'il avait décidé de faire l'impasse dessus. Pascal était tout adorable, ce qui me rendait 2 fois plus honteuse.

Comme il faisait beau, Pascal me proposait d'aller faire un tour en ville, faire les magasins, peut-être dîner quelque part et peut-être une promenade au bord de l'Aar. L'après-midi, il devait répété avec le groupe et si j'avais envie, je pouvais y aller avec lui?

Le soir, j'ai de nouveau pété un câble parce que je trouvais qu'il parlait trop avec la chanteuse du groupe. Celle-là même qui lui avait mis un truc dans son verre une fois. Les mêmes filles étaient encore collé derrière le groupe et ça m'a énervé de le voir leur parler.

Je n'étais pas moi-même... Je faisais des histoires pour rien et me montrait minable. Je ne voulais pas qu'il se rappelle de ce week-end et de mes histoires, alors j'ai essayé de me calmer vite fait quant je me suis rendue compte que je recommençais à me montrer chiante, comme hier soir, et que je boudais.

Après un passage aux toilettes pour me calmer, and pull myself together, et me ressaisir, je suis revenue avec le sourire, et me suis collée à Pascal. Heureux de mon changement subit d'humeur, il a passé son bras autour de moi. Le reste du temps passé avec le groupe, il est resté tout câlin et collé. Me tenant par la main à chaque occasion.

Peut-être que c'était pour éviter que je lui fasse une scène après??? Ou peut-être que c'était pour éviter que je pète un câble et qu'il ne puisse pas me sauter dessus???

J'étais contente d'avoir pu me contrôler samedi soir, parce qu'on a passé une soirée remplie d'amour et de tendresses. J'espère que je lui ai fais oublier les heures qu'il a passé à me regarder fulminer, pester, lui reprocher tout et rien, lui crier dessus, le repousser, lui faire la tête, et montrer ma mauvaise humeur à tout le groupe de musiciens, de lui avoir fait honte le vendredi et une partie du samedi soir...

A cause de ma stupidité, je me suis montrée extra gentille et tendre tout le dimanche...

Mais je n'ai pas voulu aller dormir chez lui dimanche soir. Je ne voulais pas avoir à nouveau à subir les flammes de sa femme. C'était presque 23h quant on est arrivé chez moi, mais on a passé encore 1h dans la voiture à se faire des bisous et discuter.

Je me sentais en faute et je voulais absolument me racheter, alors j'ai accepté d'aller manger avec lui le mercredi à midi, et le jeudi soir après son entrainement. Bien sûr, il a parlé de notre situation. Il voulait savoir si on était  nouveau ensemble, si je lui avais pardonné... mais je ne pouvais pas répondre à ses questions, ni oublier aussi facilement.

Le week-end suivant, j'ai participé aux grillades dans leur jardin. C'était délicat de les avoir tous les 2 autour de moi. Je ne me sentais pas très à l'aise. Thomas cherchait toutes les occasions de garder près de lui. Pascal en faisait autant. Jess me regardait à nouveau méchamment et Caro tentait tant bien que mal à rester dans la course.

Je ne sais pas comment Caro arrive à toujours rester collé à Pascal. Moi, ma fierté parfois me joue des tours et je me sens ridicule à lui coller au cul, alors je dégage et me force à parler avec les autres, à faire celle qui s'amuse, quant je rêve de foutre le camp et m'enfermer chez moi.

Le samedi soir, pour ne pas que Jess me voit, je me suis faufilée chez Pascal en catimini. On avait de la peine à ne pas rire de se retrouver à agir comme des ados qui se cachent de leurs parents. Pascal s'est assuré que la porte était verrouillée entre les 2 apparts. Je pensais me tirer en douce avant le matin. Pascal n'était pas d'accord.

On a donc passé tout le dimanche sous la couette. Purée, il faisait une chaleur terrible. Heureusement qu'il a l'air conditionné, sinon j'aurai fondu.

Jess a bien essayé d'entrer chez Pascal, mais, c'était fermé. Elle l'a bombardé d'appels et de messages. J'ai pensé qu'elle surveillait peut-être pour voir qui était chez Pascal, alors j'ai filé quant il a accepté de lui ouvrir en fin de soirée, le dimanche, sachant qu'elle ne me verrait pas.

Je ne voulais pas qu'on sache que je revoyais Pascal. J'aurai honte qu'on pense que je lui avais si vite pardonné. Pascal le savait. Pourtant j'étais consciente que je voulais être avec lui, qu'importe ce qu'il avait fait. Je pense que Pascal devait s'en douter? Ou peut-être pas?

On avait recommencé à se voir en cachette, aussi souvent qu'on le pouvait. Caro le savait et Jess devait s'en douter aussi. Mais à cause du week-end que Caro avait passé chez Pascal, c'est contre elle que la furie de Jess s'était tournée. Et Jess ne manquait pas une occasion de lui lancer des piques ou de tenter de se mettre entre eux. Elle l'appelait "La Glue", l'ombre de Pascal ou la pauvre fille.

Pascal, le pauvre, s'évertuait à la défendre et essayait de la protéger tant bien que mal... Mais Jess avait la dent dure. Moi, je continuais à faire profil bas. Je ne voulais pas que sa femme se mette à me harceler comme avant. Je préférais rester dans l'ombre.

A cause de Jess, Caro a fondu en larmes le week-end passé pendant les grillades. Elle n'avais pas arrêter de la chercher et de l'insulter en l'affublant de noms d'oiseaux. Elle était désespérée d'être la cible des attaques de Jess. De dire qu'elle restait accroché à Pascal, que c'était pathétique, qu'elle n'avait pas de vie, et qu'il ne l'aimait même pas.

Quant Pascal s'est rendu compte de se qui se passait, il a dû intervenir et consoler Caro. Ce qui n'a fait qu'énerver davantage sa femme qui était à moitié cuite (saoul).

Pascal m'avait proposé de partir en vacances avec lui à Hawaï, mais je n'étais pas très chaude. Il risquait de s'imaginer que tout était arrangé et oublier de continuer à faire des efforts pour se faire pardonner. En plus, mon passeport n'était pas en ordre, je devais le refaire. Et je voulais aller à Cambridge voir ma copine. Je ne pouvais pas tout faire.

Pascal a raccompagné Caro chez elle et y avait passé près d'une heure. Pour finir, il lui a proposé aussi de venir avec nous à Hawaï. Ça ne m'a pas fait très plaisir. Évidemment, elle avait accepté tout de suite. Ce que j'étais incapable de faire.

Pour ne pas rester sur le carreau à les regarder partir ensemble, alors que je reste ici à passer mon temps à faire taire mon imagination, j'allais être obligée d'aller en vacances... Ça m'emmerde à fond, parce que j'étais un peu à sec chaque fin de mois ces temps, alors partir à Hawaï en comptant chaque centime me fait chier.

Et exclus de devoir le dire à Pascal et exclus d'accepter son aide! Chiant.

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