Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Mai 2018 (2) - Tricheries

Publié le par JaneDo


Mai 2018  (2) - Tricheries

Comme Pascal n'avait pas l'air de s'empresser, j'ai fini par accepter la proposition de Thomas, de continuer à se voir. Je n'avais pas tellement le choix. L'idée de m'aplatir et d'appeler Pascal et de me mettre, moi, à lui courir après. Alors j'ai choisi la facilité. Thomas était mon ticket pour m'approcher ou rester près de Pascal.

C'est moche, mais je n'avais pas d'autre solution...
Cette fois, au lieu de le repousser, je devais lui donner une chance.

On avait fait une grande fête déjantée à Gstaad avant de boucler la Villa pour la saison. Pascal a enfin fait quelques tentatives. Plus que d'habitude en tous cas. Il avait remarqué que j'étais un peu moins accrochée à Thomas. Il avait demandé à Pascal de rester à l'écart, lui disant qu'il était incapable de me rendre heureuse.

Je lui ai dis qu'il n'avait pas fait beaucoup d'effort pour me montrer qu'il tenait à moi. Qu'il avait été distant. Que je pensais que s'il avait toujours des sentiments pour moi, il aurait été plus persistent, plus démonstratif. J'étais vraiment déçue et j'avais eu l'impression de ne plus exister dans son cœur.

Pascal m'a dit que j'avais passé mon temps à le repousser à chacune de ses tentatives. Que je mettais Thomas entre nous, en lui disant que je ne pouvais pas faire ça à Thomas. Donc, il était perplexe. Il avait pensé qu'il respectait ma demande de me laisser tranquille, et que Thomas finalement avait raison en lui disant de me laisser tranquille et que je ne l'aimais plus.

Je lui avais pourtant avoué que je l'aimais toujours!!! Et oui, il avait recommencé à essayer de se rapprocher, mais une fois de plus, j'avais brandi Thomas, en disant que je ne pouvais pas à cause de Thomas et qu'il en souffrirait trop.

Et bien, rien ne l'empêchait de persévérer s'il tenait vraiment à me récupérer!

J'ai ajouté que c'était le comportement d'un homme qui a autre chose sur le côté. Alors, j'ai demandé s'il voyait d'autres femmes? Ou Caro? Ne sachant pas que je savais, Pascal a dit que non. Hum, il mentait... Puis, il m'a demandé si je savais à quel point il souffrait de me savoir à l'étage dans les bras d'un autre??

J'ai pas répondu, parce que j'ai immédiatement pensé qu'il ne devait pas souffrir autant que ça, vu que souvent, il partageait son lit avec d'autres femmes... Là, j'ai eu envie de le mordre jusqu'au sang. Mais, je n'étais pas sensée être au courant. J'espère que je tiendrais ma langue.

En tous cas, après notre discussion, en public, il faisait son possible pour garder les distances avec les femmes qui essayaient de l'approcher. C'était bien, mais je savais que ce n'était qu'une façade...

Comme souvent quant on est pas à Gstaad, Thomas a organisé le petit verre chez lui avant d'entamer la soirée dans les bars ou boîtes de nuits. Cette fois, Pascal ne sait pas laissé distancer, il est resté accroché à mes basques. Thomas aussi. Je me retrouvais entre les deux, chacun essayant d'accaparer mon attention. Au bout d'une heure, j'en pouvais plus. Je leur ai demandé d'arrêter, que c'était embarrassant.

Pascal m'a alors entrainée sur la piste pour danser. Il n'a pas perdu du temps pour me demander de passer la nuit avec lui. Hum... le problème, c'est que sachant que la nuit d'avant, le vendredi soir, Caro avait dormi chez lui, et pas comme une nonne, je n'en avais pas envie. Je sais bien que les draps avaient été changés, mais quant même.

J'ai prétendue être plutôt crevée, et avait envie de dormir chez moi... Mais, Thomas m'avait déjà demandé de dormir chez lui et j'avais sorti la même excuse.

Je suis partie avant tout le monde et je me suis glissée dans l'appart de Thomas, pour lui faire une surprise. Il m'avait toujours traitée comme une reine, et je voulais qu'il sache que j'avais été sincère avec lui et que je tenais à lui, même si j'étais tout de même folle de Pascal. J'ai vu Pascal rentrer peu après mon arrivée. J'ai vérifié que la porte communicante soit bien verrouillée.

On ne sait jamais... Je ne crois pas qu'il aurait apprécié de me trouver chez Thomas...

Je n'avais juste pas pensé que Thomas aurait très bien pu rentrer avec quelqu'un et du coup, ç'aurait été vraiment gênant comme situation. Mais d'un autre côté, ça m'aurait permis de mettre le hola... Mais, il est rentré tout seul et la joie dans ses yeux méritait tout l'or du monde.

Thomas était persuadé que j'avais rejoins Pascal, qui était parti peu après moi. Alors, il n'avait pas été très pressé de rentrer. Si je l'avais averti, il serait rentré aussi sec. Ben, ce n'aurait plus été une surprise n'est-ce pas?

Je suis partie quant il s'est endormi. Discrètement. J'ai cru voir de la lumière chez Pascal, mais je n'avais pas pris mon ordi pour vérifier ce soir. Par curiosité, je suis passée voir chez Caro. Je ne pouvais pas déterminer si elle était chez elle ou chez Pascal. De toute manière, j'étais trop crevée pour aller jusque chez moi et revenir pour m'en assurer. Et des fois, vaut mieux pas savoir !

Pourtant, j'ai appelé Caro... malgré le fait qu'il était 4h du matin, elle a répondu !

Bien sûr Caro était passée chez Pascal. Il lui avait ouvert et ils ont bu un dernier verre. Elle aurait bien voulu rester dormir chez lui, mais il n'a pas voulu.

Elle m'a dit tout ça, malgré le fait qu'elle sait que j'avais interdit à Pascal de la voir. Sacré Caro. On a parlé au téléphone pendant tout mon trajet jusque chez moi.

Caro m'a dit que Pascal ne voulait pas venir dormir chez elle, parce qu'il ne voulait pas que je m'aperçois de son absence. Caro m'a encore dit une chose importante; quant j'avais interdis à Pascal de voir d'autres femmes ou même elle, il pensait que je voulais seulement qu'il reste discret. Que je lui raconte un mensonge qui tienne la route parce que je ne voulais pas savoir c'est tout.

Incroyable... Oui, c'est vrai, je lui avais dis ça une fois, mais... je n'avais pas pensé lui dire que cette fois-ci, je le voulais vraiment, et pas de mensonges. Que je voulais vraiment qu'il ne voit personne d'autre. C'était donc ça! Quant même, ça me donne envie de m'arracher les cheveux...

Ah, puis, comme Caro s'était confiée à moi, je peux maintenant lui en parler ! Lui dire que je sais qu'il continue à fréquenter d'autres femmes et que ça me fait péter les plombs et que je le détestais de ne pas m'avoir prise au sérieux.

Jeudi soir, Pascal m'a invité à manger. On a choisi un resto au bord du lac. C'était agréable d'être ensemble. On a beaucoup parlé, ri et après avoir mangé, on a marché un moment au bord du lac. Pascal a enfin osé me prendre dans ses bras. Je l'ai mollement repoussé quant il a cherché à m'embrasser. J'ai dis que je ne pouvais pas, mais je l'ai laissé m'embrasser quand même.

Encouragé, il ne m'a plus lâchée. J'adore ses baisers, ses lèvres... mon cœur tapait jusque dans mes oreilles. Mais quant il a voulu m'emmener chez lui, je me suis défilée. Je ne pouvais pas faire subir ça à Thomas si tôt après notre séparation, même s'il était conscient que je finirais bien par renouer le contact avec Pascal.

On a passé plus d'une heure dans sa voiture à s'embrasser jusqu'à plus soif. J'avais drôlement envie de rester avec lui...

Le vendredi, Pascal m'avait proposé de passer la soirée chez lui. Rien que les 2. Afff, je ne voulais pas tomber dans la routine du vieux couple tout de suite. Et je le laissais croire que j'étais encore avec Thomas, alors je ne pouvais pas. On est donc sorti que les 2, sans toute l'équipe. Après avoir mangé, on a pris un verre dans un bar. Je devais rentrer avant de me laisser convaincre d'aller chez lui. Je le chauffais jusqu'il fallait avant de le quitter.

Dès qu'il est rentré, Pascal m'a appelée pour me dire bonne nuit. Mais, j'avais eu Thomas en ligne, et il m'a demandé de passer la nuit chez lui. Je lui ai dis que je venais de quitter Pascal, mais il a voulu que je passe quand même. Et j'ai accepté. Je sais que Pascal allait péter un câble, mais, comme il pensait que je sortais encore avec Thomas, il n'y avait rien d'anormal que j'aille chez Thomas.

Et Pascal m'a vue monter chez Thomas... Il m'a envoyé un message pour me dire qu'il fallait qu'on parle...

Le lendemain, on s'est vu l'après-midi. Pascal m'a dit qu'il ne supportait plus de me savoir avec Thomas. Il m'avait bien vu aller chez Thomas, alors que j'avais refusé de passer la nuit avec lui. Pascal voulait que je me décide, que je choisisse ou l'un ou l'autre, mais je ne pouvais pas les avoir tous les 2. Il voulait que je fasse un choix immédiatement.

Si ce soir, je ne passais pas la soirée avec lui, il considèrera que j'ai fini par choisir Thomas. Mais, j'avais besoin de plus de temps... Pascal ne voulait rien savoir.

Et moi qui avait rêver de rester célibataire pendant quelques temps !!!

J'avais oublié que parfois, Pascal ne se laissait pas faire. En début de soirée, il est passé me chercher à la maison. Sans même attendre que je me décide à rompre avec Thomas. C'est vrai qu'en le voyant, lui, mon Prince Charmant (pas si charmant parfois), mon pauvre cœur a flanché et j'ai atterri dans ses bras. Je trouvais trop chou son aplomb.

J'étais contente de voir que Thomas n'était pas chez lui quant on est arrivé chez Pascal.

Enroulé dans les bras l'un de l'autre dans le canapé, on a passé une soirée d'amour, comme on le faisait souvent avant. Pour ne pas gâcher la soirée, je gardais pour moi les choses que je savais. Je lui en parlerais dans quelques temps, quant je serais sûre que les choses sont solides entre nous.

Il faisait encore frais, alors Pascal avait même fait un feu dans la cheminée...

Pascal était tendre, adorable. Évidemment, quant il me faisait de petits bisous dans le cou et tout, j'aurai voulu oublier qu'il en faisait autant avec Caro. J'aurai aussi voulu lui demander qui était la femme que j'avais vue chez lui, mais je n'osais pas. De toute façon, comment aurais-je pu le savoir sans avoir un œil chez lui?!

Je suis partie au petit matin en taxi. Je ne voulais pas que Thomas soit triste de constater que j'avais dormi chez Pascal. Je continuais à voir Thomas, en le cachant à Pascal, et vice versa. Cela devenait assez compliqué.. En même temps, aux yeux des 2, j'étais célibataire. Pascal savait que je ne lui avais pas encore pardonné et que je souffrais encore de sa trahison.

Par contre, j'évitais de sortir avec toute l'équipe, parce que je ne pouvais pas franchement m'afficher avec Pascal. Ceux qui savaient ce qui s'était passé avec Olivia risque de me trouver plutôt pitoyable.

Thomas souffrirait de me voir tomber aussi vite dans les bras de celui qui m'avait fait tant souffrir. Ou il aurait lui aussi pitié de moi!

Probablement pour ne pas me faire souffrir davantage, Pascal ne sortait pas avec le groupe si je ne sortais pas. Dans ces soirées, je passais beaucoup plus de temps avec Thomas. A danser, à rigoler, à papoter. Pascal restait dans son coin à nous observer avec un regard fâché.

Il me le reprochait parfois, mais... il a aussi dit qu'il tiendrait le coup...

On s'arrangeait pour passer des soirées ensemble; en allant manger, ou prendre un verre. Parfois, on passait un bout de la soirée chez lui, et il nous arrivait parfois de reparler de l'épisode Olivia. Ça l'embarrassait, mais moi ça me faisait du bien, c'était une façon d'exorciser les choses.

Bon, parfois, je finissais en larmes et rentrer, parce qu'il ne pouvait rien dire qui puisse effacer les faits.

Fin mai, il m'a donné un ultimatum, le même que 15 jours plus tôt. Mais il m'a dit que cette fois, il n'accepterait pas de compromis. Il savait parfaitement qu'il m'avait fait du mal, mais il n'accepterait plus de me voir avec un autre, même s'il s'agit de Thomas. Il savait que sa demande était égoïste, mais il accepte de se tenir à carreau si j'en faisais autant.

Hum... se tenir à carreau hein... ok, alors je ferais comme lui... je continuerai à voir Thomas dans son dos, comme il le fait dans mon dos avec Caro et autres...

C'est dégueulasse? Non. Parce qu'un soir, alors qu'il m'avait raccompagné chez moi, je l'ai suivi. Il est rentré avec Caro! Donc, il avait dû l'appeler et la ramasser au passage. Et alors que j'étais sensé être chez moi, complètement dans le néant, il avait ramené Caroline chez lui. Et ils n'ont pas passé la nuit à jouer au Monopoly!

J'en ai pleuré. Je me suis demandée combien de fois j'avais imaginé qu'il était sagement chez lui, alors qu'il était avec quelqu'un d'autre... Je dois être trop naïve ou stupide. Je regrettais de n'avoir pas eu l'idée de continuer à le surveiller depuis qu'on avait recommencé à se voir. J'étais dépitée.


Partager cet article
Repost0

Publicité

Mai 2018 (1) - Ne plus exister...

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Mai 2018  (1) - Ne plus exister...

Normalement, c'est fini avec Thomas. On a eu une longue discussion, j'ai eu mal au cœur de le laisser tomber comme ça. J'ai été heureuse les 3 mois qu'on venait de passer ensemble. Plus heureuse que je ne l'ai jamais été avec Pascal. Je dois l'admettre. Je sais qu'il a un côté collant, et aime avoir du monde autour de lui, organiser des fêtes, aime se montrer... des traits de caractères que je n'aime pas beaucoup.

Pendant ces 3 mois, il avait réussi à faire en sorte que je ne le remarque pas trop. Je l'adore, mais... j'aime Pascal de manière incontrôlée. Je crois que Thomas pense tenir à moi, mais je crois qu'il éprouve ça parce que j'ai perdu du poids. Je ne pense pas qu'il aurait des sentiments aussi fort si je reprenais quelques kilos... afin de plaire plus à Pascal...

Thomas sait que je ne vais pas me remettre tout de suite avec Pascal, ou peut-être même pas, alors il a demandé si on pouvait continuer à passer du temps ensemble. Il fallait qu'il soit conscient que je risquais de voir Pascal aussi, et je ne voulais pas le mettre dans une situation pareille. J'aurai l'impression de le tromper.

C'est vrai que j'ai envie de continuer à le voir, mais en même temps, je ne veux pas les mettre en porta-faux! Rien n'est clair dans ma tête, et je n'ai pas envie de faire subir ça à qui que ce soit.

Thomas était triste, et les 2 derniers jours, on les a passé ensemble. Il faisait semblant d'être de bonne humeur, mais je sentais sa tristesse. J'ai surpris quelques regards tristes, et j'ai essayé de faire oublier ce qui allait arriver. Thomas a espéré jusqu'au dernier moment que je changerais d'avis et resterais avec lui. Je le savais mais je ne pouvais pas m'engager. Je savais que je finirais par le décevoir, alors je devais le quitter.

Je devais être libre pour avoir du temps à moi, pour réfléchir et décider ce que j'allais faire...

A mon goût, je trouve que Pascal restait trop en retrait. J'aurai voulu qu'il soit plus agressif, me harceler plus, mais il est resté discret, ne cherchant même pas à s'insurger entre Thomas et moi... ça me gonflait! Et pendant ce temps, malgré ma demande, Pascal avait continué à voir d'autres femmes. Et ça, ça m'a perturbée plus d'une fois.

La séparation d'avec Thomas n'était pas aussi facile que je l'avais pensé. C'était tentant de rester encore un peu, mais, je voulais aussi que Pascal me revienne... Et je ne voulais pas mentir à Thomas... Que faire?! J'étais un peu perdue... Pascal continuait à rester en stand-by et ne s'investissait pas beaucoup à essayer de me reconquérir!!!

Il avait dû remarqué que je ne venais plus tous les soirs chez Thomas, alors qu'est-ce qu'il attendait pour me bombarder de coups de fils??? Rien. Il ne m'appelait pas. Je n'avais pas l'air de lui manquer beaucoup...

Je ne sais pas si c'est à cause de ça, mais Thomas me manque beaucoup... Avec lui, j'avais l'impression d'exister! L'impression de compter, d'être la personne la plus importante de la terre. Avec Pascal, j'ai l'impression de ne plus compter, de ne pas exister. Est-ce qu'il m'aime encore? Ou il m'oublie?

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Avril 2018 - Escapade à Monaco avec Thomas

Publié le par JaneDo

-------------------------------------------------------------------------------

Avril 2018 - Escapade à Monaco avec Thomas

Il commence à faire chaud. Thomas n'avait pas envi d'aller à Gstaad ce week-end, alors il s'est arrangé pour que Pascal prenne le relais. Sans lui dire qu'il ne monterait pas du tout. Il a laissé entendre qu'il ne pourrait pas être là pour accueillir les invités c'est tout.

Vendredi, après le travail, Thomas est passé me ramasser chez moi vers 17h. Thomas avait prévu une escapade à Monaco pour le week-end. Un couple d'amis à lui sont venus nous accueillir à Nice, et on est parti dans un petit avion privé pour Monaco. Je déteste les avions privés. Je ne me sens pas en sécurité. J'avais la trouille au ventre.

Le samedi, on s'était promené à travers Monaco, visité le château. Ça c'était épuisant. Les amis à Thomas nous ont invité à dîner dans un palace. Presque tout était bon, mais en trop petite quantité pour vraiment apprécié pour ma part. Après le dîner, j'ai dis à Thomas que j'étais HS. Il pouvait rester avec ses amis si ça lui faisait plaisir. Moi, j'avais envie de faire la sieste.

Thomas a dû penser que c'était une invitation à une partie de jambes en l'air...

Le soir, on a accompagné ses amis à une soirée où il y avait le Prince de Monaco. Plus très beau le pauvre, assez mollasson aussi. Il doit aimer les filles de couleur, parce qu'il s'est déplacé pour venir saluer l'ami à Thomas, et a tout de suite cherché à nouer la conversation avec moi. Je ne le respecte pas des masses, sachant qu'il a un fils avec une femme de couleur et a épousé une blanche pour la forme.

Il était beau gosse plus jeune, mais maintenant, il ne ressemble à rien. Et j'aime les beaux gosses!

Je comprends pourquoi Thomas a voulu faire les boutiques et avait tenu à m'offrir une robe pour la soirée, que bon dieu, je ne pourrais jamais porter à nouveau. Trop habillée, trop de paillettes, trop belle. J'avais l'air d'une petite Reine. J'ai porté le collier de Rubis que Pascal m'avait offert. Comme ça, il était un peu avec moi.

Thomas était beau comme tout avec ses boucles et son smoking impeccable. Il était attentif, le bras autour de ma taille, il me guidait et ne m'a pas quittée de la soirée. Adorable. Vraiment chouette d'être avec lui. Thomas est très sociable et est à l'aise partout et avec tout le monde. Dans des soirées pareilles, il est comme un poisson dans l'eau.

On a passé un chouette week-end. Un peu crevant, mais chouette. J'ai aimé nos promenades main dans la main, nos arrêts pour prendre un café dans de petits cafés ou bistrot à la Française. Nos petits déjeuners en amoureux. Nos longues discussions enfoncé dans les fauteuils de notre Suite. Monaco est tout petit, alors j'avais vraiment l'impression d'être en vacances.

Thomas avait loué une Lamborghini bleue ciel pour le week-end, et dimanche on a été déjeuner à St-Tropez. Je pense qu'il avait envi de rouler. Ou peut-être se faire remarquer, ce qui ne m'étonnerait pas. C'est un des côtés que j'aime moins chez Thomas, et c'est le côté discret chez Pascal que j'adore. Mais je pense que Thomas avait cherché à m'impressionner.

Hélas, maintenant, j'ai dans mes bagages une robe hors de prix. J'ose même pas le mentionner. Les seuls choses que je pourrais continuer à porter ce sont les chaussures et la montre Cartier. Je me demande s'il regrettera de m'avoir fait tant de cadeaux quant je l'aurai quitté?

Même si c'était vraiment un chouette week-end, j'étais crevée et je regrettais un peu la tranquillité à Gstaad; larver la journée, alors que les autres s'escrime à faire du sport,  et le soir faire la fête.

Mi-avril, il a commencé à faire un peu chaud. Pourtant, il a aussi neigé. Bizarre comme temps. La fin des week-ends à Gstaad s'annonçaient aussi.

Je voyais de temps en temps de la tristesse dans les yeux de Thomas. Ça me faisait mal au cœur. Je savais qu'il pensait à notre séparation à la fin du mois. Je ne savais pas quoi faire pour le faire oublier. De plus, il voyait bien que Pascal se rapprochait de plus en plus. De plus en plus, sans prévenir, où qu'on soit, avec du monde autour ou pas, il me prenait dans ses bras et me serrait fort.

Un soir, alors qu'on discutait de tout autre chose, Thomas a dit que j'allais lui manquer. C'est comme ça que j'ai su qu'il y pensait maintenant sans arrêt.

Alors j'allais souvent vers lui, et me collait à lui ou le serrait fort aussi. Le fait est que ça me rendait triste aussi. Il avait été le parfait petit ami qu'on pouvait espérer, avait toujours été à l'écoute. Par ses actions, il me faisait savoir qu'il m'aimait et ça fait du bien à mon égo salement malmené.

Je l'adorais, mais mon cœur battait toujours aussi pour Pascal. Chaque fois que mes yeux tombait sur lui, alors que je ne m'y attendais pas et que je ne m'étais pas préparée, je sentais mes jambes flancher et mon cœur louper le coche. Je crois que qui que ce soit ayant vu mon expression dans ses moments là pouvait deviner que je l'aimais toujours. J'espère seulement que ni Thomas, ni Pascal avait remarqué.

Une ou deux fois, Pascal avait réussi à me prendre à l'écart pour me faire un gros câlin. Une fois, alors que je n'étais pas allé passé la soirée avec Thomas, Pascal est aussi passé chez moi. Il n'est pas monté, et a attendu dehors que je descende pour me serrer dans ses bras. Il a prétendu que c'était juste pour se rappeler pourquoi il attendait. J'ai presque failli le laisser m'embrasser. J'en avais tellement envie. Il était si chou avec son petit air désespéré.

J'avais une boule à l'estomac en pensant à fin avril et me séparer de Thomas. Je me suis demandée si je n'allais pas le regretter. J'ai été heureuse tout le temps avec lui, comme toutes les fois où on était sorti ensemble. Il faisait tout pour que j'aie l'impression d'être la seule chose importante dans sa vie.

Jess l'appelait souvent et était contente pour nous. Elle semblait aller bien et être heureuse à nouveau. J'imagine qu'il y avait un homme là derrière.

Vu l'approche de mon célibat prochain, j'ai recommencé à avoir un œil sur Pascal... J'ai été déçue de voir qu'il ne respectait pas sa parole.

Un soir, avant de partir rejoindre Thomas chez lui, alors qu'on venait de passer presqu'une 1/2h au téléphone, alors qu'il m'avait dit qu'il ne bougeait pas de la maison, Pascal était sorti. Je ne sais pas pourquoi, ou si c'était mon sixième sens, mais j'ai vérifié les caméras cachés chez lui. Il n'était pas à la maison. Il avait laissé les lumières et tout, mais il n'y avait pas sa voiture. Il n'était pas à la maison.

La moutarde au nez, je lui ai envoyé un message que j'ai vu qu'il n'était pas à la maison, alors qu'il m'avait dit qu'il ne bougeai pas; "Je vois que je ne pourrais jamais te faire confiance. Tu n'es pas à la maison, alors que tu m'avais dis que tu ne bougeais pas!!!". 10 minutes plus tard seulement, il me répondait en me disant qu'il était sorti acheté des clopes.

Mon œil ! Je sais qu'il a toujours assez de clopes à la maison. En plus, il ne fumait pas tant que ça, en tous cas, beaucoup moins que moi.

J'aurai dû le savoir pourtant, il n'avait pas pu rester sans sexe pendant des mois! A quoi je pensais!!! Je sais qu'il est porté sur le sexe, et je n'ai même pas pensé à l'abstinence! Au lieu de monter chez Thomas, j'ai attendu. Je voulais voir combien de temps ça lui prendrait pour arriver chez lui. 5 minutes après, il était de retour, et sans clopes!

Comme il pensait que j'étais chez Thomas, Pascal a fait assez de bruit pour que je puisse l'entendre rentrer. Mais, je n'étais pas encore en haut. Et il était habillé, pas en training. J'ai vite appelé Thomas pour l'avertir que j'arrivais tout soudain. J'ai regardé Pascal se déshabiller en fulminant. Où avait-il été trainer? Pas chez Caro, il n'aurait pas eu besoin de sa voiture.

J'hésitais encore à lui répondre quant je l'ai vu aller à la porte de l'autre côté pour ouvrir... à ?! Une femme que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve! Son visage me disait quelque chose. Je l'avais déjà croisée au chalet. Je ne savais pas que Pascal la connaissait? Comment?

Il lui a demandé de partir après, parce qu'il ne voulait pas se faire prendre à avoir quelqu'un à la maison. Le frère de sa femme vivait au-dessus. Je vois qu'il ne m'a pas mentionné! J'étais verte.

Elle sait jetée sur lui et ils se sont embrassés. Puis Pascal l'a retenue en lui faisant signe de ne pas faire de bruit. Il est monté sans doute vérifier que la porte communicante était bien fermée. Grhhh, j'avais envie d'aller frapper, ou entrer chez lui pour le prendre la main dans le sac. Il devait sûrement être avec elle quant je lui ai envoyé mon message et il s'est précipité à la maison en l'embarquant avec !!!

Thomas le saura... je ne pouvais pas faire ça! J'étais dépitée.

Je n'ai pas pu me retenir de lui envoyer un autre message énigmatique; "Qui est-ce...?". Ça l'a coupé dans son élan. Il a été regarder par la fenêtre, puis il lui a dit que c'était mieux qu'elle parte. Elle a fait la moue.

Pfff... J'ai pensé qu'il ne lui restait plus qu'à se débarrasser d'elle, et je ne pouvais plus traîner, Thomas m'attendait. J'ai fermé mon ordi et je suis montée chez Thomas. Je suis passée par le côté rue. Étant donné qu'elle était arrivée par là, je pensais la croiser. Mais niet. Hum!!

Je me suis appliquée à être bruyante alors qu'on faisait l'amour pour punir Pascal. Je suis sûre qu'il avait dû nous entendre. J'ai fait tomber des trucs pour l'empêcher de dormir pendant nos ébats.

La semaine suivante, furieuse contre Pascal, j'ai voulu l'éviter, mais je n'en avais pas le courage. J'avais peur de finir par le perdre. Pourtant, il ne s'est pas arrêté là. On aurait dit qu'il avait peur de quitter son appart de peur que je m'en rende compte, alors Caro est venue chez lui. Ils ont fait l'amour pendant des heures...

Je croyais que c'était qu'avec moi qu'il remettait ça plus de 3 fois, mais apparemment Caro avait droit au même traitement.

Il n'était pas avare de câlins! Des bisous dans la nuque, le long du bras, ses lèvres qui caresse sa bouche, des bisous dans les cheveux, etc etc. Des câlins auxquels je croyais être la seule à y avoir droit! Des gestes de tendresses qu'il n'avait jamais osé lui faire devant moi. Comme la serrer contre lui après.

La jalousie me picotait de partout... Enfin, je crois que c'était de la jalousie... Ou était-ce l'envie d'être à sa place? Ou tout bonnement la peur de le perdre... Mortifiée, j'ai été me recoucher dans les bras de Thomas, comme s'il avait été une bouée de sauvetage. Il l'était en fait, il m'empêchait de sombrer.

------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Mars 2018 - Tu me fais mal

Publié le par JaneDo

________________________________________________________________________________

Mars 2018 - Tu me fais mal

Je passais presque tout mon temps avec Thomas. Au point que je ne foutais pas grand chose côté boulot. Je ne participais pas aux projets de ce mois-ci. Le mois passé, j'avais pas fait grand chose. Aucun de mes croquis n'ont été sélectionné. J'étais bien sûr déçu. Pour être franche, ils avaient raison, je n'avais mis aucun effort dans mon travail, et avais soumis de vieux croquis. Hhhh!

Les week-ends à Gstaad, je faisais l'effort de ne pas ignorer Pascal, et ça nous arrivait de discuter ensemble, ou même de partager un verre quant on allait au bar du coin. Je ne voulais pas que Thomas se sente menacé, parce qu'il n'était qu'adorable avec moi. Et je voyais bien qu'il nous surveillait, même s'il faisait tout pour que ça ne se voit pas. Je sentais bien qu'il perdait de son assurance dès qu'il nous voyait parler ensemble

Je voyais bien qu'il me cherchait partout si je m'isolait dans un coin avec Pascal. Il fallait bien que je garde le contact avec Pascal, si je ne voulais pas le perdre complètement. Quant Thomas ne pouvait pas nous voir, je flirtais un peu avec lui, par des sourires, des regards, mais rien de plus.

Le problème quant on flirte, ce sont les limites... Dur d'interpréter! 2 ou 3 fois quant on dansait, Pascal a voulu m'embrasser. J'ai dû le repousser. C'était dur! La tristesse dans ses yeux me bouleverse parfois. Si je ne m'étais pas engagée envers Thomas, j'aurai arrêter ma croisade de vengeance... Jess était repartie à New York. Elle ne supporte plus d'être ici. Elle a reproché à Pascal de la négliger un soir qu'elle avait organisé un dîner à 4; Elle, Pascal, Thomas et moi.

Son initiative avait carrément énervé Pascal, il était à cran pendant tout le dîner. Elle voulait lui rouler la figure dans le fait qu'on était ensemble, et qu'il devait abandonner tout espoir. Pas un sourire, il ne participait pas et s'obstinait à regarder ailleurs plutôt que de nous regarder. Quant il le faisait, il serrait les dents et me fixait.

D'abord un peu embarrassé par la situation, on s'est détendu et on se faisait parfois de petits bisous. C'était spontané.

A un moment, Thomas m'a fait goûter ce qu'il avait pris. Il m'a tendu sa fourchette, et en échange j'ai voulu lui faire aussi goûter ce que j'avais pris, quant Pascal a lâché ses services. Le bruit m'a coupé dans mon élan, et on s'est tous les 2 retournés en même temps pour le regarder. Il a décrété qu'il n'avait plus faim et a déclaré qu'il voulait rentré. Glups! Je pense que les bisous bisous étaient peut-être un peu trop.

A Gstaad, maintenant que Jess n'était plus là pour faire barrage, je me demandais si Pascal dormait seul. Son 1er week-end en "célibataire", j'ai essayé de vérifier que Caro ne se glissait pas dans sa chambre une fois que tout le monde était couché. Donc, j'ai été me coucher longtemps après elle, et je suis passée par sa chambre. Elle ne dormait pas, alors je devais revenir plus tard. Je me demande si elle s'est doutée de mon manège!

Après avoir fait l'amour avec Thomas, j'étais raide, mais je ne voulais pas dormir, parce que je voulais retourner vérifier si Caro dormait dans son propre lit. Je voulais être sûre que Thomas dormait et ne m'entendrait pas quitter notre lit. J'ai mis presque 20 minutes pour me glisser du lit, ensuite sur la pointe des pieds jusqu'à la porte...

Comme je m'y attendais, Caro n'était pas dans son lit. Anxieuse, j'ai attendu une dizaine de minute. Ma patiente était à sa limite. Je devais aller vérifier dans la chambre de Pascal. J'ai pensé utilisé l'excuse que je venais lui faire un bisou "bonne nuit". J'ai vaguement frappé et ouvert aussitôt. Et ils étaient tous les 2 dans son lit, face à face, la tête appuyé sur leurs mains. On dirait qu'ils ne faisaient que discuter. Pour le moment du moins!!

Je m'attendais presque à la trouver là et je crois qu'il ne se passait rien, pour le moment du moins... mais quand même...

Ils se sont tous les 2 retournés pour me regarder. Je suis restée tétanisée à la porte. Je ne sais pas ce que j'ai marmonné et j'ai fichu le camp. Pascal s'est précipité pour me rattrapé. Je crois que j'ai voulu savoir s'il me suivrait. Quant je l'ai vu sortir de sa chambre, j'avais déjà la main sur la poignée de la chambre à Thomas. Je lui ai jeté un regard qui tue avant d'entrer dans la chambre et fermer la porte derrière moi.

J'espère qu'il m'a comprise... Si j'avais été seule dans la chambre, j'aurai pleuré. Surprise, Thomas s'était réveillé. Il avait l'air paniqué et chagriné. Il m'a dit qu'il avait pensé que j'avais été rejoindre Pascal. Arhh, je lui ai dis que j'avais eu soif, et qu'il devrait arrêter de douter chaque 2 secondes. Je lui ai fais un gros câlin pour faire fuir sa tristesse.

Le problème, c'est qu'il avait à moitié raison...

Mon câlin a eu pour effet de me faire passer à la casserole encore une fois. J'ai pas de chance avec mes hommes, ils passent leur temps à me sauter dessus chaque fois que je bouge le petit doigt. Quant je pense que certaines de mes copines doivent presque supplier. C'est peut-être pour ça que je ne veux habiter avec aucun de mes partenaires. J'aime bien le chacun chez soi.

Je tombe toujours sur des chauds lapins... alors ça ne devrait pas me choquer que Thomas n'était pas différent.

On est déjà sorti ensemble, et il était déjà porté sur le sexe. Je n'ai jamais été très portée sur la chose. Comme pour tout, j'ai de la peine à me forcer, mais une fois sur le moment, je suis complètement dedans.

Même chose pour le sport, j'ai de la peine à me pousser, mais une fois sur le terrain, je m'amuse à fond.

J'apprécie le sexe mais pas n'importe comment. Je veux dire l'inconfort d'une douche; no way. Dans la nature, avec des bestioles qui peuvent vous grimper dessus; non merci. Dans l'herbe qui pique, heu, non.

Bref, je suis peut-être un peu pénible!!

Après avoir chopé Caro dans la chambre de Pascal, j'étais un peu fâchée contre lui. Il aurait dû refuser qu'elle reste dans sa chambre. Il aurait dû savoir que je l'apprendrais, ou que je l'attraperais... A quoi il pensait! Le lendemain, Pascal avait beau essayé de me parler, j'ai tout fait pour l'éviter. Je l'ai ignoré. Même pas regardé dans sa direction. J'ai été encore plus tendre et cajoline avec Thomas. C'était aussi pour éviter que Pascal m'approche.

Ce dimanche soir là, je suis rentrée avec Thomas, laissant Caro toute seule pour faire la route.

Je ne lui avais pas adressé la parole. Je sais qu'elle a été perturbée par ma réaction, mais tant pis. On avait peut-être été un peu bruyant, ou peut-être que j'avais fais exprès, je n'en sais rien. Tout en est-il que Pascal m'a envoyé un message qui m'a brisé le cœur; "Tu me fais mal". Je ne l'ai pas montré à Thomas, mais ça m'a travaillé le reste de la nuit. Pas bien dormi; je pensais à Pascal.

Pourquoi je n'ai jamais pensé à lui envoyé ce genre de message? Est-ce que ça aurait changé quelque chose' Est-ce que ça aurait évité qu'il me brise le cœur avec la connasse? Est-ce qu'il aurait laissé tombé la connasse pour moi si j'avais eu l'idée de lui messager un truc comme ça? Je ne sais pas. Je n'en suis même pas sûre. Comment savoir?

Le lendemain, je suis partie en même temps que Thomas. J'avais un rendez-vous. On avait convenu que je retrouverais le soir. Je l'ai appelé quant en allant chez lui et il partait du boulot lui aussi.

Pascal est arrivé à la maison avant Thomas. Quant il a vu que j'étais là, il a insisté pour me parler. J'avais d'abord pensé ne pas lui répondre, mais apparemment, il savait que j'étais là. Alors, je suis descendue. Je n'étais pas d'humeur à lui parler, mais quant je l'ai vu, mon cœur a flanché. Aïe, c'était toujours risqué pour moi de me retrouver seule à seul avec lui.

Pascal m'a rappelé qu'à Gstaad, sa chambre est juste à côté de celle de Thomas et qu'il nous avait entendu. Et hier soir aussi. Que toute la situation le fait énormément souffrir. Mal à l'aise, je ne pouvais qu'être désolée. Surtout qu'hier soir, je crois que j'avais fais exprès. Il m'a prise dans ses bras, en me sentant flancher, je l'ai repoussé.

On a failli se mettre à comparer nos notes, en comparant qui a fait quoi en premier, qui a fait plus souffrir l'autre. Mais, j'ai coupé court. Je ne voulais pas me lancer là-dessus. Pascal m'a à nouveau prise dans ses bras et a voulu m'embrasser. Ça m'a coûté, mais j'ai dû le repousser encore.

Je lui ai dis que je ne pouvais pas. Thomas en souffrirait, ça lui ferait trop de mal. Je ne voulais pas le faire souffrir.

Pascal a voulu savoir si je l'aimais encore, si j'aimais Thomas. Savoir s'il avait encore une chance, ou s'il devait laisser tomber. Il m'a demandé si je savais ce qu'il a ressenti à nous entendre au-dessus de sa tête. Il avait été tétanisé. Il savait pourtant qu'on était ensemble, que je dormais souvent chez Thomas, mais, il n'était pas conscient qu'on couchait ensemble. Il n'avait pas "tilté".

Peut-être que sa tête n'avait pas voulu le croire... Je commençais à me sentir fléchir et minable, je ne pensais qu'à prendre la fuite.

Il m'a rappelé que plusieurs fois, même quant il était avec Jess, quant je l'appelais pour me faire un câlin, il venait, et là, je le repousse. Je ne veux même pas qu'il m'embrasse, alors il voulait comprendre. Il voulait savoir si je l'aimais encore. Si j'aimais Thomas plus que lui.

Wahh, il fallait que je détalle vite fait. Je lui ai dis que j'aimais Thomas, en plus, il est adorable avec moi, je n'ai rien à lui reprocher. Pascal a voulu savoir ce que je ferais s'il me demandais de choisir là tout de suite... Exactement ce dont j'avais peur!!! Je lui ai dis que j'adorais Thomas et que je choisirais Thomas.

Je ne pouvais pas lui dire que de toute façon, je m'étais engagée à rester avec lui jusqu'à fin avril, alors je n'aurai pas le choix. Mais en même temps, Thomas me rendais heureuse, alors pourquoi est-ce que je retournerais vers lui? Pour pleurer tous les 2 jours? Faudrait être tarte! Je ne pouvais pas lui dire que je l'aimais toujours à la folie, mais que j'aimais aussi Thomas pour le moment, parce que j'étais bien.

Ahhh... l'enfer! Je lui ai dis que je voulais remonter avant que Thomas arrive. Je ne voulais pas qu'il me voit venir de chez lui, il risquerait de s'imaginer des choses, et ça, je ne voulais pas. Même s'il a essayé de me retenir, il a dû me laisser partir, parce qu'il voyait bien que je ne voulais pas rester. Il avait l'air si triste.

Les mains dans les poches, Thomas était appuyé contre le montant de la porte, quant je suis montée... C'est vrai, j'avais laissé la porte ouverte, et il avait dû nous entendre. Depuis quant était-il là? Qu'est-ce qu'il avait entendu? Je me suis sentie coupable sans raison. Mais pas longtemps. Sans rien dire, Thomas m'a prise dans ses bras et m'a serré tout fort.

Wahhh, Je l'ai échappé belle! Contente de ne pas m'être laissé aller à tomber dans les bras de Pascal, Thomas aurait été déçu. Je pense que ce qu'il a entendu l'a rassuré.

Je pense qu'il avait dû avoir eu très peur, parce que le reste de la soirée, il n'a pas été très bavard, mais très câlin. Me serrant dans ses bras toutes les 2 secondes, me répétant qu'il m'aimait et qu'il était heureux. Comment lui faire du mal alors qu'il est si adorable!

Plus tard, un soir quant on était à Gstaad, peut-être parce qu'on avait un peu bu, Thomas m'a avoué qu'il avait ce jour là glissé un regard en bas. In vino véritas. Il m'avait vu éviter de laisser Pascal m'embrasser et le repousser. Ça l'avait rassuré. Il m'a avoué qu'il avait moins peur de nous voir discuter ou danser ensemble, que nous disputer. Si je ne le laisse pas m'embrasser quant on est seul, il savait qu'il pouvait avoir confiance.

Pourtant, dans une de nos discussions, j'ai avoué à Pascal que je l'aimais toujours...

Lui aussi m'avait dit qu'il m'aimait toujours, mais il m'a trahie et est quand même sorti avec Olivia pendant toute une année! Alors il a dit qu'il tiendrait le coup. Pourtant de temps à autre, Pascal me prenait la main en douce, me faisait un bisous en cachette.

Je faisais attention que Thomas ne me chope pas. Ce serait la honte. Je n'aurai pas supporté que Thomas se sente trahi.

Pascal commençait à me faire perdre les pédales. Quant on dansait ensemble, il ne se gênait pas pour me draguer, me serrait contre lui. Il faisait tout pour me faire flancher, tout, sauf m'embrasser. Ça commençait à me donner envie qu'il m'embrasse à la fin. Seule la pensée de Thomas me faisait garder un semblant de dignité et éviter de faire des bêtises.

Mais Thomas avait remarqué. Et de temps en temps, quant il trouvait que Pascal exagérait, il interrompait son cinéma. Heureusement, qu'il ne savait pas tout. Je crois que ce qui me fait mal, c'est qu'il me fait confiance. Et je veux mériter la confiance de Thomas.

________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Publicité

Février 2018 - Une voiture pour la St-Valentin!

Publié le par JaneDo

________________________________________________________________________

Février 2018 - Une voiture pour la St-Valentin!

C'est la folie! Maintenant qu'on est pas ensemble, Pascal tenait à ce qu'on fête la St-Valentin ensemble!!! Quant je pense à toutes les St-Valentin que j'ai passé à pleurer... Je lui en veux. En fait, non, je ne lui en veux pas, mais j'essaie de me booster pour ne pas me sentir triste.

J'ai dû dire à Thomas d'arrêter de me faire des cadeaux. Ça commence à être un peu trop.

Le jour de la St-Valentin, ça faisait 1 mois qu'on était ensemble, alors Thomas a fait quelque chose que je trouve hyper dingue. Je sais bien que la valeur de l'argent n'est pas la même pour certaines personnes, mais quand même.

Pendant le repas, j'ai essayé de lui tirer les vers du nez pour savoir pourquoi Pascal lui avait fichu son poing dans la figure, sans mentionner Pascal. C'est lui qui est venu sur le sujet en mentionnant le père à Pascal et du savon qu'il leur avait passé.

Pour le poing dans la figure, à cause de la tête marrante qu'il a fait en voulant jouer les victimes, et aussi comme cadeau de St-Valentin, je nous ai donné 2 semaines de plus. Ça lui a fait très plaisir, mais son cadeau, je ne pouvais pas l'accepter; Thomas m'a offert une voiture!

Une voiture! La Peugeot 208 XY Purple (pourpre) parce que j'avais dis qu'elle était jolie, pratique et que j'aimais totalement sa couleur. Complètement à la masse...

C'est vrai que je la trouve très jolie, mais je ne pouvais absolument pas accepter. Ou est-ce qu'il pense peut-être qu'en étant si généreux, son argent finira par me conquérir? Je ne sais pas, mais l'idée même m'énerve un peu. Je pense que les hommes frickés ont souvent tendance à utiliser leur argent pour séduire. Bizarre!

Déjà que les parents à Pascal ne m'aiment pas beaucoup, mais si je change de Pascal à Thomas et que j'accepte ses cadeaux, ils vont imaginer que j'ai changé parce que Thomas est plus généreux!!! Pascal a essayé au début, mais a très vite compris que j'aimais me débrouiller toute seule. Pascal savait aussi que je détestais les gros bijoux, ou les trucs tape-à-l’œil. Beurk.

Je détesterais avoir l'air d'une femme intéressée ou entretenue. J'ai pas gagné mon indépendance ou avoir eu la chance d'être née dans une époque aussi libre pour retomber dans la dépendance!

On a failli avoir une prise de tête. Pour ne pas gâcher la soirée, Thomas a basté. Il a essayé 1 ou 2 fois de me dire qu'il ne pourrait pas la ramener au garage, que ce serait plus simple si j'acceptais. Je lui ai demandé si la prochaine fois il pensait m'offrir un appart ou un immeuble.

Déjà, je n'achète jamais de voitures neuves, les voitures d'occasions font ce qu'elles ont à faire; m'emmener d'un endroit à l'autre, alors je n'avais pas besoin d'une voiture neuve, mais l'énormité du cadeau m'indisposait énormément.

Je ne voulais plus qu'il m'offre des cadeaux à tord et à travers. Une petite fleur de temps à autre, un souper par-ci par-là, de petits cadeaux raisonnables, je veux bien, mais des trucs comme le manteau en fourrure, l'équipement pour faire du snowboard, les raquettes pour la neige, etc... je ne voulais plus. Comme un gamin qu'on venait de gronder, il a fait la moue, mais ça lui a vite passé quant je lui ai fais un bisou sur le nez. Il était trop chouky.

On a fait l'amour toute la nuit. Le lendemain, Thomas était H.S. et il n'avait pas envie d'aller au boulot, alors on a passé la journée sous la couette, au chaud.

La semaine après la St-Valentin, Thomas devait aller 3 jours à Hambourg pour le boulot. Il m'a proposé de l'accompagner. Comme je n'avais pas accepter son cadeau, j'ai accepté. Quant Pascal a appris ça, il a pété un câble. Il m'a fait remarquer que je rechignais toujours et le plus souvent, je refusais tout simplement de l'accompagner. Oups.

3 jours magiques! On a mangé le premier soir avec des gens de son travail, ensuite on s'est baladé mains dans la main, avant de rentrer en courant pour se jeter dans les bras l'un de l'autre.

Hum... j'ai pensé au classement que je donnerai à Thomas si je devais le comparer à Brian, Layne, Steven et Jérémy... Avec Brian, on est plutôt style vieux couple qui se connait depuis des lustres. Comme on est des amis d'enfance, je ne peux pas vraiment l'évaluer.

Layne, il est un peu trop brusque. On avait l'impression d'avoir fait le marathon et mal partout après. Steven? C'était comme lui, n'importe où, n'importe quand, même dans l'inconfort total, et c'était pas toujours top et même parfois mou. Jérémy, c'était le retour du vieux couple. Pas de folies, pas d'excès, le missionnaire tranquille. Il a fait quelques tentatives pour sortir des sentiers battus, mais c'est pas ma tasse de thé.

Thomas... Peut-être que je le trouve plus à mon goût, parce que parfois, il me fait penser à Pascal. Il reste au-dessus de la mêlée!

Le week-end après la St-Valentin, à Gstaad, j'ai pu parler avec Pascal. Il était malheureux et me demandait d'arrêter les frais. Je ne voulais pas oublier qu'il m'avait laissé souffrir pendant plus d'une année sans que ça lui pose de problème, alors il pouvait bien supporter.

Pascal m'a rappelé avec raison, que je n'avais pas été célibataire pendant cette période, alors que je le lui demandais... Il avait raison. Mais, je n'étais pas heureuse pour autant. Je souffrais tout le temps. Je n'avais pas vu venir sa trahison et ça m'avait brisé le cœur.

Chaque fois qu'on parlait ensemble, seul à seul, je voyais de l'inquiétude dans les yeux de Thomas. On aurait presque dit qu'il pensait que c'était fichu, fini, que j'allais me jeter dans les bras de Pascal. Ce que je ne ferais pas, je lui ai donné ma parole, et je n'ai qu'une parole. Même si ça devait me coûter, je resterais avec Thomas, comme promis, jusqu'à fin avril.

Un petit coup de cafard en pensant que je ne passerai pas mon anniversaire avec Pascal.

J'ai dansé aussi avec Pascal, on a essayé de retrouver un semblant d'amitié. Mais je me méfie toujours, et je dois dire que, quant je suis avec lui, j'ai des coups de chaleur terrible. J'ai le cœur qui part en vrille... je l'aime toujours...

Toujours sous-jacente quelque part dans ma tête, est la pensée que je pourrais le perdre à force de le faire poireauter ou qu'il risquait de rencontrer quelqu'un d'autre entre temps. Ça me mets dans tous mes états. Je ne voulais pas le perdre, mais je ne veux pas non plus lui faire croire qu'il pouvait faire n'importe quoi, et je passerai dessus.

Je voulais qu'il paie le prix fort et qu'il fasse désormais attention où qu'il soit et quoi qu'il fasse.

________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Janvier 2018 - J'ai dis "Oui"

Publié le par JaneDo


Janvier 2018   (1) - Nouveau Départ

(Lundi 1er au vendredi 12 janvier 2018)

Je ne me rappelle pas bien du plus gros de la soirée; je suis restée, j'ai dansé avec Thomas, mais le reste est flou. Toute la soirée, j'ai eu l'impression d'étouffer. J'avais envie de pleurer chaque fois que j'essayais de penser à ce que j'allais faire, ce que je devais faire. Mais, c'était difficile, parce qu'il fallait aussi donner le change; sourire, rire, trinquer... C'était le brouillard.

Thomas a bien vu que j'étais triste, il m'a répété qu'il voulait être là si j'avais besoin d'une épaule pour pleurer, de parler, ou même si j'avais besoin de câlins. C'était chou, mais ça me déprimait encore plus.

Quant l'orchestre a fait une pause, les fêtards n'aimaient pas l'idée de la bande sonore, alors certains ont voulus jouer ou chanter. Thomas a encouragé Pascal et Carlos à jouer avec lui. Pascal tirait la gueule, mais il l'a accompagné.

Une fille a été chanter. Un Karaoké. L'assistance était enthousiaste et a applaudi l'intervention.

Thomas était drôle avec une guitare électrique habillé en Mousquetaire. Un Mousquetaire qui joue à la guitare!!! Malgré ma tristesse, ça m'a fait sourire. Ou peut-être la Vodka. C'était amusant de voir ces personnages du passé faire de la musique.

Puis, ils ont joué un morceau sur lequel Pascal a chanté. Aïïïe, d'entendre sa voix m'a retournée l'estomac. J'avais des palpitations dans tout le corps; je n'arriverais jamais à me détacher de ce mec.

J'étais la reine de mon propre enfer. Quant il chante, sa voix est celle que j'entends quant on fait l'amour. Le souvenir de ses bras, de sa chaleur, de ses caresses me torturait. J'étais foutue. Comment envisager la vie sans lui? Je lui en voulais bien sûr, mais je l'aimais aussi. Je ne savais plus rien.

Est-ce que je ne devrais pas lui laisser encore une chance? D'en avoir envie me foutais en rage contre moi-même. Nos yeux se sont croisés, j'ai eu les larmes aux yeux. J'ai regardé Thomas, il n'avait rien vu. Tant mieux.

Si j'avais été un minimum intelligente, je serais partie... J'aurai dû partir, rentrer chez moi. Il n'y avait personne pour m'arrêter. J'ai pensé à Caro et je l'ai cherchée du regard. Pas difficile, elle était devant. J'avais pensé aller vers elle, mais l'idée de devoir parler, faire semblant que tout baigne, m'a découragée. Je suis sortie fumer sur un balconnet.

Avec la porte fermée, j'entendais moins tous ces gens super heureux, qui font la fête comme si le monde leur appartenait. C'est fou, tout le monde semblait baigner dans le bonheur. Même un peu hystérique. Ils étaient tous si joyeux alors que moi, je n'arrivais même pas à me saouler la gueule, ni à participer à la fête.

Dans un éclair de lucidité, j'ai fini par décider de partir. Je n'avais rien à faire parmi toutes ces personnes heureuses de vivre. Qui souhaitent à grand renforts de cris, de chants l'arrivée de la nouvelle année.

Je ne pouvais rentrer chez moi dans cet état. J'avais trop bu. J'ai donc eu la brillante idée de profiter d'une des chambre que Thomas avait loué. Je suis allée chercher quelques affaires avant de revenir m'enfermer dans la dernière des chambres libres. J'avais bien l'intention d'y passer la nuit et laisser cette nouvelle année faire son entrée sans ma participation. Thomas me cherchera sans doute et pensera que je suis rentrée au chalet.

J'ai essayé de dormir, mais c'était difficile avec le bruit des gens qui font la fête et des feux d'artifices qui éclataient dans tous les sens. Ça m'a fait pleurer. C'était beau mais mon cœur se sentait seul. En training avec ma veste de ski sur le dos, je me suis assise un petit moment sur le balcon et j'ai regardé les gens qui circulaient en bas. Je n'ai pas fait long, il faisait trop froid.

Mis la télé, aïe, le programme était nul, programme de fête, ou des films sur le thème de Noël ou Nouvel An. Pffff, c'était l'ennui total. 3h du matin, Thomas a essayé de me joindre à plusieurs reprises. J'imagine qu'il m'avait cherchée, ne me voyant nul part, il a essayé de m'appeler. Je n'ai pas répondu.

Je pensais à Pascal... Il m'avait envoyé un message pour me dire qu'il avait remarqué que j'avais quitté la fête. Il en avait fait autant. Si j'avais envie de le voir, je savais où le trouver et espérait contre toute attente que je finirais par venir le rejoindre.

Je me demandais ce qu'il faisait. S'il faisait la fête malgré tout, heureux comme un pape, ou s'il allait m'attendre comme il l'a dit. Plus les minutes passaient, plus j'avais envie d'aller voir s'il m'attendait. Non, c'était une excuse, j'avais envie de le voir, envie d'être avec lui. Et j'étais fâchée d'y penser. J'étais irrécupérable si je craquais.

Est-ce que j'avais envie d'être heureuse, ou continuer à m'arracher les cheveux... C'était à moi de choisir... J'ai craqué!

C'était difficile de m'éloigner de Pascal, impossible de ne pas l'aimer, j'avais la folle envie d'être dans ses bras, l'embrasser, qu'il m'embrasse, me serre dans ses bras, me touche...

Impossible de lui résister, ou résister à l'envie de dormir dans ses bras. Au Diable la raison. Je pouvais bien m'accorder une trêve pour ce soir? Ou est-ce que je me cherche des excuses? Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression que ça résonnait dans tout le Palace. Même peur qu'on me surprenne derrière la porte d'une suite, avec ma couleur de peau, on pourrait croire que je cherche à harceler un client de l'hôtel.

Pascal a ouvert. Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi beau? Pourquoi d'aussi beaux yeux? Je sais que je tremblais un peu. Anticipation. Et le voir là devant moi, j'ai oublié ma tristesse en l'espace d'une seconde. On savait tous les deux pourquoi on était là face à face. Pascal a eu un petit sourire et m'a prise par la taille pour me serrer contre lui.

On n'a pas dit un mot dans l'heure qui a suivi, juste fait l'amour. Après, toujours sans un mot, on s'est endormi. Mon cœur était soulagé, en paix, heureux. Heureuse de sentir sa présence, j'ai sombré quant il m'a serrée contre lui après l'amour. Apaisée. C'est vrai que ce n'était pas nécessaire de discuter.

Au réveil, j'ai voulu lui rappeler que ce n'était pas parce que j'étais là que j'avais tout pardonné ou oublié. Il a posé un doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Autant éviter les sujets qui fâchent. Il m'a fait le signe qu'on utilise quand on veut faire une trêve. A vrai dire, ça me convenait parfaitement. Je pouvais oublier pendant quelques heures la honte d'avoir craqué et d'être venue me donner à lui après tout ce qu'il avait fait.

On a tous les 2 fait semblant d'avoir oublié le passé et on a passé une journée adorable, à rigoler, à parler de tout sauf de (...), comme avant. On a mangé un repas léger en début d'après-midi et passé le reste de l'après-midi au lit.

Vers 19h, il fallait retourner au chalet et c'était au-dessus de mes forces. J'ai laissé Pascal partir en premier en prétendant y aller plus tard, pour ne pas éveiller les soupçons. Que s'ils sortaient avant que je sois rentrée, qu'il m'envoie un message et je les rejoindrais. Mais je n'avais pas l'intention de retourner à la Villa. Je suis rentrée chez moi.

Je suis rentrée chez moi. Je ne pouvais pas faire face à Thomas, j'aurai été obligée de lui mentir, et je n'en avais pas envie. Ni faire face à Pascal non plus après avoir été si faible.

Chez moi, j'ai trouvé une carte de Jérémy glissée dans la porte. Ah! Il avait certainement sonné, comme il n'y avait personne, il avait dû repartir déçu. Ouf qu'il n'était pas venu me chercher à Gstaad. Bon, il aurait perdu son temps. Je ne savais pas si je devais répondre. Peut-être dans quelques jours, sinon, il aurait bien des chances qu'il se rapplique ici encore.

Bon, c'est peut-être mignon, mais par moment, je le trouvais un peu collant...

J'ai fini par répondre aux nombreux appels et messages de Thomas en lui disant par sms, que j'étais rentrée parce que j'avais besoin d'être un peu seule. Il m'a rappelée dès qu'il a reçu mon message, et cette fois, j'ai répondu. Thomas était un peu triste que je sois partie comme ça. Il m'avait cherché partout et avait fini par pensé que j'étais au chalet, mais a vite compris quant il était rentré que je n'étais nul part.

J'ai profité du reste de la semaine pour me reposer avant le retour de Kaya et Valério. Ça m'a fait un bien fou. J'en avais besoin. J'ai pu aussi réfléchir un peu et envisager le futur avec un peu moins de tristesse et un peu plus d'espoir. J'ai beaucoup pensé à ce que Pascal m'avait raconté. Je n'étais plus aussi abattue.

Il y avait des choses que je pouvais comprendre, d'autres que je comprenais aussi, mais que je ne pouvais pas laisser couler, et le reste que je ne comprenais pas, qui me foutait en colère par principe et que je ne pouvais pas laisser passer.

En fin de semaine, jeudi, Pascal a appelé. Il voulait savoir si je voulais qu'il me laisse de l'espace (give me space), ou s'il pouvait quant même appeler, ou si on pouvait se voir. En fait, il ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas si je le prendrais mal, si cela m'agresserait, s'il devait me fiche la paix, ou ne voulait pas que son silence me fasse penser qu'il s'en fichait pas mal...

Bref, j'avais compris. Pascal était mal placé pour m'appeler, mais moi aussi. J'savais pas non plus...

Puisqu'il m'avait en ligne, il voulait savoir si on pouvait se voir, même 5 minutes, même si c'était pour juste rester assis près l'un de l'autre en silence, ça lui ferait plaisir.

C'était un peu tôt pour moi. Je devais réfléchir à tout ce qu'il avait dit et à ce que je devrais faire. Il pouvait appeler ou écrire s'il voulait, même si je ne répondais pas, ça me fait plaisir de savoir qu'il pense encore à moi.

Je n'ai pas osé monter à Gstaad le week-end suivant. Ce n'est que dimanche soir que j'ai réalisé que c'était le Petit Nouvel An. J'aurai dû y aller au lieu de passer mon week-end à déprimer parce qu'ils devaient certainement tous bien s'amuser, alors que moi, j'étais dans mon coin à me martyriser la tête. Je ne voulais pas penser qu'Olivia y était surement.

En fait, je n'ai pas été à Gstaad à cause de Thomas, parce que je savais qu'il me demanderait encore si j'avais décidé si oui ou non j'acceptais qu'on sorte ensemble, et que je ne savais pas encore ce que je voulais faire.

Je devrais accepter de sortir avec Thomas. Pour me convaincre, il a même proposé de lui accorder 3 mois. Comme ça, je n'aurai pas à me sentir coupable vis-à-vis de lui. Je suis consciente que mes hésitations viennent du fait que je ne veux pas trop que Pascal en souffre. Et d'un autre côté, je voulais le faire souffrir. Très logique!!!

J'avais aussi peur que ma décision risque de mettre une fin définitive à tout espoir de retourner avec Pascal. Pfff, comme si Pascal avait hésité à sortir avec Olivia pour ne pas me faire souffrir...

Finalement, à force de me torturer la tête, et peut-être parce que j'étais fatiguée de remuer tout ça, j'ai décidé d'accepter la proposition de Thomas. Après tout, je ne pouvais pas laisser Pascal s'en tirer aussi facilement. J'avais craqué à Nouvel An, mais c'était peut-être tout aussi bien, parce que ma décision va le terrasser.

J'ai aussi décidé de ne rien lui dire, qu'il l'apprenne quant il l'apprendra ou s'en rendra compte. Comme il me l'avait fait avec cette Olivia. Pas la peine que je sois plus gentille que lui. S'il arrive à tenir les 3 mois à venir, tant mieux, s'il n'y arrive pas, alors c'était peut-être mieux comme ça. L'avenir nous le dira.

J'étais gênée d'appeler Thomas pour le lui dire. Le week-end prochain, j'irai à Gstaad, et s'il me propose encore de sortir avec lui, je lui dirais OUI.

D'avoir pris une décision m'a soulagée. La tristesse s'est envolée. J'ai retrouvé le sourire et mon entrain. Toujours un petite angoisse au fond de l'estomac, parce que j'avais peur que ça foire avec Pascal. Je vais lui dire à nouveau, que je ne veux pas le voir fréquenter qui que ce soit, même pas Caro. Et que s'il ne respectait pas sa promesse, je ne sais pas ce que je ferais.

Pascal me devait une année! Je veux le voir souffrir autant que j'en avais bavé.


Janvier 2018   (2) - J'ai dis "Oui"

(Samedi 13 au vendredi 19 janvier 2018)

Oh! Je suis heureuse... Et ça me fiche la trouille! Quant on est trop bien, les retombées font hyper super mal!!! J'ai toujours eu peur quant tout allait bien, ou que j'étais trop heureuse, parce que j'ai toujours derrière la tête que, je vais le payer très cher! Thomas est absolument adorable avec moi, me couvre de cadeaux, sous prétexte qu'il a peu de temps et qu'il n'a pas une minute à perdre.

Il a dit que c'était comme être condamné, tu n'as que 3 mois, alors tu veux en croquer chaque minute, profiter de passer le plus de temps possible avec ceux que tu aimes, le leur dire, les gâter, pour n'avoir aucun regret. C'est pas comme si je ne le connaissais pas, on est déjà sorti ensemble 2x. Mais chaque fois, je l'avais lâché pour retourner vers Pascal.

Thomas m'avait appelé, comme à son habitude en début de semaine. Quant il m'a proposé d'aller manger un truc avec lui après son entrainement, j'ai accepté. J'ai même été l'attendre à la sortie de la salle de sport.

Je n'ai pas été très surprise de voir la connasse là, probablement en train d'attendre Pascal.

Je ne sais pas pourquoi, mais une phrase qu'il m'avait dite quant il m'avouait toutes ces horreurs m'est revenu en tête; "Ne me demande rien pour que je n'ai pas à te mentir..." . Je n'arrivais plus à me rappeler à propos de quoi, ou la question qui l'avait fait me dire ça. Les voir s'embrasser au bord du lac m'ait aussi revenu en mémoire.

Je suis restée en arrière, à 3 mètres derrière Olivia. Elle m'a vue et s'est avancée encore. Probablement pour être sûr d'atteindre Pascal avant moi. Pfff, si elle savait à quel point je m'en fiche ce soir!! Pascal et Thomas sont sortis en même temps.

Pascal a fait l'erreur de s'arrêter pour parler à la grognasse. Trop tard pour lui, il n'a pu que me voir partir avec Thomas. Ça a dû lui donner une bonne leçon. Pascal a bien sûr essayé de m'appeler, je n'ai pas répondu parce que j'avais planté mon natel sur discret. Donc, je n'ai vu que bien plus tard.

Les dès étaient déjà jetés. De toute façon, je ne l'aurait pas fait étant avec Thomas.

On venait de terminer les cafés-desserts et Thomas avait déjà réglé l'addition, quant, au détour de la conversation, alors qu'il me faisait encore sa proposition, j'ai juste dis "Oui. Oui, je suis d'accord". Il a suspendu son geste, m'a regardée les yeux écarquillés en me demandant de répéter ce que je venais de dire. J'ai répété. Tout excité, il a bondi de son siège, a fait partagé à la ronde la nouvelle; "Elle a accepté! Elle a accepté de sortir avec moi! Elle a accepté...".

Tout le monde s'est mis à applaudir, comme s'il s'agissait d'une demande en mariage!!! Puis il m'a soulevée de mon siège et m'a fait tourner en m'embrassant. En plein restaurant! Moi qui n'aime pas trop les scènes ou démonstrations en publique, j'étais gâtée!

Je souriais de le voir si heureux. Main dans la main, on est sorti. A chaque 2 pas, il me serrait dans ses bras, c'était fou. Il a dit qu'il voulait s'assurer qu'il ne rêvait pas, que j'étais bien là et réelle. Trop chou. On a été chez lui. J'avais prévu que je passerais la nuit chez lui, donc pas de vieux slibard ce soir.

Je savais aussi que Pascal verrait ma voiture, soit ce soir, ou demain matin. Ça lui fera les pieds. On dirait qu'il aura une double leçon; la prochaine fois, aller vers la personne qui compte le plus, et ne pas perdre son temps avec les excuses, parce que ça pourrait être trop tard! J'ai parqué au fond, comme je savais que les 2 partiraient le matin tôt, et que je resterais à me larver au lit.

Finalement, je suis partie dès que Thomas s'est endormi. Ça m'avait pris presque 10 minutes pour m'extraire de ses bras. Je lui ai laissé un petit mot près de la machine à café.

J'ai pensé que Pascal pouvait attendre pour apprendre la nouvelle. De voir ma voiture et savoir que j'ai dormi chez Thomas risquait de vendre la mèche.

Vendredi soir, Thomas a tenu à venir me chercher pour aller à Gstaad. J'ai dû avertir Caro que je montais plus tôt de mon côté. J'étais contente de n'avoir pas à conduire et contente d'être avec lui. On aurait dit un enfant devant une boîte surprise. Il était joyeux et parlait beaucoup. Je n'ai eu qu'à sourire.

Sur place, on était pratiquement les premiers. Paul et un de ses potes étaient là. Thomas savait que je ne voulais pas encore que tout le monde soit au courant, alors il a dû réfréner ses démonstrations de tendresses. C'était marrant, comme si je l'avais bridé.

Je n'ai pas voulu mettre mes affaires dans sa chambre. Je préférais discrètement venir le rejoindre... Oui, je ne voulais pas que Pascal ou Caro le sache encore.

Thomas est resté très collé présent tout le week-end. Il faisait même barrage. Pascal pouvait difficilement m'approcher sans retrouver Thomas collé à côté.

Le samedi, on avait été se balader main dans la main dans la station, alors que la plupart des garçons avaient jetés leur dévolu sur le glacier ou les sports hivernales proposés par la station. Thomas aurait voulu aller faire de la raquette, mais je n'avais pas trop envie d'aller m'épuiser sur une piste quelconque. Je voulais aussi éviter de me retrouver nez à nez avec Pascal.

En regardant les vitrines, Thomas m'a vu regarder un magnifique manteau avec de la fourrure autour du capuchon. C'était en peau et fourrure de je-ne-sais-quoi, en général je m'en fiche, un truc me plaît ou ne me plaît pas, sans raison. Le manteau était magnifique. Mais quant j'ai vu le prix, ça m'a fait tousser mentalement. Clairement, il est devenu moins attractif, parce que je n'achèterais jamais un manteau ou veste à un prix pareil.

Thomas a tenu à ce que je l'essaie. Voir et l'avoir sur soi, c'est pas la même chose. Je pourrais changer d'avis; trop lourd, trop long, pas assez chaud, manche, etc... Alors je l'ai essayé. Il me l'a offert. Je ne voulais pourtant pas.

Jamais je n'irai payer plus de 2000CHF pour un manteau, alors que je peux trouver une toute aussi agréable à porter et chaude à 200CHF. Payer un truc 10x le prix, ça je fais jamais. Je le lui ai dis. Mais, il m'a dit que ça lui faisait plaisir, et que je ne pouvais pas refuser, il avait bien le droit de gâter sa petite amie comme il l'entendait. Il préférait nettement m'offrir quelque chose qu'il était sûr me plaît que de chercher des heures, et au final, ça ne me plaira que moyennement.

Thomas ne voulait pas que je l'empêche de me faire plaisir et de se faire plaisir par la même occasion.

Je lui ai dis que je ferais désormais attention de ne pas monter ou mentionner si quelque chose me plait, de peur de le voir dépenser à tord et à travers. Ça l'a fait rigoler. Il m'a dit que ce serait alors de ma faute s'il m'offrait des trucs qui ne m'intéresse pas et qui ne me plaisent pas. Il avait pas tord, bon nombre de filles accepterait sans broncher.

Je n'arrive pas à être comme ça avec quelqu'un à qui je tiens.

Pascal a lorgné dans notre direction presque tout le week-end, mais il était bien trop occupé avec sa femme qui s'était saoulée en début de soirée, et qui avait tenu à suivre au Bar et en boîte. Il a essayé de me parler 1 ou 2 fois le samedi soir en boîte, et de m'inviter à danser aussi, mais chaque fois, Thomas est arrivé et m'a enlevée. Je me suis laissée faire, parce que si j'avais été seule avec Pascal trop longtemps, j'aurai fini par tout lui dire.

Je pense qu'il a dû se douter de quelque chose, parce qu'un moment donné, alors qu'on dansait, Thomas m'a embrassée. Aussi, je lui avais passé les bras autour du cou et j'avais répondu à son baiser. Même de loin, j'ai vu Pascal blêmir à travers mes yeux à moitié fermés. Et Thomas semblait bien trop heureux pour que ça ne se devine pas. Moi aussi je crois.

Le dimanche, Pascal a tenté une dernière fois de me choper pendant le déjeuner, mais Thomas était collé à côté de moi, donc Pascal dû laisser abandonner.

Pascal tirait la gueule, c'est le moins qu'on puisse dire. Je crois qu'il avait l'air désespéré. Ça m'a un peu fait une petite boule à l'estomac. Lui faire de la peine me fait toujours mal quelque part. Je l'aime quand même, malgré le fait que, en ce moment, j'aime aussi Thomas.

Mais... A chacun son tour de ne pas savoir ce qui se passe, à se torturer la tête à se poser des milliers de questions, de faire des spéculations, de chercher comment atteindre l'autre... A chacun son tour!

Le dimanche soir, j'ai dormi chez Thomas. J'avais toutes mes affaires, vu qu'on rentrait de Gstaad. Et lundi matin, je suis partie avant Thomas. Et Pascal. Je ne voulais pas laisser à Pascal l'occasion de m'attraper et me demander ce qui se passait.

Pascal a voulu qu'on mange ensemble mardi soir, mais j'avais le souper chez mon papa. Alors, je n'ai pas eu à inventer d'excuses. Le mercredi, je ne pouvais pas, j'avais déjà rendez-vous avec Thomas. On a mangé et on a passé la soirée chez lui. Le jeudi, c'était mon jour à moi. Je n'ai pas beaucoup bossé cette semaine. Une vraie feignasse...

D'après ses messages, Pascal se rendait compte que je l'évitais. Il n'a pas osé me poser de questions directes par messages. Il s'attendait sans doute à ce que j'accours quant il me sonne, mais, pas cette fois.

Je ne voulais pas que Thomas publie sur les toits qu'on était ensemble, parce que je passerais pour la méchante dans 3 mois. On se quittera, mais si on reste toujours aussi proche qu'avant, personne ne comprendra. J'aurai vraiment le mauvais rôle. Quelques personnes pouvaient être mis au courant, mais je ne voulais pas que ce soit flagrant. Pas encore du moins.

Vendredi soir, j'ai préféré monter avec Caro, parce que Thomas montait vraiment trop tôt, et que j'avais besoin d'un peu plus de temps pour préparer mes affaires. Et j'aime bien nos trajets entre filles, entre rires et papotages. Toutefois, je ne lui ai toujours rien dit concernant la vraie nature de ma relation avec Thomas. Même si elle a bien sûr remarqué un rapprochement.

Pascal l'a cuisiné, pensant qu'elle savait quelque chose. Mais, d'après ce que me disait Caro, il pense que Thomas se prépare à me demander de sortir avec lui. Pascal n'a aucune idée que Thomas l'a déjà fait, et aucune idée que j'avais déjà dit oui.


Janvier 2018  (3) - Trop heureuse... ça fait peur!

(Samedi 20 au vendredi 26 janvier 2018)

J'étais moi-même surprise d'être si heureuse et de ne plus trop me morfondre à cause de Pascal. Pourtant, Olivia continuait à lui tourner autour et ça m'énervait. Ça m'énervait aussi de la retrouver au chalet chaque week-end. J'avais pensé qu'Olivia disparaitrait de ma vue dès que Pascal la plaquerait.

Mais non, elle est toujours là, toujours dans les parages, toujours dans mes pattes. En plus d'Olivia, il y avait aussi Jess... Je ne voulais pas me torturer avec ça. A Pascal de se torturer cette fois, plus à moi. J'ai envie d'être heureuse, j'en avais marre de passer mon temps à pleurer.

En arrivant à la Villa, cette fois Pascal a pris les devants, il m'a immédiatement prise à part pour parler. Pfff, j'en avais pas envie. J'avais croisé le regard de Thomas et il est venu me chercher, ce qui a énervé Pascal. Alors, il a voulu parler à Thomas.

Ils sont monté dans la bibliothèque. Je ne sais pas ce qu'ils se sont dis, mais quant ils sont redescendu, Thomas avait la lèvre fendue. Il avait reçu un coup de poing. Il n'a pas voulu en parler, alors j'ai respecté son silence. Quant j'ai voulu lui faire un bisou, il a fait la grimace, ça lui faisait mal. Je me suis sentie coupable vis-à-vis de Thomas. Probablement de ma faute.

Pascal était au courant pour nous deux maintenant... Après la Bibliothèque, Pascal a disparu. On ne l'a pas vu du week-end. Il m'a laissé un message plus tard pour me dire qu'il voulait me parler.

Pascal est rentré. Il n'avait pas envie de rester à Gstaad. Je pense que c'est à cause de moi & Thom.

On a passé un week-end super. Thomas est adorable. J'avoue que je me sentais plus à l'aise sans avoir les yeux de Pascal dans le dos.

Caro s'est ennuyée ferme. Elle a même failli rentrer samedi matin. Mais, elle avait essayé d'appeler Pascal qui n'avait pas répondu. A son message, il lui a dit qu'il ne voulait voir personne.

Comme il avait planté Jess au chalet, elle est descendue avec nous. Il y avait de la lumière quant on est rentré, après avoir mangé avec toute l'équipe. Pascal est venu à la porte. J'ai juste fait un signe de la main et je suis montée chez Thomas. Il n'y avait plus de raison de se cacher. Donc, j'ai dormi chez Thomas. Après avoir pris un café avec lui le matin, je me suis remise au lit quant il est parti pour le boulot.

Mercredi, j'avais un truc avec la famille, Thomas avait envi de m'accompagner. J'ai dû lui rappeler qu'on était ensemble que 3 mois, alors je ne pensais pas que c'était une bonne idée. Il a quand même voulu venir avec moi, alors on a été ensemble.

Hum... vraiment gênant. Une tati avec un petit ami... Trop bizarre. D'autant que d'habitude, je fais toujours les choses toute seule. Les gamins l'ont scrutés en long et en large. Ma sœur aussi. Thomas est toujours à l'aise partout, alors il n'a eu aucun mal à s'intégrer. Pascal va être furax quant il saura ça!!! Pour excuse, Thomas lui n'est pas marié. Et même ses aventures ont toujours été discrètes.

J'ai passé presque toutes mes soirées avec Thomas. Même quant j'inventais des excuses pour rester chez moi, ou avoir un soir à moi, il me proposait de passer chez lui après. Aussi, souvent après avoir passer une bonne partie de la soirée tranquille chez moi, j'avais envie de dormir dans ses bras, alors je finissais par aller chez lui. Thomas me rend heureuse. Pour l'instant, je nage dans le bonheur... et ça me fout les boules!

Je me rends compte qu'il faudra que je parle avec Pascal. Ce n'était pas une bonne idée de le laisser comme ça, sans nouvelles, sans se parler. C'était le plus sûr moyen de le perdre définitivement. Avant, il faut d'abord que je sache ce que lui et Thomas se sont dis exactement. Pascal doit m'en vouloir...


Janvier 2018  (4) -  Son père s'en mêle!

(Samedi 27 au Mercredi 31 janvier 2018)

 Thomas montait toujours sur Gstaad beaucoup plus tôt, en général, il se sentait obligé d'être au chalet avant l'arrivée des invités. Un peu tôt pour moi, donc, la plupart du temps, je monte avec Caro ou avec ma voiture. Je n'avais pas réussi à trouver le courage de voir Pascal cette semaine. Je m'étais résolue à lui parler une fois à Gstaad. Je crois que j'avais un peu peur de craquer, ou peut-être que je me sentais coupable.

Pascal sachant que Thomas était déjà en route, est venu m'attendre en bas de chez moi. Choc. Là, il m'avait prise de court. Je n'avais non pas osé questionner Thomas à propos de ce qu'ils s'étaient dit...

On ne pouvait pas parler ici, parce que la vieille du 1er est toujours sur son balcon. Pascal a alors proposé que je monte avec lui et qu'on parlera dans la voiture. Aïïïe, j'étais pas trop sûre, mais j'ai fini par me faire une raison. Il ne me laisserait pas me tirer par une pirouette.

Dès les premiers mots, j'ai compris que Pascal ne savait pas que je sortaits déjà avec Thomas. Il m'a dit que Thomas avait l'intention de me faire sa demande, et il m'interdisait de sortir avec lui, Il ne le supporterait pas.

J'étais drôlement embêtée. Étant sur les routes à plus de 130 km à l'heure, j'ai hésité à lui dire qu'il arrivait un peu tard. Pascal a fini par sortir pour se ranger dans une air d'autoroute.

Il s'est encore confondu en excuses, et j'avoue que mon cœur saignait. J'avais peur de lui dire, mais je le devais. Je ne pouvais pas vraiment continuer à tourner autour du pot.

J'ai été atroce, je lui ai servi sa phrase mythique qui m'avait fait si mal à l'époque... Un break!

J'ai demandé un break. En sortant presque les mêmes âneries qu'il m'avait servi; les choses sont compliqués en ce moment, et blabla, et la vérité en lui disant que je n'arrivais pas à lui pardonner. Il m'avait fait trop mal. Il m'avait fait me sentir comme une merde, qu'il avait préféré une autre fille malgré tout ce qu'on avait vécu, etc.

Pascal était effondré et ça m'a carrément brisé le cœur de le voir si down. Je savais que ça allait être pire après, quant il apprendra en haut qu'en fait, je sors déjà avec Thomas. Malgré que ça me faisait carrément mal au cœur, j'ai dû me rappeler que lui n'avait certainement pas eu autant mal au cœur pour moi, et c'est plus tard, que j'ai remarqué qu'il sortait avec Olivia! Ça m'a donné la force de la fermer et attendre qu'il soit devant le fait accompli.

Il y avait pas mal de virages et de route à faire, je ne voulais pas le mettre trop en colère...

Une fois à la Villa, Thomas est venu bien sûr m'accueillir, un peu troublé que je sois montée avec Pascal. Dès que j'ai pu, je lui ai dis ce qui s'était passé et proposé qu'on le dise à Pascal ensemble. Sa confiance est remonté de plusieurs crans. Je ne lui ai pas dis que j'avais noté que Pascal ne savait rien encore. Plus tard, Thomas m'a dit que de toute façon, Pascal devait le savoir. Je crois qu'il préférait éviter la bagarre. Moi ça me va!

Et Pascal a tout de suite été au parfum... Il a vu dans notre comportement qu'il y avait plus que de la simple amitié... Il était décomposé... Comme je lui ai redis dans le parking, je ne voulais pas le voir batifoler avec d'autres filles, même pas Caro!

De toute façon, d'après sa tête, il n'était pas d'humeur. Il nous suivait du regard, complètement rétamé. Ça m'a rappelé moi quelques mois plus tôt quant je me suis aperçu des raisons de son "break". Après ça, je l'ai ignoré. De temps en temps, je surveillais pour voir s'il faisait le con c'est tout.

Avant qu'on aille se coucher, Pascal m'a tiré de côté pour me demander si je l'avais fais parce que je savais que ça allait le faire souffrir.

Je lui ai répondu "Oui et non". Oui, je savais que ça le ferait souffrir, et il le méritait amplement, même si ça me faisait quand même mal au cœur, mais en même temps, ça me soulage et me donne envie de tout oublier et lui pardonner. Non, parce que Thomas est adorable, et j'avais assez pleuré à cause de lui et Thomas me faisait du bien. Il me rendait heureuse.

Choqué, il m'a demandé si j'étais amoureuse de Thomas? Je n'ai pas répondu. Parce qu'il me dit, que si c'était le cas, il n'avait aucune raison d'attendre le retour d'une femme qui ne reviendra jamais. J'ai pas répondu non plus. Je lui ai simplement dit qu'il savait donc ce que j'avais ressenti. Je lui ai demandé si ça faisait du bien...

Pascal voulait partir, mais finalement, de ne pas savoir ce que je faisais l'a fait rester. Il a passé le week-end à morfler. Il était taciturne, fermé et de mauvaise humeur.

Certains souriaient de voir que pour une fois, c'est lui qui en prenait pleins la gueule, d'autres le prenaient en pitié et d'autres me lançaient des regards brûlants; j'étais la méchante! Dommage qu'ils n'avaient pas réagi de la même manière quant c'était l'inverse! Au contraire, ils avaient accepté Olivia les bras grand ouvert.

En rentrant le dimanche soir, j'ai dormi chez Thomas. Mon petit ami... ça me fait bizarre de dire ça :)))

Lundi matin, j'ai pris le café avec lui avant qu'il parte au boulot. J'avais vu Pascal partir et jeter un regard en direction des fenêtres de Thomas. Il savait que j'étais là. Il tirait encore la gueule. Non, il était malheureux.

Ben, comme je l'avais été pendant plus d'un an. Un an perdu...

Je devais passer à l'agence, mais je me suis faite porter pâle. Je n'avais pas fait grand chose depuis quelques temps, alors je n'avais rien à montrer. Ça m'a fichu un coup de pieds aux fesses. En rentrant, j'ai travaillé toute l'après-midi. J'ai bossé aussi une grande partie de la soirée. A 2h du matin, j'ai posé mes crayons et pinceaux, aucun courage de conduire, donc je n'ai pas été chez Thomas. On a remis ça à demain.

Mardi soir, j'ai pensé qu'on irait manger dehors avec Thomas, mais j'ai appris que le père à Pascal voulait les voir tous les deux; lui et Pascal.

Son père leur a passé un savon. Jess avait raconté que Thomas et Pascal s'étaient battu. Son père était furax. Il se demandait comment ils avaient pu en venir aux mains, comment ils avaient pu laisser une femme se mettre entre eux. Ils devraient se soutenir, se protéger. Avaient-ils oublié leurs manières et leurs rangs, ils étaient quoi? Des poissonniers? Des loubards? Il leur a demandé de régler ça tout de suite, de s'excuser l'un envers l'autre et de se serrer la main. Pascal a refusé. Il a dit que c'était pas son affaire, que ça ne le regardait pas.

Je me suis sentie mal à l'aise; Thomas se faisait remonter les bretelles à cause de moi. Il avait aussi pris le poing de Pascal dans la figure à cause de moi. Je me sentais fautive. Mais en même temps, je ne pense pas que Pascal serait trop fier de raconter pourquoi c'en était arrivé là. Et il avait raison, ça ne regardait pas son père.

Un peu abattue, j'ai attendu Thomas assise au coin du canapé. Quant il est monté par les escaliers qui séparaient les 2 apparts, il m'a fait un signe. J'ai compris, son père suivait derrière. J'ai fui dans sa chambre.

Le père à Pascal voulait connaître les raisons de la bagarre. Qui? Pourquoi? Thomas ne lui a pas répondu. Comme Pascal, il a dit que c'était un problème entre lui et Pascal, et qu'il règlerait ça avec Pascal. Son père m'a pratiquement traitée de raclure. Thomas lui a dit que ce n'était pas ce qu'il croyait.

Après avoir essayé de le cuisiner pendant plus de 10 minutes, le père à Pascal a compris qu'il ne tirerait rien de Thomas non plus, et il est parti. Pendant qu'ils discutaient, Jess était montée et a voulu intervenir pour semer sa graine, mais Thomas lui a demandé de ne pas s'en mêler. Quant le père à Pascal est parti, Thomas l'a en quelque sorte renvoyée.

Thomas lui a dit qu'elle n'avait pas intérêt à la ramener ou dire quoi que ce soit. Il était furieux qu'elle ait déjà eu la bêtise de parler de ça au père. Il lui a rappelé qu'il savait aussi des choses qu'elle n'aimerait pas voir étaler devant les parents de Pascal, alors elle avait intérêt à savoir fermer sa bouche.


Partager cet article
Repost0

31 Décembre 2017 (6) - La Saint-Sylvestre

Publié le par JaneDo


31 Décembre 2017  (6) - La Saint-Sylvestre

(Dimanche 31 Décembre 2017 - La Saint-Sylvestre)

A 19h, Caro et moi étions prêtes. On a rejoins le Hall où se déroulait la fête. Magnifique! C'était magnifique. La salle était bondée. Difficile de reconnaître ceux qui faisaient partie de notre groupe. On n'avait aucune idée des costumes qu'ils portaient. Je me sentais moins seule en compagnie de Caro. Mais je savais bien qu'au bout d'un moment, on se perdrait dans la foule, mais au moins, on connaissait nos costumes, donc, on se reconnaîtrait. J'espère....

J'ai parcourus la foule à la recherche de Pascal. Pourquoi je n'avais pas pensé lui demandé ce qu'il avait choisi comme costume? Je ne m'attendais pas à autant de monde, et aussi haut en couleur. Mon costume semblait banal du coup. La plupart des gens portaient des costumes comme au Carnaval de Venise. Très chargés, colorés et des coiffes extraordinaires. Bon, je n'avais pas les mêmes moyens qu'eux, alors mon costume me convenait.

Mais quand même, j'avais l'impression d'être presque nue au milieu de tous ces gens.

Puis je l'ai reconnu. Je connais sa silhouette par cœur. Enfin, je crois. Habillé en Officier, époque du Roi Soleil je pense. Mais, je n'étais pas une connaisseuse. Les masques couvraient entièrement presque tous les visages, comme le mien d'ailleurs, donc je n'étais pas sûre à 100%. Il était avec un autre grand comme lui. Je pense que ce devait être Paul.

Je me suis approchée un peu. Je voulais entendre les voix, si c'était possible. Pas réussi, parce qu'ils se sont tus à notre approche. Il m'a fixé, alors j'ai détourné la tête. Je crois que c'est Pascal. Ils ont commencé à servir les plats qui composaient le Buffet. Et j'avais la dalle. On s'est donc approché du buffet. Hum... pour manger, il fallait soulever un peu nos masques, sinon, que dalle à bouffer!!!

J'ai vu mon officier discuter avec des femmes qui semblaient s'intéresser. Ils riaient, et encore une fois, mon regard à croiser celui de l'officier. J'ai détourné la tête. Puis, j'ai repéré Thomas; habillé en Casanova. Rire, ça lui ressemble bien!

Puis, j'ai senti un bras autour de ma taille. Je me suis retournée violemment prête à repousser l'assaut de l'intrus. Non mais pour qui il se prend celui... Ah! L'officier. L'emmerdement avec ces masques, c'est qu'on ne voit pas si quelqu'un souri, etc. L'Officier m'a prise par la main et m'a entraînée derrière lui. A l'écart, sur un des balconnet, Pascal a soulevé son masque et souri. Diantre, j'adore son sourire. Ça me fiche des palpitations.

C'est quant il a soulevé mon masque que j'ai réalisé que je ne l'avais pas fait. Sans demander ma permission, il a pris mon visage entre ses mains et m'a embrassé. Encore une flambée de chaleur et de palpitations. On s'était retrouvé. Génial.

Il m'avait repérée presque aussitôt. Je lui ai dis que moi aussi. On a ri. J'étais contente. Il m'a entrainée sur la piste pour danser, mais c'était surtout un prétexte pour rester collé l'un à l'autre et s'embrasser. On a dansé. La musique a été coupée pour une annonce, mais je n'ai rien entendu, j'étais aux anges, au paradis, la tête complètement à l'envers.

On faisait une trêve ce soir... Enfin, JE faisais une trêve. Je ne voulais pas gâcher la soirée avec mes récriminations.

Puis, il y a eu un mouvement de foule et on a été séparé. Pfff. J'ai vite retrouvé Caro, j'ai cherché Pascal, mais je ne l'ai pas retrouvé tout de suite. Quant je l'ai vu, il était avec une femme, son bras autour de sa taille m'a indiqué qu'il devait certainement s'agir de sa femme. Je voyais qu'il sondait la foule, donc il me cherchait sans doute.

Comme je savais à quoi il ressemblait, j'ai tenté de profiter un peu de mon anonymat et me balader, faire des connaissances avec des masques. Danser avec des inconnus. Bref, m'amuser un peu.

Fatiguée, j'ai été prendre l'air sur un des petits balcon, tout en regardant les gens s'amuser à l'intérieur. J'ai repéré Caro. Thomas, Paul, puis je crois qu'il devait s'agir de Vania et sa copine. Deux femmes habillées de l'époque Victorienne, engoncées dans des corsets; ce devait être assez désagréable à porter.

En retournant à l'intérieur, j'avais vu la direction qu'elles avaient prise, alors j'ai voulu aller rejoindre Vania et sa copine. Vania portait un demi-masque, donc je l'avais reconnu sans hésitation.

Je suis tombée sur Pascal et Olivia, ils s'embrassaient. Ça m'a fait un choc.

Je suis restée tétanisée à les regarder, les yeux écarquillés. Leurs masques sur la tête, ils se donnaient en spectacle? Après m'avoir embrassée? Salaud. Pascal a levé les yeux et m'a vue. Je crois qu'il a dit quelque chose comme ; "Shit!" (merde). Et s'est précipité vers moi. Mais j'avais déjà tourné les talons et j'essayais de me noyer dans la foule. Trouver un coin pour me cacher... et pleurer. Ça m'avait fait un coup au cœur. J'étais à 2 doigts de m'évanouir. 

Pascal a attrapée mon bras, je l'ai jarté. Il a essayé à nouveau, mais je lui ai dis de me lâcher. Il a prononcé mon nom, mais je lui ai tourné le dos pour m'enfuir. Il s'est alors jeté à genoux en s'accrochant à ma robe. Les gens ont commencé à s’écarter pour regarder. Ils ont dus croire que c'était un spectacle ou une demande en mariage.

Entre les dents, je lui ai dis de se relever de suite et de me lâcher. Il voulait qu'on parle. Que ce n'était pas ce que je croyais... Il me semble avoir déjà entendu ce genre de réplique dans un ou deux mauvais film. Je ne voulais pas lui parler, ni même le voir. Je voulais qu'il me fiche la paix. 

La fête était finie pour moi. Je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer, ramasser mes affaires et rentrer chez moi. Qu'il aille se faire cuire un œuf. Il venait de me gâcher la soirée. On ne pouvait pas compter sur lui, il n'était pas sérieux. Chaque fois que je pensais lui donner une chance, il réussissait à la bousiller. Triste à mourir, l'estomac retourné en boule, le cœur en miette, j'en avais assez.

Comme il ne me lâcherait pas avant que je lui dise que j'acceptais de lui parler, je l'ai dis. Quant il s'est relevé, les gens se sont mis à applaudir. Les gens!!! Ils n'avaient aucune idée que j'avais le cœur déchiré, que je vivais les dernières minutes les plus atroces de ma vie... ils applaudissaient! Pascal m'a prise par la main et m'a traînée derrière lui. J'étais aveuglée par le chagrin et les larmes, je ne voyais plus rien. Mais j'ai croisé le regard satisfait d'Olivia, et ça m'a blessé.

Pascal m'a emmenée dans la suite qu'il avait réservé. Je suis restée derrière la porte. J'étais au plus bas, je tenais à peine debout, mais je ne voulais pas m'asseoir. Il a jeté son masque en entrant. Il a voulu me prendre les mains, mais je l'ai repoussé violemment. Je lui ai fais signe de ne pas m'approcher. Il a reculé pour s'asseoir sur le canapé qui me faisait face.

On avait même pas allumé la lumière. La chambre était éclairée par les lumières qui provenaient du dehors. C'était largement suffisant, comme ça il ne pouvait pas voir mes larmes qui continuaient à couler. Pour moi, c'était la mort dans l'âme que je devais me rendre compte que c'était la fin, je n'en pouvais plus. Et ça me faisait souffrir.

J'avais de la peine à respirer, un poing au cœur, et j'étais trop triste pour parler. Tous mes efforts étaient concentré dans l'effort de tenir debout. Si j'avais été seule, je me serais laissé tomber.

On aurait pu penser que ses explications auraient ramené un peu de paix, m'aurait fait du bien et calmé les choses... mais pas du tout... c'était même pire. Je n'en croyais pas mes oreilles. J'étais abasourdi. Je me sentais désorienté, pour ne pas verser, je me suis appuyée à la porte.

Pascal a commencé par dire que c'est elle qui l'a embrassé, pas lui. Que de toute façon, ce n'était pas si grave, c'était le Carnaval. Qu'il n'y avait pas de quoi en faire un drame. Que c'était la première fois qu'il me voit réagir aussi brutalement pour quelque chose qui n'en valait pas la peine. Je le regardais sans rien dire. Je crois que la tristesse m'avait anesthésiée, je crois que je n'avais même pas la force de bouger le petit doigt.

Tête basse, parfois entre ses mains, il a continué, après une énorme hésitation...

Il a dit que ce qu'il avait à me dire était pire. Qu'il aurait préféré ne pas avoir à me dire quoi que ce soit, que j'allais le détester. Qu'il avait été stupide, qu'il s'était laissé manipuler. Il avait foiré. Et blabla et blabla. Qu'il avait honte, qu'il ne savait pas s'il aurait dû attendre, mais qu'il a pensé qu'il devrait tout mettre sur la table et laisser tout ça derrière, dans l'année 2017.

Je lui ai coupé la parole pour lui dire d'accoucher. Je ne voyais pas ce qui pouvait être pire que de s'embrasser avec ma pire ennemie.

Pascal voulait que je promette d'avance de lui pardonner. Il voulait qu'à minuit, même si je lui en veux et tout, d'être à ses côtés pour entrer dans la nouvelle année. Il voulait être le premier que j'embrasse. Il savait que Thomas avait l'intention de me demander de sortir avec lui, et que peut-être le moment était mal choisi de tout m'avouer, mais... Il aurait peut-être dû continuer à me mentir, mais, il n'en pouvait plus de se sentir coupable.

Et c'est pour ça qu'il a laissé Olivia l'embrasser; elle le menaçait de me faire des révélations qui...

Le visage enterré entre ses mains, il parlait à voix basse. Mais j'entendais clairement. Chaque phrase me coupait plus profondément qu'un poignard.

Alors il m'a dit que s'il avait demander un break, donc une séparation, c'était pour me cacher sa trahison. On aurait recommencé à zéro, et quoi qu'il ait fait aurait été mis sur le compte du fait qu'on était pas ensemble.

Pascal m'a avoué qu'il sortait avec Olivia longtemps avant de m'avoir demandé un break. Je lui ai dis que c'était inutile de continuer à parler de break, il m'avait larguée. On le savait tous les 2... Non, tous les 3. Ressenti le coup de poignard dans le cœur en prononçant les derniers mots.

Il m'avait évité, trop occupé à voir Olivia. Ces mots me blessaient comme à l'époque, quant j'attendais ses appels qui ne venaient pas. Il n'avait pas osé rompre avec moi, mais avait dis le contraire à Olivia. Elle s'en ait rendu compte et avait voulu qu'il le fasse devant elle, et même là, il avait menti, en me faisant croire qu'elle se faisait des idées. Devant elle, il a avoué n'avoir pas rompu avec moi. Après ça, elle l'avait travaillé au corps pour qu'il me quitte. Alors il l'a fait.

Pascal s'excusait en avouant chaque horreur qu'il a fait, mais ça ne servait à rien... Le mal était fait.

Quant Thomas avait traîné Jess en Angleterre pour qu'il puisse fêter la St-Valentin avec sa Valentine... Il avait emmené Olivia à Paris, où ils ont passé un week-end en amoureux. Il ne se rappelait pas s'il m'avait menti là-dessus, mais à sa femme oui. A moi aussi, je croyais qu'il était chez un copain!

J'étais pliée en 2, je voulais qu'il arrête, j'avais trop mal; Il avait dit à Olivia qu'il ne m'aimait plus, qu'il voulait me quitter, mais avait peur de ma réaction. Je voulais qu'il me laisse, qu'il s'en aille. Je crevais de mal, mon cœur saignait à l'idée qu'il ait pu dire qu'il ne m'aimait plus... QU'IL NE M'AIMAIT PLUS... Trahison.

La douleur me terrassait. Je ne sais pas depuis combien de temps il avait quitté la chambre, ni combien de temps j'avais pleuré. Petit à petit, j'ai séché mes larmes pour éviter d'être trop défigurée. Je devais redescendre et filer au plus vite. La seule chose que je voulais, c'était partir, filer, rentrer chez moi. Je n'avais pas le courage de faire face à qui que ce soit.

Pascal m'avait trahie, gâchée la soirée... et moi qui espérait encore... mais... c'était fini... et pourtant, je l'aimais encore... Je crois que c'est ce qui faisait le plus mal; de l'aimer encore après tout ça.

Je me suis tamponnée les yeux avec de l'eau froide une bonne dizaine de minute. Ils restaient atrocement enflés.

Dans la salle de bal, Thomas m'a happée au passage. Il avait passé la soirée à me chercher. Il avait dû me reconnaître en me voyant avec Pascal. Minuit approchait. J'ai fait semblant, en essayant de prendre une voix réjouie, mais malgré le masque, je n'ai pas pu le tromper. Sans que j'aie le temps de l'en empêché, il a soulevé mon masque et a tout de suite vu que j'avais pleuré... à cause de Pascal.

Ils ont commencé le compte à rebours de minuit, et Thomas m'a gardée dans ses bras. Derrière lui, sans avoir besoin de croiser son regard, Pascal attendait. Dire qu'il pensait que j'allais vouloir l'embrasser à minuit après tout ce qu'il m'a raconté?!

A minuit, c'est Thomas que j'ai embrassé. Thomas qui a réussi à me faire sourire et me donner l'envie de rester. J'ai aussi embrassé Paul, Michael et quelques autres copains qui s'étaient reconnus et retrouvés. Caro, Vania, sa copine et Jess aussi en vrac. Et plus tard, quant il a réussi à m'attraper quant je n'étais pas avec Thomas... Pascal. Je ne voulais pas faire d'histoires, ni qu'il puisse mesurer la profondeur de ma blessure. Blessure non seulement de l'amour trahi, mais de ma fierté aussi.

Il avait l'air triste, ça m'a un peu piqué dans la poitrine, mais je ne voulais pas m'en faire pour lui. Je ne voulais même pas penser à lui. Avant de me laisser partir, il m'a chuchoté à l'oreille qu'il m'attendrait dans la Suite que je connaissais, jusqu'au matin. Il espérait que je viendrais.

Je n'en avais aucune intention... J'avais l'intention de rester avec Thomas. Ne pas penser à lui. Il pouvait y rester toute la nuit s'il le voulait, je m'en fiche. J'espère qu'il attendra. Pour rien.

Dire qu'on va commencer l'année 2018 par un lundi !


Partager cet article
Repost0

Décembre 2017 (5) - Angoisses... (25 au 31 déc 2017)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (5) - Angoisses... (25 au 31 déc 2017)

(lundi 25 au dimanche 31)

J'avais passé de super fête de Noël en famille. J'avais un peu peur de monter à Gstaad. Pascal avait fait l'impasse sur sa promesse; je lui avais dis, qu'il n'avait le droit de fréquenter personne, même pas Caro. Cela faisait partie de sa punition. Il avait passé dessus, ignorant sa promesse.

Est-ce que j'étais furieuse? Oui. Déçue? Encore oui. Que faire? Lui dire que je savais? Pourquoi? Il baisserait la tête, ou m'inventera une excuse, et si je voulais être avec lui, il comprendra qu'il peut faire ce qu'il veut et qu'il n'y aurait pas de conséquences. Il ne doit pas savoir que je sais.

Même quant Caro s'était plantée en me parlant de ça, j'avais fait comme si je n'avais pas entendu. Parce que ça m'avait donné l'impression de recevoir une flèche empoisonnée en plein cœur.

Je ne savais pas trop ce que je ressentais; si je lui en voulais vraiment beaucoup ou pas!

Le 25, je suis restée tranquillement chez moi. Répondu à aucun appel de qui que ce soit. D'ailleurs, j'avais laissé mon natel près de mon lit. Je n'avais pas envie qu'on me bouscule. Je n'ai envie de voir ni de parler à quiconque.

Mercredi, je me torturais à l'idée de monter à Gstaad.

J'avais peur de regretter d'y être aller et flinguer ma fin d'année en déception. Peur de regretter de ne pouvoir commencer la nouvelle année près de Pascal. Est-ce que ce n'était pas un peu stupide de m'accrocher à lui comme ça? Afff, que ça se passe mal ou bien, il fallait que j'y aille...

Oh Thomas et certainement Pascal ont fait décorer toute la maison pour Nouvel An sur le thème du Carnaval de Venise. Il y avait aussi encore les décorations de Noël. C'était chouette et chaleureux. Pleins de pan de tissus, de paravents, qui coupent ou séparent, donc, ça donnait l'impression d'un énorme labyrinthe partout, ou de petits coins, sauf la partie principale du salon vers la cheminée principale. C'était vraiment cool. Dieu sait ce que ça a dû coûter!

Ça m'avait pris 3 plombs et des poussières pour me décider sur mon costume. Finalement, j'ai opté pour la simplicité. Quoi que... J'avais choisi un long manteau turquoise foncé, avec des paillettes dorées le long de la couture, dessous, une robe droite en brocart de soie turquoise marron.

Je l'avais loué bien entendu, parce qu'à part ce soir, je ne vois vraiment pas où je pourrais porter un tel vêtement. J'avais peur d'avoir froid, c'est pour ça que je portais par-dessus ce manteau avec des motifs plus discrets. Mon masque était du même ton que ma robe. Le but d'un carnaval c'est l'anonymat, se déguiser. Oublier les règles, les contraintes, la morale et le reste.

Mercredi soir, une partie du groupe est sorti en boîte. Une autre partie, dont moi, est resté au chalet. Caro et Pascal sont sorti avec le reste de la troupe. J'étais un peu déçue. J'avais pensé qu'il profiterait de l'occasion pour rester avec moi. 1h plus tard, lui et Caro sont rentrés, mais j'étais déjà dans ma chambre. Caro est passée pour me dire de descendre, Pascal me cherchait. Vexée, je n'ai pas voulu. Pascal est donc venu dans ma chambre. Je lisais.

En fait, dès que Caro est ressortie, je me suis précipitée pour voir la tête que j'avais et m'arranger dans le lit. Je me doutais qu'il viendrait sachant que je ne voulais pas descendre.

Pascal m'a apporté son cadeau de Noël. Hum, j'avoue que je n'avais rien prévu pour lui. J'étais embarrassée. On n'avait pas fêté Noël ensemble, donc je ne m'attendais pas à un cadeau. Il m'a offert un collier. 2 cercles l'un dans l'autre avec 9 diamants incrustés. Une pour chaque année qu'on avait passé ensemble. Est-ce qu'il pensait m'offrir ça devant tout le monde en bas??? Bizarre.

J'ai failli lui dire qu'il aurait dû y en avoir que 8, étant donné l'année qu'on avait été séparé. Mais j'ai fermé ma gueule, souri et lui ai fait un bisou pour le remercier. Un bisou qu'il a voulu prolongé. Je l'ai repoussé parce que je ne voulais pas aller plus loin. Il oubliait un peu vite que tout n'était pas oublié et enterré. Il l'a compris. Ce n'était pas le moment pour en parler, ou il n'en avait pas envi.

Je n'oubliais pas non plus qu'il avait oublié sa promesse de ne pas fréquenter d'autres femmes...

Jeudi, j'ai flemmardé toute la journée, le soir j'étais en forme pour faire la fête jusqu'à tard. Je l'avais vu à part, parfois derrière un des paravent, en train de parlé, disons plutôt chuchoter avec Caro ou la connasse d'Olivia. Oui, elle était là elle aussi, ce qui me mettait les nerfs à vif. Mais je jouais mon rôle à ignorer tout ce qui pouvait me descendre le moral.

Je ne voulais pas montrer mon manque d'assurance. Pascal recherchait mon contact, mais je restais méfiante. J'espère seulement qu'il ne sera pas stupide au point d'embrasser Caro ou Olivia dans un coin et se faire attraper par quelqu'un. C'est pour ça que je gardais mes distances. Je ne voulais pas passer pour la dinde aveugle de service.

Vendredi soir, une fois cuit, Thomas a essayé de m'embrasser. J'ai évité de justesse. Un peu plus, j'aurai perdu ma chance d'avoir le droit de faire des reproches à Pascal.

Depuis notre arrivée au chalet, Jess s'était montrée morose, triste. Difficile à dérider. Pascal était pourtant gentil avec elle, et jouait les maris modèle quant il en avait l'occasion. C'était une mauvaise idée.

Il risquait de lancer de mauvais signaux, et Jess risquait de redevenir la vilaine peste qu'elle était et que je détestais. Et j'avais raison... J'allais me retrouver dans son collimateur!

Vendredi soir, avant de tomber d'avoir trop abusé de Rum coca, elle s'était jointe à Caro, Vania et sa nouvelle copine, et moi. Vania ne l'aime pas beaucoup, alors elle et sa copine se sont vite éloignée quant Jess a commencé à radoter. Très vite, le radotage s'est focalisé sur Pascal. Elle voulait le récupérer. Elle ne savait pas qu'on était à nouveau ensemble. Elle a dit que maintenant qu'il en avait terminé avec l'épisode Olivia, elle avait l'intention de récupérer son mari.

Je ne sais pas si elle se souviendra demain, mais elle m'a pointée du doigt, et m'a dit de ne pas me faire trop d'idée, qu'elle n'avait pas l'intention de me le laisser. Que de toute façon, il m'avait plaquée, alors je ne devais pas m'attendre à ce qu'il retourne en arrière. Les hommes sont bien trop orgueilleux pour ça. Dans son état, je n'ai pas pensé que je devais mettre les choses au clair. Et, je préférais éviter une dispute ou bagarre entre bonnes femmes saouls.

Mais j'ai senti une angoisse me nouer l'estomac. C'était chiant de redevenir des adversaires, des rivales... Pascal se rendant compte de l'état de sa femme, est venu la chercher pour la coucher. Elle était raide. Je lui ai parlé de ce que sa femme avait dit, il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'elle était seulement saoul. Je crois qu'il ne se rend pas compte...

Et la Olivia... Malgré qu'il avait mis les choses au clair avec elle et qu'ils avaient rompu, elle continuait à lui tourner autour. Ça me rendait malade. Je ne savais pas quoi faire. Elle était là avec sa copine qui me déteste sans raison. Je n'ai jamais rien fait à cette fille, mais elle continue à me lancer des regards méchants et méprisants.

C'est la faute à Pascal, il continue à lui parler, à lui faire des sourires. Il la laisse parfois même enfiler son bras sous le sien ou le toucher, ou lui caresser le dos, ce qui me fait dresser les cheveux sur la tête. Certains doivent surement penser qu'ils sortent encore ensemble.

Elle recommence son jeu à prendre la fuite dès que Jess approche, ou à lui chuchoter des trucs à l'oreille et à rire après comme s'ils avaient partager un secret quelconque. Et Pascal la laisse faire. Je ne peux franchement pas lui dire quelque chose sans passer pour une débile de jalouse. Pourtant, j'étais clairement jalouse.

Je n'avais pas à me plaindre, comme dirait Thomas; bien fait pour moi, je n'avais qu'à le quitter...

Je les ai chopé derrière un des pans de rideaux, un peu trop proche à mon avis. Elle a essayé de l'embrasser, même s'il a détourné la tête de justesse, il n'aurait pas dû se retrouver dans cette situation, comme s'ils étaient en train de se cacher. C'était humiliant pour moi. Ils ne m'ont pas vu.

Et si j'avais pu, je serais restée. Mais j'aurai eu l'air de le suivre si quelqu'un m'avait surpris. J'ai attendu de les voir réapparaître, mais rien. J'ai vu Olivia peut-être 1/2h plus tard, toute seule. Je me demande où Pascal avait passé.

Ces quelques jours au chalet, j'avais passé plus de temps avec Thomas qu'avec Pascal. on aurait presque dit qu'il m'évitait au maximum. Ça ne faisait qu'accroître mon angoisse.

Pourtant, depuis le temps, je devrais en avoir l'habitude. Mais ça me perturbe quand même.

On avait toujours évité d'étaler notre relation devant tout le monde. Peut-être que je me trompe, mais j'avais l'impression qu'on était plus proche.

Le lendemain, Jess avait mal à la tête et elle est restée au chalet, alors que la plupart de l'équipe était sorti se balader dans la station ou sur les pistes. Cette fois, c'était moi qui était d'humeur morose, et je me serais bien passée de sa compagnie. Je n'ai même pas réussi à lire 1 paragraphe.

Oh Jess se souvenait parfaitement de ses paroles du soir précédent. Elle m'a demandé de ne pas me mettre en travers de son chemin. Elle savait aussi que j'avais rompu avec Jérémy. Je me demande comment. Je lui ai demandé pourquoi elle ne disait jamais ce genre de chose aux autres filles, comme Caroline par exemple. Pourquoi moi? Elle n'a pas répondu.

J'ai préféré laisser tomber le sujet. Je ne voulais pas me mettre en confrontation. Après tout, c'était à Pascal de régler les choses avec elle, s'il voulait vraiment être avec moi. Je ne pouvais pas faire grand chose, à part attendre et voir.

Le soir du 31, Thomas avait réservé 3 chambres dans le Palace de Gstaad où avait lieu la fête, pour qu'on puisse se changer directement sur place et descendre, sans que personne ne puisse deviner qui se cachait derrière le masque. Dès que la clé était disponible à la réception, on pouvait monter, ni vu ni connu, se changer. D'autres préféraient se changer à la villa et se rendre à la fête.

Moi et Caro, on avait choisi de se changer au Palace. Pascal avait loué une suite pour 2 jours, et il m'avait refilé la clé. Ce devait être un secret, mais, j'y allais avec Caro. J'ai essayé de lui faire croire que c'était une des chambres louée par Thomas. Je ne sais pas si elle m'a cru.

J'espère que Pascal avait loué cette suite pour moi... pour nous..


Partager cet article
Repost0

Publicité

Décembre 2017 (4) - Encore un coup de poignard au cœur

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (4) - Encore un coup de poignard au cœur

(lundi 18 au dimanche 24)

Une fois de plus, je n'avais pu monter à Gstaad du week-end. Verte. Jérémy n'était pas si facile à effacer. Je nageais entre les regrets que ça n'ait pas marché et l'impatience que ce soit de l'histoire ancienne. C'était entièrement de ma faute aussi. Je savais bien pourquoi je faisais ça, c'était seulement pour être à nouveau disponible pour Pascal. Et c'est lamentable.

Pascal semblait assez occupé et n'avait pas le temps de ramper à mes pieds... comme je l'avais espéré!

Vendredi soir, Jérémy était à ma porte une fois de plus, et je ne pouvais pas m'enfuir à Gstaad. Donc bon gré mal gré, j'ai été manger avec lui. Aussi, j'avais appris que Pascal n'allait pas non plus à Gstaad, donc l'anxiété me bouffait de savoir ce qu'il faisait et s'il allait m'appeler. J'espérais qu'il ferait tout pour me voir, mais même pas.

J'ai donc passé un week-end à me triturer le cerveau, à tourner comme une hélice dans les endroits qu'on avait l'habitude de fréquenter, sans succès. Puis, dimanche, fatiguée de mes recherches infructueuses, j'ai fini par appeler Caro, comme de rien, pour avoir de ses nouvelles. J'ai finalement fait un saut chez elle, puisqu'elle n'était pas allée à Gstaad non plus.

Dans la discussion, j'ai appris que Pascal était au Luxembourg. Forcément que je ne l'ai pas trouvé!!! J'étais aussi passablement froissée de me rendre compte que Caro savait presque toujours ce que Pascal faisait, alors que moi non. Bon, c'est vrai, elle lui téléphone sans arrêt, alors que moi, j'attends comme une gourde qu'il m'appelle.

J'ai vu Thomas le mardi soir après son entrainement, et Pascal est rentré ce soir là. Comme il ne m'avait pas appelée, je suis sortie manger avec Thomas. Ce dernier m'a invitée à passer le reste de la soirée devant la télé chez lui.

Bien failli dire oui. Mais, j'ai voulu laisser encore une chance à Pascal. Et je me demande bien pourquoi... Il devrait apprendre que quant le train est passé, il est passé. Sa façon de ne pas être pressé démontrait bien qu'il savait que j'attendrais son bon vouloir.

Et c'est qui la conne qui ne bouge pas une oreille à attendre? Oui, c'est moi!

Je suis rentrée après le souper avec Thomas et j'ai attendu toute la soirée un appel de Pascal, qui n'est pas venu. Grrrh, il devait être pressé de retrouver sa femme, et pas moi! Ok, oui, je me fais du mal toute seule, mais c'est aussi pour me secouer. De l'effet? Non, que dalle. J'étais triste à mourir à mesure que les heures passaient et que Pascal n'apparaissait pas sur mon écran de natel.

J'ai eu envie d'aller tourner autour de chez lui. Je regrettais d'avoir refusé l'invitation de Thomas. Au moins, ça lui aurait fait les pieds. Il aurait réalisé qu'il aurait dû m'appeler. C'était déjà plus de minuit quant j'ai pensé que j'aurai pu aller chez Thomas après coup. Maintenant, c'était trop tard. Dommage.

En plus, si Pascal était déjà couché, il ne me verrait pas arriver après minuit chez Thom, donc ne se rongera pas les sangs. Inutile de dire que je n'ai pas dormi à ruminer le pourquoi du comment que Pascal n'ait pas pensé m'avertir de son voyage, ni même pensé à m'appeler à son retour. J'étais plus triste que furieuse.

Pascal n'a pas pensé à m'appeler avant le jeudi soir... Il tombait super mal, parce que j'étais avec Jérémy. Pourquoi j'ai dis à Jérémy qu'il pouvait m'appeler quant il voulait moi? Parce que là, il commence à exagérer sérieusement. Quand même, ça m'a fait plaisir de le voir. J'avais toujours un petit faible pour lui malgré tout. J'avais été horrible avec lui... Je l'avais utilisé et jeté... Moche.

Jérémy m'avait fait un cadeau pour Noël... et moi, je n'avais même pas pensé à lui offrir quoi que ce soit. S'il était déçu, il n'a rien montré. C'était un sac à main Lorenzo. Il savait que le cuir du sac à main que je prenais partout, commençait à avoir l'air usé. Jérémy a pris quelque chose de semblable, en cuir Camel, genre fourre tout. Comme j'aime. C'est vraiment chou de sa part.

Pour me faire pardonner, j'ai voulu lui offrir notre repas, mais il n'a pas voulu.

Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à aimer quelqu'un d'autre que Pascal? A part son prénom que je n'aime pas, il est parfait. Jérémy était vraiment un amour, cerise sur le gâteau, il est vraiment agréable à regarder, tout comme Pascal. Alors pourquoi est-ce que je suis si idiote à rester scotché sur un seul homme et dans une histoire aussi compliquée.

Afff, je ne peux pas me laisser attendrir par Jérémy... Je ne dois pas, je ne ferais que le décevoir. Ce qu'il attend de la vie, je ne peux pas le lui offrir. Je ne dois pas baisser ma garde.

Vendredi, j'ai rappelé Pascal. Les fêtes sont là, et ce serait difficile de se voir...

Pascal et sa femme Jess, vont passer ce week-end de Noël avec ses parents à Gstaad. Ses parents quitteront le chalet le mercredi dans l'après-midi. Donc, pas de bastringues à la villa ce week-end. Pascal m'a parlé de son voyage au Luxembourg. Je lui ai reproché de n'avoir pas pensé m'avertir.

Pascal a rigolé en me demandant s'il m'avait manqué, si je l'avais cherché partout... Pfff, pas répondu.

Dimanche, c'était le réveillon de Noël, et je le fête en famille.

Ciel, je ne me sens pas d'humeur. J'avais envie de rester chez moi, toute seule si possible. Valério n'est pas là et Kaya est à Loèche-les-bains avec les parents de Sèb. J'ai même été l'accompagner là-bas. En rentrant je nageais de bonheur de pouvoir passer ces quelques jours toute seule dans mon appart vide. Le pied.

Ce serait vraiment trop bien. J'aimerai bien pouvoir sauter cette soirée. Pas envie de bouger.

Je ne pouvais pas y couper pour la soirée de Noël, alors bon gré mal gré, j'ai passé la soirée du dimanche 24 décembre avec ma famille. Surprenant, j'ai passé une bonne soirée comme toujours quant je suis avec ma famille. Beaucoup de rire, de bruit, tout le monde parle en même temps...

Ma sœur est mieux qu'un chef quant il s'agir de la cuisine, et c'est elle qui a fait à manger et moi j'ai fait la bûche. J'ai oublié tous mes problèmes en cette soirée de Noël.

J'avais même oublié jusqu'à l'existence de Pascal, jusqu'à son message peu après minuit pour me souhaiter un Joyeux Noël. Son 2ème message était pour me dire que j'étais obligée de monter mercredi soir pour quelques jours de vacances et fêter le Nouvel An avec lui.

Aussitôt, mon cœur s'est affolé et j'ai commencé à imaginer des choses... comme des tête à tête amoureux au coin du feu dans le beau cadre de la villa à Gstaad, des bisous bisous, des nuits de folies dans ses bras... et je me suis rappelée qu'il y aurait certainement les copains et sa femme... donc, je fabulais.

Et qu'est-ce que je fais de Thomas? Est-ce que je lui dis oui? Ou non? Est-ce que j'attends d'abord de voir comment se déroulera la soirée de Nouvel An? Ou est-ce que je me cherche seulement des excuses pour ne rien faire? Si je veux me venger, je ne m'y prends plutôt mal!

Puis, j'ai appris peu avant d'aller à Gstaad, qu'avant de partir au Luxembourg, Pascal avait passé la nuit chez Caro. Ça m'a fait hyper mal. Il n'avait pas respecté sa promesse. Qu'il ait ou non couché avec elle ne changeait rien. J'étais déçue, non mortellement touchée au fond du cœur.

Il avait fait croire à sa femme qu'il partait ce soir là, et au lieu de ça, il va passer la soirée chez Caro. Et moi alors? N'aurait-il pas pu trouver le moyen de passer cette soirée là avec moi? Magnifique cadeau de Noël pour moi!!!


Partager cet article
Repost0

Décembre 2017 (3) - Jess va me le reprendre? (11 au 17 déc 2017)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (3) - Jess va me le reprendre?  (11 au 17 déc 2017)

(Lundi 11 au dimanche 17 décembre 2017)

Le dimanche soir, j'ai été poireauter près de chez Pascal. Si je n'avais pas pu le voir du week-end, au moins de loin, sur mon écran d'ordi. Ça me suffira pour l'instant. Si je n'arrive pas à me faire plaquer, j'imagine que je ne le verrai pas non plus le week-end suivant. L'idée me déprimait déjà.

Ils sont arrivés aux environs de 22h30. Pascal était tout bronzé. Il avait dû faire beau.

Ils avaient mangé à Gstaad avant de prendre la route et que Jess s'était endormie dans la voiture sur le chemin du retour. En pansant la porte, Jess s'est dirigée vers la chambre. Pascal l'a rappelée pour lui dire d'aller dans sa chambre à elle.

Ah ha! Donc, ils ne dormaient pas ensemble?

Oh que je l'adore ce petit bonhomme des bois! J'avais pensé qu'ils partageaient la même chambre, je n'avais pas réalisé que Pascal l'avait reléguée dans la chambre d'amis. Cool, ça me faisait plaisir.

Jess a fait mine de bouder. Elle lui a demandé pourquoi il faisait tant de chichis, ils avaient partagé la même chambre tout le week-end, et ça n'avait pas eu l'air de le déranger.

J'ai fait la grimace, qu'est-ce qu'elle voulait dire par là? Je ne le saurais probablement jamais. Je ne lui pose jamais de questions sur ce qui se passe entre lui et sa femme. Et encore moins sur ce qui se passe dans leur chambre à coucher.

Pascal s'est planté dans le fauteuil. Jess a laissé son sac Vuitton devant la chambre à Pascal. Mon sac à moi était un simple sac de sport. Je n'avais pas les moyens de m'offrir un Vuitton moi. 

Jess lui a passé les mains dans les cheveux et il s'est levé en lui demandant d'arrêter ces petits jeux. Elle lui a demandé s'il la punirait si elle continuait et il a secoué la tête. Elle a penché la tête de côté en le regardant se diriger vers la cuisine. Il lui a proposé un verre d'eau qu'elle a refusé. Jess l'a suivi. Le bar les séparait et cela semblait amuser sa femme. Elle lui a demandé s'il avait peur de se laisser aller, et pourtant ils étaient seuls enfin, il pouvait se détendre.

Jess aimerait qu'il l'aime de nouveau, qu'il soit comme avant. Le petit gars qui lui courait après partout, qui la suppliait de faire attention à lui. Pascal a souri tristement et lui a répondu qu'il ne voudrait jamais revivre comme ça. Jess voulait qu'ils se donnent une autre chance, qu'ils étaient heureux, et qu'elle aimerait retrouver le garçon tout amoureux qui était venu en Suisse leur trouver un appartement avant leur mariage.

  • Ne recommence pas avec ça Jess... s'il te plaît... c'est trop tard...

Jess a insisté qu'elle avait aimé sa façon de lui tourner autour, de devenir fou quant il ne pouvait la joindre au téléphone. Pascal lui a dit que c'était peut-être pour ça qu'il n'aimait plus téléphoner. Il n'avait que de mauvais souvenir avec ça. Jess a rigolé; elle, elle aimait quant il était comme ça.

Elle aimait le voir se stresser, l'implorer, la suivre partout... Pascal a ajouté comme un petit chien. Elle lui a dit que c'était comme ça qu'elle aimait ses hommes. Pascal lui a rétorqué qu'elle avait été; froide, distante et méchante, et que vivre dans une relation comme ça ne lui disait rien du tout. Jess lui a demandé pourquoi alors avait-il les larmes aux yeux; c'est qu'il regrettait aussi, au moins un peu.

Pascal lui a dit qu'elle le traitait comme de la merde, qu'elle ne l'aimait pas. Qu'elle croyait juste l'aimer parce qu'elle un peu perdue parce que ça n'avait pas marché avec ce type. Quel type? Ah, celui de New York! D'accord. Mais, elle rencontrera quelqu'un d'autre et tout rentrera dans l'ordre pour un temps. Pascal lui a dit que si elle continuait à traiter les hommes de sa vie de la manière qu'elle le fait, ils vont tous finir par s'enfuir.

Qu'elle devrait peut-être se pencher sérieusement sur ses actions et peut-être changer si elle voulait d'une relation qui dure.

Ahhhh, ça, ça m'a fait plaisir... Pascal lui a dit qu'il avait su ce que c'est d'être aimé quant il m'a rencontré. Je l'avais aimé instantanément et inconditionnellement, et c'était réciproque. Il ne l'aimait plus, il ne voulait et ne pourrait jamais redevenir ce petit con qu'elle avait maltraité et méprisé.

Oh... je crois que je vais lui pardonner... c'est adorable ce qu'il a dit à propos de moi :)

Jess lui a rappelé qu'il m'avait pourtant laissé tomber pour la connasse d'Olivia, qui l'encourage à divorcer. Oh! c'est vrai, il m'avait jetée pour cette garce, non, je ne peux pas lui pardonner si facilement. Je l'ai quand même roté pendant toute une année... Je lui en veux encore. J'avais de la peine à réalisé qu'on s'était séparé si longtemps. Et ça me faisait encore mal.

Pascal a fait la grimace.  Il lui a dit qu'il avait fait une énorme connerie, mais ce n'était pas spécialement pour être avec Olivia, il avait fait une connerie qu'il voulait me cacher, mais apparemment, il allait devoir tout m'avouer. Ah, il voulait me cacher quoi???

Jess lui a dit qu'elle aimait que l'homme qui la veut, soit comme ça. Autrement, elle s'ennuyait. Mais elle voulait qu'il redevienne le Pascal qu'elle connaissait avant leur mariage. Pascal lui a souri tristement en disant que pas une seule fois elle n'avait dit qu'elle l'aimait, mais qu'elle aimait qu'il soit son petit chien.

Pascal lui a rappelé que ça faisait longtemps que c'était fini entre eux, qu'elle était seulement perturbée d'être célibataire. Il espérait qu'elle n'essaie pas encore de se mettre entre lui et moi. Jess a paru surprise. Elle pensait qu'il était encore avec Olivia.

Jess a dit que j'étais sympa, elle comprenait son sentiment, mais, il m'avait tout de même plantée pour une autre, donc il pouvait lui laisser une chance.

D'après ce qu'elle avait vu, on n'était pas ensemble. Pascal lui a encore répété que ça n'arrivera jamais. Elle a voulu savoir depuis quand lui et Olivia... Elle lui a dit (arh, elle ne sait pas garder des secrets!) que je lui avais conseillé de les laisser tranquille, de ne pas chercher à les séparer, le laisser la voir quant il voulait. Que s'il n'y avait rien pour les empêcher de se voir, Pascal se rendrait vite compte s'il s'intéressait vraiment à elle.

Pascal a pouffé; "qu'elle petite peste", il rigolait. Il a avoué à Jess que c'était quant il avait commencé à la voir sous un autre jour. Il s'était rendu compte qu'il n'éprouvait pas grand chose finalement. Il a rigolé, et a dit que j'avais eu raison et que je le connaissais bien. Jess lui a dit que ce n'était pas lui que je connaissais bien, mais les hommes en général. Pascal l'a regardée bizarrement.

Bref, j'en avais assez entendu. Je ne pouvais pas passer toute la nuit ici à les écouter. Je rechignais à partir, mais il était déjà plus de minuit. J'aurai bien voulu être sûr qu'ils ne partagerait pas la même chambre. Mais même s'ils le faisaient, je n'avais pas mon mot à dire, c'était tout de même sa femme. Ils n'avaient pas l'air pressé d'aller se coucher, et moi j'étais out, crevée.

Quand même un peu heureuse... J'aurai voulu savoir ce qui s'était passé à Gstaad durant mon absence, mais bon, ce que j'ai appris n'étais pas mal non plus. Pascal parlait d'un truc qu'il avait voulu me cacher? Je me demande ce que ça pouvait être...

Me suis encore disputée avec Jérémy. Il a voulu s'incruster à mon souper en famille. J'étais vraiment mal à l'aise. Comme il n'avait pas l'air de vouloir me quitter, j'ai dû le faire moi-même. Puisqu'il insistait pour venir avec moi au souper, je lui ai dit que c'était assez, j'en avais assez, que c'était fini. Là, paf, au téléphone. Alors il a voulu qu'on se voit pour discuter. Pfff, j'ai donc été le voir au lieu d'aller à mon souper.

Je lui ai dis que je ne pouvais pas amener un type au souper et le plaquer peu après. Alors comme j'avais l'impression que nous deux ça ne marcherait jamais, j'avais pris ma décision. Intérieurement, j'avais le cœur serré, je déteste carrément être celle qui rompt. Je déteste. Je déteste faire de la peine comme ça, et face à face en plus. De le voir pâlir, ça m'a fait mal. C'était horrible. Je déteste ce rôle.

Jérémy a demandé de nous laisser une chance. Je ne lui en avais laissé aucune...

Il était persuadé que j'allais retourner aux pieds de Pascal à attendre qu'il veuille bien me reprendre. Il m'a dit que les hommes ne font pas ça, ils ont trop honte et ne veulent jamais admettre leurs tords, donc, Pascal ne fera jamais marche arrière.

Je l'ai écouté sans rien dire, prétendu que ce n'était pas pour Pascal, que je préférais seulement être seule, parce que je ne pourrais jamais envisager de vivre avec quelqu'un, je le savais et il méritait mieux. Que je préférais ne pas lui faire perdre son temps.

Avec moi, il n'avait pas d'avenir, et qu'il y avait des tonnes de filles ultra bien qui méritaient la chance de le rencontre, de le connaître. Que j'étais désolée de ne pas pouvoir le rendre heureux. C'était mieux que j'arrête les frais.

Après avoir avalé mes compliments, Jérémy m'a demandé si on pouvait se voir de temps en temps, qu'il était encore très attaché. L'idée de ne plus me revoir le torturait. Alors j'ai dis que oui, je serais toujours contente d'aller prendre un verre ou discuter avec lui. Qu'il pouvait m'appeler quant il le voulait. Que je regrettais...

Ouf, je suis rentrée soulagée. C'était fait. Ça avait été un horrible moment, mais c'était fait...


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité