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Mardi, 26 janvier 2016 - Je perds la boule

Publié le par JaneDo

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Mardi, 26 janvier 2016 - (26/16) - Rôti, purée et choux-rouges

Souper chez Daddy ce soir. C’est Flora* qui était responsable de faire à manger, et ça va sûrement être bon. Miam. Didine est arrivée plus tard. Ma sœur avait fait un rôti avec une sauce aux champignons, de la purée et des choux rouges. Extra extra bon. J’ai ramené le reste pour Kaya. Malgré l’heure, je me suis resservie une petite assiette.


*Flora n'est pas le nom de ma sœur, mais j'ai décidé de le changer dans mon blog

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Mercredi, 27 janvier 2016 - (27/16) - Je perds la boule

Je pensais avoir ma journée aujourd’hui pour bosser. Valério était parti assez tôt pour son cours de musique, et avec Kaya en cours, j’aurai dû en profiter pour travailler. Mais je me suis laissée distraire et au final, je n’ai pas fait grand chose. En milieu d’après-midi, j’ai dû sortir pour m’acheter des clopes, et j’ai encore traîné dans les magasins.

Je ne sais pas ce que j'ai ces temps-ci, je suis souvent dans la lune. Je perds le fils du temps. Quant je réalise, plusieurs heures ont passés. Parfois, je ne sais plus exactement ce que j'ai fait... à part traîner ci et là. Faut que je me ressaisisse.

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Jeudi, 28 janvier 2016 - (28/16) - Paillasson

Arf, je suis sortie de ma bulle pour aller manger avec Steven. Je n’aurai peut-être pas dû, Pascal risque de le prendre mal. Je n’avais pas de nouvelles, et je ne pouvais pas juste l’appeler pour lui demander son accord, comme s’il était mon chef!!! Puis, je pense qu’il s’en foutrait.

Dans la journée, j’avais fais les courses et tout, fait un tour à l’agence, pour tout régler pour que mon week-end commence ce soir. Hihihi, je n’avais pas l’intention de mettre le nez dehors durant les 72 heures à venir.

En fin de journée, j’ai pris un bain et j’ai quand même laissé un message à Pascal. Comme je m’y attendais, Pascal a appelé avec la ligne du bureau avant de quitter le travail. Il était un poil furieux. Pascal m’avait demandé de ne plus revoir Steven.

Il est drôle lui... je n’ai quasi pas de nouvelles de lui et il veut encore me dicter les gens que j’ai le droit de voir? La blague! Alors je lui ai dis que ce n’était que pour qu’il ne l’apprenne pas par quelqu’un d’autre, mais que j’y allais.

Pour le rassurer, je lui ai dis que je prenais Caroline avec moi. Donc il pouvait être tranquille, je n’irais pas chez Steven après le restaurant, puisque je devrais la ramener. Je pensais passer la fin de soirée chez elle. Pascal a marmonné un « hum » pas très convaincu, mais il a basté. Je suis sûre qu’il avait dû venir voir si on était bien chez Caro. Qu’importe.

Bête comme je suis, j'avais agi comme une nulle en le rassurant, en me justifiant et tout. Tout ce qui m'énerve chez la plupart de mes copines. Bravo ma fille, maintenant il pouvait tranquillement rentrer ou autre, sachant que sa petite chose était toute sage, encombrée de sa pote. Quelle conne! Une copine m'aurait raconté ça et je l'aurais traitée de tous les noms de lavette que je connais. Et c'est moi la lavette!!! Lamentable.

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Vendr, 15 mars 2019 - Ok, mise à jour

Publié le par JaneDo

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En fait, le 15 mars, aujourd'hui, est le jour où je suis effectivement revenu ici, après plusieurs années d'absences.

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Vendredi, 15 mars 2019

Ok... Je vais voir si j'arrive à me faire à ce Blog. Toutefois, je ne sais pas où trouver mes images, ni comment ajouter une image, une fois que j'ai trouvé une de mes galeries, après plusieurs minutes de recherches!!!

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Février 2019 - Le vide reprend son cours

Publié le par JaneDo


Jeudi - 7 février 2019

Ouais, c'est toujours la même histoire avec Tchoy; toujours pas le 1er centime de son loyer. Comme toujours, c'est pour demain... enfin, mardi. Le mardi, c'est pour le jeudi sûr. Le jeudi, il vous bassine que samedi matin, son patron lui a promis. En fait, je ne vois pas comment il pouvait lui avoir promis, il ne va pas à son travail.

Ah oui, mais, il n'y va pas parce que son chef ne l'a pas payé.... Ouais, ouais...

En fait, fin décembre, il m'a dit qu'il avait signé un contrat et qu'il commençais début février, comme ça il n'aura plus de retard avec son loyer. Le 1er février était un vendredi, il commence donc lundi. Seulement lundi, monsieur dormait quant je me suis levée. Il m'emprunte ma voiture, donc je sais quant il est parti. Et comme ma voiture était toujours là vers les 9h, je l'ai appelé.

Wahhh, encore un bobard; son patron l'aurait appelé parce qu'il n'était pas au chantier...

Je me demande quant, parce qu'il ne répond pas à son natel, et son patron m'a appelé, comme il n'arrivait pas à le joindre. Alors, son patron l'a appelé; il n'a pas les autorisations nécessaires pour pouvoir commencer les travaux et qu'il le rappellera dès qu'il aura. Le plouk! Je ne lui ai pas dit que son patron m'avait appelé. Je le lui dirais quant il daignera descendre pour se remplir la panse.

Jeez, il n'est descendu que vers les 15h pour m'emprunter ma voiture, un petit boulot et pour passer chez le patron qui ne l'avait pas payé pour récupérer son argent. Pfff, foutaises! En fait, il passait chez ses quelques connaissances, voir s'il y avait du boulot, et grappiller quelques centaines de francs par-ci par-là pour s'acheter de la coca.

Un de ces copains, Gani, m'a dit qu'il dépensait tout son fric là-dedans! Tss, j'avais cru remarqué un truc bizarre...


Jeudi - 14 février 2019

Bah, encore une St-Valentin sans Pascal. Je devrais être habituée depuis le temps. Ok, cette fois, on peut pas dire que c'était de sa faute, il est aux États-Unis. Mais, trop chou, il m'a appelée avant de sortir manger avec sa femme et des amis. On dirait qu'il fête la St-Valentin en groupe. Je lui ai dis qu'il me manquait. Je lui manque aussi.

Pascal a dit un truc qui m'a fait bizarrement plaisir; il aurait aimé avoir des parents à qui il aurait pu demander de prendre soin de celle qu'il aime pendant son absence (wahhh, je suis celle qu'il aime... miam miam). Ça m'a fait chaud au cœur. Donc, il pensait vraiment à moi. Pascal regrettait tous les ennuis que son père m'avait causé et espérait que les choses s'était arrangé. En effet, du jour au lendemain, on a reçu des lettres d'excuses pour des erreurs, etc.


Vendredi - 22 février 2019

Caro m'a supplié de sortir avec elle. Elle n'avait pas envie de se retrouver encore une fois seule avec l'équipe. Elle avait commencé à se sentir à part. Et Pascal lui manquait terriblement.

Pendant la soirée, je l'ai trouvée triste, pas comme d'habitude. Elle ne se mêlait pas aux autres comme avant. Je lui en ai fais la remarque. Elle n'avait pas la frite. Elle se sentait un peu perdue et sa vie n'avait plus de but. Je lui ai rappelé que Pascal n'était loin que 3 mois, on était déjà dans le 2ème mois, donc plus que quelques semaines, et il sera de retour.

Ça a paru l'encourager, et elle a retrouvé un semblant de sourire.

Moi non plus je n'avais pas la forme et je ne m'amusais pas vraiment. J'avais envie de rentrer. Bien sûr Thomas a tout fait pour qu'on se sente à l'aise et faisant partie intégrante du groupe, mais... ce n'était pas pareil. On a convenu d'aller prendre un verre ensemble la semaine prochaine, après qu'il ait essayé de m'inviter prendre un dernier verre chez lui. Je le soupçonnais de vouloir me mettre dans son lit, alors, je préfère éviter pour le moment.


Lundi - 25 février 2019

L'anniversaire à Gillou aujourd'hui et souper en famille. Je n'ai pas trop envie d'y aller. Mais bon, comme ma frangine est un cuisinier hors paire, je ne vais pas cracher sur un bon dîner  en famille. Et de voir les enfants aussi.

En rentrant, j'ai vu que Pascal avait tenté de m'appeler sur FaceTime, mais hélas, j'étais toujours chez ma frangine. J'imagine qu'il m’appelle depuis le boulot pour que Jess ne sache pas qu'on était toujours en contact. Donc, je n'osai pas le rappeler.

J'essaierai peut-être demain... Ou pas. Je préfère le laisser me rappeler.


Mardi - 26 février 2019

Ben, j'aurai dû essayer de rappeler Pascal, parce que j'ai attendu toute la journée et rien. A minuit, j'ai su qu'il ne me rappellerait pas aujourd'hui, c'était 18h approx chez lui, donc, il avait quitté le boulot. Afff, j'avais envie de lui laisser un message sms, mais si Jess tombe dessus, on est cuit. Alors, comme d'hab, je n'ai rien fait. Je suis la reine de rien faire.


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Décembre 2018 - La fin d'un long rêve éveillé! (2)

Publié le par JaneDo

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Décembre 2018  - La fin d'un long rêve éveillé!  (2)

J'avais beau faire semblant que tout allait bien, mais en réalité, c'était l'enfer. Je vivais un enfer de voir Pascal. De le voir sourire, rigoler, s'amuser... ça me faisait mal. Je me répète encore et encore que c'était fini, qu'il fallait que je tourne la page. Je regrettais d'avoir lâcher la main de Thomas pour un résultat aussi... nul. J'aurai dû me douter que les choses ne marcherait jamais avec Pascal. Jamais. Et je le savais depuis le début.

J'avais des bons souvenirs, j'étais heureuse, mais j'ai toujours su que ça avait un prix, et je le payais cash maintenant...

Si je regrettais les moments que j'ai passé avec lui? Oh Hell non! Si c'était à recommencer? Oui, sans une hésitation, je me jetterai dans ses bras. Malgré la douleur qui bat dans tout mon corps, je l'aime encore. Je l'aime toujours.

Si seulement je pouvais maintenant passer à autre chose et l'oublier... ce serait le rêve... Pourtant, je l'aime toujours. Chacun de ses sourires que je capte me fait frémir de la tête au pied et me pique dans le cœur.

On dit que quant on aime, on doit laisser partir? Ben, c'est un mythe de merde. Non, je n'avais pas envie de le laisser partir.

Ok, je n'avais pas le choix, il m'avait jetée. Pourtant, je n'arrivais pas à croire que ça se termine comme ça. Je n'arrive pas à l'accepter. Je ne voulais pas l'accepter. Il y avait une seule chose plus forte que tout, c'était ma fierté. Je ne voulais pas qu'on puisse se moquer de moi. Alors même si ça faisait un mal de chien, je devais garder la tête haute. Faire la forte. J'avais mal à tous les muscles de mon corps, comme si j'avais passé la journée à faire des exercices. Ce qui n'était pas le cas.

Fierté ou pas, peut-être que je n'aurai pas dû monter au chalet. J'avais la boule à l'estomac, comme si aux examens. A tous mes examens, école, études, voiture, tous; J'ai toujours eu un trac fou même quant j'étais sûr de m'en sortir. Et je me sentais la même chose au chalet. Un trou dans le ventre. Je ne pouvais pas passer près de lui, sinon, je me serais évanouie à cause de la tension, et de sentir sa proximité.

Je m'efforçais de ne pas le regarder, d'éviter de regarder dans sa direction. Et pourtant, je savais exactement presque tout le temps où il était.

J'avais remarqué que les 2 gus qui étaient au chalet n'était plus là. Bizarre. Pour me détendre, j'ai avalé 2 Vodka on the rocks, coup sur coup. Du coup, j'étais plus détendue. Avec force, j'ai ignoré Pascal et je me suis mise à m'amuser. Moins stressée et coincée, je souriais et riais. Vodka à la barre, je parle facilement à tout le monde, j'arrive même à engager la conversation avec de parfaits inconnus sans problèmes.

Grace à la Vodka, je ne ressentais pas la souffrance couler dans mes veines, et je ne faisais pas trop attention à Pascal. J'étais pas raide, juste bien lancée. J'appelle pas ça être saoul. J'étais consciente, dans le sens où je savais ce que je faisais, mais sans pouvoir tout à fait me contrôler. Dans le sens que, si je pensais quelque chose, je savais aussi que je ne devais pas le dire ou le faire, mais ça sortait de ma bouche quand même.

J'étais en train de discuter avec William, un copain à Michael. Il était charmant, alors j'étais charmante aussi. Je me sentais à l'aise, parce que je savais qu'il ne me draguait pas vraiment. Il s'intéressait avec Caro, et Caro était mon amie. Il passait par moi pour l'approcher, c'est tout. Avec un verre dans le nez, j'étais approchable. Une alcoolique sympa.

Peut-être que j'étais aussi dans cet état et d'humeur si sympa, espérant une réaction de la part de Pascal. J'étais aussi un peu désespérée, sachant que le week-end prochain c'était le week-end de Noël et que je ne verrais ni Pascal, ni Thomas, ni toute l'équipe d'ailleurs. Alors j'espérais qu'il se passe quelque chose... et je n'ai pas été déçue.

Pascal avait réagi. C'était plus que je n'aurais pu espérer. J'étais contente. Très contente.

Pascal m'a attrapée par le bras et a voulu m'éloigner, soit-disant pour me parler. Je lui ai arraché mon bras, en lui disant de me laisser tranquille. Tout de même un peu déçue que William prenne la fuite devant Pascal. J'aurai voulu qu'il lui demande de quoi il se mêlait et prenne ma défense. Mais niet. Alors, dignité oblige, après l'avoir repoussé, je suis partie. Je sais que je me suis demandée où je pouvais aller pour pas avoir l'air totalement conne. J'ai cherché Caro des yeux, mais la timidité m'aveuglait. Alors j'ai pris la direction de la cuisine pour me faire un café. Après tout, ça allait me dégivrer un peu. C'était la meilleure chose à faire.

Puis, Pascal a surpris tout le monde, moi en premier... plus que je ne pourrais le dire.

  •  Jane... S'il-te-plaît, ne t'en va pas. Tout ce que j'avais dit... C'était des conneries, tu le sais. Tu sais bien que je t'aime. Tu te rappelles? Je t'avais dis; quoi qu'il arrive, n'oublie pas que je t'aime? Tu te rappelles? Alors accorde moi 5 minutes, donne moi une chance de t'expliquer...

Thomas est intervenu; Pascal, ça suffit. Arrête ça. Et il était venu m'entourer l'épaule et me pousser en vers la cuisine.

Je ne m'étais pas retournée. D'abord, j'ai pensé que j'avais la berlue. Peut-être que j'entendais mal. Et, je ne savais pas quoi faire. Je me suis sentie... trop grande. J'aurai voulu me réduire à la taille d'un grain de sable. Je sentais mes joues en feu, et le regard de tout le monde sur nous. Il se demandais sans doute ce que j'allais répondre ou faire. Mais voilà, je n'en avais aucune idée.

J'ai encore entendu Pascal appeler mon nom. Je me suis laissée entrainée par Thomas. J'étais sans voix. Thomas m'a dit de ne pas faire attention à lui. Que je devrais éviter de me laisser embobiner. Je lui ai dis que je devrais au moins l'écouter. Je devais lui laisser une chance de parler. Si c'était le contraire, il me laisserait parler. Enfin, ça je n'en étais pas si sûre. Je n'avais pas essayé. Je n'aurai jamais osé de toute façon.

Après mon café, je suis sortie fumer. C'était un prétexte. Je pensais que Pascal en profiterait probablement, pour venir me rejoindre, enfin je l'espérais. J'avais raison.

Il est venu se planter à côté de moi. On est resté comme ça au moins une minute sans rien dire. Il m'a demandé si je voulais bien lui parler. J'ai rien dit. Ciel, j'étais à côté de lui, non? Je n'avais pas pris la fuite, non?

Pascal a commencé par me demander si je me rappelais du soir où il était rentré de chez ses parents. Il était tendu et soucieux. Il était sûr que je m'en étais rendue compte. Ce soir là, il m'avait dit que quoi qu'il arrive, il voulait que je devais me rappeler qu'il m'aime. Quoi qu'il arrive.

En résumé; Il m'a raconté ce que son père lui avait dit. Le vendredi, son père l'avait appelé dans son bureau et lui a dit que cette histoire avec moi n'avait que trop duré. Puis il m'a expliqué pourquoi les 2 types, que j'avais remarqué, était au chalet. Il m'a dit que j'avais dû remarquer que mes ennuis et ceux de ma famille s'était soudainement évanouis (c'était vrai). Son père avait le bras long, et j'étais censée ne plus avoir de problèmes.

Il s'excusait d'avoir craqué ce soir, il n'aurait pas dû. Mais il ne pouvait pas supporter de m'avoir fait de la peine.

J'ai commencé à pleurer. Savoir qu'il ne voulait pas me faire de la peine, m'a fait du bien et a ouvert les vannes. Il a voulu me prendre dans ses bras mais je l'ai repoussé.

Parce que je pensais à ma famille et à tout ce qu'on avait traversé comme problème depuis les 2 derniers mois. Si ce n'était que moi, j'aurai supporté n'importe quoi, mais je ne voulais pas que ma famille soit mêlée. Et je savais qu'on pouvait nous voir de l'intérieur. Comme Jess était là, je savais qu'elle irait rapporter à ses parents ce qu'il avait fait ce soir, même si les 2 types n'étaient pas là.

J'aurai tant voulu me serrer contre lui et le laisser me consoler. J'avais eu tellement de peine, que les mots ne pourront jamais décrire, que je ne rêvais à rien d'autre que de le toucher, sentir sa chaleur. Mais j'étais aussi sous le choc. Des tonnes de choses traversaient mon esprit, comme; j'aurais peut-être dû accepter l'argent de son père. Ou Jess. Des trucs complètement stupides.

C'est vrai que je ne m'étais pas rappelée de ses paroles et qu'il m'avait demandé de ne pas oublier. Sur le moment, ses mots de dénigrements m'avaient touché en plein cœur, comme un coup de couteau. Je ne me serais même pas rappelée de mon propre nom si on me l'avait demandé, tellement ses mots m'avaient frappés avec une telle violence que je m'étais sentie brisée. Toute mon énergie a été redirigé pour que je puisse tenir debout et ensuite marcher jusqu'à ma chambre. Je n'aurai eu la force pour rien de plus. Alors faire fonctionner mes neurones!!!

Après, il a fallu trouver la force de ne pas tomber et pleurer non-stop jusqu'à mourir dans un coin. Trop dur.

Avant j'avais mal partout à cause du chagrin que je portais et qui était si lourd. Et aussi probablement à cause de l'énergie qu'il faut pour faire semblant, et continuer à sourire comme un clown. Mais maintenant, j'avais mal partout parce que ma tension se relâchait et ce que je gardais à l'intérieur sortait.

Pascal continuait de parler. Je l'entendais. Je l'écoutais. Il devait penser que je pleurais à cause de lui. C'était vrai, mais surtout parce que je me rappelais de ce que j'avais ressenti quant il m'avait brisé le cœur ce funeste week-end, de son visage, de son sourire moqueur, de son ton ironique. Et aussi des jours qui ont suivis dans d'horribles souffrances, à me raisonner et à essayer de digérer le fait que c'était fini. Tout ça se bousculait dans ma tête.

Et voilà, pas de chance... migraine d'enfer! J'étais comme assommée. J'avais besoin de dormir.

Pascal s'était tu, mais restais à côté de moi. Il ne savait pas quoi faire. Une fois que je me suis calmée. Je lui ai dis que je me sentais fatiguée, et que je n'aurais pas la force de sortir avec eux ce soir. Il a voulu rester avec moi. Surtout pas. Je lui ai dis que je préférais rester seule. De toute façon, j'allais me coucher, j'étais claquée, alors ça n'aurait servi à rien que qui que ce soit reste derrière.

Je suis rentrée toute seule. Pascal est resté encore un moment dehors.

Jess est sortie lui parler. D'après le peu que j'ai vu, elle gesticulait. J'ai pas eu le temps de voir son visage. Je ne voulais pas qu'on me voit trop regarder vers Pascal. Je me suis écrasée sur mon lit comme une masse. J'ai dormi comme une souche, sans rêve jusqu'au lendemain.

Le lendemain matin, j'ai croisé Pascal. On s'est regardé, mais il a dû remarqué que j'ai changé de direction quant je l'ai vu sur mon chemin. Il a fait la grimace, à plongé le nez dans son assiette sans dire un mot pendant tout le déjeuner. On ne s'est pas adressé la parole avant de quitter le chalet.

J'aurai peut-être dû lui parler... ou lui laisser un petit mot... mais je n'aurai pas su quoi dire. J'avais besoin d'un peu de temps pour réfléchir.

Sur le chemin du retour, je me suis rappelée de ce que Pascal m'avait dit dehors; il m'avait humiliée devant tout le monde, alors il devait faire pareil pour se racheter, s'il espérait que je lui accorde ne serait-ce que 5 minutes, ou que je lui parle un jour. Il savait qu'il ne devait pas attendre pour tenter de réparer les dégâts. Il me connaissait assez pour ça.

Incroyable, mais Pascal se rappelait des trucs que je lui racontais... Il avait raison; je ne lui aurais jamais permis de m'approcher sans ça, même si ça m'aurait fait souffrir.

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Décembre 2018 - La fin d'un long rêve éveillé! (1)

Publié le par JaneDo

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Décembre 2018  - La fin d'un long rêve éveillé!  (1)

Après ce que Pascal avait dit devant toute la clique de nos amis, j'avais le cœur brisé. Thomas lui avait dit d'arrêter, et j'avais tourné les talons. Thomas m'avait accompagnée en haut des escaliers, et j'ai dis que j'avais besoin d'être seule.

J'avais vu Pascal discuté avec 2 types que je n'avais jamais vu avant au chalet. Il avait l'air en colère, alors après un moment, j'ai été le rejoindre et lui avait juste pris la main quant il a tourné sa colère contre moi en me disant toutes ces horreurs. J'ai d'abord cru qu'il plaisantait, alors j'ai voulu lui prend à nouveau la main et il l'a retirée brutalement, et a commencé à me rejeter.

J'ai encore honte d'avoir souri et pensé qu'il plaisantait, et même d'avoir osé aller vers lui... Je rougis en pensant à la manière qu'il m'avait rejetée, repoussée. J'ai tellement mal.

J'ai dû rentrer en taxi, étant donné que j'étais venue avec Pascal. Peut-être que j'aurai dû rester pour lui parler une fois qu'on serait seul dans la chambre? Non. S'il m'aurait jeté de la chambre, j'aurai eu l'air encore plus idiote. Et j'avais trop mal pour pouvoir aligner 2 mots sans fondre en larmes. Dire que quelques jours plus tôt, on était heureux à coocooner chez lui.

Pourquoi? Si seulement je comprenais pourquoi? Qu'est-ce qui s'était passé?

Il avait dû se passer quelque chose chez ses parents le jeudi soir. Il avait été distant en rentrant. Ce qui était aussi bizarre, c'est le fait qu'il se soit éloigné pour parler avec Jess au téléphone.

D'habitude, il ne faisait pas autant de cinoche. Il ne s'était jamais comporté comme ça avant. En tous cas, pas avec moi! Mes alarmes s'étaient déclenchées, mais j'ai pensé que j'exagérais. Il n'avait presque pas desserré les dents le reste de la soirée.

J'avais eu l'impression qu'il y avait un précipice entre nous quant on s'est couché. Là aussi, je me suis dit que ça ne s'était peut-être pas bien passé chez ses parents c'est tout...

Sur la route, en allant à Gstaad, Pascal m'avait paru normal. Il semblait que ce qui l'avait abattu le soir d'avant s'était envolé. Il était peut-être moins souriant que d'habitude, soucieux peut-être, mais rien ne présageait ce qui s'est passé ensuite. Dans la voiture, il avait pris ma main dans la sienne, l'avait serrée un peu fort, avait embrassé la paume de ma main qu'il avait gardé dans la sienne pendant presque toute la route... alors pourquoi? Est-ce qu'un homme qui s'apprête à vous gicler agirait comme ça?

C'était donc fini? Comme ça? Tout bêtement, sans prévenir? Comment est-ce possible?

Maintenant, je ne savais plus quoi faire. Je me sentais vide et horriblement blessée. La honte me donnait chaud. Si je ne retournais pas au chalet, j'aurai l'air de fuir. Ensuite, je n'oserai plus y retourner du tout. Et j'avais mal au cœur que les fêtes allaient arriver, et que j'étais au fond du puits, le cœur brisé en mille morceaux. L'idée que j'allais passé une fois de plus des fêtes de merde me rendait super triste.

Et Pascal me manquait tellement. Je ne comprenais pas. Il ne m'avait pas appelée. Je comprenais presque son empressement à m'aider à déménager mes affaires. Bizarre que les pires douleurs ne sont pas visibles. Un cœur brisé ne se voit pas, la douleur constante qui coule dans vos veines non plus. Pas de traces, pas de blessures visibles, rien. Tout est dedans, et mon pauvre ami, ça fait plus mal que tout.

Après toute une semaine sans avoir de nouvelles de Pascal depuis ce funeste vendredi soir, et toute une semaine sans le voir, malgré la gêne de me pointer au chalet, j'avais trop envie de le voir pour ne pas y aller. Thomas seul m'avait donné des nouvelles et m'avait gentiment invitée au chalet comme d'habitude.

Il avait d'abord voulu savoir si j'avais envie d'y aller, et m'avait assurée que je n'avais pas à faire attention à Pascal. J'avais autant le droit d'y être que n'importe qui. Dans la discussion, il m'a aussi dit que j'aurai l'air de fuir. Puis, je n'étais pas obligée de lui adresser la parole. Pourtant, il voulait que je fasse l'effort de me montrer joyeuse, bien, et ne pas avoir l'air de mourir de tristesse. Je sais qu'il disait ça pour mon bien.

Je me suis donc mise en condition de jouer le rôle...

Pour ne pas y aller toute seule, je suis montée avec Caroline. Bien sûr, elle a voulu savoir comment j'allais, comment je me sentais, si j'avais les boules de le revoir, si j'avais l'intention de lui parler, etc. Évidemment, elle avait été aussi choquée et n'avait pas eu de ses nouvelles non plus. Forcément, Pascal avait dit que Caro aussi n'avait été qu'un amusement. Il l'avait incluse dans le même paquet que moi.

J'étais déjà dans la peau de mon personnage dès le moment où je l'avais appelée. Toute la semaine Caro avait essayé de me joindre. J'aurai peut-être dû répondre. Ça aurait évité ce torrent de paroles qui m'empêchait de me concentrer.

J'ai prétendu que j'allais bien maintenant. Sur le moment, j'avais été prise au dépourvu, choquée, que je ne comprenais toujours pas ce qui a provoqué une telle réaction de la part de Pascal. Puis, je lui ai demandé ce qu'elle pensait à propos des vacances? Si Pascal avait déjà prévu de nous jeter? Comme moi, Caro pensait que oui.

Du coin de l’œil, j'ai tout de suite su où Pascal était en entrant dans le chalet. Le cœur serré et les jambes molles, j'ai été dire bonjour à Thomas qui était à 2 pas de lui. Je me suis sentie obligée de saluer Paul, qui était avec Pascal. J'ai fait la bise à Paul, et Mathias aussi, à Pascal, j'ai juste fait un signe de la tête en souriant.

J'ai ressenti un petit pincement au cœur, parce que je crois que si j'avais tenté de lui faire la bise aussi, il se serait reculé. Je crois que je le connais assez pour pressentir ses réactions.

Pascal s'était redressé quant j'ai approché, étant grand, trop grand pour que je puisse l'atteindre s'il se tient droit, j'ai deviné. De toute façon, je n'avais pas l'intention de lui faire cet honneur.

Caro et moi, nous nous sommes changé vite fait, comme Thomas nous a averti qu'on sortait manger. Au resto, je me suis mise le plus loin possible de Pascal et je l'ai ignoré. Jess, sa tellement mieux femme, n'était pas là, et il était en grande conversation avec une tarte assise à côté de lui. Pendant tout le repas, j'avais la chair de poule. J'aurai dû me mettre à côté de Thomas! Donc, après, au Bar, je l'ai un peu collé.

Comme toujours, Thomas a été mon sauveur. Après quelques verres, l'anxiété et les pincements au cœur se sont atténués. Et je riais et m'amusais de bon cœur. En boîte, j'ai dansé et dansé. Je me sentais bien. Peut-être que la Vodka y était pour quelque chose. Je ne faisais pas attention à Pascal, mais je suis tombée nez à nez avec lui quelque fois.

Du coin de l’œil, j'ai vu qu'il m'observait et avait l'air surpris de voir que j'allais bien. A un moment, quant on s'est croisé au bar, alors que j'étais venu me chercher de l'eau glacée, Pascal m'a demandé si j'allais bien. Quel culot!!! J'ai fait comme si je ne l'avais pas entendu. Je suis partie sans même le regarder. Transparent. Dans les parois vitrées, j'ai vu qu'il s'était retourné pour me regarder.

Je n'ai pas perdu mon temps à essayer de savoir si ma réaction lui faisait de la peine ou pas. Rien à foutre. Enfin, je dis ça, mais j'essayais juste de ne pas penser à Pascal.

Je me suis couchée aussitôt de retour au chalet. J'avais pas mal bu et j'étais...

Le dimanche, au petit déjeuner, j'ai remarqué la présence des 2 types bizarres de l'autre fois. Ils n'avaient pas l'air de connaître qui que ce soit! Même à la même table, il avait l'air d'être à l'écart. Étrange. Pascal et Thomas les ont salués pourtant. Bizarre bizarre. Pascal m'a adressé la parole pour me demander de lui passer le jus d'orange, encore une fois, je l'ai ignoré. C'est Caro qui le lui a passé.

Elle aussi avait la tête du "lendemain". Tout comme moi, elle n'avait pas lésiné sur le whisky-coca, et elle avait mal à la tête. La mannequin maigrichonne, avec qui Pascal discutait au restaurant hier soir, était assise à côté de lui et se collait à son épaule pour lui parler à l'oreille. Pfff. Contente de voir que ça le faisait sourire.

J'avais de nouveau la boule au ventre et des pincements au cœur de le voir à jeun... Le voir qui semblait si heureux après m'avoir brisé le cœur me faisait super mal. Je le détestais et l'aimais en même temps. Je n'arrivais pas à réaliser que c'était fini fini. Ça me faisait trop mal. Il me manquait, chaque fibre de mon corps souffrait. J'étais vide et à fleur de peau à l'intérieur. C'était si difficile de faire semblait d'être bien.

Le pire, c'était de sentir que Pascal m'ignorait, comme si je n'avais jamais compter pour lui.

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Novembre 2018 - Problèmes à l'horizon!

Publié le par JaneDo

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Novembre 2018  - Problèmes à l'horizon!

Évidemment, tout se passait trop bien! Il fallait bien que quelqu'un ou quelque chose vienne nous emmerder! Pascal était adorable, c'était plutôt facile la vie avec lui. Sans compter que j'adore son appart, c'est spacieux, au bord du lac. Bref, c'est toujours comme ça, quant on est trop bien, trop heureux, forcément faudra en payer le prix. En général, c'est aussi pénible que dans l'autre sens.

Les parents de Pascal y était pour beaucoup. Ils voulaient que je quitte cet appartement. Bien sûr, que je quitte leur fils aussi. Mais, le message principal, délivré en face, était que je devais foutre le camp d'ici.

Les parents à Pascal avaient été très futé; depuis le temps que Pascal voulait qu'ils m'invitent chez eux, dans leur villa au bord du lac, près de Cologny. Hmmm! Je n'avais pas envie d'y aller, et j'avais cent fois raison. Il était évident que l'idée même d'inviter la maitresse de leur fils était une insulte envers Jess.

A leur place, je ne l'aurai certainement pas fait. J'aurai été à 100 pour 1000 contre. Non mais!

Hélas, une fois l'invitation lancée, j'aurai été mal placée de ne pas y aller. Donc, de mauvaise grâce, j'ai dû me faire violence et accompagner Pascal. Inutile de dire que j'étais en nage avant même de franchir la porte d'entrée au bout du parc immense qui entourait la superbe maison.

Je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir en Suisse, des maisons aussi luxueuses, aussi luxueusement décorées de l'extérieur comme de l'intérieur. Pas surprenant qu'ils ont tout un système de surveillance des plus sophistiqué. Wahhh, si Pascal en avait un pareil, il aurait été impossible d'approcher de son appart sans être vu ou filmé... Jeez!

J'étais dans mes petits souliers, et je me sentais super mal fringuée. Ils avaient tous l'air sur leur 31, moi non. Habituel jean et t-shirt avec un pull large par dessus. Peut-être un peu trop large. Afff, je me sentais pas fagotée. J'étais surprise de voir qu'ils avaient du personnel qui travaillait le soir pour faire le service. Le dîner valait les plus grands restaurants que je connais. C'était délicieux.

C'était embarrassant que sa femme, Jess, soit aussi là. Ils l'ont placée à côté de Pascal et moi, de l'autre côté de la table, toute seule. Super! Pascal n'a pas fait attention à ce petit détail. J'ai eu droit au 3ème degré; interrogation, questions, etc... Jess n'était pas en reste. Les questions les plus désagréables venaient d'elle. Ça n'a pas plut à Pascal, ni à moi. J'ai esquivé le maximum.

Quant sa maman m'a demandé pourquoi je ne répondais pas, je lui ai dis que pour moi, parler de choses privées et personnelles, étaient comme donner un bout de moi. Et c'était pas quelque chose que je faisais facilement. Sa maman a voulu en savoir plus, savoir pourquoi je pensais de cette manière. Alors j'ai expliqué; je n'aimais pas donner un bout de moi à des gens que je ne reverrais peut-être jamais, ou qui n'en ont rien à cirer.

Puis, son père m'a demandé de le suivre, il voulait me parler. Pascal a essayé de se mettre entre deux et insisté pour m'accompagner. Il ne voulait pas me laisser seule avec son père. Toute façon, difficile de ne pas s'exécuter.

Je l'ai suivi le long du long couloir qui menait à son bureau. Les murs étaient couverts de livre du sol au plafond. Si j'avais osé, j'aurai bien jeté un coup d’œil par curiosité. Je me suis sentie écrasée. Il m'a fait signe de m'asseoir après avoir lui même pris place dans le fauteuil près de la fenêtre et pas derrière son bureau. Il espérait probablement me mettre à l'aise. Ce n'était pas le cas. Non, je mens, c'était le cas.

Je voyais bien qu'il ne savait pas comment aborder le sujet pour lequel il m'avait fait venir dans son bureau. Je crois que l'invitation à dîner n'avait pas d'autre but que de me parler face à face.

Après un moment de silence qui m'a paru éternelle, alors que j'essayais très fort de ne pas me tortiller dans le trop large canapé, il a simplement commencé sa phrase par; "Ok, let's cut to the chase" (ne tournons pas autour du pot). Et il m'a clairement signifié qu'il voulait que je quitte l'appartement de son fils. Il m'a alors donné une liste d'appartements, tous sur Lausanne et environs. Son père m'a dit que je pouvais avoir celui que je voulais.

C'était des 2, 3 et 4 pièces. Je n'avais qu'à aller les voir et celui que je voulais sera à moi. Aussi simple. Hum... que dire!

Évidemment qu'ils savaient que je cherchais quelque chose. Que j'avais dis que je n'étais chez Pascal qu'en attendant de trouver un appartement. Donc, j'ai fait bonne figure, souri, remercié pour la liste, mais refusé le chèque de 25'000CHF pour m'aider à m'installer. Avant de me tendre le chèque, il m'avait dit que si j'avais besoin de plus, je n'avais qu'à demander. Un coup de fils, même à sa secrétaire s'il n'était pas atteignable, et l'argent serait transféré sur mon compte.

Mon refus ne l'a pas tellement surpris, étant donné que j'avais déjà refusé des sommes plus conséquentes quant il m'avait demandé de quitter Pascal.

Afff, je n'avais pas vraiment envie de partir tout de suite... J'étais bien chez Pascal et ça allait trop bien pour l'instant.

Dans la voiture, j'ai raconté à Pascal ce qui s'était passé, en omettant de parler du chèque. Pascal était furax, il m'a dit que je ne devais pas me presser, qu'on était bien et qu'on avait pas à obéir aux ordres de son père. Il a même voulu faire demi tour pour aller les engueuler. Je ne voulais pas que son père sache que j'ai été tout lui rapporter.

Thomas savait ce qui s'était passé. Il m'a dit que je devais me méfier, son père n'aimait pas qu'on ne fasse pas ce qu'il demande. Qu'il y aurait des répercussions.

Thomas avait raison; ma famille a recommencé à avoir des problèmes, moi aussi avec le boulot. Et ça, ça me foutait les boules. Je ne voulais pas perdre ce travail. C'est mon gagne pain, et sans ce boulot, je ne pourrais pas subvenir à mes besoins. Toute ma famille et moi avons commencé à avoir de petits ennuis par-ci par-là. Des déraillements.

Une semaine après ce souper, j'étais encore chez Pascal, alors les choses se sont intensifiées. La secrétaire de son père m'a appelée pour me demander si rien sur la liste ne me plaisait. S'il fallait qu'elle cherche autre chose, quoi? J'ai dis que ça allait très bien, que je n'avais besoin de rien.

Ses parents ont commencés à l'inviter à souper chez eux plus souvent, sans moi bien sûr. Il rentrait chaque fois de mauvais poil, et me serrait très fort dans ses bras. Pour finir, il ne voulait plus y aller. Il était content qu'on ait à aller au chalet le week-end, pour mettre le plus de distance possible entre ses parents et lui.

Arhhh, pour ne pas trop l'accabler, et parce que je suis comme ça, je défendais quand même ses parents, en disant qu'ils cherchaient seulement à le protéger et voulaient ce qu'il y avait de mieux pour lui. Même s'ils ne savaient pas ce que ça pouvait être.

Pascal trouvait que j'étais trop gentille de chercher à les comprendre. Lui ne voulait pas qu'ils continuent à plonger leurs nez dans ses affaires, ou dans sa vie. A vrai dire, ça commençait à me peser sur le moral. J'aurai voulu qu'ils nous laissent tranquille. On était si heureux avant de les avoir sans arrêt sur le dos. Et on les avait tout le temps sur le dos!

La maison de mon père s'était libéré. La famille qui y habitait venait de déménager. Je pouvais l'avoir si je voulais et j'ai dis  mon papa que je le prenais. C'était dans un petit village, et j'étais près d'une de mes sœurs. J'avais un jardin si je voulais reprendre un chien. Il ne manquait que la cheminée. A la place, il y avait un fourneau à bois. Ça vaut pas la cheminée, mais c'est cool aussi.

Jess est revenue s'incruster chez Pascal...

Pendant notre absence, elle avait descendu ses affaires, et s'était réinstallé dans sa chambre. Ma chambre en fait et celle de Pascal. Comme j'ai été la première à rentrer, j'ai été la première à me trouver confrontée à la situation. Décemment, je ne pouvais pas lui dire de s'en aller. J'ai attendu le retour de Pascal. J'avais mal au cœur, pour finir, j'ai l'impression de ne lui causer que des problèmes.

Pascal allait rentrer et devoir encore se prendre la tête avec Jess. Pourquoi me détestaient-ils tous à ce point? Qu'est-ce que j'avais bien pu faire de mal à part aimer cet homme? Et pourquoi je n'aurai pas le droit de l'aimer? Et d'être aimée de lui? Ok, d'accord, il est marié, mais je ne savais pas qu'il était sur le point de se marier quant je l'ai connu. Et, j'étais déjà accrochée quant je l'ai appris.

Arh, tellement surprise par la présence de Jess, j'avais oublié que Pascal avait l'entrainement ce soir. Je me sentais mal à l'aise et ne savais pas comment réagir, ni où me mettre. Pfouhhh. Pour finir, je me suis installée dans un des fauteuil, et me suis mise à lire. Jess avait déjà pris possession de la télé, et je ne voulais pas me battre avec elle.

Le sourire de Pascal a fondu dès qu'il a passé la porte. Il est venu m'embrasser et lui a demandé ce qu'elle faisait là. Elle lui a dit qu'elle avait décidé que sa place était ici, après tout, c'était aussi chez elle.

L'expression de Pascal s'est figé. Il lui a dit qu'elle devrait arrêter de plaisanter et retourner chez les parents. Elle était mieux là-bas. Jess a refusé. Avant qu'ils se prennent la tête devant moi, j'ai filé. J'ai été m'asseoir au bout du ponton.

Dans ma tête, ça fumait grave. Que faire? Ce n'était pas chez moi, donc je ne pouvais pas lui demander de partir. Pascal, étant bien trop gentil, même s'il ne s'en rend pas compte, allait encore se faire marcher dessus par Jess.

Qu'est-ce qu'il allait faire? Il ne pouvait décemment pas lui dire de dégager de sa chambre, parce que maintenant, c'était ma place! Elle savait très bien que sa présence ici allait me mettre mal à l'aise. Ça allait tout bousiller.

Vu de l'extérieur, je dirais; bien vu ma petite! De mon point de vue; poisse!

Après une petite demi-heure, Pascal est sorti me chercher. Il ne savait pas quoi faire. S'il la fichait dehors, ce sera la bagarre, et ses parents prendraient bien sûr sa défense, et non le sien. S'ils venaient à intervenir, j'aurai l'air de faire chier et vouloir m'incruster. Je serais encore la méchante de l'histoire.

Ce soir là, Jess a accepter de dormir dans la chambre d'ami. Elle aurait voulu qu'il dorme sur le canapé. Il travaillait le lendemain et n'était pas d'humeur à passer la nuit à se disputer avec elle. Pourtant, elle ne l'a pas lâché et continuait à le provoquer. Quant ce n'était pas après lui qu'elle en avait, c'était moi. Et Pascal était obligé de se mettre entre deux.

Et elle n'arrêtait pas... Comment est-ce qu'il imaginait qu'elle allait tolérer cette situation? Qu'elle passait pour la conne de service? Il ne pouvait pas lui faire ça. Est-ce qu'il avait pensé à ce qu'elle ressentait? Est-ce qu'il trouvait normal son comportement? Mon comportement? J'étais sensée partir, mais cela faisait 2 mois que je squattais chez eux. Qu'est-ce qu'il allait faire? Comment est-ce qu'il pensait résoudre cette situation? Et blabla et blabla...

Elle n'a pas dit chez lui, mais chez eux!! Pascal ne disait rien, mais l'expression de son visage disait tout; il était excédé.

Pascal m'avait demandé de m'imposer, mais je me sentais drôlement mal placée. Le soir après, Jess a voulu dormir avec Pascal, et n'osant pas m'interposer, je n'ai pas chipoté et je me suis glissée dans la chambre d'amis, avec le cœur dans les chaussettes à l'idée que ce soit elle qui passe la nuit avec Pascal. Mais, il est venu dormir dans la chambre d'amis.

Oh, on a pas pu dormir tout de suite, Jess l'a suivi et faisait chier pour qu'il retourne dans leur chambre. Pascal a dû lui rappeler que c'était son appartement, pas la sienne. Qu'ils avaient des accords qu'elle ne respectait pas.

Pour avoir la paix et pouvoir dormir, parce qu'il travaillait le lendemain, il l'a laissé parlé, lui casser les oreilles, et quant elle en a eu marre parce qu'il ne répondait pas, elle s'est mise à nous faire le coup des larmes. Au bout d'un moment, Pascal a eu pitié sans doute et l'a consolée. Mais il voulait dormir avec moi. Après l'avoir couchée, et attendu qu'elle dorme, il est venu me rejoindre.

Inutile de dire qu'on était pas d'humeur à s'envoyer en l'air. D'ailleurs, depuis les 2 jours qu'elle était là, Pascal ne m'avait pas touchée. Faut dire que j'étais franchement pas d'humeur non plus. J'aurai eu peur qu'elle s'amuse à débarquer dans la chambre. Ce qui m'ennuyait aussi, c'est que tous les soirs elle l'empêche de se reposer et de dormir. Le pauvre était crevé. La cohabitation n'était pas idéale!!!

Ça m'emmerdait qu'elle pense avoir gagné, mais après 5 jours dans cette ambiance épouvantable, j'ai annoncé que j'avais trouvé quelque chose et que j'allais bientôt déménager. En fait, j'avais commencé à préparer la maison pour m'y installer. J'avais repeints moi-même le tout le salon, et j'avais commencé aussi à repeindre ma future chambre.

J'avais proposé à Tchoy, mon meilleur ami et squatteur de venir habiter chez moi. Il aura enfin de la place pour son fils, puisqu'ils auront chacun leur chambre. Il s'était déjà installé dans la maison. Alors que je faisais les travaux dans la maison, je commençais déjà à regretter ma gentillesse et proposition; il ne foutait pas une rame. Quel tire au flanc. Il ne travaillait pourtant pas, et chaque fois que j'allais à l'appart, il roupillait!

Début décembre, j'avais prévu de m'installer là-bas. L'anxiété de partir et de ne plus être auprès de Pascal tous les jours me bouffait l'estomac. J'aurai tellement voulu encore profiter un peu. Tout allait si bien entre nous deux, j'étais heureuse avec lui et il était facile à vivre.

Par contre, les ennuis continuaient à pleuvoir pour moi et ma famille. Je me doutais bien que c'était orchestré par le père de Pascal, mais je ne voulais pas, comme Jess, lui casser les oreilles, ni lui causer des problèmes avec ses parents.

Et il y a eu le clash... l'horreur sans nom... et ça, juste avant que je parte de chez Pascal... J'en ai encore mal au ventre rien que d'y penser. Et le cœur brisé.

C'était le dernier week-end du mois, on était à Gstaad, et je ne sais pas pourquoi, ni ce qui a provoqué une telle réaction de sa part. Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit pour qu'il me sorte toutes les méchancetés qu'il m'a sorti;

"Pascal m'a demandé si je pensais sérieusement qu'il était amoureux de moi? Si j'y avais vraiment cru? Si je pensais pouvoir me comparer à sa femme? Que je n'avais été qu'un bouche-trou. Qu'il s'était bien amusé, mais maintenant, c'était assez. Que je devais me regarder dans une glace et me demander si vraiment je pensais être mieux que Jess. Qu'il était content de me voir enfin partir de chez lui. Qu'il avait voulu être sympa, mais que je commençais à m'incruster. Etc etc."

Et devant tout ceux qui était dans le grand salon. Je n'ai rien dit. Je n'aurai pas su quoi dire... Les larmes ont sautés dans mes yeux, mais par fierté, je me suis retenue de pleurer. Je me suis sentie humiliée, ridicule, et mal dans ma peau pour la première dois depuis 10ans.

Les lèvres pincées, je l'ai écouté parlé sans dire un mot, ensuite j'ai tourné les talons pour monter dans ma chambre. Là, je me suis laissée aller à pleurer. Très vite, j'ai arrêté, je ne pouvais pas avoir les yeux tout boursouflés en descendant tout à l'heure. J'ai refait mon sac et je me suis assise sur le lit pour attendre qu'ils sortent tous pour partir discrètement de mon côté.

Caro est montée vers moi, et j'ai tenté de faire bonne figure. Mais ma voix était remplie de larmes. Caro était presque aussi choquée que moi. Elle ne comprenait pas et a essayé de me demander si j'avais senti venir. Mais non, je n'avais rien soupçonné du tout... Et je ne comprenais pas... Pascal m'avait brisé le cœur à coups de marteau.

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Octobre 2018 - Vivre ensemble

Publié le par JaneDo


Octobre 2018  - Vivre ensemble

Vivre en couple, ce n'est pas pour moi. Ça je le sais. Je n'ai jamais voulu avoir d'enfants, ni même me marier. Je n'ai pas envie de faire de compromis non plus. J'ai donc toujours su, très jeune que, tout ce mambo-jumbo pour lequel on nous programme,  n'était pas ma tasse de thé!

Sachant que je ne voulais pas vivre avec le même homme, ou avec un qui va se prendre pour mon nouveau tuteur ou chef! Je savais que je n'aurai pas d'enfants. D'ailleurs, j'ai jamais ressenti ce soit-disant "urge" à avoir un gosse. Ou si j'avais eu l'idée ou "l'appel", simple, j'aurai choisi le candidat moi-même, et n'aurais jamais laisser qui que ce soit m'imposer un mâle génétiquement inapproprié, comme cela se fait trop souvent de nos jours.

Il y a des gênes qui ne devraient pas être reproduit. Mais ça, c'est ma vision perso.

Je me suis rendue compte que j'étais excitée par le retour à "la maison", ma nouvelle maison. J'étais contente d'avoir Pascal pour moi toute seule. Contente de passer mes nuits dans ses bras. Je me sentais en sécurité. Et ça me rendait flemmarde. Je ne cherchais pas activement un appart, comme j'aurai dû.

Je crois que je commençais à m’empâter dans le confort et le bien-être. Je reportais tous les jours à demain. Je savais aussi que les parents à Pascal étaient... furieux de me savoir chez lui. Ils voulaient me voir disparaître presto. Jess aussi.

Tout se passait super bien avec Pascal. La plupart de nos week-ends, on le passait à la maison. J'avais même pris l'habitude de faire de longues balades au bord du lac, quant je m'apprête à travailler ou à peindre. Pascal rentrait presque toujours directement après le travail. Si je n'avais pas fais à manger, c'est Pascal qui s'y collait. On passait des soirées géniales ensemble. On n'avait pas vraiment envi de sortir traîner dans les bars ou boîte. Encore moins d'être entouré de nos copains.

On commençait vraiment à devenir un de ces couples super ennuyeux et qui ne faisait plus grand chose. On passe aussi beaucoup de temps sous la couette :))

Ok, je savais que ça n'allait pas être comme ça indéfiniment, c'était juste parce qu'on venait d'emménager ensemble, c'est tout. Mais ces moments en tête à tête rien que les deux, c'était trop bien. J'aimais bien aussi quant certains de ses copains passaient le dimanche pour faire de la musique. Parfois, en vrai groupie, je m'affalais dans le fauteuil de la salle de musique et je les regardais jouer, discuter des morceaux, recommencer, etc. C'était juste chouette d'être près de lui.

Ça lui arrivait parfois de travailler à la maison, et ça aussi j'aimais. Une de ses collègues est passée un soir, ils travaillaient ensemble sur un projet. Pour les laisser travailler tranquillement, je n'ai pas allumé la télé. De toute façon, j'en avais pas besoin, j'avais des tonnes d'autre chose à faire, comme par exemple lire, peindre, travailler à mon tour...

Ça nous arrivait aussi d'aller marcher le long du lac le soir... des moments précieux.

Bien sûr, je ne suis pas stupide; je savais bien qu'il voyait Caro en douce, mais en tous cas, je ne le ressentais pas. Elle passait parfois la soirée sur la terrasse avec nous, tant qu'il faisait encore beau. Mais, elle rentrait toujours chez elle après. Thomas avait recommencé ses pré-soirées chez lui, ça nous arrivait d'aller prendre un verre avec tout le monde. Quant ils partaient pour aller en ville faire la fête, nous on rentrait profiter d'être ensemble.

Comment je sais qu'il voyait Caro??? Ben, un soir, il m'a demandé si j'avais envie d'aller prendre un verre avec les autres au Time-Out. J'en avais pas envie, mais je l'ai encouragé à y aller. Après avoir lu un moment, et avant de me plonger dans une série sur Netflix, j'ai pensé passer vers Caro pour prendre un verre. Hum... en arrivant chez elle, j'ai su que Pascal était venu chez elle au lieu d'aller prendre un verre avec toute l'équipe.

Il aurait été drôlement emmerdé si j'avais eu l'idée d'aller les rejoindre... Je suis retournée à la maison et je n'en ai pas parlé. Il ne sait pas que je sais. Pascal est rentré vers les 2h du matin. J'ai bien sûr noté qu'il a pris une douche, mais je pouvais quand même sentir le parfum de Caro. Ou est-ce que c'était parce que je savais où il était et avec qui? Je l'observais aussi, pour que la prochaine fois, je puisse détecter s'il voyait une autre femme, ou tout simplement Caro.

Fin octobre, un vendredi soir, Pascal m'a ouvertement dit qu'il allait manger avec Caro. Il m'a dit que si ça me dérangeait, je devais le lui dire, et il n'irait pas. Je me demande encore pourquoi? Est-ce qu'il préférait ne pas me le cacher? Je ne sais pas si j'ai envie qu'il me dise en face quant il la voit. Je crois que c'est pour ça que je ne lui avais rien dit pour l'autre soir.

Je sais très bien qu'il passe chez elle le dimanche quant il prétend aller faire son jogging! Et je crois bien que je préfère continuer à faire semblant de ne rien savoir!

On a eu aussi quelques petits problèmes avec Jess et les parents à Pascal. Hmmmm, ça, je m'y attendais. Pour l'instant, ça ne me pose pas trop de problèmes, Pascal fait barrière. Thomas et moi continuons à nous voir. Il évite autant qu'il peut de débarquer chez Pascal et préfère m'appeler la journée, même si je suis juste en-dessous de chez lui. On essaie de ne pas laisser les problèmes familiaux scléroser notre amitié.

Pascal a essayé de forcer ses parents à m'inviter chez eux. Je n'y tenais pas. Je préfère garder mes distances.

Thomas a commencé à parler d'ouvrir le chalet à Gstaad. Afff, je ne suis pas impatiente. Pour l'instant, j'aime passer mes soirées et mes week-ends seulement avec Pascal. J'aime à fond ces moments de pure bonheur qu'on passe à la maison. J'adore le voir cuisiner, jouer à la guitare ou au piano, comme le regarder tout concentrer quant il emporte du travail à la maison.

Bien sûr, Pascal a sans arrêt des soirées avec le boulot, les entrainements ont recommencés, les galas et soirées auxquels lui et Thomas ne peuvent pas échapper, à cause de ses parents. Je crois qu'ils aiment aller au chalet, parce que ça empêche ses parents de l'obliger à aller à ces évènements. Moi, ça ne me gêne pas trop, j'aime bien rester à la maison à lire.

Je continue à mentir à ma famille en disant que je suis chez une copine. C'est Caro est ma couverture.

Depuis que je suis chez lui, je me repose vraiment. Je n'ai plus besoin de sortir tous les week-ends pour le retrouver. Ce qui est chouette, c'est que quoi qu'il fasse, il rentre en fin de compte à la maison. C'est avec moi qu'il fini ses journées, qu'il passe ses nuits. Je peux m'en mettre plein les yeux de ses sourires, ses rires, et écouter sa voix. Ça doit être ça vivre en couple!

Quand même, faut vraiment que je me secoue et que je commence à sérieusement chercher un appart


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Septembre 2018 - Vacances à Naxos (2)

Publié le par JaneDo

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Septembre 2018  - Vacances à Naxos  (2)

Alors j'ai su que Caro avait juste fait semblant de dormir pour nous laisser un peu d'intimité. J'allais en faire autant. Ils s'étaient retournés en direction de la porte, j'ai fait celle qui cachait ses yeux. Gros efforts pour qu'ils voient que je souriais. Ils méritaient aussi que je les laisse tranquille.

J'ai vite ramassé mon bouquin, et mis l'étiquette "DO NOT DISTURB" (Ne pas déranger) et je suis descendue au bord de la piscine les attendre.

J'ai lu tranquillement au bord de la piscine. On a fait servir le petit déjeuner sur près de la piscine, au lieu de le prendre dans la chambre. Les 2 filles d'à côté ont voulu se joindre à nous. Difficile de dire non. J'aurai dû choisir une plus petite table. Caro et Pascal était tous les 2 un peu embarrassés. Je me demande bien pourquoi.

Donc, l'intervention des 2 invités surprises a été la bienvenue pour eux j'imagine.

Cathy, la sœur de Margot, a demandé à Pascal s'il voulait bien être son partenaire au Tennis. Pascal lui a demandé s'il ne faisait pas un peu chaud pour jouer, et aussi, on avait déjà des trucs de prévu, alors ça allait être difficile.

Cathy a dit qu'elle avait juste besoin de savoir quant il pouvait et fera la réservation.

On lui a dit qu'on allait faire un tour sur l'île, puis manger quelque chose quelque part. Peut-être qu'on trainera dans la zone commerciale, et probablement rentrer. Ou on rentrera après avoir mangé, on ne savait pas. Elle a dit qu'elle s'adaptera. Puis, poussant sa chance, elle a demandé si elles pouvaient venir avec nous pour la balade. On s'est regardé un peu surpris. Là non plus, on ne savait pas comment les envoyer sur les roses gentiment et poliment.

J'ai remarqué qu'elles nous observaient. Probablement pourquoi elles nous ont suivis. On a tellement marché. Je me suis dit que c'était la première et dernière fois que je faisais une telle expédition. Marcher comme ça des heures, je n'aimais pas ça, même si les petites ruelles, les maisons étaient magnifiques. C'était une chouette balade. J'ai apprécié que Pascal et Caro aient marchés lentement pour moi. Gentille attention.

D'entrée, Pascal m'avait prise par la main. Il passait son bras autour de mes épaules, mais il faisait sacrément chaud, alors j'enlevais son bras pour lui donner la main. Caro marchait à côté ou derrière nous. Elle discutait avec les filles. Elle a toujours eu de la facilité pour engager la conversation avec tout le monde.

Parfois, Pascal prenait Caro par la taille ou par la main quant je restais en arrière à discuter avec les filles ou que je trainais à regarder des trucs sur les étales devant lesquels on passait. Vers midi, on s'est laissé tombé sur une terrasse. J'étais soulagée. Après un moment à tourner autour du pot, Cathy a finalement demandé qui sortait avec qui.

Ça ne la regardait certainement pas. Comme elle insistait, Pascal lui a dit que j'étais sa copine. Cathy m'a regardé de travers, puis Caro, puis a plongé sa tête dans son assiette. Elle était un peu trop curieuse. Non mais.

Les jours suivants, j'ai passé le plus clair de mon temps sur notre terrasse à pratiquer mon sport favori; lire. Pascal et Caro se crevaient à faire du sport, des randonnée à travers l'ile. Très peu pour moi.

Pascal passait beaucoup de temps avec Caro la journée. C'est elle qui l'accompagnait partout; ils faisaient du sport, jogging du matin, les tours dans l'ile. Je n'ai été avec eux que quelques fois, et parce que Pascal avait un peu insisté.

Ils ont même été ensemble sur une des iles voisines et faire de la plongée ensemble. Ils avaient failli dormir sur place. Mais Pascal n'a pas osé. Heureusement. Je crois que ça m'aurait fait péter un câble sur le moment. Après réflexion, je crois que j'aurai très bien accepté.

Pascal m'a dit qu'il faisait attention avec Caro. Il ne voulait pas faire quelque chose qui risquait de créer des problèmes entre nous deux, ou nous trois, ou qui risque de m'énerver.

C'était chouette de faire les boutiques ensemble, manger au resto, autrement, je préférais rester à l'appart-hôtel. C'était plus tranquille et c'était mon idée de vacances, pas courir sous la chaleur torride marteler les trottoirs et les ruelles des bleds.

La plupart du temps, la journée, j'aimais rester seule à l'appart à lire. Je descendais de temps en temps nager un peu, mais je remontais vite m'isoler sur la terrasse.

Pascal a joué au Tennis avec Cathy, le jour même de la balade avec les filles du Valais. Cathy avait tout une ribambelle de questions. Elle n'a pas arrêter de le harceler de questions. Elle prétendait vouloir comprendre. Elle voulait savoir qui était sa réelle copine. Pauvre Pascal.

Il m'a dit en rentrant que Cathy lui a carrément balancé qu'il lui plaisait. Et comme on avait l'air d'être un couple libre et qu'on vivait une relation ouverte, sans tabou ou barrière, et que c'était les vacances... Elle lui a proposé de faire un petit détour ou saut dans son appart... D'abord, ça m'a fait rire.

On était tous les trois, donc avec Caro. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait, si sa proposition l'intéressait. J'ai demandé à Caro ce qu'elle en pensait, mais en disant que c'était à Pascal de décider. Moi, je n'interviendrais pas, tant qu'il resterait le plus discret du monde. Caro n'a rien dit au début, puis tout à coup, elle a dit qu'elle était contre et elle s'est tirée en boudant pour aller s'asseoir sur une des chaises longues de la piscine.

Il n'y avait presque personne à cette heure, tout le monde se préparait pour le dîner. On pouvait le prendre sur notre terrasse ou dans la salle à manger en bas. On avait décidé de dîner en bas.

Caroline partie, j'ai demandé à Pascal si la proposition de Cathy l'intéressait. Je voulais savoir ce qu'il voulait faire. Question de savoir à quoi m'attendre et de m'y préparer mentalement. C'était de cette manière que je m'évitais de perdre les pédales et de me sentir menacée.

Pascal n'avait pas l'intention de se laisser embobiner par Cathy. Il était en vacances avec moi et Caro, et avait envi de profiter de nos vacances ensemble. Pas de laisser une autre nana s'immiscer entre nous. Elle avait peut-être envie de faire de lui son souvenir de vacances, mais elle en restera à fantasmer dessus. Pascal n'avait pas l'intention de batifoler avec elle.

Pascal n'avait pas osé lui dire qu'il ne voulait pas, il a simplement dit qu'il ne pouvait pas pour être sympa. Alors elle lui a demandé comment il avait réussi à sortir avec 2 filles en même temps, et surtout à nous faire accepter. Elle était surprise parce qu'elle avait l'impression qu'on avait l'air de bien s'entendre et de bien vivre la situation.

Pascal a laissé échapper un de nos secrets; que c'était moi qui l'avait mis en contact et accepter Caro, parce que je connaissais ses sentiments.

On a été dansé un soir. C'était franchement chouette. On s'est bien amusé. On s'était mis ensemble à la même table avec les 4 autres suisses. Ils étaient sympa, et on a beaucoup discuté, d'où ils venaient, ce qu'ils faisaient, etc. Quant le couple est rentré se coucher, Cathy, devant sa copine, devant Caro et Pascal, elle m'a dit dans la face que Pascal lui plaisait.

En me regardant droit dans les yeux, elle m'a dit que j'avais peut-être remarqué qu'elle faisait des avances à Pascal, c'était les vacances, et on ne se reverrait probablement jamais, alors elle voulait que je le sache. Qu'elle l'avait déjà dit à Pascal qui n'osait pas répondre à ses avances, parce qu'il avait sans doute besoin de mon consentement.

Pincez moi, je rêve! Les jeunettes d'aujourd'hui ont vraiment un certain culot. Elle avait quoi? 25ans à tout casser! Elle ne savait sans doute pas que Pascal préférait les filles légèrement plus âgées, et plus ronde. Et elle était toute maigre! Pascal s'était redressé sur son siège. J'imagine qu'il était heureux d'avoir eu le courage de me le dire avant qu'elle le fasse.

Je n'ai rien dis. Rien répondu. Il n'y avait rien à dire. A Pascal de se débrouiller avec elle.

Cathy a continué son petit cirque tout le reste des vacances. Pascal m'a avoué qu'il se sentait flatté, mais que je n'avais pas à m'inquiéter, il ne se passerait rien de rien. Pascal avait aussi dit la même chose à Caro.

Pendant ces vacances, on a renoué avec nos anciennes habitudes; faire l'amour à trois. Je croyais avoir oublié, et même pensé que je me sentirais mal à l'aise, ou aux aguets, à faire attention à chaque détail, genre, est-ce qu'il était plus tendre avec elle qu'avec moi? Des conneries du genre. Mais pas du tout.

C'était aussi bien que dans mon souvenir. Je ne me suis pas sentie lésée un seul instant, à aucun moment. Je ne sais pas comment Pascal se débrouillait... Des vacances de rêve! Merci Pascal.

Caro et moi étions triste quant il a fallu rentrer. Triste de retrouver le train train du quotidien. Fini notre cercle fermé, la liberté. Retour à la réalité; Jess!

On est rentré, et Cathy est restée avec ses envies non assouvies. Le dernier soir, elle était toute triste. Elle a chuchoté des trucs à Pascal. Je sais qu'elle l'a invité dans sa chambre, mais Pascal a gentiment refusé. Elle m'a d'ailleurs demandé si c'était à cause de moi qu'il ne voulait pas. Je lui ai dis que Pascal était libre de faire ce qu'il voulait.

Je savais que je le mettais dans une situation difficile, que j'aurai pu diffuser son harcèlement en lui disant simplement que je refusais tout net, mais d'un côté, ça m'amusait de le voir devoir se casser la tête. Il était gentil de nature, alors il rigolait avec Cathy, et restait sympa malgré tout. Mais on voyait que Pascal faisait attention qu'elle ne nous mette pas à l'écart.

Sa copine, Brigitte, avait peut-être l'habitude de son comportement, et elle suivait le mouvement nous observant du coin de l’œil. Elle attendait peut-être une réaction de notre part, mais rien ne venait.

Caro tout comme moi, n'avions rien à craindre, et on ne voulait pas même si ça avait été le cas, montrer une quelconque réaction, ou montrer que cette fille pouvait nous taper sur les nerfs par moment. On faisait tous les 3 semblants de ne pas voir. Ça nous permettait de passer de bonnes vacances sans rien laisser nous porter sur le système.

Elle a demandé à Pascal un baiser. Rien qu'un. Mais il ne l'a pas embrassée. Il s'est dérobé.

C'était bizarre de rentrer... de rentrer chez Pascal... en me disant que c'était, pour l'instant, aussi chez moi. Je n'en étais pas consciente pendant le trajet. Quelque part dans ma tête, je me voyais rentrer à Pierrefleur. C'est seulement pendant le trajet de l'aéroport que j'ai pris conscience que j'allais chez lui. Que je n'avais plus de chez moi en fait.

Parce que je savais que Caro risquait de se sentir bien seule, surtout ce soir, au retour des vacances, je lui ai proposé de venir prendre un verre à la maison et que Pascal la raccompagnerait chez elle après. Elle l'a réalisé et en partant, elle a fait demi-tour pour venir me faire une bise sur la joue et me serrer dans ses bras en me chuchotant merci.

Drôle, mais ça m'a fait chaud au cœur.

J'avais pensé que Pascal resterait un moment chez elle... Qu'ils... mais non, il est rentré 10 minutes plus tard. Pascal avait bien pensé que je risquerais d'imaginer quelque chose du genre, c'est pour ça qu'il n'avait pas trainer. Et il était impatient de m'avoir pour lui tout seul. Il m'a dit qu'il avait pensé à ça les derniers jours et qu'il se réjouissait de rentrer... chez nous.

Je l'ai adoré à ce moment là. Ce moment précis, mon cœur s'est gonflé d'amour. Je l'ai aimé encore plus qu'avant, comme si je ne l'aimais pas déjà à la folie.

Pour moi, c'est toujours incroyable et dingue qu'on habite ensemble! Pendant 10ans, je l'ai entendu insisté dans tous les sens, et aujourd'hui, me voilà installée chez lui! Complètement dingue! Il va falloir que je ne me laisse pas aller et que je cherche activement un appart.

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Septembre 2018 - Le grand saut... (1)

Publié le par JaneDo

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Septembre 2018  - Le grand saut (1)

Ahhh, je n'arrive pas à croire que je suis chez Pascal. Que je me suis installée chez lui. Je n'aurai jamais cru que je ferai une chose pareille. C'est trop bien. Pascal est un amour, il me comble de bonheur. Rien que d'être près de lui me rempli de joie non-stop. Je le serre souvent dans mes bras pour être sûre que je ne rêvais pas.

Seul ombre au tableau, je me sens honteuse vis-à-vis de Jess. Ça me fait mal au cœur, et je dois me secouer pour ne pas me laisser atteindre. Elle reste désormais chez les parents à Pascal. Je pense qu'elle ne supporte pas de m'avoir tout le temps sous le nez. Pour ça, je ne lui en veux pas. Ce serait le comble.

Pascal se dépêche de rentrer direct après le travail, c'est mignon. Je sais bien qu'on est en pleine période "Hollywood", comme j'appelle ça, ou Lune de Miel, où l'on fait tout pour faire plaisir et on en a jamais assez de l'autre. On passe tout notre temps collé ensemble. Et on rit beaucoup. Chaque moment passé ensemble est un pur bonheur.

La 2ème semaine de septembre, le mardi, après le départ de Pascal pour le boulot, j'étais assise en train de peindre dans la pièce, quant Jess a débarqué. Stupide, j'avais oublié de verrouiller la porte. Bien fait pour ma tête.

D'entrée, elle m'a demandé comment j'avais osé m’immiscer ici, chez elle en fait. Alors j'ai tenté de lui expliquer pour mon appart et tout, mais elle s'en fichait. Elle croit que je lui avais menti et que depuis le début, je ne cherchais qu'à m'incruster chez Pascal.

  • C'est une putain d'excuse à la con, comme je m'y attendais...
  • Jess... ce n'est que temporaire, dès que j'aurai trouvé quelque chose, je m'en irais. En attendant, Pascal a juste proposé de me dépanner.
  • Bien sûr. bien sûr... et dans 6 mois, tu seras encore en train de soit-disant chercher un appart... T'es vraiment la pire des menteuses. Tu m'avais assuré que ça n'arriverait jamais, et pouf, te voilà plantée chez lui. Je pense que c'est la même chose pour le mariage et le reste?
  • Tu exagères. Je n'ai pas l'intention...
  • Ouais, ouais... arrête des conneries de salades. You're going to regret this, mark my words.

 

Et elle a fait demi-tour et s'est tirée. A la porte, elle m'a dit qu'elle n'avait plus confiance dans ce que je pouvais raconter et qu'elle ne me pardonnerai jamais ça.

Je me suis sentie comme une merde. Sale. Et menteuse. J'aurai peut-être dû faire autrement, me donner plus de mal pour trouver quelque chose. Je sentais que les choses allaient se gâter avec elle.

Le soir même, avant l'arrivée de Pascal, Caro est passée. Elle m'a apporté une plante. Elle souriait, mais je sentais qu'elle aussi m'en voulait. Tant que je restais chez moi, elle supportait de partager l'homme de ma vie, mais de savoir que j'étais là, tout le temps avec lui, ne lui plaisait pas. Pourtant, elle n'a rien dit.

J'allais commencé à faire à manger, mais Pascal a appelé pour me dire qu'il prenait du chinois. Je lui ai dis de prendre aussi pour Caro, qui était passée nous rendre visite. Caro me faisait signe que non, mais je lui ai mis mon natel dans les mains pour qu'elle lui dise ce qu'elle aimerait. Mais Pascal avait déjà raccroché.

Il a choisi pour elle. Apparemment, il connaissait bien ses goûts.

Au lieu de manger dans la salle à manger, on a mangé en tailleur autour de la table du salon. La télé était sur une chaîne musicale. Musique de fond.

Sans m'en parler avant, Pascal a demandé à Caro où elle aimerait aller en vacances; Maldives ou Les Seychelles. Donc, il avait décidé qu'elle viendrait avec nous. Est-ce que ça m'a froissée? Non, même pas. Je lui l'aurai proposé de toute façon. Elle était nettement plus active que moi. Si elle est avec nous, elle se tapera les balades à travers l’île, et moi je pourrais rester tranquillement au bungalow.

Caro était pour les Maldives. Esprit de contrariété, je me suis dis que j'allais voter pour Les Seychelles.

Je me suis calmée. Je n'avais aucune raison d'être jalouse ou d'agir comme une peste. Ce n'était pas à Caro à qui il avait proposé d'emménager chez lui. Si seulement Alexia pouvait s'en aller, à ce moment je pourrais partager l'appart avec Caro. Ça m'embête un peu que ce soit moi qui déménage chez elle. J'aurai préféré le contraire. Mais ce serait hyper pratique, je serais près de Pascal...

Le mercredi suivant, Pascal avait été invité à manger chez ses parents. Il a prétendu avoir déjà quelque chose. C'était faux évidemment. Il voulait seulement passer la soirée avec moi.

Je crois qu'il voulait aussi éviter de se retrouver sous les feux de ses parents. Puisqu'on vit ensemble, je lui ai posé la question. Je l'avais entendu au téléphone avec Thomas; il lui demandait de se bouger le derche et de venir. Donc, d'aller chez ses parents. Ils voulaient sûrement lui remonter les bretelles.

Ce n'était pas la seule raison; Pascal avait voulu me prendre avec lui, mais ses parents ont refusés net.

C'est Thomas qui me l'a dit. Pascal leur a dit que je faisais partie de sa vie, qu'ils le veuillent ou non, et que s'ils voulaient continuer à m'ignorer, qu'ils le fassent pour lui aussi. Wahh, je comprenais quand même la position de ses parents. A vrai dire, une soirée toute seule ne m'aurait pas non plus gênée. J'aurai même pu faire un saut chez Caro si je voulais. Mais bon.

Le mercredi, Pascal n'a pas été à son dîner, le jeudi, son père a débarqué chez lui. Son père voulait que je les laisse seuls, Pascal a refusé, aussi dit que j'habitais ici et qu'il n'avait rien à dire et qu'il ne voulait pas lui parler.

Franchement, j'ai préféré me tirer. J'ai été un moment m'asseoir au bout du ponton, puis j'ai voulu aller chez Caro, mais elle est venue me rejoindre. Je lui ai raconté que le père de Pascal était à la maison. Hrooohhh, j'appelais ça déjà "à la maison"... Dingue! Bref, on a regardé en direction de la maison. Pascal n'avait pas descendu ses vitres blindées sans teint, alors on pouvait les voir se faire face. Ils ne gesticulaient pas des masses. J'aurai bien aimé avoir laissé une oreille derrière moi!!!

Je n'aime pas les voir se prendre la tête. Ce n'était pas bien. De savoir que c'était de ma faute me dérangeait encore plus. Je ne voulais pas laisser derrière moi un tel mauvais souvenir. J'allais devoir l'encourager à briser la glace avec ses parents. Il fallait que ces relations horriblement tendues cessent.

Son père voulait qu'il me mette dehors immédiatement, qu'il n'avait pas le droit de se conduire de la sorte. Sa façon de traiter Caroline était inadmissible. Etc, etc. Bref, l'air de rien, j'étais contente que Pascal me défende envers et contre tous. Surtout en ce qui concerne sa famille. La visite de son papa l'avait irrité. Je n'avais pas invité Caro à venir avec moi à la maison. Elle est rentrée chez elle. Probablement un peu déçue.

Pascal était tendu, je le connais, il n'avait pas envi d'en parler, alors je n'ai rien demandé. J'ai fait comme si rien était arrivé, lui ai raconté que Caro était venue me tenir compagnie sur le ponton.

Après le départ de son papa, Thomas est descendu sur la pointe des pieds. Il avait vu la voiture, et c'était immédiatement mis à ranger chez lui, au cas où il aurait l'idée de monter chez lui. Il a voulu savoir ce qu'il faisait là, et Pascal lui a dit qu'il n'avait pas envi d'en parler. J'avais raison. Et quant Thomas a insisté, il a montré son irritation et lui a demandé de s'en aller.

Thomas ne se laissait pas facilement froissé par l'humeur de Pascal et a insisté lourdement jusqu'à ce que Pascal parle. Pascal était énervé, parce que si son père voulait lui parler, il aurait pu le faire au bureau et non venir à l'improviste chez lui. Et venir lui dire comment vivre sa vie? Avec qui? Non mais!

Je suis sûre que Thomas connait les dessous de tout ce qui se passe autour de cette famille. Je me demande si Pascal le sait? Pascal sait-il ce que Thomas pense de notre situation? Non, je ne pense pas.

Quelques jours plus tard, Jess m'a à nouveau offert 100'000US$ pour que je m'en aille! Tsss...
Bon, évidemment je l'ai envoyé pètre, en lui disant que je n'avais pas le choix. Si je savais où aller, je ne serais pas là. Mais pendant une mini seconde, j'ai pensé que j'aurai dû accepter. J'ai failli...

Normalement, on devait partir en vacances le week-end du Jeûne Fédérale, mais quant on avait reparlé des vacances, j'ai dis à Pascal que je venais à peine de déménager, j'étais plutôt claquée et que je n'avais pas encore trouvé le temps de refaire mon passeport, ni de vraiment ranger mes affaires... Et que partir tout à coup 2 semaines si loin me stressait beaucoup.

Je préférais qu'on aille à Gstaad par exemple, ou plus près...

Pascal était déçu, mais il comprenait. Il a quand même essayé encore de me convaincre que ça nous ferait du bien de partir se détendre ailleurs. Lui aussi avait besoin d'un break. Après plusieurs discussions sur le sujet, j'ai fini par craquer pour la Grèce. Pascal a passé les jours suivants à consulter des catalogues de vacances, à téléphoner, organiser. Puis, il a annoncé ; Naxos.

J'ai sauté de joie. Au moins là, je peux aller rien qu'avec une carte d'identité. Pas besoin de passeport super à jour non plus, au cas où. Il m'a montré où ça se trouvait sur une carte. Pascal a ensuite appelé Caro pour le lui dire et lui demander de passer pour voir les photos etc. On a regardé les photos, l'endroit, les choses à voir pour ceux qui voulaient faire des excursions.

Ok... je suis toujours un peu à côté de la plaque. Je me rendais compte que Caro était plus impliquée que moi. J'en avais vu assez. Le reste je verrais sur place. Folle d'excitation, Caro et Pascal regardait les photos, discutait avec Pascal des tours qu'ils pourraient faire, ils passaient en revue les distractions, etc etc. Comme 2 gosses.

Je trouve qu'il aurait pu me demander mon avis avant de demander à Caro de passer!!!
J'ai très vite compris que Pascal lui offrait aussi les vacances à Naxos! Pascal payait tout pour toutes les 2.
Est-ce qu'il y avait de quoi faire une crise de jalousie? Nahhh.

 
NAXOS; My God, qu'elle île exceptionnelle!. D'une beauté écrasante. Il y a des endroits à visiter inimaginable. Tout sur cette île me fait penser à la Mythologie Grecque. Au point où je me suis mise à douter de mes croyances; que ce n'était qu'une invention.

J'avais les yeux ébahis, remplis d'étoiles, émerveillée par la découverte de cet endroit. Je n'arrive pas à croire qu'un tel endroit existe.

Magnifiquement beau et pittoresque en même temps.

Je voulais être à l'hôtel; servie et prise en charge par une structure toute faite. Je ne voulais pas avoir à faire les courses, nettoyer ou faire à manger. On parle de vacances, pas d'un camp de travail! Je suis gonflée quand même, vu que ce n'est pas moi qui paie, mais Pascal. Hum!

C'était magnifique. Un appart-hôtel avec un lit énorme, une énorme terrasse à moitié couverte, des chaises longues, table etc. La terrasse était aussi grande que l'appart. J'avais le cœur en nage, c'était vraiment magnifique. La vue était géniale, elle donnait sur la piscine et le jardin.

 
Nos voisins étaient aussi Suisse. Ils ont aussitôt essayé de faire amis-amis. C'était un jeune couple, Margot et Danny, qui venait du Valais. Sierre je crois. Ils étaient là avec la sœur de Margot, qui était venue avec une copine à elle. Ils avaient la chambre de l'autre côté. On se retrouvait au milieu.

Je n'avais pas envie d'être trop sympa, j'avais peur qu'ils deviennent envahissant...

Caro par contre, s'est tout de suite entendue avec la sœur de Margot, Cathy et sa copine Brigitte. Elles ont commencés à discuter par dessus le balcon. Je lui ai demandé de ne pas les inviter trop vite chez nous, mais elle pouvait aller chez elles à la place. Un peu embarrassant pour avoir un peu d'intimité, étant les 3 dans la même chambre, dans le même appart.

Mais, à voir la tête des gens, ça valait le coup. Nous n'étions pas un couple-trio ordinaire.

Ce premier soir, Pascal n'a pas touché Caro, à part pour l'embrasser sur la joue et lui souhaiter une bonne nuit. J'imagine qu'elle devait être déçu, et Pascal se donnait un peu trop de mal pour ne pas provoquer ma jalousie, ou plutôt pour me rassurer. J'allais devoir lui dire de se lâcher et ne pas être trop à cran, sinon, il allait détester ces vacances.

On a attendu que Caro soit endormie pour faire l'amour. Je la soupçonne d'avoir été réveillée tout du long. Mais à sa place, j'en aurais fait autant. Surtout pour éviter de me retrouver reléguée dans une autre chambre. Le lendemain matin, Caro a aussi fait semblant de dormir. Difficile de ne pas nous entendre faire l'amour quand même. Après une rapide petite douche, laissant Pascal, qui avait l'air de recommencer à somnoler, couché à plat ventre presqu'au milieu du lit, je suis descendue.

Je voulais aussi voir tous ce qu'ils proposaient pour les petits déjeuners, le commander pour être servi dans la chambre, et prendre un petit café comme une grande. Aussi, m'assurer qu'on ne me serve jamais de lait de chèvre. Beurk. J'avais oublié de prendre un livre, alors j'ai rebroussé chemin. En ouvrant la porte... Pascal est Caro étaient occupés à se caresser, s'embrasser.

En fait, ils avaient attendus que je quitte les lieux pour se jeter l'un sur l'autre. 2 minutes de plus, et je les aurais trouvés en pleine action.

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Août 2018 (1) - Un semblant de Lune de Miel...

Publié le par JaneDo


Août 2018  (1) - Un semblant de Lune de Miel...

(Mercredi 1er au Mercredi 15 Août 2018)

Pascal m'a appelé à la sortie de sa fête de boîte, pour la fête nationale suisse, avant de monter en voiture. Il m'appelait pour me souhaiter bonne nuit. Il a dit que je lui manquait, j'ai répondu que moi aussi. Je souriais d'avance à l'idée de lui proposer de venir dormir à la maison. Chez moi. S'il refuse, ahhh, je serais détruite. Je le laissais parler. Il aimerait bien que j'aille dormir chez lui.

Il a continué en précisant que Jess ne dormait pas chez lui, que je pouvais venir sans autre. Alors je lui ai proposé de venir dormir chez moi. Il disait que les choses étaient clair avec Jess... puis mes mots ont dû percuter.

Rire... Il y a eu un moment de silence, puis il m'a demandé de répéter. Il croyait avoir mal compris, puis il m'a demandé;

- Tu... est-ce que tu as dis que... je pouvais venir chez toi?
- Oui.
- Sérieux? Je croyais avoir mal compris. Non! Sérieux?


Puis, il s'est interrompu, parce que Jess est arrivé derrière lui et a dit qu'ils pouvaient y aller. Perturbé, Pascal n'avait pas pensé raccrocher, il lui a demandé si elle ne pouvait pas rentrer avec Thomas.

Mais non, apparemment pas.

C'est même Pascal qui l'avait averti qu'il voulait rentrer. Pascal lui a encore demandé si elle ne voulait pas aller dormir chez ses parents. Jess ne voulait pas. Jess a demandé qui était en ligne, mais elle avait dû voir ma photo. Pascal s'est souvenu que j'étais encore au bout du fils.

Il m'a juste dit que c'était d'accord et qu'il me rappellerait tout à l'heure. Du coup, je ne savais pas s'il venait ou pas. Dans le doute, j'ai quand même vite fini de changer les draps et allumé quelques bougies, et je l'ai attendu. Une 1/2h après, il m'appelait pour me demander encore si j'étais sérieuse et s'il pouvait venir. Hihihi...

Wahhh, il a eu le souffle coupé par la vue de mon balcon. Bon, mes chaises de balcons ne sont pas aussi confortable que la balancelle sur sa terrasse. Bon, comme d'hab, et peut-être parce que chez lui, c'est vaste, j'ai toujours l'impression que mon appartement avait rétréci quant il est entré. Pascal m'a prise dans ses bras, n'imaginant pas ce qui se passait dans ma tête.

On a pris un verre sur le balcon et avons pu admirer les derniers feux d'artifice. On avait une vue sur tout le lac. La vue couvrait tout le pourtour du lac jusqu'à Genève. Les plus beaux feux sont toujours ceux de Morges. On a encore trainé un peu au salon à se faire des bisous.

Puis, évidemment, on a parlé de la situation... Je lui ai dis que je n'étais plus fâchée avec lui, mais parfois, la colère me transperce quant je repense à l'année passée. Dans ces moments là, je lui en veux, et je n'ai pas envie de le voir. Mais grâce au ciel, ça passe presque aussi vite que ça vient.

Pascal m'a dit qu'il voulait bien qu'on en parle encore une fois, mais pas ce soir. Il se sentait honteux et mal à l'aise chaque fois que je lui rappelle ce qu'il a fait. Alors, autant percer l'abcès une bonne fois, et ne plus en parler. J'étais d'accord. D'accord, parce que j'avais l'impression moi aussi, chaque fois, de remuer la boue, et ce n'était pas une bonne idée si on voulait avancer.

Wahhh, j'étais au paradis... C'est agréable d'être ensemble sans avoir peur de se faire surprendre. Et surtout, d'être chez moi pour une fois. Je me sentais plus à l'aise. Le lendemain, on a larvé ensemble. Pascal a regretté de ne pas avoir pensé prendre de quoi se changer. Il ne pouvait évidemment pas mettre un de mes training, ni même mes t-shirts! Il a dû rentrer prendre une douche et se changer.

En revenant, il est passé nous prendre du chinois à l'emporter, sachant que j'adore ça. J'étais super contente de ne pas avoir à cuisiner.

Les jours suivants, Pascal passait chez moi après le boulot. Il prenait de quoi se changer pour aller au boulot le lendemain. Des jours bénis, comme si on était en Lune de Miel. On restait collé l'un à l'autre. Cuisinait ensemble ou on sortait mangé dehors, et quelques fois, il est rentré prendre des affaires pour le lendemain et on rentrait se chouchouter chez moi.

On a amorti le balcon à fond. Comme on pouvait sortir directement sur le balcon depuis ma chambre, Pascal se levait souvent avant moi et me préparait mon café qu'il me portait au lit. Mais je préférais quand même le boire avec lui sur le balcon.

Le jour de son anniversaire, je lui ai préparé un gâteau au chocolat glacé avec une crème blanche, recette perso, pendant qu'il était au boulot. Et j'ai aussi fait à manger; du poulet rôti au four avec carottes et patates. Il a adoré. Par contre, pour le cadeau, je n'ai pas été très innovatrice, je lui ai acheté 2 cravates. Mouais. Je n'avais aucune idée.

Il a reçu tout plein de messages pour son anniversaire. Et ses parents l'invitaient à manger. Pascal n'a rien répondu. Il voulait le fêter avec moi, rien que les 2. C'était chou. Bon, je sais qu'il va avoir des ennuis pour ça, mais pour l'heure, on ne voulait pas pensé si loin.

Le week-end suivant, on est pas sorti. C'était peut-être le dernier week-end que je serais seule chez moi, alors on en a profité.

On avait passé tous les jours et soirs ensemble, et Pascal pensait que c'était la preuve qu'on était fait pour vivre ensemble. Il voulait que je prenne le temps de réfléchir à sa proposition d'aller m'installer chez lui. J'ai dis que j'allais y réfléchir... même si je savais déjà que je dirais non...

Pascal ne se rend pas compte à quel point j'étais pénible. Si on vivait ensemble, il ne m'aimera pas très longtemps. J'étais un peu maniaque, par moment, je n'ai pas envie de parler, et je n'aime pas me sentir responsable de distraire mon partenaire. Parce que, je peux être très active par moment, et à d'autre, je suis une indécrottable solitaire. Et j'aime m'installer sur mon canapé et lire, surtout le dimanche.

Alors si mon partenaire veut sortir, aller se balader ou autre, il n'avait qu'à le faire tout seul ou avec ses potes. Je déteste qu'il se mette à faire les 100 pas à attendre sur moi. C'est ce que faisait un de mes ex. Ça avait le don de m'irriter, alors j'avais une pièce dans l'appart où je pouvais m'isoler. Si la porte était fermée, c'était interdiction totale d'y entrer, de frapper à la porte, de m'appeler à travers la porte et autre. Si elle était entre-ouverte, no problémo.

Bref, je ne me vois pas habiter avec l'homme que j'aime, je me connais trop bien!! Ça ne prendra pas longtemps avant que j'éclate et que mon irritation s'étale dans toute la splendeur de sa laideur.

Comme je l'avais deviné, les parents de Pascal étaient furax qu'il n'ait même pas pris la peine de les avertir de ne pas l'attendre pour son anniversaire. Je sais qu'il n'a pas dû dire avec qui il était, et je suis sûre qu'ils ont dû demander. Jess a renchérit en leur apprenant que Pascal n'avait pas dormi chez lui depuis presque 10 jours. Peste.

Du coup, mardi soir, après avoir souper ensemble, Pascal est rentré dormir chez lui. J'ai su plus tard qu'il se méfiait que son père lui collerait un détective au cul, juste pour savoir. Il ne voulait pas qu'on puisse le tracer chez moi. A partir de là, il s'arrangeait pour aller poser sa voiture chez Paul ou Michael et empruntait leur voiture pour venir chez moi.

Parfois, il parquait ailleurs, je passais le prendre, et on se réfugiait chez moi. Pascal était adorable et je nageais totalement dans le bonheur. J'étais si heureuse que ça me faisait peur.

J'ai adoré chaque moment de ces premiers 15 jours du mois d'Août. J'ai adoré passer son anniversaire avec lui, nos têtes à têtes, nos balades au bord du lac, nos dîners en tête à tête, et ces longues heures à discuter sur le balcon ou à s'embrasser enrouler dans ses bras. Le rêve. Je suis toujours sur le cul de me rendre compte que mon cœur bat toujours à 100 à l'heure rien que d'être avec lui.

L'anxiété à repris ses droits, je suis sûr que j'allais devoir payer cher ces moments de bonheurs.


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