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Décembre 2017 (2) - Il faut qu'il me quitte... (ven 04 au dim 10)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (2) - Il faut qu'il me quitte... (ven 04 au dim 10)

Épuisée de mon week-end. Jérémy est possessif. Trop possessif. Je commence à avoir l'impression d'étouffer. Je me suis mise à penser à ce que Thomas m'avait dit... proposer... C'est vrai que Pascal souffrirait, parce que je serais sous son nez. Pour me venger, est-ce que je voulais aller si loin?

Ça m'a  repenser à mes longues nuits à pleurer, mes longues attentes alors qu'il était sans soucis avec une autre et ne pensait pas du tout à moi...

Je commençais aussi à flipper en pensant au week-end qui allait arriver, il fallait que je trouve une solution pour me débarrasser de Jérémy, sinon, je peux faire une croix sur Gstaad. Zut, je tenais quand même à lui, même si côté caractère, les prises de têtes risquaient de devenir une constance.

Mardi soir, j'ai été manger avec Thomas. Ça nous arrivait de temps à autre de sortir prendre un verre ensemble ou manger.

Je ne m'attendais pas à ce que Thomas me demande si j'avais pensé à sa proposition.

Bien sûr que j'y avais pensé, mais je lui ai rappelé que je n'avais pas le courage de rompre avec Jérémy. Et qu'il savait maintenant où me trouver le week-end. Si j'acceptais de sortir avec lui, Thomas était prêt à s'occuper de Jérémy. Je ne voulais pas. Ce serait horrible de faire ça à quelqu'un. C'était mon problème et je devais m'en occuper moi-même.

Le lendemain, quant j'ai vu Jérémy, on s'est pris la tête à nouveau. Il avait des projets pour nous pour le week-end, et moi, j'en avais d'autre, toute seule. Pour finir, je suis partie en plein milieu de la dispute pour rentrer chez moi. Il est venu sonner, c'était presque minuit, alors je n'étais pas contente. Je l'ai envoyé bouler.

Arhhh, je me suis sentie coupable. C'était moi qui provoquait cette situation, c'était de ma faute si on se prenait tout le temps la tête. J'étais un horrible monstre. Je faisais tout pour le pousser à bout, et il ne le méritais pas. Pour me faire pardonner, je lui ai fais la surprise de me pointer pour dormir chez lui. Je l'ai fais pour faire taire la culpabilité qui me rongeait.

C'était une erreur, parce que je lui donnais de l'espoir pour rien. Je savais aussi qu'il fallait que j'oublie l'idée d'aller à Gstaad ce week-end. Il risquait d'y aller pour me chercher. J'ai attendu le dernier moment pour demander à Caro de prévenir Thomas et Pascal.

J'ai eu l'impression qu'elle était contente!!! Hum!

Même si j'étais restée à Lausanne, Jérémy n'a pas réussi à me faire sortir avec lui. Je boudais. Et je me sentais aussi coupable d'agir comme ça avec lui. Détestable bonne femme. Au moins, chaque fois qu'il a voulu vérifier que j'étais là, il a pu constater que je n'étais pas à Gstaad. J'ai fait les magasins avec lui samedi après-midi.

J'ai fait la gueule tout le long. Ensuite, j'ai voulu rentrer.

Le soir, je ne voulais pas sortir. Il est venu jusque chez moi. Encore! Je n'ai pas voulu lui ouvrir. On s'est parlé, et il a vu que j'étais sur le balcon. Donc, il savait que j'étais là. Le lendemain matin, il est passé avec des croissants et tout, ça m'a rendue furieuse. J'ai refusé ses croissants et j'ai passé pour la méchante devant ma nièce et mon coloc.

Je l'ai mis lui et ses croissants à la porte. Ma culpabilité me donnait envie de le rappeler, d'aller chez lui... mais je me suis retenue. Je ne pouvais pas l'encourager à me bouffer mon espace. Je lui ai dis que je ne supportais pas son attitude, son intrusion dans ma sphère privée. On s'est pris la tête encore.

Dimanche soir, je l'ai vu tourner autour de chez moi... J'ai ignoré ses tentatives, ses appels et messages. Jérémy devenait fou. Il était en colère et ne comprenait pas mon attitude. Moi non plus.

J'étais désespérée de n'avoir pas passé mon week-end à Gstaad avec les autres. J'imagine qu'ils avaient dû bien s'amuser comme d'hab., alors que moi, je passais mon temps à me disputer avec mon petit ami. J'avais honte de provoquer sans arrêt ces disputes. Il fallait vraiment que je trouve le moyen de me faire plaquer et rapidos.

J'ai même pensé à lui mettre une autre fille dans les pattes, mais qui??? J'ai bien pensé à Caro, mais elle ne serait pas d'accord. J'aurai pu lui refiler Olivia tient! Mais comment faire, on n'était carrément pas amie... Pfff, je me sens dépassée, affreuse, méchante... Quant je pense à Jérémy, ça me serre le cœur... Comment est-ce que je peux être aussi atroce avec lui... Je suis lamentable.

J'étais triste aussi de n'avoir pas vu Pascal depuis une semaine. Je ne l'avais même pas appelé, trop occupée avec Jérémy. Il me bouffe vraiment mon espace. Surement que je réagis de cette manière, parce que j'aimerai faire ce que je veux. Égoïstement.

Et les fêtes de Noël et Nouvel An approchent... Je ne me sens pas trop d'humeur festive... plutôt déprimée en fait!


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Décembre 2017 (1) - Il faut qu'il me quitte... (01 au 03 dec)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (1) - Il faut qu'il me quitte...    (ven 01 au dim 03)

Jérémy m'a interdit d'aller à Gstaad ce week-end, mais j'ai été quand même. Je ne vais quand même pas le laisser me dicter ce que je dois faire ou pas. Peut-être que j'aurai dû rester chez moi.

Vendredi soir; arrivée à Gstaad vers 19h. Le temps de ranger mes affaires, je suis descendue jouer au Billard avec Jeffrey et Paul. Jess est arrivée plus tard, après que Pascal ait insisté pour qu'elle vienne se distraire avec ses amis. Il lui a promis de rester près d'elle. A mon avis, c'était une mauvaise idée. D'après Thomas, elle était plutôt déprimée et n'avait goût à rien. Hum, ça me rappelle des souvenirs!

Thomas recommence à se comporter avec moi comme avant, ça me fait plaisir. On avait toujours eu une grande complicité. De temps en temps, il me rappelle ce qu'il m'avait dit. Afff, je n'ai pas vraiment voulu y penser. Sa proposition était intéressante, mais j'avais peur de le décevoir encore.

Il est vrai que tout au long du week-end, j'ai pu constater qu'on s'entendait vraiment bien, à l'aise l'un avec l'autre et on s'amusait beaucoup ensemble. On est souvent sur la même longueur d'onde. Mais je n'oublie pas qu'il a un côté "petit chef" qui risque de nous poser des problèmes sur le long terme. Ah, mais oui, ce n'était pas pour du long terme!

Pascal était occupé à surveiller sa femme. C'était comme si je n'étais pas là. Heureusement qu'il y avait Thomas, Caro, Mathias, Paul, sinon je me serais sentie un peu délaissée. Olivia profitait de toutes les occasions pour approcher Pascal, le toucher, lui chuchoter des trucs à l'oreille, ce qui m'énervait royalement.

Pascal me retourne l'estomac; j'aime ses sourires, ses rires, sa manière de marcher... et ses yeux verts... Hhhhah!

Contrairement à Olivia, j'essayais de respecter la présence de sa femme pour ne pas m'afficher avec lui. Peut-être parce que je ne voulais pas qu'elle regrette d'avoir essayé de faire ami-ami. Quant à Caro, elle avait toujours été collée à Pascal, ce n'était pas nouveau, et ça ne semblait pas gêner Jess.

Au Bar, j'ai pu passer un peu de temps avec Pascal. Quant on a été en boîte après, j'ai pu danser avec lui. Il a profiter de la foule qui nous entourait pour m'embrasser. Arhhh, j'avais les jambes en coton. J'aime j'aime ses baisers, sa bouche, ses lèvres. La déprime de sa femme l'inquiétait, alors il préférait l'avoir à l’œil. Il ne voulait pas que je me fasse des films, je n'avais rien à craindre.

Comme Jess partageait la chambre avec Pascal, je savais que ce week-end, je ne passerait pas la nuit avec lui. Snif.

Thomas voulait qu'on passe la nuit ensemble. Le risque de se faire attraper était trop grand. De plus, sa chambre était à côté de celle de Pascal. Dangereux. J'ai donc partager ma chambre avec Caro comme souvent. Je suis tombée comme une masse. J'avais peut-être un peu trop forcé sur la Vodka.

Samedi, ils sont sortis faire du sport; patinage, curling, bowling. Thomas m'a appelée vers 19h30 pour me dire de les rejoindre à L'Apina. Mais, j'avais envie de rester tranquille au chalet. J'ai promis de les rejoindre quant ils auront fini de manger. Ce que j'ai fait.

Accoudée au bar, je rigolais avec Paul et Thomas quant j'ai senti une main me tirer par le bras, en arrière... Jérémy!

Il avait fait presque tous les restaurants, bar, pubs de Gstaad à ma recherche. Il était venu pour me ramener. Arhhh, j'étais furieuse. Il avait reconnu mes potes et avait attendu sagement espérant me voir arriver. Si je n'étais pas venue ce soir, il aurait pensé que j'avais été ailleurs, avec quelqu'un d'autre et lui avait menti que j'allais à Gstaad. Hum!

J'aurai pu refuser de le suivre, mais alors, on se serait pris la tête devant tout le monde. Ç’aurait été la honte totale. Alors je suis rentrée en demandant à Caro de bien vouloir embarquer mes affaires en descendant, si je ne revenais pas. Parce que j'avais l'intention de revenir. Je ne voulais pas retourner au chalet prendre mes affaires, parce que je ne voulais pas qu'il sache où était la Villa.

J'avais ma voiture, alors on se suivait. Je fulminais. Chez lui, on s'est pris la tête. Je détestais qu'il me traite comme si j'étais sa possession. Lui se demandait comment je pouvais imaginer qu'il serait d'accord de passer tous les week-end sans celle avec qui il était sensé sortir. Ça ne pouvait pas durer.

Finalement, je ne suis pas retournée à Gstaad.

Vers les 4h du matin, je suis rentrée toujours furieuse. J'avais l'impression d'être humiliée. Pfff. Dimanche, comme je ne l'appelais pas et ne répondais pas à ses appels ou messages, il est venu frapper chez moi. Il avait dû poireauter une bonne demi heure en bas de l'immeuble que quelqu'un rentre pour monter au 6ème.

L'enfer! Ma nièce Kaya était là avec son petit ami. Pour éviter qu'elle n'assiste à l'horrible spectacle de sa tante qui s'engueule avec un type, qu'elle ne savait même pas être son petit ami. J'ai aussitôt pris quelques affaires et je l'ai suivi chez lui sans faire d'histoires. Je boudais.

Il avait eu le culot d venir chez moi! Une chose que Pascal n'a jamais osé faire quant il savait qu'il y avait quelqu'un. Venir me chercher à Gstaad comme si j'étais une gamine! Ah non, j'étais verte. Je me rendais compte qu'il savait trop de chose, il fallait vraiment que je coupe les ponts.

J'aime avoir le contrôle et pas avoir quelqu'un qui essaie de me contrôler. Son attitude m'avait mise à cran. Je ne supporte pas ça. Quoique... si ça avait été Pascal, est-ce que je n'aurai pas trouvé ça plutôt chouky??? C'est là où ça gaze pas dans ma tête...

De toute façon, je ne pouvais rien faire. Si je partais, il risquait de se pointer chez moi encore. Alors je suis restée avec lui. Je n'étais pas de très bonne compagnie. Une ou deux fois, il a plaisanté sur le fait que je boudais. A mon regard, la 2ème fois, il n'a plus osé. Tant que je resterais avec lui, je serais coincée! Maintenant, j'aurai tout le temps la trouille qu'il me tombe dessus... n'importe où...

Il fallait que je fasse tout pour qu'il ne puisse plus me supporter et me quitte... Pourtant, il est si mignon!


 

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Novembre 2017 (2) -Honte et trahison!

Publié le par JaneDo

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Novembre 2017 - Re-déprime, honte et trahison!

De relire tout ça me fait mal. Je me rends compte que jusqu'à maintenant, je l'ai drôlement roté. Pascal m'a fait beaucoup souffrir. Ou est-ce que je me suis faite souffrir toute seule? Personne ne m'oblige à rester avec lui après tout. Je me demande pourquoi j'ai l'impression de ne pas pouvoir vivre sans lui!

Je croyais m'être débarrassée de la Olivia, mais elle continue à m'énerver à fond. Elle est toujours dans mes pattes, et je suis obligée de rester d'humeur égale et d'être gentille, alors que parfois, j'ai vraiment envie de le faire souffrir à mort. Je crois qu'il le mériterait.

Je n'arrive pas à manager 2 relations en même temps, pourtant Pascal y arrive très bien. Je me sens vannée, raide, fatiguée, et envie de rien. Pourquoi est-ce que je tombe dans la déprime maintenant, alors que j'avais passé des mois à attendre, à espérer d'être à nouveau avec lui? Là j'étais déprimée, maintenant, alors que je suis sensée être comblée, heureuse, non?

Les garçons, Thomas et Michael sont montés pour ouvrir le chalet... On était chez Thomas le soir qu'ils ont décidés ça. Et ils ont voulu faire un jeu stupide, qui consiste à passer le week-end entier avec quelqu'un au hasard, sans avoir de contact avec le reste de la bande. Ça m'a fichu les boules.

D'habitude, c'est Jess qui lance ce genre de jeu, mais ce soir là, c'est Thomas qui l'a proposé. Tout le monde à eu l'air de trouver ça super, sauf moi. J'ai regardé la tête que faisait Pascal, et je n'ai pas su dire si lui aussi ou pas.

Un garçon, puis une fille tirait au sort un numéro. Quant une personne est choisie, il ou elle, remet son numéro dans le pot. On était un nombre paire, 8 garçons, 8 filles. Je suis tombée sur le numéro 8. Le dernier numéro, non mais! Inutile de dire que j'étais verte. La garce a tiré le numéro 1 côté fille. Surement de la triche là aussi. Caro avait le numéro 5, Pascal le numéro 6.

Thomas avait le numéro 1 pour le groupe des garçons et il m'a choisie d'entrée. Game Over. Je ne pouvais plus espérer être choisie par Pascal. J'étais folle de rage de voir la pouffe choisir Pascal. De savoir qu'elle allait passer le week-end avec lui et que je ne pouvais rien faire pour éviter ça. J'espérais qu'il refuse ou quelque chose, mais il n'a rien dit. Il n'a même pas oser  me regarder, il gardait les yeux parterre.

J'avais envie de balancer mes affaires et de dire que je n'étais pas d'accord, que je ne voulais pas jouer et que Pascal non plus. Voilà. Mais je n'ai pas osé, alors je me la suis bouclée. Je m'attendais toujours à ce qu'il dise quelque chose. J'étais aussi de mauvaise, parce que Thomas m'avait prise d'entrée. Je lui en voulais un peu. Je crois que Thomas a triché, mais j'aurai eu l'air mesquine.

Ce premier week-end, on allait tous être dispersé. Et comme Thomas allait à la villa à Gstaad, j'étais obligée d'aller avec lui. Aucune chance de chercher à suivre ou à voir ce que faisait Pascal. J'étais dans tous mes états. J'allais être coincée au chalet, c'est tout ce qui me venait à l'idée.

Après le tirage, j'ai dis à Pascal comme ce que je ressentais. Il m'a dit que c'était pareil pour lui. Mais, je ne le croyais pas. J'aurai voulu le prévenir, lui dire ce que je ne voulais pas qu'il fasse, pas qu'il la voit... mais ça c'était une illusion... Je ne savais pas quoi dire, j'avais la boule à l'estomac. Je ne pouvais rien faire. Olivia n'a pas manqué l'occasion de me jeter son regard de patate.

Vendredi soir, une fois à Gstaad, j'ai demandé à Thomas s'il m'avait prise pour laisser le champ libre à Pascal. J'aurai pu lui demander dans la voiture, mais je voulais le regarder dans les yeux quant il me répond et pas le visage tourné vers la route dans une voiture mal éclairée. Il a prétendu que non, mais je n'étais pas dupe, j'ai insisté. Thomas a fini par craquer quant j'ai demandé s'il avait fait ça à la demande de Pascal.

Il a sursauté et insisté que c'était son idée. Il voulait leur donner l'occasion de discuter et de mettre les choses à plat; "Et Jane... tu sais bien que je t'aime beaucoup... j'avais juste envi de profiter de passer du temps avec toi. En plus... tu ne sors pas vraiment avec Pascal, non? Mais avec Jérémy?".

Nos discussions étaient entre-coupé par les passages de la Femme de Charge et ses questions. Les chambres à préparer, les courses à faire, etc. A attendre qu'elle retourne faire ce qu'elle avait à faire pour poursuivre.

Et oui, Thomas avait triché. J'étais très déçue, et furieuse aussi.

De quel droit il se permettait de se mettre entre nous, et surtout ce qui m'horripilait le plus, de planter Pascal avec cette... Non mais de quel droit! Il cherchait à nous séparer ou quoi?

J'avais envie de pleurer, de rentrer, d'appeler Pascal pour lui demander de venir me chercher. Pourquoi est-ce que je n'avais pas eu l'idée de prendre ma voiture! Pourquoi monter avec lui le vendredi! J'aurai pu me boxer de ma stupidité. Si j'avais pris ma voiture, j'aurai pu venir ou descendre n'importe quand.

J'aurai voulu que Pascal pense à m'appeler, ça m'aurait rassurée de savoir qu'il pensait à moi. J'aurai voulu qu'il me dise que je lui manquait. La seule chose que je pouvais faire à ce stade, c'était de lui envoyer un message moi.

Une main de fer froide m'a serré le cœur en le revoyant devant chez Olivia quant je l'ai appelé. Je le revois encore regarder son natel et le couper pour le mettre dans sa poche. S'il ne me répondait pas, j'allais vraiment me sentir mal... Mais il a répondu.

Ce soir, il ne bougeait pas de chez lui. Il jouait à la guitare. Il était un peu déstabilisé que Thomas m'ait choisie, sachant qu'il allait à Gstaad. Lui aussi s'était demandé si Thomas ne cherchait pas à s'immiscer entre nous. Donc, je n'étais pas la seule à le penser!!!

Toujours par message, alors que Thomas m'observait boudeur, je lui ai dis qu'il me manquait et que j'étais toujours furax qu'il passe le week-end avec Olivia. J'aurai voulu l'appeler la connasse, mais ça aurait donner l'impression que je manquais de confiance en moi. En nous... ce qui était le cas.

Pascal m'a appelée, les messages ça va un moment, il préférait le contact. Olivia avait bien essayé de profiter de la situation et qu'ils se voient déjà ce soir. Sachant sans doute que ça me ferait péter un câble. Il n'avait aucune obligation de la voir ce soir, ça ne commençait que demain, et demain soir, donc, il a refusé. Il savait que je le prendrais mal s'il avait accepté de la voir déjà ce soir.

J'étais sortie pour discuter avec Pascal. Je ne voulais pas que Thomas nous écoute. Je le voyais faire les cents pas toujours en boudant.

Le week-end a été .... ! Je n'étais pas de bonne compagnie le vendredi soir, j'étais de mauvais poil, limite agressive. Thomas l'a très bien senti et m'a fichu la paix. Même pendant qu'on mangeait au resto, je n'ai presque pas desserré les dents. Je lui en voulais grave.

Au Bar, après une ou deux vodka, je me suis radoucie. Faut dire que Pascal m'avait envoyé quelques messages où il disait avoir envi de me voir et que ça le foutait les boules de me savoir si loin. Il a même proposer de venir pour qu'on puisse passer la nuit ensemble. C'était presque 22h30 quant il a proposé ça. Le temps qu'il vienne jusque là, ce serait minuit, et repartir le lendemain, c'était stupide.

Rassurée, j'ai fait la grande et lui ai dit que ça irait. Que je préférais ne pas le savoir sur les routes aussi tard, pour repartir quelques heures après. Je lui avais dis où on était, et qu'on allait bientôt rentrer de toute façon pour dormir. J'étais raide, mais de meilleure humeur. Je lui manquais.

On est pourtant resté encore plus d'une heure, à bavarder et à boire.

On a parlé de son aventure avec la petite métisse. J'étais curieuse de savoir s'ils se voyaient toujours. Je me demandais si c'était comme les autres, une fois l'affaire dans le sac, on la laisse à la maison pour sortir s'amuser avec ses copains.

Thomas m'a demandé si j'avais vu l'épisode de "Friends", quant Ross sortait avec une petite étudiante à l'Université où il enseignait. Ben, il avait eu l'impression d'être dans la peau de Ross. Il était sorti avec elle et ses amis, et purée, il les avait trouvé d'une bêtise incroyable. Les garçons autant que les filles.

Les garçons avec leur coiffure sensé être tendance, à la Tintin, des tatouages qui ne veulent rien dire, mais qu'ils pensent les rendra plus virile, et les filles, aïch, tout dehors rien dans la tête. Elles se prennent pour la 3ème merveille du monde, stupides à pleurer. Et sa copine à la Ross, une fois qu'elle avait pris de l'assurance, un peu trop vite, à propos de leur relation, pensait qu'il devait être fier d'être avec une jeunette. Qu'il aurait dû lui baiser les pieds parce qu'elle était plus jeune que lui.

Thomas comprenait mieux pourquoi Pascal préférait les femmes mures et pas des connes finis. Il ne s'était rendu compte de la différence d'âge que quant il s'est mêlé à ceux qu'elle appelait ses amis.

La tête qu'il faisait m'a fait rire. Je pense que les quelques verres qu'on avait avalés y étaient pour beaucoup et l'avait rendu plus loquace. Et moi plus détendue.

Je crois qu'on avait peut-être un peu trop forcé sur la vodka. Moi, parce que je voulais calmer mes nerfs et faire taire l'inquiétude qui m'avait frappée, et lui, parce qu'il pensait avoir fait une boulette et que j'allais être fâchée avec lui tout le week-end.

Ensuite... affff, j'ai commis un impair des plus lamentable! J'ai même honte de le noter ici dans mon journal... J'ai couché avec Thomas! J'ai vraiment honte de moi. Haaah, pourvu que Pascal ne l'apprenne jamais. Je ne saurais pas où me cacher. Et je ne pense même pas à Jérémy... Il avait déjà tiqué de savoir que je partais tout le week-end, en plus avec un autre mec, même si je l'avais assuré que ce n'était qu'un ami, alors qu'on aurait pu le passer ensemble... La honte.

Est-ce que j'ai le droit de lancer la première pierre? Ou même faire des reproches à Pascal? Alors que je suis aussi nulle?

Dans ces moments là, l'autre n'existe même pas. On n'y pense pas du tout. Rien. Nada. Ce n'est qu'après qu'on pense aux conséquences de nos actes. Vraiment lamentable. En dessous de tout. Et qu'est-ce que Thomas pouvait penser de moi? Une fille qui prétend aimer Pascal, qui sort avec un autre mec et qui se laisse si facilement emballer? Lamentable. Vraiment pas de quoi être fière!!!

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Novembre 2017  (2) -Honte et trahison!

Le lendemain matin, inutile de dire que je n'osais pas le regarder en face. Thomas faisait pourtant tout pour me mettre à l'aise, comme si ce qui s'était passé n'était pas grave, ou même normal. Aïïïe. Je me sentais comme une merde. Dans la discussion hier soir, Thomas m'a dit qu'il s'était rendu compte qu'il était sorti avec cette métisse, parce qu'elle lui faisait penser à moi.

En plus, quant il m'avait revu, avec mes kilos en moins, son cœur avait sombrer dans les regrets de n'avoir pas su comment me retenir à l'époque. Est-ce que c'était ce qui m'avait attendri et fait baisser ma garde??? L'empêche, si on fait quelque chose dont on n'ose parler à personne, c'est que c'est mal... et j'avais fait quelque chose de très mal.

Ce qui me terrassait le plus, c'est que quant je repensais à la nuit passée, j'avais des picotements au bout des seins. Je suis obligée d'avouer que j'avais aimé ces moments dans les bras de Thomas. Peut-être parce que ça me rappelait des souvenirs, mais pas seulement; j'avais pris mon pied... C'est ce qui me faisait flipper le plus.

La journée, on est passé chez le traiteur, Thomas a passé les commandes à livrer vendredi prochain en fin d'après-midi. La Femme de Charge sera à la Villa pour réceptionner les vins, les alcools pour renflouer la cave et le bar, le jambon de Parme que j'ai proposé et tout un tas de petites choses à grignoter. Wahhh, à l'annonce du montant de la facture, j'ai failli défriser direct.

On s'est balader dans la station, puis faire du patinage. Je suis nulle, mais j'aime ça. Thomas a essayé de m'apprendre à être plus à l'aise en me montrant des trucs. Ma première demi heure, je l'ai passé pratiquement les fesses sur la glace. Après 1h, je pouvais avancé sans être parterre toutes les 5 secondes. On s'est beaucoup amusé et ça m'a beaucoup plu. Ensuite on a mangé dehors. Je n'avais pas envie de cuisiner, et Thomas est un piètre cuisinier. On a fini au bar, et... j'avais envie de finir dans ses bras, alors j'ai bu pour me donner une excuse, mais pas assez pour ne pas savoir ce que je faisais...

Et ce qui devait arriver est arrivé. Je me suis laissée aller, je prétendais avoir perdu toute inhibition. Je soupçonne Thomas d'avoir fait pareil. On a fait l'amour toute la nuit. Comme si on savait que ça ne risquait pas d'arriver de nouveau. On s'est embrassé à ne plus pouvoir. Ses mains étaient partout, ses baisers chauds, prolongés et insistants. Aux lueurs de l'aube, épuisés, en nage, on s'est enfin endormi enroulés dans les bras l'un de l'autre.

Une fois encore, j'ai réalisé que je n'avais pas du tout pensé à Pascal pendant toutes nos activités nocturnes et un peu coupable en voyant les messages de Pascal et ses tentatives de m'avoir au bout du fil. Je pense que ça devait être pareil pour lui quant il bidule ailleurs. Mais ce dimanche matin, je n'avais pas envie de me sentir coupable.

On a soigneusement évité de parler de Pascal, de culpabilité, ou de Jérémy... Je ne voulais même pas y penser. Une fois, on peut dire que c'est une erreur, mais deux non. Alors j'ai été comme j'aurai été avec n'importe lequel de mes amants après l'amour; câline.

Vers midi, Thomas avait tout réglé avec la Femme de Charge. Une fois celle-ci partie, on s'est préparé pour redescendre. J'ai vu que Thomas était un peu triste de partir. Je lui ai donné la main. On était devant la porte, nos bagages à nos pieds, prêt à franchir le seuil. Et il m'a jeté un regard que j'ai compris.

Thomas m'a entraînée jusqu'à sa chambre et on s'est jeté l'un sur l'autre comme des loups affamés.

Cette fois, on n'avait pas l'excuse d'avoir été imbibé! C'était en toute connaissance de cause. Ce qui n'empêche pas la petite voix qui me siffle au fond de la tête, que je n'avais aucune excuse. Et que si ça pouvait m'arriver, alors Pascal aussi. Et ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas ou plus.

On a quitté la Villa aux environs de 18h... 4h plus tard... Même si Pascal l'apprenait, je nierai tout... même sous la torture.

Étant donné ma position, je n'ai pas demandé à Pascal ce qu'il avait fait avec la pouffe. Je n'ai posé aucune question. Il m'a raconté ce qu'il voulait et je l'ai écouté. Il a eu l'impression que ça ne m'intéressait pas plus que ça.

Ce n'était pas le cas, mais je ne voulait pas m'étaler sur le sujet, pour pas qu'il me pose des questions sur mon week-end.

Le week-end suivant, j'avais pensé pouvoir aller à Gstaad, mais j'avais l'anniversaire d'un de mes neveux. Je ne pouvais pas y couper, c'est mon filleul. Donc Tati devait être présente. Ça m'a brouillé l'estomac de ne pas pouvoir y aller. De savoir que la connasse serait là-bas, tout près de mon homme...

Avec ce que j'avais fait, est-ce que j'ai le droit de continuer à l'appeler comme ça?

J'avais failli accepter d'aller à l'anniversaire en famille le vendredi soir avec Jérémy. Il y comptait et était impatient de rencontrer ma famille. Mais, au dernier moment, je me suis demandée si c'était le contraire, Pascal n'ayant que croisé certains membres de ma famille, apprenant que j'avais été avec Jérémy, avec qui je n'étais que depuis quelques mois, alors que lui et moi étions ensemble depuis plus de 8ans??? Non, il n'apprécierait pas et je le comprend.

Alors j'ai annulé avec Jérémy. Après la fête, j'ai été dormir chez lui, parce que le lendemain, on fêtait le même anniversaire avec les copains de mon filleul cette fois. Et je n'emmenais pas Jérémy. Je ne pouvais pas lui faire le coup tous les week-end, hors le week-end prochain, j'avais bien l'intention d'aller à Gstaad, et sans lui.

Donc, il fallait que je me rattrape la semaine pour pouvoir disposer de mon week-end. Ciel, que c'était fatiguant d'être avec quelqu'un d'aussi célibataire que Jérémy!

N'étant pas très fière de moi, j'ai évité Pascal. Pourtant, je voulais savoir comment les choses se sont passés avec la pouffe. J'ai prétendu être très occupée et je répondais sporadiquement à ses messages. J'ai évité tout contact téléphonique.

Thomas m'avait appelée le vendredi avant mon week-end d'anniversaire. Il avait très peu parlé du week-end, et avait simplement raconté notre sortie à la patinoire et dit à Pascal qui l'avait questionné, que j'étais pas de très bonne humeur le vendredi quant on est monté. J'étais fâchée parce que c'était lui qui avait lancé le jeu. Alors tout baigne, je m'en tiendrais à la même version.

S'il savait quelque chose à propos de Pascal, il ne m'en a rien dit. Caro non plus. Alors que j'avais évité Pascal jusqu'à maintenant, j'avais parlé à Thomas. Il savait que je montais à Gstaad ce week-end.

Hah! Thomas Thomas... Il n'a pas su agir comme d'habitude. D'habitude, on est tout le temps ensemble, il a son bras autour de mes épaules, souvent à la même table, ou il me plante sur ses genoux. Mais là... Lui qui d'habitude m'accueille presque toujours quant j'arrive à la Villa, a fait semblant qu'il ne m'avait pas vue, en se mordillant la lèvre inférieur. Quant nos regards se sont croisés, il m'a fait signe de loin!!! Trop nul.

Forcément Pascal a trouvé son attitude plutôt louche. Il n'était pas le seul. On avait passé tout un week-end ensemble et maintenant on s'évite??? Je ne me sentais pas très à l'aise, mais je me suis forcée à aller vers lui et essayé d'agir comme d'habitude. Pascal s'est mis à me bombarder de questions, auxquels je ne voulais pas répondre.


Défense - Attaque... Alors j'ai attaqué... en disant que je me retenais déjà de lui poser des questions sur son week-end, et oui, j'étais furax et je n'étais pas sûre si je devais croire Thomas, quant il me dis que ce n'était pas lui qui lui avait demandé de m'éloigner pour le week-end. Donc, pour ne pas péter un câble, je préfère ne pas parler, pour l'instant, de ce week-end là.

Et de la voir là, et j'ai fait un signe de la tête en direction d'Olivia plus, voyant la Olivia là... j'ai inspiré  et expiré avec force, sans rien dire de plus.

Pascal a fait la grimace, mais s'est mis à me dire que ça ne lui posait pas de problème de me raconter, mais je lui ai fais signe que je ne voulais pas en parler. Point barre. Fouuuuuh, j'ai diffusé la bombe. Après ça, Pascal a évité le sujet. Et évitait Olivia... ce qui n'était pas pour me déplaire.

J'étais sortie fumer dans le froid, tout en regardant ce qui se passait à l'intérieur. Je m'étais donnée un mal fou pour garder le sourire et parler avec tout le monde. J'étais épuisée. J'aurai préféré me planter dans mon coin et lire jusqu'au moment de sortir.


Thomas est venu me rejoindre. Après quelques paroles en l'air, Thomas a rigolé en disant que ça ne nous ressemblait pas de ne pas se parler franchement. Il avait raison. Il s'est demandé pourquoi je ne lui avais jamais vraiment laissé un chance; on s'entendait bien, on se comprenait et on ne s'ennuie jamais ensemble, mais j'étais toujours retournée vers Pascal. Qu'est-ce que Pascal pouvait bien avoir de plus qu'il n'avait pas... Ce n'était pas des questions, mais de simples remarques.

J'ai repensé à notre retour de Gstaad, alors que je le regardais conduire tout pensif, je m'étais sentie amoureuse de se type aux cheveux bouclés. Et je n'aurai pas su quoi lui dire, parce que je ne savais pas moi-même pourquoi c'est Pascal et pas un autre!

Après un moment de silence, Thomas s'est tourné vers moi et m'a dit de l'utiliser. De quitter Jérémy et de sortir avec lui. J'étais trop surprise pour dire quoi que ce soit. La bouche parterre. Thomas a dit qu'il savait très bien que je finirais par retourner vers Pascal, mais en attendant... on pourrait être ensemble. Il acceptait le risque et acceptait de souffrir encore une fois. Seulement cette fois, c'était un choix délibéré. Les 2 autres fois, il y avait cru et avait pensé que ça marcherait nous deux, cette fois, il savait que je finirais par le quitter...

Thomas disait ne pas vouloir me faire de pression. Qu'il n'y avait que des avantages, par exemple, Pascal habitait juste en dessous, donc je pourrais avoir un œil dessus, etc... Il me demandait de réfléchir.

Pascal est sorti pour venir vers nous, Thomas m'a avertie avant de retourner à l'intérieur. Pascal l'a regardé passé en fronçant les sourcils. Il voulait savoir de quoi on avait parlé. Je n'ai pas répondu. Il m'a dit qu'il se doutait bien que Thomas revenait à l'assaut, étant donné ma perte de poids, et lui aussi avait remarqué que la métisse avec qui il était sorti me ressemblait.

J'ai ignoré ses remarques, encore trop sous le choc. Je ne m'attendais pas du tout à la réaction de Thomas. Le reste du week-end s'est très bien passé. Mais Thomas restait un peu distant, même s'il était toujours près de moi, mais il ne me prenait pas dans ses bras comme avant.

Une ou deux fois, j'ai eu envie de sauter à la gorge de la pouffe quant elle enfilait son bras sous celui de Pascal, comme s'ils étaient cul et chemise. Elle et ses copines faisaient barrage autour de Pascal, tenant Caroline, moi ou ses copains à l'écart, ce qui fait qu'il était obligé de se débrouiller pour prendre la fuite pour éviter de me voir péter un câble. On aurait dit qu'elles avaient répétés...

Pascal venait aussitôt vers moi, comme s'il avait besoin de me prouver qu'il n'avait rien à se reprocher. Louche.

Je n'ai pas passé une seule nuit avec Pascal depuis qu'on a recommencé à retourner à Gstaad. Il n'a pas non plus cherché à me le proposer. C'était un peu... ça m'angoisse. D'habitude, il me poursuit, chercher à passer la nuit avec moi dès qu'on est au chalet. L'endroit où on a pas à se cacher... Alors je me pose des questions. Je rentre toujours du week-end triste, comme si j'avais perdu quelque chose.


Jess est rentrée fin novembre. Elle semblait déprimée et de mauvaise humeur. Apparemment, rien ne s'était passé comme elle le voulait et elle était là pour lécher ses plaies. J'ai appris par Thomas que le type qu'elle voyait était en fait marié, et n'avait pas l'intention de quitter sa femme, même pour elle. L'homme en question faisait partie de leur cercle, donc il avait été facile pour lui et ses parents de prendre des informations sur lui.

J'imagine que ça doit être un de ces richetos, mariés avec une famille tout aussi richeto... Ça m'a fait de la peine pour Jess, elle avait vraiment l'air au bout du rouleau.

Je n'avais toujours pas répondu à Thomas et Jérémy commençait à s'énerver par le fait que je passe mes week-end à Gstaad avec mon ex, comme il appelait Pascal. Que je ne semblais pas du tout impliquée dans notre relation. Il me demandait plus d'investissement dans notre couple.

Je me sentais de plus en plus coincée... Il était adorable quant il ne cherchait pas à m'obliger à m'investir plus dans notre relation. Je ne pouvais pas lui dire que j'avais toujours des sentiments pour Pascal, alors j'ai prétendu que j'étais comme ça, je n'y pouvais rien. J'ai le sentiment que Jérémy me met sous pression et je n'aime pas ça. En même temps, je sais que c'est de ma faute...

Peut-être que je ne sais pas être heureuse?! Je crois que je cherche à ce que ce soit lui qui me quitte... Afff, j'ai la tête à l'envers! Je ne sais pas ce que je veux... Ni ce que je dois faire... Je suis paumée!

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Octobre 2017 - Retour à la réalité

Publié le par JaneDo

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Octobre  2017  (1) - Retour à la réalité

On a passé tout le dimanche ensemble. On a fait des grillades dans le jardin. Peut-être la dernière de l'année. L'hiver n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez. J'avais préparer quelques salades. Je savais que chaque fois que je m'éloignais pour aller, par exemple, chercher quelque chose à l'intérieur, ils lui demandaient tous ce qui s'était passé. Pourquoi il avait fait ça, etc.

J'ai fait comme si je me doutais de rien. J'ai continué à sourire. Je pouvais enfin m'asseoir près de Pascal, le laisser me prendre la main et tout.

Après, je lui ai rappelé que je sortais avec Jérémy, et que je crois que je me suis laissée un peu trop aller à le laisser m'embrasser et me prendre la main, et aussi d'avoir passer la nuit avec lui.

Ah les hommes... Pascal pensait que tout était réglé et que ça repartait comme en 14! Il croyait que comme je l'avais laissé m'embrasser en publique devant tout le monde, que le passé était enterré et oublié. Mais non, mais non, ce serait trop facile. Il n'en avait pas encore assez bavé.

J'ai voulu savoir quant Olivia était partie, ce qui s'était passé, puisque je dormais. Pascal m'a raconté en gros et en voyant ses grimaces, je lui ai demandé si c'était aussi dur que ça. Rhoooh, il a plongé.

Pascal a eu le culot de me dire qu'il avait eu mal au cœur de la voir pleurer. Il aurait préféré que ce ne soit pas devant tous nos amis. Là, la moutarde au nez, je lui ai demandé s'il avait eu aussi mal au cœur quant il m'avait fait la même chose il y a un an? Il a dit que non, parce que pour lui, on ne se séparait pas vraiment.

Je me suis calmée, parce que, je ne voulais pas lui montrer ma colère. C'était trop tôt. Je ne voulais pas qu'il se demande s'il n'avait pas fait une erreur, si je lui cassais les pieds ou lui montrait toute la latitude de ma rage à moi. Il n'allait pas s'en tirer aussi facilement, mais il fallait que je fasse encore attention de ne pas le renvoyer dans les bras d'Olivia.

Il a compris que mes doutes venaient du fait que, je n'avais pas rompu avec Jérémy, alors j'avais honte de me mettre à rouler des patins avec un autre mec, alors que je suis avec quelqu'un d'autre. Et aussi, qu'il devra supporter un peu de ce que j'ai supporté moi quant il se pavanait avec Olivia.

Le mardi, je me suis pointée à la salle de sport où Pascal avait le basket. En arrivant à la fin de l'entrainement, j'ai vu qu'Olivia était déjà là. Alors je suis restée hors de vue. J'étais curieuse de voir ce que Pascal allait faire. S'il dépasse la limite... ça va mal aller!

J'étais folle de rage de voir que la connasse est restée devant l'entrée pour se montrer à tout le monde. Elle en a salué quelques uns. Rage totale. Elle les connaît comment? Pascal avait-il l'habitude de l'amener avec lui? Il me fallait beaucoup de self-control pour ne pas me précipiter là-bas et la faire détaler comme un lapin. Peut-être même à coup de pieds au cul.

Olivia a suivi Pascal jusqu'à sa voiture où ils ont discuté un moment. Pire que tout, Pascal l'a suivie chez elle. Je n'ai pas eu à les coller. Vu la direction prise, j'ai suivi de loin. Devant son appart, ils ont encore discuté avant de monter. Je crois que Pascal ne voulait pas vraiment monter, mais il l'a fait. Ça m'a foutu les boutons.

Dès que je les ai vu devant chez elle, j'ai appelé Pascal. Je l'ai vu regardé son natel, mais le chien ne m'a pas répondu. Il a coupé la sonnerie et remis son natel dans la poche. Iaaaaah! J'étais vraiment furieuse. Il n'aurait pas dû aller chez elle. Déjà, il n'avait pas à la suivre, alors monter encore moins.

Fulminante de colère, j'ai attendu. J'avais prétendu il y a quelques mois, que je ne savais pas où elle habitait, alors je ne pouvais pas lui envoyer un message pour lui dire que je savais où il était et que je n'étais pas contente de voir qu'il ne me répondait pas.

1h, c'est long... alors quant on se fait des films, c'est encore plus que long... Je fulminais...

J'étais dans tous mes états; au bord des larmes, le cœur serré, j'avais à nouveau mal. Rien que de savoir qu'il était là-bas. Ma tête ne me laissait pas en paix, des images horribles me torturaient. Si j'avais Pascal sous la main, je le frapperais certainement. Au bout d'un moment, je n'ai plus pu retenir mes larmes, j'étais trop anxieuse, déprimée.

L'attente était longue. 1h30 après être monté chez Olivia, je l'ai regardé sortir et monter en voiture comme de rien. La rage me voilait le regard. Je voyais rouge. Pascal n'aurait pas dû la suivre chez elle. Maintenant, je me demandais s'il aurait le courage de me le dire.

J'ai vu la pouffe regarder par la fenêtre pour lui faire signe. Mais Pascal ne s'était pas retourné. Maintenant, je sais même à quel étage elle habite. La fenêtre est gravée dans ma tête.

Pascal n'a tenté de me rappeler qu'une fois chez lui. J'étais trop en colère pour lui parler, alors je n'ai pas répondu. Il m'a envoyé un message et je n'ai pas répondu non plus. Qu'il aille se faire voir.

Pas de nouvelles de Jérémy. J'avais encore besoin de lui, alors je l'ai appelé. Je lui ai dis que j'étais déçue qu'il n'ait pas le courage d'essayer de me faire changer d'avis. Il devait quand même se rendre compte qu'on ne se connaissait pas assez et pas depuis assez longtemps pour que j'envisage de déménager pour me mettre en ménage avec lui!

JD lui avait dit qu'il n'avait pas réussi à me faire changer d'avis. Et Jérémy s'était dit que, si Pascal n'avait pas réussi à me faire changer d'avis en 8 ans, il n'avait aucune chance. Je lui ai rappelé que, tout ce que j'avais (j'avais failli utiliser le présent au lieu du passé) pu aimer Pascal, il restait quand même un homme marié, et il n'y avait aucune chance que j'envisage de vivre avec lui tant qu'il l'était.

Un peu soulagé, Jérémy a accepté qu'on se voit pour discuter autrement qu'au téléphone.

On a refait le tour du sujet et je lui ai dis que c'était ma manière de voir les choses, mais que j'attendais de voir peut-être qui arriverait à me persuader de faire le grand saut. Parce que pour moi, ça restait un sacré challenge.

C'était difficile pour moi de faire confiance, de dérouter ma vie et de la poser dans les mains de quelqu'un. J'ai remarqué que Jérémy avait un petit côté macho. Lui, comme la plupart des mecs, pense que la fille n'a qu'à suivre leurs directives.

Ils oublient bien vite qu'un homme n'est qu'une femme non abouti. Parce qu'enfin, la forme par défaut (complète) de l'humain, c'est la femme. La forme primaire et abouti de l'humain. Tous les êtres humains sont des XX lors des premières 7 à 8 semaines de leurs existences. Raison pour laquelle les médecins ne peuvent dire avant à la mère, si elle attend un garçon ou une fille. Ce n'est que quand il y a détérioration des gênes que ça devient un mec. Et même là, les mecs ne sont pas tous égaux, les gênes du Y varient entre 70 à 300 gênes, contre 1098 du gêne X. Et ça depuis le début de l'humanité. Les hommes n'ont pas tous le même nombre de gênes...

Jérémy veut bien tenter, mais il me demande de lui dire dès que je sais si je veux bien me projeter dans l'avenir avec lui ou non. Si je réalise qu'il n'y aucune chance pour qu'on fasse des projets ensemble, alors je dois le lui dire. Ouais ouais... je ferais ça.

Ciel, il faisait encore beau et chaud, alors on a marché un moment au bord du lac, puis on s'est arrêté pour boire quelque chose dans un des bistrots du bord du lac pour décider d'aller manger sur une terrasse. Pendant la promenade on avait bien discuter, Maintenant, on laissait tout ça derrière pour profiter de la soirée.

Après, j'ai suggéré d'aller au Bleu, parce que je savais que Pascal et les autres y seront sûrement. Quant on est arrivé, il n'y avait personne encore.

Pascal a flippé quant il m'a vue avec Jérémy. Il a certainement dû faire un effort sur lui-même pour venir dire bonjour. J'avais fait comme si je ne les avais pas vu. Ensuite, un à un, certains sont venus nous saluer. Pour rendre les choses plus difficiles pour Pascal, j'ai accepté l'invitation de Thomas de nous joindre à eux.

A voir la mâchoire serrée et le visage fermé de Pascal, je savais que ça devait être dur. Tant mieux. J'imagine qu'il avait dû oublier ce que je lui avais dis. Je voyais bien les regards que s'échangeaient nos potes, mais j'ai passé outre. Après tout, ils avaient bien accepté Olivia sans rechigner, non! Et ce que Pascal ne savait pas, c'est que je l'avais chopé allant chez Olivia, alors; aucune pitié.

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Octobre  2017  (2) - Retour à la réalité

Caro m'avait tirée à l'écart pour me demander ce que je faisais. Que Pascal allait péter un câble, alors je lui ai dis en gros ce qu'on avait discuté avec Pascal. D'ailleurs, quant Jérémy était en train de discuter avec des copains à lui, Pascal m'a tirée à l'écart pour me dire qu'il croyait que j'avais rompu avec Jérémy. Diable... j'ai failli lui sortir; "comme t'as rompu avec Olivia???"...

Je voulais m'assurer qu'il se rappelle ce que je lui avais dis; à lui de voir s'il supportait aussi bien que j'avais dû le faire quand il se pavanait avec Olivia.

Il a ravalé sa fierté et il a dit qu'il supporterait, mais que c'était difficile et qu'il se sentait ridicule devant ses copains. Exactement ce qu'il m'avait fait, non?

Ma rage contenue, je lui ai aussi rappelé que si je l'attrapais à batifoler avec une autre, ce serait fini.

Après avoir plaqué Olivia devant tout le monde, il était persuadé que tout le monde devait se fiche de sa tête en me voyant avec un autre mec. Il était en train de la roter, mais je n'avais pas pitié, parce que je le voyais encore monter chez Olivia. J'espère qu'il commençait à comprendre ce que j'avais subi ces derniers mois.

Je me suis faite un plaisir de faire des petits bisous à Jérémy, qui répondait spontanément à ma subite tendresse en public. Il devait certainement se douter que c'était pour Pascal, mais il a joué le jeu. Pascal fulminait en silence. Il ne pouvait pas s'empêcher de nous épier, c'était visible qu'il souffrait le martyre.

On a pas fait long, une heure plus tard, on partait, main dans la main, en amoureux.

Je suis restée avec Jérémy tout le week-end. Je n'ai répondu à aucun des appels ou messages de Pascal. Toujours enragée qu'il n'ait pas répondu à mon appel devant chez Olivia. J'espère qu'il mordait la poussière à pleines dents.

Pendant la semaine, Pascal a essayé de me voir. J'ai pris un verre avec lui le jeudi soir. Je me suis rendue compte en le voyant, que oui je l'aime, mais j'étais aussi très en colère contre lui. Il ne se doutait de rien, il croit que je suis juste un peu distante à cause de Jérémy. Il insiste sans arrêt pour que je romps avec Jérémy, mais je n'étais pas pressée.

Le vendredi soir, j'ai retrouvé l'équipe de Thomas et Pascal au Time-Out. Seule. Pascal faisait tout pour me séduire. Je l'ai laissé faire, J'ai souri, rigolé avec lui, l'ai laissé me passer le bras autour. Mais j'ai tenu à rentrer seule.

Evidemment, je suis revenue chez lui pour voir s'il rentrait bien tout seul.

Caroline est passée chez lui. Elle a voulu qu'ils aillent chez elle, mais Pascal n'a pas voulu. Il avait peur que je l'apprenne et savais que je ne le lui pardonnerait pas. Il a fini par dire à Caro que je lui avais interdit de voir qui que ce soit, même elle. Caroline n'a pas aimé, elle a fait la grimace.

Je m'attends à ce qu'elle m'en parle directement.

Après le départ de Caro, je l'ai vu tripoter son natel. J'ai pensé que c'était pour m'envoyer des messages, mais je n'ai rien reçu, Alors ce j'ai pensé que ce devait être à Caroline.

Passé la soirée du samedi soir avec Jérémy et ses amis. On a dormi chez lui. Il a été adorable; toujours aux petits soins, les yeux remplis d'amour. Je crois qu'il est amoureux de ma petite personne. C'est très agréable. Je le trouve mignon, mais... ce n'est pas Pascal.

Je ne me sens pas encore complètement à l'aise avec lui. Je remarque de plus en plus son côté macho et je ne sais pas encore ce que j'en pense. Pour l'instant, ça ne me pèse pas, mais si je comptais sur un future avec lui, se serait le clash. On risque de se prendre souvent la tête.

J'aime bien quant il prend les choses en main, mais pas du tout quant il essaie de me manipuler ou me donner des ordres sans en avoir l'air. Comme c'est un trait de caractère que je déteste, je le sens tout de suite et ça me fout en pétard, mais je ne le montre pas toujours.

De temps en temps en rigolant, je lui en fais la remarque. Ça le fait sourire, et il ne se rend pas compte que ça m'indispose carrément.

Je passais mes week-end à fréquenter les endroits où j'allais avec Pascal, sachant pertinemment que je l'y retrouverais. J'ai été désagréablement surprise de voir Olivia remontrer sa face de rat. Et ça, depuis que Pascal est allé chez elle.

Je crois que mon inquiétude à commencer à grandir en constatant qu'elle revenait circuler dans mon groupe. Je crois que je devrais surveiller Pascal un peu plus.

Mais, j'avais Jérémy dans les pattes, et ça posait un gros problème de timing. C'était mal barré. Est-ce que je veux vraiment savoir? Qu'est-ce que je ferais si je me rendais compte qu'il n'était pas aussi sérieux que je l'aurais voulu? Est-ce que je le quitterai? Non, je ne crois pas.

Quant j'étais avec Jérémy, je m'inquiétais de ce que faisait Pascal. Jérémy n'était pas toujours d'accord d'aller dans les endroits que je voulais. Alors, je finissais par sortir de mon côté avec le soutien de Caro. J'étais contente de n'avoir pas entrainer Jérémy dans tous les endroits que j'allais avec l'équipe. J'aurai été plutôt mal à l'aise s'il me tombait dessus...

Le dernier samedi du mois, j'étais avec Pascal. On passait une soirée sympa en tête à tête. On n'avait pas vraiment envi de sortir avec les autres. On voulait une soirée à nous en fait. J'ai entendu son natel biper ou vibrer un peu trop souvent à mon goût.

Pascal est sorti parler au téléphone, j'en ai profité pour lui dire que j'allais au petit coin. En fait, j'ai voulu écouter sa conversation. Pas pu. Alors quant il est revenu, j'étais déjà à la table et j'ai pris son natel pour regarder qui l'avait appelé. Il est devenu tout rouge... Olivia! Encore!

Quant je pense à la fois où je l'avais surpris devant chez elle, il n'avait pas répondu à mon appel... Je l'ai regardé en lui montrant ma colère mais je n'ai pas commenté.

Pascal en a profité pour me dire qu'elle n'était pas bien. Il voulait faire un saut chez elle, il était un peu inquiet. J'étais folle de rage contenue. Si ça continue, je vais finir par exploser. Aller chez elle? Il se fout de ma gueule ou quoi? Il ne pense quand même pas que je vais lui dire d'y aller??? Ou quoi?

Après une discussion acharnée, j'étais aussi inquiète, parce que je me retrouvais dans une drôle de situation; je ne veux pas qu'il y aille, mais je ne peux pas non plus ouvertement l'en empêcher! Cette connasse commence vraiment à m'énerver!

S'il arrivait quoi que ce soit, je ne serais pas seulement la méchante, ce ne sera pas seulement de la faute à Pascal, mais de la mienne aussi. Ça n'empêchait pas que j'étais folle de colère et que j'avais envie de l'étrangler.

Comme je n'avais pas tellement le choix, il fallait aller chez l'autre là. Pascal a compris que je pensais l'accompagner. Il a eu un moment d'hésitation que j'ai fait semblant de ne pas remarquer. C'était le silence dans la voiture. Pascal a essayé de l'appeler et cette garce n'a pas répondu, ce qui l'a rendu nerveux.

Chez elle, quant j'étais en train de détacher ma ceinture, Pascal m'a demandé d'attendre, qu'il ne sera pas long. Pas question, elle voulait voir Pascal et bien, elle aura moi avec. Pas question que je le laisse monter tout seul. J'ai dis que je venais avec lui.

Pascal ne voulait pas ! On a commencé à se prendre la tête. Je ne voulais pas qu'il y aille s'il ne voulait pas que j'aille avec lui. Et il était hors de question que je le laisse monter sans moi. Cette garce continue à me faire super chier!

Sans issue... J'étais prise dans une situation de merde. Pascal ne voulait pas que je monte avec lui, et je ne pouvais pas l'empêcher d'y aller... Je ne pouvais pas non plus le menacer de rentrer, sinon, du coup, il pouvait y rester le temps qu'elle voudra... Furax est un bien petit mot à côté de ce que je ressentais!

J'étais au bord des larmes, Pascal s'en est rendu compte. Il a essayé de me convaincre que je ne risquais rien et qu'il ne restera pas longtemps. Puis la lumière; j'attendrais derrière la porte dans le couloir, mais qu'il n'était pas question que je reste dans la voiture.

Pascal avait le code de l'entrée en bas!!!

Pfff, cette tarte lui a ouvert en déshabillé! Non mais, elle croyait quoi! Qu'il était là pour une partie de jambes en l'air???

Avec Pascal, on a échangé un regard, il a grimacé. Il devinait à quoi je pensais... Elle n'avait pas l'air d'être mal du tout, mais s'apprêtait à lui faire le grand jeu mêlé de larmes!?!

Quant elle m'a vue, son sourire s'est évanoui direct. Elle s'est glissé derrière la porte et l'a laissé entrer, prête à m'empêcher de passer sa porte, au cas où j'en aurais eu l'idée. Connasse.

Une des copines d'Olivia est arrivée et Pascal est sorti. Pascal était resté là-bas dedans une bonne demi heure. Sa copine n'a pas manqué de me lancer un de ces regards méchant, comme si c'était de ma faute ou que je n'avais rien à faire là.

Notre soirée était gâchée. J'étais de mauvaise humeur et toujours tellement furieuse. Je ne voulais pas lui faire de scène, mais je n'ai pas pu me retenir de lui dire qu'avec lui, tout était toujours compliqué. Qu'avec Jérémy, ce genre de chose n'arrivait jamais. Que je crois que j'en avais marre.

Pascal m'a promis que ça n'arriverait plus, qu'il lui avait demandé de ne plus jouer à ce jeu là avec lui, que la prochaine fois, il n'irait pas. D'ailleurs, il avait pris le numéro de sa copine, et la prochaine, il enverra directement sa copine. C'était lui qui l'avait appelée pour s'occuper d'Olivia.

Ça m'a un peu calmée, mais j'étais triste et je ne voulais même pas être avec lui... j'aurai voulu être chez moi...

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Septembre 2017 (1) - Moi le chat, Olivia la souris!

Publié le par JaneDo

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Septembre  2017  (1) -  Moi le chat, Olivia la souris!

Après ma longue discussion avec Pascal, je ne l'ai pas vu de la semaine. Il a bien essayé de me voir, mais j'avais trop de trucs à faire. Et ce week-end, je voulais crucifier Olivia. Mais avant ça, il fallait que je parle à Jérémy, il devenait trop pressant.

J'ai pensé que c'était mieux de discuter dans un endroit public et pas enfermé chez lui ou chez moi, mais il a insisté pour m'inviter chez lui. Je sais pas pourquoi, mais j'aime beaucoup son appartement, c'est cosy et chaleureux. Ça me faisait mal au cœur d'aller là-bas, parce que j'allais sûrement avoir des remords, et probablement vouloir repousser à une autre fois.

Sans que j'aie besoin de provoquer les choses, c'est lui qui est venu sur le sujet; il voulait qu'on habite ensemble. Il m'avait présenté sa mère, il savait que j'avais une grande famille, alors il voulait les rencontrer. Alors j'ai tout déballé...

On peut dire, au figuré, qu'il avait la bouche qui tombe parterre. Il m'a regardé comme si j'inventais quelque chose d'inconnu.

Quant j'ai eu fini, il m'a demandé si c'était une blague ou si j'essayais de le tester. Je lui ai dis, que s'il ne me croyait pas, il n'avait qu'à demander à JD. On était sorti ensemble un petit moment, et j'avais aussi dit à JD comment je voyais les choses.

Jérémy savait que je n'avais pas inventé tout ça pour lui, JD l'avait déjà averti que j'étais un peu bizarre et lui avait raconté en gros ce que je venais de lui expliqué.

Jérémy était sonné. Il m'a encore demandé si j'avais aussi dit tout ça à Pascal. Je lui ai confirmé que oui. Il ne comprenait pas comment on avait pu rester ensemble si longtemps si Pascal savait tout ça. Jérémy était encore sous le choc quant je suis partie. On a dit qu'on allait s'appeler, mais... à voir sa tête, je n'y compte pas trop.

Quand même vendredi soir, je m'attendais à avoir des nouvelles de Jérémy, sans y croire vraiment. Je n'ai pas eu de ses nouvelles. Donc, je pense qu'il a dû décider que c'était mieux d'en rester là...

Thomas et Pascal avaient prévu une soirée jardin-grillade et peut-être, suivant l'envie de chacun; boîte.

J'avais raison de précipiter les choses concernant la Olivia, parce qu'on ne peut pas dire que Pascal était aussi chaleureux qu'avant avec elle. C'était plutôt elle qui lui collait au cul, et on aurait dit qu'il essayait d'éviter trop de rapprochement. J'ai eu l'occasion de parler avec Jess un moment, mais elle a été se coucher tôt, elle repart demain à New York. Sous prétexte de s'occuper de sa galerie photos. Elle m'a confirmé ce que je savais déjà; elle voyait quelqu'un.

Avant de rentrer à New York, elle pensait passer quelques jours à Londres. Elle voulait savoir si elle ressentait toujours quelque chose pour Ethan ou pas. Jess a aussi remarqué le début de la fin entre Olivia et Pascal. Pour elle, c'était clair qu'il voyait quelqu'un d'autre, parce qu'il essayait d'être gentil, mais il gardait ses distances.

Ou elle se disant que c'était peut-être parce qu'elle était là!!! Elle ne savait plus trop.

Surprenant de sa part; Jess m'encourageait à reconquérir Pascal. Elle disait le connaître assez pour deviner, qu'à voir son attitude avec Olivia, elle pensait que c'était le bon moment. J'ai prétendu ne pas être très sûre, que je verrais. Hum. Jess a eu un de ses rires cristallin, elle m'a dit que je devrais profiter, parce que depuis le temps, je devrais savoir qu'elle pouvait changer d'avis comme de chemise.

Ça... je le savais ! Elle voit quelqu'un alors elle est agréable avec moi, mais si tout à coup elle voulait reprendre Pascal, alors je serais l'ennemie à éliminer. Donc, je n'avais pas assez confiance en elle pour me confier. Par contre, je me suis confiée à Caro.

Puisque j'avais le feu vert de Jess, je me suis arrangée pour avoir des petits moments avec Pascal en faisant tout pour que Olivia se fasse des cheveux blancs. Quant elle nous a surprit dans la cuisine, j'ai bien sûr pris l'air le plus coupable possible. Ce n'était pas nécessaire de dire à Pascal d'en faire autant, il avait la tête du comploteur coupable.

J'ai bien sûr vite filé, pour presque tout de suite après, me retrouver à nouveau seul à seul avec Pascal un peu à l'écart. Quant j'étais avec lui et que je riais, je riais pour toute la compagnie. J'ai même fait le coup de perdre l'équilibre pour qu'il me rattrape. Et échange de regards etc.

Olivia était à bout de nerfs et au bord des larmes. Alors j'ai mis un bémol, et passé le reste de la soirée à éviter Pascal. Qui lui ne pouvait pas s'empêcher de suivre mes mouvements et rechercher le contact. Je lui faisais de petits sourires de loin. Et j'ai même oublié que Jess était encore là. Je me suis sentie plus à l'aise quant elle a été se coucher.

Imagine... Elle nous a fait la bise à moi et Caro ! Une 1/2h plus tard, je suis partie avec Caro prendre un dernier verre avant de rentrer. On est vraiment des sacrés emmerdeuses toutes les 2... après avoir discuté un moment et avalé une vodka, on a eu envie d'aller jeter un coup d’œil pour voir ce qui se passait de l'autre côté...

On a bien fait attention que personne ne traînait au bout du jardin avant de se camoufler dans les buissons. un de ces quatres, on risque bien de se faire attraper! Et on aura l'air carrément stupide!

Pascal avait eu l'air perdu quant je suis partie, mais là, il avait l'air d'avoir retrouvé sa bonne humeur et son entrain. Olivia aussi avait l'air plus détendue. Elle se collait à Pascal, lui passait les 2 bras autour, et appuyait sa tête contre lui à tout va. Et il se laissait faire...

Donc le cinoche d'avant, c'était parce que j'étais là, ou parce que sa femme était là aussi!

Ça me foutait les boules, mais en même temps, c'était tant mieux, parce que demain soir, il allait devoir la jeter comme il me l'avait fait... Je ne savais pas encore comment je voulais que ça se passe; chez lui entre nous 3 ou quant on est avec tous ses copains autour... Mais c'était pour demain soir...

Je suis arrivée au Time-Out vers 23h. J'avais pris mon ordi au cas où, comme je le faisais souvent. C'était dans ma voiture, près à l'emploi. Je n'étais pas sûre d'en avoir besoin ce soir, mais sait-on jamais.

Finalement, entre six yeux, je ne pense pas que ça me suffit, elle m'avait fait mal, alors plus il y aura de monde pour la voir se briser, mieux je me sentirais.

Les habituels et amis les plus proches, on avait d'abord pris un verre chez Thomas. J'avais réussi à avoir Pascal un peu à l'écart. Quant il a voulu savoir si j'avais réfléchi et si je lui laissais une chance, j'ai dis que je ne savais pas, que je n'étais pas sûre.

Quant j'ai vu Olivia s'apprêter à nous foncer dessus, je lui ai dis que finalement, je trouvais que lui et Olivia allaient très bien ensemble, que je crois que je préfère qu'on reste simplement ami. Que j'avais accepté les choses comme elles étaient. Et que je ne lui en voulais plus.

Pascal est resté la bouche ouverte de surprise. Je lui ai fait un petit sourire en lui disant que tout ce que je voulais c'était qu'il soit heureux et que d'ailleurs, sa chérie arrivait sur nous. J'ai filé.

Sans trop se faire prier, Pascal a laissé Olivia lui donner la main. Il l'a même laissée lui prendre le bras et le passer autour de ses épaules. D'après son expression à elle, malgré ce qu'elle essayait de montrer à tous, elle n'était pas très contente. Et Pascal était amorphe. Il a regardé dans ma direction, je lui ai souri et détourné le regard avant qu'Olivia ne me voit lui sourire.

Je l'ai vu le traîner chez lui, alors j'ai foncé vers mon ordi que j'avais posé sur la petite table près de la chambre à Thomas pour aller m'enfermer dans les toilettes.

Dès qu'ils sont descendu chez Pascal, elle a voulu savoir ce qui se passait. Elle voulait savoir de quoi on avait discuter pour qu'il tire une tête pareille. Il n'a pas dit grand chose. Quant elle lui a demandé s'il se passait quelque chose entre nous, Pascal lui a assuré qu'on était que des amis, rien d'autre.

Bingo! C'est ce que je voulais. Il m'avait aussi raconté la même blague à propos d'elle...

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Septembre  2017  (2) Still standing !

J'ai éteint mon ordi et j'ai été me remettre à faire la fête avec les autres. Ils sont remonté et Olivia me narguait de son regard supérieur et pouffe. Intérieurement, je souriais. Elle pouvait continué à me regarder de haut. Elle ferait mieux d'en profiter pendant qu'elle le pouvait. En plus, ça m'encourageait à ne pas lui faire de fleurs tout à l'heure.

Au Time-Out, Pascal a voulu quand même savoir si ce que j'avais dis était définitif. Je n'ai pas répondu, mais l'ai regardé comme s'il me faisait douter. Je crois que ça l'a encouragé à continuer d'essayer. Ça faisait partie de mon plan.

Nous voyant encore en train de discuter en tête à tête, à se chuchoter des trucs dans l'oreille, Olivia est une fois de plus venue pour nous séparer. Cette fois, je ne suis pas pris la fuite. Je n'ai même pas fait semblant de vouloir filer, au cas où Pascal n'aurait pas l'idée de me retenir. Pascal a tout de suite été mal à l'aise quant elle s'est plantée à côté de lui, en lui passant le bras autour.

Un geste possessif qui voulait me dire que Pascal lui appartenait. Bien sûr, lui n'a aucune idée de la portée de ces petits messages subliminaux.

Je me suis tut, et pour une fois, c'est moi qui l'ait gratifiée d'un regard supérieur, limite méprisant et amusée par son geste. Elle a avalé sa rage. J'ai attendu. Je voulais voir ce qui allait se passer, ce que Pascal allait faire. Après un lourd silence, Olivia lui a proposé de rejoindre les autres. Pascal a fini par ouvrir la bouche et lui dire qu'elle devrait y aller, il arrivait.

Dès qu'elle a tourné les talons, j'en ai fait autant. Pascal m'a retenue par la main. Je l'ai laissé faire. Il voulait s'assurer que j'allais aussi au Time-Out.

Là-bas, j'ai laissé Pascal m'approcher en premier. On discutait et riait. Pascal me disait qu'il avait conscience qu'il se répétait ou parfois disait n'importe quoi, ce que je voulais entendre s'il le fallait, parce qu'il voulait qu'on reste ensemble. Je riais de le voir perdre son assurance, à essayer de me tirer les vers du nez pour savoir si j'avais pris une décision.

Il me posait des questions auxquels je ne voulais pas encore répondre. J'ai dis que j'étais en train d'y penser... que je ne pensais qu'à ça depuis tout à l'heure. Sauf que... ça faisait des jours, des semaines, des mois que j'y pensais Pascal...

En boîte, quant Pascal était debout au bord de la piste à regarder les gens danser tout en discutant avec Paul, je me suis glissée à côté de lui et j'ai commencé à bouger au son de la musique. Pascal s'en est aperçu et m'a prise par la main pour aller danser. Argh, ma main dans sa main, il ne faut que ça pour que mon cœur se mette à battre à tout rompre. J'aime quant il me prend la main...

Olivia bouillait de rage. Elle est venue se planter entre nous, me tournant radicalement le dos pour faire face à Pascal.

Pfff, pouffe. J'ai fais mine de partir me rasseoir, alors Pascal m'a attrapée par la main pour me coller à lui. J'ai passé mon bras autour de son cou. Je piaffais de bonheur. Il n'aurait pas pu mieux faire. On a dansé collé-collé comme ça à peine 2 minutes. Cette fois, c'est moi qui tournait le dos à Olivia. Elle a fini par me tapoter sur l'épaule; "Tu permets?". Non je ne permettais pas. Alors je l'ai ignorée. Elle m'a alors prise par l'épaule pour me tirer en arrière.

Pascal a froncé les sourcils. Ils ont commencés à se prendre un peu la tête. Pascal lui a dit qu'on dansait déjà quant elle est venue et que ce n'était pas trop sympa qu'elle soit venue se planter entre nous et me tourner le dos.

Sans que Pascal le voit, je lui ai lancé un petit sourire qui l'a carrément faite changer de couleur. Si j'avais pu, je lui aurai tiré la langue.

Folle de rage, les larmes aux yeux, elle est partie en direction de la sortie. On a simplement continué à danser. Pascal n'a pas fait mine de vouloir la suivre. Heureusement, sinon je l'aurai scalpé.

Afff, je sentais que ma détermination fondait. J'adore être dans ses bras. J'aime sentir sa force, ses muscles sous mes doigts. J'aime son odeur, sa peau... iaaaah, je l'aime toujours à en mourir... Je me suis serrée contre lui. J'avais envie de lui, envie de sentir sa chaleur contre ma peau.

Je me suis secouée, il ne fallait pas que je me laisse trop aller et oublier mon but. Ni ma vengeance.

En retournant à la table, Olivia a voulu me parler. Je ne voulais pas. Pascal a froncé les sourcils et me faisait signe "non" de la tête. Alors, je l'ai suivi. Peut-être que si Pascal ne m'avait pas fait signe que non, je n'aurai pas accepté...

Elle n'avait pas grand chose à dire, à part me dire de rester à l'écart de son Pascal. Tsss, gonflée. Une des copine à Olivia nous avait suivi et me regardait l’œil mauvais. Je savais qu'elle ne me sauterais pas à la gorge, parce qu'on était en public, mais aussi, on n'était pas si loin de la table, donc si ça arrivait, je savais que quelqu'un interviendrait, même Pascal.

J'ai rigolé. Après l'avoir regardée comme si elle était une pauvre idiote, je lui ai dis que si je voulais Pascal, je n'avais qu'à claquer des doigts. Là, même enragée, elle a rigolé. Elle m'a rappelée que Pascal m'avait quitté pour elle, et qu'elle avait pitié de me voir lui courir après comme je le faisais. Elle a osé me dire que je n'avais pas de fierté et qu'elle, elle avait pitié de moi? Pfff.

Même si le souvenir me faisait encore frémir de douleur, j'ai continué à sourire... avant de tourner les talons, je lui ai dis que Pascal m'appartenait, et qu'elle allait regretter de m'avoir provoquer. Elle et sa copine ont rigolé et Olivia m'a demandé si j'allais pleurer dans le gilet de Pascal et lui rapporter notre discussion. J'ai souri en lui demandant si elle me prenait pour une tâche comme elle.

En revenant à la table, j'ai entraîné Pascal sur la piste. Je voulais lui parler, mais aussi l'avoir pour moi un petit moment. Peut-être aussi pour faire enrager la connasse. Mais surtout, le moment était arrivé de me débarrasser de la pouffe d'Olivia. On avait assez joué.

Sur la piste, alors qu'on dansait collé-collé, mon cœur s'affolait, les battements s'étaient propagé dans tout mon corps. Encore une fois, j'étais à deux doigts de laisser tomber ma vengeance pour juste rester comme ça contre lui, serrée dans ses bras. J'étais si bien et j'avais follement envie de l'embrasser.

Je me suis laissée aller à lui dire que je crois que je l'aimais encore... J'ai adoré son petit sourire et l'éclat dans ses beaux yeux verts... Je crois que lui aussi avait envi de m'embrasser. Mais bon, je n'étais pas prête à laisser tomber ma vengeance. Ce n'était pas encore le moment de baisser ma garde. Je voulais être sûre que Pascal était prêt à faire ce qu'il fallait pour me rassurer.

Je lui ai dis que je ne supporterais pas de le voir laisser Olivia continuer à se comporter comme s'il était son petit ami, le toucher, lui prendre la main, ou la laisser continuer à me regarder de haut comme elle le faisait tout le temps. Que c'était aussi un peu de sa faute à lui.

Je voulais être sûre qu'il m'aimait encore, être sûre qu'il pensait ce qu'il disait quant il a dit qu'il ferait n'importe quoi pour qu'on soit à nouveau ensemble, et être sûre qu'il était toujours prêt à rompre avec Olivia. Alors j'ai mis mes bras autour de son cou et je l'ai embrassé...

Le moment était venu, il devait la plaquer... et qu'il le fasse maintenant, ce soir, là, de suite..

Pascal a spontanément répondu à mon baiser en prenant mon visage entre ses mains chaudes et douces. Ahh, j'aurai voulu que ce moment dure toujours. Qu'il n'y ait pas de demain, pas d'après, juste nos corps et nos lèvres dans cette danse sensuelle.

Pascal avait peut-être oublié les autres, Olivia, mais moi non...

Il a bien sûr cherché à gagner du temps et voulait le faire quant on quitte la boîte. Alors je lui ai demandé s'il pensait que j'allais le laisser la laisser continuer à se comporter comme si lui Pascal lui appartenait ou le coller? S'il n'était pas sérieux quant il a dit qu'il ferait n'importe quoi, alors c'était peut-être préférable que je rentre, qu'il oublie tout ce que j'ai dis.

Paniqué, Pascal m'a retenue... Je l'ai gentiment repoussé, j'allais partir et il m'a tirée pour me coller contre lui. Je l'ai gratifié d'un regard étonnée, incertaine... tout du cinoche... Du coin de l’œil, j'avais vu qu'Olivia observait en se rongeant les ongles.

Je vibrais d'une joie anticipée de savoir qu'elle allait bientôt regretté ses paroles blessantes.

Quant il m'a serrée contre lui, Olivia s'est levée tétanisée, les larmes coulaient sur ses joues. Elle fixait Pascal et marmonnait qu'il devait être bourré, plus pour se convaincre elle-même que pour ceux de la table. Les yeux mi-fermés, j'observais Olivia se liquéfier, la main sur sa poitrine.

En revenant nous asseoir Pascal s'est retrouvé face à Olivia. Elle n'a rien dit et continuait à le fixer les yeux pleins de larmes et d'incompréhension. Je l'ai contournée pour aller m'asseoir.

Caro m'a discrètement prise la main, de l'autre elle a caché le bas de son visage, pour cacher le fait qu'elle souriait. Si les yeux étaient des rayons perçants, j'aurai le visage criblée de trous... Je me suis assise et j'ai attendu que Pascal fasse ce qu'il avait à faire.

Après avoir expiré un grand coup, Pascal lui a dit de s'asseoir. Olivia semblait ne rien entendre; "Dis moi que tu as trop bu, que tu n'as pas fait exprès pour m'humilier. Dis moi que t'as trop bu". Pascal a baissé la tête. J'imagine qu'il voulait me regarder, mais n'osait pas. Il était tout rouge.

Confus, il s'est excusé et lui a dit qu'il voulait être avec moi. Et que, malgré tout, ils n'étaient pas vraiment ensemble... que lui et moi n'avions pas vraiment rompu, comme elle avait voulu le croire. Il a répété qu'il voulait être avec moi, que c'était comme ça, qu'il était désolé s'il l'avait laissé croire autre chose.

Je jubilais... Je jubilais de la voir s'effondrer, pleurer... Elle méritait ce qui lui arrivait... A cause d'elle, j'avais pleuré, souffert si longtemps, je n'avais aucunement pitié d'elle.

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Septembre  2017  (3) -  Olivia : game over

Pascal est resté là, sans la regarder dans les yeux à attendre sa réaction. Alors, Olivia lui a demandé comment est-ce qu'il pouvait lui faire une chose pareille. Hum, la question que je me suis tant de fois posée moi aussi... Elle a voulu lui passer les bras autour du cou, mais il a stoppé son geste en faisant la grimace. J'imagine qu'il se rappelait de ce que je lui avais dis; pas touche!

Olivia s'est pliée en deux, elle pleurait toujours. Pascal a voulu la faire asseoir, mais elle ne voulait pas. Une des copine a Olivia est venue à son secours. Elle a traité Pascal de salopard. Elle s'est placée entre Olivia et Pascal, repoussant ses mains pour qu'il lâche Olivia. Elle a voulu pousser Olivia vers la sortie, mais Olivia s'est accrochée au T-shirt de Pascal.

A vrai dire, je voyais qu'il souffrait de ce qu'il venait de faire, ou de lui faire. Je ne sais pas lequel des deux. Il est venu s'asseoir à côté de moi et m'a pris la main.

Paul a fait une tête qui en disait long. Il a dû penser que Pascal avait été un peu dur avec la pauvre fille. Mais, ce n'était pas une si pauvre fille, mais une connasse.

Quant Pascal m'a proposé de rentrer, j'ai accepté. C'était fait; Olivia = game over, on avait plus rien à faire ici. Mais avant, je voulais danser dans ses bras une dernière fois.

C'était peut-être pour bien marquer mon territoire. On n'avait plus besoin de se cacher, alors on a oublié tout le monde et profiter de notre dernière danse.

Argh... celle-là, je ne m'y attendais pas... Olivia attendait Pascal sur sa terrasse en pleurant comme une madeleine. Dire que j'avais failli rentrer chez moi! Je crois qu'on en avait terminé avec celle-là! Ça m'a un peu énervée de la voir ici. Elle cherche encore à nous gâcher la soirée, pfff.

Je n'avais pas pitié d'elle, moi aussi j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps plus d'une fois, je ne pense pas qu'elle ait eu pitié de moi. Sa copine attendait vers la voiture en tapant du pied, impatiente. On voyait qu'elle n'avait pas dû être d'accord de l'amener ici.

Elle voulait encore parler... je me demande ce qu'elle voulait de plus.

Pascal avait son bras autour de ma taille. Il semblait vouloir fuir la situation et rentrer chez lui. J'ai voulu le laisser dehors avec elle, mais elle voulait aller à l'intérieur. Je me suis fait un café et je suis allée dans la chambre attendre.

Rien de très nouveau; Pourquoi? Comment avait-il pu lui faire ça? Il avait même rencontré ses parents. Est-ce qu'il lui avait menti depuis le début? Etc, etc. Elle voulait comprendre; quant, quoi, comment. Pascal voulait se débarrasser d'elle, mais elle ne voulait pas partir. Pas déjà, sans savoir pourquoi, qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter ça? Elle voulait comprendre...

A force d'attendre, j'ai fini par m'endormir, toute habillée en travers du lit.

Je me suis réveillée peu après... je crois... Olivia était encore là et sa copine était partie. La moutarde m'ait montée au nez. Pascal avait-il dit qu'il l'a ramenait?? Il a pas intérêt. Je suis sortie de la chambre pour le trouver sur la terrasse en train de consoler la pouffe. Pascal a sursauter quant je suis sortie. Pas du tout apprécié son bras autour de ses épaules!

A cause d'elle, de lui aussi... j'ai sûrement dû passer pour la méchante; j'ai voulu savoir si elle allait encore continuer longtemps, où était passé sa copine? Elle n'a rien répondu continuant à jouer les victimes. Ça m'a énervé. Je savais bien que j'avais l'air sans cœur et méchante, mais sur le moment, en sortant sur la terrasse, j'en avais rien à foutre.

J'ai appelé Pascal à l'intérieur et lui ai dis que j'aimerai qu'elle fiche le camp sur le champ. Quant il m'a dit qu'il allait la ramené, je l'ai regardé comme s'il parlait chinois. Je lui ai demandé s'il blaguait ou quoi? Pascal a expliqué que sa copine était partie, alors.. Je lui ai dis qu'il y avait les taxis.

Est-ce qu'il pensait aussi que j'étais trop méchante?

Je suis ressortie sur la terrasse et je lui ai dis que Pascal lui appelait un taxi. Alors elle a recommencé son cinoche de pleurs plus bruyamment. Je lui ai dis qu'elle pouvait toujours rappeler sa copine pour revenir la chercher. Le visage caché dans ses mains, elle continuait son cinéma. Je lui ai dis que ça marchait peut-être sur Pascal, mais pas sur moi.

Pascal est sorti pour dire que le taxi sera là dans 10mn. Sans réfléchir, je me suis doutée qu'il pensait aller se rasseoir à côté d'elle sur la balancelle. Pas question. Je lui ai pris la main et l'ait tiré vers moi. Olivia a levé son stupide regard sur lui, le regardant comme s'il était maman oiseau sur le point de donner à manger à bébé oiseau. Pfff, du cinoche.

On a attendu que le taxi arrive. Juste avant ça, elle a dit qu'elle allait plutôt appeler sa copine. Elle aurait dû y penser avant. J'imagine qu'elle pensait gagner encore du temps, mais niet. Je lui ai dis qu'elle pouvait aller attendre sa copine ailleurs, on était crevé et on aimerait bien pouvoir aller se coucher au lieu de poireauter dehors à cause d'elle.

Pascal n'a sagement rien dit... J'espère que je n'ai pas été trop méchante...

Je sais pas pourquoi, j'ai pensé que Caro devait sûrement être plantée dans les buissons à regarder ce qui se passait ici. Alors je lui ai laissé un message en disant qu'elle pouvait venir si elle voulait. J'ai cru voir de la lumière dans la touffe au bout du jardin. 2 minutes après elle était là.

Olivia a écarquillé les yeux. Une petite lueur de rage a traversé son regard, mais elle a préféré jouer la carte des larmes.

Caroline est rentrée préparer un café pour moi et des spaghettis. Quant on boit, la meilleure chose est d'avaler quelque chose si on ne veut pas en souffrir le lendemain. Mais là, aucun de nous n'avait eu le temps de boire, mais manger nous ferait du bien. Je lui avais proposé de venir surtout pour montrer à Olivia qu'on était pas si fatigué et qu'elle était juste de trop.

Une fois qu'elle avait débarrassé le plancher, on a mangé tous les 3 et papoté. Elle a félicité Pascal d'avoir eu le courage de faire ce qu'il avait fait. (Merci Caro.)

J'ai filé avant le réveil de Pascal. Je savais qu'il aurait Thomas sur le dos. Que Thomas voudra tout savoir, alors je préférais me larver sur mon canapé. J'avais prévu de revenir en fin d'après-midi et passer la soirée avec lui.

J'ai bien fait; Olivia lui avait laissé des tonnes de messages depuis le moment de son départ, et toute la matinée prétendant ne pas pouvoir dormir. Qu'elle avait mal au cœur et lui demandait de passer vers elle. Hum... elle pouvait toujours courir. Quant je suis arrivée, je me suis mise à effacer ses messages.

J'ai dis à Pascal qu'elle allait continuer ce cinéma pour lui faire faire quelque chose qui risquerait de m'énerver. Que c'était du cinéma. Je lui ai dis que j'étais fière de lui de ne pas tomber dans le panneau. Pascal avait un peu paniqué en ne me voyant pas ce matin. Quant il m'avait écris pour savoir où j'étais, j'ai mis 2h pour lui répondre, et il avait commencé à se demander s'il avait fait une bêtise.

Je l'ai rassuré. Je pense que notre petite soirée ensemble a dû faire le reste et le rassurer plus sûrement que des mots. Pascal a été adorable. Je retrouvais mon chouky...

J'ai eu des moments dans la soirée où j'étais au bord des larmes à me rappeler tout le temps qu'il avait passé avec cette garce. Ça me faisait encore mal. Tout ce temps perdu. Tous ces dimanches avec le cœur dans les talons à me lamenter. Dire qu'il m'avait jetée pour cette pouffe... je crois que je lui en veux... et il y a des moments où je me rappelais très vivement de ma détresse dans ces moments là.

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Août 2017 (3) - Je veux qu'elle en bave autant que moi

Publié le par JaneDo

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Août  2017  (3) - Je veux qu'elle en bave autant que j'en avais bavé...

J'ai laissé Pascal un peu ramper. Après tout, ça faisait 1an qu'il m'avait jetée comme une merde. Alors normal qu'il en bave. J'ai accepté d'aller manger avec lui. Jess était de retour, toute mielleuse parce qu'elle n'était pas venue pour son anniversaire. Jess avait un nouvel homme dans sa vie, alors elle subissait moins les infidélités de Pascal.

J'imagine qu'elle croit que Pascal était avec Olivia. Je ne savais pas si j'aurai dû l'avertir.

Cette fois Pascal m'a carrément dit qu'il ferait n'importe quoi pour me récupérer. Intérieurement, ça m'a fait monter la moutarde au nez.

C'est fou ça, il croit qu'il suffit de s'excuser et de dire qu'il ferait n'importe quoi pour que tout s'arrange? Pfff, no way! Trop facile, et moi ça marche pas comme ça. Bon, je devais quand même faire attention qu'il ne se fatigue pas et décide d'abandonner.

Alors, je me suis montrée plus... gentille;

Je l'ai laissé me prendre la main, m'embrasser un peu, évidemment, le souvenir de ce qu'il m'avait fait il y a 365 jours m'a donné les larmes aux yeux. J'imagine qu'il a dû penser que c'était "la joie d'être dans ses bras... " que pouïk oui. Je lui ai alors dit que je me rappelais comme si c'était hier de la manière qu'il m'avait plaquée. Il a fermé les yeux et s'est mordu la lèvre.

Quoi? Il avait pensé que j'avais oublié???? Je lui ai dis qu'il avait trop attendu, qu'il aurait dû me dire tout ça avant.

J'avais passé une année à le regarder batifoler avec sa... (wahhhh, j'ai failli dire "connasse") ...Olivia. Est-ce qu'il croit que c'était une partie de plaisir? Pascal a promis de rompre aussitôt. Alors là, j'ai mis cartes sur table; je voulais être là quant il rompra avec elle. Je veux voir sa tête. Après tout, elle savait qu'il était avec moi quant elle s'est jetée sur lui. (Pascal a fait la grimace). Je l'ai averti que, s'il rompait avec elle avant et sans que je sois là, c'est terminé entre nous.

Pascal a fait la grimace. J'imagine qu'il ne voulait PAS FAIRE PLEURER LA CONNASSE ?! Il rigole ou quoi? Wahh! Ça m'a fichu en rogne... mais, je contrôle.

J'ai voulu savoir pourquoi il avait dit l'autre jour à Olivia; qu'on avait pas rompu à cause d'elle??? Oh... d'après sa tête, il y avait quelque chose que je ne savais pas. Quoi? J'ai essayé de lui tirer les vers du nez, mais que dalle. Pascal n'a rien voulu dire. Il a même changé de sujet. Owwe... Je ne vais pas pouvoir respirer sans savoir, je vais tout faire pour qu'il m'explique. Apparemment, ça doit être quelque chose de pas beau!!! Je reviendrais dessus une autre fois...

Comme c'est lui qui a à nouveau dit qu'il était près à faire n'importe quoi, même s'il ne comprenait pas pourquoi je voulais être là quant il rompt avec Olivia. Je lui ai rappelé qu'il n'avait pas hésité à me jeter pour elle... évidemment, il a dit que ce n'était pas le cas... et que ça m'avait fait très mal. Que je voyais bien que ça le dérangeait... de lui faire de la peine (et là, le niveau de ma colère contenu a atteint des sommets de voir que j'avais raison)...

Et, je lui ai dis qu'après tout, s'il préférait me faire de la peine plutôt qu'à elle, ça veut tout dire pour moi, alors stop les blablas, et il devrait retourner la consoler, et arrêter de m'appeler ou de me raconter des foutaises. Je me suis levée pour partir, et Pascal m'a fait me rasseoir.

Il a dit qu'il fera ce que je veux, si c'était le prix à payer pour qu'on mette tout ça derrière nous, pour qu'on soit ensemble à nouveau. Tsss, il imagine que ça va être si simple??? Je lui ai confirmé que c'était le prix à payer pour sa trahison. Mais aussi, j'avais dû subir sa trahison pensant toute une année... et que je n'avais pas l'intention de rompre avec Jérémy juste parce qu'il me le demande, et juste parce que, tout à coup, il voulait de nouveau de moi.

Je lui ai demandé s'il arriverait à supporter, comme moi, de devoir rester sur le banc de touche alors que je sors avec Jérémy. Pascal a à nouveau tirer la gueule. Je lui ai dis qu'on verra bien, s'il ne le supporte pas, alors il ne comprendra pas ce que j'ai dû subir, alors c'est mieux qu'on en reste là.

Donc, j'ai clairement expliqué, que pour l'instant, il n'avait qu'à rester avec Olivia, et moi avec Jérémy. Quant je serais sûre que je veux bien lui donner une chance, alors il devra la plaquer devant moi. Qu'après ça, je ne veux pas le voir traîner avec d'autres femmes, même pas Caro (ça, ça allait être dur pour lui). Je veux qu'il sache ce que ça fait de voir la personne qu'on aime batifoler avec quelqu'un d'autre, alors qu'on l'attend, qu'on espère.

Évidemment, il a voulu savoir si je pensais seulement jouer à le faire souffrir pour finalement rester avec Jérémy.

Alors, je lui ai dis que, le moment que je lui dirais de rompre avec Olivia, c'est que j'ai décidé de me remettre avec lui. Si je ne lui demande pas de rompre avec elle, c'est que je ne veux plus être avec lui. Euh, vraiment ?

Bah ha ha, grosse grosse invention sur le feu du moment... Tout ce que je savais, c'était que je veux la voir mordre la poussière. Le voir lui aussi, piaffer de rage de me voir voguer dans les bras d'un autre. Ça lui fera les pieds et réfléchir à 2 fois, la prochaine fois qu'un cul se branle devant son nez. Pascal était d'accord. Il était prêt à tout pour que je lui pardonne son faux pas et que je ferme les yeux sur le passé... Ouais... on verra !

Je l'ai aussi averti que, s'il agissait de manière à la faire le quitter, en étant froid avec elle, en l'envoyant balader ou autre, ce sera sur lui, et je ne veux plus le revoir et que ce serait fini. Que j'avais pensé qu'il pourrait agir comme ça pour ne pas avoir à la faire pleurer. Je lui ai dis que je lui en voudrais trop pour même envisager d'être avec lui. Je voulais qu'il comprenne qu'il n'avait pas intérêt à essayer de se sortir des flûtes. Il a compris.

Pour l'encourager à ne pas avertir Olivia, ou à ne pas être distant avec elle... je lui ai dis que, pour l'instant, je ne savais pas du tout si j'avais envie d'être avec lui ou pas, que j'avais tourné la page, alors sa réaction me prenait un peu par surprise. Que je ne voulais pas qu'il change quoi que ce soit dans sa vie en croyant que c'est 100% sûr qu'on va se remettre ensemble. Et que j'adorais Jérémy et que j'avais du mal à penser le quitter...

Pascal a voulu savoir si je l'aimais encore... Je lui ai dis que je n'en savais rien. Que ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autoriser à penser à ce genre de chose. Ou à lui... Hum hum, mon œil ! Je pense à lui quelque chose comme tout le temps, me demandant ce qu'il fait, avec qui, s'il est heureux, si je lui manque, si j'avais une chance de le récupérer... heum, mais je ne vais pas le lui avouer!

Mais, j'ai l'impression que je dois un peu précipiter les choses, parce que je ne suis pas sûre qu'il arrivera à jouer le jeu... Si je traîne, Olivia risque de se douter de quelque chose... Il n'est pas question que je rate mon coup. Je veux la voir mordre la boue.

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Août 2017 (2) - Qu'elle en bave autant que j'en avais bavé...

Publié le par JaneDo

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Août  2017  (2) - Je veux qu'elle en bave comme moi j'en avais bavé...

Pascal ne voulait rien faire pour son anniversaire, mais Thomas nous a quand même invité pour prendre un verre chez lui. Sacré Thomas. J'espère que tout le monde apprécie la peine qu'il se donne pour réunir tout le monde tous les week-ends...

Je n'avais pas spécialement envie d'offrir quoi que ce soit à Pascal pour son anniversaire cette année. En plus, aucune idée quoi, comme d'habitude. Alors j'ai apporté un gâteau. Commandé à la Pâtisserie d'à côté, même pas fait moi-même.

Je me suis fait un plaisir de jouer au chat et à la souris avec la connasse d'Olivia ce soir.

Je les ai entendu se prendre la tête pour ça. Elle voulait savoir de quoi on parlait et pourquoi je prenais la tangente chaque fois qu'elle s'approchait de nous. J'ai même pousser le bouchon et lui toucher la joue pour enlever une poussière imaginaire, alors que pas mal de monde pouvait nous voir.

Ça n'a pas manqué et elle a causé sa propre humiliation, à cause de la rumeur, comme quoi, Pascal et moi allions certainement nous remettre ensemble comme toutes les autres fois. Qu'on arrivait pas à se séparer, etc.

La rumeur a fini dans l'oreille d'Olivia et ses copines. Une fois de plus, je discutais avec Pascal un peu à l'écart, tout sourire, petits regards en coins, épaules contre épaules, etc. Olivia a foncé sur nous, et comme d'habitude, j'ai voulu partir. Elle a voulu qu'un maximum de monde entende ce qu'elle avait à dire, et surtout, contrer la rumeur. Mais elle n'a fait que l'empirer.

Elle m'a interpelée en me disant d'arrêter ce petit jeu, et prendre la fuite chaque fois qu'elle s'approchait de son homme. Elle a répété à Pascal ce qu'elle avait entendu et lui a demandé de faire taire les rumeurs, peut-être en commençant par éviter ces petits têtes à têtes avec la femme qu'il avait quitté pour elle, il y a déjà un an.

Pascal a pâlit; "Qu'est-ce que tu racontes? Je ne l'ai pas quittée et carrément rien à voir avec toi". Jeez! Cette fois, c'est Olivia qui a pâlit et lui a demandé ce qu'il racontait. Moi, je faisais la grimace et celle qui ne savait pas quoi faire. En fait, je les ai laissé. Olivia n'aurait pas dû faire une scène ce soir, le soir où il fêtait son anniversaire.

La plupart de ceux près d'eux essayaient d'entendre la suite. Moi, j'étais déjà trop loin.

On pouvait voir que Pascal n'était pas très content. Il a réussi à me prendre à part pour reparler de ce qu'avait dit Olivia et m'a assuré qu'il n'avait pas demandé un break pour sortir avec elle. Je lui ai dis qu'en tous cas, ça en avait tout l'air et je suis sûre que tout le monde le pense, comme Olivia et comme moi.

Il insistait qu'on ne s'est pas séparé, qu'on avait juste pris un break, il n'arrivait pas à comprendre comment on en était arrivé là. On avait fini par se séparer, par ne plus se parler, par sortir avec d'autres personnes. Il ne voulait pas ça. Ironique, je lui ai dis ben, c'est le résultat qu'il a voulu en tous cas. Il a pris ma main et m'a dit que non.

Je sais pas pourquoi, mais la petite diablesse méchante et vindicative s'est réveillée pile poil au moment où il a pris ma main. Et peut-être à cause de la tête qu'il faisait. Peut-être parce que je sentais que je pouvais lui demander n'importe quoi... j'ai voulu lui demander de m'embrasser si ce qu'il disait était vrai, s'il ne l'avait pas fait pour sortir avec Olivia, etc... De la plaquer séance tenante là devant tout le monde.

Mais... ce serait dommage de ne pas avoir le temps de jouer avec ses nerfs, de jouer à cache-cache, ce qui ne ferait que renforcer nos sentiments...

Non. J'ai joué une autre carte toute aussi méchante; je lui ai dis que je venais de me rappeler qu'il m'avait plaquée il y avait tout juste une année, après son anniversaire. Prenant l'air triste en pleine désarroi, je lui ai dis que c'était peut-être mieux que je prenne mes distances et j'ai tourné le dos pour partir.

Pascal m'a rattrapée en passant son bras autour de ma taille et me serrant contre lui. Je savais que pas mal de monde le verrait. Il m'a murmuré à l'oreille qu'il ne voulait pas que je m'en aille, qu'il ne voulait pas qu'on continue à s'ignorer, à s'éloigner... Pourtant, je n'avais pas tellement le choix à ce moment là, je devais partir... Je suis restée un moment comme ça. Je voulais surtout qu'Olivia le voit et pète un câble.

Je me suis retournée vers lui et je lui ai fait un long bisou sur la joue en lui souhaitant bon anniversaire et je lui ai dis que c'était mieux que je m'en aille de toute façon, sinon ça va juste lui faire des histoires.

Du coin de l’œil, je voyais Olivia tétanisée en train de nous regarder. Je savais que j'aurai pu pousser le bateau et l'embrasser, mais, je ne voulais pas que ça vienne de moi.

Je me suis reculée mais on se tenait par la main. Je lui ai dis que ce n'était pas l'endroit, ni le jour pour discuter de ça de toute façon. Pascal voulait que je reste encore. Je ne pouvais pas... j'aurai fait quoi? Ça foutrait tout en l'air. Il fallait que je parte.

Caro m'a rattrapée dans les escaliers, voulait savoir ce qui se passait, et que je reste aussi. Thomas l'a rejointe et ils se sont mis à essayer de me faire changer d'avis. Pascal les a dépassé pour me prendre la main et me demander d'aller marcher un peu ou sinon, on pouvait se tirer les deux.

Trop facile... non!

Thomas lui a rappelé que la fête était pour lui, il ne pouvait pas partir et planter tout le monde. Pour finir, c'était presque de ma faute. J'ai rigolé pour détendre la situation et montrer que je n'étais pas fâchée ni rien. Je leur ai dis que c'était juste mieux pour pas gâcher la fête. En bas des escaliers, j'ai encouragé Pascal à retourner à sa fête, qu'on s'appellera demain s'il veut, mais qu'il ne pouvait pas faire ça à ses copains et à Thomas.

Il a fait la moue et j'ai filé.

Un moment donné quant on parlait, j'ai dis à Pascal que c'était peut-être de ma faute, parce que j'ai vraiment cru qu'il m'avait plaquée, qu'il voulait qu'on se sépare, qu'il voulait être avec elle. Je voulais surtout l'encourager à ne pas avoir peur de m'appeler ou de venir vers moi quant il voulait.

Ça n'empêchait pas que j'avais quant même un peu la rage en me rappelant ce qui s'était passé il y a un an; il avait demandé un break, mais son break était clairement une séparation. Et il a attendu 1an pour essayer de faire quelque chose si c'était pas ce qu'il voulait? Le nul. C'est tellement typiquement masculin, surtout pas se casser le cul, laisser les choses couler, quitte à ce que ça empire, et après pleurnicher...

Pascal m'a envoyé un message pour me demander si on pouvait se voir dès que tout le monde commence à rentrer. Je savais que Thomas avait prévu d'aller en boîte, je sais pas s'il apprécierait que Pascal n'y aille pas. Je lui ai dis de m'appeler plus tard, que c'était peut-être un peu tôt pour prévoir quoi que ce soit.

Il m'a rappelé que Jess n'était pas là, et que si je voulais venir dormir chez lui, je pouvais déjà aller l'attendre à la maison. Hum, ça m'a rappelé un mauvais souvenir; le soir où je l'avais attendu jusqu'à point d'heure. Méfiante, j'ai aussi pensé que c'était un moyen de savoir où j'étais comme ça, il avait les mains libres... il pouvait très bien aller chez Olivia, et ensuite passer vers moi! Alors non.

Je lui ai dis que c'était mieux qu'il m'appelle, je devais aller retrouver des amis en boîte aussi, donc suivant comment, je partirais quant il m'appellera. J'ai rigolé en lui disant que, pour autant que je ne sois pas déjà rentrée et couchée!

C'était maintenant à lui de savoir... Comme je n'avais rien de prévu, s'il attend trop pour me rappeler, je ne lui répondrais pas. Perso, je lui donne un délai jusqu'à 2h du matin, au plus tard.

Pascal m'a rappelé à 1h12 du matin. Il avait poussé tout le monde à se bouger, ils ont été prendre un verre au Bleu et peu après, il a dit qu'il était crevé et qu'il rentrait. Olivia a voulu le suivre, il lui a dit qu'il n'était pas d'humeur. Caro m'a dit qu'il avait été distant avec elle depuis le moment où elle avait fait l'esclandre chez Thomas.

Aux environs de 1h40, Pascal m'a rappelée pour savoir où j'en étais. Je lui ai dis que j'étais presque chez lui. Alors, il m'a demandé d'attendre un peu, il allait me rappeler. Olivia l'attendait devant sa porte, Pascal allait se débrouiller pour se débarrasser d'elle.

Je voulais qu'elle me voit aller chez Pascal. J'ai vérifié de quel côté de la maison elle s'était parquée, avant de parquer moi aussi, de manière à ce qu'elle ne puisse pas me rater et me voir me faufiler vers chez lui. Donc, je l'ai vue sortir, vu Pascal refermer derrière elle. Tout en tripotant mon natel, pour lui faire croire que j'étais certainement en ligne avec Pascal, j'ai traversé devant sa voiture.

Pascal m'a appelée après avoir vérifié qu'elle et sa voiture partaient. J'avais déjà mon natel à l'oreille quant il a appelé. J'ai vu la lumière rouge des phares arrières de la voiture à Olivia. Elle devait fulminer de rage. Tant mieux. C'est son tour d'avoir mal.

Pascal m'a accueillie à la porte. Il a enterré son visage dans mon cou en disant qu'il était si content que je sois là. On est resté collé comme ça à s'embrasser, à se chercher. A chercher à se coller encore plus l'un contre l'autre. Puis quelqu'un a sonné et frappé à sa porte. Je savais que c'était Olivia. Pascal a été regardé et effectivement.

Sachant qu'elle allait certainement chercher partout, c'était mieux que je file par l'autre porte. J'allais le faire quant Pascal m'a fait signe d'aller chez Thomas. Donc, j'ai pris les escaliers et me suis planquée chez Thomas.

Puis, j'ai pensé que c'était stupide. De toute façon, Olivia allait certainement deviner que j'étais là haut si elle ne me trouvait pas chez lui. Alors, j'ai préféré partir tout court. Je n'avais pas envie de passer la nuit à me cacher, et connaissant un peu Olivia, elle n'allait pas se laisser facilement éjecter. Elle m'avait vue, alors elle savait que si elle partait, je serais là, donc elle va s'incruster.

J'ai filé et 30mn plus tard, j'ai envoyé un message à Pascal pour lui dire que c'était mieux que je rentre.

Sur mon Mac, j'ai vu comme il a été déçu. Et il en a voulu à Olivia. Il n'était plus aussi calme et aussi gentil. Il voulait qu'elle s'en aille. Elle pleurait en disant qu'elle m'avait vue, qu'elle savait que j'étais là quelque part, que je me cachais. Elle lui disait combien elle souffrait. Elle cherchait sa compassion, mais il n'était pas d'humeur.

Sachant que j'étais de toute façon partie, il s'est assis et l'a laissée déverser son chagrin sans aucune réaction. Il ne voulait pas qu'elle reste, elle avait beau pleurer, essayer de chercher refuge dans ses bras, il la repoussait. Pascal était de mauvaise humeur. Il voulait rester seul.

1h plus tard, malgré toutes ses tentatives, elle a dû partir. Pascal a sauté sur son natel a essayé de me faire revenir. Mais je n'ai plus répondu. Trop tard. L'air de rien, j'étais contente de le voir passer le reste de la soirée tout seul et déçu qu'elle ait gâché notre soirée.

Je n'ai répondu que le lendemain en début d'après-midi. On a été se balader ensemble en fin de journée et on est rentré chez lui. Pascal m'a fait à manger. J'étais mal à l'aise et tendue, je pensais voir Olivia débarquer à tout moment. J'ai vaguement entendu qu'elle avait laissé pleins de messages larmoyants sur son natel, lui demandant de la rappeler, de passer chez elle, etc.

On a passé une adorable soirée, mais je ne voulais pas dormir chez lui. Je lui ai dis que, d'après ce que je sais, Jess vivait là, et je n'arrive pas à rester et utiliser son lit, c'était trop crasse. Pascal l'a très bien compris, même s'il voulait qu'on reste ensemble tout le week-end.

Dimanche après-midi, ils faisaient une grillade dans le jardin. Je suis venue avec des salades, et dès que Olivia a essayé de m'allumer, je suis partie. J'avais un peu provoqué la chose, parce que je voulais rentrer me larver sur mon canapé. Surtout, je voulais lui manquer.

Je donne un peu, lui laisser le temps de goûter, et je reprends. Pour l'instant, ça marchait bien...

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Août 2017 (1) - Je veux qu'elle en bave autant que moi

Publié le par JaneDo

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Août  2017  (1) - Je veux qu'elle en bave autant que moi

J'en ai assez de souffrir, Pascal me manque trop. Je vais arrêter de l'envoyer balader quant il essaie de m'approcher, laisser ma rancœur de côté, sourire, et accepter ce qui vient. Donc, le peu qu'il m'offre. Pour l'instant, je rends les choses faciles pour la pouffe. Je dois me contrôler et pas laisser ma colère prendre le dessus.

Pour combattre, faut aller sur le terrain, dans la place, et participer. Faut pas se plaindre qu'on a pas pu si on y va pas... Alors ma fierté jeté au fond d'un tiroir, emballé dans un mouchoir, j'ai décidé de reprendre le chemin du champ de bataille. Dans un seul but; conquérir. Après on verra.

Je n'ai pas encore osé parler à Jérémy de tous mes défauts. Horrible nana, je veux encore me servir de lui. C'est moche, mais voilà quoi.

Thomas a insisté pour que je vienne au barbecue samedi. Ça ne pose pas de problème que je vienne accompagnée de Jérémy.

C'est un truc que, d'habitude, je ne fais jamais jamais; prendre mon petit copain dans mon cercle d'amis. Comme je rechigne à le faire avec ma famille. Parce que, je ne veux pas le voir trop se rapprocher de ma bande, pour ne pas avoir à le croiser, non-stop, sans arrêt, partout, une fois qu'on est plus ensemble.

Je ne veux pas non plus du coup; "écoute, y aura Jérémy et sa copine, alors heu.. désolé..."

Inutile de dire que ce sera la seule et unique fois qu'il vient avec moi chez Pascal et Thomas.

J'ai fais attention de ne pas le laisser trop s'intégrer, en restant avec lui. Sans faire bande à part, on faisait bande à part. Une fois casé près de Caro, je pouvais de temps en temps bouger un peu et faire la "sociable".

Il faisait soif, alors j'ai été cherché de grands verres de coca-glaçons pour Jérémy, Caro et moi. Pascal s'est trouvé là. Il m'a saluée, mais je n'ai pas tendu ma joue pour lui faire la bise, ni pour en recevoir une. Je l'ai salué avec un demi sourire absent, et j'ai tourné les talons pour retourner à ma place. Il m'a interpelée, alors je me suis arrêtée et me suis retournée vers lui pour voir ce qu'il voulait, le visage sans expression particulière.

C'était calculé; comme si je m'adressais à quelqu'un que je connais peu, une personne que j'ai seulement croisé ici et qu'on se parle, parce que forcément, c'est un ami d'un ami.

Pascal a demandé si j'avais besoin d'aide. Après avoir pris 1 seconde de réflexion en regardant les verres que j'avais à la main, j'ai répondu poliment que non, que ça irait et me suis retournée pour repartir. Pascal m'a interpelée à nouveau. Même réaction de ma part, j'ai attendu qu'il me dise ce qu'il voulait, toujours sans un sourire, sans expression spéciale, comme si c'était un parfait étranger.

Je savais que ma réaction allait le perturber... c'était le but. Pascal m'a proposé chips, canapés, thé froid, je l'ai remercié et refusé et à nouveau, après avoir répondu, partait rejoindre Caro et Jérémy.

Pour la 3ème fois, Pascal m'a interpelée. Je l'ai regardé à nouveau, sans impatience, sans expression, juste attendant de savoir ce qu'il voulait. Penaud, Il a dit que; "j'étais froide et m'a demandé si je ne me rendais pas compte qu'il cherchait à me parler, à engager la conversation". Cette fois, j'ai simulé la surprise, comme si je ne comprenais pas pourquoi. J'ai juste dis "Oh... c'est gentil". J'ai à nouveau tourné le dos et je suis partie.

J'imagine que Pascal est resté là, les bras ballants à se demander ce que c'était comme réaction. Mais, je le connais et je sais que ça va le travailler jusqu'à ce qu'il puisse me parler.

En arrivant au barbecue, j'avais aperçu Pascal et la connasse. Ils se tenaient par la main, et Pascal lui avait fait un bisou sur le nez. Iaaak. Salaud. Je croyais que j'étais la seule à qui il faisait ça. Le rat. J'ai pensé; "continue Pascal, tu va me le payer plus tard". Évidemment, ma colère à toucher le plafond, et j'ai dû me faire violence pour me calmer et ne pas perdre le but visé.

L'avantage avec Jérémy, c'est qu'il avait toujours ses mains sur moi, toujours à vouloir me garder près de lui. Ça m'arrangeait. Pascal nous observait et je voyais bien que ça le dérangeait. Pour l'énerver à fond, on se faisait des bisous et se tenait par la main, ou il avait son bras autour de mes épaules. J'ai senti que Pascal allait faire quelque chose, comme venir me prendre par la main pour discuter ou autre, alors j'ai voulu partir.

Pascal nous a rattrapé alors qu'on remontait le jardin. Il voulait me parler. Jérémy me tenait la main et j'ai senti sa main se resserrer autour de la mienne. Je lui ai donné le même regard que toute l'après-midi, avec une pointe d'incompréhension.

Et Jérémy a pris les choses en mains et répondu à ma place, en regardant Pascal un peu de haut. Je n'allais pas le plaindre, après tout, j'avais déjà subi les mêmes regards de l'autre connasse. Jérémy lui a dit qu'il avait eu tout le temps et il attend qu'on parte pour venir me harceler. J'ai vu Pascal tiquer. Je vois pas pourquoi je me suis donnée la peine d'essayer d'adoucir les choses, mais tout en est-il, j'ai lancé gentiment "la prochaine fois". Et on est parti.

La semaine qui a suivi, Pascal a, comme je m'y attendais, fait plusieurs tentatives pour me parler. J'ai donc accepté d'aller me balader avec lui au bord du lac et discuter. Je suis restée assez froide, distante, mais amicale sans plus.

En arrivant, je lui ai tout de suite dit que je ne pouvais pas rester longtemps. Lui, m'a remerciée d'être venu quand même. Ensuite, j'ai eu droit au blabla habituel; il était content de me voir, qu'il pensait que j'allais refuser de le voir. Il était désolé que les choses en soit là. Il voulait vraiment que les choses s'améliorent entre nous. Il voudrait pouvoir me parler, que je ne me gêne pas si j'ai besoin de quoi que ce soit, etc...

Quant il a dit que je devais être très fâchée contre lui, j'ai dis que non. Je n'étais pas vraiment fâchée, j'essaie surtout de ne pas m'immiscer dans sa vie. Que je ne voulais pas devenir une emmerdeuse et un poids qu'il ait à traîner. Pascal m'a dit qu'il fallait pas que je me gêne, au contraire, il aimerait bien que je devienne une emmerdeuse.

J'ai rigolé et je lui ai dis qu'il ne savait pas de quoi il parlait...

Ça faisait peut-être 10mn qu'on marchait et je venait de lui proposer de s'asseoir à une des tables d'une des terrasses qu'on longeait. Pascal m'a prise par la main. Ma 1ère réaction aurait été de lui arracher ma main, mais je me suis retenue. J'ai doucement retiré ma main, en lui faisant remarqué qu'on était en public et qu'il avait copine et femme...

Ça l'a fait soupirer lourdement... C'était le moment pour moi de prendre la fuite, sinon, j'allais me retrouver coincée. Pascal m'a accompagnée à ma voiture et quant j'ai voulu grimper dedans, il m'a retenue pour m'embrasser. J'ai répondu à son baiser, mais je lui ai dis qu'il ne devait pas faire ça.

Pascal s'est alors laissé aller à me dire des choses que je n'aurai jamais oser rêver de l'entendre me redire; "que je lui manquais, qu'il n'arrivait pas à tourner la page. Qu'il ne voulait pas me perdre. Il m'a demandé de lui laisser une chance, de ne pas lui fermer la porte au visage. Il tenait toujours à moi et voulait savoir s'il avait une chance de me récupérer".

Tout ce que Pascal me disait n'avait aucun sens. Cela faisait des mois qu'il me faisait souffrir, et continuait et il avait le culot de parler d'amour? J'aurai pu lui dire qu'il me racontait des conneries, que tout ce qu'il disait n'était que du blabla et que ça ne prend pas cette fois. Au lieu de ça, je l'ai regardé comme si je ne comprenais pas. Pascal s'est répété, essayant de me convaincre par tous les moyens.

En rentrant je souriais encore en pensant à la manière qu'il s'était mis à table... C'était rassurant... Je ne l'avais pas encore complètement perdu.

Je lui ai dis que j'avais besoin de temps pour y penser... Pascal m'a rappelé que c'était bientôt son anniversaire, que ce serait le meilleur cadeau que je pourrais lui faire. J'ai souri cette fois avec plus de chaleur. Il m'a serré très fort. J'ai réussi à éviter de le laisser m'embrasser, en lui rappelant que j'avais un copain.

Pascal ne supportait pas de me voir avec un autre homme. Sans tourner autour du pot, il m'a clairement dit qu'il voulait que je quitte Jérémy. Il ne voulait pas que j'aime quelqu'un d'autre. Il savait que ce n'était pas aussi simple. Je ne me suis pas gênée de lui dire que j'adorais Jérémy et qu'on était bien ensemble.

Pascal a voulu se lancer dans une discussion sur mes sentiments, etc, avec Jérémy, mais j'ai coupé court. Moi, je ne lui ai pas demandé ce qu'il pensait faire de la pouffe. Fallait pas qu'il se précipite, je voulais la voir souffrir, comme j'avais souffert. Alors no stress.

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Juillet 2016 ; Peut-être, peut-être pas... (1ère part)

Publié le par JaneDo


Juillet 2016 ; Peut-être, peut-être pas...   (1ère part)

Ne pas oublier l'anniversaire de Thomas le 18. Et qu'est-ce que je pourrais bien lui offrir, il a déjà tout et il peut tout s'offrir, rhhh.

Le week-end du 25-26 juin, j'étais à Zurich. Inutile de dire que j'étais nerveuse, angoissée, pas du tout à mon affaire. Je n'avais vraiment pas envie d'être là-bas. Caroline m'avait prêtée une robe un peu trop moulante. En plus pailletée dans tous les sens. Je pensais que je serais un poil trop voyante, donc j'étais mal à l'aise. Mais pas du tout, toutes les femmes étaient "habillées" en robe de soirées. Faudra que je pense à la remercier. Sans ça, j'aurai fait tâche avec un jean et T-shirt, hum.

J'ai fait un selfy, toute souriante avec la foule en arrière plan. Presque certaine qu'elle a dû le montrer à Pascal. Enfin j'espère, sinon je ne me serais pas donnée la peine de sourire, ni de faire une photo, parce que le cœur n'y était pas.

Thomas avait, comme à son habitude, organisé la pré-soirée chez lui. Pour ne pas m'inquiéter, Caro ne m'avait pas dit que Olivia était là.

Pascal et Jess ont fait une apparition. Jess est ensuite sortie avec l'équipe, pas Pascal. Il a été rejoindre Varios et son groupe. Il a assisté au concert à Coppet avec Caro. En fait, ils ont passé la fin de soirée ensemble.

Caro n'est pas moi, alors elle a interrogé Pascal sur sa liaison avec Olivia. Elle avait remarqué qu'Olivia boudait chez Thomas. Elle les avait vu discuté un petit moment, mais Jess a vite apparu pour emmener son mari. Pascal n'avait pas fait d'autres tentatives pour lui parler ou autre. Il lui a raconté ce qui s'était passé la dernière fois avec moi. Il n'avait pas trop apprécié qu'Olivia cherche à "foutre le bordel" avec moi. A Caro aussi, Pascal a menti en prétendant qu'ils n'étaient qu'amis. Tsss.

Le fait que Pascal cache la vraie nature de leur relation, montre qu'il y a anguilles sous roche... Me méfier... Ça veut dire que c'est plus sérieux que ça en a l'air... Grave!

Olivia aurait voulu que Pascal soit plus tranchant avec moi. En gros, elle voulait qu'il coupe les ponts avec moi!! Non mais, pour qui elle se prend celle-là! Elle aurait voulu qu'il prenne son parti et pas qu'il soit resté plutôt neutre. Lui ne voulait pas être pris entre la plume et l'enclume. Mais, il ne voulait pas non plus qu'Olivia me cherche des histoires, ça, ça le dérange plus que tout. Je ne méritais pas qu'une femme qui ne me connaît pas me traite comme ça.

Hum, j'aurai pu lui dire des tas de choses que je ne méritais pas qu'on me traite comme ça, mais bon... Dire que Pascal pense encore que je suis un ange! Que tu es naïf mon petit cœur! Tu ne connais pas bien comment fonctionne les femmes, hein? On est prête à beaucoup de choses quant il s'agit d'amour, protéger ceux qu'on aime, ou défendre notre territoire. Ha, s'il savait!

Caroline savait déjà ce qui s'était, je lui avais raconté toute l'histoire. Bien sûr, sans préciser la vrai nature de mon rôle dans l'histoire.

Caroline a été assez fino pour lui dire que s'il se passait autre chose avec cette fille, il devrait peut-être m'en parler, parce que si je venais à découvrir autre chose, ça risquait de devenir compliqué. Merci Caro. Pourtant, je ne voulais pas vraiment que Pascal m'en parle.

S'il m'en parle, ça peut vouloir dire qu'il se fiche pas mal de mes sentiments, si ça me blesse ou pas. Et que, du moment que je sais, il peut ouvertement la voir, et me laisser de côté. Tant qu'il essaie de cacher, mise à part mentir en disant qu'ils ne sont qu'amis, c'était peut-être parce qu'il ne voulait pas me faire du mal. Mais ça peut aussi être parce qu'il attend de voir ce que ça va donner, avant de me mettre au pied du mur, ou me quitter. Danger.

Quoi qu'il en soit, j'ai dû manquer à Pascal lors de mon absence, il n'a pas arrêter d'essayer de me planter un rendez-vous. Finalement, à bout d'excuses, j'ai accepté vendredi à midi. On a été manger dans un restaurant éloigné de son travail, au bord du lac. C'était pour éviter de tomber sur des collègues ou autres, et que Jess l'apprenne.$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Thomas avait organisé la soirée sur le bateau; beuverie etc, jusqu'au matin... Pascal aurait aimé que je vienne. Il a l'impression que ces temps-ci, j'évitai toute l'équipe et pas seulement lui.

Il a fini par dire que, ne pas savoir ce que je fais l'inquiétait.

Je lui dis qu'étant donné que je ne savais pas ce qui se passait avec cette Olivia, je préférais garder mes distances. Que je n'étais pas dupe, et que je ne pensais pas qu'elle aurait fait tout ce cinéma l'autre jour, si elle n'était qu'une simple copine comme il le prétendait.

Je lui ai aussitôt dis que je ne voulais pas en savoir plus, parce que j'ai eu l'impression que Pascal allait se mettre à table. C'était peut-être à cause de ce que je venais de dire, ou peut-être à cause de ce que Caro lui avait dit??

J'ai quand même rajouté que, tant qu'il avait l'impression qu'il ne faisait rien qui soit humiliant vis-à-vis de moi, et qu'il n'avait pas l'impression de me trahir, je n'avais pas besoin d'en savoir plus... pour le moment.

Waouh, je me suis sentie hyper soulagée d'en avoir parlé et de lui avoir dit ce que je pensais. Surtout quant je pense à la fois où je me suis ridiculisée devant lui. Harhh, je voulais oublier et effacer ces images de sa tête, comme de la mienne. C'était vraiment très chouette de manger avec lui et de se balader après au bord du lac avant de se quitter.

Cette fois, Pascal m'a prise la main, puis le bras autour des épaules. J'étais aux anges. J'avais eu l'impression tous ces derniers temps, qu'il évitait expressément tout contact. Et je suis presque sûre que cela avait un rapport avec Olivia. Je suis contente de voir qu'il n'était plus aussi distant. Ça m'avait vraiment perturbée. Bien sûr, j'ai repensé à lui et Olivia l'autre soir... forcément.

Vendredi soir, je suis allée à la petite sortie nocturne sur le lac. C'était vraiment très chouette. Olivia était là elle aussi, mais on s'est royalement ignorée. Pas une seule fois je les ai vu discuter seul à seul. Trop contente. Par contre, Pascal était souvent vers moi, malgré tout Jess n'a fait aucun cirque. Est-ce qu'elle avait fini par remarqué que ce n'était pas de moi qu'elle devait se méfier???

Impossible de lui voler un petit baiser, il y avait du monde partout...

Samedi, Thomas voulait organisé une grillade samedi dès l'après-midi. D'après la météo, il fera beau. Hier soir l faisait bon sur le bateau. A ma grande surprise, c'est Jess qui avait décidé d'organiser la pré-soirée chez Pascal. Je n'étais pas sûre d'oser y aller, alors j'ai demandé directement à Pascal. Aussi à Thomas avant. Apparemment, il n'y avait pas de souci. Il espérait bien me voir.

Il détestais organiser des trucs chez lui. C'était trop le bordel. Il n'aimait pas avoir les gens qui se baladent dans son appart, dans ses affaires, qui touchent à tout...

C'était comme rentrer chez moi. Parce qu'enfin, j'avais passé tellement de soirée là, que la nostalgie m'a submergée. Mon canapé! Combien de soirée enroulée dans ses bras sur ce canapé, devant la cheminée. Hahhh, Pascal me manquait encore plus du coup. Afff, je n'allais plus continuer à jouer les distantes quant il propose qu'on se voit. Fini. Marre. J'avais envie de le voir, alors pourquoi me retenir.

La soirée s'est poursuivie au Time-Out, le bistrot d'un de leur pote. C'était sympa aussi... au début...

Choc! J'ai surpris Pascal et Olivia en train de s'embrasser... Ça m'a coupé les pattes et brisée toute entière. J'étais si choquée que je suis restée plantée là, tétanisée, la bouche ouverte sous la surprise, mais aussi pour pouvoir respirer... Pascal m'a vue. Nos regards se sont entrechoqués. Sonnée, j'ai reculé et je suis partie.

J'avais les jambes en Cotton. Encore toute flageolante, j'ai réussi je ne sais pas par quel miracle, à retourner à la table, saluer en gros tout le monde. J'ai prétendue avoir une urgence et que je devais partir sur le champ. Je leur ai pas laissé le temps de me questionner. J'ai filé comme si j'avais les feux de l'enfer au fesses. Mon cœur battait dans mes oreilles. Je n'entendais rien.

Je me suis arrêtée plus loin, hors de vue, dans une ruelle inconnue, sans trop de passage, et j'ai pleuré.

Je crois bien que ça m'a pris plus d'une 1/2h. J'avais mal partout, comme si j'avais passé au rouleau compresseur. Je sentais les battements dans tout mon corps et un gros trou dans le ventre et dans le cœur. Dans la poitrine, j'avais juste une grosse pierre qui me compressait c'est tout.

J'avais la nausée aussi et tellement mal.

Après mettre vidée d'une fontaine de larmes, je suis restée le regard perdu dans le vague longtemps... Mon natel n'arrêtait pas de sonner. Je n'avais pas la force de le prendre, j'étais anéantie, vidée. Même pas la force de bouger, encore moins de plonger ma main dans mon sac, le chercher et couper le son.

Alors Olivia avait décidé de faire l'impasse sur l'aventure de Pascal et Manuella? Comment avait-il été aussi stupide pour se faire choper aussi bêtement, alors que j'étais là? Ou il s'en fichait? C'était une manière de me mettre les points sur les "i"? De me dire sans avoir besoin de prononcer une parole? Est-ce que je le détestais enfin? Bah, même pas, j'avais juste mal. Et peur aussi. Et les larmes ont recommencé. Impossible de conduire dans cet état.


Publié le 26/04/2019

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Juillet 2017 (1) - Honte de moi.. de ce que je fais..

Publié le par JaneDo

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Juillet  2017  (1) - Honte de moi.. de ce que je fais..

Dimanche 2 juillet, hier soir, après une soirée avec des amis à Jérémy, on s'est levé tard. Et on avait faim. Je me suis réveillée parce que Jérémy a troublé mon sommeil. Je l'entendais faire des aller-retours dans l'appart. Il n'est pas aussi bruyant d'habitude, alors je me suis levée. J'ai compris que quelqu'un allait passer, donc j'ai été prendre une douche et me suis habillée.

Pendant la douche, je me suis dit que j'allais en profiter pour filer et rentrer chez moi. C'était dimanche, et le dimanche, j'aime bien faire le légume sur mon canapé. Je me suis dit que ça me ferait du bien de me reposer un peu, j'étais fatiguée, crevée. Et je prendrais mon déjeuner tardif chez moi.

J'ai été prendre une douche rapide et me suis habillée. En m'habillant, j'ai entendu des voix, donc je savais qu'il y avait quelqu'un. Mais, j'étais loin de me douter qu'il s'agissait de sa maman. J'aurai vraiment préféré qu'il m'avertisse. Je me suis sentie piégée, acculée.

Sa maman m'a détaillée de la tête au pieds. Super, rien de mieux pour se sentir à l'aise. Mais bon, ça ne m'a jamais non plus posé de problème. Les belle-mères n'ont jamais réussi à m'intimider. Après tout, si je fais partie de la vie de son fils, c'est à elle de faire en sorte que je l'apprécie et pas dans l'autre sens.

C'est une belle femme, et je crois qu'elle pense encore avoir son mot à dire concernant la vie de son fils. Elle a essayé le coup de l'interrogatoire, genre; depuis combien de temps on sort ensemble, si j'ai été mariée, si notre relation était sérieuse, etc.

Je n'ai pas répondu, je lui ai fais comprendre que c'était à Jérémy de répondre. C'était un peu trop tôt pour des confidences, et c'était notre première rencontre.

Et pour bien qu'elle comprenne, que si elle voulait jouer à ça, je n'étais pas une gamine, et que ça allait dans les 2 sens. Je lui ai  donc demandé si elle avait rencontré beaucoup des petites amies de son fils, comment elles étaient... Et là, voyant l'expression de Jérémy, les choses en sont restés là.

Sa maman avait amené à dîner, et enfin, dans une atmosphère détendue, on a mangé; "rôti, patates en robe de chambre, mélange de légumes". Ciel, je me suis rendue compte que j'avais la dalle. J'ai participé à la conversation, aussi beaucoup écouté et observé l'interaction entre Jérémy et sa mère.

  • Important; on voit comment un type sera avec sa copine en voyant comme il est avec sa mère.
  • En les écoutant, j'ai appris que Jérémy avec une sœur et un frère... Waahh!
  • J'ai été un peu mal à l'aise que sa maman m'invite à dîner dimanche prochain!!!
  • Maintenant Jérémy va continuer à me fiche la pression pour rencontrer ma famille...

Ce n'était pas le bon moment pour expliquer comment je voyais les choses. Il allait falloir de toute façon qu'on discute avant le dîner chez sa mère dimanche prochain. Je n'ai pas envie d'aller déjà à un dîner en famille. J'en ai assez avec ma famille, je n'ai pas envie de me taper encore des obligations avec une famille qui n'est pas la mienne.

Pascal ne me donnait pas beaucoup de nouvelles. Un coucou ou bisou, ce ne sont pas de nouvelles. Je regrettais d'avoir eu la stupidité de coucher à nouveau avec lui. Je me sentais humiliée, et j'avais humilié Jérémy du même coup. En repensant à nos discussions, j'ai finalement réalisé que, Pascal voulait savoir si on ne pouvait pas repartir où on en était resté, mais sans dire clairement si c'était pour recommencer ensemble, ou est-ce qu'il voulait me garder sous le bras comme bouche-trou à l'occas? Arhhh, j'avais foiré!

Pas une fois, Pascal ne m'a demandé d'être sa femme à nouveau. Ni ce qu'il ferait d'Olivia... J'étais dégoûtée!

Je ne voulais pas être son bouche-trou. Et je détestais sa façon de me laisser sans nouvelles après ce qui s'était passé. Je déteste ses silences-radio. Ça me donne toujours l'impression d'avoir été utilisée et de ne plus exister une fois que j'avais servi. La honte me fichait la rage, et de sentir qu'il ne m'aimait plus comme avant me déprimait. Et je ne voulais pas me laisser couler.

Bien sûr quant j'ai reçu autre chose que des "coucou", c'était parce que Pascal voulait qu'on se voit. Je voyais très bien pourquoi. Et je n'étais pas seulement un trou. J'ai prétendu ne pas pouvoir, et après à nouveau, silence pendant plus de 10 jours. La rage.

La fois suivante, j'ai accepté de le voir, intérieurement furax. Pascal ne devait plus se rappeler qui j'étais! Il me prenais pour une conne qu'il peut utiliser à sa guise? Que j'accours pour les miettes qu'il voudra bien me jeter?


J'étais tout sourire, mais derrière la façade, j'étais une boule de fureur. Toujours avec le sourire, je lui ai dis que je ne pouvais pas rester. Que je n'en avais pas envie. Qu'il devrait retourner auprès de sa femme ou sa Olive.

Puis, toujours souriante, mais avec une pointe d'ironie, je lui ai demandé s'il me prenait pour les petites connes qu'il se tapaient? Est-ce qu'il croyait que j'étais du genre à jouer les seconds rôles? Est-ce qu'il croyait que j'aurai envie qu'il me touche après s'être tapée des n'importe quoi comme Olivia.

Pascal a été surpris. Je voyais bien qu'il avait imaginé un autre scénario pour la soirée. Il était persuadé qu'on allait passer la soirée et peut-être même un bout ou toute la nuit ensemble. Et qu'une fois qu'il se serait soulagé, il m'aurait oubliée pendant les prochaines semaines, pour me rappeler quant il voudra vérifier si j'étais toujours sous sa coupe! Non mais! Et je l'ai planté là pour retourner me consoler dans les bras de Jérémy.

Pascal devait être vexé. Il ne m'a pas rappelée pour essayer de se justifier ou autre. Est-ce que c'est normal que je sois déçue. L'empêche, je souffre parce que je l'aime quand même et toujours. Je me torture à me demander ce qu'il fait, si je m'étais bien expliquée, s'il avait compris ce que je voulais dire? Ou il a juste tout mal pris et décidé de m'oublier carrément???

Peut-être que j'aurai mieux fait d'accepter le peu qu'il me donnait, c'était mieux que rien. Mieux que le grand vide. Et pourquoi je n'arrive pas à la fermer et juste être jolie et gentille? Pourquoi ce besoin de contrôle, de vouloir marquer mon passage... Maintenant, je pouvais être fière de moi, je ne le vois plus!

C'est pas sur Jérémy qu'il faut compter pour aller traîner dans les endroits où traine Pascal. Lui et ses amis ont d'autres habitudes. Je ne m'ennuie pas, mais j'ai le cœur lourd. J'ai peur de perdre Pascal l'air de rien! De ne pas voir Pascal me rend folle...

Je voulais être avec eux sur le bateau au milieu du lac. Je voulais être là pour les voir jouer au basket dans le jardin. Je voulais faire partie de la bande d'amis qu'ils invitent pour les barbecues les week-ends. Je sentais que je m'éloignais et ça me foutait les boules. J'étais désespérée et l'équipe me manquait.

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