Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Juillet 2018 (2) - Contradictions...

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Juillet 2018  (2) - Contradictions...

(Lundi 16 au Mardi 31 juillet 2018)

16 juillet (lundi) - Ciel, il faut que je bosse, mais j'ai tellement la flegme! A vrai dire, je passe mon temps à courir après Pascal, même si je ne veux pas le reconnaitre ouvertement.

Arhhh, j'ai raté la fête nationale du 4 juillet. J'avais pas tilté le pourquoi des messages reçu de Thomas, même de Pascal. Je les avais lu en diagonales. Du coup, ils ont fait la fête sur le bateau avec feux d'artifices et touti quanti pour la célébration de leurs fêtes nationales. Et moi, ben j'étais à la casba. J'avais bien vu, depuis mon balcon, des feux et tout, mais j'ai pas capté. Et comme personne n'ait revenu sur le sujet, j'ai pas capté.

C'est l'anniversaire de mon neveu. On lui a tous envoyé des messages. J'ai cherché ce que je pouvais lui offrir, et je crois que j'ai trouvé; participer à son voyage aux Etats-Unis avec son cousin... Cool idée.

17 juillet (mardi) - Pascal m'a demandé d'arrêter... Qu'on arrête de jouer. Il voudrais qu'on soit officiellement ensemble. Il en avait marre de ne pas savoir. Il ne voulait pas qu'on ait à se cacher. Il fera ce que je veux, continuera à faire tout ce qu'il peut pour se faire pardonner, mais il ne veut pas rester dans l'incertitude.

Il respecterait mon besoin d'être tranquille en début de semaine, mais il ne voulait plus se poser des questions sur notre relation, ni que qui que se soit se mette entre nous. Hum, j'ai failli lui rappeler qu'il y avait Caro entre / avec nous !!! Mais j'ai gardé ma grande gueule fermée.

Après tout, il disait qu'il m'aimait toujours, et ne voulait pas me perdre, ce qui baignait mon pauvre cœur fragile dans l'allégresse. C'était tellement bon à entendre. Bien sûr le rappel du pourquoi de la situation me faisait encore mal, mais je l'aimais malgré tout. Je lui ai dis qu'il avait peut-être raison, mais que j'avais besoin d'y penser.

En fait, je crois que j'avais envie de continuer à voir Thomas encore un peu. Égoïste. Et il y avait la fête pour son anniversaire que j'allais devoir rater. Mais, je voulais lui faire la surprise de passer la nuit avec lui.. alors sorry Pascal.

18 juillet (mercredi) - Thomas' Birthday. Je l'ai appelé pour lui souhaiter bonne fête. Ce soir, souper avec les parents pour son anniv. Donc il était prit en début de soirée. C'est lui qui est venu sur le sujet et a proposé qu'on se voit après. J'ai accepté. Difficulté à prévoir une heure, étant donné son dîner en famille.

On a prévu que je passais chez lui, après ma soirée, vers 23h. Ces anniversaires me cassent les... je ne sais jamais quoi offrir. Surtout quant c'est un mec. Pour les filles, no problémo, facile, j'achète comme si c'était pour moi. Pour Thomas, j'ai pris un T-shirt, où c'était marqué "My Secret Love". Idée de dernière minute, en passant devant un magasin spécialisé près de mon boulot.

Thomas a adoré. Il était tellement content de me voir. Il pensait que maintenant que les choses semblaient reprendre avec Pascal, qu'on ne se verrait plus ou seulement comme bon pote. Je lui ai dis qu'il avait toujours été un copain très présent et que je tenais beaucoup à lui et à son amitié. On a fait l'amour. Après tout, j'étais libre et célibataire.

Quant Jess est rentrée, on était encore au salon. Elle a paru surprise de me voir. Après, par respect, on a fait attention de ne pas ameuter tout le quartier. J'ai passé la nuit chez lui et le matin, j'ai pris le café avec lui. J'ai cru que Pascal allait faire une attaque en me voyant sortir avec Thomas le matin.

Ça n'a pas manqué. Pascal voulait qu'on se voit tout de suite. Il voulait me parler face à face. Hum... Pas trop envie, je savais ce qui m'attendait. Quant il m'a dit, que puisque c'était comme ça, il viendrait à mon boulot, j'ai fait demi-tour. J'ai presque aussitôt changé d'avis. Je n'avais pas le courage de le voir. Je savais qu'il allait me prendre la tête. Et j'étais en retard pour le boulot. Je devais encore passer chez moi me changer et ramasser mes affaires. Je devais être à l'agence à 9h30. J'ai rappelé Pascal pour lui proposer qu'on se voit à midi, mais il n'était pas d'accord.

Alors, j'ai bluffé; je lui ai dis que j'étais à Genève, donc s'il voulait me suivre, no problémo. Pascal a craqué; il sait que j'avais passé la nuit avec Thomas, Jess ne s'est pas gênée pour lui le dire ce matin. Il ne l'avait pas cru avant de voir ma voiture. Il n'a même pas crié, il avait le moral dans les chaussures, et m'a dit qu'il ne pouvait plus supporter...

Tsss, je lui ai rappelé que moi j'avais dû le supporter pendant plus d'1 an. Que rien que d'y penser, ça me faisait encore mal. Puis, je lui ai rappelé qu'il avait dit, même promis de tenir le coup, et qu'il avait dit qu'il ferait n'importe quoi pour se faire pardonner. Alors, c'était tout ce qu'il pouvait faire.

Pascal est resté un long moment silencieux au bout du fils. J'ai même cru qu'on avait été coupé. Sans avoir besoin de le voir, au son de sa voix, je savais qu'il était au plus bas. Il a dit qu'il tiendrait... Ciel, je me sentais coupable. Puis, je me suis demandée s'il s'était senti coupable lui aussi de m'avoir traitée comme il l'avait fait. Je ne le croyais pas. En tous cas, je n'avais rien senti, ni rien vu. Malgré ces pensées qui auraient dû m'aider à rester forte, rien à faire, je me sentais mal pour lui.

Aussi pas mal perturbée... parce que j'aimais bien être avec Thomas. Mes sentiments étaient mitigés. J'aimais Pascal, ça, je le savais jusqu'au plus profond de mon âme. Et ça me faisait peur aussi. J'étais complètement accro. Je ne voulais pas le perdre, mais en même temps, j'avais envie de le fuir. Un amour qui rend aussi dépendant me fait frémir de trouille.

Je préférerais quelque chose de plus... médium, que je peux contrôler, partir si ça ne me convient plus, sans perdre la tête... Mais, ce que j'éprouve pour Pascal me prend aux tripes, j'en perds les pédales. Je ne peux absolument pas contrôler mes sentiments quant il s'agit de lui...

19 juillet (jeudi) - Afff, je bosse, mais le coeur n'y ait pas. Je pense à Pascal évidemment. Eu Thomas en ligne. On a bavardé comme à notre habitude. Il savait que j'avais déjà quelque chose samedi. Je lui ai dis qu'en rentrant de France, je passerai. Je l'avertirai une fois chez lui.

20 juillet (vendredi) - Boulot boulot. Pascal voulait qu'on se voit, mais c'était le stress pour moi, je pouvais pas. Et je crois que je ne voulais pas. Je ne pouvais pas lui faire face. J'avais peur que de le voir me fasse changer d'avis pour samedi. Et la culpabilité.

D'entendre la voix de Pascal, même par téléphone me remue toujours l'estomac...

Aïïïe, il va falloir que je me décide, continuer à laisser mon chagrin nourrir ma vengeance, ou pardonner à Pascal! Pourtant, j'ai bien failli accepter de le voir. Il me manquait à mort. Comme je ne savais pas quoi lui dire, ni comment agir, j'étais obligée de garder mes distances. Trop dangereux.

Couru toute la journée, entre le cadeau pour mon neveu; agence de voyage, chez mon ex belle-sœur, voir mon neveu. Acheter et préparer ce qu'il fallait pour chez mon frère demain, j'étais raide. Passé la soirée à me ronger les sangs. Hésitations. Aller chez lui ou pas. Non, trop ridicule.

21 juillet (samedi) - Superbe journée. Il faisait beau. Beaucoup de monde, y compris la famille à Nat et des amis à eux. Ma sœur s'est pété la malléole. Elle a raté une marche et heureusement qu'elle n'avait pas le bébé dans les bras!!! On a d'abord pensé que sa cheville n'était que foulée, mais non, c'était plus grave. Elle ne pouvait plus marché à la fin de la journée. C'est mon frère qui l'a ramassée et portée, son plouk était trop occupé à boire du vin pour penser à secourir sa femme! Vraiment des fois!!!

J'étais contente d'être seule sur la route pour rentrer. J'avais un nœud à l'estomac. J'avais rendez-vous avec Thomas, mais Pascal me manquait. J'avais la trouille du choix que j'avais fait ce soir. Trop tard pour y changer quoi que ce soit. J'avais l'envie de demander à Pascal de me sortir de là, mais si Thomas l'apprenais, il serait vraiment très déçu. Je me suis foutue dedans toute seule, pas de portes de sorties.

Approx 2h du matin - Ils étaient encore dans le jardin à faire les fous quant je suis montée chez Thomas. Je les ai regardé un moment par la fenêtre hésitant à aller les rejoindre ou pas. Pour finir, j'ai allumé pour que Thomas sache que j'étais là.

22 juillet (dimanche) - Comme prévu, j'ai envoyé un message à Thomas. Je me suis mise en training, et allongée en travers du lit. Puis, bof, j'ai été à la fenêtre regarder les autres s'amuser. Trop timide pour aller les rejoindre. Je n'aurai pas su si je devais aller vers Thomas, ou l'ignorer!

Comment faire pour éviter Pascal, alors que tout ce que j'avais envie, c'était d'être dans ses bras... J'étais tellement désolée de ce que j'allais lui faire ce soir. Je crois que je commence à perdre la motivation de la vengeance. Je suis à 2 doigts de tout laisser tomber et essayer d'être heureuse pour une fois! Il était là-bas dans le jardin, si près. Il rigolait avec ses copains, pourtant il semblait sur la retenue. Caro était collée derrière lui comme d'habitude. Il s'occupait d'elle comme toujours et semblait faire barrage pour que sa femme ne s'attaque pas à Caro ce soir.

Ah, Thomas venait de voir mon message et il m'a demandé de descendre les rejoindre! En training? Bah, j'ai enfilé mon jean et flanqué un T-shirt à Thomas et je suis descendue.

Pascal m'a interceptée avant que je ne puisse arriver jusqu'à Thomas et m'a prise par la main. Il voulait que je reste vers lui. J'ai dû lui dire que je n'avais pas dit bonjour à tout le monde, et à Thomas dont c'était la fête d'anniversaire. Il n'a pas voulu me lâcher la main et j'ai dû feinter pour qu'il me lâche la main pour que j'embrasse Caro. Ensuite, j'ai filé en direction de Thomas. Thomas m'a prise dans ses bras. Il m'a chuchoté qu'il n'aurait peut-être pas dû me demander de descendre. Il avait vu ce qui s'était passé avec Pascal.

En fait, Pascal était juste derrière moi. Et dès que Thomas a eu fini de me faire la bise, Pascal a attrapé ma main pour me tirer vers lui. J'avoue que quelque part, j'étais contente. J'en avais marre de le punir. Pascal était tendu, je le sentais. J'ai essayé de lui retirer ma main, mais il me tenait fermement.

Thomas est quand même intervenu. Il a repoussé la main à Pascal en me prenant pour m'entrainer danser avec lui. Pascal s'est tenu à côté. Ils avaient tous les 2 un peu bu, alors j'ai commencé à être tendue moi aussi. Quant Thomas m'a serré un peu trop contre lui, Pascal est venu me tirer de là. C'est ce que j'avais espéré... mais maintenant, je commençais à regretter... Pascal avait plus de contrôle que Thomas, et j'avais peur que les choses dégénèrent. Ils risquaient tous deux de le regretter demain.

Bravache, Thomas lui a demandé ce qu'il faisait. Pascal m'entrainait déjà, et quant Thomas a voulu s'interposer, Pascal l'a repoussé un peu violemment. J'ai demandé à Pascal de me lâcher, mais il ne m'écoutait pas. Thomas a attrapé mon autre bras, et Pascal s'est arrêté pour lui enlever la main.

Jess a voulu défendre son frère, Pascal lui a demandé de la fermer et de ne pas se mêler. Aïe, ça tournait au cirque... Tout le monde commençait à nous regarder, et je me sentais mal. Comme un pion qui servait juste à alimenter une dispute qu'ils avaient emmagasiner jusqu'à aujourd'hui. Et qu'ils cherchaient juste une raison pour se taper dessus. Pour l'instant ils étaient dans la figure l'un de l'autre.

Pascal a dit qu'on avait jamais vraiment rompu, et qu'il en avait assez de voir Thomas s'immiscer entre nous. Thomas lui a demandé s'il voulait dire que quant il sautait Olivia, c'était dans la ligne de "on avait pas vraiment rompu"? Pascal lui a dit que c'était nos affaires, que ça ne le regardait pas. C'est là que j'ai su que Thomas avait dû lui dire qu'on était plus ensemble, ce qui me faisait comprendre la réaction de Pascal. Pascal lui a demandé, non, dit d'arrêter de me tourner autour.

J'allais encore passer pour la méchante? Pourquoi? C'était Pascal qui m'avait trahi, alors pourquoi est-ce que c'est moi qui ait l'air d'être l'horrible pouffiasse tout à coup? Tout le monde nous regardait et je voyais bien que j'étais la mégère qui s'était immiscer entre eux. Je leur ai demandé d'arrêter tout de suite, sinon je me casse.

Thomas avait trop bu pour s'en tenir là. Il a dit que je serais bien trop gentille de lui pardonner après tout le mal qu'il m'avait fait. Qu'il m'avait jetée comme une moins que rien, après tout ce qu'on avait traversé ensemble. Qu'il n'avait eu aucun mal à me frotter le nez dedans pendant des mois. Pascal était devenu tout rouge. Comme il ne disait rien et continuait à garder ma main, Thomas a voulu le lui arracher. Pascal l'a repoussé. Il a dit qu'il ne m'avait pas jetée, et certainement pas pour une autre. Que s'il voulait tout savoir, c'était moi qui lui avait demandé de l'espace.

Hum... pas totalement vrai... c'était seulement ce qu'on avait convenu une fois, mais après, tout avait changé et Pascal m'avait ignorée pour l'autre connasse... mais je n'ai pas corrigé.

Ça a désarçonné Thomas un poil. Il a vite repris le dessus en lui disant que c'était certainement parce que j'avais appris qu'il voyait l'autre bonne femme. Thomas ne s'en rendait pas compte, mais... Ha! A force, il me faisait la honte. Me faisant passer pour la jalouse qui a dû laisser Pascal partir parce qu'il tenait beaucoup plus à une autre femme. D'après ce qu'il disait, j'avais l'air de ne pas avoir eu le choix.

Mon regard a croisé celui d'Olivia qui souriait malicieusement... Salope!

Pascal a dû savoir ce que je ressentais, alors pour éviter que je me sente complètement humiliée, il a dit qu'il m'aimait et qu'il n'avait jamais aimé Olivia. Que c'était juste une aventure. Elle a perdu son sourire aussi sec. Jess a voulu renchérir, mais Pascal lui a demandé de la fermer. Pour clore la discussion, Pascal lui a dit qu'il n'avait pas à se justifier vis-à-vis de lui.

Cette fois, il ne m'a pas laissé le choix, me tenant toujours par la main, il m'a entrainée jusque chez lui.

J'avais les larmes aux yeux. Je regrettais d'être finalement venue ici ce soir, regrettais d'avoir été rejoindre Thomas dans le jardin, et regrettais d'avoir souhaité que Pascal me sorte du trou où je m'étais plantée. Je ne m'attendais pas à ce que tout foire aussi terriblement. J'étais sans voix, ne sachant pas quoi dire. Je me sentais vide.

Honteuse de la scène devant tout le monde. L'atroce impression que tout le monde en connaissait un peu trop sur ma vie privée. Je détestais ça.

Jess en furie a fait irruption chez Pascal. Elle voulait que je m'en aille, et ils se sont mis à se disputer. Devant moi. horrible. J'ai voulu discrètement me tirer, mais Pascal m'en a empêcher.

J'avais envie de disparaître. D'être chez moi toute seule. J'ai regardé l'heure. Plus de 4h du matin! Ridicule. La soirée était un gâchis total...

Recroquevillée sur le canapé, j'ai attendu que les choses se calment, que Jess s'en aille. Thomas est venu la chercher. Il a dû voir que je n'en menais pas large. Pascal s'est assis à côté de moi sans rien dire. Après un long moment, il a passé son bras autour de moi. Je n'ai pas bougé. Puis, il a posé ma tête contre son épaule. Je me suis laissée aller contre lui.

Comment est-ce que je me sentais? Je ne sais pas. Peut-être triste? Fatiguée? désabusée? J'ai peut-être fermée les yeux 1 petite seconde... et je me suis endormie. Plongée dans un sommeil profond, sans rêve.

Je me suis réveillée vers midi, complètement crevée. Pascal était déjà debout. En fait, Pascal ne voulait pas risquer de me voir filer en douce, alors il n'avait presque pas fermé l’œil. La conversation était difficile. Beaucoup de moments de silence, à éviter de se regarder, de trop parler, de trop dire ou pas assez. En fait, on a jamais vraiment eu besoin de parler, on se comprenait.

Une journée sous le signe du silence. On se faisait de petits sourires par moments. On a longuement discuter, sans se prendre la tête. Pascal s'est excusé encore et encore, me demandant de ne pas lui en vouloir. Qu'il était un idiot, mais un idiot qui m'aime et qui ne veut pas envisager la vie sans moi. Ça m'a mis les larmes aux yeux.

Je lui ai avoué que je l'aimais aussi, que moi non plus, je n'arrivais pas à imaginer la vie sans lui. Et j'ai eu la terreur d'en avoir un avant goût l'année passée. La douleur de ces mois à le voir avec Olivia avait brisé ma confiance. Que parfois, la douleur m'envahissait, et je lui en voulais à mort, et après, j'avais mal au cœur. Afff, quant il m'a entouré de ses bras, je me suis sentie fondre.

Bordel de bordel, est-ce que je me laisse berner encore? Est-ce trop tôt pour passer l'éponge? J'étais perdue. Mais comment lui résister. Est-ce que j'en avais même envie?

23 juillet (lundi) - Dimanche soir, j'ai dormi chez moi. Pas osé pousser le bouchon à dormir 2 nuits de suite chez Pascal. J'avais les boules des réactions de Jess. Je suis sûre qu'elle m'attends au contour. J'ai l'impression que je vais payer cher que Pascal se soit rebeller. J'ai encore vraiment honte en pensant à ce qui s'est passé en fin de soirée. C'était affreux.

24 juillet (mardi) - J'avais raison! Jess voulait me voir. La discussion n'était pas des plus amicales. Je m'en doutais de toute façon. Jess m'a dit que malgré ce qu'elle pouvait dire ou faire, elle aimait Pascal. Elle voulait que je me tienne à l'écart de son mari. Elle savait que je tenais à lui et il semblait que lui aussi. Je l'ai corrigé; je ne tenais pas seulement à lui, je l'aimais.

Jess voulait que je le quitte. Elle pensait que c'était ce que j'avais fait, que j'avais tourné la page, puisque je sortais avec Thomas. Elle pensait que l'argent achète tout et proposait de me récompenser largement.

Bien sûr l'argent est important pour tout le monde, sauf peut-être pour les richtos. Mais, je n'étais pas capable de m'arracher à Pascal. Impossible. Ça devra venir de lui, et il ne me restera que les yeux pour pleurer. Alors, je ne pouvais pas accepter. Ok, elle avait raison pour le respect du mariage et tout le reste. Le karma etc. Mais, je n'y pouvais rien, je ne contrôlais pas mes sentiments.

On ne s'est pas quitté en guerre, mais, je sais que je dois me méfier. J'étais anxieuse, et une alarme s'était allumée dans ma tête. J'aurai peut-être dû lui mentir? Ou faire semblant que j'allais tout faire pour m'éloigner de lui? Afff, je n'ai pas voulu mentir sur mes sentiments. Quoi que je dise, je suis sûre qu'elle irait tout droit lui raconter. Si j'avais eu le malheur de lui dire que je ne l'aimais plus, elle le lui aurait jeté à la figure. Je n'aurai pas aimé entendre ça si c'était le contraire.

25 juillet (mercredi) - Ahhhh, pas la frite. Je suis à la traine question boulot. Je n'ai plus la flamme pour créer quoi que ce soit. Je passe mon temps à me torturer la tête. L'anxiété me bouffe. Je ne sais plus où j'en suis.

26 juillet (jeudi) - Ah la la, j'ai proposé à ma nièce de reprendre mon appart. Appart que j'adore plus que tout. La vue que j'ai depuis mon balcon est un rêve. Pourquoi j'ai fait ça. Trop gentille. Je sais que je vais le regretter.

Je sais qu'elle et son copain cherche depuis un moment, et je ne sais pas ce qui m'a pris à l'anniversaire de mon neveu, tout à coup, les mots sont sortis de ma bouche. Maintenant, elle me stress. C'est comme si elle me poussait dehors. On a parlé de début octobre, puis ça a changé à fin août, maintenant, elle essaie même de venir avant fin août. Et je n'ai même pas encore trouvé autre chose! J'suis trop tarte!

27 juillet (vendredi) - Pascal devait encore remplacer le bassiste du groupe de son pote Varios ce week-end en Valais. Comme Jess va suivre son mari, je crois que c'est préférable que je me tienne à l'écart. L'anxiété me colle à la peau. Une peur panique qui me plombe le moral. Je ne sais même pas d'où ça vient. Je n'ai même pas osé dire à Pascal que j'avais eu une discussion avec Jess.

Pascal n'avait aucune envie de remplacer le bassiste parce que je n'allais pas avec lui. Il n'avait pas voulu de Jess, mais sachant qu'elle irait quant même, il m'a dit que c'était peut-être mieux que j'aie décidé de ne pas y aller. Caro l'a quand même suivi en Valais. Il aura déjà assez à faire à la protéger de sa femme!

28 juillet (samedi) - Hahhh, Pascal me manque. Thomas m'a proposé de sortir avec eux, mais je n'ai pas osé. Je ne voulais pas inquiéter Pascal. J'ai prétendu avoir déjà quelque chose. En fait, j'avais l'anniversaire d'une copine, mais je n'avais pas pensé y aller, parce que je n'étais pas en forme, ni de bonne compagnie ces temps.

Pascal a insisté pour que j'aille le rejoindre ce soir. Afff, je n'étais pas très sûre que c'était une bonne idée, pourtant j'en avais envie. J'avais un peu peur d'exacerber la colère de sa femme. Je n'aimerai pas qu'on me fasse pareille. J'en voudrais à mon mari de me mettre dans une situation pareille. Mais j'avais tellement envie de le voir...

Pour finir, j'ai demandé dans quel hôtel il était, et j'ai proposé de le rejoindre en secret et que s'il voulait, il pouvait venir me rejoindre après le concert. Pascal s'est débrouillé pour me réserver une chambre. Je n'ai rien eu à faire. J'ai intégré ma chambre alors qu'ils jouaient, et que je savais que Jess ne serait pas dans les environs.

Après le concert, Pascal s'est simplement tiré au moment où ils avaient presque fini de ranger le matériel, sans rien dire à personne, pour venir me rejoindre...

Jess, Caro et la moitié du groupe l'ont bombardés. Il n'a laissé qu'un message à Caro pour lui dire qu'il les rejoindra plus tard, donc de le tenir au courant de l'endroit où les retrouver. Puis silence radio. Il a regagné sa chambre vers les 8h du matin. Jess dormait. Dès que je l'ai su, j'ai pris mes clics et mes clacs et je suis rentrée.

29 juillet (dimanche) - Quant je suis arrivée chez moi, je me suis couchée direct. J'étais naze, mais heureuse. On n'avait pas fermé l’œil depuis le moment où il est venu me rejoindre.

Afff, je l'adore, je l'aime à en mourir. Je suis foutue. Complètement à la masse. Ce type me rend dingue. Dans ses bras je me sens vivante. Je n'existe pas en dehors, je lui appartiens de toute mon âme. Ses yeux, ses lèvres, ses baisers, son sourire... Il me fait fondre.

30 juillet (lundi) - Je suis toujours à dimanche. Les moments dans les bras de Pascal me font encore frissonner, rêver. Je ne suis qu'une pile d'amour. J'ai failli lui envoyer un message simplement pour lui dire que je l'aime. Hum. J'ai dû me faire violence pour ne pas le faire. Lui a eu plus de courage que moi. Son message pour me dire qu'il m'aime me fait encore palpiter de bonheur.

31 juillet (mardi) - Je dois bosser. Ce soir vers 20h, j'ai rendez-vous à Ouchy pour fêter le 1er août; JD, Jérémy, Aurora, et une autre copine d'Aurore, Céline. Kaya et Valério sont en vacances, alors j'ai mon appart à moi toute seule.

Je suis toujours sur mon petit nuage rose. Je crois que je vais inviter Pascal chez moi prochainement... Ce sera une Première! J'ai flanché et je lui ai envoyé un message pour lui dire que je l'aimais. Il m'a appelée droit derrière. MDR.

Pascal était soufflé. Il m'a dit que c'était une 1ère. Il voulait me dire de vive voix comme ça lui avait fait plaisir. D'habitude, c'était toujours lui qui faisait le 1er pas. Il a dit que ça le rendait tout amoureux, s'il pouvait, il aurait filé du boulot juste pour m'embrasser. Si on avait été en visuel, il m'aurait vu rougir. Ce soir, Pascal avait une soirée de boîte pour la fête nationale suisse... avec sa femme.

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Juin 2018 (1) - Derrière les portes closes...

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Juin 2018  (1) - Derrière les portes closes...

(vendredi 01 au vendredi 15 juin)

Afff, j'ai appris que Jess revenait faire un tour en Suisse. Quelle poisse. Poisse, parce que ma situation n'était pas encore claire, et d'avoir mis Pascal en attente... Afff, j'ai l'impression que chaque décision que j'avais prise revenait s'éclater dans ma figure...

Sortir avec Jérémy était une bêtise, et sortir avec Thomas était une autre bêtise... Shifter de l'un à l'autre n'était pas ma plus brillante idée! Etre avec quelqu'un m'empêchait de voir Pascal autant que je l'aurais voulu.

Pascal a proposé qu'on mange ensemble mercredi à midi. J'étais contente de le voir. Pourtant, j'ai cru sentir qu'il était un peu... Comme je lui en ai fais la remarque, il s'est mis "à table"; il savait que Caroline m'avait dit qu'ils se voyaient, et il espérait que ça n'allait pas tout gâché entre nous.

Tsss, est-ce qu'il était sérieux? C'est lui qui faisait tout pour tout gâché, pas moi! Il aurait peut-être dû y penser avant!

Alors il m'a répété ce que Caro m'avait déjà dit; il croyait que je ne voulais juste pas le savoir. Qu'il soit discret. C'est ce qu'il avait essayé de faire, et il n'avait pas pensé que Caro aurait la langue si bien pendue. On était amies, il aurait dû le prévoir, et lui dire de ne pas m'en parler.

En même temps, il ne voulait pas recommencer à me cacher des choses... Surtout demander à ma copine de me mentir. Il aurait fini par me le dire, une fois que les choses iraient mieux entre nous.

Quant Pascal me l'a dit, j'ai bondi de ma chaise et je suis partie. Pascal m'a rattrapée. J'ai éclaté. Je lui ai dis que je n'en pouvais plus. Que je n'étais pas sûre de vouloir recommencer avec lui. Que tout était trop compliqué avec lui.

Pascal m'a prise dans ses bras. Il s'est excusé. Évidemment, il ne savait pas pourquoi il s'excusait. A moins que ce soit pour tout; Olivia, Caroline, etc. Je n'en savais rien. J'étais à bout de nerfs. J'ai failli le repousser brutalement, mais je savais que ce n'était pas la chose à faire si je ne voulais pas le perdre.

Il m'a dit que ce n'était pas tout... Et c'est là qu'il m'a dit qu'il allait chercher Jess à l'aéroport demain.

Ok, là c'était trop! Maintenant en plus, avoir Jess sur le dos... Non, j'étais crevée, j'en avais marre... Rien ne marchait comme je l'aurai voulu. J'ai pété un câble, et tant pis si je n'aurai pas dû le repousser, qu'on était en public, etc. Tout ce que je voulais c'était m'en aller. Ne plus entendre un mot.

Pascal m'a encore rattrapée. Pour sa défense, il avait l'air désolé. Alors je l'ai écouté me dire combien il était désolé pour toutes les conneries. Il fera un effort pour essayer de s'améliorer.

Je n'en pouvais vraiment plus, alors je le lui ai dis. Après le coup de la Olivia, il n'avait même pas respecter le fait que je lui avais demandé de ne pas fréquenter d'autres femmes, et comme de rien, il a continué à voir Caro. Et certainement d'autres femmes, et maintenant, je devais encore me taper sa femme... encore!

Alors je lui ai dis que j'étais désolée, je n'en avais pas la force. Et qu'il allait surement continuer avec sa femme comme si de rien, peut-être même la sauter au passage. Là, il s'est interposé pour dire qu'il ne la toucherait pas. J'ai secoué la tête. Même ça, ce n'était pas assez.

Au point où j'en étais, je lui ai demandé si à part Caro, s'il avait eu d'autres aventures avec d'autres femmes... et j'ai même pas eu à écouter la réponse, Pascal est devenu tout rouge. J'ai voulu la vérité, alors il a avoué avoir vu d'autres femmes. Mais une fois de plus, il a dit qu'il pensait que j'avais dis ça comme ça.

Il avait eu des aventures avec 3 autres femmes. Des filles qui venaient aussi au chalet. Je l'ai fait tout me dire. Je voulais tout savoir; quant, comment, où, etc. Embarrassé, il a tout dit. J'étais verte. Je l'ai laissé finir et je me suis levée pour partir.

Pascal était déjà en retard pour le boulot, mais il ne voulait pas me laisser partir tant qu'on avait pas réglé les choses. Il craignait sans doute que je ne lui pardonne pas ses frasques et que sa punition allait certainement s'intensifier.
Comme tous les hommes, il voulait connaître la fin de l'histoire avant de commencer...

J'étais... fatiguée, à bout, déçue, rompue... je lui ai dis qu'il me fallait réfléchir, mais que je ne croyais pas que j'arriverais à digérer tout ça. Pascal n'était pas d'accord de me laisser partir comme ça.

Pascal a téléphoné au boulot pour dire qu'il ne savait pas quant il retournerait au bureau, ni s'il viendrait de l'après-midi. Je lui ai dis de ne pas faire ça, parce que je ne voulais pas être avec lui en ce moment. Que je ne voulais plus parler.

Pascal a passé son bras autour de mes épaules. J'avais l'impression que c'était trop lourd à supporter. On a marché en silence, j'étais naze, plus bas que terre. Aucune énergie, même pas la force d'ouvrir la bouche. Pascal respectait mon silence et n'a pas osé m'adresser la parole. Il se contentait de marcher en me tenant, comme s'il avait peur que je tente une échappée.

On s'est assis sur un muret au bord du lac. On avait croisé un copain à lui et ils se sont parlés 2 minutes. J'avais réussi à produire un semblant de sourire et saluer de la tête, avant de regarder ailleurs et essayé de collecter mes pensées. En fait, c'était la débandade dans ma tête. C'était le vide total.

Je ne savais plus si j'étais en colère, si j'avais mal, ce que je devais faire, ni comment réagir. J'étais complètement perdue.

Même assise je n'étais pas bien. Alors je me suis levée. Pascal en a fait autant et restait à m'observer. Quelques instants après, je me suis rassise. Et je me suis levée, j'ai fait quelques pas. Puis rassise... debout... Je voulais m'en aller, être seule. Rentrer m'enfermer à la maison et réfléchir.

Puis Pascal m'a prise par la main pour me trainer je ne sais où, j'ai retiré ma main. Peut-être un peu brutalement, mais son contact là tout de suite m'indisposait. J'avais vraiment envie d'être seule.

Horrible que ça puisse paraître, j'avais envie de voir Thomas, m'enrouler dans ses bras et m'endormir.

Ma réaction n'a pas échappé à Pascal. Il devait se douter que je ne voulais pas de sa présence. Que je ne voulais pas le voir. Après s'être à nouveau confondu en excuses, Pascal a dit qu'il ne savait pas très bien quoi faire, mais qu'il ferait tout pour que les choses s'arrangent.

Il ne m'avait jamais vue aussi abattue, aussi... et il a secoué la tête. Il voulait juste être à mes côtés, être présent. Au moins jusqu'à ce qu'il sente que j'allais mieux. Si j'avais des questions, il était prêt à répondre à tout.

J'étais désolée de le voir lui aussi abattu. Il avait un regard perdu. Et j'adorais tellement ses beaux yeux verts palpitants de malice. J'aimais aussi le voir sourire, mais depuis qu'on avait mangé, il n'avait pas souri une seule fois.

J'ai caressé sa joue, j'étais désolée... Pascal a paru surpris... En le faisant, ma colère a refait surface aussi sec...

On a passé 2h à discuter, assis sur la terrasse du MG. Pascal me prenait souvent la main. Il ne voulait pas que cette séparation dure, mais c'était un peu tôt pour moi. Je lui ai dis que je n'arrivais toujours pas à digérer le fait qu'il m'ait jeté comme une vieille chaussette pour cette garce. Garce qui n'avait pas cessé de chercher à m'humilier... avec son aide. C'était de sa faute.

Il ne pouvait quand même pas s'attendre à ce que tout s'arrange et qu'on efface tout comme ça, sans qu'il ait fait le moindre effort...

Quand même, il était resté avec moi, au lieu d'aller au boulot. Ça comptait pour quelque chose. Il cherché et trouvé les mots qu'il fallait pour essayé de me soulager. Il avait été patient. C'était admirable. Bien sûr, il espérait que tout reparte comme en 14, mais ça, c'était pas possible.

Je suis rentrée légèrement soulagée et moins à ras le sol... Il m'a écris, appelée, et continuée à s'assurer que j'allais bien. Je ne m'y attendais pas.

Vendredi soir, on est tous sorti prendre un verre au Time-Out. Jess était là bien sûr. Par contre, j'ai été surprise que Pascal ne s'occupe pas de sa femme et soit tout le temps près de moi. Ce qui dérangeait un peu, c'était l'impression d'une petite gué-guerre entre lui et Thomas pour s'asseoir à côté de moi, ou m'offrir des verres. Si je les avais toutes bues, j'aurai été saoul dans l'heure.

Gênée par la présence de Jess, j'ai dansé avec Thomas. Ce qui n'a pas eu l'air de plaire à Pascal.

La connasse d'Olivia est apparue un peu avant minuit et a foncé droit sur Pascal. Non mais, elle fait exprès ou quoi! Elle veut m'énerver ou Jess? Tout en est-il, Pascal l'a remballé vite fait. Je n'étais pas la seule à le remarquer.

Thomas m'a appris que Pascal avait poussé sa femme chez lui. Il ne voulait pas qu'elle s'installe dans son appart. Si elle voulait rester en Suisse, elle n'avait qu'à aller chez ses parents, ou chez son frère. Il croyait que je le savais.

Oh! Je crois que Thomas, tout comme Jess, pensait que j'étais derrière la réaction de Pascal. En tous cas, Jess était furax. Pascal aurait pu la laisser occuper la chambre d'amis, mais il n'avait rien voulu savoir. Il ne mettait pas son nez dans sa vie privée, alors il en attendait autant de sa part.

Thomas m'a dit que le ton était monté, et il savait avant même de les voir dans son appart ce qu'il en était.

Jess lui avait rappelé que quant il était aux États-Unis, elle, elle ne l'avait pas fichu à la porte de leur appart, donc il pouvait en faire autant. Pascal lui avait demandé si elle accepterait de voir une autre femme passer la soirée à la maison, sans en faire toute une histoire, ou une scène? Non? Alors voilà.

Samedi, Pascal m'a donc proposé de passer la soirée chez lui... Bien sûr, j'ai refusé.

Je n'allais pas aussitôt me mettre sa femme sur le dos. Je lui ai proposé d'inviter Caro à la place. Pascal m'a regardé comme si je l'avais giflé. Il m'a demandé si c'était ironique, ou si je cherchais à le tester. Non. Je ne le testais pas. Je voulais voir comment Jess supporterait, ou peut-être inconsciemment voir si Jess allait retourner ses attaques contre Caro et non moi.

J'étais très sérieuse et alors, Pascal m'a dit que c'était à cause de choses comme ça qu'il ne savait jamais comment agir. Hum... il avait raison!

De toute façon, samedi soir, j'avais un anniversaire. On faisait une grande fête dans le jardin de ma frangine pour son chéri, et je ne pouvais pas y couper. J'ai donc été à ma soirée. J'avais aussi averti Caro de surveiller Pascal, donc d'aller chez lui. Qu'elle avait carte blanche.

1h plus tard, elle m'a appelé pour me dire que Pascal l'avait invitée à manger chez lui. Elle (et Pascal aussi) voulait savoir si elle pouvait lui proposer de dormir chez elle, ou si elle pouvait dormir chez lui.

Je n'avais pas pensé à ça... Je ne m'y attendais pas...

J'avais dis à Caro de ne pas pousser non plus. Puis, j'ai changé d'avis. Après tout, autant savoir ce que Jess fera. Alors j'ai rappelé Caro pour lui dire qu'elle pouvait faire comme elle voulait. J'avais juste été surprise qu'elle m'ait posé la question aussi ouvertement.

Elle a rigolé. Ça me pesait un peu, mais c'était ma copine et aussi... la personne la plus sûre que je pouvais supporter autour de Pascal. Je pouvais compter sur elle, et on partageait nos secrets et parfois même nos désespoirs. J'ai ensuite appelé Pascal pour lui dire que j'avais discuté avec Caro.

Jess a pété les plombs. Elle avait été furax et avait essayé ce qu'elle avait pu pour leur gâcher la soirée. Finalement, elle était sortie avec Thomas et s'était saouler la gueule.

J'ai failli aller passer l'après-midi avec Pascal dimanche, mais... pour éviter d'être dans le point de mire de sa femme, j'ai préféré garder mes distances. Et aussi, j'étais crevée après la soirée chez ma frangine.

J'ai quand même passé mon temps à me torturer la tête. Je savais que Jess avait dormi chez Pascal, qu'ils avaient déjeuner ensemble dimanche. Courageuse et persistante, Caro avait fait du jogging avec Pascal dimanche matin. L'après-midi, des copains sont passés chez eux. Donc Caro a trainé avec lui presque tout le week-end.

Elle était aux anges de jouer la petite amie...

Jess était sur la brèche et n'a pas arrêté de l'attaquer avec de petites piques. Pascal a dû la défendre. Caro m'a raconté tout ça avec du soleil dans la voix, comme une petite fille dans un magasin de bonbons. De voir Pascal la défendre l'avait éblouie. Oui, elle faisait partie du trio, je ne pouvais pas toujours vouloir la tenir à l'écart. Sans compter que, la plupart du temps, elle me rendait service par sa présence.

La semaine qui a suivi, j'étais super submergée par le boulot. J'avais un tel retard sur les projets à terminer avant les vacances de l'agence, que je devais mettre les bouchées doubles. Pascal a cru que je lui faisais la tête parce qu'il avait passé le week-end avec Caro. Je lui ai dis que non, alors du coup, je lui ai proposé de prendre un verre chez Caro le jeudi soir.

Et il a pu voir que je ne boudais pas, que je n'avais aucun problème avec lui ou Caro. Hum, je trouve que je suis super cool comme bonne femme. Ou peut-être... super idiote?

___________________________________________________________________________________

Juin 2018  (2) - Derrière les portes closes...

(samedi 16 au samedi 30 juin)

Vendredi soir, Varios à la der, paniqué, a appelé Pascal. Leur bassiste était à nouveau aux abonnés absents et il avait un concert ce soir et demain. Pascal avait approximativement 3h pour les rejoindre à Berne et sauter sur scène pour le remplacer. Le bassiste devait surement être à moitié sur la lune sous une table quelque part. Je me demande pourquoi ils l'ont pas déjà remplacé. On peut vraiment pas compter sur ce mec.

Pascal m'a proposé de l'accompagner. Je n'en avais pas tellement envie. J'aurai bien profité d'une soirée tranquille, seule à la maison. C'est tellement rare d'avoir l'appart pour moi toute seule, j'avais bien envie d'en profiter.

Mais, l'idée de ne pas savoir ce qui se passe là-bas, tout loin, tout seul ou pas, a suffit pour que j'accepte de le suivre. Si j'avais refusé, je parie que Caro m'aurait surement remplacée avec joie!

Un week-end affreux... Prises de têtes à n'en plus finir... Afff...

D'abord, je me demande pourquoi Pascal m'avait demandé de l'accompagner. J'étais toute seule quant il jouait, alors je m'embêtais à fond. Sauf quant j'ai oublié que je m'ennuyais et que je l'ai regardé jouer.

Mon cœur s'est mis à battre à toute allure, et à avoir des ratés.

J'imagine qu'avec la lumière dans la figure, il ne devait pas voir grand chose en dehors de la scène, donc il ne pouvait pas me voir rougir, ni le regarder comme une fan en état de transe. Diantre, qu'il me plaisait. Il était toujours aussi... sexy. Son air sérieux et pas là, pas sur une scène. Comme s'il était chez lui à jouer tout seul pour le plaisir.

Comme c'est mon journal, je peux dire que j'avais envie de lui sauter dessus et le bouffer tout cru. Mais dans la vie, je porte presque tout le temps mon masque, et j'ai l'air calme et composée. Moi qui ne voit rien en dehors de ce qui m'intéresse, je fais semblant de regarder autour de moi d'un air blasé, genre, j'ai l'habitude, rien ne m'étonne ou rien de spécial; c'est juste un groupe qui joue.

Parfois j'entends les commentaires des filles autour de moi, ignorantes du fait que je suis, un peu sa copine, et ça me fait rougir. J'entends même leurs petits plans de trouver le moyens de rencontrer les gars du groupe, de se glisser dans les loges ou de les attendre vers le bar, etc. Hum.

Notre première prise de tête était parce que Pascal leur a parlé pendant la pause. J'ai eu l'impression d'être ignorée. Pascal est juste passé se chercher quelque chose à boire, m'a fait une bise SUR LA JOUE (quelle blague!) et après avoir parlé avec ses filles, il est reparti rejoindre le groupe.

Furax... Si j'avais eu ma voiture, je me serais tirée pour rentrer chez moi. Mais là, je devais attendre en fulminant dans mon coin.

J'ai eu un peu honte de ma réaction après coup, parce que, comme il avait dû venir remplacer l'autre plouk, il n'était pas préparé, et pendant la pause, il devait revoir les morceaux avec le groupe, il pouvait pas s'attarder et faire le joli cœur avec moi. Je me suis rendue compte, bien malgré moi, qu'en fait, je voulais montrer à ces nanas qu'il était avec moi. Hum, pas très lumineux!

Vu mon humeur, j'ai voulu retourner à l'hôtel, ce qui était encore une idée vraiment stupide... Les nanas avaient organisés avec le groupe de se retrouver dans une boîte. Je ne sais pas si j'avais cru que Pascal serait rentré avec moi au lieu de suivre le groupe. Je pense que oui. Alors le fait qu'il soit sorti avec le groupe m'a fait encore péter un câble.

Je fulminais dans la chambre, sans réussir à trouver le sommeil... Mon imagination s'est mis à me jouer des tours et j'imaginais des choses qui m'ont fait finalement décider d'aller les rejoindre. J'aurai espéré que Pascal m'appelle pour me supplier d'aller le rejoindre, mais niet.

En arrivant là-bas, les types à l'entrée ne voulaient pas me laisser entrer. Encore une vexation qui n'a pas arrangé mon anxiété et mon humeur. Quant finalement, j'ai réussi à passer la porte, la boîte était si grande que je ne savais pas comment les trouver. Quant je suis dans cet état, même en temps normal, quant il y a autant de monde, je vois rien.

Perdue et stressée, la tension en alerte rouge, j'ai dû me poser et respirer, sinon je finirais pas faire une attaque. En regardant les gens danser, tout en scannant les alentours. Et j'ai repéré Pascal sur la piste. Assez facile, il est grand et il sait danser.

Le sourire aux lèvres, il dansait avec une Louise que je ne connaissais pas. Sûrement une fan du groupe. Mon cœur a failli lâcher. Je me suis mise à trembler. Mes jambes n'auraient pas réussi à m'emmener jusqu'à lui. Je me suis accrochée et attendu de pouvoir bouger pour aller vers lui. Surtout, ne pas le perdre de vue, parce que je n'avais toujours aucune idée où se trouvait les autres.

J'étais si énervée, ce devait être pour ça que je tremblais... Dire que Pascal savait que j'étais à l'hôtel et il s'amusait!!! Il aurait dû être plutôt en train de courir me rejoindre! Pourquoi m'avoir demandé de venir si c'était pour que je reste seule à l'hôtel??? Le rat des bois!

Dans ma tête, je planifiais déjà de prendre le 1er train demain pour rentrer... puis, j'ai pensé qu'il s'en foutrait et s'amuserait d'autant plus... Je ne pouvais pas partir, et ça me fichait encore plus en rage.

Quant ils dansaient, cette Louise et lui, elle avait une main sur son épaule, non, sur ses épaules qui m'appartiennent, et s'approchait sans arrêt pour lui dire des trucs à l'oreille qui le faisait sourire. Il lui souriait, ils se souriaient. Arhhh, ça me rendait encore plus anxieuse et je devais me calmer pour pouvoir bouger, pour que mes jambes arrêtent de trembler et que je puisse marcher.

Maintenant, ils étaient pendus au bar, et elle continuait à le toucher, et lui... et lui la laissait faire... grhhhh...

Je n'arrivais pas à arrêter les tremblements. Mais je voulais absolument aller vers Pascal, lui montrer que j'étais là, voir ce qu'il allait faire, s'il me donnerait ou non l'impression d'avoir été pris la main dans le sac. J'étais si tendue, je voulais lui faire une scène, mais pas ici. Trop de monde. Je ne voulais pas de témoins quant je laisserais le bouchon sauter.

Aguichant un sourire factice sur ma figure, j'ai été me planter au bar à côté de lui, et j'ai attendu qu'il me voit. Je palpitais de rage, mais, déguisée. Tsss, j'aurai dû me mettre de l'autre côté, à côté de la pouffiasse, parce qu'il regardait dans sa direction et pas dans son dos. Quelle idiote! Trop tard pour changer de place.

Ravie (ironie) d'entendre la nana lui faire des propositions... Elle était aussi à l'hôtel et était venue exprès pour voir le groupe jouer. Une vraie groupie quoi. Alors elle lui a proposé d'aller à son hôtel à elle. Et Pascal souriait... non mais! Il aurait dû lui dire qu'il avait une copine, qui en plus poireautait toute seule à son hôtel. Elle lui a demandé à quel hôtel il était et le goujat le lui a dit.

C'est vrai que je trouvais ses petits demi-rires choux, mais j'aurai voulu qu'ils ne soient que pour moi!

Un des membres du groupe est venu se planter vers eux et lui a chuchoté quelque chose à l'oreille; que j'étais là, juste derrière lui. Et Pascal s'est retourné. Il y avait de la surprise dans ses yeux, mais je n'ai pas vu, ou n'ait pas voulu voir de culpabilité?? Il m'a souri, comme si de rien n'était... Incroyable!! Comme s'il n'avait rien à se reprocher. Ça a fait monter de la moutarde dans la tête.

Donc, je lui ai fais une scène pour ça aussi... une fois de retour à l'hôtel. Et là aussi, je l'ai regretté! Je ne voulais pas qu'il soit bridé, coincé. Je ne veux pas qu'il change, qu'il soit trop tendu pour être sympa avec les gens... alors pourquoi est-ce que je lui faisais des scènes pareilles!! Je n'en sais rien, je ne sais pas ce qui m'a pris de devenir une telle... mégère!

Pascal a passé le bras autour de mes épaules. Il n'a pas jugé utile de préciser que j'étais sa copine. En fait, je ne l'étais plus vraiment, ou pas encore redevenue sa copine. Et au rythme que je m'amuse à donner la plus mauvaise image de moi, et de me montrer sous mon plus mauvais jour... ça risquait pas!

Je me suis dérobée, me sentant humiliée par l'attention qu'il avait accordée à cette bonne femme. Humiliée qu'il l'ait laissée lui faire des propositions sans mettre les choses au clair, alors je ne voulais pas qu'il me touche. Pas ma plus fameuse performance!

A cause de ma réaction, Pascal n'avait pas pu, ni oser me présenter en tant que sa copine. C'est ce qu'il m'a fait prendre conscience, alors que je lui cassais les oreilles depuis plus d'1h avec mes remontrances.

Mouais, je me suis ridiculisée pendant plus de 3h à lui crier dessus, à lui faire des reproches, alors qu'il était crevé, que pour une fois, on était seul tout un week-end... hahhh, je n'ai rien trouvé de mieux à faire. Parfois, ce qu'on peut être nul ! Je n'aurai pas dû laisser mes insécurités prendre le dessus. J'aurai dû utiliser ma tête.

La seule chose sur laquelle j'avais des raisons de lui en vouloir, la seule chose pour laquelle j'avais raison, était le fait qu'il aurait peut-être dû retourner à l'hôtel après avoir pris un verre avec le groupe, et pas rester à traîner. Alors, j'ai essayé de lui faire croire que tout partait de là. Je ne sais pas s'il en faisait autant, mais il m'a laissé croire qu'il comprenait... J'avais vraiment honte de moi!

Même si j'avais eu tord presque sur tout, j'ai continué à faire celle qui avait eu des raisons d'être dans tous mes états et je lui ai tourné le dos pour dormir et même repoussé son bras qu'il a voulu mettre autour de moi. Je me suis mise au bord du lit quant il a voulu me serrer contre lui.

Super, comme ça, je n'ai pas réussi à fermer l’œil tout de suite, et étais furieuse de voir qu'il s'était endormi après à peine 15 minutes et 2 minuscules essais pour se rapprocher! Alors qu'il dormait, je me suis enroulée contre lui, sinon, je n'aurai jamais réussi à m'endormir. Dire que je lui faisais passer un week-end de merde! Il risque de regretter de m'avoir invitée à l'accompagner!!

Le lendemain matin, on était enroulé l'un contre l'autre comme d'habitude. Peut-être que je n'aurai pas dû faire l'amour avec lui, c'était trop tôt, mais, comment lui résister!

Pascal s'était levé avant moi, comme d'hab. Il m'a laissé un mot pour dire qu'il était sorti faire son jogging. Il est revenu en même temps qu'un des types de l'hôtel qui apportait le déjeuner. Pascal avait pensé à me commander les "œufs au bacons". Il avait pris ses écouteurs et son Ipod.

J'ai décidé de faire profil bas. Je n'avais pas été au plus haut de ma forme hier soir. Je l'avais empêché de dormir pour lui faire chier pour rien. On aurait dit qu'il avait oublier, ou peut-être qu'il avait décidé de faire l'impasse dessus. Pascal était tout adorable, ce qui me rendait 2 fois plus honteuse.

Comme il faisait beau, Pascal me proposait d'aller faire un tour en ville, faire les magasins, peut-être dîner quelque part et peut-être une promenade au bord de l'Aar. L'après-midi, il devait répété avec le groupe et si j'avais envie, je pouvais y aller avec lui?

Le soir, j'ai de nouveau pété un câble parce que je trouvais qu'il parlait trop avec la chanteuse du groupe. Celle-là même qui lui avait mis un truc dans son verre une fois. Les mêmes filles étaient encore collé derrière le groupe et ça m'a énervé de le voir leur parler.

Je n'étais pas moi-même... Je faisais des histoires pour rien et me montrait minable. Je ne voulais pas qu'il se rappelle de ce week-end et de mes histoires, alors j'ai essayé de me calmer vite fait quant je me suis rendue compte que je recommençais à me montrer chiante, comme hier soir, et que je boudais.

Après un passage aux toilettes pour me calmer, and pull myself together, et me ressaisir, je suis revenue avec le sourire, et me suis collée à Pascal. Heureux de mon changement subit d'humeur, il a passé son bras autour de moi. Le reste du temps passé avec le groupe, il est resté tout câlin et collé. Me tenant par la main à chaque occasion.

Peut-être que c'était pour éviter que je lui fasse une scène après??? Ou peut-être que c'était pour éviter que je pète un câble et qu'il ne puisse pas me sauter dessus???

J'étais contente d'avoir pu me contrôler samedi soir, parce qu'on a passé une soirée remplie d'amour et de tendresses. J'espère que je lui ai fais oublier les heures qu'il a passé à me regarder fulminer, pester, lui reprocher tout et rien, lui crier dessus, le repousser, lui faire la tête, et montrer ma mauvaise humeur à tout le groupe de musiciens, de lui avoir fait honte le vendredi et une partie du samedi soir...

A cause de ma stupidité, je me suis montrée extra gentille et tendre tout le dimanche...

Mais je n'ai pas voulu aller dormir chez lui dimanche soir. Je ne voulais pas avoir à nouveau à subir les flammes de sa femme. C'était presque 23h quant on est arrivé chez moi, mais on a passé encore 1h dans la voiture à se faire des bisous et discuter.

Je me sentais en faute et je voulais absolument me racheter, alors j'ai accepté d'aller manger avec lui le mercredi à midi, et le jeudi soir après son entrainement. Bien sûr, il a parlé de notre situation. Il voulait savoir si on était  nouveau ensemble, si je lui avais pardonné... mais je ne pouvais pas répondre à ses questions, ni oublier aussi facilement.

Le week-end suivant, j'ai participé aux grillades dans leur jardin. C'était délicat de les avoir tous les 2 autour de moi. Je ne me sentais pas très à l'aise. Thomas cherchait toutes les occasions de garder près de lui. Pascal en faisait autant. Jess me regardait à nouveau méchamment et Caro tentait tant bien que mal à rester dans la course.

Je ne sais pas comment Caro arrive à toujours rester collé à Pascal. Moi, ma fierté parfois me joue des tours et je me sens ridicule à lui coller au cul, alors je dégage et me force à parler avec les autres, à faire celle qui s'amuse, quant je rêve de foutre le camp et m'enfermer chez moi.

Le samedi soir, pour ne pas que Jess me voit, je me suis faufilée chez Pascal en catimini. On avait de la peine à ne pas rire de se retrouver à agir comme des ados qui se cachent de leurs parents. Pascal s'est assuré que la porte était verrouillée entre les 2 apparts. Je pensais me tirer en douce avant le matin. Pascal n'était pas d'accord.

On a donc passé tout le dimanche sous la couette. Purée, il faisait une chaleur terrible. Heureusement qu'il a l'air conditionné, sinon j'aurai fondu.

Jess a bien essayé d'entrer chez Pascal, mais, c'était fermé. Elle l'a bombardé d'appels et de messages. J'ai pensé qu'elle surveillait peut-être pour voir qui était chez Pascal, alors j'ai filé quant il a accepté de lui ouvrir en fin de soirée, le dimanche, sachant qu'elle ne me verrait pas.

Je ne voulais pas qu'on sache que je revoyais Pascal. J'aurai honte qu'on pense que je lui avais si vite pardonné. Pascal le savait. Pourtant j'étais consciente que je voulais être avec lui, qu'importe ce qu'il avait fait. Je pense que Pascal devait s'en douter? Ou peut-être pas?

On avait recommencé à se voir en cachette, aussi souvent qu'on le pouvait. Caro le savait et Jess devait s'en douter aussi. Mais à cause du week-end que Caro avait passé chez Pascal, c'est contre elle que la furie de Jess s'était tournée. Et Jess ne manquait pas une occasion de lui lancer des piques ou de tenter de se mettre entre eux. Elle l'appelait "La Glue", l'ombre de Pascal ou la pauvre fille.

Pascal, le pauvre, s'évertuait à la défendre et essayait de la protéger tant bien que mal... Mais Jess avait la dent dure. Moi, je continuais à faire profil bas. Je ne voulais pas que sa femme se mette à me harceler comme avant. Je préférais rester dans l'ombre.

A cause de Jess, Caro a fondu en larmes le week-end passé pendant les grillades. Elle n'avais pas arrêter de la chercher et de l'insulter en l'affublant de noms d'oiseaux. Elle était désespérée d'être la cible des attaques de Jess. De dire qu'elle restait accroché à Pascal, que c'était pathétique, qu'elle n'avait pas de vie, et qu'il ne l'aimait même pas.

Quant Pascal s'est rendu compte de se qui se passait, il a dû intervenir et consoler Caro. Ce qui n'a fait qu'énerver davantage sa femme qui était à moitié cuite (saoul).

Pascal m'avait proposé de partir en vacances avec lui à Hawaï, mais je n'étais pas très chaude. Il risquait de s'imaginer que tout était arrangé et oublier de continuer à faire des efforts pour se faire pardonner. En plus, mon passeport n'était pas en ordre, je devais le refaire. Et je voulais aller à Cambridge voir ma copine. Je ne pouvais pas tout faire.

Pascal a raccompagné Caro chez elle et y avait passé près d'une heure. Pour finir, il lui a proposé aussi de venir avec nous à Hawaï. Ça ne m'a pas fait très plaisir. Évidemment, elle avait accepté tout de suite. Ce que j'étais incapable de faire.

Pour ne pas rester sur le carreau à les regarder partir ensemble, alors que je reste ici à passer mon temps à faire taire mon imagination, j'allais être obligée d'aller en vacances... Ça m'emmerde à fond, parce que j'étais un peu à sec chaque fin de mois ces temps, alors partir à Hawaï en comptant chaque centime me fait chier.

Et exclus de devoir le dire à Pascal et exclus d'accepter son aide! Chiant.

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Mai 2018 (2) - Tricheries

Publié le par JaneDo


Mai 2018  (2) - Tricheries

Comme Pascal n'avait pas l'air de s'empresser, j'ai fini par accepter la proposition de Thomas, de continuer à se voir. Je n'avais pas tellement le choix. L'idée de m'aplatir et d'appeler Pascal et de me mettre, moi, à lui courir après. Alors j'ai choisi la facilité. Thomas était mon ticket pour m'approcher ou rester près de Pascal.

C'est moche, mais je n'avais pas d'autre solution...
Cette fois, au lieu de le repousser, je devais lui donner une chance.

On avait fait une grande fête déjantée à Gstaad avant de boucler la Villa pour la saison. Pascal a enfin fait quelques tentatives. Plus que d'habitude en tous cas. Il avait remarqué que j'étais un peu moins accrochée à Thomas. Il avait demandé à Pascal de rester à l'écart, lui disant qu'il était incapable de me rendre heureuse.

Je lui ai dis qu'il n'avait pas fait beaucoup d'effort pour me montrer qu'il tenait à moi. Qu'il avait été distant. Que je pensais que s'il avait toujours des sentiments pour moi, il aurait été plus persistent, plus démonstratif. J'étais vraiment déçue et j'avais eu l'impression de ne plus exister dans son cœur.

Pascal m'a dit que j'avais passé mon temps à le repousser à chacune de ses tentatives. Que je mettais Thomas entre nous, en lui disant que je ne pouvais pas faire ça à Thomas. Donc, il était perplexe. Il avait pensé qu'il respectait ma demande de me laisser tranquille, et que Thomas finalement avait raison en lui disant de me laisser tranquille et que je ne l'aimais plus.

Je lui avais pourtant avoué que je l'aimais toujours!!! Et oui, il avait recommencé à essayer de se rapprocher, mais une fois de plus, j'avais brandi Thomas, en disant que je ne pouvais pas à cause de Thomas et qu'il en souffrirait trop.

Et bien, rien ne l'empêchait de persévérer s'il tenait vraiment à me récupérer!

J'ai ajouté que c'était le comportement d'un homme qui a autre chose sur le côté. Alors, j'ai demandé s'il voyait d'autres femmes? Ou Caro? Ne sachant pas que je savais, Pascal a dit que non. Hum, il mentait... Puis, il m'a demandé si je savais à quel point il souffrait de me savoir à l'étage dans les bras d'un autre??

J'ai pas répondu, parce que j'ai immédiatement pensé qu'il ne devait pas souffrir autant que ça, vu que souvent, il partageait son lit avec d'autres femmes... Là, j'ai eu envie de le mordre jusqu'au sang. Mais, je n'étais pas sensée être au courant. J'espère que je tiendrais ma langue.

En tous cas, après notre discussion, en public, il faisait son possible pour garder les distances avec les femmes qui essayaient de l'approcher. C'était bien, mais je savais que ce n'était qu'une façade...

Comme souvent quant on est pas à Gstaad, Thomas a organisé le petit verre chez lui avant d'entamer la soirée dans les bars ou boîtes de nuits. Cette fois, Pascal ne sait pas laissé distancer, il est resté accroché à mes basques. Thomas aussi. Je me retrouvais entre les deux, chacun essayant d'accaparer mon attention. Au bout d'une heure, j'en pouvais plus. Je leur ai demandé d'arrêter, que c'était embarrassant.

Pascal m'a alors entrainée sur la piste pour danser. Il n'a pas perdu du temps pour me demander de passer la nuit avec lui. Hum... le problème, c'est que sachant que la nuit d'avant, le vendredi soir, Caro avait dormi chez lui, et pas comme une nonne, je n'en avais pas envie. Je sais bien que les draps avaient été changés, mais quant même.

J'ai prétendue être plutôt crevée, et avait envie de dormir chez moi... Mais, Thomas m'avait déjà demandé de dormir chez lui et j'avais sorti la même excuse.

Je suis partie avant tout le monde et je me suis glissée dans l'appart de Thomas, pour lui faire une surprise. Il m'avait toujours traitée comme une reine, et je voulais qu'il sache que j'avais été sincère avec lui et que je tenais à lui, même si j'étais tout de même folle de Pascal. J'ai vu Pascal rentrer peu après mon arrivée. J'ai vérifié que la porte communicante soit bien verrouillée.

On ne sait jamais... Je ne crois pas qu'il aurait apprécié de me trouver chez Thomas...

Je n'avais juste pas pensé que Thomas aurait très bien pu rentrer avec quelqu'un et du coup, ç'aurait été vraiment gênant comme situation. Mais d'un autre côté, ça m'aurait permis de mettre le hola... Mais, il est rentré tout seul et la joie dans ses yeux méritait tout l'or du monde.

Thomas était persuadé que j'avais rejoins Pascal, qui était parti peu après moi. Alors, il n'avait pas été très pressé de rentrer. Si je l'avais averti, il serait rentré aussi sec. Ben, ce n'aurait plus été une surprise n'est-ce pas?

Je suis partie quant il s'est endormi. Discrètement. J'ai cru voir de la lumière chez Pascal, mais je n'avais pas pris mon ordi pour vérifier ce soir. Par curiosité, je suis passée voir chez Caro. Je ne pouvais pas déterminer si elle était chez elle ou chez Pascal. De toute manière, j'étais trop crevée pour aller jusque chez moi et revenir pour m'en assurer. Et des fois, vaut mieux pas savoir !

Pourtant, j'ai appelé Caro... malgré le fait qu'il était 4h du matin, elle a répondu !

Bien sûr Caro était passée chez Pascal. Il lui avait ouvert et ils ont bu un dernier verre. Elle aurait bien voulu rester dormir chez lui, mais il n'a pas voulu.

Elle m'a dit tout ça, malgré le fait qu'elle sait que j'avais interdit à Pascal de la voir. Sacré Caro. On a parlé au téléphone pendant tout mon trajet jusque chez moi.

Caro m'a dit que Pascal ne voulait pas venir dormir chez elle, parce qu'il ne voulait pas que je m'aperçois de son absence. Caro m'a encore dit une chose importante; quant j'avais interdis à Pascal de voir d'autres femmes ou même elle, il pensait que je voulais seulement qu'il reste discret. Que je lui raconte un mensonge qui tienne la route parce que je ne voulais pas savoir c'est tout.

Incroyable... Oui, c'est vrai, je lui avais dis ça une fois, mais... je n'avais pas pensé lui dire que cette fois-ci, je le voulais vraiment, et pas de mensonges. Que je voulais vraiment qu'il ne voit personne d'autre. C'était donc ça! Quant même, ça me donne envie de m'arracher les cheveux...

Ah, puis, comme Caro s'était confiée à moi, je peux maintenant lui en parler ! Lui dire que je sais qu'il continue à fréquenter d'autres femmes et que ça me fait péter les plombs et que je le détestais de ne pas m'avoir prise au sérieux.

Jeudi soir, Pascal m'a invité à manger. On a choisi un resto au bord du lac. C'était agréable d'être ensemble. On a beaucoup parlé, ri et après avoir mangé, on a marché un moment au bord du lac. Pascal a enfin osé me prendre dans ses bras. Je l'ai mollement repoussé quant il a cherché à m'embrasser. J'ai dis que je ne pouvais pas, mais je l'ai laissé m'embrasser quand même.

Encouragé, il ne m'a plus lâchée. J'adore ses baisers, ses lèvres... mon cœur tapait jusque dans mes oreilles. Mais quant il a voulu m'emmener chez lui, je me suis défilée. Je ne pouvais pas faire subir ça à Thomas si tôt après notre séparation, même s'il était conscient que je finirais bien par renouer le contact avec Pascal.

On a passé plus d'une heure dans sa voiture à s'embrasser jusqu'à plus soif. J'avais drôlement envie de rester avec lui...

Le vendredi, Pascal m'avait proposé de passer la soirée chez lui. Rien que les 2. Afff, je ne voulais pas tomber dans la routine du vieux couple tout de suite. Et je le laissais croire que j'étais encore avec Thomas, alors je ne pouvais pas. On est donc sorti que les 2, sans toute l'équipe. Après avoir mangé, on a pris un verre dans un bar. Je devais rentrer avant de me laisser convaincre d'aller chez lui. Je le chauffais jusqu'il fallait avant de le quitter.

Dès qu'il est rentré, Pascal m'a appelée pour me dire bonne nuit. Mais, j'avais eu Thomas en ligne, et il m'a demandé de passer la nuit chez lui. Je lui ai dis que je venais de quitter Pascal, mais il a voulu que je passe quand même. Et j'ai accepté. Je sais que Pascal allait péter un câble, mais, comme il pensait que je sortais encore avec Thomas, il n'y avait rien d'anormal que j'aille chez Thomas.

Et Pascal m'a vue monter chez Thomas... Il m'a envoyé un message pour me dire qu'il fallait qu'on parle...

Le lendemain, on s'est vu l'après-midi. Pascal m'a dit qu'il ne supportait plus de me savoir avec Thomas. Il m'avait bien vu aller chez Thomas, alors que j'avais refusé de passer la nuit avec lui. Pascal voulait que je me décide, que je choisisse ou l'un ou l'autre, mais je ne pouvais pas les avoir tous les 2. Il voulait que je fasse un choix immédiatement.

Si ce soir, je ne passais pas la soirée avec lui, il considèrera que j'ai fini par choisir Thomas. Mais, j'avais besoin de plus de temps... Pascal ne voulait rien savoir.

Et moi qui avait rêver de rester célibataire pendant quelques temps !!!

J'avais oublié que parfois, Pascal ne se laissait pas faire. En début de soirée, il est passé me chercher à la maison. Sans même attendre que je me décide à rompre avec Thomas. C'est vrai qu'en le voyant, lui, mon Prince Charmant (pas si charmant parfois), mon pauvre cœur a flanché et j'ai atterri dans ses bras. Je trouvais trop chou son aplomb.

J'étais contente de voir que Thomas n'était pas chez lui quant on est arrivé chez Pascal.

Enroulé dans les bras l'un de l'autre dans le canapé, on a passé une soirée d'amour, comme on le faisait souvent avant. Pour ne pas gâcher la soirée, je gardais pour moi les choses que je savais. Je lui en parlerais dans quelques temps, quant je serais sûre que les choses sont solides entre nous.

Il faisait encore frais, alors Pascal avait même fait un feu dans la cheminée...

Pascal était tendre, adorable. Évidemment, quant il me faisait de petits bisous dans le cou et tout, j'aurai voulu oublier qu'il en faisait autant avec Caro. J'aurai aussi voulu lui demander qui était la femme que j'avais vue chez lui, mais je n'osais pas. De toute façon, comment aurais-je pu le savoir sans avoir un œil chez lui?!

Je suis partie au petit matin en taxi. Je ne voulais pas que Thomas soit triste de constater que j'avais dormi chez Pascal. Je continuais à voir Thomas, en le cachant à Pascal, et vice versa. Cela devenait assez compliqué.. En même temps, aux yeux des 2, j'étais célibataire. Pascal savait que je ne lui avais pas encore pardonné et que je souffrais encore de sa trahison.

Par contre, j'évitais de sortir avec toute l'équipe, parce que je ne pouvais pas franchement m'afficher avec Pascal. Ceux qui savaient ce qui s'était passé avec Olivia risque de me trouver plutôt pitoyable.

Thomas souffrirait de me voir tomber aussi vite dans les bras de celui qui m'avait fait tant souffrir. Ou il aurait lui aussi pitié de moi!

Probablement pour ne pas me faire souffrir davantage, Pascal ne sortait pas avec le groupe si je ne sortais pas. Dans ces soirées, je passais beaucoup plus de temps avec Thomas. A danser, à rigoler, à papoter. Pascal restait dans son coin à nous observer avec un regard fâché.

Il me le reprochait parfois, mais... il a aussi dit qu'il tiendrait le coup...

On s'arrangeait pour passer des soirées ensemble; en allant manger, ou prendre un verre. Parfois, on passait un bout de la soirée chez lui, et il nous arrivait parfois de reparler de l'épisode Olivia. Ça l'embarrassait, mais moi ça me faisait du bien, c'était une façon d'exorciser les choses.

Bon, parfois, je finissais en larmes et rentrer, parce qu'il ne pouvait rien dire qui puisse effacer les faits.

Fin mai, il m'a donné un ultimatum, le même que 15 jours plus tôt. Mais il m'a dit que cette fois, il n'accepterait pas de compromis. Il savait parfaitement qu'il m'avait fait du mal, mais il n'accepterait plus de me voir avec un autre, même s'il s'agit de Thomas. Il savait que sa demande était égoïste, mais il accepte de se tenir à carreau si j'en faisais autant.

Hum... se tenir à carreau hein... ok, alors je ferais comme lui... je continuerai à voir Thomas dans son dos, comme il le fait dans mon dos avec Caro et autres...

C'est dégueulasse? Non. Parce qu'un soir, alors qu'il m'avait raccompagné chez moi, je l'ai suivi. Il est rentré avec Caro! Donc, il avait dû l'appeler et la ramasser au passage. Et alors que j'étais sensé être chez moi, complètement dans le néant, il avait ramené Caroline chez lui. Et ils n'ont pas passé la nuit à jouer au Monopoly!

J'en ai pleuré. Je me suis demandée combien de fois j'avais imaginé qu'il était sagement chez lui, alors qu'il était avec quelqu'un d'autre... Je dois être trop naïve ou stupide. Je regrettais de n'avoir pas eu l'idée de continuer à le surveiller depuis qu'on avait recommencé à se voir. J'étais dépitée.


Partager cet article
Repost0

Mai 2018 (1) - Ne plus exister...

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Mai 2018  (1) - Ne plus exister...

Normalement, c'est fini avec Thomas. On a eu une longue discussion, j'ai eu mal au cœur de le laisser tomber comme ça. J'ai été heureuse les 3 mois qu'on venait de passer ensemble. Plus heureuse que je ne l'ai jamais été avec Pascal. Je dois l'admettre. Je sais qu'il a un côté collant, et aime avoir du monde autour de lui, organiser des fêtes, aime se montrer... des traits de caractères que je n'aime pas beaucoup.

Pendant ces 3 mois, il avait réussi à faire en sorte que je ne le remarque pas trop. Je l'adore, mais... j'aime Pascal de manière incontrôlée. Je crois que Thomas pense tenir à moi, mais je crois qu'il éprouve ça parce que j'ai perdu du poids. Je ne pense pas qu'il aurait des sentiments aussi fort si je reprenais quelques kilos... afin de plaire plus à Pascal...

Thomas sait que je ne vais pas me remettre tout de suite avec Pascal, ou peut-être même pas, alors il a demandé si on pouvait continuer à passer du temps ensemble. Il fallait qu'il soit conscient que je risquais de voir Pascal aussi, et je ne voulais pas le mettre dans une situation pareille. J'aurai l'impression de le tromper.

C'est vrai que j'ai envie de continuer à le voir, mais en même temps, je ne veux pas les mettre en porta-faux! Rien n'est clair dans ma tête, et je n'ai pas envie de faire subir ça à qui que ce soit.

Thomas était triste, et les 2 derniers jours, on les a passé ensemble. Il faisait semblant d'être de bonne humeur, mais je sentais sa tristesse. J'ai surpris quelques regards tristes, et j'ai essayé de faire oublier ce qui allait arriver. Thomas a espéré jusqu'au dernier moment que je changerais d'avis et resterais avec lui. Je le savais mais je ne pouvais pas m'engager. Je savais que je finirais par le décevoir, alors je devais le quitter.

Je devais être libre pour avoir du temps à moi, pour réfléchir et décider ce que j'allais faire...

A mon goût, je trouve que Pascal restait trop en retrait. J'aurai voulu qu'il soit plus agressif, me harceler plus, mais il est resté discret, ne cherchant même pas à s'insurger entre Thomas et moi... ça me gonflait! Et pendant ce temps, malgré ma demande, Pascal avait continué à voir d'autres femmes. Et ça, ça m'a perturbée plus d'une fois.

La séparation d'avec Thomas n'était pas aussi facile que je l'avais pensé. C'était tentant de rester encore un peu, mais, je voulais aussi que Pascal me revienne... Et je ne voulais pas mentir à Thomas... Que faire?! J'étais un peu perdue... Pascal continuait à rester en stand-by et ne s'investissait pas beaucoup à essayer de me reconquérir!!!

Il avait dû remarqué que je ne venais plus tous les soirs chez Thomas, alors qu'est-ce qu'il attendait pour me bombarder de coups de fils??? Rien. Il ne m'appelait pas. Je n'avais pas l'air de lui manquer beaucoup...

Je ne sais pas si c'est à cause de ça, mais Thomas me manque beaucoup... Avec lui, j'avais l'impression d'exister! L'impression de compter, d'être la personne la plus importante de la terre. Avec Pascal, j'ai l'impression de ne plus compter, de ne pas exister. Est-ce qu'il m'aime encore? Ou il m'oublie?

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Avril 2018 - Escapade à Monaco avec Thomas

Publié le par JaneDo

-------------------------------------------------------------------------------

Avril 2018 - Escapade à Monaco avec Thomas

Il commence à faire chaud. Thomas n'avait pas envi d'aller à Gstaad ce week-end, alors il s'est arrangé pour que Pascal prenne le relais. Sans lui dire qu'il ne monterait pas du tout. Il a laissé entendre qu'il ne pourrait pas être là pour accueillir les invités c'est tout.

Vendredi, après le travail, Thomas est passé me ramasser chez moi vers 17h. Thomas avait prévu une escapade à Monaco pour le week-end. Un couple d'amis à lui sont venus nous accueillir à Nice, et on est parti dans un petit avion privé pour Monaco. Je déteste les avions privés. Je ne me sens pas en sécurité. J'avais la trouille au ventre.

Le samedi, on s'était promené à travers Monaco, visité le château. Ça c'était épuisant. Les amis à Thomas nous ont invité à dîner dans un palace. Presque tout était bon, mais en trop petite quantité pour vraiment apprécié pour ma part. Après le dîner, j'ai dis à Thomas que j'étais HS. Il pouvait rester avec ses amis si ça lui faisait plaisir. Moi, j'avais envie de faire la sieste.

Thomas a dû penser que c'était une invitation à une partie de jambes en l'air...

Le soir, on a accompagné ses amis à une soirée où il y avait le Prince de Monaco. Plus très beau le pauvre, assez mollasson aussi. Il doit aimer les filles de couleur, parce qu'il s'est déplacé pour venir saluer l'ami à Thomas, et a tout de suite cherché à nouer la conversation avec moi. Je ne le respecte pas des masses, sachant qu'il a un fils avec une femme de couleur et a épousé une blanche pour la forme.

Il était beau gosse plus jeune, mais maintenant, il ne ressemble à rien. Et j'aime les beaux gosses!

Je comprends pourquoi Thomas a voulu faire les boutiques et avait tenu à m'offrir une robe pour la soirée, que bon dieu, je ne pourrais jamais porter à nouveau. Trop habillée, trop de paillettes, trop belle. J'avais l'air d'une petite Reine. J'ai porté le collier de Rubis que Pascal m'avait offert. Comme ça, il était un peu avec moi.

Thomas était beau comme tout avec ses boucles et son smoking impeccable. Il était attentif, le bras autour de ma taille, il me guidait et ne m'a pas quittée de la soirée. Adorable. Vraiment chouette d'être avec lui. Thomas est très sociable et est à l'aise partout et avec tout le monde. Dans des soirées pareilles, il est comme un poisson dans l'eau.

On a passé un chouette week-end. Un peu crevant, mais chouette. J'ai aimé nos promenades main dans la main, nos arrêts pour prendre un café dans de petits cafés ou bistrot à la Française. Nos petits déjeuners en amoureux. Nos longues discussions enfoncé dans les fauteuils de notre Suite. Monaco est tout petit, alors j'avais vraiment l'impression d'être en vacances.

Thomas avait loué une Lamborghini bleue ciel pour le week-end, et dimanche on a été déjeuner à St-Tropez. Je pense qu'il avait envi de rouler. Ou peut-être se faire remarquer, ce qui ne m'étonnerait pas. C'est un des côtés que j'aime moins chez Thomas, et c'est le côté discret chez Pascal que j'adore. Mais je pense que Thomas avait cherché à m'impressionner.

Hélas, maintenant, j'ai dans mes bagages une robe hors de prix. J'ose même pas le mentionner. Les seuls choses que je pourrais continuer à porter ce sont les chaussures et la montre Cartier. Je me demande s'il regrettera de m'avoir fait tant de cadeaux quant je l'aurai quitté?

Même si c'était vraiment un chouette week-end, j'étais crevée et je regrettais un peu la tranquillité à Gstaad; larver la journée, alors que les autres s'escrime à faire du sport,  et le soir faire la fête.

Mi-avril, il a commencé à faire un peu chaud. Pourtant, il a aussi neigé. Bizarre comme temps. La fin des week-ends à Gstaad s'annonçaient aussi.

Je voyais de temps en temps de la tristesse dans les yeux de Thomas. Ça me faisait mal au cœur. Je savais qu'il pensait à notre séparation à la fin du mois. Je ne savais pas quoi faire pour le faire oublier. De plus, il voyait bien que Pascal se rapprochait de plus en plus. De plus en plus, sans prévenir, où qu'on soit, avec du monde autour ou pas, il me prenait dans ses bras et me serrait fort.

Un soir, alors qu'on discutait de tout autre chose, Thomas a dit que j'allais lui manquer. C'est comme ça que j'ai su qu'il y pensait maintenant sans arrêt.

Alors j'allais souvent vers lui, et me collait à lui ou le serrait fort aussi. Le fait est que ça me rendait triste aussi. Il avait été le parfait petit ami qu'on pouvait espérer, avait toujours été à l'écoute. Par ses actions, il me faisait savoir qu'il m'aimait et ça fait du bien à mon égo salement malmené.

Je l'adorais, mais mon cœur battait toujours aussi pour Pascal. Chaque fois que mes yeux tombait sur lui, alors que je ne m'y attendais pas et que je ne m'étais pas préparée, je sentais mes jambes flancher et mon cœur louper le coche. Je crois que qui que ce soit ayant vu mon expression dans ses moments là pouvait deviner que je l'aimais toujours. J'espère seulement que ni Thomas, ni Pascal avait remarqué.

Une ou deux fois, Pascal avait réussi à me prendre à l'écart pour me faire un gros câlin. Une fois, alors que je n'étais pas allé passé la soirée avec Thomas, Pascal est aussi passé chez moi. Il n'est pas monté, et a attendu dehors que je descende pour me serrer dans ses bras. Il a prétendu que c'était juste pour se rappeler pourquoi il attendait. J'ai presque failli le laisser m'embrasser. J'en avais tellement envie. Il était si chou avec son petit air désespéré.

J'avais une boule à l'estomac en pensant à fin avril et me séparer de Thomas. Je me suis demandée si je n'allais pas le regretter. J'ai été heureuse tout le temps avec lui, comme toutes les fois où on était sorti ensemble. Il faisait tout pour que j'aie l'impression d'être la seule chose importante dans sa vie.

Jess l'appelait souvent et était contente pour nous. Elle semblait aller bien et être heureuse à nouveau. J'imagine qu'il y avait un homme là derrière.

Vu l'approche de mon célibat prochain, j'ai recommencé à avoir un œil sur Pascal... J'ai été déçue de voir qu'il ne respectait pas sa parole.

Un soir, avant de partir rejoindre Thomas chez lui, alors qu'on venait de passer presqu'une 1/2h au téléphone, alors qu'il m'avait dit qu'il ne bougeait pas de la maison, Pascal était sorti. Je ne sais pas pourquoi, ou si c'était mon sixième sens, mais j'ai vérifié les caméras cachés chez lui. Il n'était pas à la maison. Il avait laissé les lumières et tout, mais il n'y avait pas sa voiture. Il n'était pas à la maison.

La moutarde au nez, je lui ai envoyé un message que j'ai vu qu'il n'était pas à la maison, alors qu'il m'avait dit qu'il ne bougeai pas; "Je vois que je ne pourrais jamais te faire confiance. Tu n'es pas à la maison, alors que tu m'avais dis que tu ne bougeais pas!!!". 10 minutes plus tard seulement, il me répondait en me disant qu'il était sorti acheté des clopes.

Mon œil ! Je sais qu'il a toujours assez de clopes à la maison. En plus, il ne fumait pas tant que ça, en tous cas, beaucoup moins que moi.

J'aurai dû le savoir pourtant, il n'avait pas pu rester sans sexe pendant des mois! A quoi je pensais!!! Je sais qu'il est porté sur le sexe, et je n'ai même pas pensé à l'abstinence! Au lieu de monter chez Thomas, j'ai attendu. Je voulais voir combien de temps ça lui prendrait pour arriver chez lui. 5 minutes après, il était de retour, et sans clopes!

Comme il pensait que j'étais chez Thomas, Pascal a fait assez de bruit pour que je puisse l'entendre rentrer. Mais, je n'étais pas encore en haut. Et il était habillé, pas en training. J'ai vite appelé Thomas pour l'avertir que j'arrivais tout soudain. J'ai regardé Pascal se déshabiller en fulminant. Où avait-il été trainer? Pas chez Caro, il n'aurait pas eu besoin de sa voiture.

J'hésitais encore à lui répondre quant je l'ai vu aller à la porte de l'autre côté pour ouvrir... à ?! Une femme que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve! Son visage me disait quelque chose. Je l'avais déjà croisée au chalet. Je ne savais pas que Pascal la connaissait? Comment?

Il lui a demandé de partir après, parce qu'il ne voulait pas se faire prendre à avoir quelqu'un à la maison. Le frère de sa femme vivait au-dessus. Je vois qu'il ne m'a pas mentionné! J'étais verte.

Elle sait jetée sur lui et ils se sont embrassés. Puis Pascal l'a retenue en lui faisant signe de ne pas faire de bruit. Il est monté sans doute vérifier que la porte communicante était bien fermée. Grhhh, j'avais envie d'aller frapper, ou entrer chez lui pour le prendre la main dans le sac. Il devait sûrement être avec elle quant je lui ai envoyé mon message et il s'est précipité à la maison en l'embarquant avec !!!

Thomas le saura... je ne pouvais pas faire ça! J'étais dépitée.

Je n'ai pas pu me retenir de lui envoyer un autre message énigmatique; "Qui est-ce...?". Ça l'a coupé dans son élan. Il a été regarder par la fenêtre, puis il lui a dit que c'était mieux qu'elle parte. Elle a fait la moue.

Pfff... J'ai pensé qu'il ne lui restait plus qu'à se débarrasser d'elle, et je ne pouvais plus traîner, Thomas m'attendait. J'ai fermé mon ordi et je suis montée chez Thomas. Je suis passée par le côté rue. Étant donné qu'elle était arrivée par là, je pensais la croiser. Mais niet. Hum!!

Je me suis appliquée à être bruyante alors qu'on faisait l'amour pour punir Pascal. Je suis sûre qu'il avait dû nous entendre. J'ai fait tomber des trucs pour l'empêcher de dormir pendant nos ébats.

La semaine suivante, furieuse contre Pascal, j'ai voulu l'éviter, mais je n'en avais pas le courage. J'avais peur de finir par le perdre. Pourtant, il ne s'est pas arrêté là. On aurait dit qu'il avait peur de quitter son appart de peur que je m'en rende compte, alors Caro est venue chez lui. Ils ont fait l'amour pendant des heures...

Je croyais que c'était qu'avec moi qu'il remettait ça plus de 3 fois, mais apparemment Caro avait droit au même traitement.

Il n'était pas avare de câlins! Des bisous dans la nuque, le long du bras, ses lèvres qui caresse sa bouche, des bisous dans les cheveux, etc etc. Des câlins auxquels je croyais être la seule à y avoir droit! Des gestes de tendresses qu'il n'avait jamais osé lui faire devant moi. Comme la serrer contre lui après.

La jalousie me picotait de partout... Enfin, je crois que c'était de la jalousie... Ou était-ce l'envie d'être à sa place? Ou tout bonnement la peur de le perdre... Mortifiée, j'ai été me recoucher dans les bras de Thomas, comme s'il avait été une bouée de sauvetage. Il l'était en fait, il m'empêchait de sombrer.

------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Mars 2018 - Tu me fais mal

Publié le par JaneDo

________________________________________________________________________________

Mars 2018 - Tu me fais mal

Je passais presque tout mon temps avec Thomas. Au point que je ne foutais pas grand chose côté boulot. Je ne participais pas aux projets de ce mois-ci. Le mois passé, j'avais pas fait grand chose. Aucun de mes croquis n'ont été sélectionné. J'étais bien sûr déçu. Pour être franche, ils avaient raison, je n'avais mis aucun effort dans mon travail, et avais soumis de vieux croquis. Hhhh!

Les week-ends à Gstaad, je faisais l'effort de ne pas ignorer Pascal, et ça nous arrivait de discuter ensemble, ou même de partager un verre quant on allait au bar du coin. Je ne voulais pas que Thomas se sente menacé, parce qu'il n'était qu'adorable avec moi. Et je voyais bien qu'il nous surveillait, même s'il faisait tout pour que ça ne se voit pas. Je sentais bien qu'il perdait de son assurance dès qu'il nous voyait parler ensemble

Je voyais bien qu'il me cherchait partout si je m'isolait dans un coin avec Pascal. Il fallait bien que je garde le contact avec Pascal, si je ne voulais pas le perdre complètement. Quant Thomas ne pouvait pas nous voir, je flirtais un peu avec lui, par des sourires, des regards, mais rien de plus.

Le problème quant on flirte, ce sont les limites... Dur d'interpréter! 2 ou 3 fois quant on dansait, Pascal a voulu m'embrasser. J'ai dû le repousser. C'était dur! La tristesse dans ses yeux me bouleverse parfois. Si je ne m'étais pas engagée envers Thomas, j'aurai arrêter ma croisade de vengeance... Jess était repartie à New York. Elle ne supporte plus d'être ici. Elle a reproché à Pascal de la négliger un soir qu'elle avait organisé un dîner à 4; Elle, Pascal, Thomas et moi.

Son initiative avait carrément énervé Pascal, il était à cran pendant tout le dîner. Elle voulait lui rouler la figure dans le fait qu'on était ensemble, et qu'il devait abandonner tout espoir. Pas un sourire, il ne participait pas et s'obstinait à regarder ailleurs plutôt que de nous regarder. Quant il le faisait, il serrait les dents et me fixait.

D'abord un peu embarrassé par la situation, on s'est détendu et on se faisait parfois de petits bisous. C'était spontané.

A un moment, Thomas m'a fait goûter ce qu'il avait pris. Il m'a tendu sa fourchette, et en échange j'ai voulu lui faire aussi goûter ce que j'avais pris, quant Pascal a lâché ses services. Le bruit m'a coupé dans mon élan, et on s'est tous les 2 retournés en même temps pour le regarder. Il a décrété qu'il n'avait plus faim et a déclaré qu'il voulait rentré. Glups! Je pense que les bisous bisous étaient peut-être un peu trop.

A Gstaad, maintenant que Jess n'était plus là pour faire barrage, je me demandais si Pascal dormait seul. Son 1er week-end en "célibataire", j'ai essayé de vérifier que Caro ne se glissait pas dans sa chambre une fois que tout le monde était couché. Donc, j'ai été me coucher longtemps après elle, et je suis passée par sa chambre. Elle ne dormait pas, alors je devais revenir plus tard. Je me demande si elle s'est doutée de mon manège!

Après avoir fait l'amour avec Thomas, j'étais raide, mais je ne voulais pas dormir, parce que je voulais retourner vérifier si Caro dormait dans son propre lit. Je voulais être sûre que Thomas dormait et ne m'entendrait pas quitter notre lit. J'ai mis presque 20 minutes pour me glisser du lit, ensuite sur la pointe des pieds jusqu'à la porte...

Comme je m'y attendais, Caro n'était pas dans son lit. Anxieuse, j'ai attendu une dizaine de minute. Ma patiente était à sa limite. Je devais aller vérifier dans la chambre de Pascal. J'ai pensé utilisé l'excuse que je venais lui faire un bisou "bonne nuit". J'ai vaguement frappé et ouvert aussitôt. Et ils étaient tous les 2 dans son lit, face à face, la tête appuyé sur leurs mains. On dirait qu'ils ne faisaient que discuter. Pour le moment du moins!!

Je m'attendais presque à la trouver là et je crois qu'il ne se passait rien, pour le moment du moins... mais quand même...

Ils se sont tous les 2 retournés pour me regarder. Je suis restée tétanisée à la porte. Je ne sais pas ce que j'ai marmonné et j'ai fichu le camp. Pascal s'est précipité pour me rattrapé. Je crois que j'ai voulu savoir s'il me suivrait. Quant je l'ai vu sortir de sa chambre, j'avais déjà la main sur la poignée de la chambre à Thomas. Je lui ai jeté un regard qui tue avant d'entrer dans la chambre et fermer la porte derrière moi.

J'espère qu'il m'a comprise... Si j'avais été seule dans la chambre, j'aurai pleuré. Surprise, Thomas s'était réveillé. Il avait l'air paniqué et chagriné. Il m'a dit qu'il avait pensé que j'avais été rejoindre Pascal. Arhh, je lui ai dis que j'avais eu soif, et qu'il devrait arrêter de douter chaque 2 secondes. Je lui ai fais un gros câlin pour faire fuir sa tristesse.

Le problème, c'est qu'il avait à moitié raison...

Mon câlin a eu pour effet de me faire passer à la casserole encore une fois. J'ai pas de chance avec mes hommes, ils passent leur temps à me sauter dessus chaque fois que je bouge le petit doigt. Quant je pense que certaines de mes copines doivent presque supplier. C'est peut-être pour ça que je ne veux habiter avec aucun de mes partenaires. J'aime bien le chacun chez soi.

Je tombe toujours sur des chauds lapins... alors ça ne devrait pas me choquer que Thomas n'était pas différent.

On est déjà sorti ensemble, et il était déjà porté sur le sexe. Je n'ai jamais été très portée sur la chose. Comme pour tout, j'ai de la peine à me forcer, mais une fois sur le moment, je suis complètement dedans.

Même chose pour le sport, j'ai de la peine à me pousser, mais une fois sur le terrain, je m'amuse à fond.

J'apprécie le sexe mais pas n'importe comment. Je veux dire l'inconfort d'une douche; no way. Dans la nature, avec des bestioles qui peuvent vous grimper dessus; non merci. Dans l'herbe qui pique, heu, non.

Bref, je suis peut-être un peu pénible!!

Après avoir chopé Caro dans la chambre de Pascal, j'étais un peu fâchée contre lui. Il aurait dû refuser qu'elle reste dans sa chambre. Il aurait dû savoir que je l'apprendrais, ou que je l'attraperais... A quoi il pensait! Le lendemain, Pascal avait beau essayé de me parler, j'ai tout fait pour l'éviter. Je l'ai ignoré. Même pas regardé dans sa direction. J'ai été encore plus tendre et cajoline avec Thomas. C'était aussi pour éviter que Pascal m'approche.

Ce dimanche soir là, je suis rentrée avec Thomas, laissant Caro toute seule pour faire la route.

Je ne lui avais pas adressé la parole. Je sais qu'elle a été perturbée par ma réaction, mais tant pis. On avait peut-être été un peu bruyant, ou peut-être que j'avais fais exprès, je n'en sais rien. Tout en est-il que Pascal m'a envoyé un message qui m'a brisé le cœur; "Tu me fais mal". Je ne l'ai pas montré à Thomas, mais ça m'a travaillé le reste de la nuit. Pas bien dormi; je pensais à Pascal.

Pourquoi je n'ai jamais pensé à lui envoyé ce genre de message? Est-ce que ça aurait changé quelque chose' Est-ce que ça aurait évité qu'il me brise le cœur avec la connasse? Est-ce qu'il aurait laissé tombé la connasse pour moi si j'avais eu l'idée de lui messager un truc comme ça? Je ne sais pas. Je n'en suis même pas sûre. Comment savoir?

Le lendemain, je suis partie en même temps que Thomas. J'avais un rendez-vous. On avait convenu que je retrouverais le soir. Je l'ai appelé quant en allant chez lui et il partait du boulot lui aussi.

Pascal est arrivé à la maison avant Thomas. Quant il a vu que j'étais là, il a insisté pour me parler. J'avais d'abord pensé ne pas lui répondre, mais apparemment, il savait que j'étais là. Alors, je suis descendue. Je n'étais pas d'humeur à lui parler, mais quant je l'ai vu, mon cœur a flanché. Aïe, c'était toujours risqué pour moi de me retrouver seule à seul avec lui.

Pascal m'a rappelé qu'à Gstaad, sa chambre est juste à côté de celle de Thomas et qu'il nous avait entendu. Et hier soir aussi. Que toute la situation le fait énormément souffrir. Mal à l'aise, je ne pouvais qu'être désolée. Surtout qu'hier soir, je crois que j'avais fais exprès. Il m'a prise dans ses bras, en me sentant flancher, je l'ai repoussé.

On a failli se mettre à comparer nos notes, en comparant qui a fait quoi en premier, qui a fait plus souffrir l'autre. Mais, j'ai coupé court. Je ne voulais pas me lancer là-dessus. Pascal m'a à nouveau prise dans ses bras et a voulu m'embrasser. Ça m'a coûté, mais j'ai dû le repousser encore.

Je lui ai dis que je ne pouvais pas. Thomas en souffrirait, ça lui ferait trop de mal. Je ne voulais pas le faire souffrir.

Pascal a voulu savoir si je l'aimais encore, si j'aimais Thomas. Savoir s'il avait encore une chance, ou s'il devait laisser tomber. Il m'a demandé si je savais ce qu'il a ressenti à nous entendre au-dessus de sa tête. Il avait été tétanisé. Il savait pourtant qu'on était ensemble, que je dormais souvent chez Thomas, mais, il n'était pas conscient qu'on couchait ensemble. Il n'avait pas "tilté".

Peut-être que sa tête n'avait pas voulu le croire... Je commençais à me sentir fléchir et minable, je ne pensais qu'à prendre la fuite.

Il m'a rappelé que plusieurs fois, même quant il était avec Jess, quant je l'appelais pour me faire un câlin, il venait, et là, je le repousse. Je ne veux même pas qu'il m'embrasse, alors il voulait comprendre. Il voulait savoir si je l'aimais encore. Si j'aimais Thomas plus que lui.

Wahh, il fallait que je détalle vite fait. Je lui ai dis que j'aimais Thomas, en plus, il est adorable avec moi, je n'ai rien à lui reprocher. Pascal a voulu savoir ce que je ferais s'il me demandais de choisir là tout de suite... Exactement ce dont j'avais peur!!! Je lui ai dis que j'adorais Thomas et que je choisirais Thomas.

Je ne pouvais pas lui dire que de toute façon, je m'étais engagée à rester avec lui jusqu'à fin avril, alors je n'aurai pas le choix. Mais en même temps, Thomas me rendais heureuse, alors pourquoi est-ce que je retournerais vers lui? Pour pleurer tous les 2 jours? Faudrait être tarte! Je ne pouvais pas lui dire que je l'aimais toujours à la folie, mais que j'aimais aussi Thomas pour le moment, parce que j'étais bien.

Ahhh... l'enfer! Je lui ai dis que je voulais remonter avant que Thomas arrive. Je ne voulais pas qu'il me voit venir de chez lui, il risquerait de s'imaginer des choses, et ça, je ne voulais pas. Même s'il a essayé de me retenir, il a dû me laisser partir, parce qu'il voyait bien que je ne voulais pas rester. Il avait l'air si triste.

Les mains dans les poches, Thomas était appuyé contre le montant de la porte, quant je suis montée... C'est vrai, j'avais laissé la porte ouverte, et il avait dû nous entendre. Depuis quant était-il là? Qu'est-ce qu'il avait entendu? Je me suis sentie coupable sans raison. Mais pas longtemps. Sans rien dire, Thomas m'a prise dans ses bras et m'a serré tout fort.

Wahhh, Je l'ai échappé belle! Contente de ne pas m'être laissé aller à tomber dans les bras de Pascal, Thomas aurait été déçu. Je pense que ce qu'il a entendu l'a rassuré.

Je pense qu'il avait dû avoir eu très peur, parce que le reste de la soirée, il n'a pas été très bavard, mais très câlin. Me serrant dans ses bras toutes les 2 secondes, me répétant qu'il m'aimait et qu'il était heureux. Comment lui faire du mal alors qu'il est si adorable!

Plus tard, un soir quant on était à Gstaad, peut-être parce qu'on avait un peu bu, Thomas m'a avoué qu'il avait ce jour là glissé un regard en bas. In vino véritas. Il m'avait vu éviter de laisser Pascal m'embrasser et le repousser. Ça l'avait rassuré. Il m'a avoué qu'il avait moins peur de nous voir discuter ou danser ensemble, que nous disputer. Si je ne le laisse pas m'embrasser quant on est seul, il savait qu'il pouvait avoir confiance.

Pourtant, dans une de nos discussions, j'ai avoué à Pascal que je l'aimais toujours...

Lui aussi m'avait dit qu'il m'aimait toujours, mais il m'a trahie et est quand même sorti avec Olivia pendant toute une année! Alors il a dit qu'il tiendrait le coup. Pourtant de temps à autre, Pascal me prenait la main en douce, me faisait un bisous en cachette.

Je faisais attention que Thomas ne me chope pas. Ce serait la honte. Je n'aurai pas supporté que Thomas se sente trahi.

Pascal commençait à me faire perdre les pédales. Quant on dansait ensemble, il ne se gênait pas pour me draguer, me serrait contre lui. Il faisait tout pour me faire flancher, tout, sauf m'embrasser. Ça commençait à me donner envie qu'il m'embrasse à la fin. Seule la pensée de Thomas me faisait garder un semblant de dignité et éviter de faire des bêtises.

Mais Thomas avait remarqué. Et de temps en temps, quant il trouvait que Pascal exagérait, il interrompait son cinéma. Heureusement, qu'il ne savait pas tout. Je crois que ce qui me fait mal, c'est qu'il me fait confiance. Et je veux mériter la confiance de Thomas.

________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Février 2018 - Une voiture pour la St-Valentin!

Publié le par JaneDo

________________________________________________________________________

Février 2018 - Une voiture pour la St-Valentin!

C'est la folie! Maintenant qu'on est pas ensemble, Pascal tenait à ce qu'on fête la St-Valentin ensemble!!! Quant je pense à toutes les St-Valentin que j'ai passé à pleurer... Je lui en veux. En fait, non, je ne lui en veux pas, mais j'essaie de me booster pour ne pas me sentir triste.

J'ai dû dire à Thomas d'arrêter de me faire des cadeaux. Ça commence à être un peu trop.

Le jour de la St-Valentin, ça faisait 1 mois qu'on était ensemble, alors Thomas a fait quelque chose que je trouve hyper dingue. Je sais bien que la valeur de l'argent n'est pas la même pour certaines personnes, mais quand même.

Pendant le repas, j'ai essayé de lui tirer les vers du nez pour savoir pourquoi Pascal lui avait fichu son poing dans la figure, sans mentionner Pascal. C'est lui qui est venu sur le sujet en mentionnant le père à Pascal et du savon qu'il leur avait passé.

Pour le poing dans la figure, à cause de la tête marrante qu'il a fait en voulant jouer les victimes, et aussi comme cadeau de St-Valentin, je nous ai donné 2 semaines de plus. Ça lui a fait très plaisir, mais son cadeau, je ne pouvais pas l'accepter; Thomas m'a offert une voiture!

Une voiture! La Peugeot 208 XY Purple (pourpre) parce que j'avais dis qu'elle était jolie, pratique et que j'aimais totalement sa couleur. Complètement à la masse...

C'est vrai que je la trouve très jolie, mais je ne pouvais absolument pas accepter. Ou est-ce qu'il pense peut-être qu'en étant si généreux, son argent finira par me conquérir? Je ne sais pas, mais l'idée même m'énerve un peu. Je pense que les hommes frickés ont souvent tendance à utiliser leur argent pour séduire. Bizarre!

Déjà que les parents à Pascal ne m'aiment pas beaucoup, mais si je change de Pascal à Thomas et que j'accepte ses cadeaux, ils vont imaginer que j'ai changé parce que Thomas est plus généreux!!! Pascal a essayé au début, mais a très vite compris que j'aimais me débrouiller toute seule. Pascal savait aussi que je détestais les gros bijoux, ou les trucs tape-à-l’œil. Beurk.

Je détesterais avoir l'air d'une femme intéressée ou entretenue. J'ai pas gagné mon indépendance ou avoir eu la chance d'être née dans une époque aussi libre pour retomber dans la dépendance!

On a failli avoir une prise de tête. Pour ne pas gâcher la soirée, Thomas a basté. Il a essayé 1 ou 2 fois de me dire qu'il ne pourrait pas la ramener au garage, que ce serait plus simple si j'acceptais. Je lui ai demandé si la prochaine fois il pensait m'offrir un appart ou un immeuble.

Déjà, je n'achète jamais de voitures neuves, les voitures d'occasions font ce qu'elles ont à faire; m'emmener d'un endroit à l'autre, alors je n'avais pas besoin d'une voiture neuve, mais l'énormité du cadeau m'indisposait énormément.

Je ne voulais plus qu'il m'offre des cadeaux à tord et à travers. Une petite fleur de temps à autre, un souper par-ci par-là, de petits cadeaux raisonnables, je veux bien, mais des trucs comme le manteau en fourrure, l'équipement pour faire du snowboard, les raquettes pour la neige, etc... je ne voulais plus. Comme un gamin qu'on venait de gronder, il a fait la moue, mais ça lui a vite passé quant je lui ai fais un bisou sur le nez. Il était trop chouky.

On a fait l'amour toute la nuit. Le lendemain, Thomas était H.S. et il n'avait pas envie d'aller au boulot, alors on a passé la journée sous la couette, au chaud.

La semaine après la St-Valentin, Thomas devait aller 3 jours à Hambourg pour le boulot. Il m'a proposé de l'accompagner. Comme je n'avais pas accepter son cadeau, j'ai accepté. Quant Pascal a appris ça, il a pété un câble. Il m'a fait remarquer que je rechignais toujours et le plus souvent, je refusais tout simplement de l'accompagner. Oups.

3 jours magiques! On a mangé le premier soir avec des gens de son travail, ensuite on s'est baladé mains dans la main, avant de rentrer en courant pour se jeter dans les bras l'un de l'autre.

Hum... j'ai pensé au classement que je donnerai à Thomas si je devais le comparer à Brian, Layne, Steven et Jérémy... Avec Brian, on est plutôt style vieux couple qui se connait depuis des lustres. Comme on est des amis d'enfance, je ne peux pas vraiment l'évaluer.

Layne, il est un peu trop brusque. On avait l'impression d'avoir fait le marathon et mal partout après. Steven? C'était comme lui, n'importe où, n'importe quand, même dans l'inconfort total, et c'était pas toujours top et même parfois mou. Jérémy, c'était le retour du vieux couple. Pas de folies, pas d'excès, le missionnaire tranquille. Il a fait quelques tentatives pour sortir des sentiers battus, mais c'est pas ma tasse de thé.

Thomas... Peut-être que je le trouve plus à mon goût, parce que parfois, il me fait penser à Pascal. Il reste au-dessus de la mêlée!

Le week-end après la St-Valentin, à Gstaad, j'ai pu parler avec Pascal. Il était malheureux et me demandait d'arrêter les frais. Je ne voulais pas oublier qu'il m'avait laissé souffrir pendant plus d'une année sans que ça lui pose de problème, alors il pouvait bien supporter.

Pascal m'a rappelé avec raison, que je n'avais pas été célibataire pendant cette période, alors que je le lui demandais... Il avait raison. Mais, je n'étais pas heureuse pour autant. Je souffrais tout le temps. Je n'avais pas vu venir sa trahison et ça m'avait brisé le cœur.

Chaque fois qu'on parlait ensemble, seul à seul, je voyais de l'inquiétude dans les yeux de Thomas. On aurait presque dit qu'il pensait que c'était fichu, fini, que j'allais me jeter dans les bras de Pascal. Ce que je ne ferais pas, je lui ai donné ma parole, et je n'ai qu'une parole. Même si ça devait me coûter, je resterais avec Thomas, comme promis, jusqu'à fin avril.

Un petit coup de cafard en pensant que je ne passerai pas mon anniversaire avec Pascal.

J'ai dansé aussi avec Pascal, on a essayé de retrouver un semblant d'amitié. Mais je me méfie toujours, et je dois dire que, quant je suis avec lui, j'ai des coups de chaleur terrible. J'ai le cœur qui part en vrille... je l'aime toujours...

Toujours sous-jacente quelque part dans ma tête, est la pensée que je pourrais le perdre à force de le faire poireauter ou qu'il risquait de rencontrer quelqu'un d'autre entre temps. Ça me mets dans tous mes états. Je ne voulais pas le perdre, mais je ne veux pas non plus lui faire croire qu'il pouvait faire n'importe quoi, et je passerai dessus.

Je voulais qu'il paie le prix fort et qu'il fasse désormais attention où qu'il soit et quoi qu'il fasse.

________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Janvier 2018 - J'ai dis "Oui"

Publié le par JaneDo


Janvier 2018   (1) - Nouveau Départ

(Lundi 1er au vendredi 12 janvier 2018)

Je ne me rappelle pas bien du plus gros de la soirée; je suis restée, j'ai dansé avec Thomas, mais le reste est flou. Toute la soirée, j'ai eu l'impression d'étouffer. J'avais envie de pleurer chaque fois que j'essayais de penser à ce que j'allais faire, ce que je devais faire. Mais, c'était difficile, parce qu'il fallait aussi donner le change; sourire, rire, trinquer... C'était le brouillard.

Thomas a bien vu que j'étais triste, il m'a répété qu'il voulait être là si j'avais besoin d'une épaule pour pleurer, de parler, ou même si j'avais besoin de câlins. C'était chou, mais ça me déprimait encore plus.

Quant l'orchestre a fait une pause, les fêtards n'aimaient pas l'idée de la bande sonore, alors certains ont voulus jouer ou chanter. Thomas a encouragé Pascal et Carlos à jouer avec lui. Pascal tirait la gueule, mais il l'a accompagné.

Une fille a été chanter. Un Karaoké. L'assistance était enthousiaste et a applaudi l'intervention.

Thomas était drôle avec une guitare électrique habillé en Mousquetaire. Un Mousquetaire qui joue à la guitare!!! Malgré ma tristesse, ça m'a fait sourire. Ou peut-être la Vodka. C'était amusant de voir ces personnages du passé faire de la musique.

Puis, ils ont joué un morceau sur lequel Pascal a chanté. Aïïïe, d'entendre sa voix m'a retournée l'estomac. J'avais des palpitations dans tout le corps; je n'arriverais jamais à me détacher de ce mec.

J'étais la reine de mon propre enfer. Quant il chante, sa voix est celle que j'entends quant on fait l'amour. Le souvenir de ses bras, de sa chaleur, de ses caresses me torturait. J'étais foutue. Comment envisager la vie sans lui? Je lui en voulais bien sûr, mais je l'aimais aussi. Je ne savais plus rien.

Est-ce que je ne devrais pas lui laisser encore une chance? D'en avoir envie me foutais en rage contre moi-même. Nos yeux se sont croisés, j'ai eu les larmes aux yeux. J'ai regardé Thomas, il n'avait rien vu. Tant mieux.

Si j'avais été un minimum intelligente, je serais partie... J'aurai dû partir, rentrer chez moi. Il n'y avait personne pour m'arrêter. J'ai pensé à Caro et je l'ai cherchée du regard. Pas difficile, elle était devant. J'avais pensé aller vers elle, mais l'idée de devoir parler, faire semblant que tout baigne, m'a découragée. Je suis sortie fumer sur un balconnet.

Avec la porte fermée, j'entendais moins tous ces gens super heureux, qui font la fête comme si le monde leur appartenait. C'est fou, tout le monde semblait baigner dans le bonheur. Même un peu hystérique. Ils étaient tous si joyeux alors que moi, je n'arrivais même pas à me saouler la gueule, ni à participer à la fête.

Dans un éclair de lucidité, j'ai fini par décider de partir. Je n'avais rien à faire parmi toutes ces personnes heureuses de vivre. Qui souhaitent à grand renforts de cris, de chants l'arrivée de la nouvelle année.

Je ne pouvais rentrer chez moi dans cet état. J'avais trop bu. J'ai donc eu la brillante idée de profiter d'une des chambre que Thomas avait loué. Je suis allée chercher quelques affaires avant de revenir m'enfermer dans la dernière des chambres libres. J'avais bien l'intention d'y passer la nuit et laisser cette nouvelle année faire son entrée sans ma participation. Thomas me cherchera sans doute et pensera que je suis rentrée au chalet.

J'ai essayé de dormir, mais c'était difficile avec le bruit des gens qui font la fête et des feux d'artifices qui éclataient dans tous les sens. Ça m'a fait pleurer. C'était beau mais mon cœur se sentait seul. En training avec ma veste de ski sur le dos, je me suis assise un petit moment sur le balcon et j'ai regardé les gens qui circulaient en bas. Je n'ai pas fait long, il faisait trop froid.

Mis la télé, aïe, le programme était nul, programme de fête, ou des films sur le thème de Noël ou Nouvel An. Pffff, c'était l'ennui total. 3h du matin, Thomas a essayé de me joindre à plusieurs reprises. J'imagine qu'il m'avait cherchée, ne me voyant nul part, il a essayé de m'appeler. Je n'ai pas répondu.

Je pensais à Pascal... Il m'avait envoyé un message pour me dire qu'il avait remarqué que j'avais quitté la fête. Il en avait fait autant. Si j'avais envie de le voir, je savais où le trouver et espérait contre toute attente que je finirais par venir le rejoindre.

Je me demandais ce qu'il faisait. S'il faisait la fête malgré tout, heureux comme un pape, ou s'il allait m'attendre comme il l'a dit. Plus les minutes passaient, plus j'avais envie d'aller voir s'il m'attendait. Non, c'était une excuse, j'avais envie de le voir, envie d'être avec lui. Et j'étais fâchée d'y penser. J'étais irrécupérable si je craquais.

Est-ce que j'avais envie d'être heureuse, ou continuer à m'arracher les cheveux... C'était à moi de choisir... J'ai craqué!

C'était difficile de m'éloigner de Pascal, impossible de ne pas l'aimer, j'avais la folle envie d'être dans ses bras, l'embrasser, qu'il m'embrasse, me serre dans ses bras, me touche...

Impossible de lui résister, ou résister à l'envie de dormir dans ses bras. Au Diable la raison. Je pouvais bien m'accorder une trêve pour ce soir? Ou est-ce que je me cherche des excuses? Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression que ça résonnait dans tout le Palace. Même peur qu'on me surprenne derrière la porte d'une suite, avec ma couleur de peau, on pourrait croire que je cherche à harceler un client de l'hôtel.

Pascal a ouvert. Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi beau? Pourquoi d'aussi beaux yeux? Je sais que je tremblais un peu. Anticipation. Et le voir là devant moi, j'ai oublié ma tristesse en l'espace d'une seconde. On savait tous les deux pourquoi on était là face à face. Pascal a eu un petit sourire et m'a prise par la taille pour me serrer contre lui.

On n'a pas dit un mot dans l'heure qui a suivi, juste fait l'amour. Après, toujours sans un mot, on s'est endormi. Mon cœur était soulagé, en paix, heureux. Heureuse de sentir sa présence, j'ai sombré quant il m'a serrée contre lui après l'amour. Apaisée. C'est vrai que ce n'était pas nécessaire de discuter.

Au réveil, j'ai voulu lui rappeler que ce n'était pas parce que j'étais là que j'avais tout pardonné ou oublié. Il a posé un doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Autant éviter les sujets qui fâchent. Il m'a fait le signe qu'on utilise quand on veut faire une trêve. A vrai dire, ça me convenait parfaitement. Je pouvais oublier pendant quelques heures la honte d'avoir craqué et d'être venue me donner à lui après tout ce qu'il avait fait.

On a tous les 2 fait semblant d'avoir oublié le passé et on a passé une journée adorable, à rigoler, à parler de tout sauf de (...), comme avant. On a mangé un repas léger en début d'après-midi et passé le reste de l'après-midi au lit.

Vers 19h, il fallait retourner au chalet et c'était au-dessus de mes forces. J'ai laissé Pascal partir en premier en prétendant y aller plus tard, pour ne pas éveiller les soupçons. Que s'ils sortaient avant que je sois rentrée, qu'il m'envoie un message et je les rejoindrais. Mais je n'avais pas l'intention de retourner à la Villa. Je suis rentrée chez moi.

Je suis rentrée chez moi. Je ne pouvais pas faire face à Thomas, j'aurai été obligée de lui mentir, et je n'en avais pas envie. Ni faire face à Pascal non plus après avoir été si faible.

Chez moi, j'ai trouvé une carte de Jérémy glissée dans la porte. Ah! Il avait certainement sonné, comme il n'y avait personne, il avait dû repartir déçu. Ouf qu'il n'était pas venu me chercher à Gstaad. Bon, il aurait perdu son temps. Je ne savais pas si je devais répondre. Peut-être dans quelques jours, sinon, il aurait bien des chances qu'il se rapplique ici encore.

Bon, c'est peut-être mignon, mais par moment, je le trouvais un peu collant...

J'ai fini par répondre aux nombreux appels et messages de Thomas en lui disant par sms, que j'étais rentrée parce que j'avais besoin d'être un peu seule. Il m'a rappelée dès qu'il a reçu mon message, et cette fois, j'ai répondu. Thomas était un peu triste que je sois partie comme ça. Il m'avait cherché partout et avait fini par pensé que j'étais au chalet, mais a vite compris quant il était rentré que je n'étais nul part.

J'ai profité du reste de la semaine pour me reposer avant le retour de Kaya et Valério. Ça m'a fait un bien fou. J'en avais besoin. J'ai pu aussi réfléchir un peu et envisager le futur avec un peu moins de tristesse et un peu plus d'espoir. J'ai beaucoup pensé à ce que Pascal m'avait raconté. Je n'étais plus aussi abattue.

Il y avait des choses que je pouvais comprendre, d'autres que je comprenais aussi, mais que je ne pouvais pas laisser couler, et le reste que je ne comprenais pas, qui me foutait en colère par principe et que je ne pouvais pas laisser passer.

En fin de semaine, jeudi, Pascal a appelé. Il voulait savoir si je voulais qu'il me laisse de l'espace (give me space), ou s'il pouvait quant même appeler, ou si on pouvait se voir. En fait, il ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas si je le prendrais mal, si cela m'agresserait, s'il devait me fiche la paix, ou ne voulait pas que son silence me fasse penser qu'il s'en fichait pas mal...

Bref, j'avais compris. Pascal était mal placé pour m'appeler, mais moi aussi. J'savais pas non plus...

Puisqu'il m'avait en ligne, il voulait savoir si on pouvait se voir, même 5 minutes, même si c'était pour juste rester assis près l'un de l'autre en silence, ça lui ferait plaisir.

C'était un peu tôt pour moi. Je devais réfléchir à tout ce qu'il avait dit et à ce que je devrais faire. Il pouvait appeler ou écrire s'il voulait, même si je ne répondais pas, ça me fait plaisir de savoir qu'il pense encore à moi.

Je n'ai pas osé monter à Gstaad le week-end suivant. Ce n'est que dimanche soir que j'ai réalisé que c'était le Petit Nouvel An. J'aurai dû y aller au lieu de passer mon week-end à déprimer parce qu'ils devaient certainement tous bien s'amuser, alors que moi, j'étais dans mon coin à me martyriser la tête. Je ne voulais pas penser qu'Olivia y était surement.

En fait, je n'ai pas été à Gstaad à cause de Thomas, parce que je savais qu'il me demanderait encore si j'avais décidé si oui ou non j'acceptais qu'on sorte ensemble, et que je ne savais pas encore ce que je voulais faire.

Je devrais accepter de sortir avec Thomas. Pour me convaincre, il a même proposé de lui accorder 3 mois. Comme ça, je n'aurai pas à me sentir coupable vis-à-vis de lui. Je suis consciente que mes hésitations viennent du fait que je ne veux pas trop que Pascal en souffre. Et d'un autre côté, je voulais le faire souffrir. Très logique!!!

J'avais aussi peur que ma décision risque de mettre une fin définitive à tout espoir de retourner avec Pascal. Pfff, comme si Pascal avait hésité à sortir avec Olivia pour ne pas me faire souffrir...

Finalement, à force de me torturer la tête, et peut-être parce que j'étais fatiguée de remuer tout ça, j'ai décidé d'accepter la proposition de Thomas. Après tout, je ne pouvais pas laisser Pascal s'en tirer aussi facilement. J'avais craqué à Nouvel An, mais c'était peut-être tout aussi bien, parce que ma décision va le terrasser.

J'ai aussi décidé de ne rien lui dire, qu'il l'apprenne quant il l'apprendra ou s'en rendra compte. Comme il me l'avait fait avec cette Olivia. Pas la peine que je sois plus gentille que lui. S'il arrive à tenir les 3 mois à venir, tant mieux, s'il n'y arrive pas, alors c'était peut-être mieux comme ça. L'avenir nous le dira.

J'étais gênée d'appeler Thomas pour le lui dire. Le week-end prochain, j'irai à Gstaad, et s'il me propose encore de sortir avec lui, je lui dirais OUI.

D'avoir pris une décision m'a soulagée. La tristesse s'est envolée. J'ai retrouvé le sourire et mon entrain. Toujours un petite angoisse au fond de l'estomac, parce que j'avais peur que ça foire avec Pascal. Je vais lui dire à nouveau, que je ne veux pas le voir fréquenter qui que ce soit, même pas Caro. Et que s'il ne respectait pas sa promesse, je ne sais pas ce que je ferais.

Pascal me devait une année! Je veux le voir souffrir autant que j'en avais bavé.


Janvier 2018   (2) - J'ai dis "Oui"

(Samedi 13 au vendredi 19 janvier 2018)

Oh! Je suis heureuse... Et ça me fiche la trouille! Quant on est trop bien, les retombées font hyper super mal!!! J'ai toujours eu peur quant tout allait bien, ou que j'étais trop heureuse, parce que j'ai toujours derrière la tête que, je vais le payer très cher! Thomas est absolument adorable avec moi, me couvre de cadeaux, sous prétexte qu'il a peu de temps et qu'il n'a pas une minute à perdre.

Il a dit que c'était comme être condamné, tu n'as que 3 mois, alors tu veux en croquer chaque minute, profiter de passer le plus de temps possible avec ceux que tu aimes, le leur dire, les gâter, pour n'avoir aucun regret. C'est pas comme si je ne le connaissais pas, on est déjà sorti ensemble 2x. Mais chaque fois, je l'avais lâché pour retourner vers Pascal.

Thomas m'avait appelé, comme à son habitude en début de semaine. Quant il m'a proposé d'aller manger un truc avec lui après son entrainement, j'ai accepté. J'ai même été l'attendre à la sortie de la salle de sport.

Je n'ai pas été très surprise de voir la connasse là, probablement en train d'attendre Pascal.

Je ne sais pas pourquoi, mais une phrase qu'il m'avait dite quant il m'avouait toutes ces horreurs m'est revenu en tête; "Ne me demande rien pour que je n'ai pas à te mentir..." . Je n'arrivais plus à me rappeler à propos de quoi, ou la question qui l'avait fait me dire ça. Les voir s'embrasser au bord du lac m'ait aussi revenu en mémoire.

Je suis restée en arrière, à 3 mètres derrière Olivia. Elle m'a vue et s'est avancée encore. Probablement pour être sûr d'atteindre Pascal avant moi. Pfff, si elle savait à quel point je m'en fiche ce soir!! Pascal et Thomas sont sortis en même temps.

Pascal a fait l'erreur de s'arrêter pour parler à la grognasse. Trop tard pour lui, il n'a pu que me voir partir avec Thomas. Ça a dû lui donner une bonne leçon. Pascal a bien sûr essayé de m'appeler, je n'ai pas répondu parce que j'avais planté mon natel sur discret. Donc, je n'ai vu que bien plus tard.

Les dès étaient déjà jetés. De toute façon, je ne l'aurait pas fait étant avec Thomas.

On venait de terminer les cafés-desserts et Thomas avait déjà réglé l'addition, quant, au détour de la conversation, alors qu'il me faisait encore sa proposition, j'ai juste dis "Oui. Oui, je suis d'accord". Il a suspendu son geste, m'a regardée les yeux écarquillés en me demandant de répéter ce que je venais de dire. J'ai répété. Tout excité, il a bondi de son siège, a fait partagé à la ronde la nouvelle; "Elle a accepté! Elle a accepté de sortir avec moi! Elle a accepté...".

Tout le monde s'est mis à applaudir, comme s'il s'agissait d'une demande en mariage!!! Puis il m'a soulevée de mon siège et m'a fait tourner en m'embrassant. En plein restaurant! Moi qui n'aime pas trop les scènes ou démonstrations en publique, j'étais gâtée!

Je souriais de le voir si heureux. Main dans la main, on est sorti. A chaque 2 pas, il me serrait dans ses bras, c'était fou. Il a dit qu'il voulait s'assurer qu'il ne rêvait pas, que j'étais bien là et réelle. Trop chou. On a été chez lui. J'avais prévu que je passerais la nuit chez lui, donc pas de vieux slibard ce soir.

Je savais aussi que Pascal verrait ma voiture, soit ce soir, ou demain matin. Ça lui fera les pieds. On dirait qu'il aura une double leçon; la prochaine fois, aller vers la personne qui compte le plus, et ne pas perdre son temps avec les excuses, parce que ça pourrait être trop tard! J'ai parqué au fond, comme je savais que les 2 partiraient le matin tôt, et que je resterais à me larver au lit.

Finalement, je suis partie dès que Thomas s'est endormi. Ça m'avait pris presque 10 minutes pour m'extraire de ses bras. Je lui ai laissé un petit mot près de la machine à café.

J'ai pensé que Pascal pouvait attendre pour apprendre la nouvelle. De voir ma voiture et savoir que j'ai dormi chez Thomas risquait de vendre la mèche.

Vendredi soir, Thomas a tenu à venir me chercher pour aller à Gstaad. J'ai dû avertir Caro que je montais plus tôt de mon côté. J'étais contente de n'avoir pas à conduire et contente d'être avec lui. On aurait dit un enfant devant une boîte surprise. Il était joyeux et parlait beaucoup. Je n'ai eu qu'à sourire.

Sur place, on était pratiquement les premiers. Paul et un de ses potes étaient là. Thomas savait que je ne voulais pas encore que tout le monde soit au courant, alors il a dû réfréner ses démonstrations de tendresses. C'était marrant, comme si je l'avais bridé.

Je n'ai pas voulu mettre mes affaires dans sa chambre. Je préférais discrètement venir le rejoindre... Oui, je ne voulais pas que Pascal ou Caro le sache encore.

Thomas est resté très collé présent tout le week-end. Il faisait même barrage. Pascal pouvait difficilement m'approcher sans retrouver Thomas collé à côté.

Le samedi, on avait été se balader main dans la main dans la station, alors que la plupart des garçons avaient jetés leur dévolu sur le glacier ou les sports hivernales proposés par la station. Thomas aurait voulu aller faire de la raquette, mais je n'avais pas trop envie d'aller m'épuiser sur une piste quelconque. Je voulais aussi éviter de me retrouver nez à nez avec Pascal.

En regardant les vitrines, Thomas m'a vu regarder un magnifique manteau avec de la fourrure autour du capuchon. C'était en peau et fourrure de je-ne-sais-quoi, en général je m'en fiche, un truc me plaît ou ne me plaît pas, sans raison. Le manteau était magnifique. Mais quant j'ai vu le prix, ça m'a fait tousser mentalement. Clairement, il est devenu moins attractif, parce que je n'achèterais jamais un manteau ou veste à un prix pareil.

Thomas a tenu à ce que je l'essaie. Voir et l'avoir sur soi, c'est pas la même chose. Je pourrais changer d'avis; trop lourd, trop long, pas assez chaud, manche, etc... Alors je l'ai essayé. Il me l'a offert. Je ne voulais pourtant pas.

Jamais je n'irai payer plus de 2000CHF pour un manteau, alors que je peux trouver une toute aussi agréable à porter et chaude à 200CHF. Payer un truc 10x le prix, ça je fais jamais. Je le lui ai dis. Mais, il m'a dit que ça lui faisait plaisir, et que je ne pouvais pas refuser, il avait bien le droit de gâter sa petite amie comme il l'entendait. Il préférait nettement m'offrir quelque chose qu'il était sûr me plaît que de chercher des heures, et au final, ça ne me plaira que moyennement.

Thomas ne voulait pas que je l'empêche de me faire plaisir et de se faire plaisir par la même occasion.

Je lui ai dis que je ferais désormais attention de ne pas monter ou mentionner si quelque chose me plait, de peur de le voir dépenser à tord et à travers. Ça l'a fait rigoler. Il m'a dit que ce serait alors de ma faute s'il m'offrait des trucs qui ne m'intéresse pas et qui ne me plaisent pas. Il avait pas tord, bon nombre de filles accepterait sans broncher.

Je n'arrive pas à être comme ça avec quelqu'un à qui je tiens.

Pascal a lorgné dans notre direction presque tout le week-end, mais il était bien trop occupé avec sa femme qui s'était saoulée en début de soirée, et qui avait tenu à suivre au Bar et en boîte. Il a essayé de me parler 1 ou 2 fois le samedi soir en boîte, et de m'inviter à danser aussi, mais chaque fois, Thomas est arrivé et m'a enlevée. Je me suis laissée faire, parce que si j'avais été seule avec Pascal trop longtemps, j'aurai fini par tout lui dire.

Je pense qu'il a dû se douter de quelque chose, parce qu'un moment donné, alors qu'on dansait, Thomas m'a embrassée. Aussi, je lui avais passé les bras autour du cou et j'avais répondu à son baiser. Même de loin, j'ai vu Pascal blêmir à travers mes yeux à moitié fermés. Et Thomas semblait bien trop heureux pour que ça ne se devine pas. Moi aussi je crois.

Le dimanche, Pascal a tenté une dernière fois de me choper pendant le déjeuner, mais Thomas était collé à côté de moi, donc Pascal dû laisser abandonner.

Pascal tirait la gueule, c'est le moins qu'on puisse dire. Je crois qu'il avait l'air désespéré. Ça m'a un peu fait une petite boule à l'estomac. Lui faire de la peine me fait toujours mal quelque part. Je l'aime quand même, malgré le fait que, en ce moment, j'aime aussi Thomas.

Mais... A chacun son tour de ne pas savoir ce qui se passe, à se torturer la tête à se poser des milliers de questions, de faire des spéculations, de chercher comment atteindre l'autre... A chacun son tour!

Le dimanche soir, j'ai dormi chez Thomas. J'avais toutes mes affaires, vu qu'on rentrait de Gstaad. Et lundi matin, je suis partie avant Thomas. Et Pascal. Je ne voulais pas laisser à Pascal l'occasion de m'attraper et me demander ce qui se passait.

Pascal a voulu qu'on mange ensemble mardi soir, mais j'avais le souper chez mon papa. Alors, je n'ai pas eu à inventer d'excuses. Le mercredi, je ne pouvais pas, j'avais déjà rendez-vous avec Thomas. On a mangé et on a passé la soirée chez lui. Le jeudi, c'était mon jour à moi. Je n'ai pas beaucoup bossé cette semaine. Une vraie feignasse...

D'après ses messages, Pascal se rendait compte que je l'évitais. Il n'a pas osé me poser de questions directes par messages. Il s'attendait sans doute à ce que j'accours quant il me sonne, mais, pas cette fois.

Je ne voulais pas que Thomas publie sur les toits qu'on était ensemble, parce que je passerais pour la méchante dans 3 mois. On se quittera, mais si on reste toujours aussi proche qu'avant, personne ne comprendra. J'aurai vraiment le mauvais rôle. Quelques personnes pouvaient être mis au courant, mais je ne voulais pas que ce soit flagrant. Pas encore du moins.

Vendredi soir, j'ai préféré monter avec Caro, parce que Thomas montait vraiment trop tôt, et que j'avais besoin d'un peu plus de temps pour préparer mes affaires. Et j'aime bien nos trajets entre filles, entre rires et papotages. Toutefois, je ne lui ai toujours rien dit concernant la vraie nature de ma relation avec Thomas. Même si elle a bien sûr remarqué un rapprochement.

Pascal l'a cuisiné, pensant qu'elle savait quelque chose. Mais, d'après ce que me disait Caro, il pense que Thomas se prépare à me demander de sortir avec lui. Pascal n'a aucune idée que Thomas l'a déjà fait, et aucune idée que j'avais déjà dit oui.


Janvier 2018  (3) - Trop heureuse... ça fait peur!

(Samedi 20 au vendredi 26 janvier 2018)

J'étais moi-même surprise d'être si heureuse et de ne plus trop me morfondre à cause de Pascal. Pourtant, Olivia continuait à lui tourner autour et ça m'énervait. Ça m'énervait aussi de la retrouver au chalet chaque week-end. J'avais pensé qu'Olivia disparaitrait de ma vue dès que Pascal la plaquerait.

Mais non, elle est toujours là, toujours dans les parages, toujours dans mes pattes. En plus d'Olivia, il y avait aussi Jess... Je ne voulais pas me torturer avec ça. A Pascal de se torturer cette fois, plus à moi. J'ai envie d'être heureuse, j'en avais marre de passer mon temps à pleurer.

En arrivant à la Villa, cette fois Pascal a pris les devants, il m'a immédiatement prise à part pour parler. Pfff, j'en avais pas envie. J'avais croisé le regard de Thomas et il est venu me chercher, ce qui a énervé Pascal. Alors, il a voulu parler à Thomas.

Ils sont monté dans la bibliothèque. Je ne sais pas ce qu'ils se sont dis, mais quant ils sont redescendu, Thomas avait la lèvre fendue. Il avait reçu un coup de poing. Il n'a pas voulu en parler, alors j'ai respecté son silence. Quant j'ai voulu lui faire un bisou, il a fait la grimace, ça lui faisait mal. Je me suis sentie coupable vis-à-vis de Thomas. Probablement de ma faute.

Pascal était au courant pour nous deux maintenant... Après la Bibliothèque, Pascal a disparu. On ne l'a pas vu du week-end. Il m'a laissé un message plus tard pour me dire qu'il voulait me parler.

Pascal est rentré. Il n'avait pas envie de rester à Gstaad. Je pense que c'est à cause de moi & Thom.

On a passé un week-end super. Thomas est adorable. J'avoue que je me sentais plus à l'aise sans avoir les yeux de Pascal dans le dos.

Caro s'est ennuyée ferme. Elle a même failli rentrer samedi matin. Mais, elle avait essayé d'appeler Pascal qui n'avait pas répondu. A son message, il lui a dit qu'il ne voulait voir personne.

Comme il avait planté Jess au chalet, elle est descendue avec nous. Il y avait de la lumière quant on est rentré, après avoir mangé avec toute l'équipe. Pascal est venu à la porte. J'ai juste fait un signe de la main et je suis montée chez Thomas. Il n'y avait plus de raison de se cacher. Donc, j'ai dormi chez Thomas. Après avoir pris un café avec lui le matin, je me suis remise au lit quant il est parti pour le boulot.

Mercredi, j'avais un truc avec la famille, Thomas avait envi de m'accompagner. J'ai dû lui rappeler qu'on était ensemble que 3 mois, alors je ne pensais pas que c'était une bonne idée. Il a quand même voulu venir avec moi, alors on a été ensemble.

Hum... vraiment gênant. Une tati avec un petit ami... Trop bizarre. D'autant que d'habitude, je fais toujours les choses toute seule. Les gamins l'ont scrutés en long et en large. Ma sœur aussi. Thomas est toujours à l'aise partout, alors il n'a eu aucun mal à s'intégrer. Pascal va être furax quant il saura ça!!! Pour excuse, Thomas lui n'est pas marié. Et même ses aventures ont toujours été discrètes.

J'ai passé presque toutes mes soirées avec Thomas. Même quant j'inventais des excuses pour rester chez moi, ou avoir un soir à moi, il me proposait de passer chez lui après. Aussi, souvent après avoir passer une bonne partie de la soirée tranquille chez moi, j'avais envie de dormir dans ses bras, alors je finissais par aller chez lui. Thomas me rend heureuse. Pour l'instant, je nage dans le bonheur... et ça me fout les boules!

Je me rends compte qu'il faudra que je parle avec Pascal. Ce n'était pas une bonne idée de le laisser comme ça, sans nouvelles, sans se parler. C'était le plus sûr moyen de le perdre définitivement. Avant, il faut d'abord que je sache ce que lui et Thomas se sont dis exactement. Pascal doit m'en vouloir...


Janvier 2018  (4) -  Son père s'en mêle!

(Samedi 27 au Mercredi 31 janvier 2018)

 Thomas montait toujours sur Gstaad beaucoup plus tôt, en général, il se sentait obligé d'être au chalet avant l'arrivée des invités. Un peu tôt pour moi, donc, la plupart du temps, je monte avec Caro ou avec ma voiture. Je n'avais pas réussi à trouver le courage de voir Pascal cette semaine. Je m'étais résolue à lui parler une fois à Gstaad. Je crois que j'avais un peu peur de craquer, ou peut-être que je me sentais coupable.

Pascal sachant que Thomas était déjà en route, est venu m'attendre en bas de chez moi. Choc. Là, il m'avait prise de court. Je n'avais non pas osé questionner Thomas à propos de ce qu'ils s'étaient dit...

On ne pouvait pas parler ici, parce que la vieille du 1er est toujours sur son balcon. Pascal a alors proposé que je monte avec lui et qu'on parlera dans la voiture. Aïïïe, j'étais pas trop sûre, mais j'ai fini par me faire une raison. Il ne me laisserait pas me tirer par une pirouette.

Dès les premiers mots, j'ai compris que Pascal ne savait pas que je sortaits déjà avec Thomas. Il m'a dit que Thomas avait l'intention de me faire sa demande, et il m'interdisait de sortir avec lui, Il ne le supporterait pas.

J'étais drôlement embêtée. Étant sur les routes à plus de 130 km à l'heure, j'ai hésité à lui dire qu'il arrivait un peu tard. Pascal a fini par sortir pour se ranger dans une air d'autoroute.

Il s'est encore confondu en excuses, et j'avoue que mon cœur saignait. J'avais peur de lui dire, mais je le devais. Je ne pouvais pas vraiment continuer à tourner autour du pot.

J'ai été atroce, je lui ai servi sa phrase mythique qui m'avait fait si mal à l'époque... Un break!

J'ai demandé un break. En sortant presque les mêmes âneries qu'il m'avait servi; les choses sont compliqués en ce moment, et blabla, et la vérité en lui disant que je n'arrivais pas à lui pardonner. Il m'avait fait trop mal. Il m'avait fait me sentir comme une merde, qu'il avait préféré une autre fille malgré tout ce qu'on avait vécu, etc.

Pascal était effondré et ça m'a carrément brisé le cœur de le voir si down. Je savais que ça allait être pire après, quant il apprendra en haut qu'en fait, je sors déjà avec Thomas. Malgré que ça me faisait carrément mal au cœur, j'ai dû me rappeler que lui n'avait certainement pas eu autant mal au cœur pour moi, et c'est plus tard, que j'ai remarqué qu'il sortait avec Olivia! Ça m'a donné la force de la fermer et attendre qu'il soit devant le fait accompli.

Il y avait pas mal de virages et de route à faire, je ne voulais pas le mettre trop en colère...

Une fois à la Villa, Thomas est venu bien sûr m'accueillir, un peu troublé que je sois montée avec Pascal. Dès que j'ai pu, je lui ai dis ce qui s'était passé et proposé qu'on le dise à Pascal ensemble. Sa confiance est remonté de plusieurs crans. Je ne lui ai pas dis que j'avais noté que Pascal ne savait rien encore. Plus tard, Thomas m'a dit que de toute façon, Pascal devait le savoir. Je crois qu'il préférait éviter la bagarre. Moi ça me va!

Et Pascal a tout de suite été au parfum... Il a vu dans notre comportement qu'il y avait plus que de la simple amitié... Il était décomposé... Comme je lui ai redis dans le parking, je ne voulais pas le voir batifoler avec d'autres filles, même pas Caro!

De toute façon, d'après sa tête, il n'était pas d'humeur. Il nous suivait du regard, complètement rétamé. Ça m'a rappelé moi quelques mois plus tôt quant je me suis aperçu des raisons de son "break". Après ça, je l'ai ignoré. De temps en temps, je surveillais pour voir s'il faisait le con c'est tout.

Avant qu'on aille se coucher, Pascal m'a tiré de côté pour me demander si je l'avais fais parce que je savais que ça allait le faire souffrir.

Je lui ai répondu "Oui et non". Oui, je savais que ça le ferait souffrir, et il le méritait amplement, même si ça me faisait quand même mal au cœur, mais en même temps, ça me soulage et me donne envie de tout oublier et lui pardonner. Non, parce que Thomas est adorable, et j'avais assez pleuré à cause de lui et Thomas me faisait du bien. Il me rendait heureuse.

Choqué, il m'a demandé si j'étais amoureuse de Thomas? Je n'ai pas répondu. Parce qu'il me dit, que si c'était le cas, il n'avait aucune raison d'attendre le retour d'une femme qui ne reviendra jamais. J'ai pas répondu non plus. Je lui ai simplement dit qu'il savait donc ce que j'avais ressenti. Je lui ai demandé si ça faisait du bien...

Pascal voulait partir, mais finalement, de ne pas savoir ce que je faisais l'a fait rester. Il a passé le week-end à morfler. Il était taciturne, fermé et de mauvaise humeur.

Certains souriaient de voir que pour une fois, c'est lui qui en prenait pleins la gueule, d'autres le prenaient en pitié et d'autres me lançaient des regards brûlants; j'étais la méchante! Dommage qu'ils n'avaient pas réagi de la même manière quant c'était l'inverse! Au contraire, ils avaient accepté Olivia les bras grand ouvert.

En rentrant le dimanche soir, j'ai dormi chez Thomas. Mon petit ami... ça me fait bizarre de dire ça :)))

Lundi matin, j'ai pris le café avec lui avant qu'il parte au boulot. J'avais vu Pascal partir et jeter un regard en direction des fenêtres de Thomas. Il savait que j'étais là. Il tirait encore la gueule. Non, il était malheureux.

Ben, comme je l'avais été pendant plus d'un an. Un an perdu...

Je devais passer à l'agence, mais je me suis faite porter pâle. Je n'avais pas fait grand chose depuis quelques temps, alors je n'avais rien à montrer. Ça m'a fichu un coup de pieds aux fesses. En rentrant, j'ai travaillé toute l'après-midi. J'ai bossé aussi une grande partie de la soirée. A 2h du matin, j'ai posé mes crayons et pinceaux, aucun courage de conduire, donc je n'ai pas été chez Thomas. On a remis ça à demain.

Mardi soir, j'ai pensé qu'on irait manger dehors avec Thomas, mais j'ai appris que le père à Pascal voulait les voir tous les deux; lui et Pascal.

Son père leur a passé un savon. Jess avait raconté que Thomas et Pascal s'étaient battu. Son père était furax. Il se demandait comment ils avaient pu en venir aux mains, comment ils avaient pu laisser une femme se mettre entre eux. Ils devraient se soutenir, se protéger. Avaient-ils oublié leurs manières et leurs rangs, ils étaient quoi? Des poissonniers? Des loubards? Il leur a demandé de régler ça tout de suite, de s'excuser l'un envers l'autre et de se serrer la main. Pascal a refusé. Il a dit que c'était pas son affaire, que ça ne le regardait pas.

Je me suis sentie mal à l'aise; Thomas se faisait remonter les bretelles à cause de moi. Il avait aussi pris le poing de Pascal dans la figure à cause de moi. Je me sentais fautive. Mais en même temps, je ne pense pas que Pascal serait trop fier de raconter pourquoi c'en était arrivé là. Et il avait raison, ça ne regardait pas son père.

Un peu abattue, j'ai attendu Thomas assise au coin du canapé. Quant il est monté par les escaliers qui séparaient les 2 apparts, il m'a fait un signe. J'ai compris, son père suivait derrière. J'ai fui dans sa chambre.

Le père à Pascal voulait connaître les raisons de la bagarre. Qui? Pourquoi? Thomas ne lui a pas répondu. Comme Pascal, il a dit que c'était un problème entre lui et Pascal, et qu'il règlerait ça avec Pascal. Son père m'a pratiquement traitée de raclure. Thomas lui a dit que ce n'était pas ce qu'il croyait.

Après avoir essayé de le cuisiner pendant plus de 10 minutes, le père à Pascal a compris qu'il ne tirerait rien de Thomas non plus, et il est parti. Pendant qu'ils discutaient, Jess était montée et a voulu intervenir pour semer sa graine, mais Thomas lui a demandé de ne pas s'en mêler. Quant le père à Pascal est parti, Thomas l'a en quelque sorte renvoyée.

Thomas lui a dit qu'elle n'avait pas intérêt à la ramener ou dire quoi que ce soit. Il était furieux qu'elle ait déjà eu la bêtise de parler de ça au père. Il lui a rappelé qu'il savait aussi des choses qu'elle n'aimerait pas voir étaler devant les parents de Pascal, alors elle avait intérêt à savoir fermer sa bouche.


Partager cet article
Repost0

31 Décembre 2017 (6) - La Saint-Sylvestre

Publié le par JaneDo


31 Décembre 2017  (6) - La Saint-Sylvestre

(Dimanche 31 Décembre 2017 - La Saint-Sylvestre)

A 19h, Caro et moi étions prêtes. On a rejoins le Hall où se déroulait la fête. Magnifique! C'était magnifique. La salle était bondée. Difficile de reconnaître ceux qui faisaient partie de notre groupe. On n'avait aucune idée des costumes qu'ils portaient. Je me sentais moins seule en compagnie de Caro. Mais je savais bien qu'au bout d'un moment, on se perdrait dans la foule, mais au moins, on connaissait nos costumes, donc, on se reconnaîtrait. J'espère....

J'ai parcourus la foule à la recherche de Pascal. Pourquoi je n'avais pas pensé lui demandé ce qu'il avait choisi comme costume? Je ne m'attendais pas à autant de monde, et aussi haut en couleur. Mon costume semblait banal du coup. La plupart des gens portaient des costumes comme au Carnaval de Venise. Très chargés, colorés et des coiffes extraordinaires. Bon, je n'avais pas les mêmes moyens qu'eux, alors mon costume me convenait.

Mais quand même, j'avais l'impression d'être presque nue au milieu de tous ces gens.

Puis je l'ai reconnu. Je connais sa silhouette par cœur. Enfin, je crois. Habillé en Officier, époque du Roi Soleil je pense. Mais, je n'étais pas une connaisseuse. Les masques couvraient entièrement presque tous les visages, comme le mien d'ailleurs, donc je n'étais pas sûre à 100%. Il était avec un autre grand comme lui. Je pense que ce devait être Paul.

Je me suis approchée un peu. Je voulais entendre les voix, si c'était possible. Pas réussi, parce qu'ils se sont tus à notre approche. Il m'a fixé, alors j'ai détourné la tête. Je crois que c'est Pascal. Ils ont commencé à servir les plats qui composaient le Buffet. Et j'avais la dalle. On s'est donc approché du buffet. Hum... pour manger, il fallait soulever un peu nos masques, sinon, que dalle à bouffer!!!

J'ai vu mon officier discuter avec des femmes qui semblaient s'intéresser. Ils riaient, et encore une fois, mon regard à croiser celui de l'officier. J'ai détourné la tête. Puis, j'ai repéré Thomas; habillé en Casanova. Rire, ça lui ressemble bien!

Puis, j'ai senti un bras autour de ma taille. Je me suis retournée violemment prête à repousser l'assaut de l'intrus. Non mais pour qui il se prend celui... Ah! L'officier. L'emmerdement avec ces masques, c'est qu'on ne voit pas si quelqu'un souri, etc. L'Officier m'a prise par la main et m'a entraînée derrière lui. A l'écart, sur un des balconnet, Pascal a soulevé son masque et souri. Diantre, j'adore son sourire. Ça me fiche des palpitations.

C'est quant il a soulevé mon masque que j'ai réalisé que je ne l'avais pas fait. Sans demander ma permission, il a pris mon visage entre ses mains et m'a embrassé. Encore une flambée de chaleur et de palpitations. On s'était retrouvé. Génial.

Il m'avait repérée presque aussitôt. Je lui ai dis que moi aussi. On a ri. J'étais contente. Il m'a entrainée sur la piste pour danser, mais c'était surtout un prétexte pour rester collé l'un à l'autre et s'embrasser. On a dansé. La musique a été coupée pour une annonce, mais je n'ai rien entendu, j'étais aux anges, au paradis, la tête complètement à l'envers.

On faisait une trêve ce soir... Enfin, JE faisais une trêve. Je ne voulais pas gâcher la soirée avec mes récriminations.

Puis, il y a eu un mouvement de foule et on a été séparé. Pfff. J'ai vite retrouvé Caro, j'ai cherché Pascal, mais je ne l'ai pas retrouvé tout de suite. Quant je l'ai vu, il était avec une femme, son bras autour de sa taille m'a indiqué qu'il devait certainement s'agir de sa femme. Je voyais qu'il sondait la foule, donc il me cherchait sans doute.

Comme je savais à quoi il ressemblait, j'ai tenté de profiter un peu de mon anonymat et me balader, faire des connaissances avec des masques. Danser avec des inconnus. Bref, m'amuser un peu.

Fatiguée, j'ai été prendre l'air sur un des petits balcon, tout en regardant les gens s'amuser à l'intérieur. J'ai repéré Caro. Thomas, Paul, puis je crois qu'il devait s'agir de Vania et sa copine. Deux femmes habillées de l'époque Victorienne, engoncées dans des corsets; ce devait être assez désagréable à porter.

En retournant à l'intérieur, j'avais vu la direction qu'elles avaient prise, alors j'ai voulu aller rejoindre Vania et sa copine. Vania portait un demi-masque, donc je l'avais reconnu sans hésitation.

Je suis tombée sur Pascal et Olivia, ils s'embrassaient. Ça m'a fait un choc.

Je suis restée tétanisée à les regarder, les yeux écarquillés. Leurs masques sur la tête, ils se donnaient en spectacle? Après m'avoir embrassée? Salaud. Pascal a levé les yeux et m'a vue. Je crois qu'il a dit quelque chose comme ; "Shit!" (merde). Et s'est précipité vers moi. Mais j'avais déjà tourné les talons et j'essayais de me noyer dans la foule. Trouver un coin pour me cacher... et pleurer. Ça m'avait fait un coup au cœur. J'étais à 2 doigts de m'évanouir. 

Pascal a attrapée mon bras, je l'ai jarté. Il a essayé à nouveau, mais je lui ai dis de me lâcher. Il a prononcé mon nom, mais je lui ai tourné le dos pour m'enfuir. Il s'est alors jeté à genoux en s'accrochant à ma robe. Les gens ont commencé à s’écarter pour regarder. Ils ont dus croire que c'était un spectacle ou une demande en mariage.

Entre les dents, je lui ai dis de se relever de suite et de me lâcher. Il voulait qu'on parle. Que ce n'était pas ce que je croyais... Il me semble avoir déjà entendu ce genre de réplique dans un ou deux mauvais film. Je ne voulais pas lui parler, ni même le voir. Je voulais qu'il me fiche la paix. 

La fête était finie pour moi. Je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer, ramasser mes affaires et rentrer chez moi. Qu'il aille se faire cuire un œuf. Il venait de me gâcher la soirée. On ne pouvait pas compter sur lui, il n'était pas sérieux. Chaque fois que je pensais lui donner une chance, il réussissait à la bousiller. Triste à mourir, l'estomac retourné en boule, le cœur en miette, j'en avais assez.

Comme il ne me lâcherait pas avant que je lui dise que j'acceptais de lui parler, je l'ai dis. Quant il s'est relevé, les gens se sont mis à applaudir. Les gens!!! Ils n'avaient aucune idée que j'avais le cœur déchiré, que je vivais les dernières minutes les plus atroces de ma vie... ils applaudissaient! Pascal m'a prise par la main et m'a traînée derrière lui. J'étais aveuglée par le chagrin et les larmes, je ne voyais plus rien. Mais j'ai croisé le regard satisfait d'Olivia, et ça m'a blessé.

Pascal m'a emmenée dans la suite qu'il avait réservé. Je suis restée derrière la porte. J'étais au plus bas, je tenais à peine debout, mais je ne voulais pas m'asseoir. Il a jeté son masque en entrant. Il a voulu me prendre les mains, mais je l'ai repoussé violemment. Je lui ai fais signe de ne pas m'approcher. Il a reculé pour s'asseoir sur le canapé qui me faisait face.

On avait même pas allumé la lumière. La chambre était éclairée par les lumières qui provenaient du dehors. C'était largement suffisant, comme ça il ne pouvait pas voir mes larmes qui continuaient à couler. Pour moi, c'était la mort dans l'âme que je devais me rendre compte que c'était la fin, je n'en pouvais plus. Et ça me faisait souffrir.

J'avais de la peine à respirer, un poing au cœur, et j'étais trop triste pour parler. Tous mes efforts étaient concentré dans l'effort de tenir debout. Si j'avais été seule, je me serais laissé tomber.

On aurait pu penser que ses explications auraient ramené un peu de paix, m'aurait fait du bien et calmé les choses... mais pas du tout... c'était même pire. Je n'en croyais pas mes oreilles. J'étais abasourdi. Je me sentais désorienté, pour ne pas verser, je me suis appuyée à la porte.

Pascal a commencé par dire que c'est elle qui l'a embrassé, pas lui. Que de toute façon, ce n'était pas si grave, c'était le Carnaval. Qu'il n'y avait pas de quoi en faire un drame. Que c'était la première fois qu'il me voit réagir aussi brutalement pour quelque chose qui n'en valait pas la peine. Je le regardais sans rien dire. Je crois que la tristesse m'avait anesthésiée, je crois que je n'avais même pas la force de bouger le petit doigt.

Tête basse, parfois entre ses mains, il a continué, après une énorme hésitation...

Il a dit que ce qu'il avait à me dire était pire. Qu'il aurait préféré ne pas avoir à me dire quoi que ce soit, que j'allais le détester. Qu'il avait été stupide, qu'il s'était laissé manipuler. Il avait foiré. Et blabla et blabla. Qu'il avait honte, qu'il ne savait pas s'il aurait dû attendre, mais qu'il a pensé qu'il devrait tout mettre sur la table et laisser tout ça derrière, dans l'année 2017.

Je lui ai coupé la parole pour lui dire d'accoucher. Je ne voyais pas ce qui pouvait être pire que de s'embrasser avec ma pire ennemie.

Pascal voulait que je promette d'avance de lui pardonner. Il voulait qu'à minuit, même si je lui en veux et tout, d'être à ses côtés pour entrer dans la nouvelle année. Il voulait être le premier que j'embrasse. Il savait que Thomas avait l'intention de me demander de sortir avec lui, et que peut-être le moment était mal choisi de tout m'avouer, mais... Il aurait peut-être dû continuer à me mentir, mais, il n'en pouvait plus de se sentir coupable.

Et c'est pour ça qu'il a laissé Olivia l'embrasser; elle le menaçait de me faire des révélations qui...

Le visage enterré entre ses mains, il parlait à voix basse. Mais j'entendais clairement. Chaque phrase me coupait plus profondément qu'un poignard.

Alors il m'a dit que s'il avait demander un break, donc une séparation, c'était pour me cacher sa trahison. On aurait recommencé à zéro, et quoi qu'il ait fait aurait été mis sur le compte du fait qu'on était pas ensemble.

Pascal m'a avoué qu'il sortait avec Olivia longtemps avant de m'avoir demandé un break. Je lui ai dis que c'était inutile de continuer à parler de break, il m'avait larguée. On le savait tous les 2... Non, tous les 3. Ressenti le coup de poignard dans le cœur en prononçant les derniers mots.

Il m'avait évité, trop occupé à voir Olivia. Ces mots me blessaient comme à l'époque, quant j'attendais ses appels qui ne venaient pas. Il n'avait pas osé rompre avec moi, mais avait dis le contraire à Olivia. Elle s'en ait rendu compte et avait voulu qu'il le fasse devant elle, et même là, il avait menti, en me faisant croire qu'elle se faisait des idées. Devant elle, il a avoué n'avoir pas rompu avec moi. Après ça, elle l'avait travaillé au corps pour qu'il me quitte. Alors il l'a fait.

Pascal s'excusait en avouant chaque horreur qu'il a fait, mais ça ne servait à rien... Le mal était fait.

Quant Thomas avait traîné Jess en Angleterre pour qu'il puisse fêter la St-Valentin avec sa Valentine... Il avait emmené Olivia à Paris, où ils ont passé un week-end en amoureux. Il ne se rappelait pas s'il m'avait menti là-dessus, mais à sa femme oui. A moi aussi, je croyais qu'il était chez un copain!

J'étais pliée en 2, je voulais qu'il arrête, j'avais trop mal; Il avait dit à Olivia qu'il ne m'aimait plus, qu'il voulait me quitter, mais avait peur de ma réaction. Je voulais qu'il me laisse, qu'il s'en aille. Je crevais de mal, mon cœur saignait à l'idée qu'il ait pu dire qu'il ne m'aimait plus... QU'IL NE M'AIMAIT PLUS... Trahison.

La douleur me terrassait. Je ne sais pas depuis combien de temps il avait quitté la chambre, ni combien de temps j'avais pleuré. Petit à petit, j'ai séché mes larmes pour éviter d'être trop défigurée. Je devais redescendre et filer au plus vite. La seule chose que je voulais, c'était partir, filer, rentrer chez moi. Je n'avais pas le courage de faire face à qui que ce soit.

Pascal m'avait trahie, gâchée la soirée... et moi qui espérait encore... mais... c'était fini... et pourtant, je l'aimais encore... Je crois que c'est ce qui faisait le plus mal; de l'aimer encore après tout ça.

Je me suis tamponnée les yeux avec de l'eau froide une bonne dizaine de minute. Ils restaient atrocement enflés.

Dans la salle de bal, Thomas m'a happée au passage. Il avait passé la soirée à me chercher. Il avait dû me reconnaître en me voyant avec Pascal. Minuit approchait. J'ai fait semblant, en essayant de prendre une voix réjouie, mais malgré le masque, je n'ai pas pu le tromper. Sans que j'aie le temps de l'en empêché, il a soulevé mon masque et a tout de suite vu que j'avais pleuré... à cause de Pascal.

Ils ont commencé le compte à rebours de minuit, et Thomas m'a gardée dans ses bras. Derrière lui, sans avoir besoin de croiser son regard, Pascal attendait. Dire qu'il pensait que j'allais vouloir l'embrasser à minuit après tout ce qu'il m'a raconté?!

A minuit, c'est Thomas que j'ai embrassé. Thomas qui a réussi à me faire sourire et me donner l'envie de rester. J'ai aussi embrassé Paul, Michael et quelques autres copains qui s'étaient reconnus et retrouvés. Caro, Vania, sa copine et Jess aussi en vrac. Et plus tard, quant il a réussi à m'attraper quant je n'étais pas avec Thomas... Pascal. Je ne voulais pas faire d'histoires, ni qu'il puisse mesurer la profondeur de ma blessure. Blessure non seulement de l'amour trahi, mais de ma fierté aussi.

Il avait l'air triste, ça m'a un peu piqué dans la poitrine, mais je ne voulais pas m'en faire pour lui. Je ne voulais même pas penser à lui. Avant de me laisser partir, il m'a chuchoté à l'oreille qu'il m'attendrait dans la Suite que je connaissais, jusqu'au matin. Il espérait que je viendrais.

Je n'en avais aucune intention... J'avais l'intention de rester avec Thomas. Ne pas penser à lui. Il pouvait y rester toute la nuit s'il le voulait, je m'en fiche. J'espère qu'il attendra. Pour rien.

Dire qu'on va commencer l'année 2018 par un lundi !


Partager cet article
Repost0

Décembre 2017 (5) - Angoisses... (25 au 31 déc 2017)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (5) - Angoisses... (25 au 31 déc 2017)

(lundi 25 au dimanche 31)

J'avais passé de super fête de Noël en famille. J'avais un peu peur de monter à Gstaad. Pascal avait fait l'impasse sur sa promesse; je lui avais dis, qu'il n'avait le droit de fréquenter personne, même pas Caro. Cela faisait partie de sa punition. Il avait passé dessus, ignorant sa promesse.

Est-ce que j'étais furieuse? Oui. Déçue? Encore oui. Que faire? Lui dire que je savais? Pourquoi? Il baisserait la tête, ou m'inventera une excuse, et si je voulais être avec lui, il comprendra qu'il peut faire ce qu'il veut et qu'il n'y aurait pas de conséquences. Il ne doit pas savoir que je sais.

Même quant Caro s'était plantée en me parlant de ça, j'avais fait comme si je n'avais pas entendu. Parce que ça m'avait donné l'impression de recevoir une flèche empoisonnée en plein cœur.

Je ne savais pas trop ce que je ressentais; si je lui en voulais vraiment beaucoup ou pas!

Le 25, je suis restée tranquillement chez moi. Répondu à aucun appel de qui que ce soit. D'ailleurs, j'avais laissé mon natel près de mon lit. Je n'avais pas envie qu'on me bouscule. Je n'ai envie de voir ni de parler à quiconque.

Mercredi, je me torturais à l'idée de monter à Gstaad.

J'avais peur de regretter d'y être aller et flinguer ma fin d'année en déception. Peur de regretter de ne pouvoir commencer la nouvelle année près de Pascal. Est-ce que ce n'était pas un peu stupide de m'accrocher à lui comme ça? Afff, que ça se passe mal ou bien, il fallait que j'y aille...

Oh Thomas et certainement Pascal ont fait décorer toute la maison pour Nouvel An sur le thème du Carnaval de Venise. Il y avait aussi encore les décorations de Noël. C'était chouette et chaleureux. Pleins de pan de tissus, de paravents, qui coupent ou séparent, donc, ça donnait l'impression d'un énorme labyrinthe partout, ou de petits coins, sauf la partie principale du salon vers la cheminée principale. C'était vraiment cool. Dieu sait ce que ça a dû coûter!

Ça m'avait pris 3 plombs et des poussières pour me décider sur mon costume. Finalement, j'ai opté pour la simplicité. Quoi que... J'avais choisi un long manteau turquoise foncé, avec des paillettes dorées le long de la couture, dessous, une robe droite en brocart de soie turquoise marron.

Je l'avais loué bien entendu, parce qu'à part ce soir, je ne vois vraiment pas où je pourrais porter un tel vêtement. J'avais peur d'avoir froid, c'est pour ça que je portais par-dessus ce manteau avec des motifs plus discrets. Mon masque était du même ton que ma robe. Le but d'un carnaval c'est l'anonymat, se déguiser. Oublier les règles, les contraintes, la morale et le reste.

Mercredi soir, une partie du groupe est sorti en boîte. Une autre partie, dont moi, est resté au chalet. Caro et Pascal sont sorti avec le reste de la troupe. J'étais un peu déçue. J'avais pensé qu'il profiterait de l'occasion pour rester avec moi. 1h plus tard, lui et Caro sont rentrés, mais j'étais déjà dans ma chambre. Caro est passée pour me dire de descendre, Pascal me cherchait. Vexée, je n'ai pas voulu. Pascal est donc venu dans ma chambre. Je lisais.

En fait, dès que Caro est ressortie, je me suis précipitée pour voir la tête que j'avais et m'arranger dans le lit. Je me doutais qu'il viendrait sachant que je ne voulais pas descendre.

Pascal m'a apporté son cadeau de Noël. Hum, j'avoue que je n'avais rien prévu pour lui. J'étais embarrassée. On n'avait pas fêté Noël ensemble, donc je ne m'attendais pas à un cadeau. Il m'a offert un collier. 2 cercles l'un dans l'autre avec 9 diamants incrustés. Une pour chaque année qu'on avait passé ensemble. Est-ce qu'il pensait m'offrir ça devant tout le monde en bas??? Bizarre.

J'ai failli lui dire qu'il aurait dû y en avoir que 8, étant donné l'année qu'on avait été séparé. Mais j'ai fermé ma gueule, souri et lui ai fait un bisou pour le remercier. Un bisou qu'il a voulu prolongé. Je l'ai repoussé parce que je ne voulais pas aller plus loin. Il oubliait un peu vite que tout n'était pas oublié et enterré. Il l'a compris. Ce n'était pas le moment pour en parler, ou il n'en avait pas envi.

Je n'oubliais pas non plus qu'il avait oublié sa promesse de ne pas fréquenter d'autres femmes...

Jeudi, j'ai flemmardé toute la journée, le soir j'étais en forme pour faire la fête jusqu'à tard. Je l'avais vu à part, parfois derrière un des paravent, en train de parlé, disons plutôt chuchoter avec Caro ou la connasse d'Olivia. Oui, elle était là elle aussi, ce qui me mettait les nerfs à vif. Mais je jouais mon rôle à ignorer tout ce qui pouvait me descendre le moral.

Je ne voulais pas montrer mon manque d'assurance. Pascal recherchait mon contact, mais je restais méfiante. J'espère seulement qu'il ne sera pas stupide au point d'embrasser Caro ou Olivia dans un coin et se faire attraper par quelqu'un. C'est pour ça que je gardais mes distances. Je ne voulais pas passer pour la dinde aveugle de service.

Vendredi soir, une fois cuit, Thomas a essayé de m'embrasser. J'ai évité de justesse. Un peu plus, j'aurai perdu ma chance d'avoir le droit de faire des reproches à Pascal.

Depuis notre arrivée au chalet, Jess s'était montrée morose, triste. Difficile à dérider. Pascal était pourtant gentil avec elle, et jouait les maris modèle quant il en avait l'occasion. C'était une mauvaise idée.

Il risquait de lancer de mauvais signaux, et Jess risquait de redevenir la vilaine peste qu'elle était et que je détestais. Et j'avais raison... J'allais me retrouver dans son collimateur!

Vendredi soir, avant de tomber d'avoir trop abusé de Rum coca, elle s'était jointe à Caro, Vania et sa nouvelle copine, et moi. Vania ne l'aime pas beaucoup, alors elle et sa copine se sont vite éloignée quant Jess a commencé à radoter. Très vite, le radotage s'est focalisé sur Pascal. Elle voulait le récupérer. Elle ne savait pas qu'on était à nouveau ensemble. Elle a dit que maintenant qu'il en avait terminé avec l'épisode Olivia, elle avait l'intention de récupérer son mari.

Je ne sais pas si elle se souviendra demain, mais elle m'a pointée du doigt, et m'a dit de ne pas me faire trop d'idée, qu'elle n'avait pas l'intention de me le laisser. Que de toute façon, il m'avait plaquée, alors je ne devais pas m'attendre à ce qu'il retourne en arrière. Les hommes sont bien trop orgueilleux pour ça. Dans son état, je n'ai pas pensé que je devais mettre les choses au clair. Et, je préférais éviter une dispute ou bagarre entre bonnes femmes saouls.

Mais j'ai senti une angoisse me nouer l'estomac. C'était chiant de redevenir des adversaires, des rivales... Pascal se rendant compte de l'état de sa femme, est venu la chercher pour la coucher. Elle était raide. Je lui ai parlé de ce que sa femme avait dit, il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'elle était seulement saoul. Je crois qu'il ne se rend pas compte...

Et la Olivia... Malgré qu'il avait mis les choses au clair avec elle et qu'ils avaient rompu, elle continuait à lui tourner autour. Ça me rendait malade. Je ne savais pas quoi faire. Elle était là avec sa copine qui me déteste sans raison. Je n'ai jamais rien fait à cette fille, mais elle continue à me lancer des regards méchants et méprisants.

C'est la faute à Pascal, il continue à lui parler, à lui faire des sourires. Il la laisse parfois même enfiler son bras sous le sien ou le toucher, ou lui caresser le dos, ce qui me fait dresser les cheveux sur la tête. Certains doivent surement penser qu'ils sortent encore ensemble.

Elle recommence son jeu à prendre la fuite dès que Jess approche, ou à lui chuchoter des trucs à l'oreille et à rire après comme s'ils avaient partager un secret quelconque. Et Pascal la laisse faire. Je ne peux franchement pas lui dire quelque chose sans passer pour une débile de jalouse. Pourtant, j'étais clairement jalouse.

Je n'avais pas à me plaindre, comme dirait Thomas; bien fait pour moi, je n'avais qu'à le quitter...

Je les ai chopé derrière un des pans de rideaux, un peu trop proche à mon avis. Elle a essayé de l'embrasser, même s'il a détourné la tête de justesse, il n'aurait pas dû se retrouver dans cette situation, comme s'ils étaient en train de se cacher. C'était humiliant pour moi. Ils ne m'ont pas vu.

Et si j'avais pu, je serais restée. Mais j'aurai eu l'air de le suivre si quelqu'un m'avait surpris. J'ai attendu de les voir réapparaître, mais rien. J'ai vu Olivia peut-être 1/2h plus tard, toute seule. Je me demande où Pascal avait passé.

Ces quelques jours au chalet, j'avais passé plus de temps avec Thomas qu'avec Pascal. on aurait presque dit qu'il m'évitait au maximum. Ça ne faisait qu'accroître mon angoisse.

Pourtant, depuis le temps, je devrais en avoir l'habitude. Mais ça me perturbe quand même.

On avait toujours évité d'étaler notre relation devant tout le monde. Peut-être que je me trompe, mais j'avais l'impression qu'on était plus proche.

Le lendemain, Jess avait mal à la tête et elle est restée au chalet, alors que la plupart de l'équipe était sorti se balader dans la station ou sur les pistes. Cette fois, c'était moi qui était d'humeur morose, et je me serais bien passée de sa compagnie. Je n'ai même pas réussi à lire 1 paragraphe.

Oh Jess se souvenait parfaitement de ses paroles du soir précédent. Elle m'a demandé de ne pas me mettre en travers de son chemin. Elle savait aussi que j'avais rompu avec Jérémy. Je me demande comment. Je lui ai demandé pourquoi elle ne disait jamais ce genre de chose aux autres filles, comme Caroline par exemple. Pourquoi moi? Elle n'a pas répondu.

J'ai préféré laisser tomber le sujet. Je ne voulais pas me mettre en confrontation. Après tout, c'était à Pascal de régler les choses avec elle, s'il voulait vraiment être avec moi. Je ne pouvais pas faire grand chose, à part attendre et voir.

Le soir du 31, Thomas avait réservé 3 chambres dans le Palace de Gstaad où avait lieu la fête, pour qu'on puisse se changer directement sur place et descendre, sans que personne ne puisse deviner qui se cachait derrière le masque. Dès que la clé était disponible à la réception, on pouvait monter, ni vu ni connu, se changer. D'autres préféraient se changer à la villa et se rendre à la fête.

Moi et Caro, on avait choisi de se changer au Palace. Pascal avait loué une suite pour 2 jours, et il m'avait refilé la clé. Ce devait être un secret, mais, j'y allais avec Caro. J'ai essayé de lui faire croire que c'était une des chambres louée par Thomas. Je ne sais pas si elle m'a cru.

J'espère que Pascal avait loué cette suite pour moi... pour nous..


Partager cet article
Repost0

" target="_blank">