Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Juin 2017 - J'ai encore mal...

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Juin  2017

Que faire, je me souviens que trop et j'ai encore mal...

Manger avec Pascal. Jess n'est pas encore rentrée. Il voulait savoir où on en était.
Il regrettait ce qu'il avait fait et espérait que j'arriverai à lui pardonner. Je sais pas...

Jeudi, soirée avec Jérémy et ses copains. Il était si fier. Je crois qu'il est amoureux...
Ça me fait plaisir. Et moi?


Vendredi; Pascal faisait des pieds et des mains pour que je reste le week-end avec lui. Je ne pouvais pas. J'essaie de trouver un petit nom pour Jérémy. J'ai vraiment de la peine avec son prénom. Jérôme aurait été pire.

Oups, petit face à face de Pascal et Jérémy.
Pascal était à 2 doigts de tout lui dire. Il savait que je nierai tout et que je ne le reverrai plus du coup. Il s'est tut. Je me sens de plus en plus horrible de mentir aux 2 hommes que, somme toute, j'aime! Peut-être Pascal un peu plus??? Argh, je n'en sais rien...

Quant ça va trop bien avec Pascal, je prends peur. Je me rappelle si bien comme il m'avait jetée!

J'ai honte, mais j'aime toujours Pascal. Et j'aime aussi Jérémy de plus en plus. Je suis perdue.

Ne pas oublier l'anniversaire à Thomas le 19.
Argh, c'est l'anniversaire de Thomas et Pascal m'offre un cadeau??

Des clous pour l'oreille. Il m'en a offert une et garder mis l'autre. Peux pas le mettre, Jérémy s'en rendrait compte.
Cette fois, Pascal m'a suppliée à genoux. Je voulais bien lui pardonner, mais j'avais eu tellement mal. Trop facile.

Fait une apparition pour l'anniversaire de Thomas. Avant, j'avais des doutes, mais maintenant, je suis certaine que Thomas me drague! Je crois que Pascal le savait, parce qu'il le surveille. J'étais venue seule, sans Jérémy, alors je ne pouvais pas rester. Jérémy m'attend. Jess est rentrée pour l'anniversaire de son frère.

Première fois que je dis ça, mais; j'espère que Jess va rester ici. J'aurai moins de pression de Pascal...

Jeudi 22, tombé sur Pascal et Jess au Restaurant Thaï au bord du Lac.
Pascal a recommencé à me bombarder de messages. Jérémy était énervé et voulait aller lui dire 2 mots. Hum, situation à double tranchant pour moi!!! Jérémy m'avait demandé de lui parler, j'avais oublié.

Samedi; on a passé la nuit ensemble au Royal.
J'ai dis à Jérémy que j'avais un truc avec ma famille. Jérémy veut rencontrer ma famille.
Samedi, il voulait venir avec moi... hum! Je vais devoir lui parler... Aïe...
Jérémy commence à me mettre la pression pour que j'emménage chez lui!!!
Pour ça aussi, va falloir qu'on parle.

( Comment dire; je ne veux pas vivre avec qui que ce soit, je ne veux pas quitter mon chez moi, mais je veux pas que un vienne s'installer dans mon lit... ça me ficherait les boutons... Il me faut presque 1an pour présenter un type à ma famille. Et ma famille, ils peuvent être vraiment terrible... bref! )

Mardi 27: Manger avec Pascal à midi.
Je lui ai dis d'arrêter ses messages quant je suis avec Jérémy.
Pascal pense qu'on peut reprendre où on en était... Ah! Je crois pas moi !!!
Mais alors, je fais quoi? Je peux pas continuer comme ça...

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Publicité

Mai 2017 - A chacun son tour...

Publié le par JaneDo

----------------------------------------------------------------------------

Mai 2017A chacun son tour...

J'aurai dû moins déprimer et sortir plus... Tout ce que j'ai appris m'aurait remonté un peu le moral... La relation entre Pascal et sa pouffe Olivia a presque aussitôt capoté quant ils ont enfin pu se voir sans personne pour essayer de les séparer. Et moi qui avait imaginé que tout baignait dans le meilleur des mondes pour eux!

Pascal avait très vite perdu intérêt et avait recommencer à votre Caro assez régulièrement. Il dormait même chez elle et rentrait le matin se changer pour aller au boulot. Ça m'a rendue un tantinet jalouse de Caro, mais en même temps, super contente d'apprendre qu'Olivia avait perdu. Dès qu'elle a su que Jess était au courant et donc, évitait de monter au chalet, cette idiote a pris de l'assurance, a commencé à faire pression sur Pascal pour qu'il se sépare officiellement de sa femme, quitte à aller s'installer chez elle en attendant de trouver un appartement plus grand.

Wooooh, comme Pascal a du être ravi hahaha! Tout ça pour ça!!!! Il m'avait jetée, blessée, pour ça??? Il avait donc recommencé à voir Caro, sans que Olivia le sache. Elle faisait des pieds et des mains pour qu'il passe tout son temps libre avec elle. Hélas pour elle, Pascal n'en avait plus autant envi.

Pourquoi Pascal ne m'avait-il pas appelée tout de suite? Au lieu de ça, il se console dans les bras de Caro??

Pascal continuait à me harceler pour qu'on se voit. Après tout ce que m'avait raconté Caro, j'avais effectivement commencé à me rendre compte que les choses n'étaient pas aussi paradisiaque, comme Olivia essayait de faire croire quant on était en public. Yahhhh, Pascal pouvait être vraiment horrible! Souvent, il l'ignorait toute la soirée et elle passait son temps à s'accrocher à son bras, ou poser la tête sur son épaule quant ils étaient assis.

On pouvait même voir par moment (même s'il essayait de le cacher, mais je le connais), l'agacement sur son visage l'espace de quelques secondes. Hum... j'avais eu raison! Rien ne valait mieux que de laisser carte blanche quant ton partenaire te trompe secrètement. Ça gâche tout leur plaisir, la preuve...!

Je devais profiter de la situation. Je savais que Jess était aux États-Unis toute la semaine et ne rentrait, peut-être, que lundi prochain. Peut-être que je m'amuserais aussi avec les sentiments de Pascal, comme il a eu le culot de me faire. Je vais aussi jouer sur les 2 tableaux. On va voir combien de temps il supportera.

Afff, pourvu que Jérémy ne l'apprenne pas... J'avais un peu honte...

Le mercredi soir, j'ai été espionner chez Pascal. Quant j'ai vu qu'Olivia était chez lui, qu'ils s'apprêtaient à passer une gentille petite soirée sur MON canapé, j'ai voulu mettre un peu de piment et d'être une emmerdeuse. Je voulais aussi savoir s'il la laissera tomber pour venir vers moi.

Pascal l'a fait... Ouais! Gagné! Il l'a renvoyée chez elle, en promettant de l'appeler plus tard...

Dès qu'elle est partie, j'ai attendu 5mn et j'ai rappelé Pascal pour lui dire que j'avais un imprévu, mais que je passerais chez lui plus tard. Et je suis partie chez Jérémy. Avant de rentrer chez moi, je suis allée voir chez Pascal. Il était bien là, espérant me voir arriver au lieu d'aller se coucher.

Ok, je savais que ça allait être dur d'être aussi méchante avec Pascal, mais il le méritait. L'empêche, j'ai eu vraiment mal au cœur quand même de lui faire ça.

J'ai vu la déception se peindre sur son visage en apprenant que je ne viendrais pas. Je voulais voir si Pascal demandera à Olivia de revenir ou s'il irait chez elle. Ou chez Caro?? S'il quitte son appart, j'irai vérifier. Je crois que je serais furax de me voir remplacer aussi sec.

Mais non, il était déçu, ça se voyait, mais il est resté chez. Ça m'a brisé le cœur de le voir éteindre et aller se coucher, tout triste. A croire qu'il n'attendait que moi. Ma faiblesse me donnait envie de lui pardonner, et ma tête qui n'oublie pas le mal qu'on me fait, m'a rappelé à quel point j'avais souffert. Il n'était pas venu voir comment j'allais. Pascal n'avait pas eu pitié de moi, pourquoi est-ce que moi j'aurai pitié de lui?

Je suis retournée chez Jérémy en lui faisant croire que, sur le chemin, il a commencé à me manquer, et j'ai eu envie de revenir. Je voulais être gentille, parce que j'allais devenir un monstre dans les jours prochains!

Le lendemain, j'ai laissé un message à Pascal lui demandant ce qu'il faisait le soir. Un message assez vague pour qu'il ne sache pas ce qu'il devait faire. Il m'a demandé si on se voyait, mais j'avais mis dans mon message que j'étais au boulot que je ne savais pas quant je sortais, mais que je l'appelle. Il donc rentré chez lui direct après le sport.

Pour que Jérémy ne se doute de rien, j'ai été prendre un verre avec lui, puis je suis rentrée toute seule.

Après m'être assurée que Pascal attendant bien sur moi, je l'ai appelé. Je lui ai proposé qu'on se retrouve au bord du lac, comme d'habitude. Comme je le pensais, il m'a proposé d'aller chez lui. J'ai fait semblant de chipoter, puis de capituler.


Arhhh j'avais oublié comme j'aimais le voir m'attendre sur le pas de sa porte comme maintenant. Il est tellement chouky. J'ai dû me rappeler le mal qu'il m'avait fait pour ne pas être trop attendrie. Je savais qu'il chercherait à me faire l'amour, mais j'ai pu résister. J'ai tenu à rentrer chez moi. Des bisous, c'était déjà pas trop mal, il ne fallait pas que je me fasse avoir encore.

A la porte, il m'a encore retenue, embrassée... Et je suis partie. Puis, alors que je contrôlais encore la situation, j'ai craqué. Je me suis trouvé une bonne excuse; ça faisait partie du jeu.. Je suis revenue en arrière. Pascal a été si heureux de me voir à sa porte qu'on s'est laissé emporté par l'instant.

On ne parlait pas beaucoup de ce qui... risquait de tout gâcher. On est resté sur le présent. C'était mieux.

Le vendredi, je me suis fait un plaisir de le rejoindre, lui et sa bande, au Bleu. Cette fois, les rôles étaient inversés,. Alors qu'Olivia se pavanait avec mon mec, celui-ci me cherchait du regard, me faisait des sourires, ou m'envoyait des messages pour savoir si on se retrouvait après. Là, j'ai été cash; "ça dépend de toi... pour l'instant, c'est non. Tu es tout lovy-dovy avec Olivia, donc je ne vais pas vous déranger".

Pascal s'est aussitôt distancé d'Olivia et l'empêché de le coller. Ça m'a fait rigoler. Ça marchait ! Il m'avait comprise, donc il fallait que je le récompense tout à l'heure.

Pourtant, de mon côté, j'étais toute chouky avec Jérémy. J'ai aussitôt effacé nos échanges, parce que Jérémy pouvait à tout moment vouloir vérifier mon natel. Je l'avais vu regarder et froncé les sourcils en regardant Pascal envoyer des textos, pour ensuite regarder dans ma direction. Je n'ai donc pas touché mon natel, j'ai été aux toilettes le faire, et je faisais attention de ne pas regarder Pascal.

Tout s'est très bien passé comme sur des roulettes.

Je suis allée retrouver Pascal chez lui. C'était le début d'une série de rendez-vous secret. J'ai passé le dimanche avec lui. Le samedi, on était chacun sorti de notre côté pour abandonner nos compagnons et se retrouver chez lui. A Jérémy, j'ai prétendu ne pas me sentir très en forme, et que j'avais l'anniversaire d'un neveu. Ce qui était vrai, mais ma sœur n'avait rien prévu. Pascal, lui, a tout simplement ignoré les appels incessants d'Olivia.

Oh, j'avais l'impression de lui rendre la monnaie de sa pièce, alors ça me faisait plaisir. Mais en même temps, ça me rappelait de douloureux souvenirs. Dans ses moments là, j'avais envie de blesser Pascal. Mais je crois que je l'aimais plus que je ne lui en voulais... Je suis dépitée de m'en rendre compte une fois de plus!!! Ces rendez-vous secrets avaient le don de rendre les choses plus excitants, plus passionnants.

Pascal semble être redevenu aussi amoureux qu'avant!!! Même plus. Ou est-ce qu'il joue un jeu comme moi ???

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Avril 2017 - Jérémy? ou Pascal?

Publié le par JaneDo

--------------------------------------------------------------------------------------------

Avril 2017 - Jérémy? ou Pascal?

Je ne pouvais pas lui faire ça. On venait à peine de commencer à sortir ensemble, je ne voulais et ne pouvais pas le trahir comme ça. Je me suis sentie mal. Mal, parce que je savais que j'aimais toujours Pascal, mais je commençais aussi à être très attachée à Jérémy.

Il avait été là pour moi quant j'ai été au plus mal. Il m'avait sorti de ma déprime. Jérémy a toujours été adorable avec moi, comment est-ce que j'osais le trahir comme ça. Je me sentais horrible.

Quelque part, je me disais que ce baiser avec Pascal ne voulait rien dire. C'était juste comme ça. Une mauvaise habitude du passé c'est tout. Pascal n'avait rien fait qui me permette de mettre toute ma vie en balance pour lui. Et je risquais de le faire à mes frais. Non, je ne pouvais pas me laisser ébranler juste à cause d'un baiser.

Non, non, non, ça ne peut pas arriver, pas maintenant. Pascal ne pouvait pas me faire ça, alors que je commençais à peine à me remettre de notre séparation. Colère. Non mais attend, il me jette comme un vieux chiffon, et maintenant, quant ça chante à Monsieur, il m'embrasse? No way! Il se fout de ma gueule ou quoi!

Une fois de plus, Pascal jouait avec mes sentiments. Il doit bien se foutre de la gueule de Jérémy étant donné ma réaction. Argh.

Perturbée, me voilà qui commence à m'imaginer des choses, comme; peut-être que Pascal essaie de se rapprocher? De me récupérer? Peut-être que je lui manque? Je me demande si je dois lui faire confiance ou est-ce que je fabule encore?

Arhh oui, je dois fabuler, Pascal joue avec moi. Il joue avec mes sentiments. Ou il voulait tester mes sentiments pour Jérémy? Il doit bien rigoler, étant donné que je me suis laissée faire et que j'ai même répondu à son baiser. La honte!

La preuve... Plus de nouvelles de Pascal les 10 jours suivants. J'étais verte. Le rat. Salaud.

Pas été au chalet le week-end qui a suivi. Ma fierté m'en empêchait. Ç’aurait été comme si j'en redemandais. Si ça avait été Caro, elle se serait précipitée à Gstaad c'est sûr. Si seulement j'étais un peu plus comme elle! Y aller avec Jérémy alors? Nahhh... S'il apprenait ce que j'avais fait, il se sentirait humilié.

Donc, 10 jours après ce baiser, Pascal a recommencé à chercher à me voir. Ça m'a rendue furax. Quel culot. J'ai pas répondu à ses messages. J'ai décidé de le laisser poireauté pendant 10 jours.

Mon anniversaire approchait, et je recommençais à sombrer dans la déprime...

Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça, et j'avoue que Pascal me manquait. En même temps, il me foutait en colère. Il s'amusait avec moi et me traitait comme une pouffiasse qu'on prend et jette à sa guise. Ça me faisait du mal qu'il me traite comme ça. Ça me faisait mal de ne pas lui manquer.

Je ne devais pas le laisser mettre en péril ma relation avec Jérémy. Et pourtant... Ça m'arrive encore d'espérer qu'il revienne. Qu'il trouve le moyen pour me faire oublier tout le mal qu'il m'avait fait. Ou que je perde la mémoire et que j'oublie ces derniers mois.

Plus le temps passait, plus j'avais mal qu'il m'ait juste poussée de côté, écarté de sa vie sans remord. C'était donc ce que ressentais ceux qui se font jeter sans raison? C'était horrible.  Le souvenir de ses bras, des moments qu'on avait passé ensemble me hantait. Et quant j'essayais d'imaginer ce qu'il faisait et avec qui, mon sang me montait à la tête.

J'ai répondu à son message le 28... J'étais assez fière de moi. Il faisait moche, il pleuvait. On aurait dit que Pascal ne savait même pas pourquoi j'avais mis si longtemps à lui répondre... Ou il faisait semblant!

Pascal a réussi encore une fois à me prendre par surprise. Il voulait prendre congé et qu'on passe l'après-midi comme on le faisait avant; rester toute la journée au lit, sous la couette. Afff, je peux pas dire que je n'étais pas tentée.

J'avais envie d'accepté, très envie, mais en même temps, je ne pouvais pas oublier qu'on était plus ensemble, et je ne pouvais pas oublier Jérémy. Je ne pouvais pas lui faire ça.

Jess n'était pas là, comme la dernière fois qu'il avait essayé de me voir, mais je n'avais pas répondu. Pascal prétendait que c'était le destin que je l'appelle juste aujourd'hui alors qu'il faisait un temps qui lui faisait toujours penser à moi. D'ailleurs, il pensait justement à moi et avait cru que j'avais dû lire dans ses pensées pour l'appeler juste à ce moment.

Pascal m'a suppliée, encore et encore. Ciel, j'avais tellement envie de dire oui, mais je n'aurai plus pu me regarder en face. Qu'est-ce que ça aurait été facile de dire oui!

Je savais que si j'avais le malheur d'y aller, je risquais de faire une bêtise. Je n'arriverais pas à lui résister. Le souvenir de lui était encore trop vivace. J'ai réussi à ne pas craquer. Mais quant j'ai raccroché, j'ai pleuré longtemps. J'avais eu terriblement envie de courir vers Pascal.

Pour me tenter encore plus, Pascal avait pris congé, et m'avait dit que si je changeais d'avis, je savais où le trouver. Et je n'ai pensé qu'à ça toute l'après-midi et toute la soirée, même quant je mangeais avec Jérémy.

Jérémy a eu l'impression que je ne me sentais pas bien. J'avais l'air fiévreuse, les joues en feu. D'ailleurs, j'avais mal à la tête et envie de pleurer. Je pensais à Pascal, chez lui, tout seul, espérant me voir arriver. Et la pluie continuait à tomber...

J'ai été dormir chez Jérémy pour être sûre de ne pas craquer. Même si j'avais mis mon natel sur discret, Jérémy l'a entendu buzzer. Pascal n'arrêtait pas. Pour finir, Jérémy a regardé, il était furieux que Pascal ose encore me bombarder de messages. Il a voulu savoir depuis combien de temps ça durait. Je n'ai pas osé lui dire la vérité.

J'ai pris quelques libertés avec la vérité, en lui disant qu'il m'avait invitée à prendre un verre, et une autre fois, manger avec lui.

Ensuite, je ne sais pas pourquoi, mais je lui ai dis qu'on restait ami, que ça arrivait qu'il ait envi de me parler. Jérémy m'a rappelé qu'il n'avait toujours pas digéré le coup de la St-Valentin et voulait que j'y mette un terme. Il n'avait pas envi de jouer les seconds rôles.

Jérémy a dit que si Pascal comptait plus que lui, alors, c'était peut-être mieux que je le lui dise tout de suite et qu'on en reste là. S'il avait laissé passé la St-Valentin sans me faire toute une histoire, c'est parce qu'il savait qu'on avait été ensemble longtemps, et qu'on ne sortait pas encore officiellement ensemble, mais là, il ne pouvait pas continuer à fermer les yeux.

C'était bizarre de le voir si remonté... Et je ne savais pas qu'on sortait ensemble officiellement! Jérémy m'a demandé de dire à Pascal d'arrêter, sinon, c'est lui qui le ferait. Glups!

Oh la la, quant il va commencer à vouloir s'inclure dans ma famille, aïïe, ça va coincer! J'espère qu'il n'espère pas me voir emménager chez lui ! Argh, va falloir qu'on discute et très bientôt. Il faut que je sache comment il voit l'avenir, qu'il comprenne que je n'ai pas l'intention de vivre avec lui. Qu'il sache aussi que je n'ai aucune idée si j'allais ou non lui présenter ma famille... Ou peut-être dans un an... si on est encore ensemble...

Bon, d'un côté, ça m'a rassurée de le voir s'énerver... On dirait qu'il tient à moi !

Je ne sais pas vraiment ce que Pascal cherche! Il ne m'a pas dit qu'il tenait à moi, mais voulait simplement passer cet après-midi là avec moi au lit. Probablement pour voir si j'étais encore sous sa coupe. Je suis contente d'avoir réussi à ne pas craquer, mais si mon cœur faisait des claquettes à entendre sa voix et l'entendre me supplier.

Mais je sais qu'il est toujours avec Olivia, donc, il est hors de question que je le laisse jouer avec moi.

--------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Mars 2017 - Espoir qui s'envole... (part.2)

Publié le par JaneDo

____________________________________________________________________________________

Mars 2017 - Espoir qui s'envole...  (part.2)

Préparée mentalement, c'était pourtant horriblement dur. Piquée au vif de voir la pouffe d'Olivia au chalet. Elle agissait comme si elle était chez elle. Jess n'était pas là, elle bougeait beaucoup depuis quelques temps; Londres, New York, Paris, et venait rarement au chalet.

Olivia arrivait difficilement à cacher son animosité envers Caro, qui était toujours près de Pascal.

J'ai aussi remarqué que Pascal empêchait Olivia d'être ouvertement mauvaise vis-à-vis d'elle. Ça me faisait mal aussi. J'étais un peu jalouse de la place qu'avait toujours Caro, alors que moi j'étais hors jeu depuis longtemps.

Je crois que j'ai été plutôt contente de remarquer la surprise de Pascal en me voyant débarqué au chalet.

J'avais pris mes bouquins, j'avais prévu de faire comme je faisais d'habitude; lire au coin du feu dès que j'en avais l'occasion. J'ai dit bonjour à presque tout le monde, et à Pascal, juste fait un signe de la main de loin. Je n'ai pas eu le courage d'aller vers lui. C'était idiot, mais voilà quoi.

J'ai presque tout de suite été prise d'angoisse; Pascal était attiré par les femmes rondes et plus âgée que lui, Caro et Olivia toujours rondes, correspondaient aux goûts de Pascal, moi, plus du tout, j'avais perdu toutes mes rondeurs. Aussi, j'avais retrouvé mon visage poupin, ce qui fait que j'avais l'air plus jeune que je ne l'étais en réalité, et j'avais perdu mes gros nibards, tout ça rajoutait à mon angoisse.

Est-ce que Pascal m'aimera toujours comme ça? Soudain, je regrettais d'être venue...

Arhhh, le constat me faisait me sentir mal dans ma peau. En plus, je m'étais coupé les cheveux très courts et colorés couleur cognac. De loin, on aurait pu croire que j'étais sûr de moi, mais beaucoup ne m'ont pas tout de suite reconnue, ce qui augmentait encore mon malaise. Je ne ressemblais plus à la Jane qu'ils connaissaient.

Le vendredi soir, après avoir fait un petit tour de ceux que je connaissais, j'ai voulu monter me changer pour sortir. Pascal s'est débrouillé pour se charger de mon sac. Ce n'était pas lourd, j'aurai très bien pu le monter moi-même. Appuyé au montant de la porte, il est resté là à me regarder en souriant. Il était content de me voir.

Mon cœur n'aurait pas supporté de le regarder directement, alors je faisais celle qui était occupée à ranger ses affaires. Pascal m'a reproché gentiment de ne pas lui avoir dit bonjour. Puis, il a poussé la porte et est venu m'embrasser, juste un bisou sur la bouche. Je l'ai regardé surprise. Sa main sur mon visage, ses yeux pétillants, la fossette de son petit sourire faisaient flipper mon pauvre cœur.

Seule dans ma chambre, je suis restée un moment à palpiter, le cœur battant en désordre. Est-ce que peut-être... Non! Voilà que je recommence à me faire des idées!!!

En bas, j'ai fait comme si rien ne s'était passé, et surtout, éviter de le regarder. J'avais le sourire et je discutais avec ceux que j'aimais bien. Thomas m'avait tirée à côté de lui et avait passé un bras autour de ma taille. De temps en temps, il me faisait un bisou sur la joue, me disant à quel point il était content de me voir. C'était rassurant.

J'ai passé une chouette soirée. Dans le bar où on a été prendre un verre avant de finir en boîte, Pascal restait tout près et a cherché à discuter avec moi à plusieurs reprises, mais Olivia s'est arrangée pour nous interrompre à chaque fois.

Je n'avais pas vu la nouvelle copine à Thomas, je pense que c'est pour ça qu'il est resté collé à moi, jouant les chevaliers servants. C'était amusant et rassurant. D'ailleurs on a beaucoup dansé ensemble. Pascal a dansé avec moi aussi 1 ou 2, peut-être 3 fois. La 2ème fois, Olivia est venue se planter là.

Elle ignorait peut-être que je connaissais Pascal depuis plus longtemps qu'elle, et on avait l'habitude de danser ensemble. Ça venait naturellement.

Et hum... Olivia ne dansait pas très bien. On aurait dit qu'elle n'entendait pas le tempo, ce qui donnait l'impression de danser à côté de la mesure. Olivia bougeait beaucoup du popotin, probablement parce qu'elle pensait être sexy, mais ne suivait pas le rythme. On dirait que c'était un exercice pour faire sexy. Un peu ridicule.

Olivia a bien essayé de se mettre entre nous, en me tournant le dos, se plaçant devant Pascal. Il lui souriait, mais se débrouillait pour qu'elle soit obligée de se retourner ou se mettre de côté.

C'était subtile. Caro et moi avons quitté la piste avant qu'elle ne lui fasse une scène ou lui demande de retourner à la table. Elle l'a fait un peu plus tard, mais Pascal lui a dit qu'il arrivait et a continué à danser avec moi et Caro.

Avant de voir Pascal partir avec sa pouffe, j'ai préféré rentrer avant eux et dormir avant qu'ils ne rentrent. Je ne voulais pas les imaginer ensemble, ou l'imaginer dans ses bras. Heureusement, les verres de vodka que j'avais bu allait m'aider à sombrer rapidement dans les bras de Morphée.

Quant je me suis levée le lendemain, Pascal et quelques autres copains étaient déjà parti, soit skier, surfer ou faire un sport quelconque. J'avais pensé rester tout le week-end, mais j'ai soudain eu envie de rentrer. Caro était avec eux, alors je lui ai laissé un message, comme à Thomas et je suis partie.

Je savais que Pascal allait être déçu que je ne lui ai rien dit. Tant pis.

Les semaines qui ont suivi, Pascal a essayé une ou deux fois de m'appeler, mais je n'ai pas osé répondre. J'ai répondu 1 fois sur 2 à ses messages. Oh, il ne disait rien de compromettant, juste des "coucous, ou comment tu vas, qu'est-ce que tu fais, ou ça te dit de venir prendre un verre avec moi ce soir, ..."

Thomas avait recommencé à m'appeler plus régulièrement. Je lui ai dis que ses appels m'avaient manqués, et je ne me suis pas gênée de lui reprocher de m'avoir laissé tombée dès qu'il a eu une copine.

Puis un soir, fin mars, Pascal, après avoir essayé de m'appeler sans succès, m'a laissé un message pour me demander d'accepter de le voir juste 5mn...

J'étais chez Jérémy, et on s'apprêtait à dormir. J'avais pensé tout simplement ignorer son message. Puis, je me suis rappelée, qu'il y avait pas si longtemps, je lui avais fais la même demander et il avait répondu présent. Ce serait horrible si je ne répondais pas ou n'allais pas le retrouver, parce que la prochaine fois, lui aussi pourrait m'ignorer et ça me ferait du mal.

Jérémy, médusé, m'a vu sauter du lit et m'habiller à la hâte. J'ai bafouillé que je devais rentrer et je suis partie à toute vitesse. Je voulais éviter de m'enfoncer dans les mensonges. Je suis sûre que demain, il va me demander ce qu'il y avait et d'ici là, je trouverais certainement une bonne excuse.

On s'est retrouvé au même endroit. Pascal était déjà là et m'attendait adossé à sa voiture. Je l'ai laissé me serrer dans ses bras. J'ai senti son bisou dans le cou. Je pense qu'il le sait, parce que j'ai frissonné de tout mon long.

Au moment de se séparer, Pascal m'a retenue et a osé m'embrasser. Ce n'était pas juste un bisou sur la joue ou sur les lèvres, mais un vrai baiser. J'avoue que je m'y attendais pas. J'étais même un peu choquée. Ce qui m'a choqué, c'était que j'avais répondu à son baiser.

Je crois que j'ai dû prendre la fuite après. Je ne me rappelle plus très bien. Rien que de penser à son baiser, j'ai les joues qui picotent. Je dois être toute rouge, enfin, mes oreilles.

Si j'étais restée, je ne suis pas sûre que j'aurai pu lui résister s'il aurait cherché à aller plus loin. J'avais un peu honte d'avoir répondu à son baiser. Honte vis-à-vis de Jérémy. Et la question de ma relation avec Jérémy m'a perturbée...

____________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Publicité

Mars 2017 - Espoir qui s'envole (part.1)

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------

Mars 2017 - Espoir qui s'envole  (part.1)

Cela faisait des mois que Pascal m'avait jetée, mais je souffrais toujours autant. De voir Pascal même de mal me faisait mal maintenant. Mais... de ne pas le voir me pesait aussi. Pascal me manquait jusqu'à l'os. Parfois la manière qu'il m'avait traitée me fichait en colère. Dans ces moments là, qui durait maintenant parfois quelques jours, je recommençais à fonctionner. Ça avait l'avantage de me sortir temporairement de ma déprime.

J'avais perdu beaucoup de poids, je ne ressemblais plus à la petite rondouillette que Pascal aimait tant. La colère me rappelait qu'il en avait rien à foutre. Alors je ressortais faire la fête avec des amis, dans les bars.

Jérémy naviguait de plus en plus dans ma sphère. On commençait à se voir de plus en plus. J'étais parfois contente de passer mes soirées avec lui. Et c'était souvent quant la morsure de l'absence de Pascal me donnait envie de mourir.

La seule chose que je n'avais pas encore trouvé le courage de faire, était d'aller rejoindre mon ex-équipe à Gstaad. C'est vrai que j'en avais de plus en plus envie. D'y penser, si je n'étais pas dans la période "déprime noire", alors je sombrais.

Thomas et Caro m'appelaient de moins en moins. C'était de ma faute, mais ça me déprimait quand même. Je pense qu'ils savaient que j'allais refuser ou inventer une excuse.

Je n'avais pas pu trouver le courage d'aller avec Jérémy au chalet à Gstaad, parce que ça aurait signifié, plus que tout autre chose, qu'on était ensemble, qu'on sortait ensemble.

Et je crois que quelque part dans le fin fond de ma conscience, j'espérais encore que Pascal me reviendrait. Ces moments là, je m'enfermais chez moi, non comunicado, et je pleurais en silence, comme une pauvre madeleine, cachée dans ma chambre. Ces moments là, le chagrin me donnait l'envie de ne plus exister. Je sombrais jusqu'au fin fond du gouffre. Je priais à Dieu, que je sais ne pas exister, avec la folle envie de faire un pacte avec le Diable, entité qui existait peut-être, une âme mauvaise qui flotte autour de nous, prêt à engouffrer notre vie et notre âme.

Si je décidais d'aller au chalet, pour moi, je devais y aller seule. Avec Jérémy, ça voudrait dire partager la même chambre, et porter l'étiquette de couple. J'avais peur de ruiner mes chance, s'il y avait un mince espoir que Pascal revienne. De me rappeler, que lui se foutait pas mal de moi et de ma vie, me faisait ou sombrer ou me révoltait.

Dans ces moments, je me rappelais des moments passé ensemble, de sa tendresse, de faire l'amour avec lui, de ses sourires, du son de sa voix, de son rire... et je me rappelais que c'était avec une autre maintenant. Qu'il ne devait certainement plus penser à moi. Je savais bien qu'il fallait que je me secoue et que j'arrête de fantasmer sur le passé.

Jérémy était adorable. Mais bon, c'était pas difficile, ils sont toujours adorables au début. Je vivais encore trop dans le passé avec l'espoir inutile de retrouver les bras de Pascal, pour faire attention aux défauts de Jérémy. Il en avait sûrement, mais j'étais contente de l'avoir et de ne pas être seule, sinon, je crois que je passerais mon temps à pleurnicher sur mon sort.

J'avais aussi revu Layne, et à ma honte, j'ai passé la soirée à lui parler de Pascal... J'ai fait l'amour avec lui, pour me convaincre que je le pouvais encore, que je ne sortais pas avec Jérémy. Aussi peut-être pour le garder comme carte de secours. Avec tout le poids que j'avais perdu, Layne me trouvait nettement plus sexy, et me l'a fait comprendre.

Un soir, j'ai craqué et j'ai appelé Pascal. J'avais pleuré presque 1h sur la perte de celui que j'avais cru m'aimait, parce qu'il était évident que ce n'était plus le cas. Puis, déchirée de douleur, je l'ai appelé, après lui avoir laissé un message pour l'avertir que j'allais l'appeler. Il devait être plus de 22h, c'était tard, mais c'était le seul moyen d'être sûre qu'il n'était pas à un entrainement quelconque.

J'avais passé chez lui et je n'ai pas vu sa voiture. Il n'y avait pas de lumière. J'étais désespérée. J'avais roulé à travers la ville, et je me suis parquée au bord du lac, à un endroit où on se retrouvait parfois, il y a bien longtemps. J'avais tellement envie de le voir, alors j'ai fais ce que je n'aurais jamais imaginé faire; faire le 1er pas et le contacter.

Je n'ai pas tourné autour du pot et lui ai dit que j'avais envie de le voir. Je voulais qu'il me serre dans ses bras. Même si c'était seulement 2mn, et après je m'en irais, je ne l'embêterai pas. J'étais surprise qu'il n'ait pas cherché à m'envoyer bouler. Il a juste demandé où j'étais.

De le voir, mon cœur a sombré. Horrible, mais j'aimais toujours Pascal et je lui étais reconnaissante d'être venu. Je me suis collée à lui et l'ai entouré de mes bras. Il m'a serré contre lui sans rien dire. Je crois que je me suis remise à pleurer, mais en silence. D'être dans ses bras était un bout de paradis pour moi.

Je crois qu'on est resté 5mn comme ça. Puis je me suis forcée à me détacher de lui pour partir, comme je l'avais promis. Pascal m'a retenue et a dit qu'il n'était pas pressé. Alors j'en ai honteusement profité.

Toujours sans un mot, il m'a serré dans ses bras. Ahhh, le bonheur de sentir son corps contre le mien. J'aurai voulu me noyer en lui.

Pascal me serrait fort. Alors j'ai commencé à débloquer et à imaginer qu'il en avait peut-être aussi eu envie, et que c'était pour ça qu'il était venu. Peut-être que je lui manquais. Puis j'ai pleuré en réalisant que je fantasmais seulement. S'il en avait tellement eu envi, il m'aurait appelée depuis longtemps.

Je crois qu'on est resté comme ça au moins encore 15 minutes. Pascal me caressait la tête, la nuque et je frissonnais de sentir la chaleur de ses mains. De sentir sa tête appuyée contre la mienne. Parfois sa joue.

J'avais envie de lui caresser le visage, sentir ses lèvres sur les miennes, mais je me suis retenue. Je ne voulais pas lui faire regretter d'être venu.

Sans oser le regarder dans les yeux, lentement je me suis détachée de lui. J'ai dû murmurer un merci et je suis partie. Il n'a rien dit. Dans mon rétroviseur, je l'ai regardée debout devant sa voiture, les mains dans les poches, me regarder m'éloigner.

J'avais moins de peine. Je n'ai pas trop pleuré. Je crois que j'éprouvais un énorme soulagement que Pascal soit venu. Son silence aussi m'avait fait du bien. Ç’aurait été atroce s'il m'aurait demandé ce que je voulais, pourquoi je l'avais appelé, pourquoi je ne me suis pas tournée vers quelqu'un d'autre. Non, il n'avait rien dit et c'est ce qui avait soulevé le poids qui pesait sur mon cœur. J'avais moins mal.

Je n'ai pas été au chalet ce week-end, je me serais sentie plus que gênée. Mais le week-end suivant, alors que Jérémy était en déplacement, je suis allée à Gstaad.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

13 au 28 Février 2017; Un peu déçue...

Publié le par JaneDo

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

13 au 26-28 Février 2017; Un peu déçue...

Mardi soir, j'étais nerveuse. Je vais pas mentir, j'espérais que Pascal avait insisté pour me voir, pour me dire qu'il voulait qu'on se remette ensemble; qu'il avait plaqué Olivia... Donc, j'étais nerveuse, mais aussi, très excitée. Je voulais être au top. Parce qu'enfin, si Pascal avait tellement voulu qu'on se voit, c'était parce qu'il avait quelque chose d'important à me dire.

Mon cœur tapait à plein régime, mes jambes me tenaient à peine quant je suis entrée. Pascal s'est levé et mon cœur a raté quelques battements. Aïïïïe, je le trouvais toujours aussi... Ouf, le souvenir de ses derniers mots quant il m'a jetée m'ont aussitôt remis la tête à l'endroit.

Sans un sourire, je me suis assise et j'ai attendu. Il avait fait un geste qui indiquait qu'il pensait me faire la bise. Son bisou sur la joue, il pouvait se le carrer où je pense. Je n'avais pas l'intention de lui facilité les choses. Pascal m'observait et ne disait rien. Ça me foutait mal à l'aise.

J'ai fini par briser le silence, le regarder et lui demander pourquoi est-ce qu'il avait fait ça; pourquoi m'inviter moi et pas sa copine du moment (failli dire "la connasse") ou sa femme! Après avoir jouer un petit moment avec sa serviette, il a plongé ses magnifiques yeux verts dans les miens. Aïïïe, je dois faire attention de ne pas me laisser attendrir. L'horreur, c'est que je l'aime toujours ce voyou. Mon cœur bat toujours de travers dès que je suis trop prêt de lui.

Pascal a dit qu'il voulait passer cette soirée avec moi. Comme toutes les St-Valentin. Même si parfois il n'avait pas pu. On avait été ensemble si longtemps, qu'il trouvait normal d'être avec moi ce soir.

  • Maintenant qu'on n'est plus ensemble? J'ai secoué la tête. Ça n'a aucun sens!

 

Je faisais attention de ne pas me lâcher, de ne pas sourire, de me montrer froide. Je crois que Pascal le sentait. Il ne souriait pas non plus, et semblait contrarié. Peut-être à cause de mon humeur. Je montrais bien à quel point j'étais mécontente d'être là. Bras croisés, regards fuyants, je soupirais beaucoup. Comme si j'attendais que le temps passe au plus vite.

Pascal m'a expliqué que, parfois il n'avait pu se libérer pour des occasions comme la St-Valentin ou Nouvel An et il savait à quel point ce genre de fête comptait pour moi. Il savait que j'avais été extrêmement déçue, mais ça ne voulait pas dire que ça ne lui faisait rien. Bien au contraire.

Je restais sur mes gardes, et j'attendais. J'espérais. Mais, rien de ce qu'il disait ne pointait dans la direction espéré. Pascal ne cherchait pas à recoller les morceaux comme je l'avais rêvé.

J'ai pensé à Olivia. Elle devait sûrement être furax que Pascal n'avait pas pensé à elle ce soir. Je me suis détendue. Il fallait que je fasse un effort, que je remette un pied dans la place. Si je voulais continuer à avoir une petite chance, je ne devais pas rester aussi distante.

On s'est mis à discuter, même quant on a été servi. Il m'avait invitée à La Grappe d'Or à Lausanne. Un des restaurant les plus côté et cher. Et c'était bon. Pourtant, je ne pouvais pas trop mangé. J'avais promis à Jérémy de passer chez lui. Il me préparait à manger.

Pascal m'avait invitée, parce qu'il espérait qu'on reste proche, qu'on soit ami. Il voulait que je sache que je pouvais toujours compter sur lui. Il voulait renouer le contact, qu'on discute pour réussir à tirer un trait sur ce qui nous éloignait. Il n'aimait pas comme les choses ont tourné, qu'on ait l'air de se faire la gueule. (Pfff, impossible!) Il voulait que je continue à faire partie de sa vie.

Comme amie? Pascal, tu rêves!

Pascal a remarqué que je ne faisais que goûter un morceau par-ci, un morceau par-là. Je lui ai dis que Jérémy me préparait à manger. Mais je ne pouvais pas ne pas goûter. Pascal a fait la grimace. Il a voulu savoir ce qu'il en était avec "ce Jérémy". Je trouvais que ça ne le regardait pas vraiment, et je préférais ne pas en parler avec lui.

J'ai perçu un petit grincement... J'espère que ça lui fait quelque chose... Après tout, moi aussi je supportais bien le fait qu'il soit avec une autre. C'est pas pour autant que j'ai envie de parler d'elle avec lui. Pascal pensait qu'on pouvait partager ce genre de choses, étant donné qu'on était plus que des amis. Moi non.

Un peu après 22h, j'ai filé. Jérémy m'attendait. Je lui avais dis que je serais chez lui à 22h au plus tard et j'étais en retard. J'ai laissé Pascal devant le restaurant. Les mains dans les poches, il m'a regardé m'éloigner. Il y était encore quant j'ai passé en voiture.

Jérémy a été chouky, il m'avait préparé un petit festin. Puis, il m'a avoué que c'était sa mère qui avait fait le plus gros; Filet mignon de veau, sauce aux morilles. Et c'est lui qui a préparé les frites seulement quant je suis arrivée. Ah, c'est lui qui a préparé les carottes vichyssoise aussi. Un délice total. Il savait que c'était un de mes plats préférés.

J'ai dormi chez lui et je me suis levée en même temps que lui, pour rentrer chez moi après le petit café du matin ensemble.

Il va falloir que je fasse attention de ne pas rester chez lui trop souvent, surtout au début. Peut-être aussi que je lui explique que je n'ai aucune envie de vivre à la colle avec qui que ce soit. J'aime vivre seule. Il va sûrement me poser la question de mes colocs, donc il va falloir que je lui explique que, les colocs vivent leurs vies, eux comme moi n'avons pas de compte à nous rendre.

Vendredi, Jérémy m'avait proposé de partir en week-end avec lui. Il devait être à Oslo lundi matin pour le boulot. Afff, j'aurai bien aimé passé une soirée avec lui, mais peut-être pas tout le week-end. Et je n'avais pas trop envie d'être plantée à Oslo par ce froid le lundi.

En plus, on ne se connaît pas encore assez pour que j'aie le courage de me lancer dans un week-end entier avec lui. Mais, je ne peux pas vraiment lui dire ça, sans que ça le fasse tiquer! Ma porte de sortie a été une fois de plus ma famille. Je crois que j'ai un peu peur de m'attacher... Parce que je crois que j'ai peur de finir par le décevoir si tout à coup je me laisse encore entraîner dans ma folie pour Pascal.

Argh... je sais que quelque part... je l'attends toujours... j'espère toujours... et plus le temps passe, plus j'ai peur, pus j'ai mal qu'il soit encore avec cette greluche. Et quand je pense à ça, je lui en veux et je me refuse à retourner vers lui. Mais, hahaha, soyons sérieux, il n'a pas l'air de le vouloir. Il veut de l'amitié... le con, est-ce qu'il pense vraiment que ça me suffit? Mais bon... s'il n'a rien d'autre à m'offrir... .... ça... ça me fait mal d'y penser...

Mais je ne le veux pas... Je ne peux pas permettre, même à Pascal de me traiter comme il l'a fait. Pourtant... pourtant... il y a des moments où je sens la morsure, l'envie infini d'être prêt de lui. De le sentir à côté de moi, de dormir dans ses bras... Arf, non non et non, je ne dois pas y penser.

Donc, samedi, on a passé la soirée ensemble et je suis rentrée, vu que, d'après mon excuse bidon, j'avais un dimanche en famille. J'ai un peu regretté, parce que je passais un super moment. Il était tout doux et adorable avec moi. Je me suis trouvée rude de partir juste après avoir fait l'amour. Je me suis sentie coupable, alors je me suis rattrapée en l'appelant dès que je suis arrivée à la maison. On a papoté jusqu'à s'endormir au téléphone.

Jérémy est rentré mercredi d'Oslo, et devait repartir à Paris le jeudi soir, donc on n'a pas pu se voir. Il avait des amis à Paris et aurait aimé que sa copine "moi", l'accompagne à Paris. Hum, encore une fois, trop tôt, alors j'ai inventé une excuse.

Le week-end, alors que Jérémy sera à Paris, j'étais sensée monter à Gstaad rejoindre mon ancienne équipe. J'avais dis à Caro que j'y allais. Mais, le vendredi, j'ai flanché, je n'avais pas envie d'y aller. J'avais envie d'être un peu seule.

Marie m'avait aussi invitée pour les 18ans de Roméo, mais... hum... je n'avais pas envie de bouger de la maison. Kaya et Valério n'étaient pas là, alors j'avais toute l'appart pour moi, et je comptais bien profiter d'un de tranquillité. C'était le pied!

Pascal avait imaginé que j'allais courir à Gstaad je crois. Parce que ne me voyant pas arriver vendredi soir, il a appelé. Évidemment, je n'ai pas répondu, le laissant imaginer ce qu'il voulait. Je n'y suis pas allée parce que je pense qu'il faut que je reste à distance de Pascal. J'ai trop peur d'être trop prêt de lui. Je sens que je ne suis pas encore assez forte, parce que je l'aime toujours à la folie... même si je crois que je commence à aimer Jérémy.

Je crois qu'on peut aimer 2 personnes en même temps...

Jérémy a passé le week-end à m'envoyer des photos de ses amis avec ou sans lui, d'où il était, me racontant ses aventures du week-end. J'ai essayé de répondre à tous ses messages, mais il y en avait trop. Pour finir, j'aurai dû rester constamment plantée sur mon natel et je n'aurai pas pu regarder mes films ou faire de siestes. Alors de temps en temps, je lui disais que je devais y aller, que je n'avais pas de réseau, que je répondrais dès que je rentrerais...

Aïe, je suis une horrible solitaire... J'espère qu'il supportera mes travers!!!

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

01 au 12 Février 2017; Nouveau début?

Publié le par JaneDo

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

01 au 12 Février 2017; Nouveau début?

Pascal m'a invitée pour la St-Valentin... Je sais que j'aurai dû refuser, et que c'était trop vite après s'être vu après un mois entier sans nouvelles. J'aurai dû dire non, mais... je n'arrive jamais à lui résister. J'étais aussi curieuse, Curieuse qu'il m'invite moi, alors qu'il sort visiblement avec quelqu'un d'autre, et que sa femme était là!

On s'était croisé à la petite sauterie que Paul avait organisé au chalet de ses parents à Verbier. Paul m'avait appelée personnellement et insisté que je vienne.

J'étais sortie avec Jérémy dans l'expectative d'une occasion de ce genre. J'avais perdu plus de 25kg, je souffrais toujours autant du manque et de la séparation. Je ne me ressemblais plus. J'avais aussi du mal à tourner la page et tout simplement... vivre!

Pourtant, Jérémy me plaît bien. Il a un joli sourire. Il est discret et sûr de lui, une qualité que j'aime chez un homme. Oui, j'aime beaucoup son sourire et sa manière concentrée de faire attention à ce que je dis. Par contre, son prénom me dérange toujours autant.

Quant je l'ai invité au chalet à Verbier, Jérémy m'a posé des tas de questions. Il était au courant que je sortais avec Pascal. Au courant aussi que chaque fois qu'on s'était séparé, j'étais retournée avec Pascal. Il avait entendu qu'on n'arrivait pas à se séparer. Il a voulu savoir si je l'avais invité pour titiller Pascal. Bref, il voulait savoir s'il était un pion.

J'aurai pu mentir, mais j'ai préféré lui donner une demi vérité; que je ne voulais pas y aller toute seule. J'avais réalisé qu'il savait beaucoup de choses. Je ne savais pas comment il avait pu apprendre autant de choses sur moi, sur nous. Je suis certaine de ne l'avoir jamais vu avec l'équipe.

J'avais donc réservé 2 chambres dans un hôtel de la station pour nous. Je ne voulais pas dormir au chalet avec tous les autres. Et ça nous permettait de partir si on le voulait. Quant je disais que Jérémy était sûr de lui; il a fait aussi des réservations, mais 1 seule chambre. Donc, j'étais consciente que j'allais passer à la casserole!

On est arrivé à la petite Party en début de soirée. Les autres étaient là certainement depuis le début de l'après-midi.

C'était bizarre de voir tout le monde. Caro a failli pleuré de me voir après un si long silence. J'ai été remercier Paul pour son invitation et lui ait présenté Jérémy. Faut dire que j'aime beaucoup la station de Verbier. Peut-être même plus que Gstaad.

J'avais l'impression d'être la petite nouvelle, parce que tout le monde me disait à quel point j'avais changé et tout. Hum, ça m'a embarrassé; d'avoir autant maigrit, montrait que j'avais dû souffrir un max de ma rupture d'avec Pascal. J'espère seulement que j'arriverai à démontrer que c'était du passé.

J'ai salué tout le monde, sauf Pascal et Olivia. Je me suis arrangée pour saluer Thomas en vitesse quand Pascal s'est éloigné. Jérêm se lie facilement, alors il ne lui a pas fallu longtemps pour s'intégrer. Son attitude me plaisait et je me suis même surprise à l'observer. Caro m'a fait remarqué que je le regardais tout le temps et que je souriais aussi. Elle m'a aussi dit que Pascal, lui aussi m'observait.

Peu avant qu'on parte, je suis sortie sur la terrasse fumer tranquillement. Jérêm faisait tout le travail de sociabilité pour moi. J'étais rassurée. J'avais eu peur qu'il se sente mal à l'aise. Faut avouer qu'il n'est pas mal du tout; cheveux châtain clair, qui lui arrivent aux épaules, qu'il avait attaché en queue de cheval. Épaules larges. J'étais assez fière d'être avec lui, il est beau gosse!

Pascal est sorti me rejoindre sur la terrasse et j'ai voulu filer. Je n'étais pas sortie dans l'intention qu'il me poursuive. Et je ne voulais pas que Jérêm me voit en train de lui parler.

Mais Pascal m'a barré le chemin. Il m'a reproché de l'avoir ignoré, de ne pas lui avoir dit bonjour. Il m'a dit que j'étais jolie, mais qu'il préférait quand même mieux quant je suis plus ronde. Alors là, qu'est-ce que je m'en fous de ce qu'il préfère!

A vrai dire, ça m'a emmerdée de devoir lui parler. Ce n'était pas prévu, j'aurai dû partir avant, ne pas lui laisser l'occasion de m'aborder.

Sans perdre de temps, Pascal m'a proposé de manger avec lui le soir de la St-Valentin. J'ai refusé. Il a insisté. Je lui ai dis que j'avais d'autres plans. Je pense que Jérêm m'invitera certainement pour la St-Valentin, alors je ne pouvais pas accepter l'invite de Pascal. Et je n'en avais pas envie.

Pascal croyait quoi? Que j'étais à sa disposition ou quoi? Que je n'attendais que ça? Ça avait toujours été la galère à la St-Valentin, et maintenant qu'il est avec une autre, il pensait que j'attendais sur une étagère qu'il pense à moi ce jour là? Pfff, pas question.

Puis, il a fait un truc qui m'a fait sursauté et mise mal à l'aise et m'a obligée à accepter pour qu'il se relève et arrête; il s'est mis à genoux et m'a suppliée d'accepter. Malade! A travers les baies vitrées, son geste n'a pas passé inaperçu. D'ailleurs, la connasse d'Olivia s'est immédiatement pointée pour lui demander ce qui se passait. J'en ai profité pour me tirer.

Je pensais que Jérêm n'avait rien remarqué, mais quand on est parti une demi heure plus tard pour rentrer à notre hôtel, il m'a demandé ce que c'était le cirque sur le balcon tout à l'heure. Alors je lui ai dis. C'était aussi pour le bloquer plus tard, s'il avait eu l'idée de m'inviter pour la St-Valentin. Et comme je le pensais, il m'a dit que pour lui, ça allait de soit qu'on se voyait ce soir là. Maintenant c'était fichu.

Il m'a demandé si j'avais l'intention de retourner vers Pascal. J'ai dis que non, qu'il en était pas question. Que Pascal m'avait invitée pour se racheter de la dernière St-Valentin qu'on n'avait pas pu passer ensemble.

En fait, je ne savais pas vraiment... et j'étais curieuse de voir comment les choses allaient évoluer avec Jérêm... Est-ce que c'était aussi le cas de Pascal quant il m'avait plaquée?

Au lieu d'aller directement à l'hôtel, Jérêm m'a entrainée dans le Pub du centre de Verbier. C'était plein à craquer, mais on a trouvé 2 tabourets dans le fond au bar. Je crois que c'était la première fois qu'on se retrouvait en tête à tête aussi près l'un de l'autre. Je ne parle pas des 2 dîners en tête à tête, parce qu'on était séparé par la table, et occupé à manger.

Là, la musique, les lumières tamisées, Jérêm s'est mis à me draguer... et j'avoue que ça marchait... ça ne me déplaisait pas du tout... On s'est mis à se faire des petits bisous, puis à s'embrasser.

Wahhh, il embrasse bien! Ses lèvres sont douces, et pas de langues intrusives et rotatives! J'aime! Et j'avoue aussi que... faire l'amour avec lui était... positivement génial ! Je ne pensais pas que j'apprécierai autant. C'était vraiment génial. J'étais toute retournée.

Et pas une fois je n'ai pensé à Pascal pendant cette nuit dans ses bras. Ce qui m'a quelque peu perturbée le lendemain.

Parce que, avant de quitter le bar hier soir, l'équipe qui était au chalet ont débarqué. On ne faisait pas vraiment attention aux autres. Ce n'est que quant Caro est venue vers nous qu'on a su qu'ils étaient là. Je n'ai pas cherché Pascal des yeux, mais je l'ai croisé sur le chemin de la sortie. Nos yeux se sont accrochés l'espace d'une seconde.

Paul nous a arrêté dans notre progression. Il croyait qu'on était parti, et nous invitait à passer la nuit au chalet. Jérêm lui a dit qu'on avait préféré prendre une chambre dans un hôtel, n'étant pas sûr qu'il y aurait de la place. Heureusement, c'était trop tard pour qu'on puisse changer quoi que ce soit. Jérémy avait répondu pour moi.

J'aime cette manière de prendre les choses en mains! J'étais contente de rester en retrait et laisser mon homme s'occuper de tout. On se tenait par la main, et j'ai vu les yeux de Paul effleurer nos mains à plusieurs reprises dans les quelques minutes qu'ont duré l'échange.

On est rentré le lendemain après midi. Jérêm espérait qu'on passe le reste du week-end ensemble, mais j'ai prétendu avoir des obligations familiales le dimanche. On a passé l'après-midi et la soirée ensemble, et Jérémy m'a ramenée chez moi un peu après minuit. Je voulais rentrer me remettre de mes émotions. Sautiller de bonheur, sourire comme une idiote; toutes ces petites choses que font les filles quant personne ne les regarde.

Je m'attendais à trouver des messages de Pascal, mais il n'y en avait aucun. Caro par contre me disait que Pascal avait passé une mauvaise soirée et était de super mauvaise humeur. Il n'avait pas dû aimer voir que j'avais tourné la page sur lui. Il l'avait questionnée pour lui tirer les vers du nez. Elle n'avait pu lui dire grand chose, parce qu'elle ne savait pas qu'on avait commencé à se voir.

Je ne savais pas si ça me faisait plaisir ou non de savoir que j'avais réussi à ébranler Pascal. Je crois que ça m'était un peu égal. Je crois que je commençais à éprouver quelque chose pour Jérémy, malgré son prénom. Et je voulais voir... Jérémy était intéressant. Non, il m'intéressait. Je ne voulais pas arrêter de le voir... Même pour Pascal ?

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Janvier 2017: L'année commence mal

Publié le par JaneDo

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Janvier 2017: L'année commence mal

C'est l'hiver, oui, je me sens hiver. J'ai froid, les journées passent à la vitesse d'un escargot. Et les nuits... je n'arrive pas à dormir. Je suis profondément triste. Comment peut-on effacer quelqu'un qu'on dit aimer, avoir aimé, aussi facilement? Comme un pet dans l'eau? Est-ce que ça lui arrive de même penser à moi? Un peu? De temps en temps? .... jamais?

Tout me semble sombre autour de moi. Noir. Pascal m'a juste effacée. Oubliée.

Tout me fait mal, comme de savoir qu'il sourit à un autre visage, il rit avec une autre. Et je ne veux même pas penser au reste, sinon, je vais encore avoir envie de mourir. J'ai perdu 10kg pendant les fêtes. Le moment où tout le monde s'empiffre et prend du poids, moi j'en ai perdu sans effort.

Je me suis forcée à manger, mais on dirait que la dépression bouffe tout.

Grâce au ciel, je suis seule à la maison, sinon je serais obligée de me cacher dans ma chambre. Je peux circuler en zombie dans mon appart sans faire peur à qui que ce soit.

Ahhhh, la vue depuis mon balcon est à couper le souffle. J'adore trop. Je ne me lasse pas de m'assoir là, malgré le froid et regarder le lac, les lumières du soir sur la ville. J'aime, j'aime, j'aime cet appartement. C'est presque la seule chose qui donne un peu de répit à mon état de légume zombi-ïque.

Mais pourquoi est-ce que je crois l'aimer encore? Est-ce que c'est comme ça que j'ai envie d'être aimée? NON. Alors, pourquoi est-ce que je souffre encore? J'ai fait mes 3 jours de larmes, je me suis empiffrée au début, après je vomissais de dégoût. Seule une bonne dose de Vodka arrive à me terrasser et m'aider à dormir quelques heures.

Je me réveille avec la tête dans un étau, et je me rappelle...

Dire qu'il est rentré et qu'il ne m'a même pas appelée! Mais bon,  d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il m'appellerait? Je n'existe plus. Si j'avais été plus comme Caroline, je pourrais lui tourner autour au moins. Mais non, il fallait que je sois si coincée, si fière, si froide.

Ma fierté m'empêche de me pointer dans son entourage sans y être invitée, je suis si coincée que je n'ai jamais vraiment noué de relation avec les autres. Je suis si froide que personne n'ose m'approcher si je ne les y encourage pas.

Je crois que je me sens seule. Je ne connais pas ce sentiment, alors je ne suis pas sûre, mais je me sens déprimée de voir les lumières dans les autres appartements. Ils sont en train de vivre eux, moi... Moi? Je végète. J'attends. Mais je ne sais pas ce que j'attends, parce que je sais que ce que j'espère n'arrivera pas.

Non, je ne crois pas que je me sens seule, parce que sinon, je voudrais voir d'autres gens, parler à quelqu'un. Et je n'ai envie de parler à personne. Je n'aimerai pas avoir du monde autour. Alors ce n'est pas ça. C'est autre chose, le manque d'une seule personne. Pascal me manque. Et je ne sais que faire de moi sans lui.

Jérémy m'a invitée à aller prendre un verre un soir. Vu mon état, j'ai inventé une excuse bidon; souper en famille, pour refuser. Il avait essayé de m'appeler, mais évidemment, je ne répondais pas, alors il a fait son invitation par sms. Inutile de dire que je n'avais pas répondu aux appels de Caro. Désolée copine. Je ne voulais voir personne.

Brian m'a appelée au milieu de mon brouillard. Je lui ai raconté et il n'a eu qu'un mot; "asshole" (trou-du-cul ou enfoiré). Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a fait du bien. Peut-être parce que je le pensais. Il a été ferme; "Je ne dois absolument pas l'appeler. Ni tourner autour de lui. Ni aller dans les endroits où il traîne".

Brian m'a donné un conseil que je n'avais pas envie d'entendre; attendre... Et je n'ai pas envie de l'écouter. Si d'ici le mois prochain rien ne se passe, alors seulement là, je peux agir et faire en sorte de le croiser. Seulement le croiser, pas aller vers lui, pas lui parler, ni le regarder. Rien. L'ignorer, mais faire en sorte qu'il me voit. Et pour ça, je dois me retaper une santé pour ne pas apparaître devant lui, sans être au plus haut de ma forme.

Et surtout ne pas rester longtemps. Disparaître avant de lui laisser le temps de venir, sous prétexte de dire bonjour, voir si je suis vraiment si bien que ça.

Comme je suis loin d'être au mieux... même si je n'avais pas envie d'écouter Brian, j'ai pas le choix, je dois rester loin de lui. Pourtant, je languis. Maintenant, je sais ce que veut dire ce mot. Kaya et Valério sont rentrés. Je me force, mais je souris. Je me montre pleine d'énergie, et pourtant s'ils savaient...

C'est à coup de médics que je tiens le coup et que je peux jouer la comédie. La nuit, je dors grâce aux somnifères. Maintenant, je prends double dose, sinon, je reste à regarder le plafond, ou à geler sur le balcon à fumer clopes sur clopes. Et le matin, avant que tout le monde se lève, je me réduis dans ma chambre.

Parfois, la fatigue l'emporte et je dors quelques heures; sous l'effet à retardement des somnifères.

J'ai failli craquer. Vers mi-janvier, Pascal m'a envoyé un message pour me souhaiter une bonne année. Je les insulté de tous les noms d'oiseaux. Le culot. Il proposait qu'on aille prendre un verre. Pfff. S'il croit que je peux m'asseoir gentiment, boire un petit verre pendant qu'il me parle de sa gourde? Non merci.

J'ai fini par accepté de sortir un soir avec Jérémy. J'avoue avec honte que c'était dans le but de l'utiliser plus tard...

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Publicité

Décembre 2016 - Toucher le fond

Publié le par JaneDo

____________________________________________________________________________________

Décembre 2016 - Toucher le fond

Déprimée ne décrit même pas mon état. J'étais malade. Malade du manque d'amour d'un seul homme. Je voulais qu'il soit là, qu'il me fasse oublier qu'il m'avait trahie. Puis je me fous de tout, je voulais juste qu'il soit là. Pascal me manquait à mort. J'avais de la peine à vivre chaque jour. Difficile de garder les larmes boucher dans un coin. J'avais l'estomac serré, le cœur lourd, de la peine à respirer par moments. L'anxiété, la tristesse et le manque me bouffaient de l'intérieur.

J'avais tellement envie de le voir... Chaque jour était un challenge; se lever, se laver, sourire, bouger, bosser... L'enfer. La tristesse était peut-être le fait de ne pas pouvoir parler de lui. Tous ceux qui nous connaissaient ne voulait pas me parler de lui. Tsss, ils ont décidés que c'était mieux pour moi. Les plouks. Ça me foutait en colère, j'ai commencé à les détester. C'était quand même à moi de savoir, non?

Seule Caro comprenait, seule Caro me parlait de lui. Elle seule prenait la peine de me dire ce qu'elle savait.

Les fêtes approchaient et je me sentais de plus en plus déprimée. La pression de l'entourage familiale même me descendait encore. Tout me déprimait; le temps, le soleil, le froid, la beauté de l'automne, tout... Le fait que Pascal ne m'appelle plus me désespérait. Je lui en voulais...

Je lui en voulais d'avoir effacé toutes les années qu'on avait passé ensemble aussi simplement. C'était comme si je n'avais jamais compté. Ces pensées me déprimaient. Comment est-ce possible de jeter et d'oublier quelqu'un avec qui on avait passé des années, des moments inoubliables?

J'avais commencé à carburer aux somnifères. Ma consommation de café avait doublé, si ce n'était triplé. Je me sentais fatiguée dès le réveil. Je me bourrais de vitamines et d'excitants pour pouvoir juste faire mes journées. Je ne fonctionnais même plus. J'étais devenue une junkie qui ne pouvait pas dormir sans l'aide de somnifères, ne pouvait pas passer une journée sans l'aide de boosters. Je sombrais aussi sûrement que le jour se lève chaque jour.

J'étais triste. Rien ne semblait pouvoir me sortir de ma lente descente.

Décidée de faire en sorte de croiser Pascal, je devais me ressaisir coûte que coûte. Je ne pouvais pas lui donner le spectacle immonde d'une femme cassée, au bout du rouleau et détruite. Alors, je me suis forcée à sourire à nouveau, même si c'était seulement une façade. J'avais été trop déprimée, et j'avais arrêté de sourire depuis un moment. C'était aussi pénible de faire semblant.

Il paraît que même si c'est forcé, on fini par y croire et on se sent mieux. Je voulais y croire...

J'ai recommencé à sortir un peu. Prendre un verre avec une copine par-ci, avec quelques amis par-là. Caro m'accompagnait parfois dans mon périple. Pascal était parti aux États-Unis à New York avec sa femme, rejoindre sa famille pour les fêtes. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis sentie mieux. Peut-être parce qu'il ne passait pas les fêtes avec Olivia. Peu avant Noël, Thomas est aussi parti les rejoindre.

Sachant qu'ils n'étaient pas dans les environs, je ne ressentais plus la pression et la peur de les croiser. Surtout Pascal en fait. L'idée de le croiser avec l'autre me terrifiait, parce que je savais que ça me ferait ultra souffrir.

Je me suis donc forcée à ressortir dans les endroits où on avait l'habitude de traîner. Je voulais me ré-habituer. Me mettre en condition. J'en voulais toujours à ceux qui avaient décrété qu'ils ne parleraient pas de Pascal devant moi, parce que c'était mieux pour moi. Terrant ma rage, j'ai souris, montré que j'étais en forme, que je pétais le feu. En boîte, je dansais comme si ma vie en dépendait. J'avais aussi perdu du poids. Résultat de ma déprime.

Pour les autres, j'étais rayonnante, j'avais l'air heureuse. Ils pensaient que j'avais tourné la page "Pascal". Ils me disaient tous à quel point ils me trouvaient en forme. Pfff, les idiots. Je n'avais pas tourné la page, Pascal me manquait toujours jusqu'à l'os. Le manque me faisait mal, me brûlait. Si seulement j'arrivais à l'oublier, ou tourner la page, je serais la plus heureuse du monde.

A Noël, j'ai été hyper surprise de recevoir un message de Pascal, me souhaitant de bonnes fêtes de Noël. Il allait passer Nouvel An à New York, et rentrerait après le 5 janvier. Il finissait son message en disant que j'avais sûrement effacer son message sans le lire, et que la situation le rendait triste.

Juste après, je recevais un deuxième message avec seulement "Merry Xmas" et un autre qui disait que même si j'avais effacé les autres, avant de les effacer, j'avais vu la 1ère ligne au moins.

Ridicule! A quoi il jouait encore. Ne savait-il pas que ses messages me rendraient triste? Que ça me ferait mal? Que je devinerais qu'il avait dû envoyer les mêmes sortes de messages à Olivia? Que je devinerais que ses messages à elle, était certainement rempli de tendresses? Tendresses auxquelles je n'avais plus droit? Je l'ai détesté. Je ne trouvais pas ça mignon du tout. Même plutôt méchant.

La veille de Noël, JD et Jérémy nous ont invité, Caro et moi à manger au MP's Bar à Montreux. Un délire. C'était super bon et la vue valait le déplacement.

J'avais déjà mangé là-bas avec un de mes ex qui travaille aujourd'hui à Lugano pour Visa. Ce souvenir me fait encore sourire. Impressionné que j'aie accepté de prendre un verre avec lui, essayant de se montrer galant et à la hauteur, trop occupé à me regarder, il avait foncé dans les portes vitrées du restaurant.

Caro et moi avons passé une super soirée avec nos deux pro-chevaliers. C'était évident que JD s'intéressait à Caroline. Elle, je ne savais pas. Je lui ai posé la question en rentrant, et hélas, elle aussi était toujours accroché à Pascal et l'espoir qu'il ne l'avait pas entièrement effacée de son existence. Elle espérait qu'il finirait par se rendre compte qu'il n'y avait personne qui l'aimait autant et reviendrait bientôt.

Hum... j'en pensais autant... puis me rappelant de ses messages, la fureur m'a submergée. J'ai voulu savoir si elle avait eu des nouvelles, elle m'a dit que non.

Mais, j'avais cru sentir une seconde d'hésitation, j'étais donc persuadée qu'il lui avait aussi écrit. Je lui ai dis qu'il m'avait souhaité un Joyeux Noël. Alors elle m'a avoué qu'elle aussi. Elle m'a dit qu'elle avait eu peur qu'il ne m'ait pas écrit, et qu'elle ne voulait pas que ça me fasse de la peine.

Le jour de Noël, je me suis enfermée chez moi. Kaya et Valério n'étaient pas là. Kaya était à Loèche et Valério en Italie. J'étais contente de me retrouver toute seule. Je n'avais aucune envie de bouger de la maison. Je pensais même profiter de ces quelques jours pour hiberner à ma guise. A ma famille, j'ai prétendu être à la montagne, pour qu'ils me laissent tranquille. Ce qu'ils ont fait.

Caro et moi avons été invitée à fêter Le Réveillon avec eux à Verbier. Je ne me sentais pas capable de subir une soirée de foire à fêter l'arrivée de la nouvelle année... sachant que Pascal ne faisait pas partie de l'équation. Le passage de la nouvelle année s'est fait en larmes. J'ai pleuré d'être seule, pleuré qu'il ne soit pas à mes côtés. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Épuisée, vers 2h du matin, alors que tout le monde était en train de faire la fête et nageait dans le bonheur, épuisée, je me suis écroulée dans mon lit. Je ne savais pas comment j'allais réussir à vivre sans Pascal... Je n'arrivais pas à refaire surface, à oublier. La douleur de sa trahison me collait à la peau. Bonne année 2017...

____________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Novembre 2016 - C'est dur... Comment survivre...

Publié le par JaneDo


Novembre 2016 - C'est dur... Comment survivre...

L'hiver... si seulement j'étais un ours, je pourrais hiberner. J'aimerai tellement. Mon mois d'octobre a été sillonné d'anniversaires tous les week-end. Parfois, c'était même 2 ou 3 anniversaires la semaine. Suivant l'âge fêté, la fête était organisée pour le week-end. C'était pénible de faire semblant d'être joyeuse, alors que mon cœur était si lourd et triste.

Suivant la musique qui passait, ou parfois après un fou rire, j'avais de la peine à tenir mes larmes. Mes larmes passaient inaperçu, comme beaucoup d'entre nous avons les larmes aux yeux de trop rire.

Depuis que je lui avais jeté mon verre à la figure, Pascal ne m'écrivait plus. Le pire, c'est que je continuais à surveiller mon natel en espérant recevoir un mot de sa part. Évidemment, il était trop occupé pour perdre son temps avec le passé. "Moi" était le passé!

Je lui en voulais tellement, en même temps, j'espérais toujours un petit signe, et je crois j'aurai passé dessus ma colère.

J'avais recommencé à sortir un peu. Partout je cherchais sa silhouette, le son de sa voix. Sans résultat... Il me manquait tellement, je ne pouvais pas m'empêcher de le chercher partout... mais il vogue dans les bras d'une autre, je dois l'oublier... ça me brise le cœur...

Pour le voir, au moins le croiser, être entre les mêmes 4 mûrs, je devais sortir...

Quant Caro m'a demandé de l'accompagner au Bleu, je n'en avais pas envie. Ça m'aurait trop fait penser à Pascal. Mais quant j'ai su que Pascal y serait, j'ai changé d'avis. Évidemment, je ne me réjouissais pas de le voir avec une autre, mais, j'avais quand même envie de... le voir... je savais que ça allait me tuer. Que ce serait plus que difficile de les voir ensemble...

Et ça l'a été... Les mots ne peuvent même pas exprimer la douleur de voir l'homme que tu aimes avec une autre. De voir qu'ils ont l'air heureux. Je crois que c'est pire que tout. C'était insupportable!

Il me semblait que tout le monde pouvait voir que je me forçais à sourire. Qu'ils pouvaient tous voir que je crevais sur place. Pourtant, j'ai scrupuleusement évité de le regarder directement. Même de les saluer tout court. J'avais pris soin d'avoir l'air pimpante et en pleine forme.

Je riais même quant il n'y avait pas vraiment de quoi. Je suivais les autres. S'ils riaient, je riais. Parfois, je n'avais aucune idée pourquoi on riait. Je n'écoutais pas. J'étais trop occupée à chercher des surfaces qui pouvaient refléter l'image de Pascal. Quant je trouvais, ça me faisait souffrir.

Nos regards se sont croisés quant je l'ai vu venir dans notre direction. Ah non, je ne pouvais pas. Je ne voulais pas lui faire la bise, c'était trop. Paniquée, je me suis précipitée à l'extérieur. Je n'étais pas prête à lui parler. Ni à jouer la bonne copine. Que dalle. Mes jambes étaient en coton, mais j'ai réussi à atteindre le haut des escaliers et à sortir du bar. J'ai soufflé de soulagement.

Je ne m'attendais pas à ce qu'il ait le culot de me suivre. Après presque 4 semaines, il a eu le culot, j'y croyais pas! Quant je l'ai vu, je me suis éloignée, lui tournant carrément le dos. Non mais voyons! Pascal pensait qu'on allait fumer côte à côte à plaisanter gentiment? Que dalle oui.

Pascal est venu se planter devant moi. Je gardais les yeux baissés, je ne voulais pas le regarder. Il a dit qu'il savait que j'allais réagir comme ça. Ou même pire. Mais il pensait qu'après tout le temps qu'on avait passé ensemble, on pouvait au moins être amis.

Je n'en croyais pas mes oreilles; amis? J'ai levé les yeux pour le regarder. Il devait blaguer, non? Je n'avais pas l'intention de lui parler. J'ai penché la tête de côté et j'ai continué à le regarder, sans un mot, sans expression. Parle à mon cul, ma tête est malade. Je ne voulais pas m'engager dans une conversation quelconque avec lui.

Mon cœur a eu comme un petit frisson de le savoir si prêt, de le voir, de le regarder dans ces magnifiques yeux que j'adore. Puis, les échos de notre dernière conversation sont revenus me remettre la tête à l'endroit. Je crois que j'ai dû avoir un sourire ironique ou quelque chose du genre, parce qu'il m'a dit que je pouvais au moins nous laisser une chance de ne pas se perdre, de rester proche. Qu'on pouvait être ami.

Pfff, il est super gonflé... proche? Hum! Il voulait l'argent et l'argent du beurre!

Je me suis tournée pour partir, et il m'a demandé si on pouvait être ami. (J'ai failli rire) Que je pouvais au moins lui répondre. Qu'on se connaissait mieux que personne. Que je pouvais lui accorder 5mn, et non prendre la fuite comme je le faisais dès qu'il s'approchait de moi. Qu'on avait quand même passé 8ans ensemble.

Ça m'a arrêtée dans ma trajectoire... oui? non? Est-ce que j'agissais comme une idiote? Avait-il le droit de me demander ça? Pascal continuait à insister pour qu'on soit amis!

  • On est toujours ami?
     

Sans me retourner, en tournant la tête, enfin, plutôt l'oreille dans sa direction, j'ai fini par lui adresser la parole.

  • On ne traite pas ses amis, ni même ses ennemis comme tu l'as fait... Mais ok, on est ami. Je peux y aller maintenant.
  • Non mais attend... Jane?

J'avais fait deux pas, et je me suis sentie obligée de m'arrêter. Il voulait qu'on parle. Mais, parler de quoi donc? Je n'avais rien à lui dire. En tous cas, rien de ce qu'il aurait envi d'entendre. Donc, on avait carrément rien à se dire. Je lui tournais toujours le dos, et il est venu se planter devant moi, tout penaud. Mais ça prenait plus.

Il s'était bien foutu de ma gueule et pendant longtemps. Je le regardais sans montrer que ça me faisait quand même quelque chose. Je me sentais froide à l'intérieur, je le regardais avec détachement, parce que je me rappelais qu'il avait dit à Jess, que si elle voulait se foutre en l'air, elle n'avait qu'à le faire, et tout ça, c'était pour cette pouffe, alors je n'avais aucune envie de lui tendre une perche.

Pascal s'est confondu en excuses inutiles. Parce que je savais que ses excuses ne signifiaient rien et ne changeaient rien. Ce n'était que du blabla. Un moyen de se donner bonne conscience. Il a eu le culot de dire qu'il voulait qu'on puisse se voir sans se détester, sans rancune. Sans rancune hein? Ça, c'était encore à voir.

Je ne l'écoutais pas vraiment. Je me foutais pas mal de ce qu'il avait à dire. Il m'avait planté. Planté un couteau dans le cœur sans aucun scrupule, alors je n'en avais rien à foutre de ce qui sortait de sa bouche. Ce qu'il avait fait m'avait fait mal, mais il n'était plus la personne à qui j'aurai envie de me confier. Donc, ami? Tsss, n'importe quoi.

Dès qu'il a fait une pause pour chercher mon regard, mon approbation ou que sais-je, je lui ai juste demander si on pouvait retourner à l'intérieur. Il faisait froid. Il a encore baragouiner je-ne-sais- quoi, et quant le flot de mots s'est arrêté, j'ai à nouveau demandé si on pouvait rentrer.

Je me rappelle seulement de son long soupir et il s'est mis de côté pour me suivre à l'intérieur. Je suis allée directement vers Caro et je lui ai dis que j'avais envie de rentrer chez moi. J'en avais marre. Et j'avais envie de rentrer encore plus quand Pascal est venu nous demander si on venait aussi au Baroque.

Je ne m'étais pas rendue compte que j'avais automatiquement fait un pas en arrière quant il s'est approché du groupe. Il s'est tourné vers moi pour avoir ma confirmation, j'ai fait fait oui de la tête. Mais je savais que je n'irais clairement pas. Faut quand même pas me prendre pour une idiote; aller là-bas pour le regarder fleurter avec la pouffe? Que dalle.

Il paraît que Pascal m'a cherchée. Ben, je suis encore plus contente d'être partie. Qu'il a même demandé à Caro de m'appeler pour savoir où j'étais. J'avais vu l'appel, mais je n'avais pas répondu. Je crois que je me suis doutée qu'il ne s'agissait pas d'un simple appel de ma copine.

Caroline m'a raconté que Olivia s'accrochait souvent à lui ou lui prenait la main, et Pascal a dû lui dire à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas qu'elle fasse ça. Même devant elle. Olivia semblait oublier que tous ces gens étaient aussi des amis à Jess. Elle imaginait sans doute avoir le droit de manquer de respect à sa femme!!!

Après s'être croisé au Bleu, Pascal a essayé de m'appeler une fois, mais je n'ai pas répondu. Il m'a aussi envoyé un message en me disant qu'il aurait bien aimé qu'on prenne un verre ensemble. Il aurait voulu me parler ou me voir. Je n'en sais rien, parce que j'ai effacé le message en lisant qu'il voulait "prendre un verre".

Peut-être que je n'aurais pas dû. Je n'en sais rien, mais c'était encore trop frais pour moi. Et je ne vois pas ce que ça pourrait changer. J'avais encore mal. Ma tête l'imagine sans arrêt avec la pouffe, ce qui me fait naviguer entre le fond du puits et la colère. Le message suivant commençait par; N'efface pas STP... Tsss, gonflé! J'ai effacé sans lire.

Il y a des moments où je le déteste à fond, et d'autres... je donnerais cher pour qu'il me prenne dans ses bras! Je voudrais pouvoir débrancher mon cœur et ma tête, l'oublier. Ne plus avoir ces images horribles de lui avec elle. Oublier son rire, sa voix, ses yeux... sa bouche...

Là, la colère est montée direct; quoi? cette bouche qui m'a jetée? Pfff, je ne veux même pas savoir son nom.

A d'autre moment, je sombre complètement et passe des heures à pleurer, à être à deux doigts de faire un pacte avec le diable pour lui vendre mon âme pour que Pascal revienne. Heureusement, je suis superstitieuse, alors je ne le fais pas. L'empêche, si j'étais sûre que ça marcherait, je le ferais. J'étais prête à tout.

Je voudrais qu'il m'aime encore... Je voudrais qu'il revienne... Qu'il revienne à genoux me supplier de le reprendre... Mais je sais que je me fais seulement des illusions!


Publié 18/05/2019

Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité