226/11 - (1) Eviter de bouder dans mon coin...
226/11 - (1) Eviter de bouder dans mon coin
Dimanche, 14 août 2011
Nuit du samedi 13 à dimanche 14 août 2011;
J’avais tellement pas le moral, que je n’ai pas beaucoup parlé sur le chemin du retour. Pourtant, je faisais un gros effort pour faire bonne figure, mais dans ma tête c’était la mini tornade; j’y vais ou j’y vais pas?
Et si je tombais au mauvais moment, je risquais de lui faire une scène? Puis, est-ce que ça me dérangeait vraiment de la partager avec Caro? Pas vraiment, c’est juste que parfois, j’envie Caro d’être aussi cool, aussi à l’aise avec ses amis, et j’ai peur qu’il soit plus amoureux d’elle que moi.
Je crois aussi que, c’était surtout le fait que, je ne voulais pas que des gens que je connaissais tombe sur lui avec Caro, ça me ficherait la honte. A part ça, je sais que ça ne me dérangeait pas en fait, j’avais juste peur du regard des autres sur notre trio.
Moi j’aimais bien Caro, elle était marrante, sympa, cool, assez facile à vivre et surtout, je savais qu’elle aimait vraiment Pascal. Elle ne se fichait pas de sa gueule, elle ne le draguait pas juste pour pouvoir se vanter de l’avoir piqué à quelqu’un d’autre. Bah, j’ai changé d’avis. Je n’avais pas très envie de rentrer m’enterrer et faire la gueule chez moi, au lieu de passer une soirée sympa chez Caro? Je leur ai envoyé un message pour dire que je passerai. Je suis rentrée me changer et enfiler un training, et j’ai filé.
En tous cas, ils avaient l’air tous les 2 contents de me voir, ça fait plaisir...
On était installé à même le sol, Caro avait disposé des coussins parterre , l’éclairage aux bougies et la télé qui tournait en sourdine sur une chaîne musicale en arrière, faisait tout pour donner une ambiance intime et chaleureuse. Je ne pouvais pas empêcher Caro de faire de petits bisous à Pascal, ni de se lover contre lui. A mon arrivée, Pascal m’avait tirée contre lui, mais, j’avais tendance à m’éloigner pour ne pas mettre Caro mal à l’aise. C’était de ma faute, c’était moi qui était coincée, pas eux.
En zappant, Pascal a vu qu’il y avait du sport, alors j’ai aidé Caro à débarrasser. Ils avaient mangé ensemble, Caroline lui avait fait un rôti avec de la purée et des carottes, miam. Je me suis rendue compte que je crevais la dalle, alors elle m’a préparé une assiette.
- Tu es fâchée contre moi? J’ai fait quelque chose?
- Hein? Pourquoi?
- Pascal m’a dit que tu ne voulais pas venir ici, que t’avais l’air fâchée, certainement parce qu’il était ici, alors je sais pas, je me suis dit que tu m’en voulais pour quelque chose, mais je sais pas quoi?
- Nooon... du tout, j’étais juste crevée. Tu vois, je suis venue finalement, je ne suis pas fâchée contre toi voyons!
Bah, j’aurai peut-être dû en profiter pour lui dire que je ne voulais plus que Pascal la voit aussi souvent, mais c’était peut-être pas le moment. Donc, Pascal lui avait raconté notre conversation... hum... il allait falloir que je lui tire les oreilles!
Pendant que Pascal regardait le sport, j’ai mangé. Caro est restée pour me tenir compagnie et pappoter un peu. Elle voulait savoir si j’étais d’accord pour essayer de convaincre Pascal de rester, on pouvait dormir chez elle. Mais, comme je lui ai dis, Pascal ne voudrait pas, il ne voulait pas faire trop d’histoires avec Jess, ces temps-ci, elle était un peu à cran. J’étais sûre qu’il rentrerait.
Pendant que Caro rangeait la cuisine, j’ai vite été me planter dans les bras de Pascal. C’était vache, j’aurai pu l’aider quand même. On a traîné comme ça, dans cette ambiance feutrée, à discuter, à parler de nos petites histoires. En réponses aux questions de Caro, Pascal nous a raconté ses petites gué-guerre avec Jess. Pourtant, je me suis rendue compte qu’il n’avait pas dit à Caro que sa femme était en pétard parce qu’il était avec moi, et que c’était la raison qui lui a fait annuler leur voyage.
Je me demandais bien pourquoi?
Quant Pascal a décidé qu’il était temps pour lui de rentrer, c’était déjà passé 3h du matin. Il n’avait déjà pas trop envi de partir, alors que Caro insiste pour qu’il reste n’a pas arrangé les choses. Caro m’a demandé de rester dormir, je n’avais rien de mieux à faire, alors j’ai fini par accepté. Pascal s’est fait violence, et il est rentré.
Toutes les 2, on a discuté en buvant des verres jusqu’à 7h du matin, avant de se décider à aller se coucher.
Etandues dans le noir, côte à côte, on a encore discuté 1 bonne heure. On a parlé de Pascal, encore et toujours, de nos peurs, nos frustations. Caro le voyait franchement plus souvent que moi, parce que souvent, en rentrant chez lui, il faisait un crochet par chez elle. Oui, c’est vrai, elle habite à côté, alors forcément, c’est plus facile. Cette fois, peut-être parce que le noir cachait mes oreilles en feu ou la véritable expression de mon visage, je lui ai dit que ça me rendait jalouse de savoir qu’il passait plus de temps avec elle. Elle a rigolé, mais je pouvais sentir une petite pointe de tristesse.
- Alors t’as qu’à venir habiter ici, avec moi, et tu le verra aussi souvent? Mais tu sais, il passe toujours en coup de vent. Je sais par contre, que quant il passe vers toi, il a tendance à... rester... J’aimerai bien qu’il reste aussi!
Je pense qu’on a dû s’endormir vers les 8h du matin...
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226/11 - (1) Eviter de bouder dans mon coin - dimanche, 14 août 2011
Samedi, oh quelle journée! Me voilà promu cochon-d’inde-sitter! Ma sœur et Carmine partent en vacances, ma sœur avec ses 2 filles et le fils à Carmine aussi. Du coup, malgré qu’elle ait 2 fils, qui seront ici, dispo quand même, c’est encore à moi qu’on demande d’aller
Evidemment, ses parents ont également réagi. Il ne m’a pas donné les détails.
J’espérais le croiser ce soir, pourtant, je me sentais mal de n’avoir rien pour son anniv. Je dois bien être la seule à ne lui avoir rien offert. Ciel, s’il m’avait fait un truc pareil, je crois que je lui en aurais voulu à vie. En fin de journée, Pascal m’a appris qu’il partait demain pour quelques jours avec sa famille, c’est-à-dire; avec sa femme et ses parents.
Pascal n’avait pas le moral, même s’il essayait de faire bonne figure, il était abattu, je pouvais le voir.
marqué le coup pour son anniversaire, pfff! Sans que j’ai eu besoin de trop insisté, j’ai su que Caro lui avait offert 1 week-end pour 2 à Paris.
Heureusement que j’avais été occupée lundi pour ne pas
Dimanche, en fin d’après-midi, on se taquinait gentiment à moitié à poil sur le canapé, on a entendu une voiture devant la maison. On a pensé que c’était Thomas qui rentrait sans plus. Heureusement, je crois que Pascal n’avait pas dû reconnaître le bruit, alors il a été voir par la fenêtre. Oui, heureusement, parce que c’était Jess.
J’ai donc accepté de rester un petit moment.
Thomas savait que j’étais là, la mine défaite d’avoir certainement trop fait la fête hier soir, il est passé prendre le déjeuner avec nous. Il n’osait pas trop me regarder en face, je me demande bien pourquoi? Est-ce qu’il m’en voulait? Peut-être un peu. D’ailleurs, quant j’ai entendu sa voix, je ne voulais pas vraiment sortir de la chambre, mais Pascal est venu me tirer par les oreilles (façon de parler). Gênée, je suis restée presque muette, quelques sourires par-ci, par-là, la mine attentive, c’est tout ce que j’ai pu faire. Mais j’étais
Avec horreur, je sentais les larmes de jalousie me picoter les yeux. Je ne comprenais plus rien, Pascal m’avait dit qu’il avait fini par avouer à Thomas qu’on se voyait toujours, qu’il n’avait pas l’intention de rompre, donc si Thomas ou Jess me posait la question, je n’avais pas besoin de mentir, je pouvais dire la vérité. Pourtant, d’après ce que Jess disait, il était tout le temps avec Caro, alors pourquoi? Pour le couvrir, ou couvrir lui et Caro?
Une fois Jess partie, on est resté silencieux, hésitant aussi. Pascal a pris la parole le 1er, pour me dire que ce que Jess avait essayé de me faire croire était faux, que les seules fois où il n’avait pas dormi à la maison, c’était quant il était avec moi. Je me suis montrée sceptique, parce que je me souvenais trop bien comme il avait toujours de la peine à rentrer, et je me disais que ce devait être pareil quant il était avec Caro. Et dire que j’avais été heureuse chaque fois en pensant que c’était parce qu’il avait de la peine à me quitter!!!
Quant Pascal m’a appris qu’elle ne serait pas là, je me suis sentie libérée et même très contente. On a longuement discuté pour savoir si on allait à la soirée ou, si on se retrouvait tout simplement chez lui. Lui irait un moment chez Thom en attendant mon arrivée, et dès que j’arrive chez lui, je lui envoi un sms pour l’avertir. Mais, Thomas m’avait invitée, et j’avais l’impression que ça faisait un moment que je fuyais toute l’équipe, si je continuais, j’allais finir par tellement m’éloigner de tout le monde, que je me sentirais très vite hors course.
Hélas, j’ai eu la désagréable surprise de voir Jess arriver...