296/11 - Il m'aime!
296/11 - Il m’aime!?! - Dimanche, 23 oct 2011
Apparemment, Paul suivait Pascal à la trace et quant il a voulu entrer dans sa chambre, Paul était sur ses talons. Mon cœur tapait à fond la caisse, s’il me trouvait derrière ses rideaux, ce serait la honte. Aïe, je me sentais mal, j’avais une trouille monstre. Heureusement que ses rideaux tombent jusqu’au sol, sinon, ils verraient mes pieds!
Paul s’est écrasé sur le lit, et Pascal s’est changé tranquillement, en fait, il a dit vouloir juste passer un coup de fils, en rigolant il a demandé à Paul de dégager. Paul lui a alors demandé si c’était à Ophélie. Il s’est étalé sur Ophélie qu’il trouvait “bonne”, sur son petit minois adorable, etc. Jeez, je fulminais. Il faisait carrément sa pub, et j’espère que Pascal n’était pas trop influençable.
Pascal l’a arrêté, il lui a dit qu’il avait déjà assez de soucis avec moi et Caro, pas question de se laisser submerger encore dans des histoires avec une autre fille.
- T’es dingue? Ophélie est superbe, elle est raide dingue de toi, ça se voit! Et, je sais pas, mais j’avais l’impression que c’était réciproque, alors là, je comprends pas! Puis, je croyais que c’était over avec Jane, alors c’est quoi le soucis? Et Caro, c’était pas aussi du passé?
Pascal n’a rien répondu, je crois qu’il tripotait son natel. J’avais passé mon natel sur silence et il était dans ma poche, je commençais à bouillir de chaud. Je ne pouvais pas bougé, même pas jeter un coup d’oeil de peur de me faire prendre. Pascal a finalement dit qu’il trouvait aussi Ophélie assez mignonne, elle était gentille. Paul lui a demandé ce qui s’était passé avec Caro, il les avait vu discuter, et elle avait l’air assez sur la brèche.
Pascal devait avoir fini de se changer, ils sont retourné au salon, ils discutaient “filles”.
Paul est revenu sur le sujet d’Ophélie, c’était presque comme s’il faisait tout pour que Pascal sorte avec cette fille. Pascal lui a raconté son bug de l’autre soir, il avait été chez Ophélie, il la pensait timide et réservée, donc il pensait pas risquer grand chose, et il a été surpris quant elle a essayé de forcer les choses.
Son ton était un peu déçu tout de même. Il a raconté qu’Ophélie lui a demandé ce qu’il y avait ou avait eu entre lui et Caro. Hum, j’étais déçue de ne même pas faire partie de l’équation. Puis, Pascal a dit qu’en plein milieu de la discussion, Ophélie lui a demandé s’il voulait l’embrasser! Glups, une petite brique a commencé à flotter dans mon ventre, et la chair de poule en prime.
Pascal disait que s’il avait été intéressé, ça lui aurait coupé les jambes. Il trouvait que ça manquait carrément de spontanéité, de romantisme, etc, comme s’ils étaient un vieux couple ou un truc du genre; “Chéri, on va se coucher, est-ce qu’on baise ce soir?“ Ça l’avait mis mal à l’aise parce qu’il ne s’y attendait pas. Il avait vu Caro avant, et il l’avait laissé presqu’en larmes, il pensait à ça, et d’avoir Ophélie qui se jette pratiquement sur lui l’a embarrassé. Il n’avait pas su quoi répondre, alors elle lui a demandé si Caro était sa copine. Il lui a répondu que c’était compliqué, mais on pouvait dire ça.
Hihihi, donc il n’avait pas couché ensemble?
Ça m’a surprise qu’il ait avoué qu’il y avait quelque chose avec Caro, et moi alors? Paul aussi était surpris, alors il lui a posé des questions sur Caroline. Pascal la trouvait adorable, elle lui plaisait beaucoup, elle était douce, il aimait être avec elle. Il aimait ses formes, sa douceur, il la trouvait vraiment chou... Et là, mon cœur a bondi de joie... Il a dit qu’il m’aimait! Il m’aime? Il est dingue ce mec et je crois que c’est pour ça que je l’adore à mort.

- Elle est chou, adorable, elle me plaît beaucoup, elle est douce, j’aime ses formes, sa tendresse, j'aime son côté pas timide, fonceuse, mais j'aime ce côté distante et renfermée chez Jane.
- Donc Ophélie?
- Pfouuuh, Ophélie? Bah, je ne sais pas... Elle est gentille, on s’entend bien, mais, y a pas la petite flamme comme avec Jane. Merde... Jane! Il faut que je l’appelle.
- Jane? Je croyais que t’en avais fini avec elle?
- Jane... (il a eu comme un petit sourire amusé de penser à moi) Jane... Je l’aime c’est tout!
Paul a eu l’air atterré... Et moi donc!
- T’es pas net toi! Après ce qu’elle a fait, je pensais que c’était terminé, fini avec elle?
- Afff... Je sais, elle m’en fait voir de toutes les couleurs, elle est peut-être chiante et tout, mais je l’adore. J’aime être avec elle, j’aime les moments qu’on passe ensemble, même si on se prend la tête. J’aime ses mines boudeuses, j’aime la regarder quant elle ne le sait pas, j’aime la voir se mordiller ses ongles quant elle est concentrée sur son ordi, ou quant elle sourit quant elle me voit arriver, outch, j’aime sa façon de me passer ses bras autour du cou et de se mettre sur la pointe des pieds pour arriver à ma hauteur. (Il a rigolé) Ou quant elle vient se coller à moi, ou sa façon de se mordre la lèvre inférieur quant... J’adore l’embrasser, ou c’est peut-être plutôt sa façon d’embrasser... J’ai encore le cœur qui bat quant je pense à elle! C’est peut-être pas une top modèle, jamais une nana ne m’a autant fait chevrer, mais j’aime cette nana de tout mon cœur!
- Mouais... Tu l’as dans la peau... Une nana plus âgée que toi, qui ne veut pas se marier, pas vivre avec toi, qui ne veut pas avoir d’enfants? T’es carrément frappé!
Gros soupir de Pascal, et ces quelques secondes en attendant qu’il dise quelque chose m’ont fait flipper. J’ai vite regardé mon natel. Je l’avais vu tripoté son natel, donc je pensais qu’il m’avait envoyé un message, mais non, toujours rien!!!
- Oui, je sais tout ça... mais malgré tout, je l’aime. Je sais que c’est con, mais c’est comme ça!
- Mouais... T’es dingue! Je croyais que tu voulais tirer un trait sur le passé et ne plus te laisser envahir par ces filles envahissantes?
Merde, rien à foutre. Même si Pascal ne m’avait pas encore envoyé de messages, j’ai décidé de me bouger et d’être plus présente. Après tout, malgré tous mes énormes défauts, Pascal m’aimait, il m’aimait et ça me rendait folle de joie. Même s’il essaie de me fuir, il m’aime, c’est tout ce qui comptait.
Aïe, même si c’était hyper risqué avec les ronces sous la fenêtre, j’ai décidé de sauter et de faire le tour pour venir sonner, Paul ou pas Paul.
Paul l’a convaincu de ne pas m’appeler, qu’il devait se retenir de faire un truc pareil, parce que m’appeler me donnerait encore de l’espoir, et s’il voulait tirer un trait et vivre autre chose, ce n’était pas la bonne méthode. Paul lui a parlé d’une certaine Angelica, une copine à lui, qui craquait complètement pour Pascal et il voulait la lui présenter, il était sûr que ça collerait entre eux. Pascal lui a dit; “Merci, mais non merci”. Bon point pour lui.
Merde, je risquais vraiment de me faire mal, j’avais la trouille de sauter. 1m50 à 2m, si je me pète la cheville, j’aurai l’air bien! Si je me pendais à la fenêtre, je ne pouvais pas me laisser tomber sur le sol, il y avait au moins 1m50 d’épaisseur de ronces, ha la la. De la petite fenêtre de la salle de bains, c’était pire, parce que c’était plus haut, mais pas de ronces. Si je m’enfile là et que je ne peux pas descendre, je serais coincée!
Pour grimper, je devais monter sur le petit meuble de salle de bains, donc le déplacer aussi. Faudra que je vienne la remettre en place aussitôt entré avant que Pascal ne s’en aperçoit! 2mn même pas après, j’ai sonné. Je n’étais pas sencée avoir entendu quoi que ce soit, mais mon coeur baignait dans l’allégresse la plus totale, il m’aimait!
L’air de rien, même si je n’étais pas sensé avoir entendu leurs discussions, j’avais une petite dent contre Paul, mais c’est vite passé. Pascal est resté sans voix de me voir devant sa porte. Il y avait du monde sur les escaliers qui montaient chez Thomas, c’était gênant, mais rien à fiche. Je l’ai regardé sans rien dire, Pascal a juste souri. Ma timidité avait refait surface quant j’ai réalisé que je ne savais pas quoi dire. En me voyant, Paul a décidé de s’éclipser, en passant Paul a murmuré;
- J’en connais un qui doit être aux anges... Il est raide dingue de toi si tu ne le sais pas encore!
Pascal a entendu et lui a lancé; Rhhha t’es con! Paul m’a fait un clin d’oeil, puis il a dit qu’il avait passé toute la soirée à lui faire la leçon, mais rien n’y a fait. Détendue par ces quelques mots, j’ai souri, je ne lui en voulais plus. Je trouvais gentil qu’il me dise ça après tout ce qu’il avait dit ce soir contre moi.
Dès que Paul a passé la porte et qu’on s’est retrouvé seuls, j’ai voulu me justifier et je me suis lancée dans une scabreuse explication; il me m’avait pas appelée ou envoyé de message mais que j’avais envie de le voir, etc. Mais Pascal ne m’écoutait plus, il a fait glissé ma veste de mes épaules et me faisait de petits bisous dans le cou qui me faisait frisonner de partout. Il répondait par de vagues; “hun-hum”, mais à son petit sourire amusé, c’était clair qu’il se foutait pas mal de ce que je disais. Il a fait glissé ma veste de mes épaules et il m’a attirée contre lui. Ses mains douces et chaudes se sont glissées sous mon chemisier et sa bouche sensuelle s’est emparé de mes lèvres. Je me suis tu.
Je fondais littéralement entre ses bras. C’est dingue qu’il arrive encore à me donner des palpitations, à me faire trembler comme une feuille, à emporter mon cœur dans les délices d’amour. Je l’aime, j’aime sa façon de m’aimer, j’aime ses caresses, il me connait si bien, il sait exactement ce que j’aime, et j’aime son corps, sa force, son exceptionnelle tendresse et sa sensualité, sa fragilité aussi. Être dans ses bras me fait oublier comment je m’appelle, même qui je suis et j’aime lui être soumise.
Encore et encore, il a chuchoté qu’il m’aimait, mais cette fois, je savais que ce n’était pas seulement sous le coup des palpitations de faire l’amour. Il pouvait désormais faire ce qu’il voulait, je n’aurai plus peur, je sais qu’il m’aime, et je l’aime à la folie.
Je savais bien qu’il continuerait à essayer de me fuir, mais je tiendrais bon. Qu’importe ce que pouvaient dire les gens, Pascal n’était pas une mauviette qui se laisse facilement manipuler, ni dicter ses choix, il avait du caractère, c’était mon homme à moi.
Je suis tellement chiante, comment pouvait-il m’aimer? Ça m’a rendue triste, je ne voulais pas être une chieuse, il ne le méritait pas. Je le trouvais tellement adorable avec moi, que je me déteste d’être parfois aussi imbuvable. J’avais envie de l’honorer, de me jeter à ses pieds pour le remercier de m’aimer, d’être si gentil. Je l’admirais, le trouvais trop super et je trouvais que je ne le méritais pas, il méritait tellement mieux que moi. Je lui étais reconnaissante de toute l’affection et de la tendresse dont il m’entourait, et rien que pour ça, je l’aimerai à jamais.
Dormir au creux de ses bras, sentir son corps collé au mien, c’était le paradis sur terre. Tellement bon.
On a passé tout le dimanche à se larver chez lui, on avait envi de voir personne, juste de rester tous les 2. Thomas est passé vers 11h pour déjeuner, je suis restée au lit. Pascal a décliné son invitation à se joindre à eux pour faire du patinage. Après son départ, Pascal est venu se glisser à côté de moi, il a vu que je ne dormais pas vraiment. En fait, j’attendais qu’il revienne pour me laisser bercer entre ses bras.
Ciel, mon cœur n’a pas arrêter de faire boum-boum toute la journée... Épuisant d’être toujours aussi amoureuse!
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296/11 - Il m’aime!! - Dimanche, 23 oct 2011
Grrraouh, non, il ne fallait pas que je me laisse aller à des pensées horribles. Toutes ces filles qui lui tournent autour, ça me rend juste dingue!
Quant il est rentré, je me suis dit que j’aurai l’air idiote assise sur son lit dans le noir, alors je me suis laissée tomber en arrière les bras en croix, et j’ai fermé les yeux. Autant faire celle qui somnolait en l’attendant. Mon honneur sera sauf ainsi.
Pascal n’était pas encore arrivé chez lui, je lui ai dis que je voulais lui parler. Oh, je l’ai senti réticent. Il était fatigué (pfff, tu m’étonne!), c’était plus de 6h du matin, il a proposé qu’on se voit dans l’après-midi, mais je ne pourrais jamais tenir jusque là, alors j’ai insisté. Comme je n’avais pas pu attendre d’arriver chez Caro, elle voulait venir aussi. Mais pas question, pas besoin de témoin, je savais que j’allais péter un câble. Pascal m’a proposé de passer chez lui.
Étant donné que Caro était là, je ne m’attendais pas à ce qu’il me rattrape, ni qu’il essaie de m’empêcher de partir.
Mince, déjà 9h du matin... le samedi était pratiquement raide là!
Même si
C’était mon petit homme,
Dès qu’elle est partie, j’ai appelé Pascal.
Je n’avais
Bref, par son geste, il a tout effacé. Et je l’adore trop quant il fait ce genre de choses...
Malgré tout, je sentais qu’il y avait une chance, je ne pouvais pas croire que ses sentiments se soient envolés, même s’il l’avait décidé. Malgré tout ce qu’il m’avait dit, je ne sais pas pourquoi, je me sentais heureuse quand même. J’aurai préféré qu’il ne dise rien, j’aurai peut-être dû fuir avant qu’il trouve le moyen de me dire toutes ses choses, loin de me descendre le moral, ça m'a fait du bien de savoir qu'il était toujours attiré par ma petite personne, je me sentais heureuse et je flottais sur mon petit nuage.
Mais comment? J’étais presque sûre qu’après le truc avec le groupe de musiciens, il ne rentrerait pas chez lui et ne se mêlerait pas aux potes ce soir, lui et sa blonde iront passé la soirée ailleurs.
Pascal était mal à l’aise,
Il s’est étonné que je ne sois pas sorti avec le reste de la bande. Il a dit avoir essayé de m’appeler pour me dire de ne pas aller au concert parce qu’il pensait sortir avec le groupe après. Je lui ai demandé s’il n’avait pas voulu rejoindre les autres parce qu’il ne voulait pas y aller avec moi? Il a prétendu que non et qu’il préférait juste qu’on soit tous les 2. Hum, ouais, ouais!!! Je suis sûre qu’il sait que la chanteuse ne m’aimait pas et moi non plus. Je pense aussi qu’il n’avait pas prévu de les rejoindre mais 
L’envie de lui coller au pas m’a fait me lever pour le suivre et 


Pascal ne s’attendait pas à me voir devant sa porte. Mince, je ne savais pas quoi dire, et j’ai commencé par lui rappeler son mot, comme quoi, si je change d’avis, etc. En plein milieu de mes explications scabreuses, je me suis excusée de ne pas avoir répondu à son message l’autre jour. Il a dit que ce n’était pas grave. Il a dit qu’on ne pourrait pas parler très longtemps, il devait partir. Alors, oubliant ma réserve, mes principes bidons, je lui ai demandé
Son natel avait annoncé quelques messages et même un appel, il n’a pas osé aller voir, ni répondre.