257/11 - Catastrophe!!!
CATASTROPHE! - (257/11)
Mercr, 14 sept 2011
Mercredi, j’avais du boulot. Dans l’après-midi, j’ai pris une petite pause pour prendre un café avec ma voisine. je n’aurai jamais dû, parce que tout le reste c’est enchaîné pour m’empêcher d’avancer.
J’avais eu Caroline en ligne, et on avait bavardé. Ça n’allait pas fort de son côté avec Pascal. Hum, ça m’a fait plaisir, puis je me suis sentie coupable d’en avoir éprouvé de la joie. Ça n’allait pas fort de mon côté non plus, alors on a décidé de se voir ce soir pour prendre un verre. Finalement, elle m’a proposé de passer chez elle et elle nous ferait un truc à manger.
Après une journée de stress, entre sortir le chien, café avec la voisine, jouer avec son fils, Dol, chiottes, ma journée avait été remplie de tonnes d’interruptions, et j’étais raide, nerveusement aussi. Ce qui fait que je suis arrivée chez Caro sur les rotules pour fondre en larmes dans ses bras. Pascal me manquait beaucoup, et d’être si près de chez lui me rendait encore plus triste.
Pour finir, on a pleuré toutes les 2. Entre 2 larmes, on essayait de parler de ce qui nous mettait dans cet état, on était à bout. Après notre séance de larmes, on s’est rendu compte qu’on n’avait pas faim non plus. On a discuté de long en large, ne sachant pas très bien où on en était avec Pascal. C’était agréable de parler à quelqu’un qui partageait les mêmes sentiments.
A la fin, et je ne sais pas comment exactement c’est arrivé, j’ai persuadé Caroline de rompre avec Pascal et par SMS de plus!
C’était peut-être l’acool? Parti dans notre délire, Caro lui a envoyé le message de rupture séance tenante. Après... ben... nouvelle séance de larmes et pire de son côté. Elle regrettait et ne savait pas comment rattraper le coup. On a bien essayé de composer un autre message mais ça tenait en tellement de pages, qu’elle a décidé que c’était plus simple de passer chez lui.
Heuhhh, je me sentais hyper coupable, parce qu’à la base c’était mon idée. Mais qu’est-ce qui m’a pris? Est-ce que je cherchais à mettre des battons dans les roues de ma rivale? De me débarrasser d’elle?
Je l’ai accompagnée au bout du chemin... Clairement, on était pompette, on titubait comme de vrais pochetronnes!
Pascal n’était pas chez lui, il n’y avait pas de lumières à ses fenêtres. Du coup, on a commencé à s’inquiéter et à se demander ce qu’il pouvait bien fabriquer. Sans compter que je m’inquiétais de sa réaction quant il saura que c’était moi derrière le message de Caro!!! Je me demandais ce que j’allais faire pour éviter ça.
Le moral à ras les pâquerettes, on est retourné chez elle pour essayer de trouver les mots pour annuler le message qu’elle lui avait envoyé; “Assez de tes hésitations, de ne pas savoir où on en est, alors voilà, c’est fini. Je ne veux plus être ta nana d’occas, ton bouche-trou, cette fois C'EST FINI.”. Glups, pas top!
On avait à peine commencé à aligner quelques mots que Caro a reçu un message de Pascal; “Compris. Noté”.
Hahhh, elle a fondu en larmes et a essayé de l’appeler, sans savoir ce qu’elle allait lui dire, mais il n’a pas répondu. Alors elle lui a envoyé un message pour dire qu’elle ne pensait pas ce qu’elle disait dans le message, qu’elle ne voulait pas rompre, qu’elle voulait lui parler. Là-dessus, Pascal lui a renvoyé un message disant;
"Écoute, c’est peut-être mieux comme ça, ça avait le mérite de venir du cœur, qu’il n’y avait rien de plus à ajouter. Bisous”
Aïe, Caro était au fond du gouffre, elle ne tarissait pas de larmes. Elle aurait très bien pu me regarder avec des yeux de haine, me renvoyer le fait que tout était de ma faute, et elle aurait eu raison. C’était la cata! Je n’avais pas de quoi être fière, après le coup avec Thomas, maintenant ça avec Caro!!! Ce que j’avais fait était atroce, en plus, je ne savais pas comment la consoler! Les effluves d’acool avaient disparu avec les larmes après les messages électriques de Pascal.
Caro a décidé d’aller l’attendre chez lui, et je ne pouvais pas l’abandonner puisque tout était de ma faute, alors je l’ai accompagnée. J'aurai dû me sentir satisfaite, contente d'avoir enfin pu la liquider, soulagée, mais je n'en ressentais aucun plaisir, au contraire, un gros dégoût de la voir souffrir. Ça me renvoyait à ma propre souffrance. Je me sentais aussi mal pour Pascal, il devait se sentir tout à coup très seul...
On a attendu des heures...
Je me suis planquée en entendant une voiture, mais ce n’était que Thomas. La prenant en pitié, il lui a dit de ne pas attendre là, qu’il ne savait pas quant Pascal rentrerait, que ce serait peut-être très tard. Il lui a proposé de monter prendre un café en haut un petit moment. Caro n’a pas accepté parce qu’elle savait que j’étais là.
Une fois Thomas rentré, je me suis glissée à côté d'elle, et l’attente a recommencé...
Après 1h, c’était approx. 23h, Thomas est redescendu lui apporter un café. Une fois encore, il lui a proposé de monter prendre un café, cette fois elle a accepté. Je lui avais dit que je l’attendrais en bas, je ne voulais pas que Thomas sache que j’étais là. 20mn plus tard, Caro redescendait. Elle ne voulait pas raté le retour de Pascal et Thomas allait se coucher.
On chuchotait pour se parler, mais la majorité du temps, on restait prostrée en silence. Je me demande ce qu’elle pensait? Est-ce qu’elle m’en voulait? Est-ce qu’elle pensait que j’étais la seule fautive? Que je lui avais fait faire une vacherie? J’aurai voulu lui demander, mais je n’osais pas. Thomas avait essayé de la décourager d'attendre Pascal, aussi de la décourager de le pourchasser comme elle le faisait. Je connaissais Caro, rien ne pouvait la faire cesser de lui courir après!
1h du matin, toujours pas de Pascal. Caro a essayé encore de l’appeler, mais il ne lui répondait toujours pas. Elle lui a laissé quelques messages, et dans le dernier, elle lui a dit qu’elle l’attendait chez lui. Là-dessus, Pascal lui a juste répondu qu’elle devrait sans aller, il ne rentrait pas.
Paniquée, elle l’a bombardé de messages et de tentatives d’appels, elle était complètement hystérique, mais il ne répondait toujours pas. Après 1h supplémentaire d’attente, toutes les 2 dépitées, on est retourné chez elle.
Glups, j’aurai pu proposé d’expliquer les choses à Pascal, mais je suis lâche, je suis restée en arrière. Caro m’a d’ailleurs demandé d’envoyer un message à Pascal et lui expliquer qu’on avait un peu bu, mais je n’osais pas. Je lui ai dis que je préférais lui expliquer en face. Lamentable. J’étais d’une lâcheté honteuse.
J’ai décidé de passer la nuit chez elle. Je ne voulais pas la laisser seule après ce que j’avais causé comme dégâts.
Pour finir, après avoir essayé de retrouver un peu de courage, j’ai tenté d’expliquer à Pascal par sms, que ce n’était pas de sa faute, que ce message avait été composé pour une copine, (je n’arrivais toujours pas à endosser mes responsabilités), que c’était par erreur qu’elle le lui avait envoyé. Que j’étais là quant c’est arrivé, qu’elle ne s’était rendu compte de l’erreur qu’en recevant son message. Qu’il ne devait pas là blâmer pour ça. Mais rien, pas de réponses de la part de Pascal... Le néant. Caro a essayé encore une fois de l’appeler, mais ça passait direct sur sa boîte vocale, donc il avait éteint son natel.
Caroline a passé la nuit à pleurer et moi à tenter de la consoler... J’étais vraiment la seule fautive dans l’histoire!
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257/11 - CATASTROPHE! - Mer, 14 sept 2011

En amie, j’ai conseillé à Caro de rester discrète, hors de vie, mais je savais qu’elle n’en ferait rien. Elle n’avait pas voulu prendre sa voiture pour s’assurer de rentrer avec lui, alors je l’ai déposée et lui ait dit que j’attendrais un moment avant de rentrer.
Caroline a insisté pour qu’il reste, il ne voulait pas. Il lui a dit qu’il ne se sentait pas d’attaque et pas d’humeur, il préférait être seul, comme il l’avait voulu en début de soirée. Il disait être sorti que pour se débarrasser de nous en fait. Pascal lui en avait voulu d’être intervenue entre nous (lui et moi), qu’il lui avait pourtant bien dit qu’il ne voulait pas qu’elle débarque chez lui comme ça, qu’il ne voulait pas que je la trouve là si je passais, et elle avait tout fait pour que je sache qu’elle était là, ça l’avait énervé. Elle l’a donc laissé rentrer.
Soulagée, je suis rentrée et je me suis noyée dans la peinture pour ne pas trop penser à lui, pour me retenir de courir chez lui. Il était clair que Caroline avait sûrement dû faire iruption quelque part, mais je ne voulais rien savoir.
Il m’a demandé de rester, j’ai refusé. En parlant à voix basse, je lui ai dis que ce soir, j’avais envie de le voir lui et aucune envie d’un ménage à trois. Je l’ai senti tiquer, alors je lui ai fais remarqué que finalement, il devait comprendre que je me console ailleurs, il était toujours trop occupé. C’était une façon de lui dire qu’il y avait toujours une autre femme entre nous et aussi Caro. Il l’a très bien compris. Pascal a attrapé mon bras, il refusait de me laisser partir.
C’est drôle mais Pascal ne disait pas grand chose non plus, il semblait plonger dans ses pensées. Il nous écoutait seulement d’une oreille.
Et mince, j’avais encore le gâteau pour l’anniversaire à Marco... Je me suis réveillée en sursaut après à peine 1h à cette pensée. Rien d’autre à faire que de faire le gâteau. Après, je pourrais enfin dormir, ce que j’ai fait jusqu’aux env. de 18h, heure à laquelle j’aurai dû être à Morges chez Gillou pour l’anniversaire de mon neveu!
Ça m’a donné envie d’aller faire irruption dans la fête! Mais bon, qu’est-ce que ça aurait changé?
On s’est retrouvé con ne sachant pas quoi dire. Pascal a proposé qu’on aille faire un tour. Pas question, je devinais que Caro était là et qu’il ne voulait pas me faire entrer, alors j’ai dit que je préférais qu’on reste là.
Et sa manière de me proposer d’aller prendre un verre ailleurs, me faisait penser qu’il était convaincu que j’accepterai. Par esprit de contradiction, j’aurai bien 
Après un petit silence...
Pascal m’a raccompagnée à ma voiture, on est resté là un moment ne sachant pas quoi dire. Évidemment, j’avais envie de rester, envie qu’il me prenne dans ses bras, mais tout
Perdue moi aussi dans mes réflexions toute la sainte journée, je me demandais si la bonne chose à faire n’était pas de 

Donc 
La moitié de la journée, je l’ai passé en préparation de la soirée; long bain parfumé, épilation, masque, cheveux, bain de soleil pour bronzer la moindre, bref, la totale. Je suis sortie
Mardi, j’ai bossé. J’ai bossé sans beaucoup d’entrain, j’ai fait ce que j’avais à faire sans plus. Une fois mes maquettes terminées en fin de journée, j’ai eu le temps de passer les déposer à mon agence. En rentrant, j’ai pensé faire un tour du côté de chez Pascal, mais il n’était probablement pas chez lui. Puis, il faisait jour, donc, à part aller jusqu’à sonner à sa porte, je ne voyais pas ce que j’aurai pu faire d’autre, et sonner signifiait que je m’abaissais encore. Je suis rentrée.