204/11 - Petit 5 à 7 ;)
Samedi.23.juillet.2011 - (204/11)
Afff... J’étais sûre, persuadée que Pascal débarquerait dans la soirée, mais hélas non. Je n’avais même pas eu de nouvelles, j’avais espéré lui manquer, mais apparemment ce n’était pas le cas.
Samedi matin, Pascal était sorti faire un jogging et il en a profité pour m’appeler. Parfois, je suis idiote, Pascal m’avait dit qu’il partait tout le week-end avec le groupe de musiciens pour jouer en valais, et j’avais oublié. Je n’ai pas osé le lui dire, sinon il aurait pensé que je ne m’intéressais pas du tout à ce qu’il faisait et arrêterait peut-être de me parler. Heureusement, que je ne lui ai pas fait de scène, ç’aurait été la totale.
Jess l’avait accompagné, et il n’avait pas pu m’appeler hier soir. J’aurai voulu lui demander comment les choses se passaient avec elle, ou si Caroline l’avait poursuivi en valais, mais je ne voulais pas lui faire penser à elle, et n’avais pas envie qu’il me parle des autres femmes de sa vie.
- Cet après-midi, on répète et on joue ce soir aussi. C’était sympa hier soir, le groupe a bien aimé jouer ici. Et toi, tu fais quoi? Tu sors ce soir?
- Oh, je suis encore au lit. Hier soir Dol est passée à la maison, tu sais comment c’est avec elle, impossible de la faire partir, c’est infernal. Elle n’est partie il n’y a que quelques heures, vers 8h du matin...
- Mince, alors je t’ai réveillée... Je suis désolé...
- Ne le soit pas... Voyons, tu imagines quand même pas que j’aurai préféré dormir que de t’entendre?
Il a rigolé... J’adore l’entendre rire, c’était facile pour moi d’imaginer l’expression de son visage, ses yeux pétillants de rire, zut, j’aurai voulu l’avoir en face pour lui filer un petit bisou.
- Après le concert ce soir, tu rentres?
- Je ne pense pas. On finira tard, puis je pense qu’ils voudront prendre un verre avec le pote qui les a invité à jouer, donc je ne crois pas qu’on sera en état de rentrer après.
J’avais envie de lui dire qu’il n’était pas obligé de rester pour le verre qu’il pouvait rentrer s’il le voulait et il aurait pu passer chez moi s’il avait envi de me voir, mais je n’ai rien dit, je ne voulais pas avoir l’air d’une mégère qui trouvait toujours une raison pour lui faire des reproches.
- Bah, tu sais on verra... Tu me manque Jane... Tu me manque... très fort...
Hahhhh, ça m’a fait trop plaisir de l’entendre me dire ça. J’ai fermé les yeux, et relax, je me suis couchée à plat. Je lui ai dit qu’il me manquait aussi très très fort, plus que les mots. Il a rajouté qu’il aurait aimé me voir, que passé un week-end entier sans se voir, c’était dur et que ça lui cassait le moral.
Gêné, Pascal m’a demandé si j’avais vu Thomas? Pour rigoler, je suis restée silencieuse à l’autre bout du fils un moment pour lui faire croire que oui, mais après coup, je me suis rendue compte que c’était stupide, alors je l’ai rassuré en lui disait que non, j’avais ma copine à la maison, je n’aurai pas pu voir Thomas même si je l’avais voulu. Pascal s’est excusé d’avoir posé la question, d’avoir l’air de ne pas me faire confiance. Il a ajouté qu’il était jaloux et que la plupart du temps, il arrivait à se contrôler, mais de temps en temps, glups, ça lui échappait.
- Tu... Ca te dirait que je vienne?
- Comment ça?
Glups, j’avais l’impression que je n’aurai pas dû poser la question, que l’idée même lui déplaisait.
- Bah, rien...
- Non... Dis moi à quoi tu pensais?
- Ben... J’aurai pu prendre une chambre dans le même hôtel et comme ça, on aurait pu dormir ensemble?
Il avait dû insister pour que je parle, et maintenant, c’était lui qui restait silencieux à l’autre bout, iaaak. Puis, il a dit que ce n’était pas possible, qu’il ne pourrait pas découché, Jess risquait de faire un foin à la réception et apprendrait vite que j’avais une chambre et on se ferait prendre. Puis de toute façon, il ne pourrait rester avec moi qu’1h, voir 2h au maximum, que ça ne valait pas la peine que je fasse tout ce chemin pour ça. Ha! Je lui ai dit que je m’en foutais, au moins je le verrais, pour moi aussi c’était dur de ne pas le voir de tout le week-end.
Bref, du coup, il était pressé de raccrocher. Je pense que ma proposition ne l’enchantait pas...
Mais, je me trompais, 5mn après, il m’a rappelée. Ma proposition l’obsédait, et il voulait être sûr que ça ne m’embêtait pas, que je voulais vraiment le faire, si c’était le cas, il se voyait mal refuser une chance pareille de nous voir. Pascal pensait que c’était préférable que je ne sois pas dans le même hôtel, alors il allait voir ce qu’il y avait tout prêt et m’appellerait pour me donner l’adresse.
Quelques minutes plus tard, tout était réglé, Pascal avait fait une réservation pour moi, dans un hôtel à 2 pas du sien.
Déjà après notre coup de fils avant la réservation, je m’étais levée, je n’aurai pas pu dormir, trop impatiente d'aller le retrouver. au bout de la terre s'il le fallait. Par anticipation, j’avais à tout hasard commencé à préparer mon sac, j’avais l’intention de partir dès que je saurai où et de finir mon cycle de sommeil une fois que je serais plus près de celui que j’aime.
Quelques heures plus tard, sur place, dès que j’ai posé mon sac, je me suis jetée au lit, j’étais naze. Pascal savait que j’étais à l’hôtel en début d’après-midi, que j’étais partie tout de suite après son coup de fils, alors j’avais mon natel à portée de la main au cas où... J’espérais qu’il passe dans la journée et j’avais raison d’espérer.
En fin d’après-midi, vers 16h, alors qu’il était sensé rentrer retrouvé sa femme, il est passé par mon hôtel. Il avait dit 1h, mais il n’est reparti que vers 19h30. Aïe, il aurait vraiment dû partir plus tôt pour ne pas éveiller de soupçon, mais on arrivait pas à se séparer. C’est nul.
On a décidé de faire mieux ce soir. Ah-la-la, il venait de partir, et pourtant rien que de penser à lui, j'avais le coeur qui s'affolait, je l'aime tellement que c'en ait presque maladif. Je suis carrément folle de lui. En tous cas, il avait l'art de me faire perdre la raison, et de me transformer en pâte molle. Après son départ, j’ai encore dormi, je n’avais pas eu mon compte de sommeil.
Pascal jouait vers 22h je crois, et je pense qu’il aura fini vers minuit, peut-être 1h, puis ils resteront un moment avec le pote à Varios. J’espérais le revoir vers les 2h du matin. Après son départ, j’avais l’intention de rentrer chez moi, ça ne servait à rien que je passe la nuit, toute seule, dans cette chambre et que je prenne le risque de croiser quelqu’un le lendemain alors je repartais pour Lausanne.
Quant je me suis réveillée vers 23h, je me suis rendue compte que j’avais oublié de manger. J’avais un peu faim, mais je n’osais pas quitter la chambre de peur de manquer Pascal s’il venait entre temps, ou que quelqu’un me voit, alors j’ai boutiqué sur mon ordi tout en regardant la télé. Avec un petit sourire, je me suis dit que pour une fois, je n'avais pas Caro dans les pattes. Il y avait bien sûr sa femme, mais pour une fois, ça ne me faisait pas plus peur que ça. J'étais assez confiante.
L’attente m’a semblé interminablement longue, les heures passaient avec une effroyable lenteur, c’était une vraie torture. Plus les minutes traînaient en longueur, plus l’anxiété me gagnait, plus je commencais à douter qu’il puisse repasser vers moi...






Au prix d’un grand effort, j’ai joué à la grande fille et je l’ai poussé dehors, non sans lui 
Dès que je me suis levée, j’ai fais le tri des appels reçus et j’étais contente de voir que Pascal avait essayé de me joindre. Comme il n’y avait pas réussi, 
Hier, Aurora m’avait proposé qu’on se voit un moment, aujourd’hui Dol aussi, alors j’ai décidé de les inviter chez moi. On a passé une 